Plan micropolluants 2016-2021 pour préserver la qualité des eaux et la biodiversité : mise à jour de 2020
Auteur moral
France. Ministère de la transition écologique et solidaire
Auteur secondaire
Résumé
Mise à jour du rapport sur le plan micropolluants 2016-2021
Descripteur Urbamet
qualité de l'eau
;pollution de l'eau
;polluant
Descripteur écoplanete
biodiversité
Thème
Environnement - Paysage
Texte intégral
MINISTERE DE L?ENVIRONNEMENT,
DE L?ÉNERGIE ET DE LA MER
MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES
ET DE LA SANTE
MINISTERE DE L?AGRICULTURE, DE
L?AGROALIMENTAIRE ET DE LA
FORET
Plan micropolluants 2016-2021
pour préserver la qualité des eaux
et la biodiversité
Mise à jour de 2020
SOMMAIRE
1. LE NOUVEAU PLAN MICROPOLLUANTS ................................................................................................................ 3
1.1. UN PLAN CONSTRUIT SUR LE BILAN DES PRECEDENTS PLANS .............................................................................................. 3
1.2. ARTICULATION DU NOUVEAU PLAN AVEC LES AUTRES PLANS ET STRATEGIES MINISTERIELLES .................................................... 3
1.3. GOUVERNANCE ....................................................................................................................................................... 4
1.4. UN PLAN PRIVILEGIANT LA REDUCTION DES EMISSIONS A LA SOURCE ................................................................................... 4
1.5. ORGANISATION DU PLAN : REDUIRE, CONNAITRE, PRIORISER ............................................................................................. 5
2. A L?HEURE DU BILAN DES DIFFERENTS PLANS CONCOURANT A LA PROTECTION DES RESSOURCES EN EAUX ET DE
LA BIODIVERSITE .......................................................................................................................................................... 6
2.1. SIX ANS APRES LE LANCEMENT DU PLAN NATIONAL DE LUTTE CONTRE LES PCB ..................................................................... 6
2.2. BILAN DU PLAN NATIONAL SUR LES MICROPOLLUANTS ..................................................................................................... 7
2.3. BILAN DU PLAN NATIONAL SUR LES RESIDUS DE MEDICAMENTS DANS LES EAUX ..................................................................... 7
2.4. CES DEUX DERNIERS PLANS COMBINES AURONT EN OUTRE PERMIS : ................................................................................... 8
2.5. BILAN DU PLAN NATIONAL ECOPHYTO ....................................................................................................................... 8
2.6. DES PROGRES RESTENT A FAIRE ................................................................................................................................... 8
3. OBJECTIFS DE REDUCTION ET INDICATEURS D?EFFICACITE DU PLAN ...................................................................10
3.1. OBJECTIFS DE REDUCTION ........................................................................................................................................ 10
3.2. INDICATEURS D?EFFICACITE DU PLAN .......................................................................................................................... 11
4. 39 ACTIONS POUR PRESERVER LA QUALITE DE L?EAU ET LA BIODIVERSITE .........................................................12
ANNEXES .....................................................................................................................................................................55
Liste des abréviations ......................................................................................................................................................... 67
DEFINITION
Un micropolluant peut être défini comme une substance indésirable détectable dans l?environnement à très
faible concentration (microgramme par litre voire nanogramme par litre). Sa présence est, au moins en partie,
due à l?activité humaine (procédés industriels, pratiques agricoles ou activités quotidiennes) et peut à ces très
faibles concentrations engendrer des effets négatifs sur les organismes vivants en raison de sa toxicité, de sa
persistance et de sa bioaccumulation. De nombreuses molécules présentant des propriétés chimiques
différentes sont concernées (plus de 110 000 molécules sont recensées par la réglementation européenne),
qu?elles soient organiques ou minérales, biodégradables ou non tels les plastifiants, détergents, métaux,
hydrocarbures, pesticides, cosmétiques ou encore les médicaments.
3
Le nouveau plan micropolluants
Un plan construit sur le bilan des précédents plans
Jusqu?à présent, certaines situations de crise et la multiplicité des molécules avaient conduit les pouvoirs
publics à organiser son action autour de 3 plans :
? le plan national de lutte contre les polychlorobiphényles (PCB),
? le plan national sur les micropolluants,
? le plan national sur les résidus de médicaments.
Le nouveau plan micropolluants 2016-2021 a vocation à intégrer toutes les molécules susceptibles de polluer
les ressources en eau. Ce nouveau plan est dédié à la protection des eaux de surface continentales et littorales,
des eaux souterraines, du biote, des sédiments et des eaux destinées à la consommation humaine. Il vise à
répondre aux objectifs de bon état des eaux fixés par la directive cadre sur l?eau (DCE) et participe à ceux de
la directive cadre stratégie milieu marin (DCSMM) en limitant l?apport de polluants via les cours d?eau au milieu
marin.
Les trois plans mentionnés ci-dessus étant arrivés à leur terme, un nouveau plan unique pour réduire les
émissions de micropolluants pour préserver la qualité des eaux et la biodiversité, a été élaboré par les
ministères en charge de l?Ecologie, de la Santé et de l?Agriculture, avec l?appui des parties prenantes
concernées : les membres des comités de pilotage des précédents plans ont répondu à un questionnaire afin
que l?on connaisse mieux leurs attentes, les administrations centrales des trois ministères concernés, l?OFB
accompagné des organismes de recherche et développement, le CEREMA et les agences sanitaires ont
ensuite rédigé des fiches actions pour répondre aux besoins exprimés, en concertation avec les agences de
l?eau et des DREAL de bassin.
1.1. Articulation du nouveau plan avec les autres plans et stratégies ministérielles
Ce plan renforce la lisibilité et la visibilité de l?action du gouvernement en matière de préservation de la qualité
des ressources en eau et de la biodiversité conformément à l?engagement de la 2ème feuille de route pour la
transition écologique de la conférence environnementale de septembre 2013.
Il fait suite à la publication en mai 2014 de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens et constitue
l?action 53 du 3ème Plan National Santé Environnement (PNSE 3) lancé en décembre 2014 (une annexe
présente l?articulation entre le PNSE 3 et le plan micropolluants dans la mesure où de nombreuses actions du
plan micropolluants participent en tout ou partie à diverses actions du PNSE 3).
Les plans Ecophyto 1 et 2 pour la réduction des pollutions par les produits phytopharmaceutiques, le plan
national d?alerte sur les antibiotiques et le plan Ecoantibio1 sont cités dans ce plan dans la mesure où tout ou
partie de leurs objectifs participent à la réduction de la pollution des masses d?eau.
A l?heure de la mise en oeuvre des nouveaux Schémas Directeurs d?Aménagement et de Gestion des Eaux
(SDAGE) à l?échelle des grands bassins hydrographiques français et des Programmes d?action milieu marin
(PAMM) pour la période 2016-2021 pour décliner la DCE et la DCSMM dans les territoires, le plan permet
d?afficher les ambitions nationales notamment en matière de réduction des émissions et de préservation de la
qualité des eaux. Il permet d?accompagner les actions dans les territoires afin de faciliter la caractérisation des
1 Le plan d?alerte sur les antibiotiques 2011-2016 fixe un objectif de réduction de la consommation en antibiotiques pour
la santé humaine pour la durée du plan de 25%. En matière vétérinaire, le plan « Ecoantibio » (2012-2017) fixe un objectif
de réduction de l'exposition aux animaux aux antibiotiques d?également 25%.
4
pollutions et l?identification des mesures de prévention les plus pertinentes d?un point de vue coût-efficacité et
bénéfice-risque.
En 2013, l?OFB, les agences de l?Eau et le MEEM ont lancé un appel à projets intitulé « Innovation et
changements de pratiques : micropolluants des eaux urbaines» pour un montant d?une dizaine de millions
d?euros. En 2014, 13 projets ont été retenus, dont on peut retrouver les descriptions succinctes en annexe de
ce plan et sur le site web de l?OFB2. Nombre de ces projets viendront alimenter les actions du présent plan (voir
l?annexe dédiée à cet appel à projet).
Les actions sur les résidus de médicaments pourront être complétées suite à l?élaboration d?une stratégie de la
Commission européenne pour lutter contre la pollution des eaux par les médicaments.
Dans la perspective du réexamen en 2019 de la DCE, des éléments nouveaux pourront être introduits dans le
plan pendant la période 2016-2021, de même, toute nouvelle action non inscrite dans ce plan a vocation à y
trouver sa place durant toute la durée du plan dès lors qu?elle concoure aux objectifs du plan ou qu?elle est la
suite logique d?une action. Enfin, il y aura donc une révision à mi-parcours pour prendre en compte la
programmation des travaux de recherche et développement financés par l?OFB pour la période 2019-2021. Le
comité scientifique de la future agence pour la biodiversité pourra être sollicité à cette occasion.
1.2. Gouvernance
Un comité de pilotage du nouveau plan micropolluants se réunira au moins une fois par an pour faire un état
d?avancement des actions. Il sera présidé par le ministère chargé de l?écologie en concertation avec les
ministères chargés de la santé et de l?agriculture. Des comités de pilotage restreints pourront être organisés
par thématique, catégorie d?acteurs ou par sous objectif en tant que de besoin. Les pilotes s?appuieront sur les
responsables d?action pour l?organisation de ces comités de pilotage. Le pilotage technique sera assuré de la
façon suivante :
Objectif 1 : direction de l?eau et de la biodiversité avec, pour le levier 3, l?appui de la DGS
Objectif 2 : OFB avec pour les leviers 10 et 13 l?appui de la DGS
Objectif 3 : direction de l?eau et de la biodiversité
Les pilotes s?appuieront sur les responsables d?action pour la tenue des tableaux de bord et l?organisation des
comités de pilotage. L?OFB est ainsi légitime à demander des informations aux responsables d?action pour
mener à bien cette tâche de pilotage technique.
Voir liste des membres du COPIL, responsables d?actions et partenaires en annexe.
1.3. Un plan privilégiant la réduction des émissions à la source
Le coût de la pollution des eaux par les micropolluants reste important : à titre d?exemple, le coût d?élimination
d?un kilogramme de pesticides dans l?eau en vue de produire de l?eau potable est estimé entre 60 000 et
200 000 euros (http://www.developpement-durable.gouv.fr/Couts-des-principales-pollutions.html).
Le coût du traitement curatif au mètre cube d?eau est par ailleurs 2,5 fois plus important que le coût du traitement
préventif (source Cour des comptes).
Le coût des mesures prises pour retrouver le bon état des masses d?eau est largement supérieur au coût induit
par la surveillance de la qualité des milieux. Le coût de la surveillance DCE est ainsi estimé à 30,5 millions
d?euros en moyenne par an, auxquels s?ajoute 15 millions pour des réseaux de surveillance complémentaires
pour la période 2007-2010 alors que le budget du programme des mesures s?élève à 27 milliards d?euros pour
la période 2010-2015 (http://www.reseau.eaufrance.fr/webfm_send/2480).
Entre 1998 et 2008, près de 440 captages sur 34 000 ont été abandonnés en moyenne chaque année (enquête
réalisée en 2009 par la direction générale de la santé (DGS), les problèmes de qualité de la ressource sont la
première cause d'abandon de captages (41 %). Les pollutions diffuses d'origine agricole (nitrates et/ou
pesticides) sont à l'origine du plus grand nombre d'abandon (19 %).
2 http://www.OFB.fr/LUTTE-CONTRE-LES-MICROPOLLUANTS
5
Ainsi, le ministère de l?écologie, de l?énergie et de la mer accompagné des ministères chargés de la santé et
de l?agriculture ont décidé de développer un plan micropolluants pour la période 2016-2021 dont les actions
sont préférentiellement tournées vers la réduction à la source des micropolluants.
1.4. Organisation du plan : réduire, connaître, prioriser
Le nouveau plan micropolluants pour préserver la qualité des eaux et la biodiversité s?articule autour de 3
objectifs, de 14 leviers et 39 actions. Le premier objectif concerne les actions concrètes à mener pour réduire
les émissions de polluants d?ores et déjà identifiés ; le second objectif comporte de nombreuses actions de
recherche et développement afin d?identifier les micropolluants présents dans les eaux et milieux aquatiques et
de caractériser le danger associé, enfin le troisième objectif va permettre de dresser des listes de micropolluants
sur lesquels il y a intérêt à agir en utilisant les travaux menés dans l?objectif 2.
OBJECTIF 1- REDUIRE DES MAINTENANT LES EMISSIONS DE MICROPOLLUANTS PRESENTS DANS LES EAUX
ET LES MILIEUX AQUATIQUES DONT LA PERTINENCE EST CONNUE
Sous-objectif 1 - limiter leurs émissions et rejets
Sous-objectif 2 - sensibiliser le plus grand nombre à la pollution des eaux
OBJECTIF 2- CONSOLIDER LES CONNAISSANCES POUR ADAPTER LA LUTTE CONTRE LA POLLUTION DES
EAUX ET PRESERVER LA BIODIVERSITE
Sous objectif 1- améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence des micropolluants dans
les eaux et milieux aquatiques
Sous objectif 2 - mieux évaluer les impacts des micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé et la biodiversité
OBJECTIF 3 - DRESSER DES LISTES DE POLLUANTS SUR LESQUELS AGIR
Les actions sont détaillées sous forme de fiches dans un document annexé à ce plan. Ces fiches précisent les
enjeux, le contexte, la mise en oeuvre, le porteur de l?action, les partenaires associés, le calendrier et le budget.
A l?heure du bilan des différents plans concourant à la protection des ressources en
eaux et de la biodiversité
1.5. Six ans après le lancement du plan national de lutte contre les PCB
La réduction à la source des émissions polluantes de PCB a fait l?objet d?efforts importants concernant
l?élimination des équipements de plus de 5 litres contenant plus de 500 mg/kg de PCB. En effet, on constatait
en 2014 que la décontamination était effective sur l?ensemble des appareils concernés notamment grâce à
l?action des DREAL, qui depuis 2010 ont réalisé plus de 1000 visites d'inspections, proposé près de 500 arrêtés
de mise en demeure aux préfets et pris environ 130 sanctions pénales et administratives.
En outre, les valeurs réglementaires de rejet des établissements industriels autorisés ont été révisées à la
baisse par l?inspection des installations classées et sont basées sur l?emploi des meilleures techniques
disponibles ; ces sites sont également soumis à une surveillance accrue de leur impact sur le milieu naturel. A
titre d?illustration, on citera l?évolution des rejets pour quelques industries : TREDI : 2 à 8g/j de 1997 à 2006,
0,27 g/ en PCBi7 en 2012 ; ARKEMA : environ 1 kg/an de 1996 à 2004 et moins de 200 g/an en 2011).
La connaissance sur la contamination des sédiments et des poissons a progressé. L?IRSTEA a pu proposer
des modèles d?exposition et de transfert des PCB des sédiments aux poissons et des valeurs seuils de PCB
dans les sédiments au-dessus desquelles les poissons ne sont pas conformes aux teneurs maximales en
dioxines et PCB fixées par la réglementation. L?INERIS a mis au point des outils suffisamment sensibles et peu
onéreux pour être utilisés dans une démarche de criblage (priorisation de sites contaminés). L?Ifremer a
développé des connaissances sur les voies d?exposition de la sole et sur les mécanismes de transfert des PCB
dans les réseaux trophiques du Golfe du Lion (sardines et anchois).
En février 2014, plus de 60 départements sont concernés par des interdictions de consommation et de
commercialisation (totales ou partielles). L?InVS et l?ANSES ont étudié la consommation, par les pêcheurs et
leur famille, de poissons bioaccumulateurs de PCB (anguilles, barbeau, brème, carpe, silure) et mesuré leur
imprégnation sanguine. Celle-ci est identique à celle de la population générale. La modélisation montre un effet
âge expliquant 61% de la variabilité totale du modèle ; la consommation de poissons fortement bio-
accumulateurs pêchés sur les sites de l?étude explique 2% de la variabilité. La consommation moyenne de
poissons d?eau douce au sein des foyers de pêcheurs est faible : en moyenne une fois par mois. Sur les 21
180 foyers enquêtés environ 13% consomment des poissons fortement bio-accumulateurs plus de deux fois
par an (essentiellement anguille et silure).
Le plan de cessation d?activité des pêcheurs professionnels en eau douce a mobilisé 7,5 millions d?euros sur 3
ans, le plan a été revu 2 fois pour une adaptation et s?est achevé fin 2014. 8 pêcheurs ont été indemnisés en
2013, 26 pêcheurs en 2014. Des aides d?urgence et des aides ponctuelles ont également été attribuées. Il
n?aura été dépensé finalement que 2,5 millions d?euros sur les 7,5 disponibles. La relocalisation des pêcheurs
se heurte à de nombreuses difficultés : coût de réinstallation trop élevée, ressources de pêche insuffisantes,
opposition des pêcheurs de loisirs et détenteurs de droit de pêche ; des difficultés juridiques également avec
des baux de pêche d?une durée de 5 ans qu?on ne peut modifier de façon substantielle.
Ce plan national a été décliné de façon dynamique en Rhône Méditerranée et Seine Normandie. Le plan sensu
stricto a mobilisé 12,8 millions d?euros de crédits de l?Etat, des compléments d?analyse ont représenté 4,7
millions d?euros et l?élimination des transformateurs a coûté 480 millions d?euros aux détenteurs des appareils
(EDF, SNCF, entreprises privées, etc.).
7
1.6. Bilan du plan national sur les micropolluants
Ce plan s?intéressait aux micropolluants de toutes provenances, potentiellement de l'ordre de 100 000
molécules avec des efforts de mise au point de stratégies hiérarchisées et ciblées sur les molécules les plus
préoccupantes. Ce plan a notamment permis :
- la rationalisation du dispositif national de surveillance et d'évaluation des risques liés des micropolluants grâce
à une structuration de l'expertise et de la R&D nationales (actions des établissements de recherche publique
en partenariat avec l'OFB, études menées dans les bassins en appui aux SDAGE et Programmes de Mesures,
priorisation des micropolluants à surveiller pour le prochain cycle DCE, contributions aux chantiers de l?Union
européenne) ;
-la consolidation de la qualité des données de surveillance produites et du cadre réglementaire, un soutien actif
à la normalisation des méthodes analytiques, une dynamique de formation des acteurs de la surveillance par
le consortium AQUAREF (BRGM, INERIS, IRSTEA, Ifremer, LNE) ;
- la mise à disposition de nombreuses références documentaires sur les micropolluants : données technico-
économiques, guides AQUAREF, portail substances chimiques géré par l?INERIS, pages Contaminants de
l'OFB? ;
- les retours d'expérience sur des outils innovants pour la détection des micropolluants et de leurs effets ;
- la validation de dizaines de nouvelles valeurs guides pour apprécier l'impact environnemental de nombreuses
molécules ;
- des bilans nationaux sur la contamination de l'environnement sur la base des données de surveillance
chimique, le bilan initial portant sur la période 2007-2009, publié par le CGDD-SoeS et l?Ifremer, puis mis à jour
régulièrement par la suite et diffusé notamment sur les sites institutionnels.
1.7. Bilan du plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux
L?élaboration d?un plan spécifique sur les médicaments dans l?environnement a permis une prise de conscience
générale et la mobilisation des différents acteurs sur ce sujet, tout en tenant compte de la particularité liée à
l?usage initial des médicaments. L?un des objectifs majeurs de ce plan était d?améliorer les connaissances sur
leur présence et leurs effets potentiels sur l?environnement et la santé humaine afin de proposer des mesures
de gestion adaptées et proportionnées.
Les connaissances sur la présence des médicaments dans l?environnement se sont améliorées ces dernières
années, notamment grâce à la réalisation de campagnes nationales exploratoires dans les milieux aquatiques
(avec l?implication de l?OFB, du BRGM, de l?INERIS, de l?Ifremer, de AQUAREF et des agences de l?eau) et
dans les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH) (avec l?implication du LHN/ANSES et des ARS)
ainsi que le développement de techniques analytiques performantes porté par les laboratoires de référence
(AQUAREF et LHN/ANSES) en lien avec l?AFNOR et le COFRAC. Les campagnes nationales exploratoires
représentent à elles seules plusieurs millions d?euros.
Les travaux permettant d?évaluer les effets sur l?environnement liés à la présence de médicaments se sont
poursuivis. Après avoir établi une méthodologie spécifique, des premières évaluations des risques sanitaires
liés à la présence de résidus de médicaments dans les EDCH et les eaux brutes utilisées pour la production
d?EDCH ont été réalisées par l?ANSES et l?ANSM. En l'état actuel des connaissances et pour les molécules
testées, la marge de sécurité serait importante suite à l?ingestion des molécules testées, via les EDCH, aux
concentrations environnementales.
Différentes pistes ont été être envisagées afin de réduire en amont, les émissions de résidus de médicaments
dans l?environnement. L?impact des filières de traitement des eaux usées sur les résidus de médicaments est
mieux connu. Les efforts de formation et d?information des professionnels de santé et du grand public doivent
être poursuivis. Une meilleure gestion des déchets issus de médicaments dans les établissements de santé et
médico-sociaux devrait également être mise en place.
L?une des principales difficultés rencontrées pour la mise en oeuvre opérationnelle du PNRM a été l?accessibilité
à certaines données sur les médicaments. C?est un des axes de travail envisagé pour la suite, en lien avec
l?industrie pharmaceutique et les agences sanitaires en charge de la délivrance des autorisations de mise sur
le marché.
8
Les médicaments dans l?environnement restent un sujet régulièrement relayé par les médias, et il s?appréhende
à plusieurs niveaux : outre les actions organisées au niveau national, certaines régions ont décliné au niveau
local le plan national. De plus, la Commission européenne a engagé une réflexion sur les médicaments dans
l?environnement et proposera une stratégie fin 2015 et si besoin en 2017 des mesures à prendre par les Etats
membres. Cette stratégie européenne permettra d?orienter les nouvelles priorités à engager afin de réduire la
présence des médicaments dans l?environnement.
Les travaux de ce plan, qui pouvaient concerner potentiellement 3000 médicaments à usage humain et 300
médicaments à usage vétérinaire ont été orientés vers la connaissance en matière de pollution des eaux et
vers une meilleure gestion des déchets.
1.8. Ces deux derniers plans combinés auront en outre permis :
- des avancées sur les capacités épuratoires des stations de traitement des eaux usées (Ampère, Armistiq) ;
- la connaissance des rejets de substances dangereuses (RSDE) tant par les industries que par les stations
traitement des eaux usées (STEU) ;
- le lancement de 13 projets pilotes3 sur les micropolluants des eaux urbaines, à l'échelle des collectivités
territoriales ;
- et enfin l'amélioration de la connaissance sur la contamination du milieu aquatique, grâce à deux campagnes
d?analyses menées sur les polluants émergents et les molécules peu surveillées. Au-delà de l'identification de
nouvelles molécules à surveiller de façon régulière, ces campagnes ont été l'occasion de tester à grande échelle
des outils innovants (échantillonneurs intégratifs, outils basés sur la détection d'effets toxiques sur les
organismes vivants). Elles auront permis aussi d'éprouver des méthodes analytiques développées par les
laboratoires experts, au bénéfice futur des laboratoires en charge de la future surveillance des milieux
aquatiques, ainsi que la production de publications scientifiques issues des données acquises.
Par ailleurs, des campagnes nationales de mesures de substances émergentes dans les EDCH et les eaux
brutes utilisées pour produire de l?EDCH sont régulièrement menées par le Laboratoire d?hydrologie de Nancy
(ANSES) à la demande de la DGS afin de recueillir des données d?exposition nécessaires à l?évaluation des
risques sanitaires pour l?Homme.
1.9. Bilan du plan national ECOPHYTO
Initié en 2008 dans le cadre du Grenelle de l?Environnement, le plan Ecophyto avait pour objectif de réduire de
50% les usages des produits phytopharmaceutiques dans un délai de 10 ans, si possible.
Entre 2009 et 2014, de nombreuses actions structurantes ont été mises en place et reconnues par les
différentes parties prenantes du plan, et il a été démontré grâce au réseau de fermes Dephy, qu?il était possible
de concilier la réduction de la dépendance aux produits phytopharmaceutiques et la performance économique
des exploitations. Pourtant, au niveau national, le plan n?a pas atteint les résultats escomptés puisque l?on
constate une légère augmentation du recours aux produits phytosanitaires, de 5% entre la période 2009-2011
et la période 2011-2013.
Il est constaté que des conditions nécessaires mais non suffisantes ont été créées pour atteindre en France
l?objectif de réduction de l?utilisation des produits phytopharmaceutiques.
En réponse à ce constat, le plan Ecophyto-II a été élaboré et guidera l?action publique pour la période 2015-
2020 tout en préparant la période 2020-2025 pour atteindre l?objectif d?une réduction de 50% de l?utilisation des
produits phytopharmaceutiques en 2025, et ainsi garantir une meilleure maîtrise de l?ensemble des risques liés
à ces produits.
1.10. Des progrès restent à faire
a - En matière de réduction des émissions, pertes ou
rejets (voir partie 3 ci-après).
3 http://www.OFB.fr/LUTTE-CONTRE-LES-MICROPOLLUANTS
9
b - En matière de connaissance et de qualité de l?eau4, le rapport de l?environnement 2014 du MEEM
indique que 66,9 % des masses d?eaux souterraines de France sont en bon état chimique, et pour les deux
tiers des masses d?eau continentales de surface pour lesquelles on a pu qualifier l?état chimique, 49,9 % sont
en bon état. Concernant les eaux marines, l?état chimique de la moitié des eaux côtières n?est pas connu. Pour
celles qui ont été évaluées, les ? sont en bon état chimique. Les eaux des estuaires, pour lesquelles l?état
chimique est connu à 70 %, une masse d?eau sur deux a un mauvais état chimique. La part des masses d?eau
en état chimique indéterminé reste donc relativement importante : près de la moitié des plans d?eau et un peu
plus du tiers des cours d?eau. Même si l?évaluation de l?état chimique des eaux de surface bénéficie d?une
amélioration des connaissances depuis la précédente évaluation, publiée en 2010, les efforts d?acquisition de
données doivent être maintenus. Par ailleurs, l?évaluation de l?état chimique reste à un niveau agrégé, outre
son caractère complexe et parfois approximatif, l?état chimique présente donc des limites pour le pilotage fin
des actions en vue de réduire les pollutions par les micropolluants. Si la qualité de l?eau potable distribuée est
très majoritairement satisfaisante notamment grâce aux traitements mis en place, une amélioration durable de
la qualité de l?eau brute permettra de garantir sur le long terme un approvisionnement en eau potable de qualité
en accord avec l?article 7 de la directive cadre sur l?eau.
c - En matière de disponibilité et de partage de données, indubitablement, qu?il s?agisse de pesticides, biocides,
résidus de médicaments? différents freins à l?action sont bien présents notamment l?accessibilité aux données
(données de vente, données sur les métabolites, données de toxicologie ou d?écotoxicologie) qui limitent les
exercices de priorisation, les évaluations de risque environnementaux et sanitaires (études de toxicité
chronique par ingestion aux concentrations environnementales) et les performances analytiques pour suivre
ces molécules dans les eaux et les milieux aquatiques.
d - En matière de bancarisation des données, synthèse et diffusion des résultats de campagnes de mesures
(nouvelles campagnes de recherche de substances dangereuses dans les rejets de STEU et surveillance
prospective) des améliorations sont attendues. La diffusion des informations au plus grand nombre permet une
sensibilisation à la problématique des micropolluants dans les milieux aquatiques et incite au changement de
comportement du grand public, des professionnels ou des collectivités.
4 Pour plus d?information, le rapport est accessible en ligne à l?adresse suivante :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/L_environnement_en_France_-_Edition_2014.pdf
Voir aussi, la synthèse Eaufrance sur l?évaluation de l?état au titre de la DCE :
http://www.eaufrance.fr/IMG/pdf/evaluation_2010-2013_201506.pdf
10
Objectifs de réduction et indicateurs d?efficacité du plan
1.11. Objectifs de réduction
On trouvera, en annexe, le tableau des objectifs nationaux de réduction pour la période 2015-2021 pour les
substances dangereuses prioritaires, les substances dangereuses et les polluants spécifiques de l?état
écologique, extrait de l?instruction aux services du MEEM du 11 juin 2015 (cf
http://www.assainissement.developpement-
durable.gouv.fr/recueil/05_substances_dangereuses/Note%20technique%20DEVL1429906N.pdf )
En résumé :
- les rejets, émissions et pertes des substances dangereuses prioritaires inscrites en 2000 en tant que telles
par la DCE doivent être supprimés en 2021 ;
- les rejets, émissions et pertes de l?anthracène et des polluants spécifiques de l?état écologique du cycle de
gestion 2009-2015 doivent être réduits de 30 % d?ici 2021 sauf le linuron et le chlordécone déjà interdits ;
- les rejets, émissions et pertes du DEHP, des 12 nouvelles substances prioritaires de la directive 2013/39/UE
et les polluants spécifiques de l?état écologique du second cycle de gestion 2016-2021 ainsi que les substances
prioritaires du cycle de gestion 2009-2015 doivent être réduits de 10 % d?ici 2021.
Pour les molécules d?intérêt national non visées pour la qualification de l?état des eaux au titre de la Directive
cadre sur l?eau (DCE), les pouvoirs publics vont engager des actions telles que la surveillance par les agences
et offices de l?eau (liste des substances pertinentes à surveiller, cf. arrêté du 7 août 2015) ou l?établissement
de valeurs guide de référence.
Les actions de réduction d?ores et déjà engagées notamment dans le cadre des actions nationales RSDE ou
Ecophyto doivent être poursuivies.
Le plan micropolluants vise également les molécules issues de la conférence environnementale sur lesquelles
le gouvernement s?est engagé à agir (perchlorates, bisphénol A et molécules de la famille des nitrosamines,
parabènes et phtalates).
Un levier en matière de réduction ou de suppression des émissions est d?agir sur les autorisations de mise sur
le marché. La surveillance des molécules émergentes et à plus grande échelle des substances pertinentes,
des polluants spécifiques de l?état écologique, des substances dangereuses permet de donner des éléments
lors de l?autorisation ou lors de la révision de l?autorisation de mise sur le marché.
Les SDAGE 2016-2021 et les programmes de mesures qui en découlent, sur la base des états des lieux des
masses d?eau continentales et littorales et des objectifs de réduction nationaux participent à ce sous objectif.
Certaines redevances pour pollution telle que la redevance phytosanitaire ou la redevance industries et son
paramètre substances dangereuses pour l?environnement permettent de faire des études et de mettre en place
des actions de lutte contre les pollutions par les micropolluants.
La valorisation de l?écolabel européen par l?ADEME pour les produits industriels permet l?engagement volontaire
de réduction de micropolluants.
11
1.12. Indicateurs d?efficacité du plan
Des indicateurs d?efficacité, outre les indicateurs classiques d?atteinte du bon état chimique et écologique des
masses d?eau par bassin, seront regardés :
1 - Indicateurs pour la réduction des émissions de pesticides :
Les indicateurs utilisés seront ceux du plan Ecophyto, en cours de discussion au moment de l?élaboration du
plan micropolluants.
2 - Indicateur pour la réduction des émissions de micropolluants : celui-ci sera basé sur la comparaison des
inventaires des émissions dans le cadre de la DCE :
Un indicateur de résultat lié au nombre de molécules inventoriées ainsi qu?à l?évolution des flux émis par
molécules et par source d?émission, sera issu des états des lieux réalisés dans le cadre des cycles (2010-2015,
2016-2021) des SDAGE dans chacun des bassins.
3 - Indicateurs pour évaluer l?amélioration de l?état des milieux aquatiques :
Pour l?ensemble des molécules surveillées via les réseaux de surveillance nationaux (eaux continentales de
surface, eaux souterraines et eaux littorales) des milieux aquatiques et pour les années 2015, 2019 et 2021,
en s?appuyant notamment pour les eaux superficielles sur le futur outil Naïades diffusion.
Le premier indicateur sera la fréquence de quantification par rapport au nombre de mesures réalisées (tous
supports : eau, sédiments, biotes); un travail sur les seuils à prendre en considération devra être réalisé pour
classer les résultats obtenus. Ce travail est réalisé par le SoeS sur tous les micropolluants, la dernière année
disponible pour les cours d?eau et les eaux souterraines étant à ce stade 2012. L?information pourra être rendue
sous forme de nombre de molécules par classe de fréquence de quantification, à définir ou par nombre de
molécules quantifiées par famille de micropolluants.
Le second indicateur sera la fréquence de dépassement des normes de qualité environnementale (NQE) sur
les substances de l?état chimique et de l?état écologique, selon les règles de calcul de l?évaluation de l?état DCE
voire les dépassements de valeurs guide environnementale (VGE) pour certaines molécules d?intérêt. Ces
fréquences seront regardées par paramètre ainsi que leur évolution dans le temps afin d?apprécier si la
fréquence de dépassement diminue.
12
39 actions pour préserver la qualité de l?eau et la biodiversité
On trouvera ci-dessous l?architecture détaillée du plan ainsi que les fiches actions qui précisent le contexte, les
enjeux, la mise en oeuvre, le responsable d?action et les partenaires, les livrables et indicateurs, le calendrier
et le financement.
OBJECTIF 1- REDUIRE DES MAINTENANT LES EMISSIONS DE MICROPOLLUANTS PRESENTS DANS LES EAUX ET LES
MILIEUX AQUATIQUES DONT LA PERTINENCE EST CONNUE P. 15
ACTION 1 : REDIGER UN GUIDE OPERATIONNEL DE GESTION DES RACCORDEMENTS NON DOMESTIQUES POUR LES COLLECTIVITES POUR FAIRE
EVOLUER LES PRATIQUES P. 15
ACTION 2 : METTRE EN OEUVRE LES RECOMMANDATIONS DU GUIDE RELATIF A LA BONNE GESTION DES DECHETS ISSUS DE MEDICAMENTS ET
DES DECHETS LIQUIDES DANS LES ETABLISSEMENTS DE SANTE ET MEDICO-SOCIAUX P. 16
ACTION 3 : SUIVRE LE PLAN DE DECONTAMINATION DES APPAREILS CONTENANT DES PCB D?UNE TENEUR ENTRE 50 ET 500 PPM ET CONDUIRE
UNE SURVEILLANCE ENVIRONNEMENTALE DES ICPE QUI TRAITENT LES PCB P. 17
ACTION 4 : RENFORCER LA SURVEILLANCE DES REJETS INDUSTRIELS ET METTRE EN PLACE DES PLANS DE REDUCTION ADAPTES DANS LA
CONTINUITE DE L?ACTION RSDE POUR LES INSTALLATIONS CLASSEES POUR L?ENVIRONNEMENT (ICPE) ET LES CENTRES NUCLEAIRES DE
PRODUCTION D?ELECTRICITE (CNPE) P. 18
ACTION 5 : GERER AVEC PRECAUTION LES SEDIMENTS CONTAMINES LORS D?INTERVENTIONS SUR LE MILIEU (DRAGAGES, CURAGES, ACTIONS
DE RESTAURATION) ET A TERRE, VALORISER LES SEDIMENTS CONTAMINES NON DANGEREUX P. 20
ACTION 6 : METTRE EN PLACE DANS QUELQUES METIERS DE L?ARTISANAT DES DEMONSTRATEURS DE BONNES PRATIQUES DE REDUCTION
D?EMISSIONS DE MICROPOLLUANTS P. 21
ACTION 7 : ETUDIER LA PRISE EN CHARGE DES MEDICAMENTS NON UTILISES DES ETABLISSEMENTS DE SANTE ET MEDICO-SOCIAUX ET DES
CENTRES DE SOINS D?ACCOMPAGNEMENT ET DE PREVENTION EN ADDICTOLOGIE ET PROPOSER DES EVOLUTIONS P. 22
ACTION 8 : TIRER DES CONCLUSIONS DE L?EXPERIMENTATION SUR LA DISPENSATION A L?UNITE DES MEDICAMENTS P. 23
ACTION 9 : ETUDIER LA PERTINENCE DE L?INDICE SUEDOIS DE CLASSEMENT DES SUBSTANCES ACTIVES EN FONCTION DE LEUR IMPACT POUR
L?ENVIRONNEMENT ET L?ACCEPTABILITE PAR LES PROFESSIONNELS DE SANTE DE LA MISE EN PLACE D?UN TEL INDICE DE CLASSEMENT DES
MEDICAMENTS EN FRANCE P. 24
ACTION 10 : PROTEGER 1000 CAPTAGES PRIORITAIRES VIS-A-VIS DES NITRATES OU DES PESTICIDES POUR CONTRIBUER A LA PROTECTION DES
RESSOURCES EN EAU P. 25
ACTION 11 : ELABORER ET METTRE EN OEUVRE UNE STRATEGIE DE FORMATION POUR L?ACCOMPAGNEMENT DU PLAN P. 27
ACTION 12 : AMELIORER L?INFORMATION SUR L?ETAT DES MASSES D?EAU DE SURFACE (REFONTE DE LA TOILE EAUFRANCE ET SITE NAÏADES)
P. 28
ACTION 13 : AMELIORER LA COMMUNICATION ENVERS LE GRAND PUBLIC, LES PROFESSIONNELS ET LES COLLECTIVITES P. 29
ACTION 14 : REDIGER ET DIFFUSER CES GUIDES CAPITALISANT NOTAMMENT LES EXPERIENCES DES COLLECTIVITES INNOVANTES SELECTIONNEES
DANS LE CADRE DE L?APPEL A PROJET NATIONAL LANCE PAR LES AGENCES DE L?EAU, L?OFB ET LE MEEM EN 2014 INTITULE « INNOVATION ET
CHANGEMENTS DE PRATIQUES : MICROPOLLUANTS DES EAUX URBAINES » P. 30
ACTION 15 : COMPRENDRE LA PERCEPTION CITOYENNE DES ENJEUX LIES A LA PRESENCE DE MICROPOLLUANTS DANS LA RESSOURCE
AQUATIQUE ET IDENTIFIER LES OPPORTUNITES LIEES A DES CHANGEMENTS DE COMPORTEMENTS P. 31
13
OBJECTIF 2- CONSOLIDER LES CONNAISSANCES POUR ADAPTER LA LUTTE CONTRE LA POLLUTION DES EAUX ET
PRESERVER LA BIODIVERSITE P. 32
ACTION 16 : MIEUX EVALUER LES EMISSIONS DE POLLUANTS VERS LES MILIEUX PAR LES EAUX PLUVIALES URBAINES, LE RUISSELLEMENT ET LE
DRAINAGE AGRICOLES, LES EAUX USEES URBAINES ET INDUSTRIELLES P. 32
ACTION 17 : POURSUIVRE LA RECHERCHE DE SUBSTANCES DANGEREUSES DANS LES EAUX BRUTES ET DANS LES EAUX USEES TRAITEES DE
STATIONS DE TRAITEMENT DES EAUX USEES ET LA RECHERCHE D?ACTIONS DE REDUCTION P. 33
ACTION 18 : ANALYSER LES NOUVELLES SOLUTIONS, A L?AMONT OU A L?AVAL DES STATIONS DE TRAITEMENT DES EAUX USEES, POUR
NOTAMMENT LIMITER LA POLLUTION DES EAUX P. 34
ACTION 19 : CONSTRUIRE UNE METHODOLOGIE POUR LA VALORISATION ET LE RECYCLAGE DES DECHETS MINERAUX NON DANGEREUX EN
OUVRAGES MARITIMES OU IMMERGES P. 35
ACTION 20 : EVALUER L?INCIDENCE DE L?UTILISATION DE PNEUS USAGES UTILISES DANS LES OUVRAGES DE STOCKAGE DES EAUX PLUVIALES
P. 37
ACTION 21 : MIEUX CARACTERISER LES FLUX DE MERCURE A L?AVAL DES ANCIENS SITES MINIERS EN GUYANE POUR EN LIMITER LES REJETS
DANS LES COURS D?EAU P. 38
ACTION 22 : POURSUIVRE L?ACCOMPAGNEMENT DES DONNEURS D?ORDRE ET ACTEURS DE TERRAIN POUR FIABILISER LES DONNEES DE
SURVEILLANCE DES EAUX, SEDIMENTS ET DU BIOTE P. 39
ACTION 23 : UTILISER, A DES FINS DE CONNAISSANCE DE L?ETAT INITIAL ET DES TENDANCES DE CONTAMINATION DES MILIEUX AQUATIQUES,
LES BANQUES D?ECHANTILLONS ENVIRONNEMENTAUX P. 40
ACTION 24 : MIEUX CONNAITRE LES NIVEAUX D?IMPREGNATION DES MILIEUX AQUATIQUES PAR DES POLLUANTS A ENJEU, MIEUX
COMPRENDRE LES TRANSFERTS DE CES POLLUANTS ENTRE LES DIFFERENTS COMPARTIMENTS DE L?ENVIRONNEMENT P. 41
ACTION 25 : EVALUER LES METHODES ET LES TECHNOLOGIES INNOVANTES DE SURVEILLANCE ET DE DIAGNOSTIC P. 42
ACTION 26 : MENER UNE SURVEILLANCE PROSPECTIVE SUR DES MOLECULES EMERGENTES DANS LES RIVIERES, NAPPES ET EAUX LITTORALES ET
DANS LES EAUX DESTINEES A LA CONSOMMATION HUMAINE P. 44
ACTION 27 : INVENTORIER ET CARACTERISER LES SITES DE STOCKAGE DE RESIDUS D?ANCIENNES INDUSTRIES EXTRACTIVES P. 45
ACTION 28 : ETABLIR UNE CARTOGRAPHIE DES EAUX SOUTERRAINES IMPACTEES PAR LES IONS PERCHLORATE D?ORIGINE AGRICOLE ET CEUX
ISSUS DE LA DESTRUCTION DES MUNITIONS DES GRANDES GUERRES ET DEFINIR D?EVENTUELS CORTEGES DE MICROPOLLUANTS ASSOCIES
P. 46
ACTION 29 : EVALUER L?EFFET DES MICROPOLLUANTS SUR LA FLORE ET LA FAUNE AQUATIQUE, NOTAMMENT LE POTENTIEL SYNERGETIQUE
DES MELANGES DE MICROPOLLUANTS, Y COMPRIS CEUX ASSOCIES A LA PERTURBATION ENDOCRINIENNE P. 47
ACTION 30 : AMELIORER L?ETAT DES LIEUX REALISE DANS LE CADRE DE LA MISE EN OEUVRE DE LA DIRECTIVE CADRE SUR L?EAU P. 48
ACTION 31 : TRAVAILLER SUR LA DISPONIBILITE ET LE PARTAGE DE DONNEES PERMETTANT DE CONNAITRE LE DANGER ET L?EXPOSITION POUR
LES RESIDUS DE MEDICAMENTS HUMAINES ET VETERINAIRES DANS LES EAUX P. 49
ACTION 32 : POURSUIVRE LE DEVELOPPEMENT ET LA MISE A JOUR DE PORTAILS DE DIFFUSION DE DONNEES SUR LES SUBSTANCES CHIMIQUES
P. 50
ACTION 33 : CAPITALISER LES CONNAISSANCES INTERNATIONALES SUR LES RISQUES ENVIRONNEMENTAUX ET SANITAIRES LIES AUX
MICROPOLLUANTS DANS LES MILIEUX AQUATIQUES P. 51
ACTION 34 : CONSTRUIRE DES VALEURS DE REFERENCE ET DES METHODOLOGIES POUR MIEUX JUGER DE LA QUALITE DES EAUX DE SURFACE ET
SOUTERRAINES PRENANT EN COMPTE LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS ET LES METABOLITES PERTINENTS P. 52
ACTION 35 : EVALUER LES RISQUES SANITAIRES LIES A LA PRESENCE DE MICROPOLLUANTS DANS LES EAUX DESTINEES A LA CONSOMMATION
HUMAINE P. 53
OBJECTIF 3- DRESSER DES LISTES DE POLLUANTS SUR LESQUELS AGIR P. 54
ACTION 36 : IDENTIFIER LES METABOLITES DES PRODUITS PHYTOPHARMACEUTIQUES ET EVALUER LES CAPACITES ANALYTIQUES DES
LABORATOIRES POUR PERMETTRE UNE MISE SOUS SURVEILLANCE PRECOCE P. 54
ACTION 37: CLASSER LES MOLECULES SELON LES BESOINS DE CONNAISSANCE ENVIRONNEMENTALE P. 55
ACTION 38 : CLASSER LES MOLECULES SELON LES SELON LES RISQUES DE NON ATTEINTE DU BON ETAT DES MILIEUX (EAUX DE SURFACE, EAUX
SOUTERRAINES, EAUX LITTORALES) P. 56
ACTION 39 : CLASSER LES MOLECULES SELON LA NECESSITE ET LA FAISABILITE DE REDUCTION DES EMISSIONS P. 57
14
NOUVELLES ACTIONS P. 58
ACTION 40 : ENCOURAGER LES TERRITOIRES A DEVELOPPER DES PLANS TERRITORIAUX DE LUTTE CONTRE LES POLLUTIONS PLASTIQUES
P. 58
ACTION 41 : ENGAGER UNE REFLEXION SUR LES MOYENS DE FINANCER LA LUTTE CONTRE LES MICROPOLLUANTS P. 59
ACTION 42 : IMPACT DES DETERGENTS SUR LES MILIEUX AQUATIQUES P. 60
ACTION 43 : METROLOGIE DES MICROPLASTIQUES P. 61
ACTION 44 : MISE A JOUR DE L?ETUDE DES RISQUES SANITAIRES LIES AU RETOUR AU SOL DES BOUES D?EPURATION P. 63
15
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 1 - En limitant les rejets des collectivités
Action 1 : Rédiger un guide opérationnel du raccordement non domestique pour les
collectivités pour faire évoluer les pratiques
Objectif principal : Le chantier vise à élaborer avec les différentes parties prenantes un référentiel d?actions
sur la gestion intégrée des raccordements non domestiques aux réseaux de collecte des eaux usées. Plus
précisément, il s?agit de :
? partager les enjeux de connaissances susceptibles de fonder l?action des collectivités et des usagers
non domestiques ;
? tirer des enseignements des expériences de collectivités pilotes ;
? proposer aux collectivités une démarche méthodologique, adaptable localement, pour mettre en oeuvre
une stratégie d'actions sur leur territoire ;
? mettre à disposition des outils opérationnels et des documents-types ;
? tirer des enseignements de la réglementation et suggérer des évolutions.
Contexte :
Une enquête conduite en 2012 par la FENARIVE et la Chambre de Commerce et d?Industrie auprès des
industriels a mis en évidence que plus de 30% des 255 répondants ne bénéficiaient pas d?autorisation de
déversements. Dans la pratique, les collectivités sont relativement démunies pour la gestion des raccordements
non domestiques aux réseaux de collecte des eaux usées, notamment pour le volet molécules. Rares sont les
collectivités qui ont développé des compétences et une stratégie allant du diagnostic de l'existant jusqu'à une
surveillance et une gestion des raccordements non domestiques voire l'accompagnement de réduction des
émissions à la source.
Mise en oeuvre :
Le travail est divisé en différentes tâches : 1- construction d?un référentiel de connaissances partagées, 2-
retours d?expérience de collectivités, 3- construction d?une démarche méthodologique, du diagnostic à la
stratégie et sa mise en oeuvre, 4 - développement d?outils d?accompagnement, 5- valorisation et diffusion
Responsables de l?action et partenaires
Responsables de l?action : DEB (présidence COPIL), DGPR, CEREMA (secrétariat technique)
Partenaires : OFB, agences de l?eau, INERIS, DREAL et DDT, GRAIE, ASCOMADE, S3PI, FNCCR, AMF,
AITF, FENARIVE, FP2E, CNIDEP, ADOPTA
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Série de fiches pour le référentiel de connaissance, série de fiches sur le retour d?expérience, guide de
recommandation pour élaborer la stratégie de gestion des raccordements non domestiques et modèles de
documents.
Calendrier et délais : 2015-2016
Budget estimé : 1 équivalent temps plein mobilisé au CEREMA
16
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 1 - En limitant les rejets des collectivités
Action 2 : Mettre en oeuvre les recommandations du guide relatif à la bonne gestion des
déchets issus de médicaments et des déchets liquides dans les établissements de santé et
médico-sociaux
Objectif principal : Sensibiliser les établissements de santé et médico-sociaux à la bonne gestion des déchets
issus de médicaments et des déchets liquides.
Contexte :
Un guide relatif à la bonne gestion des déchets issus de médicaments et des déchets liquides par les
établissements de santé et médico-sociaux a été élaboré notamment dans le cadre de la feuille de route
gouvernementale en matière d?environnement pour l?année 2015. Il rappelle les circuits encadrés de traitement
des déchets lorsqu?ils existent et propose des bonnes pratiques lorsqu?aucune règle spécifique ne s?applique,
afin d?éviter leur déversement non maîtrisé dans le réseau d?assainissement puis leur dissémination dans
l?environnement. L?enjeu réside dans une appropriation des principes développés dans le guide précité par les
établissements de santé et médico-sociaux.
Mise en oeuvre :
? actions de sensibilisation (dont formation, etc.) ;
? renforcement du caractère incitatif des aides par les agences de l?eau selon critères5 ou par ADEME.
Responsables de l?action et partenaires
Responsables de l?action : DGS, DEB
Partenaires : Agences de l?eau, ARS, DGPR, ADEME, Synprefh
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? nombre d?actions de sensibilisation réalisées ;
? montants versés par les agences de l?eau pour la formation et pour l?aide à l?élimination des déchets.
Calendrier et délais
Sur la durée du plan.
Budget : non estimé
5 Le critère à respecter est celui d?être une PME au sens Européen, ce qui veut dire que les établissements publics ne sont pas
éligibles aux aides des agences de l?eau pour l?élimination de leurs déchets dangereux sauf dans le cadre de conventions spécifiques.
17
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 2 - En limitant les émissions industrielles et artisanales
Action 3 : Suivre le plan de décontamination des appareils contenant des PCB d?une teneur
entre 50 et 500 ppm et conduire une surveillance environnementale des ICPE qui traitent les
PCB
Objectif principal : Décontaminer les appareils contaminés au PCB entre 50 et 500 ppm et conduire une
surveillance environnementale des ICPE qui traitent les PCB (entreprises Tredi et Aprochim).
Contexte :
Les indicateurs de l?ADEME estiment que le taux d?élimination des appareils avec une concentration supérieure
à 500 ppm déclarés via la base ADEME est de 96%. Il s?agit de poursuivre l?action pour les appareils contenant
entre 50 et 500 ppm de PCB.
Mise en oeuvre :
Grâce au deuxième plan de décontamination pour les appareils contaminés au PCB entre 50 et 500 ppm. Les
articles R. 543-17 et suivants du Code de l?Environnement, section relative aux PCB ont été modifiés par le
décret du 10 avril 2013 et prévoient une seconde phase de décontamination et d?élimination. Ainsi, il sera
interdit de détenir des appareils contenant des PCB (dont la teneur est supérieure à 50 ppm de PCB) à partir :
? du 1er janvier 2017 si l?appareil a été fabriqué avant le 1er janvier 1976 ;
? du 1er janvier 2020 si l?appareil a été fabriqué après le 1er janvier 1976 et avant le 1er janvier 1981 ;
? du 1er janvier 2023 si l?appareil a été fabriqué à partir du 1er janvier 1981.
