Sobriété énergétique : un an après on continue
Auteur moral
France. Ministère de la transition énergétique (2022-...)
Auteur secondaire
Résumé
La sobriété énergétique relève du changement de comportement, d'une utilisation raisonnée de l'énergie. C'est la fin du gaspillage. L'efficacité énergétique, quant à elle, repose plutôt sur les<br />
;possibilités offertes par la technologie (amélioration du rendement des appareils, isolation, etc.). La sobriété énergétique est donc un élément structurel de la stratégie française de transition<br />
;énergétique. Comme l'indique le dernier rapport de l'Académie des technologies1 : « La sobriété est nécessaire à court terme, car la technologie ne suffira pas (seule) à faire face à l'urgence<br />
;climatique. ».
Editeur
France. Ministère de la transition énergétique (2022-...)
Descripteur Urbamet
économie d'énergie
Descripteur écoplanete
Thème
Texte intégral
Dossier de presse 12 octobre 2023
S O M M A I R E
3 Éditorial
4 La sobriété énergétique :
un élément clé de la stratégie française de planification
écologique et énergétique
6 Il y a un an? le premier plan de sobriété énergétique
8 L?anniversaire du plan sobriété : 5 nouvelles annonces
10 Un plan qui porte ses fruits
12 À l?approche de l?hiver,
les bons gestes pour lutter contre le gaspillage énergétique
14 Le point du colloque : l?oeil des intervenants !
18 FOCUS
Un plan thermostat pour aider les Français à s?équiper
et à piloter leur consommation d?énergie
19 FOCUS
Un plan contre la pollution lumineuse autour de trois mots clés :
protection, responsabilité et concertation !
20 FOCUS
Le télétravail : bien organisé, un véritable levier pour réduire
la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre !
21 FOCUS
La mobilisation des grandes entreprises se poursuit !
22 Pour inscrire la sobriété durablement dans la durée,
nous demandons aux Français leur avis !
23 Pour ancrer les bons gestes de sobriété dans la durée,
une nouvelle campagne à destination des Français
3
É D I T O R I A L
Merci aux Français d?avoir répondu l?année dernière
à notre appel pour la sobriété énergétique. Grâce
à eux, grâce aux actions de nos entreprises, de
nos collectivités locales et de nos administrations,
nous avons passé l?hiver sans heurts, réduit notre
consommation d?énergie de manière inédite et
avancé dans la transition énergétique en réduisant
significativement nos émissions de CO2. Pour cela,
oui, merci !
Cet effort me conforte dans la décision que j?ai
prise, dès ma prise de fonctions, conformément
aux recommandations des scientifiques et des
experts, de faire de la sobriété énergétique un
élément structurel de la stratégie que je porte pour
réussir notre transition énergétique.
À la suite d?une large concertation, il y a un an, j?ai
présenté avec la Première ministre le premier plan
de sobriété énergétique de notre pays. Un plan
d?une ampleur inédite au niveau international,
qui a permis de définir la sobriété à laquelle nous
croyons. Une sobriété non pas de la décroissance,
mais du bon sens. Une sobriété non pas de la
norme, de la contrainte et de la sanction, mais une
écologie de la responsabilité, de la confiance et
des solutions.
Grâce à ce plan, notre pays a réussi un exploit sans
précédent depuis des décennies : réduire notre
consommation combinée d?électricité et de gaz de
12 % sur l?ensemble de l?année après correction des
effets météorologiques.
Ces résultats doivent beaucoup à la méthode
que nous avons souhaité mettre en place : un
État exemplaire, qui s?impose les plus fortes
contraintes ; des entreprises, en particulier les
plus grosses, qui s?engagent ; des Français que l?on
accompagne et qui agissent, individuellement, à la
hauteur de leurs moyens.
Un an plus tard, à l?approche d?un hiver que notre
pays entame dans de bien meilleures disposi-
tions, j?ai souhaité organiser ce colloque dédié à
la sobriété énergétique. Un colloque pour faire le
bilan de cette année. Un colloque pour montrer,
au travers de grands secteurs connus des Français
? la culture, le sport, les fournisseurs d?énergie?
? que la sobriété a vocation à rentrer, de plus en
plus, dans notre quotidien. Un colloque, enfin,
pour montrer qu?il y a un intérêt individuel, égoïste
même, à pratiquer la sobriété énergétique : pour sa
santé, son confort de vie, sa facture, le lien social?
Après un an, notre pays le prouve : nous pouvons
être à l?avant-garde de ce nouveau modèle
économique et social qui donne une place à une
sobriété juste, raisonnée et équitable et dans
laquelle chacun à quelque chose à gagner !
Agnès Pannier-Runacher
ministre de la Transition
énergétique
Mon premier
mot est très
simple : merci !
3 Éditorial
4 La sobriété énergétique :
un élément clé de la stratégie française de planification
écologique et énergétique
6 Il y a un an? le premier plan de sobriété énergétique
8 L?anniversaire du plan sobriété : 5 nouvelles annonces
10 Un plan qui porte ses fruits
12 À l?approche de l?hiver,
les bons gestes pour lutter contre le gaspillage énergétique
14 Le point du colloque : l?oeil des intervenants !
18 FOCUS
Un plan thermostat pour aider les Français à s?équiper
et à piloter leur consommation d?énergie
19 FOCUS
Un plan contre la pollution lumineuse autour de trois mots clés :
protection, responsabilité et concertation !
20 FOCUS
Le télétravail : bien organisé, un véritable levier pour réduire
la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre !
21 FOCUS
La mobilisation des grandes entreprises se poursuit !
22 Pour inscrire la sobriété durablement dans la durée,
nous demandons aux Français leur avis !
23 Pour ancrer les bons gestes de sobriété dans la durée,
une nouvelle campagne à destination des Français
4
L?ambition fixée par le Président de la
République est de faire de la France le
premier grand pays industriel au monde à
sortir des énergies fossiles et à atteindre la
neutralité carbone.
Pour y parvenir, nous devons nous appuyer sur
quatre leviers complémentaires et indispensables :
? les énergies renouvelables et le nucléaire pour
augmenter la production d?énergie décarbonée ;
? la sobriété et l?efficacité énergétiques pour
réduire la consommation d?énergie.
La sobriété énergétique relève du changement
de comportement, d?une utilisation raisonnée
de l?énergie. C?est la fin du gaspillage. L?efficacité
énergétique, quant à elle, repose plutôt sur les
possibilités offertes par la technologie (amélio-
ration du rendement des appareils, isolation, etc.).
