Comité ministériel qualité de l'air en ville
Auteur moral
France.Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires (2022-...)
Auteur secondaire
Résumé
<span style="color: rgb(17, 17, 17); font-family: -apple-system, Roboto, SegoeUI, "Segoe UI", "Helvetica Neue", Helvetica, "Microsoft YaHei", "Meiryo UI", Meiryo, "Arial Unicode MS", sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-indent: 0px; text-transform: none; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; background-color: rgb(243, 243, 243); text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; display: inline !important; float: none;">Le document présente les efforts et les mesures du<span> </span></span><strong style="font-size: 14px; line-height: var(--cib-type-body1-strong-line-height); font-weight: var(--cib-type-body1-strong-font-weight); font-variation-settings: var(--cib-type-body1-strong-font-variation-settings); color: rgb(17, 17, 17); font-family: -apple-system, Roboto, SegoeUI, "Segoe UI", "Helvetica Neue", Helvetica, "Microsoft YaHei", "Meiryo UI", Meiryo, "Arial Unicode MS", sans-serif; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-indent: 0px; text-transform: none; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; background-color: rgb(243, 243, 243); text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial;">Comité Ministériel Qualité de l'Air en Ville</strong><span style="color: rgb(17, 17, 17); font-family: -apple-system, Roboto, SegoeUI, "Segoe UI", "Helvetica Neue", Helvetica, "Microsoft YaHei", "Meiryo UI", Meiryo, "Arial Unicode MS", sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-indent: 0px; text-transform: none; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; background-color: rgb(243, 243, 243); text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; display: inline !important; float: none;"><span> </span>pour améliorer la qualité de l'air urbain en France, incluant la réduction des émissions de polluants, l'instauration de<span> </span></span><strong style="font-size: 14px; line-height: var(--cib-type-body1-strong-line-height); font-weight: var(--cib-type-body1-strong-font-weight); font-variation-settings: var(--cib-type-body1-strong-font-variation-settings); color: rgb(17, 17, 17); font-family: -apple-system, Roboto, SegoeUI, "Segoe UI", "Helvetica Neue", Helvetica, "Microsoft YaHei", "Meiryo UI", Meiryo, "Arial Unicode MS", sans-serif; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-indent: 0px; text-transform: none; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; background-color: rgb(243, 243, 243); text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial;">Zones à Faibles Émissions (ZFE)</strong><span style="color: rgb(17, 17, 17); font-family: -apple-system, Roboto, SegoeUI, "Segoe UI", "Helvetica Neue", Helvetica, "Microsoft YaHei", "Meiryo UI", Meiryo, "Arial Unicode MS", sans-serif; font-size: 14px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; text-align: left; text-indent: 0px; text-transform: none; widows: 2; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; background-color: rgb(243, 243, 243); text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; display: inline !important; float: none;">, et le soutien à la mobilité propre.</span>
Descripteur Urbamet
pollution atmosphérique
;QUALITE DE L'AIR
Descripteur écoplanete
Thème
Ressources - Nuisances
Texte intégral
COMITÉ
MINISTÉRIEL
QUALITÉ
DE L'AIR
EN VILLE
DOSSIER DE PRESSE
19 mars 2024
2
Christophe Béchu
ministre de la Transition écologique
et de la Cohésion des territoires
Frédéric Valletoux
ministre délégué en charge de la Santé
et de la Prévention
La qualité de l?air en ville s?est
améliorée ces 20 dernières années,
sous l?effet des actions menées,
comme en témoigne la diminution
forte des émissions de polluants
(baisse de 62 % des émissions natio-
nales de NOx depuis 2000) mais
les efforts doivent être poursuivis.
C?est pourquoi au 1er janvier 2025,
des restrictions de circulation
seront instaurées pour les véhicules
les plus polluants dans toutes les
agglomérations de plus de 150 000
habitants où les valeurs de qualité
de l?air, recommandées par l?Orga-
nisation Mondiale de la Santé, sont
dépassées. Au total, 42 territoires
sont concernés : 40 territoires
de vigilance et 2 territoires ZFE.
