Plan d'actions pour la protection des cétacés : bilan 2019-2021
Auteur moral
France.Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires (2022-...)
Auteur secondaire
Résumé
Après deux années de mise en oeuvre du plan d'actions pour la protection des cétacés adopté au Comité interministériel de la mer en 2019, un bilan des différentes actions a été mené afin de pouvoir réorienter les actions si nécessaire et définir les priorités pour les prochaines années.<br />
;Après un rappel des objectifs et enjeux du plan, les réalisations 2019-2021 sont présentées et les perspectives pour l'année 2022 et suivantes sont identifiées.<br />
;Ce document a été élaboré dans la perspective du premier comité de pilotage du plan d'actions qui s'est réuni en février 2022 sous la co-présidence de la Direction de l'eau et de la biodiversité du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, et de la Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l'aquaculture du ministère de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Descripteur Urbamet
Descripteur écoplanete
protection de la faune
;cétacé
Thème
Environnement - Paysage
Texte intégral
PLAN D?ACTIONS
pour la protection des cétacés
Bilan 2019-2021
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3
Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
Sommaire
Introduction ............................................................................................. 4
1 - Le plan d?actions pour la protection des cétacés :
stratégie nationale depuis 2019 ........................................................... 5
2 - Bilan du plan d?actions Cétacés : période 2019-2021 .................. 7
3 - Perspectives pour l?année 2022 et au-delà ................................. 18
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
Introduction
Après deux années de mise en oeuvre du plan d?actions pour la protection des
cétacés adopté au Comité interministériel de la mer en 2019, un bilan des
différentes actions a été mené afin de pouvoir réorienter les actions si
nécessaire et définir les priorités pour les prochaines années.
Après un rappel des objectifs et enjeux du plan, les réalisations 2019-2021 sont
présentées et les perspectives pour l?année 2022 et suivantes sont identifiées.
Ce document a été élaboré dans la perspective du premier comité de pilotage
du plan d?actions qui s?est réuni en février 2022 sous la co-présidence de la
Direction de l?eau et de la biodiversité du ministère de la Transition écologique
et de la Cohésion des territoires, et de la Direction générale des affaires
maritimes, de la pêche et de l?aquaculture du ministère de l?Agriculture et de la
souveraineté alimentaire.
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
1 - Le plan d?actions pour la protection des cétacés :
stratégie nationale depuis 2019
Les cétacés comptent plus de 81 espèces,
réparties en deux sous-groupes : les
mysticètes et les odontocètes. En France,
pays présent dans quatre océans avec
une superficie maritime de 11 millions de
km², il est possible d?observer un très
grand nombre d?espèces de cétacés.
Espèces emblématiques de la biodiversité
marine, les cétacés, au-delà de leur valeur
intrinsèque, bénéficient d?un attachement
culturel important et sont les garants de
l?équilibre des écosystèmes marins.
Aujourd?hui, certaines espèces de
cétacés présentes dans des zones sous
compétence juridictionnelle française
sont menacées. Les raisons de leur déclin
ne sont pas toujours objectivées mais les
activités humaines, et plus particu-
lièrement les activités maritimes et
littorales les impactent de manière
prépondérante. En outre, certaines
pressions ? le dérèglement climatique,
des activités halieutiques, le bruit sous-
marin anthropique, le trafic maritime, les
pollutions chimiques et physiques, la
dégradation des habitats ? affectent de
manière directe et indirecte les cétacés1.
Le gouvernement a souhaité dès le
4 juillet 2018, appuyer les mesures de
protection par la mise en place d?un plan
d?actions pour la protection des cétacés
à travers l?action 43 du plan Biodiversité.
Cette volonté a été confortée par le
Comité interministériel de la mer qui a
appelé en 2018 à « une stratégie de
protection des mammifères marins et
notamment à la lutte contre la mortalité
des cétacés », puis a adopté en 2019 le
plan d?actions pour la protection des
cétacés (CIMER 2019). Il a ainsi été décidé
que le plan d?actions pour la protection
des cétacés fonctionne comme un
ensemblier des politiques publiques
existantes en faveur de la sauvegarde de
ces espèces.
L?objectif du plan d?actions pour la
protection des cétacés est de préserver
les populations de cétacés présentes
dans les eaux marines sous souveraineté
et sous juridiction françaises en termes
d?abondance, de distribution et de
diversité. Pour cela, le plan encourage à la
consolidation des connaissances sur les
populations de cétacés, incite à des
changements de pratiques pour diminuer
les pressions anthropiques exercées sur
ces mammifères marins, et engage à une
meilleure sensibilisation auprès des
parties prenantes.
Le plan d?actions a la spécificité de
prendre en considération un ensemble
d?espèces. Il souligne ainsi l?importance
d?entreprendre une démarche intégrée,
tenant compte des interactions et des
interdépendances entre les espèces et les
écosystèmes.
1 Savouré-Soubelet A., Aulagnier S., Haffner P., Moutou F., Van Canneyt O., Charrassin J.-B. & Ridoux V. (coord.) 2016. Atlas
des mammifères sauvages de France volume 1, : Mammifères marins. Museum national d?histoire naturelle, Paris ; IRD,
Marseille, 480p.
