Prolongement du RER E à l'ouest de la Région Ile-de-France - Études techniques : tracés, gares et tunnel de Haussman Saint-Lazare à La Folie
MALLIE, L. ;VERDAGUER, A.
Auteur moral
Réseau ferré de France
;Systra
Auteur secondaire
Résumé
Ce rapport a pour objectif de présenter les études de préfaisabilité en termes de construction et d'exploitation du projet de prolongement du RER E à l'ouest jusqu'à la gare de Mantes. Une série de réflexions a été menée sur divers points clés :<br />- le choix des tracés ;<br />- la configuration du tunnel ;<br />- la position des gares.
Editeur
RFF
Descripteur Urbamet
tracé
;gare
;tunnel
;géologie
;coût
Descripteur écoplanete
projet
Thème
Transports
Texte intégral
Edition Date Objet de l'édition / révision
A1 26/02/09 Rapport d?étape 1 - Emission RFF
B1 31/03/09 Rapport d?étape 2 - Emission RFF
C1 26/02/10 Mise à Jour - Emission RFF
Edition : Nom Date Visa
Auteur : A. VERDAGUER
L. MALLIE
Validation J.C. LYNCH
PROLONGEMENT DU RER E A L?OUEST
Région ÎLE - DE- FRANCE
Etudes techniques :
Tracés, Gares et Tunnel
De Haussman Saint-Lazare à La Folie
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SOMMAIRE
1 INTRODUCTION 9
1.1 HISTORIQUE DU PROJET 9
1.1.1 Chronologie de la réalisation du RER E 9
1.1.2 Projets et options étudiés précédemment 10
1.2 PRESENTATION DU PROJET 11
1.3 STRUCTURE DU RAPPORT 13
2 DOCUMENTS ET NORMES DE REFERENCE 14
2.1 NORMES DE REFERENCE 14
2.2 REFERENTIEL FERROVIAIRE 14
2.3 DOCUMENTS DE REFERENCE 14
3 CONSIDERATIONS SUR LES CORRIDORS DE TRACE 15
3.1 SYNTHESE DES EXIGENCES GENERALES DE SECURITE ET D?EXPLOITATION 15
3.2 IMPACT DE L ?EXISTANT DANS LA DEFINITION DES TRACES 16
3.2.1 Bâtiments existants 16
3.2.2 Bâtiments protégés 19
3.2.3 Ouvrages souterrains et enterrés 19
3.2.4 Interface avec le prolongement de la ligne 14 20
3.2.5 Orientations d?aménagement des quartiers 21
3.2.6 Evolution du secteur de La Défense. 22
3.3 DETAILS SUR LES CORRIDORS DE TRACE DU PROLONGEMENT D U RER E 24
3.3.1 Tracé Porte de Clichy 24
3.3.2 Tracé Avenue des Ternes 25
3.3.3 Tracé Porte Maillot 25
3.4 OPTIONS DE TRACE DANS LE SECTEUR DE LA DEFENSE / LA FOLIE 26
3.4.1 La gare de La Folie 26
3.4.2 Description des variantes 29
3.5 VERIFICATION FAISABILITE MONOTUBE ET BITUBE DE TOUS LES TRACE IDENTIFIES 35
3.6 CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUE DES VARIANTES 35
4 CONTEXTE GEOLOGIQUE ET HYDROGEOLOGIQUE 36
4.1 METHODOLOGIE 36
4.1.1 Démarche et limites du mode opératoire 36
4.1.2 Sources 37
4.2 CONTEXTE GENERAL 37
4.2.1 Contexte morphologique 37
3/106
4.2.2 Contexte géologique 37
4.2.3 Contexte hydrogéologique 38
4.2.4 Grandes caractéristiques du Bassin Parisien 38
4.3 DESCRIPTION DES FORMATIONS RENCONTREES 39
4.3.1 Craies blanches à silex (Campanien) : c6 40
4.3.2 Calcaires et Marnes de Meudon (Sélandien/Montien) : e1 40
4.3.3 Sables du Soissonnais, Fausses Glaises, Sables d?Auteuil et Argiles plastiques (Yprésien) : e3-4 40
4.3.4 Calcaires grossiers (Lutétien moyen et inférieur) : e5a-b 41
4.3.5 Marnes et Caillasses (Lutétien supérieur) : e5c 41
4.3.6 Sables de Beauchamp (Bartonien inférieur) : e6a 41
4.3.7 Calcaire de Saint Ouen et Calcaires de Ducy (Bartonien /Marinésien inférieur) : e6b1 41
4.3.8 Sables de Monceau ou sables verts infra-gypseux (Bartonien/Marinésien supérieur.) : e6b2 42
4.3.9 Masses et marnes du Gypse (Eocène, Priabonien, Ludien moyen) : e7b 42
4.3.10 Colluvions et Alluvions : EC, Fz, Fy 42
4.3.11 Remblais et Dépôts anthropiques : X 43
4.4 IDENTIFICATION DES RISQUES NATURELS 43
4.4.1 Risques de carrières et de cavités 43
4.4.2 Risques de dissolution de gypses 45
4.4.3 Risque de karstification des calcaires 46
4.4.4 Risques d?inondation et de variations des nappes souterraines 46
4.4.5 Risques de retrait-gonflement 47
4.4.6 Risque de présence de blocs 49
4.5 PRINCIPALES RECOMMANDATIONS 49
4.6 INDICATIONS POUR LA DEFINITION DU TRACE 49
4.7 PROPOSITION DE PROGRAMME DE SONDAGES COMPLEMENTAIRES 50
4.7.1 Tunnel - section courante, tremie d?accès et puits 50
4.7.2 Stations souterraines 51
4.7.3 Détail estimatif du nombre de sondages par tracé 52
4.7.4 Détail estimatif du nombre d?Essais de laboratoire 53
4.7.5 Estimation des coûts de la campagne complémentaire 54
4.8 ANALYSE MULTICRITERE GEOLOGIQUE DES TROIS FAMILLES D E TRACES EN ETUDE 55
5 CONSTRUCTION ET CONFIGURATION DU TUNNEL 57
5.1 METHODOLOGIE D ?EXCAVATION 57
5.2 ORGANISATION ET IMPACTS DES TRAVAUX 57
5.2.1 Organisation des travaux 57
5.2.2 Analyse des risques géologiques 57
5.2.3 Impact du creusement sur les immeubles et auscultations préventives 58
5.2.4 Impact des tunnels sur la nappe 58
5.2.5 Maîtrise du bruit et vibration 58
5.3 CONFIGURATION DU TUNNEL 59
4/106
5.4 CONFIGURATION MONOTUBE 59
5.5 CONFIGURATION BITUBE 61
5.6 NOMBRE DE TUNNELIERS 62
5.7 CONCLUSION 62
6 CONFIGURATION DES STATIONS SOUTERRAINES 63
6.1 DEFINITION PRELIMINAIRE DES DIMENSIONS DES QUAIS 63
6.2 GARE MONOTUBE SANS ALTERNAT 64
6.3 GARE BITUBE SANS ALTERNAT 64
6.4 GARE AVEC ALTERNAT (MONOTUBE ET BITUBE ) 65
6.5 DEMI -GARE BITUBE SANS ALTERNAT 65
6.6 DEMI -GARE BITUBE AVEC ALTERNAT 65
7 INSERTION DES GARES 66
7.1 L? ARRIERE GARE D ?H AUSSMANN SAINT -LAZARE 66
7.2 TERMINUS EVANGILE 67
7.3 INSERTION DES STATIONS SOUTERRAINES DANS PARIS 67
7.3.1 Gare de la Porte Maillot 67
7.3.2 Gare de la Porte de Clichy 68
7.4 INSERTION DE LA STATION SOUTERRAINE A LA DEFENSE 69
7.4.1 Variante Gambetta 69
7.4.2 Variante Boulevard Circulaire 69
7.4.3 Variante CNIT 70
8 PLANNING 80
8.1 POSSIBLES SEQUENCES DE CONSTRUCTION 80
8.2 HYPOTHESES POUR LA DEFINITION DES CYCLES D ?AVANCEMENTS 81
8.2.1 Planning des tunnels et rampes 81
8.2.2 Planning des gares 81
8.3 RESULTATS 82
9 COUTS D?INVESTISSEMENT 83
9.1 PROVISION POUR ALEAS ET IMPREVUS 83
9.2 COUTS DE MAITRISE D 'OEUVRE 83
9.3 COUTS DE MAITRISE D 'OUVRAGE 83
9.4 ACQUISITIONS FONCIERES 84
9.5 TUNNEL (S) 84
9.6 GARES SOUTERRAINES 85
9.7 SITE DE LA FOLIE 86
9.8 GARAGES DE L?Î LE FERROVIAIRE 86
5/106
9.9 TERMINUS EVANGILE 87
10 ANALYSE COMPARATIVE DES OPTIONS DE TRACE 88
10.1 OPTIONS COMPAREES 88
10.1.1 Tracés et variantes 88
10.1.2 Phasage de construction 88
10.1.3 Profil en long 88
10.2 CRITERES DE COMPARAISON 88
10.3 PRESENTATION DES RESULTATS 89
10.4 PREMIERES CONSIDERATIONS ISSUES DE L?ANALYSE COMPARATIVE 91
11 FAISABILITE TECHNIQUE DE LA VARIANTE CNIT 92
11.1 METHODE CONSTRUCTIVES 92
11.1.1 Méthode de Jacobson - Voûte active 92
11.1.2 Arc cellulaire 96
11.1.3 Précautions particulières avant et pendant la construction 97
11.2 LOCALISATION DU CHANTIER : EXPROPRIATIONS TEMPORAIRES ET DEVIATIONS DE TRAFIC 97
11.2.1 Variante Gambetta 97
11.2.2 Variante Boulevard Circulaire 98
11.2.3 Variante CNIT - Configuration monotube 99
11.3 INSERTION DES SORTIES 102
11.3.1 Variante Gambetta 102
11.3.2 Variante Boulevard Circulaire 103
11.3.3 Variante CNIT 104
12 CONCLUSIONS 106
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LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Plan des trois options de tracés..............................................................................................................................................15
Figure 2 : Exemple de bâtiment Haussmannien.....................................................................................................................................16
Figure 3 : Exemple de bâtiments nouveaux à Neuilly-sur-Seine ...........................................................................................................17
Figure 4 : Exemple de bâtiments nouveaux à Levallois-Perret..............................................................................................................17
Figure 5 : Plan des coupes dans le secteur de La Défense ....................................................................................................................18
Figure 6 : Coupe AA : coupe transversale schématique de La Défense (source : EPAD) .....................................................................18
Figure 7 : Coupe BB : coupe transversale schématique de La Défense (source : EPAD)......................................................................18
Figure 8 : Lignes de transports existantes sur le secteur nord ouest de Paris et sa proche Banlieue (RATP) ........................................19
Figure 9 : Le tracé d?Eole et celui de la ligne 14 ...................................................................................................................................21
Figure 10 : Vue aérienne sur la ZAC des Batignolles............................................................................................................................21
Figure 11 : Perspective du secteur de La Défense ? Situation actuelle..................................................................................................23
Figure 12 : vue aérienne du secteur de La Défense avec implantations des projets de tours .................................................................23
Figure 13 : Emplacement des futurs grands projets de construction à La Défense................................................................................24
Figure 14 : Tracé de l?alignement nord..................................................................................................................................................25
Figure 15 : Tracé de l?alignement centre ...............................................................................................................................................25
Figure 16 : Tracé de l?alignement sud ...................................................................................................................................................26
Figure 17 : Implantation et Impact de la rampe sur le mur de soutènement ..........................................................................................27
Figure 18 : Vue schématique de la modification de la Gare de La Folie ...............................................................................................28
Figure 19 : Coupe schématique de la zone de lancement du tunnelier ..................................................................................................28
Figure 20 : Alternative de tracé en utilisant le raccordement de Puteaux ..............................................................................................29
Figure 21 : Plan des variantes de tracé dans La Défense .......................................................................................................................30
Figure 22 : Tracé CNIT en monotube dans le secteur de la Défense .....................................................................................................32
Figure 23 : Tracé CNIT en monotube dans le secteur de la Défense .....................................................................................................34
Figure 24 : Carte des sondages entre St Lazare et La Défense (InfoTerre)............................................................................................36
Figure 25 : Colonne stratigraphique synthétique des formations rencontrées........................................................................................39
Figure 26 : Carte des carrières (d?après IGC) ........................................................................................................................................44
Figure 27 : Anciennes carrières remblayées à Courbevoie (d'après IGC)..............................................................................................44
Figure 28 : Schéma des carrières présentent en région Ile de France ....................................................................................................45
Figure 29 : Extrait du PPR inondation de la ville de Paris (d?après www.prim.net)..............................................................................47
Figure 30 : Carte d'aléas de retrait gonflement des argiles (BRGM) .....................................................................................................48
Figure 31 : Dimensions principales du matériel roulant MI2N..............................................................................................................59
Figure 32 : Géométrie du tunnel monotube ...........................................................................................................................................59
Figure 33 : Géométrie du tunnel bitube.................................................................................................................................................61
Figure 34 : Schéma type d?une station à 2 voies et quais latéraux.........................................................................................................64
Figure 35 : Vue en plan d?un gare sans alternat (configuration monotube) ...........................................................................................64
Figure 36 : Schéma type d?une station à 2 voies et quai central ............................................................................................................64
Figure 37 : Schéma type d?une station à 4 voies et 2 quais centraux.....................................................................................................65
Figure 38 : Vue en plan d?une gare avec alternat (configuration monotube).........................................................................................65
Figure 39: Schéma type d?une station à 1 voies et quais latéraux..........................................................................................................65
7/106
Figure 40 : Arrière de la gare Haussmann Saint-Lazare ........................................................................................................................66
Figure 41 : Vue aérienne de l?implantation de la station Porte Maillot .................................................................................................67
Figure 42 : Vue aérienne de l?implantation de la station Porte de Clichy..............................................................................................68
Figure 43 : Vue en plan et coupe sur les fondations du CNIT ...............................................................................................................71
Figure 44 : Variante CNIT ? Tracé Monotube ......................................................................................................................................71
Figure 45 : Tracé Monotube (sans Alternat) ? Coupe au niveau du CNIT ............................................................................................72
Figure 46 : Variante CNIT ? Tracé Bitube à gares séparées..................................................................................................................73
Figure 47: Tracé Bitube (gares séparées et sans Alternat) ? Coupe au niveau du CNIT .......................................................................74
Figure 48 : Variante CNIT ? Tracé Bitube à gare unique......................................................................................................................74
Figure 49 : Tracé Bitube (gare unique et sans Alternat) ? Coupe au niveau du CNIT...........................................................................75
Figure 50: Tracé Monotube et Bitube (avec Alternat) ? Coupe au niveau du CNIT .............................................................................76
Figure 51 : Variante CNIT ? Tracé Bitube à gare unique et méthode conventionnelle .........................................................................77
Figure 52 : Réalisation des culées..........................................................................................................................................................92
Figure 53 : Schéma de principe d?une voûte parapluie ? Mise en place en tunnel ................................................................................93
Figure 54 : Voûte Jacobson : Mise en place des voussoirs ....................................................................................................................93
Figure 55 : Voûte Jacobson ? Coupe longitudinale de la méthode ........................................................................................................93
Figure 56 : Voûte Jacobson ? Phasage de construction et Ouvrage final...............................................................................................94
Figure 57 : Schéma de principe de l?arc cellulaire.................................................................................................................................96
Figure 58 : Station Venezia de Milan ....................................................................................................................................................97
Figure 59 : Emprise de la station sous l?avenue Gambetta ....................................................................................................................98
Figure 60 : Emprise de la station sous le Boulevard Circulaire .............................................................................................................98
Figure 61 : Emprise du bâti et de la station sous le CNIT (Configuration monotube)...........................................................................99
Figure 62 : Situation de la zone de chantier sur la bretelle de l?A14 ...................................................................................................100
Figure 63 : Emplacement de la zone de chantier dans la réservation existante....................................................................................101
Figure 64 : Vue de la réservation existante (Source Defense-92.fr) ....................................................................................................101
Figure 65 : Emplacement de la zone de chantier dans les parkings du CNIT......................................................................................102
Figure 66 : Principe de positionnement des émergences pour la station Gambetta .............................................................................103
Figure 67 : Principe de positionnement des émergences pour la station Boulevard Circulaire............................................................103
Figure 68 : Possibilité de connexion avec Coeur Transport .................................................................................................................104
Figure 69 : Principe de positionnement des émergences pour la station CNIT....................................................................................104
8/106
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Vitesse théorique en fonction du rayon de courbure plan ...................................................................................................16
Tableau 2 : Répartition des vitesses théoriques en fonction des tracés..................................................................................................35
Tableau 3 : Proposition de nombre de sondages dans le cadre d'études ultérieures...............................................................................52
Tableau 4 : Proposition de nombre d?essais de laboratoire....................................................................................................................54
Tableau 5 : Caractéristiques principales de chaque configuration ? Variante Gambetta .......................................................................69
Tableau 6 : Caractéristiques principales de chaque configuration ? Variante Boulevard Circulaire .....................................................70
Tableau 7 : Caractéristiques principales de chaque configuration - Variante CNIT..............................................................................78
Tableau 8 : Porte Maillot ? CNIT, différente option de séquence de construction ................................................................................80
Tableau 9 : Planning de cadencement des tunnels.................................................................................................................................81
Tableau 10 : Planning des gares ............................................................................................................................................................81
Tableau 11 : Planning ? Configuration monotube 1 tunnelier ...............................................................................................................82
Tableau 12 : Porte Maillot ? CNIT, planning en fonction de la séquence de construction....................................................................82
Tableau 13 : Analyse multicritère des différents tracés .........................................................................................................................90
Tableau 14 : Caractéristiques des stations existantes et du projet..........................................................................................................95
9/106
1 INTRODUCTION
Le présent rapport a pour objectif de présenter les études de préfaisabilité en termes de construction
et d?exploitation du projet de prolongement du RER E à l?ouest, jusqu?à la gare de Mantes.
La ligne actuelle sera prolongée, au-delà de la gare Haussmann Saint-Lazare (HSL), par un
souterrain d?environ 8 km. Après avoir desservi : une station à la périphérie de Paris, une station en
correspondance avec Coeur Transport à La Défense et une gare à La Folie à Nanterre ; le RER E se
raccordera, dans le secteur des Groues (Nanterre), au faisceau ferroviaire du groupe V du réseau
Transilien (Paris - Mantes).
Ce projet revêt aujourd'hui un caractère d'urgence :
? Le RER A est saturé entre Gare de Lyon et La Défense, et il est impératif de mettre en place
rapidement une alternative pour les liaisons entre l'est et l'ouest de Paris.
? Le développement constaté de l'usage des transports en commun en Ile de France doit
s'accompagner de la construction d'infrastructures nouvelles, en commençant par celles dont
les besoins sont les plus forts.
? Les usagers de secteur de La Défense utilisent à plus de 60% les transports en commun. La
saturation du RER A compromet fortement le développement voulu pour ce quartier.
1.1 Historique du projet
La ligne E du RER, ou EOLE (Est-Ouest Liaison Express), est une ligne du Réseau Express
Régional d'Île-de-France qui dessert l'Est francilien selon un axe Paris ? banlieue Est.
Intégralement située en Île-de-France, elle relie le coeur de la capitale, à partir de la gare souterraine
HSL (branche E1) à l'Est parisien avec deux branches, s'achevant en gares de Chelles - Gournay
(branche E2) et Tournan (branche E4).
La ligne ne possède actuellement que deux gares dans Paris intra-muros : Magenta (Gare du Nord)
et le terminus HSL. En outre, la création d?une nouvelle gare à la périphétie nord-est de Paris est
inscrite au contrat de plan Etat Région 2007-2013.
1.1.1 Chronologie de la réalisation du RER E
? 13 octobre 1989 : le Premier ministre Michel Rocard annonce la réalisation des projets
RER E ;
? 15 novembre 1991 : déclaration d'utilité publique (DUP) portant sur la ligne dans sa totalité ;
? 14 février 1994 : baptême du tunnelier « Martine » ;
? 4 mai 1995 : achèvement du tunnel nord ;
? novembre 1996 : achèvement du tunnel sud ;
? 17 janvier 1999 : mise sous tension du tronçon parisien en tunnel ;
? 12 juillet 1999 : inauguration du premier tronçon de la ligne par le Premier ministre Lionel
Jospin ;
10/106
? 14 juillet 1999 : mise en service de la ligne de Haussmann - Saint-Lazare à Chelles -
Gournay ;
? 30 août 1999 : mise en service de la seconde branche est jusqu'à Villiers-sur-Marne - Le
Plessis-Trévise ;
? 14 décembre 2003 : prolongement de Villiers-sur-Marne à Tournan.
1.1.2 Projets et options étudiés précédemment
Une nouvelle gare à Evangile
Le projet d?une nouvelle gare à Evangile, à la périphérie nord de Paris est d?ores et déjà approuvé et
inscrit au contrat de plan Etat Région. Cette gare sera mise en service en 2015. Cette gare permettra
d?assurer une correspondance avec le tramway T3 et la desserte du quartier de la Porte
d?Aubervilliers et des importantes zones d?aménagement urbain du Nord de Paris.
Le prolongement à l?ouest de Saint-Lazare
Dés la conception du projet EOLE, le prolongement vers l?ouest et le raccordement au réseau
ferroviaire de la banlieue ouest étaient envisagés. La solution retenue dans la DUP de 1991
consistait à créer un tunnel court entre HSL et Pont-Cardinet (environ 800 mètres), avec connexion
de la ligne au groupe II du réseau Saint-Lazare, qui passe par les gares de Clichy-Levallois,
Asnières, Bécon-Les Bruyères, Courbevoie, La Défense, et au-delà vers Versailles - Rive Droite et
Saint-Nom-la-Bretèche - Forêt de Marly (Transilien L). Une troisième branche vers Poissy était
également envisagée. Cette solution du tunnel court devait aussi permettre d'améliorer la desserte de
la ZAC des Batignolles, en pleine mutation.
Après quelques années de service, le besoin de réaliser ce prolongement pour améliorer les
dessertes tant dans la partie est par augmentation des cadences que dans la partie ouest par la mise
en place d?une liaison nouvelle s?est fait de plus en plus sentir, et le projet a été présenté à la
Commission Nationale du Débat Public en 2003.
En juillet 2006, l'Établissement Public d'Aménagement de La Défense (EPAD) proposait une autre
solution : un tunnel direct entre HSL et La Défense (environ 8 km), avec une gare intermédiaire à
Pereire, un prolongement possible à l?ouest par raccordement sur les voies du groupe V : vers
Poissy et Mantes.
Il est apparu immédiatement que cette liaison présentait de nombreux avantages fonctionnels par
rapport à celle précédemment retenue, et qu?il fallait en approfondir le tracé.
? La solution du tunnel direct contribue à rendre le temps de parcours du RER E entre HLS et
La Défense comparable à celui du RER A depuis Auber, ce qui rend cette ligne attractive
pour les voyageurs originaires de l?Est Francilien, qui ont alors le choix entre le RER E et le
RER A pour se rendre à La Défense. Cette solution contribue par conséquent à décharger la
ligne A du RER aujourd?hui saturée.
