investissements (Les) publics dans la R&D en énergie en 2022
JOURNE, Yvain
Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
<p class="MsoNormal">Les investissements publics français dans la recherche et le développement (R&D) en énergie atteignent 2 018 millions d'euros en 2022, en nette hausse pour la troisième année consécutive. En euros constants, l'augmentation des fonds consacrés est de 41 % par rapport à 2019 et de 14 % comparativement à 2021. En 2022, cette hausse est principalement portée par celle des moyens alloués aux activités de R&D concernant les nouvelles technologies de l'énergie, qui deviennent le premier pôle d'investissement devant la R&D nucléaire. La France consacre à la R&D publique en énergie la part de PIB la plus élevée parmi les pays du G7. Si la part qu'elle consacre au nucléaire reste importante, elle accélère ses efforts dans la recherche sur les nouvelles technologies de l'énergie, en particulier au travers de projets ambitieux sur l'hydrogène et les batteries associées au transport.<o:p></o:p></p>
Editeur
Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
Descripteur Urbamet
énergie
;investissement
Descripteur écoplanete
recherche développement
Thème
Ressources - Nuisances
Texte intégral
ÉNERGIE
L A BT AD A Essentiel
Les investissements publics
dans la R&D en énergie en 2022
Les investissements publics français dans la recherche
et le développement (R&D) en énergie atteignent
2018millions d?euros en 2022, en nette hausse pour la
troisième année consécutive. En euros constants,
l?augmentation des fonds consacrés est de 41 % par
rapport à 2019 et de 14 % comparativement à 2021.
En 2022, cette hausse est principalement portée par
celle des moyens alloués aux activités de R&D
concernant les nouvelles technologies de l?énergie, qui
deviennent le premier pôle d?investissement devant la
R&D nucléaire. La France consacre à la R&D publique
en énergie la part de PIB la plus élevée parmi les pays
du G7. Si la part qu?elle consacre au nucléaire reste
importante, elle accélère ses efforts dans la recherche
sur les nouvelles technologies de l?énergie, en particulier
au travers de projets ambitieux sur l?hydrogène et les
batteries associées au transport.
En 2022, la France consacre 2018millionsd?euros (M¤) aux
activités de recherche et développement (R&D) en énergie,
soit environ à 0,08 % du PIB national. En euros constants,
ce montant progresse de 14 % sur un an et de 41 % sur
3ans. En incluant aussi les investissements publics de
démonstration (exclus du reste de l?étude), le montant total
des financements publics concourant à l?innovation en
matière de technologies énergétiques atteint 2 381 M¤ en
2022, en hausse de 31 % sur un an en euros constants.
TROIS ANNÉES CONSÉCUTIVES DE HAUSSE
SUPÉRIEURE À 10 % POUR LES INVESTISSEMENTS
PUBLICS DANS LA R&D EN ÉNERGIE
En euros constants, les investissements publics français
dans la R&D en énergie dépassent le niveau le plus haut
atteint en 2009. Après avoir décru de 18 % entre 2013 et
2017, les investissements ont fortement augmenté ces trois
dernières années. La croissance entre 2020 et 2021
(+ 180 M¤, soit + 12 %) est essentiellement portée par
l?augmentation des investissements dans la R&D sur la filière
nucléaire (+ 25 %) tandis que celle entre 2021 et 2022
(+ 242 M¤, soit + 14 %) provient des investissements dans
les nouvelles technologies qui augmentent nettement
(+ 60 %). Dans le même temps, le montant alloué à la
recherche publique sur le nucléaire baisse de 17 % pour
retrouver un niveau légèrement supérieur à son niveau
de 2020 (+ 4 %)?(graphique1).
Entre 2002 et 2022, le financement public de la R&D
dans les nouvelles technologies progresse à la fois en
niveau, passant, en euros constants, de 231 M¤ à 1 014 M¤
et en part des investissements dans la R&D énergétique, de
18 à 50 %. La recherche fondamentale évolue également en
niveau (de 19 à 164 M¤) et en part (de 1à 8 %). Si les
investissements dans la R&D dans le nucléaire augmentent
de 210 M¤ sur cette même période, ils progressent moins
vite que l?ensemble des investissements dans la R&D en
énergie, leur part passant de 59 % à 41 %. Les
investissements dans la R&D des énergies fossiles (hors
capture carbone) se sont quant à eux largement amoindris,
passant de 284 à 16 M¤.
