logements (Les) dans les périmètres de protection patrimoniale
MATHIEU, Benoit
Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
<p class="MsoNormal">En France métropolitaine, près d'un tiers des logements sont localisés dans des périmètres de protection patrimoniale. C'est le cas de 44 % des logements du parc locatif privé et d'un peu plus de la moitié des logements les plus énergivores, dits « passoires énergétiques », de ce parc. À caractéristiques équivalentes, les logements qui composent ces périmètres sont de qualité comparable au reste du parc.<o:p></o:p></p>
Editeur
Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
Descripteur Urbamet
logement
;servitude
;protection du patrimoine
;parc de logements
Descripteur écoplanete
Thème
Habitat - Logement
Texte intégral
En France métropolitaine, près d?un tiers des logements
sont localisés dans des périmètres de protection
patrimoniale. C?est le cas de 44% des logements du
parc locatif privé et d?un peu plus de la moitié des
logements les plus énergivores, dits « passoires
énergétiques », de ce parc. À caractéristiques équivalentes,
les logements qui composent ces périmètres sont de
qualité comparable au reste du parc.
Le parc de logements représente un patrimoine à double
titre. Au-delà de sa fonction première d?habitat des
ménages, ce parc constitue en certains lieux, un patrimoine
historique, culturel ou paysager qui nécessite d?être
préservé. À cette fin, ont été mis en place différents
dispositifs de protection patrimoniale : abords de
monuments historiques ? périmètres de 500 mètres autour
des monuments historiques (MH) et périmètres délimités
des abords (PDA) ? et sites patrimoniaux remarquables
(SPR). Au sein de ces sites protégés, les travaux projetés,
dont les démarches de rénovation du bâti et de construction
neuve, font l?objet de dispositions spécifiques, faisant en
particulier intervenir l?expertise des architectes des
bâtiments de France (voir encadré).
Dans un contexte où la loi climat et résilience du
22août 2021 fixe des objectifs ambitieux en matière de
décence énergétique des logements, une bonne
articulation entre la politique de conservation et de mise
en valeur du patrimoine bâti et celle de rénovation des
logements représente un enjeu important. Pour éclairer cet
enjeu, cette publication présente un état du parc de
logements dans les périmètres de protection patrimoniale.
PRÈS D?UN TIERS DES LOGEMENTS DANS UN
PÉRIMÈTRE DE PROTECTION PATRIMONIALE
En France métropolitaine, près d?un tiers du parc de
logements est localisé dans des périmètres de protection
patrimoniale, tels que définis début 20231 : 7 % dans un
SPR, près de 3% dans un PDA (hors SPR), et 22% dans
les périmètres de 500 mètres autour des monuments
historiques (hors SPR et PDA). Cela représente, au total,
11,6 millions de logements. On peut, par ailleurs, estimer
à environ 80 000 (soit 0,2% du parc) le nombre de
logements du parc localisés au sein même de bâtiments
historiques (inscrits ou classés)2.
L A BT AD A Essentiel
Les logements dans les périmètres
de protection patrimoniale
FÉVRIER 2024
MINISTÈRE
DE LA TRANSITION
ÉCOLOGIQUE
ET DE LA COHÉSION
DES TERRITOIRES
Graphique 1: localisation des logements par rapport
aux périmètres de protection patrimoniale
En%
1. On considère dans cette publication les périmètres de protection patrimoniale recensés début 2023. Le parc de logements correspondant et ses
caractéristiques sont observés au 1er janvier 2020 (voir sources).
2. Pour moins de 10 % de ces bâtiments, le nombre de logements n'est pas précisément mesuré, compte tenu du fait que seule une partie de l'immeuble
(façade, porte, escalier...) est inscrite ou classée.
68,3 7,0
2,5
22,2
En dehors des périmètres
de protection
Dans les sites patrimoniaux
remarquables
Dans les périmètres délimités
des abords (hors SPR)
Dans les périmètres de 500 m
(hors SPR et PDA)
Lecture : 2,5% des logements de France métropolitaine sont localisés dans
un périmètre délimité des abords (hors SPR).