? Le raccordement du RER E sur les voies du groupe II ne crée pas d?offre supplémentaire,
puisque ces voies desservent déjà La Défense. Le prolongement en direct est indépendant de
cette ligne et permet d?y envisager une amélioration de la desserte de proximité de La
Défense.
? Le développement du quartier de La Défense et son aspiration à conforter sa place de plus
grand pôle d?affaires d?Europe peut être largement facilité par l?amélioration de ses accès
tant en provenance de l?ouest que de l?est et par la création d?un grand pôle de transports.
11/106
? Le besoin d?amélioration de la desserte de la banlieue ouest est nettement plus ressenti dans
les secteurs desservis par le groupe V que dans les secteurs desservis par le groupe II. De
surcroît les gares du Groupe V sont moins contraintes (milieu urbain moins dense) et se
prêtent mieux à des transformations substantielles (allongement et relèvement des quais).
? Le projet s?inscrit en outre dans les objectifs de l?opération d?intérêt national (OIN) Seine
aval.
Au-delà de La Défense, avant le raccordement sur les voies actuelles du groupe V en direction de
Mantes, une gare nouvelle à Nanterre La Folie, pourrait être en correspondance avec le
prolongement de la ligne 1 du métro prévu au projet de SDRIF adopté par la Conseil Régional d?Ile
de France mais non encore promulgué par l?Etat,
Le prolongement du RER E jusqu?à Mantes apportera une nette amélioration des transports
collectifs dans tout l'Ouest parisien. La ligne Paris Mantes aura une double fonction de desserte
omnibus ou semi-directe du grand bassin d?emploi constitué par la vallée de la Seine et de liaison
Paris Normandie. Elle s?inscrit ainsi parfaitement dans les objectifs de l?opération d?intérêt national
(OIN) Seine aval.
1.2 Presentation du projet
C?est sur le principe de cette solution fortement soutenue par le monde économique que RFF
(Réseau Ferré de France) a engagé une étude de faisabilité de trois variantes de tracés, elles-mêmes
déclinées en trois sous-variantes dans le secteur de La Défense. Ces trois variantes sont :
? Une variante nord qui passe par la Porte de Clichy avant de rejoindre La Défense ;
? Une variante directe qui suit l'avenue des Ternes ;
? Une variante par la Porte Maillot.
12/106
Le prolongement vers l?ouest d?Eole est un préalable nécessaire à l'augmentation des fréquences sur
la ligne, ces fréquences étant limitées en raison des contraintes imposées par le retournement actuel
des trains en gare HSL.
Le prolongement paraît tout aussi indispensable pour soulager le RER A, notamment en rendant le
RER E plus attractif pour les voyageurs de l'est francilien, qui pourront ainsi se rendre à La Défense
via le RER E. Ce prolongement présentera aussi un intérêt pour les voyageurs à destination de La
Défense transitant par Gare du Nord, qui auront la possibilité d?emprunter le RER E à Magenta
plutôt que de se rendre à Châtelet ? Les Halles1 pour y prendre le RER A. Enfin, avec le projet de
liaison directe Gare de l'Est, Roissy Charles de Gaule (CDG Express), il rapprochera sensiblement
La Défense de l?aéroport. Cette configuration permettra de répartir les points de correspondance
entre les différentes lignes de RER dans Paris intra muros, créant un « triangle » Magenta / Châtelet
/ Auber ? Saint Lazare, qui décharge le pôle de Châtelet qui concentre actuellement tous les
échanges à destination de La Défense. Le schéma ci-contre présente ce triangle de correspondances.
Val de Fontenay
Châtelet - Les Halles
Magenta - Gare du Nord
Auber - Saint Lazare
La Défense
E
A
B D
L?extension de la ligne vers l?ouest a donc plusieurs objectifs ou conséquences :
? Améliorer l?accès à Paris d?une partie ouest de l?agglomération assez mal desservie
aujourd?hui par la ligne de Paris ? Saint-Lazare à Mantes. Cette ligne (Groupe V) sera en
effet raccordée au RER E prolongé ;
? Rapprocher les zones d?emploi de l?ouest de Paris des zones d?habitation de l?est de Paris ;
? Améliorer la desserte de La Défense ;
? Améliorer la liaison entre les deux grandes zones d?emploi de La Défense et de Paris
centre ;
? Soulager le RER A et la ligne 1 du métro.
Le projet de prolongement d?Eole à l?ouest s?inscrit dans le schéma de desserte en transports en
commun du grand Paris tel qu?il a été défini par Christian Blanc et présenté par le Président de la
République au printemps 2009.
1 Le tunnel entre Châtelet ? Les Halles et Gare du Nord est totalement saturé car utilisé conjointement par les trains des
lignes B et D. Le projet de SDRIF adopté par le CRIF prévoit son doublement.
13/106
1.3 Structure du rapport
Le présent rapport a pour but d?essayer de déterminer la ou les meilleures solutions possibles pour
le prolongement du RER E à l?ouest.
Pour cela une série de réflexions a été menée sur divers points clés :
? le choix des tracés ;
? la configuration du tunnel ;
? la position des gares.
Tout d?abord des corridors de tracés ont été déterminés afin de connaître les possibilités en termes
de dessertes et de performances de chaque solution. Ces corridors ont pris en compte les contraintes
imposés par les bâtiments existants, par les réseaux de transport souterrains en autres, surtout dans
le secteur de La Défense. Différentes options de tracés ont donc été définies afin de répondre au
mieux aux exigences du projet.
En parallèle un premier comparatif visant à déterminer quelle configuration de tunnel (monotube ou
bitube) est la plus en adéquation avec les besoins du projet.
Par la suite plusieurs configurations de gares souterraines, répondant aux diverses configurations de
tunnels (2 ou 4 voies, quais latéraux ou centraux?) ont été définies.
Afin de définir les solutions les plus appropriées, différentes stations ont été insérées en corrélation
avec les corridors de tracés afin de déterminer la faisabilité de chaque solution.
Pour chaque solution faisable, un comparatif détaillé a été établi sur des critères tels que la géologie,
le coût, le planning, les fonctionnalités de la gare, les correspondances, etc.
L?objectif de se comparatif est de mettre en évidence les solutions les plus bénéfiques pour le
projet.
14/106
2 DOCUMENTS ET NORMES DE REFERENCE
2.1 Normes de référence
Le cadre référentiel sécurité en tunnel appliqué en France est régi par la norme : MINISTÈRE DES
TRANSPORTS, DE L?ÉQUIPEMENT, DU TOURISME ET DE LA MER ; Arrêté du 22
novembre 2005 relatif à la sécurité dans les tunnels des systèmes de transport public guidés urbains
de personnes.
2.2 Référentiel ferroviaire
Pour faciliter le travail des bureaux d?études mandatés pour l?étude de faisabilité du prolongement
du RER E, RRF a établi, en 2006, un document spécifique nommé : Référentiel ferroviaire simplifié
pour études du prolongement d?ÉOLE à La Défense, dans le périmètre compris entre la Seine et le
groupe 5. (cf. annexe 1)
Dans un premier temps, ce guide était destiné à des gares avec 2 voies à quai uniquement. Or dans
les recommandations d?étude du nouveau projet, les gares avec 4 voies à quai sont privilégiées.
Cela implique donc une forte évolution des schémas types des stations et des approches en gare.
De plus, des caractéristiques techniques comme les entraxes de voies, les gabarits et les déclivités
moyennes et compensées y sont spécifiées.
Pour les parties non expressément traitées dans ce référentiel simplifié, le référentiel adopté a été :
SNCF IN 0272 ? « Conception du tracé de voie courante V?220 km/h » édition du 08.06.2004
2.3 Documents de référence
Rapports
? Etude de faisabilité détaillée du prolongement d?ÉOLE à La Défense en tunnel, INGEROP
& SETEC ? 2006 ;
? Dossier de synthèse des études de faisabilité de l?insertion du prolongement d?ÉOLE entre
La Défense et Nanterre, INGEROP - Juillet 2008.
? Désaturation de la ligne 13 du métro ? Dossier d?Objectifs et de Caractéristiques Principales
(STIF / RATP) ? Rapport & Documents graphiques ? daté du 31 mars 2009
Plans
? Coupe longitudinale et transversale de Coeur Transport, EPAD ;
? Coupe et vues en plan du CNIT, UNIBAIL ;
? Coupe et vues en plan des fondations de la tour Phare, UNIBAIL ;
? Vue en plan 3D de l?autoroute A14, DIRIF.
15/106
3 CONSIDERATIONS SUR LES CORRIDORS DE TRACE
Pour le tracé du prolongement du RER, trois hypothèses de tracé du tunnel HSL ? La Défense ont
été étudiées :
? Option ? Porte de Clichy : tunnel HSL ? Porte de Clichy ? La Défense ;
? Option ? Ternes : tunnel HSL ? La Défense (tracé direct) ;
? Option ? Porte Maillot : tunnel HSL ? Porte Maillot ? La Défense.
Figure 1 : Plan des trois options de tracés
3.1 Synthèse des exigences générales de sécurité et d?exploitation
3.1.1.1 Gares souterraines
Plusieurs exigences ont été définies. La première consiste à essayer de placer autant que faire ce
peut les quais des gares en alignement droit.
Un autre exigence concerne la gare de La Défense qui devra si possible disposer d?un alternat et/ou
d?un terminus opérationnel.
La gare de La Folie devra impérativement disposer d?un alternat, et devra pouvoir assumer la
fonction de terminus pour les trains venant de l?est, et de l?ouest (en situation dégradée).
3.1.1.2 Ouvrages annexes
Selon le référentiel en vigueur (arrêté du 22 novembre 2005) il faudra prévoir des accès obligatoires
depuis l?extérieur, au pas de 800 m, situés à une distance maximum de 50 m de la voirie.
Cette disposition oblige donc à définir des corridors de tracés qui peuvent répondre à ses exigences.
La présence de service provisoire (ou cross-over) le long du tracé est aussi un élément important.
Surtout en configuration bitube, puisqu?il faut pouvoir relier les deux tubes entre eux. Le tracé
devra en fonction des besoins d?exploitation permettre de placer un ou plusieurs cross-over.
La Défense
Porte Clichy
Tracé Porte de Clichy
HSL
Tracé Ternes
Porte Maillot
Tracé Porte Maillot
16/106
3.1.1.3 Caractéristiques géométriques des tracés
Une des exigences d?exploitation est de pouvoir concurrencer le RER A sur le tronçon HSL ? La
Défense. Pour optimiser le tracé, afin que celui-ci soit le plus rapide possible, les grands rayons de
courbures ont été favorisés ; les vitesses théoriques suivantes ont alors été prises en compte.
Tableau 1 : Vitesse théorique en fonction du rayon de courbure plan
Rayon (m) Vitesse (km/h) Rayon (m) Vitesse (km/h)
200 65 450 98
250 73 500 103
300 80 550 108
350 86 600 113
380 90 650 117
400 92 700 122
3.2 Impact de l?existant dans la définition des tracés
Les différents tracés sont réalisables uniquement s?ils n?interférent pas avec les ouvrages existants
(fondations de bâtiments, ouvrages souterrains?). Afin de valider la faisabilité des tracés, une
campagne de repérage de l?existant à été menée.
3.2.1 Bâtiments existants
3.2.1.1 Secteur de Paris
Dans Paris sur les tracés Porte Maillot et Av. Des Ternes la quasi-totalité des bâtiments sont de
types haussmannien (composés de 5 à 7 étages) qui n?excèdent pas la hauteur de 23 m. Les
fondations pour ce type de bâtiment sont de faible profondeur.
Figure 2 : Exemple de bâtiment Haussmannien
17/106
3.2.1.2 Secteur de Levallois-Perret et Neuilly sur Seine
Neuilly sur Seine :
Sur la zone de tracé, l?architecture est la même que dans Paris, à savoir des bâtiments
haussmanniens allant jusqu?à 25 m de hauteurs et ne possédant pas de fondations très profondes.
Il existe cependant quelques exceptions le long de l?avenue Charles de Gaulle avec des
bâtiments plus récents, mais de hauteurs limitées.
Figure 3 : Exemple de bâtiments nouveaux à Neuilly-sur-Seine
Levallois-Perret :
La zone traversée par le tracé nord est de deux types. La zone la plus proche de Paris est
constituée de bâtiments de type pavillonnaire de faible hauteur. La zone proche de l?île de la
Grande Jatte est un quartier plus récent, appelé quartier du Front de Seine. Cette zone est
constituée de bâtiment moderne, mais de hauteur relativement faible.
Figure 4 : Exemple de bâtiments nouveaux à Levallois-Perret
3.2.1.3 La Défense
Le secteur de La Défense est composé de multiples immeubles de grandes hauteurs pouvant allez
jusqu?à 190 m actuellement et plus de 300 m dans les années à venir
Les tracés passent à proximité de nombreux bâtiments de grande hauteur. Ces bâtiments, dont les
emprises en sous-sol ont été tirées uniquement de données bibliographiques, devront faire l?objet de
mesures topographiques de détail et d?une attention particulière lors des travaux.
Dans le secteur de La Défense il existe aussi un fort encombrement souterrain (parkings, tunnels
routiers et ferroviaires?). Ces contraintes nous obligent à respecter un tracé assez profond,
générant de forte pente pour rejoindre la surface au niveau de la gare actuelle de La Folie.
18/106
Dans les Figure 6 et Figure 7 , deux coupes représentatives de l?utilisation des espaces sous
l?esplanade de la Défense sont représentées. Ces coupes permettent de visualiser l?encombrement
important du sous-sol de La Défense et de mieux appréhender les enjeux pour le projet.
Figure 5 : Plan des coupes dans le secteur de La Défense
Figure 6 : Coupe AA : coupe transversale schématique de La Défense (source : EPAD)
Figure 7 : Coupe BB : coupe transversale schématique de La Défense (source : EPAD)
En particulier, lors des études de mise au point du tracé, l?existence de fondations de tours et de
parkings a contraint à maintenir une certaine profondeur sous ces ouvrages afin d?éviter tout risques
d?endommagement des structures existantes.
Maréchal LECLERC
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Rue
RN 13
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Coupe BB
19/106
3.2.2 Bâtiments protégés
Les bâtiments protégés nécessitent une attention particulière car il n?est pas acceptable qu?ils soient
affectés par le creusement du tunnel ou des stations. Il est important de localiser ces bâtiments afin
de connaître les points sensibles du tracé. Cela permet aussi d?estimer des quantités
d?instrumentation nécessaires pour l?auscultation avant, pendant et après le passage du tunnelier.
En particulier, dans la ville de Paris, il existe une multitude de bâtiments historiques ou protégés, à
différents degrés. Des plans sont établis pour visualiser la localisation des ces bâtiments comme le
montre l?exemple en annexe 2.
3.2.3 Ouvrages souterrains et enterrés
3.2.3.1 Parkings
La présence de bâtiments de type haussmannien le long des tracés n?a pas de réelle incidence sur la
construction de l?ouvrage souterrain car les fondations de ces bâtiments sont peu profondes.
Par contre il est important de prendre en compte la présence de multiples parkings dont le nombre
de niveaux en sous-sol varie généralement entre 3 et 6, ce qui représente une profondeur maximale
pouvant aller jusqu?à 18m.
3.2.3.2 Stations essences et les réservoirs
Les stations essence ont aussi été repérées car les réservoirs de celle-ci sont souvent enterrées
(parfois à de forte profondeur) et subissent donc les déformations du terrain induit par le tunnel. La
fissure d?un réservoir entraînerait de graves conséquences écologiques.
3.2.3.3 Les lignes de transports existantes
Les lignes de métro et RER sont très nombreuses en région parisienne. Il faut donc prendre en
compte les croisements avec ses lignes afin d?éviter, lors du creusement du tunnel, un déplacement
se répercutant sur les lignes existantes.
Figure 8 : Lignes de transports existantes sur le secteur nord ouest de Paris et sa proche Banlieue (RATP)
20/106
? Les différentes lignes croisées sont :
o Les lignes du métro : 2, 3, 12, 13 et 14
o La ligne du RER C
o La ligne du Transilien : Ligne L
? Les lignes qui sont longées sont :
o La ligne 1 du métro
o La ligne du RER A
Le Boulevard Périphérique parisien est un ouvrage à la fois enterrés et aérien. Sa profondeur
enterrée est variable, mais de dépasse pas les 10 m, au niveau de la Porte Maillot donc le passage de
cet ouvrage n?est pas en mesure d?affecter la construction du tunnel.
3.2.3.4 Réseaux d?assainissements et de transport d?eau
Le sous-sol de la région parisienne est bien évidemment utilisé pour placer les multiples réseaux
d?assainissement et de transport d?eau. La profondeur de ces derniers peut être conséquente, tout
comme leurs dimensions. En particulier ces réseaux sont très denses dans le secteur de La Défense,
obligeant donc à maintenir le tracé à une profondeur suffisante pour éviter toutes interférences.
Dans l?annexe 3 les plans des réseaux sont indiqués.
3.2.4 Interface avec le prolongement de la ligne 14
Le tracé du prolongement de la ligne 14, qui passe par la Porte de Clichy coupe le tracé du
prolongement du RER E en deux endroits :
? un croisement biais aux environs du Pk 1+870 du tracé de la ligne E (Pk 1+380 du tracé de
la ligne 14) ; la ligne 14 se situe à environ 9,5 m au-dessus de la ligne E ;
? un croisement biais aux environs du Pk 3+000 du tracé de la ligne E (Pk 2+480 du tracé de
la ligne 14), à proximité immédiate de la gare Porte de Clichy, où la ligne 14 (tunnel et
extrémité station) se situent à moins de 2 m au?dessus de la station Porte de Clichy E.
L?impact de réalisation du prolongement de la ligne 14 sur le tracé « Porte de Clichy » de la ligne
ÉOLE dépend du planning de construction des lignes. En fonction de celui-ci, la difficulté de
réalisation sera plus ou moins importante. Il est plus favorable de réaliser le prolongement d?Eole
avant le prolongement de la ligne 14.
A noter que le DOCP de la dé-saturation de la ligne 13 du métro, indique qu?il existe plusieurs
options d?emplacement de la station Porte de Clichy de la future ligne 14. Une étude approfondie
des interactions entre les deux lignes prenant en compte ces différentes options permettra de définir
la meilleure position pour la future station et les meilleures dispositions constructives.
21/106
Figure 9 : Le tracé d?Eole et celui de la ligne 14
3.2.5 Orientations d?aménagement des quartiers
Le P.L.U. (plan local d?urbanisme) de Paris comporte des orientations d'aménagement relatives à
des quartiers ou à des secteurs à mettre en valeur, réhabiliter, restructurer ou aménager. Deux
secteurs en particuliers concernent les différents tracés :
? Le secteur de la ZAC de Beaujon (8ème) pour les tracé Porte Maillot et Ternes ;
? Le secteur de Clichy-Batignolles (17ème) pour le tracé Porte de Clichy.
On peut aussi mentionner le projet d?enfouissement de la RN13 à Neuilly-sur-Seine. Des
informations plus détaillées peuvent être repérées dans l?annexe 4.
3.2.5.1 Secteur de la ZAC de Beaujon (8ème)
Les opérations planifiées pour l?aménagement de ce quartier n?ont que peu d?impacts sur le projet,
car les réalisations prévues restent superficielles.
3.2.5.2 Secteur de Clichy-Batignolles (17ème)
A contrario, l?aménagement prévu pour le secteur de Clichy Batignolles est beaucoup plus
important. Il concerne un vaste zone, avec créations de voiries, d?espaces publics et de bâtiments
aussi bien pour de l?habitation que pour des services.
Figure 10 : Vue aérienne sur la ZAC des Batignolles
Aucune n?information n?est fournie sur les emprises en profondeur de ces constructions projetées,
mais il est à noter que le plan d?aménagement prévoit de faire passer le tracé du RER E par cette
zone.
HSL
Station Porte
de Clichy
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3.2.5.3 Enfouissement de la RN13 à Neuilly-sur-Seine
Plusieurs solutions ont été étudiées afin de coupler le prolongement d?ÉOLE avec l?enfouissement
de la RN13 sous l?avenue Charles de Gaulle à Neuilly sur Seine.
Afin de limiter les impacts dus au creusement du tunnel et surtout afin d?éviter un croisement avec
la ligne du RER A (qui passe sous l?avenue puis se décale vers le nord avant le franchissement de la
Seine), le choix s?est porté sur une dissociation des deux projets, en n?implantant pas le tracé du
RER E sous la RN13. De plus la solution de projets jumelés semble défavorable à la réalisation du
tunnel du RER E.
Figure 11 : Vue schématique de l?insertion du RER E par rapport à la RN13
3.2.6 Evolution du secteur de La Défense.
3.2.6.1 PLU de Courbevoie
Le P.L.U. de Courbevoie est en cous de rédaction (à la date de rédaction de ce document) et sera
prochainement présenté au conseil municipal afin d'être arrêté. Il sera ensuite soumis à enquête
publique.
Les orientations actuelles n?envisagent pas la construction de bâtiments hauts, au nord de l?emprise
de la tour GAN. Ce qui plaiderait en faveur d?un tracé vers le parc Diderot.
3.2.6.2 Situation actuelle
La situation actuelle a servi de référence pour l?étude du prolongement du RER E. Cela implique
que le dimensionnement a été fait en fonction des niveaux actuels de fondations des bâtiments et de
parking.
Toutes les constructions futures n?étant, à l?heure actuelle, pas connues avec suffisamment de
précision, elles ne seront pas être prises en compte dans les prochaines phases d?étude de ce projet.
RER A
Ligne 1
RN 13 RN 13
Alignement des
immeubles
8,6 m Environ 60 m
29,8 m
RER E
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Figure 12 : Perspective du secteur de La Défense ? Situation actuelle
3.2.6.3 Le futur de La Défense
Plusieurs rapports ont été commandités par l?EPAD ou la Direction Régionale de l?Equipement :
? La Défense 2015 ? Dossier de Presse ? EPAD (2006)
? Rapport de stratégie ? Etude d?Urbanité du quartier de La Défense ? EPAD (Juin 2008)
? Rapport de Mission de prospective sur le quartier d?affaires de l?Ouest Parisien - Direction
Régional de l?Equipement (Juin 2008) ? cf. annexe 5
Tous ces rapports parlent de l?avenir de La Défense et abordent les thèmes de l?extension du RER E
à La Défense et à la gare de la Folie, mais aussi les nouveaux projets de développement urbains
(construction de bâtiment des grandes hauteurs, d?espaces verts?).
Figure 13 : vue aérienne du secteur de La Défense avec implantations des projets de tours
24/106
L?EPAD recense 9 grands projets concernant la zone des tracés, indiqués dans la Figure 14 ci-
dessous :
? Tour Ava (2012)
? Tour CB 21(2010)
? Carpe Diem (2012)
? Tour D2 (2013)
? Tour First (2011)
? Tour Air² (2014)
? Tour Phare (2014)
? Tour Generali (2013)
? Tour Hermitage (2013)
Figure 14 : Emplacement des futurs grands projets de construction à La Défense
3.3 Détails sur les corridors de tracé du prolongement du RER E
3.3.1 Tracé Porte de Clichy
Ce tracé vise à desservir la Porte de Clichy.
