Rénovation énergétique : accentuer la lutte contre la fraude
Auteur moral
France. Ministère de la transition énergétique (2022-...)
Auteur secondaire
Résumé
Chaque année plus d'un million de ménages engagent des travaux de rénovation énergétique de leur logement. Face à ce volume important de travaux et afin de préserver la confiance des Français dans les professionnels et l'intérêt d'initier des travaux, il est nécessaire de s'assurer de leur conformité et de leur qualité, en effectuant des contrôles réguliers.
Descripteur Urbamet
logement
;RENOVATION ENERGETIQUE
Descripteur écoplanete
Thème
Habitat - Logement
Texte intégral
LUTTE CONTRE LA FRAUDE DANS LA RÉNOVATION DES LOGEMENTS
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LUTTE CONTRE LA FRAUDE DANS LA RÉNOVATION DES LOGEMENTS
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LA RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE,
UN SECTEUR PRIORITAIRE CONFRONTÉ
À DES CAS DE FRAUDES ET D?ABUS
La rénovation énergétique est un pilier
important de l?action gouvernementale pour
engager le pays vers la neutralité carbone à
l?horizon 2050. Alors que le bâtiment est
responsable de 18% des émissions de gaz à
effet de serre en France et que 80% des
logements de 2050 existent déjà, la
rénovation énergétique des logements
constitue un défi majeur qui ne peut être
relevé qu?avec la mobilisation des artisans et
entreprises du bâtiment.
Pour répondre à ce défi, l?État a mis en place
un service public de la rénovation de
l?habitat, France Rénov?, pour conseiller les
ménages gratuitement, ainsi que des aides
financières conséquentes. De son côté, la
filière du bâtiment a amorcé un mouvement
de structuration pour pouvoir répondre à la
demande croissante de rénovation tout en
commençant à accentuer ses efforts de
recrutement et de formation.
Chaque année plus d?un million de ménages
engagent des travaux de rénovation
énergétique de leur logement. Face à ce
volume important de travaux et afin de
préserver la confiance des Français dans les
professionnels et l?intérêt d?initier des
travaux, il est nécessaire de s?assurer de leur
conformité et de leur qualité, en effectuant
des contrôles réguliers.
Des pratiques contestables sont également
constatées avant même que les ménages
n?aient entamé une rénovation. Elles peuvent
aller du démarchage agressif des
consommateurs, par téléphone ou à
domicile, aux pratiques commerciales
trompeuses (souscription cachée à des prêts
à la consommation, fausses allégations sur la
qualité des artisans ou sur les performances
des travaux) en passant par l?usurpation des
signes distinctifs des services publics et du
label RGE.
Pour protéger nos concitoyens sur tous ces
champs, plusieurs types de contrôles sont
déjà mis en place et renforcés.
30000 CONTRÔLES DES TRAVAUX
RÉALISÉS PAR LES PROFESSIONNELS
LABELLISÉS RECONNU GARANT DE
L?ENVIRONNEMENT (RGE)
Créé en 2011, le label RGE est détenu par près
de 62000 entreprises sur l?ensemble du
territoire. La quasi-totalité des aides de l?État
mobilisables par les ménages est
conditionnée au fait que l?entreprise qui
réalise les travaux détienne le label Reconnu
garant de l?environnement (RGE) dans le
domaine de travaux concerné.
Pour s?assurer de la bonne réalisation des
travaux par ces professionnels, les
organismes chargés de délivrer le label RGE
réalisent de nombreux contrôles sur des
chantiers. Les trois principaux organismes,
Qualibat, Qualit?EnR et Qualifélec, en ont
réalisé plus de 30000 en 2022.
À l?issue du contrôle, en cas de non-respect
des clauses commerciales ou de démarchage
illicite ou de travaux de mauvaise qualité, le
retrait ou la suspension de la détention du
label RGE peut être envisagé. Il est également
possible d?interdire l?accès au label RGE pour
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une durée maximale de deux ans, dans le cas
où une entreprise montre sa méconnaissance
des dispositions relatives à la protection des
consommateurs, se prévaut, sans en être
titulaire, d'un signe de qualité, prend
l'identité d'une autorité publique ou se
présente comme appartenant directement
ou indirectement à l'un de ses services.
38600 CONTRÔLES PAR L?ANAH AU TITRE
DES AIDES MAPRIMERENOV?