AVRIL 2024
MINISTÈRE
ÉCOLOGIQUE
ET DE LA COHÉSION
DES TERRITOIRES
DE LA TRANSITION
Note: une rupture de série entre 2015 et 2016 affecte la répartition
desinvestissements totaux entre recherche fondamentale, nouvelles technologies
del?énergie et énergies fossiles (voir méthodologie).
Source: SDES
Graphique 1 : investissements publics nationaux dans la
R&D en énergie, par domaine, de 2002 à 2022
En M¤2022
Énergie nucléaire
Recherche fondamentale
Nouvelles technologies de l'énergie
Énergies fossiles (hors capture carbone)
2 500
2 000
1 500
1 000
500
0
2002
2010
2006
2014
2020
2004
2012
2018
2008
2016
2022
Les investissements publics dans la R&D en énergie en 2022
LE NUCLÉAIRE: UN INVESTISSEMENT DANS LA R&D
EN HAUSSE PAR RAPPORT À 2020 APRÈS
UNEANNÉE 2021 EXCEPTIONNELLE
Les investissements publics dans la R&D sur l?énergie
nucléaire atteignent 824 M¤ en 2022. Après une hausse
exceptionnelle en 2021 (+ 25 % par rapport à 2020), elles
diminuent de 17 % en 2022 et retrouvent un niveau proche
de celui de 2019 et 2020 (+ 4 % par rapport à 2020). Leur
part dans le total du financement public de R&D sur l?énergie
diminue néanmoins par rapport à 2020: elle atteint 41 % en
2022, contre 50 % en 2020.
80 % des investissements publics dans la recherche
nucléaire sont consacrés à la fission alors que les 20 %
restants sont consacrés à la fusion. En 2022, la baisse de
financements constatée provient majoritairement des moyens
alloués à la fission (- 18 % en euros constants sur l?année).
Elle s?explique par la baisse des investissements liés au projet
de réacteur de recherche Jules Horowitz, actuellement en
construction sur le site CEA de Cadarache, qui vise à tester
le comportement de matériaux et combustibles sous
irradiation. Ce projet a fait l?objet de financements majeurs
comptabilisés en 2021, qui justifient le pic d?investissement
dans le nucléaire constaté sur cette seule année.
Par ailleurs, le plan national de relance et de résilience
(PNRR), présenté par la France à l'Union européenne et
adopté en 2021, vise à développer et moderniser les
investissements dans la filière, en finançant notamment des
projets de recherche sur des réacteurs modulaires de petite
taille (PMR ou SMR en anglais pour Small modular reactors).
Ces derniers sont une catégorie de réacteurs nucléaires à
fission, de taille et puissance plus faibles que celles des
réacteurs conventionnels, qui font l?objet de financements
amenés à s?accroître dans les années à venir.
TRÈS FORTE PROGRESSION DU FINANCEMENT
ACCORDÉ AUX NOUVELLES TECHNOLOGIES
En 2022, avec 1 014 M¤, les nouvelles technologies de
l?énergie représentent 50 % des financements publics de R&D
en énergie, contre 36 % l?année précédente et 41 % en
2020.Cet investissement augmente en effet de 60 % par
rapport à 2021, après une légère baisse entre 2020 et 2021.
Les contributions aux projets européens PIIEC (projets
importants d?intérêt européen commun, IPCEI en anglais)
notamment sur l?hydrogène et les batteries ont fortement
contribué à la hausse (graphique2).
Au sein des nouvelles technologies, les investissements
publics dans la R&D sont consacrés à l?hydrogène et aux piles
à combustible (43 % du total), à l?efficacité énergétique (25 %),
aux énergies renouvelables (19 %), ainsi qu?à l?électricité et au
stockage (9 %), et à la capture et stockage du CO2 (4 %).
L?hydrogène et les piles à combustibles, principal axe
derecherche sur les nouvelles technologies de l?énergie
La filière hydrogène tente d?optimiser la production
d?hydrogène bas carbone et son stockage. En 2022,
l'investissement public dans l?hydrogène et les piles à
combustible s'élèvent à 436 M¤, soit une hausse majeure de
364 M¤ comparativement à 2021. Cette dernière s?explique par
la mise en place du plan France 2030, visant le développement
de l?hydrogène décarboné sur le territoire français.