Le tracé débute en prolongement de l?actuel arrière gare HSL, où les deux voies extérieures
convergent vers les voies centrales. La fin du tracé emprunte l?avenue Gambetta pour passer sous le
CNIT et rejoindre la gare de La Folie en passant sous le boulevard Circulaire.
Une gare à la Porte de Clichy permettrait des correspondances avec
? le RER C ;
? la branche Asnières-Gennevilliers de la ligne 13 du métro ;
? le prolongement de la ligne 14 vers Saint-Denis.
Bien que le tracé permette une gare avec alternat à la Porte de Clichy, une gare sans alternat est
préconisée à cet endroit.
La longueur approximative de ce tracé est de 9,4 km (Option CNIT).
1
2
3
4
5
6
7
8 9
25/106
Figure 15 : Tracé de l?alignement nord
3.3.2 Tracé Avenue des Ternes
Ce tracé est un tracé direct sans aucune station intermédiaire entre HSL et La Défense.
Il se situe sous les emprises publiques du bd Haussmann, s de la rue du Faubourg Saint-Honoré,
puis de l?avenue des Ternes et rejoint ensuite La Défense en passant par le tréfonds du domaine
privé. Les expropriations sont réduites du fait d?un important linéaire sous le domaine public.
La longueur approximative de ce tracé est de 7,9 km environ (Option CNIT).
Figure 16 : Tracé de l?alignement centre
3.3.3 Tracé Porte Maillot
Le tracé débute en prolongement de l?actuelle arrière gare Haussmann-Saint-Lazare, où les deux
voies extérieures convergent vers les voies centrales. Il est commun avec celui de l?avenue des
Ternes jusqu?au croisement du bd Haussmann et de la rue du Faubourg Saint-Honoré.
Le tracé longe ensuite celui du RER A, légèrement décalé vers le nord, et passe dans le tréfonds du
domaine privé, de telle sorte qu?il n?interfère pas avec l?enfouissement de la RN13 (avenue Charles
de Gaule) à Neuilly.
HSL
Porte de Clichy
HSL
La Défense
La Défense
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Une station est prévue à la Porte Maillot, entre le terre plein central et le palais des Congrès, tout en
évitant la station de la ligne 1 qui occupe une position centrale sous le terre plein.
La gare intermédiaire de la porte Maillot permet d'assurer des correspondances avec la ligne A du
RER et la ligne 1 du métro.
Bien que le tracé permette une gare avec alternat à la Porte Maillot, une gare sans alternat est
préconisée à cet endroit.
La longueur approximative de ce tracé est de 7,9 km (Option CNIT).
Figure 17 : Tracé de l?alignement sud
3.4 Options de tracé dans le secteur de La Défense / La Folie
3.4.1 La gare de La Folie
3.4.1.1 Solution d?aménagement demandée
La proposition d?aménagement du site des de La Folie voulue par l?EPASA demande la réalisation
d?une gare au niveau du terrain naturel existant, afin que la gare ne soit pas enterrée.
3.4.1.2 Proposition du Consultant répondant à la demande
La Folie est située à la transition entre voies en tunnel et voies au niveau du terrain naturel. Cette
transition nécessite la construction d?une rampe.
Cette rampe sera construite en 2 phases, par réalisation successive d?une tranchée ouverte et d?une
tranchée couverte.
En fonction du planning choisi, la rampe pourra éventuellement servir de zone de lancement du
tunnelier.
Porte Maillot
HSL
La Défense
27/106
Figure 18 : Implantation et Impact de la rampe sur le mur de soutènement
La réalisation de cette rampe est en partie localisée sur le réseau routier existant, au niveau de la
RN314 et du pont Léonard de Vinci. Le phasage de construction de l?ouvrage aura ainsi un fort
impact sur la circulation.
La solution proposée par l?EPASA, contraint à réaliser des stations peu profondes dans le secteur de
La Défense (situé à moins de 1 km de la station de La Folie) ce qui est en contradiction avec le fort
encombrement du sous-sol dans cette zone.
3.4.1.3 1ère alternative proposée par le Consultant
Le site de La Folie est situé à la côte +48 NGF soit environ 5 m plus bas que le niveau du réseau
routier.
Lors de la réalisation de la gare de la Folie, les voies ferrées vont être déposées, il serait alors
préférable, avant la pose des nouvelles voies, de terrasser le secteur de la gare de La Folie afin
d?approfondir le niveau de la gare de 3 m.
Cela dans le but d?augmenter la sécurité du tracé dans la zone critique de La Défense, et sans
remettre en cause le principe de gare de surface.
Cet approfondissement ne généra que peu de contraintes car :
? en direction de Mantes, le premier point « dur » (point de passage obligé des voies sans
changement de niveau possible) est le passage des voies au-dessus de la rue François
Hanriot où la cote des voies et 42,8 NGF. Cette cote est à comparer à la cote de 44,6 NGF
de la gare de La Folie après descente de celle-ci de 3 m. L?abaissement de la gare a tendance
à aplanir le tracé existant ;
? en direction de Paris, les deux raccordements (de Puteaux et Courbevoie) devront être
légèrement modifiés. L?abaissement de la gare de La Folie modifié la pente :
o Passant de 0,7 à 1% pour le raccordement de Puteaux ;
o Passant de 0,7 à 1,1% pour le raccordement de Courbevoie.
Rampe
5m
Rampe
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Figure 19 : Vue schématique de la modification de la Gare de La Folie
Un des autres avantages majeurs de cette solution est qu?avec l?approfondissement du tracé, la
réalisation de la rampe peut être modifiée. En effet, la couverture au-dessus du tunnel par rapport au
réseau routier devient suffisante pour permettre le départ du tunnel depuis le faisceau de voies et
ainsi éviter la création d?une tranchée au milieu du réseau routier.
Figure 20 : Coupe schématique de la zone de lancement du tunnelier
Un système de quantification et de mitigation des risques devra être mis en place.
48,4 NGF
45,4 NGF
37 NGF
49,7 NGF
57.7 NGF
53,3 NGF
La Folie
RN 314
Pont Leonard de Vinci
20,7 m
12 m
Tracé projeté
Voies
existantes
Voies
projetées
47,6 NGF 48,4NGF
Vers Paris
Vers Mantes
42,8 NGF
Passage au dessus
de la rue François
Hanriot
Gare de La Folie 720 m 800 m
54 NGF
Fin du
raccordement
de Courbevoie
29/106
3.4.1.4 2nde alternative proposée par le Consultant
Une seconde alternative consiste à passer sous le raccordement de Puteaux. En effet l?EPAD a pris
des mesures conservatoires lors de la construction des bâtiments Triangle, Palatin I, II et III et de la
Grande Arche. Elles consistent en la réalisation de paroi moulées de chaque côté des voies ferrées,
qui permettent le passage de deux voies ferrées en souterrain.
L?objectif est donc d?utiliser ces réservations afin de réaliser la rampe de sortie du tunnel sur le
faisceau de voies de La Folie et d?éviter ainsi que le chantier empiète sur les routes existantes (voir
Figure 21).
L?inconvénient majeur de cette alternative est une succession de courbes, en plan, qui empêche un
approfondissement rapide du profil, diminuant ainsi la couverture au-dessus du tunnel et de la
station souterraine de La Défense.
De plus, du fait de la largeur imposée par l?écartement des parois moulées, cette alternative permet
le passage des trains sous le raccordement uniquement en configuration monotube.
Figure 21 : Alternative de tracé en utilisant le raccordement de Puteaux
3.4.2 Description des variantes
A partir de ces trois options de tracés décrites au §3.3, plusieurs variantes au sein de La Défense ont
été étudiées.
? la variante Gambetta ;
? la variante Boulevard Circulaire ;
? la variante CNIT.
Tracé initial
Voies ferrées (Raccordement de Puteaux)
Tracé alternatif
30/106
Figure 22 : Plan des variantes de tracé dans La Défense
3.4.2.1 Variante Gambetta
Ce tracé est le seul qui permette d'envisager la réalisation d'une gare avec alternat. Des études
ultérieures devront cependant vérifier cette hypothèse.
Profil en long
La présence d'un collecteur profond entre le boulevard Gambetta et le CNIT impose l'altimétrie.
Pour ressortit à La Folie, il est nécessaire soit d'adopter une dérogation sur le profil en long
(idem variante Maillot) avec une pente de 3,4 + 0,4% sur 650 m, soit d'abaisser de 3 mètres le
niveau de référence de la gare de La Folie.
Tracé en plan
La mise en place d'une gare avec alternat impose un tracé qui en sortie de gare vers la Folie passe
entre le CNIT et Coeur transport, dans une zone sensible où il est souhaitable de ne pas
décomprimer les sols qui servent de butée entre la gare Coeur transports et le renforcement de
fondations du CNIT. Cette hypothèse qui devra impérativement être validée lors des études
complémentaires implique entre la gare Gambetta et la gare de la Folie le choix d'un monotube.
Il est à noter que dans la solution d'une gare CNIT, la mise en place d'une demi-gare entre le CNIT
et Coeur Défense a été jugée trop risquée.
Si le passage dans cette zone n'est pas validé par les études ultérieures, le choix d'une gare avec
alternat n'est plus possible, mais l'implantation d'une gare simple plus courte reste compatible avec
un passage du tunnel sous le CNIT.
Le tracé Gambetta présente l?inconvénient de placer la gare de La Défense à une distance
supérieure à 500 mètres de la Gare Coeur Transport ce qui rend peu crédible la création d?un réel
pôle transports (correspondances supérieures à 5 minutes). Il perd tout son intérêt si l'alternat s'avère
impossible.
Tracé CNIT (Par Diderot) Tracé Bd Circulaire Tracé Gambetta
Station Gambetta
Station CNIT
Station Bd Circulaire
Vers La Folie
Vers Haussmann
Saint Lazare
CNIT
Coeur Transport
31/106
3.4.2.2 Variante Boulevard Circulaire
Cette variante, grâce à sa position sous le boulevard circulaire, n?est que peu contrainte par les
fondations d?autres bâtiments. La gare pourra être à une profondeur moindre augmentant ainsi le
confort des usagers du point de vue de la circulation piétonne.
La gare est située sous le boulevard circulaire ce qui peut simplifier sa construction et limiter les
expropriations.
Cette option, qui dessert une zone nouvelle de La Défense, ne permet de placer la gare RER E de La
Défense qu?à environ 350 m du Coeur Transport, ce qui présente un délai de correspondance élevé
avec le projet du Pôle de transport de La Défense.
3.4.2.3 Variante CNIT
Ce tracé permet de placer le tunnel dans une zone, au nord du Boulevard Circulaire, qui n?est pas
directement destinée à la construction de tours de grande hauteur.
Il comprend une gare sous le CNIT, dont la voûte est à environ 12 m sous le dernier niveau de
parking, entre les massifs de fondations.
Cette option place la gare RER E de La Défense à environ 135 m de Coeur Transport, lieu
comprenant la gare du RER A, Ligne 1 ainsi que les gares SNCF et le tramway T2. Cela permet son
intégration dans le projet du Pôle de transport de La Défense.
Cette variante est à la fois, la plus intéressante du point de vue de l?offre de transport, mais
également la plus délicate d?un point de vue réalisation. Une analyse plus détaillée des contraintes a
donc été réalisée sur les interférences entre le tracé et le bâti existant.
Le long du corridor de tracé, de multiples interférences ont été relevées :
? le parking Regnault ;
? les fondations et le parking du CNIT ;
? les futurs appuis de la tour Phare ;
? les appuis de la passerelle de l?Arche
? le parking du Palatin ;
? différents collecteurs d?eau usées ou non.
Le référentiel simplifié impose une déclivité moyenne sur 400 m qui ne doit pas excéder 35 mm/m,
et qui ne doit pas non plus dépasser 24 mm sur 950 m.
Ces contraintes, conjuguées au fait que le profil en long doit permettre aux voies de ressortir au
niveau du terrain naturel sur le site de La Folie, rendent l?insertion du tracé dans le secteur de La
Défense très difficile.
Afin de pouvoir passer dans le secteur de la Défense, le tracé respecte ces pentes mais sur des
longueurs plus grandes :
? pente de 35 mm/m sur 650 m (au lieu des 400 m) entre la gare de La Folie et celle de La
Défense ;
? pente de 24 mm/m sur 1150 m au lieu de 900 m) entre la gare de la Défense et la Seine.
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Figure 23 : Tracé CNIT en monotube dans le secteur de la Défense
Zone avec une forte proximité
entre l?existant et le tracé
Tracé monotube,
Respectant le référentiel simplifié, et
l?aménagement à La Folie au niveau
existant
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Profil en long proposé par le Consultant :
Le corridor de tracé passant sous le CNIT étant un des plus intéressants, plusieurs solutions ont été
envisagées pour s?affranchir des contraintes imposées par le bâti existant.
La modification souhaitée concerne la déclivité moyenne maximum et la longueur correspondante
entre la gare de La Défense et celle de La Folie. Afin que le tunnel, en provenance de La Folie,
s?enfonce rapidement dans le secteur de la Défense, une pente moyenne de 40 mm/m sur 650 m
devrait êtres tolérées (uniquement dans cette zone).
Ces modifications permettraient par exemple d?abaisser le profil entre la gare de La Folie et celle du
CNIT d?environ 5 m, et de diminuer la pente entre la gare de la Défense et la Seine, passant de 24 à
18 mm/m.
La combinaison de cette pente, et de l?abaissement de 3 m de la gare de La Folie permet d?obtenir
un tracé (voir Figure 24) sans interférences avec l?existant, et séparé d?au moins 6 m de tous les
ouvrages profonds.
Une telle modification de pente n?est pas exceptionnelle, on peut par exemple signaler qu'entre
Saint-Michel et Luxembourg, le RER B rencontre une pente de 45 mm/m sur 600mètres.
L?impact de cette pente sera dépendant du type de matériel roulant :
? si une nouvelle tranche de trains spécifiques est mise en place, alors ces trains devront être
capable de franchir cette pente ;
? si les trains existant sont utilisés sur cette ligne, il conviendra de vérifier qu?ils peuvent
franchir cet obstacle (en particulier il faudra prendre en compte les performances de
démarrage du matériel roulant).
Toutefois cette pente devra être validée par l?obtention d?une dérogation afin de pouvoir poursuivre
les études.
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Figure 24 : Tracé CNIT en monotube dans le secteur de la Défense
Tracé monotube, avec modification
du niveau de la gare de La Folie et de
la pente entre les deux gares
Radier du tunnel Niveau de la voie
Voûte du tunnel
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3.5 Vérification faisabilité monotube et bitube de tous les tracé identifiés
La détermination des corridors de tracé est faite indépendamment de la configuration du tunnel
choisie afin de se laisser un plus grand degré de liberté lors de l?étude spécifique dûe à l?insertion
des gares souterraines.
3.6 Caractéristiques géométrique des variantes
A partir des tracés, les rayons de courbure minimum ont pu être déterminés et la distribution des
vitesses théoriques a pu être établie.
Tableau 2 : Répartition des vitesses théoriques en fonction des tracés
Vitesses théoriques et
distribution sur le tracé Tracé
Variante à La
Défense
Longueur
en km
Rayon
Mini hors
La
Défense
Rayon mini
dans La
Défense
>110km/h 90km/h 60km/h
CNIT 9,4 380 200 15,1% 71,8% 13,1%
Bd Circulaire 9,3 380 200 15,4% 73,2% 11,5%
Porte de
Clichy
Gambetta 9,5 380 200 15,0% 79,4% 5,6%
CNIT 7,9 600 200 80,5% 19,5%
Bd Circulaire 7,8 600 200 86,2% 13,8% Av des Ternes
Gambetta 8,1 600 200 75,4% 8,1% 16,5%
CNIT 8,0 600 200 79,5% 20,5%
Bd Circulaire 7,9 600 200 84,9% 15,1% Porte Maillot
Gambetta 8,3 600 200 77,1% 7,5% 15,3%
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4 CONTEXTE GEOLOGIQUE ET HYDROGEOLOGIQUE
4.1 Méthodologie
Afin d?élaborer les profils géologiques au droit des trois tracés étudiés entre Saint-Lazare et La
Défense, un recueil d?informations a été réalisé puis compilé selon le mode opératoire explicité ci-
après (§ 4.1.1).
4.1.1 Démarche et limites du mode opératoire
Les profils géologiques ont été élaborés à partir de logs de sondages recueillis dans les sources
indiquées dans le paragraphe 4.1.2.
La figure ci-dessous est un aperçu de l?ensemble des sondages disponibles dans le secteur concerné
par l?étude, au nord ouest de Paris.
Figure 25 : Carte des sondages entre St Lazare et La Défense (InfoTerre)
Les sondages situés à proximité des tracés (reliant Haussmann Saint-Lazare à La Défense), à une
distance d?environ 150 m, ont été projetés sur les différentes options afin d?élaborer les profils en
long géologiques. La géologie a été interpolée entre les différents sondages en se basant sur la
morphologie et l?organisation structurale du Bassin Parisien, décrites ci-après (§.4.2).
Les niveaux des nappes phréatiques dans les sondages (représentés dans les profils) sont
représentatifs de la situation hydrogéologique lors de l?exécution du sondage. Au stade de l?étude,
ces niveaux de nappe ont été considérés comme moyens. Pour les phases ultérieures d?études il
faudra prévoir des campagnes de mesures à des points particuliers.
Par souci de complétude, la formation des craies blanche à silex a été décrite dans la suite du
présent document, bien qu?elle n?intéresse pas le projet en étude.
37/106
4.1.2 Sources
Les sources ayant permis l?élaboration du chapitre géologie et la création des profils géologiques
sont :
? L?IGN, en ce qui concerne l?obtention des fonds topographiques de la zone d?étude des
tracés ;
? L?EPAD, recherche de sondages complémentaires, dans les archives, avec plans
d?implantation, de rapports géotechniques et de plans des fondations des tours de La
Défense ;
? Le BRGM, et plus particulièrement, le portail géomatique d?accès aux données
géoscientifiques nommé InfoTerreTM contenant : cartes géologiques du 1/1 000 000 au
1/50 000, dossiers de la Banque de données du Sous-Sol et logs géologiques, cartes des
risques naturels et industriels, données sur les eaux souterraines ;
? L?Inspection Générale des Carrières, une visite a été effectuée auprès des archives de
l?organisation afin de connaitre les portions de tracé qui pourraient être impactées par des
zones sous minées (présence d?anciennes carrières).
? G.Filliat : « La pratique des sols et fondations » Editions du Moniteur (1981), Chapitres 29
et 30 ;
? La carte géologique Paris et sa proche banlieue à 1/25 000, Paris Ouest.
4.2 Contexte général
Le bon niveau d?information disponible sur les formations du bassin parisien et le retour
d?expérience des creusements des lignes de métro dans le secteur ont permis de bien cibler les
enjeux et les nécessités du projet dans le stade actuel des études.
En particulier, étant bien connu que le comportement au creusement peut être très différent dans les
diverses formations, une attention particulière a été portée au positionnement des limites entre les
couches. Ce qui a permis de proposer, dans le respect des besoins de dessertes explicités, des
options de tracés les plus sûres possible en minimisant les impacts sur le dense bâti de surface.
4.2.1 Contexte morphologique
Les éléments essentiels du relief interceptés par les tracés sont :
? la vallée fluviale de la Seine, large et sinueuse, véritable plaine alluviale ;
? les plateaux encaissants, Plate-forme du Calcaire de St-Ouen, Plate-forme du Calcaire
grossier;
? les buttes témoin isolées entre les plaines alluviales, la butte de l?Etoile.
4.2.2 Contexte géologique
La région parisienne apparaît comme un vaste bassin sédimentaire calme. Les couches se présentent
comme un entablement régulier d?épaisseur et de nature variées. Cette région n?a pas été affectée
par des mouvements tectoniques intenses, susceptibles de contrarier la géométrie simple de ce grand
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ensemble sédimentaire. L?empilement des couches est marqué par de larges ondulations orientées
W.NW/E.SE. De plus, dans l?alignement de la place de L?étoile et de la butte Montmartre se
dessine l?axe d?un léger anticlinal que les tracés préconisés interceptent.
4.2.3 Contexte hydrogéologique
Diverses formations interceptées par les tracés sont des réservoirs aquifères dont les caractéristiques
varient au gré des changements de faciès, seules les Argiles Plastiques sont nettement
imperméables. Compte tenu de ces niveaux imperméables, de l?épaisseur des différentes formations
aquifères et des surfaces piézométriques, on distingue dans le secteur traversé (du haut vers le bas
de la colonne stratigraphique) :
? Nappe des Alluvions : les terrasses d?alluvions quaternaires sont aquifères dans la partie
basse de la vallée de la Seine. L?épaisseur mouillée des sables et graviers peut atteindre 10
m. Cependant dans Paris-Rive droite, la nappe des alluvions a considérablement baissée par
suite du développement du réseau d?assainissement, des épuisements dans les ouvrages
souterrains et de l?effet de drainance par les nappes sous-jacentes exploitées de manière
intensive. Les circulations aquifères y restent très importantes. Cette nappe apparait sur les
profils au niveau de Saint Lazare et dans la vallée de la Seine.
? Nappes du Calcaires de Saint-Ouen. : les calcaires de Saint-Ouen constituent le réservoir
de la première nappe libre dans le 18e arrondissement.
? Nappes des Sables de Beauchamp : les sables de Beauchamp sont aquifères sur des
surfaces importantes au Nord de Paris.
? Nappes des Calcaires Grossiers Lutétiens : le Lutétien contient une nappe très importante
par son extension et son épaisseur. Dans certains secteurs les calcaires sont dénoyés. Dans le
8ème arrondissement et à Levallois, elle est en charge sous les Alluvions.
? Nappes des Sables Yprésiens : la nappe dite « du Soissonnais » est contenue dans les
sables yprésiens, partout où les sables s?enfoncent sous le Lutétien (Calcaires grossiers) la
nappe devient captive.
4.2.4 Grandes caractéristiques du Bassin Parisien
Les grandes caractéristiques morphologiques suivantes sont à retenir pour la Région Parisienne :
? simplicité des structures : empilement régulier de couches subhorizontales ;
? successions lithologiques variées ;
? existence d?une couverture quaternaire continue ;
? abondances des eaux souterraines ;
? présence du gypse ;
? large exploitation passée de nombreuses formations ;
? grand encombrement actuel du sous sol.
39/106
4.3 Description des formations rencontrées
La figure ci-dessous présente la colonne stratigraphique type de la géologie du Bassin Parisien.
Figure 26 : Colonne stratigraphique synthétique des formations rencontrées
Selon la carte géologique de Paris et sa proche banlieue au 1/25 000ème. Les paragraphes suivant
listent, du plus anciens au plus récents, les différents niveaux stratigraphiques rencontrés sur les
tracés préconisés.
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4.3.1 Craies blanches à silex (Campanien) : c6
La craie est un calcaire blanc, tendre, traçant, formé de carbonate de chaux presque pur, coupé de
lits de silex noirs. Elle affleure immédiatement à l'aval de Paris le long de la Seine, mais au droit
des tracés, elle peut-être observée à environ 80 m de profondeur dans le secteur de St Lazare et à
environ 90 m à La Défense. (En raison de sa très grande profondeur la craie n?est pas représentée
sur les profils géologiques.)