La sobriété énergétique est donc un élément
structurel de la stratégie française de transition
énergétique. Comme l?indique le dernier rapport
de l?Académie des technologies1 : « La sobriété
est nécessaire à court terme, car la technologie
ne suffira pas (seule) à faire face à l?urgence
climatique. ».
L A S O B R I É T É É N E R G É T I Q U E :
U N É L É M E N T C L É D E
L A S T R AT É G I E F R A N Ç A I S E
D E P L A N I F I C AT I O N
É C O L O G I Q U E E T É N E R G É T I Q U E
Les leviers identifiés pour atteindre les objectifs climatiques
et de souveraineté énergétique à l?horizon 2035
(Document issu du bilan prévisionnel de RTE, édition 2023 : 2023-2035 : première étape vers la neutralité carbone)
5
La lutte contre le changement climatique nous
impose des objectifs ambitieux : selon le rapport
Futurs énergétiques 2050 de RTE, il est nécessaire
de réduire notre consommation d?énergie de 40 %
d?ici 2050 pour atteindre la neutralité carbone.
Nous avons franchi une première marche, mais il
reste du chemin à parcourir.
C?est la raison pour laquelle, dans le cadre des
groupes de travail qui ont été lancés, le 23 mai
2023, par la ministre de la Transition énergétique
afin de préparer la future stratégie française sur
l?énergie et le climat, un groupe était entièrement
dédié à l?enjeu de la sobriété énergétique. Il
était piloté par Olga Givernet, députée de l?Ain,
et Jean-Patrick Masson, vice-président de Dijon
métropole et représentant de l?association France
Urbaine, et composé de représentants de fédéra-
tions professionnelles, d?ONG environnementales,
d?associations de consommateurs et de partenaires
sociaux.
Elles soulignent notamment l?importance d?ancrer
les bons gestes acquis depuis un an dans la durée,
mais aussi de déployer les infrastructures et les
investissements permettant de rendre durable
l?effort de sobriété.
Le 25 septembre 2023, lors d?un Conseil de planifi-
cation écologique, le Président de la République
a repris à son compte ces conclusions, faisant de
la sobriété énergétique un pilier de la stratégie de
planification écologique qu?il a détaillée.
L A S O B R I É T É É N E R G É T I Q U E :
U N É L É M E N T C L É D E
L A S T R AT É G I E F R A N Ç A I S E
D E P L A N I F I C AT I O N
É C O L O G I Q U E E T É N E R G É T I Q U E
1. Rapport de l?Académie des technologies, Matières à penser sur la sobriété :
www.academie-technologies.fr/matieres-a-penser-sur-la-sobriete
Le 12 septembre 2023, les groupes
de travail ont remis leurs conclusions :
www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/
DP_strategie_fr_energie_climat.pdf
https://www.academie-technologies.fr/matieres-a-penser-sur-la-sobriete
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/DP_strategie_fr_energie_climat.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/DP_strategie_fr_energie_climat.pdf
6
Dès son premier déplacement, le 23 juin 2022, la
Première ministre, Élisabeth Borne, a annoncé le
lancement d?un chantier sur la sobriété énergé-
tique qu?elle a confié à la ministre de la Transition
énergétique, Agnès Pannier-Runacher.
Une grande concertation a été lancée et a mobilisé,
en premier lieu, les grands acteurs ? grandes
administrations, grandes collectivités territoriales,
grandes entreprises ? afin qu?ils mettent en oeuvre
des mesures d?économies d?énergie. L?objectif
était de mobiliser ces acteurs dont les marges
de manoeuvre sont les plus importantes, avant
d?engager la mobilisation générale de l?ensemble de
la société.
Le 6 octobre 2022, à l?issue de plusieurs mois de
concertation, le premier plan de sobriété énergé-
tique de la France était présenté, avec des actions
secteur par secteur, pour réduire le chauffage
ou l?éclairage dans les bâtiments par exemple et
adopter de nouvelles habitudes.
Afin que l?effort se poursuive, un nouveau temps
de concertation a été organisé au printemps
pour bâtir un acte 2 du plan. Pour le construire,
Agnès Pannier-Runacher a eu recours à la même
méthode de concertation, en réunissant à nouveau
plus de 300 acteurs dans dix groupes de travail,
en lien avec les ministres concernés, afin de
couvrir l?ensemble des secteurs concernés : État
exemplaire, Entreprises et organisation du travail,
Tertiaire, commerces et établissements recevant
du public, Logement, Transports, Numérique et
télécommunications, Sports, Collectivités territo-
riales, Culture, Entreprises du CAC 40 .
Ces groupes de travail réunissaient les principaux
acteurs de chaque secteur, notamment les fédéra-
tions professionnelles, ainsi que les experts (RTE,
Ademe), le monde associatif et syndical et les
énergéticiens. Ils ont permis de faire le bilan des
actions menées tout l?hiver et de se projeter en
identifiant les nouvelles mesures à prendre et
en mettant en place un suivi régulier pour les
pérenniser.
Présenté le 20 juin 2023, l?acte 2 du plan de
sobriété énergétique visait, en particulier, à mettre
en avant des mesures estivales (en particulier les
règles relatives à la limitation de la climatisation à
26 °C), ainsi qu?à agir sur les axes d?amélioration du
premier acte : la consommation de carburant et
l?empreinte du numérique.
Un an après la présentation du premier plan, un
colloque sur la sobriété énergétique est réuni, le
12 octobre 2023, par la ministre de la Transition
énergétique, Agnès Pannier-Runacher. Il permet de
faire le bilan d?un plan qui a permis de réaliser, sur
une année entière, ce que la France n?avait pas su
faire en plusieurs décennies : diminuer la consom-
mation d?énergie de 12 %.
Il permet également de montrer la mobilisation
d?acteurs du quotidien des Français, comme les
cinémas, qui ont adopté des chartes hivernales
et estivales pour la sobriété dans leurs salles, le
football, qui a fait de la sobriété énergétique une
des conditions d?attribution de leur licence club
qui permet d?obtenir les droits télévisuels ou
encore les grandes entreprises du CAC 40 qui,
pour la majorité d?entre elles, ont annoncé des
mesures renforcées : mise en place d?une gouver-
nance dédiée à la sobriété, intégration du facteur
de baisse des consommations d?énergie dans leur
stratégie de télétravail et promotion de l?écomo-
bilité et de la vitesse à 110 km/h sur autoroute
auprès de leurs salariés.