Champ : France métropolitaine.
Sources : Fidéli 2020 ; Atlas des patrimoines
UNE PROTECTION PATRIMONIALE LIÉE À L?HISTOIRE
DES VILLES
Les périmètres de protection patrimoniale ciblant les
coeurs historiques des villes, c?est en leur sein que la part
de logements concernés est la plus élevée. Ainsi, près de
la moitié (48%) des logements des villes-centres sont
localisés dans un périmètre (graphique 2), dont 13% dans
Les logements dans les périmètres de protection patrimoniale
un SPR. La politique de protection patrimoniale ne se
limitant pas à ces centres anciens, une part non négligeable
des logements des communes de banlieue et des
communes rurales sont également concernés (24% et
21% respectivement). Bien que le niveau de protection
varie selon les territoires, la part de logements dans les
périmètres augmente globalement avec la taille de l?unité
urbaine : de 35% pour celles de 2 000 à 10 000 habitants
à 47% dans les plus grandes hors Paris.
Plusieurs villes-centres de grandes agglomérations se
caractérisent par une concentration particulièrement forte
de logements appartenant à une aire protégée, notamment
Paris (94%), Nancy (89%) et Rouen (83%), à l?inverse de
certaines villes dont la construction ou la reconstruction
est plus récente (par exemple, Toulon avec 17%).
DAVANTAGE DE LOGEMENTS ANCIENS ET PETITS
Une grande partie du parc localisé en périmètre de
protection patrimoniale est ancien, voire très ancien. La
part des logements construits avant 1949 y est de 45%
(26% avant 1900), voire de 55% dans les SPR (35%
avant 1900) - (graphique 3). En comparaison, cette part
n?est que de 25% hors périmètres (14% avant 1900).
Il existe toutefois dans les périmètres de protection une
part substantielle de logements récents, avec 15% de
constructions postérieures à 1998, et 7% postérieures à
2010 (ces proportions étant de 11% et 5% respectivement
au sein des SPR). L?activité de construction existe donc
dans les périmètres de protection, quoique plus
modérément qu?ailleurs.
Lecture : 4% des logements des communes de banlieue sont localisés dans
un SPR, contre 7% pour l?ensemble du parc.
Champ : France métropolitaine.
Sources : Fidéli 2020 ; Atlas des patrimoines
Graphique 2: part des logements dans les périmètres de
protection patrimoniale selon le statut de la commune
dans l?unité urbaine
En%
ENCADRÉ
Dispositifs de protection patrimoniale
Deux dispositifs faisant intervenir l?avis de l?architecte des Bâtiments de France (ABF) sont considérés dans cette publication.
? Les abords des monuments historiques
- Le périmètre de 500 mètres autour des monuments historiques (MH) : la loi du 25 février 1943 a instauré un régime
d?autorisation préalable pour les travaux situés dans un rayon de 500 mètres autour du monument, afin de protéger
l?environnement des monuments historiques. Lorsque le projet se situe en « co-visibilité » avec le monument, l?autorisation
nécessite l?avis conforme de l?ABF. Dans le cas contraire, le dossier n?est pas soumis à avis conforme, mais l?ABF peut formuler
des recommandations. On dénombre environ 40 500 périmètres de ce type début 2023 en France métropolitaine.
- Le périmètre délimité des abords (PDA) : la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de 2000 permet de transformer les
périmètres de 500 mètres en un périmètre tenant compte des enjeux urbains ou paysagers autour du monument, appelé « périmètre
délimité des abords ». Proposé par l?ABF ou l?autorité compétente en matière d?urbanisme, il nécessite une enquête publique avant
d?être opposable. Le critère de « co-visibilité » n?intervient plus et toutes les autorisations de travaux dépendent de l?avis conforme de
l?ABF. Les PDA peuvent être communs à plusieurs monuments historiques. On dénombre environ 3 000 PDA début 2023.