4.3.2 Calcaires et Marnes de Meudon (Sélandien/Montien) : e1
Les calcaires et marnes rapportés au Montien se présentent sous plusieurs aspects : marnes
argileuses, crayeuses, sableuses, calcaires durs, « pisolithiques », en rognons, en plaquettes,
crayeux. Ils sont observés à environ 74 m de profondeur dans les secteurs de St Lazare et La
Défense.
4.3.3 Sables du Soissonnais, Fausses Glaises, Sables d?Auteuil et Argiles plastiques
(Yprésien) : e3-4
Cette formation est constituée par la succession suivante :
? Conglomérats de Meudon : un conglomérat ossifère de 40 cm d?épaisseur, contenant des
ossements brisés de vertébrés et des mollusques (observés à environ 70 m au droit de St
Lazare).
? Argiles Plastiques : argiles grises, jaunes et bariolées souvent lie-de-vin à nodules de
calcaires et grains de limonite pulvérulente. Elle est constituée d?illite et Montmorillonite.
Elle renferme du lignite, pyrites, gypses, galène, etc.
? Sables d?Auteuil : ces sables sont composés de grains de quartz, parfois ferrugineux et
feldspathiques et parfois indurés par la limonite ou la marcassite. Epais de 1,5 à 2 m en
moyenne, ils peuvent atteindre 4 m dans l?Ouest parisien.
? Fausses Glaises du Véxin : argiles brunes ou noires alternant avec des bancs sableux,
riches en pyrites et en cristaux de gypses. Son épaisseur régulière atteint 10 m au droit de la
gare St Lazare.
? Sables supérieurs ou sables du Soissonnais : sables quartzeux aquifères blancs à grisâtres
peu roulés de plusieurs mètres d?épaisseur. Ils sont riches en minéraux lourds (pyrite,
marcassite, disthène, hématite, zircon ou tourmaline, etc.) Ils contiennent des lentilles
argileuses épaisses parfois de plusieurs mètres.
? Sables de Cuise : sables fins glauconieux, riches en fossiles marins, des couches argileuses
y sont également intercalées.
Ces formations sont recoupées par les trois tracés de tunnels à des profondeurs variables.
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4.3.4 Calcaires grossiers (Lutétien moyen et inférieur) : e5a-b
Les Calcaires grossiers sont constitués de bancs calcaires marins généralement fossilifères dont la
partie supérieure a été le siège d?une importante exploitation de pierre de taille. Le calcaire grossier
débute par un niveau sableux quartzeux à grains de glauconies, petits galets noirs et fossiles, dont
l?épaisseur ne dépasse pas 3 m. L?épaisseur totale de cette formation est comprise entre 9 et 16 m
environ.
? Le Lutétien inférieur : correspond à des calcaires bioclastiques fortement teintés de
glauconie avec des alternances de grès calcaires et de niveaux sableux à ciment carbonaté en
grande partie désagrégé. Son épaisseur varie de 3 à 8 m.
? Le Lutétien moyen : est constitué de petits bancs calcaires bruns ou beiges, alternativement
très durs à tendres, poreux à massifs, comprenant quelques passages centimétriques sableux
et argileux gris. Sont épaisseur varie entre 3,5 m et 10 m.
En particulier, au droit de la Gare Saint Lazare, ces calcaires peuvent contenir des bancs de gypses.
4.3.5 Marnes et Caillasses (Lutétien supérieur) : e5c
Les Marnes et Caillasses constituent une série laguno-lacustre puissante de 10 m d?épaisseur
environ. Au sommet prédominent des marnes blanches plus ou moins argileuses et magnésiennes et
à la base, les bancs de calcaires siliceux (caillasses) deviennent nombreux. Des feuillets argileux et
plusieurs bancs de calcite grenue, cristalline, sans consistance, s?insèrent dans la moitié inférieure
de l?assise. Elle peut atteindre 40 m d?épaisseur sous la butte Montmartre et autour de la colline
elle-même, où les bancs gypseux y sont particulièrement abondants. Le calcaire grossier supérieur
sous-jacent (compris dans cette formation), est constitué par une série de bancs massifs, compacts,
bien lités, séparés par de minces lits sableux ou marneux. Cette formation peut atteindre 8 m
d?épaisseur.
4.3.6 Sables de Beauchamp (Bartonien inférieur) : e6a
Les sables de Beauchamp sont représentés par des sables quartzeux vert foncés, bleus, vert ou gris
assez fins devenant plus argileux à la base. Ils renferment des bancs de calcaires plus ou moins
gréseux et des bancs de gypses albastroïdes à saccharoïde. Leur épaisseur est de 10m au moins dans
les quartiers Nord de Paris, voir 15 à 20 m.
4.3.7 Calcaire de Saint Ouen et Calcaires de Ducy (Bartonien /Marinésien inférieur) : e6b1
Cette formation laguno-lacustre est constituée d?une alternance de bancs calcaires parfois siliceux et
de marnes à passées d?argiles sombres à dominance d?attapulgite (argile magnésienne, fibreuse).
Les calcaires sont blancs, crème à rosées. Les bancs de gypse, généralement saccharoïdes, sont
fréquents dans les arrondissements du nord de Paris (18ème, 9ème, 10ème et 19ème). D?une
épaisseur moyenne de 12 m, dont 50% en moyenne de calcaire dur, cette formation est la couche la
plus résistante des diverses strates tertiaires.
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4.3.8 Sables de Monceau ou sables verts infra-gypseux (Bartonien/Marinésien supérieur.) :
e6b2
Ce sont des sables verts plus ou moins gréseux, contenant des bancs d?argiles, de calcaire marneux
et de gypses saccharoïdes. Leur épaisseur est assez constante, sur la rive droite de la Seine, où il est
peu érodé : 2 à 3 m d?épaisseur observé sur la plaine de Monceau et le long de l?avenue Kléber.
4.3.9 Masses et marnes du Gypse (Eocène, Priabonien, Ludien moyen) : e7b
Cette série comprend trois masses de gypse séparées par deux assises marneuses. En commençant
par le haut : 1ère Masse de gypse, Marnes à fers de lance, 2ème masse du gypse, Marnes à Lucines,
3ème Masse du gypse.
? Troisième Masse du gypse : renferme trois filets de gypse cristallisés en « pieds-d'alouette
» intercalés dans le gypse saccharoïde;
? Les Marnes à Lucines sont constituées par des marnes blanches renfermant plusieurs bancs
gypseux. En partie supérieure, elles offrent parfois une couche marneuse fossilifère, à
empreintes de Lucina inornata, Turritella incerta, Cerithium roissyi. Leur puissance ne
dépasse pas 4 mètres ;
? La deuxième Masse, qui peut atteindre 7 mètres, est formée également de gypse
saccharoïde où s'insèrent plusieurs lits de cristaux lancéolés et quelques bancs marneux : les
fossiles y sont rares.
? Les marnes sous-jacentes, nommées « Marne d'entre-deux-masses » ou « Marne à fers
de lance », marnes blanchâtre avec, dans leur partie moyenne, de beaux spécimens de
gypse cristallisé de la variété « fer de lance ». Épaisseur 5 à 6 mètres.
? La première masse, ou Haute Masse, est puissante de 16 à 20 mètres, composée de bancs
épais de gypse saccharoïde, sans délits marneux, de couleur blanc rosé, roussâtre et gris
clair. Le gypse renferme de nombreux ossements appartenant à la faune décrite par Cuvier.
4.3.10 Colluvions et Alluvions : EC, Fz, Fy
? Eboulis et Colluvions : formations de versant. Les niveaux argileux et sableux de
l?Oligocène et de l?Eocène supérieur très fluant mais peu solubles se retrouvent en éboulis
sur les pentes des buttes témoins et aux pourtours des plateaux. Les éboulis entre St Lazare
et porte de Clichy sur le tracé nord contiennent des marnes et du gypse (sondages
01832D0605/S2 et 01832D0608/S1)
? Alluvions modernes quaternaires : les alluvions modernes présentent un complexe
d?éléments sableux et argileux où s?intercalent des lits de graviers et de galets calcaires. Les
limons gris à jaunâtres, dont l?épaisseur peut dépasser 5 à 8 m, au voisinage de la Seine ou
dans son ancien lit, renferment des bancs tourbeux continus. Parfois des formations
calcareuses, tuffacées et peu consistantes appelées « Falaises » s?intercalent dans les
couches argilo-sableuses.
43/106
? Alluvions anciennes, basses terrasses, quaternaires : les alluvions anciennes constituent
de vastes formations de remblaiement déposées par la Seine en terrasses successives. Elles
sont constituées par des matériaux prélevés dans les formations traversées par le fleuve en
amont. Les éléments quartzeux, silex et meulières prédominent. Des calcaires du Lutétien,
des roches granitiques et des chailles jurassiques sont fréquents dans les graviers de la
Seines. Les alluvions sont généralement grano-classés, un conglomérat plus ou moins dur
appelé « calcin » est observé à la base jusqu?à un sable gris rubéfiés visible au sommet. Les
basses terrasses traversées peuvent atteindre 12 m (épaisseur moyenne 7 à 8 m), elles sont
limitées au Nord par un demi-cercle suivant à peu près un chenal creusé dans le substratum
tertiaire à l?altitude +21m NGF entre Quinze-Vingt, République, la gare Saint Lazare,
l?Elysée et rejoignant le cours actuel de l?Alma.
4.3.11 Remblais et Dépôts anthropiques : X
On peut distinguer les remblais de surélévation, en bordure de Seine et ses anciens bras, les
remblais de voiries et les remblais de carrières à ciel ouvert ou en galerie. Ces remblais ont permis
de canaliser la Seine et de surélever les zones inondables en bordure du Fleuve. Ces remblais
peuvent dépasser 10 m d?épaisseur, avec une épaisseur moyenne de 5 m. Ces remblais ont été
répandus en bordure de Seine au pied de la Défense (Hauts-de-Seine). Ils ont également servis à
réduire la rupture de pente de certaines grandes avenues dont l?Avenue des Champs Elysées et celle
de la Grande Armée entre la rue Brunel et la porte Maillot (17ème arrondissement) sur une
épaisseur de 6 m environ. Les remblais de carrières ont permis de combler les anciennes ballastières
dans les alluvions anciennes et les carrières à ciel ouvert de Gypse et de Calcaire grossier et ce, pour
retrouver la topographie originelle après exploitation.
4.4 Identification des risques naturels
La région parisienne est sujette à de nombreux risques naturels (géologiques, hydrogéologiques) ou
induits par l?homme et ses activités.
Le projet étant réalisé entièrement en souterrain, il ne présente pas de risque de mouvement de terre
qui pourrait être liés au caractère instable des éboulis de pente de surface.
4.4.1 Risques de carrières et de cavités
La plupart des formations géologiques ont été exploitées dans Paris et sa banlieue pour la
construction des bâtiments et des voies, puis remblayées.
Une carte donnant la position des anciennes carrières de la ville de Paris est présentée dans la
Figure 27 . Les carrières de gypses (hachures), de Calcaires grossier et de Craie (pointillés), d?argile
plastique, d?alluvions et de loess étaient les plus importantes. La majorités sont abandonnées
aujourd?hui. Beaucoup de ces exploitations, commencées à ciel ouvert, ont été poursuivies en
galeries.
44/106
Figure 27 : Carte des carrières (d?après IGC)
Les tracés Porte de Clichy passent à proximité des anciennes carrières de gypse du nord de Paris et
à l?est d?une ancienne sablière au niveau de Levallois-Perret.
Les tracés Porte Maillot passent non loin de la carrière de calcaires grossiers de Chaillot à l?ouest de
Paris.
Aux alentours du secteur de la Défense, des nombreuses anciennes carrières ont été remblayées sur
la commune de Courbevoie (cf. Figure 28 ) contrairement à celles situées sur la commune de
Puteaux. Certaines d?entre elles ont été confortées et sont actuellement utilisées comme décors de
cinéma.
Figure 28 : Anciennes carrières remblayées à Courbevoie (d'après IGC)
45/106
4.4.2 Risques de dissolution de gypses
Le risque de dissolutions des gypses (en violet) contenus dans les différentes formations traversées
par le projet (en bleu cyan), est principalement concentré dans le nord de Paris (entre St Lazare et
Porte de Clichy) comme l?illustre la Figure 29 où les emprises des trois tracés de base sont
représentées.
Ce phénomène est d?autant plus important que la formation chargée en gypse est proche de la
surface et ce, en raison des infiltrations d?eaux météoriques. En profondeur, cette dissolution est
importante lors de la circulation des eaux souterraines au sein des formations aquifères. Si les eaux
sont stagnantes, le phénomène de dissolution est négligeable.
Figure 29 : Schéma des carrières présentent en région Ile de France
Les formations tertiaires potentiellement gypsifères rencontrés sur le projet sont les suivantes :
? Colluvions ou éboulis de pentes
? Masses et marnes du gypse
? Sables de Monceau
? Calcaires de St Ouen
? Sables de Beauchamp
? Marnes et Caillasses
? Calcaires grossiers supérieurs
46/106
Le phénomène de dissolution de gypses (évoluant rapidement si une circulation d?eau est créée)
provoque par la suite des vides assimilables à des karsts. Ils s?accompagnent de décompressions et
d?apparitions de fontis en surface.
Les tracés Porte de Clichy sont principalement affectés par ce risque. Ils traversent la zone dite
« supplémentaire comportant des poches de gypse » sur environ 400 m (entre pk 1+300 et pk
1+700) et la zone comportant des poches de gypse sur un linéaire de 1700 m (entre pk 1+700 et pk
3+400) (cf. Annexe 6).
4.4.3 Risque de karstification des calcaires
Les formations calcaires présentent des risques de karstification provoqués par la circulation d?eaux
météoriques chargées de gaz carbonique (eaux acides) entrainant la dissolution des carbonates. Des
volumes de vides de taille diverse peuvent être rencontrés.
Certains sondages présentent des traces de dissolutions des calcaires, par exemples :
? les Marnes et caillasses du sondage 01832D0078/F (vers St-Lazare) sont meuliérisées et
contiennent des cavités en partie supérieure ;
? les calcaires grossiers du sondage 01832D0226/S17 (pk 0+583 du tracé sud) présentent
quelques méats.
Les trois familles de tracé sont concernées par ce risque.
4.4.4 Risques d?inondation et de variations des nappes souterraines
Les zones inondables se trouvent au niveau de la gare St Lazare et en bordure de Seine, lors du
franchissement de celle-ci vers la Défense. Les cartes indiquant le niveau de plus hautes eaux dans
le département des Hauts-de-Seine et sur la commune de Paris sont fournies en annexe 7.
Les variations du niveau des nappes souterraines peuvent être dues soit à la dépression des nappes,
dans le cas de pompage intensif par exemple, soit à la remontée des nappes, principalement dans le
cas d?inondation (fortes précipitations). Ces deux phénomènes peuvent engendrer les modifications
hydrogéologiques décrites ci-après.
? Effets dus à la dépression des nappes:
o apparition de petites nappes perchées et de circulations d?eau localisées ;
o lessivages des sols, décompressions et dégradations des sols porteurs ;
o dissolution de gypse.
? Effets dus à la remontée des nappes :
o ennoyage de sous-sols ;
o déstabilisations des vides souterrains (carrières, dissolution du gypse) par évolution
mécanique ;
o saturation de certains terrains et remise en mouvement des particules fines ;
o modification du comportement des nappes en période de crue (lessivage terrain).
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Ci-après les zones ayant été identifiées comme à risque par le PPR inondation de la ville de Paris.
Figure 30 : Extrait du PPR inondation de la ville de Paris (d?après www.prim.net)
Les trois familles de tracé sont concernées par ce risque.
4.4.5 Risques de retrait-gonflement
Le phénomène de retrait-gonflement correspond à un risque lié aux changements d'humidité de
certaines formations géologiques argileuses. Ces sols jouent un rôle d'éponge et se gonflent lors de
période pluvieuse et ils se rétractent lors de période de sécheresse. Ainsi, la variation de la teneur en
eau des terrains fait varier leur volume et modifie certaines de leurs caractéristiques mécaniques ce
qui provoque des tassements différentiels qui se manifestent par des désordres affectant
principalement le bâti.
Pour hiérarchiser la susceptibilité supposée vis-à-vis de cet aléa, le BRGM a établi une
classification de ces matériaux sur la base de trois caractéristiques principales quantifiables :
? la nature de la formation,
? la composition minéralogique de la phase argileuse (proportion de minéraux gonflants de
type smectites et interstratifiés),
48/106
? le comportement géotechnique des terrains (évalué à partir de la VBS et de l?indice de
plasticité du matériau).
La figure ci-dessous présente la carte d?aléas retrait gonflement des argiles de surface sur la zone du
projet (données non disponibles pour la commune de Paris).
Figure 31 : Carte d'aléas de retrait gonflement des argiles (BRGM)
Ont été ainsi considérées comme présentant :
? un niveau d?aléa fort :
? Marnes supragypseuses ;
? Fausses glaises, sables d?Auteuil, Argile plastiques, Conglomérat de Meudon ;
? un niveau d?aléa moyen :
? Marnes à Pholadomies ludensis + 4ème Masse du gypse ;
? Masses et marnes du gypse
? Colluvions issues de formations argileuses.
Le tunnel des tracés Porte Maillot a un linéaire plus important que les deux autres familles de tracé,
dans les formations dites d?aléa fort des fausses glaises, sables d?Auteuil, argile plastiques,
conglomérat de Meudon.
Cependant le risque est dépendant de la présence d?eau et du caractère superficiel et affleurant de la
formation présentant ce risque. La probabilité d?observer ce phénomène en profondeur reste
négligeable voir nul.
A noter que la formation des Fausses glaises du Véxin peut également être le siège d?une oxydation
exothermique des pyrites lors du rabattement de la nappe.
49/106
4.4.6 Risque de présence de blocs
Les marnes infragypseuses, du fait de leur position stratigraphique, ont été le plus souvent
remaniées au cours des temps géologiques. Cependant la présence de blocs de dimensions diverses
peut être gênantes dans le cadre de travaux souterrains en raison de la variation brusque de
résistance des matériaux rencontrés.
La grésification des sables de Beauchamp est assez régulière en tête et base de la formation. Les
grès diffus en formes de boules, assez fréquents vers la base, peuvent parfois atteindre ou dépasser 2
à 3 m3. Les travaux souterrains peuvent être contraints par la présence de grès en dalles ou en
boules à la base de cette formation.
Sur les tracés Porte de Clichy la formation des sables ou grès de Beauchamp est plus superficielle
que sur les deux autres familles de tracé. De ce fait, cette formation se trouve à la hauteur du tunnel
ce qui peut-être contraignant comme expliqué ci-dessus.
4.5 Principales recommandations
Nous rappelons que ces études sont basées sur des données bibliographiques (InfoTerreTM, EPAD,
etc.). De ce fait, des sondages complémentaires et une caractérisation des formations rencontrées
devront être réalisés dans des zones nécessitant une connaissance précise de l?organisation du sous
sol. Le manque de données pouvant avoir un impact sur le choix des techniques d?excavation en
souterrain et sur le dimensionnement des structures de soutènement au droit des stations
souterraines. La quantité de sondages complémentaires serait plus importante sur le tracé nord pour
lequel les données bibliographiques sont moindres et les sondages disponibles n?atteignent pas la
profondeur du tunnel.
Il est également à noter que sur les planches figurent les niveaux piézométriques mesurés lors de la
réalisation des sondages. La majorité des sondages ayant été réalisés dans les années 60 à 80, ces
niveaux d?eau indicatifs ne constituent en rien le niveau des nappes phréatiques actuelles.
De plus, il sera important de ne pas provoquer de circulation des eaux au sein des formations
aquifères contenant du gypse par modification du régime hydrogéologique du site (pompage
intensif, fuite de réseaux, injections, etc.).
4.6 Indications pour la définition du tracé
Les informations géologiques décrites ont conduit à identifier un certain nombre de critères à
prendre en compte pour le positionnement altimétrique du tracé tunnel :
? favoriser le tracé dans les Calcaires grossiers et les Marnes et caillasses ;
? préférer avoir une formation compétente sus-jacente ;
? limiter le linéaire de tracé dans les formations sableuses ;
? éviter les formations siège de dissolution ;
? limiter le linéaire de tracé dans les formations susceptibles de retrait-gonflement
? éviter les formations susceptibles de venues d?eau.
50/106
4.7 Proposition de programme de sondages complémentaires
Dans la suite on détaille une proposition de programme de reconnaissance visant à lever les
principales incertitudes géologiques, géotechniques et hydrogéologiques dans le cadre des études
ultérieures des schémas de principe de l?extension d?ÉOLE à l?Ouest.
Les informations résumées précédemment sont, en grande majorité, issues d?études
bibliographiques et de l?expérience du creusements des métros et RER dans le bassin parisien. La
campagne de reconnaissances définie permettra de réduire les incertitudes, listées ci après, qui
persistent suite à l?analyse des données obtenues à ce stade d?étude :
? Préciser la distribution spatiale des couches géologiques ;
? Déterminer les caractéristiques de résistance et de déformation de chaque formation
géologique traversée ;
? Préciser la granulométrie des formations sableuses traversées ;
? Définir la position des nappes et leurs oscillations ;
? Etudier la possibilité de revalorisation des matériaux extraits.
4.7.1 Tunnel - section courante, tremie d?accès et puits
Des puits de ventilation et issues de secours (pas de 800 m), sont prévus le long du tunnel de même
qu?une trémie d?accès au terminus de La Folie. A proximité de ces emplacements le programme
d?investigations visera à définir :
? le choix du tunnelier ;
? la détermination de la pression de confinement nécessaire au front de taille pour garantir la
stabilité et minimiser les déplacements dans les différents types de terrains traversés ;
? les soutènements à appliquer (voussoirs et parois des puits) ;
? les mesures nécessaires à garantir l?étanchéité des excavations ;
? les mesures éventuelles pour contrôler les tassements en surface et les effets des
excavations.
Suite à l?analyse des contraintes géologiques impactant le tracé Nord, des risques géologiques
majeurs ont été mis en évidence. Pour minimiser ces risques dans les phases ultérieures, la
consistance et l?étendue de la campagne définie au droit du tracé Nord sera plus importante.
Les investigations comprendront :
? Un sondage carotté tous les 800 m sur les tracés Porte Maillot et Ternes, et tous les 500 m
sur le tracé Porte de Clichy où les données actuelles sont moindres. La profondeur des
sondages devra atteindre environ 10 m de plus que le niveau bas du projet (avec 45 m de
profondeur en moyenne).
Ces sondages carottés permettront le prélèvement d?échantillons intacts tous les 10 m de
profondeur environ (classe 1 selon la norme AFNOR X-P-94-202) et remaniés tous les 5 m
de profondeur environ (classe 2 et 3 selon la norme AFNOR X-P-94-202). Au moins deux
prélèvements d?échantillon par formation rencontrée devront être effectués.
51/106
? A minima 10 sondages destructifs devront être réalisés le long de chaque tracé. Leur
emplacement se fera par rapport au positionnement des puits.