Au-delà du bilan, le colloque permet d?ouvrir le
champ en interrogeant la place de la sobriété,
au sens large, dans l?ensemble des politiques
publiques, au-delà du sujet de l?énergie, en
évoquant les avantages ou bénéfices qu?elle
peut revêtir pour les Français, ainsi que les autres
exemples internationaux, la France étant l?un des
seuls pays à avoir fait de la sobriété un axe central
de sa stratégie de transition énergétique.
I L Y A U N A N ?
L E P R E M I E R P L A N D E
S O B R I É T É É N E R G É T I Q U E
7
8
L ? A N N I V E R S A I R E
D U P L A N D E S O B R I É T É :
5 N O U V E L L E S A N N O N C E S
1 . Poursuivre la mobilisation
des grandes entreprises
Lors de l?acte 1 du plan de sobriété (octobre 2022),
les entreprises du CAC 40 ont été mobilisées
autour d?une charte réalisée avec le Medef et la
plateforme Les entreprises s?engagent . Elles ont
ensuite été spécifiquement mobilisées, lors de
l?acte 2 du plan de sobriété (juin 2023), autour de
trois grands axes : la mise en place d?une gouver-
nance dédiée à la sobriété, l?intégration du facteur
sobriété dans leur stratégie de télétravail et la
promotion de la vitesse à 110km/h sur autoroute
auprès de leurs salariés.
Pour cet anniversaire, la mobilisation a été élargie
aux 120 plus grandes entreprises françaises (SBF
120). Il leur été demandé à la fois le bilan de leur
action, les efforts qu?ils prévoyaient de faire, ainsi
que leur engagement autour de ces trois axes.
2 . Permettre aux Français de
mieux piloter leur consom-
mation d?énergie grâce à un Plan
thermostat
Être équipé d?un thermostat programmable, c?est
15 % d?économies d?énergie. Afin de permettre
aux Français d?avoir la bonne température au
bon endroit au bon moment, le Gouvernement
lance un Plan thermostat, avec une mobilisation
conjointe de l?État et des acteurs privés :
? le Gouvernement s?engage, en actualisant et en
renforçant les soutiens financiers à l?achat de
thermostats programmables, afin de réduire le
reste à charge pour les Français ;
? les fournisseurs d?énergie s?engagent, par une
campagne d?information vis-à-vis de leurs clients,
à promouvoir l?installation d?un thermostat, tant
pour le climat que pour le pouvoir d?achat ;
? les principales enseignes qui proposent la
vente de thermostats lanceront de nouvelles
campagnes promotionnelles, en lien avec le
plan de sobriété énergétique, pour accélérer
la dynamique d?équipement des Français en
thermostats à l?approche de l?hiver.
3 . Encadrer et clarifier la
réglementation sur la pollution
lumineuse
De juillet à septembre 2023, une consultation
publique sur la pollution lumineuse a été menée
par le Gouvernement. Elle a abouti à des constats
clairs sur la volonté des Français de mieux encadrer
les règles relatives à l?éclairage des bâtiments
tertiaires et à l?éclairage public. Dans le prolon-
gement de la consultation, plusieurs mesures sont
annoncées par la ministre de la Transition énergé-
tique, Agnès Pannier-Runacher, et la secrétaire
d?État chargée de la Biodiversité, Sarah El-Haïry :
? les horaires d?éclairage des bâtiments tertiaires
(vitrines et bureaux) seront adaptés à la réalité
de leur activité, au moyen d?un arrêté qui sera
soumis à consultation dans les plus brefs délais.
Un arrêté prévoyant l?extinction des éclairages
au maximum 1h avant le début de l?activité et 1h
après la fin sera proposé aux parties prenantes ;
? l?efficacité des sanctions pour non-respect de
ces obligations sera renforcée, dès à présent,
en forfaitisant les contraventions des agents
municipaux pour assurer la bonne application
des mesures d?extinction lumineuse sur tous les
territoires ;
? les ministres lanceront une concertation
associant l?ensemble des parties prenantes, en
particulier les associations d?élus locaux, pour
travailler à la réduction de l?intensité lumineuse
des éclairages publics.
9
4 . Promouvoir les mobilités
propres en entreprise
Lors de l?acte 1 du plan de sobriété, un coup de
pouce covoiturage de 100 ¤ pour les trajets du
quotidien avait été annoncé pour le 1er janvier 2023.
Neuf mois plus tard, 160 000 conducteurs sont
engagés dans le dispositif.
Pour ce colloque, le Gouvernement soutient deux
nouvelles mesures pour réduire la consommation
de carburant et pour offrir des solutions alterna-
tives aux Français :
? l?extension du champ du remboursement par
les employeurs des dépenses de transport des
salariés aux services de location de vélos privés ;
? la prorogation, jusqu?au 31 décembre 2027, de
la réduction d?impôt sur les sociétés pour les
entreprises qui mettent une flotte de vélos de
fonction à disposition de leurs salariés.
5 . Proposer des offres pour
valoriser les économies
d?énergies et faire baisser les
factures : les énergéticiens
s?engagent
Les fournisseurs d?énergie mobilisent désormais
de manière généralisée les nouveaux équipements
des réseaux énergétiques français ? au premier
rang desquels les compteurs communicants ? pour
développer des outils de suivi voire, pour certains,
de pilotage de la consommation, à la main et dans
l?intérêt des clients, car la sobriété énergétique
c?est d?abord mieux comprendre sa consommation.
Alors que les options heures pleines/heures creuses
historiques pour l?électricité démontrent encore
aujourd?hui leur pertinence, de nouvelles offres
vertueuses pour le réseau électrique et pour le
pouvoir d?achat des ménages apparaitront d?ici
la fin de l?année, les offres à pointes mobiles. Ces
offres, qui existent aussi aux tarifs réglementés de
vente d?électricité (option Tempo) permettront
aux consommateurs de faire des économies toute
l?année à condition de réduire leur consommation
lors des pics de tension sur le réseau, quelques
jours par an.
