Pour une économie 100% circulaire. Dossier de presse 23 avril 2018
Auteur moral
France. Ministère de la transition écologique et solidaire
Auteur secondaire
HULOT, Nicolas (intro.)
;POIRSON, Brune (intro.)
Résumé
<span style="font-size:11.0pt;line-height:107%;
;font-family:"Calibri",sans-serif;mso-ascii-theme-font:minor-latin;mso-fareast-font-family:
;Calibri;mso-fareast-theme-font:minor-latin;mso-hansi-theme-font:minor-latin;
;mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-bidi-theme-font:minor-bidi;
;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA">La feuille de route vise à transformer l'économie linéaire actuelle en une économie circulaire, réduisant ainsi la consommation des ressources et les déchets. Elle fixe des objectifs tels que réduire de moitié les déchets mis en décharge et atteindre 100% de plastique recyclé d'ici 2025.<br />
;Le document souligne l'importance de la mobilisation citoyenne et la création d'emplois dans le secteur de l'économie circulaire. Parmi les mesures proposées, on trouve l'amélioration de l'information sur la durabilité des produits et la simplification des règles de tri des déchets. L'utilisation des outils numériques est encouragée pour faciliter la transition vers des pratiques plus durables et l'accès aux données de l'économie circulaire.<br />
;Ce résumé met en lumière les efforts de la France pour promouvoir une gestion durable des ressources et des déchets, en alignement avec les objectifs de développement durable de l'ONU.</span>
Descripteur Urbamet
ressources naturelles
;nuisance
;déchet
;pollution
;emploi
;économie circulaire
Descripteur écoplanete
Thème
Economie
Texte intégral
LES MESURES PHARES
DE LA FEUILLE DE ROUTE
POUR UNE ÉCONOMIE
100 % CIRCULAIRE
Dossier de presse
Lundi 23 avril 2018
2 | Pour une économie 100 % circulaire - Les mesures phares de la feuille de route
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La Feuille de route pour l?économie circulaire, c?est :
5 mois de travaux, de novembre 2017 à mars 2018
4 ateliers de réflexion sur les thèmes : territoires, plastiques, consommation et production
durables, fiscalité
plus de 200 participants : entreprises, associations, collectivités, experts
Plus de 20 réunions d?ateliers au total
Plus de 100 contributions écrites des parties prenantes
2 phases de consultation du public en ligne totalisant 5 000 contributions citoyennes
« L?économie circulaire se place au coeur de la transition écologique. Nous devons arrêter
ce procédé infernal qui amène à épuiser nos ressources. Affirmons avec force
qu?aujourd?hui la norme c?est la rareté. Nous devons entrer dans un monde de sobriété.
C?est un vrai projet de société, qui occupe une place centrale dans le Plan climat. »
Nicolas HULOT,
ministre d?État,
ministre de la Transition écologique et solidaire
« La Feuille de route va décliner de manière opérationnelle la transition à opérer pour
passer d?un modèle économique linéaire ? extraire, produire, consommer, jeter ?
à un modèle circulaire qui intègrera l?ensemble du cycle de vie des produits, de leur
écoconception à la gestion des déchets, en passant bien évidemment par leur consomma-
tion en limitant les gaspillages. »
Brune POIRSON,
secrétaire d?État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire
4 | Pour une économie 100 % circulaire - Les mesures phares de la feuille de route
Une Feuille de route pour réussir la transition
Le modèle linéaire « fabriquer, consommer, jeter » se heurte à l?épuisement des ressources de la pla-
nète. Il faut progresser vers une économie différente, où nous consommons de manière sobre, où les
produits ont une durée de vie plus longue, où nous limitons les gaspillages et où nous arrivons à faire
de nos déchets de nouvelles ressources.
Réduire de moitié les déchets mis en décharge et tendre vers 100 % de plastique recyclé d?ici 2025
Les marges de progrès sont importantes et la France est en retard par rapport à ses voisins. Le taux
de valorisation des déchets ménagers et assimilés était en 2014 de 39 % dans notre pays, très inférieur
à celui de nos voisins allemands (65 %) ou belges (50 %), notamment parce qu?il est aujourd?hui moins
cher de mettre en décharge que de recycler. Sur le plastique, les taux de collecte plafonnent : 20 % des
emballages en plastique sont effectivement recyclés quand la moyenne européenne est de 30 %. Le
taux de collecte des bouteilles plastique est en moyenne de 55 % alors que dans les pays nordiques
plus de 90 % sont recyclées. L?incinération ou la mise en décharge de nos déchets non valorisés en-
gendre des pollutions ainsi qu?un gaspillage énergétique incompatible avec nos objectifs climatiques,
tandis que la production d?une bouteille en plastique à partir de plastique recyclé émet 70 % de CO2
en moins que lorsqu?on la fabrique à partir de plastique vierge. C?est pourquoi la Feuille de route pour
l?économie circulaire s?inscrit pleinement dans le Plan climat et constitue un chantier clé de la transi-
tion écologique et solidaire.
