Plan de mobilisation nationale sur les métiers liés à la croissance verte. Comité de filière "automobile"
Auteur moral
Auteur secondaire
CHAM, Claude (prés.)
Résumé
"Le Plan de mobilisation sur les métiers a pour but d'identifier les besoins de nouvelles compétences, que ce soit pour réaliser de nouveaux métiers ou plus généralement pour adapter, «verdir» des métiers existants. Il s'agit d'anticiper, de préparer les mutations à venir, pour former et adapter les ressources humaines de notre pays aux nouveaux défis de cette croissance « verte ». La filière automobile fait partie des filières sélectionnées parce qu'elle est amenée, pour relever les défis d'une croissance plus verte, à s'adapter en profondeur. En effet, le système actuel de « mobilité automobile » a façonné l'organisation de nos territoires et de nos modes de vie jusqu'à aujourd'hui. La route assure 83% des déplacements des voyageurs en France. Rapportée à l'ensemble des déplacements quotidiens, l'automobile reste le mode de transport dominant : utilisé dans environ 15% des cas à Paris, 50% à 70% dans les grandes agglomérations denses, 75% à 85% dans les villes petites et moyennes et près de 90% dans les territoires périurbains et ruraux.<br />
;Ce système peut être considéré comme devant évoluer pour de multiples raisons (rareté des énergies fossiles, lutte contre le changement climatique et la pollution, consommation d'espace, génération de congestion, risques d'exclusions sociales, etc.). Les évolutions attendues sont à la fois technologiques et organisationnelles. Les nouveaux modèles de véhicules individuels (à deux, trois ou quatre roues, à propulsion électrique, hybride rechargeable, ... ) et les nouveaux services de mobilité (vélos en libre service, auto partage, voitures en libre service, covoiturage), soutenus par les nouvelles technologies de communication qui seront des solutions « facilitatrices » pour accéder à la « multimodalité fluide en temps réel », devraient contribuer à une « recomposition » de l'organisation des mobilités dans chaque territoire. Même si le système se caractérise par une forte inertie puisque les innovations technologiques ne peuvent se généraliser dans le parc que sous 15 à 20 ans, ces évolutions auront vraisemblablement un impact sensible sur la filière automobile, à court, moyen et long terme." (Intro)
Descripteur Urbamet
voiture
;circulation
;innovation
;croissance verte
;mobilité
Descripteur écoplanete
Thème
Emploi - Formation - Education
Texte intégral
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21 décembre 2009
Plan de mobilisation nationale
sur les métiers liés à la croissance verte
Comité de filière automobile
Président : M. Claude CHAM, Président de l?Union routière de France
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Rapport comité de filière automobile ? Synthèse
Le Plan de mobilisation sur les métiers a pour but d?identifier les besoins de nouvelles
compétences, que ce soit pour réaliser de nouveaux métiers ou plus généralement pour adapter,
« verdir » des métiers existants. Il s?agit d?anticiper, de préparer les mutations à venir, pour former
et adapter les ressources humaines de notre pays aux nouveaux défis de cette croissance « verte ».
La filière automobile fait partie des filières sélectionnées parce qu?elle est amenée, pour relever les
défis d?une croissance plus verte, à s?adapter en profondeur. En effet, le système actuel de
« mobilité automobile » a façonné l?organisation de nos territoires et de nos modes de vie jusqu?à
aujourd?hui. La route assure 83% des déplacements des voyageurs en France. Rapportée à
l?ensemble des déplacements quotidiens, l?automobile reste le mode de transport dominant : utilisé
dans environ 15% des cas à Paris, 50% à 70% dans les grandes agglomérations denses, 75% à 85%
dans les villes petites et moyennes et près de 90% dans les territoires périurbains et ruraux.
Ce système peut être considéré comme devant évoluer pour de multiples raisons (rareté des énergies
fossiles, lutte contre le changement climatique et la pollution, consommation d?espace, génération
de congestion, risques d?exclusions sociales, etc.). Les évolutions attendues sont à la fois
technologiques et organisationnelles. Les nouveaux modèles de véhicules individuels (à deux, trois
ou quatre roues, à propulsion électrique, hybride rechargeable, ? ) et les nouveaux services de
mobilité (vélos en libre service, auto partage, voitures en libre service, covoiturage), soutenus par
les nouvelles technologies de communication qui seront des solutions « facilitatrices » pour accéder
à la « multimodalité fluide en temps réel », devraient contribuer à une « recomposition » de
l?organisation des mobilités dans chaque territoire. Même si le système se caractérise par une forte
inertie puisque les innovations technologiques ne peuvent se généraliser dans le parc que sous 15 à
20 ans, ces évolutions auront vraisemblablement un impact sensible sur la filière automobile, à
court, moyen et long terme.
La filière automobile compte, en France, 257 000 emplois directs à fin 2008 répartis entre la
construction automobile et les équipementiers de 1er rang. Elargie aux emplois induits amont et
aval, l?activité automobile emploie un peu plus d?un million de personnes (CCFA, 2009). Depuis la
fin 2008, l?industrie automobile mondiale subit une crise sans précédent, l?industrie française n?y
échappe pas. L?emploi dans le secteur est très fortement impacté par cette crise ; l?année 2009 s?est
caractérisée par d?importantes périodes de chômage technique mais aussi par la suppression de la
quasi totalité des emplois temporaires et d?importantes réductions des emplois à durée
indéterminée.
L?analyse du comité de filière s?est focalisée sur les évolutions structurantes du secteur, sans pour
autant ignorer la conjoncture difficile que connaît le secteur. Les principaux résultats peuvent se
structurer suivant les 3 grandes catégories suivantes :
1. Les activités liées à la conception des nouveaux produits
Il n?apparaît pas de raisons fortes pour que ni les effectifs (25 000 emplois pour les 2 grands
groupes français) ni le contenu des métiers n?évoluent fondamentalement dans les prochaines
années. Une grande partie de ces métiers sont déjà « verts » dans le sens où ils sont orientés vers la
conception de véhicules moins consommateurs et moins émetteurs, que ce soit pour des raisons
économiques (baisse des consommations unitaires), réglementaires (normes Euro), de marketing,
etc. Il y aura des nouveaux métiers, mais sans doute avec peu d?effectifs, et surtout il y aura des
évolutions voire des reconversions de métiers déjà existants. A tous les niveaux de qualification
professionnelle, les concepteurs devront intégrer les principes de l?éco-conception. Il y aura donc
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vraisemblablement des besoins de mise à niveau des compétences des opérateurs pour intégrer les
données du développement durable.
2. Les activités liées à la fabrication des véhicules et des sous ensembles
Pour l?activité assemblage des véhicules, il semble qu?il n?y aura pas d?impacts forts sur les
fonctions qualité, contrôleurs de fabrication, « diagnostiqueur de perte d?énergie? » car ce sont des
métiers qui devraient également progresser dans les entreprises.
3. Les activités liées à l?usage des véhicules (maintenance, distribution, services) et au
recyclage des produits automobiles
Plus que la création massive de nouveaux emplois, les évolutions technologiques et les services
associés (opération de recharge, autopartage?) devraient permettre de maintenir les emplois. Ce
maintien en activité des salariés nécessitera des formations pour l?acquisition de connaissances ou
compétences nouvelles. Il est important que les besoins de formation qui seront détectés soient mis
en place dans un délai permettant de répondre à la demande, pour éviter les carences de
qualification que l?on peut parfois rencontrer lors du déploiement de nouvelles technologies ou
nouveaux services. L?observatoire de la branche permet de répondre à ce besoin. Néanmoins, afin
de pallier le manque de visibilité sur les besoins en termes de qualification liés aux mutations
technologiques, il serait utile de prévoir pour chaque niveau de qualification, un socle de
compétences de base comportant les éléments de culture professionnelle indispensables qui
permettraient de préparer les évolutions de compétences.
Pour ces trois catégories, la mise en cohérence de l?offre et la demande d?emploi se fera à partir des
besoins identifiés, tant en terme de compétences et qualifications que des volumes d?emplois
nécessaires, par les canaux traditionnels.
La promotion des emplois verts au sein de la filière automobile pourra être un moyen d?améliorer
l?image des métiers de l?automobile auprès des jeunes, des demandeurs d'emploi, des responsables
d'orientation ou d'insertion professionnelle, des enseignants et formateurs, etc. En effet, la
désaffection des jeunes est sensible, que ce soit pour les métiers manuels manufacturiers ou de
service comme pour les métiers de l?ingénierie. La revalorisation des métiers de l?automobile passe
par la mise en avant de la diminution des nuisances que l?industrie automobile peut accomplir.
Définition des emplois verts dans le secteur automobile :
Les emplois verts de la filière automobile doivent mobiliser des compétences qui contribuent à :
- une réduction significative de l?utilisation des ressources mises en oeuvre (énergies, matières
premières, consommables, etc.) ;
- une maîtrise des impacts environnementaux négatifs liés à l?exercice des métiers ;
- un gain environnemental lors de l?utilisation des produits ou/et des services ;
afin de concourir à une mobilité plus durable.
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Principales recommandations du comité
- Dans la filière automobile, la croissance verte aura peu d?impact en termes de création de
nouveaux emplois, il s?agira plus d?accompagner des mutations et des transferts d?activité déjà en
cours. D?une manière générale, toutes les activités artisanales, commerciales ou industrielles
doivent s?assurer de maîtriser leur impact sur l?environnement et d?intégrer le développement
durable dans leurs réflexions en terme de prospective. Pour cela, des notions fondamentales dans
ces domaines devraient être intégrées dans toutes les formations et lors de la mise à jour des
connaissances des salariés dans le cadre de la formation continue. Un socle commun des
fondamentaux permettrait de donner une culture environnementale minimale. Par ailleurs, le travail
des différents observatoires des métiers doit permettre une anticipation des besoins et adaptations
nécessaires.
- Pour adapter les compétences et les qualifications professionnelles, le travail dans les instances
paritaires doit être poursuivi dans les directions suivantes :
- Travail sur les référentiels emploi des qualifications pour y intégrer les nouvelles
compétences liées au développement durable et à la technologie des nouveaux véhicules,
sans oublier la formation des enseignants ;
- Mise au point de socles de base, par filière professionnelle, comportant les fondamentaux
techniques, environnementaux et comportementaux indispensables, préalables à l?entrée en
qualification, permettant d?aborder plus facilement des reconversions professionnelles
éventuelles.
- D?un point de vue industriel, il serait souhaitable pour la filière française, au vu des mutations
technologiques à venir, de développer une filière électrique et hybride compétitive. Les métiers liées
à l?électricité automobile et à la mécatronique devraient dès lors faire l?objet d?une attention
particulière.
- Les PME sont rarement en capacité de disposer d?un emploi à plein temps dédié et spécialisé dans
la gestion de l?environnement. Elles ont cependant besoin d?expertise dans ce domaine, pour
répondre à leurs obligations ou pour mettre en oeuvre une politique de management de
l?environnement. En sécurisant le statut « d?emploi partagé » (au sens où l?emploi serait réparti sur
plusieurs entreprises qui s?associeraient pour bénéficier d?une compétence spécifique), pour les
salariés comme pour les entreprises, il serait sans doute possible de répondre aux besoins, en créant
de l?emploi.
- En ce qui concerne l?insertion des demandeurs d?emploi, il est proposé de rechercher des
modalités adaptées qui permettront d?apporter des bonifications a l?insertion, la réinsertion ou la
reconversion professionnelles, sur des emplois tels que définis comme verts dans la filière
(exemple : souplesses dans l?utilisation des contrats aidés, des outils de transition professionnelle et
des exonérations de charges sociales).
- Enfin, la promotion des emplois verts au sein de la filière automobile pourra être un moyen
d?améliorer l?image des métiers de l?automobile ; la désaffection des jeunes pour ces métiers est
aujourd?hui sensible, que ce soit pour les métiers manuels manufacturiers ou de service comme
pour les métiers de l?ingénierie. La revalorisation des métiers de l?automobile passe par la mise en
avant de la diminution des nuisances que l?industrie automobile peut accomplir.
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Introduction
Le Grenelle de l?environnement a posé les bases d?une croissance « verte », c?est-à-dire d?un
développement qui respecte l?environnement et se combine avec une diminution des
consommations en énergie, en eau et autres ressources naturelles, d?un développement qui combine
croissance économique et progrès social.
La croissance verte, socialement responsable, devrait être riche en emplois ; les différentes
évaluations chiffrent entre 500 000 et 600 000 le nombre d?emplois qui seraient créés ou préservés
par la mise en oeuvre des principales mesures du Grenelle.
De nouveaux métiers et de nouvelles compétences seront créés, à tous les niveaux de qualification,
pour répondre aux objectifs ambitieux fixés par la loi Grenelle. Ces nouvelles compétences pourront
permettre les innovations et le développement technologique. Elles pourront servir le
développement à l?international de champions nationaux spécialisés dans ces nouveaux métiers.
Le Plan de mobilisation sur les métiers a pour but d?identifier les besoins de nouvelles
compétences, que ce soit pour réaliser de nouveaux métiers ou plus généralement pour adapter,
« verdir » des métiers existants. Il s?agit d?anticiper, de préparer les mutations à venir, pour former
et adapter les ressources humaines de notre pays aux nouveaux défis de cette croissance « verte ».
La filière automobile fait partie des filières sélectionnées parce qu?elle est amenée, pour relever
les défis d?une croissance plus verte, à s?adapter en profondeur.
Définition des emplois verts dans le secteur automobile :
Les emplois verts de la filière automobile doivent mobiliser des compétences qui contribuent à :
- une réduction significative de l?utilisation des ressources mises en oeuvre (énergies, matières
premières, consommables, etc.) ;
- une maîtrise des impacts environnementaux négatifs liés à l?exercice des métiers ;
- un gain environnemental lors de l?utilisation des produits ou/et des services ;
afin de concourir à une mobilité plus durable.
Perspectives de développement à long terme (20 ans) du système automobile :
Le système actuel de « mobilité automobile » a façonné l?organisation de nos territoires et de
nos modes de vie jusqu?a aujourd?hui. La route assure 83% des déplacements des voyageurs en
France. Ainsi, rapportée à l?ensemble des déplacements quotidiens, l?automobile reste le mode de
transport dominant : utilisé dans environ 15 % des cas à Paris, 50 % à 70 % dans les grandes
agglomérations denses, 75 % à 85 % dans les villes petites et moyennes et près de 90 % dans les
territoires périurbains et ruraux.
Or ce système peut être considéré comme devant évoluer pour de multiples raisons :
- contribution aux émissions de CO2 et aux pollutions locales et à la rareté des ressources en
énergie fossile ;
- consommation d?espace pour le stationnement des véhicules et congestion par la
circulation ;
- risques d?exclusions sociales et territoriales.
Selon les experts, à un horizon de 20 ans, la plupart des paramètres structurants, sauf
événement exceptionnel ou hausse extrêmement forte du prix de l?énergie, ne devraient que
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faiblement évoluer :
- La répartition de la population entre les différentes catégories de territoires (pôles urbains,
espace périurbain, espace à dominante rurale) ne devrait pas connaître de grands
bouleversements. Même avec des politiques d?aménagement urbain très volontaristes, la
mise en oeuvre d?une re-densification généralisée des grandes villes occupera plusieurs
décennies de renouvellement urbain.
- Les reports de déplacements automobiles sur d?autres modes de transport ne pourront avoir
qu?un impact modeste sur la diminution globale de la circulation automobile, dans la mesure
où la grande majorité de ces déplacements s?effectue dans des territoires ou sur des liaisons
non concernées par ces possibilités de report modal.
- Les progrès des véhicules à très faibles consommations énergétiques sont importants et
les nouvelles technologies « propres et économes » très prometteuses. Mais leur
diffusion ne peut être que lente et progressive. Sachant que le renouvellement du parc
s?effectue sur une quinzaine d?années, les véhicules économes, qu?il est prévu de
commercialiser dans les cinq prochaines années, n?auront un impact important qu?à un
horizon de 20 ans. Un graphique en annexe, tiré d?une projection du cabinet BIPE, illustre la
pénétration progressive des motorisations alternatives.
En conséquence, si l?on veut réduire les impacts environnementaux de la mobilité, il faut penser la
mobilité autrement : imaginer de nouveaux systèmes de mobilité, aux interstices entre le modèle
automobile classique ? la voiture individuelle multifonctions ? et le transport collectif classique ?
l?autocar, l?autobus ou le tramway ? dont on voit les limites ; rechercher des solutions plus rapides à
mettre en oeuvre, telles que le choix de véhicules individuels (intermédiaires ou allégés), les
possibilités de services partagés (de mobilité ou à distance) et l?adaptation réglementaire de l?usage
du réseau de voirie très étendu et ramifié dont dispose notre pays.
Les experts considèrent que ces modèles pourraient permettre, dans des conditions techniquement,
économiquement et socialement acceptables, de limiter les kilométrages automobiles et leurs
consommations énergétiques et d?améliorer les taux de remplissage des véhicules, sans dits, ces
nouveaux modèles de mobilité pourraient donc avoir un impact sensible sur la filière
automobile.
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Première partie : Présentation de la filière (le cas échéant, par sous-filière)
En tant que composante du système de transports, l?industrie automobile a une part importante
de responsabilité dans la lutte contre le changement climatique et doit donc relever des défis
importants.
Pour être efficaces, les réponses doivent être diffusées à grande échelle et, par conséquent les
technologies doivent être à un coût abordable. L?ampleur de ces enjeux ne doit pas faire oublier
les progrès accomplis. L?évolution technologique (suralimentation par turbocompresseur, injection
à rampe commune) a porté la part du marché Diesel en Europe de 15% à 50% en 15 ans réduisant
ainsi l?émission moyenne de CO2 de 25g/km tout en apportant à l?automobiliste plus d?agrément de
conduite et de confort. Les motorisations essence ont vu la généralisation des culasses
multisoupapes amorçant le développement du downsizing. Ces gains de CO2 ont été obtenus
malgré une augmentation générale de la masse des véhicules liée à l?amélioration des prestations
(habitabilité, sécurité,?.). L?entrée en vigueur de réglementations successives conduit à une
réduction des émissions de polluants d?un facteur 10 en 20 ans.
Les pistes de progrès comprendront bien sûr la maîtrise de la masse et des dimensions des
véhicules. Mais pour ce qui concerne les motorisations, trois voies se dessinent de plus en plus
précisément : l?amélioration des moteurs thermiques, la réduction, la récupération et le
recyclage des pertes énergétiques (à travers l?hybridation notamment) et enfin l?introduction
de « carburants » en rupture (renouvelables, électricité et à plus long terme hydrogène).
La filière automobile est donc une filière-clef du système industriel européen et français qui
compte, en France, 257 000 emplois directs à fin 2008 répartis entre la construction automobile et
les équipementiers de 1er rang. Elargie aux emplois induits amont et aval, l?activité automobile
emploie un peu plus d?un million de personnes (CCFA, 2009). Le secteur de l?après-vente
(maintenance) emploie 432 000 personnes et celui de la distribution d?équipements automobiles
72 000 personnes. Si on considère l?ensemble des véhicules routiers à moteurs, il convient d?y
ajouter le secteur des cycles motorisés, des véhicules industriels (poids lourds et autobus) et des
engins agricoles, de BTP et de manutention, estimé au global à 100 000 personnes supplémentaires.
Avec 22 % d?ingénieurs (quand la moyenne de l?UE15 est de 15 %), l?industrie automobile
française regroupe des compétences de haut niveau, qui en font une filière dynamique en termes
d?innovation. Les effectifs se concentrent principalement autour des cinq grandes zones de
production des constructeurs : Île-de-France (fonctions tertiaires, siège et ingénierie), Nord-Pas-de-
Calais, Normandie (vallée de la Seine), Grand Est (Franche-Comté et Alsace) et Ouest (Bretagne).
L?activité directe engendrée par le secteur se décline en 4 catégories principales :
1. Les activités liées à la conception des nouveaux produits
2. Les activités liées à la fabrication des véhicules et des sous ensembles
3. Les activités liées à l?usage des véhicules (maintenance, distribution, services)
4. Les activités liées à la déconstruction, au reconditionnement et au recyclage des produits
automobiles
3 branches professionnelles se partagent la filière, à savoir :
- Les Services de l?Automobile pour les activités 3 & 4
- La métallurgie pour les activités 1 & 2
- Le commerce de gros pour la distribution des produits dans les activités 2, 3 & 4.
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L?industrie automobile est une industrie qui depuis plus de 20 ans s?est globalisée en raison
d?une interpénétration des économies, mais aussi d?une concentration croissante des constructeurs.
Enfin, la désintégration des constructeurs a initié une nouvelle relation constructeurs,
équipementiers et sous-traitants et aujourd?hui, les achats aux équipementiers représentent 70% à
80% de la valeur industrielle des véhicules.
Aussi, pour terminer cette présentation de la filière automobile française, il est nécessaire de la
replacer dans son contexte européen et mondial :
- Production de véhicules légers en 2009 : monde : 61 millions (en baisse de 8,7% par rapport
à 2008) ; Europe : 15,6 millions (en baisse de 13% par rapport à 2008) ; France : 2 millions
(en baisse de 20% par rapport à 2008) ;
- En 2009, la production française représente 13% de la production européenne et 3% de la
production mondiale. En 2009, le marché français de véhicules légers représente 15% du
marché européen et 4% du marché mondial.
Depuis la fin 2008, l?industrie automobile mondiale subit une crise sans précédent. En effet
alors que les ventes mondiales de 2000 à 2007 croissaient régulièrement de 3% en moyenne par an,
2008 marque une baisse globale de 4% liée à la baisse des marchés matures (Amérique du Nord : -
16%, Europe occidentale : -9%, Japon+Corée : -2%). L?année 2009 devrait se terminer avec une
baisse globale de -15% à -20%. Au niveau européen, une baisse globale, mais une situation très
hétérogène selon les pays : 2000-2007, marché stable autour de 16 à 17 millions de véhicules, 2008
une baisse de 9% des ventes principalement liée à la baisse de trois marchés majeurs : Espagne -
28%, Italie, -13%, UK -12%. En 2009 une baisse de 12% avec une situation contrastée, Allemagne
en hausse, France, stable, forte baisse des trois autres pays majeurs (Espagne-40%, UK -26%, Italie
-12%), reste de l?Europe 17 pays -27%.
Cette situation se traduit par l?existence de fortes surcapacités de production installées tant
chez les constructeurs que chez les équipementiers et donc par des sureffectifs ce qui tout au
long de l?année 2009 s?est traduit par d?importantes périodes de chômage technique mais aussi par
la suppression de la quasi totalité des emplois temporaires et d?importantes réductions des emplois à
durée indéterminée.
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Deuxième partie : Identifier les métiers en développement ou en transformation et évaluer les
besoins en recrutement
Impacts stratégiques :
La filière répond à un besoin fondamental de mobilité, qui devrait rester stable.
Un siècle d?amélioration de la fiabilité des véhicules ainsi que l?absolue nécessité d?une toujours
plus grande sécurisation des infrastructures font qu?aujourd?hui, l?ensemble du système de la
conception au recyclage des véhicules est sujet à une forte inertie. De ce fait, l?introduction de
nouvelles technologies ne peut se faire que lentement. Par ailleurs, toujours du fait d?une fiabilité
croissante des véhicules, de l?espacement des révisions et de la diminution du kilométrage moyen
parcouru, il est pressenti au mieux un maintien des activités liées à l?usage des véhicules
(maintenance, distribution et services), et ce malgré l?augmentation de la durée de vie moyenne du
parc roulant. A noter que le véhicule électrique est peu générateur d?opérations d?entretien (pas de
vidange?).
Le secteur de la fabrication devrait subir une baisse en 2010. Les effectifs de la production
pourraient cependant se redévelopper si les industriels ne font pas pour des raisons de
compétitivité des coûts le choix de la délocalisation de la fabrication des nouveaux véhicules
électriques et hybrides.
Par ailleurs, l?ensemble des constructeurs et des équipementiers s?étant lancés dans le
développement de nouvelles solutions de motorisation électriques ou hybrides, les activités de
conception font appel à un volume plus important et un spectre plus large de compétences, à la fois
technologiques (génie électrique) et environnementales (amélioration du bilan environnemental).
Ceci conduit à un décloisonnement progressif de secteurs qui jusqu?à présent se côtoyaient sans
zones de recouvrement (automobile, électronique industrielle, chimie des batteries?) et à
l?introduction dans l?automobile de nouveaux acteurs industriels nationaux et internationaux.
Il est prévisible que le secteur du recyclage automobile connaîtra une mutation du fait, d?une
part, de l?atteinte des taux de recyclage et de valorisation de 95% de la masse des véhicules hors
d?usage (VHU) à échéance 2015 et d?autre part, des nouvelles exigences à mettre en place du fait de
l?introduction des véhicules décarbonés dans les sites de recyclage. Un renforcement de cette filière
pourrait connaître d?autres développements ultérieurs. Des dispositifs réglementaires
encourageant l?utilisation de pièces de réemploi constituerait une voie de développement des
emplois dans les entreprises du recyclage automobile.
I. Les métiers de la conception
Les effectifs de conception des 2 grands groupes français tournent autour de 25 000 emplois
pour l?ensemble des deux. A cela, il faut ajouter les effectifs de conception chez les équipementiers
et/ou les sous-traitants et chez les constructeurs étrangers installés en France.
Compte tenu de l?analyse détaillée ci-dessous, il n?apparaît pas de raisons fortes pour que ces
effectifs évoluent fondamentalement dans les prochaines années. Il y aura des nouveaux
métiers, mais sans doute avec peu d?effectifs, et surtout il y aura des évolutions voire des
reconversions de métiers déjà existants. A tous les niveaux de qualification professionnelle, les
concepteurs devront intégrer les principes de l?Eco-conception tels qu?ils sont décrits dans
l?annexe sur l?Eco-Conception. Il y a aura vraisemblablement des besoins de mise à niveau des
compétences des opérateurs pour intégrer les données du développement durable.
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En effet, une grande partie de ces métiers sont déjà « verts » dans le sens où ils sont orientés vers la
conception de véhicules moins consommateurs et moins émetteurs, que ce soit pour des raisons
économiques (baisse des consommations unitaires), réglementaires (normes Euro), de marketing,
etc. En termes de métiers et non d?effectifs, près de 46 % des métiers sont soit déjà verts, soit
potentiellement verts. Les 54% restant sont représentés en grande majorité par les métiers de
management et de support techniques.
Le tableau suivant fait la synthèse de l?analyse par grand type de métier. Chaque métier connu a été
qualifié selon qu?il était déjà vert, potentiellement vert (évolution/mutation), induit (par la
croissance verte), sans impact (de la croissance). Les informations ont été prises auprès des deux
grands constructeurs nationaux et des équipementiers.
Métiers de la Conception Globalement Remarques
Prestations Déjà Vert à Potentiellement Vert
Conception Produit Process Déjà Vert
Conception & MAP Système Déjà Vert
Concept. et Réal. Système Industriel Avec des sans Impact.
Essais/Validation Avec des métiers Induits
Préparation et Réalisation Prototype Sans Impact
Ou seulement à la marge pour
les véhicules Hybrides et
Electriques
Spécifique recherche
Management Général Ingénierie Sans Impact
Support Technique Sans Impact
[Lecture : vert clair = métiers déjà verts ; vert foncé = métiers « verdissants » ; sans impact = la
croissance verte n?induit pas de changement de métier ; induits = la croissance verte induit de
nouveaux métiers]
Si l?on revient un peu plus dans les détails sur les métiers, il apparaît les remarques suivantes :
Concernant les métiers de Préparation et de Réalisation des prototypes, certains sont
potentiellement verts, mais la majorité semble ne pas être impactée par les changements de métiers
dus à la croissance verte. Cela dit, on peut envisager une diversification des types de véhicules
conçus puis lancés en production, par des grands groupes ou de nouveaux entrants. En effet,
l?apparition de nouveaux types de mobilité a d?ores et déjà conduit au développement de gammes
de véhicules entre le deux roues et le quatre roues : tricycles à assistance électrique pour transport
de marchandises ou de passagers, nouvelles formes de taxis, etc.
Dans les métiers de la Prestation automobile, si beaucoup de métiers sont déjà concernés par les
aspects environnementaux (consommation, dépollution, recyclage, ?) certains vont nécessairement
évoluer avec l?arrivée de véhicule moins « thermiques » (Véhicules Hybrides, ou Electriques). On
peut citer les métiers liés aux prestations concernant le bruit, le chauffage et la gestion de l?énergie à
bord.
Dans les métiers de la Conception Produit/Process, si certains métiers ne semblent pas impactés,
beaucoup sont déjà concernés par les questions environnementales :
- les métiers de la physique : (combustion, aérodynamique, ?), pour lesquels, il faut d?ailleurs
signaler que les métiers de la combustion pourraient disparaître à plus ou moins long terme en
fonction de la pénétration des véhicules électriques ou hybrides. Peut-être seraient ils réorientés
pour partie vers la gestion de l?énergie dans le véhicule car les domaines de la thermodynamique ne
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sont pas très éloignés dans ces deux problématiques. Il faut noter aussi que les métiers liés aux
matériaux vont sans doute évoluer, en particulier les métiers liés à la chimie et à la métallurgie. Le
développement du véhicule électrique implique une simplification de la conception du moteur (le
moteur électrique étant bien moins complexe que le thermique) mais l?apparition d?un nouvel
élément à haute valeur ajoutée : la batterie. Le développement d?une filière batterie en France
occasionnerait de nombreux emplois, d?autant que certaines entreprises françaises produisent d?ores
et déjà en France des batteries automobiles ;
- les Métiers de la Simulation Numérique risquent eux aussi de voir leur barycentre passer des
simulations de combustion vers de simulations de systèmes complexes interagissant entre eux,
comme on peut le constater en électronique et mécatronique.
Dans les métiers de la Conception et de la Mise au Point (MAP) Système. Ces métiers sont peut-
être ceux qui verront le moins de révolution dans leur secteur. Ce sont des métiers déjà concernés
par l?environnement puisque ce sont des métiers qui visent pour part au contrôle du moteur
thermique pour tenir les normes de dépollution et les consommations des véhicules. D?autre part,
ces métiers mobilisent des compétences que nous imaginons devoir être de plus en plus nécessaires
avec les véhicules du futur. Car ils traitent de communication entre systèmes, d?automatisme et de
réglage des commandes des systèmes. Il est nécessaire de noter aussi les grands besoins qui risquent
d?apparaître dans les métiers de la mécatronique et de l?architecture des systèmes.
