Lutter contre l'habitat indigne. Le pouvoir des maires. Brochure pratique à l'usage des élus : connaître, repérer, agir.
Auteur moral
France. Délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement
Auteur secondaire
Résumé
Les maires sont en première ligne face aux situations d'habitat indigne, et ils ont un rôle essentiel à jouer dans la résorption de ces situations, notamment à travers leur pouvoir de police. Ce guide élaboré par le pôle national de lutte contre l'habitat indigne, aujourd'hui réédité pour la quatrième fois, leur est destiné. Il a étéconçu comme un aide-mémoire qui leur apportera les premiers outils pour engager des actions de lutte contre l'habitat indigne. Ce guide fera l'objet d'une actualisation prochaine pour prendre en compte les nouveautés introduites par la loi ALUR.
Editeur
Ministère du Logement, de l'Egalité du Territoire et de la Ruralité
Descripteur Urbamet
habitat indigne
;cadre institutionnel
;police
;logement insalubre
Descripteur écoplanete
Thème
Habitat - Logement
Texte intégral
www.dihal.gouv.fr www.territoires.gouv.fr
Lutter contre l?habitat indigne :
Le pouvoir des maires
brochure pratique à l?usage des
élus: connaître, repérer, agir.
édition octobre 2014
les guides
du pôle national de lutte
contre l?habitat indigne
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AVERTISSEMENT
Les maires sont en première ligne face aux situations d'habitat indigne, et ils ont un rôle essentiel à
jouer dans la résorption de ces situations, notamment à travers leur pouvoir de police.
Ce guide, élaboré par le Pôle national de lutte contre l'habitat indigne leur est destiné. Il a été
conçu comme un aide-mémoire qui leur apportera les premiers outils pour engager des actions de
lutte contre l'habitat indigne.
SOMMAIRE
I - CONNAÎTRE ET REPÉRER« LES MAUVAIS LOGEMENTS» :
OÙ ET COMBIEN SONT- ILS ? P. 2
II - AGIR : LE POUVOIR DE POLICE DES MAIRES P. 2
1 - La police générale du maire
2 - Les polices spéciales du maire
3 - Le rôle du maire en matière d'insalubrité
III - INTERVENIR D?OFFICE P. 6
1 - Conduire des travaux d'offi
2 - Héberger et reloger
IV - EXPROPRIER P. 7
POUR VOUS AIDER P. 7
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I - CONNAÎTRE ET REPÉRER
« les mauvais logements» :
où et combien sont-ils ?
Les maires peuvent obtenir dans les DDT, DREAL
et délégations de l'Anah des données chiff ées
et cartographiées sur le logement dans leurs
communes et tout particulièrement sur les loge-
ments de qualité médiocre habités par leurs pro-
priétaires ou par des locataires. Sont
régulièrement mises à jour les bases de données
suivantes :
- les cédéroms « habitat privé » avec des infor-
mations sur le confort des logements, sur le poids
du locatif privé et de celui des propriétaires oc-
cupants, sur la vacance, sur les taux d'effort, etc.
- les cédéroms « PPPI » (Parc privé potentielle-
ment indigne) portent sur les résidences princi-
pales des propriétaires occupants et des
locataires les plus modestes. Ces cédéroms per-
mettent de repérer les territoires les plus concer-
nés par l'habitat indigne grâce à une méthode
basée sur le croisement de fichiers fiscau
Dès lors que ces données sont nécessaires pour
établir un Programme local de l'habitat (PLH) ou
préparer une action opérationnelle ? opération
programmée d'amélioration de l'habitat par
exemple - elles peuvent être fournies par les ser-
vices cités ci-dessus.
Sur cette base, il devient possible de poursuivre
le travail de repérage sur le terrain pour mener
l'action opérationnelle.
II - AGIR : LE POUVOIRDE POLICE DES MAIRES
De l'application du Règlement sanitaire dépar-
temental (RSD) aux cas graves d'habitat insalu-
bre ou dangereux, le maire est appelé à gérer
les plaintes qu'il reçoit et à donner les suites né-
cessaires, en lien avec les services de l'État
concernés.
