Loi relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables
Auteur moral
France. Ministère de la transition écologique et solidaire
Auteur secondaire
Résumé
La loi d'accélération de la production des énergies renouvelables porte une ambition claire : rattraper notre retard, la France étant le seul pays européen à ne pas tenir ses objectifs de<br />
;développement du renouvelable, et nous donner tous les moyens pour atteindre nos prochains objectifs qui seront encore plus ambitieux. Il vise donc, avec l'ensemble des textes réglementaires que j'ai pris, à diviser par deux le temps de déploiement des projets et revenir dans la moyenne de nos partenaires européens.
Descripteur Urbamet
ENERGIE RENOUVELABLE
Descripteur écoplanete
Thème
Texte intégral
LOI RELATIVE
À L'ACCÉLÉRATION DE LA PRODUCTION
D'ÉNERGIES RENOUVELABLES
Dossier de presse / 7 février 2023
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ÉDITO
Agnès
Pannier-Runacher,
ministre de la Transition
énergétique
Deux tiers
C?est la part d?énergies fossiles dans
notre consommation finale d?énergie.
Deux tiers de gaz, de fioul et de
carburant, dont nous ne pouvons
aujourd?hui pas nous passer pour
nous déplacer, pour nous chauffer ou
pour notre industrie.
2035
C?est la date à laquelle 26 de nos
56 réacteurs nucléaires arriveront
au terme de cinquante années
d?exploitation. Tous devront alors
passer le cap d?un contrôle de sûreté
approfondi pour être prolongés
dix années de plus. En matière
énergétique, 2035, c'est demain.
60 %
C?est, selon RTE, la proportion
d?électricité que nous devrons
produire en plus à l?horizon 2050
pour répondre à nos besoins
croissants d?électrification,
notamment pour les transports,
les bâtiments et pour la
réindustrialisation de notre pays.
Ces trois chiffres montrent que notre pays est
à un tournant historique au regard de l?urgence
climatique, énergétique et géopolitique. Si nous
voulons enfin devenir maîtres de notre destin
énergétique, nous ne pourrons nous passer
d?aucune énergie décarbonée, nucléaire comme
renouvelable, tant la marche à franchir est haute.
Nous devons en parallèle réduire durablement
notre consommation d?énergie. C'est l'objet du
plan de sobriété que j'ai présenté le 6 octobre
2022 avec la Première ministre, à la demande
du Président de la République. La mobilisation
générale, d'abord portée par l'Etat, les grandes
entreprises, les grandes collectivités et l'ensemble
des Français, a déjà permis de réduire de 10 %
notre consommation d?énergie cet hiver, c'est
considérable ! Il nous faut tenir le cap et aller plus
loin encore.
C?est dans ce cadre que s?inscrit la loi
d?accélération de la production des énergies
renouvelables. Elle porte une ambition claire :
rattraper notre retard, la France étant le seul
pays européen à ne pas tenir ses objectifs de
développement du renouvelable, et nous donner
tous les moyens pour atteindre nos prochains
objectifs qui seront encore plus ambitieux. Il vise
donc, avec l?ensemble des textes réglementaires
que j?ai pris, à diviser par deux le temps de
déploiement des projets et revenir dans la
moyenne de nos partenaires européens.
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UNE MÉTHODE INÉDITE
DE COCONSTRUCTION
Plus de 90 heures de débats en com-
mission et en hémicycle à l?Assemblée
nationale, 645 amendements adoptés
dont près de la moitié venant des
groupes d?opposition de droite et de
gauche? Cette loi est le fruit d?une
méthode de coconstruction entre le
Gouvernement et le Parlement pour
trouver les meilleurs équilibres.
Ce texte s'articule autour de quatre
axes.
? Planifier en remettant les
territoires et les collectivités au
centre des décisions et en donnant
des leviers d?action aux élus
locaux.
? Simplifier pour lever les lourdeurs
administratives et améliorer la
sécurité juridique des projets,
sans renoncer à nos exigences
environnementales.