Pour les détenteurs d?appareils possédant plus de 150 appareils contenant des PCB, un échéancier différent
peut être proposé tout en prévoyant la décontamination de 50% de leurs appareils d?ici à 2020.
Responsables de l?action et partenaires
Responsable de l?action : DGPR
Partenaires : ADEME
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Afin de suivre l?avancée de ce plan, deux indicateurs annuels sont mis en place :
- le nombre d?appareils déclarés dans la base ADEME ;
- le nombre d?appareils décontaminés ou éliminés chaque année.
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan
18
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 2 - En limitant les émissions industrielles et artisanales
Action 4 : Renforcer la surveillance des rejets industriels et mettre en place des plans de
réduction adaptés dans la continuité de l?action RSDE pour les installations classées pour
l?environnement (ICPE) et les centres nucléaires de production d?électricité (CNPE)
1- Installations classées pour l?environnement (ICPE)
Objectif principal : Réviser et compléter les valeurs limites d?émission de micropolluants selon les secteurs
d?activité en considérant à la fois les objectifs de bon état des masses d?eau et de réduction ou de suppression
des émissions.
Contexte :
Depuis 2009, la deuxième phase de l?action RSDE a permis d?analyser les rejets de plus de 4800 installations
classées pour la protection de l?environnement (ICPE). Elle doit permettre à son terme de dresser pour une
quarantaine de secteurs d?activité des listes de substances dangereuses potentiellement présentes dans les
rejets des installations rattachées à chaque secteur. Les valeurs limites d?émissions (VLE) associées seront
adaptées au niveau national à l?occasion de la révision de l?arrêté ministériel du 2 février 1998 et des arrêtés
ministériels sectoriels.
Mise en oeuvre :
L?action RSDE cible en priorité les sites industriels ayant des émissions de substances dangereuses
importantes. Après avoir procédé à la caractérisation de leurs effluents, les établissements les plus gros
contributeurs sont incités à mettre en place une surveillance pérenne de leurs rejets et à mettre en oeuvre des
actions de réduction afin de diminuer leurs flux de substances dangereuses. Au travers d?études technico-
économiques, les exploitants évaluent l?efficacité des solutions de réduction qu?ils proposent en fonction des
contraintes techniques liées à leurs sites et à leurs activités et des investissements nécessaires. Certains
secteurs industriels (traitement et revêtement de surface, traitement et stockage de déchets non dangereux,
etc.) bénéficient des conclusions d?études de branche financées par les agences de l?eau qui permettent de
mieux caractériser les polluants, d?en identifier les sources et d?envisager des techniques de réduction et de
suppression (substitution de produits, traitement des effluents, opérations de rénovation des installations,
nouvelles technologies, etc.). En parallèle, la DGPR a sollicité l?appui technique de l?INERIS pour l?amélioration
des connaissances sur certaines substances avec la rédaction de fiches technico-économiques et la réalisation
d?études spécifiques (sources d?alkylphénols et techniques de réduction par exemple). Plus de 650 sites font
l?objet d?études de réduction. L?exploitation d?une partie des dossiers transmis à l?INERIS visera à identifier par
substance et par secteur d?activité les sources de pollution et les actions de réduction les plus appropriées. Les
premiers bilans permettront de percevoir les marges de réduction obtenues grâce à la mise en oeuvre de
solutions concrètes. La DGPR procédera à la révision des VLE à partir de l?exploitation des données RSDE
faite par l?INERIS et en consultation avec les représentants des différents secteurs et à la révision de la liste de
molécules.
Responsables de l?action et partenaires
Responsables de l?action : DGPR
Partenaires : INERIS, fédérations d'industriels, agences de l'eau, fédérations pour les services d'eau et
d'assainissement
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre d?études de réduction, nombre d?études de réduction conduisant à des réductions effectives de flux
Bilan financier des aides apportées par les agences de l?eau et montant des travaux
Calendrier et délais : Sur la durée du plan
19
2- centres nucléaires de production d?électricité (CNPE)
Objectif principal : Suivre la mise en oeuvre du plan d?actions de réduction des rejets de substances non-
radioactives des centres nucléaires de production d?électricité (CNPE) identifiées dans le cadre de l?action
RSDE et évaluer leur effet sur les rejets des CNPE.
Contexte :
La mise en oeuvre de l?action RSDE sur les centres nucléaires de production d?électricité (CNPE) a mis en
évidence la nécessité d?engager des actions pour réduire les rejets de cuivre et de zinc issus de certains CNPE,
qui figurent parmi les émetteurs notables de ces substances dans plusieurs régions. Ces rejets sont
majoritairement imputables à l?usure des tubes de condenseurs en laiton qui équipent certains CNPE. Afin de
réduire ces rejets ainsi que pour des motifs de disponibilité des installations, EDF a engagé un plan de
remplacement progressif des tubes de condenseurs en laiton encore présents dans les CNPE par des tubes
en inox ou en titane.
Mise en oeuvre :
L?action consistera principalement à :
? Suivre la mise en oeuvre effective du plan d?actions proposé par EDF dans le cadre de l?action RSDE
pour réduire les rejets de cuivre et de zinc (remplacement progressif des tubes de condenseurs en
laiton par des tubes en inox ou en titane) ;
? Suivre l?évolution des rejets de ces molécules ;
? Poursuivre, si nécessaire, la révision des prescriptions individuelles fixant les valeurs limites d?émission
de ces molécules engagée pour les CNPE.
Responsables de l?action et partenaires
Responsables de l?action : ASN
Partenaires : DGPR, DEB, EDF (exploitant des CNPE)
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Mise en oeuvre effective du plan d?action (respect du planning de remplacement)
Réduction des rejets des molécules identifiées
Si nécessaire, révision des valeurs limites d?émission des molécules correspondantes
Calendrier et délais : Sur la durée du plan
20
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 2 - En limitant les émissions industrielles et artisanales
Action 5 : Gérer avec précaution les sédiments contaminés lors d?interventions sur le milieu
(dragages, curages, actions de restauration) et à terre, valoriser les sédiments contaminés
non dangereux
Objectif principal :
? dans un premier temps acquérir et mettre à disposition des connaissances sur la qualité des sédiments,
développer des outils et des approches d?évaluation permettant d?apprécier leur dangerosité;
? comprendre et modéliser le transfert de contaminants organiques hydrophobes à enjeu du sédiment vers
les chaînes trophiques aquatiques afin d?en tirer, notamment, des seuils d?intervention (pour le dragage
et l?immersion ou des projets de restauration) ;
? tester à l?échelle du laboratoire des solutions de traitement des sédiments fortement contaminés ;
? dans un second temps, statuer sur la compatibilité des sédiments de dragage à intégrer les filières de
valorisation à terre, en proposant des méthodologies permettant de déterminer les valeurs d?émission de
contaminants à partir de sédiments placés dans des conditions réelles de valorisation.
Contexte : De nombreux travaux ont été menés en Méditerranée depuis une quinzaine d?année, permettant
l?alimentation d?un site Internet de capitalisation « cap sédiment » (www.cap-sediment.fr). Suite des
recommandations de la mission d?évaluation du plan national PCB (2009-2013) sur la définition de seuils de
contamination des sédiments par des contaminants à fort enjeu, pris en compte pour déclencher des
interventions. Plus largement, ce chantier fait suite aux engagements pris lors du Grenelle de la Mer.
Mise en oeuvre :
? Réalisation d?études/projets issus des conventions de partenariat de l?OFB avec les acteurs nationaux de
la R&D du domaine (par ex. IRSTEA, INERIS, BRGM) ;
? Actions du CEREMA sur la problématique des dragages maritimes et fluviaux : participation à des groupes
de travail nationaux et internationaux (GEODE, OSPAR/EIHA), expertises techniques en appui au MEEM,
gestion et traitement statistique des données des bases « dragages maritimes » et du réseau de
surveillance des ports maritimes (REPOM), travaux sur l?évaluation des risques sanitaires liés aux
opérations de dragage et d?immersion, sur la valorisation des sédiments maritimes et fluviaux, etc.
? Action BRGM en lien avec le groupe de travail animé par le MEEM/DGPR/BPGD : étude du comportement
des polluants organiques au cours du vieillissement des sédiments en conditions contrôlées de laboratoire ;
? Actions de valorisation, organisation de formations.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsables de l?action: OFB, partenaires : DREAL, IRSTEA, INERIS, agences de l?eau (notamment Artois-
Picardie), CEREMA/DTecEMF, BRGM, DEB, VNF/DT
Indicateur et/ou production attendue :
? Nombre de valeurs seuils/valeurs guides dans les sédiments proposées;
? Modèle générique (biodynamique) pour simuler le transfert de contaminants organiques hydrophobes
(« historiques » et d?intérêt émergents) des sédiments vers le biote ;
? Guide opérationnel pour l?appréciation du danger associé aux sédiments contaminés ;
? Outil de diagnostic utilisable sur le terrain pour évaluer l?impact écotoxicologique des PCB et métaux sur
les communautés microbiennes dans les sédiments; recommandations pour la gestion et la valorisation à
terre des sédiments ;
? Rapport sur le bilan de la phase transitoire du REPOM et les recommandations associées concernant les
molécules à suivre dans les sédiments portuaires.
Calendrier et délais : 2016-2020
Budget : 600 000 ¤
21
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 2 - En limitant les émissions industrielles et artisanales
Action 6 : Mettre en place dans quelques métiers de l?artisanat des démonstrateurs de
bonnes pratiques de réduction d?émissions de micropolluants
Objectif principal : Le projet LUMIEAU à Strasbourg propose une approche de gestion intégrée des
micropolluants à l?échelle de la collectivité. Il s?agit de concevoir et de mettre en application un plan hiérarchisé
de réduction des émissions de micropolluants, puis de le valider par des démonstrateurs ou des changements
de pratiques. Il comprend notamment un volet sur l?artisanat, où le CNIDEP (Centre National d?Innovation pour
le Développement durable et l?Environnement dans les Petites entreprises) est partie prenante.
Contexte : L?étude menée par le CNIDEP en 2013 et 2014 a permis d?étudier les rejets de molécules
dangereuses de 10 activités artisanales retenues en raison d?importants rejets d?eaux usées et de l?emploi de
produits dangereux. L?étude a permis de caractériser les rejets et de déterminer la présence ou l?absence de
molécules dangereuses dans ces rejets artisanaux. Une première relation entre les molécules dangereuses
trouvées et les pratiques ou produits utilisés est approchée par comparaison des résultats d?analyses aux
produits employés par l?entreprise au moment des prélèvements. L?objectif de cette première étude sera
d?évaluer les possibilités de substituer ces produits. Le second volet de cette action concernera l?étude de
procédés de traitement avant rejet au réseau d?assainissement.
Mise en oeuvre :
Le projet LUMIEAU, sélectionné dans le cadre de l?appel à projet de l?OFB, agences de l?eau et ministère chargé
de l?écologie en 2014, a un volet ?accompagnement aux changements de pratiques? et un volet
?démonstrateurs?. Les méthodes innovantes d?accompagnement aux changements de pratiques et les
démonstrateurs de technologie propre pour les artisans seront testés pour évaluer leur l?efficacité, leurs limites,
leurs coûts et leur acceptabilité. Quatre métiers seront étudiés durant le projet, choisis en fonction des
molécules présentes dans leurs rejets et de leur présence sur le territoire de l?Eurométropole de Strasbourg.
Dans chaque métier, trois professionnels volontaires seront identifiés. Un démonstrateur sera mis en place
chez chacun d?eux et évalué. Les critères d?évaluation porteront sur la quantification de la réduction des
molécules dangereuses après traitement. Cette quantification sera établie par des analyses de micropolluants
dans les rejets. En plus des analyses chimiques, des bio-essais seront réalisés par Tronico-VigiCell pour
compléter l?évaluation de la performance des démonstrateurs vis à vis de la réduction des molécules
dangereuses contenues dans les rejets des entreprises. Ces tests utilisés en amont et en aval des
démonstrateurs permettront de mesurer l?évolution de la réaction du milieu d?un point de vue biologique afin de
savoir si un bénéfice notoire est observé suite à la phase de prétraitement.
Responsables de l?action et partenaires
Responsables de l?action : Eurométropole de Strasbourg
Partenaires OFB, CNIDEP, INERIS, Tronico-Vigicell, IRES, Agence de l?eau Rhin Meuse, FNCCR, GESTE,
IRH Ingénieur Conseil
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre d?entreprises accompagnées par métiers, nombre de démonstrateurs évalués, évaluation de la
performance des démonstrateurs sur l?abattement des quantités de molécules dangereuses dans les rejets,
l?évaluation des coûts associés à la mise en place des technologies testées.
Calendrier et délais : 2015-2018
Budget : 320 000 ¤ coût total pour 4 ans
22
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 3- En limitant les rejets de médicaments
Action 7 : Etudier la prise en charge des médicaments non utilisés des établissements de
santé et médico-sociaux et des centres de soins d?accompagnement et de prévention en
addictologie et proposer des évolutions
Objectif principal : Évaluer les dispositifs de collecte et de traitement des médicaments non utilisés des
établissements de santé, des établissements médico-sociaux (avec pharmacie à usage intérieur) et des centres
de soins, d?accompagnement et de prévention en addictologie, et proposer, si besoin, des pistes de prise en
charge différentes, afin de limiter les émissions de médicaments dans l?environnement.
Contexte :
? dans la continuité du plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux ;
? action de la feuille de route gouvernementale en matière d?environnement 2015.
Mise en oeuvre :
? Étude d?évaluation du gisement et des dispositifs de collecte des médicaments non utilisés des
établissements de santé et médico-sociaux (avec pharmacie à usage intérieur) et des centres de soins
d?accompagnement et de prévention en addictologie.
? Propositions éventuelles d?évolution.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DGS, DGPR
Partenaires : ADEME, Synprefh
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? cahier des charges pour la réalisation d?une étude sur la gestion des médicaments non utilisés des
établissements de santé et médico-socaux (avec pharmacie à usage intérieur) et des centres de soins
d?accompagnement et de prévention en addictologie.
? rapport sur l?étude avec propositions d?évolution.
Calendrier et délais :
Lancement de l?étude par l?ADEME en 2016
23
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 3- En limitant les rejets de médicaments
Action 8 : Tirer des conclusions de l?expérimentation sur la dispensation à l?unité des
médicaments
Objectif principal : L?expérimentation en cours (pour une période de trois ans à compter du 1er avril 2014)
prévoit la délivrance dans des officines de pharmacie des médicaments à usage humain appartenant à la classe
des antibiotiques figurant sur la liste mentionnée dans l?arrêté du 15 septembre 2014 et faisant l?objet de
l?expérimentation dans quatre régions françaises. Il est envisagé d?étendre cette expérimentation à d?autres
médicaments, notamment en vue de limiter la production de déchets issus de médicaments, de lutter contre le
gaspillage et concernant les antibiotiques, de réduire le risque d?antibiorésistance
Contexte
? dans la continuité du plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux et du plan national
d?alerte sur les antibiotiques ;
? action de la feuille de route gouvernementale en matière d?environnement 2015.
Mise en oeuvre : Cette expérimentation permettrait de tester les hypothèses suivantes :
- la réduction du nombre d?unités non consommées à « éliminer », ou rejetées dans l?environnement.
- l?amélioration de « l?observance » et de la sécurité des patients.
- la diminution des volumes dispensés au patient comparée à ceux dispensés lors d?une délivrance
habituelle.
- une adaptation de la charge de travail du pharmacien et l'organisation des officines aux besoins du
patient.
Sur la base du rapport final de l?INSERM relatif à cette expérimentation,, qui sera remis au plus tard en juillet
2017 au Parlement, seront examinées l?opportunité d?élargir une telle dispensation ainsi que les modalités de
son éventuelle mise en oeuvre.
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DGS
Partenaires : DSS, ARS concernées par l'expérimentation, CNAMTS, pharmacies d?officines et syndicats
d?officinaux, FEIMA
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Un rapport intermédiaire et un rapport définitif relatifs à l?expérimentation sur la dispensation à l?unité.
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan car le rapport définitif de l?expérimentation est attendu au plus tard pour juillet 2017. Un
rapport intermédiaire est attendu pour fin 2015. (Données convention INSERM).
Budget estimé : 340 000 ¤ approximativement
24
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 3- En limitant les rejets de médicaments
Action 9 : Etudier la pertinence de l?indice suédois de classement des substances actives en
fonction de leur impact pour l?environnement et l?acceptabilité par les professionnels de
santé de la mise en place d?un tel indice de classement des médicaments en France
Objectif principal : Étudier d?une part l?intérêt de la démarche et la pertinence des indices de classement tels
qu?ils ont été choisis et établis en Suède et d?autre part les modalités de mise en oeuvre de ces classements
qui permettraient une réelle prise en compte de l?impact environnemental par les médecins, les vétérinaires et
les pharmaciens, en vue de limiter les émissions de médicaments dans l?environnement.
Contexte :
? dans la continuité du plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux ;
? action de la feuille de route gouvernementale en matière d?environnement 2015.
Mise en oeuvre :
? saisine des académies nationales de médecine, de pharmacie et vétérinaire sur l?opportunité de la mise
en place d?un indice de classement des médicaments ;
? suites à donner aux conclusions des académies.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DGS
Partenaires : DG Trésor, DGAL, académies nationales, ANSM, ANMV, industriels du médicament, DEB
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Rapport des académies nationales
Suites données
Calendrier et délais :
2016
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Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 4- En limitant les pollutions diffuses de l?agriculture
Action 10 : Protéger 1000 captages prioritaires vis-à-vis des nitrates ou des pesticides pour
contribuer à la protection des ressources en eau
Objectif principal : Atteindre un objectif de reconquête de la qualité de la ressource en eau vis-à-vis des
pollutions diffuses (nitrates et pesticides), notamment dans les zones de captage d?eau potable (Article 7 de la
Directive cadre sur l?eau, DCE)
Contexte :
Si la qualité de l?eau potable distribuée est très majoritairement satisfaisante grâce notamment aux traitements
mis en place, une amélioration durable de la qualité de l?eau brute permettra de garantir sur le long terme un
approvisionnement en eau potable de qualité. Chaque SDAGE dispose d?une liste de captages dits « prioritaires
» sur lesquels des actions doivent être mises en oeuvre pour restaurer une bonne qualité de l?eau. La seconde
séquence des Assises de l?eau 2019 a réaffirmé l?importance de protéger les captages d?eau potable vis-à-vis
des pollutions diffuses et notamment fixé les objectifs suivants :
- tous les captages prioritaires doivent disposer d?un plan d?action au plus tard le 31 décembre 2021.
- des engagements formalisés avec la profession agricoles doivent être déployés, sur au moins 350
captages prioritaires d?ici 2022 puis 500 d?ici 2025.
- des paiements pour services environnementaux seront expérimentés dans les aires d?alimentation
des captages.
Mise en oeuvre :
La loi 2019-1491 relative à l?engagement dans la vie locale et la proximité de l?action publique, a renforcé la
capacité à agir et la légitimité des collectivités dans leurs actions de préservation de la ressource en eau. Les
articles 116 et 118 de cette loi, permettent d?élargir champ de la compétence « eau » du bloc communal à la
protection de la ressource en eau destinée à la consommation humaine, et instaurent un droit de préemption
ouvert à la collectivité territoriale dans leurs actions de préservation. Pour répondre à l?article 116 de cette loi,
le décret relatif à la contribution à la gestion et la préservation de la ressource en eau a été publié le 30
décembre 2020. Ce texte permet de clarifier ce qui est attendu des collectivités pour protéger la ressource.
Ces collectivités et l?ensemble des acteurs du territoire seront sensibilisés et accompagnés par les services de
l?État dans leurs démarches de protection des captages prioritaires.
A ce titre, la coordination des services de l?Etat et des établissements publics est primordiale. L?instruction du
5 février 2020 vise à mobiliser ces acteurs et préciser leurs modalités d?intervention dans les actions de
protection des captages pour atteindre les objectifs fixés à l?issue de la 2ème séquence des Assises de l?eau.
Dans chaque région, une stratégie de mise en oeuvre de la politique captage sera élaborée. Cette stratégie a
pour vocation de mieux définir le rôle des différents acteurs et préciser les articulations entre les différentes
politiques publiques pour protéger la ressource en eau.
Au niveau du département, en respectant les objectifs stratégiques retenus au niveau régional, un cadre
stratégique pourra être élaboré pour fédérer et accompagner les acteurs gestionnaires de ces captages.
Les captages prioritaires où les démarches de protection n?ont pas débuté ou sont à l?arrêt, devront installer
dans les meilleurs délais les comités de pilotage locaux, lancer les études nécessaires à la mise en place des
plans d?actions (notamment étude hydrogéologique pour la délimitation des aires d?alimentation de captage et
diagnostic des pressions, mais aussi diagnostic territorial socio-économique) et engager enfin la définition, la
mise en oeuvre et le suivi du plan d?action.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DEB
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Partenaires : DGPE, DGS, DREAL, ARS, DDT(M), DEAL, DRAAF, OFB, agences de l?eau, offices de l?eau,
BRGM, INRAE, FNCCR, FP2E, collectivités, représentants de la profession agricole, ADCF, FNE, FNSAFER
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre de captages prioritaires dotés d?un plan d?action validé
Nombre d?engagements formalisés sur ces captages prioritaires
Calendrier et délais : Les 1000 captages devront faire l?objet d?un plan d?action avant 2021
27
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 2 ? Sensibiliser le plus grand nombre à la pollution des eaux
Levier 5- En formant et informant le plus grand nombre
Action 11 : Elaborer et mettre en oeuvre une stratégie de formation pour l?accompagnement
du plan
Objectif principal : Élaborer et mettre en oeuvre une stratégie de déploiement formatif relative aux
micropolluants, de nature à accompagner le plan national de la façon la plus efficiente possible
Contexte :
Plusieurs actions du plan ne pourront porter leurs effets que si elles sont assorties d?actions de formation,
notamment celles sur l?accompagnement des collectivités (levier 1 du plan) et des acteurs économiques (levier
2) pour limiter leurs rejets, celle sur la dissémination des expérimentations innovantes et de nouvelles pratiques
des usagers pour la réduction des déversements en réseaux d?assainissement et pluvial (levier 7) et aussi
celles sur l?appropriation des bonnes pratiques pour la surveillance chimique réglementaire (action 23) ou
innovante (action 26).
Mise en oeuvre :
? Identification des acteurs dont l?évolution des pratiques serait le plus de nature à servir les objectifs du
plan, et les pratiques sur lesquelles faire porter en priorité l?effort de qualification pour être le plus
efficient possible en nombre de personnes touchés et en impact final effectif
? Identification parmi les contenus de connaissance ou de savoir-faire disponibles / en cours de
consolidation, ceux qui seraient le plus de nature à qualifier ces pratiques dans le sens voulu
? Identification des opérateurs de formation relais et les modalités de formation : formation de formateurs,
mise en main des guides techniques, insertion de séquences spécifiques dans les formations
existantes, création d?outils pédagogiques, mises en réseau?
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB
Partenaires : INERIS, BRGM, FNCCR, services du ministère chargé de l?écologie (centraux et déconcentrés),
représentants des acteurs économiques, des collectivités et de la société civile, opérateurs de formation.
Indicateur (si possible) et/ou production attendue : Rapport sur la stratégie de formation, nombre d?outils
pédagogiques, taux de satisfaction suite test dans des territoires pilotes
Calendrier et délais :
? Phase 1 : Elaboration de la stratégie de formation et définition des conditions opérationnelles
nécessaires pour sa mise en oeuvre : 2015-2017
? Phase 2 : Elaboration des produits et actions pédagogiques définis dans la stratégie et mise en place
des conditions opérationnelles (conventionnements, etc.): 2017-2019
? Phase 3 : Expérimentation dans un ou plusieurs territoires : 2019- 2021
Budget estimé : Phase 1 : Etudes et maîtrise d?ouvrage: 100 k¤, Phase 2 : conception pédagogique : 100 k¤,
Phase 3 : à voir
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Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 2 ? Sensibiliser le plus grand nombre à la pollution des eaux
Levier 5- En formant et informant le plus grand nombre
Action 12 : Améliorer l?information sur l?état des masses d?eau de surface (refonte de la toile
Eaufrance et site Naïades)
Objectif principal : L'objectif de l'action est la mise à disposition de tout public des données brutes issues des
réseaux de surveillance DCE (contrôle de surveillance, contrôle opérationnel) des eaux de surface ainsi que
des données collectées et bancarisées dans le cadre d'opérations exceptionnelles de suivi.
Mise en oeuvre :
Afin de répondre aux contraintes réglementaires d'accès à la donnée publique, depuis le 1er trimestre 2015,
les données collectées par les bassins dans le cadre des programmes de surveillance sont mises à disposition
sur un site de la toile Eaufrance, sans traitement particulier.
Commenceront alors les travaux de développement d'un site national de diffusion des données sur la qualité
des eaux de surface continentales offrant des fonctionnalités de sélection et d'agrégation de celles-ci, un accès
à des séries longues de données, une actualisation des données au fur et à mesure de leur validation par les
bassins. Le site permettra la mise en relation des données sur les micropolluants avec les relevés floristiques
et faunistiques et les caractéristiques hydromorphologiques des stations de mesure.
La première version du site, prévue pour mi-2016 comprendra l'ensemble des données physico-chimiques et
biologiques des cours d'eau de France métropolitaine. L'extension aux données hydromorphologiques, aux
plans d'eau et aux départements d'outre-mer sera effective dans les versions ultérieures.
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB
Partenaires : BRGM, DREAL, agences de l'eau, INERIS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre d'utilisateurs au site de diffusion
? Volume de données téléchargées
? Estimation du ratio entre le volume de données mises à disposition via le site et le volume total de
données existantes sur la qualité des eaux de surface continentales
Calendrier et délais :
? Mars 2015 : version V0 du site de diffusion (mise à disposition sans traitement) ;
? Septembre 2016 : version 1 du site de diffusion (France métropolitaine, cours d'eau) ;
? Septembre 2016 : organisation d'une journée thématique de présentation du site de diffusion ;
? Décembre 2017 : version V2 du site de diffusion.
Budget estimé :
2015 : 139 200 ¤, 2016 : 136 000 ¤, 2017 : 120 000 ¤, Total : 395 200 ¤
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Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 2 ? Sensibiliser le plus grand nombre à la pollution des eaux
Levier 5- En formant et informant le plus grand nombre
Action 13 : Améliorer la communication envers le grand public, les professionnels et les
collectivités
Objectif principal : Mieux informer le grand public, les professionnels et les collectivités, acculturer à la
problématique des micropolluants et inciter aux changements de comportements.
Contexte :
Les volets sociologiques des études en cours dans le cadre de l?appel à projet MEEM-OFB-agences de l?eau
ainsi que les études menées dans le cadre d?autres études telle PILLS/No PILLS vont permettre d?adapter les
messages portés au grand public par les ministères. Par ailleurs, il est demandé aux Etats membres
d?encourager la participation active de toutes les parties concernées à la mise en oeuvre de la directive cadre
sur l?eau, ce qui s?est traduit notamment par la consultation du public pendant 6 mois des SDAGE 2015-2021.
Mise en oeuvre :
? Mise en oeuvre d?une stratégie de communication : amélioration et actualisation du portail internet du
MEEM et du site Eau France avec les résultats de ce plan national, mutualisation des informations
notamment celles émanant des agences de l?eau et des offices de l?eau.
? Amélioration et actualisation du site sur la qualité de l?eau potable en France, informations sur le site
du ministère chargé de la santé (bilan national annuel sur la qualité des EDCH, rapport de l?ANSES/LHN
sur les campagnes exploratoires sur les molécules émergentes dans les EDCH?).
? Liens entre les différents sites internet des ministères, de l?OFB et des partenaires si approprié.
? Recensement et valorisation des actions de communication menées par les agences de l?eau
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DEB, DGS
Partenaires : OFB, agences de l?eau, ANSES, ARS, DREAL, FNCCR, FP2E, FENARIVE, ADEME, associations
de consommateurs, autres associations, sociologues
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre de connexions aux sites internet
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan
Budget : non estimé
30
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 2 ? Sensibiliser le plus grand nombre à la pollution des eaux
Levier 6- En capitalisant les expériences innovantes pour changer les pratiques
Action 14 : Rédiger et diffuser ces guides capitalisant notamment les expériences des
collectivités innovantes sélectionnées dans le cadre de l?appel à projet national lancé par
les Agences de l?eau, l?OFB et le MEEM en 2014 intitulé « Innovation et changements de
pratiques : micropolluants des eaux urbaines »
Objectif principal : Mettre à disposition des guides d?orientation à destination des acteurs impliqués dans la
gestion des flux polluants transitant dans les eaux urbaines. Ces guides feront état des expériences des projets
retenus dans le cadre de l?appel à projets, en mettant notamment en avant leurs résultats en termes : de leviers
d?actions sociétaux ; de nouvelles pratiques pour la maîtrise des déversements ; d?évaluations technique et
socio-économique des solutions réduisant les flux polluants ; de priorisation et de planification des actions sur
le territoire urbain.
Trois recueils sont envisagés : un premier relatif au territoire urbain et aux infrastructures routières, abordant
notamment les aménagements pluviaux et les activités économiques (industries et artisans raccordés au
réseau des collectivités) ; un second ciblé sur les modes d?actions possibles au niveau des particuliers ; un
troisième plus spécifiquement lié aux établissements de soins.
Contexte :
En juin 2013, l?OFB, les agences de l?Eau et le MEEM ont lancé un appel à projets intitulé « Innovation et
changements de pratiques : micropolluants des eaux urbaines ». Cet appel est la déclinaison de l?action n°22
du Plan national de lutte contre les micropolluants 2010-2013, qui visait à avoir, sur quelques zones réduites
ayant vocation à servir de référence, une démarche intégrée d?acquisition et de validation de données
scientifiques et techniques, permettant notamment la validation d?outils innovants ou le test en grandeur nature
de certaines mesures de réduction et évaluation de leur impact. En 2014, 13 projets ont été retenus, dont on
peut retrouver les descriptions succinctes sur le site web de l?OFB (http://www.OFB.fr/LUTTE-CONTRE-LES-
MICROPOLLUANTS). Le Comité de pilotage de l?appel a pour mandat de réaliser et d?animer la mise en réseau
nationale des 13 projets, dans l?objectifs de mutualiser et diffuser au mieux les résultats de ces
expérimentations. Pour référence : Liste des 13 projets retenus en annexe.
Mise en oeuvre : Rédaction des trois recueils d?orientations à destination des acteurs de la gestion des eaux
de rejets et pluviales.
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB
Partenaires : DEB, agences de l?eau, DGS, CGDD, FNCCR, FP2E, porteurs de projets.
Indicateur (si possible) et/ou production attendue : 3 recueils d?orientations à destination des acteurs
impliqués dans la gestion des eaux urbaines
Gestion des micropolluants en territoires urbains et infrastructures routières ;
Leviers d?actions pour les rejets de micropolluants par les particuliers ;
Gestion des micropolluants issus des établissements de soins.
Calendrier et délais :
Constitution de la trame des guides en 2016-2017, en collaboration avec les porteurs des 13 projets.
Guides finalisés 2018-2019
Budget estimé : le montant de l?appel à projet est de 10 M¤ (subvention OFB-agences et offices de l?eau)
31
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans
les eaux et les milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 2 ? Sensibiliser le plus grand nombre à la pollution des eaux
Levier 6- En capitalisant les expériences innovantes pour changer les pratiques
Action 15 : Comprendre la perception citoyenne des enjeux liés à la présence de
micropolluants dans la ressource aquatique et identifier les opportunités liées à des
changements de comportements
Objectif principal : Comprendre la représentation que se font les citoyens et les acteurs des territoires des
enjeux liés à la présence de micropolluants dans les eaux et travailler aux changements de comportement.
Contexte : Médiatisation importante de l?impact avéré ou potentiel des micropolluants sur la santé humaine et
la biodiversité. Nécessité reconnue de dépasser les seules faisabilités techniques ou économiques comme
conditions de réussite des actions de reconquête de la qualité écologique des ressources aquatiques.
Mise en oeuvre : Plusieurs projets de l?appel à projets OFB-agences de l?eau-MEEM (cf. action 14) prennent
en compte les représentations des enjeux écologiques et sanitaires liés aux micropolluants :
- sur le territoire d?Arcachon (projet Rempar), des enquêtes de ressenti et une analyse des pratiques de
consommation afin d?identifier les freins et leviers aux changements de pratiques. Ces éléments seront restitués
dès 2016.
- en Ile de France (projet Cosmet?Eau) : identification des mécanismes de changement de perceptions et de
pratiques concernant les produits cosmétiques. Ce projet s?intéressera également à la caractérisation du
processus d?alerte sur les micropolluants issus des produits de consommation, de sa création à sa diffusion.
Les résultats de ces travaux sont attendus pour 2017.
- à la Martinique (projet Seneur) : repérage de la représentation sociale des médicaments et de la perception
du (des) risque(s) environnemental(aux). Ce travail se traduira par la définition des cognitions en vue d?un
changement de comportement (Résultats attendus pour 2017-2018).
- à l?échelle de plus grosses agglomérations, les projets LumiEau (Strasbourg) et Regard (Bordeaux) livreront
une analyse de la représentation du « tout à l?égout » pour identifier les freins et les leviers d?actions du
changement de pratiques (LumiEau, 2017), avec une traduction en termes de gains et des contraintes des
actions de réduction des µpolluants dans les eaux urbaines du point de vue sociétal, (Regard, 2018). Ces
actions viendront préparer des actions d?ouverture du sujet vers les citoyens, qui prendront la forme de
démonstrateurs de communication sur les changements de pratiques auprès du grand public et artisans
(LumiEau,2018-2019) et d?un débat public sur la question de la pollution des milieux aquatiques par les
micropolluants et l?innovation sociétale (Regard 2018-2019).
S?agissant des eaux d?origine pluviale en ville, trois projets (Micromegas sur Lyon, Matriochkas sur Nantes et
Roulepur en Ile de France) aborderont la perception sociétale des enjeux liés aux micropolluants :
- dès 2016 sur Lyon et Nantes avec les résultats d?enquêtes de perception auprès des maîtres d'ouvrage et
des gestionnaires à Lyon et à Nantes ; en 2017 avec les résultats de l'enquête par questionnaire auprès du
public et des riverains des deux zones d'étude à Lyon ;
- en 2018, le projet Roulepur restituera une analyse de l'acceptabilité sociale et technique des solutions
innovantes pour le pluvial ;
- enfin, en 2018-2019 une synthèse s?attachera à la caractérisation des perceptions des micropolluants et des
dispositifs techniques d?aménagement du pluvial par les différents niveaux décisionnels d?acteurs (projet
Micromegas).
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB, partenaires : INERIS, BRGM, agences de l'eau, porteurs des projets lauréats
Production attendue : Livrables correspondants aux résultats ci-dessus mentionnés.
Calendrier et délais : 2016-2019
Budget estimé : inclus dans le coût des projets (voir fiche 14)
32
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 7- En améliorant la quantification des molécules rejetées dans le milieu naturel
Action 16 : Mieux évaluer les émissions de polluants vers les milieux par les eaux pluviales
urbaines, le ruissellement et le drainage agricoles, les eaux usées urbaines et industrielles
Objectif principal : L?objectif est de contribuer au diagnostic des pressions pour, in fine, identifier les mesures
de gestion les plus efficaces pour réduire la pollution (quelles activités sont sources de rejet pour un polluant,
quelles sont les plus contributrices en termes de flux, etc.). La poursuite de l?acquisition de données de terrain
est essentielle en vue de leur utilisation pour alimenter les outils d?estimation des pressions utilisés dans le
cadre des états des lieux des masses d?eau (inventaire, indicateurs de risques, etc.), action qui fait l?objet de
l?action 30 du plan. Toutefois, il n?est pas possible, d?un point de vue technique et économique, d?investiguer
les rejets potentiels de manière exhaustive et régulière. Une telle action ne permettrait pas non plus de réaliser
des prospectives des émissions de polluants. Cette action comporte donc également un volet méthodologique
avec la poursuite du développement d?une méthodologie nationale pour estimer les flux polluants susceptibles
d?atteindre les milieux aquatiques, à partir de ces données de terrain, mais également d?autres informations. Il
s?agit en particulier d?établir des facteurs d?émission (un facteur étant défini sur la base d?un couple
substance/activité ou source) permettant de pallier l?absence de données de terrain et leur mise à jour.
Contexte : La DCE et la DCSMM imposent d?identifier et de prévenir les flux polluants vers les eaux par la mise
en oeuvre de programmes de mesures adaptés. Un inventaire des émissions doit donc être réalisé, il constitue
un outil de pilotage de l?action de réduction de ces pressions (molécules dont les flux sont encore
importants, territoires particulièrement concernés par ces rejets et activités source).
Mise en oeuvre : L?amélioration de la méthodologie d'inventaire des émissions des polluants à l'échelle des
bassins versant sera poursuivie en y intégrant des modifications techniques prenant en compte de nouvelles
données de terrain et en considérant de nouvelles sources d?émissions, en associant les acteurs nationaux
pertinents. Les travaux menés par les observatoires d?hydrologie urbaine, et plus généralement les projets de
l?appel à projet micropolluants des eaux urbaines seront également intégrés. Ces travaux seront menés en
collaboration avec le programme PIREN-Seine. Le CEREMA pour ce qui concerne les pressions urbaines liées
au temps de pluie, l?INRA pour certaines pressions agricoles seront également sollicités. Les données des
actions nationales RSDE (cf. fiches 4 et 17) alimentent également ces travaux. Des données qualitatives sur
les sources potentielles de pollution (ex : Fiches technico-économique, matrice croisant les polluants d?une
masse d?eau souterraine et les activités potentiellement émettrices) seront utilement prises en compte pour
déterminer les travaux à mener prioritairement.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS
Partenaires : CEREMA, OFB, IRSTEA, BRGM, INRA, FP2E, agences et offices de l'eau, PIREN-Seine, DGPR
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Facteurs d?émission et un guide sur la méthodologie d?inventaire des émissions de micropolluants
Calendrier et délais : Jalon à T4 2018 pour la mise à disposition d?une méthodologie d?inventaire améliorée
Budget estimé : 100 000 ¤ par an pour l?inventaire dans le cadre de la convention OFB-INERIS, une partie du
financement des 13 projets retenus dans le cadre de l?appel à projet (cf. fiche 14) + 50 000 ¤ pour la mise à jour
par le BRGM de la matrice activité/polluants financée en 2016 par la DGPR.
33
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 7- En améliorant la quantification des molécules rejetées dans le milieu naturel
Action 17 : Poursuivre la recherche de substances dangereuses dans les eaux brutes et dans
les eaux usées traitées de stations de traitement des eaux usées et la recherche d?actions
de réduction
Objectif principal : Mesurer certaines molécules dans les eaux en entrée et en sortie de station de traitement
des eaux usées (STEU) pour savoir si certaines sont présentes en quantité significative puis identifier les
principaux contributeurs en amont des STEU et proposer des actions à mettre en oeuvre pour diminuer les flux
de molécules rejetées.
Contexte :
Depuis 2010, la mesure des flux de certains micropolluants dans les eaux traitées des stations de traitement
des eaux usées (STEU) a été généralisée, pour les STEU de capacité nominale de traitement supérieure ou
égale à 600kg de DBO5/j. Les résultats de ces 5 années de surveillance vont permettre de proposer des
évolutions du système et la mise en place d?un nouveau cadre d?action visant la réduction des substances
dangereuses pour l?eau rencontrées en quantité significative en entrée ou en sortie de STEU. Par ailleurs, ces
résultats participent à l?inventaire des émissions (cf. fiche 16).
Mise en oeuvre :
? Élaboration de la nouvelle note technique relative à la surveillance de la présence de micropolluants
dans les eaux brutes en entrée de STEU et dans les eaux rejetées dans le milieu naturel par les STEU ;
? Élaboration des arrêtés préfectoraux pour la mise en oeuvre de la circulaire ;
? Analyses réalisées par les collectivités au niveau des STEU ;
? Exploitation des données ? réalisation des diagnostics vers l?amont au niveau local (en lien avec la
fiche action 1) ;
? Synthèse nationale des résultats des diagnostics réalisés et analyse au fil du temps de l?efficacité de
la mesure.
Responsable d?action et partenaires :
Responsable de l?action : DEB ; partenaires : DDT(M), OFB, AQUAREF, agences de l?eau, industriels,
collectivités, BRGM, CEREMA, IRSTEA, INERIS, ANSES, FNCCR, FP2E, DGPR, DREAL
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Rapport de synthèse mis en ligne, nombre de diagnostics vers l?amont réalisés, nombre de plans actions mise
en oeuvre dans le cadre du RSDE STEU.
Calendrier et délais :
La nouvelle note technique RSDE STEU 3 doit être finalisée à la fin du mois de juin 2016.
Rapport de synthèse : 2020
Mesure de gestion : de 2020 à fin du plan
Budget estimé : financement OFB pour l?exploitation des données : 80 000 ¤, financement des analyses :
environ 13 M¤ par les collectivités de plus de 10 000 équivalents/habitant et 13 M¤ par les agences de l?eau,
pour un cycle de 6 ans.
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 8- En étudiant l?incidence de certains procédés de traitement ou de recyclage
Action 18 : Analyser les nouvelles solutions, à l?amont ou à l?aval des stations de traitement
des eaux usées, pour notamment limiter la pollution des eaux
Objectif principal : Analyser, faire la synthèse et valoriser les résultats auprès des acteurs de l?eau des études
pesant l?intérêt pour l?environnement de traitements à la source, de traitements complémentaires ou de
réutilisation des eaux usées traitées.
Contexte : De nombreuses études scientifiques (Ampère, Armistiq, Echibioteb, Pills et No Pills,
INERIS/OFB?) ou des études portées par des syndicats d?assainissement tels que le SIAAP ou portées dans
le cadre de l?appel à projet MEEM-OFB-agences de l?eau ont eu lieu ou sont en cours sur les traitements à
l?amont ou à l?aval des stations de traitement des eaux usées ou la réutilisation des eaux usées traitées. Les
nouvelles solutions doivent être appréciées au regard des rapports coût-efficacité et bénéfices-risques.
Mise en oeuvre :
? Synthèse et valorisation des études sur l?efficacité de certaines techniques. Pour les études concernant les
traitements complémentaires à l?aval des stations de traitement des eaux usées un focus sera fait sur la prise
en compte des produits néoformés et produits de dégradation et leur incidence sur l?écotoxicité. Pour les
solutions amont ou aval, un focus sur le cycle de vie des solutions étudiées et l?incidence sur le prix de l?eau
seront faits.
? L?INERIS mènera à son terme en 2016 une analyse économique de scenarios contrastés de gestion des
micropolluants au niveau national. L?objectif de l?étude est de comparer, en termes de coûts, et d?efficacité,
les différentes approches pour réduire les rejets des micropolluants, dans le contexte de deux scénarios (une
liste réduite et une liste allongée de micropolluants d?intérêt). En particulier y seront comparés le traitement
tertiaire des eaux usées urbaines et la substitution de produits chimiques par le marché. L?impact économique
pourra, à terme, être évalué en termes de besoins et des modes de financement, en examinant notamment
les impacts sur le prix de l?eau.
? En outre, certains projets élus dans le cadre de l?appel à projets OFB-agences de l?eau sur les micropolluants
des eaux urbaines produiront des éléments pour progresser dans l?évaluation de la pertinence d?appliquer
des traitements visant l?abattement des micropolluants (projet Rempar à Arcachon, projet Biotech à Poitiers,
projet Micro-Reuse à La Réunion, projet Regard à Bordeaux, projet SMS à Portet sur Garonne, cf. fiche action
n°14).
? Enfin, deux projets financés par l?OFB dans le cadre du premier appel à projets de Water Joint Programing
Initiative impliquant des équipes françaises (CNRS pour le projet « Promote », BRGM et Geo-Hyd pour le
projet « Frame ») étudieront des solutions de réduction ou de réutilisation des eaux usées, à échéance 2018.
Responsable d?action et partenaires :
Responsable de l?action : DEB ; Partenaires : DGS, OFB, INERIS, CEREMA, ANSES, agences de l'eau,
DGPR, IRSTEA, collectivités, industriels de l'eau, pôles de compétitivité, porteurs d?études
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Recueils d?orientations à destination des acteurs de la gestion des eaux de rejets et pluviales
Rapport de synthèse de l?analyse économique de l?INERIS
Calendrier et délais : sur la durée du plan
Budget estimé 600 k¤, hors Appel à projets national (cf. fiche 14)
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 8- En étudiant l?incidence de certains procédés de traitement ou de recyclage
Action 19 : Construire une méthodologie pour la valorisation et le recyclage des déchets
minéraux non dangereux en ouvrages maritimes ou immergés
Objectif principal : L?objectif est d?offrir aux gestionnaires les outils méthodologiques et pratiques pour intégrer
dans leurs ouvrages hydrauliques des matériaux recyclés locaux compatibles avec les enjeux de pérennité de
l?ouvrage et de préservation de l?environnement.
Contexte :
Les opérateurs portuaires et fluviaux ont un besoin constant de s?adapter en raison de nouvelles activités telles
que la production d?électricité renouvelable en mer qui nécessitent de nouveaux espaces portuaires dédiés ou
en raison de l?augmentation des flux et des gabarits des nouveaux navires de commerce qui conduit à adapter
les quais ou à augmenter la profondeur des chenaux d?accès. Par ailleurs, le plan exceptionnel de
reconstruction et de renforcement des digues et de prévention des submersions marines vise à réduire la
vulnérabilité des territoires soumis aux risques de submersion marine et d?inondation rapide. Tous ces
aménagements offshores, portuaires ou côtiers vont mobiliser de forts volumes de matériaux. Aussi l?emploi de
matériaux alternatifs en substitution de matériaux classiques naturels (roche) ou artificiels (béton) est envisagé
au sein d?ouvrages maritimes. Néanmoins il n?existe pas de référentiel environnemental pour le recyclage des
déchets minéraux en usage maritime ou immergé.
Mise en oeuvre :
? Aspect mécanique : évaluation des domaines d?usages des matériaux alternatifs, de la compatibilité
de ces matériaux avec les matériaux traditionnels lors de travaux neufs ou d?entretiens ;
? Aspect environnemental : définition d?une méthodologie de caractérisation environnementale et
sanitaire des matériaux alternatifs. Le lien avec les domaines d?usages doit déboucher sur des
typologies d?emplois des matériaux alternatifs ;
? Résilience : impact des matériaux alternatifs sur les territoires en cas de rupture des ouvrages
maritimes :
? Développement des filières : estimation du gisement et de la disponibilité de ces matériaux alternatifs.
Développement d?outils locaux à destination des maîtres d?ouvrage et les producteurs et entreprises.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : CEREMA
Partenaires : DEB, BRGM, secteurs des travaux publics
Indicateur (si possible) et/ou production attendue : Nombres de collectivités territoriales accompagnées sur
ces aspects de valorisation
Calendrier et délais :
? Etape 1 : 2016-2017 (Tâche 1 : étude et capitalisation des retours d?expérience sur l?utilisation de
matériaux alternatifs dans des ouvrages maritimes ou immergés et sur les expérimentations déjà
réalisées ; Tâche 2 : essais laboratoire complémentaires d?évaluation du potentiel de valorisation de
matériaux alternatifs en ouvrages maritimes ou immergés).
? Etape 2 : 2018-2019 (Tâche 3 : compilation des résultats des retours d?expérience et des essais
laboratoire ; Tâche 4 : montage d?un groupe de travail d?experts pour la rédaction d?un guide
méthodologique d?acceptabilité environnementale des matériaux alternatifs dans des ouvrages
36
maritimes ou immergés ; Tâche 5 : développement des filières par la mise en place d?outils locaux à
destination des gestionnaires).
Budget : Etape 1 : ~150 000 ¤, Etape 2 : ~150 000 ¤, soit un total de 300 000 ¤
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 8- En étudiant l?incidence de certains procédés de traitement ou de recyclage
Action 20 : Evaluer l?incidence de l?utilisation de pneus usagés utilisés dans les ouvrages de
stockage des eaux pluviales
Objectif de l?action : Face au développement de l'utilisation des broyats de pneus usagés, les collectivités et
les services de l?État s'interrogent sur les éventuels impacts de cette application. Les pneumatiques usagés
contiennent en effet de multiples molécules polluantes, notamment certaines substances dangereuses
prioritaires listées dans le cadre de la Directive Cadre sur l'Eau 2000/60/CE (cadmium, nickel, plomb, benzène,
hydrocarbures aromatiques polycycliques, etc.), qui pourraient être rejetées lors du contact prolongé entre ces
PUNR et les eaux pluviales, dans un contexte d'utilisation en ouvrage de stockage. Or, à ce jour, l'innocuité
environnementale de cette application à court et long terme n'a pas été démontrée. En 2013, le MEEM a donc
mis en place un groupe de travail qui a permis d'élaborer une démarche expérimentale qui, une fois mise en
oeuvre, permettra de définir si cette pratique est acceptable d'un point de vue environnemental ou non, et si oui
quelles sont les conditions d'applications éventuelles. L'objectif pour les années à venir est donc le lancement
puis la conduite de cette démarche de recherche opérationnelle.
Contexte : Le décret du 24 décembre 2002 relatif à l'élimination des Pneumatiques Usagés Non Réutilisables
(PUNR) mentionne parmi les opérations de valorisation, leur réemploi, leur rechapage ainsi que leur utilisation
pour des travaux publics et des travaux de génie civil. L'emploi de pneumatiques usagés en ouvrages de gestion
des eaux pluviales se développe depuis plusieurs années, sous deux formes. La première, les pneus entiers,
semble limitée probablement en raison des difficultés de mise en oeuvre. La seconde, les pneus en broyats,
offre une facilité de mise en oeuvre à faible coût et se développe plus largement. Les eaux pluviales issues de
ces ouvrages rejoignent ensuite le réseau d'assainissement ou le milieu naturel directement après stockage :
eaux superficielles ou nappes souterraines en cas d'infiltration.
Mise en oeuvre :
Comme défini par le groupe de travail qui a élaboré la démarche expérimentale, cette action se déroulera en
trois étapes complémentaires :
? Phase 1 : Caractérisation en laboratoire des molécules émises par des broyats de PUNR et élaboration
de protocoles de vieillissement accéléré ;
? Phase 2 : Suivi de la qualité des eaux en entrée et sortie d'ouvrages pilotes expérimentaux contenant
des broyats de PUNR issus des plateformes de valorisation et vieillis artificiellement en laboratoire ;
? Phase 3 : Suivi de la qualité des eaux en entrée et sortie d'ouvrages témoins existants d'âges variés et
contenant des broyats de PUNR.
