Cop 28 : Dubai, Emirats Arabes Unis, 30 novembre 2023 - 12 décembre 2023
Auteur moral
France.Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires (2022-...)
Auteur secondaire
Résumé
Événement majeur du calendrier climatique international de 2023, cette conférence donnera lieu au premier bilan mondial de l'action climatique depuis l'Accord de Paris, conclu lors de la COP21 en 2015. Les pays devront se mettre d'accord sur les conclusions à tirer de ce bilan mondial.
Descripteur Urbamet
changement climatique
Descripteur écoplanete
énergie fossile
Thème
Environnement - Paysage
Texte intégral
Dossier de presse
COP28
DUBAÏ, ÉMIRATS
ARABES UNIS
30 nov. 2023
12 déc. 2023
2
Sept ans après l?entrée en vigueur de l?Accord de Paris, l?heure est au bilan.
Le constat est implacable : nous ne sommes pas sur la bonne voie pour
atteindre nos objectifs de l?Accord de Paris. Au niveau mondial, les tempé-
ratures ont déjà augmenté de 1,2 °C par rapport à l?ère préindustrielle. En
France, elles dépassent déjà les +1,5 °C. À ce rythme, le monde pourrait
atteindre la limite des 1,5 °C d?ici la fin de la décennie. L?Accord de Paris la
prévoyait pour la fin du siècle.
Nous subissons déjà concrètement le changement climatique partout
sur le globe. Nous vivons sous la menace chaque fois plus probable des
conséquences catastrophiques dans des régions entières du globe. Pour
notre planète, pour nous-mêmes, nous devons absolument retrouver une
trajectoire compatible avec la limite des +1,5 °C.
La France entend porter ce message simple de sursaut.
Elle le fait comme Nation souveraine, engagée au respect de ses objectifs
climatiques. Nous avons élaboré un plan ? la planification écologique ? et
nous mettrons en oeuvre, à travers la stratégie énergie-climat et la stratégie
nationale bas carbone, cette ambition d?une écologie qui nous permette
de conjuguer décarbonation et industrie, amélioration des modes de vie
et renforcement de notre souveraineté. C?est par l?innovation, la science,
l?efficacité productive que nous bâtirons une Nation plus prospère et
plus durable. C?est la voie pour réduire, en 2030, nos émissions de plus de
moitié et pour sortir des énergies fossiles en 2050 en atteignant la neutra-
lité carbone.
La France agit en Europe et unit ses efforts à ceux de ses partenaires pour
tenir notre objectif d?être le continent le plus vert du monde. Nous avons,
en Européens, décidé et déjà lancé de vastes chantiers pour rénover et
décarboner notre industrie, notre agriculture, nos modes de transport et
de logement. En portant toujours une volonté de progrès, de solidarité
et d?accompagnement de chacun. Sur ce chemin exigeant, à l?échelle du
continent, nous atteindrons la neutralité carbone d?ici moins de trente
ans.
Mais le sursaut doit être mondial.
Emmanuel Macron
Président de la République
française
EDITO
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Il doit se concentrer sur les énergies fossiles et en particulier le charbon.
Dubaï doit être le moment où nous prenons collectivement des engage-
ments irréversibles et concrets sur le sujet. Cet effort de substitution et
d?évitement a un coût. Dubaï doit donc, aussi, prolonger le sursaut de
financement dessiné en juin à Paris.
Si la France fait en la matière toute sa part, 7,6 milliards d?euros consa-
crés à la solidarité internationale sur le climat, les financements publics
sont aujourd?hui insuffisants. L?ensemble des acteurs financiers interna-
tionaux doivent converger et mettre les fonds disponibles au service de
la transition écologique et énergétique. Avec le Pacte de Paris pour les
peuples et la planète, établi en juin dernier, la France et ses partenaires se
sont engagés sur des principes simples. Aucun État ne doit avoir à choisir
entre son développement et la protection de la planète. Au contraire, les
ressources financières publiques et privées, au sein d?une nouvelle archi-
tecture financière mondiale, doivent être employées à l?atteinte simul-
tanée de ces deux objectifs. Nous mettrons en lumière, lors de cette COP,
les premiers résultats significatifs de l?ambition du Pacte de Paris. Nous
porterons aussi notre combat, indissociable du combat climatique, pour
la protection de la biodiversité et la sauvegarde de nos océans et de nos
forêts.