Cette « boite à outils » permet aux maires d?agir
en premier lieu en fonction de l?urgence de la
situation à traiter. La « police générale » du
maire permet, par exemple, d?évacuer sans at-
tendre un immeuble exposé à un danger immé-
diat. Les « polices spéciales » à la disposition du
maire ou du préfet permettent d?agir dans une
urgence, face à la nécessité d?une intervention
rapide, le cas échéant avec travaux d?office
aux frais avancés des propriétaires. D?autres dis-
positifs des polices spéciales permettent, face
à un risque avéré mais nécessitant moins de cé-
lérité dans l?action, de prescrire les mesures né-
cessaires dans un délai plus important, avec la
même capacité, en cas d?inaction des proprié-
taires, d?agir en leurs lieu et place, et à leurs frais
avancés.
Ci-dessous sont résumés les principaux outils à la
disposition des maires pour traiter l'habitat in-
digne du point de vue de la santé et de la sécu-
rité et, notamment, pour lutter contre les «
marchands de sommeil ».
1 - La police générale du maire
Ce pouvoir de police générale est très large. Il
permet au maire d'édicter toute mesure adap-
tée aux circonstances, notamment en cas de
menace avérée pour la salubrité ou la santé ou
en présence d'un danger grave et imminent. Par
exemple, le maire peut dès que nécessaire faire
évacuer un immeuble.
Le maire est l'autorité de police de droit
commun au niveau local. La salubrité et la
sécurité publique font partie de l'ordre pu-
blic qu'il appartient au maire de faire res-
pecter sur le fondement de son pouvoir
propre de police (le conseil municipal n'in-
tervient pas).
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À ce titre il appartient au maire de :
- Rappeler aux administrés leurs obligations en
matière de salubrité publique ou de sécurité et
notamment celles contenues dans le Règlement
sanitaire départemental (RSD).
- Prescrire les actions utiles à la disparition des
causes d'insalubrité ou d'insécurité, soit par réfé-
rence au RSD, soit, en cas de menace grave et
imminente, en édictant toute mesure adaptée
aux circonstances.
Le maire a encore la possibilité d'agir sur les pro-
blèmes de « décence » des logements loués en
signalant les cas à la caisse d'allocations fami-
liales ou de mutualité sociale agricole, qui ont un
pouvoir de contrôle au titre du versement des al-
locations logement. Dans nombre de cas, les
désordres constatés au titre de la non-décence
relèvent aussi du RSD, permettant injonction du
maire pour y mettre fin
De la même manière, le maire peut à tout mo-
ment se retourner vers les services de l'État pour
déclencher leur action en vertu de leurs propres
pouvoirs de police concernant l'habitat indigne.
2 - Les polices spéciales du maire
Les déchets :
Le maire a en charge de faire appliquer le prin-
cipe selon lequel toute personne produisant ou
détenant des déchets (y compris dans une pro-
priété privée, dans un logement, etc.) pouvant
porter atteinte à la santé de l'homme ou à l'en-
vironnement est tenue d'en assumer ou d'en
faire assurer l'élimination. Le maire peut, après
mise en demeure, assurer d'offic l'élimination
desdits déchets aux frais du responsable.
La sécurité publique, les arrêtés de péril :
Relèvent de cette procédure les désordres portant
atteinte à la solidité de l'édifice ou de certains de
ses éléments, intérieurs ou extérieurs, et créent un
risque pour la sécurité des occupants et/ou du pu-
blic. Ils doivent trouver leur origine dans une défi
cience de l'édifice lui-même ou d'un immeuble
voisin ou encore dans toute construction telle que
des éléments de voirie ou de réseaux.
Dans le cas contraire, dès lors que l'origine des
désordres est extérieure au bâtiment (facteurs
naturels, catastrophe technologique, état des
sous-sols ?), c'est le pouvoir de police générale
du maire qui s'appliquera, lequel permet de
prescrire toutes mesures utiles à la préservation
de la sécurité publique, dont, en cas de néces-
sité, l'évacuation des lieux.