Mobilser les Français et créer de l?emploi
Il s?agit d?un sujet mobilisateur qui permet à chacun d?agir pour la planète et qui est créateur d?em-
plois non délocalisables : on estime que le secteur représente un potentiel de 300 000 emplois sup-
plémentaires. Notre pays compte des leaders dans ce domaine ainsi que des start-up innovantes et
des entreprises de l?économie sociale et solidaire qui sont bien placées pour tirer parti de ce nouveau
paradigme.
Fruit de cinq mois de travaux ayant associé toutes les parties prenantes ainsi que le public via une
consultation en ligne, la Feuille de route pour l?économie circulaire présente un ensemble de mesures
cohérentes, équilibrées et structurantes qui permettra à tous les acteurs « d?entrer dans la boucle ».
Elle permet en outre à la France d?atteindre certaines cibles des Objectifs du développement durable
(ODD) de l?Agenda 2030 des Nations unies, en particulier de l?ODD 12 « Établir des modes de consom-
mation et de production durables ».
Le saviez-vous?
Réparer ou réutiliser les objets du quotidien,
c?est bon pour la planète comme pour le porte-monnaie
En réparant mon gros appareil électroménager, j?économise immédiatement 300 euros
pour un prix d?appareil neuf de 430 ¤ et un coût moyen d?une réparation de 130 ¤.
En réparant mon écran de téléphone portable, j?économise 250 euros
pour un prix d?appareil neuf de 400 ¤ et un coût de réparation d?un écran de smartphone
de 150 ¤.
En achetant un téléphone portable reconditionné, j?économise jusqu?à 50 % du prix
d?un téléphone neuf.
Source: Ademe
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Citoyens et consommateurs: comment consommer
de façon plus durable ?
La Feuille de route vise à donner aux Français les moyens d?agir à travers une consommation plus
durable et de réaliser des progrès en matière de tri des déchets.
1. Allonger la durée de vie de nos produits
pour protéger le consommateur
L?allongement de la durée de vie des objets du quotidien passe par une meilleure information
sur le cycle de vie des produits et davantage de protection du consommateur, notamment pour lut-
ter contre l?obsolescence programmée. Il convient aussi de recréer chez le consommateur le réflexe
de la réparation plutôt que de jeter un bien et d?en racheter un nouveau, tout en renforçant la place de
l?économie sociale et solidaire au sein de notre économie.
Les mesures phares
Afficher de manière obligatoire à partir de 2020 pour les équipements électriques, électroniques et
électroménagers une information simple sur leur durée de vie à travers un indice qui intégrera
des critères sur leur réparabilité et leur durabilité. La France portera cette mesure au niveau
européen dans le cadre de la révision des directives relatives à la vente de biens pour faire de
cette information sur la réparabilité des produits une obligation communautaire harmonisée.
Porter au niveau européen une augmentation de la durée de garantie légale de conformité pour les
appareils électroménagers et renforcer les contrôles de la DGCCRF en matière de garantie lé-
gale de conformité : une enquête menée en 2016 sur 400 établissements dans le domaine des
équipements électriques et électroniques a mis en évidence des manquements dans 50 % des
cas en matière d?information des consommateurs sur la garantie légale de conformité et la dis-
ponibilité des pièces détachées.
Faciliter le dépôt de plainte pour les consommateurs auprès des services de la répression des
fraudes lorsque les entreprises ne respectent pas la garantie légale de conformité, au moyen
d?un portail internet dédié.
Favoriser le développement de plateformes numériques cartographiant les services de réparation
et de réemploi ; mobiliser les éco-organismes pour mettre les informations sur ces services à
disposition du public en open data afin que des start-up proposent des applications pour la mise
en réseau des réparateurs et leur mise en relation avec les consommateurs.
Étendre l?obligation d?affichage de la durée de disponibilité des pièces détachées vis-à-vis des
consommateurs à l?obligation d?afficher leur éventuelle non-disponibilité.
1Directive concernant certains aspects des contrats de ventes de biens, modifiant le règlement (CE) n° 2006/2004 et directive 2009/22/CE et abrogeant
la directive 1999/44/CE. La directive européenne 1999/44 impose aux États membres un socle minimal de 2 ans de durée de garantie, mais avec une
période de seulement 6 mois pour ce qui concerne la présomption d?existence du défaut à l?achat du produit (charge de la preuve au fabricant).