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
Ce plan s?inscrit notamment dans le cadre
de différentes politiques publiques euro-
péennes et nationales, parmi lesquelles :
? La Directive Habitats-Faune-Flore
(DHFF) établie en 1992. Elle vise à
contribuer au maintien de la
biodiversité en définissant un cadre
commun pour la conservation des
habitats naturels et des espèces de
plantes et d?animaux sauvages d?intérêt
communautaire ;
? La Directive-cadre stratégie pour le
milieu marin (DCSMM) adoptée en
juin 2008. Elle vise à maintenir ou
restaurer un bon fonctionnement des
écosystèmes marins, tout en
permettant l?exercice des usages en
mer pour les générations futures, dans
une perspective de développement
durable ;
? La politique commune de la pêche
(PCP) qui vise à une pêche plus
durable. Elle a notamment pour
objectif de limiter les incidences des
activités de pêche sur l?environ-
nement, et d?éviter et de réduire
autant que possible les captures
indésirées ;
? La stratégie nationale pour les aires
protégées (SNAP) de janvier 2021. Elle
ambitionne de protéger 30 % des
espaces naturels nationaux d?ici 2030
dont 10 % en protection renforcée. La
SNAP s?appuie résolument sur les
territoires pour une meilleure
implication de l?ensemble des acteurs ;
? La stratégie nationale pour la
biodiversité 2030 (SNB), dont le
premier volet pré-COP15 a été publié
en mars 2022.
Le plan d?actions pour la protection des
cétacés a également vocation à assurer la
cohérence entre la stratégie nationale et
les programmes et les plans déjà existants
(plans de gestion du sanctuaire Agoa et
du sanctuaire Pelagos par exemple) et à
assurer la coordination entre les
différentes parties prenantes en
interaction avec les cétacés.
À l?échelle internationale, ainsi le plan
d?actions concourt entre autres, à la
réalisation : des objectifs portés par les
accords ASCOBANS et ACCOBAMS, des
objectifs de la Convention de
Carthagène, des objectifs d?Aichi pour la
biodiversité, adoptés à la Convention sur
la diversité biologique en octobre 2010 et
de l?objectif n° 14 des objectifs de
développement durable de l?ONU, qui
vise « la conservation et l?exploitation
durable de l?Océan, des mers et des
ressources marines. »
Les territoires ultramarins disposant
d?une compétence propre en environ-
nement n?entrent pas dans le champ du
plan d?actions pour la protection des
cétacés. Cela comprend : la Nouvelle-
Calédonie, la Polynésie française, Saint-
Barthélemy, Saint-Martin, Wallis-et-
Futuna, Saint-Pierre et Miquelon, les
Terres australes et antarctiques françaises.
Néanmoins, certaines actions peuvent y
faire référence pour information dans le
cadre de partenariats.
Plus précisément, distinct des plans
nationaux d?actions prévus à l?article
L. 411-3 du Code de l?environnement, le
plan d?actions pour la protection des
cétacés propose une stratégie nationale à
moyen et long termes et a été élaboré
dans le cadre d?une large concertation, en
partenariat avec les acteurs et établis-
sements publics, les parties prenantes et
les experts concernés.
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
2 - Bilan du plan d?actions cétacés : période 2019-2021
Au regard des connaissances, des menaces
et enjeux identifiés, le plan d?actions
établi en 2019 était constitué de 4 axes
stratégiques déclinés en 18 actions et 200
sous-actions à réaliser entre 2019 et 2025.
? Axe 1 - Renforcer la connaissance des
populations de cétacés et des impacts
des activités humaines
? Axe 2 - Réduire les pressions
anthropiques sur les cétacés par la
mise en place de mesures
appropriées
? Axe 3 - Renforcer l'action
internationale en matière de
protection des cétacés en
promouvant la vision française dans
les différentes instances
internationales et européennes
? Axe 4 - Mobiliser les différents
acteurs et parties prenantes et
sensibiliser le grand public à la
protection des cétacés
Les 200 sous-actions étaient chacune
réparties entre différents acteurs chargés
de leur réalisation et de leur suivi sur
toute la période du plan. Dans le cadre de
la réalisation du bilan du plan d?actions,
chaque sous-action a fait l?objet d?un
retour détaillé des structures en charge
de leur mise en oeuvre, ceci afin
d?identifier les projets achevés, ceux en
cours, mais aussi les points d?amélioration
souhaitables.
Après deux ans de mise en oeuvre, le plan
d?actions se trouve à 32 % de sous-actions
« réalisées », 47 % de sous-actions
classées « en cours/en continu » et 20 %
de sous-actions restant « à effectuer ».
Pour les sous-actions classées non encore
initiées, il s?agit en grande majorité de
sous-actions dont le démarrage est prévu
pour les années 2022, 2023 ou 2024.
Récapitulatif des actions et présentation des sous-actions réalisées
La partie suivante rappelle pour chacun
des quatre axes les 18 actions et présente
en particulier quelques unes des sous-
actions réalisées.