? Synthèse des résultats et conclusion du MEEM quant à l'acceptabilité environnementale de l'usage de
broyats de PUNR en ouvrages de gestion des eaux pluviales au vu des critères d'acceptabilité
préalable.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : CEREMA ; partenaires : DEB, DGPR, ADEME, OFB, FNCCR, Aliapur, FRP, BRGM
pour la phase 1
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Identification des molécules potentiellement émises par les PUNR en ouvrages de gestion des eaux pluviales.
Calendrier et délais : Lancement de la phase 1 d'ici fin 2015
Budget estimé : environ 500 000 ¤
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 8- En étudiant l?incidence de certains procédés de traitement ou de recyclage
Action 21 : Mieux caractériser les flux de mercure à l?aval des anciens sites miniers en
Guyane pour en limiter les rejets dans les cours d?eau
Objectif principal : Améliorer la caractérisation de la pression « orpaillage » et de ses impacts sur les masses
d?eau de surface de Guyane pour en tirer des recommandations pour la réexploitation d'anciens sites
d?orpaillage et limiter les rejets en mercure dans les cours d'eau.
Contexte :
Une des principales pressions subies par les masses d?eau de surface de Guyane est l?orpaillage. L?impact de
l?orpaillage se traduit par une augmentation importante et anormale de la turbidité de l?eau avec des
conséquences importantes sur l?équilibre écologique des rivières. Par ailleurs, le mercure, utilisé avant 2006
pour amalgamer l?or dans l?orpaillage légal et encore aujourd?hui dans les exploitations illégales, mais
également naturellement présent dans les sols du bassin amazonien, se disperse progressivement vers l?aval
dans les bassins hydrographiques et vient contaminer les chaînes alimentaires. Pour mieux gérer ces
exportations turbides enrichies en mercure, nous manquons de données fiables sur les quantités réelles
rejetées par les sites miniers, que ce soit à partir des sols vierges d?exploitation ou des sols ré-exploités.
Mise en oeuvre :
L?action du BRGM a pour objectif principal d?évaluer les quantités de mercure migrant des zones minières
polluées vers les rivières, en travaillant sur un nouveau secteur et plus précisément sur un site ré-exploité. Pour
atteindre cet objectif, l?étude se basera sur plusieurs campagnes d?échantillonnage le long des secteurs ciblés
afin de mesurer l?impact saisonnier (saisons sèche et humide) sur les quantités de mercure exportées.
Parmi les perspectives envisagées le BRGM souhaite mieux comprendre les phénomènes qui favorisent la
méthylation microbiologique du mercure afin de chercher des méthodes de gestion qui n?y sont pas favorables.
En effet, ce processus produit une forme très toxique du mercure, le monométhylmercure qui s?accumule dans
la chaîne alimentaire et peut intoxiquer les populations riveraines.
Enfin, cette action a pour perspective d?améliorer les procédés de clarification des eaux pour favoriser leur
réutilisation et améliorer la gestion de l?eau en circuit fermé. Ceci limitera les rejets d?eaux chargées vers les
rivières.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : BRGM
Partenaires : OFB, DGPR, DEAL Guyane, Office de l?eau Guyane, HYDRECO, Université de Bordeaux, LNE
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Recommandations pour la ré-exploitation d?anciens sites
Calendrier et délais :
2016-2020
Budget : 120 000 ¤ pour la phase initiale de l?action
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 22 : Poursuivre l?accompagnement des donneurs d?ordre et acteurs de terrain pour
fiabiliser les données de surveillance des eaux, sédiments et du biote
Objectif : Développer des protocoles et des outils métrologiques harmonisés pour la surveillance des
substances désignées comme prioritaires, pertinentes ou d?intérêt émergent pour garantir la fiabilité et la
comparabilité des données.
Contexte :
Dans la continuité des travaux engagés depuis plusieurs années, l?amélioration et l?harmonisation des pratiques
en matière de surveillance seront recherchées en ciblant tous les acteurs de la surveillance (prescripteurs,
donneurs d?ordres, opérateurs). Les spécificités des DOM seront prises en compte.
Mise en oeuvre :
? Développement et documentation des méthodes de référence pour l'analyse et l?échantillonnage des
nouvelles substances prioritaires DCE, des substances de la "liste de vigilance" européenne, des nouvelles
substances pertinentes nationales et des métabolites de pesticides ;
? Formalisation des recommandations sur l?analyse et l?échantillonnage ;
? Production et maintenance des référentiels/guides (notamment AQUAREF et LHN) intégrant ces évolutions
des connaissances et des techniques et les retours d?expérience terrain ;
? Formation des opérateurs de terrain (préleveurs, laboratoires) ;
? Renforcement des visites/contrôles sur le terrain visant à vérifier l?application des recommandations ou
prescriptions techniques ;
? Réalisation d?études et développement de protocoles et d?outils pour l?assurance qualité (incertitudes de
mesures, stabilité, etc.)/ des actions sur les fractions pertinentes à surveiller, des études pour mieux
connaître et estimer les incertitudes liées à certains outils/pratiques de surveillance ;
? Amélioration de la diffusion, l?accessibilité et la compréhension des connaissances acquises,
recommandations et spécifications techniques, auprès de l?ensemble des acteurs (journées techniques
laboratoires agréés et LHN),
? Mobilisation des expertises pour encadrer réglementairement l'élaboration harmonisée des marchés
d'analyse pour la surveillance chimique DCE en cohérence avec le Schéma National des Données sur
l?Eau,
? Contribution à la production de documents normatifs,
? Amélioration de la qualité des données bancarisées,
? Evolution de l?agrément des laboratoires du MEEM.
Pilote et partenaires :
Responsable de l?action : OFB ; partenaires : DEB, AQUAREF, ANSES (LHN), agences de l?eau, FNCCR
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? nombre de données bancarisées conformes aux formats d?échanges SIE ;
? nombre de données bancarisées et conformes aux exigences réglementaires nationales
? nombre de documents guides / référentiels produits et diffusés
? nombre de méthodes diffusées
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan
Budget estimé : 5 M¤ AQUAREF 2016-2018
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 23 : Utiliser, à des fins de connaissance de l?état initial et des tendances de
contamination des milieux aquatiques, les banques d?échantillons environnementaux
Objectif principal : Cette action vise :
? à promouvoir l'utilisation des banques d'échantillons environnementaux pour la réalisation d'analyses
rétrospectives de contaminants d'intérêt émergent, permettant ainsi de disposer rapidement d?un état
des lieux pour des micropolluants nouvellement recherchés, et l?étude des tendances temporelles de
la contamination des milieux aquatiques ;
? à organiser une réflexion au niveau national sur l?intérêt de développer une banque d?échantillons des
milieux aquatiques continentaux, écosystèmes qui ne sont pas couverts par les infrastructures
existantes, en mettant en avant les opportunités à saisir en lien avec les évolutions de la
réglementation;
? à oeuvrer à une meilleure mise en réseau des infrastructures existantes pour faciliter l?accès aux
échantillons et leur exploitation.
Contexte : L?action s?inscrit dans la continuité des recommandations émises à l?issue de la mission d?évaluation
du plan national d?actions sur les PCB (rapport du CGEDD/CGAAER de 2013), ainsi que des conclusions du
séminaire international organisé en 2014 par l?observatoire de recherche sur la qualité de l?environnement du
grand Sud-Ouest européen (Orque Sudoe) et l?OFB. En effet, l?évaluation de l?efficacité des politiques publiques
en matière de réduction des émissions des molécules polluantes dans l?environnement et d?interdiction des
déversements des contaminants chimiques les plus dangereux, implique l?analyse de l?évolution à long terme
des concentrations de ces molécules. La DCE impose ainsi le suivi temporel de certaines substances
prioritaires ayant tendance à s?accumuler dans les sédiments et/ou le biote.
Mise en oeuvre :
? Financement d?études dans le cadre des conventions de partenariat de l?OFB avec les acteurs
nationaux de la R&D du domaine (par ex. Université de Pau et des Pays de l?Adour, Ifremer).
? Lancement d?un appel à propositions par l?OFB dès 2016, pour inciter les acteurs de la recherche à
utiliser l?échantillothèque de poissons de rivière constituée entre 2008 et 2010 dans le cadre du Plan
national PCB et l?échantillothèque de sédiments constituée en 2012 (étude prospective). Cet appel à
propositions privilégiera 1) les études documentant la contamination des milieux aquatiques
continentaux par des micropolluants d'intérêt émergent encore peu recherchés à l'échelle du territoire
national, 2) les études s?intéressant à l'influence de certains facteurs biologiques et écologiques
« confondants » (par ex. espèce, guilde trophique, teneur en lipides) sur les niveaux de contaminants
bio accumulés par les poissons de rivière pour en tirer des règles d?interprétation des résultats des
programmes de surveillance DCE dans le poisson, et 3) des études dont l?objectif est le développement
et l'optimisation (miniaturisation) de méthodes d'analyses chimiques dans la matrice poisson.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB ; partenaires : DGAL, DEB, agences de l?eau, DREAL Rhône-Alpes, Ifremer,
INERIS, IRSTEA, Université de Pau et des Pays de l'Adour, ANSES (LHN), LNE, Zones Ateliers CNRS InEE
Indicateur : nombre d?actions aidées par l?OFB faisant appel à des banques d?échantillons environnementaux
/ nombre de projets retenus dans le cadre de l?appel à propositions.
Calendrier et délais : 2016-2018
Budget estimé : 380 k¤ d?aides OFB distribuées entre 2016 et 2018
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 24 : Mieux connaître les niveaux d?imprégnation des milieux aquatiques par des
polluants à enjeu, mieux comprendre les transferts de ces polluants entre les différents
compartiments de l?environnement
Objectif principal : La compréhension des processus régissant les transferts des contaminants d?un
compartiment de l?environnement vers un autre, la connaissance des stocks de polluants pour ces différents
compartiments et des flux entre ces compartiments, ainsi que des processus de dégradation peuvent aider le
gestionnaire de la qualité des milieux aquatiques dans la prise de décision pour engager des actions de
réductions des sources d?émissions.
Contexte : Cette action s?inscrit dans la continuité des recommandations de la mission d?évaluation du plan
national sur les PCB. Le comité de suivi scientifique du même plan a mis en avant i) des déficits de
connaissances sur la répartition des stocks de contaminants et sur l?ordre de grandeur des flux entre
compartiments à une échelle de gestion appropriée (i.e. bassin versant) et sur les voies et vitesses de
dégradation de ces polluants dans les différents compartiments environnementaux, et ii) la nécessité de
développer et de maîtriser des modèles basés sur des bilans de masse permettant d?appréhender les évolutions
des quantités de polluants dans un système donné.
Mise en oeuvre :
? Actions de connaissance des niveaux d?imprégnation des milieux aquatiques (GIP Seine Aval) et de
chaînes biologiques aquatiques (Agence de l?eau Seine-Normandie) à divers polluants.
? détermination des stocks de contaminants dans les sédiments, des bruits de fond et des tendances
décennales de cette contamination à partir de l?étude d?archives sédimentaires prélevées dans 4 grands
fleuves (Seine, Rhône, Loire, Garonne/Gironde).
? Connaissance des vecteurs de contamination des eaux de surface et des réseaux trophiques inféodés
et/ou la compréhension des transferts de polluants entre compartiments environnementaux :
atmosphère-eau (DGEC, BRGM), sol-eau (INRA, BRGM), sédiment-biote (IRSTEA, GEODE), eau-
biote (IRSTEA, Ifremer).
? Action « PERSIST » issu de l?appel à projets européen (Water-JPI), visant à mieux comprendre les
processus de transfert de contaminants organiques d?intérêt émergent (ciblant les produits
pharmaceutiques) le long du continuum eaux de surface-eaux souterraines.
? Mise en place d?une réflexion au niveau national, sous l?impulsion de la DEB et de l?OFB, sur les
échanges eaux souterraines-écosystèmes terrestres dépendants.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB ; partenaires : MEEM/DGEC, DEB, Ifremer, BRGM, IRSTEA, INERIS, agences
de l?eau (Seine-Normandie), CEREMA, ANSES, Université de Lorraine (UR-AFPA), zones Ateliers CNRS InEE,
GIP Seine-Aval
Indicateur :
? Rapport d?étude portant sur les liens entre les occurrences des polluants et leur origine potentielle dans
les pluies ;
? Bilan et une analyse comparative des pratiques culturales en termes de risque de transferts de
pesticides vers les eaux de surface des rivières antillaises ;
? Guide méthodologique pour l?évaluation des risques sanitaires induits par la contamination des produits
de la pêche lors d?opérations de dragage et critères décisionnels associés ;
? Modèle générique simulant le transfert de contaminants organiques hydrophobes des sédiments vers
le biote, etc.
Calendrier et délais : 2016-2020
Budget estimé : 1 500 k¤, coût complet des actions issues des partenariats OFB
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 25 : Evaluer les méthodes et les technologies innovantes de surveillance et de
diagnostic
Objectif principal :
? assurer une activité de veille et encourager le développement à des fins d?évaluation et de diagnostic,
d?outils et d?approches à fort potentiel
? comparer les performances des outils existants et établir les critères de validation, les procédures
d?assurance-qualité et les référentiels d?interprétation ;
? évaluer la valeur ajoutée des méthodes basées sur la caractérisation des effets biologiques de la
contamination (Effect-Based Monitoring Tools) et des approches EDA (Effect-Directed Analysis)
combinant outils biologiques et analyses chimiques
Contexte :
La Directive Fille 2013/39 de l?UE précise dans son considérant (18) que « De nouvelles méthodes de
surveillance, telles que l?échantillonnage passif et d?autres outils, semblent prometteuses et il convient dès lors
de les développer. » En outre, le rapport technique européen sur les outils de surveillance basés sur les effets
biologiques identifie d?ores et déjà certaines voies d?utilisation de ces méthodes innovantes dans le cadre de la
DCE : i) l?identification de substances chimiques responsables des effets observés sur le terrain, ii) la
priorisation de sites à risque de non-atteinte d?objectifs environnementaux, iii) la prise en compte des effets
combinés de molécules non ciblées pour élucider les causes de la dégradation de la qualité écologique d?un
milieu, iv) l?appui aux évaluations des états chimique et écologique.
Mise en oeuvre :
? Finalisation de l?action européenne SPI (Science Policy Interface) sur l?utilisation des approches bio-
analytiques pour la surveillance des composés oestrogéniques dans les rejets et les eaux de surface ;
? Propositions pour l?harmonisation des méthodes d?analyse chimique non ciblée et préconisations pour
l'application de ces techniques pour la surveillance prospective ;
? Organisation de journées techniques pour les agents préleveurs et les laboratoires ;
? Réalisation d?une étude de démonstration à large échelle sous l?égide d?AQUAREF, mettant en
application un certain nombre de ces nouvelles approches et techniques ;
? Définition de critères d?évaluation des performances de capteurs et de systèmes de mesure en continu
in situ, évaluation de dispositifs et analyse des opportunités de leur utilisation ;
? Suivi des projets « Cosmet?Eau », « Micropolis », « LumiEau », « Regard », « Seneur » et « Sipibel-
Rilact » qui produiront des éléments pour progresser dans l?évaluation des méthodes de détection et
de mesures des micropolluants, et de caractérisation de leur dangerosité ;
? Mise en place d?un groupe national thématique pour élaborer les critères scientifiques et technico-
économiques présidant au choix des outils biologiques pour la caractérisation éco-toxicologique des
rejets et des eaux de surface.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB
Partenaires : AQUAREF, agences de l?eau, Université de Lorraine, porteurs des projets lauréats de l?appel à
projet « Micropolluants dans les eaux urbaines », CEREMA
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Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Rapports sur le potentiel des technologies « omiques » appliquées à la Dreissène et au gammare, note
de synthèse sur le potentiel d?application de certains biomarqueurs dans différentes règlementations
environnementales ;
? Critères de validation des outils biologiques pour leur utilisation en surveillance ;
? Bilan global de l?étude de démonstration AQUAREF sur les nouveaux outils de surveillance ;
? Note de position AQUAREF sur les opportunités de l?utilisation de capteurs et de systèmes de mesure
en continu pour la surveillance.
? Note de communication grand public sur les bioessais
Calendrier et délais : Déroulement sur l?ensemble de la durée du plan
Budget : 1M ¤ hors financement de l?appel à projet OFB-agences de l?eau-MEEM
44
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 10 - En menant des campagnes ciblées en complément de la surveillance de routine
Action 26 : Mener une surveillance prospective sur des molécules émergentes dans les
rivières, nappes et eaux littorales et dans les eaux destinées à la consommation humaine
Objectif principal :
? Quantifier des molécules dans l?eau et évaluer l?utilité de les inscrire pour les eaux de surface dans la
liste des substances pertinentes à surveiller ou dans la liste des polluants spécifiques de l?état
écologique et pour les eaux souterraines dans le réseau de contrôle de surveillance (RCS) des agences
et offices de l?eau;
? Surveiller les molécules émergentes prioritaires dans les captages d?eau destinée à la consommation
humaine (notamment perchlorates, bisphénol A et molécules de la famille des nitrosamines, parabènes
et phtalates). Cette action fait suite au travail de hiérarchisation des molécules dans l?eau mené à la
suite de la conférence environnementale de 2012. Des campagnes exploratoires nationales ont déjà
été conduites pour certaines de ces molécules dans les eaux destinées à la consommation humaine
(perchlorates, bisphénol A, nitrosamines) ;
? Mettre en oeuvre la liste de vigilance européenne.
? Elargir la surveillance prospective aux eaux littorales, et listes les molécules posant problèmes dans
les deux milieux
Contexte :
Précédentes campagnes prospectives - action n°32 Plan national santé environnement 3 (2015-2019)
Mise en oeuvre :
Priorisation des molécules, sélection des points de mesures en fonction des usages des produits, prélèvements
et analyses. La réalisation des campagnes se fait avec l?aide de laboratoires de recherche qui développe des
techniques d?analyse avec des limites de quantification suffisamment basses. La mise en oeuvre nécessite une
coordination importante et une bancarisation des données pour une exploitation et diffusion des résultats au
plus grand nombre.
Responsable de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DEB, DGS, OFB
Partenaires : Agences de l?eau, ANSES (LHN), AQUAREF, BRGM, ARS, CEREMA, FP2E, laboratoires de
recherche, INERIS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
- Nombre de molécules émergentes ayant fait l?objet de campagnes de mesures et nombre de points prospectés
- Rapport sur les résultats
- Liste de familles des molécules qui posent problèmes et dans le milieu continental et dans le milieu litoral
Calendrier et délais : Sur toute la durée du plan
Budget estimé : environ 3 M¤ pour les campagnes prospectives
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 10 - En menant des campagnes ciblées en complément de la surveillance de routine
Action 27 : Inventorier et caractériser les sites de stockage de résidus d?anciennes industries
extractives
Objectif principal : Pouvoir apprécier une possible évolution de la qualité des eaux de surface ou souterraines
du point de vue de leur teneur en certains éléments chimiques, entre l?amont et l?aval d?anciens sites miniers et
envisager les éventuelles actions à entreprendre.
Contexte :
À la suite de la fermeture des sites d?exploitation minière, de nombreuses installations ont été abandonnées or
les travaux de caractérisation de ces installations anciennes ont montré que certaines pouvaient être à l?origine
ou contribuer à des concentrations significatives de certaines molécules (Arsenic, Plomb, etc.) dans les milieux
environnants.
Mise en oeuvre :
Sur un total de 30 secteurs sélectionnés, 12 secteurs ont été ciblés pour faire l?objet d?études sanitaires et
environnementales destinées à vérifier si l?état des milieux est compatible avec les usages constatés au niveau
de la zone d?étude, 18 secteurs font l?objet de compléments de caractérisation (études d?orientation) pour
éventuellement faire l?objet, ensuite, d?une étude sanitaire et environnementale. Sont notamment identifiés dans
ce type d?étude les sources de pollution liées à l?ancienne activité minière, les milieux de transfert de la pollution
ainsi que les milieux d?exposition et les cibles. Ces travaux reposent sur une caractérisation des résidus miniers,
des sols, des eaux (souterraines et superficielles), des sédiments et dans certains cas des végétaux potagers
et du milieu air. A l?issue de ces études sont proposées des recommandations destinées à maitriser les sources
de pollution identifiées et à rétablir la compatibilité entre les usages et l?état des milieux.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DGPR ; partenaires : GEODERIS (BRGM, INERIS), Agence de l?eau Loire Bretagne,
DREAL Corse et Languedoc Roussillon
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
À l?échelle du territoire métropolitain, 12 secteurs ont été ciblés pour des études sanitaires et environnementales
et 18 pour des études « d?orientation » destinées à compléter les informations disponibles.
Calendrier et délais :
La phase d?inventaire, de mise au point de la méthodologie de classement et le classement proprement dit,
s?est déroulée entre 2010 et 2012. Le projet de calendrier montre que la réalisation de l?ensemble des études
découlant de l?inventaire et de la classification DDIE s?échelonne jusqu?à au moins 2020. Ce planning a été
établi sur une base annuelle de 2 à 3 études sanitaires et environnementales. L?achèvement des études
« d?orientation » est programmé pour fin 2018. En fonction des conclusions des études, des éventuelles actions
pour améliorer la qualité des eaux pourront être menées. Toutefois dans un premier temps, et compte tenu des
limites techniques (volumes de matériaux, traitements envisageables), elles concernent essentiellement les
enjeux sanitaires.
Budget estimé : Pour information, le budget dépensé dans le cadre du travail d?inventaire et de classification
lié à la directive déchets industries extractives (DDIE) s?est élevé à environ 2M¤
46
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 10 - En menant des campagnes ciblées en complément de la surveillance de routine
Action 28 : Etablir une cartographie des eaux souterraines impactées par les ions perchlorate
d?origine agricole et ceux issus de la destruction des munitions des grandes guerres et
définir d?éventuels cortèges de micropolluants associés
Objectif principal : La finalité de cette action est d?une part d?apporter des éléments de connaissance sur le
caractère diffus ou ponctuel de tout ou partie de l?impact perchloraté constaté et d?autre part de discriminer sur
les secteurs visés les influences d?origine militaire de celles d?origine agricole (tout en considérant de possibles
influences industrielles locales).
Contexte :
Un marquage en ions perchlorate de certaines eaux utilisées pour l?alimentation en eau potable a été mis en
évidence en France dès 2010 ayant conduit ponctuellement à des restrictions d?usage. Il s?agit pour l?essentiel
des régions directement concernées par les zones de combat de la Grande Guerre. Des zones de pollutions
concentrées impactant la ressource en lien avec les activités de destruction de munitions (menées au niveau
des arrières lignes) après la Première Guerre apparait par ailleurs vraisemblable. D?autres zones sont
également impactées en milieu agricole, comme dans le Sud de l?Ile de France et en région Centre. A ce jour,
les sources identifiées d?ions perchlorate sont : les nitrates naturels du Chili, importés en France entre 1875 et
1930 pour l?agriculture (engrais), l?industrie chimique de l?azote et l?industrie des poudres et explosifs ; les
perchlorates de synthèse pour la fabrication d?explosifs hautement énergétiques. D?autres sources,
contemporaines restent possibles.
Mise en oeuvre :
Etape 1 : Consolidation des connaissances historiques concernant les activités militaires et les activités
agricoles ayant utilisé des perchlorates et nitrates du Chili, identification préliminaire des traceurs types des
origines militaires et agricoles des ions perchlorates, identification de zones présentant un intérêt concernant
la cartographie des ions perchlorate d?origine militaire d?une part et d?origine agricole d?autre part, synthèse
hydrogéologique, croisement constats historiques / hydrogéologie.
Etape 2 : Sur les zones d?intérêt identifiées lors de l?étape 1 : sélection des points d?eau, échantillonnage et
analyses, réalisation de cartographies croisées entre les ions perchlorate, les nitrates et autres ions dissous
marqueurs d?activités, mise en forme cartographique (SIG) des résultats.
Etape 3 : Interprétation et proposition d?approches analytiques et méthodologiques visant à discriminer les
sources agricoles et militaires, proposition de schéma conceptuel de transfert, amélioration de la vision
nationale du marquage perchloraté.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : BRGM ; partenaires : DGPR, DEB, DGAL, DGS, ANSES (LNH), ARS, OFB, FNCCR,
FP2E, agences de l?eau, collectivités, distributeurs d?eau
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre de sites caractérisés (pression et données acquises)
Définition d?un indicateur d?origine des ions perchlorate
Calendrier et délais : Lancement de l?étape 1 début 2016, de l?étape 2 en 2017 et de l?étape 3 en 2018
Budget estimé : étapes 1 (2016, ~200 k¤), étape 2 (2017, ~230 k¤), étape 3 (2018, ~70 k¤) soit ~500 k¤
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 11 - En améliorant le diagnostic
Action 29 : Evaluer l?effet des micropolluants sur la flore et la faune aquatique, notamment
le potentiel synergétique des mélanges de micropolluants, y compris ceux associés à la
perturbation endocrinienne
Objectif principal : Il s?agit de développer des méthodes et outils innovants pour une meilleure prise en compte
des effets des mélanges de molécules sur les milieux aquatiques, notamment pour certaines familles chimiques
et leurs produits de dégradation et métabolites. Ils s?ancrent sur la connaissance du terrain et s?appuient sur la
détection de marqueurs précoces d?effets pour aider au diagnostic et la décision.
Contexte :
Cette action s?appuie sur les recommandations du Conseil de l?Europe (17820/09) portant sur la prise en compte
des effets de la combinaison de produits chimiques, y compris les perturbateurs endocriniens. Elle s?inscrit
également dans les stratégies environnement-santé (PNSE3) et la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs
Endocriniens.
Mise en oeuvre :
Les écosystèmes aquatiques sont exposés à des sources de pollution multiples dont les interactions sont mal
connues. Aussi, il est recommandé d?améliorer les méthodes de détermination des normes de qualité
environnementale pour prendre en compte ces effets cumulés (INERIS).
Afin de mieux évaluer les effets des molécules notamment sur le maintien des populations, des approches de
terrain fondées sur du biomonitoring actif (encagement d?organismes in situ, tels que le gammare) sont utilisées.
Un référentiel d?interprétation des données chimiques et biologiques mesurées sur le gammare devrait
permettre d?établir un lien entre les réponses individuelles et les altérations potentielles au niveau des
communautés (IRSTEA).
Les molécules ayant un potentiel de perturbation endocrinienne sont particulièrement préoccupantes seules ou
en mélange pour le maintien des populations. L?INERIS développe depuis plusieurs années un protocole de
mesure de l?activité oestrogénique dans les matrices environnementales et plus largement, un ensemble de
biomarqueurs chez le poisson ainsi qu?un outil de synthèse des résultats (indice multi-biomarqueurs). Ces outils
intégratifs présentent un potentiel pour la surveillance des masses d?eau et le contrôle d?enquête dont le
biomarqueur « intersexualité » qui fait l?objet d?une cartographie nationale chez les cyprinidés dans les cours
d?eau français (INERIS).
Responsable d?action et partenaires :
Pilotes : INERIS
Partenaires : IRSTEA, OFB
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de valeurs seuil pour des produits de dégradation, famille
? Référentiel d?interprétation des données chimiques et biologiques mesurées chez le gammare
? Cartographie nationale de l?intersexualité des cyprinidés
Calendrier et délais : Sur la durée du plan
Budget estimé : 400 000 ¤
48
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 11 - En améliorant le diagnostic
Action 30 : Améliorer l?état des lieux réalisé dans le cadre de la mise en oeuvre de la directive
cadre sur l?eau
Objectif principal : Améliorer les états des lieux qui seront réalisés en 2019 dans chaque bassin en amont de
l?élaboration des schémas directeurs d?aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et de leurs programmes
de mesure associés, documents phares de la mise en oeuvre de la directive cadre sur l?eau.
Contexte : L?expérience des précédents états des lieux réalisés en 2013 montre que les recommandations
techniques et méthodologiques à destination des bassins pour la réalisation de leurs états des lieux 2019
doivent être améliorées, notamment pour établir les liens entre pressions et impacts et faciliter le ciblage des
actions nécessaires pour atteindre les objectifs de la directive cadre sur l?eau.
Plusieurs éléments ont posé des difficultés : les inventaires de rejets, le diagnostic de l?état ainsi que l?estimation
et la prise en compte des incertitudes associées et du niveau de confiance, l?évaluation de l?état des masses
d?eau non suivies, l?évaluation de l?état et du risque pour les masses d?eau souterraines en lien avec les eaux
de surface et l?identification des pressions significatives causes de risque de non atteinte des objectifs
environnementaux à l?échelle de chaque masse d?eau. Par ailleurs, l?intérêt de disposer d?indicateurs de
contamination des eaux autres que ceux relatifs à l?évaluation de l?état chimique des eaux au sens de la DCE
(qui repose sur la comparaison des concentrations à des valeurs de références (NQE et valeurs seuils)),
permettant d?affiner le diagnostic en rendant compte du niveau d?impact, des progrès accomplis, et ainsi de
mieux cibler les actions, a été mis en avant.
Mise en oeuvre : Face à la difficulté d?établir les liens pressions-impacts et en complément de l?action 16 visant
à améliorer les inventaires de rejets et de l?action 34 sur la construction de valeurs de référence pour améliorer
l?évaluation de la qualité des eaux, cette action conduira à :
-associer aux indicateurs agrégés d?état DCE, des indicateurs de niveaux de contamination et observer le lien
avec les pressions (ex : somme des pesticides (cf. action 34), sélection de molécules signataires de pressions
industrielles)
- caler une méthodologie (à laquelle sera associée une incertitude) pour évaluer l?état des masses d?eau non
suivies
- développer les méthodologies de détermination du niveau de confiance à la masse d?eau et d?estimation de
l?incertitude associée aux données de surveillance
-proposer des classes de pressions significatives similaires, définies en fonction de l?impact mesurable ou
modélisé sur le milieu ; absence de pressions, impact faible (non mesurable), moyen ou fort selon le
déclassement de la masse d?eau.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DEB
Partenaires : INERIS, OFB, agences et offices de l?eau, DREAL et DEAL de bassin, IRSTEA, BRGM, Ifremer,
DGPR
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Guide méthodologique pour l?élaboration des états des lieux 2019 ? partie substances dangereuses
Calendrier et délais : Mise à disposition du guide nécessaire pour mi 2017 au plus tard
Budget estimé : 200 k¤ INERIS, 200 k¤ BRGM (non engagé)
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 12 ? En rendant disponible et en partageant les données utiles à l?évaluation des risques
pour l?environnement
Action 31 : Travailler sur la disponibilité et le partage de données permettant de connaître le
danger et l?exposition pour les résidus de médicaments humaines et vétérinaires dans les
eaux
Objectif principal : Travailler avec les entreprises du médicament humain et vétérinaire, les agences chargées
de l?évaluation et de l?autorisation des médicaments humains et vétérinaires afin de faciliter l?accès aux données
pertinentes pour juger du danger et de l?exposition aux résidus de médicaments humains et vétérinaires dans
les eaux.
Contexte :
? dans la continuité du plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux ;
? en lien avec la stratégie européenne sur les médicaments dans les eaux.
Mise en oeuvre :
Etudier la faisabilité de faciliter l?accès aux données d?intérêt existantes et de mettre en place des monographies
de molécules actives pour juger notamment :
? du danger : ex : données d?écotoxicité et de toxicité de la molécule et de ses métabolites aux doses
environnementales;
? de l?exposition : ex : données de vente des médicaments, meilleure connaissance des effets des filières
de traitement de l'eau.
Une phase exploratoire concernera une centaine de médicaments humains et vétérinaires relevant notamment
de la famille des antibiotiques et des anticancéreux. Une étape préalable de sélection de ces molécules devra
être établie avec les parties prenantes.
Contribuer aux réflexions au niveau européen et porter le besoin de disponibilité des données et l?intérêt des
monographies sur la réglementation du médicament, en lien avec ANSM et ANMV.
Cette réflexion pourra être alimentée par les travaux engagés par les industriels au niveau européen sur le
principe de l?Ecopharmacostewardship.
Responsable de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DEB, DGS
Partenaires : syndicats des entreprises du médicament, DGAL, ANSM, ANMV (ANSES), agences sanitaires
européennes, professionnels du traitement de l?eau, agences de l?eau, CGDD-DRI, CNAM, INERIS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre de principes actifs pour lesquels les données sont suffisantes pour faciliter la priorisation préalable à
la surveillance des masses d?eau et des milieux aquatiques.
Calendrier et délais : Sur la durée du plan
50
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 12 ? En rendant disponible et en partageant les données utiles à l?évaluation des risques
pour l?environnement
Action 32 : Poursuivre le développement et la mise à jour de portails de diffusion de données
sur les substances chimiques
Objectif principal : Cette action répond à une volonté de diffusion de données relatives aux pressions et aux
propriétés physico-chimiques et éco-toxicologiques des molécules au plus grand nombre pour, entre autres-
appuyer différentes actions du plan (hiérarchisation, évaluation des risques, inventaires d?émissions).
Contexte : Le Portail Substances Chimiques (PSC) et la Banque Nationale des Ventes de produits
phytopharmaceutiques par les Distributeurs agréés (BNV-D) sont 2 types d?outils contribuant à la diffusion de
données sur les molécules.
? L?INERIS a, depuis plusieurs années, mis à disposition du public un ensemble d?informations
concernant les propriétés physico-chimiques, toxicologiques et écotoxicologiques (VGE) des molécules
chimiques, en particulier toutes celles ayant fait l?objet d?une expertise par l?institut, et des informations
de nature technico-économique. En vue d?une certaine exhaustivité, le PSC (www.ineris.fr/substances/)
intègre également et structure des données produites ou bancarisées par d?autres acteurs. Dans cette
optique, une gouvernance externe a été mise en place (Administration, OFB, BRGM, INRS, Ifremer,
ANSES, AESN, AQUAREF et le LCSQA).
? La BNV-D (https://BNV-D.ineris.fr/) permet de bancariser depuis 2008 les données de ventes de
produits phytosanitaires déclarées par les distributeurs aux agences de l?eau. Dans le but de protéger
les milieux aquatiques en France, il a été prévu par la loi sur l?eau de décembre 2006 de taxer les
produits phytosanitaires lors de leur vente à l?utilisateur final (l?agriculteur, le jardinier, la collectivité?)
et d?assurer la traçabilité de ces ventes.
Mise en oeuvre : Le PSC comprend des données pour plus de 2000 molécules ainsi que des informations
ciblées sur des molécules d?intérêt : 75 fiches de données toxicologiques et environnementales, 83 fiches
technico-économiques, 34 seuils de toxicité aiguë, et environ 200 valeurs guides environnementales (ou
normes de qualité environnementales). Le portail sera mis à jour, avec des rubriques ajoutées en fonction des
demandes d?utilisateurs et des requêtes du comité de gouvernance.
La BNV-d sera améliorée pour notamment permettre l?accès à des données de vente spatialisée et faciliter les
interrogations de la base en fonction des besoins des utilisateurs. Des rapports d?analyse des données
contenues dans la base seront régulièrement publiés sur la durée du plan.
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS
Partenaires : DGPR, DEB, DGS, ANSES, agences de l?eau, OFB, BRGM, Ifremer, INRS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de visiteurs
? Mise en place de nouveaux liens intelligents vers le site d?un partenaire.
? Nombre de nouvelles normes de qualité environnementales
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan.
Budget estimé : 120 000 ¤ par an
51
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 12 ? En rendant disponible et en partageant les données utiles à l?évaluation des risques
pour l?environnement
Action 33 : Capitaliser les connaissances internationales sur les risques environnementaux
et sanitaires liés aux micropolluants dans les milieux aquatiques
Objectif principal : Rassembler les connaissances en matière de micropolluants dans les milieux aquatiques
(dangers, exposition, risques, gestion, solutions, etc.) dans une perspective d?appui aux politiques publiques
dans le domaine de l?eau.
Contexte :
? dans la continuité du Plan National sur les Résidus de Médicament dans les eaux, du plan « PCB » et
du premier plan micropolluants ;
? en lien avec la stratégie européenne sur les médicaments dans les eaux, le plan Ecophyto, ainsi que
les actions du Plan National Santé Environnement autre que celles liées au plan micropolluants et
celles de la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens..
Mise en oeuvre :
? Veille scientifique portant sur les projets soutenus nationalement (PNRPE, PNREST, OFB, ANR, etc.)
et au niveau européen (H2020, JPI Water, etc.),
? Organisation de conférences nationales et internationales rassemblant la communauté scientifique afin
d?échanger sur les enjeux de l?évaluation des risques environnementaux et sanitaires liés à la présence
de différentes classes de micropolluants (perturbateurs endocriniens, résidus de médicaments,
pesticides, etc.) dans les milieux aquatiques.
? Promotion du financement de la recherche sur les micropolluants dans les milieux aquatiques dans les
programmes nationaux et européens
? Organisation d?un séminaire prospectif sur les micropolluants émergents dans les milieux aquatiques.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : CGDD/DRI
Partenaires : DEB, DGPR, DGS, académies nationales, ANSM, Ifremer, INERIS, ANSES, BRGM, OFB,
IRSTEA, syndicats des entreprises du médicament, universités
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Point régulier sur les colloques organisés sur le thème,
? Point régulier sur le nombre de projets financés dans le cadre des APR,
? Organisation d?un séminaire prospectif.
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan
Budget estimé : Les budgets consacrés à cette action relèvent de la programmation des ministères et des
organismes. Un point annuel sera fait sur les financements mobilisés dans le cadre des actions ou projets suivis
par cette action.
52
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 13 ? En définissant des seuils de protection pour le consommateur et les écosystèmes
aquatiques
Action 34 : Construire des valeurs de référence et des méthodologies pour mieux juger de la
qualité des eaux de surface et souterraines prenant en compte les perturbateurs
endocriniens et les métabolites pertinents
Objectif principal : Rassembler les connaissances en matière d?identification des dangers afin de construire
des valeurs de référence pour les molécules. Elle s?accompagne de développements méthodologiques afin de
fournir aux gestionnaires des outils et valeurs adaptés à la mise en oeuvre de ces seuils, pour mieux juger la
qualité des eaux de surface et souterraines, notamment pour prendre en compte les perturbateurs endocriniens
ainsi que les métabolites.
Contexte : La construction de valeur seuils dans différents milieux (eaux continentales et marines, eaux de
surface et souterraines) est nécessaire pour répondre aux objectifs de la DCE et doit prendre en compte ses
nouvelles dispositions en termes de matrices à surveiller (eau et biote) et la biodisponibilité des métaux. Par
ailleurs, il est nécessaire de prendre en compte la perturbation endocrinienne ainsi que les risques émergents
associés à des molécules telles que les médicaments ou les métabolites. L?action s?inscrit donc également :
? dans la continuité du plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux, en lien avec la
stratégie européenne sur les médicaments dans les eaux ;
? la stratégie nationale pour les perturbateurs endocriniens (SNPE) ;
? la mise en oeuvre de la directive-cadre stratégie pour le milieu marin 2008/56/CE.
Mise en oeuvre :
? Évaluation des méthodes existantes au niveau européen pour l'adaptation des valeurs seuils selon les
objectifs environnementaux et tests de sensibilités des différentes concentrations de référence dans
les calculs de l'Etat des lieux pour ce qui concerne les eaux souterraines (BRGM) ;
? Détermination des pesticides et métabolites pertinents à prendre en compte pour le paramètre
« somme de pesticides » et valeurs guides environnementales associées dans les milieux aquatiques
autres que les EDCH (INERIS, BRGM) ;
? Construction d'une base de données des fonds géochimiques pour les micropolluants à surveiller dans
le milieu aquatique (BRGM) et appui à la mise en oeuvre des normes européennes pour les métaux
(INERIS) ;
? Confrontation des valeurs guides environnementales aux effets observés sur le terrain.
? L?amélioration des méthodologies comprend enfin la prise en compte des préoccupations pour l?homme
et les écosystèmes concernant l?intégration dans les valeurs seuils d?effets tels que la perturbation
endocrinienne ainsi que les risques émergents associés à des molécules telles que les médicaments
ou les métabolites.
? Cette action prévoit la mise à disposition et en ligne des valeurs générées auprès des acteurs de l?eau
et du grand public, notamment sur le Portail Substances chimiques (www.ineris.fr/substances/).
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS ; partenaires : BRGM, OFB, FP2E, DGPR, Ifremer
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de valeurs seuil mises à disposition
? Nombre de nouvelles VGE ou de VGE mises à jour (2 à 3 par an entre 2016 et 2018)
Calendrier et délais :
2016-2017 pour les VGE pour les substances pertinentes à surveiller
Au fil de l?eau pour les autres actions
Budget estimé : 600 000 ¤
53
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 13 ? En définissant des seuils de protection pour le consommateur et les écosystèmes
aquatiques
Action 35 : Evaluer les risques sanitaires liés à la présence de micropolluants dans les eaux
destinées à la consommation humaine
Objectif principal : Évaluer les risques sanitaires liés aux situations de contamination de l?eau destinée à la
consommation humaine (EDCH) par des contaminants chimiques
Contexte :
Ces évaluations de risques sanitaires concernent les paramètres réglementés ou non réglementés. Elles
s?appuient sur les données issues du contrôle sanitaire des eaux, sur les résultats des campagnes exploratoires
du LHN pour les contaminants physico-chimiques émergents et/ou sur les situations de contamination mises
en évidence au niveau local par les ARS.
Mise en oeuvre :
Les travaux d?expertise sont confiés à l?ANSES. Les collectifs d?experts sont mobilisés par référence aux
procédures en vigueur à l?ANSES. Il s?agit d?une mission permanente de l?ANSES inscrite à son programme de
travail, les recommandations et conclusions des avis peuvent comprendre un volet « acquisition de
connaissances » et mentionner le besoin de campagnes nationales sur les EDCH.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : ANSES
Partenaires : DGS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre d?évaluations des risques sanitaires : 3 à 5 avis par an ayant pour objet une ou plusieurs molécules
voire familles.
Niveau de priorité : calendrier et délais
Sur la durée du plan
Budget estimé :
1 équivalent temps plein et coûts d?expertise collective à mobiliser variables selon les molécules et relevant des
missions permanentes de l?ANSES.
54
2.
Objectif 3- Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 ? En hiérarchisant les molécules selon différentes stratégies
Action 36 : Identifier les métabolites des produits phytopharmaceutiques et évaluer les
capacités analytiques des laboratoires pour permettre une mise sous surveillance précoce
Objectif principal : Permettre l?identification de métabolites pertinents de produits phytopharmaceutiques à
partir de l?exploitation des dossiers d?autorisation de mise sur le marché afin de permettre une mise sous
surveillance précoce dans les milieux aquatiques autres que les EDCH.
Contexte : Ces dernières années, des travaux de recherche et diverses campagnes exploratoires ont mis en
évidence la présence parfois importante dans les eaux souterraines et de surface de métabolites de pesticides.
Certains sont connus mais non surveillés jusqu?à présent. La Directive 2006/118/EC sur la protection des eaux
souterraines contre les pollutions et les détériorations indique que l?état chimique des masses d?eau
souterraines doit être évalué en prenant en compte les concentrations des substances actives de pesticides, y
compris leurs métabolites pertinents, produits de réaction et de dégradation. La somme de ces concentrations
doit être comparée à la valeur 0,5 µg/L sans que la liste des molécules à inclure dans le calcul ne soit définie.
En parallèle, le règlement n°1107/2009 concernant la mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques
spécifie l?ensemble des études devant être conduites par le pétitionnaire dans le cadre des demandes
d?autorisations de mise sur le marché ou des demandes de renouvellement. Selon cette directive un métabolite
est jugé pertinent s?il y a lieu de présumer qu?il possède des propriétés intrinsèques comparables à celles de la
molécule mère en ce qui concerne son activité biologique, qu?il représente pour les organismes un risque plus
élevé que la substance mère ou un risque comparable ou qu?il possède certaines propriétés toxicologiques qui
sont considérées comme inacceptables. Comparativement aux précédentes directives, le règlement
n°1107/2009 voit son champ d?application élargi puisqu?il s?applique à la fois aux substances actives mais aussi
aux synergistes, aux co-formulants et aux adjuvants qui doivent donc satisfaire aux mêmes critères
d?approbation.
Mise en oeuvre : Il s?agit :
? d?établir une liste exhaustive de ces métabolites (dans la mesure du possible) sur la base des dossiers
évalués par l?ANSES. Cette liste sera comparée à différentes listes de surveillance existantes ;
? de mettre en lumière les molécules « pertinentes » qui ne font l?objet d?aucune ou de peu de
surveillance ;
? d?évaluer les capacités analytiques des laboratoires sur ces métabolites et le cas échéant de favoriser
et de permettre les développements analytiques nécessaires ;
? de proposer des mécanismes pour le maintien à jour de la liste des pesticides et métabolites pertinents
à surveiller par transfert d?informations issues des dossiers d?AMM.
Dans un deuxième temps, après examen des métabolites pertinents, les synergistes, les co-formulants et les
adjuvants seront considérés du point de vue de la surveillance environnementale.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : BRGM
Partenaires : AQUAREF, OFB, agences de l?eau, INERIS
Indicateurs : Nombre de métabolites pertinents identifiés et non surveillés
Calendrier et délais : Déroulement sur l?ensemble de la durée du plan
Budget : 100 000 ¤ / an
55
Objectif 3- Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 ? En hiérarchisant les molécules selon différentes stratégies
Action 37: Classer les molécules selon les besoins de connaissance environnementale
Objectif principal : Cette action vise à définir les priorités à mettre en oeuvre pour améliorer les connaissances
sur les contaminants émergents déjà identifiés et pour l?identification de futurs contaminants d?intérêt dans le
milieu aquatique : présence dans les milieux, développement de la sensibilité analytique, caractérisation des
propriétés écotoxicologiques et toxicologiques.
Contexte : Les substances d?intérêt sont très nombreuses (pharmaceutiques, nouveau pesticides, perfluorates,
produits chimiques à effet perturbateurs endocriniens, etc.), ainsi que leurs métabolites et produits de
dégradation qui sont peu ou prou surveillés voire non identifiés aujourd?hui.
Un travail d?envergure a été accompli en France grâce à la mise en oeuvre du premier référentiel national de
priorisation des substances dans les milieux aquatiques [1]. Il a permis de prioriser des listes de substances
d?intérêt, pour différentes actions au niveau national (substances pour lesquelles une amélioration des
connaissances est nécessaire notamment au travers d?une surveillance adaptée au niveau national lors du
second cycle DCE 2016-2021, substances à prendre en compte dans l?évaluation de l?état écologique des eaux
de surface, substances de la Feuille de Route pour la Transition Ecologique 2012). Le référentiel a été
développé par l?INERIS en collaboration avec le comité d?experts en charge de la priorisation des substances
(CEP) mis en place en 2010 et co-animé par l?OFB et l?INERIS. Une forte interaction existe par ailleurs entre
ces développements nationaux et les activités du réseau européen NORMAN [2] sur les substances émergentes
animé par l?INERIS et auquel des experts français contribuent.
Mise en oeuvre : Élaboration de recommandations quant aux substances à intégrer dans le cadre de la
surveillance prospective sur les substances émergentes au niveau national. Consolidation et porté à
connaissance des listes de substances à intégrer dans des programmes de recherche traitant de
développement analytiques ou de caractérisation écotoxicologiques.
? Le comité d?experts priorisation « CEP » assurera la maintenance évolutive du référentiel de priorisation
pour l'adapter à de nouveaux objectifs opérationnels pour de nouveaux compartiments aquatiques
(eaux souterraines notamment) et pour prendre en compte les avancées des connaissances. À cet
égard les avancées concernant les outils de surveillance (ex. techniques d?analyse non-ciblée,
application de tests biologiques comme outils de screening en couplage avec l?analyse chimique)
doivent être également pris en compte dans les méthodologies de classification des substances
d?intérêt émergent.
? Le groupe de travail de priorisation des substances de NORMAN prévoit le développement d'un
"Exposure Index" pour les médicaments. Un tel indice servirait de substitut aux données d'exposition
et devrait permettre de mieux prioriser les substances médicamenteuses.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS ; partenaires : OFB, membres du CEP, BRGM
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Proposition de listes de molécules d?intérêt émergent pour les milieux aquatiques
Niveau de priorité : calendrier et délais
- Sur la durée du plan.
- Au niveau européen, un jalon clef sera la révision de la Directive Cadre sur l?Eau en 2019 et la préparation de
recommandations à porter à l?Europe pour la future surveillance (liste de vigilance, révision des substances
prioritaires DCE, etc.).
Budget estimé : 400 000 ¤ sur la durée du plan
56
Objectif 3- Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 ? En hiérarchisant les molécules selon différentes stratégies
Action 38 : Classer les molécules selon les selon les risques de non atteinte du bon état
des milieux (eaux de surface, eaux souterraines, eaux littorales)
Objectif principal : L'objectif est de proposer des listes de substances candidates pour l'état écologique
(eaux de surface et littorales) et l'état chimique (eaux souterraines) du cycle de gestion DCE à venir. Ces
substances sont hiérarchisées selon le risque qu?elles représentent pour les milieux et en fonction du
contexte territorial spécifique à chaque bassin (critères d?occurrence, de danger, de pression, d?usage, etc.).
Contexte :
La notion de risque renvoie ici au risque de non atteinte des objectifs environnementaux fixés dans les
directives européennes sur les eaux DCE et DCSMM (atteinte du bon état des eaux, non dégradation de
l?état, réduction des traitements pour la production d?eau destinées à la consommation humaine, etc.).
Ces directives identifient et réglementent des substances qui présentent un risque à l?échelle de l?UE mais
elles exigent également que des polluants contribuant à la détérioration de la qualité des eaux soient
identifiés au niveau local, dans chacun des bassins.
Les résultats de cette action doivent aider les pouvoirs publics et gestionnaires de bassin à identifier les
substances à réglementer localement et pour lesquelles des mesures de gestion sont à mettre en oeuvre
pour réduire l?impact de ces polluants sur les écosystèmes aquatiques et leur biodiversité.
Mise en oeuvre :
Le comité d?experts priorisation « CEP » - décrit dans la fiche action 38 - développe les critères pertinents à
prendre en considération pour identifier les polluants susceptibles de présenter un risque.
Il propose aux gestionnaires des listes de substances priorisées en fonction d?indicateurs de risques
(fréquence et intensité de dépassement des seuils de protection des milieux), de la typologie d?usage, des
quantités rejetées, etc.
Ces travaux doivent notamment être considérés dans le cycle global de gestion de la DCE et de la DCSMM
pour lesquelles un exercice d?état des lieux des masses d?eau doit être mené (cf. fiche action 31). L?état des
lieux doit permettre d?identifier les substances potentiellement cause de risque de non atteinte des objectifs
environnementaux, sur la base des données disponibles et de méthodologies à développer dans le contexte
de l?action 31.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS
Partenaires : DEB, DREAL, agences de l?eau et offices de l?eau, OFB, membres du CEP, BRGM
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Proposition de listes de substances d?intérêt émergent pour les milieux aquatiques en vue du renforcement
de la réglementation
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan
Les jalons clefs seront la révision de la directive sur les substances prioritaires en 2017 (nouvelle liste de
substances prioritaires), de la Directive Cadre sur l?Eau en 2019 et des SDAGE en 2021.