Nous devons agir sur l?ensemble
des territoires ne respectant pas
ces valeurs : pour notre santé,
pour notre environnement, pour
respecter les seuils actuellement en
vigueur partout en France.
J?ai tenu à rappeler en juillet dernier
les exigences minimales de la loi sur
le sujet : les collectivités doivent
pourvoir décider librement, au
regard de leurs enjeux locaux,
des véhicules concernés par ces
restrictions et des modalités de
restrictions.
Le bilan de la concertation sur les
ZFE menée par l?État avec France
Urbaine au premier semestre 2023
ainsi que la comparaison inter-
nationale réalisée par la mission
de Barbara Pompili sur les ZFE le
montrent : l?enjeu majeur de santé
publique et la nécessité de réguler
la circulation des véhicules les plus
polluants dans les zones urbaines,
où la pollution est concentrée,
sont largement partagés. Le sujet
désormais est bien d?accompagner
tous les acteurs concernés par ce
changement.
Pour ne citer qu?un exemple, lancé
le 1er janvier 2024, le dispositif
leasing social a permis à 50 000
ménages de bénéficier de l'offre
de location avec option d'achat
de voitures électriques à 100 euros
par mois pour les citadines et 150
euros par mois pour les voitures
familiales. De même, le fonds
vert est reconduit en 2024 pour
soutenir les collectivités mettant en
oeuvre les ZFE ou des solutions de
mobilités plus propres dans les ZFE
et leur bassin de mobilité.
L?État est pleinement engagé au
côté des collectivités territoriales
pour faciliter la mise en oeuvre
des zones à faibles émissions, avec
un objectif commun et partagé :
mettre en place une politique
publique ambitieuse pour réduire
les émissions nocives pour la santé
des français, et l?environnement,
et respectueuse des besoins de
mobilité de chacun.
Ce troisième comité de suivi de la
qualité de l'air en ville est l'occa-
sion de passer un double message.
Constater d'une part que la qualité
de l'air s'améliore dans les grandes
agglomérations : nous sommes
passés, en trois ans, de 10 agglo-
mérations qui connaissent des
dépassements réguliers des seuils
européens de qualité de l'air à
seulement deux au titre de 2023.
En tant que ministre chargé de
la Santé et de la Prévention c'est
une évolution positive que je veux
saluer. Mais, aux côtés du ministre
de la Transition écologique et de
la Cohésion des territoires et des
Transports, je dois rappeler qu'il
nous reste cependant du chemin à
parcourir pour garantir une bonne
qualité de l'air partout sur le terri-
toire et continuer à réduire la pollu-
tion atmosphérique. Les enjeux
sanitaires sont majeurs, avec plus
de 40 000 morts par an et plusieurs
millions de personnes atteintes
de maladies chroniques liées à la
mauvaise qualité de l'air. C'est une
démonstration de plus que santé
et environnement sont étroitement
liés et que ces deux enjeux doivent
être pensés ensemble.
3
La qualité de l'air s'améliore:
les grandes annonces
du comité ministériel
La qualité de l?air s?améliore progressivement ces
dernières décennies, avec une diminution en
fréquence et en ampleur des dépassements des
valeurs limites de qualité de l?air. Les premiers chiffres
sur la qualité de l?air dans les agglomérations de Paris,
Lyon, Marseille, Rouen, Strasbourg et Perpignan, en
2023 en témoignent. La moyenne provisoire de la
qualité de l?air 2023 sur les agglomérations métropoli-
taines de plus de 150 000 habitants,
de 24 ?g/m3, est inférieure à celle de 2022 (26 ?g/m3).
À l'occasion du comité ministériel, de nombreuses
annonces ont été faites par les ministres :
Sortie du calendrier obligatoire d'évolution
des ZFE de Marseille, Rouen et Strasbourg
qui ne sont plus en dépassement régulier des
normes de qualité de l?air.
Lancement d?une nouvelle vague de finance-
ment fonds vert en 2024. En 2023, 218 projets
ont été soutenus grâce au fonds vert pour
faciliter la mise en oeuvre opérationnelle et
l?acceptabilité sociale des zones de restric-
tions de circulation sur vos territoires. Au
total, 127 M¤ de subventions ont été attri-
buées.