Dans cette optique, des projets ambitieux s?inscrivant
dans le cadre des PIIEC sont mis en oeuvre. C?est notamment
le cas des vagues H2 Hy2tech et Hy2use Normandhy, qui
regroupent près de 80projets et pour lesquelles environ
300 M¤ de financements publics de recherche ont été décidés
en2022. Par ailleurs, ces projets drainent des investissements
de plusieurs milliards d?euros pour d?autres aspects qui
dépassent le cadre de la R&D, en particulier le déploiement
industriel. Ils poursuivent ainsi des objectifs variés, tels que
l?innovation concernant les technologies de l?hydrogène
(usines d?électrolyseurs par exemple) ou les infrastructures
liées au transport de l?hydrogène.
L?efficacité énergétique également en hausse,
sousl?impulsion des transports
Avec 251 M¤ en 2022, les financements pour l?efficacité
énergétique correspondent à 25 % des investissements dans
la R&D sur les nouvelles technologies de l?énergie. Le
transport contribue à lui seul à 67 % du montant, soit 168 M¤.
Note de lecture : une couleur représente un grand domaine au sein des nouvelles technologies de l?énergie. L?aire de chaque rectangle est proportionnelle à l?investissement
qu?il représente. Les énergies renouvelables représentent un investissement de 189 M¤ en 2022, dont 80 M¤ pour le solaire.
Source: SDES
Hydrogène et piles à combustibles Efficacité énergétique Énergies renouvelables Énergies fossiles Électricité et stockage (toutes énergies)
Graphique 2 : investissements publics nationaux dans la R&D sur les nouvelles technologies de l'énergie ventilés
par sous-domaine en 2022
En M¤
Hydrogène et piles à combustible, 436
Hydrogène, 273
Piles à combustible, 163 Stockage d'énergie, 46
Bâtiment, 34
Transport, 168
Autres, 27 Industrie, 21 Autres EnR, 23
Biomasse, 60
Solaire, 80
Éolien, 17 É
ne
rg
ie
s
m
ar
in
es
, 1
0
Électricité, 46
Capture et séquestration
duCO2, 45
Efficacité énergétique, 251
Énergies fossiles, 45
Énergies renouvelables, 189
Électricité et stockage (toutes énergies), 92
Le bâtiment suit avec 34 M¤, tandis que l?industrie et les
autres secteurs représentent respectivement 27 M¤ et 21 M¤.
Par rapport à 2021, les investissements publics dans la
R&D pour l?efficacité énergétique progressent de 38 %, en
raison de la forte hausse des investissements dans le secteur
des transports (+ 68 %). Cette progression provient des moyens
alloués à l?appel à projets Solutions Innovantes Batteries. Les
projets retenus s?articulent principalement autour de l?innovation
liée aux batteries (fabrication de cellules de batteries à
lithium-ion, électrochimie, reconditionnement notamment),
àdestination de la mobilité terrestre et, dans une moindre
mesure, aérienne.
L?investissement dans la R&D pour les énergies
renouvelables stable en 2022
En 2022, l?investissement dans la R&D sur les énergies
renouvelables s?élève à 189 M¤, soit 1 M¤ supplémentaire
par rapport à 2021. Il représente 19 % du budget alloué aux
nouvelles technologies de l?énergie. Ce montant est
principalement dédié au solaire (80 M¤) et à la biomasse
(60 M¤), notamment à la production de biocarburants
liquides. L?éolien et les énergies marines représentent quant
à eux respectivement 17 M¤ et 10 M¤.
Le stockage d?énergie en baisse, la séquestration
ducarbone progresse
Le reste des investissements publics dans la R&D en faveur
des nouvelles technologies se répartit à part égale entre le
stockage d?énergie hors transports (46 M¤), la génération,
distribution et transmission d?électricité (46 M¤) et la capture
et séquestration du carbone (45 M¤).
Après une année 2021 marquée par une hausse
exceptionnelle, les investissements en faveur du stockage
d?énergie (hors transport) diminuent de 57 % et s?établissent
à un niveau légèrement en-dessous de celui de 2020
(- 3,9 %). Àl?inverse, la capture et séquestration du carbone
poursuit sa progression (+ 19 % sur un an).