Budget estimé : 400 000 ¤ + travaux des bassins
57
Objectif 3- Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 ? En hiérarchisant les molécules selon différentes stratégies
Action 39 : Classer les molécules selon la nécessité et la faisabilité de réduction des
émissions
Objectif principal : Etablir une méthodologie et l?appliquer en vue de classer les molécules selon la
nécessité, la pertinence et la faisabilité de la réduction des émissions dans les milieux aquatiques. Ces
travaux orienteront la réalisation des fiches technico-économiques de l?INERIS.
Contexte :
Les mesures de réduction des émissions doivent être faisables d?un point de vue technique et économique.
Elles doivent aussi être pertinentes (cibler des molécules causant des risques, cibler des sources d?émission
significatives, ne pas cibler des secteurs ou des molécules déjà ciblés par des mesures règlementaires au
niveau de l?UE). Des « Fiches technico-économiques » permettant d?évaluer les enjeux posés en France par
la réduction ou la suppression des émissions dans l'eau et par la substitution de certaines substances
chimiques dangereuses sont disponibles sur le portail substances chimiques de l?INERIS et également sur
le site dédié à l?action nationale RSDE6 pour les installations classées. Les retours d?expérience des projets
lauréats de l?appel à projet financé par l?OFB et les agences de l?eau seront également une donnée d?entrée
importante. (cf. fiches action n° 4, 14 et 32). Ces différents éléments ainsi que les évolutions des
réglementations sur les mises sur le marché des molécules constituent les données d?entrée pour identifier
les molécules pour lesquelles des actions de réduction doivent être mise en place prioritairement.
Mise en oeuvre :
La documentation nécessaire sera poursuivie sur les molécules identifiées à enjeux dans le cadre d?actions
de priorisation menées en lien avec les actions n°37 et 38. Les travaux d?élaboration d?une méthodologie de
classement pourront débuter en 2019, en particulier dans le cadre de la construction des futurs programmes
de mesure des SDAGE 2022-2028. Ils doivent en effet prendre en compte les résultats de plusieurs actions
qui devront avoir été menées auparavant, notamment celles qui concernent la connaissance des diverses
pressions (inventaires d?émission). Cette action devra s?attacher à synthétiser les perspectives au niveau UE
concernant la règlementation et les tendances de la substitution par les producteurs et les utilisateurs des
molécules concernées.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS
Partenaires : DEB, DGPR, DGS, DGPE, DGAL, OFB, agences de l?eau, membres du CEP, acteurs
économiques
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Liste hiérarchisée ou classements de molécules ;
? Documentation rattachée traçant la méthode suivie et synthétisant les diagnostics posés sur
chacune des molécules et justifiant les classements, afin de permettre des appropriations, des
adaptations, des révisions ultérieures. Une base initiale de travail pourra être le rapport
« Classification des substances et programmes de mesures - Eléments d?aide à la décision »,
INERIS DRC-14-136882-01394A réalisé dans le cadre de la Convention OFB/INERIS.
? Nombre de fiches technico-économiques réalisées.
Calendrier et délais : Sur la durée du plan
Budget estimé : à minima 100 000 ¤ par an pour les fiches technico économiques
6 http://www.ineris.fr/rsde/fiches_technico.php
58
Nouvelles actions
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 1 - En limitant les rejets des collectivités
Action 40 : Encourager les territoires à développer des plans territoriaux de lutte contre
les pollutions plastiques
Objectif principal :
Accompagner les collectivités territoriales dans une stratégie globale de lutte contre les pollutions plastiques
issues des zones de vie vers les rivières, lacs et mers, en mobilisant toutes leurs compétences et en faisant
évoluer leurs pratiques de gestion des espaces publics.
Contexte
Si dans la lutte contre les pollution plastiques, ce sont bien les industriels et metteurs sur le marché qui sont
les premiers acteurs qui doivent se mobiliser, les territoires sont aussi un des maillons essentiels de la lutte
contre les « fuites de plastiques », macro comme micro, vers les milieux récepteurs aquatiques. C?est en
coordonnant des actions de prévention et d?interception sur plusieurs segments de ses compétences, qu?une
collectivité peut agir efficacement. AMORCE a conçu une démarche méthodologique intitulée « plan
territorial de lutte contre les pollution plastiques » qui invite les collectivités à agir de façon coordonnée sur
la totalité ou une grande partie des compétences suivantes :
- Assainissement, gestion des eaux pluviales urbaines, GEMAPI et eau potable
- Propreté urbaine, gestion des déchets
- Urbanisme, aménagement des espaces publics
- Politique économique et d?insertion
Mise en oeuvre :
- Rédaction par l?association AMORCE d?une note méthodologique présentant la démarche et
spécifiant des préconisations opérationnelles
- Animation par AMORCE d?un réseau de territoires engagés dans la lutte contre les pollutions
plastiques, mobilisant élus et techniciens des collectivités des domaines de l?eau et des déchets
- Diffusion des retours d?expérience et incrémentation de la note méthodologique
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : AMORCE
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de réunions du réseau de territoires engagés réalisés
? Nombre de participants aux réunions du réseau de territoires engagés
Calendrier et délais :
- 2019 : rédaction d?une note méthodologique
- 2020-2023 : animation du réseau de territoires engagés
- 2023 : incrémentation de la note méthodologique
Budget estimé : Environ 50 000 ¤
59
Nouvelles actions
Sous-objectif 2 ? Sensibiliser le plus grand nombre à la pollution des eaux
Levier 6 - En capitalisant les expériences innovantes pour changer les pratiques
Action 41 : Engager une réflexion sur les moyens de financer la lutte contre les
micropolluants
Objectif principal :
Elaborer des propositions pour développer de nouvelles sources de financement dédiées à la lutte contre
les micropolluants.
Contexte
Trouver de nouvelles sources de financement pour la recherche et la lutte contre les micropolluants est
indispensable à moyen termes. La recherche progresse, et un accompagnement des collectivités locales se
met en place. Cependant mettre en oeuvre les recommandations nécessite des ressources dont beaucoup
de collectivités locales ne disposent pas.
Deux mécanismes potentiels ont été identifiés.
Une première possibilité consisterait à copier ou élargir le mécanisme de la redevance spéciale perçue par
les Agences de l?eau sur les pesticides à d?autres familles de substance. L?autre possibilité étudiée se base
sur le principe de responsabilité élargie des producteurs (REP). Introduit par la directive cadre sur les
déchets, ce mécanisme est une extension du principe pollueur-payeur. Dix-sept filières de gestion des
déchets fonctionnent actuellement selon ce principe en France, qui est l?un des pays ayant le plus recours à
ce dispositif.
Mise en oeuvre :
- Etude des deux mécanismes précités, évaluation des ressources qu?ils permettraient chacun de
dégager, étude d?impact
- Recherche d?autres mécanismes potentiels
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DEB ? OFB
Partenaire : A confirmer
60
Nouvelles actions
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants
dans les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 42 : Impact des détergents sur les milieux aquatiques
Objectif principal : mieux connaitre l?impact des détergents sur les milieux aquatiques
Contexte : Le règlement européen sur les détergents et le règlement REACH encadrent la biodégradabilité de
ces produits ainsi que leur composition. Des écolabels d'application volontaire existent également pour mettre
sur le marché des produits qui vont au-delà des exigences de ces deux règlements. Cependant, sur environ
30 000 produits biocides déclarés, seuls 80 produits environ ne contiennent pas de substance préoccupante ou
de nanomatériaux, soit très largement moins de 1 % de la totalité des produits biocides à disposition sur le
marché français. Or une partie des produits de dégradation des détergents synthétiques (lessives, liquides
vaisselle, produits d?entretien domestiques, produits de nettoyage industriels?), généralement composés de
tensio-actifs tels que les nonylphénols, aboutissent dans les milieux aquatiques, sur lesquels leurs impacts sont
mal connus. Le sujet a été intégré au quatrième plan national santé environnement.
Mise en oeuvre : Dans le cadre du PNSE, l?ANSES ainsi que l?OFB seront saisies pour évaluer :
- Les principaux produits de dégradation de détergents synthétiques (notamment tensio-actifs) retrouvés dans
les milieux aquatiques, qu?il s?agisse des eaux de surface ou des eaux marines de la bordure littorale ;
- L?impact de ces produits de dégradation sur la biodiversité marine et la biodiversité terrestre (à travers les
embruns) ;
- Les usages pour lesquels il existe sur le marché des détergents qui vont au-delà des exigences des règlements
détergent et REACH, en particulier en matière de biodégradabilité ;
- Les mesures qui permettraient de réduire l?impact de l?utilisation des détergents sur l?environnement.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DGPR
Partenaires : DEB, ANSES, OFB
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
- Nombre de dossiers d?autorisation de mise sur le marché simplifiée déposés
Calendrier et délais :
Budget estimé :
61
Nouvelles actions
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans les
eaux et les milieux aquatiques
Levier 9 ? En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 43 : Métrologie des microplastiques
Objectif principal : Etudier les différentes approches et les pistes pour la mise en oeuvre d?une surveillance
des microplastiques
Contexte : le terme « microplastiques » désigne communément toute particule polymère synthétique d'une
taille comprise entre 0,1 µm et 5 mm. Présents de manière ubiquiste dans l?environnement, leurs impacts
sur la faune et la flore sont encore peu connus. Ils peuvent également jouer le rôle de supports pour des
contaminants chimiques, ou pour le transport d?espèces invasives sur de très grandes distances. À l?heure
actuelle, il existe des protocoles de suivi (OSPAR principalement), mais n?existe pas de réel indicateur ou
d?approche normalisée pour suivre la contamination des hydrosystèmes, ni de manière générale de méthode
normalisée pour mesurer les microplastiques dans l?eau ou dans une autre matrice. En conséquence, les
données relatives à leur présence dans les rivières et dans les eaux usées sont encore lacunaires et
disparates, et les contributions des principales sources (ruissellement, retombées atmosphériques,
fragmentation des macoplastiques?) soumises à caution.
Mise en oeuvre : un groupe de travail sera organisé avec les acteurs du monde de la recherche, de la
métrologie et de la surveillance. Ses objectifs seront :
? Expliciter les finalités prioritaires d?une surveillance harmonisée des microplastiques dans les
hydrosystèmes (identifier les principales sources, évaluer les flux, quantifier les concentrations dans
les différentes matrices, évaluer l?efficacité d?actions de réduction, l?impact sur la qualité du milieu,
les impacts sanitaires, ?) et formaliser des indicateurs associés aux finalités retenues ;
? Sur cette base, identifier les méthodologies d?échantillonnage et d?analyse existantes appropriées et
disponibles à coût acceptable, pour édifier un référentiel méthodologique national de la surveillance
en prenant en compte les avancées de la normalisation et l?expérience acquise dans le cadre de la
DCSMM ;
? Définir des méthodes d?échantillonnage et d?analyse harmonisées, et les mettre en oeuvre afin de
confirmer leur faisabilité et leur aptitude à répondre au besoin ;
? Faire le lien et prendre part aux travaux aux niveaux européen et international sur le sujet
(commissions de normalisation, etc) ;
? Proposer un dimensionnement de cette surveillance, en se référant aux expériences passées, ainsi
que des modalités de mise en oeuvre (compétences mobilisables, financements, échéances,
synergies avec des activités existantes, etc).
Responsables de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DEB - OFB
Partenaires : Ifremer, Cedre, Ineris, Aquaref, Leesu, Université Gustave Eiffel, Anses, Université du Mans,
Groupe de recherche Polymères et océans
62
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
- Nombre de réunions du groupe de travail réalisées
- Nombre de réunions internationales où le groupe de travail était représenté et typologie
- Rédaction d?un rapport recensant et évaluant la faisabilité des différents modes de
surveillances en fonction de leur finalité, et décrivant les méthodes d?échantillonnage et
d?analyse harmonisées à inclure dans le référentiel technique
- Rédaction d?un rapport montrant l?aptitude des méthodes harmonisées à répondre au
besoin
- Réaliser un rapport analysant et comparant les différents modes de surveillance pouvant
être mis en oeuvre sur les microplastiques
- De manière générale, construire un référentiel méthodologique national
Calendrier et délais : 2020-2023 :
Budget estimé : A définir
63
Nouvelles actions
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans les
eaux et les milieux aquatiques
Levier 9 ? En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 44 : Mise à jour de l?étude des risques sanitaires liés au retour au sol des boues
d?épuration
Objectif principal : Mettre à jour l?évaluation des risques sanitaire attribuable à l?épandage des boues et
compost de boues
Contexte : En France la production de boues issues du traitement des eaux usées domestiques s'est établie
à environ 1.200.000 tonnes de matières sèches en 2014 (dernières données rapportées à la Commission
européenne) et plus de 70% sont épandues sur les sols agricoles. En effet l?épandage des boues est une
alternative efficace aux engrais minéraux et participe à l?économie circulaire. C?est une solution privilégiée à
l?élimination par le ministère et la Commission européenne en matière de gestion des déchets. Cependant
l?épandage des boues fait courir un risque de pollution des sols et des cultures, du fait des micropolluants
qu?elles peuvent contenir, notamment des substances émergentes qui ne font pas l?objet d?une surveillance
aujourd?hui. En 2014, L?INERIS, l?DAEME et Le CNRS en collaboration avec des fédérations professionnelles
ont réalisé une première étude sur la caractérisation des substances dites « émergentes » dans les boues
et compost de boues. Depuis, la publication de la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage
et à l'économie circulaire (loi AGEC) impose dans son article 86 de réviser les référentiels réglementaires
sur l'innocuité environnementale et sanitaire applicables à l?épandage des boues épuration d?ici le 1er juillet
2021. Aussi l?INERIS, à la demande du SYPREA a souhaité réaliser la mise à jour de cette précédente étude
d?évaluation des risques sanitaire conduite en 2014 pour consolider les connaissances actuelles dans ce
contexte de révision des critères d?innocuité applicables à l?épandage des boues.
Mise en oeuvre :
Compléter l?évaluation des risques conduites en 2014 :
? Prise en compte de vecteurs d?exposition complémentaires
? Utilisation de l?outil MODUL?ER pour affiner les hypothèses précédentes
? Mise à jour des données d?entrée (concentrations, valeurs toxicologique de référence)
Responsables de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : INERIS
Partenaires : DEB, SYPREA, FNCCR, AMF, AMORCE, FP2E, FNADE
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de réunions du groupe de travail réalisées
Calendrier et délais :
Budget estimé :
64
Annexes
65
Gouvernance du plan national micropolluants 2016-2021
La politique développée en matière de micropolluants est interministérielle.
La présidence du comité de pilotage est assurée par la direction de l?eau et de la biodiversité (DEB) pour le
MEEM en concertation avec la direction générale de la santé (DGS) pour le MASS et la direction générale
de l?alimentation (DGAL) pour le MAAF.
Le secrétariat général est assuré par la DEB qui décide de l?ordre du jour en concertation avec les deux
autres ministères sur la base des propositions des pilotes d?objectifs.
Le suivi technique du plan est assuré par les responsables d?action (cf. tableau de bord joint) auxquels sont
associés des partenaires. Les responsables d?action sont issus de l?administration (CGDD, DGPR, DEB,
DGS), d?organismes institutionnels (OFB, CEREMA, ANSES) ou d?organismes publics de recherche et
développement (INERIS, BRGM, IRSTEA, Ifremer, AQUAREF). Les responsables d?action réunissent les
groupes de travail ad hoc. Ils doivent alerter si besoin et rendre compte aux pilotes des 3 objectifs du plan.
Les pilotes d?objectifs sont en contact avec les responsables d?actions et remplissent un état d?avancement
du plan sur la base d?un tableau de bord commun. Ils indiquent aux ministères les sujets à mettre à l?ordre
du jour des COPIL.
? Pilotes de l?objectif 1 (Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans les
eaux et les milieux aquatiques) : direction de l?eau et de la biodiversité avec pour le levier 3 (limiter
les rejets de médicaments) l?appui de la direction générale de la santé.
? Pilotes de l?objectif 2 (Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des eaux
et préserver la biodiversité) : OFB avec pour les leviers 10 (en menant des campagnes ciblées en
complément de la surveillance de routine) et 13 (en définissant des seuils de protection pour le
consommateur et les écosystèmes aquatiques) l?appui de la DGS.
? Pilote de l?objectif 3 (Dresser des listes de polluants sur lesquels agir) : direction de l?eau et de la
biodiversité.
Un COPIL plénier sera réuni annuellement. Des COPIL restreints seront organisés en tant que de besoin
sur des thématiques particulières :
? par typologie de molécules : ex. molécules hydrophobes, biocides, médicaments, etc.
? par thème transversal : mesures de réduction, innovation, aspects sociologiques, appel à projet
pollution eaux urbaines, etc.
Les membres du COPIL plénier seront les membres des COPIL des plans nationaux PCB, résidus de
médicaments, micropolluants 1 (voir liste des membres pressentis ci-après).
Le comité scientifique de l?OFB et les académies nationales pourront être interrogés lors de la révision à mi-
parcours du plan micropolluants.
Les actions sont budgétées dans le cadre des programmes existants (OFB, CEREMA, ANSES, programme
DGPR, programmes des agences de l?eau, programme recherche- innovation du CGDD voire en partie sur
le budget des collectivités locales ou des industriels s?agissant du RSDE).
66
Liste des membres invités du COPIL plan micropolluants 2016-2021
Membres Organisation
Etablissements publics ADEME
Etablissements publics Agence de l'eau Adour-Garonne
Etablissements publics Agence de l'eau Artois-Picardie
Etablissements publics Agence de l'eau Loire-Bretagne
Etablissements publics Agence de l'eau Rhin-Meuse
Etablissements publics Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse
Etablissements publics Agence de l'eau Seine-Normandie
Etablissements publics ANSES
Etablissements publics ANSES/ANMV
Etablissements publics ANSM
Etablissements publics AQUAREF
Etablissements publics BRGM
Etablissements publics Ifremer
Etablissements publics InCA
Etablissements publics INERIS
Etablissements publics InVS
Etablissements publics IRSTEA
Etablissements publics LNE
Etablissements publics OFB
Etat MAAF/DGAL
Etat MASS
Etat MEEM/CGDD
Etat MEEM/DDT
Etat MEEM/DREAL
Etat MEEM/DEB
Etat MEEM/DGEC
Etat MEEM/DGPR
Etat MESR
Offices de l'eau Offices eau
Société civile Cyclamed
Société civile OIEau
Société civile Académie de l'eau
Société civile Académie nationale de pharmacie
Société civile ADF
Société civile AMF
67
Société civile ARF
Société civile ASTEE
Société civile CLCV
Société civile CNPMEM
Société civile CISS
Société civile CONNAPED
Société civile FEHAP
Société civile FENARIVE
Société civile FFA
Société civile FHF
Société civile FNCCR
Société civile FNE
Société civile FNPF
Société civile FNSEA
Société civile FP2E
Société civile FSPF
Société civile FSVF
Société civile Humanité Biodiversité
Société civile LEEM
Société civile MEDEF/FEDEM
Société civile MEDEF/UIC
Société civile Ordre national des médecins
Société civile Ordre national des pharmaciens
Société civile Ordre national des vétérinaires
Société civile Robin des bois
Société civile SIMV
Société civile SNPGH
Société civile SNPHPU
Société civile SYNPREFH
Société civile UFC que choisir
Société civile UIE
Société civile UNPF
Société civile USPO
68
Tableau de bord des responsables d?action et partenaires
Levier Action Porteur de l'action Partenaires
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans les eaux et les
milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter les émissions et rejets
Levier 1 - En
limitant les rejets
des collectivités
Action1 : Rédiger un guide opérationnel
du raccordement non domestique pour
les collectivités pour faire évoluer les
pratiques
DEB, DGPR,
CEREMA
OFB, AE, INERIS,
DREAL et DDT, GRAIE,
ASCOMADE, SP3I,
FNCCR, AMF, AITF,
FENARIVE, FP2E,
CNIDEP, ADOPTA
Action 2: Mettre en oeuvre les
recommandations du guide relatif à la
bonne gestion des déchets issus de
médicaments et des déchets liquides
dans les établissements de santé et
médico-sociaux
DGS, DEB AE, ARS, DGPR,
ADEME, Synprefh
Levier 2 - En
limitant les
émissions
industrielles et
artisanales
Action 3 : Suivre le plan de
décontamination des appareils contenant
des PCB d?une teneur entre 50 et 500
ppm et conduire une surveillance
environnementale des ICPE qui traitent
les PCB
DGPR ADEME
Action 4 : Renforcer la surveillance des
rejets industriels et mettre en place des
plans de réduction adaptés dans la
continuité de l?action RSDE pour les
installations classées pour
l?environnement (ICPE) et centres
nucléaires de production d?électricité
(CNPE)
DGPR pour ICPE
ASN pour les CNPE
INERIS, FNCCR, FP2E,
AE
DGPR, DEB, EDF
(exploitant des CNPE)
Action 5 : Gérer avec précaution les
sédiments contaminés lors
d'interventions sur le milieu (dragages,
curages, actions de restauration) et à
terre, valoriser les sédiments non
dangereux
OFB
CEREMA/DTecEMF,
DREAL, IRSTEA,
INERIS, AE, BRGM,
VNF/DT
Action 6 : Mettre en place dans quelques
métiers de l'artisanat des démonstrateurs
de bonnes pratiques de réduction
d'émissions de micropolluants
Eurométropole de
Strasbourg
CNIDEP, INERIS, IRES
Tronico-Vigicell, FNCCR,
AE Rhin Meuse, GESTE,
IRH Ingénieur Conseil
Levier 3 - En
limitant les rejets
de médicaments
Action 7 : Etudier la prise en charge des
médicaments non utilisés des
établissements de santé et médico-
sociaux et des centres de soins,
d'accompagnement et de prévention en
addictologie et proposer des évolutions
DGS, DGPR ADEME, Synprefh
Action 8 : Tirer les conclusions de
l?expérimentation sur la dispensation à
l?unité des médicaments
DGS
DSS, ARS concernées
par l?expérimentation,
CNAMTS, USPO, FEIMA
69
Levier 3 - En
limitant les rejets
de médicaments
Action 9 : étudier la pertinence de l'indice
suédois de classement des substances
actives en fonction de leur impact pour
l?environnement et l?acceptabilité par les
professionnels de santé de la mise en
place d?un tel indice de classement des
médicaments en France
DGS
DG Trésor, DGAL,
Académies nationales,
ANSM, ANMV,
industriels du
médicament, DEB
Levier 4 - En
limitant les
pollutions diffuses
de l?agriculture
Action 10 : Protéger 1000 captages
prioritaires vis-à-vis des nitrates ou des
pesticides pour contribuer à la protection
de la ressource en eau
DEB
DGPE, DGS, OFB, AE,
DREAL, DDT(M), ARS,
collectivités,
représentants de la
profession agricole,
BRGM, IRSTEA, INRA,
FNCCR, ADCF, FP2E
Sous objectif 2 - Sensibiliser le plus grand nombre à la pollution des eaux
Levier 5 ? En
formant et
informant le plus
grand nombre
Action 11 : Elaborer et mettre en
oeuvre une stratégie de formation
pour l?accompagnement du plan
OFB
INERIS, BRGM, FNCCR,
services du ministère
chargés de l?écologie
(centraux et déconcentrés),
représentants des acteurs
économiques, des
collectivités et de la société
civile, opérateurs de
formation
Action 12 : Améliorer l?information sur
l'état des masses d?eau de surface
(refonte de la toile Eaufrance, site
Naïades)
OFB BRGM, DREAL, AE,
INERIS, DEB, OIEau
Action 13 : Améliorer la
communication envers le grand
public, les professionnels et les
collectivités
DEB, DGALN/COM,
DGS
OFB, AE, ANSES, FNCCR,
FP2E, FENARIVE, ARS,
DREAL, associations de
consommateurs, autres
associations, sociologues
Levier 6 - En
capitalisant les
expériences
innovantes pour
changer les
pratiques
Action 14 : Rédiger et diffuser des
guides capitalisant notamment les
expériences des collectivités
innovantes sélectionnées dans le
cadre de l?appel à projet national
lancé par les Agences de l?eau, l?OFB
et le MEEM en 2014 intitulé «
Innovation et changements de
pratiques : micropolluants des eaux
urbaines»
OFB
AE, porteurs de projets,
FNCCR, FP2E, DEB, DGS,
CGDD
Action 15 : Comprendre la perception
citoyenne des enjeux liés à la
présence de micropolluants dans la
ressource aquatique et identifier les
opportunités liées à des changements
de comportements
OFB AE, porteurs de projets,
INERIS, BRGM
70
Objectif 2 ? Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des eaux et
préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 - Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence des micropolluants
dans les eaux et les milieux aquatiques
Levier 7 - En
améliorant la
quantification des
substances
rejetées dans le
milieu naturel
Action 16 : Mieux évaluer les
émissions de polluants vers les
milieux par les eaux pluviales
urbaines, le ruissellement et le
drainage agricoles, les eaux usées
urbaines et industrielles
INERIS
CEREMA, OFB, IRSTEA,
BRGM, INRA, FP2E, AE et
OE, PIREN-Seine, DGPR
Action 17 : Poursuivre la recherche de
substances dangereuses dans les
eaux brutes et dans les eaux usées
traitées de stations de traitement des
eaux usées et la recherche d?actions
de réduction
DEB
INERIS, DGPR, AE,
DDT(M), OFB, AQUAREF,
industriels, collectivités,
BRGM, CEREMA, IRSTEA,
Anses, FNCCR, FP2E
Levier 8 - En
étudiant
l?incidence de
certains procédés
de traitement ou
de recyclage
Action 18 : Analyser les nouvelles
solutions, à l'amont ou à l'aval des
stations de traitement des eaux
usées, pour notamment limiter la
pollution des eaux
DEB
OFB, INERIS, CEREMA,
ANSES, AE, DGS, DGPR,
IRSTEA, FNCCR, FP2E,
collectivités, industriels de
l'eau, pôles de compétitivité,
porteurs d'études
Action 19: Construire une
méthodologie pour la valorisation et le
recyclage les déchets minéraux non
dangereux en ouvrages maritimes ou
immergés
CEREMA DEB, BRGM, secteurs
travaux publics
Action 20 : Evaluer l?incidence de
l?utilisation de pneus usagés utilisés
dans les ouvrages de stockage des
eaux pluviales
CEREMA
DEB, DGPR, ADEME, OFB,
BRGM, FNCCR, Aliapur,
FRP
Action 21 : Mieux caractériser les flux
de mercure à l'aval des anciens sites
miniers en Guyane pour en limiter les
rejets dans les cours d'eau
BRGM
OFB, OE Guyane, DGPR,
DEAL Guyane, HYDRECO,
Université de Bordeaux,
LNE
Levier 9 ? En
améliorant la
surveillance et la
connaissance du
devenir des
polluants
Action 22 : Poursuivre
l?accompagnement des donneurs
d?ordres et acteurs de terrain pour
fiabiliser les données de surveillance
des eaux, des sédiments et du biote
OFB AQUAREF, AE, DEB,
Anses (LHN), FNCCR
Action 23 : Utiliser, à des fins de
connaissance de l?état initial et des
tendances de contamination des
milieux aquatiques, les banques
d?échantillons environnementaux
OFB
Université de Pau et des
Pays de l'Adour, Ifremer,
IRSTEA, INERIS, LNE,
DGAL, DEB, Zones Ateliers
CNRS InEE, AE, DREAL
Rhône-Alpes, Anses (LHN)
Action 24 : Mieux connaître les
niveaux d'imprégnation des milieux
aquatiques par des polluants à enjeux
et mieux comprendre les transferts de
ces polluants entre les différents
compartiments de l?environnement
OFB
Ifremer, BRGM, IRSTEA,
AE (notamment SN),
DGEC, INERIS, CEREMA,
Anses, DEB, Zones Ateliers
CNRS InEE, Université de
Lorraine (UR-AFPA), GIP
Seine Aval
71
Levier 9 ? En
améliorant la
surveillance et la
connaissance du
devenir des
polluants
Action 25 : Evaluer les méthodes et
technologies innovantes de
surveillance et de diagnostic
OFB, DEB AQUAREF, AE, Université
de Lorraine, CEREMA
Levier 10 ? En
menant des
campagnes
ciblées en
complément de la
surveillance de
routine
Action 26 : Organiser la surveillance
prospective sur des molécules
émergentes dans les rivières, nappes
et eaux littorales et dans les eaux
destinées à la consommation
humaine
DEB, DGS, OFB
AQUAREF, AE, ANSES
(LHN), CEREMA, FP2E,
ARS, INERIS, BRGM,
laboratoires de recherche
Action 27 : Inventorier et caractériser
les sites de stockage de résidus
d'anciennes industries extractives
DGPR
GEODERIS (BRGM-
INERIS), AE Loire
Bretagne, DREAL Corse et
Languedoc Roussillon
Action 28 : Etablir une cartographie
des eaux souterraines impactées par
les ions perchlorates d'origine
agricole et ceux issus de la
destruction des munitions des
grandes guerres et définir les
éventuels cortèges de micropolluants
associés
BRGM
DGPR, DEB, DGS, DGAL,
ANSES (LNH), ARS, OFB,
FNCCR, FP2E, AE,
collectivités, distributeurs
d?eau
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts des micropolluants sur l?état des ressources et les
effets sur la santé et la biodiversité
Levier 11 - En
améliorant le
diagnostic
Action 29: évaluer l?effet des
micropolluants sur la faune et la flore
aquatique notamment les effets des
mélanges de micropolluants
INERIS OFB, IRSTEA
Action 30 : Améliorer l'état des lieux
réalisé dans le cadre de la Directive
Cadre sur l'Eau
DEB
INERIS, BRGM, Ifremer, OFB,
AE et OE, DGPR, DEAL et
DREAL de bassin, IRSTEA
Levier 12 - En
rendant
disponibles et en
partageant les
données utiles à
l?évaluation des
risques pour
l?environnement
Action 31 : Travailler sur la
disponibilité et le partage de données
permettant de connaître le danger et
l'exposition pour les résidus de
médicaments humains et vétérinaires
dans les eaux
DEB, DGS
Syndicats des entreprises du
médicament, DGAL, ANSM,
ANSES (dont ANMV),
agences sanitaires
européennes, professionnels
du traitement de l'eau, AE,
CGDD-DRI, CNAMTS,
INERIS
Action 32 : Poursuivre le
développement et la mise à jour de
portails de diffusion de données sur
les substances chimiques
INERIS
DGPR, DEB, DGS, ANSES,
AE, OFB, BRGM, Ifremer,
INRS
Action 33 : Capitaliser les
connaissances internationales sur les
risques environnementaux et
sanitaires liés aux micropolluants
dans les milieux aquatiques
CGDD/DRI
DEB, DGPR, DGS, Académies
nationales, ANSM, Ifremer,
INERIS, OFB, BRGM, ANSES,
IRSTEA, syndicats des
entreprises du médicament,
chercheurs
72
Levier 13 - En
définissant des
seuils de
protection pour le
consommateur et
les écosystèmes
aquatiques
Action 34 : Construire des valeurs de
référence et des méthodologies pour
mieux juger la qualité des eaux de
surface et souterraines prenant en
compte les perturbateurs
endocriniens et les métabolites
pertinents
INERIS BRGM, OFB, FP2E, DGPR,
Ifremer
Action 35 : Evaluer les risques
sanitaires liés à la présence de
micropolluants dans les eaux
destinées à la consommation
humaine
ANSES DGS
Objectif 3 - Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 - En
hiérarchisant les
molécules selon
différentes
stratégies
Action 36 : Identifier les métabolites
des produits phytopharmaceutiques et
évaluer les capacités analytiques des
laboratoires pour permettre une mise
sous surveillance précoce
BRGM AQUAREF, OFB, AE,
INERIS
Action 37 : Classer les molécules
selon les besoins de connaissances
environnementales
INERIS OFB, CEP, BRGM
Action 38 : Classer les molécules
selon les risques de non atteinte du
bon état des milieux (eaux
souterraines, eaux de surface, eaux
littorales)
INERIS
DEB, DREAL, AE et OE,
OFB, BRGM, membres du
CEP
Action 39 : Classer les molécules
selon la nécessité et la faisabilité de
réduction des émissions
INERIS
DEB, DGPR, DGS, DGPE,
DGAL, OFB, AE, membres
du CEP, acteurs
économiques
73
Articulation entre le PNSE 3 et le plan micropolluants
Action du PNSE 3
Action du plan micropolluants
Actions couvertes en totalité
Action 32 : Surveiller les substances émergentes
prioritaires dans les milieux aquatiques et les
captages d?eau destinée à la consommation
humaine (perchlorates, bisphénol A et substances
de la famille des nitrosamines, parabènes et
phtalates)
Action 26 : Organiser la surveillance prospective
sur des molécules émergentes dans les rivières,
nappes et eaux littorales et dans les eaux destinées
à la consommation humaine
Action 54 : mieux prendre en compte le caractère
perturbateur endocrinien dans la définition des
valeurs guides environnementales pour les
micropolluants qui sont aussi perturbateurs
endocriniens dans les milieux aquatiques
Action 34 : Construire des valeurs de référence et
des méthodologies pour mieux juger la qualité des
eaux de surface et souterraines prenant en compte
les perturbateurs endocriniens et les métabolites
pertinents
Action 46 : travailler sur la disponibilité et le partage
de données permettant de connaître le danger et
l?exposition pour les résidus de médicaments
humains et vétérinaires dans les eaux
Action 31 : Travailler sur la disponibilité et le
partage de données permettant de connaître le
danger et l'exposition pour les résidus de
médicaments humains et vétérinaires dans les eaux
Actions couvertes en partie
Action 33 : réaliser un suivi post-AMM pour les
produits phytopharmaceutiques et les métabolites
pertinents contenant des substances actives pour
lesquelles il n?existe pas de méthodes d?analyses
courantes en France et pour lesquelles le seuil de
quantification est supérieur à la « concentration
avec effet » déterminée par l?INERIS en appui à la
mise en oeuvre de la directive cadre sur l?eau
Action 36 : Identifier les métabolites des produits
phytopharmaceutiques et évaluer les capacités
analytiques des laboratoires pour permettre une
mise sous surveillance précoce
Action 44 : faciliter l?accès et l?utilisation des
données d?exposition
Action 12 : Améliorer l?information sur l'état des
masses d?eau de surface (refonte de la toile
Eaufrance, site Naïades)
Action 23 : Utiliser, à des fins de connaissance de
l?état initial et des tendances de contamination des
milieux aquatiques, les banques d?échantillons
environnementaux
Action 56 : mettre en oeuvre la protection des
captages utilisés pour l?alimentation en eau potable
(AEP) contre les pollutions accidentelles et les
pollutions diffuses (suite de l?action 28.1 du PNSE
2)
Action 10 : Protéger 1000 captages prioritaires vis-
à-vis des nitrates ou des pesticides pour contribuer
à la protection de la ressource en eau
Action 60 : réaliser des travaux de validation des
modèles de transferts en les focalisant sur des
substances à fort enjeu sanitaire (exemple :
éléments traces métalliques, PCB)
Action 24 : Mieux connaître les niveaux
d'imprégnation des milieux aquatiques par des
polluants à enjeux et mieux comprendre les
transferts de ces polluants entre les différents
compartiments de l?environnement
74
Appel à projet « Innovations et changements de pratiques : lutte contre
les micropolluants des eaux urbaines »
Le ministère en charge de l?écologie, l?Office national de l?eau et des milieux aquatiques (OFB) et les agences
de l?eau, en partenariat avec le ministère en charge de la santé, ont lancé conjointement un appel à projets
concernant les «Micropolluants des eaux urbaines». L?objectif prioritaire est d?inciter et aider les collectivités
à s?engager à mieux connaître et réduire l?impact des micropolluants sur les milieux et les ressources
aquatiques de leurs territoires.
Les treize projets retenus mobilisent des collectivités locales et leurs partenaires locaux, privés (entreprises
et associations) et/ou publics (universités, laboratoires de recherche) sur des initiatives innovantes allant des
changements de pratiques des usagers et des professionnels jusqu?à la réalisation de nouvelles solutions
techniques coûts - efficaces (gestion durable des eaux pluviales, méthodes de diagnostic des pollutions...).
Un total de 10,2 millions d?euros apporté par l?OFB et les agences de l?eau permet de soutenir treize projets
répartis sur la majorité des bassins versants du territoire incluant les territoires d?outre-mer.
Les 13 projets contribuent aux trois objectifs du plan national micropolluants : réduire, connaître et prioriser
les micropolluants. Les actions du plan national renvoient explicitement aux sorties opérationnelles qui seront
élaborées dans le cadre des projets :
? valoriser des guides capitalisant les expériences des collectivités innovantes ;
? comprendre la perception citoyenne des enjeux liés à la présence de micropolluants dans la ressource
aquatique et les opportunités liées à de nouveaux comportements ;
? mieux évaluer les émissions de polluants vers les milieux par les eaux pluviales urbaines, le ruissellement
et le drainage agricole, les eaux usées urbaines et industrielles ;
? analyser, d?un point de vue coûts/avantages, de nouvelles solutions, à l?amont ou à l?aval des stations de
traitement des eaux usées, pour notamment limiter la pollution des eaux ;
? classer les molécules selon la nécessité et la faisabilité de réduction des émissions.
Les thématiques traitées sont opérationnelles :
- Gestion de la pollution d?origine domestique : résidus de médicaments, de cosmétiques, de
produits biocides. Chaque jour, les Français rejettent dans leurs eaux usées des produits d?hygiène, des
résidus de cosmétiques, de médicaments... qui sont en partie traités dans les stations de traitement d?eaux
usées. Les rejets dans les cours d?eau de ces stations contiennent encore trop de ces résidus chimiques.
Les projets Cosmet?Eau, Seneur, SMS répondent à cette problématique.
- Gestion de la pollution émise par les activités de soin : . Les centres de soins (hôpitaux, maisons
de retraite, centres de rééducation....) utilisent de nombreux produits contenant des micropolluants que ce
soit pour soigner les patients ou pour désinfecter lieux et matériels. L?objectif est de trouver de nouvelles
solutions techniques pour la gestion et l?élimination des produits polluants. Les projets Biotech, Rempar,
Sipibel-Rilact répondent à cette problématique.
- Gestion des pollutions en temps de pluie ou efficacité des aménagements urbains ou routiers sur
la réduction des micropolluants. Lorsqu?il pleut, les eaux de pluie ruisselant sur la ville ou sur les routes se
chargent de micropolluants issus des activités routières, des toitures, des peintures utilisées en extérieur...
Ces eaux pluviales peuvent être rejetées directement à la rivière, en la polluant, ou bien elles peuvent arriver
à la station de traitement d?eaux usées. Or celle-ci n?est pas toujours dimensionnée pour accueillir des
volumes d?eau plus importants que les seuls volumes issus des eaux usées domestiques. De plus, les
micropolluants de ces eaux de pluie ne sont pas toujours traités dans la station de traitement. Les projets
Matrioschkas, Micromegas, Roulépur répondent à cette problématique.
- Planification de l?action à l?échelle des agglomérations, en tenant compte des sources multiples.
Les stations d?épuration urbaines reçoivent des micropolluants issus de différentes sources . Pour limiter cet
apport, il faut identifier les sources, hiérarchiser les micropolluants prioritaires, changer les comportements
pour limiter leur utilisation à la source et enfin mieux les traiter. Les projets LumiEau, Micropolis, MicroReuse,
Regard répondent à cette problématique.
75
Objectifs de réduction des émissions et des rejets
76
Liste des abréviations
ADCF Assemblée des Communautés de France
ADEME Agence de l?Environnement et de la Maîtrise de l?Energie
ADF Assemblée des Départements de France
ADOPTA Association pour le Développement Opérationnel et la Promotion des Techniques Alternatives en
matière d'eaux pluviales
AE Agences de l?eau
AEP Alimentation en Eau Potable
AITF Association des Ingénieurs Territoriaux de France
AMF Association des Maires de France
AMM Autorisation de Mise sur le Marché
ANMV Agence Nationale du Médicament Vétérinaire
ANSES Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l?alimentation, de l?environnement et du travail
ANSM Agence Nationale de Sécurité du Médicament
AQUAREF Laboratoire national de référence pour la surveillance des milieux aquatiques
ARF Association des Régions de France
ASCOMADE Association de Collectivités pour la Maîtrise des Déchets et de l'Environnement
ASN Autorité de Sûreté Nucléaire
ARS Agence Régionale de Santé
ASTEE Association Scientifique et Technique pour l?Eau et l?Environnement
BNV-D Banque Nationale des Ventes de produits phytopharmaceutiques par les Distributeurs agréés
BRGM Bureau de Recherches Géologiques et Minières
CEP Comité d?Experts en charge de la Priorisation des substances
77
CEREMA Centre d?Etudes et d?expertise sur les Risques, l?Environnement, la Mobilité et l?Aménagement
CGDD Commissariat Général au Développement Durable
CISS Collectif Inter-associatif Santé
CLCV Association Consommation, Logement et Cadre de Vie
CNAMTS Caisse Nationale d?Assurance Maladie des Travailleurs Salariés
CNIDEP Centre National d?Innovation pour le Développement durable et l?Environnement dans les Petites
entreprises
CNPE Centre Nucléaire de Production d?Electricité
CNPMEM Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins
CNRS InEE Centre National de la recherche Scientifique -Institut Ecologie et Environnement
CONAPPED Comité National de la Pêche Professionnelle en Eau Douce
COPIL Comité de pilotage
DCE Directive Cadre sur l?Eau
DCSMM Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin
DDIE Directive Déchets Industries Extractives
DDT(M) Direction Départementale des Territoires (et de la Mer)
DEAL Direction de l?Environnement, de l?Aménagement et du Logement
DEB Direction Eau Biodiversité
DEHP Di(2-éthylhexyl)phtalate
DGAL Direction Générale de l?Alimentation
DGALN/COM Direction Générale de l?Aménagement, du Logement et de la Nature/ Communication
DGEC Direction Générale de l?Energie et du Climat
DGPE Direction Générale de la Performance Economique et environnementale des entreprises
DGPR Direction Générale de la Prévention des Risques
DGS Direction Générale de la Santé
78
DREAL Direction Régionale de l?Environnement, de l?Aménagement et du Logement
DSS Direction de la Sécurité Sociale
EDA Effect-Directed Analysis
EDCH Eaux Destinées à la Consommation Humaine
FEDEM Fédération des Minerais, minéraux industriels et métaux non ferreux
FEHAP Fédération des Etablissements Hospitaliers et d?Aide à la Personne
FEIMA Fédération des Editeurs d?Informatique Médicale et paramédicale Ambulatoire
FENARIVE Fédération Nationale des Associations de Riverains et utilisateurs industriels de l?eau
FFA Fédération Française d?Acier
FHF Fédération Hospitalière de France
FNCCR La Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies
FNE France Nature Environnement
FNPF Fédération Nationale pour la Pêche de France
FNSEA Fédération Nationale des Syndicats d?Exploitants Agricoles
FP2E Fédération Professionnelle des Entreprises de l'Eau
FRP France Recyclage Pneumatiques
FSPF Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France
FSVF Fédération des Syndicats Vétérinaires de France
GIP Groupement d?Intérêt Public
GRAIE Groupe de Recherche Rhône Alpes sur les Infrastructures et l'Eau
HYDRECO Laboratoire Environnement de Petit Saut (Guyane)
ICPE Installations Classées pour la Protection de l?Environnement
Ifremer Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer
INCa Institut national du Cancer
INERIS Institut national de l'environnement industriel et des risques
79
INRA Institut national de la recherche agronomique
INRS Institut National de Recherche et de Sécurité
InVS institut de veille sanitaire
IRES Institut de Recherches Economiques et Sociales
IRSTEA Institut de Recherche en Sciences et Technologies pour l'Environnement et l'Agriculture
LCSQA Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'Air
LEEM Les Entreprises du Médicament
LHN Laboratoire d?Hydrologie de Nancy
LNE Laboratoire National d?Essais
MASS Ministère des Affaires Sociales et de la Santé
MEEM Ministère de l?Environnement, de l?Energie et de la Mer
MEER Ministère de l?Education Nationale, de l?Enseignement et de la Recherche
MISEN Mission Inter-Services de l'Eau et de la Nature
NQE Norme de Qualité Environnementale
OE Office de l?eau
OIEau Office International de l?Eau
OFB Office National des Eaux et des Milieux Aquatiques
PAMM Plan d?action milieu marin
PAOT Plan d?Action Opérationnel Territorialisé
PCB Polychlorobiphényle
PIREN-Seine Programme Interdisciplinaire de Recherche sur l?Environnement de la Seine
PNRM Plan National Résidus de Médicaments
PNSE Plan National Santé Environnement
PSC Portail Substances Chimiques
PUNR Pneumatiques Usagés Non Réutilisables
80
RCS Réseau de Contrôle de Surveillance
REPOM Réseau national de Surveillance des Ports Maritimes
RSDE Recherche des Substances Dangereuses dans l?Eau
SIAAP Syndicat Interdépartemental pour l'Agglomération Parisienne
SIG Système d?Information Géographique
SP3I Secrétariat permanent pour la prévention des pollutions et des risques industriels
SIMV Syndicat de l?industrie du Médicament et réactif Vétérinaires
SDAGE Schéma Directeur d?Aménagement et de Gestion des Eaux
SNPE Stratégie Nationale pour les Perturbateurs Endocriniens
SNPGH Syndicat National des Pharmaciens Gérants Hospitaliers
SNPHPU Syndicat National des Pharmaciens Hospitaliers
SoeS Service de l?observation et des Statistiques
SPI Science Policy Interface
STEU Station de Traitement des Eaux Usées
Synprefh Syndicat National des Pharmaciens des Etablissements Publics de Santé
UIC Union des Industries Chimiques
UIE Union Nationale des Industries et Entreprises de l?eau
UNPF Union Nationale des Pharmacies de France
USPO Union des Syndicats de Pharmaciens d?Officine
VGE Valeur Guide Environnementale
VLE Valeur Limite d?Emission
VNF/dT Voies Navigables de France/Direction Territoriale
(ATTENTION: OPTION mpliquant des équipes françaises (CNRS pour le projet « Promote », BRGM et Geo-Hyd pour le
projet « Frame ») étudieront des solutions de réduction ou de réutilisation des eaux usées, à échéance 2018.
Responsable d?action et partenaires :
Responsable de l?action : DEB ; Partenaires : DGS, OFB, INERIS, CEREMA, ANSES, agences de l'eau,
DGPR, IRSTEA, collectivités, industriels de l'eau, pôles de compétitivité, porteurs d?études
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Recueils d?orientations à destination des acteurs de la gestion des eaux de rejets et pluviales
Rapport de synthèse de l?analyse économique de l?INERIS
Calendrier et délais : sur la durée du plan
Budget estimé 600 k¤, hors Appel à projets national (cf. fiche 14)
35
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 8- En étudiant l?incidence de certains procédés de traitement ou de recyclage
Action 19 : Construire une méthodologie pour la valorisation et le recyclage des déchets
minéraux non dangereux en ouvrages maritimes ou immergés
Objectif principal : L?objectif est d?offrir aux gestionnaires les outils méthodologiques et pratiques pour intégrer
dans leurs ouvrages hydrauliques des matériaux recyclés locaux compatibles avec les enjeux de pérennité de
l?ouvrage et de préservation de l?environnement.
Contexte :
Les opérateurs portuaires et fluviaux ont un besoin constant de s?adapter en raison de nouvelles activités telles
que la production d?électricité renouvelable en mer qui nécessitent de nouveaux espaces portuaires dédiés ou
en raison de l?augmentation des flux et des gabarits des nouveaux navires de commerce qui conduit à adapter
les quais ou à augmenter la profondeur des chenaux d?accès. Par ailleurs, le plan exceptionnel de
reconstruction et de renforcement des digues et de prévention des submersions marines vise à réduire la
vulnérabilité des territoires soumis aux risques de submersion marine et d?inondation rapide. Tous ces
aménagements offshores, portuaires ou côtiers vont mobiliser de forts volumes de matériaux. Aussi l?emploi de
matériaux alternatifs en substitution de matériaux classiques naturels (roche) ou artificiels (béton) est envisagé
au sein d?ouvrages maritimes. Néanmoins il n?existe pas de référentiel environnemental pour le recyclage des
déchets minéraux en usage maritime ou immergé.
Mise en oeuvre :
? Aspect mécanique : évaluation des domaines d?usages des matériaux alternatifs, de la compatibilité
de ces matériaux avec les matériaux traditionnels lors de travaux neufs ou d?entretiens ;
? Aspect environnemental : définition d?une méthodologie de caractérisation environnementale et
sanitaire des matériaux alternatifs. Le lien avec les domaines d?usages doit déboucher sur des
typologies d?emplois des matériaux alternatifs ;
? Résilience : impact des matériaux alternatifs sur les territoires en cas de rupture des ouvrages
maritimes :
? Développement des filières : estimation du gisement et de la disponibilité de ces matériaux alternatifs.
Développement d?outils locaux à destination des maîtres d?ouvrage et les producteurs et entreprises.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : CEREMA
Partenaires : DEB, BRGM, secteurs des travaux publics
Indicateur (si possible) et/ou production attendue : Nombres de collectivités territoriales accompagnées sur
ces aspects de valorisation
Calendrier et délais :
? Etape 1 : 2016-2017 (Tâche 1 : étude et capitalisation des retours d?expérience sur l?utilisation de
matériaux alternatifs dans des ouvrages maritimes ou immergés et sur les expérimentations déjà
réalisées ; Tâche 2 : essais laboratoire complémentaires d?évaluation du potentiel de valorisation de
matériaux alternatifs en ouvrages maritimes ou immergés).
? Etape 2 : 2018-2019 (Tâche 3 : compilation des résultats des retours d?expérience et des essais
laboratoire ; Tâche 4 : montage d?un groupe de travail d?experts pour la rédaction d?un guide
méthodologique d?acceptabilité environnementale des matériaux alternatifs dans des ouvrages
36
maritimes ou immergés ; Tâche 5 : développement des filières par la mise en place d?outils locaux à
destination des gestionnaires).
Budget : Etape 1 : ~150 000 ¤, Etape 2 : ~150 000 ¤, soit un total de 300 000 ¤
37
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 8- En étudiant l?incidence de certains procédés de traitement ou de recyclage
Action 20 : Evaluer l?incidence de l?utilisation de pneus usagés utilisés dans les ouvrages de
stockage des eaux pluviales
Objectif de l?action : Face au développement de l'utilisation des broyats de pneus usagés, les collectivités et
les services de l?État s'interrogent sur les éventuels impacts de cette application. Les pneumatiques usagés
contiennent en effet de multiples molécules polluantes, notamment certaines substances dangereuses
prioritaires listées dans le cadre de la Directive Cadre sur l'Eau 2000/60/CE (cadmium, nickel, plomb, benzène,
hydrocarbures aromatiques polycycliques, etc.), qui pourraient être rejetées lors du contact prolongé entre ces
PUNR et les eaux pluviales, dans un contexte d'utilisation en ouvrage de stockage. Or, à ce jour, l'innocuité
environnementale de cette application à court et long terme n'a pas été démontrée. En 2013, le MEEM a donc
mis en place un groupe de travail qui a permis d'élaborer une démarche expérimentale qui, une fois mise en
oeuvre, permettra de définir si cette pratique est acceptable d'un point de vue environnemental ou non, et si oui
quelles sont les conditions d'applications éventuelles. L'objectif pour les années à venir est donc le lancement
puis la conduite de cette démarche de recherche opérationnelle.