Dubaï est donc un rendez-vous majeur. Bilan de l?Accord de Paris, sortie
des énergies fossiles, effort de solidarité internationale. Ce sursaut soli-
daire passe aussi par l?adoption de l?accord trouvé sur le fonds pertes et
préjudices, qui vise à réparer les destructions massives liées aux événe-
ments climatiques extrêmes, en se concentrant sur les plus vulnérables et
en élargissant la base des donateurs au-delà des seuls pays développés.
Dans un monde sans cesse plus fracturé, Dubaï doit être un sursaut de
coopération et de consensus efficace sur nos défis globaux. Pour défendre
les besoins universels des peuples, la liberté souveraine de chaque État et
l?union solidaire autour de nos objectifs fondamentaux. La France avance
et continue d?avancer sans relâche pour bâtir des alliances solides et
graver des avancées irréversibles.
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CONTEXTE
ET ENJEUX
DE LA COP28
CONTEXTE ET ENJEUX
DE LA COP28
Présentation
de la COP28
La 28ème conférence des Parties (COP28)
Depuis 1995, ce sommet réunit chaque année les États
signataires de la convention-cadre des Nations unies sur
les changements climatiques (CCNUCC), soit 197 pays et
l?Union européenne.
Cette année, la COP28 se tient du 30 novembre au 12
décembre 2023 à Dubaï, aux Émirats arabes unis, sous prési-
dence émirienne. Un très grand nombre de chefs d?État et
de gouvernement seront présents et jusqu?à 100 000 repré-
sentants de gouvernement, de collectivités et d?acteurs non
étatiques (ONG, entreprises, etc.) sont attendus à ces deux
semaines de négociations et d?événements parallèles.
Événement majeur du calendrier climatique international
de 2023, cette conférence donnera lieu au premier bilan
mondial de l?action climatique depuis l?Accord de Paris,
conclu lors de la COP21 en 2015. Les pays devront se mettre
d?accord sur les conclusions à tirer de ce bilan mondial.
Premièrement, cela implique de constater l?écart significatif
des actions par rapport aux objectifs de l?Accord de Paris :
limiter l?augmentation de la température mondiale à 1,5 °C,
s?adapter au changement climatique et réorienter la finance
mondiale pour qu?elle contribue à la lutte contre le chan-
gement climatique. Deuxièmement, des recommandations
seront proposées sur les suites à donner en ce qui concerne
l?ambition mondiale pour repositionner la communauté
internationale sur la bonne trajectoire en vue d?atteindre
ces objectifs. La question de la sortie à terme des énergies
fossiles sera, dans ce cadre, centrale.
Cette COP28 sera également attendue par les pays en déve-
loppement sur les questions d?adaptation et de finance, en
particulier sur le fonds pertes et préjudices qui constitue
l?une des avancées notables de la COP27, devant désormais
être opérationnalisée.
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CONTEXTE ET ENJEUX
DE LA COP28
Les principaux
enjeux de la
COP28
La COP28 (30 novembre ?
12 décembre 2023) sera sans doute
la COP la plus fréquentée de l?his-
toire. Alors que l?urgence climatique
commande que nous accélérions l?am-
bition durant cette décennie critique,
cette COP, qui tirera le premier bilan
mondial de l?Accord de Paris, est très
attendue. Elle sera donc importante
pour forger un consensus, que ce soit
sur les conséquences à tirer du bilan
mondial, la sortie des énergies fossiles,
l?objectif mondial d?adaptation, la
création du fonds de réponse aux
pertes et préjudices ou les finance-
ments climat à destination des pays en
développement.
1. LE PREMIER BILAN MONDIAL
tirer les enseignements des résultats atteints depuis
l?Accord de Paris de 2015 pour fixer un nouveau cap
dans l?action climatique des pays et corriger notre
trajectoire vers les objectifs de long-terme fixés lors
de la COP21, en particulier rendre possible la limita-
tion de la hausse de température à 1,5 °C.
2. L?AMBITION EN MATIÈRE DE TRANSITION
ÉNERGÉTIQUE
accélérer la sortie des énergies fossiles (au premier
titre desquels le charbon) et lier celle-ci à des
objectifs mondiaux de déploiement d?énergies
renouvelables et d?efficacité énergétique, ainsi que
la promotion de toutes les énergies non fossiles
comme solutions à la crise climatique afin de réaliser
un véritable tournant dans la décarbonation de nos
économies. La France sera sortie du charbon avant
2030, grâce à la conversion de ses deux dernières
centrales à des solutions décarbonées.
