Bilan énergétique de la France en 2022 - Données définitives
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France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
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Résumé
<p class="MsoNormal">En 2022, la production primaire d'énergie chute de 17,9 % et la consommation primaire, ou demande intérieure d'énergie, de 10,1 %, pénalisées par la faible disponibilité du parc nucléaire. La consommation finale d'énergie, après transformation et usages internes de la branche énergie, baisse de 6,8 % dans un contexte de tensions internationales et de niveau record des prix des énergies sur les marchés. L'industrie en particulier réduit nettement sa consommation. Celle des autres bâtiments baisse également en raison de la douceur des températures hivernales et automnales couplée à des efforts pour économiser l'énergie à partir de l'automne dans le contexte du plan de sobriété énergétique. La facture énergétique de la France a plus que doublé en 2022, pour s'établir à 116 milliards d'euros. Son niveau inédit résulte essentiellement de la forte élévation des cours.<o:p></o:p></p>
Editeur
Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
Descripteur Urbamet
production d'énergie
;énergie
;bilan énergétique
Descripteur écoplanete
consommation d'énergie
;énergie primaire
Thème
Ressources - Nuisances
Texte intégral
3500
3000
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500
0
ÉNERGIE
L A BT AD A Essentiel
Bilan énergétique de la France
en 2022 - Données définitives
En 2022, la production d?énergie primaire de la France
chute de 18 % en raison notamment de la faible
disponibilité des centrales nucléaires. La consommation
primaire d?énergie diminue également (-10%) du fait de
la moindre production nucléaire, de températures
hivernales clémentes et, dans une moindre mesure,
d?efforts de sobriété. Corrigée des variations
climatiques, la consommation d?énergie finale est quasi
stable (-0,5%). Elle diminue dans le résidentiel, le
tertiaire et l?industrie mais progresse dans les transports.
Dans lecontexte de la guerre en Ukraine, l?énergie voit
ses prix flamber sur les marchés. La mise en place du
bouclier tarifaire et des mesures de soutien aux
entreprises permet de limiter, sans toutefois totalement
l?annuler, la transmission de ces hausses de prix aux
consommateurs finaux. Tous secteurs confondus, les
prix de l?énergie pour un usage énergétique progressent
de 29% sur un an. Au total, les ménages, entreprises et
administrations ont dépensé 215milliards d?euros (Md¤)
pour leur consommation d?énergie. Chaque ménage
français a dépensé 3551¤ en moyenne en 2022 pour
ses achats d?énergie, soit une hausse de 21% par
rapport à 2021 portée par la dépense en carburants.
LA PRODUCTION D?ÉNERGIE PRIMAIRE CHUTE
EN 2022
En 2022, la production d?énergie primaire française diminue
de 17,7% par rapport à 2021 et s?établit à 1254TWh
(graphique 1). Cette baisse s?explique principalement par
une moindre disponibilité du parc nucléaire à la suite de
ladétection en fin d?année 2021 de fissures sur un circuit de
la centrale de Civaux, qui a conduit à l?arrêt non prévu et
prolongé de plusieurs réacteurs pour contrôle et réparation.
La production d?énergie primaire nucléaire atteint ainsi son
plus faible niveau depuis 1988, à 893TWh, en chute de
22,3% par rapport à 2021.
La production primaire d?électricité renouvelable diminue
aussi (- 7,9 %, à 104 TWh) du fait de conditions
météorologiques moins favorables. La sécheresse
exceptionnelle de l?été entraîne en effet un repli marqué de
la production d?électricité hydraulique (-23,6%) qui atteint
un point bas inédit depuis 1976 (46TWh). La filière
photovoltaïque est dynamique (+27,8%), portée par un fort
ensoleillement et le développement des installations.
Laproduction éolienne progresse de 2,4% en 2022 en
raison du développement du parc, avec notamment la mise
enservice du premier parc éolien en mer au large de
Saint-Nazaire.
La production primaire d?énergies renouvelables (EnR)
thermiques et issues de la valorisation des déchets diminue
également (-1,7%), pour atteindre 248TWh. Cette baisse
s?explique d?abord par le recul de la biomasse solide
(-6,2%, à 118TWh), moins consommée et produite lorsque
l?hiver est doux. La production des pompes à chaleur
diminue légèrement (-0,8%, à 45TWh) en dépit de
lahausse toujours vive des équipements. La production de
biocarburants continue de reculer (-2,6%, à 22TWh), tirée
à la baisse par le biodiesel. À l?inverse, la production de
biogaz (+19,2%, à 19TWh) demeure dynamique.