Contexte : Le décret du 24 décembre 2002 relatif à l'élimination des Pneumatiques Usagés Non Réutilisables
(PUNR) mentionne parmi les opérations de valorisation, leur réemploi, leur rechapage ainsi que leur utilisation
pour des travaux publics et des travaux de génie civil. L'emploi de pneumatiques usagés en ouvrages de gestion
des eaux pluviales se développe depuis plusieurs années, sous deux formes. La première, les pneus entiers,
semble limitée probablement en raison des difficultés de mise en oeuvre. La seconde, les pneus en broyats,
offre une facilité de mise en oeuvre à faible coût et se développe plus largement. Les eaux pluviales issues de
ces ouvrages rejoignent ensuite le réseau d'assainissement ou le milieu naturel directement après stockage :
eaux superficielles ou nappes souterraines en cas d'infiltration.
Mise en oeuvre :
Comme défini par le groupe de travail qui a élaboré la démarche expérimentale, cette action se déroulera en
trois étapes complémentaires :
? Phase 1 : Caractérisation en laboratoire des molécules émises par des broyats de PUNR et élaboration
de protocoles de vieillissement accéléré ;
? Phase 2 : Suivi de la qualité des eaux en entrée et sortie d'ouvrages pilotes expérimentaux contenant
des broyats de PUNR issus des plateformes de valorisation et vieillis artificiellement en laboratoire ;
? Phase 3 : Suivi de la qualité des eaux en entrée et sortie d'ouvrages témoins existants d'âges variés et
contenant des broyats de PUNR.
? Synthèse des résultats et conclusion du MEEM quant à l'acceptabilité environnementale de l'usage de
broyats de PUNR en ouvrages de gestion des eaux pluviales au vu des critères d'acceptabilité
préalable.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : CEREMA ; partenaires : DEB, DGPR, ADEME, OFB, FNCCR, Aliapur, FRP, BRGM
pour la phase 1
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Identification des molécules potentiellement émises par les PUNR en ouvrages de gestion des eaux pluviales.
Calendrier et délais : Lancement de la phase 1 d'ici fin 2015
Budget estimé : environ 500 000 ¤
38
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 8- En étudiant l?incidence de certains procédés de traitement ou de recyclage
Action 21 : Mieux caractériser les flux de mercure à l?aval des anciens sites miniers en
Guyane pour en limiter les rejets dans les cours d?eau
Objectif principal : Améliorer la caractérisation de la pression « orpaillage » et de ses impacts sur les masses
d?eau de surface de Guyane pour en tirer des recommandations pour la réexploitation d'anciens sites
d?orpaillage et limiter les rejets en mercure dans les cours d'eau.
Contexte :
Une des principales pressions subies par les masses d?eau de surface de Guyane est l?orpaillage. L?impact de
l?orpaillage se traduit par une augmentation importante et anormale de la turbidité de l?eau avec des
conséquences importantes sur l?équilibre écologique des rivières. Par ailleurs, le mercure, utilisé avant 2006
pour amalgamer l?or dans l?orpaillage légal et encore aujourd?hui dans les exploitations illégales, mais
également naturellement présent dans les sols du bassin amazonien, se disperse progressivement vers l?aval
dans les bassins hydrographiques et vient contaminer les chaînes alimentaires. Pour mieux gérer ces
exportations turbides enrichies en mercure, nous manquons de données fiables sur les quantités réelles
rejetées par les sites miniers, que ce soit à partir des sols vierges d?exploitation ou des sols ré-exploités.
Mise en oeuvre :
L?action du BRGM a pour objectif principal d?évaluer les quantités de mercure migrant des zones minières
polluées vers les rivières, en travaillant sur un nouveau secteur et plus précisément sur un site ré-exploité. Pour
atteindre cet objectif, l?étude se basera sur plusieurs campagnes d?échantillonnage le long des secteurs ciblés
afin de mesurer l?impact saisonnier (saisons sèche et humide) sur les quantités de mercure exportées.
Parmi les perspectives envisagées le BRGM souhaite mieux comprendre les phénomènes qui favorisent la
méthylation microbiologique du mercure afin de chercher des méthodes de gestion qui n?y sont pas favorables.
En effet, ce processus produit une forme très toxique du mercure, le monométhylmercure qui s?accumule dans
la chaîne alimentaire et peut intoxiquer les populations riveraines.
Enfin, cette action a pour perspective d?améliorer les procédés de clarification des eaux pour favoriser leur
réutilisation et améliorer la gestion de l?eau en circuit fermé. Ceci limitera les rejets d?eaux chargées vers les
rivières.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : BRGM
Partenaires : OFB, DGPR, DEAL Guyane, Office de l?eau Guyane, HYDRECO, Université de Bordeaux, LNE
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Recommandations pour la ré-exploitation d?anciens sites
Calendrier et délais :
2016-2020
Budget : 120 000 ¤ pour la phase initiale de l?action
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 22 : Poursuivre l?accompagnement des donneurs d?ordre et acteurs de terrain pour
fiabiliser les données de surveillance des eaux, sédiments et du biote
Objectif : Développer des protocoles et des outils métrologiques harmonisés pour la surveillance des
substances désignées comme prioritaires, pertinentes ou d?intérêt émergent pour garantir la fiabilité et la
comparabilité des données.
Contexte :
Dans la continuité des travaux engagés depuis plusieurs années, l?amélioration et l?harmonisation des pratiques
en matière de surveillance seront recherchées en ciblant tous les acteurs de la surveillance (prescripteurs,
donneurs d?ordres, opérateurs). Les spécificités des DOM seront prises en compte.
Mise en oeuvre :
? Développement et documentation des méthodes de référence pour l'analyse et l?échantillonnage des
nouvelles substances prioritaires DCE, des substances de la "liste de vigilance" européenne, des nouvelles
substances pertinentes nationales et des métabolites de pesticides ;
? Formalisation des recommandations sur l?analyse et l?échantillonnage ;
? Production et maintenance des référentiels/guides (notamment AQUAREF et LHN) intégrant ces évolutions
des connaissances et des techniques et les retours d?expérience terrain ;
? Formation des opérateurs de terrain (préleveurs, laboratoires) ;
? Renforcement des visites/contrôles sur le terrain visant à vérifier l?application des recommandations ou
prescriptions techniques ;
? Réalisation d?études et développement de protocoles et d?outils pour l?assurance qualité (incertitudes de
mesures, stabilité, etc.)/ des actions sur les fractions pertinentes à surveiller, des études pour mieux
connaître et estimer les incertitudes liées à certains outils/pratiques de surveillance ;
? Amélioration de la diffusion, l?accessibilité et la compréhension des connaissances acquises,
recommandations et spécifications techniques, auprès de l?ensemble des acteurs (journées techniques
laboratoires agréés et LHN),
? Mobilisation des expertises pour encadrer réglementairement l'élaboration harmonisée des marchés
d'analyse pour la surveillance chimique DCE en cohérence avec le Schéma National des Données sur
l?Eau,
? Contribution à la production de documents normatifs,
? Amélioration de la qualité des données bancarisées,
? Evolution de l?agrément des laboratoires du MEEM.
Pilote et partenaires :
Responsable de l?action : OFB ; partenaires : DEB, AQUAREF, ANSES (LHN), agences de l?eau, FNCCR
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? nombre de données bancarisées conformes aux formats d?échanges SIE ;
? nombre de données bancarisées et conformes aux exigences réglementaires nationales
? nombre de documents guides / référentiels produits et diffusés
? nombre de méthodes diffusées
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan
Budget estimé : 5 M¤ AQUAREF 2016-2018
40
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 23 : Utiliser, à des fins de connaissance de l?état initial et des tendances de
contamination des milieux aquatiques, les banques d?échantillons environnementaux
Objectif principal : Cette action vise :
? à promouvoir l'utilisation des banques d'échantillons environnementaux pour la réalisation d'analyses
rétrospectives de contaminants d'intérêt émergent, permettant ainsi de disposer rapidement d?un état
des lieux pour des micropolluants nouvellement recherchés, et l?étude des tendances temporelles de
la contamination des milieux aquatiques ;
? à organiser une réflexion au niveau national sur l?intérêt de développer une banque d?échantillons des
milieux aquatiques continentaux, écosystèmes qui ne sont pas couverts par les infrastructures
existantes, en mettant en avant les opportunités à saisir en lien avec les évolutions de la
réglementation;
? à oeuvrer à une meilleure mise en réseau des infrastructures existantes pour faciliter l?accès aux
échantillons et leur exploitation.
Contexte : L?action s?inscrit dans la continuité des recommandations émises à l?issue de la mission d?évaluation
du plan national d?actions sur les PCB (rapport du CGEDD/CGAAER de 2013), ainsi que des conclusions du
séminaire international organisé en 2014 par l?observatoire de recherche sur la qualité de l?environnement du
grand Sud-Ouest européen (Orque Sudoe) et l?OFB. En effet, l?évaluation de l?efficacité des politiques publiques
en matière de réduction des émissions des molécules polluantes dans l?environnement et d?interdiction des
déversements des contaminants chimiques les plus dangereux, implique l?analyse de l?évolution à long terme
des concentrations de ces molécules. La DCE impose ainsi le suivi temporel de certaines substances
prioritaires ayant tendance à s?accumuler dans les sédiments et/ou le biote.
Mise en oeuvre :
? Financement d?études dans le cadre des conventions de partenariat de l?OFB avec les acteurs
nationaux de la R&D du domaine (par ex. Université de Pau et des Pays de l?Adour, Ifremer).
? Lancement d?un appel à propositions par l?OFB dès 2016, pour inciter les acteurs de la recherche à
utiliser l?échantillothèque de poissons de rivière constituée entre 2008 et 2010 dans le cadre du Plan
national PCB et l?échantillothèque de sédiments constituée en 2012 (étude prospective). Cet appel à
propositions privilégiera 1) les études documentant la contamination des milieux aquatiques
continentaux par des micropolluants d'intérêt émergent encore peu recherchés à l'échelle du territoire
national, 2) les études s?intéressant à l'influence de certains facteurs biologiques et écologiques
« confondants » (par ex. espèce, guilde trophique, teneur en lipides) sur les niveaux de contaminants
bio accumulés par les poissons de rivière pour en tirer des règles d?interprétation des résultats des
programmes de surveillance DCE dans le poisson, et 3) des études dont l?objectif est le développement
et l'optimisation (miniaturisation) de méthodes d'analyses chimiques dans la matrice poisson.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB ; partenaires : DGAL, DEB, agences de l?eau, DREAL Rhône-Alpes, Ifremer,
INERIS, IRSTEA, Université de Pau et des Pays de l'Adour, ANSES (LHN), LNE, Zones Ateliers CNRS InEE
Indicateur : nombre d?actions aidées par l?OFB faisant appel à des banques d?échantillons environnementaux
/ nombre de projets retenus dans le cadre de l?appel à propositions.
Calendrier et délais : 2016-2018
Budget estimé : 380 k¤ d?aides OFB distribuées entre 2016 et 2018
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 24 : Mieux connaître les niveaux d?imprégnation des milieux aquatiques par des
polluants à enjeu, mieux comprendre les transferts de ces polluants entre les différents
compartiments de l?environnement
Objectif principal : La compréhension des processus régissant les transferts des contaminants d?un
compartiment de l?environnement vers un autre, la connaissance des stocks de polluants pour ces différents
compartiments et des flux entre ces compartiments, ainsi que des processus de dégradation peuvent aider le
gestionnaire de la qualité des milieux aquatiques dans la prise de décision pour engager des actions de
réductions des sources d?émissions.
Contexte : Cette action s?inscrit dans la continuité des recommandations de la mission d?évaluation du plan
national sur les PCB. Le comité de suivi scientifique du même plan a mis en avant i) des déficits de
connaissances sur la répartition des stocks de contaminants et sur l?ordre de grandeur des flux entre
compartiments à une échelle de gestion appropriée (i.e. bassin versant) et sur les voies et vitesses de
dégradation de ces polluants dans les différents compartiments environnementaux, et ii) la nécessité de
développer et de maîtriser des modèles basés sur des bilans de masse permettant d?appréhender les évolutions
des quantités de polluants dans un système donné.
Mise en oeuvre :
? Actions de connaissance des niveaux d?imprégnation des milieux aquatiques (GIP Seine Aval) et de
chaînes biologiques aquatiques (Agence de l?eau Seine-Normandie) à divers polluants.
? détermination des stocks de contaminants dans les sédiments, des bruits de fond et des tendances
décennales de cette contamination à partir de l?étude d?archives sédimentaires prélevées dans 4 grands
fleuves (Seine, Rhône, Loire, Garonne/Gironde).
? Connaissance des vecteurs de contamination des eaux de surface et des réseaux trophiques inféodés
et/ou la compréhension des transferts de polluants entre compartiments environnementaux :
atmosphère-eau (DGEC, BRGM), sol-eau (INRA, BRGM), sédiment-biote (IRSTEA, GEODE), eau-
biote (IRSTEA, Ifremer).
? Action « PERSIST » issu de l?appel à projets européen (Water-JPI), visant à mieux comprendre les
processus de transfert de contaminants organiques d?intérêt émergent (ciblant les produits
pharmaceutiques) le long du continuum eaux de surface-eaux souterraines.
? Mise en place d?une réflexion au niveau national, sous l?impulsion de la DEB et de l?OFB, sur les
échanges eaux souterraines-écosystèmes terrestres dépendants.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB ; partenaires : MEEM/DGEC, DEB, Ifremer, BRGM, IRSTEA, INERIS, agences
de l?eau (Seine-Normandie), CEREMA, ANSES, Université de Lorraine (UR-AFPA), zones Ateliers CNRS InEE,
GIP Seine-Aval
Indicateur :
? Rapport d?étude portant sur les liens entre les occurrences des polluants et leur origine potentielle dans
les pluies ;
? Bilan et une analyse comparative des pratiques culturales en termes de risque de transferts de
pesticides vers les eaux de surface des rivières antillaises ;
? Guide méthodologique pour l?évaluation des risques sanitaires induits par la contamination des produits
de la pêche lors d?opérations de dragage et critères décisionnels associés ;
? Modèle générique simulant le transfert de contaminants organiques hydrophobes des sédiments vers
le biote, etc.
Calendrier et délais : 2016-2020
Budget estimé : 1 500 k¤, coût complet des actions issues des partenariats OFB
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 25 : Evaluer les méthodes et les technologies innovantes de surveillance et de
diagnostic
Objectif principal :
? assurer une activité de veille et encourager le développement à des fins d?évaluation et de diagnostic,
d?outils et d?approches à fort potentiel
? comparer les performances des outils existants et établir les critères de validation, les procédures
d?assurance-qualité et les référentiels d?interprétation ;
? évaluer la valeur ajoutée des méthodes basées sur la caractérisation des effets biologiques de la
contamination (Effect-Based Monitoring Tools) et des approches EDA (Effect-Directed Analysis)
combinant outils biologiques et analyses chimiques
Contexte :
La Directive Fille 2013/39 de l?UE précise dans son considérant (18) que « De nouvelles méthodes de
surveillance, telles que l?échantillonnage passif et d?autres outils, semblent prometteuses et il convient dès lors
de les développer. » En outre, le rapport technique européen sur les outils de surveillance basés sur les effets
biologiques identifie d?ores et déjà certaines voies d?utilisation de ces méthodes innovantes dans le cadre de la
DCE : i) l?identification de substances chimiques responsables des effets observés sur le terrain, ii) la
priorisation de sites à risque de non-atteinte d?objectifs environnementaux, iii) la prise en compte des effets
combinés de molécules non ciblées pour élucider les causes de la dégradation de la qualité écologique d?un
milieu, iv) l?appui aux évaluations des états chimique et écologique.
Mise en oeuvre :
? Finalisation de l?action européenne SPI (Science Policy Interface) sur l?utilisation des approches bio-
analytiques pour la surveillance des composés oestrogéniques dans les rejets et les eaux de surface ;
? Propositions pour l?harmonisation des méthodes d?analyse chimique non ciblée et préconisations pour
l'application de ces techniques pour la surveillance prospective ;
? Organisation de journées techniques pour les agents préleveurs et les laboratoires ;
? Réalisation d?une étude de démonstration à large échelle sous l?égide d?AQUAREF, mettant en
application un certain nombre de ces nouvelles approches et techniques ;
? Définition de critères d?évaluation des performances de capteurs et de systèmes de mesure en continu
in situ, évaluation de dispositifs et analyse des opportunités de leur utilisation ;
? Suivi des projets « Cosmet?Eau », « Micropolis », « LumiEau », « Regard », « Seneur » et « Sipibel-
Rilact » qui produiront des éléments pour progresser dans l?évaluation des méthodes de détection et
de mesures des micropolluants, et de caractérisation de leur dangerosité ;
? Mise en place d?un groupe national thématique pour élaborer les critères scientifiques et technico-
économiques présidant au choix des outils biologiques pour la caractérisation éco-toxicologique des
rejets et des eaux de surface.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB
Partenaires : AQUAREF, agences de l?eau, Université de Lorraine, porteurs des projets lauréats de l?appel à
projet « Micropolluants dans les eaux urbaines », CEREMA
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Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Rapports sur le potentiel des technologies « omiques » appliquées à la Dreissène et au gammare, note
de synthèse sur le potentiel d?application de certains biomarqueurs dans différentes règlementations
environnementales ;
? Critères de validation des outils biologiques pour leur utilisation en surveillance ;
? Bilan global de l?étude de démonstration AQUAREF sur les nouveaux outils de surveillance ;
? Note de position AQUAREF sur les opportunités de l?utilisation de capteurs et de systèmes de mesure
en continu pour la surveillance.
? Note de communication grand public sur les bioessais
Calendrier et délais : Déroulement sur l?ensemble de la durée du plan
Budget : 1M ¤ hors financement de l?appel à projet OFB-agences de l?eau-MEEM
44
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 10 - En menant des campagnes ciblées en complément de la surveillance de routine
Action 26 : Mener une surveillance prospective sur des molécules émergentes dans les
rivières, nappes et eaux littorales et dans les eaux destinées à la consommation humaine
Objectif principal :
? Quantifier des molécules dans l?eau et évaluer l?utilité de les inscrire pour les eaux de surface dans la
liste des substances pertinentes à surveiller ou dans la liste des polluants spécifiques de l?état
écologique et pour les eaux souterraines dans le réseau de contrôle de surveillance (RCS) des agences
et offices de l?eau;
? Surveiller les molécules émergentes prioritaires dans les captages d?eau destinée à la consommation
humaine (notamment perchlorates, bisphénol A et molécules de la famille des nitrosamines, parabènes
et phtalates). Cette action fait suite au travail de hiérarchisation des molécules dans l?eau mené à la
suite de la conférence environnementale de 2012. Des campagnes exploratoires nationales ont déjà
été conduites pour certaines de ces molécules dans les eaux destinées à la consommation humaine
(perchlorates, bisphénol A, nitrosamines) ;
? Mettre en oeuvre la liste de vigilance européenne.
? Elargir la surveillance prospective aux eaux littorales, et listes les molécules posant problèmes dans
les deux milieux
Contexte :
Précédentes campagnes prospectives - action n°32 Plan national santé environnement 3 (2015-2019)
Mise en oeuvre :
Priorisation des molécules, sélection des points de mesures en fonction des usages des produits, prélèvements
et analyses. La réalisation des campagnes se fait avec l?aide de laboratoires de recherche qui développe des
techniques d?analyse avec des limites de quantification suffisamment basses. La mise en oeuvre nécessite une
coordination importante et une bancarisation des données pour une exploitation et diffusion des résultats au
plus grand nombre.
Responsable de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DEB, DGS, OFB
Partenaires : Agences de l?eau, ANSES (LHN), AQUAREF, BRGM, ARS, CEREMA, FP2E, laboratoires de
recherche, INERIS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
- Nombre de molécules émergentes ayant fait l?objet de campagnes de mesures et nombre de points prospectés
- Rapport sur les résultats
- Liste de familles des molécules qui posent problèmes et dans le milieu continental et dans le milieu litoral
Calendrier et délais : Sur toute la durée du plan
Budget estimé : environ 3 M¤ pour les campagnes prospectives
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 10 - En menant des campagnes ciblées en complément de la surveillance de routine
Action 27 : Inventorier et caractériser les sites de stockage de résidus d?anciennes industries
extractives
Objectif principal : Pouvoir apprécier une possible évolution de la qualité des eaux de surface ou souterraines
du point de vue de leur teneur en certains éléments chimiques, entre l?amont et l?aval d?anciens sites miniers et
envisager les éventuelles actions à entreprendre.
Contexte :
À la suite de la fermeture des sites d?exploitation minière, de nombreuses installations ont été abandonnées or
les travaux de caractérisation de ces installations anciennes ont montré que certaines pouvaient être à l?origine
ou contribuer à des concentrations significatives de certaines molécules (Arsenic, Plomb, etc.) dans les milieux
environnants.
Mise en oeuvre :
Sur un total de 30 secteurs sélectionnés, 12 secteurs ont été ciblés pour faire l?objet d?études sanitaires et
environnementales destinées à vérifier si l?état des milieux est compatible avec les usages constatés au niveau
de la zone d?étude, 18 secteurs font l?objet de compléments de caractérisation (études d?orientation) pour
éventuellement faire l?objet, ensuite, d?une étude sanitaire et environnementale. Sont notamment identifiés dans
ce type d?étude les sources de pollution liées à l?ancienne activité minière, les milieux de transfert de la pollution
ainsi que les milieux d?exposition et les cibles. Ces travaux reposent sur une caractérisation des résidus miniers,
des sols, des eaux (souterraines et superficielles), des sédiments et dans certains cas des végétaux potagers
et du milieu air. A l?issue de ces études sont proposées des recommandations destinées à maitriser les sources
de pollution identifiées et à rétablir la compatibilité entre les usages et l?état des milieux.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DGPR ; partenaires : GEODERIS (BRGM, INERIS), Agence de l?eau Loire Bretagne,
DREAL Corse et Languedoc Roussillon
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
À l?échelle du territoire métropolitain, 12 secteurs ont été ciblés pour des études sanitaires et environnementales
et 18 pour des études « d?orientation » destinées à compléter les informations disponibles.
Calendrier et délais :
La phase d?inventaire, de mise au point de la méthodologie de classement et le classement proprement dit,
s?est déroulée entre 2010 et 2012. Le projet de calendrier montre que la réalisation de l?ensemble des études
découlant de l?inventaire et de la classification DDIE s?échelonne jusqu?à au moins 2020. Ce planning a été
établi sur une base annuelle de 2 à 3 études sanitaires et environnementales. L?achèvement des études
« d?orientation » est programmé pour fin 2018. En fonction des conclusions des études, des éventuelles actions
pour améliorer la qualité des eaux pourront être menées. Toutefois dans un premier temps, et compte tenu des
limites techniques (volumes de matériaux, traitements envisageables), elles concernent essentiellement les
enjeux sanitaires.
Budget estimé : Pour information, le budget dépensé dans le cadre du travail d?inventaire et de classification
lié à la directive déchets industries extractives (DDIE) s?est élevé à environ 2M¤
46
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 10 - En menant des campagnes ciblées en complément de la surveillance de routine
Action 28 : Etablir une cartographie des eaux souterraines impactées par les ions perchlorate
d?origine agricole et ceux issus de la destruction des munitions des grandes guerres et
définir d?éventuels cortèges de micropolluants associés
Objectif principal : La finalité de cette action est d?une part d?apporter des éléments de connaissance sur le
caractère diffus ou ponctuel de tout ou partie de l?impact perchloraté constaté et d?autre part de discriminer sur
les secteurs visés les influences d?origine militaire de celles d?origine agricole (tout en considérant de possibles
influences industrielles locales).
Contexte :
Un marquage en ions perchlorate de certaines eaux utilisées pour l?alimentation en eau potable a été mis en
évidence en France dès 2010 ayant conduit ponctuellement à des restrictions d?usage. Il s?agit pour l?essentiel
des régions directement concernées par les zones de combat de la Grande Guerre. Des zones de pollutions
concentrées impactant la ressource en lien avec les activités de destruction de munitions (menées au niveau
des arrières lignes) après la Première Guerre apparait par ailleurs vraisemblable. D?autres zones sont
également impactées en milieu agricole, comme dans le Sud de l?Ile de France et en région Centre. A ce jour,
les sources identifiées d?ions perchlorate sont : les nitrates naturels du Chili, importés en France entre 1875 et
1930 pour l?agriculture (engrais), l?industrie chimique de l?azote et l?industrie des poudres et explosifs ; les
perchlorates de synthèse pour la fabrication d?explosifs hautement énergétiques. D?autres sources,
contemporaines restent possibles.
Mise en oeuvre :
Etape 1 : Consolidation des connaissances historiques concernant les activités militaires et les activités
agricoles ayant utilisé des perchlorates et nitrates du Chili, identification préliminaire des traceurs types des
origines militaires et agricoles des ions perchlorates, identification de zones présentant un intérêt concernant
la cartographie des ions perchlorate d?origine militaire d?une part et d?origine agricole d?autre part, synthèse
hydrogéologique, croisement constats historiques / hydrogéologie.
Etape 2 : Sur les zones d?intérêt identifiées lors de l?étape 1 : sélection des points d?eau, échantillonnage et
analyses, réalisation de cartographies croisées entre les ions perchlorate, les nitrates et autres ions dissous
marqueurs d?activités, mise en forme cartographique (SIG) des résultats.
Etape 3 : Interprétation et proposition d?approches analytiques et méthodologiques visant à discriminer les
sources agricoles et militaires, proposition de schéma conceptuel de transfert, amélioration de la vision
nationale du marquage perchloraté.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : BRGM ; partenaires : DGPR, DEB, DGAL, DGS, ANSES (LNH), ARS, OFB, FNCCR,
FP2E, agences de l?eau, collectivités, distributeurs d?eau
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre de sites caractérisés (pression et données acquises)
Définition d?un indicateur d?origine des ions perchlorate
Calendrier et délais : Lancement de l?étape 1 début 2016, de l?étape 2 en 2017 et de l?étape 3 en 2018
Budget estimé : étapes 1 (2016, ~200 k¤), étape 2 (2017, ~230 k¤), étape 3 (2018, ~70 k¤) soit ~500 k¤
47
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 11 - En améliorant le diagnostic
Action 29 : Evaluer l?effet des micropolluants sur la flore et la faune aquatique, notamment
le potentiel synergétique des mélanges de micropolluants, y compris ceux associés à la
perturbation endocrinienne
Objectif principal : Il s?agit de développer des méthodes et outils innovants pour une meilleure prise en compte
des effets des mélanges de molécules sur les milieux aquatiques, notamment pour certaines familles chimiques
et leurs produits de dégradation et métabolites. Ils s?ancrent sur la connaissance du terrain et s?appuient sur la
détection de marqueurs précoces d?effets pour aider au diagnostic et la décision.
Contexte :
Cette action s?appuie sur les recommandations du Conseil de l?Europe (17820/09) portant sur la prise en compte
des effets de la combinaison de produits chimiques, y compris les perturbateurs endocriniens. Elle s?inscrit
également dans les stratégies environnement-santé (PNSE3) et la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs
Endocriniens.
Mise en oeuvre :
Les écosystèmes aquatiques sont exposés à des sources de pollution multiples dont les interactions sont mal
connues. Aussi, il est recommandé d?améliorer les méthodes de détermination des normes de qualité
environnementale pour prendre en compte ces effets cumulés (INERIS).
Afin de mieux évaluer les effets des molécules notamment sur le maintien des populations, des approches de
terrain fondées sur du biomonitoring actif (encagement d?organismes in situ, tels que le gammare) sont utilisées.
Un référentiel d?interprétation des données chimiques et biologiques mesurées sur le gammare devrait
permettre d?établir un lien entre les réponses individuelles et les altérations potentielles au niveau des
communautés (IRSTEA).
Les molécules ayant un potentiel de perturbation endocrinienne sont particulièrement préoccupantes seules ou
en mélange pour le maintien des populations. L?INERIS développe depuis plusieurs années un protocole de
mesure de l?activité oestrogénique dans les matrices environnementales et plus largement, un ensemble de
biomarqueurs chez le poisson ainsi qu?un outil de synthèse des résultats (indice multi-biomarqueurs). Ces outils
intégratifs présentent un potentiel pour la surveillance des masses d?eau et le contrôle d?enquête dont le
biomarqueur « intersexualité » qui fait l?objet d?une cartographie nationale chez les cyprinidés dans les cours
d?eau français (INERIS).
Responsable d?action et partenaires :
Pilotes : INERIS
Partenaires : IRSTEA, OFB
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de valeurs seuil pour des produits de dégradation, famille
? Référentiel d?interprétation des données chimiques et biologiques mesurées chez le gammare
? Cartographie nationale de l?intersexualité des cyprinidés
Calendrier et délais : Sur la durée du plan
Budget estimé : 400 000 ¤
48
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 11 - En améliorant le diagnostic
Action 30 : Améliorer l?état des lieux réalisé dans le cadre de la mise en oeuvre de la directive
cadre sur l?eau
Objectif principal : Améliorer les états des lieux qui seront réalisés en 2019 dans chaque bassin en amont de
l?élaboration des schémas directeurs d?aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et de leurs programmes
de mesure associés, documents phares de la mise en oeuvre de la directive cadre sur l?eau.
Contexte : L?expérience des précédents états des lieux réalisés en 2013 montre que les recommandations
techniques et méthodologiques à destination des bassins pour la réalisation de leurs états des lieux 2019
doivent être améliorées, notamment pour établir les liens entre pressions et impacts et faciliter le ciblage des
actions nécessaires pour atteindre les objectifs de la directive cadre sur l?eau.
Plusieurs éléments ont posé des difficultés : les inventaires de rejets, le diagnostic de l?état ainsi que l?estimation
et la prise en compte des incertitudes associées et du niveau de confiance, l?évaluation de l?état des masses
d?eau non suivies, l?évaluation de l?état et du risque pour les masses d?eau souterraines en lien avec les eaux
de surface et l?identification des pressions significatives causes de risque de non atteinte des objectifs
environnementaux à l?échelle de chaque masse d?eau. Par ailleurs, l?intérêt de disposer d?indicateurs de
contamination des eaux autres que ceux relatifs à l?évaluation de l?état chimique des eaux au sens de la DCE
(qui repose sur la comparaison des concentrations à des valeurs de références (NQE et valeurs seuils)),
permettant d?affiner le diagnostic en rendant compte du niveau d?impact, des progrès accomplis, et ainsi de
mieux cibler les actions, a été mis en avant.
Mise en oeuvre : Face à la difficulté d?établir les liens pressions-impacts et en complément de l?action 16 visant
à améliorer les inventaires de rejets et de l?action 34 sur la construction de valeurs de référence pour améliorer
l?évaluation de la qualité des eaux, cette action conduira à :
-associer aux indicateurs agrégés d?état DCE, des indicateurs de niveaux de contamination et observer le lien
avec les pressions (ex : somme des pesticides (cf. action 34), sélection de molécules signataires de pressions
industrielles)
- caler une méthodologie (à laquelle sera associée une incertitude) pour évaluer l?état des masses d?eau non
suivies
- développer les méthodologies de détermination du niveau de confiance à la masse d?eau et d?estimation de
l?incertitude associée aux données de surveillance
-proposer des classes de pressions significatives similaires, définies en fonction de l?impact mesurable ou
modélisé sur le milieu ; absence de pressions, impact faible (non mesurable), moyen ou fort selon le
déclassement de la masse d?eau.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DEB
Partenaires : INERIS, OFB, agences et offices de l?eau, DREAL et DEAL de bassin, IRSTEA, BRGM, Ifremer,
DGPR
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Guide méthodologique pour l?élaboration des états des lieux 2019 ? partie substances dangereuses
Calendrier et délais : Mise à disposition du guide nécessaire pour mi 2017 au plus tard
Budget estimé : 200 k¤ INERIS, 200 k¤ BRGM (non engagé)
49
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 12 ? En rendant disponible et en partageant les données utiles à l?évaluation des risques
pour l?environnement
Action 31 : Travailler sur la disponibilité et le partage de données permettant de connaître le
danger et l?exposition pour les résidus de médicaments humaines et vétérinaires dans les
eaux
Objectif principal : Travailler avec les entreprises du médicament humain et vétérinaire, les agences chargées
de l?évaluation et de l?autorisation des médicaments humains et vétérinaires afin de faciliter l?accès aux données
pertinentes pour juger du danger et de l?exposition aux résidus de médicaments humains et vétérinaires dans
les eaux.
Contexte :
? dans la continuité du plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux ;
? en lien avec la stratégie européenne sur les médicaments dans les eaux.
Mise en oeuvre :
Etudier la faisabilité de faciliter l?accès aux données d?intérêt existantes et de mettre en place des monographies
de molécules actives pour juger notamment :
? du danger : ex : données d?écotoxicité et de toxicité de la molécule et de ses métabolites aux doses
environnementales;
? de l?exposition : ex : données de vente des médicaments, meilleure connaissance des effets des filières
de traitement de l'eau.
Une phase exploratoire concernera une centaine de médicaments humains et vétérinaires relevant notamment
de la famille des antibiotiques et des anticancéreux. Une étape préalable de sélection de ces molécules devra
être établie avec les parties prenantes.
Contribuer aux réflexions au niveau européen et porter le besoin de disponibilité des données et l?intérêt des
monographies sur la réglementation du médicament, en lien avec ANSM et ANMV.
Cette réflexion pourra être alimentée par les travaux engagés par les industriels au niveau européen sur le
principe de l?Ecopharmacostewardship.
Responsable de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DEB, DGS
Partenaires : syndicats des entreprises du médicament, DGAL, ANSM, ANMV (ANSES), agences sanitaires
européennes, professionnels du traitement de l?eau, agences de l?eau, CGDD-DRI, CNAM, INERIS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre de principes actifs pour lesquels les données sont suffisantes pour faciliter la priorisation préalable à
la surveillance des masses d?eau et des milieux aquatiques.
Calendrier et délais : Sur la durée du plan
50
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 12 ? En rendant disponible et en partageant les données utiles à l?évaluation des risques
pour l?environnement
Action 32 : Poursuivre le développement et la mise à jour de portails de diffusion de données
sur les substances chimiques
Objectif principal : Cette action répond à une volonté de diffusion de données relatives aux pressions et aux
propriétés physico-chimiques et éco-toxicologiques des molécules au plus grand nombre pour, entre autres-
appuyer différentes actions du plan (hiérarchisation, évaluation des risques, inventaires d?émissions).
Contexte : Le Portail Substances Chimiques (PSC) et la Banque Nationale des Ventes de produits
phytopharmaceutiques par les Distributeurs agréés (BNV-D) sont 2 types d?outils contribuant à la diffusion de
données sur les molécules.
? L?INERIS a, depuis plusieurs années, mis à disposition du public un ensemble d?informations
concernant les propriétés physico-chimiques, toxicologiques et écotoxicologiques (VGE) des molécules
chimiques, en particulier toutes celles ayant fait l?objet d?une expertise par l?institut, et des informations
de nature technico-économique. En vue d?une certaine exhaustivité, le PSC (www.ineris.fr/substances/)
intègre également et structure des données produites ou bancarisées par d?autres acteurs. Dans cette
optique, une gouvernance externe a été mise en place (Administration, OFB, BRGM, INRS, Ifremer,
ANSES, AESN, AQUAREF et le LCSQA).
? La BNV-D (https://BNV-D.ineris.fr/) permet de bancariser depuis 2008 les données de ventes de
produits phytosanitaires déclarées par les distributeurs aux agences de l?eau. Dans le but de protéger
les milieux aquatiques en France, il a été prévu par la loi sur l?eau de décembre 2006 de taxer les
produits phytosanitaires lors de leur vente à l?utilisateur final (l?agriculteur, le jardinier, la collectivité?)
et d?assurer la traçabilité de ces ventes.
Mise en oeuvre : Le PSC comprend des données pour plus de 2000 molécules ainsi que des informations
ciblées sur des molécules d?intérêt : 75 fiches de données toxicologiques et environnementales, 83 fiches
technico-économiques, 34 seuils de toxicité aiguë, et environ 200 valeurs guides environnementales (ou
normes de qualité environnementales). Le portail sera mis à jour, avec des rubriques ajoutées en fonction des
demandes d?utilisateurs et des requêtes du comité de gouvernance.
La BNV-d sera améliorée pour notamment permettre l?accès à des données de vente spatialisée et faciliter les
interrogations de la base en fonction des besoins des utilisateurs. Des rapports d?analyse des données
contenues dans la base seront régulièrement publiés sur la durée du plan.
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS
Partenaires : DGPR, DEB, DGS, ANSES, agences de l?eau, OFB, BRGM, Ifremer, INRS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de visiteurs
? Mise en place de nouveaux liens intelligents vers le site d?un partenaire.
? Nombre de nouvelles normes de qualité environnementales
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan.
Budget estimé : 120 000 ¤ par an
51
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 12 ? En rendant disponible et en partageant les données utiles à l?évaluation des risques
pour l?environnement
Action 33 : Capitaliser les connaissances internationales sur les risques environnementaux
et sanitaires liés aux micropolluants dans les milieux aquatiques
Objectif principal : Rassembler les connaissances en matière de micropolluants dans les milieux aquatiques
(dangers, exposition, risques, gestion, solutions, etc.) dans une perspective d?appui aux politiques publiques
dans le domaine de l?eau.
Contexte :
? dans la continuité du Plan National sur les Résidus de Médicament dans les eaux, du plan « PCB » et
du premier plan micropolluants ;
? en lien avec la stratégie européenne sur les médicaments dans les eaux, le plan Ecophyto, ainsi que
les actions du Plan National Santé Environnement autre que celles liées au plan micropolluants et
celles de la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens..
Mise en oeuvre :
? Veille scientifique portant sur les projets soutenus nationalement (PNRPE, PNREST, OFB, ANR, etc.)
et au niveau européen (H2020, JPI Water, etc.),
? Organisation de conférences nationales et internationales rassemblant la communauté scientifique afin
d?échanger sur les enjeux de l?évaluation des risques environnementaux et sanitaires liés à la présence
de différentes classes de micropolluants (perturbateurs endocriniens, résidus de médicaments,
pesticides, etc.) dans les milieux aquatiques.
? Promotion du financement de la recherche sur les micropolluants dans les milieux aquatiques dans les
programmes nationaux et européens
? Organisation d?un séminaire prospectif sur les micropolluants émergents dans les milieux aquatiques.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : CGDD/DRI
Partenaires : DEB, DGPR, DGS, académies nationales, ANSM, Ifremer, INERIS, ANSES, BRGM, OFB,
IRSTEA, syndicats des entreprises du médicament, universités
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Point régulier sur les colloques organisés sur le thème,
? Point régulier sur le nombre de projets financés dans le cadre des APR,
? Organisation d?un séminaire prospectif.
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan
Budget estimé : Les budgets consacrés à cette action relèvent de la programmation des ministères et des
organismes. Un point annuel sera fait sur les financements mobilisés dans le cadre des actions ou projets suivis
par cette action.
52
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 13 ? En définissant des seuils de protection pour le consommateur et les écosystèmes
aquatiques
Action 34 : Construire des valeurs de référence et des méthodologies pour mieux juger de la
qualité des eaux de surface et souterraines prenant en compte les perturbateurs
endocriniens et les métabolites pertinents
Objectif principal : Rassembler les connaissances en matière d?identification des dangers afin de construire
des valeurs de référence pour les molécules. Elle s?accompagne de développements méthodologiques afin de
fournir aux gestionnaires des outils et valeurs adaptés à la mise en oeuvre de ces seuils, pour mieux juger la
qualité des eaux de surface et souterraines, notamment pour prendre en compte les perturbateurs endocriniens
ainsi que les métabolites.
Contexte : La construction de valeur seuils dans différents milieux (eaux continentales et marines, eaux de
surface et souterraines) est nécessaire pour répondre aux objectifs de la DCE et doit prendre en compte ses
nouvelles dispositions en termes de matrices à surveiller (eau et biote) et la biodisponibilité des métaux. Par
ailleurs, il est nécessaire de prendre en compte la perturbation endocrinienne ainsi que les risques émergents
associés à des molécules telles que les médicaments ou les métabolites. L?action s?inscrit donc également :
? dans la continuité du plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux, en lien avec la
stratégie européenne sur les médicaments dans les eaux ;
? la stratégie nationale pour les perturbateurs endocriniens (SNPE) ;
? la mise en oeuvre de la directive-cadre stratégie pour le milieu marin 2008/56/CE.
Mise en oeuvre :
? Évaluation des méthodes existantes au niveau européen pour l'adaptation des valeurs seuils selon les
objectifs environnementaux et tests de sensibilités des différentes concentrations de référence dans
les calculs de l'Etat des lieux pour ce qui concerne les eaux souterraines (BRGM) ;
? Détermination des pesticides et métabolites pertinents à prendre en compte pour le paramètre
« somme de pesticides » et valeurs guides environnementales associées dans les milieux aquatiques
autres que les EDCH (INERIS, BRGM) ;
? Construction d'une base de données des fonds géochimiques pour les micropolluants à surveiller dans
le milieu aquatique (BRGM) et appui à la mise en oeuvre des normes européennes pour les métaux
(INERIS) ;
? Confrontation des valeurs guides environnementales aux effets observés sur le terrain.
? L?amélioration des méthodologies comprend enfin la prise en compte des préoccupations pour l?homme
et les écosystèmes concernant l?intégration dans les valeurs seuils d?effets tels que la perturbation
endocrinienne ainsi que les risques émergents associés à des molécules telles que les médicaments
ou les métabolites.
? Cette action prévoit la mise à disposition et en ligne des valeurs générées auprès des acteurs de l?eau
et du grand public, notamment sur le Portail Substances chimiques (www.ineris.fr/substances/).
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS ; partenaires : BRGM, OFB, FP2E, DGPR, Ifremer
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de valeurs seuil mises à disposition
? Nombre de nouvelles VGE ou de VGE mises à jour (2 à 3 par an entre 2016 et 2018)
Calendrier et délais :
2016-2017 pour les VGE pour les substances pertinentes à surveiller
Au fil de l?eau pour les autres actions
Budget estimé : 600 000 ¤
53
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 13 ? En définissant des seuils de protection pour le consommateur et les écosystèmes
aquatiques
Action 35 : Evaluer les risques sanitaires liés à la présence de micropolluants dans les eaux
destinées à la consommation humaine
Objectif principal : Évaluer les risques sanitaires liés aux situations de contamination de l?eau destinée à la
consommation humaine (EDCH) par des contaminants chimiques
Contexte :
Ces évaluations de risques sanitaires concernent les paramètres réglementés ou non réglementés. Elles
s?appuient sur les données issues du contrôle sanitaire des eaux, sur les résultats des campagnes exploratoires
du LHN pour les contaminants physico-chimiques émergents et/ou sur les situations de contamination mises
en évidence au niveau local par les ARS.
Mise en oeuvre :
Les travaux d?expertise sont confiés à l?ANSES. Les collectifs d?experts sont mobilisés par référence aux
procédures en vigueur à l?ANSES. Il s?agit d?une mission permanente de l?ANSES inscrite à son programme de
travail, les recommandations et conclusions des avis peuvent comprendre un volet « acquisition de
connaissances » et mentionner le besoin de campagnes nationales sur les EDCH.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : ANSES
Partenaires : DGS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre d?évaluations des risques sanitaires : 3 à 5 avis par an ayant pour objet une ou plusieurs molécules
voire familles.
Niveau de priorité : calendrier et délais
Sur la durée du plan
Budget estimé :
1 équivalent temps plein et coûts d?expertise collective à mobiliser variables selon les molécules et relevant des
missions permanentes de l?ANSES.
54
2.
Objectif 3- Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 ? En hiérarchisant les molécules selon différentes stratégies
Action 36 : Identifier les métabolites des produits phytopharmaceutiques et évaluer les
capacités analytiques des laboratoires pour permettre une mise sous surveillance précoce
Objectif principal : Permettre l?identification de métabolites pertinents de produits phytopharmaceutiques à
partir de l?exploitation des dossiers d?autorisation de mise sur le marché afin de permettre une mise sous
surveillance précoce dans les milieux aquatiques autres que les EDCH.
Contexte : Ces dernières années, des travaux de recherche et diverses campagnes exploratoires ont mis en
évidence la présence parfois importante dans les eaux souterraines et de surface de métabolites de pesticides.
Certains sont connus mais non surveillés jusqu?à présent. La Directive 2006/118/EC sur la protection des eaux
souterraines contre les pollutions et les détériorations indique que l?état chimique des masses d?eau
souterraines doit être évalué en prenant en compte les concentrations des substances actives de pesticides, y
compris leurs métabolites pertinents, produits de réaction et de dégradation. La somme de ces concentrations
doit être comparée à la valeur 0,5 µg/L sans que la liste des molécules à inclure dans le calcul ne soit définie.
En parallèle, le règlement n°1107/2009 concernant la mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques
spécifie l?ensemble des études devant être conduites par le pétitionnaire dans le cadre des demandes
d?autorisations de mise sur le marché ou des demandes de renouvellement. Selon cette directive un métabolite
est jugé pertinent s?il y a lieu de présumer qu?il possède des propriétés intrinsèques comparables à celles de la
molécule mère en ce qui concerne son activité biologique, qu?il représente pour les organismes un risque plus
élevé que la substance mère ou un risque comparable ou qu?il possède certaines propriétés toxicologiques qui
sont considérées comme inacceptables. Comparativement aux précédentes directives, le règlement
n°1107/2009 voit son champ d?application élargi puisqu?il s?applique à la fois aux substances actives mais aussi
aux synergistes, aux co-formulants et aux adjuvants qui doivent donc satisfaire aux mêmes critères
d?approbation.
Mise en oeuvre : Il s?agit :
? d?établir une liste exhaustive de ces métabolites (dans la mesure du possible) sur la base des dossiers
évalués par l?ANSES. Cette liste sera comparée à différentes listes de surveillance existantes ;
? de mettre en lumière les molécules « pertinentes » qui ne font l?objet d?aucune ou de peu de
surveillance ;
? d?évaluer les capacités analytiques des laboratoires sur ces métabolites et le cas échéant de favoriser
et de permettre les développements analytiques nécessaires ;
? de proposer des mécanismes pour le maintien à jour de la liste des pesticides et métabolites pertinents
à surveiller par transfert d?informations issues des dossiers d?AMM.
Dans un deuxième temps, après examen des métabolites pertinents, les synergistes, les co-formulants et les
adjuvants seront considérés du point de vue de la surveillance environnementale.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : BRGM
Partenaires : AQUAREF, OFB, agences de l?eau, INERIS
Indicateurs : Nombre de métabolites pertinents identifiés et non surveillés
Calendrier et délais : Déroulement sur l?ensemble de la durée du plan
Budget : 100 000 ¤ / an
55
Objectif 3- Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 ? En hiérarchisant les molécules selon différentes stratégies
Action 37: Classer les molécules selon les besoins de connaissance environnementale
Objectif principal : Cette action vise à définir les priorités à mettre en oeuvre pour améliorer les connaissances
sur les contaminants émergents déjà identifiés et pour l?identification de futurs contaminants d?intérêt dans le
milieu aquatique : présence dans les milieux, développement de la sensibilité analytique, caractérisation des
propriétés écotoxicologiques et toxicologiques.
Contexte : Les substances d?intérêt sont très nombreuses (pharmaceutiques, nouveau pesticides, perfluorates,
produits chimiques à effet perturbateurs endocriniens, etc.), ainsi que leurs métabolites et produits de
dégradation qui sont peu ou prou surveillés voire non identifiés aujourd?hui.
Un travail d?envergure a été accompli en France grâce à la mise en oeuvre du premier référentiel national de
priorisation des substances dans les milieux aquatiques [1]. Il a permis de prioriser des listes de substances
d?intérêt, pour différentes actions au niveau national (substances pour lesquelles une amélioration des
connaissances est nécessaire notamment au travers d?une surveillance adaptée au niveau national lors du
second cycle DCE 2016-2021, substances à prendre en compte dans l?évaluation de l?état écologique des eaux
de surface, substances de la Feuille de Route pour la Transition Ecologique 2012). Le référentiel a été
développé par l?INERIS en collaboration avec le comité d?experts en charge de la priorisation des substances
(CEP) mis en place en 2010 et co-animé par l?OFB et l?INERIS. Une forte interaction existe par ailleurs entre
ces développements nationaux et les activités du réseau européen NORMAN [2] sur les substances émergentes
animé par l?INERIS et auquel des experts français contribuent.
Mise en oeuvre : Élaboration de recommandations quant aux substances à intégrer dans le cadre de la
surveillance prospective sur les substances émergentes au niveau national. Consolidation et porté à
connaissance des listes de substances à intégrer dans des programmes de recherche traitant de
développement analytiques ou de caractérisation écotoxicologiques.
? Le comité d?experts priorisation « CEP » assurera la maintenance évolutive du référentiel de priorisation
pour l'adapter à de nouveaux objectifs opérationnels pour de nouveaux compartiments aquatiques
(eaux souterraines notamment) et pour prendre en compte les avancées des connaissances. À cet
égard les avancées concernant les outils de surveillance (ex. techniques d?analyse non-ciblée,
application de tests biologiques comme outils de screening en couplage avec l?analyse chimique)
doivent être également pris en compte dans les méthodologies de classification des substances
d?intérêt émergent.
? Le groupe de travail de priorisation des substances de NORMAN prévoit le développement d'un
"Exposure Index" pour les médicaments. Un tel indice servirait de substitut aux données d'exposition
et devrait permettre de mieux prioriser les substances médicamenteuses.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS ; partenaires : OFB, membres du CEP, BRGM
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Proposition de listes de molécules d?intérêt émergent pour les milieux aquatiques
Niveau de priorité : calendrier et délais
- Sur la durée du plan.
- Au niveau européen, un jalon clef sera la révision de la Directive Cadre sur l?Eau en 2019 et la préparation de
recommandations à porter à l?Europe pour la future surveillance (liste de vigilance, révision des substances
prioritaires DCE, etc.).
Budget estimé : 400 000 ¤ sur la durée du plan
56
Objectif 3- Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 ? En hiérarchisant les molécules selon différentes stratégies
Action 38 : Classer les molécules selon les selon les risques de non atteinte du bon état
des milieux (eaux de surface, eaux souterraines, eaux littorales)
Objectif principal : L'objectif est de proposer des listes de substances candidates pour l'état écologique
(eaux de surface et littorales) et l'état chimique (eaux souterraines) du cycle de gestion DCE à venir. Ces
substances sont hiérarchisées selon le risque qu?elles représentent pour les milieux et en fonction du
contexte territorial spécifique à chaque bassin (critères d?occurrence, de danger, de pression, d?usage, etc.).