3. LES PERTES ET PRÉJUDICES
concrétiser l?accord obtenu à la COP27 de mettre
en place de nouveaux arrangements financiers
et un fonds pour les pertes et préjudices. Pour la
France, ce sujet est légitime et doit faire l?objet de
solutions structurelles parmi lesquelles, au-delà
de la création d?un nouveau fonds, l?adoption de
clauses de résilience climatique dans les prêts, l?al-
location de droits de tirage spéciaux, le partenariat
avec les assurances privées, etc.
4. L?ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
définir des actions robustes et rapides pour réduire
la vulnérabilité et répondre aux besoins d?adaptation
face aux effets du changement climatique dont la
multiplication des aléas climatiques extrêmes.
5. LA FINANCE CLIMAT
mobiliser plus de financements dans le cadre de
la solidarité climatique avec les pays en dévelop-
pement (pour laquelle la France a contribué à
hauteur de 7,6 milliards d?euros en 2022, c?est-à-dire
plus que sa juste part) et transformer le paradigme
de la finance pour aligner tous les flux financiers
avec les objectifs d?atténuation et d?adaptation, à
commencer par l?élimination des subventions aux
énergies fossiles.
LE DERNIER RAPPORT
DU GIEC*
Le dernier rapport de synthèse du GIEC, qui conclut
le 6e rapport d?évaluation du GIEC, publié le 20 mars
2023, a rappelé la nécessité d?agir urgemment et résolu-
ment pour atteindre l?objectif de limitation de la hausse
de la température à 1,5 °C et réduire au maximum les
conséquences déjà catastrophiques des changements
climatiques. L?année 2023 aura été marquée par des
records de température mondiale, aux plus hauts
niveaux enregistrés depuis potentiellement 125 000
ans. L?été 2023 a ainsi été caractérisé par des anomalies
records de température mondiale, y compris pour les
océans, et des feux de forêts sans précédent.
CETTE COP28 DOIT RÉPONDRE À CINQ
GRANDS ENJEUX :
*Groupe d?experts intergouvernemental sur l?évolution du climat
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LA FRANCE MOBILISÉE POUR
ATTEINDRE LES OBJECTIFS
DE L?ACCORD DE PARIS
Pour atteindre les objectifs de l?Accord de Paris, la France agit au niveau international en portant des
ambitions fortes lors des COP ou encore en organisant des sommets internationaux afin de de contri-
buer à amplifier la coopération internationale en faveur de la transition écologique. Au niveau national,
le Président de la République a engagé la planification écologique, avec des objectifs chiffrés, secteur
par secteur, pour atteindre la neutralité carbone d?ici à 2050.
LA FRANCE MOBILISÉE POUR ATTEINDRE
LES OBJECTIFS DE L?ACCORD DE PARIS
L?engagement international
de la France pour accélérer la lutte
contre le changement climatique
Lors de la COP28, la France sera tout particuliè-
rement mobilisée pour travailler avec la commu-
nauté internationale sur les questions suivantes
dans le cadre des interventions de nos autorités
politiques.
1. La sortie des énergies fossiles, qui doit désor-
mais faire l?objet d?un travail de planification
de la part des États les plus avancés et les plus
émetteurs.
2. La sortie du charbon : le charbon est la
première source d?émissions de CO2 La France
sera engagée cette année à promouvoir avec
ses partenaires internationaux la sortie du
charbon et la transition vers des énergies
décarbonées avec notamment l?arrêt immédiat
des nouveaux projets de centrales à charbon,
la mise en place d?un standard d?exclusion du
financement des projets de charbon pour les
institutions financières privées et les assurances,
qui restent un vecteur important de finance-
ment de ces projets, et le lancement de travaux
en vue d?assurer la transition juste et rapide des
centrales existantes.
3. La décarbonation du secteur du transport
maritime : le secteur de transport maritime
représente aujourd?hui 3 % des émissions de gaz
à effet de serre. La France a initié les travaux
lors du Sommet pour un nouveau pacte finan-
cier mondial en créant une coalition de 22 pays
qui soutiennent l?avancée d?une taxation du
carbone maritime. Ce travail devra être pour-
suivi d?ici à la conférence des Nations unies
sur l?océan à Nice, dans le cadre de l?accord
obtenu au sein de l?Organisation maritime
internationale sur la trajectoire de décar-
bonation du secteur. Le secteur maritime
français est lui engagé dans une feuille de
route ambitieuse, visant la neutralité carbone
en 2050.
4. La solidarité face au changement climatique :
dans le cadre du Pacte de Paris pour les
peuples et la planète de juin 2023, la France
a lancé un travail de mobilisation internatio-
nale pour rendre possible un choc financier à
destination des pays les plus vulnérables, qui
ne doivent pas avoir à choisir entre la lutte
contre le changement climatique et la lutte
contre la pauvreté.