? Axe 1 - Renforcer la connaissance des
populations de cétacés et des
impacts des activités humaines
Cet axe vise à accroître les connaissances
sur la distribution spatio-temporelle des
cétacés et objectiver les pressions
anthropiques exercées sur les cétacés par
zone et par espèce. Il est composé de
4 actions et 43 sous-actions :
1.1 Assurer un suivi et un partage des
données relatives aux cétacés pour
garantir une information commune et
pérenne en France métropolitaine et en
outre-mer
1.2 Établir un diagnostic actualisé de
l'état des populations et des pressions
anthropiques par zones et par espèces/
groupes d'espèces
1.3 Développer les travaux d'acquisition
de connaissance pour l'identification des
seuils de sensibilité et la réduction des
pressions
1.4 Pérenniser et développer l'expertise
scientifique française sur les mammifères
marins
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
État d?avancement des 43 sous-actions
Focus sur l?action 1.1 ? Assurer un suivi et
un partage des données relatives aux
cétacés pour garantir une information
commune et pérenne en France métro-
politaine et en outre-mer
? Analyse critique du PdS DCSMM
1er cycle (2014-2021)
? Finalisation du contenu du projet de
PdS 2e cycle (2021-2027) et mise à jour
du programme de surveillance DCSMM
sur les mammifères marins, dans le but
de pérenniser une surveillance en
métropole dans le cadre du 2e cycle de
la DCSMM
Focus sur l?action 1.2 ? Établir un
diagnostic actualisé de l'état des popu-
lations et des pressions anthropiques par
zones et par espèces/groupes d'espèces
Les campagnes aériennes d?observation de
la mégafaune marine en métropole
? Pérennisation des campagnes de suivis
aériens de la mégafaune marine (SAMM)
tous les 6 ans, en France hexagonale
dans le cadre de la DCSMM, associées à
des programmes en Atlantique Nord-
Est (campagne SCANS) et en
Méditerranée (ACCOBAMS Survey
Initiative-ASI)
? Réalisation des campagnes SAMM2
Méditerranée (hiver 2018-2019), SAMM2
Atlantique-Manche (hiver 2020-2021)
et préparation de la campagne
SCANS-IV prévue pour juin-juillet 2022
? Réalisation de survols trimestriels
depuis 2019 dans le parc naturel marin
de l?Estuaire de la Gironde et de la mer
des Pertuis et la ZPS Pertuis Rochebonne
(campagne SPEE). Réalisation d?une
analyse des variations saisonnières et
des rythmes d?activité des populations
de cétacés
? Rochebonne. Réalisation d?une analyse
des variations saisonnières et des
rythmes d?activité? des populations de
cétacés
? Suivi du Grand dauphin par photo-ID
en Méditerranée : OFB/MIRACETI dès
2020
Les analyses risque pêche
? En copilotage (DEB-DGAMPA) et avec
l?appui de l?OFB, élaboration de la
méthode d'analyse des risques des
activités de pêche susceptibles de
porter atteinte aux objectifs de
conservation des espèces d'intérêt
communautaire. Elle cible les espèces
de mammifères marins des annexes II
et IV de la Directive Habitat-Faune-
Flore (DHFF). Elle se découpe en deux
étapes successives, une première
traitant du risque de captures
accidentelles à l'échelle biogéo-
graphique concernant l?ensemble de
ces espèces et une seconde étape à
l'échelle des sites N2000 pour les
espèces ayant justifié la désignation
des sites (annexe II DHFF), traitant en
Réalisées
29 %
En cours
63 %
A faire
8 %
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
plus du risque engendré par les autres
pressions générées par les activités de
pêche (compétition trophique, déran-
gement, pêche fantôme).
? Préparation des analyses qui seront
initiées dès l'adoption de la méthode
et devront être terminées pour 2026 et
qui seront suivies de prises de mesures
en 2027. Ces analyses pourront être
complétées sur chaque site pour les
zones fonctionnelles particulières.
Focus sur l?action 1.3 - Développer les
travaux d?acquisition de connaissance
pour l?identification des seuils de
sensibilité et la réduction des pressions
? Risques liés aux pressions primaires
(mortalités additionnelles) : experts
français de Pelagis présents sur la
question des captures accidentelles
dans de nombreux groupes régionaux :
CIEM, OSPAR, Ascobans, Accobams et
GT national. Également présents à la CBI
pour les collisions. La France (Pelagis) a
pris le co-lead pour les indicateurs
communs OSPAR M4 (Distribution et
abondance des populations de
cétacés) et M6 (Captures accidentelles
de marsouins (Observateurs embarqués)
? Risques liés aux pressions primaires
(mortalités additionnelles) : rapports
et articles scientifiques portant
notamment sur les événements
d?échouages, l?état des connaissances
sur les captures accidentelles de
dauphins communs dans le Golfe de
Gascogne, les mortalités et la
corrélation spatiale avec les pêcheries,
l?importance des collisions entre les
navires et les grands cétacés?