6 | Pour une économie 100 % circulaire - Les mesures phares de la feuille de route
2. Trier plus et mieux les déchets
L?objectif est d?atteindre 100 % de collecte des déchets recyclables d?ici 2025 et de rendre le tri des
déchets beaucoup plus simple pour les Français.
Les mesures phares
Simplifier et harmoniser les règles de tri des déchets sur tout le territoire, aussi bien dans
les foyers et les entreprises que dans l?espace public. D?ici 2022, tous les centres de tri seront
modernisés et tous les Français pourront mettre tous les emballages dans le bac jaune.
Harmoniser les couleurs des contenants ou couvercles des poubelles d?ici 2022.
Pour accélérer la collecte des emballages recyclables, bouteilles plastique et canettes, en prio-
rité dans les zones urbaines les plus denses où les taux de collecte sont les plus bas, déployer
dans les collectivités volontaires des dispositifs de «consigne solidaire» où chaque nouvelle bou-
teille ou canette collectée en plus contribuerait à un fonds dédié à une grande cause environne-
mentale, de santé ou de solidarité.
Améliorer le dispositif de pictogramme appelé Triman et rendre obligatoire, à compter de 2021, son
apposition sur les emballages et les produits destinés aux ménages et relevant des filières de
responsabilité élargie des producteurs (REP). Le Triman sera accompagné d?une information sur
le bon geste de tri ou d?apport des différents éléments constituant l?emballage et le produit. Pour
éviter toute confusion quant au geste de tri ou au caractère recyclable ou non des matériaux,
l?apposition sur les produits et les emballages de pictogrammes tels que le point vert sera inter-
dite.
Étudier d?ici 2019 le déploiement d?un dispositif financier favorisant la reprise des anciens télé-
phones portables afin qu?ils soient recyclés ou réemployés.
Les Français prêts à «entrer dans la boucle»
sur la réparation
93 % des Français sont favorables à la mise en place d?une information sur la durée de vie
des appareils électroniques et électroménagers grâce à un indice sur leur réparabilité.
Pour 88 % d?entre eux cette étiquette influencerait leur choix au moment de l?achat.
Actuellement seulement 38 % des Français font régulièrement réparer leurs appareils
électriques et électroniques quand ils tombent en panne.
Source: étude réalisée par l?Ifop pour le ministère de la Transition écologique et solidaire en mars 2018, auprès d?un échantillon
de 1004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
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Collectivités locales : comment recycler et valoriser
davantage de déchets ?
Les collectivités, en charge du service public de gestion des déchets, sont des pièces maîtresses du
dispositif visant à sortir des poubelles des Français tous les déchets qui peuvent être recyclés ou
valorisés et à réduire de moitié la quantité des déchets résiduels à éliminer. Des leviers tels que la
fiscalité des déchets, d?une part, la tarification et les modalités de la collecte, d?autre part, doivent
être activés simultanément pour former un système plus juste qui encourage les collectivités enga-
gées dans l?économie circulaire.
Les mesures phares
Faciliter le déploiement de la tarification incitative de la collecte des déchets, c?est-à-dire la tarifica-
tion du service en fonction de la quantité de déchets produits, pour inciter les usagers à davan-
tage trier et réduire le gaspillage. Les coûts de fonctionnement de la taxe d?enlèvement des or-
dures ménagères (frais de gestion perçus par l?État) seront réduits pendant les trois premières
années de déploiement de la tarification incitative. Pour les ménages qui trient le mieux, cela
peut se traduire par une baisse significative de la facture d?enlèvement des ordures ménagères.
Adapter la fiscalité pour rendre la valorisation des déchets moins chère que leur élimination, en rédui-
sant le taux de la TVA sur les activités de prévention, la collecte séparée, le tri, la valorisation
matière des déchets et en augmentant les tarifs de la taxe générale sur les activités polluantes
(TGAP déchets) pour la mise en décharge et l?incinération. Toutes les collectivités qui s?engagent
dans une vraie démarche en faveur de l?économie circulaire verront leurs charges baisser. Une
trajectoire pluriannuelle devra être proposée pour laisser le temps aux acteurs de s?adapter. Une
concertation sera menée dans le cadre de la conférence nationale des territoires sur ce projet de
rééquilibrage fiscal et ses modalités.
Sur la base des travaux de l?Ademe, élaborer début 2019 un référentiel de bonnes pratiques et d?ou-
tils destiné aux collectivités pour lutter contre les dépôts sauvages de déchets.