5. La protection des puits de carbone naturels,
qui sont la meilleure technologie dont nous
disposons pour séquestrer le carbone et nous
aider à atteindre la neutralité carbone en
2050 : la France défend à ce sujet une ambi-
tion majeure à la fois pour la protection des
forêts et celle des océans.
6. La réduction accélérée des émissions de
méthane : le méthane est un puissant gaz à
effet de serre qui contribue à la hausse rapide
de la température mondiale. Accélérer la
réduction de nos émissions de méthane est
donc un des leviers à renforcer immédiate-
ment pour éviter de futures catastrophes
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LES ONE PLANET SUMMITS
Lancée par le Président de la République, Antonio
Guterres, secrétaire général des Nations unies, et Jim
Kim, président du groupe Banque mondiale, la plate-
forme multiacteurs One Planet Summit a pour ambi-
tion de proposer un cadre nouveau, pragmatique et
efficace pour contribuer à amplifier et à renouveler la
coopération internationale en faveur de la transition
écologique. Afin d?atteindre les objectifs de l?Accord
de Paris, cette initiative ambitionne de prendre davan-
tage de décisions concrètes et de soutenir la mobilisa-
tion conjointe de tous les acteurs de la vie publique et
du monde économique.
Lors du premier One Planet Summit qui s?est tenu le
12 décembre 2017 à Paris, 12 engagements ont été pris
afin d?agir davantage pour le climat. Cet événement
a initié la méthode One Planet, qui s?est approfondie
lors des sommets suivants. Depuis cette première
édition, six autres One Planet Summit se sont tenus
avec une thématique spécifique mise à l?agenda pour
chacun d?entre eux : le climat, l?environnement, la tran-
sition énergétique, les océans, les forêts et les glaciers
et les pôles.
LE ONE PLANET ?
POLAR SUMMIT
Consacrée aux glaciers et aux pôles, la
dernière édition One Planet Summit
s?est tenue en novembre 2023. Les
glaciers et les pôles jouent un rôle
central dans la régulation du climat
et la préservation de la biodiversité.
Ils sont en même temps acteurs et
premières victimes du changement
climatique. Ce premier sommet inter-
national dédié à ces espaces visait
à une prise en compte du sujet par
les dirigeants mondiaux à la hauteur
des enjeux pour, d?une part, atténuer
les effets irréversibles des activités
humaines sur la cryosphère et, d?autre
part, permettre aux écosystèmes et
populations de s?adapter aux consé-
quences de la fonte des glaciers et de
la banquise.
SOMMET POUR UN NOUVEAU PACTE
FINANCIER MONDIAL ET LE PACTE DE PARIS
POUR LES PEUPLES ET LA PLANÈTE :
Annoncé lors la COP27, à l?initiative du Président de la
République et de la Première ministre de la Barbade,
Mia Mottley, le Sommet pour un nouveau pacte
financier mondial s?est tenu les 22 et 23 juin 2023, à
Paris. Il a réuni des représentants de plus de 100 pays,
dont 40 chefs d?État et de gouvernement, l?ensembles
des institutions financières internationales et régio-
nales, les grandes organisations internationales et de
nombreux représentants du secteur privé et de la
société civile des cinq continents. Ce sommet visait à
poser les bases d?un système financier international
renouvelé pour relever les défis communs du 21e
siècle : la lutte contre les inégalités, le changement
climatique et la protection de la biodiversité.
Les discussions ont porté sur la nécessaire concréti-
sation des engagements pris en matière de solidarité
internationale, sur les moyens de mobiliser davantage
de ressources concessionnelles publiques et de les
utiliser de manière plus efficace et sur le rôle indis-
pensable que doivent jouer les acteurs privés.
Sur la base de ces échanges, a été établi le Pacte
de Paris pour les peuples et la planète (4P), déjà
formellement soutenu par 42 États, qui établit une
feuille de route et nos objectifs communs en vue
des prochaines échéances multilatérales, comme la
COP28, où des décisions ambitieuses devraient être
prises pour préserver notre capacité collective à
faire face aux grands défis d?aujourd?hui. Les travaux
du Pacte, aujourd?hui portés par l?OCDE et incarnés
par son envoyé spécial, Macky Sall, ont vocation à se
poursuivre, notamment en lien étroit avec les prési-
dences du G20, jusqu?à l?atteinte de ses objectifs qui,
une fois mise en oeuvre une première série de mesures
visant à déployer rapidement plus de moyens,
passeront aussi par une réforme en profondeur de la
gouvernance des institutions de Bretton Woods.