? Mobiliser les terrains déjà
artificialisés ou sans enjeux
environnementaux majeurs
pour déployer les énergies
renouvelables et ainsi préserver les
terrains non artificialisés. Grâce à
cette loi, l?équivalent de plusieurs
dizaines de gigawatts en foncier
déjà artificialisé pourront être
libérés.
? Partager et redistribuer la
valeur générée par les énergies
renouvelables, qui sont de plus en
plus compétitives, pour soutenir
des projets locaux et de protection
de la biodiversité.
La loi contribuera à un triple objectif :
préserver le pouvoir d?achat des
Français et la compétitivité de nos
entreprises, défendre l?indépendance
industrielle, énergétique et politique
de notre pays et lutter contre le
dérèglement climatique pour l?avenir
de nos enfants. Nous le leur devons.
ÉTAT DES LIEUX
Les énergies renouvelables électriques ont
assuré 20 % de nos besoins en électricité en
2022 en France.
Leurs coûts de production sont aujourd?hui
compétitifs et ne dépendent pas des cours du
marché des énergies fossiles.
À elles seules, les énergies renouvelables
électriques et les énergies renouvelables
thermiques représentent environ 15 % de notre
consommation d?énergie finale (20 % pour le
parc nucléaire).
Les objectifs de développement des énergies
renouvelables fixés par la loi et par la program-
mation pluriannuelle de l?énergie en cours sont :
de porter à 33 % la part d?énergies renouve-
lables dans notre consommation à l?horizon
2030 ;
d?augmenter nos capacités de production
d?électricité renouvelable en attribuant 1 GW
d?éolien en mer par an dès 2024, en multipliant
par 3 la puissance installée de photovoltaïque
d?ici 2028 (passer d?environ 15 à 45 GW) et en
portant la capacité installée d'éolien à
35 GW ;
de porter la part de chaleur renouvelable à
38 % en multipliant par 5 la quantité de cha-
leur et de froid livrée par les réseaux ;
de porter la part de renouvelables dans les
carburants à 15 % ;
de porter la part de gaz renouvelable à 10 % en
2030.
Ces objectifs seront actualisés lors du débat sur la
loi de programmation pour l?énergie et le climat.
LE CAP FIXÉ PAR LE PRÉSIDENT
MACRON À BELFORT
LE 10 FÉVRIER 2022
Le Président de la République a fixé
un cap clair :
? multiplier par 10 la production
d'énergie solaire pour dépasser les
100 GW
? déployer 50 parcs éoliens en mer
pour atteindre 40 GW
? doubler la production d'éoliennes
terrestres pour arriver à 40 GW
APRÈS LES TEXTES D?URGENCE,
LA LOI DE PROGRAMATION
Ce texte est le premier des textes d?urgence pour accélérer la production d?énergies
décarbonées sur notre territoire. Un deuxième projet de loi visant à accélérer les
procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires est en cours
d?examen par le Parlement.
En parallèle, la grande concertation nationale sur le mix énergétique s?est achevée
le 22 janvier dernier avec la tenue du Forum des jeunesses, qui a rassemblé 200 jeunes
de toute la France, tirés au sort. Elle a permis l?organisation de 12 réunions régionales
et la remise de 32 000 contributions en ligne. Ses conclusions contribueront au travail
du Parlement sur la première loi de programmation relative à l?énergie et au climat
au second semestre 2023, ainsi qu?à la révision de la Stratégie française sur l?énergie
et le climat (SFEC), la feuille de route du Gouvernement pour atteindre la neutralité
carbone en 2050.