Ces sondages permettront la réalisation de 2 à 3 essais de perméabilité par formation
recoupée par le projet. Les profondeurs auxquelles effectuer les essais seront à déterminer à
l?aide des sondages carottés associés. Ces sondages devront ensuite être équipés de tubes
crépinés par partie et d?un massif filtrant afin de réaliser un suivi piézométrique des
différentes nappes rencontrées par le projet (nappe des sables de Beauchamp, des Calcaires
grossiers, etc.). Ce suivi s?étalera sur une année.
? Des essais de laboratoire seront prévus sur les différents échantillons prélevés afin d?estimer
la nature, les caractéristiques mécaniques des formations, leur comportement au creusement
(tenue du front, tassements, etc.) et leur possibilité de réutilisation (voir à ce sujet le chapitre
4.7.4). Ces essais de laboratoire permettront, en particulier, la détermination à court et long
terme des paramètres suivants :
o paramètres de densité ;
o résistance à la compression des formations rocheuses ;
o cohésion et d?angle de frottement des formations meubles ;
o paramètres de dégradabilité et leur composition pour leur revalorisation.
4.7.2 Stations souterraines
Afin de définir le contexte tridimensionnel géologique, géotechnique et hydrogéologique au droit de
chaque station souterraine (y compris les stations d?extrémité du tronçon, HSL et La Folie), des
investigations complémentaires y seront implantées. Ces sondages additionnels ont pour but
principal de :
? dimensionner les structures de soutènement de la future station ;
? définir les mesures nécessaires à garantir l?étanchéité des excavations ;
? arrêter les mesures éventuelles pour contrôler les tassements en surface et les effets des
excavations.
Les investigations comprendront, à minima pour chaque station prévue (y compris HSL et La
Folie) :
? Entre 2 et 3 sondages pressiométriques. La profondeur, d?une moyenne de 55 m, sera égale
au double de la profondeur des voies permettant d?obtenir les caractéristiques
pressiométriques (pression limite, pression de fluage et module pressiométrique) de chaque
formation traversée afin de dimensionner les structures de soutènements et les fondations de
l?ouvrage. Un essai pressiométrique sera réalisé tous les 1,5 m de profondeur. Ce sondage
sera équipé de tube piézométrique afin d?identifier les niveaux de nappes au droit de chaque
station ;
? Entre 2 et 3 sondages destructifs de profondeur moyenne de 45 m permettant le prélèvement
d?échantillons remaniés de classe 2 et 3 et la réalisation d?essais de perméabilité et ce, afin
de permettre la définir les propriétés d?injectabilité des terrains (technique de traitements des
terrains) en vue de l?entrée et la sortie du tunnelier dans la station ou en tremie.
52/106
? Un sondage carotté sera à prévoir au droit de chaque station. Des échantillons intacts (classe
1) devront être prélevés au sein de chaque formation recoupée afin de réaliser des essais
mécaniques. Ces derniers permettront la détermination des paramètres suivants à court et
long terme afin de dimensionner les structures de soutènement envisagées au droit des
stations souterraines :
o paramètres de densité ;
o résistance à la compression des formations rocheuse et leur module de déformation ;
o cohésion et d?angle de frottement des formations meubles.
4.7.3 Détail estimatif du nombre de sondages par tracé
Les quantités données dans le tableau suivant y sont à titre indicatif, les valeurs pouvant varier en
fonction des options de tracé étudiées.
Tableau 3 : Proposition de nombre de sondages dans le cadre d'études ultérieures
Tracé Porte de
Clichy Tracé Ternes Tracé Porte
Maillot
Linéaire de tracé (sur base tracé CNIT) 9,4 km 7,8 km 7,9 km
Nombre de stations y.c. HSL et La Folie 4 3 4
Sondages carottés 19 10 10
Alignement Sondages destructifs
+ Piézomètre
19 10 10
Sondages carottés 4 3 4
Sondages
pressiométriques
12 9 12 Stations
souterraines
Sondages destructifs +
Piézomètre
12 9 12
Echantillon
(classe 1)
100 60 63
Prélèvement
Echantillon
(classe 2 et 3)
200 120 126
Essai de perméabilité 248 152 176
53/106
4.7.4 Détail estimatif du nombre d?Essais de laboratoire
Une série d?essais de laboratoire sera prévue sur les échantillons prélevés. Ces essais viseront à
déterminer les caractéristiques de comportement des matériaux et leur possibilité de réutilisation et
revalorisation.
Les essais mécaniques seront réalisés sur les échantillons intacts de classe 1. Les essais
d?identifications seront réalisés sur les échantillons remaniés (classe 2 et 3).
Les essais d?identification comprendront :
? Mesure de teneur en eau
? Mesure de densité apparente
? Mesure des limites d?Atterberg
? Essais de granulométrie et Sédimentométrie
? Essais Los Angeles sur échantillon rocheux
? Essais de Microdeval humide sur échantillon rocheux
? Mesure de Fragmentabilité sur échantillon rocheux
? Mesure de Dégradabilité sur échantillon rocheux
Les essais mécaniques comprendront :
? Essai triaxial CU+u, essai consolidé non drainé avec mesure de pression interstitielle, afin
de déterminer les paramètres de cohésion court terme (Cu) et le facteur d?augmentation de la
cohésion (?u) ainsi que la cohésion (C?) et l?angle de frottement à long terme (??)
? Essais de cisaillement drainé à la boîte de Casagrande permettant d?évaluer les paramètres
de cohésion (C?) et l?angle de frottement à long terme (??)
? Essai de compression simple sur échantillon rocheux avec mesure de Module de
déformation permettant de déterminer la résistance à la compression du matériau testé (Rc)
Une estimation du nombre d?essais de laboratoire à prévoir en fonction des différents tracés est
consignée dans le tableau ci-après.
54/106
Tableau 4 : Proposition de nombre d?essais de laboratoire
Tracé Porte de Clichy Tracé Ternes Tracé Porte Maillot
Essais d?identification
Granulométrie et
Sédimentométrie
100 60 63
Teneur en eau naturelle 100 60 63
Densité apparente 100 60 63
Limites d?Atterberg 100 60 63
Los Angeles 100 60 63
Micro Deval Humide 100 60 63
Fragmentabilité 100 60 63
Dégradabilité 100 60 63
Essais mécaniques
Essai triaxial CU+U 33 20 21
Essai de cisaillement CD 33 20 21
Essai de compression
simple avec mesure de
module de déformation
33 20 21
4.7.5 Estimation des coûts de la campagne complémentaire
Sur la base des prix moyens issus de projets similaires récents en environnement urbain, le coût de
chaque campagne de reconnaissance est estimé à :
? 649 000 ¤ HT dont 10% pour les essais in-situ pour le tracé Nord-Porte de Clichy,
? 402 000 ¤ HT dont 13% pour les essais in-situ pour le tracé centre-Ternes,
? 458 000 ¤ HT dont 15% pour les essais in-situ pour le tracé Sud-Porte Maillot,
55/106
4.8 Analyse multicritère géologique des trois familles de tracés en étude
Ces points ont conduits à la définition d?un certain nombre de risques liés à la géologie devant être
quantifiés et traités de façon adéquate dans les phases suivantes de projet en particulier :
? Profondeur investiguée par les sondages disponibles ;
? Présence de gypse ;
? Zone de dissolution ;
? Proximité des anciennes carrières ;
? Formations compétentes sus-jacentes ;
? Linéaire du tracé dans des formations sableuses ;
? Risques de venues d'eau ;
? Déformation de la section excavée ;
? Risque de retrait-gonflement des argiles.
? Coûts de campagne supplémentaire pour enlever les incertitudes principales
Dans le tableau qui suit une analyse comparative des risques géologiques liés aux familles de tracés
prises en compte est proposée. Les variantes dans l?emprise de La Défense, qui présentent une
géologie très similaire, semblent être, au stade des connaissances actuelles, équivalentes vis-à-vis
des risques géologiques. De ce fait l?analyse multicritères géologiques n?a été menée que sur la
portion des tracés entre St Lazare et la Seine.
Une note relative et une pondération du risque a été affectée à chacun des risques identifiés:
Note Pondération
? 0 insuffisant
? 1 Moyen
? 2 Acceptable
? 3 Satisfaisant
? 0 conséquences nulles sur projet
? 1 faible conséquence en termes de coûts et
délais du projet
? 2 conséquences réduites en termes de coûts et
délais du projet
? 3 conséquences moyennes en termes de coûts et
délais du projet
? 4 conséquences fortes en termes de coûts et
délais du projet
La note globale sera alors la moyenne pondérée de toutes les notes des différents critères.
56/106
Choix du tracé P ondération 1 4 4 3 4 2 1 1 1 1
Description
Maximum 30 m sous
Levallois-Perret
Incertitude sur le
positionnement de la
limite entre Calcaires
grossiers et Sables et
argiles du Soissonnais
Risque fort
Il existe des lentilles de
gypse dans les marnes
et les éboulis entre St
Lazare et Porte de
Clichy (environ du pk
1+100 au pk 2+400)
Selon le PPR (cf. Annexe 1)
Traversée de la zone
supplémentaire comportant
des poches de gypse sur
une longueur de 400 m
(environ du pk 1+300 au pk
1+700)
Entrée dans la zone de
poche de gypse sur une
longueur de 1700 m (environ
du pk 1+700 au pk 3+400)
Carrière de gypse du
nord de Paris
Sablière au niveau
de l'entrée dans
Levallois-Perret
Aucune formation compétente
susjacente sur environ 700 m
Calcaire de Saint Ouen sur environ
2000 m
Calcaire grossier sur environ 300 m
Marnes et caillasses sur environ
2900 m
Sables ou grès de
Beauchamps sur environ
1600 m
Dans Sables ou grès
de Beauchamps
Dans la partie
supérieure des
Calcaires grossiers
- - 650'000 ¤
Résultat 1 1 1 1 1 2 1 3 3 2
Description
Environ 40 m
Couvrant l'ensemble
du tracé
Risque faible
Pas de trace de gypse
observée dans les
sondages
Pas de passage dans la
zone de dissoltion identifiée
Pas de carrières
identifiées à
proximité du tracé
Présentes sur tout le linéaire
Calcaire grossier sur environ 3800
m
Marnes et caillasses sur environ
1600 m
Sables et argiles du
Soissonnais sur environ
1300 m
Dans la partie
supérieure des
Calcaires grossiers
Dans certains niveaux
des Sables et argiles
du Soissonnais
Dans les Sables et
argiles du
Soissonnais
Dans les Sables et
argiles du
Soissonnais
400'000 ¤
Résultat 3 3 3 3 2 3 2 2 2 2
Description
Supérieure à 40 m
Couvrant l'ensemble
du tracé
Risque faible
Pas de trace de gypse
observée dans les
sondages
Pas de passage dans la
zone de dissoltion identifiée
Carrière de Chaillot
dans les Calcaires
grossiers (entre ave
Foch et Bd de
l?amiral Bruix)
Présentes sur tout le linéaire
Marnes et caillasses sur environ
2000 m
Calcaires grossiers sur environ
3600 m
Sables et argiles du
Soissonnais sur environ
1700 m
Dans certains niveaux
des Sables et argiles
du Soissonnais
Dans les Sables et
argiles du
Soissonnais
Dans les Fausses
glaises du Véxin
Dans les Sables et
argiles du
Soissonnais
450'000 ¤
Résultat 3 3 3 2 3 2 3 1 1 2
Tracé Porte
de Clichy
Tracé
Ternes
Risques de venues
d'eau
Profondeur investiguée
par les sondages
disponibles
Tracé Porte
Maillot
Présence de gypse Zone de dissolution
Proximité des
anciennes carrières
Formations compétentes
susjacentes
2,7
Risque de retrait-
gonflement des
argiles
1,4
Linéaire* du tracé dans
des formations sableuses
(* hors Défense)
Coûts campagne
supplémentaire
2,8
Déformation de la
section excavée
Score
Final
Du seul point de vue géotechnique, le tracé par Porte de Clichy apparaît nettement plus défavorable, les deux autres tracés sont équivalents
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
57/106
5 CONSTRUCTION ET CONFIGURATION DU TUNNEL
5.1 Méthodologie d?excavation
Deux méthodologies peuvent être utilisées pour la réalisation du tunnel :
? l?excavation avec les méthodes conventionnelles ;
? l?excavation avec un tunnelier.
Compte tenu de la bonne connaissance des conditions du sous-sol dans les emprises du projet, des
contraintes de planning importantes et du nombre important de bâtiments à la surface, nous
estimons que la solution au tunnelier présente une meilleure adéquation avec les exigences
économiques, techniques et environnementales du projet pour le tronçon HSL ? La Défense.
Concernant le tronçon La Folie ? La Défense, le choix de la méthode se fera en fonction de l?option
de tracé retenue et du planning.
5.2 Organisation et impacts des travaux
5.2.1 Organisation des travaux
L?ouvrage sera réalisé selon les techniques les plus récentes de forage au tunnelier, technique bien
adaptée à ce type de travaux. C?est aujourd?hui la méthode la plus sure et qui préserve au mieux les
activités en surface. Elle ne nécessite pratiquement pas d?expropriation mais de simples acquisitions
de tréfonds. Elle est couramment utilisée comme méthode constructive en milieu urbain (métro,
collecteurs d?assainissement, tunnels ferroviaires et routiers, traversées sous-fluviales?).
5.2.2 Analyse des risques géologiques
Le profil en long du tunnel est, autant que faire se peut, calé dans les marnes et caillasses et dans les
calcaires grossiers, formations bien connues et en général de bonne tenue.
Néanmoins, creuser dans ces unités géotechniques comporte des risques qui ont été identifiés au
cours de cette étude, à savoir :
? Risques de carrières et de cavités au sein des Calcaires grossiers, de la Craie et du Gypse ;
? Risques de karstification des calcaires au sein des Calcaires grossiers et des Marnes et
Caillasses ;
Une partie du profil, en sa partie la plus basse, traverse les sables et argiles du Soissonnais qui
présentent également des risques de retrait-gonflement au sein des fausses glaises, des sables
d?Auteuil, des argiles plastiques et des conglomérats de Meudon.
Enfin, ponctuellement le profil intercepte les alluvions modernes de médiocre qualité qui pourront
faire l?objet de confortements préventifs par traitement de terrain.
Les études ultérieures, grâce notamment à la campagne de reconnaissance géotechnique et
hydrogéologique définie dans la présente étude, permettront d?analyser plus finement les risques.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
58/106
5.2.3 Impact du creusement sur les immeubles et auscultations préventives
Le tracé qu?il soit monotube ou bitube chemine sous les immeubles. Le risque de tassements
dommageables pour ces immeubles est donc un problème majeur.
Pour limiter au minimum les tassements, le profil du tunnel est calé de telle manière que les
ouvrages aient une couverture de 1,5 à 2 diamètres de tunnel, et qu?ils soient le plus souvent situés
dans des horizons géologiques de bonnes tenues.
Des progrès importants ont été réalisés dans les méthodes et le contrôle du creusement au tunnelier
et notamment dans l?analyse en continu des paramètres du creusement. Il est prévu d?équiper le bâti
et les réseaux sensibles d?un système automatique, et quasiment continu, de relevé des indicateurs
de déplacement de ces immeubles ainsi que d?indicateurs caractéristiques d?un éventuelle anomalie
dans le terrain environnant le tunnel, comme les piézomètres. Ce réseau de mesures est centralisé et
analysé par des spécialistes en tenant compte des indicateurs des paramètres de creusement. Qui
sont, eux aussi relevés en continu et centralisés. Cette auscultation en continu a été développée pour
la construction de la Jubilee line à Londres et a été employée pour les métros de Barcelone et
Copenhague, elle est actuellement en service pour le métro d?Amsterdam.
5.2.4 Impact des tunnels sur la nappe
5.2.4.1 Nappes interceptées par le(s) tunnel(s)
Deux nappes sont recoupées par le(s) tunnel(s) sur une partie du tracé :
? La nappe des calcaires lutétiens ;
? La nappe des sables yprésiens.
5.2.4.2 Impacts sur la nappe
Aucune des deux nappes n?est interceptée sur toute sa hauteur. La construction de(s) tunnel(s)
n?entrainera donc qu?un effet barrage très limité, ne générant que des variations du niveau de la
nappe d?amplitude inférieure aux variations saisonnières.
5.2.5 Maîtrise du bruit et vibration
Il faut distinguer les vibrations qui se propagent dans le sol, des voies jusqu?aux constructions, et le
bruit induit, appelé bruit solidien, qui est engendré à l?intérieur des bâtiments par les vibrations. Le
bruit aérien résulte simplement d?une transmission acoustique par air.
L?importance des effets vibratoires et du bruit solidien dépend de la nature du sol, de l?ouvrage, du
bâti lui-même y compris ses fondations (voire même de son aménagement intérieur).
Bien qu?aujourd?hui aucune réglementation Française ni Européenne n?encadre ces impacts, des
solutions seront recherchées pour limiter le bruit solidien engendré dans les bâtiments.
Elles pourront consister notamment dans l?intégration de dispositifs anti-vibratiles lors de la pose de
la voie dans certains secteurs. De grands progrès ont été réalisés dans ce domaine au cours des
dernières années.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
59/106
5.3 Configuration du tunnel
Deux configurations ont été prises en compte :
? une configuration monotube
? une configuration bitube
Ces deux configurations sont présentes sur la ligne actuelle. La configuration monotube se retrouve
entre la cour du Maroc et la Gare de Magenta (trémie d?accès à la gare, tunnel réalisé par méthode
conventionnel). Entre la Gare de Magenta et la Gare HSL, on retrouve la configuration bitube
(tunnels de 6,40 m de diamètre).
Le dimensionnement est fait sur la base du matériel actuel MI2N qui est compatible avec l?UIC
505. La longueur d?un élément de 5 voitures est de 112 m et la capacité en charge de confort
(4 pers/m2) est de 1337 (dont 528 assis) voyageurs pour un élément de 5 voitures (2674 voyageurs
sur les 10 voitures).
Figure 32 : Dimensions principales du matériel roulant MI2N
Dans les courbes de rayon minimal (R = 200 m) un dévers maximal théorique de 150 mm a été pris
en compte.
5.4 Configuration monotube
En configuration monotube le tunnel est constitué d?un tube de diamètre intérieur égal à 9,40 m et
de 10,50 m extérieur (100 mm de tolérance et voussoirs de 500 mm)
Ø9.40
Figure 33 : Géométrie du tunnel monotube
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
60/106
La solution monotube peut offrir certains avantages à la fois en matière d'infrastructure et
d?installations ferroviaires :
? la configuration monotube offre une plus grande liberté de construction, il est donc possible
de situer le tracé sous les rues principales et de réduire ainsi l'impact direct sur les bâtiments
existants ;
? la communication entre les voies se fait directement dans l'espace du tunnel lui-même, sans
la nécessité de création de chambres de connexion (cross-over). Ces éléments, chambres
accueillant les appareils de voie, peuvent être difficiles à construire en particulier à cause
des terrains aquifères identifiés et de la nécessité, compte tenu de la dimension de ces
ouvrages, de réaliser ces éléments en excavation conventionnelle. Ces chambres peuvent
aussi avoir une influence négative sur le flux régulier de la ventilation ;
? le risque lié à la possibilité d?interférences géotechniques entre les deux tubes de la ligne est
supprimé.
La configuration monotube est aussi généralement caractérisée par les inconvénients suivants:
? le diamètre du tunnel doit être relativement important et doit avoir une grande profondeur
pour réduire les tassements en surface ;
? placer la station de façon plus profonde entraine des surcoûts en ce qui concerne :
o les structures de soutènement pour permettre des puits d?accès plus profonds
(comme les pieux ou les parois moulées) ;
o l'augmentation des traitements de sols qui peuvent être nécessaires pour maintenir la
stabilité du fond de fouille à cause du gradient hydraulique plus élevé ;
o l?épaisseur et le taux d'armature d'acier des principales dalles de béton en raison de
contraintes plus élevées ;
alors que le coût du reste des ouvrages en béton reste tout à fait similaire à celle des stations
superficielles ;
? il sera nécessaire de se réserver des emprises en surface pour construire des puits
intermédiaires pour les sorties de secours, ceux de ventilation étant nécessaires dans les deux
configurations ;
? un accident de train sur une des deux voies pourrait provoquer l'arrêt du service des trains
sur un tronçon spécifique comprenant le secteur de l'accident.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
61/106
5.5 Configuration bitube
En configuration bitube le tunnel est constitué d?un tube de diamètre intérieur égal à 6,45 m et de
7,25 m extérieur (100 mm tolérance et 300 mm épaisseur de voussoir).
Ø6.45
Figure 34 : Géométrie du tunnel bitube
La configuration bitube est généralement caractérisée par les avantages suivants :
? le tunnel est de diamètre plus petit. En raison d'une certaine standardisation des diamètres
(au niveau des projets internationaux), il sera généralement plus avantageux en matière de
délais et de coût de construire une TBM(s) au diamètre requis pour le bitube (comparé au
monotube) ;
? un plus petit diamètre peut généralement permettre un alignement moins profond. Cet
argument peut être d?importance réduite, dans le projet en étude, car les couches les plus
superficielles sont constituées de remblais et des dépôts ayant une mauvaise qualité. De plus
la densité des bâtiments et des réseaux urbains en surface est un facteur nécessitant une plus
grande profondeur ;
? si les alignements peuvent être conservés à faible profondeur (selon les conditions urbaines
et géologiques), les stations peuvent aussi être conçues à faible profondeur, avec les
avantages économiques mentionnés auparavant ;
? les deux voies étant indépendantes, une plus grande flexibilité est offerte pour la conception
des stations. En effet, par manque de place, 2 demi-gares indépendantes peuvent être
réalisées ;
? dans le cas d'un accident de train, le fonctionnement de l'ensemble de la ligne peut être
transféré dans le tunnel qui n'a pas été endommagé, le temps nécessaire à rétablir la
circulation dans le tunnel accidenté.
Toutefois, même cette solution n'est pas exempte de désavantages, tels que :
? en comparaison avec une option monotube (même nombre de tunneliers) la longueur de
tunnel est doublée ainsi le temps de construction pour le bitube est également deux fois plus
long. Toutefois, les volumes excavés étant à peu près équivalents, seuls les coûts de main
d?oeuvre et amortissement installations sont augmentés ;
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
62/106
? des ouvrages annexes plus importants sont généralement nécessaires :
o tubes d?interconnexion (bypass) assurant la connexion entre les deux tubes pour
raisons de sécurité,
o services provisoires (cross-over) pour basculement de la circulation d'une voie à
l'autre selon les exigences de l'exploitation ;
? la zone d'influence des effets induits en surface par les tunnels, est plus grande ; de ce fait un
plus grand nombre de bâtiments est généralement affecté par les travaux ;
? en cas de terrains de faibles caractéristiques (formations sableuses et sablo-argileuses),
l?interférence géotechnique entre les deux tubes doit être attentivement considérée. En effet,
l'excavation du premier tunnel va entraîner une modification des contraintes dans le sol et,
éventuellement, certaines zones autour du tunnel peuvent atteindre un état plastique. Par
conséquent les valeurs des paramètres du sol seront réduites à leurs valeurs résiduelles.