Pour la Conception et la Réalisation des Systèmes Industriels, ces métiers sont déjà concernés
par les normes environnementales mais pourraient dans un avenir proche voir la partie
environnementale de leur métier s?accroitre encore. C?est pourquoi ils sont considérés comme
potentiellement verts de façon globale. Certains métiers de cette catégorie ne seront sans doute pas
impactés par la croissance verte : par exemple les métiers liés à la performance des machines
(conformité de pièces, tenue des cadences?).
Pour les métiers des Essais et des Validation, les métiers liés à la préparation des essais et des
supports d?essais pourraient ne pas changer directement à cause de l?arrivée de véhicules hybrides
ou électriques, mais seront toujours nécessaires avec de petits impacts. C?est pourquoi ils sont
potentiellement verts, avec une proportion de métiers induits.
Les Métiers Spécifiques de la Recherche sont déjà orientés vers les véhicules de demain, et
incluent nécessairement les aspects environnementaux.
En conclusion de ce rapide tour d?horizon des métiers de la conception automobile, il apparaît qu?il
faudra préparer des évolutions de métiers plus ou moins fortes, ce qui devra s?accompagner d?un
effort de formation tant en formation continue (pour préparer les virages professionnels) qu?en
formation initiale.
II. Les métiers de la production
L?activité de manufacturing, qui est aujourd?hui architecturée quasi-exclusivement autour d?un
moteur à combustion interne (moteur thermique), va connaître une évolution avec la fabrication
de véhicules à moteurs électriques et hybrides. Cette évolution devrait être très progressive.
Pourtant, le développement des véhicules électriques et hybrides reste aujourd?hui difficile à
anticiper car influencé par des facteurs indirectement liés à la filière. Il ressort néanmoins des
estimations actuelles que les véhicules hybrides se développeront plus rapidement que les véhicules
électriques dans les 20 années à venir. La part de marché des véhicules électriques devrait être
comprise entre 2 et 5% des ventes mondiales à l?horizon 2020 mais la croissance significative
14/67
n?interviendrait qu?à partir de 2015. Les véhicules hybrides devraient connaître une part de marché
à 2 chiffres dès 2020.
Deux ou trois types de production vont donc « cohabiter » pendant encore quelques décennies. La
perte d?emplois industriels liée à la baisse des volumes de moteurs thermiques fabriqués en France
pourrait atteindre 8000 emplois. En effet, la France produit plus de moteurs thermiques qu?elle
n?assemble de véhicules. Ces pertes d?emplois pourraient néanmoins être compensées par la
création d?une filière autour du groupe motopropulseur électrique (moteur + batterie) à destination
des véhicules électriques et des véhicules hybrides électriques (entre 15 000 et 30 000 à l?horizon
2025-2030 selon le cabinet de consulting « groupe Alpha »). La France dispose, en effet, de
compétences et savoir-faire en matière d?ingénierie électrique mais n?a pour le moment que peu de
capacités industrielles dans l?industrie électrique appliquée à l?automobile. Le volume d?emploi
dans l?activité manufacturing devrait donc rester à peu près constant si la filière batterie est
développée en France. Certains constructeurs ont d?ores et déjà annoncé la fabrication de véhicules
électriques en France, sur une même ligne de production que pour les variantes thermiques du
véhicule.
Pour l?activité assemblage des véhicules, il semble qu?il n?y aura pas d?impacts sur les emplois
et compétences nécessaires. En effet, cette activité est déjà en constante évolution et une
adaptation des lignes de production permettra l?assemblage des véhicules électriques. Ce sont les
mêmes personnels qui travailleront demain sur ces lignes d?assemblage. En effet, le process
d?assemblage est automatisé et le coeur du métier restera la conduite/pilotage de systèmes
automatisés.
Il reste à identifier les compétences qui seront nécessaires à la fabrication des batteries et le
volume d?emplois si l?on s?oriente vers une production de masse des batteries (les batteries sont
lourdes, volumineuses, fragiles et nécessiteront un process de production différent). Il ressort en
première analyse que les compétences en électronique et électricité vont s?accroître dans les années
à venir. Les techniciens qualité, contrôleurs de fabrication, « diagnostiqueur de perte d?énergie? »
sont des métiers qui devraient également progresser dans les entreprises.
Selon les constructeurs, les impacts « métiers » sur les véhicules de demain concerneront
essentiellement les véhicules hybrides qui nécessitent d?assembler des pièces supplémentaires, d?où
la création ou l?adaptation des postes de travail par formation et reconversions (actions déjà
engagées). Pour les dispositifs de stop&start ou les véhicules électriques, il n?y aura pas de création
de nouveaux postes de travail. Pour l?assemblage de moteurs électriques ou de batteries, les
hypothèses sont en cours d?étude mais cela nécessiterait vraisemblablement la création ou
l?adaptation de postes de travail par formation ou reconversion.
En conclusion, les emplois verts identifiés dans l?activité production sont :
Poste Evolutions Horizon du besoin
(1-5-10 ans)
Nature des évolutions
Montage des moteurs
et organes hybrides
Nouveaux postes 1 Formation/reconversion
Montage des batteries
hybrides
Nouveaux postes 1 Formation/reconversion
Logistique batteries,
moteurs et organes
hybrides
Nouveaux postes 1 Formation/reconversion
Tests fin de ligne Postes adaptés 1 Formation/reconversion
15/67
véhicules hybrides
Assemblage de
moteurs électriques
Postes adaptés 5 (hypothétique) Formation/reconversion
Assemblage de
batteries
Nouveaux postes 5 (hypothétique) Formation/reconversion
Logistique des
composants de
batteries
Nouveaux postes 5 (hypothétique) Formation/reconversion
III. Les métiers à l?aval de la production (distribution, services, maintenance, recyclage, etc.)
La filière automobile est non seulement constituée d?une branche industrielle, rassemblant les
constructeurs et les équipementiers, mais également d?un secteur tertiaire composé d?activités de
distribution, de maintenance, et de services complémentaires (dépannage-remorquage, location de
véhicules, recycleurs agréés, etc). Ces métiers sont regroupés dans le cadre des conventions
collectives : des services de l?automobile, des commerces de gros et pour certains métiers, de la
métallurgie. La filière dite « automobile » couvre le véhicule léger (VL), mais également le
véhicule utilitaire léger (VUL), le véhicule industriel (VI) et les véhicules à 2 roues.
Les services rendus par ces métiers contribuent de manière significative à la réduction de l?impact
lié à l?usage des véhicules :
- Informer les consommateurs pour l?achat d?un véhicule adapté à leurs besoins et le plus
sobre possible ;
- Informer le consommateur pour une bonne prise en main du véhicule par son acquéreur, en
vue d?une utilisation optimale (en particulier pour les véhicules à avec une nouvelle
motorisation) ;
- Maintenir l?ensemble du parc de véhicules en vue de les conserver à leur niveau optimal de
consommation et d?émission ;
- Améliorer des performances du parc actuel par l?installation d?équipements en deuxième
monte ;
- Réparer plutôt que changer ;
- Vérifier la conformité du parc roulant quant aux niveaux d?émissions de pollution et niveau
sonore ;
- Informer le consommateur sur les différents carburants existants et leur impact
environnemental ;
- Louer des véhicules (parc récent et entretenu) : usage partagé ;
- Assurer l?inter-modalité entre les modes de déplacement, libérer de l?espace sur les voies de
circulation par la mise en oeuvre de parcs de stationnement ;
- Former à l?éco-conduite (formation initiale et/ou continue) qui permet d?acquérir un
comportement pour une conduite limitant la consommation de carburant ;
- Echange réparation ou échange standard d?éléments hors d?usage ;
- Vendre des équipements réduisant l?impact sur l?environnement comme par exemple les
pneumatiques « verts », les filtres à particules ou les pièces de réemploi ;
- Dépolluer et démonter les véhicules Hors d?Usage en vue de leur recyclage.
La convention des services de l?automobile compte plus de 450 000 personnes dans 92 000
entreprises, soit 58% des emplois de la filière automobile. Il faut y ajouter 27 000 salariés du
commerce de gros en pièces détachées pour l?automobile et le poids lourds et quelques milliers de
personnes relevant du secteur de la métallurgie, soit près de 30 000 personnes supplémentaires. A
cette dimension sociale, il convient d?ajouter un poids économique considérable, représentant 49%
16/67
du chiffre d?affaires total de la filière.
Les services de l?automobile regroupent des activités non délocalisables, qui assurent un service de
proximité, concourant ainsi de façon sensible à l?aménagement du territoire. La profession est
d?ailleurs représentée dans le comité stratégique et le comité d?orientation pour le commerce de
proximité, dont les travaux sont en cours. A noter que du fait de la crise actuelle, ce secteur
d?activité a connu une réduction de sa masse salariale en 2009.
Source CCFA
Les métiers des services de l?automobile et autres véhicules seront amenés à évoluer pour répondre
à des besoins découlant d?une évolution technologique du produit (hybride, électrique) et des
modifications quant au mode de consommation de la mobilité (usage, plutôt que possession).
Aussi les acteurs de la distribution, de la maintenance et des services de l?automobile connaîtront
vraisemblablement plus une évolution de leurs emplois, qu?une création de nouveaux emplois :
- nouvelles compétences (en spécialisation ou non) pour la vente et la maintenance des
véhicules hybrides ou électriques ;
- consolidation de l?activité par la mise en oeuvre de l?éco-entretien tel que prévu à l?article 13
de la loi « Grenelle 1 » ;
- validation par le contrôle technique, des performances du parc liés aux nouvelles
technologies ;
- développement de postes de gestion de parcs automobiles, d?infrastructures de recharge,
etc. ;
- nouvelles compétences relatives à l?éco-conduite chez les instructeurs.
Plus que la création massive de nouveaux emplois, qui conduirait globalement à augmenter le
nombre de salariés de la branche, les évolutions technologiques et les services associés vont
permettre de maintenir les emplois. Ce maintien en activité des salariés nécessitera des formations
pour l?acquisition de connaissances ou compétences nouvelles. Il est important que les besoins de
formation qui sont détectés soient mis en place dans un délai permettant de répondre à la demande,
pour éviter les carences de qualification que l?on peut parfois rencontrer lors du déploiement de
nouvelles technologies ou nouveaux services. L?observatoire de la branche permet de répondre à ce
besoin. A ce titre, l?ANFA et le GNFA ont travaillé à l?élaboration d?un plan d?appui au maintien et
au développement des emplois dans la branche des services de l?automobile. Ce plan prévu pour les
trois prochaines années, comprend entre autres l?adaptation aux évolutions technologiques.
17/67
Les métiers des services de l?automobile disposent d?outils de formation et d?observation qui ont
depuis de nombreuses années assurés la formation des salariés, en s?adaptant régulièrement aux
évolutions déjà vécues par le secteur automobile (les véhicules d?aujourd?hui n?ont rien à voir avec
ceux d?il y a trente ans). Ainsi, la branche des services de l?automobile est en veille, à travers son
observatoire, sur l?évolution des métiers et des emplois. Par ailleurs, elle a créé un répertoire
national des qualification des services de l?automobile (RNQSA). Afin de pallier le manque de
visibilité sur les besoins en termes de qualification liés aux évolutions et mutations technologiques,
il est prévu pour chaque niveau de qualification, un socle de compétences de base comportant les
éléments de culture professionnelle indispensables qui permettent de préparer les évolutions de
compétences.
Les nouvelles compétences que devront acquérir les salariés seront acquises dès la formation
initiale chez les nouveaux entrants (sous forme d?option ou de spécialisation suivant les cas). Les
évolutions du produit automobile sont mises en oeuvre par les constructeurs en lien avec les
équipementiers. Les constructeurs commercialisent leurs véhicules dans un réseau de distributeurs
agréés, assurant la formation nécessaire des opérateurs de commercialisation.
Le tableau suivant donne la synthèse des évolutions à attendre dans les filières aval de
l?automobile ; il s?appuie sur l?étude détaillée en annexe.
Activité Métiers
identifiés en
2009 (RNQSA)
Estimation
du nombre
de
profession
nels
Emploi Activité/métier/compétence en devenir
(ADEME/ANFA) liés à la préservation de
l?environnement
Conséquences sur la
formation
Acteurs émergents
Ecole de
conduite
Centre de
formation
Moniteur
d?auto-école
Formateur de
moniteurs
Directeur
d?écoles de
conduite
22 000
(Unedic
08)
Vert - Conseil et apprentissage de l?éco-conduite
- Formation post-permis
-Prise en compte de
l?éco-conduite dans la
nouvelle certification en
cours de construction
-formation continue
obligatoire pour les
enseignants de la
conduite déjà en poste
Vente de
véhicules
Préparateurs
Métiers de la
force de vente :
Chef de vente
Conseiller
commerciaux
Conseiller en
financement
Vendeurs
automobile
s/
professions
intermédiair
es
commercial
es
20 000
(RP99)
Vert - Vente de nouveaux véhicules (électriques
notamment)
- Vente de nouveaux services de mobilité
- Nouveaux outils pour la vente de véhicules
et/ou de services (technologie de l?information
et de la communication)
- En charge des négociations avec les
collectivités locales (VE)
-Mêmes fondamentaux
de la vente
-Formations
constructeurs axées sur
les nouveaux produits
-Elévation du niveau de
compétences exigées
(renforcement de la
notion de services)
- Nouveaux
constructeurs : Bolloré,
Heuliez
- Vente de
véhicules/services sur
Internet
- Collectivités locales
Location Préparateurs
Chef d?agence
Agents
comptoirs
14 000
(Unedic08)
Vert - Vente de nouveaux services de mobilité (co-
location, autopartage, covoiturage)
- Gestionnaire de flottes de véhicules en libre
service (marguerite à Nantes, Caisse
commune)
- Technologie de l?information et de la
communication dans une logique multimodale
- Conseil en mobilité pour une mobilité plus
durable
-Elévation du niveau de
compétences exigées
(renforcement de la
notion de services ;
maîtrise des
technologies de
l?information)
- Société de service
- SNCF, sociétés de
transport
- Assureurs
- Collectivités locales
- Opérateurs de
télécommunication
- Grande distribution
alimentaire (Leclerc,
super U, carrefour?)
- Associations,
18/67
agences locales de
mobilité
Distribution
de
carburant
Chef de station
Employé de
station service
13 000 (RP
99)
Vert - Développement des biocarburants de
seconde génération
- Location/recharge de batteries pour le
véhicule électrique
-pas de réels besoins
apparents
-formation SE pour la
distribution de carburant
(électricité)
- Distributeurs
d?électricité
- Fabricants et
installateurs de bornes
de recharge pour
véhicules électriques
ou hybrides
rechargeables
- Grandes surfaces
Infrastructu
res de
charge
électrique
Electriciens Vert - Equipement des copropriétés en prises
électriques dans les garages, équipement des
lieux publics
- Conception et réalisation d?infrastructures de
charge
- Maintenance des infrastructures de charge
Entretien/r
éparation
Opérateur de
services
rapides
Mécanicien de
maintenance
automobile/VI
Technicien/
Electrotechnicie
n
Electricien
Réceptionnaire
AV
Chef AV
Artisans MRA
160 000
(RP99)
Vert - Maintenance des batteries pour le VE
- Maintenance des nouvelles technologies
émergentes dans les véhicules (hybridation,
électronique embarquée, systèmes
d?assistance à la conduite, systèmes
d?amélioration du moteur thermique,
traitement des gaz d?échappement)
-Des véhicules avec des entretiens de base
de plus en plus espacés, et plus fiables ;
cependant des pannes complexes
-Les métiers les moins qualifiés, axés sur
l?entretien de base, seront touchés
- Métier électricien et diagnosticien automobile
en progression / élévation du niveau de
compétences
- Gestion des déchets (collecte, stockage,
évacuation sélective)
- Eco-entretien (maintien des capacités du
véhicule en matière de rejet des émissions
polluantes)
-renforcement des
besoins en
compétences dans le
diagnostic et l?entretien
des systèmes
complexes (diplôme
d?ingénieur récemment
créé par la banche)
-besoins en FC pour
permettre aux salariés
d?accompagner les
évolutions
technologiques
Carrosseri
e/peinture
Peintre
Carrossier
Carrossier-
peintre
30 000
(RP99)
Vert - Réparation privilégiée au changement de
pièces (pression des assureurs)
- Réparation sur de nouveaux matériaux en
carrosserie (induit de nouvelles techniques
d?assemblage)
- Gestion des déchets (collecte, stockage,
évacuation sélective)
-formation sur les
nouvelles techniques
pour les salariés en
poste (déjà prise en
compte dans les
référentiels qui sont
évolutifs)
Distribution
de pièces
Magasinier
Chauffeur/livreu
r
Réceptionnaire
Vendeur
30 000 Vert - éco-entretien
- post-équipement
- vente de pièces de réemploi
Stationne
ment
Agent
d?exploitation
de
stationnement
Responsable
d?exploitation
de
stationnement
5 000
(Rapport
de
branche)
Verdiss
ant
- Gestionnaire de véhicules en libre service
(autopartage, vélo)
- Technologie de l?information et de la
communication (réservation)
- Recharge de batteries pour le véhicule
électrique
-formation SE pour la
distribution de carburant
(électricité)
Contrôle
technique
Contrôleur
technique
Chef de centre
10 000
(Unedic08)
Verdiss
ant
- Nouveaux points de contrôle pour le VE (10
ans)
- Conseil en éco-conduite
-si évolution
réglementaire
Démolition
et
recyclage
Démonteur
automobile
Agent de
sécurité qualité
en démontage
automobile
12 000
(Rapport
de
branche)
- Augmentation de l?activité de recyclage liée
aux nouvelles normes (collecte, stockage,
recyclage, valorisation des déchets)
- Recyclage des batteries VE (15 ans)
-formations en fonction
de l?évolution de la
législation en vigueur et
des nouvelles exigences
en termes de QSE
19/67
Mobilité
intégrée
- Consultants
en mobilité
- Services
techniques
« Mobilité » des
collectivités
locales
- Gestionnaires
de mobilité
- Ingénieurs en
systèmes
d?information
- Gestionnaires
de flottes de
véhicules
Vert - Transport à la demande
- Nouveaux services de mobilité
- Conseil en mobilité
- Gestionnaire de véhicules
- Développement du vélo
- réparation/rénovation des pièces détachées
- formation continue en
collectivités locales,
entreprises, bureaux
d?études
- soutien à la création
d?entreprise dans le
domaine de la mobilité
- axe « environnement »
des formations en
transport à l?université
- Société de service
- SNCF, sociétés de
transport
- Assureurs
- Collectivités locales
- Opérateurs de
télécommunication
- Grande distribution
alimentaire (Leclerc,
super U, carrefour?)
[Lecture : Emploi vert : mobilise des compétences permettant de limiter l?impact négatif dans
l?exercice du métier et l?utilisation de l?automobile ; Verdissant : emploi tendant vers l?emploi vert ;
Induit : induit par ou associé à un emploi vert (support administratif?)]
IV. Transferts prévisibles d?activités entre secteurs voisins :
De multiples transferts d?activité peuvent s?opérer entre secteurs ou sous secteurs, selon une logique
de vases communiquant, en fonction de l?apparition de nouveaux produits, de l?évolution des
mentalités, des possibilités d?inter-modalité et des stratégies de développement choisies par les
industriels.
Ainsi, il pourrait y avoir un déplacement des besoins de main d?oeuvre de la fabrication vers la
conception, la maintenance et le recyclage, tout en restant dans le domaine des produits
automobiles. Par ailleurs, la filière batterie peut, si elle est développée en France, être un gisement
important d?emploi.
Un autre glissement des emplois est perceptible de l?automobile vers les 2/3 roues, avec la
commercialisation de vélos et de scooters électriques. Ces produits voués à une utilisation urbaine
ou de loisirs connaissent actuellement un engouement des consommateurs, et pourraient empiéter
quelque peu le marché du 4 roues (seconde ou 3éme voiture).
Ces produits, d?origine asiatique, ne génèrent pas d?activité de production mais des besoins de
maintenance et une mise à niveau des opérateurs. Il n?est pas exclu que le marché automobile lui-
même se trouve à terme soumis à la concurrence de véhicules électriques asiatiques 4 roues légers
ou ultra légers, bon marché, sans équivalents en France. C?est pourquoi il serait prudent de
conserver autant que possible les activités de conception et de fabrication des nouveaux véhicules
électriques sur le territoire français.
20/67
Troisième partie : Définir les besoins en formation et organiser des parcours professionnels
Etat des lieux des dispositifs :
3 dispositifs de formation qualifiante coexistent, s?adressant prioritairement à des segments de
population différents :
- Les Titres Professionnels d?état (TP) s?adressent aux demandeurs d?emploi adultes ou aux publics
en reconversion ;
- Les Certificats de Qualification Professionnelles concernent les salariés (CQP de branches) ;
- Les Diplômes de l?Education Nationale s?adressent aux jeunes.
Dispositif des Titres Professionnels d?état
appliqués aux domaines de la mécanique, de l?électricité et de l?électronique automobile.
Conception Fabrication Maintenance Déconstruction
Niveau 5 (CAP-BEP) - AFI MA - EA - MRCM - CTA AD - ATD
Niveau 4 (Bac Pro) - TMI TDRA - TRMTO -
Niveau 3 (BTS) TSCI - TSAE TSGP - TSMI - -
?TSAE : Technicien Supérieur en Applications Electroniques, option Equipements Automobiles
? TSCI : Technicien Supérieur en Conception Industrielle, option Systèmes Automobiles
? AFI : Agent de Fabrication Industrielle
? TMI : Technicien de Maintenance Industrielle
? TSMI : Technicien Supérieur de Maintenance Industrielle
? TSGP : Technicien Supérieur de Gestion de Production
? EA : Electricien Automobile
? MA : Mécanicien Automobile
? MRCM : Mécanicien Réparateur de Cycles et Motocycles
? CTA : Contrôleur Technique Automobile
? TDRA : Technicien en Diagnostic et Réparation Automobile
? TRMTO : Technicien Reconstructeur de Moteurs Thermiques et d?Organes
? AD : Agent de Démantèlement
? ATD : Agent Technique de Déchèterie (cf. Comité de filière environnement)
Les emplois se situent majoritairement aux niveaux 5 & 4 pour la maintenance et la déconstruction
et au niveau 3 pour la conception. Ils répondent à des besoins de service ou de développement et
sont par nature non délocalisables.
Par ailleurs, l?ADEME (cf. annexe) met en évidence les perspectives de développement des emplois
de la Réparation et la Re-manufacture des biens domestiques (automobiles, électroménagers,
électroniques grand public, cycles et motocycles) et de sous-ensembles tels que les batteries de
véhicules électriques, mais également le reconditionnement d?équipements électromécaniques de
véhicules (moteurs, boîtes de vitesses, systèmes d?injection électroniques?). Ces filières qui étaient
en voie d?extinction programmée reprennent de l?essor.
Dispositif des diplômes de l?Education Nationale
dans les domaines de la Maintenance - Réparation des véhicules
Niveau V
CAP Maintenance Véhicules Automobiles, Options : Véhicules Particuliers, Industriels, Motocycles
CAP Carrossier / CAP Peintre en carrosserie
CAP Vendeur magasinier en pièces de rechange et équipements automobiles
21/67
BEP Maintenance des Véhicules à Moteur, Options : Véhicules Particuliers, Industriels, Motocycles
MC Maintenance des systèmes embarqués de l'automobile
Niveau IV
BAC PRO Maintenance Véhicules Automobiles, Options : Véhicules Particuliers, Industriels, Moto
BAC PRO Réparation des carrosseries
BAC STI Génie mécanique, Option systèmes motorisés
Niveau III
BTS Après-vente automobile, Options : Véhicules Particuliers, Industriels, Motocycles
BTS Conception et réalisation de carrosseries
Diplôme d'expert automobile
Niveaux supérieurs
Une licence professionnelle en organisation et management des services de l'automobile, un master
et un diplôme d?ingénieur en management ont été mis en place récemment.
Dispositif des CQP* de Branches
Qualifications de Branche ANFA (liste non exhaustive)
Niveau V
CQP OSR : Opérateur en Service Rapide
CQP DAS - Démonteur automobile spécialiste
CQP CP - Carrossier-peintre
CQP CT - Contrôleur technique V.L. / P.L.
CQP MC - Mécanicien cycles
CQP AOL - Agent d'opérations location
Niveau IV
CQP TCM - Technicien confirmé motocycles
CQP TEEA - Technicien électricien électronicien automobile
CQP PRA - Pièces de rechange Automobile
Niveau III
CQP Technicien expert après-vente automobile
CQP RAV - Responsable après-vente
Différents CQP et titres dans la vente, le marketing et les services
(Voir la déclinaison complète filière ANFA en annexe)
(*CQP : Certificat de Qualification Professionnelle)
Qualifications de la Branche Commerce de Gros
Filière distribution:
Cette filière comporte de nombreuses qualifications dans les domaines de la logistique, la vente, le
magasinage, la gestion et le management d?univers marchands.
Projet de création de Filière Technique :
Cette filière vise à qualifier les salariés chargés d?interventions techniques concernant, selon le cas :
Les interventions de service après-vente, les contrôles techniques, l?adaptation des produits, la
réalisation de plans et les calculs associés, les prestations de services (dépanneur, contrôleur SAV,
dessinateur, technicien de planning, agent d?étude, mécanicien, électricien, chauffagiste, diéséliste,
électronicien?). La FEDA a initié un groupe de travail sur les emplois et les qualifications
permettant d?accompagner les nouvelles technologies automobiles.
(Voir liste des emplois repères FEDA en annexe)
Qualifications de la Branche de la Métallurgie
Métiers de la production :
22/67
Consulter la liste des CQPM développés par l?UIMM
Consulter l?Observatoire des métiers et des compétences interne mis en place par PSA
Qualifications des Chambres consulaires et autres organismes
Métiers du service après vente :
Commercial en automobile
Brevet professionnel
Brevet de Maîtrise
Mécanicien en maintenance des véhicules automobiles (ESAM - Défense)
Définition des nouveaux besoins en formation
D?une manière générale, toutes les activités artisanales, commerciales ou industrielles doivent
s?assurer de maîtriser leur impact sur l?environnement et d?intégrer le développement durable dans
leurs réflexions en terme de prospective. Des notions fondamentales dans ces domaines devraient
être intégrées dans toutes les formations et lors de la mise à jour des connaissances des salariés dans
le cadre de la formation continue. Un socle commun des fondamentaux permettrait de donner une
culture environnementale minimale.
Les préconisations données ci-dessous se basent sur une perspective d?évolution de la demande du
marché vers des produits d?une efficacité énergétique toujours croissante. Ceci impacte les filières
de la conception et celle liées à usage des produits. Les normes environnementales impulsent quant
à elles la filière déconstruction et recyclage. Le troisième principe de raisonnement est la prise en
compte de glissements possibles d?activités d?un secteur à un autre, engendrés notamment par la
mise en oeuvre de l?inter-modalité des moyens de transports, et l?apparition de nouvelles activités.
De façon générale, que ce soit pour la formation initiale, la formation continue ou la formation
territoriale, la définition des besoins doit être examinée dans le cadre habituel des négociations
paritaires avec l?ensemble des partenaires. Les métiers de l?électricité automobile, mécatronique,
déconstruction et reconditionnement pourraient faire l?objet d?attention particulière. Quelques
éléments d?analyse et de préconisation plus précis sont détaillés ci-dessous.
Formation initiale
Filière des formations de la conception :
Passage de la conception industrielle classique à l?Eco-Conception, qui intègre la globalité du cycle
de vie du produit, recyclage compris, dès sa conception (cf. Norme ISO 14000). L?efficacité
énergétique des produits et la réduction de leur impact sur l?environnement sont les principaux
critères recherchés (cf. annexe sur l?Eco-Conception).
? Rénovation des formations de la conception industrielle basée sur l?Eco-Conception :
Formation TSCI : Technicien Supérieur en Eco-Conception Industrielle, option Systèmes
Automobiles (niveau 3)
L?électrification des véhicules est un des axes majeurs de la mutation technologique qui a débuté.
Sont impactés les secteurs de l?électricité automobile, de l?électronique embarquée, de
l?électromécanique et des accumulateurs électriques
? Développement des formations de l?Electronique appliquée aux équipements automobiles :
Formation TSAE : Technicien Supérieur en Applications Electroniques, option Equipements
Automobiles (niveau 3)
? Développement des formations de l?informatique temps réel embarquée :
Formations CDSE (Développeur) et TSAII (automatisme / informatique industrielle)
23/67
Filière des formations de la maintenance automobile :
Adaptation aux évolutions des formations de la maintenance des véhicules :
- EA (Electricien Automobile) : Intégration des opérations de maintenance des véhicules
électriques ;
- TDRA (Technicien en Diagnostic - Réparation Automobile) : Diagnostic des Véhicules
électriques ;
- MRCM (Mécanicien Réparateur de Cycles et Motocycles) : Intégration de la maintenance
des cycles & motos électriques, création d?un titre spécialisé dans la maintenance des cycles
électriques.
Adaptation aux évolutions technologiques des formations de la maintenance des engins :
- Maintenance des engins de chantier niveau 5 et 4 (MREC & TMMC) ;
- Maintenance des engins agricoles / Parcs et Jardins / Matériels de Manutention (MEEM
niveau 5) (TMMA niveau 4).
Veille sur l?opportunité d?une formation de mécatronicien (transverse à l?ensemble des véhicules).
Filière des formations de la déconstruction automobile et du recyclage :
- Renforcement, mise à niveau et adaptation aux évolutions des formations de la déconstruction des
véhicules ;
- Veille sur l?opportunité d?une formation spécialisée dans le recyclage des batteries ;
- Veille sur l?opportunité d?une formation liée au reconditionnement d?équipements automobiles.
Préconisations générales pour toute formation initiale :
o Intégrer dans chaque formation initiale, un module d?initiation aux pratiques du Développement
Durable (module intitulé Eco-citoyenneté) ;
o Créer, par domaine professionnel, un socle de base de compétences transverses, préalable à la
qualification, facilitant des reconversions professionnelles ultérieures ;
o Rechercher des décloisonnements inter-sectoriels permettant d?établir des passerelles entre des
métiers qui tendent à se croiser de plus en plus (ex : la mécatronique).
Définition des nouveaux besoins en formation continue des salariés:
- Adaptation des compétences aux évolutions technologiques ;
- Mise à niveau des opérateurs relativement aux nouvelles pratiques du développement durable ;
- Renforcement des compétences des opérateurs en électricité automobile.
Les partenaires sociaux de la branche des services de l?automobile, à travers de nombreux accords
paritaires, ont développé et développeront des dispositifs de type EDEC, plans d?appui et GPEC,
mis en oeuvre par l?ANFA et le GNFA.