FÉVRIER 2024
MINISTÈRE
ÉCOLOGIQUE
ET DE LA COHÉSION
DES TERRITOIRES
DE LA TRANSITION
Note: la production et la consommation primaires se lisent sur l?échelle
de gauche, le taux d?indépendance énergétique (rapport des deux grandeurs
précédentes) sur l?échelle de droite.
Champ: jusqu?à l?année 2010 incluse, le périmètre géographique est
laFrance métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source: SDES
Graphique 1: consommation primaire, production
primaire et taux d?indépendance énergétique
En TWh En %
60
50
40
30
20
10
0
1970
1974
1978
1982
1986
1990
1994
1998
2002
2006
2010
2014
2018
2022
Consommation primaire réelle Production primaire
Taux d?indépendance énergétique
Bilan énergétique de la France en 2022 - Données définitives
LA CONSOMMATION D?ÉNERGIE PRIMAIRE
BAISSE DE10%
La consommation primaire réelle diminue de 10,2% en
2022et s?établit à 2481TWh. Cette baisse s?explique
essentiellement par des températures plus clémentes en
2022 qu?en 2021 et par la moindre disponibilité des réacteurs
nucléaires entraînant une baisse des pertes de chaleur
induites. Les prix élevés et les efforts de sobriété en fin
d?année contribuent également à cette baisse.
La baisse de la consommation primaire en 2022 étant
nettement plus faible que celle de la production primaire,
letaux d?indépendance énergétique, ratio de ces deux
grandeurs, diminue de 4,6points, pour s?établir à 50,6%.
Le déficit des échanges physiques d?énergie, à
1334TWh, s?accroît de 7,0% en 2022. Pour la première fois
depuis 1980, la France est importatrice nette d?électricité
(15TWh contre -45TWh en 2021). Les importations de
pétrole brut progressent de 20,7%, à 488TWh, avec
la reprise de l?activité des raffineries. À l?inverse
lesimportations de produits raffinés diminuent (- 17,3%, à
319TWh). Les entrées nettes de gaz naturel sur le territoire
progressent (+1,8%, à 421TWh), malgré la diminution de la
consommation, pour reconstituer et maintenir les stocks à un
haut niveau en prévision de l?hiver 2023. La chute des
approvisionnements en gaz gazeux russe à l?été entraîne une
forte hausse des importations de gaz liquéfié (+103%), en
provenance notamment des États-Unis, et des exportations
(+176%) vers les pays voisins, avec des flux inhabituels de
l?ouest et du sud de l?Europe vers l?est et lenord.
CORRIGÉE DU CLIMAT, LA CONSOMMATION
D?ÉNERGIE FINALE À USAGE ÉNERGÉTIQUE
DIMINUE LÉGÈREMENT
La consommation finale (qui correspond à la consommation
primaire diminuée des pertes de transformation, de
transport, de distribution et des usages internes de la
branche énergie) diminue de 6% et s?établit à 1664TWh.
Une petite part de cette consommation (121TWh) concerne
des usages non énergétiques, majoritairement concentrés
dans la pétrochimie. La consommation finale à usage
énergétique recule de 4,5% sur un an et s?établit à
1543TWh. Corrigée des variations climatiques, elle est
quasi stable sur un an (-0,5%), l?hiver 2022 ayant été
particulièrement clément. Par rapport à 2019, elle diminue
de près de 3% (graphique 2).
La consommation d?énergie corrigée des variations
climatiques progresse dans les transports (+4,3%;
518TWh) et dans l?agriculture (+2%; 54TWh). Àl?inverse,
elle diminue dans le résidentiel (-2,8%; 472TWh),
letertiaire (-2,4%; 256TWh) et l?industrie (-3,4%;
299TWh). Dans un contexte de prix élevés de l?énergie et
d?inquiétudes sur l?approvisionnement, ces secteurs ont
limité leur consommation énergétique, en particulier en fin
d?année.
REBOND DE LA CONSOMMATION DANS
LETRANSPORT AVEC LA FIN COMPLÈTE
DESRESTRICTIONS DE CIRCULATION
Encore impactée en 2021 par des restrictions de circulation
liées à la crise sanitaire (couvre-feu, confinements partiels),
laconsommation énergétique des transports s?accroît en 2022,
à 518TWh (+4,3%, après une hausse de 12,2% en 2021).