AU SEIN DU G7, LA FRANCE CONSACRE
AUX INVESTISSEMENTS PUBLICS DANS LA R&D
EN ÉNERGIE LA PART LA PLUS IMPORTANTE
DE SON PIB
En 2022, les investissements publics dans la R&D en énergie
des pays du G7 baissent légèrement (- 1,2 %sur l?année en
euros constants) après plusieurs années de hausse entre
2016 et 2020. Elles représentent 16,8milliards d?euros(Md¤),
ce qui équivaut à 0,04 % de leurs PIB cumulés. En niveau
absolu, lesÉtats-Unis dominent largement, avec 9,1 Md¤
d?investissement, soit 54 % du montant total investi par les
pays du G7. Le Japon et la France suivent, avec
respectivement 2,2et 2,0 Md¤, puis l?Allemagne (1,5 Md¤),
le Royaume-Uni (1,0 Md¤) et le Canada (0,6 Md¤). En termes
de part des investissements publics dans la R&D dans le
PIB, la France (0,076 %) et le Japon (0,055 %) se placent
respectivement en première et deuxième position des pays
du G7 (graphique3). Après une hausse entre 2017 et 2020,
la part dans le PIB des investissements publics dans la R&D
énergétique des pays du G7 est en légère baisse, sous
l?influence des États-Unis qui y consacrent une part de leur
PIB plus faible qu?en 2021. La France est le seul pays à
connaître une évolution positive marquée de la part de ses
investissements publics alloués à la recherche énergétique
dans le PIB : + 11 % en 2022.
Au plus bas parmi les pays du G7 en 2002, le
Royaume-Uni et l?Allemagne voient cependant leur taux
d?effort progresserentre 2002 et 2022: la part de leurs
investissements publics dans la R&D sur l?énergie dans leur
PIB a été multipliée respectivement par 12 et 3. À l?inverse,
le Japon qui représentait la part la plus importante au début
du millénaire, voit cette dernière divisée par 2 en 20ans et
est désormais distancé par la France.
LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L?ÉNERGIE,
PRINCIPAL POSTE D?INVESTISSEMENT DES PAYS
DUG7
Les technologies privilégiées par les pays du G7 dépendent
à la fois de leurs ressources, de leurs objectifs de politique
énergétique et de leurs orientations industrielles. Cependant,
la tendance générale au sein du G7 s?oriente vers les
nouvelles technologies de l?énergie. Ces dernières
correspondent désormais au pôle principal de financement
de tous les pays, à l?exception du Royaume-Uni (graphique4).
Les investissements publics dans la R&D en énergie en 2022
* Les données de l?Italie pour 2021 et 2022 ne sont pas connues. ** Les données
des États-Unis incluent également les dépenses de démonstration à partir de 2016.
Note : comme dans le reste de la publication, les investissements de démonstration
sont exclus, à l?exception des USA.
Sources: Energy Technology RD&D Budgets (AIE) ; World Bank Open Data (PIB)
Canada
France
Allemagne
Italie*
Japon
Royaume-Uni
États-Unis**
G7
Graphique 3 : investissements publics dans laR&D
en énergie des pays du G7 rapportées au PIB
de2002à2022
En 2022
0,10
0,08
0,06
0,04
0,02
0,00
2002
2010
2006
2014
2020
2004
2012
2018
2008
2016
2022
* Les dernières données connues sont celles de 2022, sauf pour l?Italie (2020).
Note: le poids important de la recherche fondamentale aux États-Unis doit être
considéré avec prudence dans la mesure où une partie importante de la recherche
universitaire semble allouée à ce domaine.
Source: Energy Technology RD&D Budgets (AIE)
Graphique 4 : répartition de l?investissement dans
laR&D par domaine pour les pays du G7, en 2022
En %
Énergie nucléaire
Recherche fondamentale
Nouvelles technologies de l'énergie
Énergies fossiles (hors capture carbone)
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
Allemagne
Italie*
Royaume-Uni
États-Unis
Canada
Japon G7
France
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction des statistiques de l?énergie
Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex
Courriel: diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
En niveau absolu, les États-Unis sont le pays investissant
le plus dans les nouvelles technologies de l?énergie
(4,2 Md¤), avec une forte concentration de moyens sur
l?efficacité énergétique (2,4 Md¤). L?Allemagne est quant à
elle le pays du G7 qui investit la plus forte part de ses
financements de recherche énergétique dans les nouvelles
technologies (82 % de son budget), notamment dans le
solaire, la production d?hydrogène et l?éolien.