Le bâtiment concerné par une procédure de
péril peut être vide d'occupants mais créer un
risque pour les usagers des voies, les voisins ou
pour toute personne susceptible d'y pénétrer.
Contrairement à une idée reçue, point n'est be-
soin qu'un immeuble donne sur le domaine pu-
blic pour être concerné par cette procédure.
Le péril peut être qualifié d?« imminent » ou de «
non imminent ». Les procédures respectives qui
en découlent répondent à un formalisme spéci-
fique. La procédure de péril non imminent consti-
tue la procédure normale pour prescrire les
travaux permettant de mettre fin au péril
constaté. Ce n'est que dans l'hypothèse d'un
danger imminent que des mesures provisoires de
sécurité pourront être au préalable prescrites par
un arrêté de péril imminent, sur rapport d'un ex-
pert désigné par le tribunal administratif.
Lorsqu'un arrêté de péril concerne un bâtiment
à usage d'habitation, les droits des occupants
sont protégés, les baux et loyers sont suspendus.
Le propriétaire aura à sa charge, outre les tra-
vaux prescrits, les frais éventuels d'hébergement
ou de relogement des occupants.
Le maire dispose de plusieurs polices spé-
ciales ou analogues qui lui permettent d'in-
tervenir dans les questions de sécurité de
l'habitat ou encore de salubrité (notam-
ment pour les déchets).
Le maire est historiquement l'autorité de
police chargée des mesures de sécurité né-
cessaires lorsque tout ou partie d'un bâti-
ment menace ruine.
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La sécurité publique : les équipements com-
muns des immeubles collectifs à usage
d'habitation
Les équipements visés sont les équipements et
installations relatifs à : la ventilation, l'éclairage,
la distribution d'eau chaude et d'eau froide, le
chauffage collectif, l'alimentation en énergie
(installations électriques, gaz...), les canalisations
et réseaux divers (eaux usées, eaux pluviales), les
systèmes de sécurité contre l'incendie, les ascen-
seurs, etc...
Les équipements communs des immeubles col-
lectifs à usage principal d'habitation font l'objet
d'une procédure spécifique relevant de la com-
pétence du maire exercée au nom de l'État, pro-
cédure distincte de celle touchant au péril.
Le maire peut, en effet, prescrire des mesures au
titre de la sécurité sans que l'état de solidité du bâ-
timent ou sa salubrité soient en cause lorsque, du
fait de la carence du ou des propriétaires, ils pré-
sentent un fonctionnement défectueux ou un dé-
faut d'entretien de nature à créer des risques
sérieux pour la sécurité des occupants, ou de na-
ture à compromettre gravement leurs conditions
d'habitation.
Ce dispositif vise tous immeubles collectifs à
usage principal d'habitation, qu'ils soient sous le
statut de la copropriété ou pas.
Un ou plusieurs de ces équipements communs
doit présenter un fonctionnement défectueux ou
un défaut d'entretien de nature à créer des
risques sérieux pour la sécurité des occupants ou
à compromettre gravement leurs conditions
d'habitation.
Cette police permet, comme celle concernant
le péril imminent, d?agir face à l?urgence. L?exé-
cution d?office est là aussi évue.
Les établissements d'hébergement ? les
« hôtels meublés »
Le maire peut contraindre l'exploitant de ces
établissements à réaliser des travaux de mise en
sécurité et, au besoin, à les exécuter d'office les
occupants qui y ont leur résidence principale bé-
néficient des mêmes protections qu'en cas d'ar-
rêté de péril ou d'insalubrité.
Il revient au maire de faire procéder à des visites
de contrôle de ces établissements par la com-
mission de sécurité afin de vérifier le respect des
règles de sécurité applicables.
Après visite des lieux, celle-ci établit un procès-
verbal sur la conformité de l'établissement, ou
non, aux règles de sécurité en matière de pré-
vention des risques d'incendie et de panique et
sur les mesures devant être prescrites, le cas
échéant avec avis défavorable à la poursuite de
l'exploitation.