Dans le cadre de ce colloque, et à l?approche
de l?hiver, plusieurs fournisseurs d?énergie vont
encore plus loin et s?engagent sur des initiatives
spécifiques permettant de valoriser les gestes
de sobriété des Français, parfois sous la forme de
concours, de cagnotte ou de bonus dans la facture,
notamment :
? Engie avec l?initiative Écodefi
? EDF avec l?initiative Les défis utiles
? Total avec l?initiative Bonus Conso TotalEnergies
2023-2024
? Eni gas & power France avec l?initiative Club Eni
? Alpic avec l?initiative Je réduis ma consom-
mation
? ES Energie Strasbourg avec l?initiative Challenge
sobriété hiver
? GEG avec l?initiative Bonus sobriété énergétique
10
Grâce à la mobilisation et à la responsabilité
collectives, la France a réussi un effort inédit de
baisse de sa consommation d?énergie.
D?août 2022 à août 2023, la consommation
cumulée d?électricité et de gaz a diminué de
12 %, y compris après correction des effets
météorologiques et climatiques.
U N P L A N
Q U I P O R T E
S E S F R U I T S
Consommation hebdomadaire cumulée d?électricité et de gaz
naturel des concommateurs français, corrigée du climat
Numéro de semaine
2018-2019 2022-2023
31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
11
Cette mobilisation pour la sobriété énergétique
a des effets très concrets dans la lutte contre le
dérèglement climatique. En effet, dans le même
temps que le lancement du plan de sobriété, au
quatrième trimestre 2022, les émissions de gaz à
effet de serre françaises ont diminué de 8,5 %. En
2023, elles continuent de diminuer, notamment
grâce à cet effort pour pérenniser la baisse de la
consommation d?énergie (- 4,3 % au premier puis au
deuxième trimestre 2023).
C?est notamment grâce à l?effort de sobriété
énergétique que la France, avec une baisse de 2,7 %
de ses émissions en 2022, se positionne parmi les
pays industrialisés les plus efficaces en matière de
lutte contre le dérèglement climatique.
Émission de gaz à effet de serre des années 2021, 2022 et 2023
(source : CITEPA Baromètre mensuel)
Janvier Fevrier Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Dec.
2021 2022 2023
39
37
35
33
31
29
ém
is
si
o
n
d
e
C
O
2e
(M
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)
12
A L ? A P P R O C H E D E L ? H I V E R ,
L E S B O N S
G E S T E S
P O U R L U T T E R
C O N T R E L E
G A S P I L L A G E
É N E R G É T I Q U E
13
Pour tous !
? Adapter la température du chauffage des
bâtiments en fonction de l?occupation et de
la température extérieure : en hiver, 19 °C pour
les pièces occupées, 16 °C hors période d?occu-
pation, 8 °C si les lieux sont inoccupés plus de
deux jours. Baisser la température de 1 °C, c?est
7 % de consommation d?énergie en moins.
? Passer à l?éclairage Led : 6 à 10 fois moins de
consommation d?électricité.
? S?équiper de thermostat programmable afin
d?avoir la bonne température au bon endroit
au bon moment : jusqu?à 15 % d?économies de
chauffage.
? Lever le pied sur ses trajets personnels comme
professionnels en passant de 130 km/h à
110 km/h sur l?autoroute : 20 % de carburant
et 20 % d?émissions de gaz à effet de serre en
moins.
Pour les grands acteurs ?
entreprises, administrations,
collectivités locales
? Avoir un télétravail organisé qui prend en
compte l?intérêt énergétique, avec des
fermetures de sites : entre 25 % et 35 %
d?économies d?énergie et entre 30 % et 45 %
d?économies de carbone (expérimentation
Ademe-IFPEB, p. 20).
? Arrêter, lorsque cela est possible, la ventilation
dans les bureaux, salles de réunion, bâtiments
d?entreprises ou tertiaires inoccupés : 50 % de
consommation d?énergie liée à la ventilation en
moins.
? Isoler les réseaux d?eau dans tous les bâtiments :
jusqu?à 20 % de chaleur peuvent être perdus en
raison de la longueur, mais aussi d?un manque
d?isolation de ces tuyauteries.
? Mettre en place des systèmes d?automatisation
et de contrôle des bâtiments (BACS) : jusqu?à
20 % de gaspillage énergétique en moins.
Pour les ménages
? Éteindre la lumière en quittant une pièce,
éteindre complètement les appareils électriques
et électroniques plutôt que de les laisser en
veille : jusqu?à 10 % d?économies d?électricité.
? Entretenir sa chaudière : 10 à 15 % de consom-
mation en moins.
? Désembouer les circuits de chauffage (enlever
les dépôts de boue qui s?y accumulent) : perte
d?efficacité de l?ordre de 17 % évitée.
? Acheter un téléphone reconditionné plutôt
qu?un neuf : réduction jusqu?à 90 % de l?impact
environnemental.
Pour vous tenir informés
Installez l?application EcoWatt de RTE,
la météo de l?électricité :
Google Play : play.google.com/store/apps/
details?id=com.rte.ecowatt&gl=FR
iOS : apps.apple.com/fr/app/ecowatt/
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ou connectez-vous sur : www.monecowatt.fr
La nouvelle version sera disponible début
novembre.
Pour aller plus loin
Découvrez les guides de l?Ademe :
10 gestes pour économiser l?énergie
https://librairie.ademe.fr/
actualites/10-gestes-pour-economiser-lenergie-n8
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14
L?oeil de
Michel Cymes,
médecin, chirurgien,
animateur radio et TV
L?oeil de
François Gemenne,
professeur à HEC et président
du conseil scientifique de la
Fondation pour la nature et
l?homme (FNH)
L?oeil d?Olga
Givernet,
députée de l?Ain
Je suis intervenu au colloque afin d?évoquer les bénéfices que
peuvent avoir, sur la santé, certains comportements plus sobres
énergétiquement. Par exemple, le passage au vélo, quand c?est
possible, c?est moins de maladies cardiaques et moins d?obésité.
Dans le même temps, réduire le trafic automobile, c?est moins
de pollution de l?air et donc moins de maladies respiratoires,
notamment pour les enfants. J?ai aussi rappelé que les règles en
matière de limitation de la climatisation et du chauffage répondent
aussi à des enjeux de santé : 5 à 7 °C, c?est l?écart idéal à respecter
entre un intérieur climatisé et l?extérieur afin d?éviter les chocs de
température. Par ailleurs, sur le chauffage, il n?est par exemple pas
recommandé de dormir à des températures trop chaudes. Vous
l?avez compris, changer certains comportements énergétiques, ça
peut aussi avoir du bon pour soi ! »
Lors de ce colloque, j?ai eu l?occasion de
rappeler que la sobriété, pas seulement
énergétique, doit être un élément
crucial de la planification écologique.