Contexte :
La notion de risque renvoie ici au risque de non atteinte des objectifs environnementaux fixés dans les
directives européennes sur les eaux DCE et DCSMM (atteinte du bon état des eaux, non dégradation de
l?état, réduction des traitements pour la production d?eau destinées à la consommation humaine, etc.).
Ces directives identifient et réglementent des substances qui présentent un risque à l?échelle de l?UE mais
elles exigent également que des polluants contribuant à la détérioration de la qualité des eaux soient
identifiés au niveau local, dans chacun des bassins.
Les résultats de cette action doivent aider les pouvoirs publics et gestionnaires de bassin à identifier les
substances à réglementer localement et pour lesquelles des mesures de gestion sont à mettre en oeuvre
pour réduire l?impact de ces polluants sur les écosystèmes aquatiques et leur biodiversité.
Mise en oeuvre :
Le comité d?experts priorisation « CEP » - décrit dans la fiche action 38 - développe les critères pertinents à
prendre en considération pour identifier les polluants susceptibles de présenter un risque.
Il propose aux gestionnaires des listes de substances priorisées en fonction d?indicateurs de risques
(fréquence et intensité de dépassement des seuils de protection des milieux), de la typologie d?usage, des
quantités rejetées, etc.
Ces travaux doivent notamment être considérés dans le cycle global de gestion de la DCE et de la DCSMM
pour lesquelles un exercice d?état des lieux des masses d?eau doit être mené (cf. fiche action 31). L?état des
lieux doit permettre d?identifier les substances potentiellement cause de risque de non atteinte des objectifs
environnementaux, sur la base des données disponibles et de méthodologies à développer dans le contexte
de l?action 31.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS
Partenaires : DEB, DREAL, agences de l?eau et offices de l?eau, OFB, membres du CEP, BRGM
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Proposition de listes de substances d?intérêt émergent pour les milieux aquatiques en vue du renforcement
de la réglementation
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan
Les jalons clefs seront la révision de la directive sur les substances prioritaires en 2017 (nouvelle liste de
substances prioritaires), de la Directive Cadre sur l?Eau en 2019 et des SDAGE en 2021.
Budget estimé : 400 000 ¤ + travaux des bassins
57
Objectif 3- Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 ? En hiérarchisant les molécules selon différentes stratégies
Action 39 : Classer les molécules selon la nécessité et la faisabilité de réduction des
émissions
Objectif principal : Etablir une méthodologie et l?appliquer en vue de classer les molécules selon la
nécessité, la pertinence et la faisabilité de la réduction des émissions dans les milieux aquatiques. Ces
travaux orienteront la réalisation des fiches technico-économiques de l?INERIS.
Contexte :
Les mesures de réduction des émissions doivent être faisables d?un point de vue technique et économique.
Elles doivent aussi être pertinentes (cibler des molécules causant des risques, cibler des sources d?émission
significatives, ne pas cibler des secteurs ou des molécules déjà ciblés par des mesures règlementaires au
niveau de l?UE). Des « Fiches technico-économiques » permettant d?évaluer les enjeux posés en France par
la réduction ou la suppression des émissions dans l'eau et par la substitution de certaines substances
chimiques dangereuses sont disponibles sur le portail substances chimiques de l?INERIS et également sur
le site dédié à l?action nationale RSDE6 pour les installations classées. Les retours d?expérience des projets
lauréats de l?appel à projet financé par l?OFB et les agences de l?eau seront également une donnée d?entrée
importante. (cf. fiches action n° 4, 14 et 32). Ces différents éléments ainsi que les évolutions des
réglementations sur les mises sur le marché des molécules constituent les données d?entrée pour identifier
les molécules pour lesquelles des actions de réduction doivent être mise en place prioritairement.
Mise en oeuvre :
La documentation nécessaire sera poursuivie sur les molécules identifiées à enjeux dans le cadre d?actions
de priorisation menées en lien avec les actions n°37 et 38. Les travaux d?élaboration d?une méthodologie de
classement pourront débuter en 2019, en particulier dans le cadre de la construction des futurs programmes
de mesure des SDAGE 2022-2028. Ils doivent en effet prendre en compte les résultats de plusieurs actions
qui devront avoir été menées auparavant, notamment celles qui concernent la connaissance des diverses
pressions (inventaires d?émission). Cette action devra s?attacher à synthétiser les perspectives au niveau UE
concernant la règlementation et les tendances de la substitution par les producteurs et les utilisateurs des
molécules concernées.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS
Partenaires : DEB, DGPR, DGS, DGPE, DGAL, OFB, agences de l?eau, membres du CEP, acteurs
économiques
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Liste hiérarchisée ou classements de molécules ;
? Documentation rattachée traçant la méthode suivie et synthétisant les diagnostics posés sur
chacune des molécules et justifiant les classements, afin de permettre des appropriations, des
adaptations, des révisions ultérieures. Une base initiale de travail pourra être le rapport
« Classification des substances et programmes de mesures - Eléments d?aide à la décision »,
INERIS DRC-14-136882-01394A réalisé dans le cadre de la Convention OFB/INERIS.
? Nombre de fiches technico-économiques réalisées.
Calendrier et délais : Sur la durée du plan
Budget estimé : à minima 100 000 ¤ par an pour les fiches technico économiques
6 http://www.ineris.fr/rsde/fiches_technico.php
58
Nouvelles actions
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 1 - En limitant les rejets des collectivités
Action 40 : Encourager les territoires à développer des plans territoriaux de lutte contre
les pollutions plastiques
Objectif principal :
Accompagner les collectivités territoriales dans une stratégie globale de lutte contre les pollutions plastiques
issues des zones de vie vers les rivières, lacs et mers, en mobilisant toutes leurs compétences et en faisant
évoluer leurs pratiques de gestion des espaces publics.
Contexte
Si dans la lutte contre les pollution plastiques, ce sont bien les industriels et metteurs sur le marché qui sont
les premiers acteurs qui doivent se mobiliser, les territoires sont aussi un des maillons essentiels de la lutte
contre les « fuites de plastiques », macro comme micro, vers les milieux récepteurs aquatiques. C?est en
coordonnant des actions de prévention et d?interception sur plusieurs segments de ses compétences, qu?une
collectivité peut agir efficacement. AMORCE a conçu une démarche méthodologique intitulée « plan
territorial de lutte contre les pollution plastiques » qui invite les collectivités à agir de façon coordonnée sur
la totalité ou une grande partie des compétences suivantes :
- Assainissement, gestion des eaux pluviales urbaines, GEMAPI et eau potable
- Propreté urbaine, gestion des déchets
- Urbanisme, aménagement des espaces publics
- Politique économique et d?insertion
Mise en oeuvre :
- Rédaction par l?association AMORCE d?une note méthodologique présentant la démarche et
spécifiant des préconisations opérationnelles
- Animation par AMORCE d?un réseau de territoires engagés dans la lutte contre les pollutions
plastiques, mobilisant élus et techniciens des collectivités des domaines de l?eau et des déchets
- Diffusion des retours d?expérience et incrémentation de la note méthodologique
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : AMORCE
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de réunions du réseau de territoires engagés réalisés
? Nombre de participants aux réunions du réseau de territoires engagés
Calendrier et délais :
- 2019 : rédaction d?une note méthodologique
- 2020-2023 : animation du réseau de territoires engagés
- 2023 : incrémentation de la note méthodologique
Budget estimé : Environ 50 000 ¤
59
Nouvelles actions
Sous-objectif 2 ? Sensibiliser le plus grand nombre à la pollution des eaux
Levier 6 - En capitalisant les expériences innovantes pour changer les pratiques
Action 41 : Engager une réflexion sur les moyens de financer la lutte contre les
micropolluants
Objectif principal :
Elaborer des propositions pour développer de nouvelles sources de financement dédiées à la lutte contre
les micropolluants.
Contexte
Trouver de nouvelles sources de financement pour la recherche et la lutte contre les micropolluants est
indispensable à moyen termes. La recherche progresse, et un accompagnement des collectivités locales se
met en place. Cependant mettre en oeuvre les recommandations nécessite des ressources dont beaucoup
de collectivités locales ne disposent pas.
Deux mécanismes potentiels ont été identifiés.
Une première possibilité consisterait à copier ou élargir le mécanisme de la redevance spéciale perçue par
les Agences de l?eau sur les pesticides à d?autres familles de substance. L?autre possibilité étudiée se base
sur le principe de responsabilité élargie des producteurs (REP). Introduit par la directive cadre sur les
déchets, ce mécanisme est une extension du principe pollueur-payeur. Dix-sept filières de gestion des
déchets fonctionnent actuellement selon ce principe en France, qui est l?un des pays ayant le plus recours à
ce dispositif.
Mise en oeuvre :
- Etude des deux mécanismes précités, évaluation des ressources qu?ils permettraient chacun de
dégager, étude d?impact
- Recherche d?autres mécanismes potentiels
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DEB ? OFB
Partenaire : A confirmer
60
Nouvelles actions
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants
dans les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 42 : Impact des détergents sur les milieux aquatiques
Objectif principal : mieux connaitre l?impact des détergents sur les milieux aquatiques
Contexte : Le règlement européen sur les détergents et le règlement REACH encadrent la biodégradabilité de
ces produits ainsi que leur composition. Des écolabels d'application volontaire existent également pour mettre
sur le marché des produits qui vont au-delà des exigences de ces deux règlements. Cependant, sur environ
30 000 produits biocides déclarés, seuls 80 produits environ ne contiennent pas de substance préoccupante ou
de nanomatériaux, soit très largement moins de 1 % de la totalité des produits biocides à disposition sur le
marché français. Or une partie des produits de dégradation des détergents synthétiques (lessives, liquides
vaisselle, produits d?entretien domestiques, produits de nettoyage industriels?), généralement composés de
tensio-actifs tels que les nonylphénols, aboutissent dans les milieux aquatiques, sur lesquels leurs impacts sont
mal connus. Le sujet a été intégré au quatrième plan national santé environnement.
Mise en oeuvre : Dans le cadre du PNSE, l?ANSES ainsi que l?OFB seront saisies pour évaluer :
- Les principaux produits de dégradation de détergents synthétiques (notamment tensio-actifs) retrouvés dans
les milieux aquatiques, qu?il s?agisse des eaux de surface ou des eaux marines de la bordure littorale ;
- L?impact de ces produits de dégradation sur la biodiversité marine et la biodiversité terrestre (à travers les
embruns) ;
- Les usages pour lesquels il existe sur le marché des détergents qui vont au-delà des exigences des règlements
détergent et REACH, en particulier en matière de biodégradabilité ;
- Les mesures qui permettraient de réduire l?impact de l?utilisation des détergents sur l?environnement.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DGPR
Partenaires : DEB, ANSES, OFB
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
- Nombre de dossiers d?autorisation de mise sur le marché simplifiée déposés
Calendrier et délais :
Budget estimé :
61
Nouvelles actions
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans les
eaux et les milieux aquatiques
Levier 9 ? En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 43 : Métrologie des microplastiques
Objectif principal : Etudier les différentes approches et les pistes pour la mise en oeuvre d?une surveillance
des microplastiques
Contexte : le terme « microplastiques » désigne communément toute particule polymère synthétique d'une
taille comprise entre 0,1 µm et 5 mm. Présents de manière ubiquiste dans l?environnement, leurs impacts
sur la faune et la flore sont encore peu connus. Ils peuvent également jouer le rôle de supports pour des
contaminants chimiques, ou pour le transport d?espèces invasives sur de très grandes distances. À l?heure
actuelle, il existe des protocoles de suivi (OSPAR principalement), mais n?existe pas de réel indicateur ou
d?approche normalisée pour suivre la contamination des hydrosystèmes, ni de manière générale de méthode
normalisée pour mesurer les microplastiques dans l?eau ou dans une autre matrice. En conséquence, les
données relatives à leur présence dans les rivières et dans les eaux usées sont encore lacunaires et
disparates, et les contributions des principales sources (ruissellement, retombées atmosphériques,
fragmentation des macoplastiques?) soumises à caution.
Mise en oeuvre : un groupe de travail sera organisé avec les acteurs du monde de la recherche, de la
métrologie et de la surveillance. Ses objectifs seront :
? Expliciter les finalités prioritaires d?une surveillance harmonisée des microplastiques dans les
hydrosystèmes (identifier les principales sources, évaluer les flux, quantifier les concentrations dans
les différentes matrices, évaluer l?efficacité d?actions de réduction, l?impact sur la qualité du milieu,
les impacts sanitaires, ?) et formaliser des indicateurs associés aux finalités retenues ;
? Sur cette base, identifier les méthodologies d?échantillonnage et d?analyse existantes appropriées et
disponibles à coût acceptable, pour édifier un référentiel méthodologique national de la surveillance
en prenant en compte les avancées de la normalisation et l?expérience acquise dans le cadre de la
DCSMM ;
? Définir des méthodes d?échantillonnage et d?analyse harmonisées, et les mettre en oeuvre afin de
confirmer leur faisabilité et leur aptitude à répondre au besoin ;
? Faire le lien et prendre part aux travaux aux niveaux européen et international sur le sujet
(commissions de normalisation, etc) ;
? Proposer un dimensionnement de cette surveillance, en se référant aux expériences passées, ainsi
que des modalités de mise en oeuvre (compétences mobilisables, financements, échéances,
synergies avec des activités existantes, etc).
Responsables de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DEB - OFB
Partenaires : Ifremer, Cedre, Ineris, Aquaref, Leesu, Université Gustave Eiffel, Anses, Université du Mans,
Groupe de recherche Polymères et océans
62
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
- Nombre de réunions du groupe de travail réalisées
- Nombre de réunions internationales où le groupe de travail était représenté et typologie
- Rédaction d?un rapport recensant et évaluant la faisabilité des différents modes de
surveillances en fonction de leur finalité, et décrivant les méthodes d?échantillonnage et
d?analyse harmonisées à inclure dans le référentiel technique
- Rédaction d?un rapport montrant l?aptitude des méthodes harmonisées à répondre au
besoin
- Réaliser un rapport analysant et comparant les différents modes de surveillance pouvant
être mis en oeuvre sur les microplastiques
- De manière générale, construire un référentiel méthodologique national
Calendrier et délais : 2020-2023 :
Budget estimé : A définir
63
Nouvelles actions
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans les
eaux et les milieux aquatiques
Levier 9 ? En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 44 : Mise à jour de l?étude des risques sanitaires liés au retour au sol des boues
d?épuration
Objectif principal : Mettre à jour l?évaluation des risques sanitaire attribuable à l?épandage des boues et
compost de boues
Contexte : En France la production de boues issues du traitement des eaux usées domestiques s'est établie
à environ 1.200.000 tonnes de matières sèches en 2014 (dernières données rapportées à la Commission
européenne) et plus de 70% sont épandues sur les sols agricoles. En effet l?épandage des boues est une
alternative efficace aux engrais minéraux et participe à l?économie circulaire. C?est une solution privilégiée à
l?élimination par le ministère et la Commission européenne en matière de gestion des déchets. Cependant
l?épandage des boues fait courir un risque de pollution des sols et des cultures, du fait des micropolluants
qu?elles peuvent contenir, notamment des substances émergentes qui ne font pas l?objet d?une surveillance
aujourd?hui. En 2014, L?INERIS, l?DAEME et Le CNRS en collaboration avec des fédérations professionnelles
ont réalisé une première étude sur la caractérisation des substances dites « émergentes » dans les boues
et compost de boues. Depuis, la publication de la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage
et à l'économie circulaire (loi AGEC) impose dans son article 86 de réviser les référentiels réglementaires
sur l'innocuité environnementale et sanitaire applicables à l?épandage des boues épuration d?ici le 1er juillet
2021. Aussi l?INERIS, à la demande du SYPREA a souhaité réaliser la mise à jour de cette précédente étude
d?évaluation des risques sanitaire conduite en 2014 pour consolider les connaissances actuelles dans ce
contexte de révision des critères d?innocuité applicables à l?épandage des boues.
Mise en oeuvre :
Compléter l?évaluation des risques conduites en 2014 :
? Prise en compte de vecteurs d?exposition complémentaires
? Utilisation de l?outil MODUL?ER pour affiner les hypothèses précédentes
? Mise à jour des données d?entrée (concentrations, valeurs toxicologique de référence)
Responsables de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : INERIS
Partenaires : DEB, SYPREA, FNCCR, AMF, AMORCE, FP2E, FNADE
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de réunions du groupe de travail réalisées
Calendrier et délais :
Budget estimé :
64
Annexes
65
Gouvernance du plan national micropolluants 2016-2021
La politique développée en matière de micropolluants est interministérielle.
La présidence du comité de pilotage est assurée par la direction de l?eau et de la biodiversité (DEB) pour le
MEEM en concertation avec la direction générale de la santé (DGS) pour le MASS et la direction générale
de l?alimentation (DGAL) pour le MAAF.
Le secrétariat général est assuré par la DEB qui décide de l?ordre du jour en concertation avec les deux
autres ministères sur la base des propositions des pilotes d?objectifs.
Le suivi technique du plan est assuré par les responsables d?action (cf. tableau de bord joint) auxquels sont
associés des partenaires. Les responsables d?action sont issus de l?administration (CGDD, DGPR, DEB,
DGS), d?organismes institutionnels (OFB, CEREMA, ANSES) ou d?organismes publics de recherche et
développement (INERIS, BRGM, IRSTEA, Ifremer, AQUAREF). Les responsables d?action réunissent les
groupes de travail ad hoc. Ils doivent alerter si besoin et rendre compte aux pilotes des 3 objectifs du plan.
Les pilotes d?objectifs sont en contact avec les responsables d?actions et remplissent un état d?avancement
du plan sur la base d?un tableau de bord commun. Ils indiquent aux ministères les sujets à mettre à l?ordre
du jour des COPIL.
? Pilotes de l?objectif 1 (Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans les
eaux et les milieux aquatiques) : direction de l?eau et de la biodiversité avec pour le levier 3 (limiter
les rejets de médicaments) l?appui de la direction générale de la santé.
? Pilotes de l?objectif 2 (Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des eaux
et préserver la biodiversité) : OFB avec pour les leviers 10 (en menant des campagnes ciblées en
complément de la surveillance de routine) et 13 (en définissant des seuils de protection pour le
consommateur et les écosystèmes aquatiques) l?appui de la DGS.
? Pilote de l?objectif 3 (Dresser des listes de polluants sur lesquels agir) : direction de l?eau et de la
biodiversité.
Un COPIL plénier sera réuni annuellement. Des COPIL restreints seront organisés en tant que de besoin
sur des thématiques particulières :
? par typologie de molécules : ex. molécules hydrophobes, biocides, médicaments, etc.
? par thème transversal : mesures de réduction, innovation, aspects sociologiques, appel à projet
pollution eaux urbaines, etc.
Les membres du COPIL plénier seront les membres des COPIL des plans nationaux PCB, résidus de
médicaments, micropolluants 1 (voir liste des membres pressentis ci-après).
Le comité scientifique de l?OFB et les académies nationales pourront être interrogés lors de la révision à mi-
parcours du plan micropolluants.
Les actions sont budgétées dans le cadre des programmes existants (OFB, CEREMA, ANSES, programme
DGPR, programmes des agences de l?eau, programme recherche- innovation du CGDD voire en partie sur
le budget des collectivités locales ou des industriels s?agissant du RSDE).
66
Liste des membres invités du COPIL plan micropolluants 2016-2021
Membres Organisation
Etablissements publics ADEME
Etablissements publics Agence de l'eau Adour-Garonne
Etablissements publics Agence de l'eau Artois-Picardie
Etablissements publics Agence de l'eau Loire-Bretagne
Etablissements publics Agence de l'eau Rhin-Meuse
Etablissements publics Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse
Etablissements publics Agence de l'eau Seine-Normandie
Etablissements publics ANSES
Etablissements publics ANSES/ANMV
Etablissements publics ANSM
Etablissements publics AQUAREF
Etablissements publics BRGM
Etablissements publics Ifremer
Etablissements publics InCA
Etablissements publics INERIS
Etablissements publics InVS
Etablissements publics IRSTEA
Etablissements publics LNE
Etablissements publics OFB
Etat MAAF/DGAL
Etat MASS
Etat MEEM/CGDD
Etat MEEM/DDT
Etat MEEM/DREAL
Etat MEEM/DEB
Etat MEEM/DGEC
Etat MEEM/DGPR
Etat MESR
Offices de l'eau Offices eau
Société civile Cyclamed
Société civile OIEau
Société civile Académie de l'eau
Société civile Académie nationale de pharmacie
Société civile ADF
Société civile AMF
67
Société civile ARF
Société civile ASTEE
Société civile CLCV
Société civile CNPMEM
Société civile CISS
Société civile CONNAPED
Société civile FEHAP
Société civile FENARIVE
Société civile FFA
Société civile FHF
Société civile FNCCR
Société civile FNE
Société civile FNPF
Société civile FNSEA
Société civile FP2E
Société civile FSPF
Société civile FSVF
Société civile Humanité Biodiversité
Société civile LEEM
Société civile MEDEF/FEDEM
Société civile MEDEF/UIC
Société civile Ordre national des médecins
Société civile Ordre national des pharmaciens
Société civile Ordre national des vétérinaires
Société civile Robin des bois
Société civile SIMV
Société civile SNPGH
Société civile SNPHPU
Société civile SYNPREFH
Société civile UFC que choisir
Société civile UIE
Société civile UNPF
Société civile USPO
68
Tableau de bord des responsables d?action et partenaires
Levier Action Porteur de l'action Partenaires
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans les eaux et les
milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter les émissions et rejets
Levier 1 - En
limitant les rejets
des collectivités
Action1 : Rédiger un guide opérationnel
du raccordement non domestique pour
les collectivités pour faire évoluer les
pratiques
DEB, DGPR,
CEREMA
OFB, AE, INERIS,
DREAL et DDT, GRAIE,
ASCOMADE, SP3I,
FNCCR, AMF, AITF,
FENARIVE, FP2E,
CNIDEP, ADOPTA
Action 2: Mettre en oeuvre les
recommandations du guide relatif à la
bonne gestion des déchets issus de
médicaments et des déchets liquides
dans les établissements de santé et
médico-sociaux
DGS, DEB AE, ARS, DGPR,
ADEME, Synprefh
Levier 2 - En
limitant les
émissions
industrielles et
artisanales
Action 3 : Suivre le plan de
décontamination des appareils contenant
des PCB d?une teneur entre 50 et 500
ppm et conduire une surveillance
environnementale des ICPE qui traitent
les PCB
DGPR ADEME
Action 4 : Renforcer la surveillance des
rejets industriels et mettre en place des
plans de réduction adaptés dans la
continuité de l?action RSDE pour les
installations classées pour
l?environnement (ICPE) et centres
nucléaires de production d?électricité
(CNPE)
DGPR pour ICPE
ASN pour les CNPE
INERIS, FNCCR, FP2E,
AE
DGPR, DEB, EDF
(exploitant des CNPE)
Action 5 : Gérer avec précaution les
sédiments contaminés lors
d'interventions sur le milieu (dragages,
curages, actions de restauration) et à
terre, valoriser les sédiments non
dangereux
OFB
CEREMA/DTecEMF,
DREAL, IRSTEA,
INERIS, AE, BRGM,
VNF/DT
Action 6 : Mettre en place dans quelques
métiers de l'artisanat des démonstrateurs
de bonnes pratiques de réduction
d'émissions de micropolluants
Eurométropole de
Strasbourg
CNIDEP, INERIS, IRES
Tronico-Vigicell, FNCCR,
AE Rhin Meuse, GESTE,
IRH Ingénieur Conseil
Levier 3 - En
limitant les rejets
de médicaments
Action 7 : Etudier la prise en charge des
médicaments non utilisés des
établissements de santé et médico-
sociaux et des centres de soins,
d'accompagnement et de prévention en
addictologie et proposer des évolutions
DGS, DGPR ADEME, Synprefh
Action 8 : Tirer les conclusions de
l?expérimentation sur la dispensation à
l?unité des médicaments
DGS
DSS, ARS concernées
par l?expérimentation,
CNAMTS, USPO, FEIMA
69
Levier 3 - En
limitant les rejets
de médicaments
Action 9 : étudier la pertinence de l'indice
suédois de classement des substances
actives en fonction de leur impact pour
l?environnement et l?acceptabilité par les
professionnels de santé de la mise en
place d?un tel indice de classement des
médicaments en France
DGS
DG Trésor, DGAL,
Académies nationales,
ANSM, ANMV,
industriels du
médicament, DEB
Levier 4 - En
limitant les
pollutions diffuses
de l?agriculture
Action 10 : Protéger 1000 captages
prioritaires vis-à-vis des nitrates ou des
pesticides pour contribuer à la protection
de la ressource en eau
DEB
DGPE, DGS, OFB, AE,
DREAL, DDT(M), ARS,
collectivités,
représentants de la
profession agricole,
BRGM, IRSTEA, INRA,
FNCCR, ADCF, FP2E
Sous objectif 2 - Sensibiliser le plus grand nombre à la pollution des eaux
Levier 5 ? En
formant et
informant le plus
grand nombre
Action 11 : Elaborer et mettre en
oeuvre une stratégie de formation
pour l?accompagnement du plan
OFB
INERIS, BRGM, FNCCR,
services du ministère
chargés de l?écologie
(centraux et déconcentrés),
représentants des acteurs
économiques, des
collectivités et de la société
civile, opérateurs de
formation
Action 12 : Améliorer l?information sur
l'état des masses d?eau de surface
(refonte de la toile Eaufrance, site
Naïades)
OFB BRGM, DREAL, AE,
INERIS, DEB, OIEau
Action 13 : Améliorer la
communication envers le grand
public, les professionnels et les
collectivités
DEB, DGALN/COM,
DGS
OFB, AE, ANSES, FNCCR,
FP2E, FENARIVE, ARS,
DREAL, associations de
consommateurs, autres
associations, sociologues
Levier 6 - En
capitalisant les
expériences
innovantes pour
changer les
pratiques
Action 14 : Rédiger et diffuser des
guides capitalisant notamment les
expériences des collectivités
innovantes sélectionnées dans le
cadre de l?appel à projet national
lancé par les Agences de l?eau, l?OFB
et le MEEM en 2014 intitulé «
Innovation et changements de
pratiques : micropolluants des eaux
urbaines»
OFB
AE, porteurs de projets,
FNCCR, FP2E, DEB, DGS,
CGDD
Action 15 : Comprendre la perception
citoyenne des enjeux liés à la
présence de micropolluants dans la
ressource aquatique et identifier les
opportunités liées à des changements
de comportements
OFB AE, porteurs de projets,
INERIS, BRGM
70
Objectif 2 ? Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des eaux et
préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 - Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence des micropolluants
dans les eaux et les milieux aquatiques
Levier 7 - En
améliorant la
quantification des
substances
rejetées dans le
milieu naturel
Action 16 : Mieux évaluer les
émissions de polluants vers les
milieux par les eaux pluviales
urbaines, le ruissellement et le
drainage agricoles, les eaux usées
urbaines et industrielles
INERIS
CEREMA, OFB, IRSTEA,
BRGM, INRA, FP2E, AE et
OE, PIREN-Seine, DGPR
Action 17 : Poursuivre la recherche de
substances dangereuses dans les
eaux brutes et dans les eaux usées
traitées de stations de traitement des
eaux usées et la recherche d?actions
de réduction
DEB
INERIS, DGPR, AE,
DDT(M), OFB, AQUAREF,
industriels, collectivités,
BRGM, CEREMA, IRSTEA,
Anses, FNCCR, FP2E
Levier 8 - En
étudiant
l?incidence de
certains procédés
de traitement ou
de recyclage
Action 18 : Analyser les nouvelles
solutions, à l'amont ou à l'aval des
stations de traitement des eaux
usées, pour notamment limiter la
pollution des eaux
DEB
OFB, INERIS, CEREMA,
ANSES, AE, DGS, DGPR,
IRSTEA, FNCCR, FP2E,
collectivités, industriels de
l'eau, pôles de compétitivité,
porteurs d'études
Action 19: Construire une
méthodologie pour la valorisation et le
recyclage les déchets minéraux non
dangereux en ouvrages maritimes ou
immergés
CEREMA DEB, BRGM, secteurs
travaux publics
Action 20 : Evaluer l?incidence de
l?utilisation de pneus usagés utilisés
dans les ouvrages de stockage des
eaux pluviales
CEREMA
DEB, DGPR, ADEME, OFB,
BRGM, FNCCR, Aliapur,
FRP
Action 21 : Mieux caractériser les flux
de mercure à l'aval des anciens sites
miniers en Guyane pour en limiter les
rejets dans les cours d'eau
BRGM
OFB, OE Guyane, DGPR,
DEAL Guyane, HYDRECO,
Université de Bordeaux,
LNE
Levier 9 ? En
améliorant la
surveillance et la
connaissance du
devenir des
polluants
Action 22 : Poursuivre
l?accompagnement des donneurs
d?ordres et acteurs de terrain pour
fiabiliser les données de surveillance
des eaux, des sédiments et du biote
OFB AQUAREF, AE, DEB,
Anses (LHN), FNCCR
Action 23 : Utiliser, à des fins de
connaissance de l?état initial et des
tendances de contamination des
milieux aquatiques, les banques
d?échantillons environnementaux
OFB
Université de Pau et des
Pays de l'Adour, Ifremer,
IRSTEA, INERIS, LNE,
DGAL, DEB, Zones Ateliers
CNRS InEE, AE, DREAL
Rhône-Alpes, Anses (LHN)
Action 24 : Mieux connaître les
niveaux d'imprégnation des milieux
aquatiques par des polluants à enjeux
et mieux comprendre les transferts de
ces polluants entre les différents
compartiments de l?environnement
OFB
Ifremer, BRGM, IRSTEA,
AE (notamment SN),
DGEC, INERIS, CEREMA,
Anses, DEB, Zones Ateliers
CNRS InEE, Université de
Lorraine (UR-AFPA), GIP
Seine Aval
71
Levier 9 ? En
améliorant la
surveillance et la
connaissance du
devenir des
polluants
Action 25 : Evaluer les méthodes et
technologies innovantes de
surveillance et de diagnostic
OFB, DEB AQUAREF, AE, Université
de Lorraine, CEREMA
Levier 10 ? En
menant des
campagnes
ciblées en
complément de la
surveillance de
routine
Action 26 : Organiser la surveillance
prospective sur des molécules
émergentes dans les rivières, nappes
et eaux littorales et dans les eaux
destinées à la consommation
humaine
DEB, DGS, OFB
AQUAREF, AE, ANSES
(LHN), CEREMA, FP2E,
ARS, INERIS, BRGM,
laboratoires de recherche
Action 27 : Inventorier et caractériser
les sites de stockage de résidus
d'anciennes industries extractives
DGPR
GEODERIS (BRGM-
INERIS), AE Loire
Bretagne, DREAL Corse et
Languedoc Roussillon
Action 28 : Etablir une cartographie
des eaux souterraines impactées par
les ions perchlorates d'origine
agricole et ceux issus de la
destruction des munitions des
grandes guerres et définir les
éventuels cortèges de micropolluants
associés
BRGM
DGPR, DEB, DGS, DGAL,
ANSES (LNH), ARS, OFB,
FNCCR, FP2E, AE,
collectivités, distributeurs
d?eau
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts des micropolluants sur l?état des ressources et les
effets sur la santé et la biodiversité
Levier 11 - En
améliorant le
diagnostic
Action 29: évaluer l?effet des
micropolluants sur la faune et la flore
aquatique notamment les effets des
mélanges de micropolluants
INERIS OFB, IRSTEA
Action 30 : Améliorer l'état des lieux
réalisé dans le cadre de la Directive
Cadre sur l'Eau
DEB
INERIS, BRGM, Ifremer, OFB,
AE et OE, DGPR, DEAL et
DREAL de bassin, IRSTEA
Levier 12 - En
rendant
disponibles et en
partageant les
données utiles à
l?évaluation des
risques pour
l?environnement
Action 31 : Travailler sur la
disponibilité et le partage de données
permettant de connaître le danger et
l'exposition pour les résidus de
médicaments humains et vétérinaires
dans les eaux
DEB, DGS
Syndicats des entreprises du
médicament, DGAL, ANSM,
ANSES (dont ANMV),
agences sanitaires
européennes, professionnels
du traitement de l'eau, AE,
CGDD-DRI, CNAMTS,
INERIS
Action 32 : Poursuivre le
développement et la mise à jour de
portails de diffusion de données sur
les substances chimiques
INERIS
DGPR, DEB, DGS, ANSES,
AE, OFB, BRGM, Ifremer,
INRS
Action 33 : Capitaliser les
connaissances internationales sur les
risques environnementaux et
sanitaires liés aux micropolluants
dans les milieux aquatiques
CGDD/DRI
DEB, DGPR, DGS, Académies
nationales, ANSM, Ifremer,
INERIS, OFB, BRGM, ANSES,
IRSTEA, syndicats des
entreprises du médicament,
chercheurs
72
Levier 13 - En
définissant des
seuils de
protection pour le
consommateur et
les écosystèmes
aquatiques
Action 34 : Construire des valeurs de
référence et des méthodologies pour
mieux juger la qualité des eaux de
surface et souterraines prenant en
compte les perturbateurs
endocriniens et les métabolites
pertinents
INERIS BRGM, OFB, FP2E, DGPR,
Ifremer
Action 35 : Evaluer les risques
sanitaires liés à la présence de
micropolluants dans les eaux
destinées à la consommation
humaine
ANSES DGS
Objectif 3 - Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 - En
hiérarchisant les
molécules selon
différentes
stratégies
Action 36 : Identifier les métabolites
des produits phytopharmaceutiques et
évaluer les capacités analytiques des
laboratoires pour permettre une mise
sous surveillance précoce
BRGM AQUAREF, OFB, AE,
INERIS
Action 37 : Classer les molécules
selon les besoins de connaissances
environnementales
INERIS OFB, CEP, BRGM
Action 38 : Classer les molécules
selon les risques de non atteinte du
bon état des milieux (eaux
souterraines, eaux de surface, eaux
littorales)
INERIS
DEB, DREAL, AE et OE,
OFB, BRGM, membres du
CEP
Action 39 : Classer les molécules
selon la nécessité et la faisabilité de
réduction des émissions
INERIS
DEB, DGPR, DGS, DGPE,
DGAL, OFB, AE, membres
du CEP, acteurs
économiques
73
Articulation entre le PNSE 3 et le plan micropolluants
Action du PNSE 3
Action du plan micropolluants
Actions couvertes en totalité
Action 32 : Surveiller les substances émergentes
prioritaires dans les milieux aquatiques et les
captages d?eau destinée à la consommation
humaine (perchlorates, bisphénol A et substances
de la famille des nitrosamines, parabènes et
phtalates)
Action 26 : Organiser la surveillance prospective
sur des molécules émergentes dans les rivières,
nappes et eaux littorales et dans les eaux destinées
à la consommation humaine
Action 54 : mieux prendre en compte le caractère
perturbateur endocrinien dans la définition des
valeurs guides environnementales pour les
micropolluants qui sont aussi perturbateurs
endocriniens dans les milieux aquatiques
Action 34 : Construire des valeurs de référence et
des méthodologies pour mieux juger la qualité des
eaux de surface et souterraines prenant en compte
les perturbateurs endocriniens et les métabolites
pertinents
Action 46 : travailler sur la disponibilité et le partage
de données permettant de connaître le danger et
l?exposition pour les résidus de médicaments
humains et vétérinaires dans les eaux
Action 31 : Travailler sur la disponibilité et le
partage de données permettant de connaître le
danger et l'exposition pour les résidus de
médicaments humains et vétérinaires dans les eaux
Actions couvertes en partie
Action 33 : réaliser un suivi post-AMM pour les
produits phytopharmaceutiques et les métabolites
pertinents contenant des substances actives pour
lesquelles il n?existe pas de méthodes d?analyses
courantes en France et pour lesquelles le seuil de
quantification est supérieur à la « concentration
avec effet » déterminée par l?INERIS en appui à la
mise en oeuvre de la directive cadre sur l?eau
Action 36 : Identifier les métabolites des produits
phytopharmaceutiques et évaluer les capacités
analytiques des laboratoires pour permettre une
mise sous surveillance précoce
Action 44 : faciliter l?accès et l?utilisation des
données d?exposition
Action 12 : Améliorer l?information sur l'état des
masses d?eau de surface (refonte de la toile
Eaufrance, site Naïades)
Action 23 : Utiliser, à des fins de connaissance de
l?état initial et des tendances de contamination des
milieux aquatiques, les banques d?échantillons
environnementaux
Action 56 : mettre en oeuvre la protection des
captages utilisés pour l?alimentation en eau potable
(AEP) contre les pollutions accidentelles et les
pollutions diffuses (suite de l?action 28.1 du PNSE
2)
Action 10 : Protéger 1000 captages prioritaires vis-
à-vis des nitrates ou des pesticides pour contribuer
à la protection de la ressource en eau
Action 60 : réaliser des travaux de validation des
modèles de transferts en les focalisant sur des
substances à fort enjeu sanitaire (exemple :
éléments traces métalliques, PCB)
Action 24 : Mieux connaître les niveaux
d'imprégnation des milieux aquatiques par des
polluants à enjeux et mieux comprendre les
transferts de ces polluants entre les différents
compartiments de l?environnement
74
Appel à projet « Innovations et changements de pratiques : lutte contre
les micropolluants des eaux urbaines »
Le ministère en charge de l?écologie, l?Office national de l?eau et des milieux aquatiques (OFB) et les agences
de l?eau, en partenariat avec le ministère en charge de la santé, ont lancé conjointement un appel à projets
concernant les «Micropolluants des eaux urbaines». L?objectif prioritaire est d?inciter et aider les collectivités
à s?engager à mieux connaître et réduire l?impact des micropolluants sur les milieux et les ressources
aquatiques de leurs territoires.
Les treize projets retenus mobilisent des collectivités locales et leurs partenaires locaux, privés (entreprises
et associations) et/ou publics (universités, laboratoires de recherche) sur des initiatives innovantes allant des
changements de pratiques des usagers et des professionnels jusqu?à la réalisation de nouvelles solutions
techniques coûts - efficaces (gestion durable des eaux pluviales, méthodes de diagnostic des pollutions...).
Un total de 10,2 millions d?euros apporté par l?OFB et les agences de l?eau permet de soutenir treize projets
répartis sur la majorité des bassins versants du territoire incluant les territoires d?outre-mer.
Les 13 projets contribuent aux trois objectifs du plan national micropolluants : réduire, connaître et prioriser
les micropolluants. Les actions du plan national renvoient explicitement aux sorties opérationnelles qui seront
élaborées dans le cadre des projets :
? valoriser des guides capitalisant les expériences des collectivités innovantes ;
? comprendre la perception citoyenne des enjeux liés à la présence de micropolluants dans la ressource
aquatique et les opportunités liées à de nouveaux comportements ;
? mieux évaluer les émissions de polluants vers les milieux par les eaux pluviales urbaines, le ruissellement
et le drainage agricole, les eaux usées urbaines et industrielles ;
? analyser, d?un point de vue coûts/avantages, de nouvelles solutions, à l?amont ou à l?aval des stations de
traitement des eaux usées, pour notamment limiter la pollution des eaux ;
? classer les molécules selon la nécessité et la faisabilité de réduction des émissions.
Les thématiques traitées sont opérationnelles :
- Gestion de la pollution d?origine domestique : résidus de médicaments, de cosmétiques, de
produits biocides. Chaque jour, les Français rejettent dans leurs eaux usées des produits d?hygiène, des
résidus de cosmétiques, de médicaments... qui sont en partie traités dans les stations de traitement d?eaux
usées. Les rejets dans les cours d?eau de ces stations contiennent encore trop de ces résidus chimiques.
Les projets Cosmet?Eau, Seneur, SMS répondent à cette problématique.
- Gestion de la pollution émise par les activités de soin : . Les centres de soins (hôpitaux, maisons
de retraite, centres de rééducation....) utilisent de nombreux produits contenant des micropolluants que ce
soit pour soigner les patients ou pour désinfecter lieux et matériels. L?objectif est de trouver de nouvelles
solutions techniques pour la gestion et l?élimination des produits polluants. Les projets Biotech, Rempar,
Sipibel-Rilact répondent à cette problématique.
- Gestion des pollutions en temps de pluie ou efficacité des aménagements urbains ou routiers sur
la réduction des micropolluants. Lorsqu?il pleut, les eaux de pluie ruisselant sur la ville ou sur les routes se
chargent de micropolluants issus des activités routières, des toitures, des peintures utilisées en extérieur...
Ces eaux pluviales peuvent être rejetées directement à la rivière, en la polluant, ou bien elles peuvent arriver
à la station de traitement d?eaux usées. Or celle-ci n?est pas toujours dimensionnée pour accueillir des
volumes d?eau plus importants que les seuls volumes issus des eaux usées domestiques. De plus, les
micropolluants de ces eaux de pluie ne sont pas toujours traités dans la station de traitement. Les projets
Matrioschkas, Micromegas, Roulépur répondent à cette problématique.
- Planification de l?action à l?échelle des agglomérations, en tenant compte des sources multiples.
Les stations d?épuration urbaines reçoivent des micropolluants issus de différentes sources . Pour limiter cet
apport, il faut identifier les sources, hiérarchiser les micropolluants prioritaires, changer les comportements
pour limiter leur utilisation à la source et enfin mieux les traiter. Les projets LumiEau, Micropolis, MicroReuse,
Regard répondent à cette problématique.
75
Objectifs de réduction des émissions et des rejets
76
Liste des abréviations
ADCF Assemblée des Communautés de France
ADEME Agence de l?Environnement et de la Maîtrise de l?Energie
ADF Assemblée des Départements de France
ADOPTA Association pour le Développement Opérationnel et la Promotion des Techniques Alternatives en
matière d'eaux pluviales
AE Agences de l?eau
AEP Alimentation en Eau Potable
AITF Association des Ingénieurs Territoriaux de France
AMF Association des Maires de France
AMM Autorisation de Mise sur le Marché
ANMV Agence Nationale du Médicament Vétérinaire
ANSES Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l?alimentation, de l?environnement et du travail
ANSM Agence Nationale de Sécurité du Médicament
AQUAREF Laboratoire national de référence pour la surveillance des milieux aquatiques
ARF Association des Régions de France
ASCOMADE Association de Collectivités pour la Maîtrise des Déchets et de l'Environnement
ASN Autorité de Sûreté Nucléaire
ARS Agence Régionale de Santé
ASTEE Association Scientifique et Technique pour l?Eau et l?Environnement
BNV-D Banque Nationale des Ventes de produits phytopharmaceutiques par les Distributeurs agréés
BRGM Bureau de Recherches Géologiques et Minières
CEP Comité d?Experts en charge de la Priorisation des substances
77
CEREMA Centre d?Etudes et d?expertise sur les Risques, l?Environnement, la Mobilité et l?Aménagement
CGDD Commissariat Général au Développement Durable
CISS Collectif Inter-associatif Santé
CLCV Association Consommation, Logement et Cadre de Vie
CNAMTS Caisse Nationale d?Assurance Maladie des Travailleurs Salariés
CNIDEP Centre National d?Innovation pour le Développement durable et l?Environnement dans les Petites
entreprises
CNPE Centre Nucléaire de Production d?Electricité
CNPMEM Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins
CNRS InEE Centre National de la recherche Scientifique -Institut Ecologie et Environnement
CONAPPED Comité National de la Pêche Professionnelle en Eau Douce
COPIL Comité de pilotage
DCE Directive Cadre sur l?Eau
DCSMM Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin
DDIE Directive Déchets Industries Extractives
DDT(M) Direction Départementale des Territoires (et de la Mer)
DEAL Direction de l?Environnement, de l?Aménagement et du Logement
DEB Direction Eau Biodiversité
DEHP Di(2-éthylhexyl)phtalate
DGAL Direction Générale de l?Alimentation
DGALN/COM Direction Générale de l?Aménagement, du Logement et de la Nature/ Communication
DGEC Direction Générale de l?Energie et du Climat
DGPE Direction Générale de la Performance Economique et environnementale des entreprises
DGPR Direction Générale de la Prévention des Risques
DGS Direction Générale de la Santé
78
DREAL Direction Régionale de l?Environnement, de l?Aménagement et du Logement
DSS Direction de la Sécurité Sociale
EDA Effect-Directed Analysis
EDCH Eaux Destinées à la Consommation Humaine
FEDEM Fédération des Minerais, minéraux industriels et métaux non ferreux
FEHAP Fédération des Etablissements Hospitaliers et d?Aide à la Personne
FEIMA Fédération des Editeurs d?Informatique Médicale et paramédicale Ambulatoire
FENARIVE Fédération Nationale des Associations de Riverains et utilisateurs industriels de l?eau
FFA Fédération Française d?Acier
FHF Fédération Hospitalière de France
FNCCR La Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies
FNE France Nature Environnement
FNPF Fédération Nationale pour la Pêche de France
FNSEA Fédération Nationale des Syndicats d?Exploitants Agricoles
FP2E Fédération Professionnelle des Entreprises de l'Eau
FRP France Recyclage Pneumatiques
FSPF Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France
FSVF Fédération des Syndicats Vétérinaires de France
GIP Groupement d?Intérêt Public
GRAIE Groupe de Recherche Rhône Alpes sur les Infrastructures et l'Eau
HYDRECO Laboratoire Environnement de Petit Saut (Guyane)
ICPE Installations Classées pour la Protection de l?Environnement
Ifremer Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer
INCa Institut national du Cancer
INERIS Institut national de l'environnement industriel et des risques
79
INRA Institut national de la recherche agronomique
INRS Institut National de Recherche et de Sécurité
InVS institut de veille sanitaire
IRES Institut de Recherches Economiques et Sociales
IRSTEA Institut de Recherche en Sciences et Technologies pour l'Environnement et l'Agriculture
LCSQA Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'Air
LEEM Les Entreprises du Médicament
LHN Laboratoire d?Hydrologie de Nancy
LNE Laboratoire National d?Essais
MASS Ministère des Affaires Sociales et de la Santé
MEEM Ministère de l?Environnement, de l?Energie et de la Mer
MEER Ministère de l?Education Nationale, de l?Enseignement et de la Recherche
MISEN Mission Inter-Services de l'Eau et de la Nature
NQE Norme de Qualité Environnementale
OE Office de l?eau
OIEau Office International de l?Eau
OFB Office National des Eaux et des Milieux Aquatiques
PAMM Plan d?action milieu marin
PAOT Plan d?Action Opérationnel Territorialisé
PCB Polychlorobiphényle
PIREN-Seine Programme Interdisciplinaire de Recherche sur l?Environnement de la Seine
PNRM Plan National Résidus de Médicaments
PNSE Plan National Santé Environnement
PSC Portail Substances Chimiques
PUNR Pneumatiques Usagés Non Réutilisables
80
RCS Réseau de Contrôle de Surveillance
REPOM Réseau national de Surveillance des Ports Maritimes
RSDE Recherche des Substances Dangereuses dans l?Eau
SIAAP Syndicat Interdépartemental pour l'Agglomération Parisienne
SIG Système d?Information Géographique
SP3I Secrétariat permanent pour la prévention des pollutions et des risques industriels
SIMV Syndicat de l?industrie du Médicament et réactif Vétérinaires
SDAGE Schéma Directeur d?Aménagement et de Gestion des Eaux
SNPE Stratégie Nationale pour les Perturbateurs Endocriniens
SNPGH Syndicat National des Pharmaciens Gérants Hospitaliers
SNPHPU Syndicat National des Pharmaciens Hospitaliers
SoeS Service de l?observation et des Statistiques
SPI Science Policy Interface
STEU Station de Traitement des Eaux Usées
Synprefh Syndicat National des Pharmaciens des Etablissements Publics de Santé
UIC Union des Industries Chimiques
UIE Union Nationale des Industries et Entreprises de l?eau
UNPF Union Nationale des Pharmacies de France
USPO Union des Syndicats de Pharmaciens d?Officine
VGE Valeur Guide Environnementale
VLE Valeur Limite d?Emission
VNF/dT Voies Navigables de France/Direction Territoriale
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION héance 2018.
Responsable d?action et partenaires :
Responsable de l?action : DEB ; Partenaires : DGS, OFB, INERIS, CEREMA, ANSES, agences de l'eau,
DGPR, IRSTEA, collectivités, industriels de l'eau, pôles de compétitivité, porteurs d?études
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Recueils d?orientations à destination des acteurs de la gestion des eaux de rejets et pluviales
Rapport de synthèse de l?analyse économique de l?INERIS
Calendrier et délais : sur la durée du plan
Budget estimé 600 k¤, hors Appel à projets national (cf. fiche 14)
35
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 8- En étudiant l?incidence de certains procédés de traitement ou de recyclage
Action 19 : Construire une méthodologie pour la valorisation et le recyclage des déchets
minéraux non dangereux en ouvrages maritimes ou immergés
Objectif principal : L?objectif est d?offrir aux gestionnaires les outils méthodologiques et pratiques pour intégrer
dans leurs ouvrages hydrauliques des matériaux recyclés locaux compatibles avec les enjeux de pérennité de
l?ouvrage et de préservation de l?environnement.
Contexte :
Les opérateurs portuaires et fluviaux ont un besoin constant de s?adapter en raison de nouvelles activités telles
que la production d?électricité renouvelable en mer qui nécessitent de nouveaux espaces portuaires dédiés ou
en raison de l?augmentation des flux et des gabarits des nouveaux navires de commerce qui conduit à adapter
les quais ou à augmenter la profondeur des chenaux d?accès. Par ailleurs, le plan exceptionnel de
reconstruction et de renforcement des digues et de prévention des submersions marines vise à réduire la
vulnérabilité des territoires soumis aux risques de submersion marine et d?inondation rapide. Tous ces
aménagements offshores, portuaires ou côtiers vont mobiliser de forts volumes de matériaux. Aussi l?emploi de
matériaux alternatifs en substitution de matériaux classiques naturels (roche) ou artificiels (béton) est envisagé
au sein d?ouvrages maritimes. Néanmoins il n?existe pas de référentiel environnemental pour le recyclage des
déchets minéraux en usage maritime ou immergé.
Mise en oeuvre :
? Aspect mécanique : évaluation des domaines d?usages des matériaux alternatifs, de la compatibilité
de ces matériaux avec les matériaux traditionnels lors de travaux neufs ou d?entretiens ;
? Aspect environnemental : définition d?une méthodologie de caractérisation environnementale et
sanitaire des matériaux alternatifs. Le lien avec les domaines d?usages doit déboucher sur des
typologies d?emplois des matériaux alternatifs ;
? Résilience : impact des matériaux alternatifs sur les territoires en cas de rupture des ouvrages
maritimes :
? Développement des filières : estimation du gisement et de la disponibilité de ces matériaux alternatifs.