Reconduction de la campagne de communi-
cation nationale à l?automne 2024.
Développement de nouveaux services sur le
portail unique d?information mieuxrespireren-
ville.gouv.fr dans les prochains mois.
Mise en oeuvre du plan de déploiement du
rétrofit, avec 3 nouveaux arrêtés publiés en
octobre 2023 pour faciliter et accélérer sa
mise en oeuvre, et l'ouverture en 2024 de la
prime au rétrofit aux voitures et camionnettes
Crit?Air 3 ou plus anciennes, transformées en
véhicules hybrides rechargeables.
Rétrocession du produit des amendes des
contrôles automatisés aux collectivités.
Mise à disposition des collectivités de feuillets
de pratiques pour l?élaboration des arrêtés
d?une ZFE et pour l?association des acteurs
économiques.
Publication d?une analyse du parc de
véhicules dans les territoires ZFE et de
vigilance par vignette Crit?air au 1er janvier
2023.
1.
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4
Une politique de qualité de
l?air qui porte ses fruits dans
les agglomérations françaises,
mais qui doit être poursuivie
Santé publique France estime que chaque année 47 000 décès prématurés sont liés aux particules fines et aux
oxydes d?azote émis par les véhicules routiers, et que la pollution de l?air est à l?origine ou aggrave les maladies
respiratoires (asthme, cancer du poumon,?), et cardiovasculaires (infarctus, accidents vasculaires cérébraux,
arythmies,?). Aujourd?hui près de 50 % des Français vivent dans une grande agglomération et sont ainsi parti-
culièrement exposés à ces polluants. L?amélioration de la qualité de l?air est donc un enjeu majeur de santé
publique.
Le secteur des transports représentait en 2022 près de la moitié des émissions nationales de dioxyde d?azote,
et une proportion importante des émissions de particules fines dans les agglomérations où le trafic est dense.
Passer à une mobilité moins polluante permet d?améliorer la qualité de l?air.
La qualité de l?air s?améliore progressivement depuis plusieurs décennies (réduction de 62 % des émissions natio-
nales de NOx et de 55 % sur les particules fines depuis 2000).
Les chiffres de la qualité de l?air pour 2023 dans les principales agglomérations françaises témoignent d?une
amélioration de la situation.
Toutefois, quelques agglomérations françaises connaissent des dépassements des seuils réglementaires fixés au
niveau européen et quasiment l?ensemble des agglomérations dépassent les valeurs recommandées par l?OMS.
Moyenne des mesures de qualité de l'air (NO2)
dans les 43 agglomérations de plus de 150 000 habitants
Norme de qualité de l?air Seuil OMS Seuil réglementaire
NO2 (dioxyde d?azote)
Valeur moyenne annuelle 10 ?g/m3 40 ?g/m3
36 35
33
31
24
26
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Effet COVID
26
24
5
Année
Nombre de métropoles en
dépassement régulier des
seuils réglementaires (N02)
Détail des métropoles
2016 15
Nîmes, Reims, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Marseille,
Montpellier, Nice, Paris, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Stras-
bourg, Toulon, Toulouse
2017 13
Reims, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Marseille, Montpellier,
Nice, Paris, Rouen, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulon, Toulouse
2018 12
Reims, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Marseille, Montpellier,
Nice, Paris, Rouen, Strasbourg, Toulon, Toulouse
2019 11
Reims, Grenoble, Lyon, Marseille, Montpellier, Nice, Paris, Rouen,
Strasbourg, Toulon, Toulouse
2020 10
Reims, Grenoble, Lyon, Marseille, Montpellier, Nice, Paris, Rouen,
Strasbourg, Toulouse
2021 8
Reims, Grenoble, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg,
Toulouse
2022 5 Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg
2023 2 Paris, Lyon
Il est donc primordial de poursuivre les politiques
engagées en matière d?amélioration de la qualité de
l?air. Fin 2022, un nouveau plan d?actions national
pour réduire les émissions de polluants pour la
période 2022-2025 (PREPA) a été adopté. Il regroupe
les différentes actions, qui concernent l?ensemble
des secteurs (industrie, transport, résidentiel tertiaire,
agriculture,?), engagées à cet effet. Par exemple :
? L'État soutient les collectivités pour déployer et
proposer aux Français une offre de mobilité diver-
sifiée, avec notamment :
? le plan covoiturage (150 millions d?euros en
2023),
? le plan vélo et marche 2023-2027. Au total,
c?est un montant inédit de 2 milliards d?euros
qui sera investi par l?État.