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CE QUE CONTIENT LA LOI
La loi s'articule autour de quatre axes
1. Planifier avec les élus locaux le déploiement des
énergies renouvelables dans les territoires
2. Simplifier les procédures d?autorisation des pro-
jets d?énergies renouvelables
3. Mobiliser les espaces déjà artificialisés pour le
développement des énergies renouvelables
4. Partager la valeur des projets d?énergies renouve-
lables avec les territoires qui les accueillent
Elle est le volet législatif du grand plan d?accélé-
ration des énergies renouvelables du Gouverne-
ment. Les volets réglementaire et organisationnel
des services de l?État ont été engagés à l?été 2022
avec la publication de 36 textes réglementaires et
la mobilisation des préfets et des services décon-
centrés de l?État pour accélérer le traitement des
demandes d?autorisation de projets.
Les étapes de la loi
26 septembre 2022
Présentation du projet de loi
en Conseil des ministres
par Agnès Pannier-Runacher
4 novembre 2022
Adoption par le Sénat du projet de loi
en première lecture
10 janvier 2023
Adoption par l?Assemblée nationale du
projet de loi en première lecture
24 janvier 2023
Réunion conclusive de la commission
mixte paritaire sur un texte commun
31 janvier 2023
Adoption définitive du projet de loi
par l?Assemblée nationale
7 février 2023
Adoption définitive du projet de loi
par le Sénat
C?est un texte qui porte
l?ambition de diviser par 2 le
temps d?instruction des pro-
jets et qui les sécurise face aux
recours : jusqu?à 5 ans de délai
réduit pour un projet solaire
photovoltaïque, jusqu?à 2 ans
de délai réduit pour les projets
éoliens en mer et encore 2 ans
de moins en cas de seconde
tranche via l?anticipation des
études réalisées par l?État.
C?est un texte qui mobilise
en priorité les terrains déjà arti-
ficialisés pour installer des pan-
neaux photovoltaïques. En po-
tentiel, c?est l?équivalent d'une
dizaine d?années au moins de
ce que nous devons déployer
au minimum chaque année en
photovoltaïque d'ici 2050 pour
atteindre nos objectifs.
C?est un texte qui remet
les élus et leurs territoires au
centre du jeu. Ils doivent être
des partenaires de la transition
énergétique en définissant
eux-mêmes des zones dédiées
à l'accélération des énergies
renouvelables.
C?est un texte qui ouvre
la voie à des contrats de long
terme pour les entreprises et
les collectivités locales pour le
biogaz, le photovoltaïque et
l?éolien. Il leur donne des outils
pour se protéger de l?envolée
des prix de l?énergie sur les
marchés.
C?est un texte qui permet
de mieux partager la valeur
des projets d?énergies renouve-
lables sur leur territoire d?im-
plantation, en mettant
en place un soutien financier
des porteurs de projets aux
collectivités territoriales,
notamment pour accompagner
les administrés dans la transi-
tion énergétique et protéger la
biodiversité.
5 avancées permises par la loi
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AXE 1
PLANIFIER AVEC LES ÉLUS LOCAUX LE DÉPLOIEMENT DES ÉNERGIES
RENOUVELABLES DANS LES TERRITOIRES
Création d?un dispositif de planification
territoriale pour les énergies renouvelables
terrestres et simplification de la modification
des documents d?urbanisme
Afin d?accélérer le déploiement des énergies
renouvelables et renforcer l?acceptabilité des
projets dans les territoires, le texte fait de la pla-
nification territoriale une disposition majeure.
Cette planification permet un meilleur équilibre
territorial dans l?implantation des projets. Pour
cela, la loi réaffirme le rôle crucial des collectivi-
tés territoriales en matière d?aménagement du
territoire.
Très concrètement, elle prévoit que les com-
munes puissent définir, après concertation des
habitants, des « zones d?accélération » favo-
rables à l?accueil des projets d?énergies renou-
velables. La liste des zones d'accélération sera
consolidée à l'échelle du département, après
avis du comité régional de l?énergie. Aucune
zone ne pourra être identifiée sans un accord
de la commune d?implantation. Dans ces zones,
les délais des procédures seront plus précisé-
ment encadrés et les projets pourront bénéfi-
cier d?avantages dans les procédures d?appels
d?offres afin de faciliter leur déploiement
(points, bonus, modulation tarifaire, etc.) et d?y
attirer les implantations, sur les emplacements
que les collectivités auront jugé les plus oppor-
tuns dans leur projet de territoire. Pour les por-
teurs de projet, cela donne également un signal
clair : si vous venez dans cette zone, vous venez
sur un emplacement qui a été coconstruit avec
les acteurs locaux.