Ainsi, l'excavation du second tunnel va entraîner de tassements plus importants en surface.
De plus, dans le cas du prolongement du RER E à l?ouest, un des avantages du bitube est qu?il
permet une continuité du tunnel par rapport à l?existant. En effet le tronçon entre les gares de
Magenta et HSL est réalisé en configuration bitube.
5.6 Nombre de tunneliers
En fonction des solutions choisies, mais aussi de la nécessité d?accélérer la construction, le nombre
de tunneliers peut varier :
? de 1 à 2 tunneliers pour la solution monotube ;
? de 2 à 4 tunneliers pour la solution bitube ;
La méthode de creusement conventionnelle peut aussi être utilisée en fonction de l?avancement du
projet. Car cette méthode peut être réalisée en parallèle d?un creusement au tunnelier.
Les solutions préconisées dans le cas du tracé Porte Maillot sont :
? pour la solution monotube :
o 2 tunneliers partant de la Porte Maillot et excavant respectivement les tronçons Porte
Maillot ? HSL et Porte Maillot ? la Défense ;
o une excavation conventionnelle entre La Défense et La Folie ;
? pour la solution bitube :
o 4 tunneliers partant de la Porte Maillot et excavant par paire respectivement les
tronçons Porte Maillot ? HSL et Porte Maillot ? la Défense ;
o une excavation conventionnelle entre La Défense et La Folie ;
5.7 Conclusion
Chaque solution possède des avantages et des inconvénients. Le choix d?une des deux
configurations se fera en fonction du choix du tracé, des possibilités d?insertions souterraines des
gares, des besoins en ouvrages annexes (services provisoires entre autre) ainsi que du planning
envisagé.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
63/106
6 CONFIGURATION DES STATIONS SOUTERRAINES
6.1 Définition préliminaire des dimensions des quais
Le dimensionnement des espaces voyageurs repose principalement sur la connaissance du nombre
d?entrants, de sortants et de correspondants pour chaque gare. A l?heure actuelle nous ne disposons
pas de ces données. Le calcul suivant et donc inexact et repose sur une série d?hypothèses qui
devront être validées.
La règlementation à appliquer est le « règlement de sécurité contre l?incendie relatif aux
établissements recevant du public » ERP, en particulier le chapitre VII, établissement de type GA
(gare accessible au public)
L?hypothèse de dimensionnement des espaces et des correspondances est qu?un train MI2N à pleine
charge (2674 voyageurs) se vide à 50% à quai tout les 2 minutes (1337 voyageurs tout les deux
minutes). Ce raisonnement implique que l?on doit considérer que les montants sont dans des
proportions similaires aux descendants.
La réalité de l?exploitation en région parisienne montre des taux de montants/descendants qui
s?équilibrent dans le tronçon central de Paris intra-muros, mais il est probable que les études de
trafic prévisionnel donnent des chiffres déséquilibrés entre pic du matin et pic du soir en raison de
divers motifs de déplacement. Pour vérifier les niveaux de confort il faut donc connaître le nombre
d?entrant par station à l?heure de pointe.
La longueur des quais pris en compte est celle du référentiel technique, soit 235 m.
Néanmoins, il est à noter que les densités de personnes sont données dans l?article 2.2.1.1 des
ERP GA, et qu?elle est 1m² par personne en attente « sur les espaces mis à disposition du public,
déduction faite des aménagements fixes et du gros mobilier. »
Les hypothèses suivantes on été prise en compte :
? zones où les personnes ne circulent pas (effet de bord) ;
o en bord de plate-forme : 0,75 m ;
o en bord de mur de la station : 0,25 m ;
? zone de circulation des usagers : 1,4 m (correspond à deux unités de passages) ;
? zone de quai pour attente des usagers : 5,6 m.
La largeur totale du quai considérée est donc de 8,0 m.
En comparaison la largeur du quai de la station Haussmann Saint-Lazare est de 7,45 m, celle du
RER A dans Paris intra-muros varie entre 7 et 11 m. La valeur proposée semble donc raisonnable à
ce niveau d?étude.
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64/106
6.2 Gare monotube sans alternat
Dans cette configuration on utilise un ouvrage à voûte unique, avec deux galeries latérales qui
contiennent les escaliers (mécanisés ou non).
La portée de la voûte principale est de 22,8 m.
Gabarit cinématique - alignement droit
Gabarit statique - alignement droit
Gabarit cinématique - alignement droit
Gabarit statique - alignement droit 8
Figure 35 : Schéma type d?une station à 2 voies et quais latéraux
235
Figure 36 : Vue en plan d?un gare sans alternat (configuration monotube)
6.3 Gare bitube sans alternat
Dans cette configuration on utilise un ouvrage à double voûte, avec une galerie centrale qui contient
les escaliers.
La portée des voûtes principales est de 13,1 m.
8
Gabarit cinématique - alignement droit
Gabarit statique - alignement droit
Figure 37 : Schéma type d?une station à 2 voies et quai central
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6.4 Gare avec alternat (monotube et bitube)
Dans cette configuration on utilise un ouvrage à triple voûte, avec deux galeries intermédiaires qui
contient les escaliers.
La portée de la voûte principale est de 22,8 m, celle des galeries latérales est de 13,1 m.
Gab arit cin ématique - alig nement droit
Gabarit statiqu e - al igne men t d roi t
Gab arit cinématique - ali gnement droit
Gabarit statiqu e - al igne men t d roi t
8
Figure 38 : Schéma type d?une station à 4 voies et 2 quais centraux
453
Figure 39 : Vue en plan d?une gare avec alternat (configuration monotube)
6.5 Demi-gare bitube sans alternat
Afin de limiter l?emprise de la station en configuration bitube, il est possible de réaliser deux demi-
gares indépendantes. Dans cette configuration on utilise donc un ouvrage à simple voûte, avec une
galerie latérale qui contient les escaliers.
La portée de la voûte principale est de 13,1 m.
8.0
Gabarit cinématique - alignement droit
Gabarit statique - al ignement droit
Figure 40: Schéma type d?une station à 1 voies et quais latéraux
6.6 Demi-gare bitube avec alternat
De la même façon que la configuration précédente, on peut réaliser un alternat en divisant la gare en
deux demi-gares séparées. Chaque demi-gare est alors identique à une gare à 2 voies et quais
latéraux (voir Figure 35).
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66/106
7 INSERTION DES GARES
7.1 L?arrière gare d?Haussmann Saint-Lazare
A l?heure actuelle la gare HSL constitue le terminus de la ligne Eole. Le prolongement de la ligne
nécessite donc la construction d?une arrière gare.
Plusieurs contraintes sont à prendre ne compte pour la réalisation de cette ouvrage :
? En sortie de gare les voies doivent être interconnectées, nécessitant des appareils de voies
sur une longueur d?environ 250 m ;
? La ligne 14 (Meteor) se trouve à une distance de 140 m de la partie existante. La ligne a été
réalisée (du fait de sa profondeur) en tenant compte du futur passage du RER E. Le radier de
la ligne a été ferraillé de manière à permettre ce passage en modalité bitube. Les phases
suivantes du projet devront définir les contraintes inhérentes à la configuration monotube ;
? La réalisation du tunnel en partant du secteur de La Folie pour arriver à la gare HSL
nécessite la construction d?une chambre de démontage du tunnelier avant le passage sous la
ligne 14 (difficilement réalisable au tunnelier).
Figure 41 : Arrière de la gare Haussmann Saint-Lazare
Ces différents éléments conduisent à prévoir la réalisation d?un tronçon en méthode traditionnelle
permettant de réaliser, à partir de l?existant, la chambre de démontage au-delà de la zone des
appareils de voies et du passage sous la ligne 14.
Partie à construire (méthode
traditionnelle)
Partie existante
Ligne 14
Chambre de
démontage du tunnelier
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7.2 Terminus Evangile
La décision de créer au nord de Paris, à Evangile, une gare en correspondance avec la ligne de
tramway T3 est déjà entérinée. La mise en service du prolongement ouest du RER E s?accompagne
de la modification du schéma d?aménagement de cette gare pour en faire un terminus technique
pour les futures missions d?origine ouest dont le terminus commercial sera à Magenta.
La gare est uniquement desservie par les voies du RER E. La configuration retenue prévoit un quai
central de 12 m de largeur et 235 m de longueur.
La gare comprendra également 2 voies de tiroirs côté province, reliées l?une à l?autre par une
communication croisée.
La démolition et la reconstruction d?un mur de soutènement ainsi que l?élargissement d?un pont
devront être réalisés pour placer les nouvelles voies et équipements.
Il serait souhaitable d?intégrer dès maintenant ces modifications au contrat de plan état région 2007-
2013, afin d?en atténuer les coûts et les difficultés de réalisation.
7.3 Insertion des stations souterraines dans Paris
7.3.1 Gare de la Porte Maillot
Une hypothèse de tracé du prolongement d?Eole vers l?ouest est de créer une gare intermédiaire à
Porte Maillot. Ainsi une correspondance avec Le RER C et le métro ligne 1, qui desservent déjà ce
lieu, pourrait être assurée.
Bien que le tracé permette une gare avec alternat à la Porte Maillot, la solution sans alternat
beaucoup plus économique a été retenue.
Figure 42 : Vue aérienne de l?implantation de la station Porte Maillot
A ce stade des études, il a été considéré que cette gare serait construite en souterrain. Cependant, il
conviendra de vérifier ultérieurement si une construction pourrait être partiellement envisagée en
tranchée couverte.
Ligne 1
RER A
RER C
Tracé Porte Maillot
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Trois contraintes lourdes à cette méthode seront à considérer :
? la gare est profonde et le coût d?une tranchée couverte n?est pas nécessairement compétitif ;
? le tracé d?Eole coupe perpendiculairement celui du RER C, situé au-dessus et proche de la
surface, ce qui exigerait en tout état de cause une construction partiellement souterraine ;
? une tranchée couverte occupera une emprise importante au sol à proximité immédiate du
palais des congrès et d?un espace très contraint par la circulation.
Dans le cas d?un phasage de construction avec 2 tunneliers monotubes ou 4 tunneliers bitubes, la
zone d?introduction des tunneliers pourra être située à la Porte Maillot.
C?est donc une étude globale s?appuyant sur l?ensemble de ces données qui devra être conduite sur
la gare de la Porte Maillot.
Il a été vérifié que le tracé par Porte Maillot, qui s?écarte très sensiblement de l?axe de la RN 13 n?a
aucune incidence sur le projet d?enfouissement de cette voie.
Une étude approfondie devra être mené sur l?implantation des parkings qui sont présent sous la
place. L?étude préliminaire à montré que la station pouvait être insérée sans impacter les parkings.
7.3.2 Gare de la Porte de Clichy
Une gare à la Porte de Clichy permettrait des correspondances avec le RER C, et la branche
Asnières-Gennevilliers de la ligne 13 du métro. La gare actuelle du RER C débouche sur le
croisement de l?avenue de Clichy et du boulevard Berthier, un espace plus dense que la Porte
Maillot, mais avec une circulation automobile moins importante.
Bien que le tracé permette une gare avec alternat à la Porte de Clichy, une gare sans alternat est
préconisée à cet endroit.
Figure 43 : Vue aérienne de l?implantation de la station Porte de Clichy
RER C
Tracé Porte de Clichy
Ligne 13
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7.4 Insertion de la station souterraine à la Défense
Pour chacune des variantes étudiées, un relevé des principales caractéristiques de chaque station a
été établi afin de vérifier la faisabilité de toutes les configurations de gare.
7.4.1 Variante Gambetta
Le schéma de la station est peu influencé par la configuration du tunnel, monotube (voir Figure 38)
ou bitube, la largeur restant la même dans les deux cas.
La variante Gambetta est la seule à pouvoir proposer d?implanter une gare unique avec alternat,
c?est donc l?option à privilégier avec cette variante.
Tableau 5 : Caractéristiques principales de chaque configuration ? Variante Gambetta
Solution Monotube
Solution Bitube
(gare unique)
Option avec Alternat
(gare unique)
Dimension de
l'ouvrage
Gare souterraine unique.
Gare de 35 m de large
Longueur des quais : 235 m
Gare souterraine unique.
Gare de 40 m de large
Longueur des quais : 235 m
Gare souterraine unique
Gare de 74 m de large
Longueur des quais : 400 à
470 m
Porte de la voûte
principale
Portée de la voûte centrale
22,8 m
Portée de la voûte centrale
13,1 m
Portée de la voûte centrale
22,8 m
Alignement de la
gare
Dans cette configuration les
espaces sont suffisants pour
placer la gare en alignement
droit.
Dans cette configuration les
espaces sont suffisants pour
placer la gare en alignement
droit.
Dans cette configuration les
espaces sont suffisants pour
placer la gare en alignement
droit.
Insertion de la gare
dans le bâti existant
Insertion sous l'avenue
Gambetta
Insertion sous l'avenue
Gambetta
Insertion sous l'avenue
Gambetta
Faisabilité OUI OUI OUI
7.4.2 Variante Boulevard Circulaire
Dans cette solution les configurations monotube (voir Figure 35) ou bitube (Figure 37) peuvent être
adoptées pour la station. L?impact souterrain de ces deux stations est équivalent car elles sont de
largeur quasi égales (5 m de plus pour la station en configuration bitube).
Dans cette variante, l?alternant n?est réalisable. Par contre en configuration monotube ou bitube,
l?insertion de la gare est possible.
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Tableau 6 : Caractéristiques principales de chaque configuration ? Variante Boulevard Circulaire
Solution Monotube
Solution Bitube
(gare unique)
Option avec Alternat
(gare unique)
Dimension de
l'ouvrage
Gare souterraine unique.
Gare de 35 m de large
Longueur des quais : 235 m
Gare souterraine unique.
Gare de 40 m de large
Longueur des quais : 235 m
Gare souterraine unique
Gare de 74 m de large
Longueur des quais : 400 à
470 m
Porte de la voûte
principale
Portée de la voûte centrale
22,8 m
Portée de la voûte centrale
13,1 m
Portée de la voûte centrale
22,8 m
Alignement de la
gare
Dans cette configuration les
espaces sont suffisants pour
placer la gare en alignement
droit.
Dans cette configuration les
espaces sont suffisants pour
placer la gare en alignement
droit.
Impossibilité technique pour
placer la gare en alignement
droit (plan ou profil)
Insertion de la gare
dans le bâti existant
Insertion de la gare sous le
bvd Circulaire et sous les
voies du Groupe II
Insertion de la gare sous le
bvd Circulaire et sous les
voies du Groupe II
Impossibilité technique pour
placer la gare en alignement
droit (plan ou profil)
Faisabilité OUI OUI NON
7.4.3 Variante CNIT
Pour définir la meilleure insertion possible pour la gare du CNIT, la faisabilité de nombreuses
solutions a été étudiée :
? Tunnel monotube
o Gare compacte à quais latéraux (2 voies)
o Gare avec Alternat (deux demi-gares avec 2 voies chacune)
? Tunnel bitube
o Gare compacte à qui centrale (2 voies)
o Gare éclatée (deux demi gare avec 1 voie chacune)
o Gare avec Alternat (gare divisé en deux)
? Tunnel bitube ou monotube, et méthode conventionnelle, gare compacte à quais latéraux
(2 voies)
7.4.3.1 L?ouvrage du CNIT
Le CNIT (Centre des nouvelles industries et technologies) est construit suivant une technique de
double coque en voile mince avec raidisseurs en béton armé (avec des portées de 218 mètres).
La voûte du CNIT est indépendante du bâtiment intérieur.
Ce dernier est composé de 4 étages et 5 sous-sols, fondé sur un réseau de semelles isolées.
Les fondations du CNIT reposent sur un ensemble de massif de fondations tirantés entre eux,
datant de 1958 puis renforcé en 1989 par des puits en béton et des contreforts.
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De plus, lors de la construction de Coeur Transport, des renforcement de sol on été mis en place à la
zone de jonction avec le CNIT. Cette zone est considérée comme sensible car elle se situe dans la
zone de butée des contreforts du CNIT qui sont censés reprendre les efforts en cas de rupture des
tirants ; venir insérer une station dans cette zone nous semble donc très risqué.
Figure 44 : Vue en plan et coupe sur les fondations du CNIT
7.4.3.2 Configuration monotube
Dans cette configuration, la station La Défense est implantée sous le CNIT. Son implantation
parallèle à l?axe de l?esplanade évite les fondations du CNIT.
Figure 45 : Variante CNIT ? Tracé Monotube
Aire de livraisons
Aire de livraisons
46
0
3
30
25
0
25
0
+56,40
+49,40
+44,50 (n iv F)
+47,00 (niv E)
+49,50 (niv D)
+52,80 (n iv C)
+57,40 (niv A) +57,40 (niv A)
+62.00 brut
+62.00 brut
+62.14 fini
Niveau R+1 65.44 Théorique
parvis
AN parkings
parvis
asc PMR
AV
parkings
AN
parkings
SAS
pa
ro
i
CF
2h
Niveau R+1 65.44 Théorique
G
rill
e
de
fe
rm
e
tu
re
C
NI
T
86
tunnel
poutre exis tante file K poutre ex istant e file K
espace vert
espac e v ert
espace push cart
espace vert
1
GALLERIE DE LIAISON
CNIT/RATP
MAIL
N
U
F
IN
I F
A
C
A
D
E
V
O
U
T
E
asc PMR
33.4
43
38.6
Ligne 1 A14
RER A
Contreforts de
liaison
Puits en béton
Massif de
fondation
Zone ayant nécessité un renforcement de sol
Tirants
Massif de
fondation
Tirants
Puits en béton
Contreforts de
liaison
CNIT
Tracé CNIT (Monotube)
Emprise de la
station
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La station, réalisée en souterrain, est constituée d?un niveau quai abrité par une voûte d?environ
22,8 m de portée, s?appuyant sur deux culées massives qui contiennent les accès à la salle des
billets.
L?ouvrage est calé en partie supérieure dans les marnes et caillasses et en partie inférieure dans le
calcaire grossier. La nappe est située un peu au dessus du radier de l?ouvrage, à la cote 25,5 NGF.
La couverture de la clef de voûte sous le radier du CNIT est de l?ordre de 12,1 m.
Cham bre
A i re de l ivraisons
A i re de l ivraisons
Carpeaux
Pass age
Cham bre
Cham bre
EXPOSITIONS
PARKINGS
PARKINGS
PLACE ANDRE MALRAUX
Pass age
des Ar tistes
C1 C2 C3 C4
PARKINGS
Ni v eau R+2 68. 74 Théorique
Ni v eau R+1 65. 44 Théorique
Ni v eau R+3 72. 04 Théorique
Ni v eau R+4 75. 34 Théorique
E nt rée CNIT 2
A CCUE IL NIV .A
HALL NI V.B
HA LL NIV.C
A CCES
P OM PIERS
DE GAG.
parvis
A N parkings
parvis
asc PMR
AV
park ings
AN
park ings
SAS
Ni v eau R+2 68. 74 Théorique
Ni v eau R+1 65. 44 Théorique
Ni v eau R+3 72. 04 Théorique
Ni v eau R+4 75. 34 Théorique
1
GALLERIE DE LIAISON
CNIT/RATP
MAIL
HGE
asc PMR
33.4
43
38.6
Figure 46 : Tracé Monotube (sans Alternat) ? Coupe au niveau du CNIT
La gare si situe en alignement droit sur toute la longueur de la station. La création d?un service
provisoire (ou cross-over) entre les stations de La Défense et celle de La Folie n?oblige pas à
construire un ouvrage supplémentaire, les deux voies étant déjà portées par le même tunnel en
configuration monotube.
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7.4.3.3 Configuration bitube
Station à gares séparées
La station La Défense est divisée en deux demi-gares implantées à la fois sous le CNIT et sous la
zone de jonction entre Coeur Transport et le CNIT. Les deux demi-gares sont séparées par une
distance de 90 m entre chaque axe de voies.
Figure 47 : Variante CNIT ? Tracé Bitube à gares séparées
La station réalisée en souterrain est constituée d?un niveau quai abrité par une voûte d?environ
13,1 m de portée, s?appuyant sur deux culées massives qui contiennent les accès à la salle des
billets.
L?ouvrage est calé en partie supérieure dans les marnes et caillasses et en partie inférieure dans le
calcaire grossier. La nappe est située un peu au dessus du radier de l?ouvrage, à la cote 25,5 NGF.
La couverture de la clef la voûte sous le radier du CNIT est de l?ordre de 14,0 m (à comparer aux
12,1 m de la configuration monotube). En revanche la gare proche de Coeur Transport se situe à
proximité des fondations du CNIT et de celles de Coeur Transport (distance inférieure à 8 m). Cette
zone est donc considérée comme sensible et risquée d?un point de vue constructif.
Dans cette configuration, la gare sous le CNIT est en alignement droit sur toute la longueur de la
gare. Par contre, la gare proche de Coeur Transport est en très légère courbe à ses deux extrémités
(45 m de chaque côté), le reste étant en alignement droit.
Tracé CNIT (Bitube à gares séparées) Emprise de la
station
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C ha mb re
A ire de l iv raisons
A ire de l iv raisons
C arpe aux
Passage
+95. 90 ngf
+55, 10 (niv B)
+49, 50 (niv D)
+47, 00 (niv E)
+44, 50 (niv F)
+65, 44 (R+1)
+52,80 (niv C)
+57,40 (niv A)
+56,40
+49,40
+44, 50 (niv F)
+47,00 (niv E)
+49,50 (niv D)
+52, 80 (niv C)
+57, 40 (niv A)
cou pe sur f iles G o u O
+57, 40 (niv A)
C ha mb re
C ha mb re
+82. 40+82. 45
+79. 59
+82.45
+62. 00 brut
+62. 00 brut
EXPOSITIONS
PARKINGS
PARKINGS
PLACE ANDRE MALRAUXPassage
des A rtistes
+91. 55ngf
+87. 20ngf
+75. 60ngf
+69. 80 ngf
+99.92 ngf
C1 C2 C3 C4
PARKINGS
Niv ea u R+2 68.74 Théorique
Niv ea u R+1 65.44 Théorique
Niv ea u R+3 72.04 Théorique
Niv ea u R+4 75.34 Théorique
Niv ea u R+5 78.54 Théorique
Entré e CNIT 2
A CCUEIL NIV.A
HALL NIV.B
HALL NIV.C
+82. 79
+57.63 (Niv.A)
+52.96 (Niv.C)
+49. 60 (Niv.D)
+79.69 (R+5)
+62, 14 (RDC)
+57, 40 (Niv. A)
+52, 82 (Niv. C)
+49, 50 (Niv. D)
+46, 98 (Niv. E)
+44, 49 (Niv. F)
ACCES
P OMPIERS
DEGAG.
+78.54
niv . brut
+57,40 (niv A)
p arvis
AN park ings
± 78.50
F ± 0.00
B ± 75.59
F ± 0.00
B ± 72.71
F ± 0.00
B ± 69.45
F ± 0.00
B ± 65.63
F ± 0.00
p arvis
asc PMR
AV
park ings
AN
p ark ings
SAS
Niv ea u R+2 68.74 Théorique
Niv ea u R+1 65.44 Théorique
Niv ea u R+3 72.04 Théorique
Niv ea u R+4 75.34 Théorique
Niv ea u R+5 78.54 Théorique
t unnel
1
GALLERIE DE LIAISON
CNIT/RATP
MAIL
HGE
asc PMR
33.4
43
38.6
Figure 48: Tracé Bitube (gares séparées et sans Alternat) ? Coupe au niveau du CNIT
Station à gare unique
La station La Défense est une gare unique implantée sous le CNIT.