? le fonds vert pour les territoires concernés
par une ZFE (127millions d?euros en 2023)
pour déployer et faire connaître les solutions
de mobilité du territoire (transports publics,
aménagements cyclables, trottinettes et vélos
en libre-service, covoiturage, auto partage,...).
? le soutien au déploiement des Services Express
Régionaux Métropolitains : plus de 750 M¤
en part État dans les CPER sur la période
2023-2027 pour financer les études et les
premiers travaux.
? L'État a adopté et met en oeuvre un plan visant
à réduire de moitié d?ici à 2030 les polluants
atmosphériques induits par le chauffage au
bois domestique, première source d'émissions
nationales de particules fines en 2018. Dans
ce cadre plusieurs actions ont été conduites :
favoriser l?utilisation d?un combustible de qualité,
informer les utilisateurs sur les bonnes pratiques
à adopter, améliorer la diffusion de l?information
(cf campagne de communication chauffage au
bois) et les connaissances. Parallèlement plusieurs
dispositifs de soutien financier à destination des
usagers sont mobilisés dont le fonds Air Bois
dédié au remplacement des appareils de chauf-
fage au bois par des appareils ayant un impact
moindre sur la qualité de l?air.
Évolution 2022 -> 2023
Strasbourg, Marseille,
Rouen ne sont plus en
dépassement régulier
des normes de qualité
de l'air.
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/23028_PREPA_BATweb.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/23028_PREPA_BATweb.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/23028_PREPA_BATweb.pdf
https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/maison/travaux/bien-chauffer-bois-moins-polluer
https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/maison/travaux/bien-chauffer-bois-moins-polluer
6
Les zones à faibles émissions existent dans 13 autres pays européens (Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique,
Danemark, Ecosse, Espagne, Grèce, Pays-Bas, Italie, Portugal, République Tchèque, Suède) et pour certains depuis
plus de 20 ans. Afin de lutter contre la pollution de l?air par le dioxyde d?azote et les particules fines, les lois
d?orientation des mobilités (2019) et climat et résilience (2021) fixent un cadre et des obligations pour la mise en
place de zones visant à améliorer la qualité de l?air.
Un dispositif national cadre,
déterminé par les niveaux de qualité
de l?air, permettant une mise en
oeuvre adaptée au niveau local
DISPOSITIF PRÉVU PAR LA LOI
La loi prévoit une mise en oeuvre progressive des zones à faibles émissions, déterminées par les niveaux de
qualité de l?air :
La loi Climat et Résilience
a prévu l?extension de l?obligation de
mise en place de ZFE au 1er janvier 2025
à l?ensemble des agglomérations de
plus de 150 000 habitants où les valeurs
de qualité de l?air, recommandées par
l?Orga nisation mondiale de la santé,
sont dépassées. 42 agglomérations
sont concernées. Toutefois, seules
les agglomérations qui connaissent
des dépassements réguliers des seuils
réglementaires doivent respecter un
calendrier de restrictions. 12 ZFE sont
actuellement en vigueur.
DÉPLOIEMENT DES ZONES
À FAIBLES ÉMISSIONS (ZFE)
Lyon
Strasbourg
Paris / Métropole
du Grand Paris
Rouen
Aix-Marseille
#1
Grenoble
Saint-Étienne
Reims
Nice
Toulouse
Montpellier
ZFE existantes (12 agglomérations)
Clermont-
Ferrand
La loi d?orientation
des mobilités
prévoyait la mise en place de ZFE dans
les agglomérations en dépassement des
seuils de qualité de l'air.
7
Les agglomérations qui dépassent,
de manière régulière, les seuils
réglementaires de qualité de l?air,
sont des territoires ZFE effectifs :
elles doivent respecter le calendrier
législatif de restrictions aboutissant à des
restrictions pour les voitures diesel de plus
de 14 ans et les voitures essence de plus de
19 ans au 1er janvier 2025 (Crit?Air 3).