L?Agence nationale de l?habitat (Anah),
établissement public de l?État en charge de la
distribution de l?aide MaPrimeRénov? (MPR),
réalise quant à elle plusieurs types de
contrôles. Chaque demande de prime fait
l?objet d?un contrôle sur pièces systématique
lors de la demande initiale et à la demande
de solde. À cela s?ajoutent près de 38 600
contrôles effectués sur place en 2022, soit
une hausse de 62% par rapport à 2021. Face
à la recrudescence des tentatives de fraude
observée depuis un an, corollaire à la forte
hausse du nombre de primes octroyées, ces
contrôles ont été particulièrement renforcés
en amont de l?attribution de la prime afin de
sécuriser davantage le parcours des ménages
et mieux identifier les acteurs malveillants.
En 2022, l?Anah a identifié 44 entreprises
avec des pratiques contestables et saisi la
justice à 11 reprises. L?Agence a également
prononcé depuis janvier 2023 des sanctions
financières à hauteur de 700000 ¤.
PLUS DE 100000 CONTRÔLES AU TITRE DE
LA DÉLIVRANCE DES CERTIFICATS
D?ÉCONOMIES D?ÉNERGIE (CEE)
Dans le cadre du dispositif des certificats
d?économies d?énergie (CEE), destinés à
encourager l?amélioration de l?efficacité
énergétique notamment dans les logements,
les fournisseurs d?énergie, qui délivrent des
primes CEE, réalisent également des
contrôles. Les obligations de contrôles sont
renforcées chaque année.
Plus de 100000 contrôles sur place sont
réalisés chaque année à ce titre par les
obligés, avant le dépôt des dossiers.
En parallèle, le pôle national des CEE
(PNCEE), rattaché au ministère de la
Transition énergétique, déploie sa propre
politique de contrôles. En 2022, 6400
opérations ont été contrôlées sur site, soit
trois fois plus qu?en 2020.
Courant 2022, de nombreux signalements
ont été enregistrés concernant l?installation
de pompes à chaleur et certains travaux
d?isolation. En conséquence, l?Anah et le
PNCEE ont immédiatement diligenté des
contrôles renforcés sur ce type de chantiers.
Par ailleurs, un questionnaire a été adressé à
380000 foyers (10000 en 2021) ayant réalisé
des travaux financés par les CEE pour
mesurer leur satisfaction et déceler
d?éventuels problèmes.
Les non-conformités constatées lors des
différents contrôles du PNCEE ont donné lieu
à des sanctions auprès des demandeurs de
CEE concernés: en 2022, sur 6 300 GWh de
CEE contrôlés, 100 GWh de CEE non
conformes ont été annulés (représentant une
valeur financière d?environ 700000 ¤, au
cours actuel du CEE) et 53000 ¤ d?amendes
ont été prononcées.
PLUS DE 810 ETABLISSEMENTS CONTRÔLÉS
PAR LA DGCCRF POUR LUTTER EN
PARTICULIER CONTRE LE DÉMARCHAGE
ABUSIF
Depuis 2020, tout démarchage téléphonique
dans le secteur de la rénovation énergétique
est interdit. Cette disposition cible la vente
d'équipements ou les travaux pour des
logements en vue de la réalisation
d'économies d'énergie ou la production
d'énergies renouvelables. La seule exception
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à ce principe général d?interdiction concerne
les professionnels avec lesquels un contrat
est en cours d?exécution (par exemple, son
fournisseur d?énergie).
Sur l?ensemble de l?année 2022, la DGCCRF a
contrôlé 817 établissements (entreprises du
bâtiment, prestataires, démarcheurs, sous-
traitants, établissements de crédit, etc.). Ces
contrôles sont ciblés sur la base des
signalements réalisés par les consommateurs
sur la plateforme Signal conso, au nombre de
10000 pour les travaux de rénovation
énergétique en 2022.
Pour la moitié des contrôles, au moins une
anomalie a été relevée1. Il s?agit le plus
souvent de pratiques commerciales
trompeuses, parfois agressives, ou d?un non-
respect des règles en matière de vente hors
établissement commercial ou d?information
sur les prix et des conditions de vente. Les
anomalies constatées ont donné lieu à 181
avertissements (mesures pédagogiques
rappelant les dispositions en vigueur), 141
injonctions administratives (demandes de
remise en conformité des opérateurs à leurs
obligations légales et réglementaires), 108
poursuites pénales, 54 procès-verbaux visant
au prononcé d'amendes administratives,
ainsi que 2 procédures civiles.
Les services d?enquête de la concurrence, de
la consommation et de la répression des
fraudes peuvent également engager des
poursuites pénales, aboutissant à des
sanctions significatives. Par exemple, en
octobre 2022, le tribunal judiciaire de Créteil
a condamné deux gérants d?une société pour
pratiques commerciales trompeuses et
divers délits en matière de démarchage à
domicile. L?un des gérants a été condamné à
2 ans de prison dont 8 mois ferme (assorti
d'une probation de 3 ans), à 30000¤
d'amende et à des interdictions d'exercer
(secteur des énergies renouvelables et
démarchage à domicile) et de gérer pendant
5 ans.