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climatiques. La France s?intègre pleinement dans
l?ambition européenne de mettre fin aux fuites
de méthane en pénalisant les importations
d?énergies très émettrices en méthane sur le
marché européen.
7. Le rôle de l?énergie nucléaire comme énergie
100 % décarbonée contribuant au mix
énergétique de demain, compatible avec un
monde limitant la hausse de la température
mondiale à 1,5 °C.
LA FRANCE MOBILISÉE POUR ATTEINDRE
LES OBJECTIFS DE L?ACCORD DE PARIS
Une action déterminante
de la France à l?échelle européenne
À l?initiative de la France qui a été parmi les tous
premiers pays européens à adopter un objectif de
neutralité carbone, l?Union européenne montre
la voie pour atteindre les objectifs de l?Accord de
Paris, en réhaussant ses objectifs de réduction des
émissions et en se dotant des instruments pour y
parvenir. Les États membres se sont unanimement
engagés à réduire leurs émissions nettes de 55 %
d?ici 2030 et d?atteindre la neutralité carbone en
2050.
Pour ce faire, la Présidence française du Conseil
de l?Union européenne au premier semestre 2022
a permis de trouver des accords sur une série de
textes cruciaux :
? adoption d?un mécanisme d?ajustement
carbone aux frontières pour répondre à la
concurrence des pays dont les réglementations
environnementales et climatiques sont moins
exigeantes que les nôtres. En instaurant sur les
importations dans l?UE un prix du carbone iden-
tique à celui sur les productions européennes,
elle contribuera à la décarbonation de nos
économies tout en incitant les pays tiers à s?en-
gager à leur tour dans la transition écologique ;
? renforcement du marché européen du carbone,
étendu à des secteurs qui n?étaient jusque-là
pas concernés, comme le secteur maritime et
l?aérien ;
? fin des ventes de véhicules thermiques neufs à
essence ou diesel en Europe dès 2035 ;
? accompagnement social de la transition avec un
fonds de 59 milliards d?euros ;
? mise en place d?un rapportage exigeant et
standardisé des impacts sociaux et environ-
nementaux des entreprises européennes qui
encouragera ces dernières à développer une
démarche responsable et apportera au marché
les données dont il a besoin pour financer la
transition écologique ;
? accord des États membres pour une législa-
tion contre la déforestation importée, qui
permettra d?empêcher que des produits
provoquant la déforestation ou une dégra-
dation des forêts n?entrent sur le marché
européen. Ainsi, nous veillerons à ce que les
produits que nous consommons tous les
jours comme le café, le chocolat ou encore
la viande ne détruisent pas les grandes forêts
tropicales de notre planète.
L?Union européenne montre également l?exemple
sur la nécessaire mise en cohérence des poli-
tiques commerciales au vu de l?enjeu écologique.
Sur impulsion française, la Commission euro-
péenne, qui est l?institution chargée des négo-
ciations commerciales, s?est engagée à faire du
respect de l?Accord de Paris un élément contrai-
gnant des futurs accords commerciaux. Ceux-ci
comporteront aussi davantage de réciprocité des
normes environnementales pour que les produits
importés respectent nos exigences écologiques.
Pour la première fois, l?Accord de Paris est plei-
nement intégré à l?accord commercial avec la
Nouvelle-Zélande : si un pays ne respecte pas ses
engagements pour le climat, des sanctions pour-
ront être mise en oeuvre sur le plan commercial.
Enfin, la France a porté au niveau européen la
nécessaire réforme du marché de l?électricité
visant à décorréler les prix de l?électricité de ceux
du gaz afin de tenir compte des coûts de produc-
tion réels et des mix énergétiques de chaque État
membre. Cette réforme en cours de finalisation
permettra à l?Union européenne de renforcer sa
souveraineté et son indépendance énergétique
et de proposer aux entreprises et aux ménages
des prix plus compétitifs et plus justes.
LA FRANCE MOBILISÉE POUR ATTEINDRE
LES OBJECTIFS DE L?ACCORD DE PARIS
La mobilisation de la France pour réduire
ses émissions de gaz à effet de serre
grâce à la planification écologique
Le président de la République a détaillé, le 25
septembre 2023, la planification écologique
qui permettra à la France de réduire de 55 %
ses émissions de gaz à effet de serre en 2030 et
atteindre la neutralité carbone d?ici à 2050. Ce
plan propose à chacun ? citoyens, collectivités
locales, entreprises, associations ? un chemin
pour réussir collectivement et individuellement
à réduire notre empreinte écologique et nous
projeter dans un monde habitable, juste et
désirable.