La loi permet également aux collectivités
d?avoir recours à la procédure de modification
simplifiée de leurs documents d?urbanisme.
Objectif : réduire considérablement les délais
de mise en conformité des documents lorsque
les enjeux d?urbanisme sont mineurs.
Formalisation d?un processus de planification
pour l?éolien en mer et simplification du
cadre réglementaire
Le texte prévoit, pour l?éolien en mer, une
planification à dix ans et à 2050 sur les quatre
façades maritimes du territoire métropolitain
au travers des documents stratégiques de
façade. Il prévoit également une mutualisation
des débats publics, ce qui permettra de donner
plus de visibilité sur la stratégie de planification
globale tout en accélérant le temps de déploie-
ment des parcs éoliens en mer. Après cette
concertation, le Gouvernement arrêtera d'ici
2024 une cartographie des zones prioritaires
pour installer les éoliennes en mer.
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AXE 2
SIMPLIFIER LES PROCÉDURES D?AUTORISATION DES PROJETS
D?ÉNERGIES RENOUVELABLES
Simplification des procédures de
raccordement
La loi simplifie les procédures de planification
et d?anticipation des raccordements, tant pour
les projets d?énergies renouvelables que pour les
raccordements des projets de décarbonation de
l?industrie. En permettant aux gestionnaires de
réseaux d?électricité d?anticiper certaines études
et travaux, la loi facilitera l?accueil des énergies
renouvelables et accélérera leur mise en service.
Reconnaissance de la raison impérative
d?intérêt public majeur (RIIPM)
La loi reconnaît la raison impérative d?intérêt
public majeur (RIIPM) pour les projets d?éner-
gies renouvelables. Outre sa portée symbolique
compte tenu de l?importance des énergies
renouvelables pour notre sécurité d?approvi-
sionnement et notre capacité à atteindre la
neutralité carbone, cette disposition sécurisera
juridiquement les projets et accélérera leur
construction.
Concrètement, la RIIPM, qui est l?un des trois
critères à remplir pour obtenir une dérogation
de protection des espèces protégées, sera
reconnue automatiquement pour certains
projets d?énergies renouvelables, y compris
leurs ouvrages de raccordement aux réseaux
de transport et de distribution d?énergie, s'ils
répondent aux conditions fixées par un décret
en Conseil d?État.
Cette reconnaissance de la RIIPM ne remet
aucunement en cause la protection de la biodi-
versité, qui est une priorité du Gouvernement.
Les porteurs de projet devront démontrer qu?il
n?existe pas de solution alternative de moindre
impact pour leur projet et que ce dernier ne
nuit pas au maintien dans un état de conser-
vation favorable des espèces concernées dans
leur aire de répartition naturelle pour obtenir
une dérogation d?espèces protégées.
Mise en place d?un fonds de garantie de
prise en charge des coûts échoués pour les
projets d?énergies renouvelables autorisés et
débutant avant la fin des recours
Actuellement, une grande partie des recours
déposés contre des projets d?énergies renouve-
lables disposant d?une autorisation ou d?un per-
mis de construire sont finalement rejetés par
l?autorité administrative. Si ces recours n?abou-
tissent que rarement, ils retardent de plusieurs
années la construction de nombre de projets,
les producteurs souhaitant attendre la fin de
ces recours pour éviter tout risque sur le finan-
cement de leur projet. Un fonds de mutualisa-
tion à vocation assurantielle sera ainsi créé pour
les producteurs, afin de couvrir leurs coûts en
cas de retrait de leur autorisation. Cette mesure
permettra de sécuriser les projets et de gagner
plusieurs années dans leur déploiement.