En effet, qu?il s?agisse de l?eau, de
l?alimentation ou de l?énergie, elle doit
être intégrée et prise en compte dans la
conception de chacune des politiques
publiques. En matière énergétique, la
sobriété est particulièrement essentielle
car si nous continuons de consommer
autant d?énergie, jamais les énergies
renouvelables ni le nucléaire, n?arri-
veront à remplacer les énergies fossiles.
C?est ce que dit le GIEC : c?est LA
priorité si nous voulons tenir les objectifs
des Accords de Paris ! En somme,
comme le veut l?expression « la meilleure
énergie est celle que nous n?utilisons
pas ». Nous devons donc utiliser moins
d?énergie pour les mêmes usages ; sinon,
nous n?y arriverons pas.» Durant plusieurs mois, j?ai copiloté le groupe de travail dédié à
la sobriété, dans le cadre des travaux lancés par la ministre de
la Transition énergétique afin de préparer la future stratégie sur
l?énergie et le climat. Ce groupe, qui rassemblait des parlemen-
taires, des élus locaux, des fédérations professionnelles, des
ONG et des partenaires sociaux, a permis d?affirmer, dans un
consensus large, l?importance structurelle de la sobriété dans
notre stratégie de transition énergétique. Il est donc crucial
de l?installer dans la durée. Pour cela, nous avons identifié
trois principaux leviers : le déploiement massif des dispositifs
de pilotage intégrant des solutions de lissage des pointes,
que l?État soit exemplaire en fixant aux organismes publics un
objectif de réduction de leurs consommations énergétiques de
1,9 % par an et, enfin, l?intégration de la sobriété énergétique
dans le dialogue social en entreprise.»
Le point du colloque :
l?oeil des intervenants !
15
L?oeil d?Arnaud Rouger,
directeur général de la Ligue de football
professionnel (LFP)
L?oeil de Richard Patry,
président de la Fédération nationale
des cinémas français (FNCF)
Dès l?annonce du lancement des travaux sur la sobriété dans le sport
par Agnès Pannier-Runacher et Amélie Oudéa-Castera, l?ensemble de
la filière du football professionnel s?est mobilisée. La Ligue et les clubs
ont d?abord pris des mesures pour réduire la consommation d?énergie
liée à l?éclairage des stades, au chauffage du sol et la luminothérapie
des pelouses. Cette première salve de mesure ne constituait que
la première étape d?une démarche plus globale. Afin de rendre cet
effort durable, nous avons d?abord organisé une grande campagne
pour inciter les supporters à se rendre au stade en covoiturage ou
en transports en commun. Le 24 janvier dernier, le conseil d?adminis-
tration de la LFP a également voté une licence club, qui conditionne
en partie l?obtention des droits télévisés, avec de profondes modifica-
tions, en intégrant notamment de nombreux critères de sobriété. Plus
récemment, nous avons établi une fiche énergétique pour les stades
de ligue 1 et ligue 2. Le football fait partie du quotidien de nombreux
Français et il est important pour nous de participer à cet effort de
long terme ça peut aussi avoir du bon pour soi ! »
L?année dernière, dès l?appel lancé par la ministre de la Transition
énergétique et la ministre de la Culture, Rima Abdul-Malak, le secteur
du cinéma s?est mis en mouvement ! Nous avons d?abord adopté
une charte hivernale, applicable à l?ensemble de nos cinémas, pour
adopter les bons gestes de sobriété sur le chauffage ou l?éclairage
en dehors des salles par exemple. Nous avons ensuite adopté une
nouvelle charte, pour l?acte 2 du plan, sur les bons gestes estivaux
? notamment en matière de climatisation. Grâce à ces mesures,
nous avons constaté des effets importants sur la consommation des
cinémas. En effet, lors de notre dernier congrès, nous avons noté
que certains cinémas, grâce à ces bons gestes, avaient réalisé des
économies allant jusqu?à 30 % ! Pour aller plus loin, nous venons
de lancer une nouvelle commission permanente sur l?écologie des
cinémas, qui sera présidée par Marie-Christine Désandré, qui est
très en avance sur ces questions, et qui permettra de poursuivre la
transition écologique et énergétique des cinémas.»
16
17
F O C U S
18
Afin d?inciter les ménages comme les entreprises à
s?équiper au plus vite de thermostats et ainsi leur
permettre de réduire leur consommation d?énergie,
l?État s?associe aux fournisseurs d?énergie, équipemen-
tiers et distributeurs pour déployer un plan d?actions
coordonnées.
L?ÉTAT LANCE UNE CAMPAGNE DE
COMMUNICATION SUR LES AVANTAGES DE
L?INSTALLATION D?UN THERMOSTAT ET
RENFORCE LES SOUTIENS À L?ACQUISITION DE
CES ÉQUIPEMENTS
Une plaquette d?information2 sur l?obligation d?instal-
lation d?un système de régulation de la température
dans les logements et du calorifugeage des réseaux
a été diffusée et relayée par les parties prenantes en
octobre 2023. Cette plaquette fera l?objet de nouvelles
communications dans les prochains jours, notamment
au travers de la campagne Chaque geste compte.
En parallèle, le Gouvernement mobilise les certificats
d?économies d?énergie (CEE) au profit de l?installation de
thermostats :
? Ce dispositif permet déjà de soutenir l?installation
d?un système de régulation de la température, qui a
déjà bénéficié à environ 120 000 ménages.
? Pour inciter les ménages à installer les systèmes les
plus performants, qui sont aussi plus onéreux, les
aides CEE à l?installation de système de régulation
pièce par pièce seront renforcées à compter de
décembre 2023.
L?État amplifiera également ses actions d?accompa-
gnement auprès des acteurs de terrain susceptibles
de promouvoir l?installation de thermostats : bailleurs
sociaux et agences immobilières, secteur tertiaire, filières
professionnelles du bâtiment, ainsi que les profes-
sionnels réalisant les DPE et audits énergétiques.
LES FOURNISSEURS D?ÉNERGIE S?ENGAGENT
POUR PROMOUVOIR LES THERMOSTATS LES
PLUS PERFORMANTS
Les fournisseurs d?énergie se sont engagés à faire
l?écho auprès de leurs clients des économies d?énergie
permises par l?installation de thermostats et des aides
mobilisables (aides de l?État ou liées aux certificats
d?économies d?énergie ainsi que facilités de paiement
sans frais proposées par les enseignes), en relayant
la communication gouvernementale et en mettant
en place ou reconduisant des offres de réduction de
facture lorsque des efforts de sobriété sont réalisés.