La planification écologique s?organise autour de
six axes qui concernent concrètement toutes les
dimensions de nos vies.
« MIEUX SE DÉPLACER »
Le verdissement de nos moyens de transports
s?accélère en France. L?investissement dans le
train se poursuit avec le lancement de projets
de RER métropolitains dans 13 métropoles
françaises, la réouverture de lignes dans nos
campagnes et zones périurbaines ainsi que la
mise en service de trains de nuit. En plus de
cela, l?ouverture dès 2024 du guichet pour l?offre
de leasing social à 100 euros permettra, avec
le bonus écologique ou encore la prime à la
conversion, aux ménages aux revenus les plus
modestes d?acheter une voiture électrique. D?ici
2035, 100 % des véhicules neufs mis en vente en
France seront zéro émission et nous produirons
en France 2 millions de véhicules électriques.
La mise en place du plan vélo a également déjà
permis de doubler le nombre de pistes cyclables
dans notre pays.
« MIEUX SE LOGER »
La rénovation thermique des bâtiments privés
et publics continue de s?accélérer, avec 600
000 logements rénovés en 2022 grâce à MaPri-
meRenov. Ont également été mis en place un
diagnostic énergétique obligatoire pour les
bailleurs, une aide au changement des chaudières
et une interdiction d?installation de chaudières
au fioul depuis 2022. Ainsi, en 2030, au moins 1
logement sur 3 en France aura été rénové, isolé,
ou équipé en énergie renouvelable. La France vise
également la production d?un million de pompes
à chaleur d?ici à 2027, permettant de remplacer
les chaudières à gaz et au fioul. Un service public
de la rénovation énergétique de l?habitat, France
Rénov?, a par ailleurs été créé pour accompagner
la transformation de notre habitat.
« MIEUX PRÉSERVER ET VALORISER
NOS ÉCOSYSTÈMES »
30 % du territoire marin et terrestre français est
désormais placé en aire protégée. Des actions
ciblées sont également mises en place dans
le cadre de la planification écologique pour
protéger :
? nos forêts : le Président de la République
a fixé l?objectif de replanter un milliard
d?arbres d?ici 2030. Aujourd?hui, c?est plus de
70 millions d?arbres qui ont été plantés dans
nos forêts, nos villes et nos campagnes grâce
au Fonds vert et à la planification écologique
de la forêt et à nos agriculteurs qui se sont
fixé l?objectif, dans le cadre du plan haies, de
planter 50 000 km de haies d?ici 2030 permet-
tant ainsi de planter 1 à 2 millions d?arbres. Le
programme 1 jeune, 1 arbre, qui permettra à
chaque collégien qui le souhaite de participer
à un projet de replantation dès la rentrée
2024, permettra aussi d?atteindre cet objectif.
Des fonds sont également dédiés à l?adapta-
tion de nos forêts au changement climatique :
un budget 225 M¤/an à partir de 2024 pour
le renouvellement forestier et un fonds de
recherche de 50 M¤ dans le cadre de France
2030 pour adapter nos forêts aux chocs
climatiques. La loi climat et résilience qui
oblige les compagnies aériennes à compenser
les vols intérieurs a également permis de
planter environ 2 millions d?arbres ;
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10
? nos océans : une dynamique ambitieuse a été
lancée à Brest lors du One Ocean Summit par
le Président de la République avec les engage-
ments de nombreux acteurs pour protéger la
biodiversité et les ressources des océans, lutter
contre la pêche illicite, préserver et restaurer
les écosystèmes marins et côtiers qui stockent
et absorbent le carbone (prés salés, prairies
sous-marines ou mangroves) et verdir le trans-
port maritime. En outre, la France coorganisera
avec le Costa-Rica la prochaine conférence
des Nations unies sur les océans en juin 2025 à
Nice.
« MIEUX PRODUIRE »
Afin de reprendre en main notre avenir énergé-
tique et renforcer notre sécurité d?approvision-
nement et notre souveraineté, le Président de la
République avait annoncé en février 2021 trois
grands chantiers lors de son discours de Belfort :
? la consolidation de la filière nucléaire française :
la construction de six nouveaux réacteurs de
type EPR2 est déjà en route avec l?objectif des
premières mises en service d?ici 2035 au plus
tard ;
? le développement des énergies renouve-
lables et de l?hydrogène avec la conversion
en centrales biomasses des deux dernières
centrales à charbon fonctionnant encore en
France, fixant ainsi un objectif de sortie totale
du charbon d?ici à 2027. Le Président de la
République a également inauguré à Saint-Na-
zaire le premier parc éolien en mer qui est
déjà en fonctionnement. Quarante autres
parcs devront voir le jour d?ici à 2050 pour que
l?éolien en mer devienne la première source
d?énergie renouvelable dans notre pays ;
? la diminution de notre consommation éner-
gétique : ces 12 derniers mois, la France est
parvenue à réduire de 12 % sa consommation
combinée de gaz et d?électricité grâce à la
mobilisation de tous les acteurs.