Sur ce fondement le maire prend un arrêté met-
tant en demeure l'exploitant de réaliser les tra-
vaux indiqués dans un délai précis. En cas de
nécessité, l'arrêté peut interdire les lieux à l'habi-
tation jusqu'à la réalisation des mesures pres-
crites, ce qui entraîne pour l'exploitant
l'obligation d'assurer l'hébergement ou le reloge-
ment des occupants.
Cet arrêté doit également être notifié au proprié-
taire des murs (s'il n'est pas l'exploitant) pour faire
jouer la solidarité entre celui-ci et l'exploitant.
L?exécution d?office est là aussi prévue.
Indépendamment des procédures d'in-
salubrité ou de péril qui leur sont, par ail-
leurs, applicables, les Établissements
recevant du public (ERP) à usage d'hé-
bergement, qui comprennent notamment
les hôtels ou « hôtels meublés », sont sou-
mis au règlement général de sécurité re-
latif à la protection contre les risques
d'incendie et de panique.
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3 - Le rôle du maire en matière d'insalubrité
De façon générale, même en l'absence de Ser-
vice communal d'hygiène et de santé (SCHS),
de par la proximité des élus avec leurs conci-
toyens, les communes sont les mieux placées
pour intervenir en premier niveau face aux situa-
tions d'insalubrité. Leur implication est détermi-
nante pour permettre aux services de l'État
d'avoir une meilleure connaissance des situations
existantes.
En effet, outre leurs pouvoirs de police générale,
les maires ont une mission de contrôle des règles
générales d'hygiène en matière d'habitat.
À ce titre, les communes sont amenées à appor-
ter une réponse aux plaintes des habitants
concernant leurs logements.
Ainsi, en s'assurant du respect du RSD, les services
communaux peuvent être confrontés à des situa-
tions relevant de l'insalubrité. Ils peuvent égale-
ment repérer des locaux habités bien
qu'impropres à l'habitation ou bien faisant appa-
raître un danger sanitaire.
Si la commune est dotée d'un SCHS, il appartient
à ce service d'instruire les différentes procédures
d'insalubrité en tant que de besoin. Dans les au-
tres cas, le maire ou le président d'un établisse-
ment public à caractère intercommunal (EPCI)
peut saisir l?Agence régionale de santé (ARS)
pour lui demander d'établir un rapport sur l'insa-
lubrité suspectée et enclencher la procédure.
L?ARS est alors tenue d'instruire le dossier. L?ARS
et le SCHS sont tenus de donner suite aux plaintes
des occupants.
Selon l'état physique du bâtiment, il peut être pris
un arrêté d'insalubrité remédiable, avec ou sans
interdiction d'habiter, ou irrémédiable qui en-
traîne une interdiction définitive d'habiter
Des dispositions permettent d'intervenir dans l'ur-
gence pour traiter un danger immédiat. Travaux
et hébergement provisoire, ou relogement défi-
nitif, sont à la charge du propriétaire. Dans tous
les cas évoqués ci-dessus, les droits des occu-
pants sont protégés comme en matière de péril.
Même si la prise des arrêtés d'insalubrité
relève de la compétence de l'État (ils sont si-
gnés par les préfets), les maires et les ser-
vices communaux ont un rôle essentiel à
jouer en la matière.
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III - INTERVENIR D?OFFICE
Malgré les injonctions de l'autorité publique, des
propriétaires n'appliquent pas les obligations qui
leur sont faites en matière de travaux ou encore
d'hébergement ou de relogement.
Dans cette situation, l'autorité administrative
- maire ou préfet selon les cas - est amenée à se
substituer aux propriétaires en question.
1 - Conduire des travaux d'offi
Dans tous les cas qui ont été cités plus haut (péril,
insalubrité, équipements communs des immeu-
bles collectifs à usage principal d'habitation, sé-
curité des hôtels meublés...), à défaut
d'exécution dans le délai précisé dans l'arrêté de
mise en demeure, le maire peut être amené à
procéder d'offic aux travaux prescrits. Les frais
consécutifs sont recouvrés contre le propriétaire
ou l'exploitant.