? Risques liés aux pressions secondaires
(dégradation de la santé) : rapports et
articles scientifiques portant notam-
ment sur la stratégie de suivi des
contaminants chez les cétacés des
côtes françaises, sur les niveaux de
contamination des polluants organiques
persistants historiques et des métaux
ainsi que la détection de composés
émergents chez les mammifères
marins échoués sur les côtes
atlantiques françaises et sur la
détection de composés polyhalogénés
chez les mammifères marins échoués
sur les côtes atlantiques françaises?
? Évaluation de l?état de santé des
populations : amélioration des pratiques
d?examens des causes de mortalité
Focus sur l?action 1.4 ? Pérenniser et déve-
lopper l'expertise scientifique française
sur les mammifères marins
? Augmentation de la contribution du
MTECT aux travaux de l?UAR Pelagis
(passage de 550 000 euros en 2018 à
800 000 euros en 2021) et création
d?une subvention pour charge de
service public du MTECT vers l?UAR
Pelagis à partir de 2022
? Augmentation de la subvention du
MTECT au parc national de Port-Cros
(300 000 euros sur la période
2021/2023) pour financer les moyens
dédiés à l?animation et l?expertise
scientifique de la partie française du
sanctuaire Pelagos
? Pérennisation des moyens humains et
financiers du sanctuaire Agoa
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
? Axe 2 - Réduire les pressions anthro-
piques sur les cétacés par la mise en
place de mesures appropriées
Cet axe vise à promouvoir les bonnes
pratiques pour réduire les pressions
anthropiques directes et indirectes
exercées sur les populations de cétacés et
l?équilibre des écosystèmes marins
inhérents. Il est composé de 10 actions et
119 sous-actions :
2.1 Actualiser la liste des espèces de
mammifères marins protégés sur le
territoire national
2.2 Réduire significativement les captures
accidentelles de cétacés dans les
engins de pêche
2.3 Réduire l'impact des émissions
sonores sous-marines d'origine anthro-
pique sur les cétacés
2.4 Réduire les risques de collisions
entre les navires et les grands cétacés
2.5 Renforcer l'encadrement des activités
d'observation des cétacés
2.6 Réduire les pressions des pollutions
chimiques sur les cétacés
2.7 Réduire les pressions des pollutions
physiques sur les cétacés
2.8 Favoriser le maintien des ressources
alimentaires pour les cétacés
2.9 Consolider le réseau des aires
marines protégées et identifier des
aires importantes pour les mammifères
marins
2.10 Mettre en oeuvre les plans de
conservation spécifiques en faveur des
cétacés
État d?avancement des 119 sous-actions
Focus sur l?action 2.2 - Réduire
significativement les captures acciden-
telles de cétacés dans les engins de
pêche
? Avancées règlementaires : tous les
chalutiers pélagiques et les chalutiers
démersaux en pair français du golfe de
Gascogne doivent être équipés de
dispositifs de dissuasion acoustique,
appelés « pingers », depuis le 1er janvier
2021 pour toute l?année (arrêté
du 27 novembre 2020). De plus, une
obligation de déclaration de toutes les
captures accidentelles de mammifères
marins (cétacés et phoques) est
demandée aux pêcheurs professionnels
français depuis le 1er janvier 2019
? Poursuite des analyses pluriannuelles
de l?évolution de l?effort de pêche et
des stratégies de pêche dans le golfe
de Gascogne, en lien avec les données
d?échouages du RNE
Réalisées
28 %
En cours
41 %
A faire
31 %
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
? Identification, avec les partenaires scien-
tifiques et professionnels, des flottilles
françaises et étrangères impliquées
? Renfort de l?effort d?observation par
observations embarquées dans le
cadre d?ObsMer et du projet OBSCAMe
? Poursuite des projets scientifiques et
techniques pour développer des outils
et des engins de pêche innovants Renfort
et développement de méthodes de mar-
quage par les observateurs et les pêcheurs
? Production de bulletins d?information
bimensuels au cours de la période à
risque dans le golfe de Gascogne
Focus sur l?action 2.3 - Réduire l'impact
des émissions sonores sous-marines
d'origine anthropique sur les cétacés
? Publication du « Guide bruit », guide
d?aide aux services instructeurs du
ministère de la Transition écologique
et de la Cohésion des territoires sur
l?impact du bruit sous-marin d?origine
anthropique sur la faune marine.
