Chiffres clés des risques naturels

ANTONI, Véronique ; JOASSARD, Irénée

Auteur moral
France. Commissariat général au développement durable. Service des données et études statistiques
Auteur secondaire
Résumé
<p class="MsoNormal">Les spécificités géomorphologiques et climatiques des territoires métropolitains et ultramarins français exposent leurs habitants, les biens et les activités économiques à des phénomènes naturels variés : inondations, risques terrestres ou météorologiques. Le dérèglement climatique est susceptible d'amplifier la plupart d'entre eux. À partir d'une sélection de cartes et d'indicateurs clés commentés, ce recueil dresse un panorama détaillé des principaux risques naturels. Cette publication aborde ainsi la sinistralité, l'aléa et le risque propres à chaque phénomène, ainsi que les outils permettant de prévenir ces risques.<o:p></o:p></p>
Editeur
Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires
Descripteur Urbamet
risques naturels ; inondation ; changement climatique ; politique publique ; plan de prévention des risques naturels
Descripteur écoplanete
catastrophe naturelle ; prévention des risques ; comparaison internationale ; mouvement de terrain
Thème
Environnement - Paysage
Texte intégral
Chiffres clés des risques naturels Édition 2023 JANVIER 2024 L A B T A D A 2 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 sommaire Chiffres clés des risques naturels Édition 2023 5 - Données clés 11 - Éléments de contexte : observatoire, concepts etpolitiquepublique 17 - État des lieux des catastrophes naturelles en France 35 - Inondations : sinistralité, exposition et prévention 63 - Risques naturels terrestres 111 - Risques météorologiques 123 - Impacts du changement climatique 127 - Situation de la France dans le contexte international 133 - Annexes 151 - Table des matières Document édité par: Le service des données et études statistiques (SDES) en partenariat avec l?Observatoire national des risques naturels (ONRN) Publication disponible en HTML sur www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr Avertissement : les indicateurs rassemblés dans cette publication ont été élaborés à partir de bases de données variées : administratives ou réglementaires, provenant de la profession assurantielle, d?enquêtes de services statistiques ou encore de programmes de recherche français ou internationaux. Ils peuvent concerner des périmètres différents selon les thématiques abordées. Le lecteur est invité à bien prendre connaissance du champ géographique, des sources de données et de leurs millésimes figurant sous chaque illustration et dans les commentaires associés. https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/chiffres-cles-des-risques-naturels-edition-2023 Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 3 VA Véronique Antoni* IJ Irénée Joassard irenee.joassard@ developpement-durable.gouv.fr coordinateurs contributeurs Observatoire national des risques naturels (ONRN) Nicolas Bauduceau (CCR) Juliette Buffetrille (DGPR) Rida El Mahali (DGPR) Ludovic Faytre (Institut Paris Région) Sylvie Greciet (DGPR) Lise Gonnetan* (CCR) Irénée Joassard (SDES) Éric Pautard (SDES) Eric Petitpas* (MRN) Lilian Pugnet (MRN) Remerciements DGPR (Mendy Bengoubou-Valerius, Bastien Coignon, Clarisse Durand, Marianne Fouquet, Youven Goulamoussène, Margaret Herbaux, Paul Lévi, Bénédicte Montoya, Guillaume Palavioux, Julien Rey, Ariane Stephan) ; SDES (Régis Farret*) ; BRGM (Pascal Dominique, Sébastien Gourdier, Anne Lemoine, Carola Mirgon, Silvain Yart) ; France Assureurs (Cécile Douvillé) ; Météo-France (Jean-Michel Soubeyroux) ; Onerc (Jérôme Duvernoy*) ; Université de Strasbourg (Jean-Philippe Malet) ; Université Savoie Mont Blanc (Nicolas Bodin) ; IPGP/OVPF (Patrice Boissier, Jean-Christophe Komorowski, Aline Peltier, Jean-Marie Saurel) ; Inrae (Nicolas Eckert) ; ONF (Simon Carladous, Béatrice Pons, Rémi Savazzi) ; MASA (Lionel Richoilley, Simon Tranchant) * En poste au moment de la rédaction. 4 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 avant-propos C e recueil de chiffres clés sur les risques naturels produit par le service des données et études statistiques (SDES), en collaboration avec l?Observatoire national des risques naturels, dresse un panorama des risques naturels auxquels lesterritoires métropolitains et ultramarins sont exposés. À partir de cartes et d?indicateurs clés commentés, cette publication décrit les principaux phénomènes naturels ? inondations, risques terrestres (mouvements de terrain, séismes, éruptions volcaniques, avalanches, tsunamis, incendies de forêt) et météorologiques ? sous l?angle de la sinistralité, de l'exposition (population, bâtiments, activités) et des outils permettant de faire connaître les zones à risques aux populations et aux aménageurs et de prévenir lesrisques. Elle présente également les impacts prévisibles duchangement climatique sur l?intensité des phénomènes naturels etenfin, compare la situation française avec celle d?autres pays. Ce document ne prétend pas être exhaustif sur le sujet. Le lecteur pourra obtenir des informations plus détaillées et enrichir ses connaissances en consultant les sites des membres de l?Observatoire national des risques naturels. ? Béatrice Sédillot CHEFFE DU SERVICE DES DONNÉES ET ÉTUDES STATISTIQUES (SDES) données clés Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 5 Données clés données clés 6 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 17 500 événements à l?origine d?une reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle dans au moins une commune. Les catastrophes naturelles en France Indemnisations¤ 50 milliards d?euros d?indemnisations versées en 40 ans par les assurances au titre du régime des catastrophes naturelles. Depuis 2017, les indemnisations liées au retrait-gonflement des argiles sont prépondérantes. 1982 - 2023 5 700 communes concernées en moyenne chaque année Retrait- gonflement des argiles 17 %17 % Autres 2 % 240 000 reconnaissances de l?état de catastrophe naturelle à la commune Phénomènes atmosphériques 8 %56 % Inondations Mouvements de terrain données clés Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 7 Risque inondation 18 millions d?habitants exposés 18,5 millions d?habitants exposés aux risques d?inondation par submersion marine et/ou débordement de cours d?eau Débordement de cours d?eau Submersion marine 1,5 million d?habitants exposés 10,5 millions de logements 26,7 % de la population totale de la population totale du total des logements du total des logements 1,3 million de logements Population exposée couverte par... 74,4 % 2 560 communes 11,9 millions de personnes exposées Territoires à risque important d?inondation 2,2 % 3,5 %28 % 59 % Indemnisations¤ 14,4 Md¤2022 1995 - 2019 Plan de prévention des risques inondation PPRLittoral 124 PPRI données clés 8 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 48 % du territoire métropolitain exposé 10,4 millions de maisons individuelles Indemnisations¤12 Md¤2022 1995 - 2019 1995 - 2019 Indemnisations¤700 M¤2022 1995 - 2019 Indemnisations¤560 M¤2022 36 séismes de magnitude supérieure à 4 (0,1 % des séismes) France métropolitaine 65 200 événements 1962 - 2020 1900 - 2019 Retrait-gonflement des argiles Glissements de terrain, chutes de blocs, éboulements, coulées de boue... Séismes données clés Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 9 360 tempêtes Risques météorologiques et climatiques 1976 - 2022 1980 - 2021 1990 - 2020 Feux de forêt 26 400 ha/an en moyenne de surfaces brûlées 2022200319891976 Moyenne Indemnisations¤ Près de 30 Md¤2020 pour les tempêtes versées au titre des garanties Tempête-Grêle-Neige incluses dans les contrats multirisque habitation Près de 6 Md¤2020 pour la grêle 6 870 communes déclarées exposées aux risques feux de forêt données clés 10 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 3 séismes de magnitude supérieure à 4 dans les Antilles (0,1 % des séismes) 83 éruptions du Piton de la Fournaise 4 volcans actifs dont 1 sous-marin Les risques naturels en outre-mer Indemnisations pour les cyclones¤2,5 Md¤2022 2014 - 2019 1979 - 2021 2000 - 2019 Débordement de cours d?eau Submersion marine Inondations 440 000 habitants exposés 470 000 habitants exposés aux risques d?inondation par submersion marine et/ou débordement de cours d?eau 110 000 habitants exposés Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 11 Éléments de contexte : observatoire, concepts et politique publique éléments de contexte : observatoire, concepts et politique publique 12 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Observatoire national des risques naturels Créé en 2012 à la suite des conséquences catastrophiques de la tempête Xynthia de 2010, l'Observatoire national des risques naturels (ONRN) a notamment pour objectif de contribuer à l?amélioration de la connaissance des aléas naturels et de leurs conséquences socio-économiques. Cette ambition se concrétise par la mise à jour régulière d?une quarantaine d?indicateurs couvrant l?ensemble des dimensions des risques naturels (exposition, phénomènes naturels, dommages, prévention). Les travaux d?analyse et de prospective disponibles sur ces sujets sont également rendus accessibles. Les informations diffusées s?adressent à un public large : professionnels de la connaissance, de la gestion et de la prévention des risques naturels, médias et relais d?opinions, ensemble des citoyens, dans la perspective de renforcer une culture commune du risque. L'ONRN fédère des représentants du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, de la Caisse centrale de réassurance (CCR), de la Mission risques naturels (MRN) et d?autres acteurs fortement impliqués dans la connaissance et la prévention des risques naturels. POUR EN SAVOIR PLUS ? Géorisques : Mieux connaître les risques sur le territoire et plus particulièrement sa partie dédiée à l?Observatoire national des risques naturels. ? Portail des catastrophes naturelles de la Caisse centrale de réassurance. ? Mission risques naturels. https://www.georisques.gouv.fr/ https://www.georisques.gouv.fr/risques/observatoire-national-des-risques-naturels https://www.georisques.gouv.fr/risques/observatoire-national-des-risques-naturels https://catastrophes-naturelles.ccr.fr/ https://www.mrn.asso.fr/ éléments de contexte : observatoire, concepts et politique publique Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 13 Phénomènes naturels Par la diversité de ses territoires, liée aux sols et sous-sols, aux reliefs et au climat, la France est exposée à différents phénomènes naturels qui peuvent être regroupés en trois types d?aléas naturels principaux : ? aléas hydrologiques (inondations) ; ? aléas terrestres (mouvements de terrain, séismes, avalanches, éruptions volcaniques, feux de forêt, tsunamis) ; ? phénomènes atmosphériques (vents, tempêtes et cyclones). PRINCIPAUX PHÉNOMÈNES NATURELS Grande famille Type Aléas hydrologiques Inondations Par une crue (débordement de cours d'eau) Par submersion marine Par lave torrentielle* Par ruissellement et coulée de boue* Par remontée de nappes* Aléas terrestres Mouvements de terrain Affaissement et effondrement liés aux cavités souterraines (hors mines) Éboulement, chute de pierres et de blocs Glissements de terrain Avancée dunaire* Tassement différentiel** Phénomènes telluriques Séismes Éruptions volcaniques Radon* Autres Tsunamis*** (ou raz de marée) Avalanches Feux de forêt Phénomènes atmosphériques Vents et autres en métropole Tempête et grains Foudre Grêle Neige et pluies verglaçantes Tempêtes tropicales Cyclones ou ouragans *Nonétudiédanscettepublication;**ouretrait-gonflementdesargiles;***étudiéicimaisnonlistédans la liste des aléas de la base de données Gaspar (gestion assistée des procédures administratives relatives aux risques naturels) de la Direction générale de la prévention des risques (DGPR). Source : MTECT, liste aléas Gaspar éléments de contexte : observatoire, concepts et politique publique 14 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Aléas, enjeux, risques : quelques définitions Lorsqu?un phénomène naturel de nature aléatoire ou aléa est susceptible d?affecter l?intégrité des personnes et des biens et de perturber les activités économiques (enjeux), il devient un risque. L?ampleur de ce dernier dépend de la vulnérabilité des enjeux exposés, autrement dit de leur résistance face à un événement donné. Les événements extrêmes, lorsqu?ils surviennent dans une zone à enjeux, génèrent des risques majeurs : la fréquence de leur occurrence est faible, mais leur gravité peut être considérable. En France, le régime des catastrophes naturelles permet alors d?indemniser les sinistrés (sinistralité). ALÉAS, ENJEUX ET RISQUES : LE CAS DES INONDATIONS Aléa phénomène naturel Enjeux & vulnérabilité personnes et biens + ou - vulnérables × Risque= Notedelecture:[?]L?inondationestunesubmersion,rapideoulente,d?unezonehabituellementhorsd?eau. Entempsnormal,larivières?écouledanssonlitmineur.Pourlespetitescrues,l?inondations?étenddanslelit moyen et submerge les terres bordant la rivière. Lors des grandes crues, la rivière occupe la totalité de son lit majeur. [?] Source :MTECT,d?aprèsMEDD,2004.Les risques majeurs,guidegénéral,63p.Traitements:SDES,2021 éléments de contexte : observatoire, concepts et politique publique Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 15 ÉCHELLE DE GRAVITÉ DES DOMMAGES Classe Dommages humains Dommages matériels 0 Incident Aucun blessé < 0,3 M¤* 1 Accident 1 ou plusieurs blessés De 0,3 à 3 M¤ 2 Accident grave 1 à 9 morts De 3 à 30 M¤ 3 Accident très grave 10 à 99 morts De 30 à 300 M¤ 4 Catastrophe 100 à 999 morts De 300 M¤ à 3 Md¤** 5 Catastrophe majeure 1 000 morts ou plus 3 Md¤ ou plus * M¤ = million d'euros, ** Md¤ = milliard d'euros. Source :Missiond?inspectionspécialiséedansl?environnement,mai1999 Les événements naturels dommageables affectant la France sont recensés et classés selon une échelle de gravité en fonction des dommages aux personnes et aux biens. Pour prévenir ces risques majeurs, la politique de prévention des risques naturels mise en place en France s?appuie sur sept piliers : connaître les aléas et les risques ; surveiller, prévenir et alerter ; informer de manière préventive et éduquer ; prendre en compte les risques dans l?aménagement et l?urbanisme ; réduire la vulnérabilité ; préparer et gérer la crise ; gérer l?après-crise et le retour d?expérience. La France s?est par ailleurs dotée de deux garanties permettant d?indemniser les propriétaires lorsque leurs biens (constructions, véhicules terrestres à moteur) assurés sont endommagés à la suite d'un événement naturel : ? la garantie « catastrophes naturelles » (surprimes sur les assurances de dommages aux biens des particuliers et des professionnels et sur les garanties vol et incendie d?un véhicule terrestre à moteur) ; ? la garantie « Tempête-Grêle-Neige » intégrée aux contrats d?assurance multirisques. Les montants mentionnés dans ce recueil se réfèrent à ces deux dispositifs. Ils n?intègrent pas les franchises à la charge des assurés. Sauf exception, le périmètre des analyses est circonscrit aux dommages portant sur les biens bâtis, hors garanties véhicules terrestres à moteur et hors garanties récoltes (assurance agricole : les dommages aux cultures). éléments de contexte : observatoire, concepts et politique publique 16 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Garantie catastrophes naturelles Mise en place en 1982, la garantie catastrophes naturelles (dite « Cat-Nat ») encadre les modalités d?indemnisations des dommages matériels assurés survenus sur un territoire donné, à la suite d'un événement naturel d?une intensité anormale ayant conduit à une reconnaissance de l?état de Cat-Nat par les autorités compétentes. Les arrêtés de catastrophe naturelle précisent alors les zones, les périodes de la catastrophe et le phénomène naturel reconnu. Le régime d?indemnisation repose sur une mutualisation entre tous les assurés et une garantie de l?État. La liste des phénomènes naturels entrant dans le champ de ce dispositif couvre les catégories suivantes : algues sargasses, avalanche, chocs mécaniques liés à l'action des vagues, coulée de boue, éboulement et/ou chute de blocs, effondrement et/ou affaissement, éruption volcanique, glissement de terrain, glissement et éboulement rocheux, glissement et effondrement de terrain, grêle, inondation et/ou coulée de boue, inondation remontée de nappe, lave torrentielle, mouvement de terrain, poids de la neige, raz de marée, sécheresse, secousse sismique, tempête, vents cycloniques. La liste des phénomènes naturels indemnisables varie au fil de la législation. Ce dispositif n?intègre pas les incendies de forêt, ni les tempêtes (hors Cat-Nat depuis 1989), la grêle, la neige et le gel (hors Cat-Nat depuis 2010), les sinistres résultant de ces événements étant pris en charge par d?autres garanties d?assurance. En l?occurrence, les incendies sont couverts par la garantie incendie de l'assurance habitation, le gel par la garantie dégâts des eaux dans les bâtiments d?habitation, les autres aléas par la garantie Tempête-Grêle-Neige (garantie TGN). Par convention, dans cette publication, la « reconnaissance de l?état de Cat-Nat » pour un événement donné correspond à un couple « commune/ arrêté Cat-Nat ». Ainsi, si un même événement naturel induit une reconnaissance de l?état de Cat-Nat pour dix communes, le nombre de reconnaissances de l?état de Cat-Nat sera de dix. Sur une même année, une commune peut faire l?objet de plusieurs reconnaissances de l?état de Cat-Nat pour un même phénomène naturel ou pour des événements différents. partie 1 État des lieux des catastrophes naturelles en France ? De 1900 à 2021, un peu plus de 520 événements naturels dommageables (dont 185 reconnus comme très graves) sont survenus en France, totalisant un peu plus de 32 000 morts. Si les inondations représentent les deux tiers des événements naturels survenus, près de 90 % des décès sont imputables à la seule éruption volcanique de la montagne Pelée en 1902. Depuis 1982, près de 6 000 communes en moyenne font l?objet, chaque année, d?une reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle. Les inondations représentent un peu plus de la moitié des indemnisations versées au titre des catastrophes naturelles, devant la sécheresse (37 %). Les Français perçoivent d?ailleurs les inondations comme le risque naturel le plus préoccupant. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France 18 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Événements naturels dommageables NOMBRE DE MORTS CAUSÉS PAR LES ÉVÉNEMENTS NATURELS DE 1900 À 2021 Phénomènes atmosphériques Avalanches Feux de forêt Inondations Mouvements de terrain Séismes Éruptions volcaniques 29 000 1 983 865 267 Champ:France.524événementsnaturelsdommageablestoutesgravitésconfondues,horsvagues dechaleur(2003,2019,2020:18359décès). Source :ONRN,BDE(DGPR/SRNHetBARPI,BDGaspar;AFP;CCR;FranceAssureurs;Météo-France). Traitements:SDES,2022 Les 524 événements naturels dommageables recensés en France entre 1900 et 2021 totalisent 32 418 morts. Près de 90 % des décès sont imputables aux éruptions volcaniques de la montagne Pelée (Saint-Pierre et Morne Rouge à la Martinique) de 1902 : éruption le 8 avril (28 000 décès), puis écoulements pyroclastiques le 30 août (1 000 décès). Viennent ensuite les phénomènes atmosphériques (cyclones, ouragans, tempêtes) avec 6 % des décès et les inondations avec un peu moins de 3 %. Les mouvements de terrain, les avalanches, les feux de forêt et les séismes totalisent chacun moins de 1 % des décès. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 19 NOMBRE D?ÉVÉNEMENTS NATURELS DOMMAGEABLES DE 1900 À 2021 Phénomènes atmosphériques Avalanches Feux de forêt Inondations Mouvements de terrain Séismes Éruptions volcaniques 351 16 10 7 2 79 59 Champ:France.524événementsnaturelsdommageablestoutesgravitésconfondues,horsvagues dechaleur(2003,2019,2020:18359décès). Source :ONRN,BDE(DGPR/SRNHetBARPI,BDGaspar;AFP;CCR;FranceAssureurs;Météo-France). Traitements:SDES,2022 Si les inondations se caractérisent par une faible mortalité (un peu moins de 3 % des décès induits par les événements naturels dommageables entre 1900 et 2021), elles représentent à l?inverse 67 % des événements naturels dommageables recensés. Elles sont suivies par les phénomènes atmosphériques (15 %) et les mouvements de terrain (11 %). Les autres types d?événements naturels (séismes, avalanches, feux de forêt, éruptions volcaniques) représentent moins de 7 % du total. Entre 1900 et 2021, tous aléas confondus, 196 événements ont été reconnus comme très graves (dont 191 après 1950). Près de la moitié de ces événements (99) sont survenus après 2000. Parmi eux, 70 % correspondent à des inondations. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France 20 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 INONDATIONS LES PLUS GRAVES SURVENUES EN FRANCE DE 1900 À 2021 Événements Nombre de morts et disparus Dommages assurés (en M¤ courants) Dommage total (en M¤ courants) Échelle de gravité Crue de la Seine et affluents en janvier 1910 5 - 20 000* 4 Débordements du Tarn à Montauban et Moissac dans le Tarn-et-Garonne le 2 mars 1930 200 - - 4 Débordements de l?Agly, du Têt et du Tech dans les Pyrénées-Orientales le 17 octobre 1940 50 - - 4 Inondations dans le Nord-Pas-de-Calais du 1er mars au 1er mai 1983 10 - - 4 Inondations de Nîmes en octobre 1988 10 290 500 4 Inondations de Vaison-la-Romaine de septembre 1992 50 180 500 4 Inondations dans le Sud-Est en décembre 1993 10 260 - 4 Inondations du Nord de janvier à février 1995 16 780 - 4 Inondations de l'Aude de novembre 1999 35 720 533 4 Inondations en Basse-Normandie en décembre 1999 - - - 4 Inondations du Gard de septembre 2002 24 1 140 1 200 4 Inondations du Rhône de décembre 2003 7 1 160 1 500 4 Inondations consécutives à la tempête Xynthia de février 2010 53 950 2 500 5 Inondations dans le Var en juin 2010 25 720 - 4 Inondations dans les Alpes-Maritimes en octobre 2015 20 600 - 4 Inondations des bassins de Seine moyenne et Loire du 25 mai au 6 juin 2016 4 1 110 - 4 Inondations consécutives à l'ouragan Irma en septembre 2017 11 2 200 - 4 Orages de mai-juin 2018 - 430 - 4 Inondations dans le Sud-Est en novembre-décembre 2019 13 450 - 4 *CruedelaSeinede1910estiméecommesil?événementsereproduisaitaujourd?hui. Note:ledommagetotalinclutlesdommagesassurésetautres(sourceFranceAssureurs). Champ:France. Source :ONRN,BDE(DGPR/SRNHetBARPI,BDGaspar;AFP;CCR;FranceAssureurs;Météo-France). Traitements:SDES,2022 Entre 1900 et 2021, 19 inondations catastrophiques sont survenues en France, parmi lesquelles figure la catastrophe majeure consécutive à la tempête Xynthia en 2010. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 21 AUTRES ÉVÉNEMENTS GRAVES SURVENUS EN FRANCE DE 1900 À 2021 Événements Nombre de morts et disparus Dommages assurés (en M¤ courants) Dommage total (en M¤ courants) Échelle de gravité Éruption du 8 mai 1902 de la montagne Pelée en Martinique 28 000 - 460 5 Écoulements pyroclastiques - éruption du 8 mai 1902 de la montagne Pelée en Martinique 1 000 - - 5 Séisme de Lambesc le 11 juin 1909 46 - 2 000 4 Ouragan en Guadeloupe le 12 septembre 1928 1 200 - - 5 Cyclone à La Réunion le 4 février 1932 100 - - 4 Sécheresse (événement climatique d'ampleur exceptionnelle survenu de juin à août 1947) - - - - Cyclone à La Réunion le 26 janvier 1948 165 - - 4 Feux de forêt à Cestas (Gironde) le 20 août 1949 82 - - 4 Cyclone Hyacinthe à La Réunion le 18 janvier 1980 25 - - 4 Sécheresse géotechnique en 1976 - - 880 4 Deux tempêtes dans le Centre du 6 au 11 novembre 1982 13 300 - 4 Sécheresse géotechnique en 1989 - 710 - 4 Ouragan Hugo en Guadeloupe en septembre 1989 5 762 - 4 Sécheresse géotechnique en 1990 - 1 120 - 4 Tempête Daria dans le Nord et l'Ouest de janvier à février 1990 81 - - 4 Sécheresse géotechnique en 1996 - 880 - 4 Sécheresse géotechnique en 1997 - 610 - 4 Sécheresse géotechnique en 1998 - 740 - 4 Tempêtes Lothar et Martin en décembre 1999 92 - 15 000 5 Sécheresse géotechnique en 2003 - 1 940 - 4 Tempête Klaus de janvier 2009 11 1 300 5 000 5 Tempête Xynthia en février 2010 - 735 2 500 5 Sécheresse géotechnique en 2011 - 910 - 4 Tempête de grêle Ela du 6 au 10 juin 2014 - 400 - 4 Sécheresse géotechnique en 2016 - 850 - 4 Sécheresse géotechnique en 2017 - 1 000 - 4 Sécheresse géotechnique en 2018 - 1 650 - 4 Sécheresse géotechnique en 2019 0 850 - 4 Sécheresse géotechnique en 2020 0 1 100 - 4 Note:ledommagetotalinclutlesdommagesassurésetautres(sourceFranceAssureurs).Lesdommagesde latempêteXynthiaincluentceuxliésauxinondationsetàlatempête.LeséismeduTeilde2019nefigurepas icicarsagravitéétaitde3(accidenttrèsgrave-0mortetdommagede261M¤). Champ:France,horsvaguesdechaleur(2003,2019,2020:18359décès). Source :ONRN,BDE(DGPR/SRNHetBARPI,BDGaspar;AFP;CCR;FranceAssureurs;Météo-France). Traitements:SDES,2022 Entre 1900 et 2021, 22 catastrophes naturelles hors inondations sont survenues en France, dont six catastrophes majeures : éruption de la montagne Pelée, ouragan en Guadeloupe, tempêtes (Lothar et Martin, Klaus, Xynthia). partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France 22 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 État de catastrophe naturelle NOMBRE DE RECONNAISSANCES DE L?ÉTAT DE CAT-NAT PAR COMMUNE DE 1982 À 2023 Nombre de fois qu'une commune est reconnue en état de Cat-Nat En nombre de communes 5 000 4 500 4 000 3 500 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 1 4 7 10 13 16 22 2519 28 31 34 37 40 46 4943 52 55 58 64 6761 70 73 76 Notedelecture:prèsde4600communesontfaitl?objetdequatrereconnaissancesdel?étatdeCat-Natentre août1982etnovembre2023. Note:34666communesreconnuesenétatdecatastrophenaturelleaumoinsunefoisselonlesarrêtés publiésdansleJournalofficield?août1982ànovembre2023(soit240025couplescommune-arrêtéCat-Nat). Champ:France. Source :MTECT,donnéesGaspardu10novembre2023.Traitements:SDES,2023 Depuis 1982, chaque année, près de 6 000 communes en moyenne font l?objet d?une reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle. Entre 1982 et 2023, la reconnaissance de l?état de Cat-Nat a été actée par les autorités en moyenne sept fois par commune, avec toutefois de fortes disparités. 278 communes ont été épargnées (soit moins de 0,8 % des communes françaises), alors que 46 % des communes ont été reconnues en Cat-Nat entre une et cinq fois en 41 ans et près de 8 % des communes l?ont été au moins quinze fois. Parmi les communes les plus fréquemment touchées, quinze ont fait l?objet d?une reconnaissance au moins 40 fois (celle de Nice a été reconnue 77 fois sur l?ensemble de la période). partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 23 RECONNAISSANCES DE L?ÉTAT DE CAT-NAT PAR GRANDE FAMILLE DE PHÉNOMÈNE NATUREL DE 1982 À 2023 En % 17,417,3 8,4 Inondations Mouvements de terrain Sécheresse géotechnique Phénomènes atmosphériques Secousses sismiques 56,5 Avalanches Raz de marée Éruptions volcaniques Divers 0,05 < 0,01 < 0,01 0,03 0,1 Autres 0,3 Notedelecture:56,5 %des240 025 reconnaissancesd?étatdecatastrophenaturelleactéesentre1982et 2023concernentdesinondations. Champ :France. Source :MTECT,donnéesGaspardu10novembre2023.Traitements :SDES,2023. Depuis 1982, près de 17 500 événements naturels ont été à l?origine d?une reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle dans au moins une commune. 61 % sont le résultat d?inondation, 20 % sont liés au phénomène de retrait-gonflement des argiles et 16 % à des mouvements de terrain, le reste se répartissant principalement entre les cyclones et les séismes. Ramenée à l?échelle communale, ce sont environ 240 000 états de catastrophe naturelle qui ont été reconnus depuis la mise en place du régime Cat-Nat. Un peu plus de la moitié (56,5 %) de ces reconnaissances de l?état de Cat-Nat concernent des inondations et/ou coulées de boues. Viennent ensuite les mouvements de terrain (glissements, affaissements, effondrements, éboulements, etc.) et la sécheresse géotechnique avec un tiers des arrêtés, puis les phénomènes atmosphériques (tempêtes, cyclones, grêle, poids de la neige) pris en charge par ce dispositif jusqu?en 2010 (1989 pour les tempêtes), avec 9 %. Les autres phénomènes naturels ne font l?objet que d?un faible nombre d'arrêtés. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France 24 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE RECONNAISSANCES DE L?ÉTAT DE CAT-NAT PAR GRANDE FAMILLE D?ALÉAS DE 1982 À 2023 En nombre de reconnaissances 35 000 30 000 25 000 20 000 15 000 10 000 5 000 0 19 96 19 98 20 00 20 02 20 04 20 06 20 08 20 10 20 12 20 14 20 16 20 18 20 20 20 23 (p ) 19 88 19 90 19 92 19 94 19 86 19 84 19 82 32 903 16 679 57 956 7 302 8 266 7 525 20 22 (p ) Inondations Sécheresse Mouvements de terrain Phénomènes atmosphèriques Autres (p) = données provisoires. Notedelecture:en1999,28811communesontétéreconnuesenCat-Natpourinondations et28984pourmouvementsdeterrain(horssécheressegéotechnique). Note:lesphénomènesatmosphériquesnesontpluscouvertsparlesCat-Natdepuis2010(et1989pour les tempêtes). Source :MTECT,donnéesGaspardu10novembre2023.Traitements:SDES,2023 Le nombre annuel de reconnaissances de l?état de Cat-Nat a fortement varié sur la période 1982-2023. Inférieures à 5 000 dans près de 75 % des années, elles avoisinent 8 000 pour trois années (2009, 2018, 2022) et sont nettement supérieures en 1982 (32 903), 1983 (16 679) et 1999 (57 956). Cette variabilité ne dépend toutefois pas uniquement de l?occurrence des catastrophes naturelles. Elle reflète aussi l?évolution de la liste des phénomènes naturels indemnisables et notamment les critères retenus pour justifier une reconnaissance de l?état de Cat-Nat. Ainsi, la tempête de 1982 a été reconnue en tant que telle, alors que seuls les inondations et mouvements de terrain provoqués par celles de 1999 (Lothar et Martin) ou 2010 (Xynthia) ont été ouverts à l'indemnisation. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 25 Sinistralité liée aux catastrophes naturelles INDEMNISATIONS LIÉES AUX DOMMAGES ASSURÉS CAUSÉS PAR LES CATASTROPHES NATURELLES DE 1982 À 2022 Montants actualisés en M¤2022 4 000 3 500 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 19 97 19 99 20 01 20 03 20 05 20 07 20 09 20 11 20 13 20 16 (p ) 20 17 (p ) 20 19 (p ) Inondations Sécheresse Autres 20 21 (p ) 20 22 (p ) 19 89 19 91 19 93 19 95 19 87 19 85 19 82 /8 3 (p) = données provisoires. Note:lecoûtdessinistresCat-Nats?entendhorsvéhiculesterrestresàmoteurethorsfranchisepour l?ensembleduterritoirefrançais.Au-delàdesdeuxgrandesclassesdephénomènesnaturels«inondations» et«sécheresse»,touslesautres(mouvementsdeterrain,séismes,avalanches,ventscycloniques,etc.) sontregroupésdanslamodalité«autres».Enl?absencedeconsolidationdesexercicesrécents(événement sécheressedepuis2015,événementinondationetautresévénémentsdepuis2019),lesestimationssurla période2015-2022incluentunemarged?incertitude(estimationsCCR). Champ:France. Source :CCR,2023 Sur la période 1982-2022, 49,9 Md¤2022 d?indemnisations ont été versées par les assureurs au titre de la garantie catastrophes naturelles. La ventilation de la sinistralité par phénomène naturel n?est possible que depuis 1989. Néanmoins, les premiers sinistres sécheresse étant apparus en 1989, il peut être considéré que la sinistralité avant cette année était principalement causée par les inondations. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France 26 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 RÉPARTITION DE LA SINISTRALITÉ CAT-NAT CUMULÉE PAR PHÉNOMÈNE NATUREL DE 1982 À 2022 Inondations Sécheresse Autres 9 % En Md¤ et en %2022 49 % 42 % 24,8 4,4 20,8 Note:l'analyseportesurlecoûtdessinistresCat-Nat,horsvéhiculesterrestresàmoteurethorsfranchise. Champ:France. Source :CCR,2023 Sur les 49,9 Md¤2022 d?indemnisations versées entre 1982 et 2022, les inondations ont induit à elles seules 24,8 Md¤2022 de dommages assurés (50 %), avec un coût moyen annuel de 604 M¤2022. La sinistralité cumulée est de 20,8 Md¤2021 (42 %) pour la sécheresse, soit 611 M¤2022 de sinistralité annuelle sur la période 1989-2022, les premiers sinistres sécheresse datant de 1989. La sinistralité cumulée relative aux autres phénomènes est de 4,4 Md¤ (9 %), ce qui représente en moyenne annuelle 107 M¤. Sur la période 2000-2022, les dommages assurés sur les automobiles (inclus dans le régime Cat-Nat, mais non pris en compte dans le coût des sinistres, les données antérieures à 2000 étant indisponibles) s?élèvent à 1 078 M¤2022, soit en moyenne 47 M¤2022 par an. Ces sinistres sont principalement causés par les inondations. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 27 Sinistralité liée aux Tempête-Grêle- Neige en France métropolitaine INDEMNISATIONS VERSÉES AU TITRE DES TEMPÊTE-GRÊLE-NEIGE (TGN) DE 1984 À 2021 En M¤2021 (réévalués par l'indice FFB*) 4 000 3 500 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 19 96 19 98 20 00 20 02 20 04 20 06 20 08 20 10 20 12 20 14 20 16 20 18 Tempête Grêle Neige 20 20 19 88 19 90 19 92 19 94 19 86 19 84 20 21 58 0 46 1 54 0 17 1 69 2 51 4 83 0 36 0 41 0 47 2 53 8 36 6 33 8 92 9 75 8 63 4 81 7 69 9 58 1 1 38 2 54 7 79 4 1 33 1 1 10 4 54 4 71 0 1 27 3 1 35 0 1 43 9 1 03 7 96 0 27 9 20 1 90 3 1 55 3 3 580 12 761 2 894 *IndicedelaFédérationfrançaisedubâtiment. Note:garantieTGNsurbâtiment(horsassurancesautomobileetrécoltes). Champ:Francemétropolitaine. Source :FranceAssureurs,2023 Hors Lothar et Martin en 1999, une inflation de la sinistralité assurantielle liée aux Tempête-Grêle-Neige (TGN) est observée depuis 1984. La charge annuelle moyenne des dégâts causés aux bâtiments par les TGN est passée de 706 M¤2021 sur la période 1984-1989, à 830 M¤2021 entre 1990 et 2015, pour atteindre 1 128 M¤2021 depuis 2016. Sur les trente dernières années, parmi les différents aléas naturels donnant lieu à indemnisation chaque année (inondation, sécheresse géotechnique, etc.), les TGN sont ceux dont le montant annuel est le plus élevé. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France 28 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Pertes économiques globales attribuées aux événements naturels PERTES ÉCONOMIQUES DIRECTES ATTRIBUÉES AUX ÉVÉNEMENTS NATURELS DE 2015 À 2019 7 000 6 000 5 000 4 000 3 000 2 000 1 000 0 2015 2016 2017 2018 2019 Pertes liées à tout autre bien de production Pertes de biens agricoles Pertes dans le secteur immobilier Pertes agricoles directes Pertes liées aux récoltes endommagées En M¤courants 43 % 12 % 12 % 33 % 23 % 8 % 17 % 52 % 69 % 8 % 5 % 2 % 16 % 25 % 7 % 9 % 59 % 78 % 13 % 9 % Note:pertesestiméesselonlaméthodologierecommandéeparleCadredeSendaipourlaréduction desrisquesdecatastrophe2015-2030. Champ:France. Sources :CCR;FranceAssureurs;MRN,2021.Traitements:SDES,2022 Entre 2015 et 2019, les pertes économiques annuelles directes attribuées aux événements naturels sont estimées en moyenne à 4,8 Md¤courants. Ces pertes oscillent entre 3,03 Md¤ en 2015 à plus du double en 2017 (6,37 Md¤). Globalement sur la période, les pertes économiques dans le secteur immobilier représentent près de deux tiers de l?ensemble (62 %). 11 % sont liées aux récoltes endommagées, 8 % aux pertes de biens agricoles et 19 % aux autres biens de production. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 29 INDEMNISATIONS VERSÉES EN RÉPONSE AUX DOMMAGES DES CULTURES SUBIS À LA SUITE DES ÉVÉNEMENTS CLIMATIQUES DE 2010 À 2021 En millions d'euros Indemnités versées dans le cadre de l'assurance récolte multirisques climatiques subventionnables Indemnités versées au titre du régime des calamités agricoles 800 700 600 500 400 300 200 100 0 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 Note:lesindemnitésverséesautitredescalamitésagricolesen2021nesontpasdisponibles;lesdonnées relatives aux indemnités versées dans le cadre de l'assurance récolte ne comprennent pas les indemnités versées au titre des assurances monorisques climatiques. Champ:France. Source : MASA Entre 2010 et 2020, 1,25 milliard d?euros (Md¤) d?indemnisations ont été versées au titre des calamités agricoles, tous aléas confondus. La sécheresse, qui affecte majoritairement les prairies, représente près de 70 % des indemnisations, suivie par le gel et les températures basses (17 %) qui concernent plutôt l?arboriculture. Près de 4 Md¤ d?indemnisations ont par ailleurs été versées dans le cadre de l'assurance récolte multirisques climatiques entre 2010 et 2021, les deux tiers des sommes concernant la période 2016-2021. Les céréales et fourrages, y compris semences, représentent ensemble près de la moitié du montant total versé, suivis par la vigne, avec environ le quart. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France 30 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Perception des catastrophes naturelles par les Français NIVEAU DE PRÉOCCUPATION DES FRANÇAIS À L?ÉGARD DES CATASTROPHES NATURELLES DE 2008 À 2021 En % Cité en premier Cité en second 40 35 30 25 20 15 10 5 0 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 7 8 12 9 16 13 19 13 18 13 17 13 17 14 18 14 12 11 13 13 17 15 12 11 15 15 14 17 Note:laquestionposéeétait:«Parmilesproblèmessuivantsliésàladégradationdel?environnement,quel estceluiquivousparaîtlepluspréoccupant?».Parmilesseptréponsesproposées,lesenquêtéspouvaient enchoisirdeux,enpremieretsecondchoix.Legraphiqueprésentelarépartitiondesréponsesconcernant «Lescatastrophesnaturelles(inondations,tempêtes,séismes,feuxdeforêt,etc.)». Champ:Francemétropolitaine. Source :SDES,plateformeEnvironnementdel'enquêtedeconjonctureauprèsdesménagesréaliséeparl'Insee Sur la période 2010-2021, près d?un tiers des Français cite les catastrophes naturelles parmi les deux problèmes liés à la dégradation de l?environnement qui leur paraissent les plus préoccupants. Le niveau de préoccupation à l?égard des catastrophes naturelles s?accroît à la suite des événements météorologiques qui ont endeuillé le territoire métropolitain. Une augmentation a ainsi été observée à la suite de la tempête Xynthia (2010), aux inondations dans l?Aude (2018) et dans les Alpes-Maritimes (2020). Interrogés sur le principal problème environnemental qu?ils rencontrent là où ils vivent, près d?un Français sur dix évoque les risques naturels. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 31 PERCEPTION DES RISQUES NATURELS PAR LES FRANÇAIS EN 2021 Inondations Incendies de forêt Submersions marines 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Très élevés Élevés Moyens Faibles Quasi nuls Ne sait pas En % 18 42 30 8 11 19 35 33 10 12 13 31 32 17 4 3 Dans chacun des domaines suivants, considérez-vous que les risques pour les Français en général sont : Note:donnéescollectéesdu15au22novembre2021. Champ:Francemétropolitaine. Source :IRSN,baromètre2022surlaperceptiondesrisquesetdelasécuritéparlesFrançais Selon le baromètre annuel de l?Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), trois Français sur cinq estiment que les risques liés aux inondations sont élevés ou très élevés et plus d?un sur deux jugent que les incendies de forêt représentent un danger important. Les submersions marines sont également considérées comme des menaces sérieuses pour la population. Au cours des quatre dernières années, le niveau de risque perçu en matière d'incendies de forêt a beaucoup augmenté. Les inquiétudes à l?égard des incendies de forêt ont atteint en 2021 un record historique. Enfin, seuls 9 % des enquêtés jugent en 2021 que les risques liés aux inondations sont faibles, soit le plus bas niveau jamais observé. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France 32 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 SENTIMENT D?EXPOSITION AUX RISQUES NATURELS DES FRANÇAIS EN 2022 DROM Métropole Feux de forêt Séismes Inondations 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Très important Assez important Peu important Pas important du tout Pas le sentiment d'être exposé Ne sait pas En % DROM Métropole DROM Métropole 4 9 7 79 32 5 5 73 8 1722 14 33 95 93 8 55 24 1311 8 62 32 116 7 65 11 5 Note:legraphiqueprésentelarépartitiondesréponsesauxquestions«Nousallonsévoquerdifférents typesderisques.Pourchacund?entreeux,vousmedirez,silàoùvoushabitez,vouspensezyêtreexposé» et«Làoùvoushabitez,vousdiriezquecerisqueesttrèsimportant,assezimportant,peuimportantoupas importantdutout». Champ:échantillonsreprésentatifsdelapopulationenFrancemétropolitaineetdanslesdépartements etrégionsd?outre-mer(horsMayotte). Source :SDES,enquêtesurlesentimentd?expositionauxrisques,2022 Interrogés sur les risques auxquels ils se pensent exposés, les Métropolitains s?estiment un peu plus souvent exposés aux inondations qu?aux séismes ou aux feux de forêts. Une large part des Ultramarins étant exposés à des risques sismiques forts, ceux-ci évoquent bien plus fréquemment les tremblements de terre. De même, ils s?estiment plus fortement exposés aux inondations que les Métropolitains. Ces derniers sont en revanche plus nombreux à se penser fortement ou assez exposés aux feux de forêts. L?appréhension des Métropolitains à l?égard des inondations a par ailleurs progressé de 4 points depuis la première édition de l?enquête en 2007. partie 1 : état des lieux des catastrophes naturelles en France Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 33 CONSCIENCE DU RISQUE DANS LES COMMUNES EXPOSÉES AUX RISQUES NATURELS EN 2022 Risques cycloniques (DROM) Risques volcaniques (DROM) Risques sismiques Risques d'inondation 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Conscience d'être exposé à un risque important Conscience d'être exposé à un risque peu ou pas important Pas conscience d'être exposé à un risque En % DROM Métropole DROM Métropole 30 68 14 19 10 60 24 20 42 72 13 14 18 40 16 64 9 66 Notedelecture:danslescommunesultramarinesexposéesàunfortrisquesismique,72%desenquêtés jugentcesrisquesimportantset14%nes?ysententpasexposés. Champ:populationsexposéesauxdifférentsrisquesauregarddeleurcommunederésidence. Source :SDES,enquêtesurlesentimentd?expositionauxrisques,2022 Dans les communes effectivement exposées à des risques environnementaux, le sentiment d?exposition se révèle nettement plus marqué. La conscience du risque est très forte notamment dans les communes ultramarines exposées à des risques sismiques ou cycloniques. En France métropolitaine, trois enquêtés sur cinq savent qu?ils sont exposés à des tremblements de terre dans les zones de sismicité moyenne. En revanche, une grande majorité des Français vivant dans des communes inondables paraît l?ignorer. La conscience du risque en matière d?inondation a toutefois progressé en métropole depuis la précédente édition de l?enquête : 24 % des enquêtés résidant dans des communes potentiellement inondables estiment leur exposition importante en 2022, soit 12 points de plus qu?en 2013. 34 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 partie 2 Inondations : sinistralité, exposition et prévention ? La prise en charge des dommages liés aux inondations représente en moyenne 560 M¤ par an. En 2019, environ 18,5 millions de personnes (soit 27,4 % de la population française) résident dans une zone potentiellement inondable (débordement de cours d?eau et/ou submersion marine). 73,5 % d?entre elles habitent dans une commune dotée d?un plan de prévention des risques d?inondation. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 36 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Sinistralité liée aux inondations INDEMNISATIONS VERSÉES POUR LES DOMMAGES ASSURÉS D'INONDATION ET DE SUBMERSION MARINE DE 1995 À 2019 1 600 1 400 1 200 1 000 800 600 400 200 0 20 00 20 01 20 02 20 03 20 04 20 07 20 06 20 09 20 05 20 08 20 10 20 11 20 12 20 14 20 15 20 13 20 16 20 19 20 17 20 18 En M¤2022 19 97 19 98 19 99 19 95 19 96 1 110 337 280 231 1 205 534575 1 327 1 413 24 216200 176 474 209 1 398 327 190 383 656 605 1 141 80 828 503 Note:cetindicateurportesurlescoûtsindemnisésparlesassureursautitredurégimedescatastrophes naturellespourlephénomènenaturel«Inondation»ausenslarge(inondationetcouléedeboue,inondation parremontéedenappesetinondationparsubmersionmarine)enFrance.Cescoûts,netsdetoutefranchise, neconcernentpaslesvéhiculesterrestresàmoteur. Champ:France,horsMayotte,ycompriscollectivités(Saint-Barthélemy,Saint-Martin). Source :CCR,2023 Les inondations au sens large (inondation avec coulée de boue, par remontée de nappes ou par submersion marine) représentent le premier risque naturel auquel la France est confrontée. Sur la période 1995-2019, les indemnisations versées après reconnaissance de l?état de Cat-Nat s?élèvent à 14,4 Md¤2022, soit une moyenne annuelle d?environ 577 M¤2022. Le montant annuel des dommages assurés dépasse 1 Md¤2022 pour six années : 1995 (inondations du Nord), 1999 (inondations de l?Aude et celles consécutives aux tempêtes Lothar et Martin), 2002 (inondations du Gard), 2003 (inondations du Rhône), 2010 (inondations dans le Var et celles consécutives à la tempête Xynthia), 2016 (inondations des bassins de Seine moyenne et Loire). partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 37 INDEMNISATIONS ANNUELLES MOYENNES VERSÉES POUR LES DOMMAGES ASSURÉS D'INONDATION ET DE SUBMERSION MARINE PAR DÉPARTEMENT, DE 1995 À 2019 ? Coût moyen (en M¤2022) < 2 2-4 4-8 8-12 > 12 Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Saint-Barthélémy Saint-Martin 0 50 km Champ:France,horsMayotte,ycompriscollectivités(Saint-Barthélemy,Saint-Martin). Source :CCR,2023.Traitements:SDES,2023 Les dommages indemnisés au titre des inondations ayant fait l?objet d?une reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle varient fortement selon les départements sur la période 1995-2019. Pour neuf départements, les indemnisations annuelles moyennes dépassent 12 M¤2022. Il s?agit des départements du littoral méditerranéen hors Pyrénées-Orientales (inondations de 2002 et 2010 notamment), de la Charente-Maritime (inondations consécutives à la tempête Xynthia de 2010), ainsi que de la Seine-et-Marne (inondations de 2016). partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 38 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Outils au service de l?identification des risques inondation et des politiques de prévention En 2007, la Commission européenne a adopté une directive qui vise à établir un cadre pour évaluer et gérer les risques d?inondation dans une perspective de réduction des dommages sur la santé humaine, l?environnement, le patrimoine et l?activité économique. Sa mise en oeuvre en France s?accompagne de la mise en place d?outils spécifiques. Une enveloppe approchée du risque d?inondation potentiel (EAIP) a été calculée pour les risques de submersion marine et de débordement de cours d?eau séparément. Chaque EAIP est de fait très maximisante. En 2019, près de 18,5 millions d?habitants (Mhab) - (dont 97,9 % en France métropolitaine) et 11,1 millions de logements (dont 98,2 % en France métropolitaine) sont localisés dans au moins une EAIP. La délimitation de territoires à risque important d?inondation (TRI) a ensuite été menée dans le but de préciser les vulnérabilités du territoire et d?effectuer des diagnostics locaux . En 2023, 124 TRI délimitent les secteurs les plus exposés au risque d?inondation, territoires correspondant sensiblement aux grandes agglomérations. Les politiques de prévention s'appuient notamment sur les plans de prévention des risques naturels prévisibles d'inondation (PPRI ou PPRL en zone littorale). Ces documents précisent les zones à risque et les règles d?urbanisme à y appliquer afin de réduire l?exposition des personnes et des biens vis-à-vis de l?aléa inondation. Établis sur la base d?un événement au moins centennal, leur délimitation est par conséquent plus restreinte que celle de l?EAIP. Les PPR permettent d?orienter l?aménagement du territoire sans augmenter sa vulnérabilité. En 2023, près d?un tiers des communes françaises sont couvertes par un plan de prévention des risques d'inondation et 1 491 font l?objet d?un PPR prescrit pour l?un de ces risques, tout type confondu. Les PPRI sont complétés par l?élaboration de programmes d'actions de prévention des inondations (PAPI). Ces outils permettent une contractualisation entre les collectivités locales et l?État pour la mise en oeuvre d?un ensemble coordonné d?actions de prévention. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074220/LEGISCTA000006177007/#LEGISCTA000006177007 https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074220/LEGISCTA000006177007/#LEGISCTA000006177007 https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074220/LEGISCTA000006177007/#LEGISCTA000006177007 partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 39 Exposition aux inondations par débordement de cours d?eau RÉPARTITION DES COMMUNES ET DE LA POPULATION SELON LE NIVEAU D'EXPOSITION DES COMMUNES AU RISQUE D'INONDATION PAR DÉBORDEMENT DE COURS D'EAU EN 2019 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 En % 81,1 57,7 29,3 27,4 34,1 19,9 16,7 5,22,1 9,7 3,5 13,4 Entre 0 % et 25 % Entre 25 % et 50 % Entre 50 % et 75 % Entre 75 % et 100 % Part des communes françaises Part de la population totale Part de la population totale résidant dans l'EAIP par débordement de cours d'eau Notedelecture:13,4%descommunesontentre25%et50%deleurterritoirecouvertparl'EAIPpar débordementdecoursd'eau.27,4%delapopulationfrançaiserésidentdanscescommunes.34,1%dela populationfrançaiserésidantdansl'EAIPdébordementdecoursd'eauhabitentdanscescommunes. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;Insee,2019;Cerema,2023.Traitements:SDES,2023 En 2019, 26,7 % de la population française, soit environ 18 Mhab (dont près de 440 000 dans les DROM), résident dans le périmètre de l'EAIP par débordement de cours d'eau. Par rapport à 2006, année de référence pour le premier cycle de la directive inondation, ce sont 800 000 personnes de plus qui ont leur logement dans cette enveloppe, soit une augmentation de 4,6 %. Cette évolution demeure inférieure à celle de la population française qui, dans le même temps, a augmenté de 3,7 Mhab, soit + 5,9 %. Près de 28 % du parc de logements (résidences principales, résidences secondaires, logements vacants), soit 10,5 millions de logements, est par ailleurs localisé dans cette enveloppe. Seules 15 % des communes françaises, représentant environ 4 % de la population française, n?ont aucun de leurs concitoyens habitant au sein de cette enveloppe. À l?inverse, 1,1 % des communes (représentant 1,5 % de la population française) ont la totalité de leurs habitants résidant dans l?EAIP par débordement de cours d?eau. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 40 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 RÉPARTITION DE LA POPULATION RÉSIDANT DANS L?EAIP PAR DÉBORDEMENT DE COURS D?EAU PAR RÉGION EN 2019 Île-de-France Auvergne-Rhône-Alpes Hauts-de-France Provence-Alpes-Côte d'Azur Grand Est Occitanie Nouvelle-Aquitaine Bourgogne-Franche-Comté Normandie Centre-Val de Loire Pays de la Loire La Réunion Bretagne Mayotte Guadeloupe Corse Guyane Martinique En % 0 5 10 15 20 Notedelecture:19,5%delapopulationfrançaiserésidantdansl'EAIPpardébordementdecoursd'eau habitentenrégionÎle-de-France. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;Insee,2019;Cerema,2023.Traitements:SDES,2023 Territoires les plus peuplés de France, les régions Île-de-France et Auvergne- Rhône-Alpes sont également les plus exposées vis-à-vis de l?aléa inondation par débordement de cours d?eau. Viennent ensuite les régions Hauts-de- France, Provence-Alpes-Côte d?Azur et Grand Est, chacune contribuant respectivement pour 12,5 %, 11,9 % et 11,1 % du total de la population française exposée à cet aléa. À l?échelle départementale, neuf départements contribuent chacun pour plus de 3 % au nombre total de personnes résidant dans l?EAIP par débordement de cours d?eau : Nord (6,1 %), Hauts-de-Seine (4,3 %), Paris (4,2 %), Bouches-du-Rhône (4,1 %), Isère (3,8 %), Rhône (3,6 %), Pas-de- Calais (3,2 %), Bas-Rhin (3 %) et Val-de-Marne (3 %). partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 41 PART DE LA POPULATION COMMUNALE RÉSIDANT DANS L'EAIP PAR DÉBORDEMENT DE COURS D?EAU EN 2019 Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte Part (en %) Entre 75 et 100 Entre 50 et 75 Entre 25 et 50 Entre 0 et 25 100 Hors EAIP 0 50 km Note:l?expositionaurisqueinondationestmesuréeparlapartdelapopulationrésidantdansl?enveloppe approchéedurisqued?inondationpotentielle(EAIP)pardébordementdecoursd?eau. Champ:France. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;Cerema,2023;Insee,2019.Traitements:SDES,2023 Six départements sont particulièrement exposés avec plus de la moitié de leur population résidant dans l?EAIP par débordement de cours d?eau : Vaucluse (65,7 %), Haut-Rhin (55,2 %), Pyrénées-Orientales (54 %), Ariège (53,8 %), Isère (53,7 %) et Savoie (50,8 %). La part de la population habitant dans l?EAIP est comprise entre 25 % et 50 % dans 36 départements, tandis qu?elle est inférieure à un quart dans 57 autres départements. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 42 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 EMPRISE COMMUNALE DES BÂTIMENTS LOCALISÉS DANS L'EAIP PAR DÉBORDEMENT DE COURS D?EAU EN 2022 Emprise au sol de bâtiments exposés (en m2) 0 50 km 14 462 731 2 411 897 Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte Note : sont comptabilisées toutes les constructions permanentes au-dessus du sol utilisée pour abriter des humains,desanimaux,desobjets,pourlaproductiondebienséconomiquesoupourlaprestationdeservices. Champ:France,horsMayotte. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;IGN,BDTopo®3.0.Traitements:SDES,2022 À l?échelle nationale, l?emprise de tous les types de bâtiments (logement, locaux d?activités) situés dans l?EAIP par débordement de cours d?eau représente une surface cumulée de près de 1 570 km2, soit l?équivalent de quinze fois la superficie de Paris. Cette emprise peut représenter une surface très importante pour certaines agglomérations du fait de leur forte urbanisation le long de grands fleuves, de rivières à crues soudaines ou encore en zone de confluence. C?est notamment le cas de Paris (14,5 km2), Marseille (9,7 km2), Strasbourg (8,1 km2), Lyon (7,4 km2), Nîmes (6,5 km2), Lille (6 km2) et Avignon (5,6 km2). partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 43 EMPRISE COMMUNALE DES HABITATIONS SANS ÉTAGE LOCALISÉES DANS L'EAIP PAR DÉBORDEMENT DE COURS D?EAU EN 2022 Emprise au sol des habitations sans étage 1 188 810 227 111 exposées (en m2) Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte 0 50 km Note:sontcomptabiliséslesbâtimentsàusage«résidentiel»sansétagedelaBDTopo.Dans lesdépartementsdesArdennes,delaMarne,delaMeuse,etdel?Yonne,lesbâtimentsàusagerésidentiel nesontpasidentifiés,maisclassésdans«indifférencié»cequinepermetaucuneanalyse. Champ:France,horsMayotte. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;IGN,BDTopo®3.0.Traitements:SDES,2022 À l?échelle de la France, les habitations sans étage localisées dans l?EAIP par débordement de cours d?eau représentent une emprise totale de plus de 180 km2, soit 1,7 fois la superficie de Paris. Plus présent dans certains territoires (Antilles, La Réunion, littoral méditerranéen, Nord, etc.), ce type d?habitations expose particulièrement leurs occupants. Ces derniers peuvent en effet se retrouver dans l?incapacité de se réfugier à l?étage en cas de montée rapide des eaux. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 44 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE D'ÉTABLISSEMENTS PROFESSIONNELS PRÉSENTS DANS L'EMPRISE DES EAIP PAR DÉBORDEMENT DE COURS D?EAU EN 2022 Nombre d?établissements professionnels exposés 6 123 882 Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte 0 50 km Note:bâtimentsdontl?usageestidentifiécommeagricole,commercialetservices,ouindustriel. Champ:France,horsMayotte. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;IGN,BDTopo®3.0.Traitements:SDES,2022 Un peu plus de 754 000 établissements professionnels se situent dans l?EAIP par débordement de cours d?eau. Trois régions en concentrent environ un tiers : Hauts-de-France (13,3 %), Provence-Alpes-Côte d?Azur (10,3 %), Île- de-France (8,1 %). En outre-mer, ces établissements représentent un peu moins de 2 % de l?ensemble des établissements professionnels français. Dans 12,5 % des communes, ces établissements exposés aux inondations par débordement de cours d?eau lors d?événements extrêmes représentent deux tiers des établissements localisés sur leur territoire. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 45 RÉPARTITION DES SITES SEVESO LOCALISÉS EN PARTIE OU EN TOTALITÉ DANS L'EAIP PAR DÉBORDEMENT DE COURS D'EAU PAR RÉGION ET SELON LEUR CATÉGORIE, EN 2022 En nombre de sites Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Hauts-de-France Normandie Nouvelle-Aquitaine Provence-Alpes-Côte d'Azur Île-de-France Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Pays de la Loire Centre-Val de Loire Bretagne Corse Martinique La Réunion Guyane Mayotte Guadeloupe 0 30 60 90 120 Sites Seveso seuil haut l'EAIP par débordement de cours d'eau localisés en totalité ou en partie dans localisés en totalité ou en partie dans Sites Seveso seuil bas l'EAIP par débordement de cours d'eau Champ:France;sitesSeveso,horsinstallationsnucléaires. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;DGPR,novembre2023,établissementsSeveso. Traitements:SDES,2023 Les interactions entre les aléas naturels et les établissements industriels à risques peuvent constituer des risques dits « NaTech » (naturels/ technologiques). Ainsi, l?inondation d?un établissement Seveso peut être à l?origine d?accidents dont les conséquences portent atteinte, à l?extérieur de l?emprise du site industriel, aux personnes, aux biens ou à l?environnement. Fin 2022, parmi les sites Seveso ne relevant pas de la catégorie des installations nucléaires, 554 ont leur emprise couverte en partie ou en totalité par l?EAIP par débordement de cours d?eau : seuil haut (53 %), seuil bas (47 %). La majorité de ces installations sont localisées dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est, Hauts-de-France, Normandie et Nouvelle-Aquitaine. Ces sites sont répartis dans 367 communes ; 87 d?entre elles ont au moins deux sites concernés par cette enveloppe. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 46 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ZOOM SUR LES ZONES INONDABLES EN ÎLE-DE-FRANCE 0 20 km Zones inondables (aléas PPRI, PEHC) Sources :SIVOA;SIAVB;SYAGE(aléasPAPI);UTEA;DDT;DULE75;DIREN-IDF/AESN/IIBSBS. ©L?InstitutParisRégion,2021 L?importante concentration de la population, de l?habitat et des activités économiques en Île-de-France rend cette région particulièrement vulnérable aux risques d?inondation par débordement de la Seine ou de ses principaux affluents (Loing, Marne, Oise). En 1910, la crue de la Seine, d'une période de retour de l'ordre de 100 ans, atteignait une hauteur d?eau mesurée de 8,62 m au niveau du pont d?Austerlitz. Le bilan de cette crue exceptionnelle était alors de 200 000 sinistrés et 5 morts. La moitié du réseau métropolitain avait été inondée et la décrue s?était étalée sur 35 jours. Depuis, la Seine a dépassé la cote de 7 m à l?échelle du pont d?Austerlitz en 1924 et 1955. Plus récemment, lors des crues de mai-juin 2016 (2 morts, 17 500 personnes évacuées, 990 M¤ de dommages assurés hors automobile) et de 2018 (130 M¤ de dommages), la cote de 6 m a été dépassée. En 2014, l?OCDE évaluait l?impact socio-économique d?une crue de même amplitude que celle de 1910 se déroulant aujourd?hui à des dommages directs de l?ordre de 3 Md¤ à 30 Md¤. Quatre lacs-réservoirs (Marne, Seine, Aube, Pannecière), situés en amont de l?Île-de-France et dont la gestion est aujourd?hui confiée à l?EPTB Seine Grands Lacs, permettent d?écrêter les pics de crues en hiver et soutenir l?étiage des cours d?eau en été. Ils offrent une capacité de stockage cumulée de 800 millions de m3. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 47 POPULATION, LOGEMENTS ET ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES EXPOSÉS AUX RISQUES D?INONDATION EN ÎLE-DE-FRANCE 500 000 logements 974 000 habitants 750 000 emplois 100 000 établissements Note:aléasplansdepréventiondesrisquesnaturesinondation(PPRi)etplushauteseauxconnues(PHEC) pour les crues centennales. Source :©L?InstitutParisRégion,2021 Selon l'Institut Paris Région, les risques d?inondation par débordement de la Seine, de la Marne, de l?Oise et de leurs affluents concernent 43 % des communes d?Île-de-France (soit 548 communes). L?étendue des surfaces potentiellement impactées (près de 55 000 hectares) et l?ampleur de l?exposition humaine et économique (près d?un million de personnes et 750 000 emplois en zones inondables) constituent un premier facteur majeur de la vulnérabilité du territoire francilien. Jusqu'à 5 Mhab pourraient être confrontés à des coupures d'électricité, d'eau ou de chauffage, à des refoulements d'égouts, à des difficultés de déplacement? en raison des impacts directs et indirects d?une crue majeure sur les réseaux et infrastructures (électricité, chauffage urbain, assainissement, eau potable, transport, etc.) qui participent au fonctionnement métropolitain. De manière à tester la résilience collective des réseaux après une inondation majeure, le premier exercice de simulation de crues de la Seine en Île-de-France s?est déroulé en mars 2016 dans le cadre du projet européen « Sequana ». Le scénario a été élaboré au plus près des conditions réelles d?une crue majeure dépassant le niveau atteint en 1910. De nombreux travaux conduits par les opérateurs viennent aujourd?hui consolider la connaissance des fragilités de réseaux et de leurs impacts potentiels sur le territoire francilien. En 2023, 535 communes franciliennes disposent d?un plan de prévention des risques d?inondation opposable, essentiellement pour des phénomènes de débordement de rivières, couvrant près de 98 % de la population résidente en zone inondable. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 48 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Exposition aux submersions marines RÉPARTITION DES COMMUNES ET DE LA POPULATION SELON LE NIVEAU D'EXPOSITION AU RISQUE D'INONDATION PAR SUBMERSION MARINE EN 2019 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 Hors EAIP En % Entre 1 % et 25 % Entre 25 % et 50% Entre 50 % et 75 % Entre 75 % et moins de 100 % 100 % Part des communes françaises Part de la population totale Part de la population résidant dans l'EAIP par submersion marine Notedelecture:1,0%descommunesontentre25%et50%deleurterritoirecouvertparl'EAIPpar submersionmarine.2,0%delapopulationfrançaiseyrésident.17,5%delapopulationfrançaiserésidant dansl'EAIPparsubmersionmarinehabitentdanscescommunes. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;Insee,2019;Cerema,2023.Traitements:SDES,2023 Près de 6 % des communes françaises sont couvertes au moins en partie par l?EAIP par submersion marine. En 2019, 2,2 % de la population française, soit environ 1,5 Mhab, réside dans le périmètre de cette enveloppe. 7,5 % d?entre eux habitent dans les DROM. Par rapport à 2006, année de référence pour le premier cycle de la directive inondation, le nombre d?habitants résidant dans cette enveloppe a augmenté d?environ 100 000 personnes. Parmi les communes exposées à l?aléa de submersion marine, plus de 7 % d?entre elles ont plus de 75 % de leur territoire couvert par l?EAIP par submersion marine. Ces communes regroupent plus de 36 % des Français confrontés à ce phénomène. Près de 3,5 % du parc de logements (résidences principales, résidences secondaires, logements vacants), soit 1,3 million de logements, est par ailleurs localisé dans cette enveloppe. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 49 RÉPARTITION PAR RÉGION DE LA POPULATION RÉSIDANT DANS L'EAIP PAR SUBMERSION MARINE EN 2019 Hauts-de-France Nouvelle-Aquitaine Pays de la Loire Normandie Occitanie Provence-Alpes-Côte d'Azur Bretagne Mayotte Guadeloupe Guyane La Réunion Martinique Corse En % 0 5 10 15 20 25 30 Notedelecture:28,2%delapopulationfrançaiserésidantdansl'EAIPparsubmersionmarinehabitenten régionHauts-de-France. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;Insee,2019;Cerema,2023.Traitements:SDES,2023 Les régions Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire et Normandie sont les plus exposées vis-à-vis de l?aléa inondation par submersion marine, chacune contribuant pour plus de 10 % au nombre total de personnes résidant dans cette EAIP. Viennent ensuite les régions Occitanie, Provence-Alpes-Côte d?Azur et Bretagne. Les autres régions contribuent chacune pour moins de 4 % du total. Les départements du Nord (14 %), du Pas-de-Calais (12,7 %), de la Gironde (12,4 %), de Loire-Atlantique (6,4 %), de Vendée (5,8 %), de Seine- Maritime (5,2 %), de l?Hérault (5,1 %) et de Charente-Maritime (5 %) sont ceux qui comprennent le plus de personnes résidant dans l?EAIP par submersion marine. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 50 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 PART DE LA POPULATION COMMUNALE RÉSIDANT DANS L'EAIP PAR SUBMERSION MARINE EN 2019 Part (en %) 100 Entre 75 et 100 Entre 50 et 75 Entre 25 et 50 Entre 0 et 25 Hors EAIP Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte 0 50 km Champ:France. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;Cerema,2023;Insee,2019.Traitements:SDES,2023 Le littoral atlantique concentre 52 % des communes potentiellement inondables par submersion marine, celui de la Manche Est?mer du Nord 32 % et le pourtour méditerranéen 12 %. Trois départements totalisent plus d?un quart des communes concernées par l?EAIP par submersion marine : Gironde (10 % des communes), Manche (9 %), Charente-Maritime (8 %). S?agissant de la population, cinq départements sont particulièrement exposés (Pas-de-Calais, Vendée, Manche, Charente-Maritime, Gironde). Dans ces départements, la part de la population résidant dans l?EAIP par submersion marine atteint 12 % à 15 %, tandis qu?elle est inférieure à 10 % dans les 27 autres départements littoraux. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 51 EMPRISE COMMUNALE DES BÂTIMENTS LOCALISÉS DANS L'EAIP PAR SUBMERSION MARINE EN 2022 Emprise au sol des bâtiments exposés (en m2) 5 158 331 1 287 332 Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte 0 50 km Champ:France,horsMayotte. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;IGN,BDTopo®3.0.Traitements:SDES,2022 L?emprise de tous les types de bâtiments (logement, locaux d?activités) situés dans l?EAIP par submersion marine représente une surface cumulée de près de 176 km2. Deux régions concentrent près de la moitié de ces bâtiments : la Nouvelle-Aquitaine (29 %) et les Hauts-de-France (20 %). Les Outre-mer, l?Occitanie et les Pays de la Loire en concentrent environ 8 % chacun et Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Bretagne environ 6 %. À l?échelle locale, les communes les plus exposées sont par ordre décroissant : Dunkerque, Bordeaux, Calais, Le Havre, Cherbourg-en-Cotentin, Saint-Paul à La Réunion et Arles. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 52 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 EMPRISE COMMUNALE DES HABITATIONS SANS ÉTAGE LOCALISÉES DANS L'EAIP PAR SUBMERSION MARINE EN 2022 Emprise au sol des habitations sans étage exposées (en m2) 695 689 102 153 Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte 0 50 km Champ:France,horsMayotte. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;IGN,BDTopo®3.0.Traitements:SDES,2022 À l?échelle de la France, les habitations sans étage localisées dans l?EAIP par submersion marine représentent une emprise totale d?environ 30 km2. Les occupants de ces habitations sont particulièrement exposés lors d?événements soudains. Les Pays de la Loire concentrent près de 30 % de ces habitations, suivis par la Nouvelle-Aquitaine (26 %). La répartition dans les autres territoires littoraux s?établit comme suit : les Hauts-de-France (15,2 %), l?Occitanie (8,8 %), la Normandie (6,6 %), les Outre-mer (6,4 %). La Bretagne, Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Corse totalisent ensemble environ 7 %. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 53 NOMBRE D'ÉTABLISSEMENTS PROFESSIONNELS PRÉSENTS DANS L'EMPRISE DE L?EAIP PAR SUBMERSION MARINE EN 2022 Nombre d'établissements professionnels exposés 2 632 461 Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte 0 50 km Champ:France,horsMayotte. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;IGN,BDTopo®3.0;DGPR,Gaspar,2021. Traitements:SDES,2022 Un peu moins de 72 000 établissements professionnels se situent dans l?EAIP par submersion marine, soit dix fois moins que dans l?EAIP par débordement de cours d?eau. Trois régions concentrent près de deux tiers de ces entreprises : la Nouvelle-Aquitaine (26 %), les Hauts-de-France (22 %) et la Normandie (17 %). En outre, quatre régions métropolitaines (Bretagne, Occitanie, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d'Azur), ainsi que les Outre- mer, en rassemblent entre 6 % et 8 % chacune. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 54 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 RÉPARTITION DES SITES SEVESO LOCALISÉS EN PARTIE OU EN TOTALITÉ DANS L'EAIP PAR SUBMERSION MARINE PAR RÉGION ET SELON LEUR CATÉGORIE, EN 2022 Normandie Nouvelle-Aquitaine Hauts-de-France Provence-Alpes-Côte d'Azur Occitanie Pays de la Loire Bretagne Corse Martinique Mayotte La Réunion Guyane Guadeloupe En nombre de sites 0 5 10 15 20 25 30 35 Sites Seveso seuil haut localisés par submersion marine en totalité ou en partie dans l?EAIP en totalité ou en partie dans l?EAIP Sites Seveso seuil bas localisés par submersion marine Champ:France;sitesSevesohorsinstallationsnucléaires. Sources :DGPRetCETEMéditerranée,EAIP2011;DGPR,novembre2023,établissementsSeveso. Traitements:SDES,2023 Les interactions entre les aléas naturels et les établissements industriels à risques peuvent constituer des risques dits « NaTech » (naturels/ technologiques). Ainsi l?inondation d?un établissement Seveso peut être à l?origine d?accidents dont les conséquences portent atteinte, à l?extérieur de l?emprise du site industriel, aux personnes, aux biens ou à l?environnement. Fin 2022, parmi les sites Seveso ne relevant pas de la catégorie des installations nucléaires, 114 ont une emprise couverte en partie ou en totalité par l?EAIP par submersion marine : seuil haut (64 %), seuil bas (36 %). La majorité de ces installations sont localisées dans les régions Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d?Azur. Ces sites sont répartis dans 53 communes ; 23 d?entre elles ont au moins deux sites concernés par cette enveloppe. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 55 Prévention des inondations COMMUNES ET POPULATION COUVERTES PAR UN PPRI* 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 En % Part des communes ayant tout ou partie de leur population exposée au risque inondation couvertes par un plan de prévention des risques Part de la population exposée au risque inondation couverte par un plan de prévention des risques DROM France métropolitaine * Plan de prévention des risques inondation ou plan de prévention mutirisques avec la composante inondation. Notedelecture:34,7%descommunesdeFrancemétropolitaineayantaumoinsunhabitantrésidantdans unedesEAIPsontdotéesd'unplandepréventiondesrisques.74,3%delapopulationrésidantdansaumoins unedesEAIPenFrancemétropolitaineestcouverteparunplandepréventiondesrisques. Champ:France. Sources :Insee,2019;DGPR,Gaspar,juillet2023;Cerema,2023.Traitements:SDES,2023 En 2023, un peu moins d?un tiers des communes françaises (10 795 en France métropolitaine et 96 dans les DROM) ayant leur territoire couvert en totalité ou en partie par une EAIP sont dotées d'un plan de prévention des risques inondation (PPRI) ou d?un plan de prévention multirisques avec l?aléa inondation. Parmi les communes exposées à l?aléa inondation par débordement de cours d?eau et sans plan de prévention des risques, 721 communes, dont 11 dans les DROM, ont prescrit l?élaboration d?un tel document. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 56 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 COMMUNES ET POPULATION COUVERTES PAR UN PPR TRAITANT DE L'ALÉA SUBMERSION MARINE 70 60 50 40 30 20 10 0 En % par un plan de prévention des risques littoraux DROM France métropolitaine Part de la population exposée résidant dans l?EAIP par submersion marine couverte parun plan de prévention des risques traitant de l'aléa submersion marine Part des communes exposées à l'aléa inondation par submersion marine couvertes par de l'aléa submersion marine Notedelecture:24,7%descommunesdeFrancemétropolitaineayantaumoinsunhabitantrésidant dans l'EAIP par submersion marine sont dotées d'un plan de prévention des risques traitant de cet aléa. 60,7%delapopulationrésidantdanscetteEAIPenFrancemétropolitaineestcouverteparunplande prévention des risques. Champ:France. Sources :Insee,2019;DGPR,Gaspar,décembre2023;Cerema,2023.Traitements:SDES,2023 En 2023, près de 26 % des communes françaises (374 en France métropolitaine et 43 dans les DROM) ayant leur territoire couvert en totalité ou en partie par l'EAIP par submersion marine sont dotées d'un plan de prévention des risques littoraux (PPRL) ou d'un plan de prévention multirisques avec l?aléa submersion marine. Parmi les communes exposées à l'aléa inondation par submersion marine et sans plan de prévention des risques, 82 communes, dont 25 dans les DROM, ont prescrit l'élaboration d'un tel document. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 57 Territoires à risque important d?inondation LOCALISATION DES TERRITOIRES À RISQUE IMPORTANT D?INONDATION EN 2023 0 50 km Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte TRI Source : MTECT, Gaspar, 2023. Traitements : SDES, 2023 Construite à l?occasion de la mise en oeuvre de la directive européenne inondation, la stratégie nationale de gestion des risques d'inondation propose une approche globale et intégrée de la gestion de ce risque naturel. En 2023, 124 territoires à risque important d?inondation (TRI) délimitent les secteurs les plus exposés correspondant sensiblement aux grandes agglomérations. Ces territoires recouvrent environ 2 560 communes (soit 7,3 % des communes françaises). Les TRI concentrent près de 29,8 Mhab permanents, dont 40 % résident dans au moins une EAIP. 35 TRI présentent à la fois les enjeux « inondation par submersion marine » et « inondation par débordement de cours d?eau » : 12 se situent sur les côtes de la mer Méditerranée, 9 sur celles de l?océan Atlantique, 3 sur celles de la Manche et 11 en outre-mer. https://www.ecologie.gouv.fr/prevention-des-inondations#scroll-nav__1 partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 58 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE D'ACTIFS AYANT UN EMPLOI RÉSIDANT DANS LES TRI* EN 2018 En nombre d'actifs ayant un emploi 10 8 au tre s T RI 6 000 000 5 000 000 4 000 000 3 000 000 2 000 000 1 000 000 0 Île -d e- Fr an ce Ly on Lil le To ulo us e M ar se ille Nice Nan te s Bor dea ux Gre no ble Bas sin d e l a V ila ine M on tp ell ier Avig no n Stra sb ou rg Rou en Aix- Salo n To ulo n *Territoiresàrisqueimportantd?inondation. Note:bassindelaVilainesurtroisdépartementscontigus:35,44,56. Champ:France,horsMayotte. Sources :DGPR,Gaspar,2022;Insee,recensementdelapopulation,Emploi-Populationactiveen2018. Traitements:Cerema,2018;SDES,2022 Selon le recensement de la population de 2018, 14,3 millions d'actifs ayant un emploi (soit 54 % de l'ensemble) résident dans un TRI, sans que pour autant leur emploi se situe dans une EAIP. Le TRI de la métropole francilienne en concentre à lui seul un quart. Quinze autres TRI, parmi lesquels figurent en tête ceux de Lyon, Lille, Toulouse et Marseille, en totalisent 35 %. Les 40 % restant se répartissent dans les 108 autres TRI. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 59 COUVERTURE DES TRI* PAR UN PPRI** EN 2023 En % 0 20 40 60 80 100 Part de la population des TRI résidant dans au moins une EAIP Part des communes des TRI dotées d'un PPRI Part de la population des TRI résidant dans au moins une EAIP couverte par un PPRI Martinique La Réunion Guyane Guadeloupe Corse Centre-Val de Loire Île-de-France Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Normandie Occitanie Auvergne-Rhône-Alpes Provence-Alpes-Côte d'Azur Pays de la Loire Nouvelle-Aquitaine Bretagne Hauts-de-France Mayotte *Territoiresàrisqueimportantd?inondation. **Plan de prévention des risques inondation. Notedelecture:en2023,18,6%deshabitantsdeBretagnerésidantdansunTRIhabitentdansaumoins uneEAIP.48,8%descommunesdeBretagneintégréesdansunTRIsontdotéesd?unplandepréventiondes risquesd?inondation,cequiconcerne60,5%delapopulationdesTRIexposéesauxrisquesinondationpar débordementdecoursd?eauouparsubmersionmarine. Champ:France. Sources :DGPR,Gaspar,2023;Insee,2019;Cerema,2023.Traitements:SDES,2023 En 2023, 80 % des communes faisant partie d?un TRI sont dotées d?un plan de prévention des risques inondation opposable. Ces communes regroupent 86 % de la population résidant dans au moins une EAIP au sein d?un TRI. Parmi les 506 communes situées dans un TRI ne disposant pas d?un PPRI, l?élaboration est prescrite pour 96. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention 60 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Programmes d?actions de prévention des inondations Le programme d?actions de prévention des inondations (PAPI) est un outil de contractualisation avec un soutien financier de l?État (via le fonds de prévention des risques naturels majeurs, dit fonds Barnier) qui vise une gestion globale des inondations afin de réduire leurs conséquences dommageables sur la santé humaine, les biens, les activités économiques et l?environnement. Le dispositif PAPI incite les collectivités à structurer leurs démarches de prévention à l?échelle de bassins de risque cohérents en déclinant les différents volets de la prévention des inondations autour de sept axes : ? amélioration de la connaissance et de la conscience du risque ; ? surveillance, prévision des crues et des inondations ; ? alerte et gestion de crise ; ? prise en compte du risque d?inondation dans l?urbanisme ; ? réduction de la vulnérabilité des personnes et des biens ; ? ralentissement des écoulements ; ? gestion des ouvrages de protection hydraulique. La démarche PAPI s?effectue en deux temps : un programme d'études préalables, anciennement appelé « PAPI d?intention », est d?abord établi, suivi d?un programme d?actions, ou « PAPI complet », comprenant les mesures structurelles. Dispositifs intégrateurs des actions de prévention menées par les collectivités territoriales, les PAPI participent pleinement à la mise en oeuvre de la stratégie nationale de gestion des risques d?inondation (SNGRI). Sur les TRI, les PAPI font effet de déclinaison opérationnelle des stratégies locales de gestion des risques d?inondation (SLGRI). Au 1er décembre 2023, 245 projets labellisés couvrent environ 16 500 communes : 121 concernent des programmes d'études préalables (1re phase du PAPI) et 124 concernent des PAPI. partie 2 : inondations : sinistralité, exposition et prévention Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 61 COMMUNES ET POPULATION EXPOSÉES AUX RISQUES D'INONDATION RÉSIDANT DANS UN TRI* ET COUVERTES PAR UNE SLGRI** OU UN PAPI*** EN 2022 TRI avec PAPI seul TRI avec SLGRI seul TRI avec SLGRI et PAPI TRI sans SLGRI et PAPI En % 0,9 1,72,5 Communes Population 25 22,7 73,1 71,7 *Territoiresàrisqueimportantd'inondation. ** Stratégie locale de gestion des risques inondation. *** Programme d'actions de prévention des inondations. Notedelecture:71,7%descommunessituéesdansunTRIdisposeàlafoisd'uneSLGRIetd'unPAPI.Cela concerne73,1%delapopulationexposéeauxrisquesd'inondationetrésidantdansl'ensembledesTRI. Champ:France. Sources :DGPR,Gaspar,2022;DGPR,SAFPA,2022.Traitements:SDES,2023 72,6 % des communes identifiées comme étant les plus exposées aux inondations (soit 1 852 communes identifiées TRI) bénéficient d?un PAPI, 96,7 % (soit 2 467 communes) d?une SLGRI. 71,7 % des communes en TRI disposent des deux dispositifs. Cela représente 1 830 communes, dans lesquelles vivent 8,6 millions d?habitants résidant dans au moins une EAIP. 62 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 partie 3 Risques naturels terrestres ? De multiples aléas naturels terrestres exposent les territoires de la France à des événements potentiellement dangereux ou dommageables : mouvements de terrain, phénomènes telluriques (sismicité et volcanisme), avalanches, feux de forêts, risques d?origines glaciaire et périglaciaire. Parmi les mouvements de terrain figure le phénomène de retrait-gonflement des argiles, deuxième poste d?indemnisation au titre du régime catastrophes naturelles. Les feux de végétation comme les aléas de montagne sont particulièrement sensibles aux épisodes météorologiques extrêmes observés dans le contexte de changement climatique. partie 3 : risques terrestres 64 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Mouvements de terrain hors retrait- gonflement des argiles INDEMNISATIONS ANNUELLES VERSÉES À LA SUITE DES DOMMAGES ASSURÉS MOUVEMENT DE TERRAIN DE 1995 À 2019 En M¤2022 19 95 140 120 100 80 60 40 20 0 19 96 19 97 19 98 19 99 20 00 20 01 20 02 20 03 20 04 20 05 20 06 20 07 20 08 20 09 20 10 20 11 20 12 20 13 20 14 20 15 20 16 20 17 20 18 20 19 81 4 7 18 59 49 54 11 4 4 6 2 14 25 24 132 13 8 33 36 21 29 6 19 50 Note:coûtsindemnisésparlesassureursautitredurégimedescatastrophesnaturellespourlephénomène naturel«mouvementdeterrain»(horssécheressegéotechnique)enFrance,agrégéssurlapériode1995- 2019.Cescoûts,netsdetoutefranchise,neconcernentquelesbiensassurésautresquelesvéhicules terrestresàmoteur. Champ:France,horsMayotte,ycompriscollectivités(Saint-Barthélemy,Saint-Martin). Source :CCR,2023 Le régime d'assurance des catastrophes naturelles prend en charge l'indemnisation des dommages liés aux mouvements de terrain d'origine naturelle après reconnaissance de l?état de Cat-Nat. Depuis 2000, tous les types de mouvement de terrain (effondrement, glissement, chute de blocs, éboulements), excepté le retrait-gonflement des argiles, sont regroupés sous l'appellation unique « mouvements de terrain ». Sur la période 1995-2019, le cumul des indemnisations versées au titre des mouvements de terrain, hors retrait-gonflement des argiles, s?élève à 700 M¤2022, soit une moyenne annuelle de 28 M¤. Si la sinistralité apparaît relativement modérée pour ce risque, plusieurs années se distinguent cependant par des dommages assurés plus importants : 1995, 1999-2001, et 2010 (à la suite de la tempête Xynthia sur le littoral atlantique). partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 65 INDEMNISATIONS ANNUELLES MOYENNES VERSÉES À LA SUITE DES DOMMAGES ASSURÉS MOUVEMENT DE TERRAIN PAR DÉPARTEMENT, DE 1995 À 2019 Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Saint-Barthélémy 0 50 km 0 < 0,25 0,25 - 0,5 0,5 - 1 > 1 Saint-Martin Coût moyen (en M¤2022) Note:horsphénomènenaturel«sécheresse». Champ:France,horsMayotte,ycompriscollectivités(Saint-Barthélemy,Saint-Martin). Source :CCR,2023.Traitements:SDES,2023 Cinq départements de France métropolitaine (Alpes-Maritimes, Charente- Maritime, Hautes-Pyrénées, Haute-Savoie, Var, Vendée), ainsi que Saint- Martin dans les Outre-mer font l?objet d?une sinistralité moyenne annuelle supérieure à 1 M¤2022. partie 3 : risques terrestres 66 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 DENSITÉ DE MOUVEMENTS DE TERRAIN PAR DÉPARTEMENT Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte 0 50 km Plus de 3,8 Entre 2,9 et 3,8 Entre 1,4 et 2,9 Entre 0,6 et 1,4 Moins de 0,6 Densité de mouvements de terrain (nombre / 10 km2) Absence de données Notes:phénomènesnaturelsconcernés:glissement,chutedeblocs/éboulement,coulée,effondrement, érosiondeberges.Cerecensement,réaliséhorsretrait-gonflementdesargiles,estincompletpourles départementsdeNormandie.Densitécalculéesuruntotalde65200mouvementsdeterrainenregistrésentre 1900et2019. Champ:France,horsMayotte. Source :BRGM,BDMVT,2020.Traitements:SDES,2020 Omniprésent sur le territoire, le risque lié aux mouvements de terrain dépend fortement de la géologie : glissements de terrain, chutes de blocs et éboulements rocheux, effondrements de cavités souterraines naturelles (dissolution de gypse ou cavités karstiques) ou anthropiques (anciennes carrières souterraines, caves, etc.), retrait-gonflement des argiles. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 67 NOMBRE DE MOUVEMENTS DE TERRAIN AYANT CAUSÉ DES DÉCÈS PAR CATÉGORIE, ENTRE 1900 ET 2021 Éboulements Glissements de terrain Effondrements Coulées de boue Chutes de pierres Autres mouvements de terrain 129 30 76 24 6 2 17 6 1 3 2 1 Nombre de morts et disparus Nombre de mouvements de terrains Notedelecture:depuis1900,17éboulementsontfait129morts. Source :ONRN,BDE(DGPR/SRNHetBARPI,BDGaspar;AFP;CCR;FranceAssureurs;Météo-France). Traitements:SDES,2022 Entre 1900 et 2021, plus de 65 200 mouvements de terrain (hors retrait- gonflement des argiles) ont été recensés en France. Cinq départements en comptent plus de quatre pour 10 km2 (Somme, Pyrénées-Orientales, Lozère, Loiret, Martinique). Les effondrements de cavités prédominent (39 %), devant notamment les glissements de terrain (26 %) et les chutes de blocs (23 %). Parmi les 532 événements naturels dommageables recensés en France entre 1900 et 2021, 28 concernent des mouvements de terrain hors retrait- gonflement des argiles. Ils totalisent 261 victimes. Parmi ces catastrophes, huit accidents très graves ont causé entre 10 et 99 morts. Certains mouvements de terrain peuvent être catastrophiques. Ainsi, l?écroulement survenu en 1248 sur la face nord du Mont Granier en Isère, emportant 500 millions de m3 (Mm3) de roches, a détruit plusieurs villages et fait plusieurs milliers de victimes. En 2016, une série d?éboulements de plus de 50 000 m3 est survenue, à l?origine notamment de l?endommagement d?infrastructures routières. Les volumes instables sont estimés à près de 800 000 m3. partie 3 : risques terrestres 68 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Cavités souterraines La géologie et l?histoire de la France expliquent la présence de 173 800 cavités souterraines, dont la taille varie de celle d?une cave (quelques m2) à celle d?une ancienne carrière souterraine (plusieurs dizaines d?hectares - ha). Dès la fin de leur exploitation par l?homme, ces cavités sont le siège d'une évolution lente mais inéluctable entraînant des mouvements de terrains. Leur ampleur et leur brutalité dépendent de la géométrie, de la profondeur, de la nature du sous-sol, de l?âge et de l?entretien des cavités. Ces mouvements se traduisent par des affaissements, des effondrements localisés (fontis) ou généralisés. En l?absence de stabilisation par des travaux de confortement, le terrain peut s?avérer inconstructible ou dangereux pour les constructions existantes. Les accidents mortels sont très rares, mais quelques décès sont néanmoins recensés : 21 à Clamart (Hauts-de-Seine) en 1961, 1 à Neuville- sur-Authou (Eure) en 2001 et 2 à Pouancé (Maine-et-Loire) en 2002. Parmi l?ensemble des cavités dont l?origine est connue, 54 % sont des cavités anthropiques (hors mine) : ouvrage militaire ou civil souterrain, cave (remise, activité agricole, voire industrielle), habitat troglodytique, carrière souterraine. Ces dernières, très nombreuses en Île-de-France et dans le Centre-Val de Loire (pierre à bâtir, gypse) sont liées à l'urbanisation ancienne. Le reste des cavités (46 %) sont des cavités naturelles provenant principalement de la dissolution des roches carbonatées (calcaires, dolomies, craie, etc.) ou sulfatées (gypse, etc.) à la suite des circulations d'eau dans les zones calcaires (Alpes, Jura, Pyrénées, Causses) et les zones gypseuses (agglomération parisienne). La diversité de ce type de cavités dépend de leur nature (karsts calcaires, cavités volcaniques, grottes marines, etc.) et de leurs dimensions. Le changement climatique est de nature à accroître le risque d?effondrement des cavités souterraines. En effet, les variations des nappes d?eaux souterraines (hausse des pluies exceptionnelles ou d?hiver, baisse des pluies d?été) peuvent affecter la résistance des roches et des structures des cavités (toit, soutènement maçonné). partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 69 DENSITÉ DE CAVITÉS SOUTERRAINES PAR DÉPARTEMENT ? Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte 0 50 km Plus de 20 Entre 10 et 20 Entre 2 et 10 Densité de cavités (nombre / 10 km2) Moins de 2 Absence de données Note:ils?agitdescavitéssouterrainesnaturellesetanthropiques(carrières,caves,galeries,ouvragescivils, ouvrages militaires, puits). Champ:FrancehorsParisetdépartementsdelapetitecouronneetdesYvelines,Martinique,GuyaneetMayotte. Source :BRGM,BDCavités,2022.Traitements:SDES,2022 L?Eure et la Seine-Maritime regroupent un peu moins de 25 % de l?ensemble des cavités connues. La densité exceptionnelle dans ces deux départements (plus de 32 pour 10 km2) résulte de l?exploitation ancienne de carrières (pierre à chaux, pierre de taille calcaire) et surtout de marnières (petites carrières souterraines de craie pour amender les champs). A contrario, un peu plus de la moitié des départements ont une densité de cavités inférieure à 2 pour 10 km2. partie 3 : risques terrestres 70 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 COMMUNES EXPOSÉES AU RISQUE D?AFFAISSEMENT OU D?EFFONDREMENT DE CAVITÉ SOUTERRAINE EN ÎLE-DE-FRANCE Zones de carrières souterraines Zone de dissolution du gypse antéludien Gypse Calcaire Craie Arrêté interpréfectoral du 25/09/1977 Zones sous-minées en petite couronne Val-d?Oise Seine- Saint-Denis Yvelines Essonne Paris Hauts- de-Seine Val-de-Marne Communes exposées aux anciennes carrières et marnières 0 10 km 0 20 km Note:lazonededissolutiondespochesdegypseantéludienforméilyaplusde37millionsd?années(buttes au nord de Paris, nord de la Seine-et-Marne, sud-est de Meaux) est également délimitée comme secteur àrisquesàParisetdansprèsd?unequinzainedecommunesdelaSeine-Saint-Denis.Cettezonedéfinie parl?arrêtéinterpréfectoraldu25septembre1977vautplandepréventiondesrisquesnaturelsprévisibles, enapplicationdel?articleL.562-2duCodedel?environnement. Source :BRGM,IGC,2017.Traitements:©L?institutParisRégion,2021 L'exploitation ancienne des matériaux de construction (calcaire, gypse, craie, etc.) a laissé des vides dans le sous-sol francilien. Plus de la moitié des communes de Paris et de la petite couronne est concernée (2 620 hectares), sur des surfaces très variables, de quelques centaines de m² à plusieurs dizaines d?hectares, comme dans le Sud parisien (anciennes exploitations de calcaire). Ces zones sous-minées sont urbanisées à plus de 94 % et construites à plus de 70 %. En 1961, une carrière de craie s?est ainsi effondrée à Clamart (Hauts-de-Seine) sur 8 ha, emportant un quartier sur plus de 3 m de profondeur, plusieurs maisons, et faisant 21 victimes. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 71 RÉPARTITION ET DENSITÉ DES ZONES SOUS-MINÉES PAR DÉPARTEMENT ET TYPE DE MATÉRIAUX, HORS MARNIÈRE, EN ÎLE-DE-FRANCE En nombre Hau ts- de- Sein e 1 000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0 Par is Yve lin es Va l-d 'O ise Va l-d e- M ar ne Sein e- et -M ar ne Sein e- Sain t-D en is Ess on e En densité (ha/km2) 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 Calcaire Craie Gypse Autres matériaux Densité 678 28 168 1 762 68 58 459 256 10 274 1 1 368 1 86 522 514 306 1 Note:leszonessous-minéescorrespondentessentiellementàd?anciennescarrièressouterraines. Champ:inventaireincompletenSeine-et-Marne. Source :BRGM,IGC,2017.Traitements:©L?InstitutParisRégion,2022 Les départements de la grande couronne sont également exposés : exploitations de calcaires et de craie sur les coteaux de la vallée de la Seine ou de la vallée de l?Oise, de marnières dans le sud des Yvelines et surtout de gypse sur les différentes buttes au nord de Paris. En ajoutant à la petite couronne les 790 ha de terrains sous-minés dans les Yvelines, les 645 ha du Val-d'Oise et les 2 ha de l'Essonne, ce sont plus de 4 050 ha de terrains répartis sur près de 300 communes qui sont affectés par la présence d'anciennes carrières. Ces exploitations connues font l?objet d?un suivi très rigoureux par les Inspections générales des carrières de Paris et de Versailles. La présence d?anciennes carrières est également avérée sur près de 120 communes en Seine-et-Marne (exploitations de gypse sur environ 515 ha, etc.). Si la densité moyenne de zones sous-minées en Île-de-France est relativement modeste (moins de 0,5 ha/km2), Paris se détache (8 ha/km2), suivi par les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. partie 3 : risques terrestres 72 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Glissements de terrain Les glissements de terrain surviennent lors du déplacement gravitaire de sols ou de roches déstabilisés par des phénomènes naturels (climatiques, géomorphologiques ou géologiques), ou encore par les activités humaines. Depuis 1900, 30 glissements de terrain ont été recensés, dont 24 associés à d?autres risques naturels, comme les inondations par crue torrentielle ou par crue rapide, le ruissellement ou les coulées de boue (cas notamment des inondations de 2020 dans les Alpes-Maritimes). Onze de ces glissements de terrains se sont déroulés en outre-mer. Au total, ces 30 glissements de terrains sont à l?origine de 201 décès. Certains glissements de terrain majeurs actifs font l?objet d?une surveillance particulière : ? La Clapière dans les Alpes-Maritimes (50 Mm3) ; ? Ruines de Séchilienne en Isère (4 Mm3) ; ? Super-Sauze dans les Alpes-de-Haute-Provence (1 Mm3). Aux Antilles et à La Réunion, les terrains argileux sur fortes pentes et les pluies tropicales abondantes favorisent l?évolution des glissements de terrain en coulées de boue ou en laves torrentielles. Le glissement de Grand-Ilet à Salazie (La Réunion) est ainsi l?un des plus grands glissements de terrain actif au monde, du fait de sa taille exceptionnelle (plus de 350 Mm3) et du nombre d?habitants exposés (plus de 1 000). Les terrains argileux, de blocs et de graviers d?une centaine de mètres d?épaisseur glissent au-dessus des matériaux issus des anciennes coulées de lave dans le fond du cirque. Les vitesses de déplacement varient sous l?effet de la gravité, du niveau des eaux souterraines et des pluies : moins de 15 cm/an (arrière du glissement), de 15 à 30 cm/an (centre), de 30 à 55 cm/an (avant). partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 73 SENSIBILITÉ AUX GLISSEMENTS DE TERRAIN 0 50 km Très élevé Élevé Moyen Niveau de sensibilité Faible Très faible Note:lasensibilité(aléa)estestiméeencombinantlatopographie,lanaturedesrochesetl?occupationdusol. Sources :BGR-CNR-IRPI-CNRS-EOST-EC-JRC,EuropeanLandslideSusceptibilityMapversion2 (ELSUSv2),d?aprèsWilde,M.etal.,Pan-Europeanlandslidesusceptibilitymapping:ELSUSVersion2. Traitements:SDES,2019 En France métropolitaine, environ 20 % du territoire a une sensibilité élevée ou très élevée aux glissements de terrain. La sensibilité est estimée faible ou très faible pour deux tiers du territoire et moyenne pour environ 14 %. Les zones de montagne (Alpes, Corse, Massif central, Pyrénées, Vosges) sont particulièrement sensibles. En Corse, Provence-Alpes-Côte d?Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, la sensibilité élevée aux glissements de terrain concerne plus de 45 % du territoire. partie 3 : risques terrestres 74 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Risque rocheux et chutes de blocs NOMBRE D?ÉVÉNEMENTS LIÉS AU RISQUE ROCHEUX ET CHUTES DE BLOCS RECENSÉS DANS LES ALPES ENTRE 1900 ET 2019, PAR GRAVITÉ Perturbation Dommages aux équipements routiers Dommages aux équipements ferroviaires Dommages aux bâtiments Victimes (blessés ou morts) Dommages forestiers Perturbation 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 En nombre d?événements ayant causé des dommages Route atteinte Voie de chemin de fer atteinte Zone urbanisée atteinte Forêt atteinte Véhicule routier atteint 0 500 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000 3 500 4 000 4 500 En nombre d?événements ayant atteint des enjeux Train atteint 172 158 97 31 26 16 14 4 148 608 220 113 59 1 du tra?c ferroviaire du tra?c routier Source :basededonnéesévènementielledurisquerocheuxdanssixdépartementsdesAlpesfrançaises (Alpes-de-Haute-Provence,Hautes-Alpes,Alpes-Maritimes,Isère,Savoie,Haute-Savoie)-C2ROP-Inrae au1erjanvier2020(Conseilsdépartementaux,MétropoleNiceCôted?Azur,SNCF,RTM,ONF,MTES). Traitements:SDES,2022 partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 75 Dans les Alpes françaises, près de 8 180 événements du type risque rocheux ont été recensés entre 1900 et 2019. Trois départements concentrent 71 % de ces événements dommageables : les Alpes-Maritimes (33 %), l?Isère (20 %), et la Savoie (18 %). Parmi les 860 communes concernées, 4 communes des Alpes-Maritimes (Utelle, Fontan, Rigaud, Breil-sur-Roya) concentrent 8 % des événements. Près de 63 % des événements recensés ont atteint des enjeux : route (50 %), voie de chemin de fer (7 %), zone urbanisée (3 %), forêt ou véhicule routier (1 % chacun). 6 % des événements ont causé des dommages, principalement sur les réseaux routiers (impact direct sur des véhicules, poinçonnement de chaussée, endommagement de glissières, de panneaux ou d?ouvrages de protection) ou ferroviaires (impact direct sur un train, ruptures de câbles, de dispositif de détection ou des rails tordus). La gravité de ces dommages va de la simple perturbation momentanée du trafic jusqu?à la coupure complète du réseau durant plusieurs mois. Les victimes recensées (26 blessés ou morts) et les dommages aux bâtiments (31 événements) sont peu nombreux. En haute altitude, l?évolution du risque rocheux et des chutes de blocs associées peut être reliée à la fonte du permafrost et au réchauffement climatique. Ce lien est moins clair aux altitudes inférieures où se concentrent les zones urbanisées et les populations potentiellement vulnérables. partie 3 : risques terrestres 76 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Retrait-gonflement des argiles INDEMNISATIONS VERSÉES À LA SUITE DES DOMMAGES ASSURÉS AU TITRE DE LA SÉCHERESSE GÉOTECHNIQUE DE 1995 À 2019 En M¤2023 19 95 2 000 1 500 1 000 500 0 19 96 19 97 19 98 19 99 20 00 20 01 20 02 20 03 20 04 20 05 20 06 20 07 20 08 20 09 20 10 20 11 20 12 20 13 20 14 20 15 20 16 20 17 20 18 20 19 243 Coût sécheresse géotechnique Incertitudes sécheresse géotechnique 815 561 690 132 98 16 357 1 816 49 502 165238 77 298 46 855 191 9 23 81 30 895 118 1 097 205 1 665 174 990 141 Note:cescoûts,netsdetoutefranchise,neconcernentquelesbiensassurés.Lesincertitudesdesannées 2015à2019proviennentdufaitquecesexercicesnesontpasconsolidéspourlephénomènenaturel «sécheressegéotechnique». Champ:Francemétropolitaine. Source :CCR,2023 Le phénomène « sécheresse géotechnique » (dit aussi retrait-gonflement des argiles) représente le second risque naturel auquel le territoire métropolitain est soumis depuis le milieu des années 1990. Les dommages sur un bâtiment à la suite de mouvements du sol dus à la sécheresse sont pris en charge depuis 1989 par le régime des catastrophes naturelles au titre des « mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols ». La sinistralité cumulée atteint un peu plus de 12 Md¤2023 sur la période 1995-2019, ce qui représente une moyenne annuelle d?environ 480 M¤. L?année 2003 est une année exceptionnelle, marquée par des records de chaleur durant l?été ; les indemnisations liées aux dommages assurés associés à ce phénomène s?élèvent à près de 1,8 Md¤. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 77 INDEMNISATIONS ANNUELLES MOYENNES VERSÉES À LA SUITE DES DOMMAGES ASSURÉS AU TITRE DE LA SÉCHERESSE GÉOTECHNIQUE PAR DÉPARTEMENT, DE 1995 À 2019 ? 0 50 km 0 < 0,2 0,2 - 1 Coût moyen (en M¤2022) 1 - 2 2 - 5 > 5 Champ:Francemétropolitaine. Source :CCR,2023.Traitements:SDES,2023 La majorité des départements de Nouvelle-Aquitaine et du pourtour méditerranéen, la région Île-de-France et une grande partie du centre de la France font l?objet d?une forte sinistralité vis-à-vis du phénomène « sécheresse géotechnique ». Certains départements du Nord et de l?Est sont également concernés, mais de façon plus récente (surtout depuis 2016). Entre 2016 et 2018, les dommages assurés pour ce phénomène semblent suivre une tendance à la hausse. partie 3 : risques terrestres 78 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE MAISONS INDIVIDUELLES EXPOSÉES AU RETRAIT-GONFLEMENT DES ARGILES FORT OU MOYEN Nombre de maisons individuelles exposées 55 000 27 500 0 50 km Note:croisementdunouveauzonagedel?expositionauretrait-gonflementdesargilesréalisédanslecadre delaloiElan(article68)etdesinformationsInseeportantsurlesmaisonsindividuelles. Champ:Francemétropolitaine. Sources :BRGM,2019;Insee,2017.Traitements:SDES,2022 48 % du territoire métropolitain est fortement ou moyennement exposé au risque de retrait-gonflement des argiles, 24 % est faiblement exposé et 28 % non exposé. 10,4 millions de maisons individuelles (soit 54 % de l?habitat individuel) sont exposées fortement ou moyennement au retrait-gonflement des argiles. Parmi elles, près de la moitié (4,6 millions) a été bâtie après 1976, 20 % entre 1946 et 1975 et 36 % avant 1946. Dans les zones d?exposition forte ou moyenne au retrait-gonflement des argiles, des dispositions constructives de prévention du risque de « sécheresse géotechnique » pour les nouvelles constructions s?imposent réglementairement. L?analyse des sinistres sécheresse géotechnique indemnisés depuis la mise en place du régime Cat-Nat survenus en zone d?exposition forte ou moyenne selon les périodes de construction des maisons révèle par ailleurs la vulnérabilité des maisons les plus récentes. Celles bâties après 1976 représentent ainsi 58 % des sinistres, contre 11 % pour celles avant 1921, 7 % de 1921 à 1945 et 24 % de 1946 à 1975. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 79 MAISONS INDIVIDUELLES DE PLAIN-PIED EN ÎLE-DE-FRANCE SELON LE NIVEAU D?EXPOSITION AU RETRAIT-GONFLEMENT DES ARGILES En nombre de maisons Sein e- et -M ar ne 120 000 100 000 80 000 60 000 40 000 20 000 0 Ess on e Va l-d 'O ise Yve lin es Sein e- Sain t-D en is Va l-d e- M ar ne Hau ts- de- Sein e Aléa faible Aléa moyen Aléa fort Sources :BRGM,2019;DGFiP,Majic,2019.Traitements:©L?institutParisrégion,2021 Près de 77 % du territoire francilien (hors Paris) se situe en zones d?exposition moyenne à forte au retrait-gonflement des argiles. Dans ces zones, 350 000 maisons individuelles de plain-pied se révèlent ainsi potentiellement exposées. Plusieurs milliers de maisons ont déjà été sinistrées par les vagues de sécheresse passées (1989-1991, 2003-2007 ou 2017-2018). En Île-de-France, les coûts moyens annuels des dommages assurés phénomène naturel « sécheresse géotechnique » se sont élevés à 62 M¤ entre 1995 et 2016. Le coût moyen d?un sinistre sécheresse est estimé à 21 000 ¤ par maison affectée en France entre 1990 et 2015 (CCR). Ces coûts sont susceptibles de s?accroître sous l?effet du changement climatique, en lien avec l?augmentation du nombre et de l?intensité des épisodes de sécheresse. partie 3 : risques terrestres 80 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Prévention des mouvements de terrain NOMBRE DE COMMUNES COUVERTES PAR UN PPRN* MOUVEMENTS DE TERRAIN PAR TYPE D?ALÉA, EN 2023 Tassements différentiels Glissements de terrain Éboulements ou chutes de pierres et de blocs Affaissements et effondrements anthropiques hors mines Cavités souterraines Avancées dunaires PPRN mouvement de terrain opposable PPRN mouvement de terrain prescrit PPRN multirisques opposable PPRN multirisques prescrit 0 500 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000 2 092 380 48 1 260 152 754 77 1 008 112 671 46 717 102 152 3 7 5 3 1 * Plan de prévention des risques naturels. Champ:France. Source :DGPR,Gaspar,juin2023.Traitements:SDES,2023 Les plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN) sont mis en place pour prescrire des mesures visant à réduire l?exposition des biens (constructions nouvelles, biens existants) et des personnes dans les zones à risques. Les PPRN mouvements de terrain opposables (approuvés), y compris les PPRN multirisques, concernent plus de 6 800 communes : 2 140 pour l?aléa « tassements différentiels » (retrait-gonflement des argiles), 2 014 pour les glissements de terrain, 1 679 pour les éboulements ou chutes de pierres et de blocs, 869 pour les affaissements et effondrements anthropiques hors mines, 68 pour les cavités souterraines, 31 pour les avancées dunaires. La part des PPRN non encore approuvés (prescrits) varie selon les types d?aléas. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 81 RÉPARTITION DES PPRN* PAR RÉGION POUR LES QUATRE PRINCIPAUX TYPES DE MOUVEMENTS DE TERRAIN EN 2022 En % Tassements différentiels Glissements de terrain Occitanie Auvergne-Rhône-Alpes Nouvelle-Aquitaine Provence-Alpes-Côte d'Azur Île-de-France Grand Est Autres régions 0 20 40 60 80 100 Éboulements ou chutes de pierres et de blocs Affaissements et effondrements anthropiques hors mines * Plan de prévention des risques naturels. Champ:France.PPRNmouvementsdeterrainycomprisPPRNmultirisques. Source :DGPR,Gaspar,juin2023.Traitements:SDES,2023 Quatre régions concentrent 88 % des PPRN tassements différentiels : Occitanie (65,5 %), Nouvelle-Aquitaine (12,5 %), Provence-Alpes-Côte d'Azur (5,5 %), Centre-Val de Loire (5 %), avec toutefois des taux de couverture faible pour les deux dernières. L?Occitanie concentre également le plus de PPRN glissements de terrain (36,5 %), suivie par Auvergne-Rhône-Alpes (25,5 %), Nouvelle-Aquitaine (10 %), Grand Est et Provence-Alpes-Côte d'Azur (7 % chacune). Ces régions couvrent en effet des zones montagneuses (Alpes, Pyrénées, Massif central, Vosges). Quatre régions concentrent plus des trois quarts des PPRN éboulements ou chutes de pierres et de blocs : Auvergne-Rhône-Alpes (32 %), Occitanie (31 %), Provence-Alpes-Côte d'Azur (12 %), Nouvelle-Aquitaine (7,5 %). Enfin, six régions sont particulièrement concernées par les PPRN affaissements et effondrements anthropiques hors mines : Île-de-France (30,5 %), Occitanie (19,5 %), Auvergne-Rhône-Alpes (12 %), Nouvelle- Aquitaine (9 %), Hauts-de-France (8 %) et Grand Est (7,5 %). partie 3 : risques terrestres 82 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Séismes en métropole et en outre-mer INDEMNISATIONS VERSÉES LIÉES AUX DOMMAGES ASSURÉS SÉISME DE 1995 À 2019 En M¤2022 19 95 250 200 150 100 50 0 19 96 19 97 19 98 19 99 20 00 20 01 20 02 20 03 20 04 20 05 20 06 20 07 20 08 20 09 20 10 20 11 20 12 20 13 20 14 20 15 20 16 20 17 20 18 20 19 5 124 29 88 70 3 2 240 Note:lescoûtsindemnisésparlesassureursautitredurégimedescatastrophesnaturellespourle phénomènenaturel«séisme»enFranceneconcernentquelesbiensassurésautresquelesvéhicules terrestresàmoteuretsontnetsdetoutefranchise. Champ:France. Source :CCR,2023 Sur la période 1995-2019, les indemnisations versées à la suite des dommages assurés relatifs aux séismes s?élèvent à 560 M¤2022, dont 403 M¤ pour le territoire métropolitain, et 157 M¤ dans les Outre-mer. Quatre années marquées par des séismes importants ont donné lieu à des indemnisations particulièrement élevées : ? 1996, avec deux événements sismiques de magnitude de 5,2 sur l?échelle de Richter sur le territoire métropolitain : en février à Saint-Paul-de- Fenouillet (Pyrénées-Orientales), puis en juillet à Annecy (Haute-Savoie) ; ? 2004, avec le séisme de magnitude 6,3 sur les îles de Saintes en Guadeloupe en novembre, séisme largement ressenti sur l?ensemble de l?archipel de la Guadeloupe ; ? 2007, avec le séisme de magnitude 7,4 en Martinique qui a été ressenti dans tout l?arc des Petites Antilles ; ? 2019, avec le séisme du Teil de magnitude 4,8 ressenti dans la moyenne vallée du Rhône près de Montélimar. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 83 MOYENNE ANNUELLE DES DOMMAGES ASSURÉS POUR SÉISME PAR DÉPARTEMENT, DE 1995 À 2019 ? Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Saint-Barthélémy 0 50 km 0 < 0,5 0,5 - 2 Coût moyen (en M¤2022) > 2 Saint-Martin Champ:France,horsMayotte. Source :CCR,2023.Traitements:SDES,2023 À l?exception des départements de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Haute-Savoie, de la Meurthe-et-Moselle et des Vosges, et plus récemment l'Ardèche et la Drôme, qui ont subi des dommages moyens annuels supérieurs à 500 000 ¤, le reste du pays a été relativement épargné sur la période 1995-2019. Le séisme du Teil, survenu en novembre 2019 a généré des dommages assurés estimés à plus de 150 M¤. Ce séisme et celui de l?ouest de la France près de Niort en 2023, qui a sans doute généré des dommages d?un montant proche, sont venus rappeler l?exposition du territoire métropolitain à ce risque. partie 3 : risques terrestres 84 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE COMMUNES RECONNUES EN CAT-NAT SÉISME ENTRE 1982 ET 2022 En nombre de communes 19 82 350 300 250 200 150 100 50 0 19 84 19 86 1996 Séisme Saint-Paul-de-Fenouillet en février (Sud-Ouest) Séisme d'Annecy en juillet 19 88 19 90 19 92 19 94 19 96 19 98 20 00 20 02 20 04 20 06 20 08 20 10 20 12 20 14 20 16 20 18 20 20 20 22 Notedelecture:en1996,337communesonteuunereconnaissancedecatastrophenaturelledetype «secoussesismique»ou«séisme». Champ:France. Source :DGPR,Gaspar,juin2023.Traitements:SDES,2023 Entre 1982, date de mise en place du régime d'indemnisation des risques de catastrophes naturelles en France, et 2022, 782 états de catastrophe naturelle de type « secousse sismique » ou « séisme » ont été reconnus. Sur les 668 communes concernées, certaines ont obtenu cette reconnaissance plusieurs fois : 77 communes plus de deux fois, et parmi elles, 13 communes dans les Alpes plus de quatre fois. La Guadeloupe et la Martinique sont les seuls départements classés intégralement en zone de niveau sismique fort. Un peu moins des trois quarts de leurs communes (soit 47 communes) ont été reconnus en état de catastrophe naturelle « secousse sismique » ou « séisme ». Elles représentent 7 % de l?ensemble des communes concernées pour ce phénomène. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 85 SÉISMES LES PLUS DESTRUCTEURS EN FRANCE DEPUIS LE XIXE SIÈCLE La nature imprévisible des séismes en fait des événements aux conséquences humaines, environnementales et économiques potentiellement les plus meurtrières et dommageables. Leurs effets peuvent être directs (effondrement de constructions) ou indirects (glissements de terrain, tsunamis, destruction d?infrastructures et réseaux, etc.). Deux séismes d?intensité épicentrale supérieure à IX (destructions massives) sont survenus en France au XIXe siècle (source:SisFrance). En Guadeloupe, celui du 8 février 1843 a fait plus de 3 000 victimes et détruit Pointe-à-Pitre. En Martinique, le séisme du 11 janvier 1839 a fait 261 victimes et détruit Fort-de-France. En France métropolitaine, le séisme du 11 juin 1909 à Lambesc (Bouches- du-Rhône) reste le plus meurtrier et destructeur du XXe siècle : 46 victimes, 250 blessés, 1 500 constructions effondrées. Celui du Teil en Ardèche survenu le 11 novembre 2019 en zone sismique modérée est le plus puissant survenu entre 2000 et 2020 : magnitude de moment 4,8, profondeur du foyer inférieure à 1 à 2 km. Il est également le plus destructeur depuis 50 ans : 41 communes en Cat- Nat dont un tiers fortement impacté, 17 blessés, 3 000 habitants sinistrés, 1 000 départs post-séisme, environ 12 M¤ de dommages pour les biens communaux et 200 M¤ pour les biens privés, 850 arrêtés d?interdiction de rentrer dans des bâtiments privés endommagés (soit 200 logements), 2 mois de gestion de crise, risques industriel et nucléaire proches. Le séisme de La Laigne (Charente- Maritime) du 16 juin 2023 a atteint une magnitude de moment 4,8 à 4,9, avec une intensité épicentrale de VII (dommages significatifs) et une profondeur du foyer de 3 km. Les conséquences de ce récent séisme ne sont pas encore complètement évaluées mais devraient être assez proches de celles du séisme du Teil. Selon l?inventaire de sismicité historique, 5 866 séismes ont été ressentis entre l?an 801 et 2007 : 5 731 en France métropolitaine (BRGM/EDF/IRSN, SisFrance,2010), 111 dans les Antilles et 24 à La Réunion (BRGM,SisFrance, 2010). Parmi les 3 126 séismes dont l?intensité est renseignée en métropole, 45 % sont d?intensité au moins égale à IV (secousse modérée à destruction importante). Moins de 0,3 % dépasse une intensité de VIII (des dommages aux catastrophes), et presque tous sont survenus dans les régions frontalières des pays limitrophes. 41 % des séismes d?intensité épicentrale supérieure ou égale à VIII se situent dans les Antilles. partie 3 : risques terrestres 86 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 MAGNITUDE DES SÉISMES D?ORIGINE NATURELLE ENREGISTRÉS DANS LES ANTILLES ENTRE 2014 ET 2019 0 25 km > 6 Magnitudes 5 - 6 4 - 5 3 - 4 < 3 0 - 50 Profondeurs (km) 100 - 150 150 - 200 > 200 50 - 100 Champ:Antilles. Source :catalogueproduitparl'OVSG-IPGPetl'OVSM-IPGP(2014-2019):doi.org/10.18715/IPGP.2022. l3ylhaal.Traitements:SDES,2022 Les territoires antillais sont particulièrement exposés aux séismes (Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), en raison de leur situation à la frontière entre les plaques nord-américaine et sud- américaine et la plaque caraïbe. Le passage de la lithosphère atlantique sous l?arc des Petites Antilles (subduction) peut alors engendrer de puissants séismes. Les observatoires volcanologiques et sismologiques des Antilles et du Piton de la Fournaise à La Réunion observent en permanence les activités de la Soufrière, de la Montagne Pelée et du Piton de la Fournaise. https://dataverse.ipgp.fr/dataset.xhtml?persistentId=doi:10.18715/IPGP.2022.l3ylhaal https://dataverse.ipgp.fr/dataset.xhtml?persistentId=doi:10.18715/IPGP.2022.l3ylhaal partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 87 NOMBRE DE SÉISMES PAR CLASSE DE MAGNITUDE ENREGISTRÉS DANS LES ANTILLES ENTRE 2014 ET 2019 Guadeloupe et Martinique Mer des Caraïbes et océan Atlantique Autres îles des Caraïbes Ensemble Profondeurs Ensemble Magnitude 0 à 50 50 à 100 100 à 150 150 à 200 < 3 4 499 9 23 39 4 570 6 567 176 11 313 3 à 4 3 - 6 2 11 1 492 32 1 535 4 à 5 1 1 - - 2 302 9 313 5 à 6 - - 1 - 1 44 - 45 > ou = 6 - - - - - 4 - 4 Ensemble 4 503 10 30 41 4 584 8 409 217 13 210 En % 34,1 0,1 0,2 0,3 34,7 63,7 1,6 100,0 Champ:Antilles. Source :catalogueproduitparl'OVSGetl'OVSM(2014-2019):doi.org/10.18715/IPGP.2022.l3ylhaal. Traitements:SDES,2022 Entre 2014 et 2019, le territoire antillais a enregistré près de 4 600 séismes, soit 40 % de l?ensemble des séismes enregistrés dans la zone Caraïbe durant ces cinq années. La magnitude de ces séismes est inférieure à 3 pour 99,7 % d?entre eux. Trois séismes ont cependant enregistré une magnitude supérieure ou égale à 4. La profondeur de l?épicentre du séisme est une composante essentielle : les séismes superficiels sont en général à l?origine des événements les plus destructeurs. 98 % des séismes enregistrés sur les terres antillaises entre 2014 et 2019 se sont produits à moins de 50 km de profondeur. De fortes magnitudes associées à des épicentres superficiels peuvent être particulièrement destructeurs. Un seul séisme de magnitude entre 4 et 5 s?est produit à moins de 50 km de profondeur entre 2014 et 2019 (séisme volcano-tectonique lié à l?activité du volcan de la Soufrière en Guadeloupe, le 28 avril 2018). Le territoire mahorais est soumis à une sismicité modérée. Cependant, Mayotte a subi de nombreux séismes depuis mai 2018 en raison d?un phénomène de type « essaim de séismes », généré par la naissance d?un nouveau volcan sous-marin. https://dataverse.ipgp.fr/dataset.xhtml?persistentId=doi:10.18715/IPGP.2022.l3ylhaal partie 3 : risques terrestres 88 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE SÉISMES PAR CLASSE DE MAGNITUDE ENREGISTRÉS EN FRANCE MÉTROPOLITAINE ENTRE 1962 ET 2020 France métropolitaine Pays limitrophes Mers et océan Magnitude En nombre En % En nombre En % En nombre En % Moins de 3 47 250 98,8 14 350 99,3 2 414 95,8 Entre 3 et 4 518 1,1 89 0,6 96 3,8 Entre 4 et 5 33 0,1 7 0,0 7 0,3 Plus de 5 3 0,0 0 0,0 3 0,1 Ensemble 47 804 100,0 14 446 100,0 2 520 100,0 Note:partsdeséismesselonlespayslimitrophes:Italie(54,5%),Espagne(26,6%),Suisse(8,9%), Allemagne(8,6%),autres(1,4%).Partsdeséismesselonlesmersetocéans:merMéditerranée(55,9%), OcéanAtlantique(31,5%),Manche(12,6%). Champ:Francemétropolitaine. Sources :SI-Hex(1962-2009);BCSF-RéNaSS(2010-2020);IGNBDALTI®75m.Traitements:SDES,2022 Comparée à d?autres pays du pourtour méditerranéen (Turquie, Grèce, Italie, Roumanie, Algérie), la France métropolitaine est soumise à un risque sismique modéré. Les séismes résultent dans cette région du lent rapprochement des plaques eurasienne et africaine. Un peu plus de 47 800 séismes ont été enregistrés entre 1962 et 2020 sur le territoire métropolitain. Leur magnitude est inférieure à 3 pour la quasi- totalité d?entre eux (98,8 %). Seuls 36 séismes ont enregistré une magnitude supérieure à 4. Les mêmes proportions sont observées dans les zones frontalières des pays limitrophes ou dans les mers et océans bordant la métropole. Infine, un seul séisme de magnitude 6 a été enregistré en 1963, en mer Méditerranée. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 89 LOCALISATION ET AMPLEUR DES SÉISMES D?ORIGINE NATURELLE ENREGISTRÉS EN FRANCE MÉTROPOLITAINE ENTRE 1962 ET 2020 Épicentre et magnitude locale Plus de 5 0 50 km Entre 4 et 5 Entre 3 et 4 Moins de 3 Note:épicentresdesséismesd'originenaturelledanslazoneSI-Hex. Champ:Francemétropolitaine. Sources :SI-Hex(1962-2009);BCSF-RéNaSS(2010-2020);IGNBDALTI®75m.Traitements:SDES,2022 Les zones de sismicité moyenne ou modérée se situent le long des grands accidents tectoniques (failles et plissements anciens) : Provence-Alpes- Côte d'Azur, Pyrénées, fossé Rhénan, Limagnes (Allier, la Loire) et, dans une moindre mesure, les massifs central et armoricain et le sud-ouest des Vosges. Les bassins parisien et aquitain sont quasi exempts de risque sismique. partie 3 : risques terrestres 90 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE COMMUNES ET D?HABITANTS PAR ZONE SISMIQUE Communes Population Zone de sismicité En nombre En % En nombre d'habitants En % Très faible 14 746 42,2 26 784 649 40,1 Faible 11 175 32,0 22 120 876 33,1 Modérée 7 022 20,1 13 310 551 19,9 Moyenne 1 951 5,6 3 804 191 5,7 Forte 68 0,2 808 142 1,2 Non renseigné 10 0,0 2 695 0,0 Ensemble 34 972 100,0 66 831 104 100,0 Champ:France,ycomprisSaint-MartinetSaint-Barthélemy. Sources :Medde,zonagesismique2011;Insee,2019.Traitements:SDES,2022 Le zonage sismique entré en vigueur le 1er mai 2011 distingue cinq zones d?aléas sismiques qui conditionnent notamment l'application des règles parasismiques de construction. Toutes les Antilles sont classées en zone de sismicité forte, soit 68 communes regroupant un peu plus de 800 000 personnes. Cela représente 1,2 % de la population française. Depuis 2007, les dispositions constructives élaborées dans le cadre du plan séisme Antilles s?attachent à réduire la vulnérabilité du bâti et des personnes exposées. La réglementation vise le non-effondrement du bâti pour garantir la sécurité des personnes. Des dommages plus ou moins importants peuvent néanmoins être constatés sur un bâtiment parasismique après un séisme. 5,7 % de la population française réside en zone d?aléa sismique moyen, soit 3,8 Mhab, tous dans l?Hexagone. Trois départements rassemblent plus de la moitié des habitants concernés : Haute-Savoie (près de 20 %), Alpes- Maritimes et Isère (un peu moins de 18 % chacun). Un peu moins d?un cinquième de la population française habite dans des zones d?aléa sismique modéré, soit 13,3 Mhab, dont les habitants de Mayotte. Enfin, 33 % de la population (soit 22,1 Mhab) résident dans des zones d?aléa faible et 40 % (soit 26,8 Mhab) dans des zones d?aléa très faible. L?aléa sismique est faible à La Réunion et très faible en Guyane. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 91 ÉTABLISSEMENTS SEVESO SITUÉS DANS LES ZONES SISMIQUES EN 2022 Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte 0 50 km Seuil haut Seuil bas Forte Nombre d'établissements Seveso Moyenne Modérée 68 13 Faible Très faible Zones de sismicité Champ:France;sitesSevesohorsinstallationsnucléaires. Sources :Medde,zonagesismique2011;DGPR,établissementsSeveso,décembre2023. Traitements:SDES,2023 Un séisme se produisant à proximité d?un établissement industriel à risque peut être à l?origine d?un ou d?une série d?accidents dits NaTech (naturels/ technologiques). Fin 2022, parmi les sites Seveso ne relevant pas de la catégorie des installations nucléaires, 10 sont localisés en aléa sismique fort dans les Antilles : 6 en seuil haut et 4 en seuil bas. En métropole, 57 sites se situent en aléa moyen. Parmi les 351 sites localisés en aléa modéré, 3 se situent à Mayotte. Enfin, 850 sites sont localisés en aléa faible ou très faible. partie 3 : risques terrestres 92 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Éruptions volcaniques RISQUE VOLCANIQUE Vent dominant Colonne d'éruption Coulée pyroclastique Glissement de terrain Séisme Lahar Dôme de lave Chute de cendres Pluie acide Nuée volcanique Source :Agenced?urbanismedeLaRéunion©AGORAH Les volcans de la montagne Pelée à la Martinique et de la Soufrière en Guadeloupe font partie des 30 volcans actuellement actifs dans les Petites Antilles : le premier depuis 127 000 ans, le second depuis 9 150 ans, à la suite de la plongée de la plaque Amérique sous la plaque Caraïbe. Parmi les 16 éruptions magmatiques répertoriées pour la Soufrière (impacts dans un rayon de 9 à 15 km autour du sommet), 9 ont été accompagnées d?effondrements d?édifice. Sur les 6 éruptions phréatiques les plus récentes survenues depuis l?an 1635, la plus violente en 1976-1977 a nécessité d?évacuer plus de 40 000 personnes durant 4 mois. De début 2017 à fin 2021, près de 15 500 événements microsismiques de très faible énergie ont été enregistrés. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 93 SURVEILLANCE DE L?ACTIVITÉ DES VOLCANS EN OUTRE-MER L?analyse concomitante de différents paramètres peut permettre d?anticiper l?imminence d?une éruption : séismes ressentis (nombre, localisation, profondeur, typologie, énergie associée, présence d?essaims), déformation, température, chimie des émissions de gaz. Les informations transmises par les observatoires volcanologiques et sismologiques de la Guadeloupe ou de la Martinique contribuent alors à assurer la sécurité de la population selon les procédures du plan Orsec Volcan (alerte, évacuation, organisation des différents acteurs en cas de crise) et selon quatre niveaux d?alerte. En Guadeloupe, neuf communes sont ainsi susceptibles d'être évacuées. En Martinique, depuis fin 2020, le niveau de vigilance et d'alerte de l'activité volcanique de la montagne Pelée est jaune (vigilance). Le scénario éruptif identifié comme le plus probable consiste en une éruption phréatique en lien avec le réseau hydrothermal étendu du volcan. Une éruption péléenne (formation de dôme) ou plinienne (explosive) est cependant également probable d?après les événements passés depuis 24 000 ans. Mayotte, située dans une zone sismique a priori modérée, a vu la naissance d?un nouvel édifice volcanique sous-marin entre 2018 et 2021. Ce dernier s?est formé à proximité du littoral à partir de l?émission de 6 km3 de magma, sur plus de 900 m de haut (plancher océanique à plus de 3 500 m de fond). Malgré l?origine volcanique de l?archipel, les dernières éruptions connues datent de 4 000 à 7 000 ans dans la zone de Petite-Terre. Le jeune édifice volcanique s?est construit à 50 km à l?est de Mayotte, à la suite des secousses sismiques enregistrées à partir du 10 mai 2018 (5 km à 15 km du littoral, 25 km à 50 km de profondeur). Depuis fin 2019, le réseau de surveillance volcanique et sismologique de Mayotte (RéVoSiMa) assure le suivi (sismologie, déformations, géochimie, phénoménologie) et rassemble les résultats d?analyses et les interprétations scientifiques (mécanismes, scénarios d?évolution). partie 3 : risques terrestres 94 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 COULÉES DE LAVE DU PITON DE LA FOURNAISE À LA RÉUNION ? 5 km Coulées de lave issues de la période 0 Après 2010 2001 - 2010 1991 - 2000 1981 - 1990 1971 - 1980 1961 - 1970 1951 - 1960 Avant 1951 Note:lasurveillancedel?activitéduPitondelaFournaiseestassuréepar103capteurssur70sitesdifférents (IPGP,OVPF). Sources :ObservatoirevolcanologiqueduPitondelaFournaise(OVPF/IPGP),2022;BDALTI®25,IGN. Traitements:SDES,2022 Depuis 1979, le Piton de la Fournaise est en éruption en moyenne 1 jour sur 8 (1 927 jours d?éruptions). Entre 1979 et 2021, 83 éruptions ont été observées, de même que deux effondrements de pit-craters en 1986 et 2002 et un effondrement de la partie centrale du volcan (caldera) en 2007. 795 Mm3 de lave ont été émis, soit un volume équivalent à 314 000 piscines olympiques de 2 m de profondeur. Si 96 % des coulées de lave sont émises dans un secteur inhabité, l?attrait touristique de ce volcan peut constituer un risque non négligeable. La durée moyenne d?une éruption est de l'ordre de 19 jours, avec un flux moyen par éruption de 7,7 m3/seconde, ce qui le classe parmi les volcans de type effusif. Les deux éruptions les plus importantes se sont produites en mars-septembre 1998 sur 196 jours (éruption la plus longue) et en mars-avril 2007 (éruption la plus volumineuse, avec environ 210 Mm3). partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 95 Tsunamis en outre-mer et en métropole NIVEAU D?EXPOSITION DU LITTORAL ANTILLAIS AU RISQUE TSUNAMI ¥ 20 km0 Exposition aux tsunamis Très élevée Très élevée en pied de falaise Élevée Élevée en pied de falaise Moyenne à élevée Moyenne à élevée en pied de falaise Moyenne Moyenne en pied de falaise Guadeloupe Martinique Grande-Terre Basse-Terre Les Saintes Marie-Galante La Désirade Sources :BRGM,planséismeAntilles,2008;Insee,2017.Traitements:SDES,2022 La bande littorale de 2 km dans l?intérieur des terres des îles des Antilles françaises est potentiellement exposée aux tsunamis, compte tenu de la rencontre dans cette zone des plaques nord et sud Amérique et Caraïbe. Cette zone de subduction peut générer de puissants séismes et un volcanisme propices à ces phénomènes de submersion. Les superficies concernées par les expositions aux tsunamis élevées (orange) à très élevées (rouge) représentent 75 % de la bande littorale en Guadeloupe. Sont concernées une grande partie de la bande littorale de Grande-Terre et de Basse-Terre, La Désirade et Les Saintes ainsi que deux tiers du littoral de Marie-Galante. En Martinique, ces niveaux d?exposition concernent la partie orientale de l?île, soit 40 % de sa bande littorale. La part des habitants de Guadeloupe vivant dans la limite des 2 km vers l?intérieur des terres et sujets à une exposition aux tsunamis élevée à très élevée est de 75 % contre 25 % en Martinique. La part de l?habitat individuel localisé dans les zones d?exposition élevée à très élevée atteint 75 % de l?ensemble de l?habitat situé dans la bande littorale de 2 km en Guadeloupe, contre 32 % en Martinique. partie 3 : risques terrestres 96 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 POPULATION EXPOSÉE AUX TSUNAMIS AUX ANTILLES SELON LA DISTANCE À LA MER Très élevée Très élevée en pied de falaise Élevée Élevée en pied de falaise Moyenne à élevée 50 40 30 20 10 0 En milliers d?habitants Moyenne à élevée en pied de falaise Moyenne Moyenne en pied de falaise Absence de données Guadeloupe Distance à la mer 0 à 500 m 500 à 1 000 m 1 000 à 2 000 m 0 10 20 30 40 50 Martinique Notedelecture:15085habitantsenGuadeloupeet8730enMartiniquesonttrèsexposésauxtsunamisdans labandelittoralede2km(couleurbordeauxnonhachuré). Sources :BRGM,planséismeAntilles,2008;Insee,2017.Traitements:SDES,2022 HABITAT INDIVIDUEL EXPOSÉ AUX TSUNAMIS AUX ANTILLES SELON LA DISTANCE À LA MER Très élevée Très élevée en pied de falaise Élevée Élevée en pied de falaise Moyenne à élevée 30 20 10 0 En milliers de maisons individuelles Moyenne à élevée en pied de falaise Moyenne Moyenne en pied de falaise Absence de données Guadeloupe Distance à la mer 0 à 500 m 500 à 1 000 m 1 000 à 2 000 m 0 10 20 30 Martinique Notedelecture:14710maisonsenGuadeloupeet6900enMartiniquesonttrèsexposéesauxtsunamis danslabandelittoralede2km(couleurbordeauxnonhachuré). Sources :BRGM,planséismeAntilles,2008;Insee,2017.Traitements:SDES,2022 partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 97 Bien que l?activité sismique soit faible à La Réunion et modérée à Mayotte, respectivement un quart et l?ensemble des côtes de ces dernières sont exposées aux tsunamis en cas de séisme dans l?océan Indien, au large du Pakistan, de la Malaisie ou de l?Indonésie. Ainsi, le séisme de Sumatra en 2004 a généré des vagues de 1 à 2 m au-dessus du niveau moyen des hautes marées à La Réunion, occasionnant des dégâts matériels de plus d?un million d?euros. La configuration particulière du jeune volcan sous-marin à Mayotte laisse craindre la possible occurrence de tsunamis et la réactivation de zones volcaniques plus proches de Petite-Terre. À La Réunion, le risque tsunami local est lié à l?activité volcanique du Piton de la Fournaise. NOMBRE DE TSUNAMIS RECENSÉS EN FRANCE MÉTROPOLITAINE DEPUIS 1500 15 00 - 15 49 12 10 8 6 4 2 0 Tempête de submersion en Méditerranée Tempête de submersion en Atlantique Tsunami en Méditerranée Tsunami en Atlantique 15 50 - 15 99 16 00 - 16 49 16 50 - 16 99 17 00 - 17 49 17 50 - 17 99 18 00 - 18 49 18 50 - 18 99 19 00 - 19 49 19 50 - 19 99 20 00 - 20 10 5 2 2 2 4 7 10 11 11 1 2 Champ:littorauxméditerranéensetatlantiques.Extraitdel?inventairehistoriquedestsunamisenFrance (BRGM,BDTsunamis,1500-2010),soit57tsunamis. Sources :d?aprèsE.GarnieretF.Surville(Dir.),2010.La tempête Xynthia face à l?histoire - Submersions et tsunamis sur les littoraux français du Moyen Âge à nos jours. En France métropolitaine, plusieurs séismes ont provoqué des vagues de submersion en Méditerranée. Ce fut notamment le cas pour le port de Marseille en 1812 (niveau 4, intensité forte, inondation du rivage). Les littoraux les plus exposés concernent : la Côte d?Azur (de Cannes à Nice), la Ciotat à Toulon, la côte des Maures, la côte perpignanaise, une partie de la côte nord-ouest de la Corse (de Calvi à Galéria). Quatre tsunamis ont par ailleurs été recensés sur les littoraux atlantique et de la Manche. partie 3 : risques terrestres 98 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Avalanches EXEMPLES D?AVALANCHES HISTORIQUES Localisation Nombre de morts Dégâts/Localisation Chèze et Saint Martin (Pyrénées) en 1601 107 2 villages totalement rasés Le Tour (Haute Savoie) en 1934 11 Huez (Isère) en 1749 38 Moitié du village détruite Orlu (Pyrénées) en 1895 15 Valmanya-Roquejalère (Pyrénées-Orientales) en 1917 12 Bâtiment de la mine de Pinouse Modane (Savoie) en 1921 13 Chantier du tunnel de Fréjus Savoie en 1923 21 Nombreuses avalanches Versant est du massif du Renoso en Corse en 1927 13 Campement de bûcherons Ortiporio (Haute-Corse) en 1934 37 Village détruit Huez (Isère) en 1940 10 Bâtiments de la mine de l'Herpie Val d'Isère (Savoie) en 1970 39 (37 blessés) Chalet UCPA balayé Savoie et Dauphiné en 1981 4 Plusieurs villages sévèrement touchés Taconnaz (Haute-Savoie) en 1990 0 Plusieurs maisons détruites Peisey-Nancroix (Savoie) en 1995 0 Plusieurs chalets détruits Hameau de Montroc (Haute-Savoie) en 1999 12 14 chalets détruits Secteur des Grandes Jorasses (Haute-Savoie) en 2006 1 Les Houches (Savoie) en 2018 0 Une quarantaine de chalets impactés Champ:France. Sources :MEDD/DGPR,dossierd?information:lesavalanches,2005;ONRN,BDE(DGPR/SRNHetBARPI, BDGaspar;AFP;CCR;FranceAssureurs;Météo-France).Traitements:SDES,2022 Les avalanches correspondent à des phénomènes naturels dépendant de la pente, de l?enneigement, de la température et du vent. Les activités humaines peuvent les déclencher, notamment la pratique du ski hors-piste. Le risque d?avalanche est présent sur de nombreuses pentes en montagne en hiver. Parmi les exemples d'avalanches historiques mortelles ayant impacté des bâtiments depuis le début du XVIIe siècle à l'origine d'au moins 635 décès, 19 sont considérées comme des accidents très graves à l'origine de plus de 10 morts (Inrae,Lesrisquesnaturelsenmontagne,2015). partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 99 NOMBRE D'AVALANCHES PAR COULOIR ET PAR HIVER DANS LES ALPES FRANÇAISES ENTRE LES SAISONS 1946-1947 ET 2008-2009 19 46 - 19 47 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 0 Avalanches par couloir et par an Tendance 19 48 - 19 49 En nombre d?avalanches par couloir et par an 19 50 - 19 51 19 52 - 19 53 19 54 - 19 55 19 56 - 19 57 19 58 - 19 59 19 60 - 19 61 19 62 - 19 63 19 64 - 19 65 19 66 - 19 67 19 68 - 19 69 19 70 - 19 71 19 72 - 19 73 19 74 - 19 75 19 76 - 19 77 19 78 - 19 79 19 80 - 19 81 19 82 - 19 83 19 84 - 19 85 19 86 - 19 87 19 88 - 19 89 19 90 - 19 91 19 92 - 19 93 19 94 - 19 95 19 96 - 19 97 19 98 - 19 99 20 00 - 20 01 20 02 - 20 03 20 04 - 20 05 20 06 - 20 07 20 08 - 20 09 Champ:23massifsalpinsrépartisdanssixdépartements:Savoie,Haute-Savoie,Isère,Hautes-Alpes,Alpes- Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence. Source :N.Eckert,C.Keylock,H.Castebrunet,A.Lavigne,M.Naaim.Temporal trends in avalanche activity in the French Alps and subregions: from occurrences and runout altitudes to unsteady return periods.Journalof Glaciology,InternationalGlaciologicalSociety,2013,59(213).Traitements:SDES,2022 À l'échelle des Alpes françaises, près de 55 000 avalanches ont été enregistrées entre les hivers 1946-1947 et 2008-2009, soit 1 avalanche par couloir tous les 3 à 4 ans en moyenne. Entre 1976 et 1985, période correspondant à des hivers plus froids et plus enneigés, l?activité avalancheuse a été plus importante (0,35 avalanche par couloir et par hiver). partie 3 : risques terrestres 100 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Durant l?hiver 2020-2021, 1 183 avalanches ont été enregistrées sur les 3 000 couloirs suivis dans les Alpes et les Pyrénées. La moyenne a été supérieure à celle d?un hiver moyen dans les départements des Alpes du Nord (76 % des avalanches), contrairement à celles des Alpes du Sud (14 %) et des Pyrénées (10 %). En moyenne montagne, le risque avalancheux est bien moindre. Dans les Vosges par exemple, 730 avalanches ont été recensées depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu?en 2014 sur 128 couloirs. Parmi elles, 94 avalanches ont fait une ou plusieurs victimes et 16 ont été mortelles (34 décès). Une augmentation des avalanches est enregistrée à partir des années 1960, avec un fort pic dans les années 1990. Plus de 95 % des avalanches se sont produites dans le sud des Vosges (plus élevé). Le réchauffement climatique est de nature à limiter l'activité avalancheuse naturelle dans ce massif. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 101 NOMBRE DE DÉCÈS LIÉS AUX AVALANCHES ENTRE LES SAISONS 1971-1972 ET 2020-2021 60 50 40 30 20 10 0 Décès Moyenne mobile sur 10 ans En nombre de décès 19 71 - 19 72 19 73 - 19 74 19 75 - 19 76 19 77 - 19 78 19 79 - 19 80 19 81 - 19 82 19 83 - 19 84 19 85 - 19 86 19 87 - 19 88 19 89 - 19 90 19 91 - 19 92 19 93 - 19 94 19 95 - 19 96 19 97 - 19 98 19 99 - 20 00 20 01 - 20 02 20 03 - 20 04 20 05 - 20 06 20 07 - 20 08 20 09 - 20 10 20 11 - 20 12 20 13 - 20 14 20 15 - 20 16 20 17 - 20 18 20 19 - 20 20 12 21 26 11 41 29 32 32 22 56 28 36 28 45 40 2424 17 22 47 27 24 31 22 22 43 43 35 282829 2626 25 57 20 29 29 35 41 22 36 20 45 38 2122 40 13 12 20 20 - 20 21 Champ:activitésconsidérées:randonnéeàski,hors-piste(ski,snowboard),damage,alpinisme (dont cascade). Source :Associationnationalepourl'étudedelaneigeetdesavalanches(Anena),2023.Traitements:SDES, 2023 Malgré de fortes variations interannuelles résultant principalement des conditions nivo-météorologiques des différentes saisons, la tendance de l?accidentologie liée aux sports d?hiver est plutôt stable durant les cinquante dernières années. Sur la période 1971-2021, 1 028 accidents liés aux avalanches ont été à l?origine de 1 482 décès. Cela représente une moyenne annuelle d?environ 20 accidents mortels et de près de 30 décès. partie 3 : risques terrestres 102 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE COMMUNES COUVERTES PAR UN PPRN* AVALANCHE PAR DÉPARTEMENT EN 2023 Isère Haute-Savoie Hautes-Alpes Hautes-Pyrénées Savoie Pyrénées-Atlantiques Haute-Garonne Ariège Alpes-de-Haute-Provence Alpes-Maritimes Pyrénées-Orientales PPRN opposable En nombre de communes PPRN prescrit 0 20 40 60 80 100 87 5 57 1 51 3 40 10 42 4 24 21 16 1 10 4 9 3 * Plan de prévention des risques naturels. Note:93%desPPRNavalanchesontopposables(approuvés)et9%prescrits. Champ:France. Source :DGPR,Gaspar,juin2023.Traitements:SDES,2023 Mi-2023, 360 communes disposent d?un plan de prévention du risque naturel (PPRN) avalanche approuvé et 28 ont un PPRN prescrit. Plus de la moitié de ces communes se situe en Auvergne-Rhône-Alpes : Isère (24 %), Haute- Savoie (15 %), Savoie (12 %). Les autres se trouvent en Occitanie (23,5 %), en Provence-Alpes-Côtes d'Azur (20 %) et en Nouvelle-Aquitaine (6 %). Les PPRN visent à promouvoir un aménagement durable tenant compte des aléas naturels et à préserver la sécurité des personnes et des biens, à travers des prescriptions par type de zone (mesures d?urbanisme, construction, utilisation et exploitation). Enfin, l?organisation des secours fait l?objet d?un plan Orsec dans les départements lorsque la situation le nécessite. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 103 Risques d'origines glaciaire et périglaciaire FONTE DES GLACIERS DANS LES ALPES ET LES PYRÉNÉES ENTRE 1907 ET 2021 En mètres équivalent eau (référence zéro en 2001) 40 30 20 10 0 - 10 - 20 - 30 - 40 Saint-Sorlin Mer de glace Gebroulaz Argentière Ossoue (Pyrénées) 19 07 19 12 19 17 19 22 19 27 19 32 19 37 19 42 19 47 19 52 19 57 19 62 19 67 19 72 19 77 19 82 19 87 19 92 19 97 20 02 20 07 20 12 20 17 20 21 Sources :Laboratoiredeglaciologieetgéophysiquedel'environnement(CNRS);Associationpyrénéenne de glaciologie moraine. Traitements : Onerc En 20 ans (entre 2002 et 2021), cinq glaciers alpins et pyrénéens suivis par le CNRS ont perdu 30 mètres équivalent eau en moyenne. D?après la mission IGEDD/CGAAER/IGA de 2023 sur les risques d?origines glaciaire et périglaciaire, la surface des glaciers blancs français (surface englacée) serait en 2022 de l?ordre de 200 km2 dans les Alpes françaises, contre 229 km2 mesurés en 2015 avec le satellite Sentinel-2, et de 1 km2 dans les Pyrénées. La surface des glaciers français connaîtrait une régression de l?ordre de 2 % par an. partie 3 : risques terrestres 104 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Les zones de pergélisol (sols gelés en permanence et en profondeur), notamment les glaciers rocheux, représenteraient une surface de l?ordre de 700 km2 (Marcer et al., 2017), soit environ 10 % des territoires situés à une altitude au-dessus de 2 000 mètres (Duvillard et al., 2021). Une partie des zones couvertes de glaces, englacées, récemment déglacées, ou leurs abords directement influencés par la présence des glaciers, ou concernés par le dégel du pergélisol peut occasionner des risques d?origines glaciaire et périglaciaire. Ce phénomène va s'intensifier dans le contexte du changement climatique. En effet, le recul ou le changement thermique des glaciers peut entraîner des accumulations d?eau susceptibles de se vidanger brutalement, mais aussi des chutes de glace et/ou de matériaux provenant du glacier ou des zones périglaciaires. Une faible fréquence d?occurrence de la plupart de ces phénomènes, souvent combinée avec une forte intensité tend à en faire des aléas majeurs. L?événement d?origine glaciaire le plus meurtrier s?est manifesté en 1892, au droit du glacier de Tête Rousse en Haute-Savoie situé entre 2 950 m et 3 260 m d?altitude. Cet événement est à l?origine de 175 morts et 20 disparus, de la destruction de 2 des 5 bâtiments de l'établissement thermal de Saint- Gervais-les-Bains et de 8 maisons au Fayet. Une poche d'eau de 110 000 m3 s?est vidangée brutalement et a entraîné un volume de 90 000 m3 de glace. L'écoulement d?eau et de glace a mobilisé des matériaux au cours de sa propagation et s?est progressivement transformé en lave torrentielle ayant déposé près d?un million de mètres cubes de matériaux en quelques minutes (vitesse moyenne de 10 à 20 m/s). Neuf autres événements recensés en France depuis 1892 ont occasionné 21 victimes (13 décès et 8 blessés), essentiellement des alpinistes (données extraitesdeDaSilvaQ.,RTM,2021). Les massifs qui concentrent les territoires les plus fortement habités susceptibles d?être concernés sont la haute vallée de l?Arve (massif du Mont- Blanc avec une forte représentativité des risques liés aux glaciers blancs et lacs proglaciaires), les vallées et stations des Écrins et de la Vanoise (avec une part plus importante liée aux parois à pergélisol (ou permafrost)). Mais l?extension du pergélisol de paroi de montagne ou des glaciers rocheux va bien au-delà (Alpes-Maritimes, Hautes-Pyrénées et Alpes-de-Haute- Provence). La mission estime que moins de 20 000 habitants seraient susceptibles d?être menacés par de tels phénomènes. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 105 SURFACE CUMULÉE DÉPARTEMENTALE DES FORMES GÉOMORPHOLOGIQUES ASSOCIÉES AUX RISQUES D'ORIGINES GLACIAIRE ET PÉRIGLACIAIRE DANS LES ALPES FRANÇAISES En surface (km²) Parois permafrost (probabilité > 0,5) 7 km²- 27 km² Glaciers blancs 24km²- 95 km² Permafrost (probabilité > 0,75) 49 km²- 561 km² Lacs d?altitude 1 km²- 3 km² Glaciers rocheux actifs et inactifs 3 km²- 27 km² 0 12,5 25 50 kilomètres Note:pourchaquedépartement,lasurfacecumuléedesformesgéomorphologiquessuivantesestreprésentée: surfaceavecprobabilitédeprésencedepermafrostdeversant>75%;surfacedeparoisavecprobabilitéde présencedepermafrost>50%;surfacedeglaciersblancs;surfacedeglaciersrocheuxactifsetinactifs; surfacedelacsd?altitude(situésau-dessusde2000m). Sources :travailcartographiqueàpartirdedonnéesSIG:Paroipermafrost:EDYTEM2019;Glaciersblancs:IGE 2015revuInrae2019;Permafrost:EDYTEM2018;Lacsd'altitude:Inrae2019;Glaciersrocheux:RTM2021 Toutes les formes géomorphologiques (péri)glaciaires sont présentes en Savoie, la surface en permafrost de versant étant cependant la plus importante. La Haute-Savoie se distingue des autres départements par une importante surface de parois à permafrost et de glaciers blancs, et par très peu de glaciers rocheux et lacs d?altitude. Comme en Savoie, les lacs d'altitude représentent une surface importante en Isère. Dans les Hautes-Alpes, la surface de glaciers rocheux actifs et inactifs est aussi importante qu?en Savoie et la surface cumulée de permafrost est la seconde après la Savoie. Le permafrost de parois et de versants, ainsi que les glaciers blancs sont quasiment absents dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes, où sont recensés essentiellement des glaciers rocheux et des lacs d?altitude. partie 3 : risques terrestres 106 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 SENSIBILITÉ AUX RISQUES D'ORIGINES GLACIAIRE ET PÉRIGLACIAIRE DANS LES ALPES FRANÇAISES ± En surface (km2) 0 12,5 25 50 kilomètres Lacs Glaciers blancs Parois permafrost Glaciers rocheux 15 353 12 457 1 759 1 898 1 010 179 Notedelecture:lacartereprésentel?indicedesensibilitéd?undépartementvis-à-visdesphénomènes glaciaires et périglaciaires. Plus le cercle est important, plus la sensibilité du département est grande (plus il y a d?enjeuxpotentiellementexposés). Note:lescouleursdanslescerclesreprésententlapartpriseparchacundesphénomènesdanscetindice. L?indicedesensibilitéaétécalculédanslecadredel?analysegrandeéchellemenéedanslesAlpes françaises:ilsebasesurunereprésentationsimplifiéedesphénomènes(zonesdedépart,propagation) etnepeutenaucuncasêtreinterprétéàl?échellelocale(bassinversant). Source :analysegrandeéchellemenéeparleRTMen2021pourhiérarchiserdesbassinsderisques autraversdeleursensibilitéauxrisquesd?originesglaciaireetpériglaciaire Les départements de Haute-Savoie et Savoie sont les plus sensibles aux phénomènes glaciaires et périglaciaires. La sensibilité de la Savoie est très majoritairement due à l?exposition potentielle des enjeux aux phénomènes d?effondrement de paroi par dégradation du permafrost, tandis qu?elle est principalement due aux lacs et glaciers blancs en Haute-Savoie. La sensibilité des départements de l?Isère et des Hautes-Alpes est équivalente mais, là aussi, la source de sensibilité n?est pas la même : elle est très principalement liée aux parois à permafrost dans les Hautes-Alpes, alors qu?elle est répartie entre lacs glaciaires et parois permafrost en Isère. Bien que limitée, la sensibilité des Alpes-Maritimes est liée aux lacs glaciaires. Enfin, la sensibilité dans les Alpes-de-Haute-Provence demeure très faible. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 107 Feux de forêt et végétation SURFACES DE FORÊTS BRÛLÉES CHAQUE ANNÉE ENTRE 1976 ET 2022 100 000 80 000 60 000 40 000 20 000 0 En ha 19 76 Région méditerranéenne Reste de la France 19 78 19 80 19 82 19 84 19 86 19 88 19 90 19 92 19 94 19 96 19 98 20 00 20 02 20 04 20 06 20 08 20 10 20 12 20 14 20 16 20 18 20 20 20 22 Champ:Francemétropolitaine(ycomprislaCorse). Sources :régionméditerranéenne1976-2021:Prométhéeet2022:BDIFF;Autresrégionsfrançaises1976 -2005:tableauYvonDUCHE/PhilippeMICHAUTONF;2066-2022:BDIFF;2022BDIFFcorrigéONFBDIFF (MASA;MI;IGN),octobre2023(1976à2021:Prométhée) La France compte de nombreux massifs forestiers, dont certains particulièrement exposés aux risques d?incendie : en Corse, sur le littoral méditerranéen, dans les Cévennes, les piémonts alpin et pyrénéen et dans les Landes. Selon les derniers travaux du Groupe d?experts intergouvernemental sur l?évolution du climat (Giec), corrélativement au risque accru de sécheresse et de hausse des températures en Europe, la sensibilité de tous types de végétation au feu sera amenée à s?accroître. En 2022, 6 870 communes ont été déclarées exposées au risque feu de forêt par les préfets (source : Gaspar), soit environ une commune sur cinq. partie 3 : risques terrestres 108 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Les trois quarts d?entre elles se situent dans le sud de la France, en raison de la végétation (résineux, broussaille) et des conditions climatiques (vent, chaleur) favorables aux déclenchements de feux de forêt. Cinq régions concentrent 90 % des communes déclarées exposées aux feux de forêt : Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes- Côte d'Azur et Corse. Les surfaces incendiées et le nombre de départs de feux varient fortement selon les années. Les années 1989, 1991 et 2003 se distinguent avec plus de 70 000 hectares brûlés (données ONF-DFCI). Dans la période plus récente, l?année 2022 a été très touchée avec 62 000 ha de forêts et 10 000 ha de végétation autre brûlés. La zone Sud-Ouest a été tout particulièrement affectée avec plus de 36 000 ha brûlés pour 2 653 feux (selon l?ONF-DFCI). Parmi eux, les feux de Landiras (Gironde), qui se sont produits en juillet et en août, ont brûlé près de 20 000 ha. Le feu de La Teste-de-Buch (Gironde) a détruit près de 6 000 ha et a nécessité l?évacuation de 22 000 personnes dont 6 000 qui se trouvaient dans les 5 campings détruits à 90 %. La progression du nombre de constructions et d?habitants (riverains, touristes) à proximité et dans les forêts augmente la vulnérabilité de ces zones (neuf feux sur dix sont d?origine humaine en France). Le pourtour méditerranéen est particulièrement exposé aux feux de forêt et de végétation (agricoles, friches). Près de 118 000 départs de feux y ont brûlé une surface forestière de près de 942 000 ha en 49 ans. D?après l?ONF, en 2022, près de 2 000 feux de forêt et de végétation ont détruit 16 558 ha en région méditerranéenne (pour comparaison, 6 907 ha détruits en moyenne sur 2011-2020 pour 1 617 feux). Les statistiques sur les décès causés par les feux de forêts sont assez lacunaires. Le feu le plus meurtrier en France concerne celui de Cestas en Gironde en 1949 (82 morts). Une étude menée uniquement sur la zone méditerranéenne recense 144 décès entre 1973 et 2021, dont 96 parmi les personnels de secours, 33 pilotes d?avion ou d?hélicoptère et 15 civils. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 109 RATIO ENTRE LES SURFACES BRÛLÉES ENTRE 2000 ET 2021 ET LES SOLS BOISÉS EN 2021, PAR DÉPARTEMENT 0 50 km Entre 1,9 et 10,7 Entre 0,8 et 1,9 Entre 0,4 et 0,8 Entre 0,2 et 0,4 Ratio en ? Moins de 0,2 0,0 - 0,0 Entre 10,7 et 69,2 Note:lessolsboiséspermettentd?approcherlessurfacespotentiellementcombustibles.Représentation par quantile. Champ:Francemétropolitaine. Sources :BDIFF(MASA;MI;IGN),2023;Agreste?Teruti(Graph?Agri),2021.Traitements:SDES,2023 Dans 6 départements, le ratio entre les surfaces brûlées entre 2000 et 2021 et les sols boisés dépasse 20 ? : le Var et les Bouches-du-Rhône (plus de 65 ?), La Réunion, la Haute-Corse, les Pyrénées-Orientales et l?Hérault (entre 20 ? et 40 ?). À l?opposé, 8 départements du Nord-Ouest (Calvados, Hauts-de-Seine, Loire-Atlantique, Nord, Pas-de-Calais, Paris, Seine-Saint- Denis, Somme) n?enregistrent aucune surface brûlée sur la même période. partie 3 : risques terrestres 110 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 PRÉVENTION DES INCENDIES Institués en 1995, les plans de prévention des risques d?incendies de forêt (PPRIF) permettent de disposer d?une cartographie du risque et de définir des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde. Ces plans interdisent et réglementent l?occupation des sols, prescrivent des mesures constructives proportionnées à l?exposition au risque et imposent des règles aux constructions existantes : plantation d?espèces peu combustibles, débroussaillement, création de réserve d?eau, dimensionnement des voies d?accès. Un peu plus de 200 communes sont couvertes par un PPRIF, dont près de la moitié se situe en région Provence-Alpes-Côte d'Azur : Alpes-Maritimes (21,3 %), Vaucluse (10,4 %), Alpes-de-Haute-Provence (6,9 %), Bouches- du-Rhône (3,4 %) et Var (3,0 %). Les autres se situent en Occitanie (21,8 %), Nouvelle-Aquitaine (19,3 %), Corse (8,9 %). En période de risque d?incendie, la prévention passe par la surveillance qui permet de détecter au plus tôt les feux naissants et de les circonscrire rapidement. Le suivi de l?état de la végétation et l?indice forêt météorologique établis à partir de données météorologiques (vent, température, humidité de la végétation) sont des éléments importants pour identifier les risques de départ de feu et de propagation. Le relief peut être aussi un facteur aggravant de la propagation du feu. L?entretien des massifs boisés, le débroussaillage, la création d?allées pare-feu et le stockage d?eau pour la défense incendie permettent de limiter les départs de feu et réduire les zones exposées. Le risque d?incendie de forêt et de végétation est avant tout un risque anthropique. En effet, neuf départs de feux sur dix sont d?origine humaine. Pendant les périodes les plus critiques de l?année (le plus souvent l?été), des campagnes de communication sensibilisent aux bons réflexes. Elles visent notamment à rappeler qu?un mégot de cigarette doit être jeté dans un cendrier, qu?un barbecue ou des travaux générateurs d?étincelles doivent être réalisés loin de toute végétation. Les massifs forestiers peuvent être interdits d?accès. partie 4 Risques météorologiques ? La métropole est soumise aux rafales de vents (plus de 100 km/h), liées principalement aux tempêtes et aux événements orageux. Les Outre-mer, hors Guyane, sont exposés aux cyclones tropicaux ou aux ouragans. Leur caractère particulièrement destructeur résulte de la conjonction de rafales de vents exceptionnelles (jusqu?à 350 km/h) et de précipitations très abondantes induisant inondations, glissements de terrain ou coulées de boue. Sur le littoral, une tempête peut également provoquer des submersions marines. partie 4 : risques météorologiques 112 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Sinistralité liée aux Tempête-Grêle- Neige en France métropolitaine FRÉQUENCE CUMULÉE DES SINISTRES TEMPÊTE-GRÊLE-NEIGE DES PARTICULIERS PAR DÉPARTEMENT, DE 1987 À 2020 ? 0 50 km Fréquence cumulée (en ?) 0 - 5 5 - 10 10 - 15 15 - 20 20 - 25 Notedelecture:dansneufdépartements,plusde15sinistrespour1000contratssouscritsontétéindemnisés entre1987et2020. Note:l?indicateurmesurelesfréquencesmoyennesdessinistresindemnisésparlesassureursautitredes garantiesTempête-Grêle-Poidsdelaneigesurbâtimentsinclusesdanslescontratsmultirisqueshabitation (horsgarantiesvéhiculesterrestresàmoteurethorsgarantiesrécoltes).Lafréquencedesinistrescorrespond au rapport entre le nombre de sinistres et le nombre de contrats souscrits dans le département. Champ:Francemétropolitaine. Source :FranceAssureurs.Traitements:MRN,2022 partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 113 De 1990 à 2020, les événements climatiques liés aux Tempête-Grêle-Neige (TGN) sont les phénomènes les plus coûteux en France métropolitaine, avec plus de 38 Md¤2020 indemnisés. Les sinistres résultant des dégâts provoqués par le vent représentent plus des trois quarts des sinistres indemnisés par les assureurs dans le périmètre TGN en métropole (en nombre comme en coût). Ceux liés au poids de la neige sont beaucoup plus rares (moins de 10 % des sinistres et 5 % du coût). Ces proportions pouvant toutefois varier sensiblement selon les départements et les années. Entre 1980 et 2021, 360 tempêtes ont touché la métropole. Lorsqu?elles surviennent, les tempêtes se déploient sur une grande partie du territoire et entraînent de nombreux sinistres, même si leur coût moyen est généralement moins élevé que pour d?autres événements (inondation, sécheresse géotechnique). Parmi les tempêtes récentes ayant sévi en France, Lothar et Martin (décembre 1999) ont engendré des coûts estimés à 12 Md¤2020 pour l?ensemble du marché de l?assurance. De 1990 à 2020, près de 6 Md¤2020 ont été indemnisés à la suite de sinistres causés par des chutes de grêle. Souvent évoqué pour les dommages causés sur les récoltes, ce type d?événement génère aussi ponctuellement des dégâts considérables lorsqu?il touche les zones urbanisées. Parmi les événements récents, la tempête de grêle Ela survenue début juin 2014 est de loin la plus dommageable. Son intensité spectaculaire et sa vaste étendue ont engendré des coûts estimés à 900 M¤2020. partie 4 : risques météorologiques 114 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Phénomènes atmosphériques NOMBRE DE VICTIMES DES TEMPÊTES LES PLUS DOMMAGEABLES RECENSÉES EN FRANCE DEPUIS 1900 France métropolitaine Outre-mer Événements Morts et disparus 313 62 29 Champ:France. Source :ONRN,BDE(DGPR/SRNHetBARPI,BDGaspar;AFP;CCR;FranceAssureurs;Météo-France). Traitements:SDES,2022 Les tempêtes peuvent être à l?origine de dommages considérables et de nombreux décès, compte tenu de la difficulté de se protéger contre le vent. Les 91 tempêtes les plus dommageables recensées en France depuis 1900 ont fait près de 2 000 victimes. Environ 85 % d?entre elles ont été dénombrées en outre-mer, dont 1 200 lors du passage d?un ouragan en Guadeloupe le 12 septembre 1928. En France métropolitaine, les tempêtes peuvent s'étendre sur de vastes surfaces, voire affecter l?ensemble du territoire. Ainsi, les tempêtes Lothar et Martin (décembre 1999) ont balayé une grande partie de l'Europe d'Ouest en Est. Leurs effets les plus importants sont observés dans l?ouest de la France, en Bretagne, en Normandie et en Nouvelle-Aquitaine, rivages par où arrivent les grandes tempêtes atlantiques hivernales. Des rafales supérieures à 100 km/h peuvent également être observées lors d?événements orageux, notamment en été. partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 115 Cyclones en outre-mer INDEMNISATIONS ANNUELLES MOYENNES VERSÉES À LA SUITE DES DOMMAGES ASSURÉS CYCLONE PAR DÉPARTEMENT OU COLLECTIVITÉ D?OUTRE-MER, DE 2000 À 2019 En M¤2022 70 60 50 40 30 20 10 0 Sain t-M ar tin Sain t-B ar th élé m y M ar tin ique La R éu nio n Gua delo up e Guy an e 60,4 41,4 13,0 5,9 4,3 0,0 Note:coûtsindemnisésparlesassureursautitredurégimedescatastrophesnaturellespourlephénomène naturel«ventscycloniques»danslesOutre-mer.Cescoûtsneconcernentquelesbiensassurésautresque lesvéhiculesterrestresàmoteuretilssontnetsdetoutefranchise. Champ:départementsd'outre-merhorsMayotte,ycompriscollectivités(Saint-Barthélemy,Saint-Martin). Source :CCR,2023.Traitements:SDES,2023 Les départements d?outre-mer hors Guyane (Guadeloupe, Martinique, Mayotte, La Réunion) sont exposés aux cyclones. Depuis la fin de l'année 2000, les dommages dus aux vents cycloniques sont intégrés dans la garantie des catastrophes naturelles lorsque la vitesse du vent dépasse 145 km/h pendant dix minutes, ou 215 km/h par rafale. Avant cette date, les vents cycloniques n'étaient assurés que dans le cadre des garanties contractuelles relevant du marché concurrentiel de l'assurance, à savoir les garanties « Tempêtes-ouragans-cyclones ». Les indemnisations des dommages assurés relatifs aux vents cycloniques sur la période 2000-2019 s?élèvent à 2,5 Md¤, dont plus de 2 Md¤ pour la seule année de 2017. partie 4 : risques météorologiques 116 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Plusieurs phénomènes expliquent le caractère particulièrement destructeur des cyclones : les rafales de vent peuvent atteindre des vitesses de l'ordre de 350 km/h ; les précipitations très abondantes peuvent générer des inondations, des glissements de terrain et des coulées de boue ; une surélévation anormale et temporaire du niveau de la mer peut avoir des conséquences particulièrement graves sur le littoral ; les vagues de plusieurs mètres de haut générées par le vent (houle cyclonique), parfois observées jusqu'à 1 000 km à l'avant du système cyclonique, représentent un danger pour les zones côtières. En 2002, le cyclone Dina, touchant le territoire de La Réunion, est le premier dont les dommages sont indemnisés au titre du régime légal des catastrophes naturelles, non seulement pour les effets de l'eau mais aussi pour ceux du vent. Le cyclone Dean, qui a touché la Martinique en 2007, a aussi fait l'objet de reconnaissances de l'état de catastrophe naturelle pour les vents cycloniques et les effets de l'eau, tels que les chocs mécaniques liés à l'action des vagues, mais également les inondations et les coulées de boue consécutives au passage du cyclone. L?année 2017 est la plus coûteuse pour le régime Cat-Nat avec les cyclones Irma et Maria. Le premier, de catégorie 5, a touché les Antilles françaises entre le 5 et le 7 septembre 2017 et en particulier les îles de Saint- Martin et de Saint-Barthélemy. En raison de rafales de vent supérieures à 300 km/h, les deux îles ont subi de très importants dommages. L?ouragan Irma s?est caractérisé par une puissance qui n?a pas été observée dans la région Atlantique-Nord depuis près de 30 ans. Un peu plus de 10 jours après le passage de ce premier ouragan, les Antilles françaises ont été de nouveau touchées par l?ouragan Maria entre le 18 et le 20 septembre 2017. Avec des rafales de vent supérieures à 215 km/h, les Saintes ont connu les dommages les plus importants. De nombreuses précipitations et une forte houle, à l?origine d?inondations et de submersions, ont accompagné cet ouragan. partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 117 PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS CYCLONIQUES SURVENUS DEPUIS 2013 ET ESTIMATION DE LEURS COÛTS ÉCONOMIQUES ET HUMAINS Cyclone Date Catégorie (échelle de Saffir-Simpson) Dommages humains Indemnisation au titre du régime Cat-Nat (hors automobile) Échelle de gravité des dommages Bejisa (La Réunion) 31/12/2013 au 03/01/2014 4 vents maximum 210à249km/h 1 décès 14 blessés < 10 M¤* Accident grave Irma (Antilles) 5-7/09/2017 5 vents maximum >249km/h 11 décès nombreux blessés > 2 Md¤* Catastrophe Maria (Antilles) 18-20/09/2017 5 vents maximums >249km/h 1 mort 2 disparus plusieurs blessés > 2 Md¤ Catastrophe *M¤ = millions d'euros, Md¤ = milliards d'euros. Source :CCRdansDGPR2021,Hypothèsesetétudessurlecoûtéconomiqueethumaind?unetempête majeuredansdifférentespartiesduterritoire,notammentoutre-mer Les vents cycloniques menacent les territoires en outre-mer : ouragans dans les Antilles en Atlantique (Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélemy et Saint- Martin) ou cyclones tropicaux dans l?océan Indien (La Réunion, Mayotte). Parmi les trois événements cycloniques survenus dans les Outre-mer depuis 2013, Irma et Maria dans les Antilles font partie de la catégorie des super- cyclones (catégorie 5). Aujourd?hui, la fréquence de survenance d?un cyclone de catégorie 5 est proche d?une fréquence centennale pour ces îles. Pour améliorer la résilience de ces territoires exposés au risque de vents cycloniques, limiter les dégâts matériels et faciliter le retour à la normale, une réglementation para-cyclonique applicable à la construction a été publiée en 2023. partie 4 : risques météorologiques 118 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Vents violents en France métropolitaine NOMBRE DE JOURS AVEC DES RAFALES DE PLUS DE 100 KM/H PAR RÉGION ENTRE 1991 ET 2020 En nombre de jours 70 60 50 40 30 20 10 0 Corse Bretagne Provence-Alpes-Côte d'Azur Hauts-de-France Normandie Nouvelle-Aquitaine Pays de la Loire Occitanie Auvergne-Rhônes-Alpes Île-de-France Grand Est Centre-Val de Loire Bourgogne-Franche-Comté Total général Ja nv ier M ai Sep te m bre M ar s Ju ille t Nov em bre Fé vr ier Ju in Oct ob re Avr il Aoû t Déc em bre Notes:régionslittoralesenclimatocéaniqueenbleu(Manche)ouviolet(Atlantique);régionslittorales en climat méditerranéen en orange ; régions en climat océanique altéré (Nord et centre), semi-continental (Nord-Est)oudemontagneenvert.Lesobservationsdeventsviolentsdeplusde100km/hnecoïncidentpas toujoursavecdesdatesdetempête,carlesventsviolentspeuventaussiêtreobservéslorsd?oragesviolents (rafales).Lesnombresdejoursfigurantsurlegraphiquecorrespondentauxvaleursmoyennesmensuellesde l?ensembledesstationsd?unemêmerégion. Champ:Francemétropolitaine. Source :mesuresde76stationsdeFrancemétropolitaine(3à9stationsparrégion).Normales1991-2020- ©Météo-France.Traitements:SDES,2023 partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 119 De 1991 à 2020, 3 des 76 stations principales du réseau de mesures de France métropolitaine ont enregistré des rafales de plus de 100 km/h plus de dix jours par an. Agrégées par région, les moyennes mettent en exergue un fort effet saisonnier : de deux à trois jours de vent violent de mai à septembre à plus de dix de novembre à février. Les régions soumises au climat océanique ou méditerranéen sont celles pour lesquelles les moyennes sont les plus élevées. Sur la période 1991- 2020, la Corse enregistre ainsi le cumul total sur 30 ans le plus élevé, avec 65 jours de rafales de plus de 100 km/h en décembre. Pour la seule station du Cap Corse, près de 1 600 jours avec des rafales supérieures à 100 km/h ont été enregistrés sur 30 ans, soit une moyenne de 52 jours par an. Alors que les stations situées en climat océanique altéré (transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental), semi-continental ou de montagne connaissent moins de 1 jour en moyenne dans l?année avec des rafales de plus de 100 km/h, cette moyenne varie de 4 à 10 jours dans les stations de la Manche, de 5 à 8 jours dans les stations de la Loire-Atlantique aux Landes et de 6 à 9 jours dans le golfe du Lion. Trois stations affichent des moyennes exceptionnelles du fait de leur forte exposition : Cap Corse (60,8 jours), Pointe du Raz (24,5 jours), Pointe de la Hague (10 jours). partie 4 : risques météorologiques 120 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ÉVOLUTION DE LA MOYENNE ANNUELLE DU NOMBRE DE JOURS AVEC DES RAFALES DE PLUS DE 100 KM/H ENTRE 1981-2010 ET 1991-2020 En % de stations En nombre de stations 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 Nou ve lle -A quit ain e Auv er gn e- Rhô ne s- Alpes Hau ts- de- Fr an ce Bre ta gn e Cen tre -V al de L oir e Bou rg og ne -F ra nc he -C om té Cor se Pay s d e l a L oir e Gra nd E st Occ ita nie Pro ve nc e- Alpes -C ôt e d 'A zu r Île -d e- Fr an ce Nor m an die 25 38 44 5050 67 17 17 Augmentation Diminution Nombre de stations Notedelecture:parmiles9stationsprincipalesduréseaudemesuresdeNouvelle-Aquitaine,lesdeux tiersenregistrentuneaugmentationdelamoyenneannuelledunombredejoursavecdesrafalesdeplusde 100km/hentre1981-2010et1991-2020. Champ:Francemétropolitaine. Source :Météo-France(normales1981-2010;1991-2020).Traitements:SDES,2022 partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 121 Entre 1981-2010 et 1991-2020, la moyenne annuelle du nombre de jours avec des vents violents de plus de 100 km/h a diminué pour l?ensemble des stations dans cinq régions : Hauts-de-France, Grand Est, Bourgogne- Franche-Comté, Île-de-France, Normandie. Dans les autres régions, la situation n?est pas homogène. Si pour un peu moins de trois quarts des stations, le nombre de jours avec des vents violents diminue, pour d?autres, l?augmentation peut être importante : Cap Corse (+ 15 jours) et Ploumanac?h (+ 2,4 jours). Sur le littoral, en plus des dégâts liés au vent, une tempête associée à un fort coefficient de marée peut provoquer des submersions marines : tempêtes Lothar et Martin (1999) et Xynthia (2010). Cette dernière a été à l?origine d?une submersion marine dévastatrice dans la nuit du 27 au 28 février 2010 (53 victimes, 79 blessés, 1 553 communes reconnues en état de catastrophe naturelle et 2,5 M¤ de dommages). Cette catastrophe et les inondations survenues dans le Var le 15 juin 2010 (23 victimes) sont à l?origine du plan submersion rapide. 