Les offres promotionnelles qui consistent à la pose
d?un thermostat à prix réduit en contrepartie d?une
contribution volontaire à des appels d?effacement sont
encouragées.
LES ENSEIGNES DU BRICOLAGE ET DES
DISTRIBUTEURS PROFESSIONNELS AMPLIFIENT
LA MOBILISATION ET S?ENGAGENT AUX CÔTÉS
DE L?ÉTAT
Les grandes enseignes de bricolage (Leroy Merlin,
Castorama, Bricodépot, Bricorama, Fnac Darty, etc.),
de distribution professionnelle (Coedis), de rénovation
énergétique (Effy notamment) et les fournisseurs
d?énergie (Engie) mettront en avant ou reconduiront
leurs offres commerciales promouvant l?installation de
thermostats.
La pose de thermostats pourra être facilitée grâce à
la valorisation d?offres combinées (achat et pose de
thermostats combinés à l?achat d?un équipement de
chauffage décarboné) ou de tutoriels en cas d?instal-
lation sans professionnel.
ACCÉLÉRER VERS DES ÉQUIPEMENTS TOUJOURS
PLUS CONNECTÉS
Les thermostats connectés permettent de faciliter
le pilotage à distance du chauffage et peuvent être
adossés à des services complémentaires, par exemple
les services de flexibilité amenant à piloter ou décaler sa
consommation sans réduire le confort.
Une réflexion est engagée avec l?ensemble des parties
prenantes (pouvoirs publics, UFE, Ignes, Gimelec,
Coedis?) pour mieux interconnecter les différents
équipements des foyers (chauffage, climatisa-
tion,chauffe-eau, machines à laver, bornes de recharge
automobile, etc.) et aboutir à un pilotage plus fin de la
consommation d?énergie.
U N P L A N T H E R M O S T A T
P O U R A I D E R L E S F R A N Ç A I S À S ? É Q U I P E R
E T À P I L O T E R L E U R C O N S O M M A T I O N D ? É N E R G I E
2. https://rt-re-batiment.developpement-durable.gouv.fr/thermostats-et-calorifugeage-a716.html
https://rt-re-batiment.developpement-durable.gouv.fr/thermostats-et-calorifugeage-a716.html
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De juillet à septembre 2023, Agnès Pannier-Runacher,
ministre de la Transition énergétique, et Sarah El Haïry,
secrétaire d?État chargée de la Biodiversité, ont organisé
une consultation sur la limitation de la consommation
énergétique et de la pollution lumineuse de l?éclairage
dans les rues.
L?éclairage soulève des enjeux énergétiques importants
car il représente 12 % de notre consommation d?électricité.
Pour les collectivités territoriales, en charge de l?éclairage
public, c?est en moyenne 40 % de leur facture d?électricité.
L?éclairage soulève aussi des enjeux majeurs de
biodiversité. En effet, la pollution lumineuse remet en
cause l?alternance jour/nuit qui rythme le fonctionnement
biologique des espèces. Cela entraîne des perturbations
pour les espèces animales en particulier : les animaux
diurnes restent éveillés et sont attirés par les lumières,
certains animaux nocturnes fuient les zones éclairées ou
au contraire s?y agglomèrent et désertent leur écosystème.
Cela augmente les risques de mortalité, notamment chez
les oiseaux (les migrateurs sont désorientés en particulier)
et les insectes, ainsi qu?une réduction des zones d?habitat
naturel pour beaucoup d?espèces comme les chauves-
souris, les tortues marines ou les amphibiens.
Des mesures existent déjà pour limiter les nuisances
lumineuses, avec des horaires d?allumage et d?extinction,
des limites sur les proportions de lumière et les tempéra-
tures de couleur. Toutefois, le Gouvernement souhaitait
recueillir l?avis des Français pour aller plus loin sur trois
sujets.
? Éclairage public (lampadaires éclairant la route et le
trottoir) : la consultation se penche sur les possibilités
de réduire les puissances lumineuses en coeur de nuit.
? Horaires d?extinction des éclairages des bâtiments
tertiaires qui donnent sur l?extérieur.
? Sanctions en cas de non-respect de ces mesures.
À la suite de cette consultation, plusieurs mesures sont
annoncées.
ADAPTER LES HORAIRES D?ALLUMAGE
ET D?EXTINCTION DES BÂTIMENTS
TERTIAIRES À LA RÉALITÉ DE LEUR USAGE
Au regard du retour très positif des Français à la consul-
tation, le Gouvernement souhaite simplifier les horaires
d?allumage et d?extinction des commerces et bureaux,
en les adaptant à la réalité des activités. Ainsi, un
projet d?arrêté sera soumis, dans la foulée du colloque,
à consultation du public et des professionnels. En
particulier, les commerçants seront consultés, dans le
cadre du Conseil National du Commerce, avec Olivia
Grégoire. Cet arrêté visera à :
? allumer au plus tôt une heure avant le début de
l?activité ou de l?occupation des locaux, au lieu de 7h
du matin actuellement ;
? éteindre au plus tard une heure après la fin de
l?activité ou de l?occupation des locaux, au lieu de 1 h
du matin actuellement.
RENFORCER L?EFFECTIVITÉ
DES SANCTIONS POUR ASSURER
LE RESPECT DE CES RÈGLES
Un décret permettant de renforcer l?efficacité des sanctions
pour non-respect de ces règles d?allumage et d?extinction
lumineuse sera également pris en octobre 2023.
Il forfaitisera les sanctions au niveau d?une amende de
classe 5. Elles seront directement adressées au contre-
venant, afin de faciliter l?action des collectivités et des
forces de police.
CONCERTER LES ÉLUS LOCAUX
SUR LA RÉDUCTION DE L?INTENSITÉ
LUMINEUSE DE L?ÉCLAIRAGE PUBLIC
La consultation a fait apparaître une adhésion massive à
l?idée de réduire l?intensité lumineuse de 30, voire 50 %,
de l?éclairage public. Cette mesure relève toutefois de la
responsabilité des collectivités et suppose de nouveaux
investissements pour s?équiper d?outils de gestion de la
luminance.
Ainsi, Agnès Pannier-Runacher et Sarah El Haïry
ont annoncé le lancement, en octobre 2023, d?une
concertation avec les associations d?élus locaux afin
de déterminer les modalités d?accompagnement et la
temporalité pour mieux adapter l?éclairage public aux
enjeux énergétiques et de biodiversité.