« MIEUX SE NOURRIR »
La France souhaite que 10 % de la surface agri-
cole passe en agriculture biologique. Elle, a pour
ce faire, lancé un plan de soutien au secteur de
l?agriculture biologique de 60 millions d?euros.
« MIEUX CONSOMMER »
Pour favoriser l?économie circulaire et éviter
le gaspillage, de nombreuses dispositions ont
été prises. Depuis 2020, la loi relative à la lutte
contre le gaspillage et à l?économie circulaire
(AGEC) précise la définition du gaspillage
alimentaire et fixe des objectifs de réduction.
Elle étend l?obligation de diagnostic anti-gaspil-
lage aux industries agroalimentaires, introduit
un label national anti-gaspillage alimentaire ainsi
que des procédures de suivi et de contrôle de la
qualité du don. La lutte contre la pollution plas-
tique s?est aussi accélérée grâce à cette même
loi, qui a considérablement stimulé l?innovation
en matière de recyclage, et contribué à faire
évoluer nos modes de consommation. La France
soutient en effet l?objectif zéro emballage
plastique inutile d?ici 2025. Un bonus réparation
pour les appareils électriques ou électroniques
du quotidien a également été mis en place.
De plus, la programmation pluriannuelle de
l?énergie (PPE), outil de pilotage de la transition
énergétique, et la stratégie nationale bas-car-
bone (SNBC), feuille de route française pour
lutter contre le changement climatique, parti-
cipent également de l?action de la France pour
atteindre les engagements de l?Accord de Paris.
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QUELLE AVANCÉES
DEPUIS L?ACCORD DE PARIS ?
Retour sur la COP27
La 27e Conférence des Parties (COP27), à
Charm el-Cheikh en Égypte en novembre
2022, a permis de faire le lien entre la COP26
de Glasgow, au Royaume-Uni, qui a finalisé les
règles d?application de l?Accord de Paris, et la
COP28. La COP27 a réuni plus de 110 dirigeants
mondiaux et 30 000 représentants de gouverne-
ment, collectivités et d?acteurs non étatiques.
Si l?accord de la COP27 n?a pas été à la hauteur
des ambitions que portaient la France et l?Union
européenne, il a toutefois préservé l?essentiel : il
a rappelé l?objectif de limiter le réchauffement
climatique à 1,5 °C et a appelé l?ensemble des
pays à des efforts supplémentaires dès 2023.
Réaffirmer cet objectif était essentiel, dans un
contexte mondial de crise climatique et énergé-
tique.
La France et l?Union européenne ont porté une
position constructive durant des négociations
difficiles lors de la COP27 qui ont permis d?enre-
gistrer plusieurs avancées majeures.
? La création de nouveaux arrangements
financiers pour répondre aux pertes et préju-
dices, qui comprennent non seulement le
fonds, mais aussi une mosaïque de solutions
concrètes qui ont vocation à répondre aux
besoins des pays les plus vulnérables affectés
par des événements climatiques. L?accord
prévoit ainsi la mobilisation de la Banque
mondiale et du Fonds monétaire interna-
tional, ainsi que des banques de développe-
ment. Il recommande la mise en oeuvre de
financements innovants auxquels tous les
pays peuvent contribuer.
QUELLES AVANCÉES
DEPUIS L?ACCORD DE PARIS ?
Depuis 2017, la France baisse deux fois plus vite ses émissions de gaz à effet de serre.
En effet, entre 2017 et 2022, ses émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 12 %,
soit une réduction de 2 % par an. Par rapport à l?effort total depuis 1990, la moitié du
chemin a été réalisée et l?autre moitié reste à faire pour atteindre la réduction de 55 %
des émissions de CO2 en 2030. Cette baisse se confirme d?ailleurs au premier semestre
2023 avec une baisse de 4,3% des émissions de CO2.