En raison de l?amélioration de la qualité de
l?air, les agglomérations concernées sont en
diminution constante, année après année :
elles sont aujourd?hui au nombre de 2 (Paris,
Lyon).
Les agglomérations qui respectent
les seuils réglementaires de qualité
de l?air sont de fait des territoires
de vigilance :
? Pour les agglomérations n?ayant pas
encore mis en place de règles (30 agglo-
mérations concernées) : la seule obliga-
tion prévue par la loi est la restriction
de circulation, avant le 1er janvier 2025,
des voitures immatriculées avant le
31 décembre 1996 (non classés) et/ou
des véhicules utilitaires légers immatri-
culés avant le 30 septembre 1997 (non
classés) et/ou des poids lourds immatri-
culés avant le 30 septembre 2001.
? Pour les agglomérations dans lesquelles
des ZFE existent (10 agglomérations
concernées) : elles ont toutes au moins
mis en place ou prévu les restrictions
minimales prévues par la loi. Elles
n?ont donc plus aucune obligation de
renforcer leurs restrictions actuelles.
Il existe donc deux types de territoires
dont les noms seront désormais différents
afin de mettre en évidence leur situation
et le niveau de contrainte associé : ceux
qui respectent les seuils (#3) et ceux qui
ne les respectent pas (#2).
Territoires de vigilance au plus tard
au 1er janvier 2025 (40 agglomérations)
Existants À venir
#3
GrenobleSaint-Etienne
Reims
NiceToulouse
Annecy
Annemasse
Chambéry
Dijon
Douai - Lens
Bordeaux
Limoges
Brest
Nantes
Caen
Le Mans
Le Havre
Dunkerque
Amiens
Valenciennes
Rennes
Angers
Orléans
Tours
Bayonne
Pau
Perpignan
Toulon
Avignon
Nîmes
Metz
Mulhouse
Nancy
Montpellier
Lille
Clermont -
Ferrand
Béthune
Territoires ZFE (2 agglomérations)
#2
Lyon
Paris / Métropole
du Grand Paris
Rouen
Strasbourg
Aix-Marseille
8
CAS TYPES
Territoires ZFE
Les agglomérations parisienne et lyonnaise dépassent
actuellement de manière régulière les seuils régle-
mentaires de qualité de l?air.
Elles doivent donc respecter le calendrier national
et mettre en place les restrictions de circulation
suivantes prévues par la loi :
? Depuis le 1er janvier 2023, des voitures diesel de
plus de 22 ans (Crit?Air 5)
? Depuis le 1er janvier 2024, des voitures diesel de
plus de 18 ans (Crit?Air 4)
? Au 1er janvier 2025, des voitures diesel de plus
de 14 ans et voitures essence de plus de 19 ans
(Crit?Air 3)
Elles n?ont en revanche aucune obligation légale
de calendrier concernant les poids lourds, les
deux-roues, les véhicules utilitaires légers (VUL) ou de
restrictions des Crit?Air 2 quel que soit le véhicule.
Par ailleurs, elles sont libres de déterminer les
paramètres du dispositif, les dérogations, les plages
horaires, ou de mettre en place un pass autorisant
un certain nombre de passages pour des véhicules
faisant l?objet de restrictions de circulation.
Rouen
Un exemple de ZFE mise en place mais
dont l?action a permis de repasser sous
les seuils réglementaires
Rouen a mis en place une ZFE au 1er juillet 2021 et
interdit les voitures diesel immatriculées jusqu?au 31
décembre 2005 (Crit?Air 4) depuis le 1er septembre
2022.
Au regard des chiffres de qualité de l?air publiés en
2024, Rouen n?est plus en dépassement régulier des
seuils réglementaires de qualité de l?air (respect des
seuils lors de 3 des 5 dernières années : 2020, 2022,
2023).
Rouen bascule donc cette année en territoire
de vigilance et peut décider de suspendre les
prochaines étapes de son calendrier de restrictions.
Limoges
Un exemple de territoire de vigilance
Limoges respecte actuellement les seuils réglemen-
taires de qualité de l?air. Elle sera donc un territoire
de vigilance au 1er janvier 2025. L?ensemble des
paramètres sont laissés à la discrétion de l?agglomé-
ration.