Simplifier les contraintes pour les autorités chargées de la police déchets de façon à la rendre plus
efficace, notamment sur la lutte contre les dépôts sauvages et contre les trafics illégaux. Cette
simplification pourrait se traduire par l?adaptation du code pénal pour les infractions les plus
courantes, la diversification des outils de verbalisation utilisables par les collectivités et l?optimi-
sation de la répartition des compétences entre le ministre chargé de l?environnement, le préfet,
le maire, voire le président de la collectivité ayant une compétence « déchets ».
22 millions de tonnes c?est le gisement de biodéchets présents dans les poubelles
des Français et qui pourraient être valorisés.
100 ¤ par habitant et par an c?est le coût moyen du service public de collecte
et de traitement des déchets en France.
60 % de ce coût est imputable aux ordures résiduelles non triées.
70 % des usagers en tarification incitative sont favorables au dispositif.
Source: Ademe
8 | Pour une économie 100 % circulaire - Les mesures phares de la feuille de route
Entreprises: comment mieux produire et mieux gérer
les déchets?
Les entreprises de tous les secteurs sont appelées à mieux gérer leurs déchets et à saisir les oppor-
tunités industrielles du XXIe siècle : produire mieux, plus durable et en utilisant moins de ressources.
La Feuille de route prévoit de s?appuyer sur de nouvelles filières à responsabilité des producteurs et
de fixer de nouvelles ambitions aux filières existantes, pour contribuer à la dynamique d?économie
circulaire et au développement de nouvelles filières industrielles.
1. Étendre le dispositif pollueur-payeur
à de nouveaux produits
Les filières à responsabilité élargie des producteurs ont prouvé leur utilité pour la prévention et la prise
en charge des déchets issus de certains types de produits. 15 filières existent actuellement en France.
Les mesures phares
Engager une concertation avec les acteurs concernés pour créer de nouvelles filières REP dans le
secteur des jouets, des articles de sport et de loisir et des articles de bricolage et de jardin afin
de réduire le volume des ordures ménagères résiduelles et développer l?activité de réemploi et de
réparation de ces articles, en lien avec l?économie sociale et solidaire. Susciter des engagements
volontaires dans un calendrier rapproché ou, à défaut, instruire le déploiement d?un dispositif de
type « filière REP » portant notamment sur les cigarettes.
2. Intégrer l?écoconception, l?incorporation de matières
recyclées, le réemploi et la réparation dans les pratiques
des entreprises
L?écoconception et l?incorporation de matières recyclées représentent des défis industriels majeurs,
ainsi qu?un enjeu de souveraineté économique en ce qui concerne le recyclage des plastiques et des
métaux critiques.
Les mesures phares
Mettre en place des bonus-malus sur l?écocontribution réellement incitatifs, pouvant excéder
10 % du prix de vente HT des produits pour stimuler leur écoconception et l?incorporation de ma-
tière recyclée.
Pour inciter à l?écoconception, déployer l?affichage environnemental volontaire des produits et des
services dans les cinq secteurs pilotes (ameublement, textiles, hôtels, produits électroniques et
produits alimentaires) et l?étendre à d?autres secteurs courant 2018.
Susciter, d?ici l?été 2018, des engagements volontaires de l?ensemble des acteurs pour
une filière des plastiques ambitieuse, incluant des objectifs de volumes d?intégration de matières
plastiques recyclées qui pourraient être absorbées notamment par les secteurs suivants : l?em-
ballage, le bâtiment, l?automobile ou les équipements électroniques et électriques.
Permettre aux filières REP de soutenir les investissements des filières industrielles
du recyclage et de fabrication de produits issus de matières recyclées en prenant à leur charge
les risques financiers liés à des variations sur le cours des matières premières.
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Réforme des filières à responsabilité élargie des producteurs
(REP): améliorer les performances et la gouvernance
S?inspirant des conclusions du rapport de Jacques Vernier, président de la commission des filières
REP, sur le devenir des filières REP remis au Gouvernement le 14 mars 2018, la Feuille de route pour
l?économie circulaire ambitionne de refonder le pacte de confiance des filières REP afin de redon-
ner des marges de manoeuvre aux éco-organismes.
Pour cela, le cadre réglementaire des filières REP sera simplifié et allégé pour revenir à une pres-
cription par objectifs. Le suivi et le contrôle des filières seront renforcés pour assurer l?atteinte des
objectifs. Les sanctions en cas de non-atteinte des objectifs seront renforcées. Les instances de
gouvernance des filières REP seront simplifiées grâce au remplacement des commissions spéci-
fiques à chacune des filières par une unique commission garante de l?intérêt général et rassem-
blant 5 collèges équilibrés (metteurs sur le marché, opérateurs de gestion des déchets, collectivités
locales, société civile et État).