Dans les cas où l'immeuble d'habitation est en
copropriété, afin d'accélérer les travaux sans pé-
naliser les propriétaires de bonne foi, la com-
mune, sur décision du maire, peut se substituer
aux seuls propriétaires défaillants.
Les frais avancés par la commune sont récupé-
rables sur les propriétaires.
Cette créance publique, outre le fait qu'elle est
recouvrée comme une contribution directe, bé-
néficie de garanties propres, à savoir un
privilège spécial immobilier, outre la solidarité
instituée par la loi entre propriétaires successifs.
Les risques encourus sont limités : pour les cas
de substitution, la commune peut bénéficier
d'une subvention de l'Anah de 50% du montant
des travaux pour effectuer des travaux d'office
(à l'exception des travaux d'urgence).
2 - Héberger et reloger
La commune peut demander au préfet de bé-
néficier des subventions du Fonds d'aide au re-
logement d'urgence (Faru). Ce fonds apporte
un financement aux communes qui prennent
en charge soit le relogement d'urgence de per-
sonnes occupant des locaux présentant un
danger pour leur santé ou leur sécurité, soit la
réalisation de travaux interdisant l'accès à
ces locaux.
L'état des immeubles frappés par des arrêtés
d'insalubrité, de péril ou encore concernant la
sécurité des hôtels meublés, peut nécessiter
que, dans l'attente de l'exécution des travaux
prescrits ou pendant la durée de ces travaux, il
faille hé-berger les locataires. Cette charge
incombe au propriétaire ou à l'exploitant. En
cas d'inaction de ceux-ci, le maire est amené à
se substituer à eux pour assurer cet
hébergement. Puis il recou-vre auprès d'eux les
dépenses engagées.
Cette responsabilité incombe au maire dans tous
les cas où il est autorité de police compétente; en
cas d'insalubrité, cette responsabilité est partagée
avec le préfet.
Si l'état des immeubles concernés les rend défi-
nitivement inhabitables, le relogement définitif
est également à la charge des propriétaires et
exploitants et, de la même façon que précé-
demment, le maire peut être amené à se substi-
tuer à eux.
Le coût de l'hébergement provisoire ou l'évalua-
tion forfaitaire du coût du relogement définitif
sont une créance publique récupérable sur les
propriétaires dans les mêmes conditions que
celles des travaux.
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IV - EXPROPRIER
Dès lors que des immeubles concernés par un ar-
rêté d'insalubrité ou de péril sont frappés d'une
interdiction définitive d'habiter, les communes
ainsi que les EPCI compétents, ou leurs conces-
sionnaires, peuvent bénéficier d'un régime déro-
gatoire au droit commun pour exproprier.
Différents dispositifs d?expropriation sont rendus
possibles pour des immeubles dangereux ou in-
salubres, notamment le dispositif « Vivien » ou en-
core le dispositif plus récent « d?état de carence
» pour des immeubles collectifs à usage princi-
pal d?habitation.
POUR VOUS AIDER
Les mesures de police qui viennent d'être dé-
crites ci-dessus, ainsi que leur application, sont
amplement détaillées dans le guide « Agir
contre l'habitat insalubre ou dangereux - Mé-
thodes et choix des procédures » édité par le
Pôle national de lutte contre l'habitat indigne.
Ce guide comporte en outre des modèles
d'arrêtés.
Enfin dans votre département, les services de la
préfecture sont à votre disposition autant que de
besoin pour toute assistance technique dans
votre action contre l'habitat indigne.
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NOTES
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indigne, et ils o
nt un rôle essentiel à jouer dans la résorption de
ces situ
ations, notamment à travers leur pouvoir de police.
Ce guide, élaboré par le Pôle national de lutte contre l'habitat indigne,
aujourd'hui réédité pour la quatrième fois, leur est destiné. Il a été conçu
comme un aide-mémoire qui leur apportera les premiers outils pour enga-
ger des actions de lutte contre l'habitat indigne.
Ce guide fera l'objet d'une actualisation prochaine pour prendre en compte les
nouveautés introduites par la loi Alur.
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tél. 01 40 81 33 73 - fax. 01 40 81 34 90
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