L?ACCORD DE PARIS :
L?Accord de Paris a été adopté le 12 décembre 2015,
lors de la COP21, après de longues années de négo-
ciations. Il porte un but collectif ambitieux : celui de
contenir la hausse des températures bien en deçà de
2 °C et de s?efforcer de la limiter à 1,5 °C. Il vise aussi
à accroître les capacités d?adaptation au changement
climatique et à rendre les flux financiers compatibles
avec ces objectifs. C?est un accord dynamique, qui
organise le rehaussement progressif des engagements
des pays tous les 5 ans. C?est aussi un accord juste et
solidaire qui prévoit un soutien aux pays en dévelop-
pement pour les aider à mettre en oeuvre leurs enga-
gements. Depuis la COP26 à Glasgow en novembre
2021, l?intégralité de ses règles d?application est
désormais opérationnelle.
Par ailleurs, les États membres de l?ONU ont adopté,
en 2015, le programme de développement durable à
l?horizon 2030, intitulé Agenda 2030. Ce plan d?ac-
tion fixe 17 objectifs de développement durable afin
d?établir une feuille de route détaillée et universelle et
assurer une transition écologique et solidaire de notre
monde à l?horizon 2030.
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? Plusieurs pays, dont la France, ont annoncé
une contribution financière supplémen-
taire au fonds d?adaptation. La France
versera 10 millions d?euros supplémen-
taires pour 2022-2023. Les financements
français sur l?adaptation représentent 2,2
milliards d?euros en 2021, soit 10 % des
financements mondiaux.
? Les Parties ont établi un programme de
travail sur l?atténuation pour maintenir
atteignable l?objectif de 1,5 °C de réchauf-
fement climatique. Mandatée par la
COP26, cette série de dialogues ouverts
aux Parties et aux acteurs non étatiques
vise à rehausser l?ambition et la mise en
oeuvre. Ce format permet aux experts
d?échanger sur des questions transversales
fondées sur les travaux du GIEC.
De plus, la France s?est également engagée
dans plusieurs coalitions pour accélérer la
lutte contre le changement climatique.
? La France a promu l?interdiction de toute
exploitation des grands fonds marins et
a annoncé qu?elle entendait porter cette
position dans les enceintes internationales.
? La France et le Maroc ont lancé, lors de la
COP27, un appel à la création d?un « Buil-
dings Breakthrough ». Plus de 30 pays ont
exprimé leur intérêt pour cette coopé-
ration intergouvernementale renforcée,
qui fixe l?objectif de zéro émission d?ici
2030 pour le secteur du bâtiment (37 %
des émissions mondiales de gaz à effet de
serre). Cette initiative complète celle du
« Breakthrough Agenda » lancée lors de
la COP26 à Glasgow, par le Royaume-Uni
et soutenue par la France, visant à décar-
boner les principaux secteurs émetteurs
(acier, électricité, hydrogène, transport
routier et agriculture), mais où le secteur
du bâtiment ne figurait pas en dépit de
l?importance de ses émissions.
? Le président de la République et des
dirigeants internationaux ont annoncé
leur volonté de travailler ensemble à
la constitution de Partenariats pour la
conservation positive (« Positive Conserva-
tion Partnerships » ? PCP) pour protéger les
réserves vitales de carbone et de biodi-
versité. Ces espaces, comme les forêts
anciennes, les tourbières ou les mangroves,
sont à la fois des stocks naturels de
carbone et des espaces riches en biodi-
versité. Cette ambition s?est concrétisée
lors du lors du One Forest Summit organisé
à Libreville, au Gabon, en 2023, lors duquel
la France, Conservation International et la
fondation Walton ont annoncé la création
d?un premier investissement de 100 millions
d?euros pour les contrats PCP.
LA PROGRAMMATION
DU PAVILLON FRANCE À
DUBAÏ
La délégation française sera présente pendant les
deux semaines de la COP28 à Dubaï. En plus de parti-
ciper aux négociations climatiques, elle animera un
Pavillon France tout au long de l?événement interna-
tional, du 30 novembre au 12 décembre 2023.
Ce Pavillon France sera un lieu de rencontres et
d?échanges sur les grands enjeux du climat auxquels
participeront les parties prenantes institutionnelles,
privées ou encore associatives. Cet espace propo-
sera ainsi de nombreux événements : des sessions
thématiques, la présentation de politiques publiques
et des rendez-vous presse. La programmation sur
le Pavillon France est liée aux journées thématiques
prévues lors de la COP28, à l?instar de la journée
Énergie, l?industrie transition juste, le mardi 5
décembre, ou la journée Nature, terres, océans, le
samedi 9 décembre.
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CONTACTS
PRESSE
Cabinet d?Agnès Pannier-Runacher,
ministre de la Transition énergétique
07 86 30 33 01
presse.mte@climat-energie.gouv.fr