Adaptation de l?offre des dispositifs de formation territoriaux :
Les dispositifs de formations régionaux de la filière véhicules / engins nécessitent un renforcement
soutenu, car ils constituent un investissement rentable en matière d?insertion professionnelle :
- en conduisant à des emplois durables et non délocalisables de la maintenance des
véhicules ;
- en permettant l?insertion professionnelle des jeunes par des filières courtes (de 3 à 10 mois
selon le niveau de technicité requis), dans les métiers en tension et les nouveaux métiers ;
- en permettant la requalification des demandeurs d?emploi dans le cadre des reconversions
professionnelles.
Les partenaires sociaux de la branche des services de l?automobile ont donné mandat à l?ANFA
pour engager des partenariats avec les conseils régionaux. A ce jour, 16 contrats d?objectifs
régionaux ont été signés.
Les centres de formation pourraient être associés en tant que partenaire formation aux initiatives
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régionales ou locales touchant au développement de nouveaux modes de mobilité (exemples : projet
de mise en place d?un parc de vélos en libre service, de véhicules en auto-partage, d?un système
inter-modalité des transports : train - vélo ou véhicule électrique à 2, 3 ou 4 roues ?).
La communication institutionnelle devrait être renforcée sur la valorisation des métiers à dominante
manuelle dans le secteur de la maintenance des véhicules, pour générer de nouvelles vocations aux
métiers, permettant d?alimenter ces dispositifs.
Les emplois de la maintenance des véhicules jouent, pour les jeunes, le rôle de première insertion
professionnelle et, du fait de leur polyvalence technique, peuvent servir de tremplin vers les emplois
de la fabrication industrielle. L?inverse est plus difficile.
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Quatrième partie : Orienter et mettre en cohérence offre et demande pour faciliter les
recrutements (Actions de l'Etat, actions des régions)
La mise en cohérence de l?offre et la demande d?emploi se fera à partir des besoins identifiés, tant
en terme de compétences et qualifications que des volumes d?emplois nécessaires. Les données
« marché du travail », les études prospectives menées par les différents acteurs de la filière
automobile (fédérations, branches et syndicats professionnels, Organismes Paritaires Collecteurs
Agrées (OPCA)?) permettront d?identifier les éventuelles inadéquations entre l?offre et la
demande d?emploi.
L?apparition de nouveaux métiers, une répartition nouvelle des volumes d?emploi par métiers au
sein de la filière nous amènent à mobiliser une offre de service lisible, exhaustive et efficiente pour
répondre aux enjeux de la filière : anticiper et accompagner les mutations professionnelles au sein
de la filière automobile.
Les actions menées auprès des publics en situation d?insertion professionnelle se situent à différents
niveaux :
1. information / sensibilisation des publics aux métiers liés à la croissance verte (travail
en partenariat avec les branches professionnelles, Missions Locales, Maisons de
l?Emploi) :
- réunion d?information sur les métiers, perspectives d?emploi, conditions
de travail, évolution de carrière?
- utilisation de l?Evaluation en Milieu de Travail : permet de découvrir les
conditions d?exercice d?un métier, de valider un projet professionnel
- mise en place d?ateliers techniques : dispositif de formation permettant
dans le cadre d?une alternance centre de formation/entreprise, de
découvrir un métier, les conditions d?exercice, les pré-requis?
- participation aux forums, salons des métiers afin de promouvoir les
métiers porteurs
- ???????..
2. repérage des habiletés nécessaires à l?exercice de ces métiers en mobilisant la
Méthode de recrutement par Simulation (travail en partenariat avec les Entreprises)
3. repérage des compétences acquises par les actifs (Validation des Acquis de
l?Expérience)
4. renforcement, développement des compétences des actifs salariés (en mobilisant le
Droit Individuel à la Formation (DIF), les financements OPCA, FONGECIF
(Organisme financeur des Congés Individuels de Formation), Fond d?Action pour la
Formation du Travail Temporaire (FAFTT)) et des demandeurs d?emploi
(financements de formations Etat - Région)
5. promotion des contrats en alternance (apprentissage et professionnalisation) auprès
des entreprises et des publics en insertion professionnelle en partenariat avec les
Branches Professionnelles, CFA, Chambre des Métiers??.
6. accompagnement des salariés et/ou licenciés économiques dans leur mobilité
professionnelle (accompagnement par les équipes des Cellule de Reclassement
Personnalisé/ Contrat de Transitions professionnelles (CRP/CTP))
7. accompagnement des salariés issus de la filière automobile dont l?emploi vient à
disparaître : exemple du dispositif Pôle Position mis en place en région Nord Pas-de-
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Calais (construire, pour les intérimaires et CDD de l?automobile, un dispositif
d?accompagnement des transitions professionnelles, proche de celui existant pour les
licenciés économiques CRP-CTP), décrit dans le schéma ci-dessous :
8. promotion et mobilisation, pour certains publics, des mesures pour l?emploi,
notamment le CAE passerelle (Contrat d?Accompagnement à l?Emploi) qui
permettrait la réinsertion professionnelle de publics cibles du secteur marchand vers
le secteur non marchand.
En conclusion, il nous faut :
Envers les actifs :
- identifier les « transférabilités » de compétences
- prescrire des formations ad hoc
- promouvoir les emplois verts.
Envers les entreprises :
- identifier les emplois verts
- détecter le verdissement des activités (en constante évolution)
- anticiper les besoins en compétences
Il conviendra de rechercher des modalités adaptées qui permettront d?apporter des bonifications a
l?insertion, la réinsertion ou la reconversion professionnelles, sur des emplois tels que définis
comme verts dans la filière (exemple : souplesses dans l?utilisation des contrats aidés, des outils de
transition professionnelle et des exonérations de charges sociales).
Rester dans
la filière
automobile
Intégrer
d?autres
entreprises
de la
métallurgie
Reconversion
extra filière
Développer les
compétences sur
le même métier
Transférer le
Métier (ex :
Ferroviaire versus
Automobile )
Sortir
du
secteur
Professionnalisation Professionnalisation
Ou
Qualification
Qualification
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Cinquième partie : Valoriser les métiers et les formations qui devront être pourvus en plus
grand nombre (Actions de l'Etat, actions des régions)
Il semble y avoir une certaine désaffection des métiers de l?automobile, que ce soient les métiers
manuels manufacturiers ou de service ou même plus récemment les métiers d?ingénieur. Le produit
automobile pâtit en effet d?une mauvaise image auprès des jeunes générations notamment, du fait
de son impact sur l?environnement.
Des actions de communication devraient permettre de donner une image plus positive de
l?automobile (amélioration des performances environnementales, diminution des nuisances,
innovations technologiques, etc.) et de revaloriser les métiers.
Il s?agit de faire connaître les métiers et améliorer leur image auprès des jeunes, des demandeurs
d'emploi, des actifs, des responsables d'orientation ou d'insertion professionnelle, des enseignants et
formateurs, par des actions de communication menées par les différents acteurs de la filière, et
notamment les branches Professionnelles. Ces actions de communication pourront se matérialiser
par des réunions d?informations sectorielles, des ateliers découverte des métiers, des forums
thématiques, salons, colloques, web TV, etc. Cela peut également se matérialiser par des campagnes
de revalorisation auprès des publics des métiers manuels manufacturiers ou de service, des métiers
de l?Automobile (commune aux différents organismes) et la création de passerelles inter-
sectorielles.
Les organisations professionnelles ont des outils de communication à différents niveaux. L?exemple
du coffret de découverte professionnel en 3h développé par l?ANFA à destination des jeunes et des
familles est détaillé en annexe, il répond notamment aux objectifs définis par l?Éducation Nationale.
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Annexes
Annexe 1 : Participants
Annexe 2 : Vers de nouvelles mobilités, CAS
Annexe 3 : Description de la filière automobile
Annexe 4 : Quelques exemples de projections sur les technologiques et les effectifs
Annexe 5 : Eco-conception, AFPA
Annexe 6 : Contribution du sous-groupe de travail « Usage ? recyclage »
Annexe 7 : Diplômes par filières et exemple de titre professionnel
Annexe 8 : Analyse de l?ADEME sur la filière réparation automobile
Annexe 9 : Exemple d?outils de communication/promotion des métiers
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ANNEXE 1
Participants
Claude CHAM, Président, Président de l?Union routière de France
Olivier TEISSIER, rapporteur CGDD
Maryvonne GRANDIN, Alain BLAZEKOVIC, CGDD
Collège élus et collectivités
François TOQUE, Région Ile-de-France
Jacques DARVE, Association des régions de France ARF
Organisations professionnelles, acteurs économiques
Estelle BOUCLY, Fédération nationale de l?artisanat automobile FNAA
Gérard POLO, Fédération nationale de l?artisanat automobile FNAA
Aliou SOW, Fédération nationale de l?artisanat automobile FNAA
Yves RIOU, Fédération des Syndicats de la Distribution Automobile FEDA
Joël GAUCHER, Assemblée des chambres françaises de commerce et d?industrie ACFCI
Christine CHALLE, Conseil national des professions de l?automobile CNPA
Jacques MONNET, Fédérations des industries des équipements pour véhicules FIEV
Jacqueline LAIRE, Fédérations des industries des équipements pour véhicules FIEV
Jean-Pierre TRENTI, Conseil national des professions de l?automobile CNPA
André LAURENT, Syndicat général de l?automobile SGA
Guy LAZARD, Groupement national des entreprises spécialisées de l?automobile GNESA
Capucine du RIVAU, Union routière de France URF
Collège personnalités qualifiées
Alain GILLE, Conseil national des transports CNT
Gaëtane DUBOIS, Pôle emploi
Jean-Paul HUBERT, Association nationale pour la formation automobile ANFA
Philippe MEREL, Association nationale pour la formation automobile ANFA
Pierre GUEBLEZ, agence française pour la formation professionnelle des adultes AFPA
Hervé FULBERT, agence française pour la formation professionnelle des adultes AFPA
Rabah FODIL, agence française pour la formation professionnelle des adultes AFPA
Collège partenaires sociaux
Anne VALLERON, CFE-CGC
Eric VIDAL, CFE-CGC
Collège administrations et établissements publics
Catherine BELLANCOURT, DGCIS (MINEIE)
Caroline LE MOIGN, Centre d?analyse stratégique CAS
Roseline KLEIN, ADEME
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ANNEXE 2
Caroline Le Moign
Centre d?Analyse Stratégique, 15/12/09.
Un changement de paradigme : vers de nouvelles mobi lités et un service automobile ?
Après 50 ans de massification de la voiture, on observe une structuration de nos modes de vie et de
l?organisation de nos territoires autour de la voit ure . La généralisation de la voiture individuelle a eu
pour effet de découpler les territoires du domicile, du travail et des loisirs, qui historiquement étaient
étroitement intégrés. On imagine donc difficilement comment sortir de cette « coercition à la flexibilité », où
chacun doit être libre de se déplacer malgré l?organisation « auto-centrée » du territoire. Cette dépendance
automobile est flagrante, notamment dans les territoires ruraux et faiblement urbanisés, qui réalisent trois
déplacements sur quatre en voiture1.
Mais une volonté de changement semble émerger. Plusieurs études mettent en valeur la sensibilité accrue
des consommateurs à la protection de l?environnement comme facteur d?achat : ils sont 31% en Europe de
l?Ouest à citer la protection environnementale comme raison de posséder un véhicule économique ou
propre2. Malgré cela, ils demeurent tout d?abord attachés à 46% aux économies de carburants. Cette
enquête permet de souligner que le changement ne se fera qu?en fonction de trois im pératifs : le
signal-prix, la commodité et la désirabilité . Le signal-prix demeure en effet primordial dans les choix de
l?usager. L?augmentation des dépenses contraintes3 a renforcé la perception de l?effort que représente la
possession automobile : avec 6411 euros de dépenses par an en moyenne pour les ménages motorisés, la
voiture constitue l?essentiel du budget transport des ménages. On assiste également à un véritable
découplage des évolutions : de 1994 à 2008, dans les grandes agglomérations, on observe une légère
diminution de l?usage de la voiture, remplacée par la marche à pied, les transports collectifs ou le vélo ; alors
que la voiture gagne du terrain dans les ensembles ruraux et faiblement urbanisés (76% des déplacements,
contre 55% dans les pôles urbains)4.
L?évolution des comportements de transports semble donc particulièrement lente et progressive , et
vraisemblablement plus plausible à l?intérieur des villes , où l?offre de transports est diversifiée. Ce
constat de stabilité des comportement est cependant inquiétant pour l?impact environnemental du parc
automobile : il faudra en moyenne 15 à 20 ans pour renouveler entièrement le parc français. La diffusion des
véhicules propres sera elle aussi progressive, et probablement concentrée dans les zones urbaines. Aussi,
l?évolution technologique des véhicules « au fil de l?eau » ne permettra pas de changement systémique avant
plusieurs dizaines d?années si l?on tient compte des rythmes de diffusion à travers une dynamique flux/stock.
Il semble impératif pour la filière de se positionn er sur les nouveaux comportements de mobilité,
parallèlement à la dépollution des véhicules neufs.
La course à la technologie « décarbonée » est déjà lancée
Le changement observé des attentes des consommateurs laisse à penser que le luxe de demain ne résidera
plus dans une berline mais dans une voiture au design soigné, à forte valeur ajoutée technologique et peu
polluante. Bien que le contexte socio-économique puisse induire à court terme des transformations
tendancielles de la demande et des usages de l?automobile, la persistance des aspirations à la mobilité
individuelle laissent à penser que la voiture indiv iduelle subsistera encore un temps. Afin de relever le
défi écologique et énergétique, il faudra donc révolutionner l?industrie automobile, mais de l?hybride à
l?électrique, tous les constructeurs cherchent à détenir la technologie de demain.
En termes d?efficacité écologique, c?est le véhicul e tout électrique (VTE) qui semble le plus
performant à un horizon de 10 ans ?à condition que le mix électrique du pays soit également
1 « Dans les grandes agglomérations la mobilité quotidienne des habitants diminue, et elle augmente ailleurs », Jean-
Paul Hubert, Insee Première n°1252, juillet 2009.
2 Cars Online 09/10, Understanding Consumer Buying Behavior in a Volatile Market, Cap Gemini,
3 voir le Rapport du Centre d?Analyse Stratégique,"Sortie de crise : vers l?émergence de nouveaux modèles de
croissance ?", octobre 2009.
4 voir ci-dessus Insee Première n°1252, juillet 2009.
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performant -. Mais les VTE ne sont pas un phénomène nouveau dans l?industrie automobile : au début du
XXe siècle, il s?en produisait davantage que de véhicules à moteur à combustion interne. Leur faible portée
et le pétrole peu cher ont ensuite favorisé le développement du moteur thermique. Les normes
européennes 5 et l?innovation technologique liée aux nouvelles m otorisations ont renforcé
l?attractivité de ces nouveaux véhicules . En effet, les problèmes de portée liés aux batteries électriques
sont en voie de résolution (les batteries au plomb ont laissé la place au lithium-ion, voire lithium-ion-
polymère, permettant une meilleure autonomie). C?est pourquoi les marques françaises ont déjà solidement
investi le terrain. De surcroît, ces véhicules bénéficient d?un fort appui des pouvoirs publics. Mais au-delà
des effets d?annonce, et même si tous s?accordent sur le changement en marche, il faut compter aussi avec
l?inertie du changement. L'avenir de la voiture électrique ne dépendra pas uniquement de la capacité de
l'industrie automobile à proposer une offre compétitive et des batteries assurant une autonomie suffisante.
Le VTE s?adresse d?une part à un segment bien défini du marché : principalement les navetteurs et les
urbains6. Son coût très élevé impose d?autre part de développer un concept commercial innovant permettant
de prendre en charge en partie l?achat ou la location de la batterie. Enfin son avenir est tributaire de la
capacité des partenaires publics et privés à créer un environnement favorable en équipant le maximum de
parkings et de logements avec des prises de courant adaptées, mais le modèle économique ne semble pas
encore atteint.
L?hybridation des moteurs pourrait ainsi s?accélérer, car elle apparaît, pour l?instant encore, la solution la plus
rationnelle et pratique (pas de recharge de la batterie) pour réduire la consommation d?essence et les rejets
de CO2. Ce bond technologique a plusieurs applications possibles : le moteur « full-hybrid » (Honda Prius),
le « semi-hybrid » (Mazda Demio), et la « micro hybridation » (Citroën C3). Néanmoins, son coût à l?achat et
à l?entretien et sa consommation ont engendré un lent développement du marché. Mais la croissance est en
marche, avec deux évolutions qui soutiennent ce développement : le lancement par Honda de voitures
hybrides à moindre coût (Honda Insight), et le nouveau bond technologique imminent (et très attendu) de
PSA qui lancera en 2010 l?hybride diesel sur sa gamme haute 308 et C4.
En définitive, ces évolutions laissent à penser que l'horizon de la voiture électrique demeure encore lointain
et résolument urbain, alors que la solution hybride reste encore circonscrite aux modèles relativement chers,
ce qui ne permettra pas une transformation radicale du parc avant une dizaine d?années. L'heure est donc
encore aux solutions classiques : amélioration du rendement des moteurs thermiques -avec une amorce
de rééquilibrage au profit de l'essence par rapport au diesel- et tendance au downsizing , c'est-à-dire au
ralentissement de la course à la puissance ou à la cylindrée.
Enfin, il faut souligner le rôle de la technologie comme levier de développement économique et
écologique, en ouvrant de nouvelles perspectives concernant l?accessibilité, la migration des
comportements et des systèmes de déplacements, se sont ouvert avec le web 2.0 et les technologies
associées. En effet, le déploiement de l?intermodalité impose le développement d?une source d?information
complète sur l?état des réseaux et leur disponibilité, développement auquel peuvent répondre les nouvelles
technologies.
5 La régulation européenne adoptée en 2008 impose aux constructeurs de réduire les émissions de CO2 de leur parc de
15% (par rapport à 2007) d?ici 2015, à 135 g/km. La cible 2020 établie à 95 g/km CO2 devrait être revue.
6 « A new segmentation for electric vehicles », McKinsey Quarterly, Nick Hodson & John Newman, novembre 2009
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ANNEXE 3
Description de la filière automobile
Evolution de nombre d?emplois et d?entreprises
* industrie automobile = construction de véhicules automobiles, fabrication de carrosseries et fabrication d?équipements automobiles
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ANNEXE 4
Quelques exemples de projections sur les technologiques et les effectifs
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Source : prospective CFE-CGC
« Ce scénario aboutirait à une perte totale d?emplois de ?42 000 sur 10 ans pour les constructeurs et
les équipementiers. Ces pertes seraient supérieures de 15 à 20% si l?on prend en compte les
intérimaires. Les services verraient leur volume total d?emplois stagner mais les mutations
technologiques occasionneront des besoins importants sur des spécialités liées à la motorisation et à
l?électronique. Ces perspectives s?inscrivent dans une évolution plutôt favorable des constructeurs.
Il est bien évident qu?une détérioration de leur position dans les segments M2S les obligerait à
trouver des marges de manoeuvre par la délocalisation rapide et massive de leur base industrielle. »
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ANNEXE 5
LL??EECCOO--CCOONNCCEEPPTTIIOONN,, nnoouuvveeaauu FFeerr ddee LLaannccee ddee ll??IInndduussttrriiee ffrraannççaaiissee
-- CCaaddrree ddee llaa ffiilliièèrree aauuttoommoobbiillee
AFPA
Résumé
La démarche d?ECO-Conception ne se résume pas à la simple intégration de recommandations
environnementales dans le processus de R&D des nouveaux produits, mais, bien au-delà, propose une
rénovation en profondeur de la méthodologie même de conception, déterminante quant à la compétitivité
des nouveaux produits, en mesure de s?imposer par leur pertinence face aux exigences d?un marché dont il
faut d?ores et déjà considérer la dimension planétaire.
Les produits conçu en Europe se retrouveront sur les 5 continents ; l?analyse de leur cycle de vie, et la prise
en compte des conséquences qui en découlent, doit être prévue en fonction.
Si le secteur de la production est en migration des pays du Nord et de l?Ouest vers les pays de l?Est et du
Sud, il dépend de nous de réaffirmer nos capacités d?innovation créatrice en les alliant à une nouvelle
notion de ce qu?on peut appeler tout simplement le pragmatisme, ou la capacité de se projeter de manière
concrète, responsable et durable dans l?avenir.
Il va est de même des emplois qui en découlent, en meilleure harmonie avec les caractéristiques
culturelles, historiques, en adéquation avec les prédispositions spécifiques territoriales dans nos pays, où un
repositionnement des compétences de la production de masse vers la conception « intelligente » d?une part et
les services liés à l?usage des produits d?autre part, se dessine comme la voie de développement des savoir-
faire la plus cohérente.
Contexte
Les dégradations de l?environnement liées notamment aux modes de conception, de sous-traitance, de
production, d?achats et de consommation se multiplient rapidement.
Cette situation n?est plus tolérable ni compatible avec les exigences du développement durable. Ces
propositions ont donc pour objectif d?éclairer les instances politiques et les industriels de l?importance de
l?Eco-Conception dans le cycle de vie du produit ou du service. La mise en oeuvre d?une telle pratique, sous
couvert du développement durable, est d?une part, une opportunité pour la création de nouveaux emplois
verts, et d?autre part un levier pour générer de la valeur ajoutée, critère fondamental et différenciateur de la
concurrence.
Proposition de définition d?un emploi vert
La nouvelle génération d?emploi, dit emploi vert, s?inscrit dans une démarche visant à optimiser la gestion
des ressources humaines et matérielles en assurant une cohérence systémique à la stratégie de l?entreprise,
stratégie qui repose et se bâtit autour du management environnemental, de la qualité environnementale du
produit et du service, et du respect des règles d?éthique.
Conséquences de la définition de l?emploi vert
L?emploi vert, de part ces caractéristiques écologiques, engendre des modifications comportementales dont
l?objectif est de :
- Consommer raisonnablement et à bon escient les matières premières et énergétiques grâce à la mise en
oeuvre de systèmes de management environnemental dans les entreprises,
- Intégrer des compétences environnementales (Eco-Conception) dans la conception de nouveaux produits
(ou l?amélioration significative de produit ou de service existant) pour d?une part, évaluer au mieux leur
qualité environnementale et d?autre part substituer progressivement le service au produit,
- Construire des relations entreprise/territoire avec pour objectif de créer des synergies fortes de
développement.
- Valoriser la prestation environnementale dans l?entreprise et l?amener à contribuer à la gestion en ce qui
concerne la politique environnementale, l?organisation du travail, l?hygiène, la sécurité, la santé (physique et
morale), le cadre de vie?
- Respecter les principes d?éthique pour rendre le monde humainement plus habitable et ainsi faire la
démonstration de quelques aspects positifs de la mondialisation.
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L?introduction du développement durable dans la définition des emplois verts tend à responsabiliser
davantage les entreprises industrielles dans leurs pratiques quotidiennes ainsi que les citoyens dans leur
façon d?appréhender les problématiques économiques et sociétales. En effet, la connaissance de l?entreprise,
du monde industriel, et des leviers de croissance économique permet à l?Homme de ce situer dans un
processus industriel et donc de déterminer sa part de valeur ajoutée dans l?organisation. Ces critères sont
synonymes de motivation et de mobilité professionnelle : c?est de cela dont a besoin une entreprise !
Mais la réalité n?est pas aussi simple, car pour assurer leur pérennité ou au pire leur survie, les entreprises
industrielles privilégient les impératifs économiques au détriment des valeurs portées par le modèle Eco-
citoyen. Les fortes pressions exercées par les marchés concurrentiels et la mondialisation entrainent les
entreprises dans une spirale infernale de réduction des coûts de production et plus particulièrement de main-
d?oeuvre.
Les emplois verts, sous couvert du développement durable, peuvent donc devenir un facteur de croissance et
de compétitivité si leur concept fait partie intégrante des politiques commerciales nationales et/ou
internationales.
Le développement durable : une opportunité pour la création d?emplois verts
L?avenir, à court, moyen, et long terme, des conditions de vie sur Terre est l?affaire des peuples du monde
entier. Les États, les collectivités territoriales, les entreprises et bien entendu les citoyens sont tous impactés
par ce défit dont la finalité est de générer des évolutions comportementales significatives.
La protection de l?environnement au sens large du terme, est devenue la condition sinequanone pour assurer
une croissance économique soutenue et une meilleure qualité de vie dans le travail.
Nous somme à l?aube d?une nouvelle ère où l?industrie verte aura en charge la résolution de problématiques
à dominante écologique, comme par exemple le réchauffement climatique, la destruction de la couche
d?ozone, l?effet de serre? Il appartient dorénavant aux composantes industrielles et aux états (industrialisés
ou non) de mettre en oeuvre une politique volontariste pour ré-oxygéner un modèle économique international
à bout de souffle, et peut-être obsolète.
La protection de l?environnement coûte des millions voire des milliards d?euros :
- par les pertes (humaine, écologique, financière?) que sa dégradation provoque ;
- par les mesures curatives ou préventives que nécessite sa protection, mais ces mesures créent un marché
considérable comme par exemple celui de la dépollution, du développement des technologies propres, des
services d?ingénierie et du conseil.
Le marché de la dépollution est constitué des activités suivantes :
- collecte, traitement et stockage des déchets ;
- traitement d?effluents gazeux ;
- gestion et traitement des eaux usées et des effluents liquides ;
- dépollution des sols et des sites industriels (plateformes pétrochimiques; sites nucléaires?)
- réduction des nuisances sonores, et olfactives.
Le marché de la prévention comprend :
- les investissements pour le développement de technologies et de produits « propres » et « économes en
ressources » ;
- les activités de récupération des déchets et des effluents en vue d?un recyclage, etc.
Le développement durable est en partie la solution aux problématiques écologiques car il exige la mise en
équilibre des considérations d?ordre économique et des considérations d?ordre environnemental et social
dans toutes les décisions et ce, à l?échelle mondiale, continentale, nationale et locale, dans les entreprises, les
administrations publiques et les collectivités.
L?intégration progressive de la gestion de l?environnement dans les entreprises industrielles génère des
résultats positifs d?autant plus que les acteurs économiques sont favorables à un type de démarche de progrès
utile à leur prospérité et qui s?inscrit dans la durée. Cette extension du domaine de gestion de l?entreprise, au-
39/67
delà des aspects financiers, n?est plus à considérer comme une activité facultative. En effet, une entreprise
qui se refuserait de prendre en considération le facteur environnement dans le développement, la production
ou la distribution de ses produits risquerait probablement de ne pas satisfaire les donneurs d?ordres
(investisseurs, assureurs, consommateurs, autorités publiques, collectivités?) et donc de mettre en péril une
rentabilité durable.
Les stratégies mises en oeuvre par les industriels pour la prise en compte de l?environnement dans le
processus global de l?entreprise vont du simple respect des lois et de la règlementation aux propositions les
plus complexes et complètes intégrant les trois dimensions de la gestion : financière (coûts de
fonctionnement, bénéfices), environnementale (utilisation des ressources naturelles, rejets / déchets,
utilisation des sols) et sociale (bien-être, santé et sécurité).
Repérage des emplois verts perçu par les concepteurs
Les entreprises, au travers de collectifs scientifiques, ont démontré qu?il était à la fois urgent et fondamental
d?intégrer la protection de l?environnement dans le processus global de conception. Ces pratiques
volontaristes ont permis d?aboutir à des méthodes de travail spécifiques dont l?objectif est d?évaluer, à partir
d?outils efficaces, la qualité écologique des services et des produits. Il s?agit de l?Eco-Conception, une
activité pluridisciplinaire qui reste encore méconnue ou peu utilisée faute d?en maîtriser les compétences. A
ce jour, il existe quelques guides opératoires qui restent confidentiels car ils représentent une réelle valeur
ajoutée.
L?intérêt est donc de construire une démarche d?Eco-Conception et de la généraliser pour favoriser le
développement écologique des produits ou des services, en PME comme dans les grandes entreprises.
A partir de ce constat, nous somme en mesure de dresser une liste des métiers qui sont impactés par ces
évolutions. Les voici :
- Les spécialistes en marketing
- Les spécialistes en environnement
- Les chefs de projets
- Concepteurs de Produits/Process
- Les méthodistes
- Les acheteurs
- Les designers (de structures, de formes)
- Les packageurs
- Les logisticiens
- Les techniciens de maintenance
- Les techniciens d?études
- Les techniciens de fabrication
- Les Directeurs et Directrices des ressources humaines
- Les métiers de la communication (interne / externe à l?entreprise)
- Les qualiticiens
- Les auditeurs (contrôle des bonnes pratiques)
- Les inspecteurs des services de contrôle et la justice pour pérenniser la commercialisation des produits
écologiques (limiter le risque de prolifération de marchandises auto labélisées « développement durable » et
protéger la mise sur le marché des produits dont la qualité environnementale a été reconnue). Il leur
appartient de définir un cadre juridique et de mettre en oeuvre les moyens humains et matériels pour le faire
respecter.
- La « protection civile » (spécialiste de la dépollution soudaine et accidentelle ou graduelle)
- Les assureurs (élaboration de nouvelles méthodes d?assurances et de nouvelles garanties).
Les compétences clés pour engager une démarche d?Eco-Conception
Les bureaux d?études qui ont la volonté de s?inscrire dans une démarche de développement durable doivent
dorénavant intégrer la variable « environnement » dans la conception des services et des produits et à
fortiori, apporter à l?équipe en charge du projet des compétences en environnement. Les profils justifiant de
la double compétence « Environnement - Conception » sont plutôt rares ce qui se justifie par le fait que les
concepteurs n?ont que des connaissances générales sur l?environnement et les spécialistes de
l?environnement n?ont pas les compétences en conception industrielle.
Pour faciliter l?implication et la coexistence de ces profils pendant les différentes phases d?études, un travail
40/67
préparatoire:
- à l?Eco-Conception,
- à l?analyse fonctionnelle
- au design
- à l?analyse des cycles de vie,
- au management de la qualité (ISO 9000) et de l?environnement (ISO 14000),
- au processus de développement d?un produit (pratique de l?ingénierie simultanée)
- aux méthodes d?évaluations multicritères de performance des projets (comparaison des solutions de
conception selon des critères de rentabilité, de réponse au cahier des charges et de performance
environnementale),
doit être engagé par le chef de projet ainsi que les DRH.
Ces formations permettront à l?équipe projet d?évaluer au plus juste la qualité environnementale des produits
ou des services.
La mise en oeuvre d?une telle démarche ne peut que favoriser :
- l?amélioration de la qualité
- la diminution des temps et des coûts de recherche et développement
Conditions de mise en oeuvre de l?Eco-Conception dans le développement des produits
La commercialisation d?un service ou d?un produit écologique nécessite souvent des investissements
considérables. Dans ce climat de concurrence acharnée, il est important pour l?entreprise qui innove,
d?identifier les opportunités qui lui sont offertes avant d?engager une démarche d?Eco-Conception.