La seule obligation minimale prévue par la loi est
la mise en place de restrictions pour les voitures
immatriculées avant le 31 décembre 1996 (non
classées) et/ou les véhicules utilitaires légers immatri-
culés avant le 30 septembre 1997 (non classés) et/ou
les poids lourds immatriculés avant le 30 septembre
2001 (non classés).
Elle pourrait décider de restreindre la circulation des
véhicules Crit?Air 5 uniquement pour les poids lourds
et véhicules utilitaires légers à cette date, ou encore
restreindre la circulation pour les voitures Crit?Air 5 et
4 si elle le souhaite mais sans en être obligée par les
lois existantes.
9
Afin de suivre l?état de mise en oeuvre des ZFE, un
premier comité ministériel s?est réuni le 25 octobre
2022. Il regroupe les présidents des métropoles
qui seront concernées au 1er janvier 2025 par la
mise en place d?un territoire ZFE ou d?un territoire
de vigilance. Celui-ci a mis en évidence le besoin
de créer un espace de dialogue, d?échanges et de
coordination afin de renforcer l?acceptabilité et l?har-
monisation des ZFE.
Par ailleurs, pour identifier et engager les leviers
nécessaires à la bonne mise en oeuvre des ZFE, l?État
s?est appuyé sur les recommandations de quatre
rapports :
? le rapport du Comité de concertation ZFE pour
renforcer l?acceptabilité sociale et l?harmonisation
des ZFE (25 recommandations), remis à Christophe
BECHU, ministre de la transition écologique et de
la cohésion des territoires et à Clément BEAUNE,
ministre délégué chargé des transports, le 10 juillet
2023. Mis en place en janvier 2023, le Comité a
mené ses travaux tout au long du premier semestre
2023, sous la coordination d?Anne-Marie JEAN,
vice-présidente de l?Eurométropole de Strasbourg,
de Jean-Luc MOUDENC, maire de Toulouse et
président de la métropole, et du coordinateur
national pour les ZFE, Claude RENARD. Ce comité
associe collectivités, État et acteurs de terrain
(professionnels, associations).
? le rapport de la mission sur la comparaison inter-
nationale des zones à faibles émissions concernant
leur acceptabilité, confiée par la Première ministre
à Barbara POMPILI, ancienne ministre et députée
de la Somme. Ce rapport a été remis au gouverne-
ment le 19 octobre 2023.
? Deux rapports d'initiative parlementaire :
(voir l'encart).
Ces rapports constituent une solide base de travail
pour définir et mettre en place des solutions afin
de faciliter la mise en oeuvre des ZFE en favorisant
quand c?est possible et souhaitable, leur harmonisa-
tion.
Au total, 61 leviers d?action ont été identifiés. 81 %
des mesures proposées ont été retenues par l?État,
70 % déjà mises en oeuvre ou soutenues, et 11 %
sont en cours de mise en oeuvre. Parmi elles, 13
solutions sont directement à la main des collectivités
et soutenues par l?État, tels que le déploiement de
« Pass ZFE » pour autoriser à titre temporaire l?accès
des véhicules non conformes pendant quelques
jours par an, ou encore le déploiement des mobilités
alternatives dans les territoires, fortement soutenu
via le fonds vert, le plan vélo et marche ou encore le
plan covoiturage du quotidien. Le nouveau comité
ministériel qui se tient ce 19 mars 2024 a pour but de
présenter les conclusions tirées par le ministère de
la transition écologique et de la cohésion des terri-
toires, les collectivités, et autres acteurs concernant
l?évolution des ZFE.
LE PARLEMENT SE SAISIT DE L?ENJEU
Assemblée nationale :
Le 2 juillet 2022, la Commission du développe-
ment durable et de l?aménagement du territoire a
confié à M. Gérard LESEUL, député de Seine-Mari-
time et M. Bruno MILLIENNE, député des Yvelines,
une « mission flash » consacrée aux mesures
d'accompagnement à la mise en oeuvre des zones
à faibles émissions (ZFE). La mission a notamment
recommandé un renforcement de l?information
et de la lisibilité des ZFE, l?accélération du déploie-
ment de mobilités alternatives, le meilleur ciblage
des aides ou encore d?encourager des assou-
plissements dans les paramètres retenus par les
agglomérations. Le rapport a été remis le mardi 12
octobre 2022.