Développement d?outils locaux à destination des maîtres d?ouvrage et les producteurs et entreprises.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : CEREMA
Partenaires : DEB, BRGM, secteurs des travaux publics
Indicateur (si possible) et/ou production attendue : Nombres de collectivités territoriales accompagnées sur
ces aspects de valorisation
Calendrier et délais :
? Etape 1 : 2016-2017 (Tâche 1 : étude et capitalisation des retours d?expérience sur l?utilisation de
matériaux alternatifs dans des ouvrages maritimes ou immergés et sur les expérimentations déjà
réalisées ; Tâche 2 : essais laboratoire complémentaires d?évaluation du potentiel de valorisation de
matériaux alternatifs en ouvrages maritimes ou immergés).
? Etape 2 : 2018-2019 (Tâche 3 : compilation des résultats des retours d?expérience et des essais
laboratoire ; Tâche 4 : montage d?un groupe de travail d?experts pour la rédaction d?un guide
méthodologique d?acceptabilité environnementale des matériaux alternatifs dans des ouvrages
36
maritimes ou immergés ; Tâche 5 : développement des filières par la mise en place d?outils locaux à
destination des gestionnaires).
Budget : Etape 1 : ~150 000 ¤, Etape 2 : ~150 000 ¤, soit un total de 300 000 ¤
37
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 8- En étudiant l?incidence de certains procédés de traitement ou de recyclage
Action 20 : Evaluer l?incidence de l?utilisation de pneus usagés utilisés dans les ouvrages de
stockage des eaux pluviales
Objectif de l?action : Face au développement de l'utilisation des broyats de pneus usagés, les collectivités et
les services de l?État s'interrogent sur les éventuels impacts de cette application. Les pneumatiques usagés
contiennent en effet de multiples molécules polluantes, notamment certaines substances dangereuses
prioritaires listées dans le cadre de la Directive Cadre sur l'Eau 2000/60/CE (cadmium, nickel, plomb, benzène,
hydrocarbures aromatiques polycycliques, etc.), qui pourraient être rejetées lors du contact prolongé entre ces
PUNR et les eaux pluviales, dans un contexte d'utilisation en ouvrage de stockage. Or, à ce jour, l'innocuité
environnementale de cette application à court et long terme n'a pas été démontrée. En 2013, le MEEM a donc
mis en place un groupe de travail qui a permis d'élaborer une démarche expérimentale qui, une fois mise en
oeuvre, permettra de définir si cette pratique est acceptable d'un point de vue environnemental ou non, et si oui
quelles sont les conditions d'applications éventuelles. L'objectif pour les années à venir est donc le lancement
puis la conduite de cette démarche de recherche opérationnelle.
Contexte : Le décret du 24 décembre 2002 relatif à l'élimination des Pneumatiques Usagés Non Réutilisables
(PUNR) mentionne parmi les opérations de valorisation, leur réemploi, leur rechapage ainsi que leur utilisation
pour des travaux publics et des travaux de génie civil. L'emploi de pneumatiques usagés en ouvrages de gestion
des eaux pluviales se développe depuis plusieurs années, sous deux formes. La première, les pneus entiers,
semble limitée probablement en raison des difficultés de mise en oeuvre. La seconde, les pneus en broyats,
offre une facilité de mise en oeuvre à faible coût et se développe plus largement. Les eaux pluviales issues de
ces ouvrages rejoignent ensuite le réseau d'assainissement ou le milieu naturel directement après stockage :
eaux superficielles ou nappes souterraines en cas d'infiltration.
Mise en oeuvre :
Comme défini par le groupe de travail qui a élaboré la démarche expérimentale, cette action se déroulera en
trois étapes complémentaires :
? Phase 1 : Caractérisation en laboratoire des molécules émises par des broyats de PUNR et élaboration
de protocoles de vieillissement accéléré ;
? Phase 2 : Suivi de la qualité des eaux en entrée et sortie d'ouvrages pilotes expérimentaux contenant
des broyats de PUNR issus des plateformes de valorisation et vieillis artificiellement en laboratoire ;
? Phase 3 : Suivi de la qualité des eaux en entrée et sortie d'ouvrages témoins existants d'âges variés et
contenant des broyats de PUNR.
? Synthèse des résultats et conclusion du MEEM quant à l'acceptabilité environnementale de l'usage de
broyats de PUNR en ouvrages de gestion des eaux pluviales au vu des critères d'acceptabilité
préalable.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : CEREMA ; partenaires : DEB, DGPR, ADEME, OFB, FNCCR, Aliapur, FRP, BRGM
pour la phase 1
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Identification des molécules potentiellement émises par les PUNR en ouvrages de gestion des eaux pluviales.
Calendrier et délais : Lancement de la phase 1 d'ici fin 2015
Budget estimé : environ 500 000 ¤
38
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 8- En étudiant l?incidence de certains procédés de traitement ou de recyclage
Action 21 : Mieux caractériser les flux de mercure à l?aval des anciens sites miniers en
Guyane pour en limiter les rejets dans les cours d?eau
Objectif principal : Améliorer la caractérisation de la pression « orpaillage » et de ses impacts sur les masses
d?eau de surface de Guyane pour en tirer des recommandations pour la réexploitation d'anciens sites
d?orpaillage et limiter les rejets en mercure dans les cours d'eau.
Contexte :
Une des principales pressions subies par les masses d?eau de surface de Guyane est l?orpaillage. L?impact de
l?orpaillage se traduit par une augmentation importante et anormale de la turbidité de l?eau avec des
conséquences importantes sur l?équilibre écologique des rivières. Par ailleurs, le mercure, utilisé avant 2006
pour amalgamer l?or dans l?orpaillage légal et encore aujourd?hui dans les exploitations illégales, mais
également naturellement présent dans les sols du bassin amazonien, se disperse progressivement vers l?aval
dans les bassins hydrographiques et vient contaminer les chaînes alimentaires. Pour mieux gérer ces
exportations turbides enrichies en mercure, nous manquons de données fiables sur les quantités réelles
rejetées par les sites miniers, que ce soit à partir des sols vierges d?exploitation ou des sols ré-exploités.
Mise en oeuvre :
L?action du BRGM a pour objectif principal d?évaluer les quantités de mercure migrant des zones minières
polluées vers les rivières, en travaillant sur un nouveau secteur et plus précisément sur un site ré-exploité. Pour
atteindre cet objectif, l?étude se basera sur plusieurs campagnes d?échantillonnage le long des secteurs ciblés
afin de mesurer l?impact saisonnier (saisons sèche et humide) sur les quantités de mercure exportées.
Parmi les perspectives envisagées le BRGM souhaite mieux comprendre les phénomènes qui favorisent la
méthylation microbiologique du mercure afin de chercher des méthodes de gestion qui n?y sont pas favorables.
En effet, ce processus produit une forme très toxique du mercure, le monométhylmercure qui s?accumule dans
la chaîne alimentaire et peut intoxiquer les populations riveraines.
Enfin, cette action a pour perspective d?améliorer les procédés de clarification des eaux pour favoriser leur
réutilisation et améliorer la gestion de l?eau en circuit fermé. Ceci limitera les rejets d?eaux chargées vers les
rivières.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : BRGM
Partenaires : OFB, DGPR, DEAL Guyane, Office de l?eau Guyane, HYDRECO, Université de Bordeaux, LNE
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Recommandations pour la ré-exploitation d?anciens sites
Calendrier et délais :
2016-2020
Budget : 120 000 ¤ pour la phase initiale de l?action
39
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 22 : Poursuivre l?accompagnement des donneurs d?ordre et acteurs de terrain pour
fiabiliser les données de surveillance des eaux, sédiments et du biote
Objectif : Développer des protocoles et des outils métrologiques harmonisés pour la surveillance des
substances désignées comme prioritaires, pertinentes ou d?intérêt émergent pour garantir la fiabilité et la
comparabilité des données.
Contexte :
Dans la continuité des travaux engagés depuis plusieurs années, l?amélioration et l?harmonisation des pratiques
en matière de surveillance seront recherchées en ciblant tous les acteurs de la surveillance (prescripteurs,
donneurs d?ordres, opérateurs). Les spécificités des DOM seront prises en compte.
Mise en oeuvre :
? Développement et documentation des méthodes de référence pour l'analyse et l?échantillonnage des
nouvelles substances prioritaires DCE, des substances de la "liste de vigilance" européenne, des nouvelles
substances pertinentes nationales et des métabolites de pesticides ;
? Formalisation des recommandations sur l?analyse et l?échantillonnage ;
? Production et maintenance des référentiels/guides (notamment AQUAREF et LHN) intégrant ces évolutions
des connaissances et des techniques et les retours d?expérience terrain ;
? Formation des opérateurs de terrain (préleveurs, laboratoires) ;
? Renforcement des visites/contrôles sur le terrain visant à vérifier l?application des recommandations ou
prescriptions techniques ;
? Réalisation d?études et développement de protocoles et d?outils pour l?assurance qualité (incertitudes de
mesures, stabilité, etc.)/ des actions sur les fractions pertinentes à surveiller, des études pour mieux
connaître et estimer les incertitudes liées à certains outils/pratiques de surveillance ;
? Amélioration de la diffusion, l?accessibilité et la compréhension des connaissances acquises,
recommandations et spécifications techniques, auprès de l?ensemble des acteurs (journées techniques
laboratoires agréés et LHN),
? Mobilisation des expertises pour encadrer réglementairement l'élaboration harmonisée des marchés
d'analyse pour la surveillance chimique DCE en cohérence avec le Schéma National des Données sur
l?Eau,
? Contribution à la production de documents normatifs,
? Amélioration de la qualité des données bancarisées,
? Evolution de l?agrément des laboratoires du MEEM.
Pilote et partenaires :
Responsable de l?action : OFB ; partenaires : DEB, AQUAREF, ANSES (LHN), agences de l?eau, FNCCR
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? nombre de données bancarisées conformes aux formats d?échanges SIE ;
? nombre de données bancarisées et conformes aux exigences réglementaires nationales
? nombre de documents guides / référentiels produits et diffusés
? nombre de méthodes diffusées
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan
Budget estimé : 5 M¤ AQUAREF 2016-2018
40
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 23 : Utiliser, à des fins de connaissance de l?état initial et des tendances de
contamination des milieux aquatiques, les banques d?échantillons environnementaux
Objectif principal : Cette action vise :
? à promouvoir l'utilisation des banques d'échantillons environnementaux pour la réalisation d'analyses
rétrospectives de contaminants d'intérêt émergent, permettant ainsi de disposer rapidement d?un état
des lieux pour des micropolluants nouvellement recherchés, et l?étude des tendances temporelles de
la contamination des milieux aquatiques ;
? à organiser une réflexion au niveau national sur l?intérêt de développer une banque d?échantillons des
milieux aquatiques continentaux, écosystèmes qui ne sont pas couverts par les infrastructures
existantes, en mettant en avant les opportunités à saisir en lien avec les évolutions de la
réglementation;
? à oeuvrer à une meilleure mise en réseau des infrastructures existantes pour faciliter l?accès aux
échantillons et leur exploitation.
Contexte : L?action s?inscrit dans la continuité des recommandations émises à l?issue de la mission d?évaluation
du plan national d?actions sur les PCB (rapport du CGEDD/CGAAER de 2013), ainsi que des conclusions du
séminaire international organisé en 2014 par l?observatoire de recherche sur la qualité de l?environnement du
grand Sud-Ouest européen (Orque Sudoe) et l?OFB. En effet, l?évaluation de l?efficacité des politiques publiques
en matière de réduction des émissions des molécules polluantes dans l?environnement et d?interdiction des
déversements des contaminants chimiques les plus dangereux, implique l?analyse de l?évolution à long terme
des concentrations de ces molécules. La DCE impose ainsi le suivi temporel de certaines substances
prioritaires ayant tendance à s?accumuler dans les sédiments et/ou le biote.
Mise en oeuvre :
? Financement d?études dans le cadre des conventions de partenariat de l?OFB avec les acteurs
nationaux de la R&D du domaine (par ex. Université de Pau et des Pays de l?Adour, Ifremer).
? Lancement d?un appel à propositions par l?OFB dès 2016, pour inciter les acteurs de la recherche à
utiliser l?échantillothèque de poissons de rivière constituée entre 2008 et 2010 dans le cadre du Plan
national PCB et l?échantillothèque de sédiments constituée en 2012 (étude prospective). Cet appel à
propositions privilégiera 1) les études documentant la contamination des milieux aquatiques
continentaux par des micropolluants d'intérêt émergent encore peu recherchés à l'échelle du territoire
national, 2) les études s?intéressant à l'influence de certains facteurs biologiques et écologiques
« confondants » (par ex. espèce, guilde trophique, teneur en lipides) sur les niveaux de contaminants
bio accumulés par les poissons de rivière pour en tirer des règles d?interprétation des résultats des
programmes de surveillance DCE dans le poisson, et 3) des études dont l?objectif est le développement
et l'optimisation (miniaturisation) de méthodes d'analyses chimiques dans la matrice poisson.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB ; partenaires : DGAL, DEB, agences de l?eau, DREAL Rhône-Alpes, Ifremer,
INERIS, IRSTEA, Université de Pau et des Pays de l'Adour, ANSES (LHN), LNE, Zones Ateliers CNRS InEE
Indicateur : nombre d?actions aidées par l?OFB faisant appel à des banques d?échantillons environnementaux
/ nombre de projets retenus dans le cadre de l?appel à propositions.
Calendrier et délais : 2016-2018
Budget estimé : 380 k¤ d?aides OFB distribuées entre 2016 et 2018
41
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 24 : Mieux connaître les niveaux d?imprégnation des milieux aquatiques par des
polluants à enjeu, mieux comprendre les transferts de ces polluants entre les différents
compartiments de l?environnement
Objectif principal : La compréhension des processus régissant les transferts des contaminants d?un
compartiment de l?environnement vers un autre, la connaissance des stocks de polluants pour ces différents
compartiments et des flux entre ces compartiments, ainsi que des processus de dégradation peuvent aider le
gestionnaire de la qualité des milieux aquatiques dans la prise de décision pour engager des actions de
réductions des sources d?émissions.
Contexte : Cette action s?inscrit dans la continuité des recommandations de la mission d?évaluation du plan
national sur les PCB. Le comité de suivi scientifique du même plan a mis en avant i) des déficits de
connaissances sur la répartition des stocks de contaminants et sur l?ordre de grandeur des flux entre
compartiments à une échelle de gestion appropriée (i.e. bassin versant) et sur les voies et vitesses de
dégradation de ces polluants dans les différents compartiments environnementaux, et ii) la nécessité de
développer et de maîtriser des modèles basés sur des bilans de masse permettant d?appréhender les évolutions
des quantités de polluants dans un système donné.
Mise en oeuvre :
? Actions de connaissance des niveaux d?imprégnation des milieux aquatiques (GIP Seine Aval) et de
chaînes biologiques aquatiques (Agence de l?eau Seine-Normandie) à divers polluants.
? détermination des stocks de contaminants dans les sédiments, des bruits de fond et des tendances
décennales de cette contamination à partir de l?étude d?archives sédimentaires prélevées dans 4 grands
fleuves (Seine, Rhône, Loire, Garonne/Gironde).
? Connaissance des vecteurs de contamination des eaux de surface et des réseaux trophiques inféodés
et/ou la compréhension des transferts de polluants entre compartiments environnementaux :
atmosphère-eau (DGEC, BRGM), sol-eau (INRA, BRGM), sédiment-biote (IRSTEA, GEODE), eau-
biote (IRSTEA, Ifremer).
? Action « PERSIST » issu de l?appel à projets européen (Water-JPI), visant à mieux comprendre les
processus de transfert de contaminants organiques d?intérêt émergent (ciblant les produits
pharmaceutiques) le long du continuum eaux de surface-eaux souterraines.
? Mise en place d?une réflexion au niveau national, sous l?impulsion de la DEB et de l?OFB, sur les
échanges eaux souterraines-écosystèmes terrestres dépendants.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB ; partenaires : MEEM/DGEC, DEB, Ifremer, BRGM, IRSTEA, INERIS, agences
de l?eau (Seine-Normandie), CEREMA, ANSES, Université de Lorraine (UR-AFPA), zones Ateliers CNRS InEE,
GIP Seine-Aval
Indicateur :
? Rapport d?étude portant sur les liens entre les occurrences des polluants et leur origine potentielle dans
les pluies ;
? Bilan et une analyse comparative des pratiques culturales en termes de risque de transferts de
pesticides vers les eaux de surface des rivières antillaises ;
? Guide méthodologique pour l?évaluation des risques sanitaires induits par la contamination des produits
de la pêche lors d?opérations de dragage et critères décisionnels associés ;
? Modèle générique simulant le transfert de contaminants organiques hydrophobes des sédiments vers
le biote, etc.
Calendrier et délais : 2016-2020
Budget estimé : 1 500 k¤, coût complet des actions issues des partenariats OFB
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 25 : Evaluer les méthodes et les technologies innovantes de surveillance et de
diagnostic
Objectif principal :
? assurer une activité de veille et encourager le développement à des fins d?évaluation et de diagnostic,
d?outils et d?approches à fort potentiel
? comparer les performances des outils existants et établir les critères de validation, les procédures
d?assurance-qualité et les référentiels d?interprétation ;
? évaluer la valeur ajoutée des méthodes basées sur la caractérisation des effets biologiques de la
contamination (Effect-Based Monitoring Tools) et des approches EDA (Effect-Directed Analysis)
combinant outils biologiques et analyses chimiques
Contexte :
La Directive Fille 2013/39 de l?UE précise dans son considérant (18) que « De nouvelles méthodes de
surveillance, telles que l?échantillonnage passif et d?autres outils, semblent prometteuses et il convient dès lors
de les développer. » En outre, le rapport technique européen sur les outils de surveillance basés sur les effets
biologiques identifie d?ores et déjà certaines voies d?utilisation de ces méthodes innovantes dans le cadre de la
DCE : i) l?identification de substances chimiques responsables des effets observés sur le terrain, ii) la
priorisation de sites à risque de non-atteinte d?objectifs environnementaux, iii) la prise en compte des effets
combinés de molécules non ciblées pour élucider les causes de la dégradation de la qualité écologique d?un
milieu, iv) l?appui aux évaluations des états chimique et écologique.
Mise en oeuvre :
? Finalisation de l?action européenne SPI (Science Policy Interface) sur l?utilisation des approches bio-
analytiques pour la surveillance des composés oestrogéniques dans les rejets et les eaux de surface ;
? Propositions pour l?harmonisation des méthodes d?analyse chimique non ciblée et préconisations pour
l'application de ces techniques pour la surveillance prospective ;
? Organisation de journées techniques pour les agents préleveurs et les laboratoires ;
? Réalisation d?une étude de démonstration à large échelle sous l?égide d?AQUAREF, mettant en
application un certain nombre de ces nouvelles approches et techniques ;
? Définition de critères d?évaluation des performances de capteurs et de systèmes de mesure en continu
in situ, évaluation de dispositifs et analyse des opportunités de leur utilisation ;
? Suivi des projets « Cosmet?Eau », « Micropolis », « LumiEau », « Regard », « Seneur » et « Sipibel-
Rilact » qui produiront des éléments pour progresser dans l?évaluation des méthodes de détection et
de mesures des micropolluants, et de caractérisation de leur dangerosité ;
? Mise en place d?un groupe national thématique pour élaborer les critères scientifiques et technico-
économiques présidant au choix des outils biologiques pour la caractérisation éco-toxicologique des
rejets et des eaux de surface.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : OFB
Partenaires : AQUAREF, agences de l?eau, Université de Lorraine, porteurs des projets lauréats de l?appel à
projet « Micropolluants dans les eaux urbaines », CEREMA
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Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Rapports sur le potentiel des technologies « omiques » appliquées à la Dreissène et au gammare, note
de synthèse sur le potentiel d?application de certains biomarqueurs dans différentes règlementations
environnementales ;
? Critères de validation des outils biologiques pour leur utilisation en surveillance ;
? Bilan global de l?étude de démonstration AQUAREF sur les nouveaux outils de surveillance ;
? Note de position AQUAREF sur les opportunités de l?utilisation de capteurs et de systèmes de mesure
en continu pour la surveillance.
? Note de communication grand public sur les bioessais
Calendrier et délais : Déroulement sur l?ensemble de la durée du plan
Budget : 1M ¤ hors financement de l?appel à projet OFB-agences de l?eau-MEEM
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 10 - En menant des campagnes ciblées en complément de la surveillance de routine
Action 26 : Mener une surveillance prospective sur des molécules émergentes dans les
rivières, nappes et eaux littorales et dans les eaux destinées à la consommation humaine
Objectif principal :
? Quantifier des molécules dans l?eau et évaluer l?utilité de les inscrire pour les eaux de surface dans la
liste des substances pertinentes à surveiller ou dans la liste des polluants spécifiques de l?état
écologique et pour les eaux souterraines dans le réseau de contrôle de surveillance (RCS) des agences
et offices de l?eau;
? Surveiller les molécules émergentes prioritaires dans les captages d?eau destinée à la consommation
humaine (notamment perchlorates, bisphénol A et molécules de la famille des nitrosamines, parabènes
et phtalates). Cette action fait suite au travail de hiérarchisation des molécules dans l?eau mené à la
suite de la conférence environnementale de 2012. Des campagnes exploratoires nationales ont déjà
été conduites pour certaines de ces molécules dans les eaux destinées à la consommation humaine
(perchlorates, bisphénol A, nitrosamines) ;
? Mettre en oeuvre la liste de vigilance européenne.
? Elargir la surveillance prospective aux eaux littorales, et listes les molécules posant problèmes dans
les deux milieux
Contexte :
Précédentes campagnes prospectives - action n°32 Plan national santé environnement 3 (2015-2019)
Mise en oeuvre :
Priorisation des molécules, sélection des points de mesures en fonction des usages des produits, prélèvements
et analyses. La réalisation des campagnes se fait avec l?aide de laboratoires de recherche qui développe des
techniques d?analyse avec des limites de quantification suffisamment basses. La mise en oeuvre nécessite une
coordination importante et une bancarisation des données pour une exploitation et diffusion des résultats au
plus grand nombre.
Responsable de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DEB, DGS, OFB
Partenaires : Agences de l?eau, ANSES (LHN), AQUAREF, BRGM, ARS, CEREMA, FP2E, laboratoires de
recherche, INERIS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
- Nombre de molécules émergentes ayant fait l?objet de campagnes de mesures et nombre de points prospectés
- Rapport sur les résultats
- Liste de familles des molécules qui posent problèmes et dans le milieu continental et dans le milieu litoral
Calendrier et délais : Sur toute la durée du plan
Budget estimé : environ 3 M¤ pour les campagnes prospectives
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 10 - En menant des campagnes ciblées en complément de la surveillance de routine
Action 27 : Inventorier et caractériser les sites de stockage de résidus d?anciennes industries
extractives
Objectif principal : Pouvoir apprécier une possible évolution de la qualité des eaux de surface ou souterraines
du point de vue de leur teneur en certains éléments chimiques, entre l?amont et l?aval d?anciens sites miniers et
envisager les éventuelles actions à entreprendre.
Contexte :
À la suite de la fermeture des sites d?exploitation minière, de nombreuses installations ont été abandonnées or
les travaux de caractérisation de ces installations anciennes ont montré que certaines pouvaient être à l?origine
ou contribuer à des concentrations significatives de certaines molécules (Arsenic, Plomb, etc.) dans les milieux
environnants.
Mise en oeuvre :
Sur un total de 30 secteurs sélectionnés, 12 secteurs ont été ciblés pour faire l?objet d?études sanitaires et
environnementales destinées à vérifier si l?état des milieux est compatible avec les usages constatés au niveau
de la zone d?étude, 18 secteurs font l?objet de compléments de caractérisation (études d?orientation) pour
éventuellement faire l?objet, ensuite, d?une étude sanitaire et environnementale. Sont notamment identifiés dans
ce type d?étude les sources de pollution liées à l?ancienne activité minière, les milieux de transfert de la pollution
ainsi que les milieux d?exposition et les cibles. Ces travaux reposent sur une caractérisation des résidus miniers,
des sols, des eaux (souterraines et superficielles), des sédiments et dans certains cas des végétaux potagers
et du milieu air. A l?issue de ces études sont proposées des recommandations destinées à maitriser les sources
de pollution identifiées et à rétablir la compatibilité entre les usages et l?état des milieux.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DGPR ; partenaires : GEODERIS (BRGM, INERIS), Agence de l?eau Loire Bretagne,
DREAL Corse et Languedoc Roussillon
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
À l?échelle du territoire métropolitain, 12 secteurs ont été ciblés pour des études sanitaires et environnementales
et 18 pour des études « d?orientation » destinées à compléter les informations disponibles.
Calendrier et délais :
La phase d?inventaire, de mise au point de la méthodologie de classement et le classement proprement dit,
s?est déroulée entre 2010 et 2012. Le projet de calendrier montre que la réalisation de l?ensemble des études
découlant de l?inventaire et de la classification DDIE s?échelonne jusqu?à au moins 2020. Ce planning a été
établi sur une base annuelle de 2 à 3 études sanitaires et environnementales. L?achèvement des études
« d?orientation » est programmé pour fin 2018. En fonction des conclusions des études, des éventuelles actions
pour améliorer la qualité des eaux pourront être menées. Toutefois dans un premier temps, et compte tenu des
limites techniques (volumes de matériaux, traitements envisageables), elles concernent essentiellement les
enjeux sanitaires.
Budget estimé : Pour information, le budget dépensé dans le cadre du travail d?inventaire et de classification
lié à la directive déchets industries extractives (DDIE) s?est élevé à environ 2M¤
46
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans
les eaux et les milieux aquatiques
Levier 10 - En menant des campagnes ciblées en complément de la surveillance de routine
Action 28 : Etablir une cartographie des eaux souterraines impactées par les ions perchlorate
d?origine agricole et ceux issus de la destruction des munitions des grandes guerres et
définir d?éventuels cortèges de micropolluants associés
Objectif principal : La finalité de cette action est d?une part d?apporter des éléments de connaissance sur le
caractère diffus ou ponctuel de tout ou partie de l?impact perchloraté constaté et d?autre part de discriminer sur
les secteurs visés les influences d?origine militaire de celles d?origine agricole (tout en considérant de possibles
influences industrielles locales).
Contexte :
Un marquage en ions perchlorate de certaines eaux utilisées pour l?alimentation en eau potable a été mis en
évidence en France dès 2010 ayant conduit ponctuellement à des restrictions d?usage. Il s?agit pour l?essentiel
des régions directement concernées par les zones de combat de la Grande Guerre. Des zones de pollutions
concentrées impactant la ressource en lien avec les activités de destruction de munitions (menées au niveau
des arrières lignes) après la Première Guerre apparait par ailleurs vraisemblable. D?autres zones sont
également impactées en milieu agricole, comme dans le Sud de l?Ile de France et en région Centre. A ce jour,
les sources identifiées d?ions perchlorate sont : les nitrates naturels du Chili, importés en France entre 1875 et
1930 pour l?agriculture (engrais), l?industrie chimique de l?azote et l?industrie des poudres et explosifs ; les
perchlorates de synthèse pour la fabrication d?explosifs hautement énergétiques. D?autres sources,
contemporaines restent possibles.
Mise en oeuvre :
Etape 1 : Consolidation des connaissances historiques concernant les activités militaires et les activités
agricoles ayant utilisé des perchlorates et nitrates du Chili, identification préliminaire des traceurs types des
origines militaires et agricoles des ions perchlorates, identification de zones présentant un intérêt concernant
la cartographie des ions perchlorate d?origine militaire d?une part et d?origine agricole d?autre part, synthèse
hydrogéologique, croisement constats historiques / hydrogéologie.
Etape 2 : Sur les zones d?intérêt identifiées lors de l?étape 1 : sélection des points d?eau, échantillonnage et
analyses, réalisation de cartographies croisées entre les ions perchlorate, les nitrates et autres ions dissous
marqueurs d?activités, mise en forme cartographique (SIG) des résultats.
Etape 3 : Interprétation et proposition d?approches analytiques et méthodologiques visant à discriminer les
sources agricoles et militaires, proposition de schéma conceptuel de transfert, amélioration de la vision
nationale du marquage perchloraté.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : BRGM ; partenaires : DGPR, DEB, DGAL, DGS, ANSES (LNH), ARS, OFB, FNCCR,
FP2E, agences de l?eau, collectivités, distributeurs d?eau
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre de sites caractérisés (pression et données acquises)
Définition d?un indicateur d?origine des ions perchlorate
Calendrier et délais : Lancement de l?étape 1 début 2016, de l?étape 2 en 2017 et de l?étape 3 en 2018
Budget estimé : étapes 1 (2016, ~200 k¤), étape 2 (2017, ~230 k¤), étape 3 (2018, ~70 k¤) soit ~500 k¤
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 11 - En améliorant le diagnostic
Action 29 : Evaluer l?effet des micropolluants sur la flore et la faune aquatique, notamment
le potentiel synergétique des mélanges de micropolluants, y compris ceux associés à la
perturbation endocrinienne
Objectif principal : Il s?agit de développer des méthodes et outils innovants pour une meilleure prise en compte
des effets des mélanges de molécules sur les milieux aquatiques, notamment pour certaines familles chimiques
et leurs produits de dégradation et métabolites. Ils s?ancrent sur la connaissance du terrain et s?appuient sur la
détection de marqueurs précoces d?effets pour aider au diagnostic et la décision.
Contexte :
Cette action s?appuie sur les recommandations du Conseil de l?Europe (17820/09) portant sur la prise en compte
des effets de la combinaison de produits chimiques, y compris les perturbateurs endocriniens. Elle s?inscrit
également dans les stratégies environnement-santé (PNSE3) et la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs
Endocriniens.
Mise en oeuvre :
Les écosystèmes aquatiques sont exposés à des sources de pollution multiples dont les interactions sont mal
connues. Aussi, il est recommandé d?améliorer les méthodes de détermination des normes de qualité
environnementale pour prendre en compte ces effets cumulés (INERIS).
Afin de mieux évaluer les effets des molécules notamment sur le maintien des populations, des approches de
terrain fondées sur du biomonitoring actif (encagement d?organismes in situ, tels que le gammare) sont utilisées.
Un référentiel d?interprétation des données chimiques et biologiques mesurées sur le gammare devrait
permettre d?établir un lien entre les réponses individuelles et les altérations potentielles au niveau des
communautés (IRSTEA).
Les molécules ayant un potentiel de perturbation endocrinienne sont particulièrement préoccupantes seules ou
en mélange pour le maintien des populations. L?INERIS développe depuis plusieurs années un protocole de
mesure de l?activité oestrogénique dans les matrices environnementales et plus largement, un ensemble de
biomarqueurs chez le poisson ainsi qu?un outil de synthèse des résultats (indice multi-biomarqueurs). Ces outils
intégratifs présentent un potentiel pour la surveillance des masses d?eau et le contrôle d?enquête dont le
biomarqueur « intersexualité » qui fait l?objet d?une cartographie nationale chez les cyprinidés dans les cours
d?eau français (INERIS).
Responsable d?action et partenaires :
Pilotes : INERIS
Partenaires : IRSTEA, OFB
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de valeurs seuil pour des produits de dégradation, famille
? Référentiel d?interprétation des données chimiques et biologiques mesurées chez le gammare
? Cartographie nationale de l?intersexualité des cyprinidés
Calendrier et délais : Sur la durée du plan
Budget estimé : 400 000 ¤
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Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 11 - En améliorant le diagnostic
Action 30 : Améliorer l?état des lieux réalisé dans le cadre de la mise en oeuvre de la directive
cadre sur l?eau
Objectif principal : Améliorer les états des lieux qui seront réalisés en 2019 dans chaque bassin en amont de
l?élaboration des schémas directeurs d?aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et de leurs programmes
de mesure associés, documents phares de la mise en oeuvre de la directive cadre sur l?eau.
Contexte : L?expérience des précédents états des lieux réalisés en 2013 montre que les recommandations
techniques et méthodologiques à destination des bassins pour la réalisation de leurs états des lieux 2019
doivent être améliorées, notamment pour établir les liens entre pressions et impacts et faciliter le ciblage des
actions nécessaires pour atteindre les objectifs de la directive cadre sur l?eau.
Plusieurs éléments ont posé des difficultés : les inventaires de rejets, le diagnostic de l?état ainsi que l?estimation
et la prise en compte des incertitudes associées et du niveau de confiance, l?évaluation de l?état des masses
d?eau non suivies, l?évaluation de l?état et du risque pour les masses d?eau souterraines en lien avec les eaux
de surface et l?identification des pressions significatives causes de risque de non atteinte des objectifs
environnementaux à l?échelle de chaque masse d?eau. Par ailleurs, l?intérêt de disposer d?indicateurs de
contamination des eaux autres que ceux relatifs à l?évaluation de l?état chimique des eaux au sens de la DCE
(qui repose sur la comparaison des concentrations à des valeurs de références (NQE et valeurs seuils)),
permettant d?affiner le diagnostic en rendant compte du niveau d?impact, des progrès accomplis, et ainsi de
mieux cibler les actions, a été mis en avant.
Mise en oeuvre : Face à la difficulté d?établir les liens pressions-impacts et en complément de l?action 16 visant
à améliorer les inventaires de rejets et de l?action 34 sur la construction de valeurs de référence pour améliorer
l?évaluation de la qualité des eaux, cette action conduira à :
-associer aux indicateurs agrégés d?état DCE, des indicateurs de niveaux de contamination et observer le lien
avec les pressions (ex : somme des pesticides (cf. action 34), sélection de molécules signataires de pressions
industrielles)
- caler une méthodologie (à laquelle sera associée une incertitude) pour évaluer l?état des masses d?eau non
suivies
- développer les méthodologies de détermination du niveau de confiance à la masse d?eau et d?estimation de
l?incertitude associée aux données de surveillance
-proposer des classes de pressions significatives similaires, définies en fonction de l?impact mesurable ou
modélisé sur le milieu ; absence de pressions, impact faible (non mesurable), moyen ou fort selon le
déclassement de la masse d?eau.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DEB
Partenaires : INERIS, OFB, agences et offices de l?eau, DREAL et DEAL de bassin, IRSTEA, BRGM, Ifremer,
DGPR
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Guide méthodologique pour l?élaboration des états des lieux 2019 ? partie substances dangereuses
Calendrier et délais : Mise à disposition du guide nécessaire pour mi 2017 au plus tard
Budget estimé : 200 k¤ INERIS, 200 k¤ BRGM (non engagé)
49
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 12 ? En rendant disponible et en partageant les données utiles à l?évaluation des risques
pour l?environnement
Action 31 : Travailler sur la disponibilité et le partage de données permettant de connaître le
danger et l?exposition pour les résidus de médicaments humaines et vétérinaires dans les
eaux
Objectif principal : Travailler avec les entreprises du médicament humain et vétérinaire, les agences chargées
de l?évaluation et de l?autorisation des médicaments humains et vétérinaires afin de faciliter l?accès aux données
pertinentes pour juger du danger et de l?exposition aux résidus de médicaments humains et vétérinaires dans
les eaux.
Contexte :
? dans la continuité du plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux ;
? en lien avec la stratégie européenne sur les médicaments dans les eaux.
Mise en oeuvre :
Etudier la faisabilité de faciliter l?accès aux données d?intérêt existantes et de mettre en place des monographies
de molécules actives pour juger notamment :
? du danger : ex : données d?écotoxicité et de toxicité de la molécule et de ses métabolites aux doses
environnementales;
? de l?exposition : ex : données de vente des médicaments, meilleure connaissance des effets des filières
de traitement de l'eau.
Une phase exploratoire concernera une centaine de médicaments humains et vétérinaires relevant notamment
de la famille des antibiotiques et des anticancéreux. Une étape préalable de sélection de ces molécules devra
être établie avec les parties prenantes.
Contribuer aux réflexions au niveau européen et porter le besoin de disponibilité des données et l?intérêt des
monographies sur la réglementation du médicament, en lien avec ANSM et ANMV.
Cette réflexion pourra être alimentée par les travaux engagés par les industriels au niveau européen sur le
principe de l?Ecopharmacostewardship.
Responsable de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DEB, DGS
Partenaires : syndicats des entreprises du médicament, DGAL, ANSM, ANMV (ANSES), agences sanitaires
européennes, professionnels du traitement de l?eau, agences de l?eau, CGDD-DRI, CNAM, INERIS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre de principes actifs pour lesquels les données sont suffisantes pour faciliter la priorisation préalable à
la surveillance des masses d?eau et des milieux aquatiques.
Calendrier et délais : Sur la durée du plan
50
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 12 ? En rendant disponible et en partageant les données utiles à l?évaluation des risques
pour l?environnement
Action 32 : Poursuivre le développement et la mise à jour de portails de diffusion de données
sur les substances chimiques
Objectif principal : Cette action répond à une volonté de diffusion de données relatives aux pressions et aux
propriétés physico-chimiques et éco-toxicologiques des molécules au plus grand nombre pour, entre autres-
appuyer différentes actions du plan (hiérarchisation, évaluation des risques, inventaires d?émissions).
Contexte : Le Portail Substances Chimiques (PSC) et la Banque Nationale des Ventes de produits
phytopharmaceutiques par les Distributeurs agréés (BNV-D) sont 2 types d?outils contribuant à la diffusion de
données sur les molécules.
? L?INERIS a, depuis plusieurs années, mis à disposition du public un ensemble d?informations
concernant les propriétés physico-chimiques, toxicologiques et écotoxicologiques (VGE) des molécules
chimiques, en particulier toutes celles ayant fait l?objet d?une expertise par l?institut, et des informations
de nature technico-économique. En vue d?une certaine exhaustivité, le PSC (www.ineris.fr/substances/)
intègre également et structure des données produites ou bancarisées par d?autres acteurs. Dans cette
optique, une gouvernance externe a été mise en place (Administration, OFB, BRGM, INRS, Ifremer,
ANSES, AESN, AQUAREF et le LCSQA).
? La BNV-D (https://BNV-D.ineris.fr/) permet de bancariser depuis 2008 les données de ventes de
produits phytosanitaires déclarées par les distributeurs aux agences de l?eau. Dans le but de protéger
les milieux aquatiques en France, il a été prévu par la loi sur l?eau de décembre 2006 de taxer les
produits phytosanitaires lors de leur vente à l?utilisateur final (l?agriculteur, le jardinier, la collectivité?)
et d?assurer la traçabilité de ces ventes.
Mise en oeuvre : Le PSC comprend des données pour plus de 2000 molécules ainsi que des informations
ciblées sur des molécules d?intérêt : 75 fiches de données toxicologiques et environnementales, 83 fiches
technico-économiques, 34 seuils de toxicité aiguë, et environ 200 valeurs guides environnementales (ou
normes de qualité environnementales). Le portail sera mis à jour, avec des rubriques ajoutées en fonction des
demandes d?utilisateurs et des requêtes du comité de gouvernance.
La BNV-d sera améliorée pour notamment permettre l?accès à des données de vente spatialisée et faciliter les
interrogations de la base en fonction des besoins des utilisateurs. Des rapports d?analyse des données
contenues dans la base seront régulièrement publiés sur la durée du plan.
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS
Partenaires : DGPR, DEB, DGS, ANSES, agences de l?eau, OFB, BRGM, Ifremer, INRS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de visiteurs
? Mise en place de nouveaux liens intelligents vers le site d?un partenaire.
? Nombre de nouvelles normes de qualité environnementales
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan.
Budget estimé : 120 000 ¤ par an
51
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 12 ? En rendant disponible et en partageant les données utiles à l?évaluation des risques
pour l?environnement
Action 33 : Capitaliser les connaissances internationales sur les risques environnementaux
et sanitaires liés aux micropolluants dans les milieux aquatiques
Objectif principal : Rassembler les connaissances en matière de micropolluants dans les milieux aquatiques
(dangers, exposition, risques, gestion, solutions, etc.) dans une perspective d?appui aux politiques publiques
dans le domaine de l?eau.
Contexte :
? dans la continuité du Plan National sur les Résidus de Médicament dans les eaux, du plan « PCB » et
du premier plan micropolluants ;
? en lien avec la stratégie européenne sur les médicaments dans les eaux, le plan Ecophyto, ainsi que
les actions du Plan National Santé Environnement autre que celles liées au plan micropolluants et
celles de la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens..
Mise en oeuvre :
? Veille scientifique portant sur les projets soutenus nationalement (PNRPE, PNREST, OFB, ANR, etc.)
et au niveau européen (H2020, JPI Water, etc.),
? Organisation de conférences nationales et internationales rassemblant la communauté scientifique afin
d?échanger sur les enjeux de l?évaluation des risques environnementaux et sanitaires liés à la présence
de différentes classes de micropolluants (perturbateurs endocriniens, résidus de médicaments,
pesticides, etc.) dans les milieux aquatiques.
? Promotion du financement de la recherche sur les micropolluants dans les milieux aquatiques dans les
programmes nationaux et européens
? Organisation d?un séminaire prospectif sur les micropolluants émergents dans les milieux aquatiques.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : CGDD/DRI
Partenaires : DEB, DGPR, DGS, académies nationales, ANSM, Ifremer, INERIS, ANSES, BRGM, OFB,
IRSTEA, syndicats des entreprises du médicament, universités
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Point régulier sur les colloques organisés sur le thème,
? Point régulier sur le nombre de projets financés dans le cadre des APR,
? Organisation d?un séminaire prospectif.
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan
Budget estimé : Les budgets consacrés à cette action relèvent de la programmation des ministères et des
organismes. Un point annuel sera fait sur les financements mobilisés dans le cadre des actions ou projets suivis
par cette action.
52
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 13 ? En définissant des seuils de protection pour le consommateur et les écosystèmes
aquatiques
Action 34 : Construire des valeurs de référence et des méthodologies pour mieux juger de la
qualité des eaux de surface et souterraines prenant en compte les perturbateurs
endocriniens et les métabolites pertinents
Objectif principal : Rassembler les connaissances en matière d?identification des dangers afin de construire
des valeurs de référence pour les molécules. Elle s?accompagne de développements méthodologiques afin de
fournir aux gestionnaires des outils et valeurs adaptés à la mise en oeuvre de ces seuils, pour mieux juger la
qualité des eaux de surface et souterraines, notamment pour prendre en compte les perturbateurs endocriniens
ainsi que les métabolites.
Contexte : La construction de valeur seuils dans différents milieux (eaux continentales et marines, eaux de
surface et souterraines) est nécessaire pour répondre aux objectifs de la DCE et doit prendre en compte ses
nouvelles dispositions en termes de matrices à surveiller (eau et biote) et la biodisponibilité des métaux. Par
ailleurs, il est nécessaire de prendre en compte la perturbation endocrinienne ainsi que les risques émergents
associés à des molécules telles que les médicaments ou les métabolites. L?action s?inscrit donc également :
? dans la continuité du plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux, en lien avec la
stratégie européenne sur les médicaments dans les eaux ;
? la stratégie nationale pour les perturbateurs endocriniens (SNPE) ;
? la mise en oeuvre de la directive-cadre stratégie pour le milieu marin 2008/56/CE.
Mise en oeuvre :
? Évaluation des méthodes existantes au niveau européen pour l'adaptation des valeurs seuils selon les
objectifs environnementaux et tests de sensibilités des différentes concentrations de référence dans
les calculs de l'Etat des lieux pour ce qui concerne les eaux souterraines (BRGM) ;
? Détermination des pesticides et métabolites pertinents à prendre en compte pour le paramètre
« somme de pesticides » et valeurs guides environnementales associées dans les milieux aquatiques
autres que les EDCH (INERIS, BRGM) ;
? Construction d'une base de données des fonds géochimiques pour les micropolluants à surveiller dans
le milieu aquatique (BRGM) et appui à la mise en oeuvre des normes européennes pour les métaux
(INERIS) ;
? Confrontation des valeurs guides environnementales aux effets observés sur le terrain.
? L?amélioration des méthodologies comprend enfin la prise en compte des préoccupations pour l?homme
et les écosystèmes concernant l?intégration dans les valeurs seuils d?effets tels que la perturbation
endocrinienne ainsi que les risques émergents associés à des molécules telles que les médicaments
ou les métabolites.
? Cette action prévoit la mise à disposition et en ligne des valeurs générées auprès des acteurs de l?eau
et du grand public, notamment sur le Portail Substances chimiques (www.ineris.fr/substances/).
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS ; partenaires : BRGM, OFB, FP2E, DGPR, Ifremer
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de valeurs seuil mises à disposition
? Nombre de nouvelles VGE ou de VGE mises à jour (2 à 3 par an entre 2016 et 2018)
Calendrier et délais :
2016-2017 pour les VGE pour les substances pertinentes à surveiller
Au fil de l?eau pour les autres actions
Budget estimé : 600 000 ¤
53
Objectif 2- Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des
eaux et préserver la biodiversité
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts de micropolluants sur l?état des ressources et les effets
sur la santé humaine et la biodiversité
Levier 13 ? En définissant des seuils de protection pour le consommateur et les écosystèmes
aquatiques
Action 35 : Evaluer les risques sanitaires liés à la présence de micropolluants dans les eaux
destinées à la consommation humaine
Objectif principal : Évaluer les risques sanitaires liés aux situations de contamination de l?eau destinée à la
consommation humaine (EDCH) par des contaminants chimiques
Contexte :
Ces évaluations de risques sanitaires concernent les paramètres réglementés ou non réglementés. Elles
s?appuient sur les données issues du contrôle sanitaire des eaux, sur les résultats des campagnes exploratoires
du LHN pour les contaminants physico-chimiques émergents et/ou sur les situations de contamination mises
en évidence au niveau local par les ARS.
Mise en oeuvre :
Les travaux d?expertise sont confiés à l?ANSES. Les collectifs d?experts sont mobilisés par référence aux
procédures en vigueur à l?ANSES. Il s?agit d?une mission permanente de l?ANSES inscrite à son programme de
travail, les recommandations et conclusions des avis peuvent comprendre un volet « acquisition de
connaissances » et mentionner le besoin de campagnes nationales sur les EDCH.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : ANSES
Partenaires : DGS
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Nombre d?évaluations des risques sanitaires : 3 à 5 avis par an ayant pour objet une ou plusieurs molécules
voire familles.
Niveau de priorité : calendrier et délais
Sur la durée du plan
Budget estimé :
1 équivalent temps plein et coûts d?expertise collective à mobiliser variables selon les molécules et relevant des
missions permanentes de l?ANSES.
54
2.
Objectif 3- Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 ? En hiérarchisant les molécules selon différentes stratégies
Action 36 : Identifier les métabolites des produits phytopharmaceutiques et évaluer les
capacités analytiques des laboratoires pour permettre une mise sous surveillance précoce
Objectif principal : Permettre l?identification de métabolites pertinents de produits phytopharmaceutiques à
partir de l?exploitation des dossiers d?autorisation de mise sur le marché afin de permettre une mise sous
surveillance précoce dans les milieux aquatiques autres que les EDCH.
Contexte : Ces dernières années, des travaux de recherche et diverses campagnes exploratoires ont mis en
évidence la présence parfois importante dans les eaux souterraines et de surface de métabolites de pesticides.
Certains sont connus mais non surveillés jusqu?à présent. La Directive 2006/118/EC sur la protection des eaux
souterraines contre les pollutions et les détériorations indique que l?état chimique des masses d?eau
souterraines doit être évalué en prenant en compte les concentrations des substances actives de pesticides, y
compris leurs métabolites pertinents, produits de réaction et de dégradation. La somme de ces concentrations
doit être comparée à la valeur 0,5 µg/L sans que la liste des molécules à inclure dans le calcul ne soit définie.
En parallèle, le règlement n°1107/2009 concernant la mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques
spécifie l?ensemble des études devant être conduites par le pétitionnaire dans le cadre des demandes
d?autorisations de mise sur le marché ou des demandes de renouvellement. Selon cette directive un métabolite
est jugé pertinent s?il y a lieu de présumer qu?il possède des propriétés intrinsèques comparables à celles de la
molécule mère en ce qui concerne son activité biologique, qu?il représente pour les organismes un risque plus
élevé que la substance mère ou un risque comparable ou qu?il possède certaines propriétés toxicologiques qui
sont considérées comme inacceptables. Comparativement aux précédentes directives, le règlement
n°1107/2009 voit son champ d?application élargi puisqu?il s?applique à la fois aux substances actives mais aussi
aux synergistes, aux co-formulants et aux adjuvants qui doivent donc satisfaire aux mêmes critères
d?approbation.
Mise en oeuvre : Il s?agit :
? d?établir une liste exhaustive de ces métabolites (dans la mesure du possible) sur la base des dossiers
évalués par l?ANSES. Cette liste sera comparée à différentes listes de surveillance existantes ;
? de mettre en lumière les molécules « pertinentes » qui ne font l?objet d?aucune ou de peu de
surveillance ;
? d?évaluer les capacités analytiques des laboratoires sur ces métabolites et le cas échéant de favoriser
et de permettre les développements analytiques nécessaires ;
? de proposer des mécanismes pour le maintien à jour de la liste des pesticides et métabolites pertinents
à surveiller par transfert d?informations issues des dossiers d?AMM.
Dans un deuxième temps, après examen des métabolites pertinents, les synergistes, les co-formulants et les
adjuvants seront considérés du point de vue de la surveillance environnementale.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : BRGM
Partenaires : AQUAREF, OFB, agences de l?eau, INERIS
Indicateurs : Nombre de métabolites pertinents identifiés et non surveillés
Calendrier et délais : Déroulement sur l?ensemble de la durée du plan
Budget : 100 000 ¤ / an
55
Objectif 3- Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 ? En hiérarchisant les molécules selon différentes stratégies
Action 37: Classer les molécules selon les besoins de connaissance environnementale
Objectif principal : Cette action vise à définir les priorités à mettre en oeuvre pour améliorer les connaissances
sur les contaminants émergents déjà identifiés et pour l?identification de futurs contaminants d?intérêt dans le
milieu aquatique : présence dans les milieux, développement de la sensibilité analytique, caractérisation des
propriétés écotoxicologiques et toxicologiques.
Contexte : Les substances d?intérêt sont très nombreuses (pharmaceutiques, nouveau pesticides, perfluorates,
produits chimiques à effet perturbateurs endocriniens, etc.), ainsi que leurs métabolites et produits de
dégradation qui sont peu ou prou surveillés voire non identifiés aujourd?hui.
Un travail d?envergure a été accompli en France grâce à la mise en oeuvre du premier référentiel national de
priorisation des substances dans les milieux aquatiques [1]. Il a permis de prioriser des listes de substances
d?intérêt, pour différentes actions au niveau national (substances pour lesquelles une amélioration des
connaissances est nécessaire notamment au travers d?une surveillance adaptée au niveau national lors du
second cycle DCE 2016-2021, substances à prendre en compte dans l?évaluation de l?état écologique des eaux
de surface, substances de la Feuille de Route pour la Transition Ecologique 2012). Le référentiel a été
développé par l?INERIS en collaboration avec le comité d?experts en charge de la priorisation des substances
(CEP) mis en place en 2010 et co-animé par l?OFB et l?INERIS. Une forte interaction existe par ailleurs entre
ces développements nationaux et les activités du réseau européen NORMAN [2] sur les substances émergentes
animé par l?INERIS et auquel des experts français contribuent.