L?ensemble de ces opportunités peuvent faire l?objet d?une évaluation à partir d?une liste de critères internes
et externes à l?entreprise. Il s?agit donc d?évaluer :
- l?implication et le sens des responsabilités des dirigeants, l?amélioration continue de la qualité
environnementale des produits, l?amélioration de l?image de marque de l?entreprise au travers des prestations
et des produits, la réduction des coûts (produit/process), la motivation du personnel, la volonté et la capacité
d?innover. (Critères internes)
- la satisfaction du client, la mise en oeuvre d?une veille technologique, le respect et l?anticipation des règles
environnementales, l?amélioration de la compétitivité, le caractère durable des solutions (Critères externes).
Devons nous soutenir une telle démarche ?
La pollution industrielle est perçue comme un tribut à payer en contrepartie du « Progrès » et les défaillances
coûtent cher. Les entreprises ont donc la responsabilité de limiter au maximum les accidents qui pourraient
engendrer des conséquences néfastes sur l?environnement (pollution, contamination des sols, de
l?Homme?).
Dans le cadre de la conception de nouveaux produits (ou de l?amélioration significative d?un produit
existant), les entreprises ont besoin d?outils efficaces à différentes étapes du cycle de vie du produit pour
réduire les impacts, supprimer les dangers, et ainsi favoriser la qualité environnementale du service ou du
produit. C?est en ce sens que la mise en oeuvre de la démarche d?Eco-Conception permettra à l?ensemble des
industries de supprimer les erreurs le plus en amont du processus global de conception, et ainsi ne pas
dégrader la qualité environnementale et la rentabilité du service ou du produit.
L?intégration de la donnée écologique dès l?amont des projets industriels et, en particulier, au niveau de la
conception des produits permet de minimiser les impacts à la source dans un optique de prévention des
pollutions. Cette démarche est largement préférable à l?approche curative, actuellement majoritaire au sein
de la culture industrielle, traduite le plus souvent par un report de la pollution.
En agissant au niveau de la conception des produits, les performances environnementales ont en effet toutes
les chances d?être optimales. Ainsi, Il est possible de déterminer jusqu?à
80 % des nuisances d?un produit tout au long de son cycle dès la phase de conception d?où l?importance
d?intégration de la donnée écologique dès cette étape : réfléchir au traitement du produit usagé, en termes
d?aptitude au démontage, à la réutilisation, à la valorisation...
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QUELQUES ECLAIRCISSEMENTS SYNTHETIQUES A PROPOS DE L?ECO-CONCONCEPTION
ET L?ANALYSE DU CYCLE DE VIE D?UN PRODUIT.
Les études en matière d?éco-conception peuvent, porter sur une ou plusieurs des phases du cycle de vie du
produit :
Développement du
produit
Fabrication du
produit
La distribution et le
transport du produit
L?utilisation du
produit
Fin de Vie
Utilisation de matériaux
recyclés recyclables, ou moins
énergivores
Emploi de procédés
nécessitant moins de
matériaux.
Diminution du volume ou du poids
du produit et utilisation de
matériaux recyclés pour les
emballages.
- Limiter la consommation
d?énergie
- Accroitre la durée de vie
- Favoriser la maintenance du
- Désassemblage aisé et peu
onéreux
- Dépollution facile
- Conserver la qualité des
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LISTE DE CONTRÔLE DANS LE CADRE DE L?ECO-CONCEPTION
1- Atteindre une efficacité environnementale doublée d?une fonctionnalité optimale
2- Sauvegarder les ressources
3- Utiliser des ressources renouvelables et disponibles en quantité suffisante
4- Accroître la durabilité du produit
5- Concevoir en vue de réutiliser le produit
6- Concevoir en vue de recycler les matériaux
7- Concevoir en vue de désassembler
8- Limiter l?emploi de substances dangereuses
9- Produire en respectant l?environnement
10- Minimiser l?impact environnemental du produit au cours de son utilisation
11- Utiliser des emballages respectueux de l?environnement
12- Éliminer les matériaux non recyclables en respectant l?environnement
13- Introduire une logistique respectueuse de l?environnement
Exemple de liste de contrôle
Conception Intégrant la dimension Environnementale
Quelques consignes qui peuvent contribuer à la réduction de l?impact environnemental d?un produit tout au long de son cycle
de vie.
Réduire l?emploi de
matériaux
Réduire la consommation
d?énergie
Éviter les substances
dangereuses
pour l?environnement
Faciliter la maintenance
Utiliser des technologies
d?emballage facilement
recyclable et compact
Intégrer des composants sur
les 2 faces de la carte du
circuit imprimé
Minimiser le nombre de
composants
Minimiser les quantités de
matériaux dans le boîtier
électronique et les éléments
mécaniques
Rendre le produit modulaire
Utiliser des systèmes
emboîtés (ou vissés) pour les
composants appelés à être
remplacés
Éviter les pates à joint dans
les assemblages de
composants mécaniques
Faciliter le recyclage Fournir une déclaration
environnementale
Eviter la fabrication de
pièces plastiques bi-matière
Marquer les plastiques ou
les métaux pour les
reconnaître
Éviter les étiquettes sur les
plastiques
Eviter de mouler des
matières plastiques autour
des composants métalliques
Incorporer un système de mise
hors tension
Utiliser des interrupteurs
Sélectionner des composants
de faible nécessité énergétique
Minimiser poids et volume de
produit
Utiliser les métaux non alliés de
préférence
Utiliser aussi peu de matériaux
que possible
Rendre le produit évolutif.
Employer des méthodes
d?assemblage facilitant de
désassemblage
Rendre le produit aisé à
démanteler
Éviter l?emploi de cartes de
circuits imprimés, de
composants, boîtiers,
câbles et fils incorporant
des retardateurs de
flammes bromés
Ne pas utiliser de batteries
Ni-Cd ou relais et batteries
contenant du mercure
Éviter les substances
génératrices d?allergies et
de cancers?
Éviter les substances
toxique, neurotoxique,
tératogène, dangereuse
pour l?environnement, et
destructeur de la couche
d?ozone.
Inventaire des différents
matériaux utilisés
Localisation des composants
jugés dangereux pour
l?environnement
Consommation d?énergie
Utilisation de matériaux
recyclés
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ANNEXE 6
CONTRIBUTION DU SOUS-GROUPE « USAGE - RECYCLAGE »
DEFINITION DE L?IMPACT DES SCENARII PROSPECTIFS SUR LES COMPÉTENCES ET
EMPLOIS DANS LES SERVICES DE L?AUTOMOBILE
INTRODUCTION/CONTEXTE - USAGE
La filière automobile est constituée d?une branche industrielle, rassemblant les constructeurs et les
équipementiers, et d?un secteur tertiaire constitué d?activités de distribution, de maintenance, et de services
complémentaires. Ces métiers sont regroupés dans le cadre de la convention collective des services de
l?automobile, de celle des commerces de gros et pour certains métiers, de celle de la métallurgie.
La convention des services de l?automobile compte plus de 450 000 personnes dans 92 000 entreprises, soit
58% des emplois de la filière automobile. Il faut y ajouter 27 000 salariés du commerce de gros en pièces
détachées pour l?automobile et le poids lourds et quelques milliers de personnes relevant du secteur de la
métallurgie, soit près de 30 000 personnes supplémentaires.
A noter que du fait de la crise actuelle, ce secteur d?activité a noté une inflexion de sa masse salariale en
2009.
La filière automobile couvre le VL, mais également les VUL et les véhicules à 2 roues.
A cette dimension sociale, il convient d?ajouter un poids économique considérable, représentant 49% du
chiffre d?affaires total de la filière.
Ce poids économique et social mérite d?autant plus d?être souligné, qu?il s?agit d?activité non délocalisables,
qui assurent un service de proximité, concourant ainsi de façon sensible à l?aménagement du territoire. La
profession est d?ailleurs représentée dans le comité stratégique et le comité d?orientation pour le commerce
de proximité, dont les travaux sont en cours.
On soulignera enfin la considérable capacité formatrice de la Branche, qui forme chaque année près de 68
000 jeunes et perfectionne plus de 100 000 salariés.
La Branche du commerce de gros a formé 10 000 stagiaires des entreprises du commerce de gros en pièces
détachées pour le VL, le PL et les matériels et équipements de garage.
Nos professions seront force de propositions et acteurs des mutations, qui accompagneront les évolutions de
la société actuelle en terme de consommation de la mobilité. Ces notions ont été réaffirmées à plusieurs
reprises, par exemple dans le cadre des groupes de travail animés par Jean-Louis LEGRAND, Coordinateur
interministériel du Plan véhicules décarbonés, auxquels les représentants de la profession ont activement
participé.
Définition des terminologies utilisées dans le document :
Finalité de l?activité : permet de préciser en quoi cette activité intervient pour contribuer à la préservation de
l?environnement ou à la réduction de l?impact environnemental de l?usage de l?automobile.
Qualificatif :
? Emploi Vert : mobilise des compétences permettant de limiter l?impact négatif dans l?exercice du
métier et l?utilisation de l?automobile
? Emploi Verdissant : emploi tendant vers l?emploi vert
? Emploi Induit ou associé à un emploi vert (support administratif?)
Impact sur les compétences et l?emploi :
? Mise à jour des connaissances : une formation relativement courte, telle qu?en suivent régulièrement
les salariés du secteur automobile, permettra une mise à niveau des connaissances
? Développement des compétences : les salariés devront bénéficier d?une formation longue pour
maîtriser de nouvelles technologies ou disposer de compétences nouvelles
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? Nouveaux métiers : ces métiers sont actuellement inexistants ou peu développés
Prospective : les scenarii prospectifs donnent de grandes orientations, mais il demeure aujourd?hui difficile
de quantifier précisément les volumes de ces évolutions ou mutations. Plusieurs scénarii indiquent que les
évolutions/mutations seront lentes et progressives, et qu?elles ne toucheront qu?une partie de la population.
Leur succès est lié à la proposition d?une offre adaptée aux exigences des consommateurs.
Certaines mutations nécessitent des aménagements et investissements dont on sait pour certains qu?ils ne
seront pas rentables (exple : bornes de recharge). Sans l?appui et l?aide des pouvoirs publics pour assurer ces
investissements, le développement des produits et services « alternatifs » pourrait être compromis.
Les orientations définies dans la loi Grenelle doivent maintenant être traduites en plan d?actions, comme par
exemple celui concernant les Véhicules décarbonnés, coordonnés par Jean-Louis LEGRAND et dont on
attend prochainement les conclusions.
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ACTIVITE : MAINTENANCE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Réparateurs agréés par les constructeurs, Mécaniciens Réparateurs Automobile (avec ou sans enseigne),
Centres automobiles
Au total 33 140 entreprises (dont 65% sans salariés) employant 107 730 salariés ont pour activité principale
l?entretien/réparation mécanique
(source I+C ? données 2007)
Tendances en terme d?activité : baisse d?activité du fait de fiabilité des véhicules, espacement des opérations
d?entretien?
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Maintenance de l?ensemble du parc de véhicules en vue de les conserver à leur niveau optimal de
consommation et d?émission de polluants (CO2, NOx, particules?) et de bruit. Amélioration des
performances du parc actuel par l?installation d?équipements en deuxième monte.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Optimisation des moteurs thermiques : des gains en terme de rendement sont encore possibles, ce qui
permettrait de diminuer les consommations et les émissions
- Développement du marché des véhicules hybrides et/ou électriques : en fonction de l?offre des
constructeurs et des politiques publiques d?encouragement au développement du marché, le parc des
véhicules hybrides et/ou électriques à entretenir pourrait augmenter
- Développement des TIC dans les véhicules : ces outils permettront de faciliter l?échange
d?informations relatives à l?état du véhicule, l?état de la circulation, la localisation des zones de
recharge ou rechange, la disponibilité des véhicules en autopartage?
- Mise en oeuvre de l?éco-entretien prévu à l?article 13 de la loi « Grenelle 1 » : la généralisation à
l?ensemble du parc de vérifications des pneumatiques, du réglage des moteurs, des trains roulants et
de la ligne d?échappement permettra des gains sur le niveau global de consommation et d?émission
- Pose d?équipements en deuxième monte : le changement de filtres à particules, de filtres à
carburants?., la pose de réservoirs GPLc (1412 véhicules transformés entre janvier et août 2009)
permettent de réduire les émissions ou la mise en oeuvre de carburants alternatifs
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant les
qualifications
Impact sur les compétences et l?emploi
Optimisation des
moteurs
thermiques
Mise à jour des connaissances relatives aux moteurs
thermiques, chez les opérateurs existants
Développement
des véhicules
hybrides et/ou
électriques
Développement de nouvelles compétences spécifiques chez
les opérateurs existants
Développement
des TIC dans les
véhicules
Développement de nouvelles compétences, voire nouveaux
métiers pour les technologies très pointues
Cadres après-
vente (A.C.III.,
A.C.II., A.C.I.)
Agents de
maîtrise des
ateliers (A.20,
A.23) Ouvriers
des ateliers
(A.3. à A.12.)
Mise en oeuvre de
l?éco-entretien et
post-équipement
Les compétences existent. Cette mesure générerait un
volume supplémentaire d?activité dans les ateliers et
permettrait de compenser au moins partiellement la baisse
constatée par ailleurs.
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des impacts dans les domaines ICPE, air, bruit, eau, déchets : gestion des déchets en vue d?une
valorisation, maîtrise des pollutions liquides, maîtrise des émissions (exple : fluides frigorigènes), maîtrise
des consommations
QUALIFICATIF : Vert
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ACTIVITE : CARROSSERIE-PEINTURE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Réparateurs agréés ayant une activité carrosserie, carrossiers spécialisés
Les entreprises ayant l?activité de carrosserie en activité principale sont au nombre de 510 et elles comptent
12 100 salariés
(source I+C ? données 2007)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Réparer plutôt que changer
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
1. Modification des matériaux utilisés et des méthodes d?assemblage des véhicules : en fonction des
contraintes sécuritaires et environnementales, les matériaux évoluent ce qui impacte les techniques
d?intervention pour leur réparation
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant les
qualifications
Impact sur les compétences et l?emploi
Cadre après-
vente
(B.C.III.,
B.C.II., B.C.I.)
Agents de
maîtrise des
ateliers (B.20 à
B.23.) Ouvriers
des ateliers
(B.3. à B.12.)
Modification des
matériaux
Mise à jour des connaissances relatives aux matériaux et
aux techniques de réparation, chez les opérateurs actuels
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des impacts dans les domaines ICPE, air, bruit, déchets : gestion des déchets en vue d?une
valorisation, maîtrise des pollutions liquides, maîtrise des émissions (exple : COV), maîtrise des
consommations (énergie pour les cabines de peinture)
QUALIFICATIF : Vert
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ACTIVITE : VENTE DE VEHICULES
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Distributeurs agréés par les constructeurs pour les Véhicules Neufs (VN), négociants Véhicules d?Occasion
(VO)
Ce sont 25 980 entreprises (dont 37% sans salariés), comptant 206 750 salariés qui ont comme activité
principale la vente de véhicules
(source I+C ? données 2007)
Dans un contexte défavorable, la vente de VN en 2009 s?est relativement maintenue, grâce à la « prime à la
casse » associée au bonus/malus. La vente de VO récents est en baisse du fait de la concurrence des VN
« bonusés »
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Informer les consommateurs pour le choix d?un véhicule adapté à leurs besoins et le plus sobre possible
Information pour une bonne prise en main du véhicule par son acquéreur, en vue d?une utilisation optimale
(en particulier pour les véhicules à avec une nouvelle motorisation)
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Optimisation des moteurs thermiques : adaptation des argumentaires de vente et des
informations destinées aux clients
- Développement du marché des véhicules hybrides et/ou électriques : cette nouvelle technologie
nécessite l?acquisition de nouvelles compétences chez les opérateurs
- Développement des TIC dans les véhicules : ces outils permettront de faciliter l?échange
d?informations relatives à l?état du véhicule, l?état de la circulation, la localisation des zones de
recharge ou rechange, la disponibilité des véhicules en autopartage
- Vente des abonnements de recharge en électricité ou rechange de batterie, vente de financements
spécifiques (location des batteries)
- Développement de l?auto-partage : évolution du métier de « vendeur d?automobile » vers celui
de « vendeur de mobilité », gestion des flottes de véhicules
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Optimisation des
moteurs
thermiques
Mise à jour des connaissances
Développement
du marché
hybride et/ou
électrique
Nouvelles compétences chez les vendeurs actuels
Nouveaux métiers relatifs à la recharge ou rechange de
batteries (financement)
Développement
des TIC et vente
de services
associés
Nouvelles compétences chez les vendeurs actuels et nouveaux
métiers
Cadre dans la
vente
(C.C.I. à
C.C.III.)
Agents de
maîtrise de la
vente
(C.20 à C.23)
Ouvriers de la
vente
(C.3 à C.12)
Développement
de l?auto-partage
Nouveaux métiers pour la gestion des flottes, le transfert des
véhicules et le développement des outils informatiques et de
télécommunication
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise de l?énergie dans les show-room (éclairage, chauffage).
QUALIFICATIF : Vert
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ACTIVITE : VENTE DE PIECES DE RECHANGE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Distributeurs agréés par les constructeurs (activité secondaire)
Distributeurs indépendants : 27 000 salariés dans 2 100 points de vente répartis sur l?ensemble du territoire
(source FEDA)
Commerce de détail (503B) : 3 840 entreprises comptant 22 550 salariés (source I+C ? données 2007)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Fournir les pièces de rechange nécessaires à la maintenance de l?ensemble du parc en vue de les conserver à
leur niveau optimal de consommation et d?émission de polluants (CO2, NOx, particules?) et de bruit.
Echange réparation ou échange standard d?éléments hors d?usage
Vente d?équipements réduisant l?impact sur l?environnement comme par exemple les pneumatiques « verts »
(source importante d'économie d'énergie et que la formation des vendeurs à ce type de pneus peut inciter le
consommateur à les faire monter sur son véhicule) ou les pièces de réemploi
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Optimisation des moteurs thermiques
- Développement du marché des véhicules hybrides et/ou électriques
- Mise en oeuvre de l?éco-entretien prévu à l?article 13 de la loi « Grenelle 1 »
- Pose d?équipements en deuxième monte
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Optimisation des
moteurs
thermiques
Mise à jour des connaissances
Développement
des moteurs
hybrides et
électriques
Développement de nouvelles compétences chez les opérateurs
existants
Cadre dans la
vente
(D.C.I. à
D.C.III.)
Agents de
maîtrise de la
vente
(D.20 à D.23)
Ouvriers de la
vente
(D.3 à D.9)
Commerce de
gros et
métallurgie :
d?opérateur à
technicien
supérieur
Mise en oeuvre de
l?éco-entretien et
post-équipement
Mission de conseil des professionnels
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Production de déchets d?emballage, limitation des besoins en énergie et matières premières
QUALIFICATIF : vert
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ACTIVITE : DEPANNAGE-REMORQUAGE (A REGROUPER AVEC REPARATION/CARROSSERIE)
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Activité dépannage au sein des réseaux constructeurs, dépanneurs-remorqueurs spécialisés
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
Développement du marché hybride et électrique : les modalités d?intervention sur ce type de véhicules
présenteront des spécificités
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Ouvriers
dépanneurs
(F.3 à F.6)
Développement
du marché
hybride et
électrique
Mise à jour des connaissances particulièrement en ce qui
concerne les règles de sécurité sur les véhicules électriques
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maitrise des impacts dans les domaines ICPE (stockage de VHU), gestion des eaux de ruissellement?
QUALIFICATIF : induit
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ACTIVITE : CONTROLE TECHNIQUE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Centres de contrôle technique agréés (membre d?un réseau ou non)
En 2008, 19,98 millions de contrôles dont 16,77 millions de visites techniques périodiques réalisés par 3 900
entreprises, dans les 5263 centres de contrôle agréés (dont 395 non rattachés à un réseau qui détiennent 6%
du marché)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Vérifier la conformité du parc roulant quant aux niveaux d?émissions de pollution et niveau sonore.
En 2008 en ce qui concerne la fonction pollution et niveau sonore, la prescription d?une contre-visite
concerne 5,08% des véhicules contrôlés (soit environ 852 000 véhicules). Ce taux était de 4,80 en 2007.
Liste des contrôles de la rubrique pollution et niveau sonore : teneur en CO et valeur du lambda des gaz
d?échappement, opacité des fumées d?échappement, bruit moteur
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Développement du marché des véhicules GPLc, GNV, hybrides ou électriques : ces technologies auront
pour conséquence une évolution des points de contrôle et nécessiteront donc l?acquisition de nouvelles
compétences chez les opérateurs
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Agent de
maîtrise CT
G.20.
Ouvriers CT
G.6. à G.9.
Développement
du marché des
véhicules GPLc,
GNV, hybrides ou
électriques
Nouvelles compétences à développer chez les contrôleurs
La réglementation instaure une qualification spécifique pour le contrôle des véhicules « gaz » à compter du
1er janvier 2011.
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des consommations et émissions
QUALIFICATIF : verdissant
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ACTIVITE : STATION-SERVICE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Distributeurs de carburant membre d?un réseau ou non.
La France compte 7970 stations-service traditionnelles (c?est à dire hors grande distribution) employant 30
000 salariés.
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Informer le consommateur sur les différents carburants existants et leur impact environnemental
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
Développement des bio-carburants et évolution des carburants (SP, sans soufre pour le gazole, GPL,
GNV?etc)
Développement des systèmes de recharge rapide ou de changement de batteries : les stations-service
pourraient assurer la charge de batteries, échange de batteries
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Développement
des bio-
carburants et
carburants
gazeux
Mise à jour des connaissances, notamment sur le plan de la
sécurité
Développement
de la fourniture
d?électricité
Développement de nouvelles compétences spécifiques liées
au mode de distribution spécifique
Agent de
maîtrise
I.20.
Employé
I.3.
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des impacts dans les domaines des ICPE, eau et la maîtrise de risques
QUALIFICATIF : vert
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ACTIVITE : LOCATION COURTE DUREE DE VEHICULES
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
On constate la présence :
- de chaînes internationales, nationales ou régionales
- de franchisés de chaînes et de loueurs indépendants pour qui la location est, sinon l'activité unique, du
moins l'activité principale
- de professionnels pour qui la location constitue une activité annexe et complémentaire de l'activité
principale (qui est généralement le commerce et la réparation de l'automobile).
Les chaînes et leur réseau de franchisés représentent 80% du marché.
Le secteur comprend 1 401 entreprises, 4200 stations, 11 279 salariés, un parc de 280 000 véhicules
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
La location de voiture est la première forme « d?autopartage.»
Le principe de la location est une rationalisation de l?usage des véhicules. En tant que fournisseurs de
mobilité, les loueurs mettent à disposition des véhicules récents, bénéficiant des dernières avancées
technologiques, et régulièrement entretenus. Certains professionnels de la location ont développé une activité
d?autopartage.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Développement du parc des véhicules hybrides et électriques : les société de location se doteront d?une
part plus ou moins significative de véhicules avec de nouvelles motorisations (impact sur la gestion des
flottes, sur la structure de l?offre), installation de bornes de recharge
- Développement de l?autopartage
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Développement
véhicules
hybrides et
électriques
Nouveaux métiers pour : la gestion des flottes (entretien,
préparation?), le développement des outils informatiques et
de télécommunication
Connaissances techniques de base pour savoir « vendre » les
nouveaux produits
Agent de
maîtrise
(J.17 à J.23)
Employés J.3 et
J.6)
Développement
de l?autopartage
Nouveaux métiers pour la gestion des flottes, le transfert des
véhicules et le développement des outils informatiques et de
télécommunication
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des émissions (déchets, eau?) liées à l?entretien et la gestion des flottes
QUALIFICATIF : Vert
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ACTIVITE : PARCS DE STATIONNEMENT
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Parcs de stationnement appartenant à des groupes ou indépendants
240 entreprises, 540 établissements et 13 930 salariés
(source I+C - données 2007)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Assurer l?inter-modalité entre les modes de déplacement, libérer de l?espace sur les voies de circulation
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Développement des véhicules électriques : exploitation des équipements de recharge (voire rechange de
batteries)
- Développement de l?autopartage : gestion des flottes et de la clientèle
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Développement
des véhicules
électriques
Nouveaux métiers Agents de
maîtrise
(L.17 et L. 20)
Employés
(L.3 et L.6)
Développement
de l?autopartage
Nouveaux métiers
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Impact réduit
QUALIFICATIF : verdissant
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ACTIVITE : FORMATION DES CONDUCTEURS
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
20 000 enseignants, 8600 exploitants d?écoles de conduite (pour environ 14 000 bureaux agréés) appartenant
à un réseau ou indépendants
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Formation à l?éco-conduite (formation initiale et/ou continue) qui permet d?acquérir un comportement pour
une conduite plus citoyenne des véhicules terrestre à moteur en limitant la consommation de carburant et les
émissions de CO2 des véhicules lors de leur utilisation.
L?éco-conduite c?est aussi « l?éco attitude » en veillant au bon entretien du véhicule.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
Développement de l?éco-conduite, voire formation obligatoire de tous les conducteurs.
Formation à l?utilisation de véhicules utilisant de nouvelles technologies de motorisation (hybride ou
électrique)
Qualifications Nombre de
salariés ou
exploitants
Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Développement
de l?éco-
conduite
Mise à jour des connaissances.
Cette mesure si elle était généralisée à tous les
conducteurs (mise à niveau) génèrerait un volume
supplémentaire d?activité dans les écoles de
conduite et les centres de formation
Exploitants et
cadres
(K.C.I.)
Agents de
maîtrise
(K.20)
Employés (K.3
à K.9) :
enseignants
10 000
2 000
16 000
Véhicules
nouvelles
motorisations
Mise à jour des connaissances des formateurs
Préparation par le Branche d?un nouveau référentiel de formation en cours de certification pour le diplôme
d?enseignant de la conduite et de la sécurité routière qui remplacera l?actuel BEPECASER à l?horizon 2011
55/67
INTRODUCTION/CONTEXTE - RECYCLAGE
En France, environ 1,3 million de véhicules deviennent hors d?usage chaque année. Ils donnent lieu à une
masse de déchets comprise entre 1,4 et 2 millions de tonnes.
Le métier repose sur deux activités distinctes : le traitement écologique des VHU et la commercialisation des
pièces de réemploi qui sont extraites de ce flux.
Véritables spécialistes du traitement environnemental des véhicules, les Recycleurs de l?Automobile jouent
un rôle essentiel dans la filière automobile. Ces professionnels agréés pour le traitement des véhicules hors
d'usage (VHU) réalisent un ensemble d'actions contribuant à la protection de l'environnement par un
recyclage optimum des VHU :
1. Traçabilité administrative des véhicules,
2. Collecte des véhicules,
3. Dépollution : éléments liquides et solides dangereux (huiles, filtre à huile, liquides de frein et de
refroidissement, batterie au plomb, fluides de climatisation, éléments pyrotechniques?) sont retirés et traités
conformément à la réglementation.
4. Démontage des organes valorisables : les pièces et organes en bon état de fonctionnement sont
récupérées, triées, vérifiées avant d?être réutilisées (moteurs, portières, phares?).
5. Valorisation de la matière.
En favorisant l?utilisation de la pièce de réemploi, la profession permet également d?influer positivement sur
le « bilan carbone » en diminuant la production de pièces neuves.
Près de 1 500 entreprises sont agréées pour traiter les véhicules hors d?usage. Il s?agit de PME-TPE qui
emploient 10 salariés en moyenne, pour un total estimé à 13 000 emplois. Ces entreprises, principalement
situées en milieu rural, garantissent un service de proximité au dernier détenteur d?un VHU et constituent
une activité indispensable à la vitalité économique des territoires.
Les Recycleurs de l?Automobile contribuent à l?insertion dans le monde du travail de jeunes passionnés de
mécanique automobile avec la mise en place du certificat de qualification professionnelle de démonteur
automobile. La Branche Recycleurs a voulu faire coïncider les attentes de ces jeunes, parfois sans diplôme,
avec les besoins des entreprises en mettant en place une formation qualifiante concrétisée par l?obtention
d?un C.Q.P. qui donne à ces jeunes diplômés toutes les chances d?exercer un métier non délocalisable et
contribuant directement à la protection de l?environnement.
Ces formations contribuent à la reconnaissance et à la professionnalisation du métier, au même titre que les
formations mises en place par la Branche du CNPA (stages « Environnement Sécurité et Qualité » et « Santé
et Sécurité » dans le cadre de la certification de service Qualicert). Cet effort de professionnalisation est
nécessaire pour répondre aux exigences environnementales croissantes.
56/67
ACTIVITE : DEMONTAGE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Recycleurs agréés (environ 1500 entreprises agréées)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Retirer les pièces en bon état de fonctionnement en vue de leur réemploi au même usage que celui pour
lequel elles ont été conçues.
Retirer les matières en vue de les remettre dans les filières de recyclage adaptées.
Cette opération ne peut être entièrement automatisée et demande une main d?oeuvre importante pour
respecter l?ordre de priorité de traitement défini par la directive cadre déchets (réemploi, recyclage,
valorisation énergétique) et les taux de réutilisation et de valorisation fixés par la directive européenne
relative aux VHU.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
1. Taux de réutilisation et de valorisation des VHU fixé par la directive 2000/53/CE à 95% d?ici 2015.
2. Evolution des véhicules en fin de vie pourvus de nouveaux équipements à démonter
Qualifications Nombre de
salariés ou
exploitants en
« nom propre »
Scénarii prospectifs impactant la
qualification
Impact sur les compétences et
l?emploi
Taux de réutilisation et de
valorisation à 95% en 2015
Nouvelles compétences à
développer pour démonter de
nouvelles matières et de
nouvelles pièces
Agent de
maîtrise
H.20.
Evolution des VHU pourvus de
nouveaux équipements à
démonter (climatisation à très
court terme puis moteurs
hybrides ou électriques à moyen
terme)
Nouvelles compétences à
développer pour démonter ces
équipements
Taux de réutilisation et de
valorisation à 95% en 2015
Nouvelles compétences à
développer pour démonter de
nouvelles matières et de
nouvelles pièces
Ouvriers
H.3. à H.9.