122 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 partie 5 Impacts du changement climatique ? L?amplification des effets aggravants du changement climatique se confirme, induisant une augmentation de la vulnérabilité des populations et des territoires aux risques naturels. Parmi les risques naturels susceptibles d?être affectés par le changement climatique, figurent les feux de forêt, les vagues de chaleur et les périodes de sécheresse, la montée du niveau des mers et des océans, les crues et les submersions marines, les risques d'origines glaciaire et périglaciaire, et enfin, les cyclones dans les territoires ultramarins. Les conséquences du changement climatique affecteront diversement les territoires français avec globalement une progression significative du nombre et de l?intensité de certains phénomènes naturels majeurs. partie 5 Impacts du changement climatique ? L?amplification des effets aggravants du changement climatique se confirme, induisant une augmentation de la vulnérabilité des populations et des territoires aux risques naturels. Parmi les risques naturels susceptibles d?être affectés par le changement climatique, figurent les feux de forêt, les vagues de chaleur et les périodes de sécheresse, la montée du niveau des mers et des océans, les crues et les submersions marines, les risques d'origines glaciaire et périglaciaire, et enfin, les cyclones dans les territoires ultramarins. Les conséquences du changement climatique affecteront diversement les territoires français avec globalement une progression significative du nombre et de l?intensité de certains phénomènes naturels majeurs. partie 5 : impacts du changement climatique 124 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Impacts du changement climatique IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE DÉJÀ VISIBLES ET À VENIR D?ICI 2050 GUADELOUPELA RÉUNION MARTINIQUE GUYANE Le Havre Dunkerque Lille Nantes Besançon Strasbourg Mulhouse Nancy Dijon Metz ToursAngers Rennes Orléans LyonClermont Ferrand Limoges Nîmes Grenoble Toulouse Montpellier Paris Reims Bordeaux Brest Marseille Toulon Nice LOIRE GARONNE RHÔNE SEINE INONDATIONS CYCLONESSUBMERSIONSCRUES ÎLOT DE CHALEUR FEUX DE FORÊT 3,0 2,5 2,0 1,5 1,0 °C BAISSE DE L?ENNEIGEMENT VOSGES ALPES JURA PYRÉNÉES Source :Onerc,2019 partie 5 : impacts du changement climatique Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 125 Le 6e rapport du Giec (2021-2023) confirme la progression du réchauffement climatique. Selon les scénarios envisagés, il apparaît ainsi très probable que la température moyenne à la surface du globe à l'horizon 2100 augmente de 1,4 °C ([1,0 °C ; 1,8 °C] ; scénario minimaliste) à 4,4 °C ([3,3 °C ; 5,7 °C] scénario maximaliste) par rapport à la période préindustrielle. Chaque 0,5 °C supplémentaire de réchauffement planétaire est susceptible de se traduire par une augmentation de l?intensité et/ou de la fréquence des phénomènes extrêmes. Cette évolution concerne en particulier le risque de submersion marine, les aléas en montagne, les feux de forêt, les précipitations intenses et les cyclones, avec des phénomènes qui pourront être plus intenses ou prendre de nouvelles formes : poches d?eau sous les glaciers, méga-feux, crues éclair liées au ruissellement urbain, etc. Les projections du Giec, comme les chroniques d'inondation des quarante dernières années, ne démontrent pas en revanche d?aggravation significative des risques d?inondation par débordement des cours d?eau en métropole. Bien que de hauts niveaux de confiance soient atteints pour plusieurs résultats au niveau planétaire, les différents modèles utilisés par le Giec présentent encore des divergences dans les tendances simulées au niveau régional. Des études complémentaires seront nécessaires pour préciser à l?échelle du territoire français certaines données issues des modèles utilisés par le Giec. Plusieurs études sont conduites pour anticiper l?évolution des aléas à l?horizon 2040 ou 2050. Ainsi, l?analyse de l?évolution du risque d?inondation de plaine en France montre une tendance généralisée à l?augmentation des débits de crue de référence pour la période de retour de 10 ans à l?horizon 2050 sous le scénario de changement climatique le plus pessimiste. Ces augmentations dépassent 30 % dans le sud de la France et dans un large quart Nord-Est (LivreblancCovea,2022). Pour anticiper la probable progression de l?activité cyclonique dans les Antilles, des travaux sont en cours pour préciser l?intensité de l?aléa dans ces territoires. L?objectif consiste à actualiser les vents de référence applicables et à définir des coefficients de site pour détailler la sensibilité locale aux vents cycloniques en tenant compte du relief et de l?occupation des sols. partie 5 : impacts du changement climatique 126 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 partie 6 Situation de la France dans le contexte international ? La France métropolitaine concentre 14 % des événements naturels très graves recensés en Europe entre 1900 et début 2022. Avec l?Italie, elle est en tête des pays les plus touchés, loin devant les autres pays européens. Au niveau mondial, la France se situe dans le deuxième quart des pays les plus à risque. SCÉNARIOS ÉTUDIÉS À L?HORIZON 2050 En Md¤ Evénement de catégorie 5 Evénement de catégorie 4 Evénement de catégories 4 et 5 Massifs Coût moyen Coût extrême Période de retour Coût moyen Coût extrême La Réunion 5,2 21,9 23 ans 3 à 4 > 15 (très rares cas) Guadeloupe 6,8 19,1 34 ans Martinique 4,9 18,0 Sources :CCR/Météo-France;RiskWeatherTech,2020 À l?horizon 2050, la sinistralité pourrait augmenter de 20 % en outre-mer du fait de l?accroissement de la fréquence moyenne des cyclones (simulation Cordex pour l?Amérique centrale) et de la hausse du niveau de la mer, selon l?analyse de l?évolution du risque cyclonique et de l?importance des dégâts prévisibles (CCR/Météo-France et RiskWeatherTech, 2020). Les dommages causés par la plupart des événements de catégories 4 et 5 touchant la Guadeloupe ou La Réunion dépasseraient très largement ceux constatés après les ouragans Irma et Maria en 2017. En outre, l?île de La Réunion semble la plus exposée aux cyclones avec une période de retour de 23 ans (catégorie 4). Ces simulations suggèrent une augmentation de la fréquence des rafales de vents cycloniques en Guadeloupe, et de manière beaucoup plus limitée en Martinique. Compte tenu des incertitudes, l?interprétation de l?évolution de ces tendances contrastées dans le futur doit être prudente. partie 6 Situation de la France dans le contexte international ? La France métropolitaine concentre 14 % des événements naturels très graves recensés en Europe entre 1900 et début 2022. Avec l?Italie, elle est en tête des pays les plus touchés, loin devant les autres pays européens. Au niveau mondial, la France se situe dans le deuxième quart des pays les plus à risque. partie 6 : situation de la France dans le contexte international 128 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Catastrophes naturelles en Europe NOMBRE D?ÉVÉNEMENTS NATURELS TRÈS GRAVES RECENSÉS EN EUROPE ENTRE 1900 ET 2022 0 250km Nombre de catastrophes par type de phénomène 219 52 Mouvements de terrain Séismes Feux de forêt Cyclones, tempêtes Inondations Union européenne Autres Champ:catastrophesayantfait10mortsouplus,outouché100personnesouplus(touché,blessé,sans- abri),ouayantfaitl?objetd?unedéclarationd?étatd?urgenceoud?unappelàl?aideinternationale.Autres: températuresextrêmes,sécheresse,éruptionvolcanique,brouillard.Lesglissementsetmouvementsdeterrain comprennentlesphénomèneshydrologiques(avalanchedeneige,débris,couléesdeboue,chutedepierres) etgéophysiques(mouvementdemasse). Source : EM-DAT,UCLouvain,Brussels,Belgium?www.emdat.be(EM-DATTheInternationalDisaster Database,Centreforresearchontheepidemiologyeofdisasters),2022.Traitements:SDES,2022 https://www.emdat.be/ partie 6 : situation de la France dans le contexte international Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 129 La base de données internationale sur les catastrophes (Emdat) recense 1 360 catastrophes naturelles ayant affecté l'Europe, entre 1900 et 2022. Pays d?Europe le plus touché, la France métropolitaine compte 188 catastrophes, soit 14 % des événements très graves recensés en Europe depuis 1900. Elle devance légèrement l?Italie avec 171 événements. La France se distingue surtout par un grand nombre d?inondations (60 événements) et de cyclones et tempêtes (73 événements), tandis qu?en Italie les inondations (53 événements) et les séismes (43 événements) prédominent. Dans quatre autres pays européens, le nombre d?événements naturels très graves recensés avoisine 100 catastrophes sur la même période (Espagne, Allemagne, Grèce, Roumanie). Ensemble, ils représentent 30 % des catastrophes recensées en Europe. L?Allemagne se singularise par un grand nombre de cyclones et tempêtes, l?Espagne et la Roumanie par les inondations et la Grèce par les séismes. Enfin, les 26 autres pays européens totalisent en peu moins de 45 % des catastrophes. RÉPARTITION DES CATASTROPHES RECENSÉES EN EUROPE ENTRE 1900 ET 2022 En % Inondations 32 Autres 17 Feux de forêt 6 Mouvements de terrain Séismes 10 Cyclones et tempêtes 31 Source :EM-DAT,UCLouvain,Brussels,Belgium?www.emdat.be(EM-DATTheInternationalDisaster Database,Centreforresearchontheepidemiologyeofdisasters),2022.Traitements:SDES,2022 Parmi les catastrophes recensées en Europe, les inondations (32 %) et les cyclones et tempêtes (31 %) sont les plus nombreux. Les séismes représentent 10 %, les feux de forêts 6 %, les mouvements de terrain moins de 4 % et les autres risques (températures extrêmes, sécheresse, éruption volcanique) 17 %. partie 6 : situation de la France dans le contexte international 130 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Indicateurs internationaux INDICE INTERNATIONAL DE RISQUE WORLD RISK INDEX (WRI) Très bas 0.00 - 9.90 Bas 9.91 - 15.87 Moyen 15.88 - 24.43 Élevé 24.44 - 33.01 Très élevé 33.02 - 100.00 Absence de données Notedelecture:pluslanoteestfaible,moinslepaysestexposé. Note:scoreWRI=expositionxvulnérabilité avecVulnérabilité=1/3×(Susceptibilité+(1?Capacitédefairefacegouvernance, soins de santé, sécurité sociale et matérielle)+(1?Capacitéd?adaptationévénementsnaturelsàvenir,changementclimatique,autresdéfis)). Champ:WRIréviséen2017.Calculépour192paysetcinqrisquesnaturels(tremblementsdeterre,cyclones, inondations,sécheressesetélévationduniveaudelamer)etintégrant23indicateurscorrespondantàla sphèresociétale. Sources :Institutdudroitinternationaldelapaixetdesconflitsarmés(IFHV)delaRuhr-UniversitéBochum; Allianceallemandepourl?aideaudéveloppement(BündnisEntwicklungHilft);Institutpourl?environnementet lasécuritéhumainedel?UniversitédesNationsunies(UNU-EHS),2022 partie 6 : situation de la France dans le contexte international Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 131 Créé en 2011, l?indicateur Worldriskindex (WRI) évalue le niveau de risque de 192 pays pour sept aléas naturels : tremblements de terre, tsunami, cyclones, inondations marines, inondations par cours d?eau, sécheresses et élévation du niveau de la mer. Conçu comme un outil d?aide à la décision, cet indice est alimenté par une soixantaine d?indicateurs qui décrivent l?exposition aux aléas précités, et évaluent la vulnérabilité du pays en termes socio-économiques, de capacité de mobilisation en cas de crise et de capacité d?adaptation à moyen-long terme. Au classement 2022, la France figure à la 72e place en matière de risques de catastrophes avec un score de 6,7. Les Philippines sont considérées comme le pays le plus à risque (1er avec un score de 46,8) et Andorre le moins risqué (193e avec un score de 0,3). S?agissant de la composante « exposition », la France figure en 63e position. Ses capacités de réaction lui permettent en revanche de limiter son niveau de risque. La France figure parmi les pays européens les plus à risque derrière l?Espagne, l?Italie et la Grèce. Bien qu'exposés aux risques les plus élevés en Europe du fait de leur situation par rapport au niveau de la mer, les Pays- Bas ne se classent toutefois que 99e sur 193 au niveau mondial car ils se trouvent parmi les mieux armés pour affronter des événements extrêmes. Hors Europe, les Philippines, l?Inde et l?Indonésie se distinguent comme les trois pays les plus à risque. partie 6 : situation de la France dans le contexte international 132 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 SCORE D?EXPOSITION AUX RISQUES NATURELS DE LA FRANCE SELON L?INDICATEUR INFORM RISK 8 6 4 2 0 Inondations Tsunamis Séismes Sécheresses Épidémies Cyclones 6,4 5,7 3,3 1,3 1,6 0,0 Notedelecture:pluslescore(comprisentre0et10)estfortpourunrisqueconsidéré,pluslaFranceyest exposée. Note:ils?agitdelacomposante«expositionauxrisquesnaturels»del?indicateurinternationalInform risk. Cettecomposantes?établità3,4pourlaFrance.Cetindicateurrésulted?uneagrégationdescoresétablis commesuit(chacundestroisfacteurscomporteunedimensionrisquesnaturelsetuneautreliéeauxconflits humains): Inform risk index = Exposition1/3×Vulnérabilité1/3×Manquedecapacitéd'adaptation1/3. Sources :CentrecommunderecherchedelaCommissioneuropéenne,Inter-AgencyStandingCommittee TaskTeamforPreparednessandResilience(IASC),agencesdel?ONU,partenairesprivés,ONG,2023 Créé en 2012, l'indicateur Informriskscore propose une base objective pour l?analyse des risques. Il intègre six catégories de risques naturels (séismes, cyclones, inondations, sécheresses, tsunamis et épidémies), ainsi que les risques de conflit. En 2023, la France obtient un score global d?exposition aux risques de 2,3 sur 10 et se classe 146e sur 191 des pays les plus à risques. Avec un score de 2,1, elle se classe au 125e rang pour la seule composante « exposition », l?exposition élevée aux risques naturels étant contrebalancée par l?absence de conflit sur son territoire. Elle est moins bien notée pour sa vulnérabilité (score de 3 pour la composante « vulnérabilité », soit le 117e rang) mais est considérée comme en capacité à réagir aux crises (score de 1,9 pour la composante « adaptation », soit le 169e rang). Les risques de conflits pesant autant que les risques naturels sur l?exposition, les pays en conflit ressortent comme les plus à risque : Somalie (score 8,7), en second la République centrafricaine et le Soudan du Sud (score 8,5 et 8,4), suivis de l?Afghanistan et du Yémen (score 8,1 chacun). Annexes ? Sites utiles ? Pour aller plus loin ? Glossaire ? Sigles et abréviations Annexes ? Sites utiles ? Pour aller plus loin ? Glossaire ? Sigles et abréviations annexes 134 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Sites utiles ÉTAT DES LIEUX DES CATASTROPHES NATURELLES EN FRANCE CCR Caisse centrale de réassurances ccr.fr Institut Paris Région institutparisregion.fr MTECT Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires ecologie.gouv.fr/politiques/risques-naturels ecologie.gouv.fr/risques-technologiques-directive-seveso- et-loi-risques MRN Mission risques naturels mrn.asso.fr ONRN Observatoire national des risques naturels georisques.gouv.fr/risques/observatoire-national-des- risques-naturels Géorisques georisques.gouv.fr Notre- environnement notre-environnement.gouv.fr Portail de prévention des risques majeurs gouvernement.fr/risques/cyclone LES RISQUES NATURELS TERRESTRES Bureau central sismologique français franceseisme.fr Cenalt Centre d?alerte aux tsunamis info-tsunami.fr https://www.ccr.fr/ https://www.institutparisregion.fr/ https://www.ecologie.gouv.fr/politiques/risques-naturels https://www.ecologie.gouv.fr/risques-technologiques-directive-seveso-et-loi-risques https://www.ecologie.gouv.fr/risques-technologiques-directive-seveso-et-loi-risques https://www.mrn.asso.fr/ https://www.georisques.gouv.fr/risques/observatoire-national-des-risques-naturels https://www.georisques.gouv.fr/risques/observatoire-national-des-risques-naturels https://www.georisques.gouv.fr/ https://www.notre-environnement.gouv.fr/theme/risques#ancre373 https://www.gouvernement.fr/risques https://www.franceseisme.fr/ https://www.info-tsunami.fr/ annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 135 IPGP Observatoires volcanologiques et sismologiques de l?Institut de physique du Globe de Paris ipgp.fr/fr/observatoires-volcanologiques-sismologiques BCSF/Renass Site national d?information sur la sismicité de la France renass.unistra.fr Revosima Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte ipgp.fr/fr/revosima Feux de forêt et de végétation feux-foret.gouv.fr LES RISQUES MÉTÉOROLOGIQUES Météo-France Tempêtes en France métropolitaine tempetes.meteo.fr Les vents violents et les tempêtes meteofrance.com/comprendre-la-meteo/le-vent/les-vents- violents-et-les-tempetes https://www.ipgp.fr/observation/ovs/ https://renass.unistra.fr/fr/zones/ https://www.ipgp.fr/observation/infrastructures-nationales-hebergees/revosima/ https://www.ecologie.gouv.fr/feux-foret-et-vegetation http://tempetes.meteo.fr/ https://meteofrance.com/comprendre-la-meteo/le-vent/les-vents-violents-et-les-tempetes https://meteofrance.com/comprendre-la-meteo/le-vent/les-vents-violents-et-les-tempetes annexes 136 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Pour aller plus loin PERCEPTION DES CATASTROPHES NATURELLES PAR LES FRANÇAIS Enquête Eser 2022 LesFrançaisetlesrisquesenvironnementaux www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les- francais-et-les-risques-environnementaux IRSN Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire irsn.fr/page/barometre-irsn-sur-perception-risques-securite LES INONDATIONS Institut Paris Région Zones inondées potentielles (Seine, Marne, Oise, Loing) cartoviz.institutparisregion.fr LES RISQUES NATURELS TERRESTRES BDIFF Base de données des incendies de forêt en France bdiff.agriculture.gouv.fr/ RTM Base de données Restauration des terrains en montagne rtm-onf.ign.fr Eurovolc Catalogue des volcans européens volcanos.eurovolc.eu EFFIS European Forest Fire Information System effis.jrc.ec.europa.eu/applications/data-and-services SisFrance Histoire et caractéristiques des séismes ressentis en France sisfrance.net IRMa Institut des risques majeurs de Grenoble (Rhône-Alpes) irma-grenoble.com https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-francais-et-les-risques-environnementaux?rubrique=43&dossier=200 https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-francais-et-les-risques-environnementaux?rubrique=43&dossier=200 https://www.irsn.fr/page/barometre-irsn-sur-perception-risques-securite https://cartoviz.institutparisregion.fr/ https://bdiff.agriculture.gouv.fr/ https://carmen.carmencarto.fr/105/ONF_BDRTM.map https://volcanos.eurovolc.eu/ https://effis.jrc.ec.europa.eu/applications/data-and-services https://www.sisfrance.net/ https://www.irma-grenoble.com/ annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 137 LES IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE Covea Changement climatique & Assurance : Quelles conséquences sur la sinistralité à horizon 2050 ? Livre blanc Covéa Giec Groupe d?experts intergouvernemental sur l?évolution du climat ipcc.ch/languages-2/francais IMF Fonds monétaire international, tableau de bord changement climatique climatedata.imf.org/pages/access-data LA SITUATION DE LA FRANCE DANS LE CONTEXTE INTERNATIONAL Commission européenne Centre commun de recherche, InformRisk drmkc.jrc.ec.europa.eu/inform-index EMDAT Internationaldisasterdatabase,Centreforresearchonthe epidemiologyofdisasters emdat.be World Risk Report BundnisEntwicklungHilft, alliance allemande pour l?aide au développement et InstituteforInternationalLawofPeace andArmedConflict (IFHV) de la Ruhr University Bochum weltrisikobericht.de/english https://www.covea.com/sites/default/files/2023-11/202202_Livre_Blanc_Cov%C3%A9a_Risques_Climatiques.pdf https://www.ipcc.ch/languages-2/francais/ https://climatedata.imf.org/pages/access-data https://drmkc.jrc.ec.europa.eu/inform-index https://www.emdat.be/ https://weltrisikobericht.de/en/ annexes 138 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Glossaire Affaissement : déformation souple, sans rupture et progressive du sol. Aléa : manifestation d?un phénomène naturel ou anthropique de nature aléatoire. Il se caractérise par son occurrence et son intensité. Argile : terme désignant à la fois le minéral (minéral argileux) et la roche (meuble ou consolidée) composée pour l?essentiel de ces minéraux. La fraction argileuse est, par convention, constituée des éléments dont la taille est inférieure à 2 ?m. Arrêté de reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle, dit arrêté Cat-Nat : acte administratif encadrant les indemnisations et couvrant l?ensemble des aléas climatiques et terrestres à l?exception des feux de forêt et des tempêtes (sauf vents cycloniques de grande ampleur). Néanmoins, la liste des phénomènes naturels indemnisables varie au fil de la législation. Un arrêté détermine les zones concernées (liste des communes), les périodes de la catastrophe et le phénomène naturel reconnu. Avalanche : déplacement rapide (10 à 350 km/h) d?une masse de neige sur une pente, provoqué par une rupture de manteau neigeux (neige plus mouillée, nouvelle chute de neige, surcharge par un skieur, explosion, etc.). Ce phénomène survient quand la neige est en quantité suffisante et de qualité favorable, sur une pente suffisante dans la zone de départ. Catastrophe naturelle : selon l?échelle de gravité des dommages (Mission d?inspection spécialisée de l?environnement, 1999), événement ayant causé au moins 100 morts ou 300 M¤ de dommages matériels. Parmi elles, figurent les catastrophes majeures (au moins 1 000 morts ou 3 Md¤ de dommages matériels). Cyclone : perturbation atmosphérique de grande échelle se développant dans les zones de basses pressions des régions tropicales et subtropicales. annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 139 Enjeu : ensemble des personnes et des biens susceptibles d?être affectés par un phénomène naturel ou des activités humaines. Il se caractérise par son importance (nombre, nature, etc.) et sa vulnérabilité. Enveloppe approchée du risque inondation potentielle (EAIP) : emprise potentielle des événements extrêmes (enveloppes maximalistes des zones inondables par une crue exceptionnelle), requise dans l?évaluation préliminaire des risques d?inondation. Cette dernière, conformément à la directive européenne inondation, permet d?évaluer les risques potentiels d?inondations extrêmes sur la santé humaine, l?environnement, le patrimoine culturel et l?activité économique. Deux EAIP différentes délimitent d?une part les zones exposées aux submersions marines, et d?autre part celle exposées aux débordements de cours d?eau, quelle que soit leur importance (fleuve, petit cours d?eau intermittent, torrent de montagne). Épicentre : point de la surface terrestre situé à la verticale du foyer d'un séisme. Éruption magmatique : remontée de magma jusqu?à la surface occasionnant retombées de cendres et de roches, coulées pyroclastiques, écroulements partiels de flancs, formation d?un dôme de lave, voire coulées de lave. Ce phénomène est toujours précédé d'une éruption phréatique. Éruption péléenne : caractéristique d?une lave très pâteuse qui forme des aiguilles et d?un volcan pouvant émettre des nuées ardentes (avalanches incandescentes de gaz, de cendres et de blocs de roches). Éruption phréatique : le magma réchauffe les eaux souterraines. Sous l?effet de leur vaporisation brutale, la pression peut générer de violentes explosions, fragmenter et projeter les roches au sommet du volcan. D?autres phénomènes peuvent survenir : retombées de cendres et de roches, émanations de gaz, coulées pyroclastiques (nuées ardentes), écroulements partiels de flancs, coulées de boue. annexes 140 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Éruption plinienne : phénomène volcanique explosif (émissions de gaz, cendres, ponces) à l?instar de l?éruption du Vésuve en 79 (décès de Pline l?Ancien, relatée par Pline le Jeune). Établissements Seveso : établissements produisant ou stockant des substances pouvant être dangereuses pour l?homme et l?environnement. La réglementation distingue deux types d?établissements, selon la quantité totale de matières dangereuses sur site : les établissements Seveso seuil haut et les établissements Seveso seuil bas. Foyer : lieu où se produit le premier ébranlement dans l'écorce terrestre. Fréquence (d?un événement) : caractérisation issue d?un calcul statistique correspondant à la fréquence relative définie comme le quotient de cet effectif ou la taille de la classe (par exemple, nombre d?événements entre 1900 et 1950) par celui de la taille de la population (nombre total d?événements sur l?ensemble de la période d?observation entre 1900 et 2020). Fontis : effondrement brutal et localisé (forme d?entonnoir ou de cratère), le plus souvent provoqué par la remontée, plus ou moins lente, d'une cloche de vide vers la surface à la suite de la rupture du toit d?une cavité. Garantie « catastrophe naturelle » (Cat-Nat) : dispositif instauré en 1982 pour couvrir les dommages matériels en cas d?événement naturel d?une intensité anormale, de souscription d?un contrat d?assurance par les sinistrés et faisant l?objet d?une reconnaissance de l?état de Cat-Nat par arrêté interministériel (ministères de l?Intérieur, de l?Économie et des Finances). Glissement de terrain : mouvement résultant du déplacement gravitaire de sols ou de roches déstabilisés par des phénomènes climatiques, géomorphologiques, géologiques ou anthropiques. Plutôt lents (quelques mm à quelques m/an), avec au moins 30 % d?eau, ces mouvements s?accélèrent et forment des coulées ou des laves torrentielles (5 m/s). Les glissements de terrain apparaissent dans des éboulis fins, des moraines, annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 141 ou des roches très fracturées et altérées, mais certains matériaux sont plus sensibles (argiles, marnes, gypses, formations superficielles d?altérites). Intensité (séisme) : niveau de sévérité des effets de la secousse sismique. Intensité épicentrale : niveau de sévérité des effets de la secousse sismique à l'épicentre. Karst : système de cavités et conduits formés naturellement par la dissolution hydrochimique des formations carbonatées ou sulfatées. Le relief karstique est particulièrement sensible aux glissements de terrain et à l?instabilité des cavités. Magnitude de moment : nouveau mode de calcul effectué systématiquement pour tous les séismes de magnitude supérieure à 5. Basé sur un modèle physique de la rupture d'un séisme, il permet de mieux calculer la magnitude des gros séismes en restant cohérent avec les méthodes utilisées pour les plus petits séismes. Magnitude sismique : mesure de l'énergie libérée lors d'un séisme. Un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 30 de l'énergie et par 10 de l'amplitude du mouvement. Marnière : petite carrière souterraine exploitée dans la craie pour amender les champs. Mouvement de terrain : phénomène déstabilisant et déplaçant les sols ou les roches à la suite de la fonte de neige, de fortes pluies, des séismes, l?érosion ou encore, la dissolution de roches. Plus ou moins brutaux, ils peuvent détruire le bâti, obstruer des voies de communication ou des rivières en causant des inondations, voire des pertes humaines. Les mouvements lents et continus (tassements, affaissements, glissements de terrain, retrait- gonflement des argiles) se distinguent de ceux rapides et discontinus (effondrement de cavités, éboulements de blocs rocheux, coulées de boue). annexes 142 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NaTech : aléa naturel pouvant avoir un impact sur une installation industrielle et générer un ou une série d?accidents « NaTech » (contraction des mots naturel et technologique) avec des effets majeurs à l?extérieur du site sur les personnes, les biens ou l?environnement (d?après Barpi). Ouragan : cyclone en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est. Période de retour (inondation) : durée moyenne au cours de laquelle statistiquement un événement d'une même intensité se reproduit. Un événement fréquent correspond à une période de retour comprise entre 10 et 30 ans, l?événement moyen, généralement la crue de référence des PPR, à une période de retour au moins centennale, et l?événement exceptionnel à la crue millénaire. Pergélisol (permafrost en anglais) : partie du sol dont la température se maintient en dessous de 0 °C pendant plus de deux ans consécutifs. Pit-crater : cratère d'effondrement de petite taille. Plan de prévention des risques naturels (PPRN) : dispositif de mise à disposition de connaissance des zones à risques et de prescription des mesures pour les constructions nouvelles et les biens existants à destination des populations et des aménageurs. Ce document réglementaire de prévention, élaboré par les services de l'État en association avec la commune et en concertation avec la population, constitue une servitude d?utilité publique s?imposant au plan local d?urbanisme. Outre les PPR multirisques, différents types sont distingués : PPRI (inondation), PPRL (littoral), PPRIF (incendie de forêt). PPR opposable (approuvé par arrêté préfectoral) : PPR correspondant au document achevé avec délimitation des zones à risques qui font l?objet d?une réglementation. Le règlement du PPR précise les règles qui s?appliquent à chacune de ces zones. PPR prescrit (par arrêté préfectoral) : correspond à la première phase de l?élaboration du PPR. annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 143 Programme d?actions de prévention des inondations (PAPI) : dispositif d?appel à projet lancé par l?État depuis 2002 pour promouvoir une gestion globale des risques d?inondation à l?échelle d?un bassin de risque cohérent, en vue de réduire leurs conséquences dommageables sur la santé humaine, les biens, les activités économiques et l?environnement. Portés par les collectivités territoriales ou leurs groupements, ces programmes constituent le cadre d?un partenariat étroit avec l?État en matière de prévention des inondations. Pyroclastique : caractéristique s'appliquant aux débris de roches magmatiques éjectées par les volcans et dont l?accumulation donne les roches pyroclastiques (cendres, lapillis, tufs, etc.). Retrait-gonflement des argiles : mouvement de terrain de type « tassement différentiel » à l?origine d?une déformation progressive du sol ou du sous-sol et pouvant provoquer des désordres dans les bâtiments (fissures des éléments porteurs). Les maisons individuelles, structures légères aux fondations généralement superficielles et dimensionnées sans la prise en compte de cet aléa, s?avèrent particulièrement vulnérables. Considéré comme un risque naturel majeur eu égard à l?ampleur des dégâts matériels provoqués, il peut s?accroître sous l?effet du changement climatique et de facto de la hausse prévisible des épisodes de sécheresse. Risques d?origines glaciaire et périglaciaire : terme utilisé par l?administration française pour regrouper les risques naturels en montagne ayant pour source des zones couvertes de glace, englacées, récemment déglacées, ou leurs abords directement influencés par la présence des glaciers, ou concernées par le dégel des sols gelés en permanence en profondeur (pergélisol) ? (source : rapport IGEDD/IGA/IGESR, décembre 2022,Risquesd?origineglaciaireetpériglaciaire-Élémentsensoutienà unpland?action). Risque majeur : croisement d?un aléa et d?un enjeu se caractérisant par sa faible fréquence, sa gravité et l?incapacité de la société exposée à surpasser l?évènement. Des actions sont dans la plupart des cas possibles annexes 144 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 pour le réduire, soit en atténuant l?intensité de l?aléa, soit en réduisant la vulnérabilité des enjeux. Sécheresse géotechnique : type de phénomène naturel indemnisé au titre du régime des catastrophes naturelles et correspondant à une période de longueur variable, caractérisée par un déficit pluviométrique plus ou moins marqué et se traduisant par une diminution de la teneur en eau de l?horizon du sous-sol. Les terrains argileux superficiels se rétractent alors lors des périodes de sécheresse (phénomène de retrait) et gonflent au retour des pluies lorsqu?ils sont de nouveau hydratés (phénomène de gonflement). Séismes : les tremblements de terre naissent dans les profondeurs de l?écorce terrestre et causent des secousses plus ou moins violentes à la surface du sol. Généralement engendrés par la reprise d'un mouvement tectonique le long d'une faille, d?autres phénomènes peuvent intervenir : mouvement de terrain, raz de marée, liquéfaction des sols, effet hydrologique, effet de site (modification de l?amplitude et de la durée induite par la géologie locale). Leur violence se caractérise par la magnitude (énergie libérée) et l?intensité (effets observés ou ressentis par l?Homme, dégâts aux constructions). Sinistralité (au sens assurance) : coûts indemnisés par les assureurs au titre du régime des catastrophes naturelles pour les 22 phénomènes naturels retenus. Ces coûts ne concernent que les biens assurés autres que les véhicules terrestres à moteur et ils sont nets de toute franchise. Stratégie nationale du risque inondation (SNGRI) : dispositif visant à assurer la cohérence des actions menées sur le territoire en poursuivant trois objectifs prioritaires : augmenter la sécurité des populations exposées, stabiliser à court terme, et réduire à moyen terme, le coût des dommages liés à l?inondation, raccourcir fortement le délai de retour à la normale des territoires sinistrés. annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 145 Stratégie locale du risque inondation (SLGRI) : dispositif visant à atteindre sur les territoires à risque inondation important, les objectifs de réduction des conséquences négatives des inondations. Elle s?inscrit dans la continuité des démarches en cours en complétant ou renforçant les dispositifs de gestion du risque d?inondation existants, sans pour autant s?y substituer, fournissant ainsi un cadre de référence pour prévenir le risque inondation. Submersion marine : inondation brutale et temporaire de la zone côtière par la mer, résultant de la conjonction de phénomènes extrêmes (dépression atmosphérique, vent, houle, pluie) et de forts coefficients de marée. D?importantes surcotes du plan d?eau surviennent quand : son niveau dépasse la cote des ouvrages de protection ou des terrains en bord de mer ; la mer crée des brèches et rompt les ouvrages ou les cordons naturels ; ou des paquets de mer franchissent les barrages naturels ou artificiels suite au déferlement de vagues de taille importante. Tassement différentiel : type de mouvement de terrain également appelé « retrait-gonflement des argiles » et consécutif à une période de sécheresse géotechnique. Tempête : lorsque deux masses d'air différentes (température et teneur en eau) s?affrontent le long d?un front dépressionnaire, elles peuvent générer des vents violents, voire des tempêtes au-delà de 89 km/h (degré 10 sur 12 de l'échelle de Beaufort de classification des effets des vents sur l'environnement). Territoire à risque important d?inondation (TRI) : zone où les enjeux potentiellement exposés aux inondations sont les plus importants, justifiant une action volontariste et à court terme (État et parties prenantes concernées) pour aboutir à la mise en place obligatoire de stratégies locales de gestion des risques d?inondation. L?action vise les zones où les enjeux sont les plus menacés et où il y a le plus à gagner en matière de réduction des dommages liés aux inondations. annexes 146 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Tsunami (ou raz-de-marée) : phénomène correspondant à une onde due au mouvement rapide d'un grand volume d'eau, pouvant faire suite à un tremblement de terre sous-marin de (magnitude > 7) et profond de moins de 50 km. D?autant plus important qu?il est superficiel, ce phénomène brutal génère des vagues de submersion pouvant faire de nombreuses victimes et causer des dégâts considérables sur le littoral (habitations, infrastructures) selon la hauteur et la vitesse des vagues. L'intensité du tsunami, mesurée sur l?échelle Sieberg-Ambraseys (de 1 « très légère » à 6 « désastreuse »), dépend de la magnitude et de la profondeur du séisme. Vulnérabilité : notion qui exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l?aléa sur les enjeux. Elle exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l?aléa sur les enjeux. Différentes actions peuvent la réduire en atténuant l?intensité de certains aléas ou en limitant les dommages sur les enjeux. Zone SI-Hex : de la France métropolitaine élargie à la zone économique exclusive. Zones sous-minées : zones en surface surplombant des vides dans le sous-sol résultant de l?exploitation d?anciennes carrières souterraines abandonnées (calcaire, marne, gypse, marbre, ardoise, argile) pour extraire des matériaux de construction. Des travaux de consolidations souterraines (construction de piliers) peuvent augmenter la portance et stopper le fléchissement du toit des cavités. annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 147 Sigles et abréviations AFP Agence France presse Barpi Bureau d'analyse des risques et pollutions BDE Base de données des événements naturels dommageables BDMVT Base de données mouvements de terrain BRGM Bureau de recherches géologiques et minières CCR Caisse centrale de réassurances CENALT Centre d?alerte aux tsunamis Cerema Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement CGDD Commissariat général au développement durable CETE Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement DGPR Direction générale de la prévention des risques DROM Départements et régions d'outre-mer EAIP Enveloppe approchée du risque inondation potentielle FFB Fédération française du bâtiment Gaspar Gestion assistée des procédures administratives relatives aux risques naturels Giec Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat IGA Inspection générale de l'administration IGC Inspection générale des carrières IGEDD Inspection générale de l'environnement et du développement durable IGESR Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche IGN Institut national de l'information géographique et forestière Insee Institut national de la statistique et des études économiques Inrae Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement annexes 148 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 IPGP Institut de physique du Globe de Paris IRSN Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire JRC Centre commun de recherche de l'Union européenne MASA Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire MEDD Ministère de l'Écologie, du Développement durable (ancienne dénomination du ministère chargé de l'Environnement) Mise Mission d?inspection spécialisée dans l?environnement MRN Mission risques naturels MTE Ministère de la Transition écologique (ancienne dénomination du ministère chargé de l?Environnement) MTECT Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires MTES Ministère de la Transition écologique et solidaire (ancienne dénomination du ministère chargé de l?Environnement) OCDE Organisation de coopération et de développement économiques ONRN Observatoire national des risques naturels OVPF Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise PAPI Programme d?actions de prévention des inondations PPR Plan de prévention des risques ROGP Risques d'origines glaciaire et périglaciaire RTM Service de restauration des terrains en montagne SAFPA Outil de suivi administratif et financier des PAPI SDES Service des données et études statistiques SHOM Service hydrographique et océanographique de la marine SLGRI Stratégie locale de gestion des risques d'inondation SNRH Service des risques naturels et hydrauliques TRI Territoire à risque important d?inondation UE Union européenne annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 149 UNITÉS DE MESURE ha hectare km/h kilomètre par heure M¤ million d?euros Md¤ milliard d?euros mm millimètre m/an mètre par an m/s mètre par seconde Mm3 million de mètres cubes 150 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Table des matières annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 151 Table des matières table des matières 152 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Avant-propos 4 DONNÉES CLÉS 5 Les catastrophes naturelles en France 6 Risque inondation 7 Mouvements de terrain 8 Risques météorologiques et climatiques 9 Les risques naturels en outre-mer 10 ÉLÉMENTS DE CONTEXTE : OBSERVATOIRE, CONCEPTS ET POLITIQUE PUBLIQUE 11 Observatoire national des risques naturels 12 Phénomènes naturels 13 Aléas, enjeux, risques : quelques définitions 14 Garantie catastrophes naturelles 16 PARTIE 1 : ÉTAT DES LIEUX DES CATASTROPHES NATURELLES EN FRANCE 17 Événements naturels dommageables 18 État de catastrophe naturelle 22 Sinistralité liée aux catastrophes naturelles 25 Sinistralité liée aux Tempête-Grêle-Neige en France métropolitaine 27 Pertes économiques globales attribuées aux événements naturels 28 Perception des catastrophes naturelles par les Français 30 PARTIE 2 : INONDATIONS : SINISTRALITÉ, EXPOSITION ET PRÉVENTION 35 Sinistralité liée aux inondations 36 Outils au service de l?identification des risques inondation et des politiques de prévention 38 Exposition aux inondations par débordement de cours d?eau 39 Exposition aux submersions marines 48 Prévention des inondations 55 Territoires à risque important d?inondation 57 Programmes d?actions de prévention des inondations 60 table des matières Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 153 PARTIE 3 : RISQUES NATURELS TERRESTRES 63 Mouvements de terrain hors retrait-gonflement des argiles 64 Cavités souterraines 68 Glissements de terrain 72 Risque rocheux et chutes de blocs 74 Retrait-gonflement des argiles 76 Prévention des mouvements de terrain 80 Séismes en métropole et en outre-mer 82 Éruptions volcaniques 92 Tsunamis en outre-mer et en métropole 95 Avalanches 98 Risques d'origines glaciaire et périglaciaire 103 Feux de forêt et végétation 107 PARTIE 4 : RISQUES MÉTÉOROLOGIQUES 111 Sinistralité liée aux Tempête-Grêle-Neige en France métropolitaine 112 Phénomènes atmosphériques 114 Cyclones en outre-mer 115 Vents violents en France métropolitaine 118 PARTIE 5 : IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE 123 Impacts du changement climatique 124 PARTIE 6 : SITUATION DE LA FRANCE DANS LE CONTEXTE INTERNATIONAL 127 Catastrophes naturelles en Europe 128 Indicateurs internationaux 130 ANNEXES 133 Sites utiles 134 Pour aller plus loin 136 Glossaire 138 Sigles et abréviations 147 154 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Conditions générales d?utilisation Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l?éditeur ou du Centre français d?exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille - 75006Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d?une part, les reproductions strictement réservées à l?usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d?autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d?information de l?oeuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du 1erjuillet1992 - art.L.122-4 et L.122-5 et Code pénal art.425). Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 155 Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 155 Directrice de publication: Béatrice Sédillot Rédacteur en chef: Hugues Cahen Coordination éditoriale: Céline Blivet Cartographie : Antea Infographie: Bertrand Gaillet Maquettage et réalisation: Agence Efil, Tours Conditions générales d?utilisation Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l?éditeur ou du Centre français d?exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille - 75006Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d?une part, les reproductions strictement réservées à l?usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d?autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d?information de l?oeuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du 1erjuillet1992 - art.L.122-4 et L.122-5 et Code pénal art.425). Dépôt légal: janvier 2024 ISSN: 2555-7580 (imprimé) 2557-8138 (en ligne) Impression : imprimerie intégrée du MTECT, imprimé sur du papier certifié écolabel européen, www.ecolabel.com Commissariat général au développement durable Chiffres clés des risques naturels Édition 2023 Les spécificités géomorphologiques et climatiques des territoires métropolitains et ultramarins français exposent leurs habitants, les biens et lesactivités économiques à des phénomènes naturels variés: inondations, risques terrestres oumétéorologiques. Le dérèglement climatique est susceptible d?amplifier la plupart d?entre eux. Àpartir d?une sélection de cartes et d?indicateurs clés commentés, ce recueil dresse un panorama détaillé des principaux risques naturels. Cettepublication aborde ainsi la sinistralité, l?aléaet le risque propres à chaque phénomène, ainsi que les outils permettant de prévenir cesrisques. Service des données et études statistiques Sous-direction de l'information environnementale Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr  Sommaire  Données clés  Éléments de contexte : observatoire, concepts et politique publique  État des lieux des catastrophes naturelles en France  Inondations : sinistralité, exposition et prévention  Risques naturels terrestres  Risques météorologiques  Impacts du changement climatique  Situation de la France dans le contexte international  Annexes  Table des matières (ATTENTION: OPTION taine. Source :CCR,2023 Le phénomène « sécheresse géotechnique » (dit aussi retrait-gonflement des argiles) représente le second risque naturel auquel le territoire métropolitain est soumis depuis le milieu des années 1990. Les dommages sur un bâtiment à la suite de mouvements du sol dus à la sécheresse sont pris en charge depuis 1989 par le régime des catastrophes naturelles au titre des « mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols ». La sinistralité cumulée atteint un peu plus de 12 Md¤2023 sur la période 1995-2019, ce qui représente une moyenne annuelle d?environ 480 M¤. L?année 2003 est une année exceptionnelle, marquée par des records de chaleur durant l?été ; les indemnisations liées aux dommages assurés associés à ce phénomène s?élèvent à près de 1,8 Md¤. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 77 INDEMNISATIONS ANNUELLES MOYENNES VERSÉES À LA SUITE DES DOMMAGES ASSURÉS AU TITRE DE LA SÉCHERESSE GÉOTECHNIQUE PAR DÉPARTEMENT, DE 1995 À 2019 ? 0 50 km 0 < 0,2 0,2 - 1 Coût moyen (en M¤2022) 1 - 2 2 - 5 > 5 Champ:Francemétropolitaine. Source :CCR,2023.Traitements:SDES,2023 La majorité des départements de Nouvelle-Aquitaine et du pourtour méditerranéen, la région Île-de-France et une grande partie du centre de la France font l?objet d?une forte sinistralité vis-à-vis du phénomène « sécheresse géotechnique ». Certains départements du Nord et de l?Est sont également concernés, mais de façon plus récente (surtout depuis 2016). Entre 2016 et 2018, les dommages assurés pour ce phénomène semblent suivre une tendance à la hausse. partie 3 : risques terrestres 78 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE MAISONS INDIVIDUELLES EXPOSÉES AU RETRAIT-GONFLEMENT DES ARGILES FORT OU MOYEN Nombre de maisons individuelles exposées 55 000 27 500 0 50 km Note:croisementdunouveauzonagedel?expositionauretrait-gonflementdesargilesréalisédanslecadre delaloiElan(article68)etdesinformationsInseeportantsurlesmaisonsindividuelles. Champ:Francemétropolitaine. Sources :BRGM,2019;Insee,2017.Traitements:SDES,2022 48 % du territoire métropolitain est fortement ou moyennement exposé au risque de retrait-gonflement des argiles, 24 % est faiblement exposé et 28 % non exposé. 10,4 millions de maisons individuelles (soit 54 % de l?habitat individuel) sont exposées fortement ou moyennement au retrait-gonflement des argiles. Parmi elles, près de la moitié (4,6 millions) a été bâtie après 1976, 20 % entre 1946 et 1975 et 36 % avant 1946. Dans les zones d?exposition forte ou moyenne au retrait-gonflement des argiles, des dispositions constructives de prévention du risque de « sécheresse géotechnique » pour les nouvelles constructions s?imposent réglementairement. L?analyse des sinistres sécheresse géotechnique indemnisés depuis la mise en place du régime Cat-Nat survenus en zone d?exposition forte ou moyenne selon les périodes de construction des maisons révèle par ailleurs la vulnérabilité des maisons les plus récentes. Celles bâties après 1976 représentent ainsi 58 % des sinistres, contre 11 % pour celles avant 1921, 7 % de 1921 à 1945 et 24 % de 1946 à 1975. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 79 MAISONS INDIVIDUELLES DE PLAIN-PIED EN ÎLE-DE-FRANCE SELON LE NIVEAU D?EXPOSITION AU RETRAIT-GONFLEMENT DES ARGILES En nombre de maisons Sein e- et -M ar ne 120 000 100 000 80 000 60 000 40 000 20 000 0 Ess on e Va l-d 'O ise Yve lin es Sein e- Sain t-D en is Va l-d e- M ar ne Hau ts- de- Sein e Aléa faible Aléa moyen Aléa fort Sources :BRGM,2019;DGFiP,Majic,2019.Traitements:©L?institutParisrégion,2021 Près de 77 % du territoire francilien (hors Paris) se situe en zones d?exposition moyenne à forte au retrait-gonflement des argiles. Dans ces zones, 350 000 maisons individuelles de plain-pied se révèlent ainsi potentiellement exposées. Plusieurs milliers de maisons ont déjà été sinistrées par les vagues de sécheresse passées (1989-1991, 2003-2007 ou 2017-2018). En Île-de-France, les coûts moyens annuels des dommages assurés phénomène naturel « sécheresse géotechnique » se sont élevés à 62 M¤ entre 1995 et 2016. Le coût moyen d?un sinistre sécheresse est estimé à 21 000 ¤ par maison affectée en France entre 1990 et 2015 (CCR). Ces coûts sont susceptibles de s?accroître sous l?effet du changement climatique, en lien avec l?augmentation du nombre et de l?intensité des épisodes de sécheresse. partie 3 : risques terrestres 80 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Prévention des mouvements de terrain NOMBRE DE COMMUNES COUVERTES PAR UN PPRN* MOUVEMENTS DE TERRAIN PAR TYPE D?ALÉA, EN 2023 Tassements différentiels Glissements de terrain Éboulements ou chutes de pierres et de blocs Affaissements et effondrements anthropiques hors mines Cavités souterraines Avancées dunaires PPRN mouvement de terrain opposable PPRN mouvement de terrain prescrit PPRN multirisques opposable PPRN multirisques prescrit 0 500 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000 2 092 380 48 1 260 152 754 77 1 008 112 671 46 717 102 152 3 7 5 3 1 * Plan de prévention des risques naturels. Champ:France. Source :DGPR,Gaspar,juin2023.Traitements:SDES,2023 Les plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN) sont mis en place pour prescrire des mesures visant à réduire l?exposition des biens (constructions nouvelles, biens existants) et des personnes dans les zones à risques. Les PPRN mouvements de terrain opposables (approuvés), y compris les PPRN multirisques, concernent plus de 6 800 communes : 2 140 pour l?aléa « tassements différentiels » (retrait-gonflement des argiles), 2 014 pour les glissements de terrain, 1 679 pour les éboulements ou chutes de pierres et de blocs, 869 pour les affaissements et effondrements anthropiques hors mines, 68 pour les cavités souterraines, 31 pour les avancées dunaires. La part des PPRN non encore approuvés (prescrits) varie selon les types d?aléas. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 81 RÉPARTITION DES PPRN* PAR RÉGION POUR LES QUATRE PRINCIPAUX TYPES DE MOUVEMENTS DE TERRAIN EN 2022 En % Tassements différentiels Glissements de terrain Occitanie Auvergne-Rhône-Alpes Nouvelle-Aquitaine Provence-Alpes-Côte d'Azur Île-de-France Grand Est Autres régions 0 20 40 60 80 100 Éboulements ou chutes de pierres et de blocs Affaissements et effondrements anthropiques hors mines * Plan de prévention des risques naturels. Champ:France.PPRNmouvementsdeterrainycomprisPPRNmultirisques. Source :DGPR,Gaspar,juin2023.Traitements:SDES,2023 Quatre régions concentrent 88 % des PPRN tassements différentiels : Occitanie (65,5 %), Nouvelle-Aquitaine (12,5 %), Provence-Alpes-Côte d'Azur (5,5 %), Centre-Val de Loire (5 %), avec toutefois des taux de couverture faible pour les deux dernières. L?Occitanie concentre également le plus de PPRN glissements de terrain (36,5 %), suivie par Auvergne-Rhône-Alpes (25,5 %), Nouvelle-Aquitaine (10 %), Grand Est et Provence-Alpes-Côte d'Azur (7 % chacune). Ces régions couvrent en effet des zones montagneuses (Alpes, Pyrénées, Massif central, Vosges). Quatre régions concentrent plus des trois quarts des PPRN éboulements ou chutes de pierres et de blocs : Auvergne-Rhône-Alpes (32 %), Occitanie (31 %), Provence-Alpes-Côte d'Azur (12 %), Nouvelle-Aquitaine (7,5 %). Enfin, six régions sont particulièrement concernées par les PPRN affaissements et effondrements anthropiques hors mines : Île-de-France (30,5 %), Occitanie (19,5 %), Auvergne-Rhône-Alpes (12 %), Nouvelle- Aquitaine (9 %), Hauts-de-France (8 %) et Grand Est (7,5 %). partie 3 : risques terrestres 82 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Séismes en métropole et en outre-mer INDEMNISATIONS VERSÉES LIÉES AUX DOMMAGES ASSURÉS SÉISME DE 1995 À 2019 En M¤2022 19 95 250 200 150 100 50 0 19 96 19 97 19 98 19 99 20 00 20 01 20 02 20 03 20 04 20 05 20 06 20 07 20 08 20 09 20 10 20 11 20 12 20 13 20 14 20 15 20 16 20 17 20 18 20 19 5 124 29 88 70 3 2 240 Note:lescoûtsindemnisésparlesassureursautitredurégimedescatastrophesnaturellespourle phénomènenaturel«séisme»enFranceneconcernentquelesbiensassurésautresquelesvéhicules terrestresàmoteuretsontnetsdetoutefranchise. Champ:France. Source :CCR,2023 Sur la période 1995-2019, les indemnisations versées à la suite des dommages assurés relatifs aux séismes s?élèvent à 560 M¤2022, dont 403 M¤ pour le territoire métropolitain, et 157 M¤ dans les Outre-mer. Quatre années marquées par des séismes importants ont donné lieu à des indemnisations particulièrement élevées : ? 1996, avec deux événements sismiques de magnitude de 5,2 sur l?échelle de Richter sur le territoire métropolitain : en février à Saint-Paul-de- Fenouillet (Pyrénées-Orientales), puis en juillet à Annecy (Haute-Savoie) ; ? 2004, avec le séisme de magnitude 6,3 sur les îles de Saintes en Guadeloupe en novembre, séisme largement ressenti sur l?ensemble de l?archipel de la Guadeloupe ; ? 2007, avec le séisme de magnitude 7,4 en Martinique qui a été ressenti dans tout l?arc des Petites Antilles ; ? 2019, avec le séisme du Teil de magnitude 4,8 ressenti dans la moyenne vallée du Rhône près de Montélimar. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 83 MOYENNE ANNUELLE DES DOMMAGES ASSURÉS POUR SÉISME PAR DÉPARTEMENT, DE 1995 À 2019 ? Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Saint-Barthélémy 0 50 km 0 < 0,5 0,5 - 2 Coût moyen (en M¤2022) > 2 Saint-Martin Champ:France,horsMayotte. Source :CCR,2023.Traitements:SDES,2023 À l?exception des départements de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Haute-Savoie, de la Meurthe-et-Moselle et des Vosges, et plus récemment l'Ardèche et la Drôme, qui ont subi des dommages moyens annuels supérieurs à 500 000 ¤, le reste du pays a été relativement épargné sur la période 1995-2019. Le séisme du Teil, survenu en novembre 2019 a généré des dommages assurés estimés à plus de 150 M¤. Ce séisme et celui de l?ouest de la France près de Niort en 2023, qui a sans doute généré des dommages d?un montant proche, sont venus rappeler l?exposition du territoire métropolitain à ce risque. partie 3 : risques terrestres 84 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE COMMUNES RECONNUES EN CAT-NAT SÉISME ENTRE 1982 ET 2022 En nombre de communes 19 82 350 300 250 200 150 100 50 0 19 84 19 86 1996 Séisme Saint-Paul-de-Fenouillet en février (Sud-Ouest) Séisme d'Annecy en juillet 19 88 19 90 19 92 19 94 19 96 19 98 20 00 20 02 20 04 20 06 20 08 20 10 20 12 20 14 20 16 20 18 20 20 20 22 Notedelecture:en1996,337communesonteuunereconnaissancedecatastrophenaturelledetype «secoussesismique»ou«séisme». Champ:France. Source :DGPR,Gaspar,juin2023.Traitements:SDES,2023 Entre 1982, date de mise en place du régime d'indemnisation des risques de catastrophes naturelles en France, et 2022, 782 états de catastrophe naturelle de type « secousse sismique » ou « séisme » ont été reconnus. Sur les 668 communes concernées, certaines ont obtenu cette reconnaissance plusieurs fois : 77 communes plus de deux fois, et parmi elles, 13 communes dans les Alpes plus de quatre fois. La Guadeloupe et la Martinique sont les seuls départements classés intégralement en zone de niveau sismique fort. Un peu moins des trois quarts de leurs communes (soit 47 communes) ont été reconnus en état de catastrophe naturelle « secousse sismique » ou « séisme ». Elles représentent 7 % de l?ensemble des communes concernées pour ce phénomène. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 85 SÉISMES LES PLUS DESTRUCTEURS EN FRANCE DEPUIS LE XIXE SIÈCLE La nature imprévisible des séismes en fait des événements aux conséquences humaines, environnementales et économiques potentiellement les plus meurtrières et dommageables. Leurs effets peuvent être directs (effondrement de constructions) ou indirects (glissements de terrain, tsunamis, destruction d?infrastructures et réseaux, etc.). Deux séismes d?intensité épicentrale supérieure à IX (destructions massives) sont survenus en France au XIXe siècle (source:SisFrance). En Guadeloupe, celui du 8 février 1843 a fait plus de 3 000 victimes et détruit Pointe-à-Pitre. En Martinique, le séisme du 11 janvier 1839 a fait 261 victimes et détruit Fort-de-France. En France métropolitaine, le séisme du 11 juin 1909 à Lambesc (Bouches- du-Rhône) reste le plus meurtrier et destructeur du XXe siècle : 46 victimes, 250 blessés, 1 500 constructions effondrées. Celui du Teil en Ardèche survenu le 11 novembre 2019 en zone sismique modérée est le plus puissant survenu entre 2000 et 2020 : magnitude de moment 4,8, profondeur du foyer inférieure à 1 à 2 km. Il est également le plus destructeur depuis 50 ans : 41 communes en Cat- Nat dont un tiers fortement impacté, 17 blessés, 3 000 habitants sinistrés, 1 000 départs post-séisme, environ 12 M¤ de dommages pour les biens communaux et 200 M¤ pour les biens privés, 850 arrêtés d?interdiction de rentrer dans des bâtiments privés endommagés (soit 200 logements), 2 mois de gestion de crise, risques industriel et nucléaire proches. Le séisme de La Laigne (Charente- Maritime) du 16 juin 2023 a atteint une magnitude de moment 4,8 à 4,9, avec une intensité épicentrale de VII (dommages significatifs) et une profondeur du foyer de 3 km. Les conséquences de ce récent séisme ne sont pas encore complètement évaluées mais devraient être assez proches de celles du séisme du Teil. Selon l?inventaire de sismicité historique, 5 866 séismes ont été ressentis entre l?an 801 et 2007 : 5 731 en France métropolitaine (BRGM/EDF/IRSN, SisFrance,2010), 111 dans les Antilles et 24 à La Réunion (BRGM,SisFrance, 2010). Parmi les 3 126 séismes dont l?intensité est renseignée en métropole, 45 % sont d?intensité au moins égale à IV (secousse modérée à destruction importante). Moins de 0,3 % dépasse une intensité de VIII (des dommages aux catastrophes), et presque tous sont survenus dans les régions frontalières des pays limitrophes. 41 % des séismes d?intensité épicentrale supérieure ou égale à VIII se situent dans les Antilles. partie 3 : risques terrestres 86 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 MAGNITUDE DES SÉISMES D?ORIGINE NATURELLE ENREGISTRÉS DANS LES ANTILLES ENTRE 2014 ET 2019 0 25 km > 6 Magnitudes 5 - 6 4 - 5 3 - 4 < 3 0 - 50 Profondeurs (km) 100 - 150 150 - 200 > 200 50 - 100 Champ:Antilles. Source :catalogueproduitparl'OVSG-IPGPetl'OVSM-IPGP(2014-2019):doi.org/10.18715/IPGP.2022. l3ylhaal.Traitements:SDES,2022 Les territoires antillais sont particulièrement exposés aux séismes (Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), en raison de leur situation à la frontière entre les plaques nord-américaine et sud- américaine et la plaque caraïbe. Le passage de la lithosphère atlantique sous l?arc des Petites Antilles (subduction) peut alors engendrer de puissants séismes. Les observatoires volcanologiques et sismologiques des Antilles et du Piton de la Fournaise à La Réunion observent en permanence les activités de la Soufrière, de la Montagne Pelée et du Piton de la Fournaise. https://dataverse.ipgp.fr/dataset.xhtml?persistentId=doi:10.18715/IPGP.2022.l3ylhaal https://dataverse.ipgp.fr/dataset.xhtml?persistentId=doi:10.18715/IPGP.2022.l3ylhaal partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 87 NOMBRE DE SÉISMES PAR CLASSE DE MAGNITUDE ENREGISTRÉS DANS LES ANTILLES ENTRE 2014 ET 2019 Guadeloupe et Martinique Mer des Caraïbes et océan Atlantique Autres îles des Caraïbes Ensemble Profondeurs Ensemble Magnitude 0 à 50 50 à 100 100 à 150 150 à 200 < 3 4 499 9 23 39 4 570 6 567 176 11 313 3 à 4 3 - 6 2 11 1 492 32 1 535 4 à 5 1 1 - - 2 302 9 313 5 à 6 - - 1 - 1 44 - 45 > ou = 6 - - - - - 4 - 4 Ensemble 4 503 10 30 41 4 584 8 409 217 13 210 En % 34,1 0,1 0,2 0,3 34,7 63,7 1,6 100,0 Champ:Antilles. Source :catalogueproduitparl'OVSGetl'OVSM(2014-2019):doi.org/10.18715/IPGP.2022.l3ylhaal. Traitements:SDES,2022 Entre 2014 et 2019, le territoire antillais a enregistré près de 4 600 séismes, soit 40 % de l?ensemble des séismes enregistrés dans la zone Caraïbe durant ces cinq années. La magnitude de ces séismes est inférieure à 3 pour 99,7 % d?entre eux. Trois séismes ont cependant enregistré une magnitude supérieure ou égale à 4. La profondeur de l?épicentre du séisme est une composante essentielle : les séismes superficiels sont en général à l?origine des événements les plus destructeurs. 98 % des séismes enregistrés sur les terres antillaises entre 2014 et 2019 se sont produits à moins de 50 km de profondeur. De fortes magnitudes associées à des épicentres superficiels peuvent être particulièrement destructeurs. Un seul séisme de magnitude entre 4 et 5 s?est produit à moins de 50 km de profondeur entre 2014 et 2019 (séisme volcano-tectonique lié à l?activité du volcan de la Soufrière en Guadeloupe, le 28 avril 2018). Le territoire mahorais est soumis à une sismicité modérée. Cependant, Mayotte a subi de nombreux séismes depuis mai 2018 en raison d?un phénomène de type « essaim de séismes », généré par la naissance d?un nouveau volcan sous-marin. https://dataverse.ipgp.fr/dataset.xhtml?persistentId=doi:10.18715/IPGP.2022.l3ylhaal partie 3 : risques terrestres 88 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE SÉISMES PAR CLASSE DE MAGNITUDE ENREGISTRÉS EN FRANCE MÉTROPOLITAINE ENTRE 1962 ET 2020 France métropolitaine Pays limitrophes Mers et océan Magnitude En nombre En % En nombre En % En nombre En % Moins de 3 47 250 98,8 14 350 99,3 2 414 95,8 Entre 3 et 4 518 1,1 89 0,6 96 3,8 Entre 4 et 5 33 0,1 7 0,0 7 0,3 Plus de 5 3 0,0 0 0,0 3 0,1 Ensemble 47 804 100,0 14 446 100,0 2 520 100,0 Note:partsdeséismesselonlespayslimitrophes:Italie(54,5%),Espagne(26,6%),Suisse(8,9%), Allemagne(8,6%),autres(1,4%).Partsdeséismesselonlesmersetocéans:merMéditerranée(55,9%), OcéanAtlantique(31,5%),Manche(12,6%). Champ:Francemétropolitaine. Sources :SI-Hex(1962-2009);BCSF-RéNaSS(2010-2020);IGNBDALTI®75m.Traitements:SDES,2022 Comparée à d?autres pays du pourtour méditerranéen (Turquie, Grèce, Italie, Roumanie, Algérie), la France métropolitaine est soumise à un risque sismique modéré. Les séismes résultent dans cette région du lent rapprochement des plaques eurasienne et africaine. Un peu plus de 47 800 séismes ont été enregistrés entre 1962 et 2020 sur le territoire métropolitain. Leur magnitude est inférieure à 3 pour la quasi- totalité d?entre eux (98,8 %). Seuls 36 séismes ont enregistré une magnitude supérieure à 4. Les mêmes proportions sont observées dans les zones frontalières des pays limitrophes ou dans les mers et océans bordant la métropole. Infine, un seul séisme de magnitude 6 a été enregistré en 1963, en mer Méditerranée. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 89 LOCALISATION ET AMPLEUR DES SÉISMES D?ORIGINE NATURELLE ENREGISTRÉS EN FRANCE MÉTROPOLITAINE ENTRE 1962 ET 2020 Épicentre et magnitude locale Plus de 5 0 50 km Entre 4 et 5 Entre 3 et 4 Moins de 3 Note:épicentresdesséismesd'originenaturelledanslazoneSI-Hex. Champ:Francemétropolitaine. Sources :SI-Hex(1962-2009);BCSF-RéNaSS(2010-2020);IGNBDALTI®75m.Traitements:SDES,2022 Les zones de sismicité moyenne ou modérée se situent le long des grands accidents tectoniques (failles et plissements anciens) : Provence-Alpes- Côte d'Azur, Pyrénées, fossé Rhénan, Limagnes (Allier, la Loire) et, dans une moindre mesure, les massifs central et armoricain et le sud-ouest des Vosges. Les bassins parisien et aquitain sont quasi exempts de risque sismique. partie 3 : risques terrestres 90 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE COMMUNES ET D?HABITANTS PAR ZONE SISMIQUE Communes Population Zone de sismicité En nombre En % En nombre d'habitants En % Très faible 14 746 42,2 26 784 649 40,1 Faible 11 175 32,0 22 120 876 33,1 Modérée 7 022 20,1 13 310 551 19,9 Moyenne 1 951 5,6 3 804 191 5,7 Forte 68 0,2 808 142 1,2 Non renseigné 10 0,0 2 695 0,0 Ensemble 34 972 100,0 66 831 104 100,0 Champ:France,ycomprisSaint-MartinetSaint-Barthélemy. Sources :Medde,zonagesismique2011;Insee,2019.Traitements:SDES,2022 Le zonage sismique entré en vigueur le 1er mai 2011 distingue cinq zones d?aléas sismiques qui conditionnent notamment l'application des règles parasismiques de construction. Toutes les Antilles sont classées en zone de sismicité forte, soit 68 communes regroupant un peu plus de 800 000 personnes. Cela représente 1,2 % de la population française. Depuis 2007, les dispositions constructives élaborées dans le cadre du plan séisme Antilles s?attachent à réduire la vulnérabilité du bâti et des personnes exposées. La réglementation vise le non-effondrement du bâti pour garantir la sécurité des personnes. Des dommages plus ou moins importants peuvent néanmoins être constatés sur un bâtiment parasismique après un séisme. 5,7 % de la population française réside en zone d?aléa sismique moyen, soit 3,8 Mhab, tous dans l?Hexagone. Trois départements rassemblent plus de la moitié des habitants concernés : Haute-Savoie (près de 20 %), Alpes- Maritimes et Isère (un peu moins de 18 % chacun). Un peu moins d?un cinquième de la population française habite dans des zones d?aléa sismique modéré, soit 13,3 Mhab, dont les habitants de Mayotte. Enfin, 33 % de la population (soit 22,1 Mhab) résident dans des zones d?aléa faible et 40 % (soit 26,8 Mhab) dans des zones d?aléa très faible. L?aléa sismique est faible à La Réunion et très faible en Guyane. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 91 ÉTABLISSEMENTS SEVESO SITUÉS DANS LES ZONES SISMIQUES EN 2022 Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte 0 50 km Seuil haut Seuil bas Forte Nombre d'établissements Seveso Moyenne Modérée 68 13 Faible Très faible Zones de sismicité Champ:France;sitesSevesohorsinstallationsnucléaires. Sources :Medde,zonagesismique2011;DGPR,établissementsSeveso,décembre2023. Traitements:SDES,2023 Un séisme se produisant à proximité d?un établissement industriel à risque peut être à l?origine d?un ou d?une série d?accidents dits NaTech (naturels/ technologiques). Fin 2022, parmi les sites Seveso ne relevant pas de la catégorie des installations nucléaires, 10 sont localisés en aléa sismique fort dans les Antilles : 6 en seuil haut et 4 en seuil bas. En métropole, 57 sites se situent en aléa moyen. Parmi les 351 sites localisés en aléa modéré, 3 se situent à Mayotte. Enfin, 850 sites sont localisés en aléa faible ou très faible. partie 3 : risques terrestres 92 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Éruptions volcaniques RISQUE VOLCANIQUE Vent dominant Colonne d'éruption Coulée pyroclastique Glissement de terrain Séisme Lahar Dôme de lave Chute de cendres Pluie acide Nuée volcanique Source :Agenced?urbanismedeLaRéunion©AGORAH Les volcans de la montagne Pelée à la Martinique et de la Soufrière en Guadeloupe font partie des 30 volcans actuellement actifs dans les Petites Antilles : le premier depuis 127 000 ans, le second depuis 9 150 ans, à la suite de la plongée de la plaque Amérique sous la plaque Caraïbe. Parmi les 16 éruptions magmatiques répertoriées pour la Soufrière (impacts dans un rayon de 9 à 15 km autour du sommet), 9 ont été accompagnées d?effondrements d?édifice. Sur les 6 éruptions phréatiques les plus récentes survenues depuis l?an 1635, la plus violente en 1976-1977 a nécessité d?évacuer plus de 40 000 personnes durant 4 mois. De début 2017 à fin 2021, près de 15 500 événements microsismiques de très faible énergie ont été enregistrés. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 93 SURVEILLANCE DE L?ACTIVITÉ DES VOLCANS EN OUTRE-MER L?analyse concomitante de différents paramètres peut permettre d?anticiper l?imminence d?une éruption : séismes ressentis (nombre, localisation, profondeur, typologie, énergie associée, présence d?essaims), déformation, température, chimie des émissions de gaz. Les informations transmises par les observatoires volcanologiques et sismologiques de la Guadeloupe ou de la Martinique contribuent alors à assurer la sécurité de la population selon les procédures du plan Orsec Volcan (alerte, évacuation, organisation des différents acteurs en cas de crise) et selon quatre niveaux d?alerte. En Guadeloupe, neuf communes sont ainsi susceptibles d'être évacuées. En Martinique, depuis fin 2020, le niveau de vigilance et d'alerte de l'activité volcanique de la montagne Pelée est jaune (vigilance). Le scénario éruptif identifié comme le plus probable consiste en une éruption phréatique en lien avec le réseau hydrothermal étendu du volcan. Une éruption péléenne (formation de dôme) ou plinienne (explosive) est cependant également probable d?après les événements passés depuis 24 000 ans. Mayotte, située dans une zone sismique a priori modérée, a vu la naissance d?un nouvel édifice volcanique sous-marin entre 2018 et 2021. Ce dernier s?est formé à proximité du littoral à partir de l?émission de 6 km3 de magma, sur plus de 900 m de haut (plancher océanique à plus de 3 500 m de fond). Malgré l?origine volcanique de l?archipel, les dernières éruptions connues datent de 4 000 à 7 000 ans dans la zone de Petite-Terre. Le jeune édifice volcanique s?est construit à 50 km à l?est de Mayotte, à la suite des secousses sismiques enregistrées à partir du 10 mai 2018 (5 km à 15 km du littoral, 25 km à 50 km de profondeur). Depuis fin 2019, le réseau de surveillance volcanique et sismologique de Mayotte (RéVoSiMa) assure le suivi (sismologie, déformations, géochimie, phénoménologie) et rassemble les résultats d?analyses et les interprétations scientifiques (mécanismes, scénarios d?évolution). partie 3 : risques terrestres 94 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 COULÉES DE LAVE DU PITON DE LA FOURNAISE À LA RÉUNION ? 5 km Coulées de lave issues de la période 0 Après 2010 2001 - 2010 1991 - 2000 1981 - 1990 1971 - 1980 1961 - 1970 1951 - 1960 Avant 1951 Note:lasurveillancedel?activitéduPitondelaFournaiseestassuréepar103capteurssur70sitesdifférents (IPGP,OVPF). Sources :ObservatoirevolcanologiqueduPitondelaFournaise(OVPF/IPGP),2022;BDALTI®25,IGN. Traitements:SDES,2022 Depuis 1979, le Piton de la Fournaise est en éruption en moyenne 1 jour sur 8 (1 927 jours d?éruptions). Entre 1979 et 2021, 83 éruptions ont été observées, de même que deux effondrements de pit-craters en 1986 et 2002 et un effondrement de la partie centrale du volcan (caldera) en 2007. 795 Mm3 de lave ont été émis, soit un volume équivalent à 314 000 piscines olympiques de 2 m de profondeur. Si 96 % des coulées de lave sont émises dans un secteur inhabité, l?attrait touristique de ce volcan peut constituer un risque non négligeable. La durée moyenne d?une éruption est de l'ordre de 19 jours, avec un flux moyen par éruption de 7,7 m3/seconde, ce qui le classe parmi les volcans de type effusif. Les deux éruptions les plus importantes se sont produites en mars-septembre 1998 sur 196 jours (éruption la plus longue) et en mars-avril 2007 (éruption la plus volumineuse, avec environ 210 Mm3). partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 95 Tsunamis en outre-mer et en métropole NIVEAU D?EXPOSITION DU LITTORAL ANTILLAIS AU RISQUE TSUNAMI ¥ 20 km0 Exposition aux tsunamis Très élevée Très élevée en pied de falaise Élevée Élevée en pied de falaise Moyenne à élevée Moyenne à élevée en pied de falaise Moyenne Moyenne en pied de falaise Guadeloupe Martinique Grande-Terre Basse-Terre Les Saintes Marie-Galante La Désirade Sources :BRGM,planséismeAntilles,2008;Insee,2017.Traitements:SDES,2022 La bande littorale de 2 km dans l?intérieur des terres des îles des Antilles françaises est potentiellement exposée aux tsunamis, compte tenu de la rencontre dans cette zone des plaques nord et sud Amérique et Caraïbe. Cette zone de subduction peut générer de puissants séismes et un volcanisme propices à ces phénomènes de submersion. Les superficies concernées par les expositions aux tsunamis élevées (orange) à très élevées (rouge) représentent 75 % de la bande littorale en Guadeloupe. Sont concernées une grande partie de la bande littorale de Grande-Terre et de Basse-Terre, La Désirade et Les Saintes ainsi que deux tiers du littoral de Marie-Galante. En Martinique, ces niveaux d?exposition concernent la partie orientale de l?île, soit 40 % de sa bande littorale. La part des habitants de Guadeloupe vivant dans la limite des 2 km vers l?intérieur des terres et sujets à une exposition aux tsunamis élevée à très élevée est de 75 % contre 25 % en Martinique. La part de l?habitat individuel localisé dans les zones d?exposition élevée à très élevée atteint 75 % de l?ensemble de l?habitat situé dans la bande littorale de 2 km en Guadeloupe, contre 32 % en Martinique. partie 3 : risques terrestres 96 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 POPULATION EXPOSÉE AUX TSUNAMIS AUX ANTILLES SELON LA DISTANCE À LA MER Très élevée Très élevée en pied de falaise Élevée Élevée en pied de falaise Moyenne à élevée 50 40 30 20 10 0 En milliers d?habitants Moyenne à élevée en pied de falaise Moyenne Moyenne en pied de falaise Absence de données Guadeloupe Distance à la mer 0 à 500 m 500 à 1 000 m 1 000 à 2 000 m 0 10 20 30 40 50 Martinique Notedelecture:15085habitantsenGuadeloupeet8730enMartiniquesonttrèsexposésauxtsunamisdans labandelittoralede2km(couleurbordeauxnonhachuré). Sources :BRGM,planséismeAntilles,2008;Insee,2017.Traitements:SDES,2022 HABITAT INDIVIDUEL EXPOSÉ AUX TSUNAMIS AUX ANTILLES SELON LA DISTANCE À LA MER Très élevée Très élevée en pied de falaise Élevée Élevée en pied de falaise Moyenne à élevée 30 20 10 0 En milliers de maisons individuelles Moyenne à élevée en pied de falaise Moyenne Moyenne en pied de falaise Absence de données Guadeloupe Distance à la mer 0 à 500 m 500 à 1 000 m 1 000 à 2 000 m 0 10 20 30 Martinique Notedelecture:14710maisonsenGuadeloupeet6900enMartiniquesonttrèsexposéesauxtsunamis danslabandelittoralede2km(couleurbordeauxnonhachuré). Sources :BRGM,planséismeAntilles,2008;Insee,2017.Traitements:SDES,2022 partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 97 Bien que l?activité sismique soit faible à La Réunion et modérée à Mayotte, respectivement un quart et l?ensemble des côtes de ces dernières sont exposées aux tsunamis en cas de séisme dans l?océan Indien, au large du Pakistan, de la Malaisie ou de l?Indonésie. Ainsi, le séisme de Sumatra en 2004 a généré des vagues de 1 à 2 m au-dessus du niveau moyen des hautes marées à La Réunion, occasionnant des dégâts matériels de plus d?un million d?euros. La configuration particulière du jeune volcan sous-marin à Mayotte laisse craindre la possible occurrence de tsunamis et la réactivation de zones volcaniques plus proches de Petite-Terre. À La Réunion, le risque tsunami local est lié à l?activité volcanique du Piton de la Fournaise. NOMBRE DE TSUNAMIS RECENSÉS EN FRANCE MÉTROPOLITAINE DEPUIS 1500 15 00 - 15 49 12 10 8 6 4 2 0 Tempête de submersion en Méditerranée Tempête de submersion en Atlantique Tsunami en Méditerranée Tsunami en Atlantique 15 50 - 15 99 16 00 - 16 49 16 50 - 16 99 17 00 - 17 49 17 50 - 17 99 18 00 - 18 49 18 50 - 18 99 19 00 - 19 49 19 50 - 19 99 20 00 - 20 10 5 2 2 2 4 7 10 11 11 1 2 Champ:littorauxméditerranéensetatlantiques.Extraitdel?inventairehistoriquedestsunamisenFrance (BRGM,BDTsunamis,1500-2010),soit57tsunamis. Sources :d?aprèsE.GarnieretF.Surville(Dir.),2010.La tempête Xynthia face à l?histoire - Submersions et tsunamis sur les littoraux français du Moyen Âge à nos jours. En France métropolitaine, plusieurs séismes ont provoqué des vagues de submersion en Méditerranée. Ce fut notamment le cas pour le port de Marseille en 1812 (niveau 4, intensité forte, inondation du rivage). Les littoraux les plus exposés concernent : la Côte d?Azur (de Cannes à Nice), la Ciotat à Toulon, la côte des Maures, la côte perpignanaise, une partie de la côte nord-ouest de la Corse (de Calvi à Galéria). Quatre tsunamis ont par ailleurs été recensés sur les littoraux atlantique et de la Manche. partie 3 : risques terrestres 98 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Avalanches EXEMPLES D?AVALANCHES HISTORIQUES Localisation Nombre de morts Dégâts/Localisation Chèze et Saint Martin (Pyrénées) en 1601 107 2 villages totalement rasés Le Tour (Haute Savoie) en 1934 11 Huez (Isère) en 1749 38 Moitié du village détruite Orlu (Pyrénées) en 1895 15 Valmanya-Roquejalère (Pyrénées-Orientales) en 1917 12 Bâtiment de la mine de Pinouse Modane (Savoie) en 1921 13 Chantier du tunnel de Fréjus Savoie en 1923 21 Nombreuses avalanches Versant est du massif du Renoso en Corse en 1927 13 Campement de bûcherons Ortiporio (Haute-Corse) en 1934 37 Village détruit Huez (Isère) en 1940 10 Bâtiments de la mine de l'Herpie Val d'Isère (Savoie) en 1970 39 (37 blessés) Chalet UCPA balayé Savoie et Dauphiné en 1981 4 Plusieurs villages sévèrement touchés Taconnaz (Haute-Savoie) en 1990 0 Plusieurs maisons détruites Peisey-Nancroix (Savoie) en 1995 0 Plusieurs chalets détruits Hameau de Montroc (Haute-Savoie) en 1999 12 14 chalets détruits Secteur des Grandes Jorasses (Haute-Savoie) en 2006 1 Les Houches (Savoie) en 2018 0 Une quarantaine de chalets impactés Champ:France. Sources :MEDD/DGPR,dossierd?information:lesavalanches,2005;ONRN,BDE(DGPR/SRNHetBARPI, BDGaspar;AFP;CCR;FranceAssureurs;Météo-France).Traitements:SDES,2022 Les avalanches correspondent à des phénomènes naturels dépendant de la pente, de l?enneigement, de la température et du vent. Les activités humaines peuvent les déclencher, notamment la pratique du ski hors-piste. Le risque d?avalanche est présent sur de nombreuses pentes en montagne en hiver. Parmi les exemples d'avalanches historiques mortelles ayant impacté des bâtiments depuis le début du XVIIe siècle à l'origine d'au moins 635 décès, 19 sont considérées comme des accidents très graves à l'origine de plus de 10 morts (Inrae,Lesrisquesnaturelsenmontagne,2015). partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 99 NOMBRE D'AVALANCHES PAR COULOIR ET PAR HIVER DANS LES ALPES FRANÇAISES ENTRE LES SAISONS 1946-1947 ET 2008-2009 19 46 - 19 47 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 0 Avalanches par couloir et par an Tendance 19 48 - 19 49 En nombre d?avalanches par couloir et par an 19 50 - 19 51 19 52 - 19 53 19 54 - 19 55 19 56 - 19 57 19 58 - 19 59 19 60 - 19 61 19 62 - 19 63 19 64 - 19 65 19 66 - 19 67 19 68 - 19 69 19 70 - 19 71 19 72 - 19 73 19 74 - 19 75 19 76 - 19 77 19 78 - 19 79 19 80 - 19 81 19 82 - 19 83 19 84 - 19 85 19 86 - 19 87 19 88 - 19 89 19 90 - 19 91 19 92 - 19 93 19 94 - 19 95 19 96 - 19 97 19 98 - 19 99 20 00 - 20 01 20 02 - 20 03 20 04 - 20 05 20 06 - 20 07 20 08 - 20 09 Champ:23massifsalpinsrépartisdanssixdépartements:Savoie,Haute-Savoie,Isère,Hautes-Alpes,Alpes- Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence. Source :N.Eckert,C.Keylock,H.Castebrunet,A.Lavigne,M.Naaim.Temporal trends in avalanche activity in the French Alps and subregions: from occurrences and runout altitudes to unsteady return periods.Journalof Glaciology,InternationalGlaciologicalSociety,2013,59(213).Traitements:SDES,2022 À l'échelle des Alpes françaises, près de 55 000 avalanches ont été enregistrées entre les hivers 1946-1947 et 2008-2009, soit 1 avalanche par couloir tous les 3 à 4 ans en moyenne. Entre 1976 et 1985, période correspondant à des hivers plus froids et plus enneigés, l?activité avalancheuse a été plus importante (0,35 avalanche par couloir et par hiver). partie 3 : risques terrestres 100 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Durant l?hiver 2020-2021, 1 183 avalanches ont été enregistrées sur les 3 000 couloirs suivis dans les Alpes et les Pyrénées. La moyenne a été supérieure à celle d?un hiver moyen dans les départements des Alpes du Nord (76 % des avalanches), contrairement à celles des Alpes du Sud (14 %) et des Pyrénées (10 %). En moyenne montagne, le risque avalancheux est bien moindre. Dans les Vosges par exemple, 730 avalanches ont été recensées depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu?en 2014 sur 128 couloirs. Parmi elles, 94 avalanches ont fait une ou plusieurs victimes et 16 ont été mortelles (34 décès). Une augmentation des avalanches est enregistrée à partir des années 1960, avec un fort pic dans les années 1990. Plus de 95 % des avalanches se sont produites dans le sud des Vosges (plus élevé). Le réchauffement climatique est de nature à limiter l'activité avalancheuse naturelle dans ce massif. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 101 NOMBRE DE DÉCÈS LIÉS AUX AVALANCHES ENTRE LES SAISONS 1971-1972 ET 2020-2021 60 50 40 30 20 10 0 Décès Moyenne mobile sur 10 ans En nombre de décès 19 71 - 19 72 19 73 - 19 74 19 75 - 19 76 19 77 - 19 78 19 79 - 19 80 19 81 - 19 82 19 83 - 19 84 19 85 - 19 86 19 87 - 19 88 19 89 - 19 90 19 91 - 19 92 19 93 - 19 94 19 95 - 19 96 19 97 - 19 98 19 99 - 20 00 20 01 - 20 02 20 03 - 20 04 20 05 - 20 06 20 07 - 20 08 20 09 - 20 10 20 11 - 20 12 20 13 - 20 14 20 15 - 20 16 20 17 - 20 18 20 19 - 20 20 12 21 26 11 41 29 32 32 22 56 28 36 28 45 40 2424 17 22 47 27 24 31 22 22 43 43 35 282829 2626 25 57 20 29 29 35 41 22 36 20 45 38 2122 40 13 12 20 20 - 20 21 Champ:activitésconsidérées:randonnéeàski,hors-piste(ski,snowboard),damage,alpinisme (dont cascade). Source :Associationnationalepourl'étudedelaneigeetdesavalanches(Anena),2023.Traitements:SDES, 2023 Malgré de fortes variations interannuelles résultant principalement des conditions nivo-météorologiques des différentes saisons, la tendance de l?accidentologie liée aux sports d?hiver est plutôt stable durant les cinquante dernières années. Sur la période 1971-2021, 1 028 accidents liés aux avalanches ont été à l?origine de 1 482 décès. Cela représente une moyenne annuelle d?environ 20 accidents mortels et de près de 30 décès. partie 3 : risques terrestres 102 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE COMMUNES COUVERTES PAR UN PPRN* AVALANCHE PAR DÉPARTEMENT EN 2023 Isère Haute-Savoie Hautes-Alpes Hautes-Pyrénées Savoie Pyrénées-Atlantiques Haute-Garonne Ariège Alpes-de-Haute-Provence Alpes-Maritimes Pyrénées-Orientales PPRN opposable En nombre de communes PPRN prescrit 0 20 40 60 80 100 87 5 57 1 51 3 40 10 42 4 24 21 16 1 10 4 9 3 * Plan de prévention des risques naturels. Note:93%desPPRNavalanchesontopposables(approuvés)et9%prescrits. Champ:France. Source :DGPR,Gaspar,juin2023.Traitements:SDES,2023 Mi-2023, 360 communes disposent d?un plan de prévention du risque naturel (PPRN) avalanche approuvé et 28 ont un PPRN prescrit. Plus de la moitié de ces communes se situe en Auvergne-Rhône-Alpes : Isère (24 %), Haute- Savoie (15 %), Savoie (12 %). Les autres se trouvent en Occitanie (23,5 %), en Provence-Alpes-Côtes d'Azur (20 %) et en Nouvelle-Aquitaine (6 %). Les PPRN visent à promouvoir un aménagement durable tenant compte des aléas naturels et à préserver la sécurité des personnes et des biens, à travers des prescriptions par type de zone (mesures d?urbanisme, construction, utilisation et exploitation). Enfin, l?organisation des secours fait l?objet d?un plan Orsec dans les départements lorsque la situation le nécessite. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 103 Risques d'origines glaciaire et périglaciaire FONTE DES GLACIERS DANS LES ALPES ET LES PYRÉNÉES ENTRE 1907 ET 2021 En mètres équivalent eau (référence zéro en 2001) 40 30 20 10 0 - 10 - 20 - 30 - 40 Saint-Sorlin Mer de glace Gebroulaz Argentière Ossoue (Pyrénées) 19 07 19 12 19 17 19 22 19 27 19 32 19 37 19 42 19 47 19 52 19 57 19 62 19 67 19 72 19 77 19 82 19 87 19 92 19 97 20 02 20 07 20 12 20 17 20 21 Sources :Laboratoiredeglaciologieetgéophysiquedel'environnement(CNRS);Associationpyrénéenne de glaciologie moraine. Traitements : Onerc En 20 ans (entre 2002 et 2021), cinq glaciers alpins et pyrénéens suivis par le CNRS ont perdu 30 mètres équivalent eau en moyenne. D?après la mission IGEDD/CGAAER/IGA de 2023 sur les risques d?origines glaciaire et périglaciaire, la surface des glaciers blancs français (surface englacée) serait en 2022 de l?ordre de 200 km2 dans les Alpes françaises, contre 229 km2 mesurés en 2015 avec le satellite Sentinel-2, et de 1 km2 dans les Pyrénées. La surface des glaciers français connaîtrait une régression de l?ordre de 2 % par an. partie 3 : risques terrestres 104 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Les zones de pergélisol (sols gelés en permanence et en profondeur), notamment les glaciers rocheux, représenteraient une surface de l?ordre de 700 km2 (Marcer et al., 2017), soit environ 10 % des territoires situés à une altitude au-dessus de 2 000 mètres (Duvillard et al., 2021). Une partie des zones couvertes de glaces, englacées, récemment déglacées, ou leurs abords directement influencés par la présence des glaciers, ou concernés par le dégel du pergélisol peut occasionner des risques d?origines glaciaire et périglaciaire. Ce phénomène va s'intensifier dans le contexte du changement climatique. En effet, le recul ou le changement thermique des glaciers peut entraîner des accumulations d?eau susceptibles de se vidanger brutalement, mais aussi des chutes de glace et/ou de matériaux provenant du glacier ou des zones périglaciaires. Une faible fréquence d?occurrence de la plupart de ces phénomènes, souvent combinée avec une forte intensité tend à en faire des aléas majeurs. L?événement d?origine glaciaire le plus meurtrier s?est manifesté en 1892, au droit du glacier de Tête Rousse en Haute-Savoie situé entre 2 950 m et 3 260 m d?altitude. Cet événement est à l?origine de 175 morts et 20 disparus, de la destruction de 2 des 5 bâtiments de l'établissement thermal de Saint- Gervais-les-Bains et de 8 maisons au Fayet. Une poche d'eau de 110 000 m3 s?est vidangée brutalement et a entraîné un volume de 90 000 m3 de glace. L'écoulement d?eau et de glace a mobilisé des matériaux au cours de sa propagation et s?est progressivement transformé en lave torrentielle ayant déposé près d?un million de mètres cubes de matériaux en quelques minutes (vitesse moyenne de 10 à 20 m/s). Neuf autres événements recensés en France depuis 1892 ont occasionné 21 victimes (13 décès et 8 blessés), essentiellement des alpinistes (données extraitesdeDaSilvaQ.,RTM,2021). Les massifs qui concentrent les territoires les plus fortement habités susceptibles d?être concernés sont la haute vallée de l?Arve (massif du Mont- Blanc avec une forte représentativité des risques liés aux glaciers blancs et lacs proglaciaires), les vallées et stations des Écrins et de la Vanoise (avec une part plus importante liée aux parois à pergélisol (ou permafrost)). Mais l?extension du pergélisol de paroi de montagne ou des glaciers rocheux va bien au-delà (Alpes-Maritimes, Hautes-Pyrénées et Alpes-de-Haute- Provence). La mission estime que moins de 20 000 habitants seraient susceptibles d?être menacés par de tels phénomènes. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 105 SURFACE CUMULÉE DÉPARTEMENTALE DES FORMES GÉOMORPHOLOGIQUES ASSOCIÉES AUX RISQUES D'ORIGINES GLACIAIRE ET PÉRIGLACIAIRE DANS LES ALPES FRANÇAISES En surface (km²) Parois permafrost (probabilité > 0,5) 7 km²- 27 km² Glaciers blancs 24km²- 95 km² Permafrost (probabilité > 0,75) 49 km²- 561 km² Lacs d?altitude 1 km²- 3 km² Glaciers rocheux actifs et inactifs 3 km²- 27 km² 0 12,5 25 50 kilomètres Note:pourchaquedépartement,lasurfacecumuléedesformesgéomorphologiquessuivantesestreprésentée: surfaceavecprobabilitédeprésencedepermafrostdeversant>75%;surfacedeparoisavecprobabilitéde présencedepermafrost>50%;surfacedeglaciersblancs;surfacedeglaciersrocheuxactifsetinactifs; surfacedelacsd?altitude(situésau-dessusde2000m). Sources :travailcartographiqueàpartirdedonnéesSIG:Paroipermafrost:EDYTEM2019;Glaciersblancs:IGE 2015revuInrae2019;Permafrost:EDYTEM2018;Lacsd'altitude:Inrae2019;Glaciersrocheux:RTM2021 Toutes les formes géomorphologiques (péri)glaciaires sont présentes en Savoie, la surface en permafrost de versant étant cependant la plus importante. La Haute-Savoie se distingue des autres départements par une importante surface de parois à permafrost et de glaciers blancs, et par très peu de glaciers rocheux et lacs d?altitude. Comme en Savoie, les lacs d'altitude représentent une surface importante en Isère. Dans les Hautes-Alpes, la surface de glaciers rocheux actifs et inactifs est aussi importante qu?en Savoie et la surface cumulée de permafrost est la seconde après la Savoie. Le permafrost de parois et de versants, ainsi que les glaciers blancs sont quasiment absents dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes, où sont recensés essentiellement des glaciers rocheux et des lacs d?altitude. partie 3 : risques terrestres 106 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 SENSIBILITÉ AUX RISQUES D'ORIGINES GLACIAIRE ET PÉRIGLACIAIRE DANS LES ALPES FRANÇAISES ± En surface (km2) 0 12,5 25 50 kilomètres Lacs Glaciers blancs Parois permafrost Glaciers rocheux 15 353 12 457 1 759 1 898 1 010 179 Notedelecture:lacartereprésentel?indicedesensibilitéd?undépartementvis-à-visdesphénomènes glaciaires et périglaciaires. Plus le cercle est important, plus la sensibilité du département est grande (plus il y a d?enjeuxpotentiellementexposés). Note:lescouleursdanslescerclesreprésententlapartpriseparchacundesphénomènesdanscetindice. L?indicedesensibilitéaétécalculédanslecadredel?analysegrandeéchellemenéedanslesAlpes françaises:ilsebasesurunereprésentationsimplifiéedesphénomènes(zonesdedépart,propagation) etnepeutenaucuncasêtreinterprétéàl?échellelocale(bassinversant). Source :analysegrandeéchellemenéeparleRTMen2021pourhiérarchiserdesbassinsderisques autraversdeleursensibilitéauxrisquesd?originesglaciaireetpériglaciaire Les départements de Haute-Savoie et Savoie sont les plus sensibles aux phénomènes glaciaires et périglaciaires. La sensibilité de la Savoie est très majoritairement due à l?exposition potentielle des enjeux aux phénomènes d?effondrement de paroi par dégradation du permafrost, tandis qu?elle est principalement due aux lacs et glaciers blancs en Haute-Savoie. La sensibilité des départements de l?Isère et des Hautes-Alpes est équivalente mais, là aussi, la source de sensibilité n?est pas la même : elle est très principalement liée aux parois à permafrost dans les Hautes-Alpes, alors qu?elle est répartie entre lacs glaciaires et parois permafrost en Isère. Bien que limitée, la sensibilité des Alpes-Maritimes est liée aux lacs glaciaires. Enfin, la sensibilité dans les Alpes-de-Haute-Provence demeure très faible. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 107 Feux de forêt et végétation SURFACES DE FORÊTS BRÛLÉES CHAQUE ANNÉE ENTRE 1976 ET 2022 100 000 80 000 60 000 40 000 20 000 0 En ha 19 76 Région méditerranéenne Reste de la France 19 78 19 80 19 82 19 84 19 86 19 88 19 90 19 92 19 94 19 96 19 98 20 00 20 02 20 04 20 06 20 08 20 10 20 12 20 14 20 16 20 18 20 20 20 22 Champ:Francemétropolitaine(ycomprislaCorse). Sources :régionméditerranéenne1976-2021:Prométhéeet2022:BDIFF;Autresrégionsfrançaises1976 -2005:tableauYvonDUCHE/PhilippeMICHAUTONF;2066-2022:BDIFF;2022BDIFFcorrigéONFBDIFF (MASA;MI;IGN),octobre2023(1976à2021:Prométhée) La France compte de nombreux massifs forestiers, dont certains particulièrement exposés aux risques d?incendie : en Corse, sur le littoral méditerranéen, dans les Cévennes, les piémonts alpin et pyrénéen et dans les Landes. Selon les derniers travaux du Groupe d?experts intergouvernemental sur l?évolution du climat (Giec), corrélativement au risque accru de sécheresse et de hausse des températures en Europe, la sensibilité de tous types de végétation au feu sera amenée à s?accroître. En 2022, 6 870 communes ont été déclarées exposées au risque feu de forêt par les préfets (source : Gaspar), soit environ une commune sur cinq. partie 3 : risques terrestres 108 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Les trois quarts d?entre elles se situent dans le sud de la France, en raison de la végétation (résineux, broussaille) et des conditions climatiques (vent, chaleur) favorables aux déclenchements de feux de forêt. Cinq régions concentrent 90 % des communes déclarées exposées aux feux de forêt : Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes- Côte d'Azur et Corse. Les surfaces incendiées et le nombre de départs de feux varient fortement selon les années. Les années 1989, 1991 et 2003 se distinguent avec plus de 70 000 hectares brûlés (données ONF-DFCI). Dans la période plus récente, l?année 2022 a été très touchée avec 62 000 ha de forêts et 10 000 ha de végétation autre brûlés. La zone Sud-Ouest a été tout particulièrement affectée avec plus de 36 000 ha brûlés pour 2 653 feux (selon l?ONF-DFCI). Parmi eux, les feux de Landiras (Gironde), qui se sont produits en juillet et en août, ont brûlé près de 20 000 ha. Le feu de La Teste-de-Buch (Gironde) a détruit près de 6 000 ha et a nécessité l?évacuation de 22 000 personnes dont 6 000 qui se trouvaient dans les 5 campings détruits à 90 %. La progression du nombre de constructions et d?habitants (riverains, touristes) à proximité et dans les forêts augmente la vulnérabilité de ces zones (neuf feux sur dix sont d?origine humaine en France). Le pourtour méditerranéen est particulièrement exposé aux feux de forêt et de végétation (agricoles, friches). Près de 118 000 départs de feux y ont brûlé une surface forestière de près de 942 000 ha en 49 ans. D?après l?ONF, en 2022, près de 2 000 feux de forêt et de végétation ont détruit 16 558 ha en région méditerranéenne (pour comparaison, 6 907 ha détruits en moyenne sur 2011-2020 pour 1 617 feux). Les statistiques sur les décès causés par les feux de forêts sont assez lacunaires. Le feu le plus meurtrier en France concerne celui de Cestas en Gironde en 1949 (82 morts). Une étude menée uniquement sur la zone méditerranéenne recense 144 décès entre 1973 et 2021, dont 96 parmi les personnels de secours, 33 pilotes d?avion ou d?hélicoptère et 15 civils. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 109 RATIO ENTRE LES SURFACES BRÛLÉES ENTRE 2000 ET 2021 ET LES SOLS BOISÉS EN 2021, PAR DÉPARTEMENT 0 50 km Entre 1,9 et 10,7 Entre 0,8 et 1,9 Entre 0,4 et 0,8 Entre 0,2 et 0,4 Ratio en ? Moins de 0,2 0,0 - 0,0 Entre 10,7 et 69,2 Note:lessolsboiséspermettentd?approcherlessurfacespotentiellementcombustibles.Représentation par quantile. Champ:Francemétropolitaine. Sources :BDIFF(MASA;MI;IGN),2023;Agreste?Teruti(Graph?Agri),2021.Traitements:SDES,2023 Dans 6 départements, le ratio entre les surfaces brûlées entre 2000 et 2021 et les sols boisés dépasse 20 ? : le Var et les Bouches-du-Rhône (plus de 65 ?), La Réunion, la Haute-Corse, les Pyrénées-Orientales et l?Hérault (entre 20 ? et 40 ?). À l?opposé, 8 départements du Nord-Ouest (Calvados, Hauts-de-Seine, Loire-Atlantique, Nord, Pas-de-Calais, Paris, Seine-Saint- Denis, Somme) n?enregistrent aucune surface brûlée sur la même période. partie 3 : risques terrestres 110 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 PRÉVENTION DES INCENDIES Institués en 1995, les plans de prévention des risques d?incendies de forêt (PPRIF) permettent de disposer d?une cartographie du risque et de définir des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde. Ces plans interdisent et réglementent l?occupation des sols, prescrivent des mesures constructives proportionnées à l?exposition au risque et imposent des règles aux constructions existantes : plantation d?espèces peu combustibles, débroussaillement, création de réserve d?eau, dimensionnement des voies d?accès. Un peu plus de 200 communes sont couvertes par un PPRIF, dont près de la moitié se situe en région Provence-Alpes-Côte d'Azur : Alpes-Maritimes (21,3 %), Vaucluse (10,4 %), Alpes-de-Haute-Provence (6,9 %), Bouches- du-Rhône (3,4 %) et Var (3,0 %). Les autres se situent en Occitanie (21,8 %), Nouvelle-Aquitaine (19,3 %), Corse (8,9 %). En période de risque d?incendie, la prévention passe par la surveillance qui permet de détecter au plus tôt les feux naissants et de les circonscrire rapidement. Le suivi de l?état de la végétation et l?indice forêt météorologique établis à partir de données météorologiques (vent, température, humidité de la végétation) sont des éléments importants pour identifier les risques de départ de feu et de propagation. Le relief peut être aussi un facteur aggravant de la propagation du feu. L?entretien des massifs boisés, le débroussaillage, la création d?allées pare-feu et le stockage d?eau pour la défense incendie permettent de limiter les départs de feu et réduire les zones exposées. Le risque d?incendie de forêt et de végétation est avant tout un risque anthropique. En effet, neuf départs de feux sur dix sont d?origine humaine. Pendant les périodes les plus critiques de l?année (le plus souvent l?été), des campagnes de communication sensibilisent aux bons réflexes. Elles visent notamment à rappeler qu?un mégot de cigarette doit être jeté dans un cendrier, qu?un barbecue ou des travaux générateurs d?étincelles doivent être réalisés loin de toute végétation. Les massifs forestiers peuvent être interdits d?accès. partie 4 Risques météorologiques ? La métropole est soumise aux rafales de vents (plus de 100 km/h), liées principalement aux tempêtes et aux événements orageux. Les Outre-mer, hors Guyane, sont exposés aux cyclones tropicaux ou aux ouragans. Leur caractère particulièrement destructeur résulte de la conjonction de rafales de vents exceptionnelles (jusqu?à 350 km/h) et de précipitations très abondantes induisant inondations, glissements de terrain ou coulées de boue. Sur le littoral, une tempête peut également provoquer des submersions marines. partie 4 : risques météorologiques 112 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Sinistralité liée aux Tempête-Grêle- Neige en France métropolitaine FRÉQUENCE CUMULÉE DES SINISTRES TEMPÊTE-GRÊLE-NEIGE DES PARTICULIERS PAR DÉPARTEMENT, DE 1987 À 2020 ? 0 50 km Fréquence cumulée (en ?) 0 - 5 5 - 10 10 - 15 15 - 20 20 - 25 Notedelecture:dansneufdépartements,plusde15sinistrespour1000contratssouscritsontétéindemnisés entre1987et2020. Note:l?indicateurmesurelesfréquencesmoyennesdessinistresindemnisésparlesassureursautitredes garantiesTempête-Grêle-Poidsdelaneigesurbâtimentsinclusesdanslescontratsmultirisqueshabitation (horsgarantiesvéhiculesterrestresàmoteurethorsgarantiesrécoltes).Lafréquencedesinistrescorrespond au rapport entre le nombre de sinistres et le nombre de contrats souscrits dans le département. Champ:Francemétropolitaine. Source :FranceAssureurs.Traitements:MRN,2022 partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 113 De 1990 à 2020, les événements climatiques liés aux Tempête-Grêle-Neige (TGN) sont les phénomènes les plus coûteux en France métropolitaine, avec plus de 38 Md¤2020 indemnisés. Les sinistres résultant des dégâts provoqués par le vent représentent plus des trois quarts des sinistres indemnisés par les assureurs dans le périmètre TGN en métropole (en nombre comme en coût). Ceux liés au poids de la neige sont beaucoup plus rares (moins de 10 % des sinistres et 5 % du coût). Ces proportions pouvant toutefois varier sensiblement selon les départements et les années. Entre 1980 et 2021, 360 tempêtes ont touché la métropole. Lorsqu?elles surviennent, les tempêtes se déploient sur une grande partie du territoire et entraînent de nombreux sinistres, même si leur coût moyen est généralement moins élevé que pour d?autres événements (inondation, sécheresse géotechnique). Parmi les tempêtes récentes ayant sévi en France, Lothar et Martin (décembre 1999) ont engendré des coûts estimés à 12 Md¤2020 pour l?ensemble du marché de l?assurance. De 1990 à 2020, près de 6 Md¤2020 ont été indemnisés à la suite de sinistres causés par des chutes de grêle. Souvent évoqué pour les dommages causés sur les récoltes, ce type d?événement génère aussi ponctuellement des dégâts considérables lorsqu?il touche les zones urbanisées. Parmi les événements récents, la tempête de grêle Ela survenue début juin 2014 est de loin la plus dommageable. Son intensité spectaculaire et sa vaste étendue ont engendré des coûts estimés à 900 M¤2020. partie 4 : risques météorologiques 114 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Phénomènes atmosphériques NOMBRE DE VICTIMES DES TEMPÊTES LES PLUS DOMMAGEABLES RECENSÉES EN FRANCE DEPUIS 1900 France métropolitaine Outre-mer Événements Morts et disparus 313 62 29 Champ:France. Source :ONRN,BDE(DGPR/SRNHetBARPI,BDGaspar;AFP;CCR;FranceAssureurs;Météo-France). Traitements:SDES,2022 Les tempêtes peuvent être à l?origine de dommages considérables et de nombreux décès, compte tenu de la difficulté de se protéger contre le vent. Les 91 tempêtes les plus dommageables recensées en France depuis 1900 ont fait près de 2 000 victimes. Environ 85 % d?entre elles ont été dénombrées en outre-mer, dont 1 200 lors du passage d?un ouragan en Guadeloupe le 12 septembre 1928. En France métropolitaine, les tempêtes peuvent s'étendre sur de vastes surfaces, voire affecter l?ensemble du territoire. Ainsi, les tempêtes Lothar et Martin (décembre 1999) ont balayé une grande partie de l'Europe d'Ouest en Est. Leurs effets les plus importants sont observés dans l?ouest de la France, en Bretagne, en Normandie et en Nouvelle-Aquitaine, rivages par où arrivent les grandes tempêtes atlantiques hivernales. Des rafales supérieures à 100 km/h peuvent également être observées lors d?événements orageux, notamment en été. partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 115 Cyclones en outre-mer INDEMNISATIONS ANNUELLES MOYENNES VERSÉES À LA SUITE DES DOMMAGES ASSURÉS CYCLONE PAR DÉPARTEMENT OU COLLECTIVITÉ D?OUTRE-MER, DE 2000 À 2019 En M¤2022 70 60 50 40 30 20 10 0 Sain t-M ar tin Sain t-B ar th élé m y M ar tin ique La R éu nio n Gua delo up e Guy an e 60,4 41,4 13,0 5,9 4,3 0,0 Note:coûtsindemnisésparlesassureursautitredurégimedescatastrophesnaturellespourlephénomène naturel«ventscycloniques»danslesOutre-mer.Cescoûtsneconcernentquelesbiensassurésautresque lesvéhiculesterrestresàmoteuretilssontnetsdetoutefranchise. Champ:départementsd'outre-merhorsMayotte,ycompriscollectivités(Saint-Barthélemy,Saint-Martin). Source :CCR,2023.Traitements:SDES,2023 Les départements d?outre-mer hors Guyane (Guadeloupe, Martinique, Mayotte, La Réunion) sont exposés aux cyclones. Depuis la fin de l'année 2000, les dommages dus aux vents cycloniques sont intégrés dans la garantie des catastrophes naturelles lorsque la vitesse du vent dépasse 145 km/h pendant dix minutes, ou 215 km/h par rafale. Avant cette date, les vents cycloniques n'étaient assurés que dans le cadre des garanties contractuelles relevant du marché concurrentiel de l'assurance, à savoir les garanties « Tempêtes-ouragans-cyclones ». Les indemnisations des dommages assurés relatifs aux vents cycloniques sur la période 2000-2019 s?