Figure 49 : Variante CNIT ? Tracé Bitube à gare unique
Tracé CNIT (Bitube à gare unique) Emprise de la
station
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
75/106
La station réalisée en souterrain est constituée d?un niveau quai abrité par deux voûtes d?environ
13,1 m de portée (voir Figure 37). Les accès à la salle des billets se font à partir du quai central.
L?ouvrage est calé en partie supérieure dans les marnes et caillasses et en partie inférieure dans le
calcaire grossier. La nappe est située un peu au dessus du radier de l?ouvrage, à la cote 25,5 NGF.
La couverture de la clef la voûte sous le radier du CNIT est de l?ordre de 14,0 m (à comparer aux
12,1 m de la configuration monotube).
En revanche la station est située sous l?une des fondations des tirants d?ancrage du CNIT
(permettant la connexion des culées entres elles).
Passage
Cham bre
Cham bre
EXPOSITIONS
PARKINGS
PARKINGS
PLACE ANDRE MALRAUX
C1 C2 C3 C4
PARKINGS
Ent rée CNIT 2
ACCUEIL NIV .A
HALL NIV.C
ACCES
POM PIERS
DEGAG.
asc PMR
1
GALLERIE DE LIAISON
CNIT/RATP
MAIL
HGED
asc PMR
33.4
43
38.6
Figure 50 : Tracé Bitube (gare unique et sans Alternat) ? Coupe au niveau du CNIT
Ouvrages annexes
En configuration bitube la création obligatoire d?un service provisoire (ou cross-over) entre les
stations de La Défense et celle de La Folie oblige cependant à construire un ouvrage souterrain
d?environ 160 m de long et 16 m de large, dont le coût est estimé à 80 M¤.
7.4.3.4 Gare sous le CNIT : variante avec alternat
Option avec une gare unique
Avec cette option, l?avantage est de pouvoir disposer d?une gare avec 4 voies et deux quais
centraux, sous le CNIT. Cette option est valable autant en configuration monotube que bitube.
En revanche, l?insertion d?une gare de 74 m de largeur sous le CNIT est compliquée.
De plus, en raison de sa grande longueur (entre 400 et 470 m en fonction de la vitesse d?arrivée en
station et de la largeur des extrémités de quais), une telle station n?est pas insérable dans le tracé
passant sous le CNIT pour plusieurs raisons :
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
76/106
? L?alignement droit, à la fois en plan et en profil, n?est pas de longueur suffisante ;
? Le tracé est souvent en courbe afin de permettre son insertion entre les immeubles ;
? La profondeur du tracé imposée par la gare de la Folie n?est pas compatible avec une gare de
surface.
Option avec deux demi-gares
Cette option consiste à diviser la gare unique en alternat en deux demi-gares (équivalentes à celles
du monotube).
Chambre
Ai r e de l ivraisons
Ai re de l ivraisons
C arpe aux
P assage
Chambre
Chambre
EXPOSITIONS
PARKINGS
PARKINGS
PLACE ANDRE MALRAUXP assage
des A rtistes
C1 C2 C3 C4
PARKINGS
Ni veau R+2 68 .74 Théorique
Ni veau R+1 65 .44 Théorique
Ni veau R+3 72 .04 Théorique
Ni veau R+4 75 .34 Théorique
Ni veau R+5 78 .54 Théorique
E ntrée CNIT 2
A CCUEIL NIV.A
HALL NIV.B
H ALL NIV.C
ACCES
P OMP IERS
DEGAG.
parvis
A N parkings
parvis
a sc PMR
AV
parkings
AN
park ings
SAS
Ni veau R+2 68 .74 Théorique
Ni veau R+1 65 .44 Théorique
Ni veau R+3 72 .04 Théorique
Ni veau R+4 75 .34 Théorique
Ni veau R+5 78 .54 Théorique
1
GALLERIE DE LIAISON
CNIT/RATP
MAIL
HGE
a sc PMR
33.4
43
38.6
Figure 51: Tracé Monotube et Bitube (avec Alternat) ? Coupe au niveau du CNIT
L?insertion de cette gare est théoriquement possible car l?alignement droit disponible est :
? Suffisant pour la demi-gare placée sous le CNIT
? Acceptable pour la demi-gare proche de Coeur Transport qui aura ses deux extrémités en très
légère courbe.
En revanche les contraintes imposées par la présence des fondations de Coeur Transport et du CNIT,
sont très importantes pour la demi-gare proche de Coeur Transport, puisque la distance entre cette
gare et les fondations est inférieure à 3 m.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
77/106
7.4.3.5 Configuration bitube partiel et méthode conventionnelle
Cette solution consiste à réaliser :
? le tronçon HSL ? La Défense par une excavation mécanisé (en configuration bitube) ;
? le tronçon La Défense ? La Folie par une méthode d?excavation conventionnelle.
L?objectif de cette solution est de combiner les avantages des configurations monotube et bitube en
limitant l?emprise de la station au niveau du CNIT par la création d?une gare monotube, tout en
conservant le système bitube présent sur le tracé actuel.
Cette méthode de construction permet d?établir un schéma de construction comparable à celui mis
en place pour le 1er tronçon du RER E où :
? le tronçon entre Magenta et HSL fut réalisé au tunnelier (configuration bitube) ;
? le tronçon Cour du Maroc ? Magenta fut excavé en utilisant une méthode conventionnelle.
Pour pouvoir réaliser cette solution, les deux tubes de la configuration bitube doivent pouvoir se
rapprocher afin d?entrer en gare côte à côte. Pour cela un entonnement est créé (sur une longueur
variant de 150 à 200 m) pour permettre ce rapprochement (voir Figure 52).
Figure 52 : Variante CNIT ? Tracé Bitube à gare unique et méthode conventionnelle
La station La Défense est alors une gare identique à la gare en configuration monotube (voir Figure
35). L?implantation parallèle à l?axe de l?esplanade évite les fondations du CNIT.
L?ouvrage est toujours calé en partie supérieure dans les marnes et caillasses et en partie inférieure
dans le calcaire grossier. La nappe est située un peu au dessus du radier de l?ouvrage, à la cote
25,5 NGF.
La couverture de la clef la voûte sous le radier du CNIT est de l?ordre de 12,1 m (voir Figure 46).
Tracé CNIT (Bitube à gare unique) Emprise de la
station
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
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7.4.3.6 Faisabilité des options
Tableau 7 : Caractéristiques principales de chaque configuration - Variante CNIT
Solution Monotube
Solution Bitube
(gare unique ou séparé)
Solution Bitube +
Conventionnel
(gare compacte)
Option avec Alternat
Dimension de
l'ouvrage
Gare souterraine unique.
Gare de 35 m de large
Longueur des quais : 235 m
Gare souterraine unique.
Gare de 40 m de large
Longueur des quais : 235 m
Gare souterraine unique.
Gare de 35 m de large
Longueur des quais : 235 m
Gare souterraine unique
Gare de 74 m de large
Longueur des quais : 400 à
470 m
Porte de la
voûte principale
Portée de la voûte centrale
22,8 m
Portée de la voûte centrale
13,1 m
Portée de la voûte centrale
22,8 m
Portée de la voûte centrale
22,8 m
Alignement de
la gare
Dans cette configuration les
espaces sont suffisants pour
placer la gare en alignement
droit.
Dans cette configuration les
espaces sont suffisants pour
placer la gare en alignement
droit.
Dans cette configuration les
espaces sont suffisants pour
placer la gare en alignement
droit.
Impossibilité technique pour
placer la gare en alignement
droit (plan ou profil)
Insertion de la
gare dans le
bâti existant
Insertion de la gare sous le
CNIT
Très grande difficulté
d'insertion de la gare sous
le CNIT
Insertion de la gare sous le
CNIT
Impossibilité technique pour
placer la gare en alignement
droit (plan ou profil)
Faisabilité OUI NON OUI NON
L?emplacement de la gare sous le CNIT, au coeur du secteur de La Défense rend impossible
l?insertion d?un alternat à gares uniques ou séparées.
L?insertion des deux types de gare bitube sans alternat, oblige à construire une gare très proche des
fondations du CNIT et/ou de Coeur Transport. Cela a pour conséquence de rendre la construction de
l?ouvrage difficile tout en fragilisant la structure existante.
Les deux seules solutions raisonnablement envisageables sont les solutions à gare monotube sous le
CNIT. Le tronçon entre La Défense et La Folie pouvant être excavé par méthode conventionnelle en
fonction du planning.
7.4.3.7 Comparatif des solutions (Variante CNIT)
En considérant la variante CNIT, deux configurations possibles du tunnel sont envisagées :
? Solution 1 : monotube sur tout le tracé ;
? Solution 2 : bitube sur le tronçon HSL ? La Défense, et méthode conventionnelle sur le
tronçon La Défense ? La Folie.
Pour chaque critère une note variant de 0 à 4 et une pondération variant de 1 à 2 ont été attribuées
aux deux configurations considérées. Les notes attribuées sont basées sur l?échelle SAMI :
Note Pondération
? 0 : Insuffisant
? 1 : Moyen
? 2 : Acceptable
? 3 : Satisfaisant
? 1 : Critères secondaires
? 2 : Critères prioritaires
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
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Description Résultat Description Résultat
A1.1 Typologie et insertion
Dans cette configuration les espaces sont suffisants
pour placer les gares en alignement droit.
2
Dans cette configuration les espaces sont suffisants
pour placer les gares en alignement droit.
2
Les stations de La Défense et de Porte Maillot sont réalisés
de façon similaire dans les deux configurations
A1.2 Temps de parcours et
confort des piétons
La solution de gare souterraine implique une plus
grande profondeur
2
La solution de gare souterraine implique une plus
grande profondeur
2
Le critère devra être approfondi dans les études suivantes
A1.3 Emprise chantier
Une seul zone de chantier à la Défense et Porte Maillot
(gare unique)
3
Une seul zone de chantier à la Défense et Porte Maillot
(gare unique)
3
A1.4 Nécessités
d'expropriation
Pas d'expropriations identifiées à ce stade 2 Pas d'expropriations identifiées à ce stade 2
Le critère devra être approfondi dans les études suivantes
Les critères définis par l'arrêté du 22/11/05 relatif à la
sécurité dans les tunnels, sont respectés
3
Les critères définis par l'arrêté du 22/11/05 relatif à la
sécurité dans les tunnels, sont respectés
3
La comparaison a été effectuée avec la réglementation en vigueur.
Les deux solutions respectent le cadre normatif, les deux
configurations ont donc un niveau de sécurité comparable
6 ans 2 5 ans et 7 mois 3
NON 1 OUI 3
La solution alternative permet une continuité du système bitube
présent sur le tracé actuel
A4.1 Gares / Stations
260 M¤ : gare Porte Maillot (sans alternat)
310 M¤ : gare à la Défense (sans alternat)
3
260 M¤ : gare Porte Maillot (sans alternat)
310 M¤ : gare à la Défense (sans alternat)
3
A4.2 Tunnel
1 tunnelier, diamètre 10,6m
105 k¤/km
3
2 tunneliers, diamètre 7,25m
60 k¤/km par tube (soit 125 k¤/km)
2
A4.3 Ouvrages annexes
Coût des 9 puits : 45 M¤
(Si nécessaire le crossover est placé directement dans
le tunnel)
3
Coût des 9 puits : 45 M¤
Coût d'un crossover : 80 M¤
Coût d'un entonnement : 80 M¤
1
A4.3 Mesures de réduction
du risque
Mesures de réduction du risque similaires dans les
deux configurations
2
Mesures de réduction du risque similaires dans les
deux configurations
2
Le critère devra être approfondi dans les études suivantes
Un tunnelier de grand diamètre possède plus de
limitations vis-à-vis des rayons de courbure
2 3
Pas de différence géologique entre les deux configuration
Rayon minimum de 200m pour les deux solutions
Dans les deux cas le tracé a été défini en prenant en compte les
contraintes imposées par les fondations profondes à la Défense
La cuvette théorique de tassement est plus petite en
configuration monotube et les tassements sont faibles,
mais supérieurs à ceux de la configuration bitube
2
La cuvette théorique de tassement est plus grande en
configuration bitube, mais les tassements sont faible, et
inférieurs à ceux de la configuration monotube
2
La géologie traversée par le tracé (dans les deux configurations)
permet de limiter les tassements
La comparaison des deux solutions dépendra des tracés retenus et
nécessitera une étude approfondie de la géologie,
90% du tracé est sous l'existant 2 90% du tracé est sous l'existant 2
La comparaison des deux solutions dépendra des tracés retenus et
nécessitera une étude approfondie de l'impact sur le bâti.
2
Travaux de traitement de sol sous bâti risque des plus
importants à cause d'une zone habitée impactée plus
grande
1
En configuration bitube des travaux supplémentaires en cas de
rapprochement des deux tubes sont à prévoir
Pas de nécessité de crossovers
Réalisation de 9 puits
3
Nécessité de crossovers
Réalisation de 9 puits
2
En accord avec l'arrêté du 22/11/05, les puits d'évacuation et de
ventilation sont placés tous les 800 m.
Avec un diamètre extérieur de 10,6 m la section
excavée est de 88,2 m².
Avec un diamètre intérieur de 9,4 m la section excavée
est de 69,4 m².
La surface utile est très inférieure à la surface excavée
(grande quantité de bétonnage de remplissage)
1
Avec un diamètre extérieur de 7,25 m la section
excavée est de 41,3 m² pour un tunnel (82,6 m² pour
les deux tunnels).
Avec un diamètre intérieur de 6,45 m la section
excavée est de 35,8 m² pour un tunnel (71,6 m² pour
les deux tunnels).
La surface utile est proche de la surface excavée (peu
de bétonnage de remplissage)
3
La zone de la Folie est la zone retenue pour le
lancement du tunneliers
Le tunnelier sera démonté dans une chambre prévue à
cette effet au niveau de la gare Haussmann Saint-
Lazare
3
La zone de la Folie est la zone retenue pour le
lancement des deux tunneliers
Les tunneliers seront démontés dans une chambre
prévue à cette effet au niveau de la gare Haussmann
Saint-Lazare
3
Caténaire souple 3 Caténaire rigide 3 Les deux systèmes sont équivalents en terme de performance
Résultat Solution 1 2,33 Résultat Solution 2 2,37
A4, Compatibilité avec le système actuel
B
-
C
R
IT
E
R
E
S
S
E
C
O
N
D
A
IR
E
S
B8, Caténaire
B1. Caractéristiques du tracé
B2. Zone impactée par les tassements
B3. Zone habitée impactée
B4. Traitement de sol
B5. Ouvrages annexes
B6. Dimensions / Quantités et impact sur
l'environnement
B7. Besoins en termes de zone de chantier et
de logistique
A
-
C
R
IT
E
R
E
S
P
R
IO
R
IT
A
IR
E
S A1. Stations /
Gares
A2. Sécurité de l'ouvrage
A3. Planning de construction
A5. Coûts de
constructions
Solution 1 : Monotube Solution 2 : Bitube + Convent ionnel NOTE
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8 PLANNING
8.1 Possibles séquences de construction
Différentes options de phasage de construction on été étudiées dans le but de :
? Pouvoir accélérer la construction ;
? Faciliter la construction des gares, en les réalisant avant le passage du tunnelier (la
dimension des gares souterraines étant augmentée lorsque la station est réalisée après le
passage du tunnelier, car il faut laisser un espace suffisant entre l?extrados des anneaux du
tunnelier et la voûte en construction).
Pour cela plusieurs séquences ont été définies en faisant varier le nombre de tunneliers et la
technique de réalisation de certains tronçons du parcours. La position de la gare de lancement varie
également en fonction du nombre de tunneliers.
Par exemple pour le tracé Porte Maillot avec la variante CNIT, 6 différentes options de séquençage
sont possibles ; ces remarques sont aussi valables dans les autres configurations (voir Tableau 8).
Tableau 8 : Porte Maillot ? CNIT, différente option de séquence de construction
HSL -
La Défense
La Défense -
La Folie
1 La Folie Mécanisé Mécanisé Avant
2 Porte Maillot Mécanisé Mécanisé Après
2 Porte Maillot Mécanisé Conventionnel Après
2 La Folie Mécanisé Mécanisé Avant
4 Porte Maillot Mécanisé Mécanisé Après
4 Porte Maillot Mécanisé Conventionnel Après
Passage du tunnelier
avant/après la
réalisation du GC de la
station CNIT
Méthode d'excavation
Monotube
Bitube
Nombre de
tunnelier
Gare de
lancement des
tunneliers
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8.2 Hypothèses pour la définition des cycles d?avancements
8.2.1 Planning des tunnels et rampes
Les tunneliers seront disponibles sur chantier 10 à 12 mois après la signature du marché.
Tableau 9 : Planning de cadencement des tunnels
Installation de chantier et déviation des voies 3 mois
Installation et le lancement du tunnelier 3 mois
Délai entre le lancement de deux tunneliers (configuration bitube) 3 mois
Tunnel mécanisé monotube Cadence 200 m/mois
Tunnel mécanisé bitube Cadence 220 m/mois
Tunnel conventionnel et rampe Cadence 45 m/mois
Second oeuvre 6 mois
Equipements ferroviaire et non ferroviaire 10 mois
Essais/marche à blanc 6 mois
8.2.2 Planning des gares
Le planning suivant est basé sur une gare de 2 voies et 2 quais, sans alternat qui est réalisée par la
méthode type voûte active comparable à celle adoptée pour les gares de la ligne 14 et du RER A.
Tableau 10 : Planning des gares
Installation de chantier 3 mois
Puits d?accès aux deux extrémités 5 mois
Galeries de piédroit 7 mois (cadence 34 m/mois)
Réalisation de la voûte 12 mois (20 m/mois)
Génie civil complémentaire
(correspondances/accès/dessertes)
10 mois
Second oeuvre 9 mois
Equipements ferroviaire et non ferroviaire 8 mois
Essais/marche à blanc 6 mois
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8.3 Résultats
Dans un premier temps un planning de construction a été établi pour toutes les possibilités de tracés,
en configuration monotube et avec un seul tunnelier (voir Tableau 11). Cela permet de comparer
toutes des solutions entres elles.
Tableau 11 : Planning ? Configuration monotube 1 tunnelier
CNIT 6 ans et 8 mois
Boulevard circulaire 6 ans et 7 mois
Gambetta 7 ans
CNIT 6 ans
Boulevard circulaire 6 ans
Gambetta 6 ans et 8 mois
CNIT 6 ans et 1 mois
Boulevard circulaire 6 ans et 1 mois
Gambetta 6 ans et 7 mois
Tracé Porte Maillot
Tracé Ternes
Tracé Porte de Clichy
Une étude de planning plus détaillée a été menée sur le tracé Porte Maillot ? CNIT, afin de
déterminer l?influence de la configuration du tunnel, ainsi que du nombre de tunneliers (voir
Tableau 11).
Tableau 12 : Porte Maillot ? CNIT, planning en fonction de la séquence de construction
HSL -
La Défense
La Défense -
La Folie
1 La Folie Mécanisé Mécanisé Avant 6 ans 1 mois
2 Porte Maillot Mécanisé Mécanisé Après 6 ans
2 Porte Maillot Mécanisé Conventionnel Après 5 ans 7 mois
2 La Folie Mécanisé Mécanisé Avant 6 ans
4 Porte Maillot Mécanisé Mécanisé Après 6 ans 1 mois
4 Porte Maillot Mécanisé Conventionnel Après 5 ans 8 mois
Passage du tunnelier
avant/après la
réalisation du GC de la
station CNIT
Durée des
travaux
Méthode d'excavation
Monotube
Bitube
Nombre de
tunnelier
Gare de
lancement des
tunneliers
Le détail de ces plannings est résumé dans l?annexe 8.
Il est important de noter que lorsque le tunnelier traverse la zone de la gare de La Défense avant que
le génie civil de celle-ci soit réalisé, cela implique une plus grande difficulté de construction, ainsi
qu?une durée de travaux plus importante.
Au contraire les phasages avec 2 tunneliers monotubes ou 4 tunneliers bitubes, permettent la
réalisation des stations avant le passage des tunneliers.
De plus, la section La Folie - La Défense est réalisée par méthode conventionnelle,
indépendamment du phasage de l?excavation mécanisée, ce qui permet la construction de ce tronçon
en « temps masqué ».
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9 COUTS D? INVESTISSEMENT
Les coûts sont estimés, suivant les postes, par l'utilisation de ratios, ou par identification des
ouvrages ayant un coût unitaire. D'une manière générale, ils intègrent l'ensemble des prestations et
prennent en compte la complexité, les phasages et les contraintes d'exécution et d'exploitation.
Tous les coûts prennent en compte :
? une provision pour imprévus et aléas ;
? un coût de maîtrise d'oeuvre s'appliquant à l'ensemble travaux et provisions pour risques ;
? un coût de maîtrise d'ouvrage qui s'applique sur l'ensemble des autres coûts.
9.1 Provision pour aléas et imprévus
Une provision générale d'un montant de 15% a été appliquée. Exceptionnellement elle s?élève à
20% pour des postes correspondants aux gares souterraines et à 25% pour de la signalisation.
Cette provision s'applique au montant des travaux et couvre les risques habituels mais n'intègre pas
les risques exceptionnels. En particulier, les risques relatifs à la présence de gros réseaux ou
équipements techniques non répertoriés, les risques géologiques et les risques archéologiques ne
sont pas pris en compte (liste non exhaustive).
La provision est appliquée sur chaque poste.
9.2 Coûts de maîtrise d'oeuvre
Une provision générale d'un montant de 15% a été appliquée. Exceptionnellement elle s?élève à
25% pour des postes correspondant à la signalisation
Cette provision correspond à une valeur moyenne qui couvre des reprises partielles d'études. Sur les
équipements ferroviaires, la maîtrise d'oeuvre dépasse généralement cette valeur et peut atteindre
20%. Sur le génie civil, elle est généralement inférieure à 12%.
La provision de 15% s'applique aux coûts de travaux majorés de la provision pour risques.
9.3 Coûts de maîtrise d'ouvrage
Les coûts de maîtrise d'ouvrage ont été estimés à 10% de l'ensemble des autres coûts, ils couvrent
les dépenses de maîtrise d'ouvrage proprement dites mais aussi les dépenses liées à l'acquisition des
données, à la concertation et à la communication.
La provision est appliquée sur chaque poste.
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9.4 Acquisitions foncières
Pour l'estimation des acquisitions foncières, seules les emprises situées en dehors du domaine
ferroviaire ont considérées, ainsi :
? Les émergences des ouvrages souterrains dans la zone très urbaine à hauteur de 12 M¤ ;
? Une provision pour acquisition du tréfonds des ouvrages souterrain à hauteur de 18M¤ ;
? Les emprises complémentaires au domaine ferroviaire entre La Folie et le pont de Bezons à
hauteur de 10 M¤ ;
? Les emprises nécessaires à l'aménagement de la gare de Poissy à hauteur de 2,5 M¤ ;
? Les emprises en zone forestière nécessaires à la réalisation de la troisième voie à hauteur de
1 M¤ ;
? Les emprises périurbaines nécessaires à la réalisation de la troisième voie à l'entrée de
Mantes à hauteur de 5 M¤.