Evolution des VHU pourvus de
nouveaux équipements à
démonter (climatisation puis
moteurs hybrides ou électriques à
moyen terme)
Nouvelles compétences à
développer pour démonter ces
équipements, suivi de
formations (exp. attestation
pour les fluides de
climatisation)
57/67
ACTIVITE : DEPOLLUTION
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Recycleurs agréés (environ 1500 entreprises agréées)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Retirer et traiter les éléments liquides et solides dangereux (huiles, filtre à huile, liquides de frein et de
refroidissement, batterie au plomb, fluides de climatisation, éléments pyrotechniques?). Ce n?est qu?à
l?issue de ce traitement qu?un VHU peut être requalifié en déchet non dangereux. Stockés dans de mauvaises
conditions et/ou traités de manière inadaptée ou non conforme aux exigences environnementales, ils peuvent
nuire gravement à l?environnement, en polluant le sol et l?eau.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
1. Evolution des véhicules en fin de vie pourvus de nouveaux équipements susceptibles de
nécessité une dépollution
2. Modification et/ou renforcement de la réglementation relative aux substances dangereuses
Qualifications Nombre de
salariés ou
exploitants en
nom individuel
Scénarii prospectifs impactant la
qualification
Impact sur les compétences et
l?emploi
Agent de
maîtrise
H.20.
Evolution des véhicules en fin de
vie pourvus de nouveaux
équipements
Compétences à développer
pour dépolluer de nouveaux
équipements.
Détention d?une attestation
d?aptitude pour dépolluer les
systèmes de climatisation
obligatoire à compter du 5
juillet 2011.
Ouvriers
H.3. à H.9.
Modification et/ou renforcement
de la réglementation relative aux
substances dangereuses
Mise à jour des connaissances
relative au traitement des
substances dangereuses
58/67
ACTIVITE : VENTE DE PIECES DE REEMPLOI
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Recycleurs agréés (environ 1500 entreprises agréées)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
La réutilisation des pièces en bon état de fonctionnement est un moyen de privilégier un entretien de son
véhicule en prenant en compte une dimension socio-environnementale et évite de recourir aux matières
premières. L?utilisation d?une pièce de réemploi permet d?éviter à la fois la production du CO2 qui aurait été
émis lors de la destruction de la pièce et celle émise lors de la fabrication d?une nouvelle pièce. Elle est
également indispensable à l?atteinte des taux de réutilisation et de valorisation prévue par la directive VHU.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
1. Développement du marché de la pièce de réemploi
2. Atteinte des objectifs de réutilisation et de valorisation en 2015 : augmenter le réemploi
Qualifications Nombre de
salariés ou
exploitants en
nom individuel
Scénarii prospectifs impactant la
qualification
Impact sur les compétences et
l?emploi
Agent de
maîtrise
H.20.
Ouvriers
H.3. à H.9.
Développement du marché de la
pièce de réemploi
Atteinte des objectifs de réutilisation
et de valorisation en 2015
Augmentation du volume
d?activité
Nécessité de développer de
nouvelles capacités pour la
traçabilité des pièces
Développer des processus de
certification du contrôle de
qualité pour les pièces
Favoriser les synergies entre
les démonteurs et magasiniers
dans le but de privilégier le
démontage des pièces les plus
demandées
Montée en compétence des
équipes commerciales
59/67
REFLEXIONS ET PROPOSITIONS POUR LES EMPLOIS VERTS DANS LA DISTRIBUTION ET LES SERVICES DE
L?AUTOMOBILE
D?une manière générale, toutes les activités artisanales, commerciales ou industrielles doivent s?assurer de
maîtriser leur impact sur l?environnement et d?intégrer le développement durable dans leurs réflexions en
terme de prospective. Des notions fondamentales dans ces domaines devraient être intégrées dans toutes les
formations et lors de la mise à jour des connaissances des salariés dans le cadre de la formation continue. Un
socle commun des fondamentaux permettrait de donner une culture environnementale minimale à tout
citoyen.
Les PME sont rarement en capacité de disposer d?un emploi dédié et spécialisé dans la gestion de
l?environnement. Elles ont cependant besoin d?expertise dans ce domaine, pour répondre à leurs obligations
(sans cesse croissantes) ou pour mettre en oeuvre une politique de management de l?environnement. En
sécurisant le statut d?emploi partagé, pour les salariés comme pour les entreprises, il serait sans doute
possible de répondre aux besoins des entreprises, en créant de l?emploi.
Afin de pallier le manque de visibilité sur les besoins en terme de qualification liés aux mutations
technologiques, il serait utile de prévoir pour chaque niveau de qualification, un socle de compétences de
base comportant les éléments de culture professionnelle indispensables qui permettraient de préparer les
évolutions de compétences.
Les métiers des services de l?automobile seront amenés à évoluer pour répondre à des besoins découlant
d?une évolution technologique du produit et des modifications quant au mode de consommation de la
mobilité.
Plus que la création massive de nouveaux emplois, qui conduirait globalement à augmenter le nombre de
salariés de la Branche, les évolutions technologiques et les services associés (opération de recharge?) ou
complémentaires (autopartage?) vont, souhaitons-le, permettre de maintenir les emplois. Ce maintien en
activité des salariés nécessitera des formations pour l?acquisition de connaissances ou compétences
nouvelles.
Il est important que les besoins de formation qui seront détectés soient mis en place dans un délai permettant
de répondre à la demande, pour éviter les carences de qualification que l?on peut parfois rencontrer lors du
déploiement de nouvelles technologies ou nouveaux services.
Les nouvelles compétences que devront acquérir les salariés, seront acquises dès la formation initiale chez
les nouveaux entrants (sous forme d?option ou de spécialisation suivant les cas)
Les évolutions du produit automobile sont mises en oeuvre par les constructeurs en lien avec les
équipementiers. Or les constructeurs commercialisent leurs véhicules dans un réseau de distributeurs agréés,
assurant la formation nécessaire des opérateurs de commercialisation.
Les métiers des services de l?automobile disposent d?outils de formation et d?observations qui ont depuis de
nombreuses années assurés la formation des salariés, en s?adaptant régulièrement aux évolutions déjà vécues
par le secteur automobile (les véhicules d?aujourd?hui n?ont rien à voir avec ceux d?il y a trente ans)
A ce titre, l?ANFA et le GNFA ont travaillé à l?élaboration d?un plan d?appui au maintien et au
développement des emplois dans la Branche des services de l?Automobile. Ce plan prévu pour les trois
prochaines années, comprend entre autres l?adaptation aux évolutions technologiques.
60/67
ANNEXE 7
61/67
62/67
63/67
ANNEXE 8
DDS-L.Ougier 8 décembre 2009
Note pour le Comité de filière « Eau, assainissement, déchets, air »
Plan de mobilisation nationale sur les métiers liés à la croissance verte
Extrait : cas de la réparation, notamment automobile
- marché de la réparation pour permettre de prolonger la durée de vie des produits
(réduction des déchets, économies de ressources,?);
Ce marché, en 2004, représentait plus de 450 000 emplois. Si la réparation automobile représente la
moitié de ces emplois, il est intéressant de noter que la réparation des cycles arrive en 3ème position
suivie par la réparation des autre biens d?équipement.
L?essor de ce secteur porteur d?emplois non délocalisables est aujourd?hui étroitement lié aux
choix politiques qui seront faits pour faciliter la réparation (standardisation des pièces détachées,
développement de norme sur la durée de vie des produits, taxation des produits à courte durée de
vie,?) et pour soutenir la reprise d?activité (secteur de TPE dont les artisans arrivent à l?âge de la
retraite et dont la reprise d?activité s?accompagne d?investissements parfois conséquents pour faire
face aux évolutions technologiques continues des produits à réparer). Pour estimer le potentiel
d?emplois de ce marché pour les années à venir, une étude complémentaire serait nécessaire.
La qualité de l?activité de réparation passe désormais par la revalorisation des formations
initiales, un soutien aux opérations de formations continues proposées par les réseaux de
fabricants et réparateurs et la création de diplômes officiels conditionnant l'utilisation du titre
de "réparateurs".
- marché de la location pour intensifier l?usage de biens/produits à usage occasionnel
(économies de ressources) qui à terme pourrait être lié au développement de l?économie de
la fonctionnalité (j?achète des cycles de lavages et non plus une machine à laver);
- marché du réemploi/de l?occasion.
Vu la nouveauté du sujet « prévention des déchets », des études complémentaires semblent
nécessaires pour étayer/compléter les éléments de cette note selon la méthode présentée en
annexe.
64/67
LE MARCHE DE LA REPARATION7
1 ? PRESENTATION DE LA FILIERE
La réparation en France en 2004 (*) :
Chiffre d?affaires : 24 000 M¤ source : EAE 2004, INSEE
Nombre d?établissements : 106 000 sources EAE 2004, INSEE et Pages Jaunes
Nombre d?emplois : 452 500 sources EAE 2004, INSEE et Pages Jaunes
(*) Ces chiffres rendent compte du nombre d?établissements et d?emplois qui ont une part plus ou moins importante de leur activité centrée sur la réparation. En effet, pour
certains secteurs, la part de l?activité de réparation n?a pas pu être séparée des autres activités telles que la vente ou l?entretien par exemple.
INSEE, EAE 2004
Secteur
Nombre entreprises
(NAF)
Nombre
établissements (PJ)
Nombre
emplois
Nombre
d'emplois
moyen par
entreprise ou
établissement
Chiffre d'affaires
hors taxes de
l'activité
réparation (M¤)
Automobile* 47612 236946 5,0 21844
Motocycles & cycles** 5997 24201 4,0 484
Automobile, motocycles et cycles* 53609 261147 4,9 22328
Plomberie / Chauffage** 20229 76016 3,8
Electronique : TV - hifi - radio (produits bruns) 4045 11141 2,8 346
Electroménager (produits blancs) 3313 11967 3,6 382
Informatique** 2470 25577 10,4
Antennes** 1123 4829 4,3
Machine à coudre, à repasser, à tricoter 519 3374 6,5
Appareils électriques, électroniques et informatiqu es grand public*** 11470 56888 5,0 728
Cordonnerie 4382 6699 1,5 176
Vêtements** 3497 6555 1,9 112
Ameublement**** 2404 5010 2,1
Autres réparations d'articles personnels et domestiques (selon INSEE, 527 non cités par ailleurs) 2168 9918 4,6 150
Autres réparations d'articles personnels et domestiques (selon PJ et hors 527H) 467 1452 3,1
Autres réparations de biens domestiques 2635 11370 4,3 150
Horlogerie et bijouterie 2161 5387 2,5 184
Motoculture de plaisance 1687 8604 5,1
Dépannages et réparations urgentes à domicile 1573 6135 3,9 19
Serrurerie dépannage 1395 6856 4,9
Pianos + instruments de musique 570 1181 2,1 7
Clés reproduction - service minute 208 520 2,5 124
Appareils de photo et cinéma 57 194 3,4 30
TOTAL 105877 452562 4,3 23859
TOTAL hors automobile et plomberie/chauffage 38036 139600 3,7 2015
* entretien compris, ** vente et/ou installation et/ou entretien compris
*** vente et installation d'antennes comprises, ****hors ébénistes (2600) et tapissiers (2600)
Source : comptages INSEE et Pages Jaunes
Source : INSEE EAE 2004 ; comptages ALISSE, INSEE ; comptages PJMS
Tableau 1 ? Tableau de bord synthétique de la réparation en France
Tous secteurs confondus, la réparation en France représente donc un peu plus de 100 000
entreprises qui comptent 450 000 emplois et le chiffre d?affaires total lié à l?entretien et la
réparation automobile et à la réparation des biens domestiques s?est élevé à 23,9 milliards d?euros
en 2004 selon l?EAE de l?INSEE. Ces chiffres doivent être détaillés par secteur puisqu?à l?intérieur
de chaque secteur la part de réparation varie de manière significative.
Le principal secteur de la réparation est le secteur automobile. Dans ce secteur l?entretien et la
réparation sont indissociables. Ces activités représentent un chiffre d?affaires de 22 milliards
d?euros, dont 9,7 milliards pour les entreprises du secteur « entretien et réparation automobile » de
la nomenclature NAF et 9,5 milliards pour le secteur du « commerce de détail automobile ». La
réparation automobile compte de l?ordre de 48 000 entreprises et 240 000 emplois (chiffres établis
en additionnant les entreprises rattachées des secteurs « entretien réparation automobile » et
« commerce de détail de pièces détachées » selon la nomenclature NAF et une estimation sur le
nombre de concessionnaires qui ont également une activité de réparation significative en fonction
de leurs rubriques Pages Jaunes).
Le second secteur en nombre d?entreprises est celui de la plomberie et du chauffage dépannage
entretien qui comptent 20 000 entreprises (dont 15 000 plombiers) et 76 000 emplois (dont 50 000
plombiers). L?activité de réparation n?est pas dissociable de l?activité d?installation et d?entretien.
7 Panorama de l?offre de réparation en France ? Juillet 2007 ? Ernst&Young pour ADEME
65/67
Aucune donnée économique n?a pu être recueillie concernant le chiffre d?affaires de l?activité
réparation pour ce secteur.
En troisième position se trouve la réparation de cycles et motocycles (surtout cycles motorisés)
dont l?activité d?entretien et réparation représente 484 millions d?euros (soit seulement 8% du
chiffre d?affaires global du secteur) et de l?ordre de 6 000 entreprises et 24 000 emplois dont la
plupart pour la vente.
Automobile* 46%
Plomberie / Chauffage**
19% Motocycles & cycles** 6%
Cordonnerie 4%
Electronique (TV - hifi -
radio) 4%
Vêtements** 3%
Electroménager 3%
Informatique** 2%
Ameublement*** 2%
Horlogerie et bijouterie
2%
Autres 9%
Automobile* 53%
Plomberie / Chauffage**
17%
Motocycles & cycles** 5%
Cordonnerie 1%
Electronique (TV - hifi -
radio) 2%
Vêtements** 1%
Electroménager 3%
Informatique** 6%
Ameublement*** 1%
Horlogerie et bijouterie
1%
Autres 10%
Nombre d?entreprises Nombre d?emplois
Automobile* 46%
Plomberie / Chauffage**
19% Motocycles & cycles** 6%
Cordonnerie 4%
Electronique (TV - hifi -
radio) 4%
Vêtements** 3%
Electroménager 3%
Informatique** 2%
Ameublement*** 2%
Horlogerie et bijouterie
2%
Autres 9%
Automobile* 53%
Plomberie / Chauffage**
17%
Motocycles & cycles** 5%
Cordonnerie 1%
Electronique (TV - hifi -
radio) 2%
Vêtements** 1%
Electroménager 3%
Informatique** 6%
Ameublement*** 1%
Horlogerie et bijouterie
1%
Autres 10%
Nombre d?entreprises Nombre d?emplois
Source : Tableau de bord de la réparation en France - : INSEE EAE 2004 ; comptages ALISSE, INSEE ; comptages PJMS
Figure 1 ? Les principaux acteurs de la réparation en France
Les autres principaux acteurs de la réparation de biens domestiques sont par nombre d?entreprises
décroissant : la cordonnerie, la réparation de produits bruns, la couture (retouche textile), la
réparation de produits blancs, la vente et la maintenance informatique (pas de rubrique spécifique
de « réparation informatique », ni pour l?INSEE, ni pour les PJ), l?ameublement et l?horlogerie avec
un nombre d?entreprises décroissant de 4 400 à 2 200.
6699
11141
6555
11967
25577
5010
5387
8604
6135
6856
4829
1181
3374
520
194
11370
0 5000 10000 15000 20000 25000 30000
Cordonnerie
Electronique (TV - hifi - radio)
Vêtements**
Electroménager
Informatique**
Ameublement***
Horlogerie et bijouterie
Motoculture de plaisance
Dépannages et réparations urgentes à domicile
Serrurerie dépannage
Antennes**
Pianos + instruments de musique
Machine à coudre, à repasser, à tricoter
Clés reproduction - service minute
Appareils de photo et cinéma
Autres
Nombre d'emplois
4382
4045
3497
3313
2470
2404
2161
1687
1573
1395
1123
570
519
208
57
2635
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000
Cordonnerie
Electronique (TV - hifi - radio)
Vêtements**
Electroménager
Informatique**
Ameublement***
Horlogerie et bijouterie
Motoculture de plaisance
Dépannages et réparations urgentes à domicile
Serrurerie dépannage
Antennes**
Pianos + instruments de musique
Machine à coudre, à repasser, à tricoter
Clés reproduction - service minute
Appareils de photo et cinéma
Autres
Nombre d'entreprises ou d'établissements
6699
11141
6555
11967
25577
5010
5387
8604
6135
6856
4829
1181
3374
520
194
11370
0 5000 10000 15000 20000 25000 30000
Cordonnerie
Electronique (TV - hifi - radio)
Vêtements**
Electroménager
Informatique**
Ameublement***
Horlogerie et bijouterie
Motoculture de plaisance
Dépannages et réparations urgentes à domicile
Serrurerie dépannage
Antennes**
Pianos + instruments de musique
Machine à coudre, à repasser, à tricoter
Clés reproduction - service minute
Appareils de photo et cinéma
Autres
Nombre d'emplois
4382
4045
3497
3313
2470
2404
2161
1687
1573
1395
1123
570
519
208
57
2635
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000
Cordonnerie
Electronique (TV - hifi - radio)
Vêtements**
Electroménager
Informatique**
Ameublement***
Horlogerie et bijouterie
Motoculture de plaisance
Dépannages et réparations urgentes à domicile
Serrurerie dépannage
Antennes**
Pianos + instruments de musique
Machine à coudre, à repasser, à tricoter
Clés reproduction - service minute
Appareils de photo et cinéma
Autres
Nombre d'entreprises ou d'établissements
Source : Tableau de bord de la réparation en France
Figure 2 ? Les autres acteurs de la réparation en France
Toutes les entreprises associées à la réparation sont de très petites entreprises avec une moyenne
de 4,3 emplois par entreprise, ce chiffre passant à 3,7 emplois lorsqu?on exclut les secteurs
automobiles, motocycles et plomberie / chauffage. Les plus petites structures sont les cordonniers
(1,5 emplois par entreprise) et les couturiers (1,9). Les plus importantes se trouvent dans le secteur
informatique avec 10,4 emplois par entreprise en moyenne.
Les autres secteurs identifiés au cours de l?étude grâce aux rubriques Pages Jaunes et aux entretiens
66/67
qualitatifs sont par nombre d?établissements décroissants : la motoculture de plaisance (1 700
établissements, 8 600 emplois), les dépanneurs à domicile, la serrurerie dépannage, les antennes
(installation comprise), les instruments de musique, les machines à coudre et tricoter, les services
minute (reproduction de clés) et les appareils photos et cinéma (60 établissements et 200 emplois).
Electronique
(TV - hifi - radio)
346
Electroménager
382
Motocycles & cycles**
484
Automobile*
21844
Motocycles & cycles**
25%
Electroménager
19%
Electronique (TV - hifi -
radio)
17%
Horlogerie et bijouterie
9%
Cordonnerie
9%
Autres
7%
Clés reproduction -
service minute
6%
Vêtements**
6%
Instruments de musique
Dépannages à domicile
Appareils de photo et
cinéma
Chiffre d?affaires (M¤)
Electronique
(TV - hifi - radio)
346
Electroménager
382
Motocycles & cycles**
484
Automobile*
21844
Motocycles & cycles**
25%
Electroménager
19%
Electronique (TV - hifi -
radio)
17%
Horlogerie et bijouterie
9%
Cordonnerie
9%
Autres
7%
Clés reproduction -
service minute
6%
Vêtements**
6%
Instruments de musique
Dépannages à domicile
Appareils de photo et
cinéma
Chiffre d?affaires (M¤)
Source : INSEE, EAE 2004
Figure 3 ? La répartition des secteurs de réparation en fonction du chiffre d?affaires
Pour l?ensemble des secteurs de la réparation identifiés comme tels par l?INSEE, le chiffre
d?affaires total propre à l?activité de réparation est estimé à 23,9 milliards d?euros en France. Le
secteur le plus important est l?entretien et la réparation automobile avec 22 milliards d?euros. Une
fois écartées les activités de plomberie chauffage pour lesquelles aucune donnée économique n?a pu
être recueillie, suivent trois secteurs de même importance en terme de chiffre d?affaires, entre 350 et
500 millions d?euros : réparation de motocycles, réparation d?électroménager et réparation de
produits bruns.
La cordonnerie et l?horlogerie représentent de l?ordre de 180 millions d?euros chacun et les services
minute et la retouche de vêtements de l?ordre de 120 millions d?euros chacun.
A noter que la réparation d?appareils photos et de cinéma représente encore 30 millions d?euros
selon l?INSEE mais compterait seulement 57 établissements selon PJMS.
67/67
ANNEXE 9
Exemple d?outils de communication/promotion
des métiers des organisations professionnelles
Dans le cadre de sa campagne nationale d?information auprès des jeunes et des familles, et afin de
promouvoir les métiers de notre secteur, l?ANFA, a créé un coffret de découverte professionnel 3h.
L?ANFA a conçu un outil répondant aux objectifs définis par l?Éducation Nationale. Découvrir les
métiers et les activités professionnelles, les organisations professionnelles, les lieux et les modalités
de formation. Depuis 2007, plus de 6000 coffrets ont été distribués aux enseignants et relais
d?information soit par nos délégations régionales, et leurs relais locaux, soit par les commandes via
internet. Début 2008 une étude de satisfaction a été transmise à 1500 enseignants
Développé avec le soutien du ministère de l?Education Nationale, de l?Enseignement Supérieur et
de la Recherche, cet outil pédagogique fournit des supports éducatifs adaptés à l?enseignement au
collège. L?outil n?est pas spécifique aux métiers de la croissance verte générés dans le secteur
automobile ; il fait la promotion de l?ensemble des métiers de la filière. C?est un coffret permettant
l?acquisition de connaissances et le développement de compétences :
- Des activités d?observation, de recherche et d?analyse : informations sur le secteur, les
métiers, les entreprises,?
- Des activités attractives pour une approche concrète du monde professionnel : film, jeu
pédagogique, visite d?entreprise,?
- Des activités de restitution individuelle et par équipe : synthèse, exposé, journal,?
Des ressources téléchargeables complémentaires sont accessibles sur Internet :
www.metiersdelauto.com dédié aux jeunes et aux enseignants bénéficie de 15 000 visiteurs par
mois pour une moyenne de 150 000 mille pages visitées), www.metiersdelauto.com, également
accessible sur la page d?accueil du site institutionnel www.anfa-auto.fr, avec un espace réservé pour
l?enseignant.
(ATTENTION: OPTION produit
Fin de Vie
Utilisation de matériaux
recyclés recyclables, ou moins
énergivores
Emploi de procédés
nécessitant moins de
matériaux.
Diminution du volume ou du poids
du produit et utilisation de
matériaux recyclés pour les
emballages.
- Limiter la consommation
d?énergie
- Accroitre la durée de vie
- Favoriser la maintenance du
- Désassemblage aisé et peu
onéreux
- Dépollution facile
- Conserver la qualité des
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LISTE DE CONTRÔLE DANS LE CADRE DE L?ECO-CONCEPTION
1- Atteindre une efficacité environnementale doublée d?une fonctionnalité optimale
2- Sauvegarder les ressources
3- Utiliser des ressources renouvelables et disponibles en quantité suffisante
4- Accroître la durabilité du produit
5- Concevoir en vue de réutiliser le produit
6- Concevoir en vue de recycler les matériaux
7- Concevoir en vue de désassembler
8- Limiter l?emploi de substances dangereuses
9- Produire en respectant l?environnement
10- Minimiser l?impact environnemental du produit au cours de son utilisation
11- Utiliser des emballages respectueux de l?environnement
12- Éliminer les matériaux non recyclables en respectant l?environnement
13- Introduire une logistique respectueuse de l?environnement
Exemple de liste de contrôle
Conception Intégrant la dimension Environnementale
Quelques consignes qui peuvent contribuer à la réduction de l?impact environnemental d?un produit tout au long de son cycle
de vie.
Réduire l?emploi de
matériaux
Réduire la consommation
d?énergie
Éviter les substances
dangereuses
pour l?environnement
Faciliter la maintenance
Utiliser des technologies
d?emballage facilement
recyclable et compact
Intégrer des composants sur
les 2 faces de la carte du
circuit imprimé
Minimiser le nombre de
composants
Minimiser les quantités de
matériaux dans le boîtier
électronique et les éléments
mécaniques
Rendre le produit modulaire
Utiliser des systèmes
emboîtés (ou vissés) pour les
composants appelés à être
remplacés
Éviter les pates à joint dans
les assemblages de
composants mécaniques
Faciliter le recyclage Fournir une déclaration
environnementale
Eviter la fabrication de
pièces plastiques bi-matière
Marquer les plastiques ou
les métaux pour les
reconnaître
Éviter les étiquettes sur les
plastiques
Eviter de mouler des
matières plastiques autour
des composants métalliques
Incorporer un système de mise
hors tension
Utiliser des interrupteurs
Sélectionner des composants
de faible nécessité énergétique
Minimiser poids et volume de
produit
Utiliser les métaux non alliés de
préférence
Utiliser aussi peu de matériaux
que possible
Rendre le produit évolutif.
Employer des méthodes
d?assemblage facilitant de
désassemblage
Rendre le produit aisé à
démanteler
Éviter l?emploi de cartes de
circuits imprimés, de
composants, boîtiers,
câbles et fils incorporant
des retardateurs de
flammes bromés
Ne pas utiliser de batteries
Ni-Cd ou relais et batteries
contenant du mercure
Éviter les substances
génératrices d?allergies et
de cancers?
Éviter les substances
toxique, neurotoxique,
tératogène, dangereuse
pour l?environnement, et
destructeur de la couche
d?ozone.
Inventaire des différents
matériaux utilisés
Localisation des composants
jugés dangereux pour
l?environnement
Consommation d?énergie
Utilisation de matériaux
recyclés
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ANNEXE 6
CONTRIBUTION DU SOUS-GROUPE « USAGE - RECYCLAGE »
DEFINITION DE L?IMPACT DES SCENARII PROSPECTIFS SUR LES COMPÉTENCES ET
EMPLOIS DANS LES SERVICES DE L?AUTOMOBILE
INTRODUCTION/CONTEXTE - USAGE
La filière automobile est constituée d?une branche industrielle, rassemblant les constructeurs et les
équipementiers, et d?un secteur tertiaire constitué d?activités de distribution, de maintenance, et de services
complémentaires. Ces métiers sont regroupés dans le cadre de la convention collective des services de
l?automobile, de celle des commerces de gros et pour certains métiers, de celle de la métallurgie.
La convention des services de l?automobile compte plus de 450 000 personnes dans 92 000 entreprises, soit
58% des emplois de la filière automobile. Il faut y ajouter 27 000 salariés du commerce de gros en pièces
détachées pour l?automobile et le poids lourds et quelques milliers de personnes relevant du secteur de la
métallurgie, soit près de 30 000 personnes supplémentaires.
A noter que du fait de la crise actuelle, ce secteur d?activité a noté une inflexion de sa masse salariale en
2009.
La filière automobile couvre le VL, mais également les VUL et les véhicules à 2 roues.
A cette dimension sociale, il convient d?ajouter un poids économique considérable, représentant 49% du
chiffre d?affaires total de la filière.
Ce poids économique et social mérite d?autant plus d?être souligné, qu?il s?agit d?activité non délocalisables,
qui assurent un service de proximité, concourant ainsi de façon sensible à l?aménagement du territoire. La
profession est d?ailleurs représentée dans le comité stratégique et le comité d?orientation pour le commerce
de proximité, dont les travaux sont en cours.
On soulignera enfin la considérable capacité formatrice de la Branche, qui forme chaque année près de 68
000 jeunes et perfectionne plus de 100 000 salariés.
La Branche du commerce de gros a formé 10 000 stagiaires des entreprises du commerce de gros en pièces
détachées pour le VL, le PL et les matériels et équipements de garage.
Nos professions seront force de propositions et acteurs des mutations, qui accompagneront les évolutions de
la société actuelle en terme de consommation de la mobilité. Ces notions ont été réaffirmées à plusieurs
reprises, par exemple dans le cadre des groupes de travail animés par Jean-Louis LEGRAND, Coordinateur
interministériel du Plan véhicules décarbonés, auxquels les représentants de la profession ont activement
participé.
Définition des terminologies utilisées dans le document :
Finalité de l?activité : permet de préciser en quoi cette activité intervient pour contribuer à la préservation de
l?environnement ou à la réduction de l?impact environnemental de l?usage de l?automobile.
Qualificatif :
? Emploi Vert : mobilise des compétences permettant de limiter l?impact négatif dans l?exercice du
métier et l?utilisation de l?automobile
? Emploi Verdissant : emploi tendant vers l?emploi vert
? Emploi Induit ou associé à un emploi vert (support administratif?)
Impact sur les compétences et l?emploi :
? Mise à jour des connaissances : une formation relativement courte, telle qu?en suivent régulièrement
les salariés du secteur automobile, permettra une mise à niveau des connaissances
? Développement des compétences : les salariés devront bénéficier d?une formation longue pour
maîtriser de nouvelles technologies ou disposer de compétences nouvelles
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? Nouveaux métiers : ces métiers sont actuellement inexistants ou peu développés
Prospective : les scenarii prospectifs donnent de grandes orientations, mais il demeure aujourd?hui difficile
de quantifier précisément les volumes de ces évolutions ou mutations. Plusieurs scénarii indiquent que les
évolutions/mutations seront lentes et progressives, et qu?elles ne toucheront qu?une partie de la population.
Leur succès est lié à la proposition d?une offre adaptée aux exigences des consommateurs.
Certaines mutations nécessitent des aménagements et investissements dont on sait pour certains qu?ils ne
seront pas rentables (exple : bornes de recharge). Sans l?appui et l?aide des pouvoirs publics pour assurer ces
investissements, le développement des produits et services « alternatifs » pourrait être compromis.
Les orientations définies dans la loi Grenelle doivent maintenant être traduites en plan d?actions, comme par
exemple celui concernant les Véhicules décarbonnés, coordonnés par Jean-Louis LEGRAND et dont on
attend prochainement les conclusions.
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ACTIVITE : MAINTENANCE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Réparateurs agréés par les constructeurs, Mécaniciens Réparateurs Automobile (avec ou sans enseigne),
Centres automobiles
Au total 33 140 entreprises (dont 65% sans salariés) employant 107 730 salariés ont pour activité principale
l?entretien/réparation mécanique
(source I+C ? données 2007)
Tendances en terme d?activité : baisse d?activité du fait de fiabilité des véhicules, espacement des opérations
d?entretien?