3. Renforcer le tri, le réemploi et la valorisation des déchets
du BTP
Avec 247 millions de tonnes de déchets par an, le secteur de la construction est responsable de plus
des deux tiers des déchets en France, issus des activités de démolition et de déconstruction.
Les mesures phares
Revoir le fonctionnement de la gestion des déchets du bâtiment pour lutter contre la mise en dé-
charge et permettre leur recyclage : l?instauration d?une filière de responsabilité élargie du pro-
ducteur appliquée aux déchets du bâtiment est l?une des solutions qui sera étudiée pour parvenir
à la gratuité de la reprise de ces déchets.
Revoir en profondeur sur le dispositif actuel du diagnostic déchets avant démolition pour en faire une
base solide et efficace pour les démarches ultérieures de réemploi et de valorisation des maté-
riaux et déchets de chantiers.
Pour favoriser le réemploi dans la construction, développer avec les acteurs du secteur des guides
techniques permettant la reconnaissance des performances techniques, sanitaires et environne-
mentales des matériaux réutilisés.
Fixer des objectifs de réemploi, de réutilisation et de réparation aux filières REP et mettre une partie
des produits collectés gratuitement à disposition des acteurs de l?économie sociale et solidaire.
Accompagner 2000 TPE et PME d?ici 2020 pour réduire leur consommation de ressources, leurs
déchets et faire des économies grâce au dispositif de l?Ademe « TPE & PME gagnantes sur tous
les coups ».
10 | Pour une économie 100 % circulaire - Les mesures phares de la feuille de route
Le numérique, accélérateur de transition vers l?économie circulaire
Les outils numériques apportent une contribution essentielle à l?économie circulaire, en permettant
d?organiser la mise en réseau des acteurs et en favorisant l?accès à l?information et aux données.
De nombreuses mesures de la Feuille de route pour l?économie circulaire impliquent le déve-
loppement de ces outils pour leur mise en oeuvre (cartographie des réparateurs, information du
consommateur sur les impacts environnementaux des produits, mise en relation de l?offre et de la
demande de matériaux réutilisables dans le secteur du BTP?).
L?État soutient les initiatives en ce sens avec le concours de l?Ademe et des acteurs des territoires.
Afin de permettre l?ouverture des données de l?économie circulaire auprès de tous les publics, y
compris des start-up qui développent les outils numériques, un point d?accès national aux données
de l?économie circulaire sera mis en place. Les producteurs et usagers des données ainsi que les
territoires pilotes seront invités à participer à sa gouvernance.
L?État et les acteurs publics: être force
d?entraînement via la commande publique
La mobilisation des acteurs publics, à travers le levier de la commande publique, a le pouvoir d?en-
traîner les innovations en faveur de l?économie circulaire.
Les mesures phares
Inciter les administrations à donner les biens en bon état dont elles n?ont plus l?usage au profit de
structures relevant de l?économie sociale et solidaire.
Intégrer l?économie circulaire dans les pratiques d?achat des administrations, par l?utilisation d?au
moins 50 % de papier recyclé, l?utilisation de pneumatiques rechapés ou rechapables pour les
flottes des véhicules lourds, l?usage de téléphones issus du réemploi?
Développer, dans le cadre du dispositif interministériel Administration exemplaire, un suivi spécifique
des déchets produits dans les services de l?État et leurs restaurants collectifs et prendre en
compte davantage l?économie circulaire dans ce dispositif.
Permettre à l?UGAP (Union des groupements d?achat public) et à toute autre centrale d?achat qui
le souhaite d?avoir une offre relevant de l?économie circulaire (achat de produits d?occasion, de
services relevant de l?économie de la fonctionnalité, etc.)
11
Pour en savoir plus
Téléchargez la Feuille de route pour l?économie circulaire sur les sites des ministères :
Ministère de la Transition écologique et solidaire
www.ecologique-solidaire.gouv.fr rubrique Politiques publiques ? économie circulaire
et déchets ? économie circulaire
Ministère de l?Économie et des Finances
www.economie.gouv.fr rubrique Entreprises
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Le portail internet http://aides-publiques-entreprises.eco-circulaire.fr, mis en place par le minis-
tère de la Transition écologique et solidaire, répertorie les aides publiques (locales, nationales et
européennes) dont les entreprises peuvent bénéficier en matière d?investissement, d?innovation,
de conseil ou d?accompagnement pour s?engager dans l?économie circulaire.