« Le changement climatique et la protection de la
biodiversité sont une fois de plus étroitement liés.
La réduction de la pollution lumineuse amènera
des économies d?énergie et profitera aux espèces.
Les éclairages nocturnes modifient en effet leurs
comportements en les désorientant, comme
pour les oiseaux migrateurs qui traversent notre
territoire, ou en les piégeant à côté des sources de
lumière. Ces mesures rejoignent les objectifs de la
Stratégie nationale biodiversité que je présenterai
prochainement et qui nous enjoint à tous agir pour
réduire les impacts de la lumière artificielle sur nos
paysages et sur notre biodiversité nocturne »
Sarah El Haïry, secrétaire d?Etat chargée de la Biodiversité
U N P L A N C O N T R E L A P O L L U T I O N L U M I N E U S E
A U T O U R D E T R O I S M O T S C L É S : P R O T E C T I O N ,
R E S P O N S A B I L I T É E T C O N C E R T A T I O N !
20
Dans le cadre du premier acte du plan de sobriété,
Agnès Pannier-Runacher a lancé une étude pour évaluer
les effets du télétravail sur la consommation d?énergie.
Avec l?appui de l?Ademe et de l?Ifpeb (Institut français
pour la performance du bâtiment), la ministre a mis en
place une expérimentation de cinq mois (novembre
2022 à mars 2023) incluant plusieurs bâtiments des
ministères de la Transition énergétique, de la Transition
écologique et de la Cohésion des territoires, dans
différents territoires (urbains, périurbains, ruraux), ainsi
que le suivi d?agents télétravailleurs qui se sont portés
volontaires pour partager leurs données de consom-
mation.
L?objectif était de calculer l?impact global du télétravail
en mesurant les gains d?énergie réalisés dans les
transports et dans les bureaux (en particulier quand ils
sont fermés) et l?éventuel effet rebond de consom-
mation d?énergie au domicile des télétravailleurs.
Les résultats analysés par l?Ifpeb et l?Ademe permettent
de constater que le bilan énergétique du télétravail est
positif dans tous les cas lorsqu?il est organisé et en
particulier lorsqu?il s?accompagne de la fermeture d?un
site sur plus de 48 heures.
Ainsi, sur une journée en hiver, avec un télétravail
organisé (protocole de fermeture de site totale mis en
oeuvre), le bilan énergétique global est :
? de 25 à 35 % d?économies d?énergie par télétravailleur
et par jour ;
? de 30 à 45 % d?économies de CO2 par télétravailleur et
par jour.
Ces chiffres doivent toutefois être précisés en fonction
de la localisation et du mode de transport domicile
travail.
? En zone urbaine dense : économie moyenne de 25 %.
Levier principal : mise en sommeil des bureaux (jusqu?à
60 % de l?économie globale liée à la mise en sommeil
ou la fermeture des bureaux).
? En zone périurbaine ou rurale : économie moyenne
de 35 %. Levier principal : les transports évités (jusqu?à
75 % de l?économie liée aux transports évités).
Les résultats de l?expérimentation seront partagés
auprès des partenaires sociaux et des fédérations profes-
sionnelles afin de faire connaitre les avantages énergé-
tiques et climatiques d?un télétravail organisé et que
cela fasse partie des enjeux du dialogue social de l?État
et des entreprises.
« Que ce soit au domicile ou au bureau, chaque m²
peut être soit densément occupé, soit sous-occupé
et mis en sommeil pour optimiser la consom-
mation énergétique. Les clés de la réussite pour un
télétravail bas-carbone : mieux gérer l?occupation
des espaces tertiaires (stratégie de densification
et mise en sommeil en cas de sous-occupation),
favoriser la mobilité douce et bas-carbone, inciter
à faire des réduits au domicile en cas d?inoccu-
pation. Cela implique plus que jamais une collabo-
ration entre employeurs et employés, bailleurs et
locataires. En bref : un travail d?équipe. »
Christophe Rodriguez,
Directeur général de l?Ifpeb.
L E T É L É T R A V A I L : B I E N O R G A N I S É
U N V É R I T A B L E L E V I E R P O U R R É D U I R E
L A C O N S O M M A T I O N É N E R G É T I Q U E
E T L E S É M I S S I O N S D E G A Z À E F F E T D E S E R R E !
21
Dès la préparation du premier plan de sobriété énergé-
tique, à l?été 2022, le Gouvernement a mobilisé en
premier lieu les grands acteurs. Ceux dont l?exemplarité,
comme l?État, conditionne l?acceptabilité et la mobili-
sation des Français.
C?est le sens des engagements qui ont été demandés et
pris par les grandes entreprises dans le cadre de l?acte 1
du plan de sobriété. Les organisations patronales et
syndicales et l?ensemble des fédérations ont participé à
l?élaboration d?un plan de 15 actions (lesentreprises-sen-
gagent.gouv.fr/agir-pour/sobriete) sur lequel plus de
trente entreprises du CAC 40 se sont engagées.
Elles ont ainsi pu déployer des mesures concrètes :
? mieux lutter contre le gaspillage et encourager les
économies d?énergie, notamment en appliquant des
consignes strictes sur les températures des locaux et
bâtiments professionnels, ou encore sur l?éclairage ;
? mieux régler, adapter et déployer les dispositifs de
gestion de l?énergie, notamment en mettant en place
des solutions techniques moins énergivores (rempla-
cement du matériel et équipements, éclairage basse
consommation) ;
? mieux faire connaitre et mettre en oeuvre les
dispositifs de soutien à la mobilité durable en
entreprise, avec par exemple l?engagement de
regrouper les déplacements et de supprimer les
déplacements inutiles (la voie aérienne ne devant
être utilisée que lorsque le temps de trajet par voie
ferroviaire est supérieur à 4 heures pour un aller ou 6
heures aller-retour dans une même journée).
Afin d?aller plus loin, lors de l?acte 2, un groupe a été
dédié aux entreprises du CAC 40, à qui des efforts
spécifiques ont été demandés. En juin dernier, elles ont
massivement répondu à cet appel.
? 40 entreprises du CAC 40 se sont engagées sur la mise
en place d?une gouvernance dédiée à la sobriété.
? 37 entreprises du CAC 40 se sont engagées à intégrer
le facteur de baisse des consommations d?énergie
dans leur stratégie de télétravail.