Elleretrouve ainsi quasiment son niveau de 2019, malgré les
prix élevés des carburants. La consommation de produits
pétroliers, qui représente plus de 90% de l?énergie des
transports, augmente de 3,9%. La consommation d?essence
est particulièrement dynamique (+12%); celle de gazole
routier, qui décroît tendanciellement depuis 2016, est quasi
stable (+0,5%). La consommation de carburéacteurs du
secteur aérien (national et international) progresse de 62% en
2022 avec la reprise des vols, mais reste encore inférieure de
près de 20% à son niveau de 2019. Les consommations de
biocarburants rebondissent également, mais de manière
différenciée selon les produits: celle de bioéthanol, incorporé
à l?essence, poursuit sa forte progression (+19% en 2022,
après +29% en 2021), alors que celle de biodiesel, incorporé
au gazole, est quasi stable (+0,3%). La consommation
d?électricité à usage de transport (10,8TWh) reste très
majoritairement liée au ferroviaire (76%). Elle progresse de
14% pour la deuxième année consécutive et dépasse son
niveau de 2019. Bien que faible en niveau, la consommation
des véhicules électriques croît fortement (+78% en 2022, après
+87% en 2021) en lien avec le développement du parc. Enfin,
la consommation de gaz naturel (0,7% de la consommation
des transports) poursuit sa croissance (+17% en 2022).
BAISSE DE LA CONSOMMATION D?ÉNERGIE
DANSLERÉSIDENTIEL ET LE TERTIAIRE LIÉE
À DES TEMPÉRATURES PLUS CLÉMENTES
ET DES EFFORTS DE SOBRIÉTÉ
Dans un contexte de prix de l?énergie élevés, d?inquiétude
sur les approvisionnements en gaz naturel et de risque de
coupures électriques en fin d?année, la consommation
d?énergie du résidentiel-tertiaire diminue de 10% en
données réelles et de 3% à climat corrigé.
C?est avant tout la consommation de gaz naturel, énergie
qui représente un quart des consommations du secteur, qui
explique cette baisse. Celle-ci diminue en effet de 18% à
climat réel et de 6% à climat corrigé. L?évolution de
2000
1800
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
* La ventilation de la chaleur vendue entre secteurs consommateurs
n?est pas disponible entre 2000 et 2006.
Champ : jusqu?à l?année 2010 incluse, le périmètre géographique est la
France métropolitaine. À partir de 2011, il inclut en outre les cinq DROM.
Source: SDES
Graphique 2: consommation finale à usage
énergétique (corrigée des variations climatiques)
parsecteur ou usage
En TWh
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
2016
2018
2020
2022
Résidentiel Tertiaire Transports
Industrie Agriculture-pêche Non affecté*
Bilan énergétique de la France en 2022 - Données définitives
laconsommation d?électricité est plus contrastée: dans
le tertiaire, où elle représente environ la moitié des
consommations, elle est stable à climat réel et progresse de
1% à climat corrigé, alors qu?elle diminue dans le secteur
résidentiel (-8% à climat réel, -4% à climat corrigé).
La consommation d?EnR thermiques et déchets,
principalement utilisées sous forme de bois-énergie dans le
résidentiel, continue sa progression (+5% à climat corrigé),
tirée par le dynamisme des pompes à chaleur.
BAISSE DE LA CONSOMMATION D?ÉNERGIE
DANS L?INDUSTRIE SOUS L?EFFET DES PRIX ÉLEVÉS
La consommation d?énergie dans l?industrie s?établit à
294TWh en 2022, en baisse de 5% sur un an (-3% à climat
corrigé), malgré une légère hausse de la production
manufacturière (+1,3%). La baisse de consommation
concerne tous les secteurs, à l?exception des industries
extractives et du secteur du bois et ouvrages en bois.
Enparticulier, la consommation des secteurs de la chimie-
pétrochimie et des produits alimentaires, boissons, tabac,
qui à eux deux représentent 41% de la consommation
énergétique industrielle, diminue de 6%.