Les sanctions administratives infligées par la
DGCCRF font par ailleurs l?objet d?une
publicité quasi systématique sur le site
internet du ministère de l?Économie, des
Finances et de la Souveraineté industrielle et
du Numérique2.
1 Les contrôles étant ciblés, ce taux de manquement
n?est pas représentatif de la totalité du marché
2www.economie.gouv.fr/dgccrf/sanctions-protection-
economique-des-consommateurs
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AGIR AUPRÈS DES PARTICULIERS:
PRÉVENIR LA FRAUDE
COMMUNIQUER LARGEMENT AUPRÈS DES
FRANÇAIS SUR LES BONS GESTES
Afin de mieux informer les consommateurs,
une campagne de communication sera
renouvelée au cours de l?hiver 2023. Menée
conjointement par la DGCCRF et le service
public France Rénov?, elle vise à sensibiliser
les ménages aux tentatives d?escroquerie
des éco-délinquants en s?appuyant sur des
acteurs de proximité: les collectivités
territoriales, le réseau France Rénov?, les
maisons France services.
Une campagne grand public dédiée à
France Rénov? a également été lancée pour
diffuser largement les principaux messages
de prévention à travers un spot radio et des
messages relayés sur les réseaux sociaux,
très utilisés également par les éco-
délinquants.
SÉCURISER L?ESPACE NUMÉRIQUE
Plusieurs mesures fortes sont prises pour
lutter contre les arnaques passant par
internet, des courriels de spam des
publicités mensongères et des sites
d?arnaque.
Afin d?empêcher l?utilisation trompeuse de
la marque France Rénov? sur des sites
internet malveillants, un dispositif de
surveillance renforcée est mis en oeuvre
depuis mai 2023 par la mission d?appui au
patrimoine immatériel de l?État (APIE). Il
permet de détecter et faire fermer
rapidement, en quelques semaines, les sites
qui abusent de l?utilisation de la marque
France Rénov?, par exemple pour collecter
des informations personnelles.
La rénovation énergétique fera partie des
domaines d?application prioritaires dans la
conception du filtre anti-arnaque envisagé
dans le cadre du projet de loi pour sécuriser
l?espace numérique. Cela doit permettre de
réduire les dégâts causés par les faux SMS
et autres publicités contenant des liens vers
des pages internet usurpant des sites
institutionnels et destinés à la récupération
de numéros de cartes bancaires ou
d?informations personnelles.
France Rénov?, service public gratuit et indépendant, est le point d?entrée unique de
tous les parcours de travaux, des plus simples aux plus complexes. Pour être informé et
accompagné dès le début de votre projet, vous avez à votre disposition :
? une plateforme web : France-renov.gouv.fr
? un numéro de téléphone national : 0 808 800700
? 550 espaces conseils présents sur l?ensemble du territoire, où vous pourrez
échanger avec l?un des 2 400 conseillers France Rénov?
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MODIFIER LES CONDITIONS
D?ATTRIBUTION DES AIDES QUI ATTIRENT
LES ÉCODELINQUANTS
L?aide MaPrimeRénov? continue à évoluer,
pour favoriser des rénovations
énergétiques ambitieuses et adaptées à la
situation de chacun grâce à des parcours
plus sécurisés.
Pour inciter les ménages réalisant un audit
énergétique à s?engager dans des travaux et
éviter toute pratique frauduleuse liée à
l?audit, il n?est désormais plus possible de
bénéficier d?une aide financière pour la
réalisation d?un audit énergétique seul.
Depuis le 1er juin 2023, toute demande de
financement MaPrimeRénov? relative à un
audit énergétique doit s?accompagner
d?une demande de financement
MaPrimeRénov? relative aux travaux.
En outre, depuis le 1er août 2023, les
dispositifs des certificats d?économies
d?énergie rénovation globale d?un bâtiment
résidentiel et rénovation globale d?une
maison individuelle évoluent face aux
pratiques opportunistes d?écodélinquants.
Désormais, le montant de ces aides est
plafonné, de sorte qu?elles ne puissent
dépasser un montant maximal qui dépend
des prix de l?énergie. Le coup de pouce
associé à ces dispositifs est ajusté en
conséquence.
Enfin, à compter du 1er janvier 2024 et dans
le cadre de la refonte des aides à la
rénovation énergétique, une obligation
d?accompagnement est mise en place pour
les aides les plus importantes. Ce parcours
accompagné permettra de bénéficier de
l?appui d?un Accompagnateur Rénov?, agréé
par l?Anah et tiers de confiance pour le bon
déroulement du projet dans ses aspects
techniques, administratifs et financiers.