? Les sites patrimoniaux remarquables (SPR)
Créés par la loi relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (LCAP), ils correspondent aux « villes, villages ou
quartiers dont la conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, au point de vue historique, architectural,
archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public ». Le classement résulte d'une décision du ministre de la culture, après avis
de la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture, enquête publique et consultation des communes concernées. Les
demandes d?autorisations de travaux situés dans les SPR sont subordonnées à l?avis conforme de l?ABF. Début 2023, on
comptabilise un peu moins de 1 000 SPR.
50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Banlieue Rural TotalVille-centre Ville isolée
Dans les SPR Dans les PDA Dans les 500 des MH
32
16
18
18
22
2
7
2
3
3
1
13
4 7
2
Lecture : dans les périmètres de protection patrimoniale, 26% des logements
ont été construits avant 1900. Cette part s?élève à 35% au sein des SPR.
Champ : France métropolitaine.
Sources : Fidéli 2020 ; Atlas des patrimoines
Graphique 3 : répartition des logements par période
de construction dans et en dehors des périmètres de
protection patrimoniale
En%
avant 1900
1900-1948
1949-1974
1975-1998
après 1998
100
80
60
40
20
0
Dans les SPR > 500 m
des périmètres
Dans
les périmètres
< 500 m
des périmètres
15 11
22 24
19
16
27 28
19
20
13
11
26
35
8
17
21
17
30 20
Les logements dans les périmètres de protection patrimoniale
En lien avec l?ancienneté du parc, les logements
localisés dans les périmètres sont plus petits. La part des
logements de 75 m2 et moins y est de 61%, contre 43%
en dehors des périmètres. La part des 35 m² et moins y
est particulièrement élevée : 18% en leur sein et 21%
dans les SPR, contre 8% dans les zones non protégées.
Les appartements y sont également nettement
surreprésentés, composant 66% du parc au sein des
périmètres (73% dans les SPR), contre 38% des
logements localisés en dehors.
PLUS DE 40% DES MÉNAGES LOCATAIRES DU PARC
PRIVÉ DANS CES PÉRIMÈTRES?
Suivant la répartition spatiale des statuts d?occupation, le
parc locatif privé, surreprésenté dans les centres-villes, est
plus fortement concerné par les périmètres de protection.
Ainsi 44% de ces logements se trouvent dans une zone
protégée (dont 11 % dans un SPR) - (graphique 4). Parmi les
petites surfaces (35 m2 et moins) mises en location dans le
secteur libre, la part couverte par les périmètres de protection
atteint même 61%. À titre de comparaison, seuls 29% des
logements du parc social et 25% de ceux occupés par leur
propriétaire sont localisés dans un périmètre de protection
(dont 4% au sein d?un SPR dans les deux cas).
Lecture : 32 % des logements et 52 % des « passoires énergétiques » du parc
locatif privé se trouvent dans un périmètre de protection.
Champ : France métropolitaine.
Sources : Fidéli 2020 ; Atlas des patrimoines ; Parc de logements par classe
de performance énergétique au 1er janvier 2022 (publication de juillet 2022).
Calcul SDES
Graphique 4: part des logements dans les périmètres de
protection patrimoniale selon le type d?occupation
En%
périmètres de protection patrimoniale en regroupent plus
d?un tiers (36%) - (graphique 5).
La concentration des « passoires énergétiques » au
sein des périmètres de protection patrimoniale est plus
élevée pour celles situées dans le parc locatif privé. Au
total, 52% des « passoires énergétiques» du secteur
locatif libre, environ 800 000 logements, sont localisées
dans une zone de protection patrimoniale (et 49% des
«logements énergivores » du parc locatif privé).
Graphique 5: part des logements en zone de protection
patrimoniale, pour différents segments du parc
En%
3. Ces trois étiquettes sont visées à horizon plus ou moins lointain par les critères de décence énergétique institués par la loi climat et résilience.