Les consommations industrielles de gaz et d?électricité,
dont les prix, en particulier pour les gros consommateurs,
ont connu de fortes hausses en 2022, diminuent nettement
(respectivement -9% et -5%). Ces deux énergies
représentent chacune 37% de la consommation énergétique
du secteur. La consommation de charbon diminue
également (-30%; 3% de la consommation industrielle).
À l?inverse, la consommation de produits pétroliers raffinés
(10% de la consommation industrielle) progresse de 5%.
Celles de chaleur et d?EnR thermiques et déchets, qui
représentent chacune 7% de la consommation, augmentent
respectivement de 8% et 1%.
DE FORTES HAUSSES DES PRIX DE L?ÉNERGIE
Dans un contexte de tensions internationales liées à laguerre
en Ukraine et de moindre disponibilité du parc nucléaire
français, les prix de l?énergie sur les marchés connaissent de
fortes hausses en 2022. Le prix moyen du gaz sur le marché
français (PEG) s?établit ainsi à 98,6¤/MWh en 2022, soit un
niveau deux fois supérieur à celui de 2021 et septfois
supérieur à celui de 2019. Les prix de gros de l?électricité ont
une dynamique similaire: le prix spot de l?électricité livrable
en France atteint 279,4¤/MWh en moyenne en 2022, soit
2,6fois plus qu?en 2021 et 7 fois plus qu?en 2019. Sur les
marchés pétroliers, la hausse est de moindre ampleur, mais
elle reste très élevée: exprimé en euros, le prix du baril de
Brent progresse de 60% sur un an, à 96¤.
Face à la flambée des prix de l?énergie, plusieurs mesures
ont été mises en place pour limiter la transmission des
hausses aux consommateurs finaux: bouclier tarifaire sur
les prix du gaz et de l?électricité, remises sur lescarburants,
dispositifs de soutien aux entreprises. Néanmoins, les prix
de l?énergie pour les ménages et les entreprises s?accroissent
sensiblement en 2022: tous secteurs confondus, les prix de
l?énergie (pour un usage énergétique) progressent de 29,2%
sur un an (tableau 1). Les hausses subies varient selon
lessecteurs: +58% dans l?industrie, +28% dans le tertiaire,
+17% dans le résidentiel. Les gros consommateurs, plus
sensibles aux prix des marchés de gros, connaissent les
hausses les plus fortes.
LES CONSOMMATEURS FINAUX D?ÉNERGIE
ONT DÉPENSÉ 215 Md¤ EN 2022
Au total, les ménages, entreprises et administrations ont
dépensé 215,4 Md¤ en 2022 pour satisfaire leurs besoins
en énergie (graphique 3). Au sein de cette dépense, le coût
des importations nettes et des variations de stocks de
produits énergétiques représente 107,6 Md¤, les taxes
énergétiques (nettes des subventions aux EnR et des
remises carburant) 30,4 Md¤ et la TVA non déductible
17 Md¤. Le solde, soit 60,4 Md¤, correspond à la
rémunération d?activités réalisées sur le territoire national,
principalement la production d?électricité et d?EnR, lagestion
des réseaux de gaz et d?électricité, la distribution des
carburants et le raffinage de pétrole. En 2022, en lien avec
la hausse des prix de l?énergie sur les marchés, ladépense
nationale énergétique augmente de 19,4 % en euros
constants, malgré la baisse de la consommation finale.
Lecoût des échanges extérieurs en particulier progresse de
135 % par rapport à 2021. La TVA non déductible s?accroît
également de 12 %. À l?inverse, lemontant des taxes
énergétiques (nettes des subventions) diminue de 23 % en
raison de la baisse de la consommation et de celle de
l?accise sur l?électricité (ex-TICFE) dans lecadre du bouclier
tarifaire. Enfin, les revenus captés par les entreprises
nationales diminuent de 24 % du fait de lamoindre
production nucléaire.