? 27 entreprises du CAC 40 se sont engagées à
promouvoir l?écomobilité et la vitesse à 110 km/h sur
autoroute auprès de leurs salariés.
Pour l?anniversaire du plan de sobriété énergétique
et afin de poursuivre cet effort, le ministère de la
Transition énergétique a souhaité élargir le champ de
cette mobilisation aux 120 plus grandes entreprises
françaises (SBF 120).
Elles ont été appelées à faire et partager le bilan de
leur action pour la sobriété énergétique et à s?engager
dans la même lignée et sur les mêmes mesures que les
entreprises du CAC 40.
Plusieurs entreprises du SBF 120 se sont déjà mobilisées
depuis 1 an pour répondre à cet appel à la sobriété
énergétique avec des actions spécifiques :
? Ubisoft (jeux vidéo) a développé un manuel d?écomo-
bilité à destination des équipes de ses filières et a
interdit les voyages en avion pour tout trajet en train
de moins de 3h.
? Altarea (gestionnaire immobilier) a développé un
plan de sobriété pour les centres commerciaux, avec
l?extinction des écrans digitaux, écrans publicitaires
et enseignes lumineuses extérieures en dehors des
horaires d?ouverture. Sur le site Qwartz de Villeneuve-
la-Garenne, 37 % d?économies d?énergie ont été
réalisées.
? Gecina (société foncière) s?est dotée de près de
5 000 sondes qui permettent d?ajuster les modalités
d?exploitation de chaque immeuble en temps réel,
afin d?en optimiser la performance énergétique.
? JCDecaux (publicité et mobilier urbain) a fermé
ses sites, après consultation du conseil social et
économique interne, pour les congés de Noël afin
d?en réduire la température de chauffage, l?éclairage
inutile et le fonctionnement de certains appareils.
Résultats : -41% de la consommation énergétique pour
le site de Neuilly-sur-Seine en 2022.
L A M O B I L I S A T I O N
D E S G R A N D E S E N T R E P R I S E S S E P O U R S U I T !
https://lesentreprises-sengagent.gouv.fr/agir-pour/sobriete
https://lesentreprises-sengagent.gouv.fr/agir-pour/sobriete
22
Le 28 septembre 2023, le Gouvernement
a lancé sa première application mobile de
participation citoyenne, Agora. Une consul-
tation Comment agir durablement en faveur
de la sobriété énergétique ? a immédiatement
été lancée et sera ouverte jusqu?au 29
octobre 2023.
Dans le cadre de cette consultation, l?objectif est d?interroger les Français sur ce qui peut motiver ou au
contraire empêcher leur passage à l?action et leur changement d?habitudes vers des comportements plus
économes en énergie.
Déjà plus de 10 000 Français ont participé.
Sur la base de leurs réponses, de nouvelles mesures pourront être prises afin de continuer de les
accompagner et de les inciter à la sobriété énergétique.
Pour répondre à
la consultation :
Flashez ce QR
Code !
Pour inscrire la sobriété durablement
dans la durée, nous demandons aux
Français leur avis !
23
« Vous connaissez la musique?
Pour la planète, chaque geste compte »
Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition
énergétique, présente une nouvelle campagne
gouvernementale pour poursuivre la sensibili-
sation des Français aux gestes les plus efficaces
pour économiser l?énergie et baisser nos émissions
de CO2. Lancée il y a un an, puis déclinée l?été
dernier, la première campagne de communication
a permis de sensibiliser les Français aux réflexes à
adopter au quotidien, sur le chauffage, l?éclairage,
l?extinction des appareils lorsqu?on ne les utilise
pas, l?installation d?un thermostat ou encore la
manière de régler son chauffe-eau. Un an plus tard,
la mobilisation se poursuit avec cette nouvelle
campagne lancée par le Gouvernement le 17
octobre. L?objectif : ancrer ces petits gestes dans
le quotidien des Français, et dans la durée, pour
continuer de faire des économies et réduire nos
émissions gaz à effet de serre.
Les Français l?ont bien compris : pour baisser
nos émissions de CO2, des gestes simples
peuvent faire la différence. C?est le fameux
triptyque « Je baisse, j?éteins, je décale » qui
rythmait la campagne l?année dernière, auquel
s?ajoute cette année « Je lève le pied » pour
encourager les économies de carburant. Le
message que je souhaite faire passer à nos
concitoyens, c?est que ces réflexes ne sont pas
seulement bons pour le porte-monnaie : ils ont
aussi des effets positifs sur notre santé et sur la
planète ! »
Agnès Pannier-Runacher,
ministre de la Transition énergétique
Pour ancrer les bons gestes de sobriété
dans la durée, une nouvelle campagne
à destination des français
6 GESTES CLÉS POUR ÉCONOMISER L?ÉNERGIE ET
BAISSER NOS ÉMISSIONS DE CO2, MIS EN
LUMIÈRE DANS UNE CAMPAGNE PUBLICITAIRE
1. Régler son chauffage à 19 °C maximum.
2. Régler son chauffe-eau à 55 °C et rester moins
longtemps sous la douche.
3. Éteindre tous ses appareils en marche ou en veille
lorsqu?ils ne sont pas utilisés.
4. Décaler l?utilisation de ses appareils
électriques en dehors des périodes de pointe
(8 h-13 h/18 h-20 h).
5. Installer un thermostat programmable.
6. Lever le pied en voiture et recourir au covoiturage
ou aux transports en commun.
LE PLAN MÉDIAS
Cette campagne se déploie à travers un spot
télévisé de 30 secondes, diffusé du 6 novembre
au 26 novembre 2023 puis du 15 janvier au 4
février 2024. Le spot sera également diffusé sur les
plateformes en ligne, YouTube et Dailymotion.
Un spot radio est également diffusé du 24 octobre
au 28 novembre, puis du 13 janvier au 14 février.
LA CAMPAGNE SERA ÉGALEMENT DÉPLOYÉE :
? Au cinéma, via un partenariat avec Médiavision
pour un spot dans lequel le célèbre personnage
Petit Mineur met en avant un geste à adopter, du
13 au 27 décembre
? sur les réseaux sociaux (Meta, Instagram, Tik Tok
et Snapchat)
SERVICE PRESSE
d?Agnès Pannier-Runacher,
ministre de la Transition énergétique
Tél : 01 40 81 13 25
Mél : presse.mte@climat-energie.gouv.fr