élèvent à 2,5 Md¤, dont plus de 2 Md¤ pour la seule année de 2017. partie 4 : risques météorologiques 116 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Plusieurs phénomènes expliquent le caractère particulièrement destructeur des cyclones : les rafales de vent peuvent atteindre des vitesses de l'ordre de 350 km/h ; les précipitations très abondantes peuvent générer des inondations, des glissements de terrain et des coulées de boue ; une surélévation anormale et temporaire du niveau de la mer peut avoir des conséquences particulièrement graves sur le littoral ; les vagues de plusieurs mètres de haut générées par le vent (houle cyclonique), parfois observées jusqu'à 1 000 km à l'avant du système cyclonique, représentent un danger pour les zones côtières. En 2002, le cyclone Dina, touchant le territoire de La Réunion, est le premier dont les dommages sont indemnisés au titre du régime légal des catastrophes naturelles, non seulement pour les effets de l'eau mais aussi pour ceux du vent. Le cyclone Dean, qui a touché la Martinique en 2007, a aussi fait l'objet de reconnaissances de l'état de catastrophe naturelle pour les vents cycloniques et les effets de l'eau, tels que les chocs mécaniques liés à l'action des vagues, mais également les inondations et les coulées de boue consécutives au passage du cyclone. L?année 2017 est la plus coûteuse pour le régime Cat-Nat avec les cyclones Irma et Maria. Le premier, de catégorie 5, a touché les Antilles françaises entre le 5 et le 7 septembre 2017 et en particulier les îles de Saint- Martin et de Saint-Barthélemy. En raison de rafales de vent supérieures à 300 km/h, les deux îles ont subi de très importants dommages. L?ouragan Irma s?est caractérisé par une puissance qui n?a pas été observée dans la région Atlantique-Nord depuis près de 30 ans. Un peu plus de 10 jours après le passage de ce premier ouragan, les Antilles françaises ont été de nouveau touchées par l?ouragan Maria entre le 18 et le 20 septembre 2017. Avec des rafales de vent supérieures à 215 km/h, les Saintes ont connu les dommages les plus importants. De nombreuses précipitations et une forte houle, à l?origine d?inondations et de submersions, ont accompagné cet ouragan. partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 117 PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS CYCLONIQUES SURVENUS DEPUIS 2013 ET ESTIMATION DE LEURS COÛTS ÉCONOMIQUES ET HUMAINS Cyclone Date Catégorie (échelle de Saffir-Simpson) Dommages humains Indemnisation au titre du régime Cat-Nat (hors automobile) Échelle de gravité des dommages Bejisa (La Réunion) 31/12/2013 au 03/01/2014 4 vents maximum 210à249km/h 1 décès 14 blessés < 10 M¤* Accident grave Irma (Antilles) 5-7/09/2017 5 vents maximum >249km/h 11 décès nombreux blessés > 2 Md¤* Catastrophe Maria (Antilles) 18-20/09/2017 5 vents maximums >249km/h 1 mort 2 disparus plusieurs blessés > 2 Md¤ Catastrophe *M¤ = millions d'euros, Md¤ = milliards d'euros. Source :CCRdansDGPR2021,Hypothèsesetétudessurlecoûtéconomiqueethumaind?unetempête majeuredansdifférentespartiesduterritoire,notammentoutre-mer Les vents cycloniques menacent les territoires en outre-mer : ouragans dans les Antilles en Atlantique (Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélemy et Saint- Martin) ou cyclones tropicaux dans l?océan Indien (La Réunion, Mayotte). Parmi les trois événements cycloniques survenus dans les Outre-mer depuis 2013, Irma et Maria dans les Antilles font partie de la catégorie des super- cyclones (catégorie 5). Aujourd?hui, la fréquence de survenance d?un cyclone de catégorie 5 est proche d?une fréquence centennale pour ces îles. Pour améliorer la résilience de ces territoires exposés au risque de vents cycloniques, limiter les dégâts matériels et faciliter le retour à la normale, une réglementation para-cyclonique applicable à la construction a été publiée en 2023. partie 4 : risques météorologiques 118 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Vents violents en France métropolitaine NOMBRE DE JOURS AVEC DES RAFALES DE PLUS DE 100 KM/H PAR RÉGION ENTRE 1991 ET 2020 En nombre de jours 70 60 50 40 30 20 10 0 Corse Bretagne Provence-Alpes-Côte d'Azur Hauts-de-France Normandie Nouvelle-Aquitaine Pays de la Loire Occitanie Auvergne-Rhônes-Alpes Île-de-France Grand Est Centre-Val de Loire Bourgogne-Franche-Comté Total général Ja nv ier M ai Sep te m bre M ar s Ju ille t Nov em bre Fé vr ier Ju in Oct ob re Avr il Aoû t Déc em bre Notes:régionslittoralesenclimatocéaniqueenbleu(Manche)ouviolet(Atlantique);régionslittorales en climat méditerranéen en orange ; régions en climat océanique altéré (Nord et centre), semi-continental (Nord-Est)oudemontagneenvert.Lesobservationsdeventsviolentsdeplusde100km/hnecoïncidentpas toujoursavecdesdatesdetempête,carlesventsviolentspeuventaussiêtreobservéslorsd?oragesviolents (rafales).Lesnombresdejoursfigurantsurlegraphiquecorrespondentauxvaleursmoyennesmensuellesde l?ensembledesstationsd?unemêmerégion. Champ:Francemétropolitaine. Source :mesuresde76stationsdeFrancemétropolitaine(3à9stationsparrégion).Normales1991-2020- ©Météo-France.Traitements:SDES,2023 partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 119 De 1991 à 2020, 3 des 76 stations principales du réseau de mesures de France métropolitaine ont enregistré des rafales de plus de 100 km/h plus de dix jours par an. Agrégées par région, les moyennes mettent en exergue un fort effet saisonnier : de deux à trois jours de vent violent de mai à septembre à plus de dix de novembre à février. Les régions soumises au climat océanique ou méditerranéen sont celles pour lesquelles les moyennes sont les plus élevées. Sur la période 1991- 2020, la Corse enregistre ainsi le cumul total sur 30 ans le plus élevé, avec 65 jours de rafales de plus de 100 km/h en décembre. Pour la seule station du Cap Corse, près de 1 600 jours avec des rafales supérieures à 100 km/h ont été enregistrés sur 30 ans, soit une moyenne de 52 jours par an. Alors que les stations situées en climat océanique altéré (transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental), semi-continental ou de montagne connaissent moins de 1 jour en moyenne dans l?année avec des rafales de plus de 100 km/h, cette moyenne varie de 4 à 10 jours dans les stations de la Manche, de 5 à 8 jours dans les stations de la Loire-Atlantique aux Landes et de 6 à 9 jours dans le golfe du Lion. Trois stations affichent des moyennes exceptionnelles du fait de leur forte exposition : Cap Corse (60,8 jours), Pointe du Raz (24,5 jours), Pointe de la Hague (10 jours). partie 4 : risques météorologiques 120 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ÉVOLUTION DE LA MOYENNE ANNUELLE DU NOMBRE DE JOURS AVEC DES RAFALES DE PLUS DE 100 KM/H ENTRE 1981-2010 ET 1991-2020 En % de stations En nombre de stations 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 Nou ve lle -A quit ain e Auv er gn e- Rhô ne s- Alpes Hau ts- de- Fr an ce Bre ta gn e Cen tre -V al de L oir e Bou rg og ne -F ra nc he -C om té Cor se Pay s d e l a L oir e Gra nd E st Occ ita nie Pro ve nc e- Alpes -C ôt e d 'A zu r Île -d e- Fr an ce Nor m an die 25 38 44 5050 67 17 17 Augmentation Diminution Nombre de stations Notedelecture:parmiles9stationsprincipalesduréseaudemesuresdeNouvelle-Aquitaine,lesdeux tiersenregistrentuneaugmentationdelamoyenneannuelledunombredejoursavecdesrafalesdeplusde 100km/hentre1981-2010et1991-2020. Champ:Francemétropolitaine. Source :Météo-France(normales1981-2010;1991-2020).Traitements:SDES,2022 partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 121 Entre 1981-2010 et 1991-2020, la moyenne annuelle du nombre de jours avec des vents violents de plus de 100 km/h a diminué pour l?ensemble des stations dans cinq régions : Hauts-de-France, Grand Est, Bourgogne- Franche-Comté, Île-de-France, Normandie. Dans les autres régions, la situation n?est pas homogène. Si pour un peu moins de trois quarts des stations, le nombre de jours avec des vents violents diminue, pour d?autres, l?augmentation peut être importante : Cap Corse (+ 15 jours) et Ploumanac?h (+ 2,4 jours). Sur le littoral, en plus des dégâts liés au vent, une tempête associée à un fort coefficient de marée peut provoquer des submersions marines : tempêtes Lothar et Martin (1999) et Xynthia (2010). Cette dernière a été à l?origine d?une submersion marine dévastatrice dans la nuit du 27 au 28 février 2010 (53 victimes, 79 blessés, 1 553 communes reconnues en état de catastrophe naturelle et 2,5 M¤ de dommages). Cette catastrophe et les inondations survenues dans le Var le 15 juin 2010 (23 victimes) sont à l?origine du plan submersion rapide. 122 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 partie 5 Impacts du changement climatique ? L?amplification des effets aggravants du changement climatique se confirme, induisant une augmentation de la vulnérabilité des populations et des territoires aux risques naturels. Parmi les risques naturels susceptibles d?être affectés par le changement climatique, figurent les feux de forêt, les vagues de chaleur et les périodes de sécheresse, la montée du niveau des mers et des océans, les crues et les submersions marines, les risques d'origines glaciaire et périglaciaire, et enfin, les cyclones dans les territoires ultramarins. Les conséquences du changement climatique affecteront diversement les territoires français avec globalement une progression significative du nombre et de l?intensité de certains phénomènes naturels majeurs. partie 5 Impacts du changement climatique ? L?amplification des effets aggravants du changement climatique se confirme, induisant une augmentation de la vulnérabilité des populations et des territoires aux risques naturels. Parmi les risques naturels susceptibles d?être affectés par le changement climatique, figurent les feux de forêt, les vagues de chaleur et les périodes de sécheresse, la montée du niveau des mers et des océans, les crues et les submersions marines, les risques d'origines glaciaire et périglaciaire, et enfin, les cyclones dans les territoires ultramarins. Les conséquences du changement climatique affecteront diversement les territoires français avec globalement une progression significative du nombre et de l?intensité de certains phénomènes naturels majeurs. partie 5 : impacts du changement climatique 124 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Impacts du changement climatique IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE DÉJÀ VISIBLES ET À VENIR D?ICI 2050 GUADELOUPELA RÉUNION MARTINIQUE GUYANE Le Havre Dunkerque Lille Nantes Besançon Strasbourg Mulhouse Nancy Dijon Metz ToursAngers Rennes Orléans LyonClermont Ferrand Limoges Nîmes Grenoble Toulouse Montpellier Paris Reims Bordeaux Brest Marseille Toulon Nice LOIRE GARONNE RHÔNE SEINE INONDATIONS CYCLONESSUBMERSIONSCRUES ÎLOT DE CHALEUR FEUX DE FORÊT 3,0 2,5 2,0 1,5 1,0 °C BAISSE DE L?ENNEIGEMENT VOSGES ALPES JURA PYRÉNÉES Source :Onerc,2019 partie 5 : impacts du changement climatique Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 125 Le 6e rapport du Giec (2021-2023) confirme la progression du réchauffement climatique. Selon les scénarios envisagés, il apparaît ainsi très probable que la température moyenne à la surface du globe à l'horizon 2100 augmente de 1,4 °C ([1,0 °C ; 1,8 °C] ; scénario minimaliste) à 4,4 °C ([3,3 °C ; 5,7 °C] scénario maximaliste) par rapport à la période préindustrielle. Chaque 0,5 °C supplémentaire de réchauffement planétaire est susceptible de se traduire par une augmentation de l?intensité et/ou de la fréquence des phénomènes extrêmes. Cette évolution concerne en particulier le risque de submersion marine, les aléas en montagne, les feux de forêt, les précipitations intenses et les cyclones, avec des phénomènes qui pourront être plus intenses ou prendre de nouvelles formes : poches d?eau sous les glaciers, méga-feux, crues éclair liées au ruissellement urbain, etc. Les projections du Giec, comme les chroniques d'inondation des quarante dernières années, ne démontrent pas en revanche d?aggravation significative des risques d?inondation par débordement des cours d?eau en métropole. Bien que de hauts niveaux de confiance soient atteints pour plusieurs résultats au niveau planétaire, les différents modèles utilisés par le Giec présentent encore des divergences dans les tendances simulées au niveau régional. Des études complémentaires seront nécessaires pour préciser à l?échelle du territoire français certaines données issues des modèles utilisés par le Giec. Plusieurs études sont conduites pour anticiper l?évolution des aléas à l?horizon 2040 ou 2050. Ainsi, l?analyse de l?évolution du risque d?inondation de plaine en France montre une tendance généralisée à l?augmentation des débits de crue de référence pour la période de retour de 10 ans à l?horizon 2050 sous le scénario de changement climatique le plus pessimiste. Ces augmentations dépassent 30 % dans le sud de la France et dans un large quart Nord-Est (LivreblancCovea,2022). Pour anticiper la probable progression de l?activité cyclonique dans les Antilles, des travaux sont en cours pour préciser l?intensité de l?aléa dans ces territoires. L?objectif consiste à actualiser les vents de référence applicables et à définir des coefficients de site pour détailler la sensibilité locale aux vents cycloniques en tenant compte du relief et de l?occupation des sols. partie 5 : impacts du changement climatique 126 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 partie 6 Situation de la France dans le contexte international ? La France métropolitaine concentre 14 % des événements naturels très graves recensés en Europe entre 1900 et début 2022. Avec l?Italie, elle est en tête des pays les plus touchés, loin devant les autres pays européens. Au niveau mondial, la France se situe dans le deuxième quart des pays les plus à risque. SCÉNARIOS ÉTUDIÉS À L?HORIZON 2050 En Md¤ Evénement de catégorie 5 Evénement de catégorie 4 Evénement de catégories 4 et 5 Massifs Coût moyen Coût extrême Période de retour Coût moyen Coût extrême La Réunion 5,2 21,9 23 ans 3 à 4 > 15 (très rares cas) Guadeloupe 6,8 19,1 34 ans Martinique 4,9 18,0 Sources :CCR/Météo-France;RiskWeatherTech,2020 À l?horizon 2050, la sinistralité pourrait augmenter de 20 % en outre-mer du fait de l?accroissement de la fréquence moyenne des cyclones (simulation Cordex pour l?Amérique centrale) et de la hausse du niveau de la mer, selon l?analyse de l?évolution du risque cyclonique et de l?importance des dégâts prévisibles (CCR/Météo-France et RiskWeatherTech, 2020). Les dommages causés par la plupart des événements de catégories 4 et 5 touchant la Guadeloupe ou La Réunion dépasseraient très largement ceux constatés après les ouragans Irma et Maria en 2017. En outre, l?île de La Réunion semble la plus exposée aux cyclones avec une période de retour de 23 ans (catégorie 4). Ces simulations suggèrent une augmentation de la fréquence des rafales de vents cycloniques en Guadeloupe, et de manière beaucoup plus limitée en Martinique. Compte tenu des incertitudes, l?interprétation de l?évolution de ces tendances contrastées dans le futur doit être prudente. partie 6 Situation de la France dans le contexte international ? La France métropolitaine concentre 14 % des événements naturels très graves recensés en Europe entre 1900 et début 2022. Avec l?Italie, elle est en tête des pays les plus touchés, loin devant les autres pays européens. Au niveau mondial, la France se situe dans le deuxième quart des pays les plus à risque. partie 6 : situation de la France dans le contexte international 128 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Catastrophes naturelles en Europe NOMBRE D?ÉVÉNEMENTS NATURELS TRÈS GRAVES RECENSÉS EN EUROPE ENTRE 1900 ET 2022 0 250km Nombre de catastrophes par type de phénomène 219 52 Mouvements de terrain Séismes Feux de forêt Cyclones, tempêtes Inondations Union européenne Autres Champ:catastrophesayantfait10mortsouplus,outouché100personnesouplus(touché,blessé,sans- abri),ouayantfaitl?objetd?unedéclarationd?étatd?urgenceoud?unappelàl?aideinternationale.Autres: températuresextrêmes,sécheresse,éruptionvolcanique,brouillard.Lesglissementsetmouvementsdeterrain comprennentlesphénomèneshydrologiques(avalanchedeneige,débris,couléesdeboue,chutedepierres) etgéophysiques(mouvementdemasse). Source : EM-DAT,UCLouvain,Brussels,Belgium?www.emdat.be(EM-DATTheInternationalDisaster Database,Centreforresearchontheepidemiologyeofdisasters),2022.Traitements:SDES,2022 https://www.emdat.be/ partie 6 : situation de la France dans le contexte international Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 129 La base de données internationale sur les catastrophes (Emdat) recense 1 360 catastrophes naturelles ayant affecté l'Europe, entre 1900 et 2022. Pays d?Europe le plus touché, la France métropolitaine compte 188 catastrophes, soit 14 % des événements très graves recensés en Europe depuis 1900. Elle devance légèrement l?Italie avec 171 événements. La France se distingue surtout par un grand nombre d?inondations (60 événements) et de cyclones et tempêtes (73 événements), tandis qu?en Italie les inondations (53 événements) et les séismes (43 événements) prédominent. Dans quatre autres pays européens, le nombre d?événements naturels très graves recensés avoisine 100 catastrophes sur la même période (Espagne, Allemagne, Grèce, Roumanie). Ensemble, ils représentent 30 % des catastrophes recensées en Europe. L?Allemagne se singularise par un grand nombre de cyclones et tempêtes, l?Espagne et la Roumanie par les inondations et la Grèce par les séismes. Enfin, les 26 autres pays européens totalisent en peu moins de 45 % des catastrophes. RÉPARTITION DES CATASTROPHES RECENSÉES EN EUROPE ENTRE 1900 ET 2022 En % Inondations 32 Autres 17 Feux de forêt 6 Mouvements de terrain Séismes 10 Cyclones et tempêtes 31 Source :EM-DAT,UCLouvain,Brussels,Belgium?www.emdat.be(EM-DATTheInternationalDisaster Database,Centreforresearchontheepidemiologyeofdisasters),2022.Traitements:SDES,2022 Parmi les catastrophes recensées en Europe, les inondations (32 %) et les cyclones et tempêtes (31 %) sont les plus nombreux. Les séismes représentent 10 %, les feux de forêts 6 %, les mouvements de terrain moins de 4 % et les autres risques (températures extrêmes, sécheresse, éruption volcanique) 17 %. partie 6 : situation de la France dans le contexte international 130 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Indicateurs internationaux INDICE INTERNATIONAL DE RISQUE WORLD RISK INDEX (WRI) Très bas 0.00 - 9.90 Bas 9.91 - 15.87 Moyen 15.88 - 24.43 Élevé 24.44 - 33.01 Très élevé 33.02 - 100.00 Absence de données Notedelecture:pluslanoteestfaible,moinslepaysestexposé. Note:scoreWRI=expositionxvulnérabilité avecVulnérabilité=1/3×(Susceptibilité+(1?Capacitédefairefacegouvernance, soins de santé, sécurité sociale et matérielle)+(1?Capacitéd?adaptationévénementsnaturelsàvenir,changementclimatique,autresdéfis)). Champ:WRIréviséen2017.Calculépour192paysetcinqrisquesnaturels(tremblementsdeterre,cyclones, inondations,sécheressesetélévationduniveaudelamer)etintégrant23indicateurscorrespondantàla sphèresociétale. Sources :Institutdudroitinternationaldelapaixetdesconflitsarmés(IFHV)delaRuhr-UniversitéBochum; Allianceallemandepourl?aideaudéveloppement(BündnisEntwicklungHilft);Institutpourl?environnementet lasécuritéhumainedel?UniversitédesNationsunies(UNU-EHS),2022 partie 6 : situation de la France dans le contexte international Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 131 Créé en 2011, l?indicateur Worldriskindex (WRI) évalue le niveau de risque de 192 pays pour sept aléas naturels : tremblements de terre, tsunami, cyclones, inondations marines, inondations par cours d?eau, sécheresses et élévation du niveau de la mer. Conçu comme un outil d?aide à la décision, cet indice est alimenté par une soixantaine d?indicateurs qui décrivent l?exposition aux aléas précités, et évaluent la vulnérabilité du pays en termes socio-économiques, de capacité de mobilisation en cas de crise et de capacité d?adaptation à moyen-long terme. Au classement 2022, la France figure à la 72e place en matière de risques de catastrophes avec un score de 6,7. Les Philippines sont considérées comme le pays le plus à risque (1er avec un score de 46,8) et Andorre le moins risqué (193e avec un score de 0,3). S?agissant de la composante « exposition », la France figure en 63e position. Ses capacités de réaction lui permettent en revanche de limiter son niveau de risque. La France figure parmi les pays européens les plus à risque derrière l?Espagne, l?Italie et la Grèce. Bien qu'exposés aux risques les plus élevés en Europe du fait de leur situation par rapport au niveau de la mer, les Pays- Bas ne se classent toutefois que 99e sur 193 au niveau mondial car ils se trouvent parmi les mieux armés pour affronter des événements extrêmes. Hors Europe, les Philippines, l?Inde et l?Indonésie se distinguent comme les trois pays les plus à risque. partie 6 : situation de la France dans le contexte international 132 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 SCORE D?EXPOSITION AUX RISQUES NATURELS DE LA FRANCE SELON L?INDICATEUR INFORM RISK 8 6 4 2 0 Inondations Tsunamis Séismes Sécheresses Épidémies Cyclones 6,4 5,7 3,3 1,3 1,6 0,0 Notedelecture:pluslescore(comprisentre0et10)estfortpourunrisqueconsidéré,pluslaFranceyest exposée. Note:ils?agitdelacomposante«expositionauxrisquesnaturels»del?indicateurinternationalInform risk. Cettecomposantes?établità3,4pourlaFrance.Cetindicateurrésulted?uneagrégationdescoresétablis commesuit(chacundestroisfacteurscomporteunedimensionrisquesnaturelsetuneautreliéeauxconflits humains): Inform risk index = Exposition1/3×Vulnérabilité1/3×Manquedecapacitéd'adaptation1/3. Sources :CentrecommunderecherchedelaCommissioneuropéenne,Inter-AgencyStandingCommittee TaskTeamforPreparednessandResilience(IASC),agencesdel?ONU,partenairesprivés,ONG,2023 Créé en 2012, l'indicateur Informriskscore propose une base objective pour l?analyse des risques. Il intègre six catégories de risques naturels (séismes, cyclones, inondations, sécheresses, tsunamis et épidémies), ainsi que les risques de conflit. En 2023, la France obtient un score global d?exposition aux risques de 2,3 sur 10 et se classe 146e sur 191 des pays les plus à risques. Avec un score de 2,1, elle se classe au 125e rang pour la seule composante « exposition », l?exposition élevée aux risques naturels étant contrebalancée par l?absence de conflit sur son territoire. Elle est moins bien notée pour sa vulnérabilité (score de 3 pour la composante « vulnérabilité », soit le 117e rang) mais est considérée comme en capacité à réagir aux crises (score de 1,9 pour la composante « adaptation », soit le 169e rang). Les risques de conflits pesant autant que les risques naturels sur l?exposition, les pays en conflit ressortent comme les plus à risque : Somalie (score 8,7), en second la République centrafricaine et le Soudan du Sud (score 8,5 et 8,4), suivis de l?Afghanistan et du Yémen (score 8,1 chacun). Annexes ? Sites utiles ? Pour aller plus loin ? Glossaire ? Sigles et abréviations Annexes ? Sites utiles ? Pour aller plus loin ? Glossaire ? Sigles et abréviations annexes 134 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Sites utiles ÉTAT DES LIEUX DES CATASTROPHES NATURELLES EN FRANCE CCR Caisse centrale de réassurances ccr.fr Institut Paris Région institutparisregion.fr MTECT Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires ecologie.gouv.fr/politiques/risques-naturels ecologie.gouv.fr/risques-technologiques-directive-seveso- et-loi-risques MRN Mission risques naturels mrn.asso.fr ONRN Observatoire national des risques naturels georisques.gouv.fr/risques/observatoire-national-des- risques-naturels Géorisques georisques.gouv.fr Notre- environnement notre-environnement.gouv.fr Portail de prévention des risques majeurs gouvernement.fr/risques/cyclone LES RISQUES NATURELS TERRESTRES Bureau central sismologique français franceseisme.fr Cenalt Centre d?alerte aux tsunamis info-tsunami.fr https://www.ccr.fr/ https://www.institutparisregion.fr/ https://www.ecologie.gouv.fr/politiques/risques-naturels https://www.ecologie.gouv.fr/risques-technologiques-directive-seveso-et-loi-risques https://www.ecologie.gouv.fr/risques-technologiques-directive-seveso-et-loi-risques https://www.mrn.asso.fr/ https://www.georisques.gouv.fr/risques/observatoire-national-des-risques-naturels https://www.georisques.gouv.fr/risques/observatoire-national-des-risques-naturels https://www.georisques.gouv.fr/ https://www.notre-environnement.gouv.fr/theme/risques#ancre373 https://www.gouvernement.fr/risques https://www.franceseisme.fr/ https://www.info-tsunami.fr/ annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 135 IPGP Observatoires volcanologiques et sismologiques de l?Institut de physique du Globe de Paris ipgp.fr/fr/observatoires-volcanologiques-sismologiques BCSF/Renass Site national d?information sur la sismicité de la France renass.unistra.fr Revosima Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte ipgp.fr/fr/revosima Feux de forêt et de végétation feux-foret.gouv.fr LES RISQUES MÉTÉOROLOGIQUES Météo-France Tempêtes en France métropolitaine tempetes.meteo.fr Les vents violents et les tempêtes meteofrance.com/comprendre-la-meteo/le-vent/les-vents- violents-et-les-tempetes https://www.ipgp.fr/observation/ovs/ https://renass.unistra.fr/fr/zones/ https://www.ipgp.fr/observation/infrastructures-nationales-hebergees/revosima/ https://www.ecologie.gouv.fr/feux-foret-et-vegetation http://tempetes.meteo.fr/ https://meteofrance.com/comprendre-la-meteo/le-vent/les-vents-violents-et-les-tempetes https://meteofrance.com/comprendre-la-meteo/le-vent/les-vents-violents-et-les-tempetes annexes 136 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Pour aller plus loin PERCEPTION DES CATASTROPHES NATURELLES PAR LES FRANÇAIS Enquête Eser 2022 LesFrançaisetlesrisquesenvironnementaux www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les- francais-et-les-risques-environnementaux IRSN Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire irsn.fr/page/barometre-irsn-sur-perception-risques-securite LES INONDATIONS Institut Paris Région Zones inondées potentielles (Seine, Marne, Oise, Loing) cartoviz.institutparisregion.fr LES RISQUES NATURELS TERRESTRES BDIFF Base de données des incendies de forêt en France bdiff.agriculture.gouv.fr/ RTM Base de données Restauration des terrains en montagne rtm-onf.ign.fr Eurovolc Catalogue des volcans européens volcanos.eurovolc.eu EFFIS European Forest Fire Information System effis.jrc.ec.europa.eu/applications/data-and-services SisFrance Histoire et caractéristiques des séismes ressentis en France sisfrance.net IRMa Institut des risques majeurs de Grenoble (Rhône-Alpes) irma-grenoble.com https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-francais-et-les-risques-environnementaux?rubrique=43&dossier=200 https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-francais-et-les-risques-environnementaux?rubrique=43&dossier=200 https://www.irsn.fr/page/barometre-irsn-sur-perception-risques-securite https://cartoviz.institutparisregion.fr/ https://bdiff.agriculture.gouv.fr/ https://carmen.carmencarto.fr/105/ONF_BDRTM.map https://volcanos.eurovolc.eu/ https://effis.jrc.ec.europa.eu/applications/data-and-services https://www.sisfrance.net/ https://www.irma-grenoble.com/ annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 137 LES IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE Covea Changement climatique & Assurance : Quelles conséquences sur la sinistralité à horizon 2050 ? Livre blanc Covéa Giec Groupe d?experts intergouvernemental sur l?évolution du climat ipcc.ch/languages-2/francais IMF Fonds monétaire international, tableau de bord changement climatique climatedata.imf.org/pages/access-data LA SITUATION DE LA FRANCE DANS LE CONTEXTE INTERNATIONAL Commission européenne Centre commun de recherche, InformRisk drmkc.jrc.ec.europa.eu/inform-index EMDAT Internationaldisasterdatabase,Centreforresearchonthe epidemiologyofdisasters emdat.be World Risk Report BundnisEntwicklungHilft, alliance allemande pour l?aide au développement et InstituteforInternationalLawofPeace andArmedConflict (IFHV) de la Ruhr University Bochum weltrisikobericht.de/english https://www.covea.com/sites/default/files/2023-11/202202_Livre_Blanc_Cov%C3%A9a_Risques_Climatiques.pdf https://www.ipcc.ch/languages-2/francais/ https://climatedata.imf.org/pages/access-data https://drmkc.jrc.ec.europa.eu/inform-index https://www.emdat.be/ https://weltrisikobericht.de/en/ annexes 138 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Glossaire Affaissement : déformation souple, sans rupture et progressive du sol. Aléa : manifestation d?un phénomène naturel ou anthropique de nature aléatoire. Il se caractérise par son occurrence et son intensité. Argile : terme désignant à la fois le minéral (minéral argileux) et la roche (meuble ou consolidée) composée pour l?essentiel de ces minéraux. La fraction argileuse est, par convention, constituée des éléments dont la taille est inférieure à 2 ?m. Arrêté de reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle, dit arrêté Cat-Nat : acte administratif encadrant les indemnisations et couvrant l?ensemble des aléas climatiques et terrestres à l?exception des feux de forêt et des tempêtes (sauf vents cycloniques de grande ampleur). Néanmoins, la liste des phénomènes naturels indemnisables varie au fil de la législation. Un arrêté détermine les zones concernées (liste des communes), les périodes de la catastrophe et le phénomène naturel reconnu. Avalanche : déplacement rapide (10 à 350 km/h) d?une masse de neige sur une pente, provoqué par une rupture de manteau neigeux (neige plus mouillée, nouvelle chute de neige, surcharge par un skieur, explosion, etc.). Ce phénomène survient quand la neige est en quantité suffisante et de qualité favorable, sur une pente suffisante dans la zone de départ. Catastrophe naturelle : selon l?échelle de gravité des dommages (Mission d?inspection spécialisée de l?environnement, 1999), événement ayant causé au moins 100 morts ou 300 M¤ de dommages matériels. Parmi elles, figurent les catastrophes majeures (au moins 1 000 morts ou 3 Md¤ de dommages matériels). Cyclone : perturbation atmosphérique de grande échelle se développant dans les zones de basses pressions des régions tropicales et subtropicales. annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 139 Enjeu : ensemble des personnes et des biens susceptibles d?être affectés par un phénomène naturel ou des activités humaines. Il se caractérise par son importance (nombre, nature, etc.) et sa vulnérabilité. Enveloppe approchée du risque inondation potentielle (EAIP) : emprise potentielle des événements extrêmes (enveloppes maximalistes des zones inondables par une crue exceptionnelle), requise dans l?évaluation préliminaire des risques d?inondation. Cette dernière, conformément à la directive européenne inondation, permet d?évaluer les risques potentiels d?inondations extrêmes sur la santé humaine, l?environnement, le patrimoine culturel et l?activité économique. Deux EAIP différentes délimitent d?une part les zones exposées aux submersions marines, et d?autre part celle exposées aux débordements de cours d?eau, quelle que soit leur importance (fleuve, petit cours d?eau intermittent, torrent de montagne). Épicentre : point de la surface terrestre situé à la verticale du foyer d'un séisme. Éruption magmatique : remontée de magma jusqu?à la surface occasionnant retombées de cendres et de roches, coulées pyroclastiques, écroulements partiels de flancs, formation d?un dôme de lave, voire coulées de lave. Ce phénomène est toujours précédé d'une éruption phréatique. Éruption péléenne : caractéristique d?une lave très pâteuse qui forme des aiguilles et d?un volcan pouvant émettre des nuées ardentes (avalanches incandescentes de gaz, de cendres et de blocs de roches). Éruption phréatique : le magma réchauffe les eaux souterraines. Sous l?effet de leur vaporisation brutale, la pression peut générer de violentes explosions, fragmenter et projeter les roches au sommet du volcan. D?autres phénomènes peuvent survenir : retombées de cendres et de roches, émanations de gaz, coulées pyroclastiques (nuées ardentes), écroulements partiels de flancs, coulées de boue. annexes 140 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Éruption plinienne : phénomène volcanique explosif (émissions de gaz, cendres, ponces) à l?instar de l?éruption du Vésuve en 79 (décès de Pline l?Ancien, relatée par Pline le Jeune). Établissements Seveso : établissements produisant ou stockant des substances pouvant être dangereuses pour l?homme et l?environnement. La réglementation distingue deux types d?établissements, selon la quantité totale de matières dangereuses sur site : les établissements Seveso seuil haut et les établissements Seveso seuil bas. Foyer : lieu où se produit le premier ébranlement dans l'écorce terrestre. Fréquence (d?un événement) : caractérisation issue d?un calcul statistique correspondant à la fréquence relative définie comme le quotient de cet effectif ou la taille de la classe (par exemple, nombre d?événements entre 1900 et 1950) par celui de la taille de la population (nombre total d?événements sur l?ensemble de la période d?observation entre 1900 et 2020). Fontis : effondrement brutal et localisé (forme d?entonnoir ou de cratère), le plus souvent provoqué par la remontée, plus ou moins lente, d'une cloche de vide vers la surface à la suite de la rupture du toit d?une cavité. Garantie « catastrophe naturelle » (Cat-Nat) : dispositif instauré en 1982 pour couvrir les dommages matériels en cas d?événement naturel d?une intensité anormale, de souscription d?un contrat d?assurance par les sinistrés et faisant l?objet d?une reconnaissance de l?état de Cat-Nat par arrêté interministériel (ministères de l?Intérieur, de l?Économie et des Finances). Glissement de terrain : mouvement résultant du déplacement gravitaire de sols ou de roches déstabilisés par des phénomènes climatiques, géomorphologiques, géologiques ou anthropiques. Plutôt lents (quelques mm à quelques m/an), avec au moins 30 % d?eau, ces mouvements s?accélèrent et forment des coulées ou des laves torrentielles (5 m/s). Les glissements de terrain apparaissent dans des éboulis fins, des moraines, annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 141 ou des roches très fracturées et altérées, mais certains matériaux sont plus sensibles (argiles, marnes, gypses, formations superficielles d?altérites). Intensité (séisme) : niveau de sévérité des effets de la secousse sismique. Intensité épicentrale : niveau de sévérité des effets de la secousse sismique à l'épicentre. Karst : système de cavités et conduits formés naturellement par la dissolution hydrochimique des formations carbonatées ou sulfatées. Le relief karstique est particulièrement sensible aux glissements de terrain et à l?instabilité des cavités. Magnitude de moment : nouveau mode de calcul effectué systématiquement pour tous les séismes de magnitude supérieure à 5. Basé sur un modèle physique de la rupture d'un séisme, il permet de mieux calculer la magnitude des gros séismes en restant cohérent avec les méthodes utilisées pour les plus petits séismes. Magnitude sismique : mesure de l'énergie libérée lors d'un séisme. Un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 30 de l'énergie et par 10 de l'amplitude du mouvement. Marnière : petite carrière souterraine exploitée dans la craie pour amender les champs. Mouvement de terrain : phénomène déstabilisant et déplaçant les sols ou les roches à la suite de la fonte de neige, de fortes pluies, des séismes, l?érosion ou encore, la dissolution de roches. Plus ou moins brutaux, ils peuvent détruire le bâti, obstruer des voies de communication ou des rivières en causant des inondations, voire des pertes humaines. Les mouvements lents et continus (tassements, affaissements, glissements de terrain, retrait- gonflement des argiles) se distinguent de ceux rapides et discontinus (effondrement de cavités, éboulements de blocs rocheux, coulées de boue). annexes 142 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NaTech : aléa naturel pouvant avoir un impact sur une installation industrielle et générer un ou une série d?accidents « NaTech » (contraction des mots naturel et technologique) avec des effets majeurs à l?extérieur du site sur les personnes, les biens ou l?environnement (d?après Barpi). Ouragan : cyclone en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est. Période de retour (inondation) : durée moyenne au cours de laquelle statistiquement un événement d'une même intensité se reproduit. Un événement fréquent correspond à une période de retour comprise entre 10 et 30 ans, l?événement moyen, généralement la crue de référence des PPR, à une période de retour au moins centennale, et l?événement exceptionnel à la crue millénaire. Pergélisol (permafrost en anglais) : partie du sol dont la température se maintient en dessous de 0 °C pendant plus de deux ans consécutifs. Pit-crater : cratère d'effondrement de petite taille. Plan de prévention des risques naturels (PPRN) : dispositif de mise à disposition de connaissance des zones à risques et de prescription des mesures pour les constructions nouvelles et les biens existants à destination des populations et des aménageurs. Ce document réglementaire de prévention, élaboré par les services de l'État en association avec la commune et en concertation avec la population, constitue une servitude d?utilité publique s?imposant au plan local d?urbanisme. Outre les PPR multirisques, différents types sont distingués : PPRI (inondation), PPRL (littoral), PPRIF (incendie de forêt). PPR opposable (approuvé par arrêté préfectoral) : PPR correspondant au document achevé avec délimitation des zones à risques qui font l?objet d?une réglementation. Le règlement du PPR précise les règles qui s?appliquent à chacune de ces zones. PPR prescrit (par arrêté préfectoral) : correspond à la première phase de l?élaboration du PPR. annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 143 Programme d?actions de prévention des inondations (PAPI) : dispositif d?appel à projet lancé par l?État depuis 2002 pour promouvoir une gestion globale des risques d?inondation à l?échelle d?un bassin de risque cohérent, en vue de réduire leurs conséquences dommageables sur la santé humaine, les biens, les activités économiques et l?environnement. Portés par les collectivités territoriales ou leurs groupements, ces programmes constituent le cadre d?un partenariat étroit avec l?État en matière de prévention des inondations. Pyroclastique : caractéristique s'appliquant aux débris de roches magmatiques éjectées par les volcans et dont l?accumulation donne les roches pyroclastiques (cendres, lapillis, tufs, etc.). Retrait-gonflement des argiles : mouvement de terrain de type « tassement différentiel » à l?origine d?une déformation progressive du sol ou du sous-sol et pouvant provoquer des désordres dans les bâtiments (fissures des éléments porteurs). Les maisons individuelles, structures légères aux fondations généralement superficielles et dimensionnées sans la prise en compte de cet aléa, s?avèrent particulièrement vulnérables. Considéré comme un risque naturel majeur eu égard à l?ampleur des dégâts matériels provoqués, il peut s?accroître sous l?effet du changement climatique et de facto de la hausse prévisible des épisodes de sécheresse. Risques d?origines glaciaire et périglaciaire : terme utilisé par l?administration française pour regrouper les risques naturels en montagne ayant pour source des zones couvertes de glace, englacées, récemment déglacées, ou leurs abords directement influencés par la présence des glaciers, ou concernées par le dégel des sols gelés en permanence en profondeur (pergélisol) ? (source : rapport IGEDD/IGA/IGESR, décembre 2022,Risquesd?origineglaciaireetpériglaciaire-Élémentsensoutienà unpland?action). Risque majeur : croisement d?un aléa et d?un enjeu se caractérisant par sa faible fréquence, sa gravité et l?incapacité de la société exposée à surpasser l?évènement. Des actions sont dans la plupart des cas possibles annexes 144 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 pour le réduire, soit en atténuant l?intensité de l?aléa, soit en réduisant la vulnérabilité des enjeux. Sécheresse géotechnique : type de phénomène naturel indemnisé au titre du régime des catastrophes naturelles et correspondant à une période de longueur variable, caractérisée par un déficit pluviométrique plus ou moins marqué et se traduisant par une diminution de la teneur en eau de l?horizon du sous-sol. Les terrains argileux superficiels se rétractent alors lors des périodes de sécheresse (phénomène de retrait) et gonflent au retour des pluies lorsqu?ils sont de nouveau hydratés (phénomène de gonflement). Séismes : les tremblements de terre naissent dans les profondeurs de l?écorce terrestre et causent des secousses plus ou moins violentes à la surface du sol. Généralement engendrés par la reprise d'un mouvement tectonique le long d'une faille, d?autres phénomènes peuvent intervenir : mouvement de terrain, raz de marée, liquéfaction des sols, effet hydrologique, effet de site (modification de l?amplitude et de la durée induite par la géologie locale). Leur violence se caractérise par la magnitude (énergie libérée) et l?intensité (effets observés ou ressentis par l?Homme, dégâts aux constructions). Sinistralité (au sens assurance) : coûts indemnisés par les assureurs au titre du régime des catastrophes naturelles pour les 22 phénomènes naturels retenus. Ces coûts ne concernent que les biens assurés autres que les véhicules terrestres à moteur et ils sont nets de toute franchise. Stratégie nationale du risque inondation (SNGRI) : dispositif visant à assurer la cohérence des actions menées sur le territoire en poursuivant trois objectifs prioritaires : augmenter la sécurité des populations exposées, stabiliser à court terme, et réduire à moyen terme, le coût des dommages liés à l?inondation, raccourcir fortement le délai de retour à la normale des territoires sinistrés. annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 145 Stratégie locale du risque inondation (SLGRI) : dispositif visant à atteindre sur les territoires à risque inondation important, les objectifs de réduction des conséquences négatives des inondations. Elle s?inscrit dans la continuité des démarches en cours en complétant ou renforçant les dispositifs de gestion du risque d?inondation existants, sans pour autant s?y substituer, fournissant ainsi un cadre de référence pour prévenir le risque inondation. Submersion marine : inondation brutale et temporaire de la zone côtière par la mer, résultant de la conjonction de phénomènes extrêmes (dépression atmosphérique, vent, houle, pluie) et de forts coefficients de marée. D?importantes surcotes du plan d?eau surviennent quand : son niveau dépasse la cote des ouvrages de protection ou des terrains en bord de mer ; la mer crée des brèches et rompt les ouvrages ou les cordons naturels ; ou des paquets de mer franchissent les barrages naturels ou artificiels suite au déferlement de vagues de taille importante. Tassement différentiel : type de mouvement de terrain également appelé « retrait-gonflement des argiles » et consécutif à une période de sécheresse géotechnique. Tempête : lorsque deux masses d'air différentes (température et teneur en eau) s?affrontent le long d?un front dépressionnaire, elles peuvent générer des vents violents, voire des tempêtes au-delà de 89 km/h (degré 10 sur 12 de l'échelle de Beaufort de classification des effets des vents sur l'environnement). Territoire à risque important d?inondation (TRI) : zone où les enjeux potentiellement exposés aux inondations sont les plus importants, justifiant une action volontariste et à court terme (État et parties prenantes concernées) pour aboutir à la mise en place obligatoire de stratégies locales de gestion des risques d?inondation. L?action vise les zones où les enjeux sont les plus menacés et où il y a le plus à gagner en matière de réduction des dommages liés aux inondations. annexes 146 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Tsunami (ou raz-de-marée) : phénomène correspondant à une onde due au mouvement rapide d'un grand volume d'eau, pouvant faire suite à un tremblement de terre sous-marin de (magnitude > 7) et profond de moins de 50 km. D?autant plus important qu?il est superficiel, ce phénomène brutal génère des vagues de submersion pouvant faire de nombreuses victimes et causer des dégâts considérables sur le littoral (habitations, infrastructures) selon la hauteur et la vitesse des vagues. L'intensité du tsunami, mesurée sur l?échelle Sieberg-Ambraseys (de 1 « très légère » à 6 « désastreuse »), dépend de la magnitude et de la profondeur du séisme. Vulnérabilité : notion qui exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l?aléa sur les enjeux. Elle exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l?aléa sur les enjeux. Différentes actions peuvent la réduire en atténuant l?intensité de certains aléas ou en limitant les dommages sur les enjeux. Zone SI-Hex : de la France métropolitaine élargie à la zone économique exclusive. Zones sous-minées : zones en surface surplombant des vides dans le sous-sol résultant de l?exploitation d?anciennes carrières souterraines abandonnées (calcaire, marne, gypse, marbre, ardoise, argile) pour extraire des matériaux de construction. Des travaux de consolidations souterraines (construction de piliers) peuvent augmenter la portance et stopper le fléchissement du toit des cavités. annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 147 Sigles et abréviations AFP Agence France presse Barpi Bureau d'analyse des risques et pollutions BDE Base de données des événements naturels dommageables BDMVT Base de données mouvements de terrain BRGM Bureau de recherches géologiques et minières CCR Caisse centrale de réassurances CENALT Centre d?alerte aux tsunamis Cerema Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement CGDD Commissariat général au développement durable CETE Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement DGPR Direction générale de la prévention des risques DROM Départements et régions d'outre-mer EAIP Enveloppe approchée du risque inondation potentielle FFB Fédération française du bâtiment Gaspar Gestion assistée des procédures administratives relatives aux risques naturels Giec Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat IGA Inspection générale de l'administration IGC Inspection générale des carrières IGEDD Inspection générale de l'environnement et du développement durable IGESR Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche IGN Institut national de l'information géographique et forestière Insee Institut national de la statistique et des études économiques Inrae Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement annexes 148 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 IPGP Institut de physique du Globe de Paris IRSN Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire JRC Centre commun de recherche de l'Union européenne MASA Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire MEDD Ministère de l'Écologie, du Développement durable (ancienne dénomination du ministère chargé de l'Environnement) Mise Mission d?inspection spécialisée dans l?environnement MRN Mission risques naturels MTE Ministère de la Transition écologique (ancienne dénomination du ministère chargé de l?Environnement) MTECT Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires MTES Ministère de la Transition écologique et solidaire (ancienne dénomination du ministère chargé de l?Environnement) OCDE Organisation de coopération et de développement économiques ONRN Observatoire national des risques naturels OVPF Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise PAPI Programme d?actions de prévention des inondations PPR Plan de prévention des risques ROGP Risques d'origines glaciaire et périglaciaire RTM Service de restauration des terrains en montagne SAFPA Outil de suivi administratif et financier des PAPI SDES Service des données et études statistiques SHOM Service hydrographique et océanographique de la marine SLGRI Stratégie locale de gestion des risques d'inondation SNRH Service des risques naturels et hydrauliques TRI Territoire à risque important d?inondation UE Union européenne annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 149 UNITÉS DE MESURE ha hectare km/h kilomètre par heure M¤ million d?euros Md¤ milliard d?euros mm millimètre m/an mètre par an m/s mètre par seconde Mm3 million de mètres cubes 150 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Table des matières annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 151 Table des matières table des matières 152 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Avant-propos 4 DONNÉES CLÉS 5 Les catastrophes naturelles en France 6 Risque inondation 7 Mouvements de terrain 8 Risques météorologiques et climatiques 9 Les risques naturels en outre-mer 10 ÉLÉMENTS DE CONTEXTE : OBSERVATOIRE, CONCEPTS ET POLITIQUE PUBLIQUE 11 Observatoire national des risques naturels 12 Phénomènes naturels 13 Aléas, enjeux, risques : quelques définitions 14 Garantie catastrophes naturelles 16 PARTIE 1 : ÉTAT DES LIEUX DES CATASTROPHES NATURELLES EN FRANCE 17 Événements naturels dommageables 18 État de catastrophe naturelle 22 Sinistralité liée aux catastrophes naturelles 25 Sinistralité liée aux Tempête-Grêle-Neige en France métropolitaine 27 Pertes économiques globales attribuées aux événements naturels 28 Perception des catastrophes naturelles par les Français 30 PARTIE 2 : INONDATIONS : SINISTRALITÉ, EXPOSITION ET PRÉVENTION 35 Sinistralité liée aux inondations 36 Outils au service de l?identification des risques inondation et des politiques de prévention 38 Exposition aux inondations par débordement de cours d?eau 39 Exposition aux submersions marines 48 Prévention des inondations 55 Territoires à risque important d?inondation 57 Programmes d?actions de prévention des inondations 60 table des matières Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 153 PARTIE 3 : RISQUES NATURELS TERRESTRES 63 Mouvements de terrain hors retrait-gonflement des argiles 64 Cavités souterraines 68 Glissements de terrain 72 Risque rocheux et chutes de blocs 74 Retrait-gonflement des argiles 76 Prévention des mouvements de terrain 80 Séismes en métropole et en outre-mer 82 Éruptions volcaniques 92 Tsunamis en outre-mer et en métropole 95 Avalanches 98 Risques d'origines glaciaire et périglaciaire 103 Feux de forêt et végétation 107 PARTIE 4 : RISQUES MÉTÉOROLOGIQUES 111 Sinistralité liée aux Tempête-Grêle-Neige en France métropolitaine 112 Phénomènes atmosphériques 114 Cyclones en outre-mer 115 Vents violents en France métropolitaine 118 PARTIE 5 : IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE 123 Impacts du changement climatique 124 PARTIE 6 : SITUATION DE LA FRANCE DANS LE CONTEXTE INTERNATIONAL 127 Catastrophes naturelles en Europe 128 Indicateurs internationaux 130 ANNEXES 133 Sites utiles 134 Pour aller plus loin 136 Glossaire 138 Sigles et abréviations 147 154 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Conditions générales d?utilisation Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l?éditeur ou du Centre français d?exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille - 75006Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d?une part, les reproductions strictement réservées à l?usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d?autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d?information de l?oeuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du 1erjuillet1992 - art.L.122-4 et L.122-5 et Code pénal art.425). Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 155 Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 155 Directrice de publication: Béatrice Sédillot Rédacteur en chef: Hugues Cahen Coordination éditoriale: Céline Blivet Cartographie : Antea Infographie: Bertrand Gaillet Maquettage et réalisation: Agence Efil, Tours Conditions générales d?utilisation Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l?éditeur ou du Centre français d?exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille - 75006Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d?une part, les reproductions strictement réservées à l?usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d?autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d?information de l?oeuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du 1erjuillet1992 - art.L.122-4 et L.122-5 et Code pénal art.425). Dépôt légal: janvier 2024 ISSN: 2555-7580 (imprimé) 2557-8138 (en ligne) Impression : imprimerie intégrée du MTECT, imprimé sur du papier certifié écolabel européen, www.ecolabel.com Commissariat général au développement durable Chiffres clés des risques naturels Édition 2023 Les spécificités géomorphologiques et climatiques des territoires métropolitains et ultramarins français exposent leurs habitants, les biens et lesactivités économiques à des phénomènes naturels variés: inondations, risques terrestres oumétéorologiques. Le dérèglement climatique est susceptible d?amplifier la plupart d?entre eux. Àpartir d?une sélection de cartes et d?indicateurs clés commentés, ce recueil dresse un panorama détaillé des principaux risques naturels. Cettepublication aborde ainsi la sinistralité, l?aléaet le risque propres à chaque phénomène, ainsi que les outils permettant de prévenir cesrisques. Service des données et études statistiques Sous-direction de l'information environnementale Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr Sommaire Données clés Éléments de contexte : observatoire, concepts et politique publique État des lieux des catastrophes naturelles en France Inondations : sinistralité, exposition et prévention Risques naturels terrestres Risques météorologiques Impacts du changement climatique Situation de la France dans le contexte international Annexes Table des matières INVALIDE) (ATTENTION: OPTION depuis le milieu des années 1990. Les dommages sur un bâtiment à la suite de mouvements du sol dus à la sécheresse sont pris en charge depuis 1989 par le régime des catastrophes naturelles au titre des « mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols ». La sinistralité cumulée atteint un peu plus de 12 Md¤2023 sur la période 1995-2019, ce qui représente une moyenne annuelle d?environ 480 M¤. L?année 2003 est une année exceptionnelle, marquée par des records de chaleur durant l?été ; les indemnisations liées aux dommages assurés associés à ce phénomène s?élèvent à près de 1,8 Md¤. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 77 INDEMNISATIONS ANNUELLES MOYENNES VERSÉES À LA SUITE DES DOMMAGES ASSURÉS AU TITRE DE LA SÉCHERESSE GÉOTECHNIQUE PAR DÉPARTEMENT, DE 1995 À 2019 ? 0 50 km 0 < 0,2 0,2 - 1 Coût moyen (en M¤2022) 1 - 2 2 - 5 > 5 Champ:Francemétropolitaine. Source :CCR,2023.Traitements:SDES,2023 La majorité des départements de Nouvelle-Aquitaine et du pourtour méditerranéen, la région Île-de-France et une grande partie du centre de la France font l?objet d?une forte sinistralité vis-à-vis du phénomène « sécheresse géotechnique ». Certains départements du Nord et de l?Est sont également concernés, mais de façon plus récente (surtout depuis 2016). Entre 2016 et 2018, les dommages assurés pour ce phénomène semblent suivre une tendance à la hausse. partie 3 : risques terrestres 78 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE MAISONS INDIVIDUELLES EXPOSÉES AU RETRAIT-GONFLEMENT DES ARGILES FORT OU MOYEN Nombre de maisons individuelles exposées 55 000 27 500 0 50 km Note:croisementdunouveauzonagedel?expositionauretrait-gonflementdesargilesréalisédanslecadre delaloiElan(article68)etdesinformationsInseeportantsurlesmaisonsindividuelles. Champ:Francemétropolitaine. Sources :BRGM,2019;Insee,2017.Traitements:SDES,2022 48 % du territoire métropolitain est fortement ou moyennement exposé au risque de retrait-gonflement des argiles, 24 % est faiblement exposé et 28 % non exposé. 10,4 millions de maisons individuelles (soit 54 % de l?habitat individuel) sont exposées fortement ou moyennement au retrait-gonflement des argiles. Parmi elles, près de la moitié (4,6 millions) a été bâtie après 1976, 20 % entre 1946 et 1975 et 36 % avant 1946. Dans les zones d?exposition forte ou moyenne au retrait-gonflement des argiles, des dispositions constructives de prévention du risque de « sécheresse géotechnique » pour les nouvelles constructions s?imposent réglementairement. L?analyse des sinistres sécheresse géotechnique indemnisés depuis la mise en place du régime Cat-Nat survenus en zone d?exposition forte ou moyenne selon les périodes de construction des maisons révèle par ailleurs la vulnérabilité des maisons les plus récentes. Celles bâties après 1976 représentent ainsi 58 % des sinistres, contre 11 % pour celles avant 1921, 7 % de 1921 à 1945 et 24 % de 1946 à 1975. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 79 MAISONS INDIVIDUELLES DE PLAIN-PIED EN ÎLE-DE-FRANCE SELON LE NIVEAU D?EXPOSITION AU RETRAIT-GONFLEMENT DES ARGILES En nombre de maisons Sein e- et -M ar ne 120 000 100 000 80 000 60 000 40 000 20 000 0 Ess on e Va l-d 'O ise Yve lin es Sein e- Sain t-D en is Va l-d e- M ar ne Hau ts- de- Sein e Aléa faible Aléa moyen Aléa fort Sources :BRGM,2019;DGFiP,Majic,2019.Traitements:©L?institutParisrégion,2021 Près de 77 % du territoire francilien (hors Paris) se situe en zones d?exposition moyenne à forte au retrait-gonflement des argiles. Dans ces zones, 350 000 maisons individuelles de plain-pied se révèlent ainsi potentiellement exposées. Plusieurs milliers de maisons ont déjà été sinistrées par les vagues de sécheresse passées (1989-1991, 2003-2007 ou 2017-2018). En Île-de-France, les coûts moyens annuels des dommages assurés phénomène naturel « sécheresse géotechnique » se sont élevés à 62 M¤ entre 1995 et 2016. Le coût moyen d?un sinistre sécheresse est estimé à 21 000 ¤ par maison affectée en France entre 1990 et 2015 (CCR). Ces coûts sont susceptibles de s?accroître sous l?effet du changement climatique, en lien avec l?augmentation du nombre et de l?intensité des épisodes de sécheresse. partie 3 : risques terrestres 80 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Prévention des mouvements de terrain NOMBRE DE COMMUNES COUVERTES PAR UN PPRN* MOUVEMENTS DE TERRAIN PAR TYPE D?ALÉA, EN 2023 Tassements différentiels Glissements de terrain Éboulements ou chutes de pierres et de blocs Affaissements et effondrements anthropiques hors mines Cavités souterraines Avancées dunaires PPRN mouvement de terrain opposable PPRN mouvement de terrain prescrit PPRN multirisques opposable PPRN multirisques prescrit 0 500 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000 2 092 380 48 1 260 152 754 77 1 008 112 671 46 717 102 152 3 7 5 3 1 * Plan de prévention des risques naturels. Champ:France. Source :DGPR,Gaspar,juin2023.Traitements:SDES,2023 Les plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN) sont mis en place pour prescrire des mesures visant à réduire l?exposition des biens (constructions nouvelles, biens existants) et des personnes dans les zones à risques. Les PPRN mouvements de terrain opposables (approuvés), y compris les PPRN multirisques, concernent plus de 6 800 communes : 2 140 pour l?aléa « tassements différentiels » (retrait-gonflement des argiles), 2 014 pour les glissements de terrain, 1 679 pour les éboulements ou chutes de pierres et de blocs, 869 pour les affaissements et effondrements anthropiques hors mines, 68 pour les cavités souterraines, 31 pour les avancées dunaires. La part des PPRN non encore approuvés (prescrits) varie selon les types d?aléas. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 81 RÉPARTITION DES PPRN* PAR RÉGION POUR LES QUATRE PRINCIPAUX TYPES DE MOUVEMENTS DE TERRAIN EN 2022 En % Tassements différentiels Glissements de terrain Occitanie Auvergne-Rhône-Alpes Nouvelle-Aquitaine Provence-Alpes-Côte d'Azur Île-de-France Grand Est Autres régions 0 20 40 60 80 100 Éboulements ou chutes de pierres et de blocs Affaissements et effondrements anthropiques hors mines * Plan de prévention des risques naturels. Champ:France.PPRNmouvementsdeterrainycomprisPPRNmultirisques. Source :DGPR,Gaspar,juin2023.Traitements:SDES,2023 Quatre régions concentrent 88 % des PPRN tassements différentiels : Occitanie (65,5 %), Nouvelle-Aquitaine (12,5 %), Provence-Alpes-Côte d'Azur (5,5 %), Centre-Val de Loire (5 %), avec toutefois des taux de couverture faible pour les deux dernières. L?Occitanie concentre également le plus de PPRN glissements de terrain (36,5 %), suivie par Auvergne-Rhône-Alpes (25,5 %), Nouvelle-Aquitaine (10 %), Grand Est et Provence-Alpes-Côte d'Azur (7 % chacune). Ces régions couvrent en effet des zones montagneuses (Alpes, Pyrénées, Massif central, Vosges). Quatre régions concentrent plus des trois quarts des PPRN éboulements ou chutes de pierres et de blocs : Auvergne-Rhône-Alpes (32 %), Occitanie (31 %), Provence-Alpes-Côte d'Azur (12 %), Nouvelle-Aquitaine (7,5 %). Enfin, six régions sont particulièrement concernées par les PPRN affaissements et effondrements anthropiques hors mines : Île-de-France (30,5 %), Occitanie (19,5 %), Auvergne-Rhône-Alpes (12 %), Nouvelle- Aquitaine (9 %), Hauts-de-France (8 %) et Grand Est (7,5 %). partie 3 : risques terrestres 82 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Séismes en métropole et en outre-mer INDEMNISATIONS VERSÉES LIÉES AUX DOMMAGES ASSURÉS SÉISME DE 1995 À 2019 En M¤2022 19 95 250 200 150 100 50 0 19 96 19 97 19 98 19 99 20 00 20 01 20 02 20 03 20 04 20 05 20 06 20 07 20 08 20 09 20 10 20 11 20 12 20 13 20 14 20 15 20 16 20 17 20 18 20 19 5 124 29 88 70 3 2 240 Note:lescoûtsindemnisésparlesassureursautitredurégimedescatastrophesnaturellespourle phénomènenaturel«séisme»enFranceneconcernentquelesbiensassurésautresquelesvéhicules terrestresàmoteuretsontnetsdetoutefranchise. Champ:France. Source :CCR,2023 Sur la période 1995-2019, les indemnisations versées à la suite des dommages assurés relatifs aux séismes s?élèvent à 560 M¤2022, dont 403 M¤ pour le territoire métropolitain, et 157 M¤ dans les Outre-mer. Quatre années marquées par des séismes importants ont donné lieu à des indemnisations particulièrement élevées : ? 1996, avec deux événements sismiques de magnitude de 5,2 sur l?échelle de Richter sur le territoire métropolitain : en février à Saint-Paul-de- Fenouillet (Pyrénées-Orientales), puis en juillet à Annecy (Haute-Savoie) ; ? 2004, avec le séisme de magnitude 6,3 sur les îles de Saintes en Guadeloupe en novembre, séisme largement ressenti sur l?ensemble de l?archipel de la Guadeloupe ; ? 2007, avec le séisme de magnitude 7,4 en Martinique qui a été ressenti dans tout l?arc des Petites Antilles ; ? 2019, avec le séisme du Teil de magnitude 4,8 ressenti dans la moyenne vallée du Rhône près de Montélimar. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 83 MOYENNE ANNUELLE DES DOMMAGES ASSURÉS POUR SÉISME PAR DÉPARTEMENT, DE 1995 À 2019 ? Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Saint-Barthélémy 0 50 km 0 < 0,5 0,5 - 2 Coût moyen (en M¤2022) > 2 Saint-Martin Champ:France,horsMayotte. Source :CCR,2023.Traitements:SDES,2023 À l?exception des départements de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Haute-Savoie, de la Meurthe-et-Moselle et des Vosges, et plus récemment l'Ardèche et la Drôme, qui ont subi des dommages moyens annuels supérieurs à 500 000 ¤, le reste du pays a été relativement épargné sur la période 1995-2019. Le séisme du Teil, survenu en novembre 2019 a généré des dommages assurés estimés à plus de 150 M¤. Ce séisme et celui de l?ouest de la France près de Niort en 2023, qui a sans doute généré des dommages d?un montant proche, sont venus rappeler l?exposition du territoire métropolitain à ce risque. partie 3 : risques terrestres 84 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE COMMUNES RECONNUES EN CAT-NAT SÉISME ENTRE 1982 ET 2022 En nombre de communes 19 82 350 300 250 200 150 100 50 0 19 84 19 86 1996 Séisme Saint-Paul-de-Fenouillet en février (Sud-Ouest) Séisme d'Annecy en juillet 19 88 19 90 19 92 19 94 19 96 19 98 20 00 20 02 20 04 20 06 20 08 20 10 20 12 20 14 20 16 20 18 20 20 20 22 Notedelecture:en1996,337communesonteuunereconnaissancedecatastrophenaturelledetype «secoussesismique»ou«séisme». Champ:France. Source :DGPR,Gaspar,juin2023.Traitements:SDES,2023 Entre 1982, date de mise en place du régime d'indemnisation des risques de catastrophes naturelles en France, et 2022, 782 états de catastrophe naturelle de type « secousse sismique » ou « séisme » ont été reconnus. Sur les 668 communes concernées, certaines ont obtenu cette reconnaissance plusieurs fois : 77 communes plus de deux fois, et parmi elles, 13 communes dans les Alpes plus de quatre fois. La Guadeloupe et la Martinique sont les seuls départements classés intégralement en zone de niveau sismique fort. Un peu moins des trois quarts de leurs communes (soit 47 communes) ont été reconnus en état de catastrophe naturelle « secousse sismique » ou « séisme ». Elles représentent 7 % de l?ensemble des communes concernées pour ce phénomène. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 85 SÉISMES LES PLUS DESTRUCTEURS EN FRANCE DEPUIS LE XIXE SIÈCLE La nature imprévisible des séismes en fait des événements aux conséquences humaines, environnementales et économiques potentiellement les plus meurtrières et dommageables. Leurs effets peuvent être directs (effondrement de constructions) ou indirects (glissements de terrain, tsunamis, destruction d?infrastructures et réseaux, etc.). Deux séismes d?intensité épicentrale supérieure à IX (destructions massives) sont survenus en France au XIXe siècle (source:SisFrance). En Guadeloupe, celui du 8 février 1843 a fait plus de 3 000 victimes et détruit Pointe-à-Pitre. En Martinique, le séisme du 11 janvier 1839 a fait 261 victimes et détruit Fort-de-France. En France métropolitaine, le séisme du 11 juin 1909 à Lambesc (Bouches- du-Rhône) reste le plus meurtrier et destructeur du XXe siècle : 46 victimes, 250 blessés, 1 500 constructions effondrées. Celui du Teil en Ardèche survenu le 11 novembre 2019 en zone sismique modérée est le plus puissant survenu entre 2000 et 2020 : magnitude de moment 4,8, profondeur du foyer inférieure à 1 à 2 km. Il est également le plus destructeur depuis 50 ans : 41 communes en Cat- Nat dont un tiers fortement impacté, 17 blessés, 3 000 habitants sinistrés, 1 000 départs post-séisme, environ 12 M¤ de dommages pour les biens communaux et 200 M¤ pour les biens privés, 850 arrêtés d?interdiction de rentrer dans des bâtiments privés endommagés (soit 200 logements), 2 mois de gestion de crise, risques industriel et nucléaire proches. Le séisme de La Laigne (Charente- Maritime) du 16 juin 2023 a atteint une magnitude de moment 4,8 à 4,9, avec une intensité épicentrale de VII (dommages significatifs) et une profondeur du foyer de 3 km. Les conséquences de ce récent séisme ne sont pas encore complètement évaluées mais devraient être assez proches de celles du séisme du Teil. Selon l?inventaire de sismicité historique, 5 866 séismes ont été ressentis entre l?an 801 et 2007 : 5 731 en France métropolitaine (BRGM/EDF/IRSN, SisFrance,2010), 111 dans les Antilles et 24 à La Réunion (BRGM,SisFrance, 2010). Parmi les 3 126 séismes dont l?intensité est renseignée en métropole, 45 % sont d?intensité au moins égale à IV (secousse modérée à destruction importante). Moins de 0,3 % dépasse une intensité de VIII (des dommages aux catastrophes), et presque tous sont survenus dans les régions frontalières des pays limitrophes. 41 % des séismes d?intensité épicentrale supérieure ou égale à VIII se situent dans les Antilles. partie 3 : risques terrestres 86 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 MAGNITUDE DES SÉISMES D?ORIGINE NATURELLE ENREGISTRÉS DANS LES ANTILLES ENTRE 2014 ET 2019 0 25 km > 6 Magnitudes 5 - 6 4 - 5 3 - 4 < 3 0 - 50 Profondeurs (km) 100 - 150 150 - 200 > 200 50 - 100 Champ:Antilles. Source :catalogueproduitparl'OVSG-IPGPetl'OVSM-IPGP(2014-2019):doi.org/10.18715/IPGP.2022. l3ylhaal.Traitements:SDES,2022 Les territoires antillais sont particulièrement exposés aux séismes (Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), en raison de leur situation à la frontière entre les plaques nord-américaine et sud- américaine et la plaque caraïbe. Le passage de la lithosphère atlantique sous l?arc des Petites Antilles (subduction) peut alors engendrer de puissants séismes. Les observatoires volcanologiques et sismologiques des Antilles et du Piton de la Fournaise à La Réunion observent en permanence les activités de la Soufrière, de la Montagne Pelée et du Piton de la Fournaise. https://dataverse.ipgp.fr/dataset.xhtml?persistentId=doi:10.18715/IPGP.2022.l3ylhaal https://dataverse.ipgp.fr/dataset.xhtml?persistentId=doi:10.18715/IPGP.2022.l3ylhaal partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 87 NOMBRE DE SÉISMES PAR CLASSE DE MAGNITUDE ENREGISTRÉS DANS LES ANTILLES ENTRE 2014 ET 2019 Guadeloupe et Martinique Mer des Caraïbes et océan Atlantique Autres îles des Caraïbes Ensemble Profondeurs Ensemble Magnitude 0 à 50 50 à 100 100 à 150 150 à 200 < 3 4 499 9 23 39 4 570 6 567 176 11 313 3 à 4 3 - 6 2 11 1 492 32 1 535 4 à 5 1 1 - - 2 302 9 313 5 à 6 - - 1 - 1 44 - 45 > ou = 6 - - - - - 4 - 4 Ensemble 4 503 10 30 41 4 584 8 409 217 13 210 En % 34,1 0,1 0,2 0,3 34,7 63,7 1,6 100,0 Champ:Antilles. Source :catalogueproduitparl'OVSGetl'OVSM(2014-2019):doi.org/10.18715/IPGP.2022.l3ylhaal. Traitements:SDES,2022 Entre 2014 et 2019, le territoire antillais a enregistré près de 4 600 séismes, soit 40 % de l?ensemble des séismes enregistrés dans la zone Caraïbe durant ces cinq années. La magnitude de ces séismes est inférieure à 3 pour 99,7 % d?entre eux. Trois séismes ont cependant enregistré une magnitude supérieure ou égale à 4. La profondeur de l?épicentre du séisme est une composante essentielle : les séismes superficiels sont en général à l?origine des événements les plus destructeurs. 98 % des séismes enregistrés sur les terres antillaises entre 2014 et 2019 se sont produits à moins de 50 km de profondeur. De fortes magnitudes associées à des épicentres superficiels peuvent être particulièrement destructeurs. Un seul séisme de magnitude entre 4 et 5 s?est produit à moins de 50 km de profondeur entre 2014 et 2019 (séisme volcano-tectonique lié à l?activité du volcan de la Soufrière en Guadeloupe, le 28 avril 2018). Le territoire mahorais est soumis à une sismicité modérée. Cependant, Mayotte a subi de nombreux séismes depuis mai 2018 en raison d?un phénomène de type « essaim de séismes », généré par la naissance d?un nouveau volcan sous-marin. https://dataverse.ipgp.fr/dataset.xhtml?persistentId=doi:10.18715/IPGP.2022.l3ylhaal partie 3 : risques terrestres 88 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE SÉISMES PAR CLASSE DE MAGNITUDE ENREGISTRÉS EN FRANCE MÉTROPOLITAINE ENTRE 1962 ET 2020 France métropolitaine Pays limitrophes Mers et océan Magnitude En nombre En % En nombre En % En nombre En % Moins de 3 47 250 98,8 14 350 99,3 2 414 95,8 Entre 3 et 4 518 1,1 89 0,6 96 3,8 Entre 4 et 5 33 0,1 7 0,0 7 0,3 Plus de 5 3 0,0 0 0,0 3 0,1 Ensemble 47 804 100,0 14 446 100,0 2 520 100,0 Note:partsdeséismesselonlespayslimitrophes:Italie(54,5%),Espagne(26,6%),Suisse(8,9%), Allemagne(8,6%),autres(1,4%).Partsdeséismesselonlesmersetocéans:merMéditerranée(55,9%), OcéanAtlantique(31,5%),Manche(12,6%). Champ:Francemétropolitaine. Sources :SI-Hex(1962-2009);BCSF-RéNaSS(2010-2020);IGNBDALTI®75m.Traitements:SDES,2022 Comparée à d?autres pays du pourtour méditerranéen (Turquie, Grèce, Italie, Roumanie, Algérie), la France métropolitaine est soumise à un risque sismique modéré. Les séismes résultent dans cette région du lent rapprochement des plaques eurasienne et africaine. Un peu plus de 47 800 séismes ont été enregistrés entre 1962 et 2020 sur le territoire métropolitain. Leur magnitude est inférieure à 3 pour la quasi- totalité d?entre eux (98,8 %). Seuls 36 séismes ont enregistré une magnitude supérieure à 4. Les mêmes proportions sont observées dans les zones frontalières des pays limitrophes ou dans les mers et océans bordant la métropole. Infine, un seul séisme de magnitude 6 a été enregistré en 1963, en mer Méditerranée. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 89 LOCALISATION ET AMPLEUR DES SÉISMES D?ORIGINE NATURELLE ENREGISTRÉS EN FRANCE MÉTROPOLITAINE ENTRE 1962 ET 2020 Épicentre et magnitude locale Plus de 5 0 50 km Entre 4 et 5 Entre 3 et 4 Moins de 3 Note:épicentresdesséismesd'originenaturelledanslazoneSI-Hex. Champ:Francemétropolitaine. Sources :SI-Hex(1962-2009);BCSF-RéNaSS(2010-2020);IGNBDALTI®75m.Traitements:SDES,2022 Les zones de sismicité moyenne ou modérée se situent le long des grands accidents tectoniques (failles et plissements anciens) : Provence-Alpes- Côte d'Azur, Pyrénées, fossé Rhénan, Limagnes (Allier, la Loire) et, dans une moindre mesure, les massifs central et armoricain et le sud-ouest des Vosges. Les bassins parisien et aquitain sont quasi exempts de risque sismique. partie 3 : risques terrestres 90 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE COMMUNES ET D?HABITANTS PAR ZONE SISMIQUE Communes Population Zone de sismicité En nombre En % En nombre d'habitants En % Très faible 14 746 42,2 26 784 649 40,1 Faible 11 175 32,0 22 120 876 33,1 Modérée 7 022 20,1 13 310 551 19,9 Moyenne 1 951 5,6 3 804 191 5,7 Forte 68 0,2 808 142 1,2 Non renseigné 10 0,0 2 695 0,0 Ensemble 34 972 100,0 66 831 104 100,0 Champ:France,ycomprisSaint-MartinetSaint-Barthélemy. Sources :Medde,zonagesismique2011;Insee,2019.Traitements:SDES,2022 Le zonage sismique entré en vigueur le 1er mai 2011 distingue cinq zones d?aléas sismiques qui conditionnent notamment l'application des règles parasismiques de construction. Toutes les Antilles sont classées en zone de sismicité forte, soit 68 communes regroupant un peu plus de 800 000 personnes. Cela représente 1,2 % de la population française. Depuis 2007, les dispositions constructives élaborées dans le cadre du plan séisme Antilles s?attachent à réduire la vulnérabilité du bâti et des personnes exposées. La réglementation vise le non-effondrement du bâti pour garantir la sécurité des personnes. Des dommages plus ou moins importants peuvent néanmoins être constatés sur un bâtiment parasismique après un séisme. 5,7 % de la population française réside en zone d?aléa sismique moyen, soit 3,8 Mhab, tous dans l?Hexagone. Trois départements rassemblent plus de la moitié des habitants concernés : Haute-Savoie (près de 20 %), Alpes- Maritimes et Isère (un peu moins de 18 % chacun). Un peu moins d?un cinquième de la population française habite dans des zones d?aléa sismique modéré, soit 13,3 Mhab, dont les habitants de Mayotte. Enfin, 33 % de la population (soit 22,1 Mhab) résident dans des zones d?aléa faible et 40 % (soit 26,8 Mhab) dans des zones d?aléa très faible. L?aléa sismique est faible à La Réunion et très faible en Guyane. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 91 ÉTABLISSEMENTS SEVESO SITUÉS DANS LES ZONES SISMIQUES EN 2022 Guadeloupe Martinique Guyane La Réunion Mayotte 0 50 km Seuil haut Seuil bas Forte Nombre d'établissements Seveso Moyenne Modérée 68 13 Faible Très faible Zones de sismicité Champ:France;sitesSevesohorsinstallationsnucléaires. Sources :Medde,zonagesismique2011;DGPR,établissementsSeveso,décembre2023. Traitements:SDES,2023 Un séisme se produisant à proximité d?un établissement industriel à risque peut être à l?origine d?un ou d?une série d?accidents dits NaTech (naturels/ technologiques). Fin 2022, parmi les sites Seveso ne relevant pas de la catégorie des installations nucléaires, 10 sont localisés en aléa sismique fort dans les Antilles : 6 en seuil haut et 4 en seuil bas. En métropole, 57 sites se situent en aléa moyen. Parmi les 351 sites localisés en aléa modéré, 3 se situent à Mayotte. Enfin, 850 sites sont localisés en aléa faible ou très faible. partie 3 : risques terrestres 92 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Éruptions volcaniques RISQUE VOLCANIQUE Vent dominant Colonne d'éruption Coulée pyroclastique Glissement de terrain Séisme Lahar Dôme de lave Chute de cendres Pluie acide Nuée volcanique Source :Agenced?urbanismedeLaRéunion©AGORAH Les volcans de la montagne Pelée à la Martinique et de la Soufrière en Guadeloupe font partie des 30 volcans actuellement actifs dans les Petites Antilles : le premier depuis 127 000 ans, le second depuis 9 150 ans, à la suite de la plongée de la plaque Amérique sous la plaque Caraïbe. Parmi les 16 éruptions magmatiques répertoriées pour la Soufrière (impacts dans un rayon de 9 à 15 km autour du sommet), 9 ont été accompagnées d?effondrements d?édifice. Sur les 6 éruptions phréatiques les plus récentes survenues depuis l?an 1635, la plus violente en 1976-1977 a nécessité d?évacuer plus de 40 000 personnes durant 4 mois. De début 2017 à fin 2021, près de 15 500 événements microsismiques de très faible énergie ont été enregistrés. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 93 SURVEILLANCE DE L?ACTIVITÉ DES VOLCANS EN OUTRE-MER L?analyse concomitante de différents paramètres peut permettre d?anticiper l?imminence d?une éruption : séismes ressentis (nombre, localisation, profondeur, typologie, énergie associée, présence d?essaims), déformation, température, chimie des émissions de gaz. Les informations transmises par les observatoires volcanologiques et sismologiques de la Guadeloupe ou de la Martinique contribuent alors à assurer la sécurité de la population selon les procédures du plan Orsec Volcan (alerte, évacuation, organisation des différents acteurs en cas de crise) et selon quatre niveaux d?alerte. En Guadeloupe, neuf communes sont ainsi susceptibles d'être évacuées. En Martinique, depuis fin 2020, le niveau de vigilance et d'alerte de l'activité volcanique de la montagne Pelée est jaune (vigilance). Le scénario éruptif identifié comme le plus probable consiste en une éruption phréatique en lien avec le réseau hydrothermal étendu du volcan. Une éruption péléenne (formation de dôme) ou plinienne (explosive) est cependant également probable d?après les événements passés depuis 24 000 ans. Mayotte, située dans une zone sismique a priori modérée, a vu la naissance d?un nouvel édifice volcanique sous-marin entre 2018 et 2021. Ce dernier s?est formé à proximité du littoral à partir de l?émission de 6 km3 de magma, sur plus de 900 m de haut (plancher océanique à plus de 3 500 m de fond). Malgré l?origine volcanique de l?archipel, les dernières éruptions connues datent de 4 000 à 7 000 ans dans la zone de Petite-Terre. Le jeune édifice volcanique s?est construit à 50 km à l?est de Mayotte, à la suite des secousses sismiques enregistrées à partir du 10 mai 2018 (5 km à 15 km du littoral, 25 km à 50 km de profondeur). Depuis fin 2019, le réseau de surveillance volcanique et sismologique de Mayotte (RéVoSiMa) assure le suivi (sismologie, déformations, géochimie, phénoménologie) et rassemble les résultats d?analyses et les interprétations scientifiques (mécanismes, scénarios d?évolution). partie 3 : risques terrestres 94 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 COULÉES DE LAVE DU PITON DE LA FOURNAISE À LA RÉUNION ? 5 km Coulées de lave issues de la période 0 Après 2010 2001 - 2010 1991 - 2000 1981 - 1990 1971 - 1980 1961 - 1970 1951 - 1960 Avant 1951 Note:lasurveillancedel?activitéduPitondelaFournaiseestassuréepar103capteurssur70sitesdifférents (IPGP,OVPF). Sources :ObservatoirevolcanologiqueduPitondelaFournaise(OVPF/IPGP),2022;BDALTI®25,IGN. Traitements:SDES,2022 Depuis 1979, le Piton de la Fournaise est en éruption en moyenne 1 jour sur 8 (1 927 jours d?éruptions). Entre 1979 et 2021, 83 éruptions ont été observées, de même que deux effondrements de pit-craters en 1986 et 2002 et un effondrement de la partie centrale du volcan (caldera) en 2007. 795 Mm3 de lave ont été émis, soit un volume équivalent à 314 000 piscines olympiques de 2 m de profondeur. Si 96 % des coulées de lave sont émises dans un secteur inhabité, l?attrait touristique de ce volcan peut constituer un risque non négligeable. La durée moyenne d?une éruption est de l'ordre de 19 jours, avec un flux moyen par éruption de 7,7 m3/seconde, ce qui le classe parmi les volcans de type effusif. Les deux éruptions les plus importantes se sont produites en mars-septembre 1998 sur 196 jours (éruption la plus longue) et en mars-avril 2007 (éruption la plus volumineuse, avec environ 210 Mm3). partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 95 Tsunamis en outre-mer et en métropole NIVEAU D?EXPOSITION DU LITTORAL ANTILLAIS AU RISQUE TSUNAMI ¥ 20 km0 Exposition aux tsunamis Très élevée Très élevée en pied de falaise Élevée Élevée en pied de falaise Moyenne à élevée Moyenne à élevée en pied de falaise Moyenne Moyenne en pied de falaise Guadeloupe Martinique Grande-Terre Basse-Terre Les Saintes Marie-Galante La Désirade Sources :BRGM,planséismeAntilles,2008;Insee,2017.Traitements:SDES,2022 La bande littorale de 2 km dans l?intérieur des terres des îles des Antilles françaises est potentiellement exposée aux tsunamis, compte tenu de la rencontre dans cette zone des plaques nord et sud Amérique et Caraïbe. Cette zone de subduction peut générer de puissants séismes et un volcanisme propices à ces phénomènes de submersion. Les superficies concernées par les expositions aux tsunamis élevées (orange) à très élevées (rouge) représentent 75 % de la bande littorale en Guadeloupe. Sont concernées une grande partie de la bande littorale de Grande-Terre et de Basse-Terre, La Désirade et Les Saintes ainsi que deux tiers du littoral de Marie-Galante. En Martinique, ces niveaux d?exposition concernent la partie orientale de l?île, soit 40 % de sa bande littorale. La part des habitants de Guadeloupe vivant dans la limite des 2 km vers l?intérieur des terres et sujets à une exposition aux tsunamis élevée à très élevée est de 75 % contre 25 % en Martinique. La part de l?habitat individuel localisé dans les zones d?exposition élevée à très élevée atteint 75 % de l?ensemble de l?habitat situé dans la bande littorale de 2 km en Guadeloupe, contre 32 % en Martinique. partie 3 : risques terrestres 96 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 POPULATION EXPOSÉE AUX TSUNAMIS AUX ANTILLES SELON LA DISTANCE À LA MER Très élevée Très élevée en pied de falaise Élevée Élevée en pied de falaise Moyenne à élevée 50 40 30 20 10 0 En milliers d?habitants Moyenne à élevée en pied de falaise Moyenne Moyenne en pied de falaise Absence de données Guadeloupe Distance à la mer 0 à 500 m 500 à 1 000 m 1 000 à 2 000 m 0 10 20 30 40 50 Martinique Notedelecture:15085habitantsenGuadeloupeet8730enMartiniquesonttrèsexposésauxtsunamisdans labandelittoralede2km(couleurbordeauxnonhachuré). Sources :BRGM,planséismeAntilles,2008;Insee,2017.Traitements:SDES,2022 HABITAT INDIVIDUEL EXPOSÉ AUX TSUNAMIS AUX ANTILLES SELON LA DISTANCE À LA MER Très élevée Très élevée en pied de falaise Élevée Élevée en pied de falaise Moyenne à élevée 30 20 10 0 En milliers de maisons individuelles Moyenne à élevée en pied de falaise Moyenne Moyenne en pied de falaise Absence de données Guadeloupe Distance à la mer 0 à 500 m 500 à 1 000 m 1 000 à 2 000 m 0 10 20 30 Martinique Notedelecture:14710maisonsenGuadeloupeet6900enMartiniquesonttrèsexposéesauxtsunamis danslabandelittoralede2km(couleurbordeauxnonhachuré). Sources :BRGM,planséismeAntilles,2008;Insee,2017.Traitements:SDES,2022 partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 97 Bien que l?activité sismique soit faible à La Réunion et modérée à Mayotte, respectivement un quart et l?ensemble des côtes de ces dernières sont exposées aux tsunamis en cas de séisme dans l?océan Indien, au large du Pakistan, de la Malaisie ou de l?Indonésie. Ainsi, le séisme de Sumatra en 2004 a généré des vagues de 1 à 2 m au-dessus du niveau moyen des hautes marées à La Réunion, occasionnant des dégâts matériels de plus d?un million d?euros. La configuration particulière du jeune volcan sous-marin à Mayotte laisse craindre la possible occurrence de tsunamis et la réactivation de zones volcaniques plus proches de Petite-Terre. À La Réunion, le risque tsunami local est lié à l?activité volcanique du Piton de la Fournaise. NOMBRE DE TSUNAMIS RECENSÉS EN FRANCE MÉTROPOLITAINE DEPUIS 1500 15 00 - 15 49 12 10 8 6 4 2 0 Tempête de submersion en Méditerranée Tempête de submersion en Atlantique Tsunami en Méditerranée Tsunami en Atlantique 15 50 - 15 99 16 00 - 16 49 16 50 - 16 99 17 00 - 17 49 17 50 - 17 99 18 00 - 18 49 18 50 - 18 99 19 00 - 19 49 19 50 - 19 99 20 00 - 20 10 5 2 2 2 4 7 10 11 11 1 2 Champ:littorauxméditerranéensetatlantiques.Extraitdel?inventairehistoriquedestsunamisenFrance (BRGM,BDTsunamis,1500-2010),soit57tsunamis. Sources :d?aprèsE.GarnieretF.Surville(Dir.),2010.La tempête Xynthia face à l?histoire - Submersions et tsunamis sur les littoraux français du Moyen Âge à nos jours. En France métropolitaine, plusieurs séismes ont provoqué des vagues de submersion en Méditerranée. Ce fut notamment le cas pour le port de Marseille en 1812 (niveau 4, intensité forte, inondation du rivage). Les littoraux les plus exposés concernent : la Côte d?Azur (de Cannes à Nice), la Ciotat à Toulon, la côte des Maures, la côte perpignanaise, une partie de la côte nord-ouest de la Corse (de Calvi à Galéria). Quatre tsunamis ont par ailleurs été recensés sur les littoraux atlantique et de la Manche. partie 3 : risques terrestres 98 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Avalanches EXEMPLES D?AVALANCHES HISTORIQUES Localisation Nombre de morts Dégâts/Localisation Chèze et Saint Martin (Pyrénées) en 1601 107 2 villages totalement rasés Le Tour (Haute Savoie) en 1934 11 Huez (Isère) en 1749 38 Moitié du village détruite Orlu (Pyrénées) en 1895 15 Valmanya-Roquejalère (Pyrénées-Orientales) en 1917 12 Bâtiment de la mine de Pinouse Modane (Savoie) en 1921 13 Chantier du tunnel de Fréjus Savoie en 1923 21 Nombreuses avalanches Versant est du massif du Renoso en Corse en 1927 13 Campement de bûcherons Ortiporio (Haute-Corse) en 1934 37 Village détruit Huez (Isère) en 1940 10 Bâtiments de la mine de l'Herpie Val d'Isère (Savoie) en 1970 39 (37 blessés) Chalet UCPA balayé Savoie et Dauphiné en 1981 4 Plusieurs villages sévèrement touchés Taconnaz (Haute-Savoie) en 1990 0 Plusieurs maisons détruites Peisey-Nancroix (Savoie) en 1995 0 Plusieurs chalets détruits Hameau de Montroc (Haute-Savoie) en 1999 12 14 chalets détruits Secteur des Grandes Jorasses (Haute-Savoie) en 2006 1 Les Houches (Savoie) en 2018 0 Une quarantaine de chalets impactés Champ:France. Sources :MEDD/DGPR,dossierd?information:lesavalanches,2005;ONRN,BDE(DGPR/SRNHetBARPI, BDGaspar;AFP;CCR;FranceAssureurs;Météo-France).Traitements:SDES,2022 Les avalanches correspondent à des phénomènes naturels dépendant de la pente, de l?enneigement, de la température et du vent. Les activités humaines peuvent les déclencher, notamment la pratique du ski hors-piste. Le risque d?avalanche est présent sur de nombreuses pentes en montagne en hiver. Parmi les exemples d'avalanches historiques mortelles ayant impacté des bâtiments depuis le début du XVIIe siècle à l'origine d'au moins 635 décès, 19 sont considérées comme des accidents très graves à l'origine de plus de 10 morts (Inrae,Lesrisquesnaturelsenmontagne,2015). partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 99 NOMBRE D'AVALANCHES PAR COULOIR ET PAR HIVER DANS LES ALPES FRANÇAISES ENTRE LES SAISONS 1946-1947 ET 2008-2009 19 46 - 19 47 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 0 Avalanches par couloir et par an Tendance 19 48 - 19 49 En nombre d?avalanches par couloir et par an 19 50 - 19 51 19 52 - 19 53 19 54 - 19 55 19 56 - 19 57 19 58 - 19 59 19 60 - 19 61 19 62 - 19 63 19 64 - 19 65 19 66 - 19 67 19 68 - 19 69 19 70 - 19 71 19 72 - 19 73 19 74 - 19 75 19 76 - 19 77 19 78 - 19 79 19 80 - 19 81 19 82 - 19 83 19 84 - 19 85 19 86 - 19 87 19 88 - 19 89 19 90 - 19 91 19 92 - 19 93 19 94 - 19 95 19 96 - 19 97 19 98 - 19 99 20 00 - 20 01 20 02 - 20 03 20 04 - 20 05 20 06 - 20 07 20 08 - 20 09 Champ:23massifsalpinsrépartisdanssixdépartements:Savoie,Haute-Savoie,Isère,Hautes-Alpes,Alpes- Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence. Source :N.Eckert,C.Keylock,H.Castebrunet,A.Lavigne,M.Naaim.Temporal trends in avalanche activity in the French Alps and subregions: from occurrences and runout altitudes to unsteady return periods.Journalof Glaciology,InternationalGlaciologicalSociety,2013,59(213).Traitements:SDES,2022 À l'échelle des Alpes françaises, près de 55 000 avalanches ont été enregistrées entre les hivers 1946-1947 et 2008-2009, soit 1 avalanche par couloir tous les 3 à 4 ans en moyenne. Entre 1976 et 1985, période correspondant à des hivers plus froids et plus enneigés, l?activité avalancheuse a été plus importante (0,35 avalanche par couloir et par hiver). partie 3 : risques terrestres 100 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Durant l?hiver 2020-2021, 1 183 avalanches ont été enregistrées sur les 3 000 couloirs suivis dans les Alpes et les Pyrénées. La moyenne a été supérieure à celle d?un hiver moyen dans les départements des Alpes du Nord (76 % des avalanches), contrairement à celles des Alpes du Sud (14 %) et des Pyrénées (10 %). En moyenne montagne, le risque avalancheux est bien moindre. Dans les Vosges par exemple, 730 avalanches ont été recensées depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu?en 2014 sur 128 couloirs. Parmi elles, 94 avalanches ont fait une ou plusieurs victimes et 16 ont été mortelles (34 décès). Une augmentation des avalanches est enregistrée à partir des années 1960, avec un fort pic dans les années 1990. Plus de 95 % des avalanches se sont produites dans le sud des Vosges (plus élevé). Le réchauffement climatique est de nature à limiter l'activité avalancheuse naturelle dans ce massif. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 101 NOMBRE DE DÉCÈS LIÉS AUX AVALANCHES ENTRE LES SAISONS 1971-1972 ET 2020-2021 60 50 40 30 20 10 0 Décès Moyenne mobile sur 10 ans En nombre de décès 19 71 - 19 72 19 73 - 19 74 19 75 - 19 76 19 77 - 19 78 19 79 - 19 80 19 81 - 19 82 19 83 - 19 84 19 85 - 19 86 19 87 - 19 88 19 89 - 19 90 19 91 - 19 92 19 93 - 19 94 19 95 - 19 96 19 97 - 19 98 19 99 - 20 00 20 01 - 20 02 20 03 - 20 04 20 05 - 20 06 20 07 - 20 08 20 09 - 20 10 20 11 - 20 12 20 13 - 20 14 20 15 - 20 16 20 17 - 20 18 20 19 - 20 20 12 21 26 11 41 29 32 32 22 56 28 36 28 45 40 2424 17 22 47 27 24 31 22 22 43 43 35 282829 2626 25 57 20 29 29 35 41 22 36 20 45 38 2122 40 13 12 20 20 - 20 21 Champ:activitésconsidérées:randonnéeàski,hors-piste(ski,snowboard),damage,alpinisme (dont cascade). Source :Associationnationalepourl'étudedelaneigeetdesavalanches(Anena),2023.Traitements:SDES, 2023 Malgré de fortes variations interannuelles résultant principalement des conditions nivo-météorologiques des différentes saisons, la tendance de l?accidentologie liée aux sports d?hiver est plutôt stable durant les cinquante dernières années. Sur la période 1971-2021, 1 028 accidents liés aux avalanches ont été à l?origine de 1 482 décès. Cela représente une moyenne annuelle d?environ 20 accidents mortels et de près de 30 décès. partie 3 : risques terrestres 102 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NOMBRE DE COMMUNES COUVERTES PAR UN PPRN* AVALANCHE PAR DÉPARTEMENT EN 2023 Isère Haute-Savoie Hautes-Alpes Hautes-Pyrénées Savoie Pyrénées-Atlantiques Haute-Garonne Ariège Alpes-de-Haute-Provence Alpes-Maritimes Pyrénées-Orientales PPRN opposable En nombre de communes PPRN prescrit 0 20 40 60 80 100 87 5 57 1 51 3 40 10 42 4 24 21 16 1 10 4 9 3 * Plan de prévention des risques naturels. Note:93%desPPRNavalanchesontopposables(approuvés)et9%prescrits. Champ:France. Source :DGPR,Gaspar,juin2023.Traitements:SDES,2023 Mi-2023, 360 communes disposent d?un plan de prévention du risque naturel (PPRN) avalanche approuvé et 28 ont un PPRN prescrit. Plus de la moitié de ces communes se situe en Auvergne-Rhône-Alpes : Isère (24 %), Haute- Savoie (15 %), Savoie (12 %). Les autres se trouvent en Occitanie (23,5 %), en Provence-Alpes-Côtes d'Azur (20 %) et en Nouvelle-Aquitaine (6 %). Les PPRN visent à promouvoir un aménagement durable tenant compte des aléas naturels et à préserver la sécurité des personnes et des biens, à travers des prescriptions par type de zone (mesures d?urbanisme, construction, utilisation et exploitation). Enfin, l?organisation des secours fait l?objet d?un plan Orsec dans les départements lorsque la situation le nécessite. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 103 Risques d'origines glaciaire et périglaciaire FONTE DES GLACIERS DANS LES ALPES ET LES PYRÉNÉES ENTRE 1907 ET 2021 En mètres équivalent eau (référence zéro en 2001) 40 30 20 10 0 - 10 - 20 - 30 - 40 Saint-Sorlin Mer de glace Gebroulaz Argentière Ossoue (Pyrénées) 19 07 19 12 19 17 19 22 19 27 19 32 19 37 19 42 19 47 19 52 19 57 19 62 19 67 19 72 19 77 19 82 19 87 19 92 19 97 20 02 20 07 20 12 20 17 20 21 Sources :Laboratoiredeglaciologieetgéophysiquedel'environnement(CNRS);Associationpyrénéenne de glaciologie moraine. Traitements : Onerc En 20 ans (entre 2002 et 2021), cinq glaciers alpins et pyrénéens suivis par le CNRS ont perdu 30 mètres équivalent eau en moyenne. D?après la mission IGEDD/CGAAER/IGA de 2023 sur les risques d?origines glaciaire et périglaciaire, la surface des glaciers blancs français (surface englacée) serait en 2022 de l?ordre de 200 km2 dans les Alpes françaises, contre 229 km2 mesurés en 2015 avec le satellite Sentinel-2, et de 1 km2 dans les Pyrénées. La surface des glaciers français connaîtrait une régression de l?ordre de 2 % par an. partie 3 : risques terrestres 104 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Les zones de pergélisol (sols gelés en permanence et en profondeur), notamment les glaciers rocheux, représenteraient une surface de l?ordre de 700 km2 (Marcer et al., 2017), soit environ 10 % des territoires situés à une altitude au-dessus de 2 000 mètres (Duvillard et al., 2021). Une partie des zones couvertes de glaces, englacées, récemment déglacées, ou leurs abords directement influencés par la présence des glaciers, ou concernés par le dégel du pergélisol peut occasionner des risques d?origines glaciaire et périglaciaire. Ce phénomène va s'intensifier dans le contexte du changement climatique. En effet, le recul ou le changement thermique des glaciers peut entraîner des accumulations d?eau susceptibles de se vidanger brutalement, mais aussi des chutes de glace et/ou de matériaux provenant du glacier ou des zones périglaciaires. Une faible fréquence d?occurrence de la plupart de ces phénomènes, souvent combinée avec une forte intensité tend à en faire des aléas majeurs. L?événement d?origine glaciaire le plus meurtrier s?est manifesté en 1892, au droit du glacier de Tête Rousse en Haute-Savoie situé entre 2 950 m et 3 260 m d?altitude. Cet événement est à l?origine de 175 morts et 20 disparus, de la destruction de 2 des 5 bâtiments de l'établissement thermal de Saint- Gervais-les-Bains et de 8 maisons au Fayet. Une poche d'eau de 110 000 m3 s?est vidangée brutalement et a entraîné un volume de 90 000 m3 de glace. L'écoulement d?eau et de glace a mobilisé des matériaux au cours de sa propagation et s?est progressivement transformé en lave torrentielle ayant déposé près d?un million de mètres cubes de matériaux en quelques minutes (vitesse moyenne de 10 à 20 m/s). Neuf autres événements recensés en France depuis 1892 ont occasionné 21 victimes (13 décès et 8 blessés), essentiellement des alpinistes (données extraitesdeDaSilvaQ.,RTM,2021). Les massifs qui concentrent les territoires les plus fortement habités susceptibles d?être concernés sont la haute vallée de l?Arve (massif du Mont- Blanc avec une forte représentativité des risques liés aux glaciers blancs et lacs proglaciaires), les vallées et stations des Écrins et de la Vanoise (avec une part plus importante liée aux parois à pergélisol (ou permafrost)). Mais l?extension du pergélisol de paroi de montagne ou des glaciers rocheux va bien au-delà (Alpes-Maritimes, Hautes-Pyrénées et Alpes-de-Haute- Provence). La mission estime que moins de 20 000 habitants seraient susceptibles d?être menacés par de tels phénomènes. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 105 SURFACE CUMULÉE DÉPARTEMENTALE DES FORMES GÉOMORPHOLOGIQUES ASSOCIÉES AUX RISQUES D'ORIGINES GLACIAIRE ET PÉRIGLACIAIRE DANS LES ALPES FRANÇAISES En surface (km²) Parois permafrost (probabilité > 0,5) 7 km²- 27 km² Glaciers blancs 24km²- 95 km² Permafrost (probabilité > 0,75) 49 km²- 561 km² Lacs d?altitude 1 km²- 3 km² Glaciers rocheux actifs et inactifs 3 km²- 27 km² 0 12,5 25 50 kilomètres Note:pourchaquedépartement,lasurfacecumuléedesformesgéomorphologiquessuivantesestreprésentée: surfaceavecprobabilitédeprésencedepermafrostdeversant>75%;surfacedeparoisavecprobabilitéde présencedepermafrost>50%;surfacedeglaciersblancs;surfacedeglaciersrocheuxactifsetinactifs; surfacedelacsd?altitude(situésau-dessusde2000m). Sources :travailcartographiqueàpartirdedonnéesSIG:Paroipermafrost:EDYTEM2019;Glaciersblancs:IGE 2015revuInrae2019;Permafrost:EDYTEM2018;Lacsd'altitude:Inrae2019;Glaciersrocheux:RTM2021 Toutes les formes géomorphologiques (péri)glaciaires sont présentes en Savoie, la surface en permafrost de versant étant cependant la plus importante. La Haute-Savoie se distingue des autres départements par une importante surface de parois à permafrost et de glaciers blancs, et par très peu de glaciers rocheux et lacs d?altitude. Comme en Savoie, les lacs d'altitude représentent une surface importante en Isère. Dans les Hautes-Alpes, la surface de glaciers rocheux actifs et inactifs est aussi importante qu?en Savoie et la surface cumulée de permafrost est la seconde après la Savoie. Le permafrost de parois et de versants, ainsi que les glaciers blancs sont quasiment absents dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes, où sont recensés essentiellement des glaciers rocheux et des lacs d?altitude. partie 3 : risques terrestres 106 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 SENSIBILITÉ AUX RISQUES D'ORIGINES GLACIAIRE ET PÉRIGLACIAIRE DANS LES ALPES FRANÇAISES ± En surface (km2) 0 12,5 25 50 kilomètres Lacs Glaciers blancs Parois permafrost Glaciers rocheux 15 353 12 457 1 759 1 898 1 010 179 Notedelecture:lacartereprésentel?indicedesensibilitéd?undépartementvis-à-visdesphénomènes glaciaires et périglaciaires. Plus le cercle est important, plus la sensibilité du département est grande (plus il y a d?enjeuxpotentiellementexposés). Note:lescouleursdanslescerclesreprésententlapartpriseparchacundesphénomènesdanscetindice. L?indicedesensibilitéaétécalculédanslecadredel?analysegrandeéchellemenéedanslesAlpes françaises:ilsebasesurunereprésentationsimplifiéedesphénomènes(zonesdedépart,propagation) etnepeutenaucuncasêtreinterprétéàl?échellelocale(bassinversant). Source :analysegrandeéchellemenéeparleRTMen2021pourhiérarchiserdesbassinsderisques autraversdeleursensibilitéauxrisquesd?originesglaciaireetpériglaciaire Les départements de Haute-Savoie et Savoie sont les plus sensibles aux phénomènes glaciaires et périglaciaires. La sensibilité de la Savoie est très majoritairement due à l?exposition potentielle des enjeux aux phénomènes d?effondrement de paroi par dégradation du permafrost, tandis qu?elle est principalement due aux lacs et glaciers blancs en Haute-Savoie. La sensibilité des départements de l?Isère et des Hautes-Alpes est équivalente mais, là aussi, la source de sensibilité n?est pas la même : elle est très principalement liée aux parois à permafrost dans les Hautes-Alpes, alors qu?elle est répartie entre lacs glaciaires et parois permafrost en Isère. Bien que limitée, la sensibilité des Alpes-Maritimes est liée aux lacs glaciaires. Enfin, la sensibilité dans les Alpes-de-Haute-Provence demeure très faible. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 107 Feux de forêt et végétation SURFACES DE FORÊTS BRÛLÉES CHAQUE ANNÉE ENTRE 1976 ET 2022 100 000 80 000 60 000 40 000 20 000 0 En ha 19 76 Région méditerranéenne Reste de la France 19 78 19 80 19 82 19 84 19 86 19 88 19 90 19 92 19 94 19 96 19 98 20 00 20 02 20 04 20 06 20 08 20 10 20 12 20 14 20 16 20 18 20 20 20 22 Champ:Francemétropolitaine(ycomprislaCorse). Sources :régionméditerranéenne1976-2021:Prométhéeet2022:BDIFF;Autresrégionsfrançaises1976 -2005:tableauYvonDUCHE/PhilippeMICHAUTONF;2066-2022:BDIFF;2022BDIFFcorrigéONFBDIFF (MASA;MI;IGN),octobre2023(1976à2021:Prométhée) La France compte de nombreux massifs forestiers, dont certains particulièrement exposés aux risques d?incendie : en Corse, sur le littoral méditerranéen, dans les Cévennes, les piémonts alpin et pyrénéen et dans les Landes. Selon les derniers travaux du Groupe d?experts intergouvernemental sur l?évolution du climat (Giec), corrélativement au risque accru de sécheresse et de hausse des températures en Europe, la sensibilité de tous types de végétation au feu sera amenée à s?accroître. En 2022, 6 870 communes ont été déclarées exposées au risque feu de forêt par les préfets (source : Gaspar), soit environ une commune sur cinq. partie 3 : risques terrestres 108 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Les trois quarts d?entre elles se situent dans le sud de la France, en raison de la végétation (résineux, broussaille) et des conditions climatiques (vent, chaleur) favorables aux déclenchements de feux de forêt. Cinq régions concentrent 90 % des communes déclarées exposées aux feux de forêt : Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes- Côte d'Azur et Corse. Les surfaces incendiées et le nombre de départs de feux varient fortement selon les années. Les années 1989, 1991 et 2003 se distinguent avec plus de 70 000 hectares brûlés (données ONF-DFCI). Dans la période plus récente, l?année 2022 a été très touchée avec 62 000 ha de forêts et 10 000 ha de végétation autre brûlés. La zone Sud-Ouest a été tout particulièrement affectée avec plus de 36 000 ha brûlés pour 2 653 feux (selon l?ONF-DFCI). Parmi eux, les feux de Landiras (Gironde), qui se sont produits en juillet et en août, ont brûlé près de 20 000 ha. Le feu de La Teste-de-Buch (Gironde) a détruit près de 6 000 ha et a nécessité l?évacuation de 22 000 personnes dont 6 000 qui se trouvaient dans les 5 campings détruits à 90 %. La progression du nombre de constructions et d?habitants (riverains, touristes) à proximité et dans les forêts augmente la vulnérabilité de ces zones (neuf feux sur dix sont d?origine humaine en France). Le pourtour méditerranéen est particulièrement exposé aux feux de forêt et de végétation (agricoles, friches). Près de 118 000 départs de feux y ont brûlé une surface forestière de près de 942 000 ha en 49 ans. D?après l?ONF, en 2022, près de 2 000 feux de forêt et de végétation ont détruit 16 558 ha en région méditerranéenne (pour comparaison, 6 907 ha détruits en moyenne sur 2011-2020 pour 1 617 feux). Les statistiques sur les décès causés par les feux de forêts sont assez lacunaires. Le feu le plus meurtrier en France concerne celui de Cestas en Gironde en 1949 (82 morts). Une étude menée uniquement sur la zone méditerranéenne recense 144 décès entre 1973 et 2021, dont 96 parmi les personnels de secours, 33 pilotes d?avion ou d?hélicoptère et 15 civils. partie 3 : risques terrestres Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 109 RATIO ENTRE LES SURFACES BRÛLÉES ENTRE 2000 ET 2021 ET LES SOLS BOISÉS EN 2021, PAR DÉPARTEMENT 0 50 km Entre 1,9 et 10,7 Entre 0,8 et 1,9 Entre 0,4 et 0,8 Entre 0,2 et 0,4 Ratio en ? Moins de 0,2 0,0 - 0,0 Entre 10,7 et 69,2 Note:lessolsboiséspermettentd?approcherlessurfacespotentiellementcombustibles.Représentation par quantile. Champ:Francemétropolitaine. Sources :BDIFF(MASA;MI;IGN),2023;Agreste?Teruti(Graph?Agri),2021.Traitements:SDES,2023 Dans 6 départements, le ratio entre les surfaces brûlées entre 2000 et 2021 et les sols boisés dépasse 20 ? : le Var et les Bouches-du-Rhône (plus de 65 ?), La Réunion, la Haute-Corse, les Pyrénées-Orientales et l?Hérault (entre 20 ? et 40 ?). À l?opposé, 8 départements du Nord-Ouest (Calvados, Hauts-de-Seine, Loire-Atlantique, Nord, Pas-de-Calais, Paris, Seine-Saint- Denis, Somme) n?enregistrent aucune surface brûlée sur la même période. partie 3 : risques terrestres 110 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 PRÉVENTION DES INCENDIES Institués en 1995, les plans de prévention des risques d?incendies de forêt (PPRIF) permettent de disposer d?une cartographie du risque et de définir des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde. Ces plans interdisent et réglementent l?occupation des sols, prescrivent des mesures constructives proportionnées à l?exposition au risque et imposent des règles aux constructions existantes : plantation d?espèces peu combustibles, débroussaillement, création de réserve d?eau, dimensionnement des voies d?accès. Un peu plus de 200 communes sont couvertes par un PPRIF, dont près de la moitié se situe en région Provence-Alpes-Côte d'Azur : Alpes-Maritimes (21,3 %), Vaucluse (10,4 %), Alpes-de-Haute-Provence (6,9 %), Bouches- du-Rhône (3,4 %) et Var (3,0 %). Les autres se situent en Occitanie (21,8 %), Nouvelle-Aquitaine (19,3 %), Corse (8,9 %). En période de risque d?incendie, la prévention passe par la surveillance qui permet de détecter au plus tôt les feux naissants et de les circonscrire rapidement. Le suivi de l?état de la végétation et l?indice forêt météorologique établis à partir de données météorologiques (vent, température, humidité de la végétation) sont des éléments importants pour identifier les risques de départ de feu et de propagation. Le relief peut être aussi un facteur aggravant de la propagation du feu. L?entretien des massifs boisés, le débroussaillage, la création d?allées pare-feu et le stockage d?eau pour la défense incendie permettent de limiter les départs de feu et réduire les zones exposées. Le risque d?incendie de forêt et de végétation est avant tout un risque anthropique. En effet, neuf départs de feux sur dix sont d?origine humaine. Pendant les périodes les plus critiques de l?année (le plus souvent l?été), des campagnes de communication sensibilisent aux bons réflexes. Elles visent notamment à rappeler qu?un mégot de cigarette doit être jeté dans un cendrier, qu?un barbecue ou des travaux générateurs d?étincelles doivent être réalisés loin de toute végétation. Les massifs forestiers peuvent être interdits d?accès. partie 4 Risques météorologiques ? La métropole est soumise aux rafales de vents (plus de 100 km/h), liées principalement aux tempêtes et aux événements orageux. Les Outre-mer, hors Guyane, sont exposés aux cyclones tropicaux ou aux ouragans. Leur caractère particulièrement destructeur résulte de la conjonction de rafales de vents exceptionnelles (jusqu?à 350 km/h) et de précipitations très abondantes induisant inondations, glissements de terrain ou coulées de boue. Sur le littoral, une tempête peut également provoquer des submersions marines. partie 4 : risques météorologiques 112 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Sinistralité liée aux Tempête-Grêle- Neige en France métropolitaine FRÉQUENCE CUMULÉE DES SINISTRES TEMPÊTE-GRÊLE-NEIGE DES PARTICULIERS PAR DÉPARTEMENT, DE 1987 À 2020 ? 0 50 km Fréquence cumulée (en ?) 0 - 5 5 - 10 10 - 15 15 - 20 20 - 25 Notedelecture:dansneufdépartements,plusde15sinistrespour1000contratssouscritsontétéindemnisés entre1987et2020. Note:l?indicateurmesurelesfréquencesmoyennesdessinistresindemnisésparlesassureursautitredes garantiesTempête-Grêle-Poidsdelaneigesurbâtimentsinclusesdanslescontratsmultirisqueshabitation (horsgarantiesvéhiculesterrestresàmoteurethorsgarantiesrécoltes).Lafréquencedesinistrescorrespond au rapport entre le nombre de sinistres et le nombre de contrats souscrits dans le département. Champ:Francemétropolitaine. Source :FranceAssureurs.Traitements:MRN,2022 partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 113 De 1990 à 2020, les événements climatiques liés aux Tempête-Grêle-Neige (TGN) sont les phénomènes les plus coûteux en France métropolitaine, avec plus de 38 Md¤2020 indemnisés. Les sinistres résultant des dégâts provoqués par le vent représentent plus des trois quarts des sinistres indemnisés par les assureurs dans le périmètre TGN en métropole (en nombre comme en coût). Ceux liés au poids de la neige sont beaucoup plus rares (moins de 10 % des sinistres et 5 % du coût). Ces proportions pouvant toutefois varier sensiblement selon les départements et les années. Entre 1980 et 2021, 360 tempêtes ont touché la métropole. Lorsqu?elles surviennent, les tempêtes se déploient sur une grande partie du territoire et entraînent de nombreux sinistres, même si leur coût moyen est généralement moins élevé que pour d?autres événements (inondation, sécheresse géotechnique). Parmi les tempêtes récentes ayant sévi en France, Lothar et Martin (décembre 1999) ont engendré des coûts estimés à 12 Md¤2020 pour l?ensemble du marché de l?assurance. De 1990 à 2020, près de 6 Md¤2020 ont été indemnisés à la suite de sinistres causés par des chutes de grêle. Souvent évoqué pour les dommages causés sur les récoltes, ce type d?événement génère aussi ponctuellement des dégâts considérables lorsqu?il touche les zones urbanisées. Parmi les événements récents, la tempête de grêle Ela survenue début juin 2014 est de loin la plus dommageable. Son intensité spectaculaire et sa vaste étendue ont engendré des coûts estimés à 900 M¤2020. partie 4 : risques météorologiques 114 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Phénomènes atmosphériques NOMBRE DE VICTIMES DES TEMPÊTES LES PLUS DOMMAGEABLES RECENSÉES EN FRANCE DEPUIS 1900 France métropolitaine Outre-mer Événements Morts et disparus 313 62 29 Champ:France. Source :ONRN,BDE(DGPR/SRNHetBARPI,BDGaspar;AFP;CCR;FranceAssureurs;Météo-France). Traitements:SDES,2022 Les tempêtes peuvent être à l?origine de dommages considérables et de nombreux décès, compte tenu de la difficulté de se protéger contre le vent. Les 91 tempêtes les plus dommageables recensées en France depuis 1900 ont fait près de 2 000 victimes. Environ 85 % d?entre elles ont été dénombrées en outre-mer, dont 1 200 lors du passage d?un ouragan en Guadeloupe le 12 septembre 1928. En France métropolitaine, les tempêtes peuvent s'étendre sur de vastes surfaces, voire affecter l?ensemble du territoire. Ainsi, les tempêtes Lothar et Martin (décembre 1999) ont balayé une grande partie de l'Europe d'Ouest en Est. Leurs effets les plus importants sont observés dans l?ouest de la France, en Bretagne, en Normandie et en Nouvelle-Aquitaine, rivages par où arrivent les grandes tempêtes atlantiques hivernales. Des rafales supérieures à 100 km/h peuvent également être observées lors d?événements orageux, notamment en été. partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 115 Cyclones en outre-mer INDEMNISATIONS ANNUELLES MOYENNES VERSÉES À LA SUITE DES DOMMAGES ASSURÉS CYCLONE PAR DÉPARTEMENT OU COLLECTIVITÉ D?OUTRE-MER, DE 2000 À 2019 En M¤2022 70 60 50 40 30 20 10 0 Sain t-M ar tin Sain t-B ar th élé m y M ar tin ique La R éu nio n Gua delo up e Guy an e 60,4 41,4 13,0 5,9 4,3 0,0 Note:coûtsindemnisésparlesassureursautitredurégimedescatastrophesnaturellespourlephénomène naturel«ventscycloniques»danslesOutre-mer.Cescoûtsneconcernentquelesbiensassurésautresque lesvéhiculesterrestresàmoteuretilssontnetsdetoutefranchise. Champ:départementsd'outre-merhorsMayotte,ycompriscollectivités(Saint-Barthélemy,Saint-Martin). Source :CCR,2023.Traitements:SDES,2023 Les départements d?outre-mer hors Guyane (Guadeloupe, Martinique, Mayotte, La Réunion) sont exposés aux cyclones. Depuis la fin de l'année 2000, les dommages dus aux vents cycloniques sont intégrés dans la garantie des catastrophes naturelles lorsque la vitesse du vent dépasse 145 km/h pendant dix minutes, ou 215 km/h par rafale. Avant cette date, les vents cycloniques n'étaient assurés que dans le cadre des garanties contractuelles relevant du marché concurrentiel de l'assurance, à savoir les garanties « Tempêtes-ouragans-cyclones ». Les indemnisations des dommages assurés relatifs aux vents cycloniques sur la période 2000-2019 s?