? Organisation d?un atelier national
d?experts sur les impacts du bruit sous-
marin sur la faune marine, et les
mesures de réduction disponibles et à
développer, le 16 janvier 2020 et d?un
colloque dédié à Toulon en juin 2021
? Promotion de la charte SAILS de
bonnes pratiques du transport maritime
pour la protection du milieu marin et
du littoral qui appelle à des mesures
volontaires de réduction de l?impact
sonore sous-marin des navires auprès
des armateurs et des croisiéristes
? Contribution de la France au projet
QWIO de la Wildlife Conservation
Society, sur les menaces à la faune
marine causées par le bruit sous-marin
anthropique et la navigation dans la
région du Canal nord du Mozambique
Focus sur l?action 2.4 - Réduire les
risques de collisions entre les navires et
les grands cétacés
? Adoption de l?objectif environ-
nemental D01 MT OE03 de la DCSMM :
réduire les collisions avec les tortues
marines et les mammifères marins
? Projet de création d?une zone maritime
particulièrement vulnérable (ZMPV) en
Méditerranée nord occidentale avec
objectif de déposer le dossier pour le
MEPC 79 de l?OMI (décembre 2022)
? Evénement MTE/OFB sur la ZMPV au
congrès mondial de l?UICN en
septembre 2021
? Atelier international sur la ZMPV
organisé par le MTE et l?OFB à Paris en
octobre 2021
? Promotion de la charte SAILS de
bonnes pratiques du transport
maritime pour la protection du milieu
marin et du littoral qui appelle à des
mesures volontaires de réduction des
risques de collision auprès des
armateurs et des croisiéristes
? Études et développements techno-
logiques pour limiter les collisions :
Poursuite de la mise en oeuvre du
REPCET, lancement du projet Stop
Collision (WWF France / Quiet Ocean /
Andromède) reposant sur un système
de détection acoustique ; lancement
du projet Life - SEADETECT visant à
développer un système regroupant
plusieurs types de technologies
(optronique, laser, etc.) de détection
d'obstacles à la navigation (cétacés ou
objets dérivants) ; projet OSCAR - BSB
Marine visant à développer un système
de caméra optronique pour la
détection d'obstacles dont les
cétacés?
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
Focus sur l?action 2.5 - Renforcer
l'encadrement des activités d'observation
des cétacés
? Publication de l?arrêté du 3 septembre
2020 modifiant l?arrêté du 1er juillet 2011
interdisant l'approche des cétacés et
siréniens à une distance de moins de
100 mètres dans toutes les aires
marines protégées
? Publication d?arrêtés locaux en
complément (Méditerranée, Mayotte,
Réunion, Agoa)
? Saisine de la direction des affaires
juridiques du ministère de la Transition
écologique et de la Cohésion des
territoires sur la possibilité d?encadrer
les activités d?observation des mammi-
fères marins
? Réflexions sur l?opportunité de mettre
en place un système de licences
professionnelles dans les secteurs où le
dérangement est une problématique
identifiée
Focus sur la sous-action 2.10 - Mettre en
oeuvre les plans de conservation
spécifiques en faveur des cétacés
? Poursuite des plans d?actions pour la
conservation des cétacés en
Méditerranée (2016-2020, convention
de Barcelone) ; du plan de gestion du
sanctuaire Pelagos
? Plan d?actions ASCOBANS sur le
dauphin commun dans l?Atlantique
Nord-Est (Delphinus delphis)
? Plan directeur de conservation des
Baleines à bosse (Megaptera
novaeangliae), (La Réunion, 2018-2023)
? Plan directeur de conservation des
dauphins à La Réunion (2018-2023)
? Travaux en vue de l?élaboration d?un
plan national d?actions (PNA) sur le
dauphin de Guyane (Sotalia guianensis)
?
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
? Axe 3 - Renforcer l'action
internationale en matière de
protection des cétacés en
promouvant la vision française dans
les différentes instances
internationales et européennes
Cet axe vise à porter une politique de
protection des cétacés à l?échelle
internationale pour une coopération
transfrontalière, adaptée aux aires de
distribution et aux dynamiques de
migration des populations de cétacés,
intégrée dans l?ensemble du paysage
juridique de protection du milieu marin. Il
est composé de 2 actions.
3.1 Renforcer le rôle mondial de la
France sur la protection des cétacés et
promouvoir la vision française dans les
différentes instances européennes et
internationales
3.2 Renforcer la coopération à l'échelon
régional
État d?avancement des 19 sous-actions
Focus sur l?action 3.1 - Renforcer le rôle
mondial de la France sur la protection
des cétacés et promouvoir la vision
française dans les différentes instances
européennes et internationales
? Contribution de la France aux travaux de
la Commission baleinière internationale
(CBI) : Contribution à l?élaboration du
guide en ligne pour l?observation des
mammifères marins ; Contribution
financière et technique aux ateliers
pour la réduction des captures
accidentelles (Nairobi, Mai 2019)
? Contribution financière et technique
au programme Southern Ocean Research
Partnership (IWC-SORP)
? Représentation par le Commissaire
baleinier des positions françaises au
sein de la Commission baleinière
internationale
? Contribution financière du ministère
de l?Europe et des Affaires étrangères à
la Commission baleinière internationale
? Contribution financière du ministère
de la Transition écologique et de la
Cohésion des territoires à la
Commission baleinière internationale
? Contribution à l?identification d?IMMA
(aire importante pour les mammifères
marins ? UICN) dans l?Océan austral, et
promotion de leur reconnaissance à
travers les organisations interna-
tionales compétentes
? Appui à la création d?aires marines
protégées en haute mer dans le cadre
des organisations internationales perti-
nentes, notamment dans le cadre des
conventions de mer régionales
Réalisées
50 %
En cours
50 %
15
Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
? Représentation par le Commissaire
Baleinier des positions françaises au
niveau européen au sein du Working
Party for International Environment
Issues Baleines
Focus sur l?action 3.2 - Renforcer la
coopération à l'échelon régional
? Présidence du comité scientifique et
technique Pelagos par un expert français
de 2018 à début 2022
? Présidence par l?Ambassadeur de France
délégué à l?environnement de l?accord
ACCOBAMS de 2016 à 2019
? Campagne internationale SCANS
(Juillet 2022) sur le recensement aérien
et maritime des petits cétacés en
Atlantique nord-est
? Campagne internationale ACCOBAMS
Survey Initiative-ASI (entre 2018 et
2019) sur la surveillance des cétacés en
Méditerranée
? Valorisation des travaux français lors
du congrès mondial de l?UICN en
septembre 2021
? Investissement dans la création du GT
captures accidentelles ASCOBANS
ACCOBAMS (première réunion février
2021)
? Inscription au sein du plan d?actions
pour une Méditerranée Exemplaire
d?ici à 2030 (PAMEx), d?une action
spécifique sur le projet d?accord entre
l?Espagne, Monaco, l?Italie et la France
pour désigner les eaux du nord-ouest
de la Méditerranée comme zone
maritime particulièrement vulnérable
(ZMPV) au titre de l?OMI et proposer
des mesures particulières d?atténuation.