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Maintenance de l?ensemble du parc de véhicules en vue de les conserver à leur niveau optimal de
consommation et d?émission de polluants (CO2, NOx, particules?) et de bruit. Amélioration des
performances du parc actuel par l?installation d?équipements en deuxième monte.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Optimisation des moteurs thermiques : des gains en terme de rendement sont encore possibles, ce qui
permettrait de diminuer les consommations et les émissions
- Développement du marché des véhicules hybrides et/ou électriques : en fonction de l?offre des
constructeurs et des politiques publiques d?encouragement au développement du marché, le parc des
véhicules hybrides et/ou électriques à entretenir pourrait augmenter
- Développement des TIC dans les véhicules : ces outils permettront de faciliter l?échange
d?informations relatives à l?état du véhicule, l?état de la circulation, la localisation des zones de
recharge ou rechange, la disponibilité des véhicules en autopartage?
- Mise en oeuvre de l?éco-entretien prévu à l?article 13 de la loi « Grenelle 1 » : la généralisation à
l?ensemble du parc de vérifications des pneumatiques, du réglage des moteurs, des trains roulants et
de la ligne d?échappement permettra des gains sur le niveau global de consommation et d?émission
- Pose d?équipements en deuxième monte : le changement de filtres à particules, de filtres à
carburants?., la pose de réservoirs GPLc (1412 véhicules transformés entre janvier et août 2009)
permettent de réduire les émissions ou la mise en oeuvre de carburants alternatifs
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant les
qualifications
Impact sur les compétences et l?emploi
Optimisation des
moteurs
thermiques
Mise à jour des connaissances relatives aux moteurs
thermiques, chez les opérateurs existants
Développement
des véhicules
hybrides et/ou
électriques
Développement de nouvelles compétences spécifiques chez
les opérateurs existants
Développement
des TIC dans les
véhicules
Développement de nouvelles compétences, voire nouveaux
métiers pour les technologies très pointues
Cadres après-
vente (A.C.III.,
A.C.II., A.C.I.)
Agents de
maîtrise des
ateliers (A.20,
A.23) Ouvriers
des ateliers
(A.3. à A.12.)
Mise en oeuvre de
l?éco-entretien et
post-équipement
Les compétences existent. Cette mesure générerait un
volume supplémentaire d?activité dans les ateliers et
permettrait de compenser au moins partiellement la baisse
constatée par ailleurs.
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des impacts dans les domaines ICPE, air, bruit, eau, déchets : gestion des déchets en vue d?une
valorisation, maîtrise des pollutions liquides, maîtrise des émissions (exple : fluides frigorigènes), maîtrise
des consommations
QUALIFICATIF : Vert
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ACTIVITE : CARROSSERIE-PEINTURE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Réparateurs agréés ayant une activité carrosserie, carrossiers spécialisés
Les entreprises ayant l?activité de carrosserie en activité principale sont au nombre de 510 et elles comptent
12 100 salariés
(source I+C ? données 2007)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Réparer plutôt que changer
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
1. Modification des matériaux utilisés et des méthodes d?assemblage des véhicules : en fonction des
contraintes sécuritaires et environnementales, les matériaux évoluent ce qui impacte les techniques
d?intervention pour leur réparation
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant les
qualifications
Impact sur les compétences et l?emploi
Cadre après-
vente
(B.C.III.,
B.C.II., B.C.I.)
Agents de
maîtrise des
ateliers (B.20 à
B.23.) Ouvriers
des ateliers
(B.3. à B.12.)
Modification des
matériaux
Mise à jour des connaissances relatives aux matériaux et
aux techniques de réparation, chez les opérateurs actuels
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des impacts dans les domaines ICPE, air, bruit, déchets : gestion des déchets en vue d?une
valorisation, maîtrise des pollutions liquides, maîtrise des émissions (exple : COV), maîtrise des
consommations (énergie pour les cabines de peinture)
QUALIFICATIF : Vert
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ACTIVITE : VENTE DE VEHICULES
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Distributeurs agréés par les constructeurs pour les Véhicules Neufs (VN), négociants Véhicules d?Occasion
(VO)
Ce sont 25 980 entreprises (dont 37% sans salariés), comptant 206 750 salariés qui ont comme activité
principale la vente de véhicules
(source I+C ? données 2007)
Dans un contexte défavorable, la vente de VN en 2009 s?est relativement maintenue, grâce à la « prime à la
casse » associée au bonus/malus. La vente de VO récents est en baisse du fait de la concurrence des VN
« bonusés »
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Informer les consommateurs pour le choix d?un véhicule adapté à leurs besoins et le plus sobre possible
Information pour une bonne prise en main du véhicule par son acquéreur, en vue d?une utilisation optimale
(en particulier pour les véhicules à avec une nouvelle motorisation)
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Optimisation des moteurs thermiques : adaptation des argumentaires de vente et des
informations destinées aux clients
- Développement du marché des véhicules hybrides et/ou électriques : cette nouvelle technologie
nécessite l?acquisition de nouvelles compétences chez les opérateurs
- Développement des TIC dans les véhicules : ces outils permettront de faciliter l?échange
d?informations relatives à l?état du véhicule, l?état de la circulation, la localisation des zones de
recharge ou rechange, la disponibilité des véhicules en autopartage
- Vente des abonnements de recharge en électricité ou rechange de batterie, vente de financements
spécifiques (location des batteries)
- Développement de l?auto-partage : évolution du métier de « vendeur d?automobile » vers celui
de « vendeur de mobilité », gestion des flottes de véhicules
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Optimisation des
moteurs
thermiques
Mise à jour des connaissances
Développement
du marché
hybride et/ou
électrique
Nouvelles compétences chez les vendeurs actuels
Nouveaux métiers relatifs à la recharge ou rechange de
batteries (financement)
Développement
des TIC et vente
de services
associés
Nouvelles compétences chez les vendeurs actuels et nouveaux
métiers
Cadre dans la
vente
(C.C.I. à
C.C.III.)
Agents de
maîtrise de la
vente
(C.20 à C.23)
Ouvriers de la
vente
(C.3 à C.12)
Développement
de l?auto-partage
Nouveaux métiers pour la gestion des flottes, le transfert des
véhicules et le développement des outils informatiques et de
télécommunication
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise de l?énergie dans les show-room (éclairage, chauffage).
QUALIFICATIF : Vert
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ACTIVITE : VENTE DE PIECES DE RECHANGE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Distributeurs agréés par les constructeurs (activité secondaire)
Distributeurs indépendants : 27 000 salariés dans 2 100 points de vente répartis sur l?ensemble du territoire
(source FEDA)
Commerce de détail (503B) : 3 840 entreprises comptant 22 550 salariés (source I+C ? données 2007)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Fournir les pièces de rechange nécessaires à la maintenance de l?ensemble du parc en vue de les conserver à
leur niveau optimal de consommation et d?émission de polluants (CO2, NOx, particules?) et de bruit.
Echange réparation ou échange standard d?éléments hors d?usage
Vente d?équipements réduisant l?impact sur l?environnement comme par exemple les pneumatiques « verts »
(source importante d'économie d'énergie et que la formation des vendeurs à ce type de pneus peut inciter le
consommateur à les faire monter sur son véhicule) ou les pièces de réemploi
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Optimisation des moteurs thermiques
- Développement du marché des véhicules hybrides et/ou électriques
- Mise en oeuvre de l?éco-entretien prévu à l?article 13 de la loi « Grenelle 1 »
- Pose d?équipements en deuxième monte
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Optimisation des
moteurs
thermiques
Mise à jour des connaissances
Développement
des moteurs
hybrides et
électriques
Développement de nouvelles compétences chez les opérateurs
existants
Cadre dans la
vente
(D.C.I. à
D.C.III.)
Agents de
maîtrise de la
vente
(D.20 à D.23)
Ouvriers de la
vente
(D.3 à D.9)
Commerce de
gros et
métallurgie :
d?opérateur à
technicien
supérieur
Mise en oeuvre de
l?éco-entretien et
post-équipement
Mission de conseil des professionnels
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Production de déchets d?emballage, limitation des besoins en énergie et matières premières
QUALIFICATIF : vert
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ACTIVITE : DEPANNAGE-REMORQUAGE (A REGROUPER AVEC REPARATION/CARROSSERIE)
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Activité dépannage au sein des réseaux constructeurs, dépanneurs-remorqueurs spécialisés
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
Développement du marché hybride et électrique : les modalités d?intervention sur ce type de véhicules
présenteront des spécificités
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Ouvriers
dépanneurs
(F.3 à F.6)
Développement
du marché
hybride et
électrique
Mise à jour des connaissances particulièrement en ce qui
concerne les règles de sécurité sur les véhicules électriques
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maitrise des impacts dans les domaines ICPE (stockage de VHU), gestion des eaux de ruissellement?
QUALIFICATIF : induit
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ACTIVITE : CONTROLE TECHNIQUE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Centres de contrôle technique agréés (membre d?un réseau ou non)
En 2008, 19,98 millions de contrôles dont 16,77 millions de visites techniques périodiques réalisés par 3 900
entreprises, dans les 5263 centres de contrôle agréés (dont 395 non rattachés à un réseau qui détiennent 6%
du marché)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Vérifier la conformité du parc roulant quant aux niveaux d?émissions de pollution et niveau sonore.
En 2008 en ce qui concerne la fonction pollution et niveau sonore, la prescription d?une contre-visite
concerne 5,08% des véhicules contrôlés (soit environ 852 000 véhicules). Ce taux était de 4,80 en 2007.
Liste des contrôles de la rubrique pollution et niveau sonore : teneur en CO et valeur du lambda des gaz
d?échappement, opacité des fumées d?échappement, bruit moteur
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Développement du marché des véhicules GPLc, GNV, hybrides ou électriques : ces technologies auront
pour conséquence une évolution des points de contrôle et nécessiteront donc l?acquisition de nouvelles
compétences chez les opérateurs
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Agent de
maîtrise CT
G.20.
Ouvriers CT
G.6. à G.9.
Développement
du marché des
véhicules GPLc,
GNV, hybrides ou
électriques
Nouvelles compétences à développer chez les contrôleurs
La réglementation instaure une qualification spécifique pour le contrôle des véhicules « gaz » à compter du
1er janvier 2011.
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des consommations et émissions
QUALIFICATIF : verdissant
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ACTIVITE : STATION-SERVICE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Distributeurs de carburant membre d?un réseau ou non.
La France compte 7970 stations-service traditionnelles (c?est à dire hors grande distribution) employant 30
000 salariés.
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Informer le consommateur sur les différents carburants existants et leur impact environnemental
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
Développement des bio-carburants et évolution des carburants (SP, sans soufre pour le gazole, GPL,
GNV?etc)
Développement des systèmes de recharge rapide ou de changement de batteries : les stations-service
pourraient assurer la charge de batteries, échange de batteries
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Développement
des bio-
carburants et
carburants
gazeux
Mise à jour des connaissances, notamment sur le plan de la
sécurité
Développement
de la fourniture
d?électricité
Développement de nouvelles compétences spécifiques liées
au mode de distribution spécifique
Agent de
maîtrise
I.20.
Employé
I.3.
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des impacts dans les domaines des ICPE, eau et la maîtrise de risques
QUALIFICATIF : vert
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ACTIVITE : LOCATION COURTE DUREE DE VEHICULES
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
On constate la présence :
- de chaînes internationales, nationales ou régionales
- de franchisés de chaînes et de loueurs indépendants pour qui la location est, sinon l'activité unique, du
moins l'activité principale
- de professionnels pour qui la location constitue une activité annexe et complémentaire de l'activité
principale (qui est généralement le commerce et la réparation de l'automobile).
Les chaînes et leur réseau de franchisés représentent 80% du marché.
Le secteur comprend 1 401 entreprises, 4200 stations, 11 279 salariés, un parc de 280 000 véhicules
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
La location de voiture est la première forme « d?autopartage.»
Le principe de la location est une rationalisation de l?usage des véhicules. En tant que fournisseurs de
mobilité, les loueurs mettent à disposition des véhicules récents, bénéficiant des dernières avancées
technologiques, et régulièrement entretenus. Certains professionnels de la location ont développé une activité
d?autopartage.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Développement du parc des véhicules hybrides et électriques : les société de location se doteront d?une
part plus ou moins significative de véhicules avec de nouvelles motorisations (impact sur la gestion des
flottes, sur la structure de l?offre), installation de bornes de recharge
- Développement de l?autopartage
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Développement
véhicules
hybrides et
électriques
Nouveaux métiers pour : la gestion des flottes (entretien,
préparation?), le développement des outils informatiques et
de télécommunication
Connaissances techniques de base pour savoir « vendre » les
nouveaux produits
Agent de
maîtrise
(J.17 à J.23)
Employés J.3 et
J.6)
Développement
de l?autopartage
Nouveaux métiers pour la gestion des flottes, le transfert des
véhicules et le développement des outils informatiques et de
télécommunication
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des émissions (déchets, eau?) liées à l?entretien et la gestion des flottes
QUALIFICATIF : Vert
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ACTIVITE : PARCS DE STATIONNEMENT
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Parcs de stationnement appartenant à des groupes ou indépendants
240 entreprises, 540 établissements et 13 930 salariés
(source I+C - données 2007)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Assurer l?inter-modalité entre les modes de déplacement, libérer de l?espace sur les voies de circulation
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Développement des véhicules électriques : exploitation des équipements de recharge (voire rechange de
batteries)
- Développement de l?autopartage : gestion des flottes et de la clientèle
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Développement
des véhicules
électriques
Nouveaux métiers Agents de
maîtrise
(L.17 et L. 20)
Employés
(L.3 et L.6)
Développement
de l?autopartage
Nouveaux métiers
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Impact réduit
QUALIFICATIF : verdissant
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ACTIVITE : FORMATION DES CONDUCTEURS
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
20 000 enseignants, 8600 exploitants d?écoles de conduite (pour environ 14 000 bureaux agréés) appartenant
à un réseau ou indépendants
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Formation à l?éco-conduite (formation initiale et/ou continue) qui permet d?acquérir un comportement pour
une conduite plus citoyenne des véhicules terrestre à moteur en limitant la consommation de carburant et les
émissions de CO2 des véhicules lors de leur utilisation.
L?éco-conduite c?est aussi « l?éco attitude » en veillant au bon entretien du véhicule.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
Développement de l?éco-conduite, voire formation obligatoire de tous les conducteurs.
Formation à l?utilisation de véhicules utilisant de nouvelles technologies de motorisation (hybride ou
électrique)
Qualifications Nombre de
salariés ou
exploitants
Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Développement
de l?éco-
conduite
Mise à jour des connaissances.
Cette mesure si elle était généralisée à tous les
conducteurs (mise à niveau) génèrerait un volume
supplémentaire d?activité dans les écoles de
conduite et les centres de formation
Exploitants et
cadres
(K.C.I.)
Agents de
maîtrise
(K.20)
Employés (K.3
à K.9) :
enseignants
10 000
2 000
16 000
Véhicules
nouvelles
motorisations
Mise à jour des connaissances des formateurs
Préparation par le Branche d?un nouveau référentiel de formation en cours de certification pour le diplôme
d?enseignant de la conduite et de la sécurité routière qui remplacera l?actuel BEPECASER à l?horizon 2011
55/67
INTRODUCTION/CONTEXTE - RECYCLAGE
En France, environ 1,3 million de véhicules deviennent hors d?usage chaque année. Ils donnent lieu à une
masse de déchets comprise entre 1,4 et 2 millions de tonnes.
Le métier repose sur deux activités distinctes : le traitement écologique des VHU et la commercialisation des
pièces de réemploi qui sont extraites de ce flux.
Véritables spécialistes du traitement environnemental des véhicules, les Recycleurs de l?Automobile jouent
un rôle essentiel dans la filière automobile. Ces professionnels agréés pour le traitement des véhicules hors
d'usage (VHU) réalisent un ensemble d'actions contribuant à la protection de l'environnement par un
recyclage optimum des VHU :
1. Traçabilité administrative des véhicules,
2. Collecte des véhicules,
3. Dépollution : éléments liquides et solides dangereux (huiles, filtre à huile, liquides de frein et de
refroidissement, batterie au plomb, fluides de climatisation, éléments pyrotechniques?) sont retirés et traités
conformément à la réglementation.
4. Démontage des organes valorisables : les pièces et organes en bon état de fonctionnement sont
récupérées, triées, vérifiées avant d?être réutilisées (moteurs, portières, phares?).
5. Valorisation de la matière.
En favorisant l?utilisation de la pièce de réemploi, la profession permet également d?influer positivement sur
le « bilan carbone » en diminuant la production de pièces neuves.
Près de 1 500 entreprises sont agréées pour traiter les véhicules hors d?usage. Il s?agit de PME-TPE qui
emploient 10 salariés en moyenne, pour un total estimé à 13 000 emplois. Ces entreprises, principalement
situées en milieu rural, garantissent un service de proximité au dernier détenteur d?un VHU et constituent
une activité indispensable à la vitalité économique des territoires.
Les Recycleurs de l?Automobile contribuent à l?insertion dans le monde du travail de jeunes passionnés de
mécanique automobile avec la mise en place du certificat de qualification professionnelle de démonteur
automobile. La Branche Recycleurs a voulu faire coïncider les attentes de ces jeunes, parfois sans diplôme,
avec les besoins des entreprises en mettant en place une formation qualifiante concrétisée par l?obtention
d?un C.Q.P. qui donne à ces jeunes diplômés toutes les chances d?exercer un métier non délocalisable et
contribuant directement à la protection de l?environnement.
Ces formations contribuent à la reconnaissance et à la professionnalisation du métier, au même titre que les
formations mises en place par la Branche du CNPA (stages « Environnement Sécurité et Qualité » et « Santé
et Sécurité » dans le cadre de la certification de service Qualicert). Cet effort de professionnalisation est
nécessaire pour répondre aux exigences environnementales croissantes.
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ACTIVITE : DEMONTAGE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Recycleurs agréés (environ 1500 entreprises agréées)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Retirer les pièces en bon état de fonctionnement en vue de leur réemploi au même usage que celui pour
lequel elles ont été conçues.
Retirer les matières en vue de les remettre dans les filières de recyclage adaptées.
Cette opération ne peut être entièrement automatisée et demande une main d?oeuvre importante pour
respecter l?ordre de priorité de traitement défini par la directive cadre déchets (réemploi, recyclage,
valorisation énergétique) et les taux de réutilisation et de valorisation fixés par la directive européenne
relative aux VHU.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
1. Taux de réutilisation et de valorisation des VHU fixé par la directive 2000/53/CE à 95% d?ici 2015.
2. Evolution des véhicules en fin de vie pourvus de nouveaux équipements à démonter
Qualifications Nombre de
salariés ou
exploitants en
« nom propre »
Scénarii prospectifs impactant la
qualification
Impact sur les compétences et
l?emploi
Taux de réutilisation et de
valorisation à 95% en 2015
Nouvelles compétences à
développer pour démonter de
nouvelles matières et de
nouvelles pièces
Agent de
maîtrise
H.20.
Evolution des VHU pourvus de
nouveaux équipements à
démonter (climatisation à très
court terme puis moteurs
hybrides ou électriques à moyen
terme)
Nouvelles compétences à
développer pour démonter ces
équipements
Taux de réutilisation et de
valorisation à 95% en 2015
Nouvelles compétences à
développer pour démonter de
nouvelles matières et de
nouvelles pièces
Ouvriers
H.3. à H.9.
Evolution des VHU pourvus de
nouveaux équipements à
démonter (climatisation puis
moteurs hybrides ou électriques à
moyen terme)
Nouvelles compétences à
développer pour démonter ces
équipements, suivi de
formations (exp. attestation
pour les fluides de
climatisation)
57/67
ACTIVITE : DEPOLLUTION
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Recycleurs agréés (environ 1500 entreprises agréées)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Retirer et traiter les éléments liquides et solides dangereux (huiles, filtre à huile, liquides de frein et de
refroidissement, batterie au plomb, fluides de climatisation, éléments pyrotechniques?). Ce n?est qu?à
l?issue de ce traitement qu?un VHU peut être requalifié en déchet non dangereux. Stockés dans de mauvaises
conditions et/ou traités de manière inadaptée ou non conforme aux exigences environnementales, ils peuvent
nuire gravement à l?environnement, en polluant le sol et l?eau.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
1. Evolution des véhicules en fin de vie pourvus de nouveaux équipements susceptibles de
nécessité une dépollution
2. Modification et/ou renforcement de la réglementation relative aux substances dangereuses
Qualifications Nombre de
salariés ou
exploitants en
nom individuel
Scénarii prospectifs impactant la
qualification
Impact sur les compétences et
l?emploi
Agent de
maîtrise
H.20.
Evolution des véhicules en fin de
vie pourvus de nouveaux
équipements
Compétences à développer
pour dépolluer de nouveaux
équipements.
Détention d?une attestation
d?aptitude pour dépolluer les
systèmes de climatisation
obligatoire à compter du 5
juillet 2011.
Ouvriers
H.3. à H.9.
Modification et/ou renforcement
de la réglementation relative aux
substances dangereuses
Mise à jour des connaissances
relative au traitement des
substances dangereuses
58/67
ACTIVITE : VENTE DE PIECES DE REEMPLOI
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Recycleurs agréés (environ 1500 entreprises agréées)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
La réutilisation des pièces en bon état de fonctionnement est un moyen de privilégier un entretien de son
véhicule en prenant en compte une dimension socio-environnementale et évite de recourir aux matières
premières. L?utilisation d?une pièce de réemploi permet d?éviter à la fois la production du CO2 qui aurait été
émis lors de la destruction de la pièce et celle émise lors de la fabrication d?une nouvelle pièce. Elle est
également indispensable à l?atteinte des taux de réutilisation et de valorisation prévue par la directive VHU.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
1. Développement du marché de la pièce de réemploi
2. Atteinte des objectifs de réutilisation et de valorisation en 2015 : augmenter le réemploi
Qualifications Nombre de
salariés ou
exploitants en
nom individuel
Scénarii prospectifs impactant la
qualification
Impact sur les compétences et
l?emploi
Agent de
maîtrise
H.20.
Ouvriers
H.3. à H.9.
Développement du marché de la
pièce de réemploi
Atteinte des objectifs de réutilisation
et de valorisation en 2015
Augmentation du volume
d?activité
Nécessité de développer de
nouvelles capacités pour la
traçabilité des pièces
Développer des processus de
certification du contrôle de
qualité pour les pièces
Favoriser les synergies entre
les démonteurs et magasiniers
dans le but de privilégier le
démontage des pièces les plus
demandées
Montée en compétence des
équipes commerciales
59/67
REFLEXIONS ET PROPOSITIONS POUR LES EMPLOIS VERTS DANS LA DISTRIBUTION ET LES SERVICES DE
L?AUTOMOBILE
D?une manière générale, toutes les activités artisanales, commerciales ou industrielles doivent s?assurer de
maîtriser leur impact sur l?environnement et d?intégrer le développement durable dans leurs réflexions en
terme de prospective. Des notions fondamentales dans ces domaines devraient être intégrées dans toutes les
formations et lors de la mise à jour des connaissances des salariés dans le cadre de la formation continue. Un
socle commun des fondamentaux permettrait de donner une culture environnementale minimale à tout
citoyen.
Les PME sont rarement en capacité de disposer d?un emploi dédié et spécialisé dans la gestion de
l?environnement. Elles ont cependant besoin d?expertise dans ce domaine, pour répondre à leurs obligations
(sans cesse croissantes) ou pour mettre en oeuvre une politique de management de l?environnement. En
sécurisant le statut d?emploi partagé, pour les salariés comme pour les entreprises, il serait sans doute
possible de répondre aux besoins des entreprises, en créant de l?emploi.
Afin de pallier le manque de visibilité sur les besoins en terme de qualification liés aux mutations
technologiques, il serait utile de prévoir pour chaque niveau de qualification, un socle de compétences de
base comportant les éléments de culture professionnelle indispensables qui permettraient de préparer les
évolutions de compétences.
Les métiers des services de l?automobile seront amenés à évoluer pour répondre à des besoins découlant
d?une évolution technologique du produit et des modifications quant au mode de consommation de la
mobilité.
Plus que la création massive de nouveaux emplois, qui conduirait globalement à augmenter le nombre de
salariés de la Branche, les évolutions technologiques et les services associés (opération de recharge?) ou
complémentaires (autopartage?) vont, souhaitons-le, permettre de maintenir les emplois. Ce maintien en
activité des salariés nécessitera des formations pour l?acquisition de connaissances ou compétences
nouvelles.
Il est important que les besoins de formation qui seront détectés soient mis en place dans un délai permettant
de répondre à la demande, pour éviter les carences de qualification que l?on peut parfois rencontrer lors du
déploiement de nouvelles technologies ou nouveaux services.
Les nouvelles compétences que devront acquérir les salariés, seront acquises dès la formation initiale chez
les nouveaux entrants (sous forme d?option ou de spécialisation suivant les cas)
Les évolutions du produit automobile sont mises en oeuvre par les constructeurs en lien avec les
équipementiers. Or les constructeurs commercialisent leurs véhicules dans un réseau de distributeurs agréés,
assurant la formation nécessaire des opérateurs de commercialisation.
Les métiers des services de l?automobile disposent d?outils de formation et d?observations qui ont depuis de
nombreuses années assurés la formation des salariés, en s?adaptant régulièrement aux évolutions déjà vécues
par le secteur automobile (les véhicules d?aujourd?hui n?ont rien à voir avec ceux d?il y a trente ans)
A ce titre, l?ANFA et le GNFA ont travaillé à l?élaboration d?un plan d?appui au maintien et au
développement des emplois dans la Branche des services de l?Automobile. Ce plan prévu pour les trois
prochaines années, comprend entre autres l?adaptation aux évolutions technologiques.
60/67
ANNEXE 7
61/67
62/67
63/67
ANNEXE 8
DDS-L.Ougier 8 décembre 2009
Note pour le Comité de filière « Eau, assainissement, déchets, air »
Plan de mobilisation nationale sur les métiers liés à la croissance verte
Extrait : cas de la réparation, notamment automobile
- marché de la réparation pour permettre de prolonger la durée de vie des produits
(réduction des déchets, économies de ressources,?);
Ce marché, en 2004, représentait plus de 450 000 emplois. Si la réparation automobile représente la
moitié de ces emplois, il est intéressant de noter que la réparation des cycles arrive en 3ème position
suivie par la réparation des autre biens d?équipement.
L?essor de ce secteur porteur d?emplois non délocalisables est aujourd?hui étroitement lié aux
choix politiques qui seront faits pour faciliter la réparation (standardisation des pièces détachées,
développement de norme sur la durée de vie des produits, taxation des produits à courte durée de
vie,?) et pour soutenir la reprise d?activité (secteur de TPE dont les artisans arrivent à l?âge de la
retraite et dont la reprise d?activité s?accompagne d?investissements parfois conséquents pour faire
face aux évolutions technologiques continues des produits à réparer). Pour estimer le potentiel
d?emplois de ce marché pour les années à venir, une étude complémentaire serait nécessaire.
La qualité de l?activité de réparation passe désormais par la revalorisation des formations
initiales, un soutien aux opérations de formations continues proposées par les réseaux de
fabricants et réparateurs et la création de diplômes officiels conditionnant l'utilisation du titre
de "réparateurs".
- marché de la location pour intensifier l?usage de biens/produits à usage occasionnel
(économies de ressources) qui à terme pourrait être lié au développement de l?économie de
la fonctionnalité (j?achète des cycles de lavages et non plus une machine à laver);
- marché du réemploi/de l?occasion.
Vu la nouveauté du sujet « prévention des déchets », des études complémentaires semblent
nécessaires pour étayer/compléter les éléments de cette note selon la méthode présentée en
annexe.
64/67
LE MARCHE DE LA REPARATION7
1 ? PRESENTATION DE LA FILIERE
La réparation en France en 2004 (*) :
Chiffre d?affaires : 24 000 M¤ source : EAE 2004, INSEE
Nombre d?établissements : 106 000 sources EAE 2004, INSEE et Pages Jaunes
Nombre d?emplois : 452 500 sources EAE 2004, INSEE et Pages Jaunes
(*) Ces chiffres rendent compte du nombre d?établissements et d?emplois qui ont une part plus ou moins importante de leur activité centrée sur la réparation. En effet, pour
certains secteurs, la part de l?activité de réparation n?a pas pu être séparée des autres activités telles que la vente ou l?entretien par exemple.
INSEE, EAE 2004
Secteur
Nombre entreprises
(NAF)
Nombre
établissements (PJ)
Nombre
emplois
Nombre
d'emplois
moyen par
entreprise ou
établissement
Chiffre d'affaires
hors taxes de
l'activité
réparation (M¤)
Automobile* 47612 236946 5,0 21844
Motocycles & cycles** 5997 24201 4,0 484
Automobile, motocycles et cycles* 53609 261147 4,9 22328
Plomberie / Chauffage** 20229 76016 3,8
Electronique : TV - hifi - radio (produits bruns) 4045 11141 2,8 346
Electroménager (produits blancs) 3313 11967 3,6 382
Informatique** 2470 25577 10,4
Antennes** 1123 4829 4,3
Machine à coudre, à repasser, à tricoter 519 3374 6,5
Appareils électriques, électroniques et informatiqu es grand public*** 11470 56888 5,0 728
Cordonnerie 4382 6699 1,5 176
Vêtements** 3497 6555 1,9 112
Ameublement**** 2404 5010 2,1
Autres réparations d'articles personnels et domestiques (selon INSEE, 527 non cités par ailleurs) 2168 9918 4,6 150
Autres réparations d'articles personnels et domestiques (selon PJ et hors 527H) 467 1452 3,1
Autres réparations de biens domestiques 2635 11370 4,3 150
Horlogerie et bijouterie 2161 5387 2,5 184
Motoculture de plaisance 1687 8604 5,1
Dépannages et réparations urgentes à domicile 1573 6135 3,9 19
Serrurerie dépannage 1395 6856 4,9
Pianos + instruments de musique 570 1181 2,1 7
Clés reproduction - service minute 208 520 2,5 124
Appareils de photo et cinéma 57 194 3,4 30
TOTAL 105877 452562 4,3 23859
TOTAL hors automobile et plomberie/chauffage 38036 139600 3,7 2015
* entretien compris, ** vente et/ou installation et/ou entretien compris
*** vente et installation d'antennes comprises, ****hors ébénistes (2600) et tapissiers (2600)
Source : comptages INSEE et Pages Jaunes
Source : INSEE EAE 2004 ; comptages ALISSE, INSEE ; comptages PJMS
Tableau 1 ? Tableau de bord synthétique de la réparation en France
Tous secteurs confondus, la réparation en France représente donc un peu plus de 100 000
entreprises qui comptent 450 000 emplois et le chiffre d?affaires total lié à l?entretien et la
réparation automobile et à la réparation des biens domestiques s?est élevé à 23,9 milliards d?euros
en 2004 selon l?EAE de l?INSEE. Ces chiffres doivent être détaillés par secteur puisqu?à l?intérieur
de chaque secteur la part de réparation varie de manière significative.