2019 2020 2021 2022
Industrie (hors charbon
hauts-fourneaux) 50 46 59 93
Transports 133 118 135 172
Résidentiel 103 106 107 124
Tertiaire 86 86 91 116
Agriculture-pêche 75 63 74 104
Consommation finale
énergétique (hors charbon
hauts-fourneaux)
99 93 103 133
Tableau 1 : prix de la consommation finale
parsecteur
En ¤/MWh
Source: SDES
250
200
150
100
50
0
Graphique 3 : décomposition de la dépense nationale
en énergie
En Md¤2022
Source: SDES
Importations nettes de produits énergétiques et variations de stocks
Rémunération d?activités nationales
TVA non déductible
Taxes énergétiques nettes des subventions
20
11
20
12
20
13
20
14
20
15
20
16
20
17
20
18
20
19
20
22
20
20
20
21
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
Commissariat général au développement durable
Service des données et études statistiques
Sous-direction des statistiques de l?énergie
Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex
Courriel: diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr
LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE DES MÉNAGES
S?ÉTABLIT À 3 551 ¤ EN 2022
En 2022, les ménages paient en moyenne l?énergie 20,6 %
plus cher qu?en 2021. Cette hausse résulte à la fois de celle
des prix des carburants, qui progressent de 25 % et de celle
des prix des énergies du logement qui augmentent de 17%.
La facture moyenne d?énergie des ménages s?élève à
3551¤ en 2022, dont 1 744 ¤ pour l?énergie du logement
et 1 808 ¤ pour les carburants. Elle augmente globalement
de 13 % par rapport à 2021 en euros courants, après une
hausse de 16 % en 2021. C?est avant tout la progression de
la dépense en carburants qui explique cette hausse. Celle-ci
s?accroît en effet de 27 % pour la deuxième année
consécutive, sous l?effet cumulé de la reprise des
déplacements à la sortie de la crise sanitaire et de
l?augmentation des prix. La facture moyenne liée au
logement ne progresse, quant à elle, que de 2 % du fait de
températures plus clémentes et d?efforts de sobriété des
ménages en fin d?année. L?énergie représente 9,5 % du
budget des ménages en 2022. Cette part augmente de
0,5 point par rapport à 2021. Elle reste néanmoins
sensiblement inférieure au pic atteint en 1985, à 11,8 %
(graphique 4).
MÉTHODOLOGIE
Cette publication présente les principaux résultats définitifs
du bilan énergétique physique et monétaire de la France en
2022, actualisant et complétant le bilan provisoire paru dans
la même collection en avril 2023. Le champ géographique
couvre la métropole et les cinq départements ou régions
d?outre-mer. La méthodologie du bilan physique suit les
recommandations d?Eurostat et de l?Agence internationale
de l?énergie. Le bilan monétaire est construit en cohérence
avec le bilan physique, à l?exception des hauts-fourneaux
(considérés comme faisant partie de la branche énergie dans
le bilan physique mais de l?industrie dans le bilan monétaire).
Une publication plus détaillée paraîtra courant 2024.
L?ensemble des séries du bilan est toutefois déjà disponible
conjointement à cette publication sur le site internet
duSDES.
POUR EN SAVOIR PLUS
? Bilan énergétique de la France en 2022 ? Données
provisoires, SDES, Datalab Essentiel, avril 2023
? Les énergies renouvelables en France en 2022 ? Suivi de
la directive (UE) 2018/2001 relative à la promotion de
l?utilisation des énergies renouvelables, SDES, Datalab
Essentiel, mai 2023
Sous-direction des statistiques de l?énergie, SDES
Graphique 4 : part de la dépense énergétique
dans lebudget des ménages
En %
Note : le budget des ménages est calculé comme les dépenses des
ménages au sens de la Comptabilité nationale, hors loyers imputés
etservices d?intermédiation financière indirectement mesurés (Sifim).
Sources : Insee ; SDES
12
11
10
9
8
7
19
60
19
64
19
68
19
72
19
76
19
80
19
84
19
88
19
92
19
96
20
00
20
04
20
12
20
16
20
08
20
22
Dépôt légal: février 2024
ISSN: 2557-8510 (en ligne)
Directrice de publication: Béatrice Sédillot
Coordination éditoriale: Amélie Glorieux-Freminet
Maquettage et réalisation: Agence Efil, Tours
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/bilan-energetique-de-la-france-en-2022-donnees-provisoires?rubrique=19&dossier=170
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/bilan-energetique-de-la-france-en-2022-donnees-provisoires?rubrique=19&dossier=170
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-energies-renouvelables-en-france-en-2022-suivi-de-la-directive-ue-20182001-relative-la?rubrique=21&dossier=174
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-energies-renouvelables-en-france-en-2022-suivi-de-la-directive-ue-20182001-relative-la?rubrique=21&dossier=174
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-energies-renouvelables-en-france-en-2022-suivi-de-la-directive-ue-20182001-relative-la?rubrique=21&dossier=174