Les ministères de la Transition
écologique, de la Mer et des Affaires
étrangères se coordonnent pour
promouvoir et mettre en oeuvre cette
ZMPV
? Représentation de positions françaises
ambitieuses en matière de préservation
de l?environnement marin, y compris
pour les cétacés par les points focaux
au sein des organisations régionales,
telles que les Conventions de mers
régionales
16
Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
? Axe 4 - Mobiliser les différents
acteurs et parties prenantes et
sensibiliser le grand public à la
protection des cétacés
Cet axe vise à encourager la formation et
la sensibilisation de l?ensemble des
parties prenantes aux enjeux de la
préservation des cétacés et des
écosystèmes marins associés. Il est
composé de 2 actions :
4.1 Améliorer les formations des
professionnels et des futurs profes-
sionnels dont les activités sont en
interaction avec les cétacés
4.2 Mobiliser le grand public et notam-
ment les jeunes à la protection des
cétacés
État d?avancement des 16 sous-actions
Focus sur l?action 4.1 - Améliorer les
formations des professionnels et des
futurs professionnels dont les activités
sont en interaction avec les cétacés
? Promotion du label « High Quality
Whale Watching » pour l?observation
des cétacés à l?échelle méditer-
ranéenne et Caraïbes et dans le parc
naturel marin de Mayotte
? Formation des professionnels à
l?utilisation du système REPCET
? Production de supports à caractère
environnemental dont les mammifères
marins pour 2020-2021 pour le bac
professionnel
? Définition d?un référentiel de
formation visant à enseigner aux
étudiants du Lycée maritime et
aquacole de la Rochelle (LMA), les
connaissances et les bonnes pratiques
nécessaires à la protection des
mammifères marins dans le cadre d?un
partenariat LMA/UMS Pelagis
? Mise en place de formation pour les
pêcheurs professionnels sur les
obligations déclaratives dont la
déclaration des captures accidentelles
de mammifères marins
? Mise en place de formations à
destination des professionnels sur les
connaissances des écosystèmes marins
mahorais et sur les pratiques de loisirs
respectueuses de l?environnement
marin
Réalisées
57 %
En cours
43 %
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
Focus sur l?action 4.2 - Mobiliser le grand
public et notamment les jeunes à la
protection des cétacés
? Exposition Océan à la Grande Galerie
de l?Évolution au Muséum national
d?Histoire naturelle de Paris du 3 avril
2019 au 5 janvier 2020
? Exposition Baleinopolis à l?Aquarium
de la Porte Dorée du 1er octobre au
8 juin 2020 (Association GUALIBA)
? Organisation du concours « Stop
collisions » par l?équipe d?animation de
la partie française du sanctuaire
Pelagos, en partenariat avec le WWF
France du 3 février au 8 mai 2020
? Evènement grand public sur le Pavillon
France du Congrès Mondial de la
Nature pour faire connaître l?accord
Pelagos et l?accord Ramoge et leurs
actions concrètes, et promouvoir
l?intérêt de la coopération sous-
régionale
? Valorisation du cours gratuit en ligne
« Nautisme durable » par la fédération
des industries nautiques (FIN) pour
sensibiliser les plaisanciers aux enjeux
de la préservation de la biodiversité
marine
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
3 - Perspectives pour l?année 2022 et au-delà
Suite à la réalisation du bilan du plan
d?actions sur la période 2019-2021, la
structure des 4 axes et 18 actions
demeure inchangée pour les années à
venir. En revanche, afin d?en faciliter le
suivi, la liste des sous-actions a été mise à
jour et simplifiée. Le plan compte
désormais 80 sous-actions listées dans le
plan d?actions mis à jour.