Sénat :
Le 8 mars 2023, la Commission de l?aménage-
ment du territoire et du développement durable
a confié une mission "Flash" pour renforcer
l?acceptabilité des ZFE à M. Philippe TABAROT,
sénateur des Alpes Maritimes. En s?appuyant sur
une consultation en ligne, elle propose 9 recom-
mandations. Le rapport a été remis à Christophe
BECHU, ministre de la transition écologique et de
la cohésion des territoires le 5 juillet 2023.
Une méthode,
la concertation avec
les acteurs concernés
10
La vignette Crit?Air permet de classer les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes en particules fines
et dioxyde d?azote (NO2).
Au 1er janvier 2025, les vignettes Crit?Air correspondent aux voitures particulières suivantes :
Non classés
Toute voiture immatriculée jusqu?au 31 décembre 1996 (voitures de plus de 28 ans)
3 %
Crit?Air 5
Voitures diesel immatriculées jusqu?au 31 décembre 2000 (de plus de 24 ans)
1 %
Crit?Air 4
Voitures diesel immatriculées jusqu?au 31 décembre 2005 (de plus de 19 ans)
7 %
Crit?Air 3
Voitures diesel de plus de 14 ans et voitures essence de plus de 19 ans
21 %
Crit?Air 2
Voitures essence de plus de 14 ans et toute voiture diesel restante
36 %
Crit?Air 1
Toute voiture restante (hors voitures 100 % électriques et hydrogène)
30 %
Vignette verte
Toute voiture 100 % électrique et hydrogène
2 %
Obtenir une vignette Crit?Air
Modalités d?obtention :
? par internet, à l?adresse www.certificat-air.gouv.fr/
fr/demande, rubrique demander son certificat.
? par courrier, en téléchargeant le formulaire
demande de certificat qualité de l?air pour les
particuliers.
? Pour plusieurs véhicules d?entreprise, il est néces-
saire de se connecter sur la plateforme
www.certificat-air.gouv.fr et de suivre le mode
d?emploi.
ATTENTION AUX ESCROQUERIES :
le site officiel Crit?Air du ministère
n?envoie pas de message SMS aux
usagers pour acheter des vignettes.
Une vignette Crit?Air coûte 3,77 euros
pour un véhicule immatriculé en France.
Le seul site officiel est :
www.certificat-air.gouv.fr
Un classement des véhicules en fonction de
leurs émissions : les vignettes Crit?Air
Part des voitures en
circulation en 2023
https://www.certificat-air.gouv.fr/fr/demande
https://www.certificat-air.gouv.fr/fr/demande
https://www.certificat-air.gouv.fr/files/CQA_Formulaire_demande_courrier.pdf
https://www.certificat-air.gouv.fr/files/CQA_Formulaire_demande_courrier.pdf
http://www.certificat-air.gouv.fr
https://www.certificat-air.gouv.fr/
11
Seules les métropoles qui dépassent les
valeurs réglementaires de qualité de l?air ont
un calendrier de restrictions minimales :
? Depuis le 1er janvier 2023, les voitures diesel
de plus de 22 ans et les voitures essence de
plus de 26 ans (Crit?Air 5 et non classées) ;
? Depuis le 1er janvier 2024, les voitures diesel
de plus de 18 ans (Crit?Air 4) ;
? Au 1er janvier 2025, les voitures diesel de
plus de 14 ans et les voitures essence de
plus de 19 ans (Crit?Air 3).
Ainsi, aujourd?hui, seules 2 agglomérations
sont concernées par le calendrier d?interdic-
tion (Paris, Lyon).
La loi ne prévoit en aucune manière l?inter-
diction de l?ensemble des véhicules diesel
(dont les Crit?Air 2) dans les agglomérations, y
compris celles concernées par le calendrier de
restrictions minimales.
Le transport routier est responsable de 44 % des
émissions d?oxydes d?azote, il s?agit donc de la
première cause d?émissions.