4. L?estimation porte sur l?ensemble du parc auquel est imputé un diagnostic de performance énergétique (DPE) en fonction des caractéristiques de chaque
logement (voir sources).
La part des « passoires énergétiques » du parc locatif
privé concernées par la protection patrimoniale est
particulièrement forte sur certains segments du parc. Elle
atteint plus des deux tiers (67%) dans les villes-centres
des unités urbaines de 200 000 habitants et plus (hors cas
particulier de Paris). Elle concerne 72% des logements
pour les appartements de petite taille (35 m2 et moins) du
parc locatif privé, soit plus de 300 000 logements.
UNE MOINDRE QUALITÉ DES LOGEMENTS
LARGEMENT DUE À LEURS CARACTÉRISTIQUES
La moindre qualité, notamment énergétique, au sein des
périmètres de protection patrimoniale, tient pour une
majeure partie à la composition du parc qui y est localisé,
plutôt qu?au statut particulier des périmètres. Ce résultat
peut être mis en évidence en comparant les écarts de
fréquence de certains défauts entre les logements des
périmètres protégés et ceux situés à leur périphérie
immédiate, et en neutralisant les effets de composition,
notamment en termes d?ancienneté du parc de logements
et de type d?occupation.
? ET ENVIRON LA MOITIÉ DES « PASSOIRES
ÉNERGÉTIQUES » DU PARC LOCATIF PRIVÉ
Le parc de logements des périmètres de protection
patrimoniale, nettement plus ancien, présente des
performances énergétiques moins favorables. La part de
« logement énergivores » (classes E, F ou G)3 s?y élève à
47% au 1er janvier 2022, contre 40% hors périmètres4. La
part de « passoires énergétiques » (classes F ou G) y est
de 23%, contre 18% en dehors. Sur l?ensemble du parc
de « passoires énergétiques » au 1er janvier 2022, les
Lecture : 4% des logements occupés par leur propriétaire sont localisés dans
un SPR, contre 7% de l?ensemble du parc.
Champ : France métropolitaine.
Sources : Fidéli 2020 ; Atlas des patrimoines
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Locataires
du secteur
libre
Résidences
secondaires
Logements
vacants
Tous types
d'occupation
Propriétaires
occupants
Locataires
du secteur
social
Dans les SPR Dans les PDA Dans les 500 des MH
18
18
22
2
7
2
3
3
1
13
4 7
2
18
29
2
3
4
11
4
3
21
27
9 11
2
3
7
2
22
22
68
Ensemble du parc de logements Parc des «passoires
énergétiques»
«Passoires énergétiques»
du parc locatif privé
32
44 56
4852
36
64
En dehors des périmètres de protection
Parc locatif du secteur privé
Dans les périmètres de protection
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction des statistiques du logement et de la construction
Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex
Courriel : diffusion.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
Dépôt légal : février 2024
ISSN : 2557-8510 (en ligne)