De nombreuses actions du plan
comprennent des sous-actions à réaliser
en continu, en matière d?acquisition de
connaissance, de gestion ou de
sensibilisation. Ces actions seront donc
maintenues et poursuivies tout au long de
l?année 2022.
? Axe 1 - Renforcer la connaissance
des populations de cétacés et des
impacts des activités humaines
Parmi les actions marquantes de l?Axe 1
pour 2022, la campagne SCANS 4 sera
réalisée en Atlantique durant l?été et
permettra d?estimer l?abondance et la
distribution des petits cétacés à l?échelle
des unités de gestion, et d?acquérir des
données de biodiversité fondamentales.
Cela permettra de renseigner le bon état
écologique ou le statut de conservation
favorable (SCF) pour les cétacés dont
toutes les espèces sont listées sur
l?annexe IV de la Directive Habitat.
En 2022, la méthode d?analyse risque
pêche (ARP) « espèces » sera adoptée et
commencera à être mise en oeuvre dans
les zones Natura 2000 pour ce qui
concerne sa première partie (analyse bio-
géographique). D?ici la fin de l?année,
pour chacun des couples engins-espèces,
des secteurs à risques seront définis pour
chaque zone biogéographique. Deux
types de risques seront évalués : ceux
pour lesquels l?impact sur la population
est quantifié, et les risques pour lesquels
l?impact n?est pas quantifié.
? Axe 2 - Réduire les pressions
anthropiques sur les cétacés par
la mise en place de mesures
appropriées
Cet axe connaîtra une actualité marquée
en 2022. Concernant le renforcement et
l?encadrement des activités d?observation
des cétacés, des travaux seront poursuivis
entre les différents acteurs nationaux et
locaux afin d?améliorer l?efficacité des
mesures existantes et d?identifier de
nouvelles pistes de mesures.
Sur la thématique des plans de conser-
vation, les travaux sur le projet de plan
national d?actions SOTALIE seront
poursuivis et coordonnés par la DEAL
Guyane et le nouveau plan de gestion de
l?accord Pelagos sera mis en oeuvre.
Enfin, les actions spécifiques liées aux
captures, au bruit et aux collisions feront
l?objet d?un engagement fort des acteurs
du plan d?actions pour la protection des
cétacés et sont détaillées dans la suite du
document.
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Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
? Axe 3 - Renforcer l'action
internationale en matière de
protection des cétacés en
promouvant la vision française
dans les différentes instances
internationales et européennes
Différentes actions sur la scène interna-
tionale permettront de mettre en lumière
la thématique océan : One Ocean Summit
en février 2022, présidence française de
l?Union européenne au premier semestre
2022, conférence sur l?objectif du
développement durable n°14 en juin à
Lisbonne, réunion des parties à l?Accord
ACCOBAMS au mois de novembre à
Malte?.
Au mois de décembre 2022, la
proposition de création d?une zone
maritime particulièrement vulnérable au
Nord-Ouest de la Méditerrannée sera
présentée au MEPC de l?Organisation
Maritime Internationale.
? Axe 4 - Mobiliser les différents
acteurs et parties prenantes et
sensibiliser le grand public à la
protection des cétacés
Des actions de mobilisation/sensibi-
litation/formations seront construites
tout au long de l?année 2022, en appui
notamment aux différentes actions déjà
présentées sur les plans nationaux et
internationaux.
Par ailleurs, les thématiques captures,
bruit et collisions figurant dans l?axe 2
feront l?objet d?un travail approfondi de
la part de l?ensemble des acteurs du plan
au cours de l?année 2022. Ces
thématiques seront détaillées dans trois
feuilles de routes respectives.
La réduction des captures accidentelles de
cétacés dans les engins de pêche
En 2022, la mise en oeuvre de la feuille de
route sur les captures accidentelles dans
le Golfe de Gascogne permettra le suivi
de différents projets subdivisés en quatre
axes.
Tout d?abord, le renforcement de la
connaissance des populations de cétacés
sera appuyé par l?OFB, la DEB et la
DGAMPA (Direction générale des affaires
maritimes, de la pêche et de l'aqua-
culture) à travers le développement d?une
méthode d?analyse de risques évolutive
en plusieurs étapes. Elle sera finalisée
début 2022.
L?étude du phénomène des captures sera
notamment poursuivie à travers le projet
OBSCAMe (caméras embarquées), du
projet DELMOGES (porté par Ifremer et
l?Observatoire Pelagis) et PIFIL (porté par
les organisations professionnelles des
pêches maritimes). Également, durant
chaque hiver, le système d?observation
scientifique embarquée OBSMER est mis
en place afin de récolter les données
d?échouages. Une étude approfondie est
prévue pour l?année 2022 sur le sujet et
permettra le recueil de données plus
poussées.
La prévention représente également un
moyen de limiter les captures accidentelles
de petits cétacés et sera poursuivie à
travers le déploiement, le contrôle et
l?étude de l?équipement en pingers de
différentes flotilles.