Dans les zones en dépassement régulier des
normes de qualité de l?air, l?interdiction des
véhicules Crit?Air 3 en 2025 entraine par rapport
à 2018 une réduction entre 31 % et 50 % des
émissions de NOX selon les territoires concernés
par la mise en place d?une ZFE. S?agissant des
émissions de particules PM10, cette même
mesure a pour conséquence une réduction
entre 24 % et 48 % selon les territoires.
La ZFE n?est donc pas le seul outil déployé par
le gouvernement pour lutter contre la pollution
de l?air. Un Plan de réduction des émissions de
polluants atmosphériques (PREPA) a été mis en
oeuvre depuis 2017 et révisé en 2022 pour la
période 2023-2025. Il prévoit un ensemble de
mesures pour réduire les émissions de polluants
pour tous les secteurs d?activité. Des plans
locaux (PPA) sont par ailleurs mis en place dans
les territoires les plus pollués.
Aujourd?hui, le nombre d?automobilistes possé-
dant un véhicule non classé, Crit?Air 5, 4 ou 3 au
sein de l?unité urbaine des 2 métropoles concer-
nées par le calendrier d?interdiction est d?un
peu moins de 1,55 million, dont plus de la moitié
(1,3 million) dans l?agglomération parisienne.
Par ailleurs, les collectivités peuvent aménager
les dispositifs mis en place, notamment les
plages horaires pour les restrictions (et autoriser
par exemple la circulation le week-end), mettre
en place des dérogations, ou proposer un
système de pass autorisant un certain nombre
de passages dans la ZFE pour les véhicules
faisant l?objet de restrictions de circulation.
«?On va interdire à tous les véhicules
diesel de circuler dans les agglomérations
françaises d?ici 2025?»
«?Le transport routier n?est responsable que d?une partie de la pollution de l?air,
aussi causée par d?autres secteurs (logement, industrie, agriculture). Les ZFE ne
répondent que de façon limitée à l'enjeu de santé publique de la pollution de l?air?»
«?Dans un an, 13 millions
d?automobilistes ne pourront plus
entrer dans les grandes villes?»
VRAI / FAUX ZFE
FAUX
FAUX
FAUX VRAI
12
Le calendrier d?interdiction prévu par la loi
pour les agglomérations qui dépassent les
seuils réglementaires de qualité de l?air ne
concerne que les voitures. La loi n'impose
aucune obligation concernant les véhicules
utilitaires légers ou les poids lourds.
Par ailleurs, les collectivités peuvent définir
un ensemble de dérogations aux restrictions
de circulation qu?elles mettent en place, pour
certains types de véhicules ou catégories
d?usagers.
Le calendrier d?interdiction prévu par la
loi pour les agglomérations qui dépassent
les seuils réglementaires de qualité de l?air
ne concerne que les voitures et jusqu?aux
véhicules diesel de plus de 14 ans et les
véhicules essence de plus de 19 ans au 1er
janvier 2025.
Les aides au verdissement des véhicules de
l?État permettent d?acheter un véhicule neuf
ou d?occasion, électrique, hybride rechar-
geable, gaz ou essence de moins de 14 ans
au 1er janvier 2025. Par ailleurs,lancé le 1er
janvier 2024, le dispositif leasing social a
permis à 50 000 ménages de bénéficier de
l'offre de location avec option d'achat de
voitures électriques à 100 euros par mois
pour les citadines et 150 euros par mois pour
les voitures familiales. La première vague du
dispositif a pris fin le 14 février 2024 mais sera
reconduite en 2025.
«?Je suis plombier, artisan, commerçant.
L'État va m?empêcher de rentrer dans
les agglomérations dans lesquelles je
travaille?»
«?On va m?obliger à acheter un véhicule
électrique neuf pour entrer dans les
grandes villes en France?»
FAUX
FAUX
Contact presse
Service presse de Christophe Béchu,
ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
Tél : 01 40 8I 78 31
Mél : communication.mtect@ecologie-territoires.gouv.fr
22194-1 DICOM - mars 2024.
mailto:communication.mtect%40ecologie-territoires.gouv.fr?subject=