Le principal secteur de la réparation est le secteur automobile. Dans ce secteur l?entretien et la
réparation sont indissociables. Ces activités représentent un chiffre d?affaires de 22 milliards
d?euros, dont 9,7 milliards pour les entreprises du secteur « entretien et réparation automobile » de
la nomenclature NAF et 9,5 milliards pour le secteur du « commerce de détail automobile ». La
réparation automobile compte de l?ordre de 48 000 entreprises et 240 000 emplois (chiffres établis
en additionnant les entreprises rattachées des secteurs « entretien réparation automobile » et
« commerce de détail de pièces détachées » selon la nomenclature NAF et une estimation sur le
nombre de concessionnaires qui ont également une activité de réparation significative en fonction
de leurs rubriques Pages Jaunes).
Le second secteur en nombre d?entreprises est celui de la plomberie et du chauffage dépannage
entretien qui comptent 20 000 entreprises (dont 15 000 plombiers) et 76 000 emplois (dont 50 000
plombiers). L?activité de réparation n?est pas dissociable de l?activité d?installation et d?entretien.
7 Panorama de l?offre de réparation en France ? Juillet 2007 ? Ernst&Young pour ADEME
65/67
Aucune donnée économique n?a pu être recueillie concernant le chiffre d?affaires de l?activité
réparation pour ce secteur.
En troisième position se trouve la réparation de cycles et motocycles (surtout cycles motorisés)
dont l?activité d?entretien et réparation représente 484 millions d?euros (soit seulement 8% du
chiffre d?affaires global du secteur) et de l?ordre de 6 000 entreprises et 24 000 emplois dont la
plupart pour la vente.
Automobile* 46%
Plomberie / Chauffage**
19% Motocycles & cycles** 6%
Cordonnerie 4%
Electronique (TV - hifi -
radio) 4%
Vêtements** 3%
Electroménager 3%
Informatique** 2%
Ameublement*** 2%
Horlogerie et bijouterie
2%
Autres 9%
Automobile* 53%
Plomberie / Chauffage**
17%
Motocycles & cycles** 5%
Cordonnerie 1%
Electronique (TV - hifi -
radio) 2%
Vêtements** 1%
Electroménager 3%
Informatique** 6%
Ameublement*** 1%
Horlogerie et bijouterie
1%
Autres 10%
Nombre d?entreprises Nombre d?emplois
Automobile* 46%
Plomberie / Chauffage**
19% Motocycles & cycles** 6%
Cordonnerie 4%
Electronique (TV - hifi -
radio) 4%
Vêtements** 3%
Electroménager 3%
Informatique** 2%
Ameublement*** 2%
Horlogerie et bijouterie
2%
Autres 9%
Automobile* 53%
Plomberie / Chauffage**
17%
Motocycles & cycles** 5%
Cordonnerie 1%
Electronique (TV - hifi -
radio) 2%
Vêtements** 1%
Electroménager 3%
Informatique** 6%
Ameublement*** 1%
Horlogerie et bijouterie
1%
Autres 10%
Nombre d?entreprises Nombre d?emplois
Source : Tableau de bord de la réparation en France - : INSEE EAE 2004 ; comptages ALISSE, INSEE ; comptages PJMS
Figure 1 ? Les principaux acteurs de la réparation en France
Les autres principaux acteurs de la réparation de biens domestiques sont par nombre d?entreprises
décroissant : la cordonnerie, la réparation de produits bruns, la couture (retouche textile), la
réparation de produits blancs, la vente et la maintenance informatique (pas de rubrique spécifique
de « réparation informatique », ni pour l?INSEE, ni pour les PJ), l?ameublement et l?horlogerie avec
un nombre d?entreprises décroissant de 4 400 à 2 200.
6699
11141
6555
11967
25577
5010
5387
8604
6135
6856
4829
1181
3374
520
194
11370
0 5000 10000 15000 20000 25000 30000
Cordonnerie
Electronique (TV - hifi - radio)
Vêtements**
Electroménager
Informatique**
Ameublement***
Horlogerie et bijouterie
Motoculture de plaisance
Dépannages et réparations urgentes à domicile
Serrurerie dépannage
Antennes**
Pianos + instruments de musique
Machine à coudre, à repasser, à tricoter
Clés reproduction - service minute
Appareils de photo et cinéma
Autres
Nombre d'emplois
4382
4045
3497
3313
2470
2404
2161
1687
1573
1395
1123
570
519
208
57
2635
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000
Cordonnerie
Electronique (TV - hifi - radio)
Vêtements**
Electroménager
Informatique**
Ameublement***
Horlogerie et bijouterie
Motoculture de plaisance
Dépannages et réparations urgentes à domicile
Serrurerie dépannage
Antennes**
Pianos + instruments de musique
Machine à coudre, à repasser, à tricoter
Clés reproduction - service minute
Appareils de photo et cinéma
Autres
Nombre d'entreprises ou d'établissements
6699
11141
6555
11967
25577
5010
5387
8604
6135
6856
4829
1181
3374
520
194
11370
0 5000 10000 15000 20000 25000 30000
Cordonnerie
Electronique (TV - hifi - radio)
Vêtements**
Electroménager
Informatique**
Ameublement***
Horlogerie et bijouterie
Motoculture de plaisance
Dépannages et réparations urgentes à domicile
Serrurerie dépannage
Antennes**
Pianos + instruments de musique
Machine à coudre, à repasser, à tricoter
Clés reproduction - service minute
Appareils de photo et cinéma
Autres
Nombre d'emplois
4382
4045
3497
3313
2470
2404
2161
1687
1573
1395
1123
570
519
208
57
2635
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000
Cordonnerie
Electronique (TV - hifi - radio)
Vêtements**
Electroménager
Informatique**
Ameublement***
Horlogerie et bijouterie
Motoculture de plaisance
Dépannages et réparations urgentes à domicile
Serrurerie dépannage
Antennes**
Pianos + instruments de musique
Machine à coudre, à repasser, à tricoter
Clés reproduction - service minute
Appareils de photo et cinéma
Autres
Nombre d'entreprises ou d'établissements
Source : Tableau de bord de la réparation en France
Figure 2 ? Les autres acteurs de la réparation en France
Toutes les entreprises associées à la réparation sont de très petites entreprises avec une moyenne
de 4,3 emplois par entreprise, ce chiffre passant à 3,7 emplois lorsqu?on exclut les secteurs
automobiles, motocycles et plomberie / chauffage. Les plus petites structures sont les cordonniers
(1,5 emplois par entreprise) et les couturiers (1,9). Les plus importantes se trouvent dans le secteur
informatique avec 10,4 emplois par entreprise en moyenne.
Les autres secteurs identifiés au cours de l?étude grâce aux rubriques Pages Jaunes et aux entretiens
66/67
qualitatifs sont par nombre d?établissements décroissants : la motoculture de plaisance (1 700
établissements, 8 600 emplois), les dépanneurs à domicile, la serrurerie dépannage, les antennes
(installation comprise), les instruments de musique, les machines à coudre et tricoter, les services
minute (reproduction de clés) et les appareils photos et cinéma (60 établissements et 200 emplois).
Electronique
(TV - hifi - radio)
346
Electroménager
382
Motocycles & cycles**
484
Automobile*
21844
Motocycles & cycles**
25%
Electroménager
19%
Electronique (TV - hifi -
radio)
17%
Horlogerie et bijouterie
9%
Cordonnerie
9%
Autres
7%
Clés reproduction -
service minute
6%
Vêtements**
6%
Instruments de musique
Dépannages à domicile
Appareils de photo et
cinéma
Chiffre d?affaires (M¤)
Electronique
(TV - hifi - radio)
346
Electroménager
382
Motocycles & cycles**
484
Automobile*
21844
Motocycles & cycles**
25%
Electroménager
19%
Electronique (TV - hifi -
radio)
17%
Horlogerie et bijouterie
9%
Cordonnerie
9%
Autres
7%
Clés reproduction -
service minute
6%
Vêtements**
6%
Instruments de musique
Dépannages à domicile
Appareils de photo et
cinéma
Chiffre d?affaires (M¤)
Source : INSEE, EAE 2004
Figure 3 ? La répartition des secteurs de réparation en fonction du chiffre d?affaires
Pour l?ensemble des secteurs de la réparation identifiés comme tels par l?INSEE, le chiffre
d?affaires total propre à l?activité de réparation est estimé à 23,9 milliards d?euros en France. Le
secteur le plus important est l?entretien et la réparation automobile avec 22 milliards d?euros. Une
fois écartées les activités de plomberie chauffage pour lesquelles aucune donnée économique n?a pu
être recueillie, suivent trois secteurs de même importance en terme de chiffre d?affaires, entre 350 et
500 millions d?euros : réparation de motocycles, réparation d?électroménager et réparation de
produits bruns.
La cordonnerie et l?horlogerie représentent de l?ordre de 180 millions d?euros chacun et les services
minute et la retouche de vêtements de l?ordre de 120 millions d?euros chacun.
A noter que la réparation d?appareils photos et de cinéma représente encore 30 millions d?euros
selon l?INSEE mais compterait seulement 57 établissements selon PJMS.
67/67
ANNEXE 9
Exemple d?outils de communication/promotion
des métiers des organisations professionnelles
Dans le cadre de sa campagne nationale d?information auprès des jeunes et des familles, et afin de
promouvoir les métiers de notre secteur, l?ANFA, a créé un coffret de découverte professionnel 3h.
L?ANFA a conçu un outil répondant aux objectifs définis par l?Éducation Nationale. Découvrir les
métiers et les activités professionnelles, les organisations professionnelles, les lieux et les modalités
de formation. Depuis 2007, plus de 6000 coffrets ont été distribués aux enseignants et relais
d?information soit par nos délégations régionales, et leurs relais locaux, soit par les commandes via
internet. Début 2008 une étude de satisfaction a été transmise à 1500 enseignants
Développé avec le soutien du ministère de l?Education Nationale, de l?Enseignement Supérieur et
de la Recherche, cet outil pédagogique fournit des supports éducatifs adaptés à l?enseignement au
collège. L?outil n?est pas spécifique aux métiers de la croissance verte générés dans le secteur
automobile ; il fait la promotion de l?ensemble des métiers de la filière. C?est un coffret permettant
l?acquisition de connaissances et le développement de compétences :
- Des activités d?observation, de recherche et d?analyse : informations sur le secteur, les
métiers, les entreprises,?
- Des activités attractives pour une approche concrète du monde professionnel : film, jeu
pédagogique, visite d?entreprise,?
- Des activités de restitution individuelle et par équipe : synthèse, exposé, journal,?
Des ressources téléchargeables complémentaires sont accessibles sur Internet :
www.metiersdelauto.com dédié aux jeunes et aux enseignants bénéficie de 15 000 visiteurs par
mois pour une moyenne de 150 000 mille pages visitées), www.metiersdelauto.com, également
accessible sur la page d?accueil du site institutionnel www.anfa-auto.fr, avec un espace réservé pour
l?enseignant.
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION utilisation de
matériaux recyclés pour les
emballages.
- Limiter la consommation
d?énergie
- Accroitre la durée de vie
- Favoriser la maintenance du
- Désassemblage aisé et peu
onéreux
- Dépollution facile
- Conserver la qualité des
42/67
LISTE DE CONTRÔLE DANS LE CADRE DE L?ECO-CONCEPTION
1- Atteindre une efficacité environnementale doublée d?une fonctionnalité optimale
2- Sauvegarder les ressources
3- Utiliser des ressources renouvelables et disponibles en quantité suffisante
4- Accroître la durabilité du produit
5- Concevoir en vue de réutiliser le produit
6- Concevoir en vue de recycler les matériaux
7- Concevoir en vue de désassembler
8- Limiter l?emploi de substances dangereuses
9- Produire en respectant l?environnement
10- Minimiser l?impact environnemental du produit au cours de son utilisation
11- Utiliser des emballages respectueux de l?environnement
12- Éliminer les matériaux non recyclables en respectant l?environnement
13- Introduire une logistique respectueuse de l?environnement
Exemple de liste de contrôle
Conception Intégrant la dimension Environnementale
Quelques consignes qui peuvent contribuer à la réduction de l?impact environnemental d?un produit tout au long de son cycle
de vie.
Réduire l?emploi de
matériaux
Réduire la consommation
d?énergie
Éviter les substances
dangereuses
pour l?environnement
Faciliter la maintenance
Utiliser des technologies
d?emballage facilement
recyclable et compact
Intégrer des composants sur
les 2 faces de la carte du
circuit imprimé
Minimiser le nombre de
composants
Minimiser les quantités de
matériaux dans le boîtier
électronique et les éléments
mécaniques
Rendre le produit modulaire
Utiliser des systèmes
emboîtés (ou vissés) pour les
composants appelés à être
remplacés
Éviter les pates à joint dans
les assemblages de
composants mécaniques
Faciliter le recyclage Fournir une déclaration
environnementale
Eviter la fabrication de
pièces plastiques bi-matière
Marquer les plastiques ou
les métaux pour les
reconnaître
Éviter les étiquettes sur les
plastiques
Eviter de mouler des
matières plastiques autour
des composants métalliques
Incorporer un système de mise
hors tension
Utiliser des interrupteurs
Sélectionner des composants
de faible nécessité énergétique
Minimiser poids et volume de
produit
Utiliser les métaux non alliés de
préférence
Utiliser aussi peu de matériaux
que possible
Rendre le produit évolutif.
Employer des méthodes
d?assemblage facilitant de
désassemblage
Rendre le produit aisé à
démanteler
Éviter l?emploi de cartes de
circuits imprimés, de
composants, boîtiers,
câbles et fils incorporant
des retardateurs de
flammes bromés
Ne pas utiliser de batteries
Ni-Cd ou relais et batteries
contenant du mercure
Éviter les substances
génératrices d?allergies et
de cancers?
Éviter les substances
toxique, neurotoxique,
tératogène, dangereuse
pour l?environnement, et
destructeur de la couche
d?ozone.
Inventaire des différents
matériaux utilisés
Localisation des composants
jugés dangereux pour
l?environnement
Consommation d?énergie
Utilisation de matériaux
recyclés
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ANNEXE 6
CONTRIBUTION DU SOUS-GROUPE « USAGE - RECYCLAGE »
DEFINITION DE L?IMPACT DES SCENARII PROSPECTIFS SUR LES COMPÉTENCES ET
EMPLOIS DANS LES SERVICES DE L?AUTOMOBILE
INTRODUCTION/CONTEXTE - USAGE
La filière automobile est constituée d?une branche industrielle, rassemblant les constructeurs et les
équipementiers, et d?un secteur tertiaire constitué d?activités de distribution, de maintenance, et de services
complémentaires. Ces métiers sont regroupés dans le cadre de la convention collective des services de
l?automobile, de celle des commerces de gros et pour certains métiers, de celle de la métallurgie.
La convention des services de l?automobile compte plus de 450 000 personnes dans 92 000 entreprises, soit
58% des emplois de la filière automobile. Il faut y ajouter 27 000 salariés du commerce de gros en pièces
détachées pour l?automobile et le poids lourds et quelques milliers de personnes relevant du secteur de la
métallurgie, soit près de 30 000 personnes supplémentaires.
A noter que du fait de la crise actuelle, ce secteur d?activité a noté une inflexion de sa masse salariale en
2009.
La filière automobile couvre le VL, mais également les VUL et les véhicules à 2 roues.
A cette dimension sociale, il convient d?ajouter un poids économique considérable, représentant 49% du
chiffre d?affaires total de la filière.
Ce poids économique et social mérite d?autant plus d?être souligné, qu?il s?agit d?activité non délocalisables,
qui assurent un service de proximité, concourant ainsi de façon sensible à l?aménagement du territoire. La
profession est d?ailleurs représentée dans le comité stratégique et le comité d?orientation pour le commerce
de proximité, dont les travaux sont en cours.
On soulignera enfin la considérable capacité formatrice de la Branche, qui forme chaque année près de 68
000 jeunes et perfectionne plus de 100 000 salariés.
La Branche du commerce de gros a formé 10 000 stagiaires des entreprises du commerce de gros en pièces
détachées pour le VL, le PL et les matériels et équipements de garage.
Nos professions seront force de propositions et acteurs des mutations, qui accompagneront les évolutions de
la société actuelle en terme de consommation de la mobilité. Ces notions ont été réaffirmées à plusieurs
reprises, par exemple dans le cadre des groupes de travail animés par Jean-Louis LEGRAND, Coordinateur
interministériel du Plan véhicules décarbonés, auxquels les représentants de la profession ont activement
participé.
Définition des terminologies utilisées dans le document :
Finalité de l?activité : permet de préciser en quoi cette activité intervient pour contribuer à la préservation de
l?environnement ou à la réduction de l?impact environnemental de l?usage de l?automobile.
Qualificatif :
? Emploi Vert : mobilise des compétences permettant de limiter l?impact négatif dans l?exercice du
métier et l?utilisation de l?automobile
? Emploi Verdissant : emploi tendant vers l?emploi vert
? Emploi Induit ou associé à un emploi vert (support administratif?)
Impact sur les compétences et l?emploi :
? Mise à jour des connaissances : une formation relativement courte, telle qu?en suivent régulièrement
les salariés du secteur automobile, permettra une mise à niveau des connaissances
? Développement des compétences : les salariés devront bénéficier d?une formation longue pour
maîtriser de nouvelles technologies ou disposer de compétences nouvelles
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? Nouveaux métiers : ces métiers sont actuellement inexistants ou peu développés
Prospective : les scenarii prospectifs donnent de grandes orientations, mais il demeure aujourd?hui difficile
de quantifier précisément les volumes de ces évolutions ou mutations. Plusieurs scénarii indiquent que les
évolutions/mutations seront lentes et progressives, et qu?elles ne toucheront qu?une partie de la population.
Leur succès est lié à la proposition d?une offre adaptée aux exigences des consommateurs.
Certaines mutations nécessitent des aménagements et investissements dont on sait pour certains qu?ils ne
seront pas rentables (exple : bornes de recharge). Sans l?appui et l?aide des pouvoirs publics pour assurer ces
investissements, le développement des produits et services « alternatifs » pourrait être compromis.
Les orientations définies dans la loi Grenelle doivent maintenant être traduites en plan d?actions, comme par
exemple celui concernant les Véhicules décarbonnés, coordonnés par Jean-Louis LEGRAND et dont on
attend prochainement les conclusions.
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ACTIVITE : MAINTENANCE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Réparateurs agréés par les constructeurs, Mécaniciens Réparateurs Automobile (avec ou sans enseigne),
Centres automobiles
Au total 33 140 entreprises (dont 65% sans salariés) employant 107 730 salariés ont pour activité principale
l?entretien/réparation mécanique
(source I+C ? données 2007)
Tendances en terme d?activité : baisse d?activité du fait de fiabilité des véhicules, espacement des opérations
d?entretien?
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Maintenance de l?ensemble du parc de véhicules en vue de les conserver à leur niveau optimal de
consommation et d?émission de polluants (CO2, NOx, particules?) et de bruit. Amélioration des
performances du parc actuel par l?installation d?équipements en deuxième monte.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Optimisation des moteurs thermiques : des gains en terme de rendement sont encore possibles, ce qui
permettrait de diminuer les consommations et les émissions
- Développement du marché des véhicules hybrides et/ou électriques : en fonction de l?offre des
constructeurs et des politiques publiques d?encouragement au développement du marché, le parc des
véhicules hybrides et/ou électriques à entretenir pourrait augmenter
- Développement des TIC dans les véhicules : ces outils permettront de faciliter l?échange
d?informations relatives à l?état du véhicule, l?état de la circulation, la localisation des zones de
recharge ou rechange, la disponibilité des véhicules en autopartage?
- Mise en oeuvre de l?éco-entretien prévu à l?article 13 de la loi « Grenelle 1 » : la généralisation à
l?ensemble du parc de vérifications des pneumatiques, du réglage des moteurs, des trains roulants et
de la ligne d?échappement permettra des gains sur le niveau global de consommation et d?émission
- Pose d?équipements en deuxième monte : le changement de filtres à particules, de filtres à
carburants?., la pose de réservoirs GPLc (1412 véhicules transformés entre janvier et août 2009)
permettent de réduire les émissions ou la mise en oeuvre de carburants alternatifs
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant les
qualifications
Impact sur les compétences et l?emploi
Optimisation des
moteurs
thermiques
Mise à jour des connaissances relatives aux moteurs
thermiques, chez les opérateurs existants
Développement
des véhicules
hybrides et/ou
électriques
Développement de nouvelles compétences spécifiques chez
les opérateurs existants
Développement
des TIC dans les
véhicules
Développement de nouvelles compétences, voire nouveaux
métiers pour les technologies très pointues
Cadres après-
vente (A.C.III.,
A.C.II., A.C.I.)
Agents de
maîtrise des
ateliers (A.20,
A.23) Ouvriers
des ateliers
(A.3. à A.12.)
Mise en oeuvre de
l?éco-entretien et
post-équipement
Les compétences existent. Cette mesure générerait un
volume supplémentaire d?activité dans les ateliers et
permettrait de compenser au moins partiellement la baisse
constatée par ailleurs.
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des impacts dans les domaines ICPE, air, bruit, eau, déchets : gestion des déchets en vue d?une
valorisation, maîtrise des pollutions liquides, maîtrise des émissions (exple : fluides frigorigènes), maîtrise
des consommations
QUALIFICATIF : Vert
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ACTIVITE : CARROSSERIE-PEINTURE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Réparateurs agréés ayant une activité carrosserie, carrossiers spécialisés
Les entreprises ayant l?activité de carrosserie en activité principale sont au nombre de 510 et elles comptent
12 100 salariés
(source I+C ? données 2007)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Réparer plutôt que changer
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
1. Modification des matériaux utilisés et des méthodes d?assemblage des véhicules : en fonction des
contraintes sécuritaires et environnementales, les matériaux évoluent ce qui impacte les techniques
d?intervention pour leur réparation
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant les
qualifications
Impact sur les compétences et l?emploi
Cadre après-
vente
(B.C.III.,
B.C.II., B.C.I.)
Agents de
maîtrise des
ateliers (B.20 à
B.23.) Ouvriers
des ateliers
(B.3. à B.12.)
Modification des
matériaux
Mise à jour des connaissances relatives aux matériaux et
aux techniques de réparation, chez les opérateurs actuels
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des impacts dans les domaines ICPE, air, bruit, déchets : gestion des déchets en vue d?une
valorisation, maîtrise des pollutions liquides, maîtrise des émissions (exple : COV), maîtrise des
consommations (énergie pour les cabines de peinture)
QUALIFICATIF : Vert
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ACTIVITE : VENTE DE VEHICULES
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Distributeurs agréés par les constructeurs pour les Véhicules Neufs (VN), négociants Véhicules d?Occasion
(VO)
Ce sont 25 980 entreprises (dont 37% sans salariés), comptant 206 750 salariés qui ont comme activité
principale la vente de véhicules
(source I+C ? données 2007)
Dans un contexte défavorable, la vente de VN en 2009 s?est relativement maintenue, grâce à la « prime à la
casse » associée au bonus/malus. La vente de VO récents est en baisse du fait de la concurrence des VN
« bonusés »
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Informer les consommateurs pour le choix d?un véhicule adapté à leurs besoins et le plus sobre possible
Information pour une bonne prise en main du véhicule par son acquéreur, en vue d?une utilisation optimale
(en particulier pour les véhicules à avec une nouvelle motorisation)
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Optimisation des moteurs thermiques : adaptation des argumentaires de vente et des
informations destinées aux clients
- Développement du marché des véhicules hybrides et/ou électriques : cette nouvelle technologie
nécessite l?acquisition de nouvelles compétences chez les opérateurs
- Développement des TIC dans les véhicules : ces outils permettront de faciliter l?échange
d?informations relatives à l?état du véhicule, l?état de la circulation, la localisation des zones de
recharge ou rechange, la disponibilité des véhicules en autopartage
- Vente des abonnements de recharge en électricité ou rechange de batterie, vente de financements
spécifiques (location des batteries)
- Développement de l?auto-partage : évolution du métier de « vendeur d?automobile » vers celui
de « vendeur de mobilité », gestion des flottes de véhicules
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Optimisation des
moteurs
thermiques
Mise à jour des connaissances
Développement
du marché
hybride et/ou
électrique
Nouvelles compétences chez les vendeurs actuels
Nouveaux métiers relatifs à la recharge ou rechange de
batteries (financement)
Développement
des TIC et vente
de services
associés
Nouvelles compétences chez les vendeurs actuels et nouveaux
métiers
Cadre dans la
vente
(C.C.I. à
C.C.III.)
Agents de
maîtrise de la
vente
(C.20 à C.23)
Ouvriers de la
vente
(C.3 à C.12)
Développement
de l?auto-partage
Nouveaux métiers pour la gestion des flottes, le transfert des
véhicules et le développement des outils informatiques et de
télécommunication
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise de l?énergie dans les show-room (éclairage, chauffage).
QUALIFICATIF : Vert
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ACTIVITE : VENTE DE PIECES DE RECHANGE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Distributeurs agréés par les constructeurs (activité secondaire)
Distributeurs indépendants : 27 000 salariés dans 2 100 points de vente répartis sur l?ensemble du territoire
(source FEDA)
Commerce de détail (503B) : 3 840 entreprises comptant 22 550 salariés (source I+C ? données 2007)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Fournir les pièces de rechange nécessaires à la maintenance de l?ensemble du parc en vue de les conserver à
leur niveau optimal de consommation et d?émission de polluants (CO2, NOx, particules?) et de bruit.
Echange réparation ou échange standard d?éléments hors d?usage
Vente d?équipements réduisant l?impact sur l?environnement comme par exemple les pneumatiques « verts »
(source importante d'économie d'énergie et que la formation des vendeurs à ce type de pneus peut inciter le
consommateur à les faire monter sur son véhicule) ou les pièces de réemploi
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Optimisation des moteurs thermiques
- Développement du marché des véhicules hybrides et/ou électriques
- Mise en oeuvre de l?éco-entretien prévu à l?article 13 de la loi « Grenelle 1 »
- Pose d?équipements en deuxième monte
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Optimisation des
moteurs
thermiques
Mise à jour des connaissances
Développement
des moteurs
hybrides et
électriques
Développement de nouvelles compétences chez les opérateurs
existants
Cadre dans la
vente
(D.C.I. à
D.C.III.)
Agents de
maîtrise de la
vente
(D.20 à D.23)
Ouvriers de la
vente
(D.3 à D.9)
Commerce de
gros et
métallurgie :
d?opérateur à
technicien
supérieur
Mise en oeuvre de
l?éco-entretien et
post-équipement
Mission de conseil des professionnels
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Production de déchets d?emballage, limitation des besoins en énergie et matières premières
QUALIFICATIF : vert
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ACTIVITE : DEPANNAGE-REMORQUAGE (A REGROUPER AVEC REPARATION/CARROSSERIE)
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Activité dépannage au sein des réseaux constructeurs, dépanneurs-remorqueurs spécialisés
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
Développement du marché hybride et électrique : les modalités d?intervention sur ce type de véhicules
présenteront des spécificités
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Ouvriers
dépanneurs
(F.3 à F.6)
Développement
du marché
hybride et
électrique
Mise à jour des connaissances particulièrement en ce qui
concerne les règles de sécurité sur les véhicules électriques
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maitrise des impacts dans les domaines ICPE (stockage de VHU), gestion des eaux de ruissellement?
QUALIFICATIF : induit
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ACTIVITE : CONTROLE TECHNIQUE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Centres de contrôle technique agréés (membre d?un réseau ou non)
En 2008, 19,98 millions de contrôles dont 16,77 millions de visites techniques périodiques réalisés par 3 900
entreprises, dans les 5263 centres de contrôle agréés (dont 395 non rattachés à un réseau qui détiennent 6%
du marché)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Vérifier la conformité du parc roulant quant aux niveaux d?émissions de pollution et niveau sonore.
En 2008 en ce qui concerne la fonction pollution et niveau sonore, la prescription d?une contre-visite
concerne 5,08% des véhicules contrôlés (soit environ 852 000 véhicules). Ce taux était de 4,80 en 2007.
Liste des contrôles de la rubrique pollution et niveau sonore : teneur en CO et valeur du lambda des gaz
d?échappement, opacité des fumées d?échappement, bruit moteur
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Développement du marché des véhicules GPLc, GNV, hybrides ou électriques : ces technologies auront
pour conséquence une évolution des points de contrôle et nécessiteront donc l?acquisition de nouvelles
compétences chez les opérateurs
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Agent de
maîtrise CT
G.20.
Ouvriers CT
G.6. à G.9.
Développement
du marché des
véhicules GPLc,
GNV, hybrides ou
électriques
Nouvelles compétences à développer chez les contrôleurs
La réglementation instaure une qualification spécifique pour le contrôle des véhicules « gaz » à compter du
1er janvier 2011.
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des consommations et émissions
QUALIFICATIF : verdissant
51/67
ACTIVITE : STATION-SERVICE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Distributeurs de carburant membre d?un réseau ou non.
La France compte 7970 stations-service traditionnelles (c?est à dire hors grande distribution) employant 30
000 salariés.
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Informer le consommateur sur les différents carburants existants et leur impact environnemental
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
Développement des bio-carburants et évolution des carburants (SP, sans soufre pour le gazole, GPL,
GNV?etc)
Développement des systèmes de recharge rapide ou de changement de batteries : les stations-service
pourraient assurer la charge de batteries, échange de batteries
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Développement
des bio-
carburants et
carburants
gazeux
Mise à jour des connaissances, notamment sur le plan de la
sécurité
Développement
de la fourniture
d?électricité
Développement de nouvelles compétences spécifiques liées
au mode de distribution spécifique
Agent de
maîtrise
I.20.
Employé
I.3.
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des impacts dans les domaines des ICPE, eau et la maîtrise de risques
QUALIFICATIF : vert
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ACTIVITE : LOCATION COURTE DUREE DE VEHICULES
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
On constate la présence :
- de chaînes internationales, nationales ou régionales
- de franchisés de chaînes et de loueurs indépendants pour qui la location est, sinon l'activité unique, du
moins l'activité principale
- de professionnels pour qui la location constitue une activité annexe et complémentaire de l'activité
principale (qui est généralement le commerce et la réparation de l'automobile).
Les chaînes et leur réseau de franchisés représentent 80% du marché.
Le secteur comprend 1 401 entreprises, 4200 stations, 11 279 salariés, un parc de 280 000 véhicules
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
La location de voiture est la première forme « d?autopartage.»