LE NUCLÉAIRE ET LES ÉNERGIES FOSSILES
ENRECUL DANS LA PLUPART DES PAYS DU G7
Les ressources affectées au secteur du nucléaire
correspondent toujours au quart des investissements publics
dans la recherche énergétique des pays du G7. En 2022, la
part des financements dans ce domaine augmente nettement
au Royaume-Uni, seule nation qui y consacre davantage de
ressources qu?aux nouvelles technologies énergétiques.
La part relative du nucléaire est cependant en baisse dans la
majorité des pays, en particulier en Allemagne. Par ailleurs, le
Japon a, quant à lui, considérablement réduit son effort dans
la filière à la suite de la catastrophe de Fukushima.
Les investissements alloués à la R&D sur les énergies
fossiles (hors capture de carbone) sont également en déclin
au sein des pays du G7. Leur part dans la recherche
énergétique est proche d?être négligeable dans tous les pays,
à l?exception du Canada (8 % du budget public de R&D
énergétique du pays) et des États-Unis (4 %).
MÉTHODOLOGIE
La méthodologie de cette publication suit les recommandations
du manuel sur les investissements publics dans la R&D et de
démonstration sur l?énergie publié en 2011 par l?Agence
internationale de l?énergie (AIE), qui interroge ses pays
membres chaque année sur le sujet. Afin de répondre à cette
interrogation, le SDES collecte chaque année les données
financières de 13organismes publics finançant de la R&D sur
l?énergie. Les organismes enquêtés sont : Ademe (Agence de
la transition écologique), Andra (Agence nationale pour la
gestion des déchets radioactifs), ANR (Agence nationale de
la recherche), BPI France (Banque publique d'investissement
France), BRGM (Bureau de recherches géologiques et
minières), CNRS (Centre national de la recherche scientifique),
CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), CEA
(Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies
alternatives), IFP Énergies nouvelles (Institut français pétrole
énergies nouvelles), IRSN (Institut de radioprotection et de
sûreté nucléaire), Ifremer (Institut français de recherche pour
l'exploitation de la mer), Inrae (Institut national de recherche
pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement), Université
Gustave Eiffel.
Les données de l'Inrae sont estimées pour les années
2014 à 2022 ainsi que celles de BPI de 2016 à 2018.
Lamodification de la comptabilité analytique de l?Ifpen, à
partir de 2016, s?est traduite par le reclassement en
recherche fondamentale de près de la moitié de leur
contribution. Cela induit une rupture de série entre 2015 et
2016, avec le doublement des investissements nationaux
consacrés à la recherche fondamentale.
Les investissements pour la France sont exprimés
en euros constants 2022, en utilisant comme déflateur
celui duPIB.
Sauf indication explicite, les montants donnés dans
cette publication ne couvrent que les activités de R&D et
excluent donc celles de démonstration, en cohérence avec
les statistiques publiées par le ministère de la Recherche.
Conformément aux recommandations de l?AIE, les
financements internationaux, notamment ceux de l?Union
européenne, sont exclus. Les investissements des
collectivités territoriales devraient, quant à eux, être pris en
compte, mais sont aussi exclus, faute de système
d?observation.
DÉFINITIONS
Recherche et développement (R&D): travaux de création
entrepris de façon systématique en vue d'accroître la somme
des connaissances, y compris la connaissance de l'homme,
de la culture et de la société, ainsi que l'utilisation de cette
somme de connaissances pour de nouvelles applications.
Démonstration: conception, construction et utilisation du
prototype d?une technologie à l?échelle commerciale ou quasi
commerciale afin de fournir des informations techniques,
économiques ou environnementales aux producteurs, aux
financeurs ou aux pouvoirs publics. La démonstration ne fait
pas partie de la R&D.
Investissements publicsdans la R&D : somme des
financements publics alloués à la R&D, que celle-ci soit
exécutée par le secteur public lui-même ou par le secteur
privé. Les investissements considérés correspondent aux
dépenses courantes (masse salariale des personnels de
R&D et dépenses de fonctionnement) et aux dépenses en
capital (achats d'équipements nécessaires à la réalisation
des travaux de R&D et opérations immobilières).
Yvain JOURNE, SDES
Dépôt légal: avril 2024
ISSN: 2557-8510 (en ligne)
Directrice de publication: Béatrice Sédillot
Coordination éditoriale: Claude Baudu-Baret
Maquettage et réalisation: Agence Efil, Tours