Mise en oeuvre : Élaboration de recommandations quant aux substances à intégrer dans le cadre de la
surveillance prospective sur les substances émergentes au niveau national. Consolidation et porté à
connaissance des listes de substances à intégrer dans des programmes de recherche traitant de
développement analytiques ou de caractérisation écotoxicologiques.
? Le comité d?experts priorisation « CEP » assurera la maintenance évolutive du référentiel de priorisation
pour l'adapter à de nouveaux objectifs opérationnels pour de nouveaux compartiments aquatiques
(eaux souterraines notamment) et pour prendre en compte les avancées des connaissances. À cet
égard les avancées concernant les outils de surveillance (ex. techniques d?analyse non-ciblée,
application de tests biologiques comme outils de screening en couplage avec l?analyse chimique)
doivent être également pris en compte dans les méthodologies de classification des substances
d?intérêt émergent.
? Le groupe de travail de priorisation des substances de NORMAN prévoit le développement d'un
"Exposure Index" pour les médicaments. Un tel indice servirait de substitut aux données d'exposition
et devrait permettre de mieux prioriser les substances médicamenteuses.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS ; partenaires : OFB, membres du CEP, BRGM
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Proposition de listes de molécules d?intérêt émergent pour les milieux aquatiques
Niveau de priorité : calendrier et délais
- Sur la durée du plan.
- Au niveau européen, un jalon clef sera la révision de la Directive Cadre sur l?Eau en 2019 et la préparation de
recommandations à porter à l?Europe pour la future surveillance (liste de vigilance, révision des substances
prioritaires DCE, etc.).
Budget estimé : 400 000 ¤ sur la durée du plan
56
Objectif 3- Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 ? En hiérarchisant les molécules selon différentes stratégies
Action 38 : Classer les molécules selon les selon les risques de non atteinte du bon état
des milieux (eaux de surface, eaux souterraines, eaux littorales)
Objectif principal : L'objectif est de proposer des listes de substances candidates pour l'état écologique
(eaux de surface et littorales) et l'état chimique (eaux souterraines) du cycle de gestion DCE à venir. Ces
substances sont hiérarchisées selon le risque qu?elles représentent pour les milieux et en fonction du
contexte territorial spécifique à chaque bassin (critères d?occurrence, de danger, de pression, d?usage, etc.).
Contexte :
La notion de risque renvoie ici au risque de non atteinte des objectifs environnementaux fixés dans les
directives européennes sur les eaux DCE et DCSMM (atteinte du bon état des eaux, non dégradation de
l?état, réduction des traitements pour la production d?eau destinées à la consommation humaine, etc.).
Ces directives identifient et réglementent des substances qui présentent un risque à l?échelle de l?UE mais
elles exigent également que des polluants contribuant à la détérioration de la qualité des eaux soient
identifiés au niveau local, dans chacun des bassins.
Les résultats de cette action doivent aider les pouvoirs publics et gestionnaires de bassin à identifier les
substances à réglementer localement et pour lesquelles des mesures de gestion sont à mettre en oeuvre
pour réduire l?impact de ces polluants sur les écosystèmes aquatiques et leur biodiversité.
Mise en oeuvre :
Le comité d?experts priorisation « CEP » - décrit dans la fiche action 38 - développe les critères pertinents à
prendre en considération pour identifier les polluants susceptibles de présenter un risque.
Il propose aux gestionnaires des listes de substances priorisées en fonction d?indicateurs de risques
(fréquence et intensité de dépassement des seuils de protection des milieux), de la typologie d?usage, des
quantités rejetées, etc.
Ces travaux doivent notamment être considérés dans le cycle global de gestion de la DCE et de la DCSMM
pour lesquelles un exercice d?état des lieux des masses d?eau doit être mené (cf. fiche action 31). L?état des
lieux doit permettre d?identifier les substances potentiellement cause de risque de non atteinte des objectifs
environnementaux, sur la base des données disponibles et de méthodologies à développer dans le contexte
de l?action 31.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS
Partenaires : DEB, DREAL, agences de l?eau et offices de l?eau, OFB, membres du CEP, BRGM
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
Proposition de listes de substances d?intérêt émergent pour les milieux aquatiques en vue du renforcement
de la réglementation
Calendrier et délais :
Sur la durée du plan
Les jalons clefs seront la révision de la directive sur les substances prioritaires en 2017 (nouvelle liste de
substances prioritaires), de la Directive Cadre sur l?Eau en 2019 et des SDAGE en 2021.
Budget estimé : 400 000 ¤ + travaux des bassins
57
Objectif 3- Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 ? En hiérarchisant les molécules selon différentes stratégies
Action 39 : Classer les molécules selon la nécessité et la faisabilité de réduction des
émissions
Objectif principal : Etablir une méthodologie et l?appliquer en vue de classer les molécules selon la
nécessité, la pertinence et la faisabilité de la réduction des émissions dans les milieux aquatiques. Ces
travaux orienteront la réalisation des fiches technico-économiques de l?INERIS.
Contexte :
Les mesures de réduction des émissions doivent être faisables d?un point de vue technique et économique.
Elles doivent aussi être pertinentes (cibler des molécules causant des risques, cibler des sources d?émission
significatives, ne pas cibler des secteurs ou des molécules déjà ciblés par des mesures règlementaires au
niveau de l?UE). Des « Fiches technico-économiques » permettant d?évaluer les enjeux posés en France par
la réduction ou la suppression des émissions dans l'eau et par la substitution de certaines substances
chimiques dangereuses sont disponibles sur le portail substances chimiques de l?INERIS et également sur
le site dédié à l?action nationale RSDE6 pour les installations classées. Les retours d?expérience des projets
lauréats de l?appel à projet financé par l?OFB et les agences de l?eau seront également une donnée d?entrée
importante. (cf. fiches action n° 4, 14 et 32). Ces différents éléments ainsi que les évolutions des
réglementations sur les mises sur le marché des molécules constituent les données d?entrée pour identifier
les molécules pour lesquelles des actions de réduction doivent être mise en place prioritairement.
Mise en oeuvre :
La documentation nécessaire sera poursuivie sur les molécules identifiées à enjeux dans le cadre d?actions
de priorisation menées en lien avec les actions n°37 et 38. Les travaux d?élaboration d?une méthodologie de
classement pourront débuter en 2019, en particulier dans le cadre de la construction des futurs programmes
de mesure des SDAGE 2022-2028. Ils doivent en effet prendre en compte les résultats de plusieurs actions
qui devront avoir été menées auparavant, notamment celles qui concernent la connaissance des diverses
pressions (inventaires d?émission). Cette action devra s?attacher à synthétiser les perspectives au niveau UE
concernant la règlementation et les tendances de la substitution par les producteurs et les utilisateurs des
molécules concernées.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : INERIS
Partenaires : DEB, DGPR, DGS, DGPE, DGAL, OFB, agences de l?eau, membres du CEP, acteurs
économiques
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Liste hiérarchisée ou classements de molécules ;
? Documentation rattachée traçant la méthode suivie et synthétisant les diagnostics posés sur
chacune des molécules et justifiant les classements, afin de permettre des appropriations, des
adaptations, des révisions ultérieures. Une base initiale de travail pourra être le rapport
« Classification des substances et programmes de mesures - Eléments d?aide à la décision »,
INERIS DRC-14-136882-01394A réalisé dans le cadre de la Convention OFB/INERIS.
? Nombre de fiches technico-économiques réalisées.
Calendrier et délais : Sur la durée du plan
Budget estimé : à minima 100 000 ¤ par an pour les fiches technico économiques
6 http://www.ineris.fr/rsde/fiches_technico.php
58
Nouvelles actions
Sous-objectif 1 - Limiter leurs émissions et rejets
Levier 1 - En limitant les rejets des collectivités
Action 40 : Encourager les territoires à développer des plans territoriaux de lutte contre
les pollutions plastiques
Objectif principal :
Accompagner les collectivités territoriales dans une stratégie globale de lutte contre les pollutions plastiques
issues des zones de vie vers les rivières, lacs et mers, en mobilisant toutes leurs compétences et en faisant
évoluer leurs pratiques de gestion des espaces publics.
Contexte
Si dans la lutte contre les pollution plastiques, ce sont bien les industriels et metteurs sur le marché qui sont
les premiers acteurs qui doivent se mobiliser, les territoires sont aussi un des maillons essentiels de la lutte
contre les « fuites de plastiques », macro comme micro, vers les milieux récepteurs aquatiques. C?est en
coordonnant des actions de prévention et d?interception sur plusieurs segments de ses compétences, qu?une
collectivité peut agir efficacement. AMORCE a conçu une démarche méthodologique intitulée « plan
territorial de lutte contre les pollution plastiques » qui invite les collectivités à agir de façon coordonnée sur
la totalité ou une grande partie des compétences suivantes :
- Assainissement, gestion des eaux pluviales urbaines, GEMAPI et eau potable
- Propreté urbaine, gestion des déchets
- Urbanisme, aménagement des espaces publics
- Politique économique et d?insertion
Mise en oeuvre :
- Rédaction par l?association AMORCE d?une note méthodologique présentant la démarche et
spécifiant des préconisations opérationnelles
- Animation par AMORCE d?un réseau de territoires engagés dans la lutte contre les pollutions
plastiques, mobilisant élus et techniciens des collectivités des domaines de l?eau et des déchets
- Diffusion des retours d?expérience et incrémentation de la note méthodologique
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : AMORCE
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de réunions du réseau de territoires engagés réalisés
? Nombre de participants aux réunions du réseau de territoires engagés
Calendrier et délais :
- 2019 : rédaction d?une note méthodologique
- 2020-2023 : animation du réseau de territoires engagés
- 2023 : incrémentation de la note méthodologique
Budget estimé : Environ 50 000 ¤
59
Nouvelles actions
Sous-objectif 2 ? Sensibiliser le plus grand nombre à la pollution des eaux
Levier 6 - En capitalisant les expériences innovantes pour changer les pratiques
Action 41 : Engager une réflexion sur les moyens de financer la lutte contre les
micropolluants
Objectif principal :
Elaborer des propositions pour développer de nouvelles sources de financement dédiées à la lutte contre
les micropolluants.
Contexte
Trouver de nouvelles sources de financement pour la recherche et la lutte contre les micropolluants est
indispensable à moyen termes. La recherche progresse, et un accompagnement des collectivités locales se
met en place. Cependant mettre en oeuvre les recommandations nécessite des ressources dont beaucoup
de collectivités locales ne disposent pas.
Deux mécanismes potentiels ont été identifiés.
Une première possibilité consisterait à copier ou élargir le mécanisme de la redevance spéciale perçue par
les Agences de l?eau sur les pesticides à d?autres familles de substance. L?autre possibilité étudiée se base
sur le principe de responsabilité élargie des producteurs (REP). Introduit par la directive cadre sur les
déchets, ce mécanisme est une extension du principe pollueur-payeur. Dix-sept filières de gestion des
déchets fonctionnent actuellement selon ce principe en France, qui est l?un des pays ayant le plus recours à
ce dispositif.
Mise en oeuvre :
- Etude des deux mécanismes précités, évaluation des ressources qu?ils permettraient chacun de
dégager, étude d?impact
- Recherche d?autres mécanismes potentiels
Responsable de l?action et partenaires :
Responsable de l?action : DEB ? OFB
Partenaire : A confirmer
60
Nouvelles actions
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants
dans les eaux et les milieux aquatiques
Levier 9- En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 42 : Impact des détergents sur les milieux aquatiques
Objectif principal : mieux connaitre l?impact des détergents sur les milieux aquatiques
Contexte : Le règlement européen sur les détergents et le règlement REACH encadrent la biodégradabilité de
ces produits ainsi que leur composition. Des écolabels d'application volontaire existent également pour mettre
sur le marché des produits qui vont au-delà des exigences de ces deux règlements. Cependant, sur environ
30 000 produits biocides déclarés, seuls 80 produits environ ne contiennent pas de substance préoccupante ou
de nanomatériaux, soit très largement moins de 1 % de la totalité des produits biocides à disposition sur le
marché français. Or une partie des produits de dégradation des détergents synthétiques (lessives, liquides
vaisselle, produits d?entretien domestiques, produits de nettoyage industriels?), généralement composés de
tensio-actifs tels que les nonylphénols, aboutissent dans les milieux aquatiques, sur lesquels leurs impacts sont
mal connus. Le sujet a été intégré au quatrième plan national santé environnement.
Mise en oeuvre : Dans le cadre du PNSE, l?ANSES ainsi que l?OFB seront saisies pour évaluer :
- Les principaux produits de dégradation de détergents synthétiques (notamment tensio-actifs) retrouvés dans
les milieux aquatiques, qu?il s?agisse des eaux de surface ou des eaux marines de la bordure littorale ;
- L?impact de ces produits de dégradation sur la biodiversité marine et la biodiversité terrestre (à travers les
embruns) ;
- Les usages pour lesquels il existe sur le marché des détergents qui vont au-delà des exigences des règlements
détergent et REACH, en particulier en matière de biodégradabilité ;
- Les mesures qui permettraient de réduire l?impact de l?utilisation des détergents sur l?environnement.
Responsables de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DGPR
Partenaires : DEB, ANSES, OFB
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
- Nombre de dossiers d?autorisation de mise sur le marché simplifiée déposés
Calendrier et délais :
Budget estimé :
61
Nouvelles actions
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans les
eaux et les milieux aquatiques
Levier 9 ? En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 43 : Métrologie des microplastiques
Objectif principal : Etudier les différentes approches et les pistes pour la mise en oeuvre d?une surveillance
des microplastiques
Contexte : le terme « microplastiques » désigne communément toute particule polymère synthétique d'une
taille comprise entre 0,1 µm et 5 mm. Présents de manière ubiquiste dans l?environnement, leurs impacts
sur la faune et la flore sont encore peu connus. Ils peuvent également jouer le rôle de supports pour des
contaminants chimiques, ou pour le transport d?espèces invasives sur de très grandes distances. À l?heure
actuelle, il existe des protocoles de suivi (OSPAR principalement), mais n?existe pas de réel indicateur ou
d?approche normalisée pour suivre la contamination des hydrosystèmes, ni de manière générale de méthode
normalisée pour mesurer les microplastiques dans l?eau ou dans une autre matrice. En conséquence, les
données relatives à leur présence dans les rivières et dans les eaux usées sont encore lacunaires et
disparates, et les contributions des principales sources (ruissellement, retombées atmosphériques,
fragmentation des macoplastiques?) soumises à caution.
Mise en oeuvre : un groupe de travail sera organisé avec les acteurs du monde de la recherche, de la
métrologie et de la surveillance. Ses objectifs seront :
? Expliciter les finalités prioritaires d?une surveillance harmonisée des microplastiques dans les
hydrosystèmes (identifier les principales sources, évaluer les flux, quantifier les concentrations dans
les différentes matrices, évaluer l?efficacité d?actions de réduction, l?impact sur la qualité du milieu,
les impacts sanitaires, ?) et formaliser des indicateurs associés aux finalités retenues ;
? Sur cette base, identifier les méthodologies d?échantillonnage et d?analyse existantes appropriées et
disponibles à coût acceptable, pour édifier un référentiel méthodologique national de la surveillance
en prenant en compte les avancées de la normalisation et l?expérience acquise dans le cadre de la
DCSMM ;
? Définir des méthodes d?échantillonnage et d?analyse harmonisées, et les mettre en oeuvre afin de
confirmer leur faisabilité et leur aptitude à répondre au besoin ;
? Faire le lien et prendre part aux travaux aux niveaux européen et international sur le sujet
(commissions de normalisation, etc) ;
? Proposer un dimensionnement de cette surveillance, en se référant aux expériences passées, ainsi
que des modalités de mise en oeuvre (compétences mobilisables, financements, échéances,
synergies avec des activités existantes, etc).
Responsables de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : DEB - OFB
Partenaires : Ifremer, Cedre, Ineris, Aquaref, Leesu, Université Gustave Eiffel, Anses, Université du Mans,
Groupe de recherche Polymères et océans
62
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
- Nombre de réunions du groupe de travail réalisées
- Nombre de réunions internationales où le groupe de travail était représenté et typologie
- Rédaction d?un rapport recensant et évaluant la faisabilité des différents modes de
surveillances en fonction de leur finalité, et décrivant les méthodes d?échantillonnage et
d?analyse harmonisées à inclure dans le référentiel technique
- Rédaction d?un rapport montrant l?aptitude des méthodes harmonisées à répondre au
besoin
- Réaliser un rapport analysant et comparant les différents modes de surveillance pouvant
être mis en oeuvre sur les microplastiques
- De manière générale, construire un référentiel méthodologique national
Calendrier et délais : 2020-2023 :
Budget estimé : A définir
63
Nouvelles actions
Sous-objectif 1 ? Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence de micropolluants dans les
eaux et les milieux aquatiques
Levier 9 ? En améliorant la surveillance et la connaissance du devenir des polluants
Action 44 : Mise à jour de l?étude des risques sanitaires liés au retour au sol des boues
d?épuration
Objectif principal : Mettre à jour l?évaluation des risques sanitaire attribuable à l?épandage des boues et
compost de boues
Contexte : En France la production de boues issues du traitement des eaux usées domestiques s'est établie
à environ 1.200.000 tonnes de matières sèches en 2014 (dernières données rapportées à la Commission
européenne) et plus de 70% sont épandues sur les sols agricoles. En effet l?épandage des boues est une
alternative efficace aux engrais minéraux et participe à l?économie circulaire. C?est une solution privilégiée à
l?élimination par le ministère et la Commission européenne en matière de gestion des déchets. Cependant
l?épandage des boues fait courir un risque de pollution des sols et des cultures, du fait des micropolluants
qu?elles peuvent contenir, notamment des substances émergentes qui ne font pas l?objet d?une surveillance
aujourd?hui. En 2014, L?INERIS, l?DAEME et Le CNRS en collaboration avec des fédérations professionnelles
ont réalisé une première étude sur la caractérisation des substances dites « émergentes » dans les boues
et compost de boues. Depuis, la publication de la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage
et à l'économie circulaire (loi AGEC) impose dans son article 86 de réviser les référentiels réglementaires
sur l'innocuité environnementale et sanitaire applicables à l?épandage des boues épuration d?ici le 1er juillet
2021. Aussi l?INERIS, à la demande du SYPREA a souhaité réaliser la mise à jour de cette précédente étude
d?évaluation des risques sanitaire conduite en 2014 pour consolider les connaissances actuelles dans ce
contexte de révision des critères d?innocuité applicables à l?épandage des boues.
Mise en oeuvre :
Compléter l?évaluation des risques conduites en 2014 :
? Prise en compte de vecteurs d?exposition complémentaires
? Utilisation de l?outil MODUL?ER pour affiner les hypothèses précédentes
? Mise à jour des données d?entrée (concentrations, valeurs toxicologique de référence)
Responsables de l?action et partenaires :
Responsables de l?action : INERIS
Partenaires : DEB, SYPREA, FNCCR, AMF, AMORCE, FP2E, FNADE
Indicateur (si possible) et/ou production attendue :
? Nombre de réunions du groupe de travail réalisées
Calendrier et délais :
Budget estimé :
64
Annexes
65
Gouvernance du plan national micropolluants 2016-2021
La politique développée en matière de micropolluants est interministérielle.
La présidence du comité de pilotage est assurée par la direction de l?eau et de la biodiversité (DEB) pour le
MEEM en concertation avec la direction générale de la santé (DGS) pour le MASS et la direction générale
de l?alimentation (DGAL) pour le MAAF.
Le secrétariat général est assuré par la DEB qui décide de l?ordre du jour en concertation avec les deux
autres ministères sur la base des propositions des pilotes d?objectifs.
Le suivi technique du plan est assuré par les responsables d?action (cf. tableau de bord joint) auxquels sont
associés des partenaires. Les responsables d?action sont issus de l?administration (CGDD, DGPR, DEB,
DGS), d?organismes institutionnels (OFB, CEREMA, ANSES) ou d?organismes publics de recherche et
développement (INERIS, BRGM, IRSTEA, Ifremer, AQUAREF). Les responsables d?action réunissent les
groupes de travail ad hoc. Ils doivent alerter si besoin et rendre compte aux pilotes des 3 objectifs du plan.
Les pilotes d?objectifs sont en contact avec les responsables d?actions et remplissent un état d?avancement
du plan sur la base d?un tableau de bord commun. Ils indiquent aux ministères les sujets à mettre à l?ordre
du jour des COPIL.
? Pilotes de l?objectif 1 (Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans les
eaux et les milieux aquatiques) : direction de l?eau et de la biodiversité avec pour le levier 3 (limiter
les rejets de médicaments) l?appui de la direction générale de la santé.
? Pilotes de l?objectif 2 (Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des eaux
et préserver la biodiversité) : OFB avec pour les leviers 10 (en menant des campagnes ciblées en
complément de la surveillance de routine) et 13 (en définissant des seuils de protection pour le
consommateur et les écosystèmes aquatiques) l?appui de la DGS.
? Pilote de l?objectif 3 (Dresser des listes de polluants sur lesquels agir) : direction de l?eau et de la
biodiversité.
Un COPIL plénier sera réuni annuellement. Des COPIL restreints seront organisés en tant que de besoin
sur des thématiques particulières :
? par typologie de molécules : ex. molécules hydrophobes, biocides, médicaments, etc.
? par thème transversal : mesures de réduction, innovation, aspects sociologiques, appel à projet
pollution eaux urbaines, etc.
Les membres du COPIL plénier seront les membres des COPIL des plans nationaux PCB, résidus de
médicaments, micropolluants 1 (voir liste des membres pressentis ci-après).
Le comité scientifique de l?OFB et les académies nationales pourront être interrogés lors de la révision à mi-
parcours du plan micropolluants.
Les actions sont budgétées dans le cadre des programmes existants (OFB, CEREMA, ANSES, programme
DGPR, programmes des agences de l?eau, programme recherche- innovation du CGDD voire en partie sur
le budget des collectivités locales ou des industriels s?agissant du RSDE).
66
Liste des membres invités du COPIL plan micropolluants 2016-2021
Membres Organisation
Etablissements publics ADEME
Etablissements publics Agence de l'eau Adour-Garonne
Etablissements publics Agence de l'eau Artois-Picardie
Etablissements publics Agence de l'eau Loire-Bretagne
Etablissements publics Agence de l'eau Rhin-Meuse
Etablissements publics Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse
Etablissements publics Agence de l'eau Seine-Normandie
Etablissements publics ANSES
Etablissements publics ANSES/ANMV
Etablissements publics ANSM
Etablissements publics AQUAREF
Etablissements publics BRGM
Etablissements publics Ifremer
Etablissements publics InCA
Etablissements publics INERIS
Etablissements publics InVS
Etablissements publics IRSTEA
Etablissements publics LNE
Etablissements publics OFB
Etat MAAF/DGAL
Etat MASS
Etat MEEM/CGDD
Etat MEEM/DDT
Etat MEEM/DREAL
Etat MEEM/DEB
Etat MEEM/DGEC
Etat MEEM/DGPR
Etat MESR
Offices de l'eau Offices eau
Société civile Cyclamed
Société civile OIEau
Société civile Académie de l'eau
Société civile Académie nationale de pharmacie
Société civile ADF
Société civile AMF
67
Société civile ARF
Société civile ASTEE
Société civile CLCV
Société civile CNPMEM
Société civile CISS
Société civile CONNAPED
Société civile FEHAP
Société civile FENARIVE
Société civile FFA
Société civile FHF
Société civile FNCCR
Société civile FNE
Société civile FNPF
Société civile FNSEA
Société civile FP2E
Société civile FSPF
Société civile FSVF
Société civile Humanité Biodiversité
Société civile LEEM
Société civile MEDEF/FEDEM
Société civile MEDEF/UIC
Société civile Ordre national des médecins
Société civile Ordre national des pharmaciens
Société civile Ordre national des vétérinaires
Société civile Robin des bois
Société civile SIMV
Société civile SNPGH
Société civile SNPHPU
Société civile SYNPREFH
Société civile UFC que choisir
Société civile UIE
Société civile UNPF
Société civile USPO
68
Tableau de bord des responsables d?action et partenaires
Levier Action Porteur de l'action Partenaires
Objectif 1- Réduire dès maintenant les émissions de micropolluants présents dans les eaux et les
milieux aquatiques dont la pertinence est connue
Sous-objectif 1 - Limiter les émissions et rejets
Levier 1 - En
limitant les rejets
des collectivités
Action1 : Rédiger un guide opérationnel
du raccordement non domestique pour
les collectivités pour faire évoluer les
pratiques
DEB, DGPR,
CEREMA
OFB, AE, INERIS,
DREAL et DDT, GRAIE,
ASCOMADE, SP3I,
FNCCR, AMF, AITF,
FENARIVE, FP2E,
CNIDEP, ADOPTA
Action 2: Mettre en oeuvre les
recommandations du guide relatif à la
bonne gestion des déchets issus de
médicaments et des déchets liquides
dans les établissements de santé et
médico-sociaux
DGS, DEB AE, ARS, DGPR,
ADEME, Synprefh
Levier 2 - En
limitant les
émissions
industrielles et
artisanales
Action 3 : Suivre le plan de
décontamination des appareils contenant
des PCB d?une teneur entre 50 et 500
ppm et conduire une surveillance
environnementale des ICPE qui traitent
les PCB
DGPR ADEME
Action 4 : Renforcer la surveillance des
rejets industriels et mettre en place des
plans de réduction adaptés dans la
continuité de l?action RSDE pour les
installations classées pour
l?environnement (ICPE) et centres
nucléaires de production d?électricité
(CNPE)
DGPR pour ICPE
ASN pour les CNPE
INERIS, FNCCR, FP2E,
AE
DGPR, DEB, EDF
(exploitant des CNPE)
Action 5 : Gérer avec précaution les
sédiments contaminés lors
d'interventions sur le milieu (dragages,
curages, actions de restauration) et à
terre, valoriser les sédiments non
dangereux
OFB
CEREMA/DTecEMF,
DREAL, IRSTEA,
INERIS, AE, BRGM,
VNF/DT
Action 6 : Mettre en place dans quelques
métiers de l'artisanat des démonstrateurs
de bonnes pratiques de réduction
d'émissions de micropolluants
Eurométropole de
Strasbourg
CNIDEP, INERIS, IRES
Tronico-Vigicell, FNCCR,
AE Rhin Meuse, GESTE,
IRH Ingénieur Conseil
Levier 3 - En
limitant les rejets
de médicaments
Action 7 : Etudier la prise en charge des
médicaments non utilisés des
établissements de santé et médico-
sociaux et des centres de soins,
d'accompagnement et de prévention en
addictologie et proposer des évolutions
DGS, DGPR ADEME, Synprefh
Action 8 : Tirer les conclusions de
l?expérimentation sur la dispensation à
l?unité des médicaments
DGS
DSS, ARS concernées
par l?expérimentation,
CNAMTS, USPO, FEIMA
69
Levier 3 - En
limitant les rejets
de médicaments
Action 9 : étudier la pertinence de l'indice
suédois de classement des substances
actives en fonction de leur impact pour
l?environnement et l?acceptabilité par les
professionnels de santé de la mise en
place d?un tel indice de classement des
médicaments en France
DGS
DG Trésor, DGAL,
Académies nationales,
ANSM, ANMV,
industriels du
médicament, DEB
Levier 4 - En
limitant les
pollutions diffuses
de l?agriculture
Action 10 : Protéger 1000 captages
prioritaires vis-à-vis des nitrates ou des
pesticides pour contribuer à la protection
de la ressource en eau
DEB
DGPE, DGS, OFB, AE,
DREAL, DDT(M), ARS,
collectivités,
représentants de la
profession agricole,
BRGM, IRSTEA, INRA,
FNCCR, ADCF, FP2E
Sous objectif 2 - Sensibiliser le plus grand nombre à la pollution des eaux
Levier 5 ? En
formant et
informant le plus
grand nombre
Action 11 : Elaborer et mettre en
oeuvre une stratégie de formation
pour l?accompagnement du plan
OFB
INERIS, BRGM, FNCCR,
services du ministère
chargés de l?écologie
(centraux et déconcentrés),
représentants des acteurs
économiques, des
collectivités et de la société
civile, opérateurs de
formation
Action 12 : Améliorer l?information sur
l'état des masses d?eau de surface
(refonte de la toile Eaufrance, site
Naïades)
OFB BRGM, DREAL, AE,
INERIS, DEB, OIEau
Action 13 : Améliorer la
communication envers le grand
public, les professionnels et les
collectivités
DEB, DGALN/COM,
DGS
OFB, AE, ANSES, FNCCR,
FP2E, FENARIVE, ARS,
DREAL, associations de
consommateurs, autres
associations, sociologues
Levier 6 - En
capitalisant les
expériences
innovantes pour
changer les
pratiques
Action 14 : Rédiger et diffuser des
guides capitalisant notamment les
expériences des collectivités
innovantes sélectionnées dans le
cadre de l?appel à projet national
lancé par les Agences de l?eau, l?OFB
et le MEEM en 2014 intitulé «
Innovation et changements de
pratiques : micropolluants des eaux
urbaines»
OFB
AE, porteurs de projets,
FNCCR, FP2E, DEB, DGS,
CGDD
Action 15 : Comprendre la perception
citoyenne des enjeux liés à la
présence de micropolluants dans la
ressource aquatique et identifier les
opportunités liées à des changements
de comportements
OFB AE, porteurs de projets,
INERIS, BRGM
70
Objectif 2 ? Consolider les connaissances pour adapter la lutte contre la pollution des eaux et
préserver la biodiversité
Sous-objectif 1 - Améliorer la connaissance des rejets et prédire la présence des micropolluants
dans les eaux et les milieux aquatiques
Levier 7 - En
améliorant la
quantification des
substances
rejetées dans le
milieu naturel
Action 16 : Mieux évaluer les
émissions de polluants vers les
milieux par les eaux pluviales
urbaines, le ruissellement et le
drainage agricoles, les eaux usées
urbaines et industrielles
INERIS
CEREMA, OFB, IRSTEA,
BRGM, INRA, FP2E, AE et
OE, PIREN-Seine, DGPR
Action 17 : Poursuivre la recherche de
substances dangereuses dans les
eaux brutes et dans les eaux usées
traitées de stations de traitement des
eaux usées et la recherche d?actions
de réduction
DEB
INERIS, DGPR, AE,
DDT(M), OFB, AQUAREF,
industriels, collectivités,
BRGM, CEREMA, IRSTEA,
Anses, FNCCR, FP2E
Levier 8 - En
étudiant
l?incidence de
certains procédés
de traitement ou
de recyclage
Action 18 : Analyser les nouvelles
solutions, à l'amont ou à l'aval des
stations de traitement des eaux
usées, pour notamment limiter la
pollution des eaux
DEB
OFB, INERIS, CEREMA,
ANSES, AE, DGS, DGPR,
IRSTEA, FNCCR, FP2E,
collectivités, industriels de
l'eau, pôles de compétitivité,
porteurs d'études
Action 19: Construire une
méthodologie pour la valorisation et le
recyclage les déchets minéraux non
dangereux en ouvrages maritimes ou
immergés
CEREMA DEB, BRGM, secteurs
travaux publics
Action 20 : Evaluer l?incidence de
l?utilisation de pneus usagés utilisés
dans les ouvrages de stockage des
eaux pluviales
CEREMA
DEB, DGPR, ADEME, OFB,
BRGM, FNCCR, Aliapur,
FRP
Action 21 : Mieux caractériser les flux
de mercure à l'aval des anciens sites
miniers en Guyane pour en limiter les
rejets dans les cours d'eau
BRGM
OFB, OE Guyane, DGPR,
DEAL Guyane, HYDRECO,
Université de Bordeaux,
LNE
Levier 9 ? En
améliorant la
surveillance et la
connaissance du
devenir des
polluants
Action 22 : Poursuivre
l?accompagnement des donneurs
d?ordres et acteurs de terrain pour
fiabiliser les données de surveillance
des eaux, des sédiments et du biote
OFB AQUAREF, AE, DEB,
Anses (LHN), FNCCR
Action 23 : Utiliser, à des fins de
connaissance de l?état initial et des
tendances de contamination des
milieux aquatiques, les banques
d?échantillons environnementaux
OFB
Université de Pau et des
Pays de l'Adour, Ifremer,
IRSTEA, INERIS, LNE,
DGAL, DEB, Zones Ateliers
CNRS InEE, AE, DREAL
Rhône-Alpes, Anses (LHN)
Action 24 : Mieux connaître les
niveaux d'imprégnation des milieux
aquatiques par des polluants à enjeux
et mieux comprendre les transferts de
ces polluants entre les différents
compartiments de l?environnement
OFB
Ifremer, BRGM, IRSTEA,
AE (notamment SN),
DGEC, INERIS, CEREMA,
Anses, DEB, Zones Ateliers
CNRS InEE, Université de
Lorraine (UR-AFPA), GIP
Seine Aval
71
Levier 9 ? En
améliorant la
surveillance et la
connaissance du
devenir des
polluants
Action 25 : Evaluer les méthodes et
technologies innovantes de
surveillance et de diagnostic
OFB, DEB AQUAREF, AE, Université
de Lorraine, CEREMA
Levier 10 ? En
menant des
campagnes
ciblées en
complément de la
surveillance de
routine
Action 26 : Organiser la surveillance
prospective sur des molécules
émergentes dans les rivières, nappes
et eaux littorales et dans les eaux
destinées à la consommation
humaine
DEB, DGS, OFB
AQUAREF, AE, ANSES
(LHN), CEREMA, FP2E,
ARS, INERIS, BRGM,
laboratoires de recherche
Action 27 : Inventorier et caractériser
les sites de stockage de résidus
d'anciennes industries extractives
DGPR
GEODERIS (BRGM-
INERIS), AE Loire
Bretagne, DREAL Corse et
Languedoc Roussillon
Action 28 : Etablir une cartographie
des eaux souterraines impactées par
les ions perchlorates d'origine
agricole et ceux issus de la
destruction des munitions des
grandes guerres et définir les
éventuels cortèges de micropolluants
associés
BRGM
DGPR, DEB, DGS, DGAL,
ANSES (LNH), ARS, OFB,
FNCCR, FP2E, AE,
collectivités, distributeurs
d?eau
Sous-objectif 2 ? Mieux évaluer les impacts des micropolluants sur l?état des ressources et les
effets sur la santé et la biodiversité
Levier 11 - En
améliorant le
diagnostic
Action 29: évaluer l?effet des
micropolluants sur la faune et la flore
aquatique notamment les effets des
mélanges de micropolluants
INERIS OFB, IRSTEA
Action 30 : Améliorer l'état des lieux
réalisé dans le cadre de la Directive
Cadre sur l'Eau
DEB
INERIS, BRGM, Ifremer, OFB,
AE et OE, DGPR, DEAL et
DREAL de bassin, IRSTEA
Levier 12 - En
rendant
disponibles et en
partageant les
données utiles à
l?évaluation des
risques pour
l?environnement
Action 31 : Travailler sur la
disponibilité et le partage de données
permettant de connaître le danger et
l'exposition pour les résidus de
médicaments humains et vétérinaires
dans les eaux
DEB, DGS
Syndicats des entreprises du
médicament, DGAL, ANSM,
ANSES (dont ANMV),
agences sanitaires
européennes, professionnels
du traitement de l'eau, AE,
CGDD-DRI, CNAMTS,
INERIS
Action 32 : Poursuivre le
développement et la mise à jour de
portails de diffusion de données sur
les substances chimiques
INERIS
DGPR, DEB, DGS, ANSES,
AE, OFB, BRGM, Ifremer,
INRS
Action 33 : Capitaliser les
connaissances internationales sur les
risques environnementaux et
sanitaires liés aux micropolluants
dans les milieux aquatiques
CGDD/DRI
DEB, DGPR, DGS, Académies
nationales, ANSM, Ifremer,
INERIS, OFB, BRGM, ANSES,
IRSTEA, syndicats des
entreprises du médicament,
chercheurs
72
Levier 13 - En
définissant des
seuils de
protection pour le
consommateur et
les écosystèmes
aquatiques
Action 34 : Construire des valeurs de
référence et des méthodologies pour
mieux juger la qualité des eaux de
surface et souterraines prenant en
compte les perturbateurs
endocriniens et les métabolites
pertinents
INERIS BRGM, OFB, FP2E, DGPR,
Ifremer
Action 35 : Evaluer les risques
sanitaires liés à la présence de
micropolluants dans les eaux
destinées à la consommation
humaine
ANSES DGS
Objectif 3 - Dresser des listes de polluants sur lesquels agir
Levier 14 - En
hiérarchisant les
molécules selon
différentes
stratégies
Action 36 : Identifier les métabolites
des produits phytopharmaceutiques et
évaluer les capacités analytiques des
laboratoires pour permettre une mise
sous surveillance précoce
BRGM AQUAREF, OFB, AE,
INERIS
Action 37 : Classer les molécules
selon les besoins de connaissances
environnementales
INERIS OFB, CEP, BRGM
Action 38 : Classer les molécules
selon les risques de non atteinte du
bon état des milieux (eaux
souterraines, eaux de surface, eaux
littorales)
INERIS
DEB, DREAL, AE et OE,
OFB, BRGM, membres du
CEP
Action 39 : Classer les molécules
selon la nécessité et la faisabilité de
réduction des émissions
INERIS
DEB, DGPR, DGS, DGPE,
DGAL, OFB, AE, membres
du CEP, acteurs
économiques
73
Articulation entre le PNSE 3 et le plan micropolluants
Action du PNSE 3
Action du plan micropolluants
Actions couvertes en totalité
Action 32 : Surveiller les substances émergentes
prioritaires dans les milieux aquatiques et les
captages d?eau destinée à la consommation
humaine (perchlorates, bisphénol A et substances
de la famille des nitrosamines, parabènes et
phtalates)
Action 26 : Organiser la surveillance prospective
sur des molécules émergentes dans les rivières,
nappes et eaux littorales et dans les eaux destinées
à la consommation humaine
Action 54 : mieux prendre en compte le caractère
perturbateur endocrinien dans la définition des
valeurs guides environnementales pour les
micropolluants qui sont aussi perturbateurs
endocriniens dans les milieux aquatiques
Action 34 : Construire des valeurs de référence et
des méthodologies pour mieux juger la qualité des
eaux de surface et souterraines prenant en compte
les perturbateurs endocriniens et les métabolites
pertinents
Action 46 : travailler sur la disponibilité et le partage
de données permettant de connaître le danger et
l?exposition pour les résidus de médicaments
humains et vétérinaires dans les eaux
Action 31 : Travailler sur la disponibilité et le
partage de données permettant de connaître le
danger et l'exposition pour les résidus de
médicaments humains et vétérinaires dans les eaux
Actions couvertes en partie
Action 33 : réaliser un suivi post-AMM pour les
produits phytopharmaceutiques et les métabolites
pertinents contenant des substances actives pour
lesquelles il n?existe pas de méthodes d?analyses
courantes en France et pour lesquelles le seuil de
quantification est supérieur à la « concentration
avec effet » déterminée par l?INERIS en appui à la
mise en oeuvre de la directive cadre sur l?eau
Action 36 : Identifier les métabolites des produits
phytopharmaceutiques et évaluer les capacités
analytiques des laboratoires pour permettre une
mise sous surveillance précoce
Action 44 : faciliter l?accès et l?utilisation des
données d?exposition
Action 12 : Améliorer l?information sur l'état des
masses d?eau de surface (refonte de la toile
Eaufrance, site Naïades)
Action 23 : Utiliser, à des fins de connaissance de
l?état initial et des tendances de contamination des
milieux aquatiques, les banques d?échantillons
environnementaux
Action 56 : mettre en oeuvre la protection des
captages utilisés pour l?alimentation en eau potable
(AEP) contre les pollutions accidentelles et les
pollutions diffuses (suite de l?action 28.1 du PNSE
2)
Action 10 : Protéger 1000 captages prioritaires vis-
à-vis des nitrates ou des pesticides pour contribuer
à la protection de la ressource en eau
Action 60 : réaliser des travaux de validation des
modèles de transferts en les focalisant sur des
substances à fort enjeu sanitaire (exemple :
éléments traces métalliques, PCB)
Action 24 : Mieux connaître les niveaux
d'imprégnation des milieux aquatiques par des
polluants à enjeux et mieux comprendre les
transferts de ces polluants entre les différents
compartiments de l?environnement
74
Appel à projet « Innovations et changements de pratiques : lutte contre
les micropolluants des eaux urbaines »
Le ministère en charge de l?écologie, l?Office national de l?eau et des milieux aquatiques (OFB) et les agences
de l?eau, en partenariat avec le ministère en charge de la santé, ont lancé conjointement un appel à projets
concernant les «Micropolluants des eaux urbaines». L?objectif prioritaire est d?inciter et aider les collectivités
à s?engager à mieux connaître et réduire l?impact des micropolluants sur les milieux et les ressources
aquatiques de leurs territoires.
Les treize projets retenus mobilisent des collectivités locales et leurs partenaires locaux, privés (entreprises
et associations) et/ou publics (universités, laboratoires de recherche) sur des initiatives innovantes allant des
changements de pratiques des usagers et des professionnels jusqu?à la réalisation de nouvelles solutions
techniques coûts - efficaces (gestion durable des eaux pluviales, méthodes de diagnostic des pollutions...).
Un total de 10,2 millions d?euros apporté par l?OFB et les agences de l?eau permet de soutenir treize projets
répartis sur la majorité des bassins versants du territoire incluant les territoires d?outre-mer.
Les 13 projets contribuent aux trois objectifs du plan national micropolluants : réduire, connaître et prioriser
les micropolluants. Les actions du plan national renvoient explicitement aux sorties opérationnelles qui seront
élaborées dans le cadre des projets :
? valoriser des guides capitalisant les expériences des collectivités innovantes ;
? comprendre la perception citoyenne des enjeux liés à la présence de micropolluants dans la ressource
aquatique et les opportunités liées à de nouveaux comportements ;
? mieux évaluer les émissions de polluants vers les milieux par les eaux pluviales urbaines, le ruissellement
et le drainage agricole, les eaux usées urbaines et industrielles ;
? analyser, d?un point de vue coûts/avantages, de nouvelles solutions, à l?amont ou à l?aval des stations de
traitement des eaux usées, pour notamment limiter la pollution des eaux ;
? classer les molécules selon la nécessité et la faisabilité de réduction des émissions.
Les thématiques traitées sont opérationnelles :
- Gestion de la pollution d?origine domestique : résidus de médicaments, de cosmétiques, de
produits biocides. Chaque jour, les Français rejettent dans leurs eaux usées des produits d?hygiène, des
résidus de cosmétiques, de médicaments... qui sont en partie traités dans les stations de traitement d?eaux
usées. Les rejets dans les cours d?eau de ces stations contiennent encore trop de ces résidus chimiques.
Les projets Cosmet?Eau, Seneur, SMS répondent à cette problématique.
- Gestion de la pollution émise par les activités de soin : . Les centres de soins (hôpitaux, maisons
de retraite, centres de rééducation....) utilisent de nombreux produits contenant des micropolluants que ce
soit pour soigner les patients ou pour désinfecter lieux et matériels. L?objectif est de trouver de nouvelles
solutions techniques pour la gestion et l?élimination des produits polluants. Les projets Biotech, Rempar,
Sipibel-Rilact répondent à cette problématique.
- Gestion des pollutions en temps de pluie ou efficacité des aménagements urbains ou routiers sur
la réduction des micropolluants. Lorsqu?il pleut, les eaux de pluie ruisselant sur la ville ou sur les routes se
chargent de micropolluants issus des activités routières, des toitures, des peintures utilisées en extérieur...
Ces eaux pluviales peuvent être rejetées directement à la rivière, en la polluant, ou bien elles peuvent arriver
à la station de traitement d?eaux usées. Or celle-ci n?est pas toujours dimensionnée pour accueillir des
volumes d?eau plus importants que les seuls volumes issus des eaux usées domestiques. De plus, les
micropolluants de ces eaux de pluie ne sont pas toujours traités dans la station de traitement. Les projets
Matrioschkas, Micromegas, Roulépur répondent à cette problématique.
- Planification de l?action à l?échelle des agglomérations, en tenant compte des sources multiples.
Les stations d?épuration urbaines reçoivent des micropolluants issus de différentes sources . Pour limiter cet
apport, il faut identifier les sources, hiérarchiser les micropolluants prioritaires, changer les comportements
pour limiter leur utilisation à la source et enfin mieux les traiter. Les projets LumiEau, Micropolis, MicroReuse,
Regard répondent à cette problématique.
75
Objectifs de réduction des émissions et des rejets
76
Liste des abréviations
ADCF Assemblée des Communautés de France
ADEME Agence de l?Environnement et de la Maîtrise de l?Energie
ADF Assemblée des Départements de France
ADOPTA Association pour le Développement Opérationnel et la Promotion des Techniques Alternatives en
matière d'eaux pluviales
AE Agences de l?eau
AEP Alimentation en Eau Potable
AITF Association des Ingénieurs Territoriaux de France
AMF Association des Maires de France
AMM Autorisation de Mise sur le Marché
ANMV Agence Nationale du Médicament Vétérinaire
ANSES Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l?alimentation, de l?environnement et du travail
ANSM Agence Nationale de Sécurité du Médicament
AQUAREF Laboratoire national de référence pour la surveillance des milieux aquatiques
ARF Association des Régions de France
ASCOMADE Association de Collectivités pour la Maîtrise des Déchets et de l'Environnement
ASN Autorité de Sûreté Nucléaire
ARS Agence Régionale de Santé
ASTEE Association Scientifique et Technique pour l?Eau et l?Environnement
BNV-D Banque Nationale des Ventes de produits phytopharmaceutiques par les Distributeurs agréés
BRGM Bureau de Recherches Géologiques et Minières
CEP Comité d?Experts en charge de la Priorisation des substances
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CEREMA Centre d?Etudes et d?expertise sur les Risques, l?Environnement, la Mobilité et l?Aménagement
CGDD Commissariat Général au Développement Durable
CISS Collectif Inter-associatif Santé
CLCV Association Consommation, Logement et Cadre de Vie
CNAMTS Caisse Nationale d?Assurance Maladie des Travailleurs Salariés
CNIDEP Centre National d?Innovation pour le Développement durable et l?Environnement dans les Petites
entreprises
CNPE Centre Nucléaire de Production d?Electricité
CNPMEM Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins
CNRS InEE Centre National de la recherche Scientifique -Institut Ecologie et Environnement
CONAPPED Comité National de la Pêche Professionnelle en Eau Douce
COPIL Comité de pilotage
DCE Directive Cadre sur l?Eau
DCSMM Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin
DDIE Directive Déchets Industries Extractives
DDT(M) Direction Départementale des Territoires (et de la Mer)
DEAL Direction de l?Environnement, de l?Aménagement et du Logement
DEB Direction Eau Biodiversité
DEHP Di(2-éthylhexyl)phtalate
DGAL Direction Générale de l?Alimentation
DGALN/COM Direction Générale de l?Aménagement, du Logement et de la Nature/ Communication
DGEC Direction Générale de l?Energie et du Climat
DGPE Direction Générale de la Performance Economique et environnementale des entreprises
DGPR Direction Générale de la Prévention des Risques
DGS Direction Générale de la Santé
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DREAL Direction Régionale de l?Environnement, de l?Aménagement et du Logement
DSS Direction de la Sécurité Sociale
EDA Effect-Directed Analysis
EDCH Eaux Destinées à la Consommation Humaine
FEDEM Fédération des Minerais, minéraux industriels et métaux non ferreux
FEHAP Fédération des Etablissements Hospitaliers et d?Aide à la Personne
FEIMA Fédération des Editeurs d?Informatique Médicale et paramédicale Ambulatoire
FENARIVE Fédération Nationale des Associations de Riverains et utilisateurs industriels de l?eau
FFA Fédération Française d?Acier
FHF Fédération Hospitalière de France
FNCCR La Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies
FNE France Nature Environnement
FNPF Fédération Nationale pour la Pêche de France
FNSEA Fédération Nationale des Syndicats d?Exploitants Agricoles
FP2E Fédération Professionnelle des Entreprises de l'Eau
FRP France Recyclage Pneumatiques
FSPF Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France
FSVF Fédération des Syndicats Vétérinaires de France
GIP Groupement d?Intérêt Public
GRAIE Groupe de Recherche Rhône Alpes sur les Infrastructures et l'Eau
HYDRECO Laboratoire Environnement de Petit Saut (Guyane)
ICPE Installations Classées pour la Protection de l?Environnement
Ifremer Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer
INCa Institut national du Cancer
INERIS Institut national de l'environnement industriel et des risques
79
INRA Institut national de la recherche agronomique
INRS Institut National de Recherche et de Sécurité
InVS institut de veille sanitaire
IRES Institut de Recherches Economiques et Sociales
IRSTEA Institut de Recherche en Sciences et Technologies pour l'Environnement et l'Agriculture
LCSQA Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'Air
LEEM Les Entreprises du Médicament
LHN Laboratoire d?Hydrologie de Nancy
LNE Laboratoire National d?Essais
MASS Ministère des Affaires Sociales et de la Santé
MEEM Ministère de l?Environnement, de l?Energie et de la Mer
MEER Ministère de l?Education Nationale, de l?Enseignement et de la Recherche
MISEN Mission Inter-Services de l'Eau et de la Nature
NQE Norme de Qualité Environnementale
OE Office de l?eau
OIEau Office International de l?Eau
OFB Office National des Eaux et des Milieux Aquatiques
PAMM Plan d?action milieu marin
PAOT Plan d?Action Opérationnel Territorialisé
PCB Polychlorobiphényle
PIREN-Seine Programme Interdisciplinaire de Recherche sur l?Environnement de la Seine
PNRM Plan National Résidus de Médicaments
PNSE Plan National Santé Environnement
PSC Portail Substances Chimiques
PUNR Pneumatiques Usagés Non Réutilisables
80
RCS Réseau de Contrôle de Surveillance
REPOM Réseau national de Surveillance des Ports Maritimes
RSDE Recherche des Substances Dangereuses dans l?Eau
SIAAP Syndicat Interdépartemental pour l'Agglomération Parisienne
SIG Système d?Information Géographique
SP3I Secrétariat permanent pour la prévention des pollutions et des risques industriels
SIMV Syndicat de l?industrie du Médicament et réactif Vétérinaires
SDAGE Schéma Directeur d?Aménagement et de Gestion des Eaux
SNPE Stratégie Nationale pour les Perturbateurs Endocriniens
SNPGH Syndicat National des Pharmaciens Gérants Hospitaliers
SNPHPU Syndicat National des Pharmaciens Hospitaliers
SoeS Service de l?observation et des Statistiques
SPI Science Policy Interface
STEU Station de Traitement des Eaux Usées
Synprefh Syndicat National des Pharmaciens des Etablissements Publics de Santé
UIC Union des Industries Chimiques
UIE Union Nationale des Industries et Entreprises de l?eau
UNPF Union Nationale des Pharmacies de France
USPO Union des Syndicats de Pharmaciens d?Officine
VGE Valeur Guide Environnementale
VLE Valeur Limite d?Emission
VNF/dT Voies Navigables de France/Direction Territoriale
INVALIDE)