Le principe de la location est une rationalisation de l?usage des véhicules. En tant que fournisseurs de
mobilité, les loueurs mettent à disposition des véhicules récents, bénéficiant des dernières avancées
technologiques, et régulièrement entretenus. Certains professionnels de la location ont développé une activité
d?autopartage.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Développement du parc des véhicules hybrides et électriques : les société de location se doteront d?une
part plus ou moins significative de véhicules avec de nouvelles motorisations (impact sur la gestion des
flottes, sur la structure de l?offre), installation de bornes de recharge
- Développement de l?autopartage
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Développement
véhicules
hybrides et
électriques
Nouveaux métiers pour : la gestion des flottes (entretien,
préparation?), le développement des outils informatiques et
de télécommunication
Connaissances techniques de base pour savoir « vendre » les
nouveaux produits
Agent de
maîtrise
(J.17 à J.23)
Employés J.3 et
J.6)
Développement
de l?autopartage
Nouveaux métiers pour la gestion des flottes, le transfert des
véhicules et le développement des outils informatiques et de
télécommunication
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Maîtrise des émissions (déchets, eau?) liées à l?entretien et la gestion des flottes
QUALIFICATIF : Vert
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ACTIVITE : PARCS DE STATIONNEMENT
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Parcs de stationnement appartenant à des groupes ou indépendants
240 entreprises, 540 établissements et 13 930 salariés
(source I+C - données 2007)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Assurer l?inter-modalité entre les modes de déplacement, libérer de l?espace sur les voies de circulation
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
- Développement des véhicules électriques : exploitation des équipements de recharge (voire rechange de
batteries)
- Développement de l?autopartage : gestion des flottes et de la clientèle
Qualifications Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Développement
des véhicules
électriques
Nouveaux métiers Agents de
maîtrise
(L.17 et L. 20)
Employés
(L.3 et L.6)
Développement
de l?autopartage
Nouveaux métiers
MAITRISE DE L?IMPACT POTENTIEL SUR L?ENVIRONNEMENT DANS LE CADRE DE L?EXERCICE DE
L?ACTIVITE :
Impact réduit
QUALIFICATIF : verdissant
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ACTIVITE : FORMATION DES CONDUCTEURS
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
20 000 enseignants, 8600 exploitants d?écoles de conduite (pour environ 14 000 bureaux agréés) appartenant
à un réseau ou indépendants
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Formation à l?éco-conduite (formation initiale et/ou continue) qui permet d?acquérir un comportement pour
une conduite plus citoyenne des véhicules terrestre à moteur en limitant la consommation de carburant et les
émissions de CO2 des véhicules lors de leur utilisation.
L?éco-conduite c?est aussi « l?éco attitude » en veillant au bon entretien du véhicule.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
Développement de l?éco-conduite, voire formation obligatoire de tous les conducteurs.
Formation à l?utilisation de véhicules utilisant de nouvelles technologies de motorisation (hybride ou
électrique)
Qualifications Nombre de
salariés ou
exploitants
Scénarii
prospectifs
impactant la
qualification
Impact sur les compétences et l?emploi
Développement
de l?éco-
conduite
Mise à jour des connaissances.
Cette mesure si elle était généralisée à tous les
conducteurs (mise à niveau) génèrerait un volume
supplémentaire d?activité dans les écoles de
conduite et les centres de formation
Exploitants et
cadres
(K.C.I.)
Agents de
maîtrise
(K.20)
Employés (K.3
à K.9) :
enseignants
10 000
2 000
16 000
Véhicules
nouvelles
motorisations
Mise à jour des connaissances des formateurs
Préparation par le Branche d?un nouveau référentiel de formation en cours de certification pour le diplôme
d?enseignant de la conduite et de la sécurité routière qui remplacera l?actuel BEPECASER à l?horizon 2011
55/67
INTRODUCTION/CONTEXTE - RECYCLAGE
En France, environ 1,3 million de véhicules deviennent hors d?usage chaque année. Ils donnent lieu à une
masse de déchets comprise entre 1,4 et 2 millions de tonnes.
Le métier repose sur deux activités distinctes : le traitement écologique des VHU et la commercialisation des
pièces de réemploi qui sont extraites de ce flux.
Véritables spécialistes du traitement environnemental des véhicules, les Recycleurs de l?Automobile jouent
un rôle essentiel dans la filière automobile. Ces professionnels agréés pour le traitement des véhicules hors
d'usage (VHU) réalisent un ensemble d'actions contribuant à la protection de l'environnement par un
recyclage optimum des VHU :
1. Traçabilité administrative des véhicules,
2. Collecte des véhicules,
3. Dépollution : éléments liquides et solides dangereux (huiles, filtre à huile, liquides de frein et de
refroidissement, batterie au plomb, fluides de climatisation, éléments pyrotechniques?) sont retirés et traités
conformément à la réglementation.
4. Démontage des organes valorisables : les pièces et organes en bon état de fonctionnement sont
récupérées, triées, vérifiées avant d?être réutilisées (moteurs, portières, phares?).
5. Valorisation de la matière.
En favorisant l?utilisation de la pièce de réemploi, la profession permet également d?influer positivement sur
le « bilan carbone » en diminuant la production de pièces neuves.
Près de 1 500 entreprises sont agréées pour traiter les véhicules hors d?usage. Il s?agit de PME-TPE qui
emploient 10 salariés en moyenne, pour un total estimé à 13 000 emplois. Ces entreprises, principalement
situées en milieu rural, garantissent un service de proximité au dernier détenteur d?un VHU et constituent
une activité indispensable à la vitalité économique des territoires.
Les Recycleurs de l?Automobile contribuent à l?insertion dans le monde du travail de jeunes passionnés de
mécanique automobile avec la mise en place du certificat de qualification professionnelle de démonteur
automobile. La Branche Recycleurs a voulu faire coïncider les attentes de ces jeunes, parfois sans diplôme,
avec les besoins des entreprises en mettant en place une formation qualifiante concrétisée par l?obtention
d?un C.Q.P. qui donne à ces jeunes diplômés toutes les chances d?exercer un métier non délocalisable et
contribuant directement à la protection de l?environnement.
Ces formations contribuent à la reconnaissance et à la professionnalisation du métier, au même titre que les
formations mises en place par la Branche du CNPA (stages « Environnement Sécurité et Qualité » et « Santé
et Sécurité » dans le cadre de la certification de service Qualicert). Cet effort de professionnalisation est
nécessaire pour répondre aux exigences environnementales croissantes.
56/67
ACTIVITE : DEMONTAGE
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Recycleurs agréés (environ 1500 entreprises agréées)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Retirer les pièces en bon état de fonctionnement en vue de leur réemploi au même usage que celui pour
lequel elles ont été conçues.
Retirer les matières en vue de les remettre dans les filières de recyclage adaptées.
Cette opération ne peut être entièrement automatisée et demande une main d?oeuvre importante pour
respecter l?ordre de priorité de traitement défini par la directive cadre déchets (réemploi, recyclage,
valorisation énergétique) et les taux de réutilisation et de valorisation fixés par la directive européenne
relative aux VHU.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
1. Taux de réutilisation et de valorisation des VHU fixé par la directive 2000/53/CE à 95% d?ici 2015.
2. Evolution des véhicules en fin de vie pourvus de nouveaux équipements à démonter
Qualifications Nombre de
salariés ou
exploitants en
« nom propre »
Scénarii prospectifs impactant la
qualification
Impact sur les compétences et
l?emploi
Taux de réutilisation et de
valorisation à 95% en 2015
Nouvelles compétences à
développer pour démonter de
nouvelles matières et de
nouvelles pièces
Agent de
maîtrise
H.20.
Evolution des VHU pourvus de
nouveaux équipements à
démonter (climatisation à très
court terme puis moteurs
hybrides ou électriques à moyen
terme)
Nouvelles compétences à
développer pour démonter ces
équipements
Taux de réutilisation et de
valorisation à 95% en 2015
Nouvelles compétences à
développer pour démonter de
nouvelles matières et de
nouvelles pièces
Ouvriers
H.3. à H.9.
Evolution des VHU pourvus de
nouveaux équipements à
démonter (climatisation puis
moteurs hybrides ou électriques à
moyen terme)
Nouvelles compétences à
développer pour démonter ces
équipements, suivi de
formations (exp. attestation
pour les fluides de
climatisation)
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ACTIVITE : DEPOLLUTION
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Recycleurs agréés (environ 1500 entreprises agréées)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
Retirer et traiter les éléments liquides et solides dangereux (huiles, filtre à huile, liquides de frein et de
refroidissement, batterie au plomb, fluides de climatisation, éléments pyrotechniques?). Ce n?est qu?à
l?issue de ce traitement qu?un VHU peut être requalifié en déchet non dangereux. Stockés dans de mauvaises
conditions et/ou traités de manière inadaptée ou non conforme aux exigences environnementales, ils peuvent
nuire gravement à l?environnement, en polluant le sol et l?eau.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
1. Evolution des véhicules en fin de vie pourvus de nouveaux équipements susceptibles de
nécessité une dépollution
2. Modification et/ou renforcement de la réglementation relative aux substances dangereuses
Qualifications Nombre de
salariés ou
exploitants en
nom individuel
Scénarii prospectifs impactant la
qualification
Impact sur les compétences et
l?emploi
Agent de
maîtrise
H.20.
Evolution des véhicules en fin de
vie pourvus de nouveaux
équipements
Compétences à développer
pour dépolluer de nouveaux
équipements.
Détention d?une attestation
d?aptitude pour dépolluer les
systèmes de climatisation
obligatoire à compter du 5
juillet 2011.
Ouvriers
H.3. à H.9.
Modification et/ou renforcement
de la réglementation relative aux
substances dangereuses
Mise à jour des connaissances
relative au traitement des
substances dangereuses
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ACTIVITE : VENTE DE PIECES DE REEMPLOI
PROFIL (qui intervient, nombre d?entreprises) :
Recycleurs agréés (environ 1500 entreprises agréées)
FINALITE DE L?ACTIVITE (en lien avec l?environnement) :
La réutilisation des pièces en bon état de fonctionnement est un moyen de privilégier un entretien de son
véhicule en prenant en compte une dimension socio-environnementale et évite de recourir aux matières
premières. L?utilisation d?une pièce de réemploi permet d?éviter à la fois la production du CO2 qui aurait été
émis lors de la destruction de la pièce et celle émise lors de la fabrication d?une nouvelle pièce. Elle est
également indispensable à l?atteinte des taux de réutilisation et de valorisation prévue par la directive VHU.
SCENARII PROSPECTIFS IMPACTANT L?ACTIVITE :
1. Développement du marché de la pièce de réemploi
2. Atteinte des objectifs de réutilisation et de valorisation en 2015 : augmenter le réemploi
Qualifications Nombre de
salariés ou
exploitants en
nom individuel
Scénarii prospectifs impactant la
qualification
Impact sur les compétences et
l?emploi
Agent de
maîtrise
H.20.
Ouvriers
H.3. à H.9.
Développement du marché de la
pièce de réemploi
Atteinte des objectifs de réutilisation
et de valorisation en 2015
Augmentation du volume
d?activité
Nécessité de développer de
nouvelles capacités pour la
traçabilité des pièces
Développer des processus de
certification du contrôle de
qualité pour les pièces
Favoriser les synergies entre
les démonteurs et magasiniers
dans le but de privilégier le
démontage des pièces les plus
demandées
Montée en compétence des
équipes commerciales
59/67
REFLEXIONS ET PROPOSITIONS POUR LES EMPLOIS VERTS DANS LA DISTRIBUTION ET LES SERVICES DE
L?AUTOMOBILE
D?une manière générale, toutes les activités artisanales, commerciales ou industrielles doivent s?assurer de
maîtriser leur impact sur l?environnement et d?intégrer le développement durable dans leurs réflexions en
terme de prospective. Des notions fondamentales dans ces domaines devraient être intégrées dans toutes les
formations et lors de la mise à jour des connaissances des salariés dans le cadre de la formation continue. Un
socle commun des fondamentaux permettrait de donner une culture environnementale minimale à tout
citoyen.
Les PME sont rarement en capacité de disposer d?un emploi dédié et spécialisé dans la gestion de
l?environnement. Elles ont cependant besoin d?expertise dans ce domaine, pour répondre à leurs obligations
(sans cesse croissantes) ou pour mettre en oeuvre une politique de management de l?environnement. En
sécurisant le statut d?emploi partagé, pour les salariés comme pour les entreprises, il serait sans doute
possible de répondre aux besoins des entreprises, en créant de l?emploi.
Afin de pallier le manque de visibilité sur les besoins en terme de qualification liés aux mutations
technologiques, il serait utile de prévoir pour chaque niveau de qualification, un socle de compétences de
base comportant les éléments de culture professionnelle indispensables qui permettraient de préparer les
évolutions de compétences.
Les métiers des services de l?automobile seront amenés à évoluer pour répondre à des besoins découlant
d?une évolution technologique du produit et des modifications quant au mode de consommation de la
mobilité.
Plus que la création massive de nouveaux emplois, qui conduirait globalement à augmenter le nombre de
salariés de la Branche, les évolutions technologiques et les services associés (opération de recharge?) ou
complémentaires (autopartage?) vont, souhaitons-le, permettre de maintenir les emplois. Ce maintien en
activité des salariés nécessitera des formations pour l?acquisition de connaissances ou compétences
nouvelles.
Il est important que les besoins de formation qui seront détectés soient mis en place dans un délai permettant
de répondre à la demande, pour éviter les carences de qualification que l?on peut parfois rencontrer lors du
déploiement de nouvelles technologies ou nouveaux services.
Les nouvelles compétences que devront acquérir les salariés, seront acquises dès la formation initiale chez
les nouveaux entrants (sous forme d?option ou de spécialisation suivant les cas)
Les évolutions du produit automobile sont mises en oeuvre par les constructeurs en lien avec les
équipementiers. Or les constructeurs commercialisent leurs véhicules dans un réseau de distributeurs agréés,
assurant la formation nécessaire des opérateurs de commercialisation.
Les métiers des services de l?automobile disposent d?outils de formation et d?observations qui ont depuis de
nombreuses années assurés la formation des salariés, en s?adaptant régulièrement aux évolutions déjà vécues
par le secteur automobile (les véhicules d?aujourd?hui n?ont rien à voir avec ceux d?il y a trente ans)
A ce titre, l?ANFA et le GNFA ont travaillé à l?élaboration d?un plan d?appui au maintien et au
développement des emplois dans la Branche des services de l?Automobile. Ce plan prévu pour les trois
prochaines années, comprend entre autres l?adaptation aux évolutions technologiques.
60/67
ANNEXE 7
61/67
62/67
63/67
ANNEXE 8
DDS-L.Ougier 8 décembre 2009
Note pour le Comité de filière « Eau, assainissement, déchets, air »
Plan de mobilisation nationale sur les métiers liés à la croissance verte
Extrait : cas de la réparation, notamment automobile
- marché de la réparation pour permettre de prolonger la durée de vie des produits
(réduction des déchets, économies de ressources,?);
Ce marché, en 2004, représentait plus de 450 000 emplois. Si la réparation automobile représente la
moitié de ces emplois, il est intéressant de noter que la réparation des cycles arrive en 3ème position
suivie par la réparation des autre biens d?équipement.
L?essor de ce secteur porteur d?emplois non délocalisables est aujourd?hui étroitement lié aux
choix politiques qui seront faits pour faciliter la réparation (standardisation des pièces détachées,
développement de norme sur la durée de vie des produits, taxation des produits à courte durée de
vie,?) et pour soutenir la reprise d?activité (secteur de TPE dont les artisans arrivent à l?âge de la
retraite et dont la reprise d?activité s?accompagne d?investissements parfois conséquents pour faire
face aux évolutions technologiques continues des produits à réparer). Pour estimer le potentiel
d?emplois de ce marché pour les années à venir, une étude complémentaire serait nécessaire.
La qualité de l?activité de réparation passe désormais par la revalorisation des formations
initiales, un soutien aux opérations de formations continues proposées par les réseaux de
fabricants et réparateurs et la création de diplômes officiels conditionnant l'utilisation du titre
de "réparateurs".
- marché de la location pour intensifier l?usage de biens/produits à usage occasionnel
(économies de ressources) qui à terme pourrait être lié au développement de l?économie de
la fonctionnalité (j?achète des cycles de lavages et non plus une machine à laver);
- marché du réemploi/de l?occasion.
Vu la nouveauté du sujet « prévention des déchets », des études complémentaires semblent
nécessaires pour étayer/compléter les éléments de cette note selon la méthode présentée en
annexe.
64/67
LE MARCHE DE LA REPARATION7
1 ? PRESENTATION DE LA FILIERE
La réparation en France en 2004 (*) :
Chiffre d?affaires : 24 000 M¤ source : EAE 2004, INSEE
Nombre d?établissements : 106 000 sources EAE 2004, INSEE et Pages Jaunes
Nombre d?emplois : 452 500 sources EAE 2004, INSEE et Pages Jaunes
(*) Ces chiffres rendent compte du nombre d?établissements et d?emplois qui ont une part plus ou moins importante de leur activité centrée sur la réparation. En effet, pour
certains secteurs, la part de l?activité de réparation n?a pas pu être séparée des autres activités telles que la vente ou l?entretien par exemple.
INSEE, EAE 2004
Secteur
Nombre entreprises
(NAF)
Nombre
établissements (PJ)
Nombre
emplois
Nombre
d'emplois
moyen par
entreprise ou
établissement
Chiffre d'affaires
hors taxes de
l'activité
réparation (M¤)
Automobile* 47612 236946 5,0 21844
Motocycles & cycles** 5997 24201 4,0 484
Automobile, motocycles et cycles* 53609 261147 4,9 22328
Plomberie / Chauffage** 20229 76016 3,8
Electronique : TV - hifi - radio (produits bruns) 4045 11141 2,8 346
Electroménager (produits blancs) 3313 11967 3,6 382
Informatique** 2470 25577 10,4
Antennes** 1123 4829 4,3
Machine à coudre, à repasser, à tricoter 519 3374 6,5
Appareils électriques, électroniques et informatiqu es grand public*** 11470 56888 5,0 728
Cordonnerie 4382 6699 1,5 176
Vêtements** 3497 6555 1,9 112
Ameublement**** 2404 5010 2,1
Autres réparations d'articles personnels et domestiques (selon INSEE, 527 non cités par ailleurs) 2168 9918 4,6 150
Autres réparations d'articles personnels et domestiques (selon PJ et hors 527H) 467 1452 3,1
Autres réparations de biens domestiques 2635 11370 4,3 150
Horlogerie et bijouterie 2161 5387 2,5 184
Motoculture de plaisance 1687 8604 5,1
Dépannages et réparations urgentes à domicile 1573 6135 3,9 19
Serrurerie dépannage 1395 6856 4,9
Pianos + instruments de musique 570 1181 2,1 7
Clés reproduction - service minute 208 520 2,5 124
Appareils de photo et cinéma 57 194 3,4 30
TOTAL 105877 452562 4,3 23859
TOTAL hors automobile et plomberie/chauffage 38036 139600 3,7 2015
* entretien compris, ** vente et/ou installation et/ou entretien compris
*** vente et installation d'antennes comprises, ****hors ébénistes (2600) et tapissiers (2600)
Source : comptages INSEE et Pages Jaunes
Source : INSEE EAE 2004 ; comptages ALISSE, INSEE ; comptages PJMS
Tableau 1 ? Tableau de bord synthétique de la réparation en France
Tous secteurs confondus, la réparation en France représente donc un peu plus de 100 000
entreprises qui comptent 450 000 emplois et le chiffre d?affaires total lié à l?entretien et la
réparation automobile et à la réparation des biens domestiques s?est élevé à 23,9 milliards d?euros
en 2004 selon l?EAE de l?INSEE. Ces chiffres doivent être détaillés par secteur puisqu?à l?intérieur
de chaque secteur la part de réparation varie de manière significative.
Le principal secteur de la réparation est le secteur automobile. Dans ce secteur l?entretien et la
réparation sont indissociables. Ces activités représentent un chiffre d?affaires de 22 milliards
d?euros, dont 9,7 milliards pour les entreprises du secteur « entretien et réparation automobile » de
la nomenclature NAF et 9,5 milliards pour le secteur du « commerce de détail automobile ». La
réparation automobile compte de l?ordre de 48 000 entreprises et 240 000 emplois (chiffres établis
en additionnant les entreprises rattachées des secteurs « entretien réparation automobile » et
« commerce de détail de pièces détachées » selon la nomenclature NAF et une estimation sur le
nombre de concessionnaires qui ont également une activité de réparation significative en fonction
de leurs rubriques Pages Jaunes).
Le second secteur en nombre d?entreprises est celui de la plomberie et du chauffage dépannage
entretien qui comptent 20 000 entreprises (dont 15 000 plombiers) et 76 000 emplois (dont 50 000
plombiers). L?activité de réparation n?est pas dissociable de l?activité d?installation et d?entretien.
7 Panorama de l?offre de réparation en France ? Juillet 2007 ? Ernst&Young pour ADEME
65/67
Aucune donnée économique n?a pu être recueillie concernant le chiffre d?affaires de l?activité
réparation pour ce secteur.
En troisième position se trouve la réparation de cycles et motocycles (surtout cycles motorisés)
dont l?activité d?entretien et réparation représente 484 millions d?euros (soit seulement 8% du
chiffre d?affaires global du secteur) et de l?ordre de 6 000 entreprises et 24 000 emplois dont la
plupart pour la vente.
Automobile* 46%
Plomberie / Chauffage**
19% Motocycles & cycles** 6%
Cordonnerie 4%
Electronique (TV - hifi -
radio) 4%
Vêtements** 3%
Electroménager 3%
Informatique** 2%
Ameublement*** 2%
Horlogerie et bijouterie
2%
Autres 9%
Automobile* 53%
Plomberie / Chauffage**
17%
Motocycles & cycles** 5%
Cordonnerie 1%
Electronique (TV - hifi -
radio) 2%
Vêtements** 1%
Electroménager 3%
Informatique** 6%
Ameublement*** 1%
Horlogerie et bijouterie
1%
Autres 10%
Nombre d?entreprises Nombre d?emplois
Automobile* 46%
Plomberie / Chauffage**
19% Motocycles & cycles** 6%
Cordonnerie 4%
Electronique (TV - hifi -
radio) 4%
Vêtements** 3%
Electroménager 3%
Informatique** 2%
Ameublement*** 2%
Horlogerie et bijouterie
2%
Autres 9%
Automobile* 53%
Plomberie / Chauffage**
17%
Motocycles & cycles** 5%
Cordonnerie 1%
Electronique (TV - hifi -
radio) 2%
Vêtements** 1%
Electroménager 3%
Informatique** 6%
Ameublement*** 1%
Horlogerie et bijouterie
1%
Autres 10%
Nombre d?entreprises Nombre d?emplois
Source : Tableau de bord de la réparation en France - : INSEE EAE 2004 ; comptages ALISSE, INSEE ; comptages PJMS
Figure 1 ? Les principaux acteurs de la réparation en France
Les autres principaux acteurs de la réparation de biens domestiques sont par nombre d?entreprises
décroissant : la cordonnerie, la réparation de produits bruns, la couture (retouche textile), la
réparation de produits blancs, la vente et la maintenance informatique (pas de rubrique spécifique
de « réparation informatique », ni pour l?INSEE, ni pour les PJ), l?ameublement et l?horlogerie avec
un nombre d?entreprises décroissant de 4 400 à 2 200.
6699
11141
6555
11967
25577
5010
5387
8604
6135
6856
4829
1181
3374
520
194
11370
0 5000 10000 15000 20000 25000 30000
Cordonnerie
Electronique (TV - hifi - radio)
Vêtements**
Electroménager
Informatique**
Ameublement***
Horlogerie et bijouterie
Motoculture de plaisance
Dépannages et réparations urgentes à domicile
Serrurerie dépannage
Antennes**
Pianos + instruments de musique
Machine à coudre, à repasser, à tricoter
Clés reproduction - service minute
Appareils de photo et cinéma
Autres
Nombre d'emplois
4382
4045
3497
3313
2470
2404
2161
1687
1573
1395
1123
570
519
208
57
2635
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000
Cordonnerie
Electronique (TV - hifi - radio)
Vêtements**
Electroménager
Informatique**
Ameublement***
Horlogerie et bijouterie
Motoculture de plaisance
Dépannages et réparations urgentes à domicile
Serrurerie dépannage
Antennes**
Pianos + instruments de musique
Machine à coudre, à repasser, à tricoter
Clés reproduction - service minute
Appareils de photo et cinéma
Autres
Nombre d'entreprises ou d'établissements
6699
11141
6555
11967
25577
5010
5387
8604
6135
6856
4829
1181
3374
520
194
11370
0 5000 10000 15000 20000 25000 30000
Cordonnerie
Electronique (TV - hifi - radio)
Vêtements**
Electroménager
Informatique**
Ameublement***
Horlogerie et bijouterie
Motoculture de plaisance
Dépannages et réparations urgentes à domicile
Serrurerie dépannage
Antennes**
Pianos + instruments de musique
Machine à coudre, à repasser, à tricoter
Clés reproduction - service minute
Appareils de photo et cinéma
Autres
Nombre d'emplois
4382
4045
3497
3313
2470
2404
2161
1687
1573
1395
1123
570
519
208
57
2635
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000
Cordonnerie
Electronique (TV - hifi - radio)
Vêtements**
Electroménager
Informatique**
Ameublement***
Horlogerie et bijouterie
Motoculture de plaisance
Dépannages et réparations urgentes à domicile
Serrurerie dépannage
Antennes**
Pianos + instruments de musique
Machine à coudre, à repasser, à tricoter
Clés reproduction - service minute
Appareils de photo et cinéma
Autres
Nombre d'entreprises ou d'établissements
Source : Tableau de bord de la réparation en France
Figure 2 ? Les autres acteurs de la réparation en France
Toutes les entreprises associées à la réparation sont de très petites entreprises avec une moyenne
de 4,3 emplois par entreprise, ce chiffre passant à 3,7 emplois lorsqu?on exclut les secteurs
automobiles, motocycles et plomberie / chauffage. Les plus petites structures sont les cordonniers
(1,5 emplois par entreprise) et les couturiers (1,9). Les plus importantes se trouvent dans le secteur
informatique avec 10,4 emplois par entreprise en moyenne.
Les autres secteurs identifiés au cours de l?étude grâce aux rubriques Pages Jaunes et aux entretiens
66/67
qualitatifs sont par nombre d?établissements décroissants : la motoculture de plaisance (1 700
établissements, 8 600 emplois), les dépanneurs à domicile, la serrurerie dépannage, les antennes
(installation comprise), les instruments de musique, les machines à coudre et tricoter, les services
minute (reproduction de clés) et les appareils photos et cinéma (60 établissements et 200 emplois).
Electronique
(TV - hifi - radio)
346
Electroménager
382
Motocycles & cycles**
484
Automobile*
21844
Motocycles & cycles**
25%
Electroménager
19%
Electronique (TV - hifi -
radio)
17%
Horlogerie et bijouterie
9%
Cordonnerie
9%
Autres
7%
Clés reproduction -
service minute
6%
Vêtements**
6%
Instruments de musique
Dépannages à domicile
Appareils de photo et
cinéma
Chiffre d?affaires (M¤)
Electronique
(TV - hifi - radio)
346
Electroménager
382
Motocycles & cycles**
484
Automobile*
21844
Motocycles & cycles**
25%
Electroménager
19%
Electronique (TV - hifi -
radio)
17%
Horlogerie et bijouterie
9%
Cordonnerie
9%
Autres
7%
Clés reproduction -
service minute
6%
Vêtements**
6%
Instruments de musique
Dépannages à domicile
Appareils de photo et
cinéma
Chiffre d?affaires (M¤)
Source : INSEE, EAE 2004
Figure 3 ? La répartition des secteurs de réparation en fonction du chiffre d?affaires
Pour l?ensemble des secteurs de la réparation identifiés comme tels par l?INSEE, le chiffre
d?affaires total propre à l?activité de réparation est estimé à 23,9 milliards d?euros en France. Le
secteur le plus important est l?entretien et la réparation automobile avec 22 milliards d?euros. Une
fois écartées les activités de plomberie chauffage pour lesquelles aucune donnée économique n?a pu
être recueillie, suivent trois secteurs de même importance en terme de chiffre d?affaires, entre 350 et
500 millions d?euros : réparation de motocycles, réparation d?électroménager et réparation de
produits bruns.
La cordonnerie et l?horlogerie représentent de l?ordre de 180 millions d?euros chacun et les services
minute et la retouche de vêtements de l?ordre de 120 millions d?euros chacun.
A noter que la réparation d?appareils photos et de cinéma représente encore 30 millions d?euros
selon l?INSEE mais compterait seulement 57 établissements selon PJMS.
67/67
ANNEXE 9
Exemple d?outils de communication/promotion
des métiers des organisations professionnelles
Dans le cadre de sa campagne nationale d?information auprès des jeunes et des familles, et afin de
promouvoir les métiers de notre secteur, l?ANFA, a créé un coffret de découverte professionnel 3h.
L?ANFA a conçu un outil répondant aux objectifs définis par l?Éducation Nationale. Découvrir les
métiers et les activités professionnelles, les organisations professionnelles, les lieux et les modalités
de formation. Depuis 2007, plus de 6000 coffrets ont été distribués aux enseignants et relais
d?information soit par nos délégations régionales, et leurs relais locaux, soit par les commandes via
internet. Début 2008 une étude de satisfaction a été transmise à 1500 enseignants
Développé avec le soutien du ministère de l?Education Nationale, de l?Enseignement Supérieur et
de la Recherche, cet outil pédagogique fournit des supports éducatifs adaptés à l?enseignement au
collège. L?outil n?est pas spécifique aux métiers de la croissance verte générés dans le secteur
automobile ; il fait la promotion de l?ensemble des métiers de la filière. C?est un coffret permettant
l?acquisition de connaissances et le développement de compétences :
- Des activités d?observation, de recherche et d?analyse : informations sur le secteur, les
métiers, les entreprises,?
- Des activités attractives pour une approche concrète du monde professionnel : film, jeu
pédagogique, visite d?entreprise,?
- Des activités de restitution individuelle et par équipe : synthèse, exposé, journal,?
Des ressources téléchargeables complémentaires sont accessibles sur Internet :
www.metiersdelauto.com dédié aux jeunes et aux enseignants bénéficie de 15 000 visiteurs par
mois pour une moyenne de 150 000 mille pages visitées), www.metiersdelauto.com, également
accessible sur la page d?accueil du site institutionnel www.anfa-auto.fr, avec un espace réservé pour
l?enseignant.
INVALIDE)