Enfin, le renforcement de la coopération
et des échanges multilatéraux avec les
États est un point intégré aux objectifs
2022. Notamment, un meilleur engagement
à la mise en oeuvre de mesures par la
présence d?observateurs ou l?effarou-
20
Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
chement dans le golfe de Gascogne est
prévu. La mise en réseau du groupe de
travail sur les captures accidentelles de
petits cétacés en Atlantique a été
développée afin de promouvoir le
partage d?expériences avec les sites de
type sanctuaire de mammifères marins
français et internationaux. Le projet
CetAMBICion, partagé avec l?Espagne et
le Portugal, répondra également à ce
besoin.
Le bruit sous-marin
La question du bruit sous-marin d?origine
anthropique connaîtra également une
forte actualité en 2022. En effet, au
niveau international, l?OMI est en train de
travailler sur une révision des lignes
directrices de 2014 en matière de bruit
sous-marin de la navigation commerciale
visant à réduire les impacts du bruit sous-
marin d?origine anthropique sur la faune
marine. Parallèlement, le TG Noise,
groupe de travail communautaire sur le
bruit, va livrer en 2022/2023 la définition
des valeurs seuils en matière de bruit
impulsif et de bruit continu. Les travaux
du TG Noise permettront de préciser les
valeurs seuils sur le bruit sous-marin
comme la France s?y est engagée au
travers de l?arrêté BEE de 2019. Enfin, les
travaux du groupe de travail sur le bruit
de la convention OSPAR, l?ICG Noise,
seront suivis par les experts français, tout
comme ceux du groupe de travail
conjoint ACCOBAMS-ASCOBANS sur le
bruit sous-marin.
Au niveau national, une feuille de route
« bruit sous-marin » sera rédigée en
concertation avec les parties prenantes
et des réflexions approfondies vont être
menées pour répondre à des besoins
articulés autour de deux axes :
? d?une part la transposition en règle-
mentation nationale de dispositions
soit adoptée au niveau commu-
nautaire et international, soit
s?inspirant des préconisations du
guide bruit du MTECT. Ce travail
concernera l?ensemble des secteurs
susceptibles de générer du bruit sous-
marin anthropique (sismique,
éolienne phase travaux, transport,
etc.).
? d?autre part la mobilisation d?une
expertise ad hoc pour trouver des
solutions en ce qui concerne des
dossiers spécifiques remontant du
terrain.
Ces réflexions sont corrélées aux travaux
du collectif national sur le bruit sous-
marin. Elles seront mises en cohérence
avec les travaux du groupe de travail sur
les effets cumulés des projets éoliens en
mer (GT ECUME) et en particulier avec
l?étude BRUIECUME sur l?impact « bruit »
des projets éoliens sur la mégafaune en
phase travaux. Elles pourront être
valorisées dans le cadre de l?observatoire
national sur l?éolien en mer.
Les collisions entre les navires et les grands
cétacés
La réduction des risques de collisions
entre les navires et les grands cétacés
connaîtra une actualité importante en
2022, année au cours de laquelle une
feuille de route « collisions » sera rédigée.
En effet, la France est activement
engagée dans le projet de création d?une
zone maritime particulièrement vulnérable
(ZMPV) en Méditerrannée nord
occidentale auprès de l?OMI. Ce projet
associant en particulier l?Italie, l?Espagne,
Monaco et la France revêt une dimension
internationale importante. Les quatre
États souhaitent que le projet soit
examiné au MEPC 79 de l?OMI en
21
Plan d?actions pour la protection des cétacés / Bilan 2019-2021
décembre 2022. L?année 2022 sera donc
marquée par l?organisation de nombreux
échanges et groupes de travail entre les
Etats en vue de finaliser le dossier ainsi
qu?une concertation élargie à l?ensemble
des parties prenantes.
Dans le cadre de la mise en oeuvre de
l?objectif D01 MT OE03 de la DCSMM
« Réduire les collisions avec les tortues
marines et les mammifères marins »,
l?identification et la réduction des risques
de collision entre les transports maritimes
et les mammifères marins à l?échelle de la
façade Atlantique (D01-MT-OE03-AN1) et
à l?échelle méditerranéenne (D01-MT-
OE03-AN2) seront poursuivies. Dans ce
cadre, des travaux sur l?opération-
nalisation des dispositifs de partage de
positions des cétacés en tout temps
seront réalisés et le renseignement de la
base de données de la Commission
baleinière internationale pour les phéno-
mènes de collision sera systématisé. La
formation et la sensibilisation des
professionnels de l?espace maritime,
primordiales pour prendre action sur le
long terme, seront poursuivies. Des
réflexions seront également menées sur la
sensibilisation du public à la problé-
matique méconnue des collisions.
Enfin, de nombreux projets visant à mieux
connaître et à réduire les risques de
collisions se poursuivront et seront lancés
en 2022 (SeaDetect, Stop collisions?).
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M
ise
e
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pa
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be
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Introduction
1 - Le plan d?actions pour la protection des cétacés : stratégie nationale depuis 2019
2 - Bilan du plan d?actions cétacés : période 2019-2021
3 - Perspectives pour l?année 2022 et au-delà