Directrice de publication : Béatrice Sédillot
Rédacteur en chef : Hugues Cahen
Coordination éditoriale : Claude Baudu-Baret
Maquettage et réalisation : Agence Citizen Press
MINISTÈRE
DE LA TRANSITION
ÉCOLOGIQUE
ET DE LA COHÉSION
DES TERRITOIRES
Benoit MATHIEU, SDES
Dans les 500 m des MH
et PDA
Dans les SPR
À caractéristiques comparables
Défauts Non Oui Non Oui
Murs moyennement
ou mal isolés 3,2 *** 0,1 1,7 - 1,0
Logement difficile ou
couteux à chauffer 1,8 ** 0,6 4,1 *** 1,4
Fenêtres laissant
passer l?air 3,3 *** 1,3 * 2,7 * 1,4
Murs humides 3,4 *** 0,4 1,3 - 2,5 *
Vis-à-vis de moins
de 10 m 5,6 *** 3,5 *** 7,8 *** 3,4 **
Logement sombre 3,0 *** 1,1 ** 4,6 *** 1,3
Façade dans un
état médiocre ou
mauvais
- 0,2 - 1,4 *** 0,8 - 0,7
*** très significatif, ** moyennement significatif, * peu significatif.
Lecture : la part de logements difficiles ou coûteux à chauffer est 4,1 points plus
élevée au sein des SPR que dans leur pourtour, tandis que le différentiel ne s?élève
qu?à 1,4 point (statistiquement non significatif) lorsque sont neutralisés les effets
liés à la période de construction et aux autres caractéristiques du logement (voir
tableaux en annexe pour l?énumération des caractéristiques).
Champ : résidences principales en France métropolitaine.
Sources : ENL ; Fidéli 2020 ; Atlas des patrimoines. Calculs SDES
Tableau 1: écarts d?occurrence des défauts des logements
entre les périmètres de protection et leur pourtour
En points de%
Les écarts de fréquence des différents défauts sont
compris entre 1 à 8 points (tableau 1). Pour la plupart de
ceux relevant de l?isolation des logements (murs mal
isolés, logement difficile ou coûteux à chauffer, fenêtres
laissant passer l?air, humidité), les écarts ne demeurent pas
significatifs à caractéristiques comparables de logement
et d?occupation. La seule exception concerne le cas de
fenêtres laissant passer l?air où la différence in fine d?un
point est très marginale pour les périmètres à 500 mètres
et les PDA. Pour les SPR, l?écart est même inverse
concernant l?humidité des murs.
quartiers les plus anciens, à leur urbanisation historique
ayant laissé peu d?espace aux voies de circulation et ayant
favorisé une forte densification du bâti.
Par ailleurs, les façades de l?habitat des périmètres
protégés apparaissent (à caractéristiques comparables
des logements) en meilleur état qu?alentour, traduisant
vraisemblablement le travail de conservation à l?oeuvre.
SOURCES
L?Atlas des patrimoines du ministère de la culture
recense, entre autres, les données réglementaires des sites
patrimoniaux remarquables, des abords des monuments
historiques, ainsi que des immeubles classés et inscrits au
titre des monuments historiques.
Le Fichier démographique sur les logements et les
individus (Fidéli) est produit par l?Insee sur la base
d?informations d?origine fiscale. Il renseigne de manière
exhaustive et géolocalisée sur les logements, leurs
caractéristiques et leur occupation au 1er janvier de chaque
millésime (2020 dans cette publication).
Le parc de logements par classe de performance
énergétique est estimé par le SDES dans le cadre de
l?Observatoire national de la rénovation énergétique.
L?estimation utilisée dans cette publication est celle au
1erjanvier 2022, qui extrapole à l?ensemble du parc les
310000 DPE collectés par l?Ademe sur la période de
décembre 2021 à mars 2022, à partir notamment des
informations de Fidéli. Cette estimation a été légèrement
révisée lors de la publication en novembre 2023 du parc
de logements par classe de performance énergétique au
1er janvier 2023. La part des « passoires énergétiques » en
France métropolitaine au 1er janvier 2022 est passée de
17,3% à 17,1% parmi l?ensemble des logements et de
19,8% à 20,1% au sein du parc locatif privé. Cette
révision est sans impact sur les résultats présentés dans
cette publication.
L?enquête logement (ENL) mesure, depuis 1955, les
conditions de logement des ménages. Les données du
millésime 2020 ont été produites par le SDES et ont été
collectées entre novembre 2019 et avril 2021 en France
métropolitaine. Elles renseignent, en particulier, sur les
défauts des résidences principales.
A contrario, les écarts de fréquence des défauts liés à
la densité de l?habitat ne peuvent être entièrement
expliqués par les différences de caractéristiques des
logements. Par exemple, la situation dans une zone de
protection patrimoniale accroît, toutes choses égales par
ailleurs, de 3 points l?occurrence d?avoir un vis-à-vis de
moins de 10 mètres, ce qui peut être associé, pour les