élèvent à 2,5 Md¤, dont plus de 2 Md¤ pour la seule année de 2017. partie 4 : risques météorologiques 116 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Plusieurs phénomènes expliquent le caractère particulièrement destructeur des cyclones : les rafales de vent peuvent atteindre des vitesses de l'ordre de 350 km/h ; les précipitations très abondantes peuvent générer des inondations, des glissements de terrain et des coulées de boue ; une surélévation anormale et temporaire du niveau de la mer peut avoir des conséquences particulièrement graves sur le littoral ; les vagues de plusieurs mètres de haut générées par le vent (houle cyclonique), parfois observées jusqu'à 1 000 km à l'avant du système cyclonique, représentent un danger pour les zones côtières. En 2002, le cyclone Dina, touchant le territoire de La Réunion, est le premier dont les dommages sont indemnisés au titre du régime légal des catastrophes naturelles, non seulement pour les effets de l'eau mais aussi pour ceux du vent. Le cyclone Dean, qui a touché la Martinique en 2007, a aussi fait l'objet de reconnaissances de l'état de catastrophe naturelle pour les vents cycloniques et les effets de l'eau, tels que les chocs mécaniques liés à l'action des vagues, mais également les inondations et les coulées de boue consécutives au passage du cyclone. L?année 2017 est la plus coûteuse pour le régime Cat-Nat avec les cyclones Irma et Maria. Le premier, de catégorie 5, a touché les Antilles françaises entre le 5 et le 7 septembre 2017 et en particulier les îles de Saint- Martin et de Saint-Barthélemy. En raison de rafales de vent supérieures à 300 km/h, les deux îles ont subi de très importants dommages. L?ouragan Irma s?est caractérisé par une puissance qui n?a pas été observée dans la région Atlantique-Nord depuis près de 30 ans. Un peu plus de 10 jours après le passage de ce premier ouragan, les Antilles françaises ont été de nouveau touchées par l?ouragan Maria entre le 18 et le 20 septembre 2017. Avec des rafales de vent supérieures à 215 km/h, les Saintes ont connu les dommages les plus importants. De nombreuses précipitations et une forte houle, à l?origine d?inondations et de submersions, ont accompagné cet ouragan. partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 117 PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS CYCLONIQUES SURVENUS DEPUIS 2013 ET ESTIMATION DE LEURS COÛTS ÉCONOMIQUES ET HUMAINS Cyclone Date Catégorie (échelle de Saffir-Simpson) Dommages humains Indemnisation au titre du régime Cat-Nat (hors automobile) Échelle de gravité des dommages Bejisa (La Réunion) 31/12/2013 au 03/01/2014 4 vents maximum 210à249km/h 1 décès 14 blessés < 10 M¤* Accident grave Irma (Antilles) 5-7/09/2017 5 vents maximum >249km/h 11 décès nombreux blessés > 2 Md¤* Catastrophe Maria (Antilles) 18-20/09/2017 5 vents maximums >249km/h 1 mort 2 disparus plusieurs blessés > 2 Md¤ Catastrophe *M¤ = millions d'euros, Md¤ = milliards d'euros. Source :CCRdansDGPR2021,Hypothèsesetétudessurlecoûtéconomiqueethumaind?unetempête majeuredansdifférentespartiesduterritoire,notammentoutre-mer Les vents cycloniques menacent les territoires en outre-mer : ouragans dans les Antilles en Atlantique (Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélemy et Saint- Martin) ou cyclones tropicaux dans l?océan Indien (La Réunion, Mayotte). Parmi les trois événements cycloniques survenus dans les Outre-mer depuis 2013, Irma et Maria dans les Antilles font partie de la catégorie des super- cyclones (catégorie 5). Aujourd?hui, la fréquence de survenance d?un cyclone de catégorie 5 est proche d?une fréquence centennale pour ces îles. Pour améliorer la résilience de ces territoires exposés au risque de vents cycloniques, limiter les dégâts matériels et faciliter le retour à la normale, une réglementation para-cyclonique applicable à la construction a été publiée en 2023. partie 4 : risques météorologiques 118 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Vents violents en France métropolitaine NOMBRE DE JOURS AVEC DES RAFALES DE PLUS DE 100 KM/H PAR RÉGION ENTRE 1991 ET 2020 En nombre de jours 70 60 50 40 30 20 10 0 Corse Bretagne Provence-Alpes-Côte d'Azur Hauts-de-France Normandie Nouvelle-Aquitaine Pays de la Loire Occitanie Auvergne-Rhônes-Alpes Île-de-France Grand Est Centre-Val de Loire Bourgogne-Franche-Comté Total général Ja nv ier M ai Sep te m bre M ar s Ju ille t Nov em bre Fé vr ier Ju in Oct ob re Avr il Aoû t Déc em bre Notes:régionslittoralesenclimatocéaniqueenbleu(Manche)ouviolet(Atlantique);régionslittorales en climat méditerranéen en orange ; régions en climat océanique altéré (Nord et centre), semi-continental (Nord-Est)oudemontagneenvert.Lesobservationsdeventsviolentsdeplusde100km/hnecoïncidentpas toujoursavecdesdatesdetempête,carlesventsviolentspeuventaussiêtreobservéslorsd?oragesviolents (rafales).Lesnombresdejoursfigurantsurlegraphiquecorrespondentauxvaleursmoyennesmensuellesde l?ensembledesstationsd?unemêmerégion. Champ:Francemétropolitaine. Source :mesuresde76stationsdeFrancemétropolitaine(3à9stationsparrégion).Normales1991-2020- ©Météo-France.Traitements:SDES,2023 partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 119 De 1991 à 2020, 3 des 76 stations principales du réseau de mesures de France métropolitaine ont enregistré des rafales de plus de 100 km/h plus de dix jours par an. Agrégées par région, les moyennes mettent en exergue un fort effet saisonnier : de deux à trois jours de vent violent de mai à septembre à plus de dix de novembre à février. Les régions soumises au climat océanique ou méditerranéen sont celles pour lesquelles les moyennes sont les plus élevées. Sur la période 1991- 2020, la Corse enregistre ainsi le cumul total sur 30 ans le plus élevé, avec 65 jours de rafales de plus de 100 km/h en décembre. Pour la seule station du Cap Corse, près de 1 600 jours avec des rafales supérieures à 100 km/h ont été enregistrés sur 30 ans, soit une moyenne de 52 jours par an. Alors que les stations situées en climat océanique altéré (transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental), semi-continental ou de montagne connaissent moins de 1 jour en moyenne dans l?année avec des rafales de plus de 100 km/h, cette moyenne varie de 4 à 10 jours dans les stations de la Manche, de 5 à 8 jours dans les stations de la Loire-Atlantique aux Landes et de 6 à 9 jours dans le golfe du Lion. Trois stations affichent des moyennes exceptionnelles du fait de leur forte exposition : Cap Corse (60,8 jours), Pointe du Raz (24,5 jours), Pointe de la Hague (10 jours). partie 4 : risques météorologiques 120 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ÉVOLUTION DE LA MOYENNE ANNUELLE DU NOMBRE DE JOURS AVEC DES RAFALES DE PLUS DE 100 KM/H ENTRE 1981-2010 ET 1991-2020 En % de stations En nombre de stations 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 Nou ve lle -A quit ain e Auv er gn e- Rhô ne s- Alpes Hau ts- de- Fr an ce Bre ta gn e Cen tre -V al de L oir e Bou rg og ne -F ra nc he -C om té Cor se Pay s d e l a L oir e Gra nd E st Occ ita nie Pro ve nc e- Alpes -C ôt e d 'A zu r Île -d e- Fr an ce Nor m an die 25 38 44 5050 67 17 17 Augmentation Diminution Nombre de stations Notedelecture:parmiles9stationsprincipalesduréseaudemesuresdeNouvelle-Aquitaine,lesdeux tiersenregistrentuneaugmentationdelamoyenneannuelledunombredejoursavecdesrafalesdeplusde 100km/hentre1981-2010et1991-2020. Champ:Francemétropolitaine. Source :Météo-France(normales1981-2010;1991-2020).Traitements:SDES,2022 partie 4 : risques météorologiques Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 121 Entre 1981-2010 et 1991-2020, la moyenne annuelle du nombre de jours avec des vents violents de plus de 100 km/h a diminué pour l?ensemble des stations dans cinq régions : Hauts-de-France, Grand Est, Bourgogne- Franche-Comté, Île-de-France, Normandie. Dans les autres régions, la situation n?est pas homogène. Si pour un peu moins de trois quarts des stations, le nombre de jours avec des vents violents diminue, pour d?autres, l?augmentation peut être importante : Cap Corse (+ 15 jours) et Ploumanac?h (+ 2,4 jours). Sur le littoral, en plus des dégâts liés au vent, une tempête associée à un fort coefficient de marée peut provoquer des submersions marines : tempêtes Lothar et Martin (1999) et Xynthia (2010). Cette dernière a été à l?origine d?une submersion marine dévastatrice dans la nuit du 27 au 28 février 2010 (53 victimes, 79 blessés, 1 553 communes reconnues en état de catastrophe naturelle et 2,5 M¤ de dommages). Cette catastrophe et les inondations survenues dans le Var le 15 juin 2010 (23 victimes) sont à l?origine du plan submersion rapide. 122 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 partie 5 Impacts du changement climatique ? L?amplification des effets aggravants du changement climatique se confirme, induisant une augmentation de la vulnérabilité des populations et des territoires aux risques naturels. Parmi les risques naturels susceptibles d?être affectés par le changement climatique, figurent les feux de forêt, les vagues de chaleur et les périodes de sécheresse, la montée du niveau des mers et des océans, les crues et les submersions marines, les risques d'origines glaciaire et périglaciaire, et enfin, les cyclones dans les territoires ultramarins. Les conséquences du changement climatique affecteront diversement les territoires français avec globalement une progression significative du nombre et de l?intensité de certains phénomènes naturels majeurs. partie 5 Impacts du changement climatique ? L?amplification des effets aggravants du changement climatique se confirme, induisant une augmentation de la vulnérabilité des populations et des territoires aux risques naturels. Parmi les risques naturels susceptibles d?être affectés par le changement climatique, figurent les feux de forêt, les vagues de chaleur et les périodes de sécheresse, la montée du niveau des mers et des océans, les crues et les submersions marines, les risques d'origines glaciaire et périglaciaire, et enfin, les cyclones dans les territoires ultramarins. Les conséquences du changement climatique affecteront diversement les territoires français avec globalement une progression significative du nombre et de l?intensité de certains phénomènes naturels majeurs. partie 5 : impacts du changement climatique 124 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Impacts du changement climatique IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE DÉJÀ VISIBLES ET À VENIR D?ICI 2050 GUADELOUPELA RÉUNION MARTINIQUE GUYANE Le Havre Dunkerque Lille Nantes Besançon Strasbourg Mulhouse Nancy Dijon Metz ToursAngers Rennes Orléans LyonClermont Ferrand Limoges Nîmes Grenoble Toulouse Montpellier Paris Reims Bordeaux Brest Marseille Toulon Nice LOIRE GARONNE RHÔNE SEINE INONDATIONS CYCLONESSUBMERSIONSCRUES ÎLOT DE CHALEUR FEUX DE FORÊT 3,0 2,5 2,0 1,5 1,0 °C BAISSE DE L?ENNEIGEMENT VOSGES ALPES JURA PYRÉNÉES Source :Onerc,2019 partie 5 : impacts du changement climatique Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 125 Le 6e rapport du Giec (2021-2023) confirme la progression du réchauffement climatique. Selon les scénarios envisagés, il apparaît ainsi très probable que la température moyenne à la surface du globe à l'horizon 2100 augmente de 1,4 °C ([1,0 °C ; 1,8 °C] ; scénario minimaliste) à 4,4 °C ([3,3 °C ; 5,7 °C] scénario maximaliste) par rapport à la période préindustrielle. Chaque 0,5 °C supplémentaire de réchauffement planétaire est susceptible de se traduire par une augmentation de l?intensité et/ou de la fréquence des phénomènes extrêmes. Cette évolution concerne en particulier le risque de submersion marine, les aléas en montagne, les feux de forêt, les précipitations intenses et les cyclones, avec des phénomènes qui pourront être plus intenses ou prendre de nouvelles formes : poches d?eau sous les glaciers, méga-feux, crues éclair liées au ruissellement urbain, etc. Les projections du Giec, comme les chroniques d'inondation des quarante dernières années, ne démontrent pas en revanche d?aggravation significative des risques d?inondation par débordement des cours d?eau en métropole. Bien que de hauts niveaux de confiance soient atteints pour plusieurs résultats au niveau planétaire, les différents modèles utilisés par le Giec présentent encore des divergences dans les tendances simulées au niveau régional. Des études complémentaires seront nécessaires pour préciser à l?échelle du territoire français certaines données issues des modèles utilisés par le Giec. Plusieurs études sont conduites pour anticiper l?évolution des aléas à l?horizon 2040 ou 2050. Ainsi, l?analyse de l?évolution du risque d?inondation de plaine en France montre une tendance généralisée à l?augmentation des débits de crue de référence pour la période de retour de 10 ans à l?horizon 2050 sous le scénario de changement climatique le plus pessimiste. Ces augmentations dépassent 30 % dans le sud de la France et dans un large quart Nord-Est (LivreblancCovea,2022). Pour anticiper la probable progression de l?activité cyclonique dans les Antilles, des travaux sont en cours pour préciser l?intensité de l?aléa dans ces territoires. L?objectif consiste à actualiser les vents de référence applicables et à définir des coefficients de site pour détailler la sensibilité locale aux vents cycloniques en tenant compte du relief et de l?occupation des sols. partie 5 : impacts du changement climatique 126 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 partie 6 Situation de la France dans le contexte international ? La France métropolitaine concentre 14 % des événements naturels très graves recensés en Europe entre 1900 et début 2022. Avec l?Italie, elle est en tête des pays les plus touchés, loin devant les autres pays européens. Au niveau mondial, la France se situe dans le deuxième quart des pays les plus à risque. SCÉNARIOS ÉTUDIÉS À L?HORIZON 2050 En Md¤ Evénement de catégorie 5 Evénement de catégorie 4 Evénement de catégories 4 et 5 Massifs Coût moyen Coût extrême Période de retour Coût moyen Coût extrême La Réunion 5,2 21,9 23 ans 3 à 4 > 15 (très rares cas) Guadeloupe 6,8 19,1 34 ans Martinique 4,9 18,0 Sources :CCR/Météo-France;RiskWeatherTech,2020 À l?horizon 2050, la sinistralité pourrait augmenter de 20 % en outre-mer du fait de l?accroissement de la fréquence moyenne des cyclones (simulation Cordex pour l?Amérique centrale) et de la hausse du niveau de la mer, selon l?analyse de l?évolution du risque cyclonique et de l?importance des dégâts prévisibles (CCR/Météo-France et RiskWeatherTech, 2020). Les dommages causés par la plupart des événements de catégories 4 et 5 touchant la Guadeloupe ou La Réunion dépasseraient très largement ceux constatés après les ouragans Irma et Maria en 2017. En outre, l?île de La Réunion semble la plus exposée aux cyclones avec une période de retour de 23 ans (catégorie 4). Ces simulations suggèrent une augmentation de la fréquence des rafales de vents cycloniques en Guadeloupe, et de manière beaucoup plus limitée en Martinique. Compte tenu des incertitudes, l?interprétation de l?évolution de ces tendances contrastées dans le futur doit être prudente. partie 6 Situation de la France dans le contexte international ? La France métropolitaine concentre 14 % des événements naturels très graves recensés en Europe entre 1900 et début 2022. Avec l?Italie, elle est en tête des pays les plus touchés, loin devant les autres pays européens. Au niveau mondial, la France se situe dans le deuxième quart des pays les plus à risque. partie 6 : situation de la France dans le contexte international 128 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Catastrophes naturelles en Europe NOMBRE D?ÉVÉNEMENTS NATURELS TRÈS GRAVES RECENSÉS EN EUROPE ENTRE 1900 ET 2022 0 250km Nombre de catastrophes par type de phénomène 219 52 Mouvements de terrain Séismes Feux de forêt Cyclones, tempêtes Inondations Union européenne Autres Champ:catastrophesayantfait10mortsouplus,outouché100personnesouplus(touché,blessé,sans- abri),ouayantfaitl?objetd?unedéclarationd?étatd?urgenceoud?unappelàl?aideinternationale.Autres: températuresextrêmes,sécheresse,éruptionvolcanique,brouillard.Lesglissementsetmouvementsdeterrain comprennentlesphénomèneshydrologiques(avalanchedeneige,débris,couléesdeboue,chutedepierres) etgéophysiques(mouvementdemasse). Source : EM-DAT,UCLouvain,Brussels,Belgium?www.emdat.be(EM-DATTheInternationalDisaster Database,Centreforresearchontheepidemiologyeofdisasters),2022.Traitements:SDES,2022 https://www.emdat.be/ partie 6 : situation de la France dans le contexte international Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 129 La base de données internationale sur les catastrophes (Emdat) recense 1 360 catastrophes naturelles ayant affecté l'Europe, entre 1900 et 2022. Pays d?Europe le plus touché, la France métropolitaine compte 188 catastrophes, soit 14 % des événements très graves recensés en Europe depuis 1900. Elle devance légèrement l?Italie avec 171 événements. La France se distingue surtout par un grand nombre d?inondations (60 événements) et de cyclones et tempêtes (73 événements), tandis qu?en Italie les inondations (53 événements) et les séismes (43 événements) prédominent. Dans quatre autres pays européens, le nombre d?événements naturels très graves recensés avoisine 100 catastrophes sur la même période (Espagne, Allemagne, Grèce, Roumanie). Ensemble, ils représentent 30 % des catastrophes recensées en Europe. L?Allemagne se singularise par un grand nombre de cyclones et tempêtes, l?Espagne et la Roumanie par les inondations et la Grèce par les séismes. Enfin, les 26 autres pays européens totalisent en peu moins de 45 % des catastrophes. RÉPARTITION DES CATASTROPHES RECENSÉES EN EUROPE ENTRE 1900 ET 2022 En % Inondations 32 Autres 17 Feux de forêt 6 Mouvements de terrain Séismes 10 Cyclones et tempêtes 31 Source :EM-DAT,UCLouvain,Brussels,Belgium?www.emdat.be(EM-DATTheInternationalDisaster Database,Centreforresearchontheepidemiologyeofdisasters),2022.Traitements:SDES,2022 Parmi les catastrophes recensées en Europe, les inondations (32 %) et les cyclones et tempêtes (31 %) sont les plus nombreux. Les séismes représentent 10 %, les feux de forêts 6 %, les mouvements de terrain moins de 4 % et les autres risques (températures extrêmes, sécheresse, éruption volcanique) 17 %. partie 6 : situation de la France dans le contexte international 130 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Indicateurs internationaux INDICE INTERNATIONAL DE RISQUE WORLD RISK INDEX (WRI) Très bas 0.00 - 9.90 Bas 9.91 - 15.87 Moyen 15.88 - 24.43 Élevé 24.44 - 33.01 Très élevé 33.02 - 100.00 Absence de données Notedelecture:pluslanoteestfaible,moinslepaysestexposé. Note:scoreWRI=expositionxvulnérabilité avecVulnérabilité=1/3×(Susceptibilité+(1?Capacitédefairefacegouvernance, soins de santé, sécurité sociale et matérielle)+(1?Capacitéd?adaptationévénementsnaturelsàvenir,changementclimatique,autresdéfis)). Champ:WRIréviséen2017.Calculépour192paysetcinqrisquesnaturels(tremblementsdeterre,cyclones, inondations,sécheressesetélévationduniveaudelamer)etintégrant23indicateurscorrespondantàla sphèresociétale. Sources :Institutdudroitinternationaldelapaixetdesconflitsarmés(IFHV)delaRuhr-UniversitéBochum; Allianceallemandepourl?aideaudéveloppement(BündnisEntwicklungHilft);Institutpourl?environnementet lasécuritéhumainedel?UniversitédesNationsunies(UNU-EHS),2022 partie 6 : situation de la France dans le contexte international Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 131 Créé en 2011, l?indicateur Worldriskindex (WRI) évalue le niveau de risque de 192 pays pour sept aléas naturels : tremblements de terre, tsunami, cyclones, inondations marines, inondations par cours d?eau, sécheresses et élévation du niveau de la mer. Conçu comme un outil d?aide à la décision, cet indice est alimenté par une soixantaine d?indicateurs qui décrivent l?exposition aux aléas précités, et évaluent la vulnérabilité du pays en termes socio-économiques, de capacité de mobilisation en cas de crise et de capacité d?adaptation à moyen-long terme. Au classement 2022, la France figure à la 72e place en matière de risques de catastrophes avec un score de 6,7. Les Philippines sont considérées comme le pays le plus à risque (1er avec un score de 46,8) et Andorre le moins risqué (193e avec un score de 0,3). S?agissant de la composante « exposition », la France figure en 63e position. Ses capacités de réaction lui permettent en revanche de limiter son niveau de risque. La France figure parmi les pays européens les plus à risque derrière l?Espagne, l?Italie et la Grèce. Bien qu'exposés aux risques les plus élevés en Europe du fait de leur situation par rapport au niveau de la mer, les Pays- Bas ne se classent toutefois que 99e sur 193 au niveau mondial car ils se trouvent parmi les mieux armés pour affronter des événements extrêmes. Hors Europe, les Philippines, l?Inde et l?Indonésie se distinguent comme les trois pays les plus à risque. partie 6 : situation de la France dans le contexte international 132 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 SCORE D?EXPOSITION AUX RISQUES NATURELS DE LA FRANCE SELON L?INDICATEUR INFORM RISK 8 6 4 2 0 Inondations Tsunamis Séismes Sécheresses Épidémies Cyclones 6,4 5,7 3,3 1,3 1,6 0,0 Notedelecture:pluslescore(comprisentre0et10)estfortpourunrisqueconsidéré,pluslaFranceyest exposée. Note:ils?agitdelacomposante«expositionauxrisquesnaturels»del?indicateurinternationalInform risk. Cettecomposantes?établità3,4pourlaFrance.Cetindicateurrésulted?uneagrégationdescoresétablis commesuit(chacundestroisfacteurscomporteunedimensionrisquesnaturelsetuneautreliéeauxconflits humains): Inform risk index = Exposition1/3×Vulnérabilité1/3×Manquedecapacitéd'adaptation1/3. Sources :CentrecommunderecherchedelaCommissioneuropéenne,Inter-AgencyStandingCommittee TaskTeamforPreparednessandResilience(IASC),agencesdel?ONU,partenairesprivés,ONG,2023 Créé en 2012, l'indicateur Informriskscore propose une base objective pour l?analyse des risques. Il intègre six catégories de risques naturels (séismes, cyclones, inondations, sécheresses, tsunamis et épidémies), ainsi que les risques de conflit. En 2023, la France obtient un score global d?exposition aux risques de 2,3 sur 10 et se classe 146e sur 191 des pays les plus à risques. Avec un score de 2,1, elle se classe au 125e rang pour la seule composante « exposition », l?exposition élevée aux risques naturels étant contrebalancée par l?absence de conflit sur son territoire. Elle est moins bien notée pour sa vulnérabilité (score de 3 pour la composante « vulnérabilité », soit le 117e rang) mais est considérée comme en capacité à réagir aux crises (score de 1,9 pour la composante « adaptation », soit le 169e rang). Les risques de conflits pesant autant que les risques naturels sur l?exposition, les pays en conflit ressortent comme les plus à risque : Somalie (score 8,7), en second la République centrafricaine et le Soudan du Sud (score 8,5 et 8,4), suivis de l?Afghanistan et du Yémen (score 8,1 chacun). Annexes ? Sites utiles ? Pour aller plus loin ? Glossaire ? Sigles et abréviations Annexes ? Sites utiles ? Pour aller plus loin ? Glossaire ? Sigles et abréviations annexes 134 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Sites utiles ÉTAT DES LIEUX DES CATASTROPHES NATURELLES EN FRANCE CCR Caisse centrale de réassurances ccr.fr Institut Paris Région institutparisregion.fr MTECT Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires ecologie.gouv.fr/politiques/risques-naturels ecologie.gouv.fr/risques-technologiques-directive-seveso- et-loi-risques MRN Mission risques naturels mrn.asso.fr ONRN Observatoire national des risques naturels georisques.gouv.fr/risques/observatoire-national-des- risques-naturels Géorisques georisques.gouv.fr Notre- environnement notre-environnement.gouv.fr Portail de prévention des risques majeurs gouvernement.fr/risques/cyclone LES RISQUES NATURELS TERRESTRES Bureau central sismologique français franceseisme.fr Cenalt Centre d?alerte aux tsunamis info-tsunami.fr https://www.ccr.fr/ https://www.institutparisregion.fr/ https://www.ecologie.gouv.fr/politiques/risques-naturels https://www.ecologie.gouv.fr/risques-technologiques-directive-seveso-et-loi-risques https://www.ecologie.gouv.fr/risques-technologiques-directive-seveso-et-loi-risques https://www.mrn.asso.fr/ https://www.georisques.gouv.fr/risques/observatoire-national-des-risques-naturels https://www.georisques.gouv.fr/risques/observatoire-national-des-risques-naturels https://www.georisques.gouv.fr/ https://www.notre-environnement.gouv.fr/theme/risques#ancre373 https://www.gouvernement.fr/risques https://www.franceseisme.fr/ https://www.info-tsunami.fr/ annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 135 IPGP Observatoires volcanologiques et sismologiques de l?Institut de physique du Globe de Paris ipgp.fr/fr/observatoires-volcanologiques-sismologiques BCSF/Renass Site national d?information sur la sismicité de la France renass.unistra.fr Revosima Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte ipgp.fr/fr/revosima Feux de forêt et de végétation feux-foret.gouv.fr LES RISQUES MÉTÉOROLOGIQUES Météo-France Tempêtes en France métropolitaine tempetes.meteo.fr Les vents violents et les tempêtes meteofrance.com/comprendre-la-meteo/le-vent/les-vents- violents-et-les-tempetes https://www.ipgp.fr/observation/ovs/ https://renass.unistra.fr/fr/zones/ https://www.ipgp.fr/observation/infrastructures-nationales-hebergees/revosima/ https://www.ecologie.gouv.fr/feux-foret-et-vegetation http://tempetes.meteo.fr/ https://meteofrance.com/comprendre-la-meteo/le-vent/les-vents-violents-et-les-tempetes https://meteofrance.com/comprendre-la-meteo/le-vent/les-vents-violents-et-les-tempetes annexes 136 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Pour aller plus loin PERCEPTION DES CATASTROPHES NATURELLES PAR LES FRANÇAIS Enquête Eser 2022 LesFrançaisetlesrisquesenvironnementaux www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les- francais-et-les-risques-environnementaux IRSN Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire irsn.fr/page/barometre-irsn-sur-perception-risques-securite LES INONDATIONS Institut Paris Région Zones inondées potentielles (Seine, Marne, Oise, Loing) cartoviz.institutparisregion.fr LES RISQUES NATURELS TERRESTRES BDIFF Base de données des incendies de forêt en France bdiff.agriculture.gouv.fr/ RTM Base de données Restauration des terrains en montagne rtm-onf.ign.fr Eurovolc Catalogue des volcans européens volcanos.eurovolc.eu EFFIS European Forest Fire Information System effis.jrc.ec.europa.eu/applications/data-and-services SisFrance Histoire et caractéristiques des séismes ressentis en France sisfrance.net IRMa Institut des risques majeurs de Grenoble (Rhône-Alpes) irma-grenoble.com https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-francais-et-les-risques-environnementaux?rubrique=43&dossier=200 https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-francais-et-les-risques-environnementaux?rubrique=43&dossier=200 https://www.irsn.fr/page/barometre-irsn-sur-perception-risques-securite https://cartoviz.institutparisregion.fr/ https://bdiff.agriculture.gouv.fr/ https://carmen.carmencarto.fr/105/ONF_BDRTM.map https://volcanos.eurovolc.eu/ https://effis.jrc.ec.europa.eu/applications/data-and-services https://www.sisfrance.net/ https://www.irma-grenoble.com/ annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 137 LES IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE Covea Changement climatique & Assurance : Quelles conséquences sur la sinistralité à horizon 2050 ? Livre blanc Covéa Giec Groupe d?experts intergouvernemental sur l?évolution du climat ipcc.ch/languages-2/francais IMF Fonds monétaire international, tableau de bord changement climatique climatedata.imf.org/pages/access-data LA SITUATION DE LA FRANCE DANS LE CONTEXTE INTERNATIONAL Commission européenne Centre commun de recherche, InformRisk drmkc.jrc.ec.europa.eu/inform-index EMDAT Internationaldisasterdatabase,Centreforresearchonthe epidemiologyofdisasters emdat.be World Risk Report BundnisEntwicklungHilft, alliance allemande pour l?aide au développement et InstituteforInternationalLawofPeace andArmedConflict (IFHV) de la Ruhr University Bochum weltrisikobericht.de/english https://www.covea.com/sites/default/files/2023-11/202202_Livre_Blanc_Cov%C3%A9a_Risques_Climatiques.pdf https://www.ipcc.ch/languages-2/francais/ https://climatedata.imf.org/pages/access-data https://drmkc.jrc.ec.europa.eu/inform-index https://www.emdat.be/ https://weltrisikobericht.de/en/ annexes 138 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Glossaire Affaissement : déformation souple, sans rupture et progressive du sol. Aléa : manifestation d?un phénomène naturel ou anthropique de nature aléatoire. Il se caractérise par son occurrence et son intensité. Argile : terme désignant à la fois le minéral (minéral argileux) et la roche (meuble ou consolidée) composée pour l?essentiel de ces minéraux. La fraction argileuse est, par convention, constituée des éléments dont la taille est inférieure à 2 ?m. Arrêté de reconnaissance de l?état de catastrophe naturelle, dit arrêté Cat-Nat : acte administratif encadrant les indemnisations et couvrant l?ensemble des aléas climatiques et terrestres à l?exception des feux de forêt et des tempêtes (sauf vents cycloniques de grande ampleur). Néanmoins, la liste des phénomènes naturels indemnisables varie au fil de la législation. Un arrêté détermine les zones concernées (liste des communes), les périodes de la catastrophe et le phénomène naturel reconnu. Avalanche : déplacement rapide (10 à 350 km/h) d?une masse de neige sur une pente, provoqué par une rupture de manteau neigeux (neige plus mouillée, nouvelle chute de neige, surcharge par un skieur, explosion, etc.). Ce phénomène survient quand la neige est en quantité suffisante et de qualité favorable, sur une pente suffisante dans la zone de départ. Catastrophe naturelle : selon l?échelle de gravité des dommages (Mission d?inspection spécialisée de l?environnement, 1999), événement ayant causé au moins 100 morts ou 300 M¤ de dommages matériels. Parmi elles, figurent les catastrophes majeures (au moins 1 000 morts ou 3 Md¤ de dommages matériels). Cyclone : perturbation atmosphérique de grande échelle se développant dans les zones de basses pressions des régions tropicales et subtropicales. annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 139 Enjeu : ensemble des personnes et des biens susceptibles d?être affectés par un phénomène naturel ou des activités humaines. Il se caractérise par son importance (nombre, nature, etc.) et sa vulnérabilité. Enveloppe approchée du risque inondation potentielle (EAIP) : emprise potentielle des événements extrêmes (enveloppes maximalistes des zones inondables par une crue exceptionnelle), requise dans l?évaluation préliminaire des risques d?inondation. Cette dernière, conformément à la directive européenne inondation, permet d?évaluer les risques potentiels d?inondations extrêmes sur la santé humaine, l?environnement, le patrimoine culturel et l?activité économique. Deux EAIP différentes délimitent d?une part les zones exposées aux submersions marines, et d?autre part celle exposées aux débordements de cours d?eau, quelle que soit leur importance (fleuve, petit cours d?eau intermittent, torrent de montagne). Épicentre : point de la surface terrestre situé à la verticale du foyer d'un séisme. Éruption magmatique : remontée de magma jusqu?à la surface occasionnant retombées de cendres et de roches, coulées pyroclastiques, écroulements partiels de flancs, formation d?un dôme de lave, voire coulées de lave. Ce phénomène est toujours précédé d'une éruption phréatique. Éruption péléenne : caractéristique d?une lave très pâteuse qui forme des aiguilles et d?un volcan pouvant émettre des nuées ardentes (avalanches incandescentes de gaz, de cendres et de blocs de roches). Éruption phréatique : le magma réchauffe les eaux souterraines. Sous l?effet de leur vaporisation brutale, la pression peut générer de violentes explosions, fragmenter et projeter les roches au sommet du volcan. D?autres phénomènes peuvent survenir : retombées de cendres et de roches, émanations de gaz, coulées pyroclastiques (nuées ardentes), écroulements partiels de flancs, coulées de boue. annexes 140 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Éruption plinienne : phénomène volcanique explosif (émissions de gaz, cendres, ponces) à l?instar de l?éruption du Vésuve en 79 (décès de Pline l?Ancien, relatée par Pline le Jeune). Établissements Seveso : établissements produisant ou stockant des substances pouvant être dangereuses pour l?homme et l?environnement. La réglementation distingue deux types d?établissements, selon la quantité totale de matières dangereuses sur site : les établissements Seveso seuil haut et les établissements Seveso seuil bas. Foyer : lieu où se produit le premier ébranlement dans l'écorce terrestre. Fréquence (d?un événement) : caractérisation issue d?un calcul statistique correspondant à la fréquence relative définie comme le quotient de cet effectif ou la taille de la classe (par exemple, nombre d?événements entre 1900 et 1950) par celui de la taille de la population (nombre total d?événements sur l?ensemble de la période d?observation entre 1900 et 2020). Fontis : effondrement brutal et localisé (forme d?entonnoir ou de cratère), le plus souvent provoqué par la remontée, plus ou moins lente, d'une cloche de vide vers la surface à la suite de la rupture du toit d?une cavité. Garantie « catastrophe naturelle » (Cat-Nat) : dispositif instauré en 1982 pour couvrir les dommages matériels en cas d?événement naturel d?une intensité anormale, de souscription d?un contrat d?assurance par les sinistrés et faisant l?objet d?une reconnaissance de l?état de Cat-Nat par arrêté interministériel (ministères de l?Intérieur, de l?Économie et des Finances). Glissement de terrain : mouvement résultant du déplacement gravitaire de sols ou de roches déstabilisés par des phénomènes climatiques, géomorphologiques, géologiques ou anthropiques. Plutôt lents (quelques mm à quelques m/an), avec au moins 30 % d?eau, ces mouvements s?accélèrent et forment des coulées ou des laves torrentielles (5 m/s). Les glissements de terrain apparaissent dans des éboulis fins, des moraines, annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 141 ou des roches très fracturées et altérées, mais certains matériaux sont plus sensibles (argiles, marnes, gypses, formations superficielles d?altérites). Intensité (séisme) : niveau de sévérité des effets de la secousse sismique. Intensité épicentrale : niveau de sévérité des effets de la secousse sismique à l'épicentre. Karst : système de cavités et conduits formés naturellement par la dissolution hydrochimique des formations carbonatées ou sulfatées. Le relief karstique est particulièrement sensible aux glissements de terrain et à l?instabilité des cavités. Magnitude de moment : nouveau mode de calcul effectué systématiquement pour tous les séismes de magnitude supérieure à 5. Basé sur un modèle physique de la rupture d'un séisme, il permet de mieux calculer la magnitude des gros séismes en restant cohérent avec les méthodes utilisées pour les plus petits séismes. Magnitude sismique : mesure de l'énergie libérée lors d'un séisme. Un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 30 de l'énergie et par 10 de l'amplitude du mouvement. Marnière : petite carrière souterraine exploitée dans la craie pour amender les champs. Mouvement de terrain : phénomène déstabilisant et déplaçant les sols ou les roches à la suite de la fonte de neige, de fortes pluies, des séismes, l?érosion ou encore, la dissolution de roches. Plus ou moins brutaux, ils peuvent détruire le bâti, obstruer des voies de communication ou des rivières en causant des inondations, voire des pertes humaines. Les mouvements lents et continus (tassements, affaissements, glissements de terrain, retrait- gonflement des argiles) se distinguent de ceux rapides et discontinus (effondrement de cavités, éboulements de blocs rocheux, coulées de boue). annexes 142 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 NaTech : aléa naturel pouvant avoir un impact sur une installation industrielle et générer un ou une série d?accidents « NaTech » (contraction des mots naturel et technologique) avec des effets majeurs à l?extérieur du site sur les personnes, les biens ou l?environnement (d?après Barpi). Ouragan : cyclone en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est. Période de retour (inondation) : durée moyenne au cours de laquelle statistiquement un événement d'une même intensité se reproduit. Un événement fréquent correspond à une période de retour comprise entre 10 et 30 ans, l?événement moyen, généralement la crue de référence des PPR, à une période de retour au moins centennale, et l?événement exceptionnel à la crue millénaire. Pergélisol (permafrost en anglais) : partie du sol dont la température se maintient en dessous de 0 °C pendant plus de deux ans consécutifs. Pit-crater : cratère d'effondrement de petite taille. Plan de prévention des risques naturels (PPRN) : dispositif de mise à disposition de connaissance des zones à risques et de prescription des mesures pour les constructions nouvelles et les biens existants à destination des populations et des aménageurs. Ce document réglementaire de prévention, élaboré par les services de l'État en association avec la commune et en concertation avec la population, constitue une servitude d?utilité publique s?imposant au plan local d?urbanisme. Outre les PPR multirisques, différents types sont distingués : PPRI (inondation), PPRL (littoral), PPRIF (incendie de forêt). PPR opposable (approuvé par arrêté préfectoral) : PPR correspondant au document achevé avec délimitation des zones à risques qui font l?objet d?une réglementation. Le règlement du PPR précise les règles qui s?appliquent à chacune de ces zones. PPR prescrit (par arrêté préfectoral) : correspond à la première phase de l?élaboration du PPR. annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 143 Programme d?actions de prévention des inondations (PAPI) : dispositif d?appel à projet lancé par l?État depuis 2002 pour promouvoir une gestion globale des risques d?inondation à l?échelle d?un bassin de risque cohérent, en vue de réduire leurs conséquences dommageables sur la santé humaine, les biens, les activités économiques et l?environnement. Portés par les collectivités territoriales ou leurs groupements, ces programmes constituent le cadre d?un partenariat étroit avec l?État en matière de prévention des inondations. Pyroclastique : caractéristique s'appliquant aux débris de roches magmatiques éjectées par les volcans et dont l?accumulation donne les roches pyroclastiques (cendres, lapillis, tufs, etc.). Retrait-gonflement des argiles : mouvement de terrain de type « tassement différentiel » à l?origine d?une déformation progressive du sol ou du sous-sol et pouvant provoquer des désordres dans les bâtiments (fissures des éléments porteurs). Les maisons individuelles, structures légères aux fondations généralement superficielles et dimensionnées sans la prise en compte de cet aléa, s?avèrent particulièrement vulnérables. Considéré comme un risque naturel majeur eu égard à l?ampleur des dégâts matériels provoqués, il peut s?accroître sous l?effet du changement climatique et de facto de la hausse prévisible des épisodes de sécheresse. Risques d?origines glaciaire et périglaciaire : terme utilisé par l?administration française pour regrouper les risques naturels en montagne ayant pour source des zones couvertes de glace, englacées, récemment déglacées, ou leurs abords directement influencés par la présence des glaciers, ou concernées par le dégel des sols gelés en permanence en profondeur (pergélisol) ? (source : rapport IGEDD/IGA/IGESR, décembre 2022,Risquesd?origineglaciaireetpériglaciaire-Élémentsensoutienà unpland?action). Risque majeur : croisement d?un aléa et d?un enjeu se caractérisant par sa faible fréquence, sa gravité et l?incapacité de la société exposée à surpasser l?évènement. Des actions sont dans la plupart des cas possibles annexes 144 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 pour le réduire, soit en atténuant l?intensité de l?aléa, soit en réduisant la vulnérabilité des enjeux. Sécheresse géotechnique : type de phénomène naturel indemnisé au titre du régime des catastrophes naturelles et correspondant à une période de longueur variable, caractérisée par un déficit pluviométrique plus ou moins marqué et se traduisant par une diminution de la teneur en eau de l?horizon du sous-sol. Les terrains argileux superficiels se rétractent alors lors des périodes de sécheresse (phénomène de retrait) et gonflent au retour des pluies lorsqu?ils sont de nouveau hydratés (phénomène de gonflement). Séismes : les tremblements de terre naissent dans les profondeurs de l?écorce terrestre et causent des secousses plus ou moins violentes à la surface du sol. Généralement engendrés par la reprise d'un mouvement tectonique le long d'une faille, d?autres phénomènes peuvent intervenir : mouvement de terrain, raz de marée, liquéfaction des sols, effet hydrologique, effet de site (modification de l?amplitude et de la durée induite par la géologie locale). Leur violence se caractérise par la magnitude (énergie libérée) et l?intensité (effets observés ou ressentis par l?Homme, dégâts aux constructions). Sinistralité (au sens assurance) : coûts indemnisés par les assureurs au titre du régime des catastrophes naturelles pour les 22 phénomènes naturels retenus. Ces coûts ne concernent que les biens assurés autres que les véhicules terrestres à moteur et ils sont nets de toute franchise. Stratégie nationale du risque inondation (SNGRI) : dispositif visant à assurer la cohérence des actions menées sur le territoire en poursuivant trois objectifs prioritaires : augmenter la sécurité des populations exposées, stabiliser à court terme, et réduire à moyen terme, le coût des dommages liés à l?inondation, raccourcir fortement le délai de retour à la normale des territoires sinistrés. annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 145 Stratégie locale du risque inondation (SLGRI) : dispositif visant à atteindre sur les territoires à risque inondation important, les objectifs de réduction des conséquences négatives des inondations. Elle s?inscrit dans la continuité des démarches en cours en complétant ou renforçant les dispositifs de gestion du risque d?inondation existants, sans pour autant s?y substituer, fournissant ainsi un cadre de référence pour prévenir le risque inondation. Submersion marine : inondation brutale et temporaire de la zone côtière par la mer, résultant de la conjonction de phénomènes extrêmes (dépression atmosphérique, vent, houle, pluie) et de forts coefficients de marée. D?importantes surcotes du plan d?eau surviennent quand : son niveau dépasse la cote des ouvrages de protection ou des terrains en bord de mer ; la mer crée des brèches et rompt les ouvrages ou les cordons naturels ; ou des paquets de mer franchissent les barrages naturels ou artificiels suite au déferlement de vagues de taille importante. Tassement différentiel : type de mouvement de terrain également appelé « retrait-gonflement des argiles » et consécutif à une période de sécheresse géotechnique. Tempête : lorsque deux masses d'air différentes (température et teneur en eau) s?affrontent le long d?un front dépressionnaire, elles peuvent générer des vents violents, voire des tempêtes au-delà de 89 km/h (degré 10 sur 12 de l'échelle de Beaufort de classification des effets des vents sur l'environnement). Territoire à risque important d?inondation (TRI) : zone où les enjeux potentiellement exposés aux inondations sont les plus importants, justifiant une action volontariste et à court terme (État et parties prenantes concernées) pour aboutir à la mise en place obligatoire de stratégies locales de gestion des risques d?inondation. L?action vise les zones où les enjeux sont les plus menacés et où il y a le plus à gagner en matière de réduction des dommages liés aux inondations. annexes 146 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Tsunami (ou raz-de-marée) : phénomène correspondant à une onde due au mouvement rapide d'un grand volume d'eau, pouvant faire suite à un tremblement de terre sous-marin de (magnitude > 7) et profond de moins de 50 km. D?autant plus important qu?il est superficiel, ce phénomène brutal génère des vagues de submersion pouvant faire de nombreuses victimes et causer des dégâts considérables sur le littoral (habitations, infrastructures) selon la hauteur et la vitesse des vagues. L'intensité du tsunami, mesurée sur l?échelle Sieberg-Ambraseys (de 1 « très légère » à 6 « désastreuse »), dépend de la magnitude et de la profondeur du séisme. Vulnérabilité : notion qui exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l?aléa sur les enjeux. Elle exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l?aléa sur les enjeux. Différentes actions peuvent la réduire en atténuant l?intensité de certains aléas ou en limitant les dommages sur les enjeux. Zone SI-Hex : de la France métropolitaine élargie à la zone économique exclusive. Zones sous-minées : zones en surface surplombant des vides dans le sous-sol résultant de l?exploitation d?anciennes carrières souterraines abandonnées (calcaire, marne, gypse, marbre, ardoise, argile) pour extraire des matériaux de construction. Des travaux de consolidations souterraines (construction de piliers) peuvent augmenter la portance et stopper le fléchissement du toit des cavités. annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 147 Sigles et abréviations AFP Agence France presse Barpi Bureau d'analyse des risques et pollutions BDE Base de données des événements naturels dommageables BDMVT Base de données mouvements de terrain BRGM Bureau de recherches géologiques et minières CCR Caisse centrale de réassurances CENALT Centre d?alerte aux tsunamis Cerema Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement CGDD Commissariat général au développement durable CETE Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement DGPR Direction générale de la prévention des risques DROM Départements et régions d'outre-mer EAIP Enveloppe approchée du risque inondation potentielle FFB Fédération française du bâtiment Gaspar Gestion assistée des procédures administratives relatives aux risques naturels Giec Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat IGA Inspection générale de l'administration IGC Inspection générale des carrières IGEDD Inspection générale de l'environnement et du développement durable IGESR Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche IGN Institut national de l'information géographique et forestière Insee Institut national de la statistique et des études économiques Inrae Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement annexes 148 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 IPGP Institut de physique du Globe de Paris IRSN Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire JRC Centre commun de recherche de l'Union européenne MASA Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire MEDD Ministère de l'Écologie, du Développement durable (ancienne dénomination du ministère chargé de l'Environnement) Mise Mission d?inspection spécialisée dans l?environnement MRN Mission risques naturels MTE Ministère de la Transition écologique (ancienne dénomination du ministère chargé de l?Environnement) MTECT Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires MTES Ministère de la Transition écologique et solidaire (ancienne dénomination du ministère chargé de l?Environnement) OCDE Organisation de coopération et de développement économiques ONRN Observatoire national des risques naturels OVPF Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise PAPI Programme d?actions de prévention des inondations PPR Plan de prévention des risques ROGP Risques d'origines glaciaire et périglaciaire RTM Service de restauration des terrains en montagne SAFPA Outil de suivi administratif et financier des PAPI SDES Service des données et études statistiques SHOM Service hydrographique et océanographique de la marine SLGRI Stratégie locale de gestion des risques d'inondation SNRH Service des risques naturels et hydrauliques TRI Territoire à risque important d?inondation UE Union européenne annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 149 UNITÉS DE MESURE ha hectare km/h kilomètre par heure M¤ million d?euros Md¤ milliard d?euros mm millimètre m/an mètre par an m/s mètre par seconde Mm3 million de mètres cubes 150 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Table des matières annexes Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 151 Table des matières table des matières 152 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Avant-propos 4 DONNÉES CLÉS 5 Les catastrophes naturelles en France 6 Risque inondation 7 Mouvements de terrain 8 Risques météorologiques et climatiques 9 Les risques naturels en outre-mer 10 ÉLÉMENTS DE CONTEXTE : OBSERVATOIRE, CONCEPTS ET POLITIQUE PUBLIQUE 11 Observatoire national des risques naturels 12 Phénomènes naturels 13 Aléas, enjeux, risques : quelques définitions 14 Garantie catastrophes naturelles 16 PARTIE 1 : ÉTAT DES LIEUX DES CATASTROPHES NATURELLES EN FRANCE 17 Événements naturels dommageables 18 État de catastrophe naturelle 22 Sinistralité liée aux catastrophes naturelles 25 Sinistralité liée aux Tempête-Grêle-Neige en France métropolitaine 27 Pertes économiques globales attribuées aux événements naturels 28 Perception des catastrophes naturelles par les Français 30 PARTIE 2 : INONDATIONS : SINISTRALITÉ, EXPOSITION ET PRÉVENTION 35 Sinistralité liée aux inondations 36 Outils au service de l?identification des risques inondation et des politiques de prévention 38 Exposition aux inondations par débordement de cours d?eau 39 Exposition aux submersions marines 48 Prévention des inondations 55 Territoires à risque important d?inondation 57 Programmes d?actions de prévention des inondations 60 table des matières Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 153 PARTIE 3 : RISQUES NATURELS TERRESTRES 63 Mouvements de terrain hors retrait-gonflement des argiles 64 Cavités souterraines 68 Glissements de terrain 72 Risque rocheux et chutes de blocs 74 Retrait-gonflement des argiles 76 Prévention des mouvements de terrain 80 Séismes en métropole et en outre-mer 82 Éruptions volcaniques 92 Tsunamis en outre-mer et en métropole 95 Avalanches 98 Risques d'origines glaciaire et périglaciaire 103 Feux de forêt et végétation 107 PARTIE 4 : RISQUES MÉTÉOROLOGIQUES 111 Sinistralité liée aux Tempête-Grêle-Neige en France métropolitaine 112 Phénomènes atmosphériques 114 Cyclones en outre-mer 115 Vents violents en France métropolitaine 118 PARTIE 5 : IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE 123 Impacts du changement climatique 124 PARTIE 6 : SITUATION DE LA FRANCE DANS LE CONTEXTE INTERNATIONAL 127 Catastrophes naturelles en Europe 128 Indicateurs internationaux 130 ANNEXES 133 Sites utiles 134 Pour aller plus loin 136 Glossaire 138 Sigles et abréviations 147 154 ? Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 Conditions générales d?utilisation Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l?éditeur ou du Centre français d?exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille - 75006Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d?une part, les reproductions strictement réservées à l?usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d?autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d?information de l?oeuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du 1erjuillet1992 - art.L.122-4 et L.122-5 et Code pénal art.425). Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 155 Chiffres clés des risques naturels ? Édition 2023 ? 155 Directrice de publication: Béatrice Sédillot Rédacteur en chef: Hugues Cahen Coordination éditoriale: Céline Blivet Cartographie : Antea Infographie: Bertrand Gaillet Maquettage et réalisation: Agence Efil, Tours Conditions générales d?utilisation Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l?éditeur ou du Centre français d?exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille - 75006Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d?une part, les reproductions strictement réservées à l?usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d?autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d?information de l?oeuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du 1erjuillet1992 - art.L.122-4 et L.122-5 et Code pénal art.425). Dépôt légal: janvier 2024 ISSN: 2555-7580 (imprimé) 2557-8138 (en ligne) Impression : imprimerie intégrée du MTECT, imprimé sur du papier certifié écolabel européen, www.ecolabel.com Commissariat général au développement durable Chiffres clés des risques naturels Édition 2023 Les spécificités géomorphologiques et climatiques des territoires métropolitains et ultramarins français exposent leurs habitants, les biens et lesactivités économiques à des phénomènes naturels variés: inondations, risques terrestres oumétéorologiques. Le dérèglement climatique est susceptible d?amplifier la plupart d?entre eux. Àpartir d?une sélection de cartes et d?indicateurs clés commentés, ce recueil dresse un panorama détaillé des principaux risques naturels. Cettepublication aborde ainsi la sinistralité, l?aléaet le risque propres à chaque phénomène, ainsi que les outils permettant de prévenir cesrisques. Service des données et études statistiques Sous-direction de l'information environnementale Tour Séquoia - 92055 La Défense cedex Courriel : diffusion.sdes.cgdd@developpement-durable.gouv.fr www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr Sommaire Données clés Éléments de contexte : observatoire, concepts et politique publique État des lieux des catastrophes naturelles en France Inondations : sinistralité, exposition et prévention Risques naturels terrestres Risques météorologiques Impacts du changement climatique Situation de la France dans le contexte international Annexes Table des matières INVALIDE)

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