Simplification du recours à la géothermie
La loi facilite le recours à la géothermie, d?une
part, en systématisant le recours à cette éner-
gie (intégration dans les études de faisabilité
technique et économique pour l?alimentation
énergétique des bâtiments) et, d?autre part,
en clarifiant le cadre juridique pour favori-
ser une concurrence équitable entre foreurs
(géothermie, eau). Les travaux de simplification
des régimes applicables aux forages pourront
débuter plus rapidement. Ces dispositions légis-
latives sont par ailleurs complétées par le plan
d?action annoncé le 2 février 2023 par Agnès
Pannier-Runacher, ministre de la Transition
énergétique.
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Obligation pour le juge de permettre
la régularisation de l?autorisation
environnementale lorsque c'est possible
Le texte crée une obligation pour le juge de
régulariser l?autorisation environnementale en
cours d?instance lorsque c'est possible. Cela
empêchera l?annulation totale des autorisations
environnementales, lorsque le vice affectant
leur légalité est régularisable. Les porteurs de
projet n?auront plus à demander une nouvelle
procédure d?instruction, susceptible d?un nou-
veau recours contentieux.
Cette mesure réduit les risques contentieux
ainsi que la durée globale de traitement des
procédures contentieuses engagées contre le
projet.
Cette disposition permet de concilier la pro-
tection de l?environnement avec le principe de
sécurité juridique et d?accélération du déploie-
ment des énergies renouvelables. Ces mesures
permettront d?installer des projets d?énergies
renouvelables qui produiront l?équivalent de
plusieurs dizaines de gigawatts.
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AXE 3
MOBILISER LES ESPACES DÉJÀ ARTIFICIALISÉS POUR DÉVELOPPER
LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Déploiement du solaire photovoltaïque
Afin de concilier les luttes contre le dérègle-
ment climatique, l?artificialisation des sols et la
disparition de biodiversité, la loi libère un po-
tentiel foncier déjà artificialisé ou ne présentant
pas d?enjeu environnemental majeur afin de
préserver les zones naturelles et non artificiali-
sées. Elle facilite la mobilisation :
? des terrains aux abords des routes, auto-
routes, voies ferrées et fluviales ;
? des friches en loi littoral dont la liste sera
fixée par décret ;
? des parkings extérieurs existants de plus de
1 500 m2, qui devront installer des panneaux
solaires sur au moins la moitié de leur surface.
Ces mesures permettront d?installer des projets
d?énergies renouvelables qui produiront l?équiva-
lent de plusieurs dizaines de gigawatts.
La loi prévoit également un renforcement impor-
tant des obligations d?installation de panneaux
photovoltaïques sur les bâtiments non résiden-
tiels neufs ou lourdement rénovés (entrepôts,
hôpitaux, écoles...) :
? sur les bâtiments neufs ou lourdement réno-
vés, la couverture minimum des toitures aug-
mentera progressivement de 30 % en 2023 à
50 % en 2027 ;
? cette obligation sera étendue dès 2028 aux
bâtiments non résidentiels existants ;
? les organismes privés d?habitations à loyer
modéré devront réaliser une étude de faisa-
bilité pour le développement d?équipements
de production d?énergies renouvelables sur
les logements sociaux dont ils ont la charge.
Déploiement de l?agrivoltaïsme
Concilier souveraineté énergétique et souve-
raineté alimentaire est possible : c?est l?un des
enjeux de la loi qui encadre précisément le déve-
loppement des panneaux solaires sur les terrains
agricoles en distinguant :
? les installations dites agrivoltaïques qui per-
mettent de conserver l?activité agricole et
d?apporter à l?agriculteur un éventuel com-
plément de revenu, mais surtout un service
supplémentaire à son activité agricole : l?amé-
lioration du potentiel agronomique, l?adapta-
tion au changement climatique, la protection
contre les aléas, l?amélioration du bien-être
animal ;
? les installations sur terrains agricoles ou
forestiers qui ne pourront pas conduire à des
opérations de défrichement de plus de 25
hectares et seront uniquement autorisées sur
les terres qui ne sont pas cultivées ou qui ne
sont pas exploitées depuis un certain temps.