Cela ira de pair avec des exigences
renforcées pour exercer l?activité de
mandataire financier. Le PLF pour 2024
(article 50) prévoit ainsi d?exiger des
garanties financières plus fortes et une
déclaration préalable auprès de l?Anah. En
outre, les dirigeants des entreprises
mandataires condamnées pour des
schémas frauduleux pourront être
directement sanctionnés.
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DES MOYENS RENFORCÉS POUR DÉTECTER
ET RÉPRIMER LA FRAUDE
AMÉLIORER LA COORDINATION DES
SERVICES ET S?APPUYER SUR LES BIG
DATA ET L?INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
POUR DÉTECTER LES SCHÉMAS DE
FRAUDE
Des travaux sont en cours pour étudier les
modalités d?un meilleur partage entre
administrations de l?information et des
données. Plus largement, l?organisation du
traitement des signalements évoluera afin
de faciliter l?articulation des contrôles
entre services.
La mission interministérielle de
coordination anti-fraude (MICAF), qui
associe l?ensemble des administrations, des
services d?enquêtes administratifs et
judiciaires concernés ainsi que l?institution
judiciaire, s?appuiera sur ses nouvelles
attributions pour mettre en place une veille
interministérielle en matière de fraude à la
rénovation énergétique et renforcer la
coordination déjà en place. Cette nouvelle
gouvernance interministérielle permettra
de systématiser le partage des
renseignements, d?identifier les évolutions
juridiques ou technologiques favorisant le
traitement de ces fraudes ou encore de
partager l?expérience des autres secteurs
d?activité concernés.
MULTIPLIER LES CONTRÖLES
En 2024, les effectifs des services de la
concurrence, de la consommation et de la
répression des fraudes en charge du champ
rénovation énergétique seront doublés
(+24 agents). Cela leur permettra
d?augmenter le taux de contrôle des
entreprises du secteur, déjà en hausse de
20% entre 2022 et 2023 (soit 1200
établissements contrôlés).
De plus, la DGCCRF a généralisé le recours
au «name and shame» pour les entreprises
ne respectant pas la réglementation en
matière de rénovation énergétique. Le
renforcement de la communication relative
aux sanctions et injonctions sera poursuivi,
pour informer les consommateurs et
dissuader les professionnels indélicats.
Les contrôles au titre des aides versées aux
ménages seront aussi renforcés.
L?Anah va également augmenter les moyens
humains et techniques dédiés à la lutte
contre la fraude. Dans le cadre de
l?évolution des aides MaPrimeRénov? à
compter du 1er janvier 2024, le taux de
contrôle sur place atteindra
progressivement un seuil minimum de 10%
des dossiers, contre 7% aujourd?hui. Ces
contrôles se concentreront notamment sur
les rénovations d?ampleur, en cohérence
avec la priorité donnée à ces opérations
dans le cadre du projet de loi de finances
pour 2024. Afin d?améliorer le ciblage des
contrôles et mieux détecter les schémas de
fraude et les tentatives de fraude en temps
réel, les outils informatiques et l?analyse
des données seront renforcés. Les données
des usagers seront davantage sécurisées
grâce à l?implémentation de France
Connect +, ainsi qu?un meilleur contrôle des
données fiscales et bancaires. Par ailleurs,
l?Anah va accélérer les délais de la
procédure de sanction et de recouvrement.
La pression de contrôle continuera
également de croitre concernant la
délivrance des certificatifs d?économies
d?énergie. Alors que le taux de contrôle sur
site est de 10% en 2023, il passera à 12,5%
en 2024 puis 15% en 2025. Le taux de
contrôle par contact (courriel ou
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téléphone) augmentera de 20% en 2024
puis 30% en 2025.
Les exigences relatives aux organismes
d?inspection du dispositif des certificats
d?économies d?énergie (CEE) vont être
renforcées.
De nouvelles règles d?indépendance et de
contrôle de ces organismes d?inspection
entreront en vigueur d?ici la fin d?année
2023 afin de garantir la fiabilité des
contrôles sur place menés chaque année
sur des chantiers financés par des
certificats d?économies d?énergie. Les
pouvoirs de supervision du comité français
d?accréditation (Cofrac) et des services de
l?État seront étendus. Les accréditations
dont disposent les organismes d?inspection
seront plus transparentes. Enfin, il ne sera
plus possible pour une entreprise contrôlée
de choisir l?organisme d?inspection qui
mène son contrôle.
Service presse d?Agnès Pannier-Runacher,
ministre de la Transition énergétique
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