Le développement ne pourra se faire pour ces
deux types d?installation qu?à condition d?être
réversible et de ne pas affecter les fonctions
agronomiques des sols.
Financement des radars de compensation
Les projets d?éoliennes peuvent conduire à une
gêne pour les radars de détections militaires,
civils ou de Météo-France. Pour faciliter le dé-
veloppement des projets éoliens terrestres et
maritimes, la loi obligera les porteurs de projet à
construire des radars de compensation lorsque
cela est nécessaire pour pouvoir autoriser le
projet. Une partie de ce financement pourra
être pris en charge par l?État, dans le cadre des
appels d?offres. Ce dispositif libérera plus d?es-
pace pour le développement de ces énergies
renouvelables.
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AXE 4
PARTAGER LA VALEUR DES PROJETS D?ÉNERGIES RENOUVELABLES
AVEC LES TERRITOIRES QUI LES ACCUEILLENT
Partage territorial de la valeur des énergies
renouvelables
La loi met en place un mécanisme de redis-
tribution de la valeur générée par les projets
de production d?électricité et de gaz renouve-
lables. Les lauréats des appels d?offres devront,
préalablement à la mise en service de leurs
installations, contribuer financièrement :
? à des projets locaux portés par les collecti-
vités territoriales en faveur de la transition
énergétique, de l?adaptation au changement
climatique, tels que la rénovation énergé-
tique, l?efficacité énergétique, la mobilité la
moins consommatrice et la moins polluante
ou des mesures en faveur des ménages afin
de lutter contre la précarité énergétique ;
? à des projets de protection ou de sauvegarde
de la biodiversité à l?échelle locale ou natio-
nale.
Le texte ouvre également la prise de participa-
tions par les collectivités et les habitants dans
les projets de production d?énergies renouve-
lables sur leur territoire.
Ainsi, les installations renouvelables créeront
de la valeur directement sur leur territoire
d?implantation, au bénéfice des citoyens et des
collectivités, ce qui sera source d?une meilleure
acceptabilité et appropriation par les parties
prenantes locales.
Définition et clarification des contrats
d?achat d?électricité ou de gaz renouvelable
La loi facilite la signature de contrats d?achat
direct d?électricité ou de gaz renouvelables (PPA
ou BPA) entre des producteurs et des consom-
mateurs grâce à la création d?un cadre juridique
spécifique et à la possibilité d?inclure des méca-
nismes de soutien mixtes alliant PPA et soutien
public.
Ces contrats ont le double avantage de per-
mettre la construction ou le maintien en
exploitation de capacités renouvelables en leur
assurant un revenu sur le long terme, mais aussi
de sécuriser l?approvisionnement en électricité
ou gaz vert pour les consommateurs signataires,
notamment les industriels. Les collectivités
verront leur accès à ces contrats simplifiés, en
précisant dans quel cadre elles peuvent recourir
à ces contrats, notamment du point de vue de
la commande publique.
Simplification du recours à
l?autoconsommation pour des collectivités
Les projets d?autoconsommation portés par
les collectivités territoriales seront facilités afin
qu?elles puissent disposer d?un approvisionne-
ment en électricité vert, local et sécurisé dans
le long terme. Les collectivités réalisant de
l?autoconsommation individuelle seront exemp-
tées de l?obligation de constituer un budget
annexe. Elles pourront également recourir à la
commande publique pour participer à ce type
d?opérations.
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Service presse
d?Agnès Pannier-Runacher,
ministre de la Transition énergétique
Tél : 01 40 81 13 25
Mél : presse.mte@climat-energie.gouv.fr
23031 DICOM - Photos : couv + p.3 Terra - Parc éolien en mer de Saint-Nazaire - CAPA Corporate. février 2023.