Une provision de 20 M¤ à été retenue pour couvrir les dépenses liées aux indemnités diverses,
dommages de travaux publics et indemnités temporaires
Les coûts sont majorés d'une provision pour aléas et imprévus de 15%, d'une provision pour frais
annexes (études, géomètres, notaires?) de 15% et d'une provision pour les dépenses de maîtrise
d'ouvrage de 10%.
L'ensemble de l?acquisition foncière représente un montant de 100 M¤.
9.5 Tunnel (s)
L?évaluation des coûts d?investissement pour les différents tracés est incluse dans les tableaux ci-
dessous.
Elle se base sur un coût moyen d?infrastructure de 85 k¤/ml pour un monotube et de 105 k¤/ml pour
un bitube. Ce coût comprend :
? le Génie Civil du tunnel monotube ou bitube ;
? un puits d?accès et ventilation tout les 800 m ;
? les traitements de sol (3,3%) ;
? l?Infrastructure ferroviaire et les équipements ;
? les Aménagements de surface ;
? une provision pour aléas et imprévus (15% du coût des travaux) ;
? la maîtrise d?oeuvre (15% du coût des travaux et de la provision pour risque)
? la maîtrise d?ouvrage (10% de l?ensemble des coûts).
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Tracés Longueur
Longueur hors gares
et ouvrages
Coûts monotube
(85K¤/ml)
Coûts bitube
(105 K¤/ml)
P. Clichy ? CNIT 9,4 km 8,4 km 720 M¤ 890 M¤
P Clichy ? Bd Circulaire 9,3 km 8,3 km 710 M¤ 880 M¤
P Clichy - Gambetta 9,5 km 8,4 km 720 M¤ 880 M¤
Av. Ternes - CNIT 7,9 km 6,9 km 590 M¤ 730 M¤
Av. Ternes ? Bd Circulaire 7,8 km 6,8 km 580 M¤ 720 M¤
Av. Ternes - Gambetta 8,1 km 7,1 km 610 M¤ 750 M¤
P. Maillot ? CNIT 8,0 km 7,0 km 600 M¤ 740 M¤
P. Maillot ? Bd Circulaire 7,9 km 6,9 km 590 M¤ 730 M¤
P. Maillot ? Gambetta 8,0 km 7,0 km 600 M¤ 740 M¤
Ouvrage spécial sortie HSL 160 M¤ 160 M¤
Ouvrage spécial entrée CNIT 80 M¤
Cross-over 80 M¤
9.6 Gares souterraines
Les coûts des gares souterraines ont été établis par extrapolation et actualisation des coûts des gares
Haussmann Saint Lazare et Magenta de Eole, et des gares de la ligne 14 du métro (Meteor)
Pour les gares avec alternat, il a été considéré le coût de la gare HSL (150 M¤ en 1996) actualisé sur
une base de 3% par an soit 220 M¤, et majoré du coût du second oeuvre et des équipements non liés
(40 M¤).
Pour les gares sans alternat, il a été considéré le coût de la gare Saint-Lazare de la ligne 14, avec
quais de 6 mètres et accès par mezzanine (60 M¤ en 2003), extrapolé à une longueur de 225 mètres
et à des quais de 8 mètres, actualisé sur la base de 3 % par an (150 M¤) et majoré du coût du
second oeuvre et des équipements non liés (30 M¤).
A ces coûts sont ajoutés : une provision pour aléas et imprévus majorée à 20% du coût des travaux
pour tenir compte du niveau de connaissance du sous-sol, des coûts de maîtrise d?oeuvre de 15% sur
les travaux majorés de la provision pour risque et des coûts de maîtrise d?ouvrage de 10% de
l?ensemble des dépenses.
A ce stade des études, il a été considéré que la géométrie et le mode de construction des gares ne
dépendait pas du tracé retenu (construction souterraine à partir de tunnels constituant les piédroits).
Par ailleurs quelle que soit leur localisation, ces gares permettent des échanges avec d?autres lignes
de métro ou de RER, elles donc comparables. Les coûts des gares n?ont donc pas étés différenciés
en fonction de leur localisation, à l?exception de celle située sous le CNIT.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
86/106
Le coût de la gare CNIT a été majoré de 25% pour tenir compte des difficultés d'accès et de
précautions particulières liées à l'environnement urbain complexe.
Pour la gare de la Porte de Clichy, il n?a pas été tenu compte de l?incidence du prolongement de la
ligne 14 dans la mesure où de nombreux paramètres restent encore incertains : planning,
localisation précise de la gare, etc.
Les estimations ci-dessous ne prennent pas en compte les équipements et mobiliers spécifiques
SNCF :
? Gare Porte de Clichy à deux voies : 280 M¤
? Gare Porte Maillot à deux voies : 280 M¤
? Gare Porte Maillot avec alternat : 400 M¤
? Gare de La Défense à deux voies : 330 M¤
9.7 Site de La Folie
Pour la station da La Folie, le coût GC de la trémie d?accès est intégré dans le coût du tunnel. Les
travaux des voies sont estimés à 16 M¤.
L?élargissement du pont est estimé à 5 M¤ sur la base de 10 000 ¤/m2 de tablier.
L'abaissement d'environ 3 mètres du plateau ferroviaire a été estimé en prenant en compte le
maintien de deux voies de circulation pendant les travaux. Il nécessite des terrassements, des murs
de soutènement et la réalisation d?une couche de forme. L'ensemble est estimé à 18 M¤.
Le bâtiment voyageur n'a pas été pris en compte, dans la mesure où son coût réel dépendra du
programme et du coût d'intégration dans le site.
Le coût comprend les voies de retournements et les franchissements quais à quais.
Le coût total comprend une provision pour risques de 15% du coût des travaux, des coûts de
maîtrise d?oeuvre de 15% sur les travaux majorés de la provision pour risque et des coûts de maîtrise
d?ouvrage de 10% de l?ensemble des dépenses pour un montant de 60 M¤.
9.8 Garages de l?Île Ferroviaire
Les 10 voies nécessaires pour les garages sont localisées sur l?île Ferroviaire.
Les aménagements des garages sur l?Ile Ferroviaire ont été évalués à 50 M¤ au total.
Ce coût prend en compte d?importantes démolitions à effectuer sur ce secteur, la dépollution du site,
les équipements ferroviaires liés à la maintenance légère des rames (fosses, machine à laver), une
provision pour aléas et imprévus de 15%, les coûts de maîtrise d?oeuvre pour 15% et les coûts de
maîtrise d?ouvrage pour 10%.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
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9.9 Terminus Evangile
Pour le terminus Evangile, les estimations sont les suivantes :
? démolition et reconstruction de murs de soutènement : 12 M¤ ;
? élargissement du pont : 7,5 M¤ ;
? travaux de voies : 6 M¤ ;
? divers : 3 M¤.
Ces coûts sont majorés de 20% pour tenir compte du maintien de l'exploitation pendant les travaux.
Le coût total comprend une provision pour aléas et imprévus de 15% du coût des travaux, des coûts
de maîtrise d?oeuvre de 15% sur les travaux majorés de la provision pour aléas et imprévus et des
coûts de maîtrise d?ouvrage de 10% de l?ensemble des dépenses.
L?ensemble des dépenses représente un montant de 50 M¤.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
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10 ANALYSE COMPARATIVE DES OPTIONS DE TRACE
10.1 Options comparées
10.1.1 Tracés et variantes
Dans ce comparatif les toutes les options de tracés seront étudiées, soit les tracés :
? Tracé Porte de Clichy ;
? Tracé Ternes ;
? Tracé Porte Maillot.
De plus, pour chaque tracé, les trois variantes possibles seront étudiées afin de pouvoir comparer
toutes les possibilités. Les trois variantes sont :
? Variante Gambetta ;
? Variante Boulevard Circulaire ;
? Variante CNIT.
10.1.2 Phasage de construction
Afin de pouvoir comparer avec exactitude les tracés, le planning de construction retenu est celui
correspondant au tunnel monotube creusé par 1 seul tunnelier.
10.1.3 Profil en long
Le profil retenu pour ce comparatif est celui basé sur un approfondissement de 3 m de la gare de la
Folie combiné avec une pente de 40 mm/m entre la gare de La Défense et celle de La Folie.
10.2 Critères de comparaison
Pour la réalisation d?une infrastructure souterraine il est spréférable de retenir un tracé impliquant
un niveau de risque, le plus faible possible, dès les premières phases d?études. A partir de ce
constat, un ensemble de critères fortement corrélés avec le coût et les risques géotechniques et
constructifs potentiels, a été considérés. Ces critères, permettant une comparaison du niveau de
risque global associé aux trois tracés étudiés, sont identifiés ci-dessous :
? la géologie le long du tracé ;
? le nombre d?ouvrages annexes à construire ;
? la longueur de tunnel à construire ;
? le nombre de contraintes tels que :
o les lignes de transport en commun souterraines ;
o les bâtiments protégés recensés le long du tracé ;
o les autres structures générant des risques (fondations de bâtiments, projets
d?immeuble, réseaux,?).
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
89/106
Cependant, d?autres paramètres doivent guider l?identification du meilleur tracé. Ainsi des éléments
tels que le niveau de service final (desserte), les coûts rt les délais de construction, doivent être pris
en compte. Les critères retenus pour tenir compte de ces éléments sont :
? la qualité de la desserte et les enjeux de tracé ;
? le coût ;
? le planning ;
? la possibilité d?accélérer la construction ;
? les difficultés de construction (logistique de chantier, expropriations temporaires, impacts
sur l?existant) du à l?emplacement de la gare.
Le tableau comparatif des alternatives de tracés inclus des critères généraux applicables à
l?ensemble du tracé et des critères plus spécifiques à la zone de La Défense.
Pour chaque critère une note variant de 0 à 4 et une pondération variant de 0 à 4 ont été attribuées
aux trois options de tracé considérées. Les notes attribuées sont basées sur l?échelle SAMI :
Note Pondération
? 0 insuffisant
? 1 Moyen
? 2 Acceptable
? 3 Satisfaisant
? 0 conséquences nulles sur projet
? 1 faible conséquence en termes de coûts et délais du projet
? 2 conséquences réduites en termes de coûts et délais du
projet
? 3 conséquences moyennes en termes de coûts et délais du
projet
? 4 conséquences fortes en termes de coûts et délais du
projet
10.3 Présentation des résultats
A partir des corridors de tracés, de la postions des stations souterraines, des données de planning et
de coûts, deux analyses comparatives ont pu être menées afin de déterminer le tracé le plus
favorable pour l?implantation du projet.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
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Tableau 13 : Analyse multicritère des différents tracés
Batiments protégés
Infrastructures de
transport en
commun
souterraines
recoupés
Gêne
occasioné par
l'existant (dans
Paris)
Autres
Gêne occasioné par
l'existant sur le tracé
Fonctionnalité
de la station
Distance de la
station du
coeur transport
à La Défense
Difficultés et contraintes
de construction de la
sation à la Défense
Planning
(Monotube -
1 seul tunnelier)
Possibilité
d'accélerer
la construction
Coût du tunnel Coût des stations
Pondération 2 2 1 1 1 1 1 3 4 4 3 2 3 3 2
Description
CNIT
Palatin I, II & III
Collines de l'Arche
Patrking Regnault
Sans alternat 135 m
Construction sous le
CNIT
Emprise des travaux de
la tour Phare
6 ans et 8 mois
Monotube : 720 000 k¤
Bitube : 890 000 k¤
Porte Clichy : 280 000 K¤
CNIT : 330 000 K¤
Résultat 2 2 3 1 2 1 2
Description
Palatin I, II & III
Triangle de l'Arche
Sans alternat 360 m
Gare sous le boulevard
limitant les contraintes
foncières. Emprise des
travaux de la tour Phare
6 ans et 7 mois
Monotube : 710 000 k¤
Bitube : 880 000 k¤
Porte Clichy : 280 000 K¤
Bvd Circulaire : 280 000 K¤
Résultat 2 2 1 2 2 1 2
Description
Tunnel de la D9
Collines de l'Arche
Alternat 550 m
Côté Courbevoie :
grande accessbilité
Côté Défense : Tunnel
de la D9, Bâti
7 ans
Monotube : 720 000 k¤
Bitube : 880 000 k¤
Porte Clichy : 280 000 K¤
Gambetta : 400 000 K¤
Résultat 2 3 1 3 1 1 1
Toutes variantes Résultat 1,4 1 2 2 1 2 1 3 1
Description
CNIT
Palatin I, II & III
Collines de l'Arche
Patrking Regnault
Sans alternat 135 m
Construction sous le
CNIT
Emprise des travaux de
la tour Phare
6 ans
Monotube : 590 000 k¤
Bitube : 730 000 k¤
CNIT : 330 000 K¤
Résultat 2 2 3 1 3 3 3
Description
Palatin I, II & III
Triangle de l'Arche
Sans alternat 360 m
Gare sous le boulevard
limitant les contraintes
foncières. Emprise des
travaux de la tour Phare
6 ans
Monotube : 580 000 k¤
Bitube : 720 000 k¤
Bvd Circulaire : 280 000 K¤
Résultat 2 2 1 2 3 3 3
Description
Tunnel de la D9
Collines de l'Arche
Alternat 550 m
Côté Courbevoie :
grande accessbilité
Côté Défense : Tunnel
de la D9, Bâti
6 ans et 8 mois
Monotube : 610 000 k¤
Bitube : 750 000 k¤
Gambetta : 400 000 K¤
Résultat 2 3 1 3 2 2 3
Toutes variantes Résultat 2,8 3 3 2 2 2 3 1 3
Description
CNIT
Palatin I, II & III
Collines de l'Arche
Patrking Regnault
Sans alternat 135 m
Construction sous le
CNIT
Emprise des travaux de
la tour Phare
6 ans et 1 mois
Monotube : 600 000 k¤
Bitube : 740 000 k¤
Porte Maillot : 280 000 K¤
CNIT : 330 000 K¤
Résultat 2 2 3 1 3 3 2
Description
Palatin I, II & III
Triangle de l'Arche
Sans alternat 360 m
Gare sous le boulevard
limitant les contraintes
foncières. Emprise des
travaux de la tour Phare
6 ans et 1 mois
Monotube : 590 000 k¤
Bitube : 730 000 k¤
Porte Maillot : 280 000 K¤
Bvd Circulaire : 280 000 K¤
Résultat 2 2 1 2 3 3 2
Description
Tunnel de la D9
Collines de l'Arche
Alternat 550 m
Côté Courbevoie :
grande accessbilité
Côté Défense : Tunnel
de la D9, Bâti
6 ans et 7 mois
Monotube : 600 000 k¤
Bitube : 740 000 k¤
Porte Maillot : 280 000 K¤
Gambetta : 400 000 K¤
Résultat 2 3 1 3 2 3 1
Toutes variantes Résultat 2,7 3 3 2 2 3 3 3 3
Contraintes identifiées le long du tracé
8258,80 m
7823,40 m
8134,80 m
7989,60 m
7931,80 m
11 bâtiments
protégés sur Paris
dont,
2 par un arrêté de
classement au titre
des monuments
historiques,
5 par un arrêté
d'inscription au titre
des monuments
historiques
12 sur Paris dont,
2 par un arrêté de
classement au titre
des monuments
historiques,
7 par un arrêté
d'inscription au titre
des monuments
historiques
9 puits
d'évacuation.
Certains
seront
combinés
avec des
puits de
ventilation.
2,47
2,32
8 Parkings
5 Stations
Essences
1 institut
chirurgical
La construction
de la station
porte Maillot
offre la
possibilité de
lancer un
tunnelier
suplémentaire
pour accélerer la
construction de
ce tronçon du
RER E
Lignes 3, 12, 13 et
14
RER C
Longe la ligne 6 et le
RER A
La construction
de la station
porte de Clichy
offre la
possibilité de
lancer un
tunnelier
suplémentaire
pour accélerer la
construction de
ce tronçon du
RER E
L'absence d'une
station
intermédiaire
diminue la
possibilité de
lancer un
tunnelier
suplémentaire
pour accélerer la
construction de
ce tronçon du
RER E.
17 sur Paris,
5 par un arrêté de
classement au titre
des monuments
historiques,
5 par un arrêté
d'inscription au titre
des monuments
historiques
9424,60 m
2,23
9489,10 m
10 ou 11 puits
d'évacuation.
Certains
seront
combinés
avec des
puits de
ventilation.
9 ou 10 puits
d'évacuation.
Certains
seront
combinés
avec des
puits de
ventilation.
9267,90 m
C
ho
ix
d
e
la
va
ria
nt
e
à
La
D
éf
en
se
Voir partie
Géologie
2,41
Ligne 3 (3 fois),
Ligne 6, 12, 13 et 14
Lignes 3, 12, 13 et
14
RER C
Longe la ligne 6 et le
RER A
Faisceaux de
voies Saint
Lazarre (2
fois),
Périphérique
Seine
Periphérique
Seine
Periphérique
Seine
7 Parkings
3 Stations
Essences
9 Parkings
5 Stations
Essences
Géologie le
long du tracé
Longueur
de tunnel
2,17
Besoin en
ouvrages
annexes
Construction générale
1,87
1,72
1,81
2,327880,60 m
Boulevard
circulaire
Gambetta
CNIT
Voir partie
Géologie
Voir partie
Géologie
CNIT
Boulevard
circulaire
Gambetta
Secteur de la Défense
Score
Final
C
ho
ix
d
du
tr
ac
é
T
ra
cé
P
or
te
d
e
C
lic
hy
T
ra
cé
T
er
ne
s
CNIT
Boulevard
circulaire
GambettaT
ra
cé
P
or
te
M
ai
llo
t
L?analyse multicritères, conduit à estimer, sur la base des connaissances actuelles et en ne prenant pas en
compte les enjeux liées aux dessertes et flux, que les tracés passant par l'avenue des Ternes et la Porte Maillot
sont sensiblement plus performants que le tracé passant par la Porte de Clichy qui est plus long et situé dans
des couches géologiques moins favorables. Par ailleurs, à La Défense, le seul tracé qui permette l'implantation
d'une gare avec alternat est celui qui passe par l'avenue Gambetta.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
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10.4 Premières considérations issues de l?analyse comparative
L?analyse comparative fait ressortir plusieurs éléments importants :
? le tracé passant par la Porte de Clichy est le moins favorable, et ce quelque soit le choix de
la variante dans le secteur de La Défense ;
? la variante Boulevard Circulaire est celle qui obtient la moins bonne notation quelque soit le
tracé choisi, son intérêt est donc limité car elle présente le double inconvénient d?être
éloignée du pôle Coeur Défense et de ne pas permettre l?alternat ;
? a contrario la variante CNIT est celle obtenant les notes maximum pour chaque tracé, c?est
donc la variante qui nécessite le plus d?approfondissements du point de vue des études,
d?autant plus que c?est aussi la plus contrainte en géométrie et en réserve de capacité mais
qui s?intègre le mieux au pôle Coeur Transport ;
? la variante Gambetta est la seule proposant la possibilité d?un alternat et doit donc être prise
en compte. Car un alternat apporte souplesse et réserve de capacité, mais la station est
éloignée du pôle Coeur transport et ne peut donc pas lui être intégrée.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
92/106
11 FAISABILITE TECHNIQUE DE LA VARIANTE CNIT
11.1 Méthode constructives
11.1.1 Méthode de Jacobson - Voûte active
Le principe des voûtes construites selon le procédé dit « voûte Jacobson » permet de constituer une
voûte par la mise en place successive d?anneaux jointifs, eux-mêmes composés de voussoirs
préfabriqués en béton armé.
11.1.1.1 Réalisation des culées
Compte tenu de la portée de la voûte, les culées seront réalisées
en premier pour assurer ensuite une assise stable à la voûte.
Les culées sont constituées de galeries de hauteur 7 m et de
largeur 6 m environ à l?excavation et avec plus de 10 m de
couverture sous le radier du CNIT.
Les galeries seront réalisées suivant la méthode traditionnelle,
travée par travée, avec cintres, béton projeté et boulons en fibre
de verre au front.
L?excavation dans certaines zones pourra être protégée par une
voûte parapluie constituée de tubes métalliques forés au
préalable.
Si nécessaire, un traitement de terrain à l?avancement sera mis en
oeuvre.
Ces dispositions sont analogues à celles utilisées pour les
stations Haussmann Saint Lazare et Magenta du RER E et pour
certaines des stations de la ligne 14.
Figure 53 : Réalisation des culées
11.1.1.2 Réalisation de la voûte
A partir des galeries de culées, un traitement de terrain par injection peut être mis en oeuvre dans la
zone au dessus de la voûte. Les forages sont réalisés perpendiculairement à l?axe des culées.
Pour la réalisation de la voûte, il est nécessaire de limiter le décousu du terrain (zone sans
soutènement).
Dans ce but, l?excavation est exécutée en sections divisées d?une galerie suivant au mieux le
contour du revêtement définitif de la voûte. Cette galerie est réalisée sur 1,5 m à 3 m de longueur,
étayée, revêtue de béton projeté et avec renforcement du front par des boulons en fibres de verre,
avant d?être bétonnée au fur et à mesure par travée de 1 m.
Dans le cas ou les marnes et caillasses seraient de mauvaise qualité, une voûte parapluie (Figure 54)
sera réalisée avant l?excavation de la galerie.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
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Figure 54 : Schéma de principe d?une voûte parapluie ? Mise en place en tunnel
Si les caractéristiques géotechniques des marnes et caillasses le permettent, un système de pose
mécanisée de voussoirs préfabriqués de 1 m de longueur (voûte Jacobson - Figure 55), analogue à
celui utilisé pour les stations de la ligne 14, sera mis en place.
Figure 55 : Voûte Jacobson : Mise en place des voussoirs
La méthode est mise en oeuvre selon les étapes suivantes :
? excavation d?une chambre destinée à installer l?érecteur des voussoirs ;
? excavation d?une saignée d?environ 1,50 m de longueur sur tout le contour de la future
voûte ;
? mis en place des voussoirs, vérinage de la clef et exécution des injections de blocage pour
que la voûte s?appuie bien sur les culées et reprenne ainsi les charges sus-jacentes ;
? excavation d?une nouvelle saignée et poursuite du cycle précédent.
Figure 56 : Voûte Jacobson ? Coupe longitudinale de la méthode
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Phase 1 : Traitement de sol, Excavation et soutènement
provisoire des galeries latérales
Phase 2 : Excavation de la voûte
Phase 3 : Mise en place des voussoirs préfabriqués Phase 4 : Excavation du stross et mise en place du radier
Phase 5 : Réalisation des voies et plates-formes
Figure 57 : Voûte Jacobson ? Phasage de construction et Ouvrage final
La mise en place des voussoirs préfabriqués peut ce faire suivant deux méthodes. L?une fut utilisée
à la station Pyramide, l?autre aux stations Châtelet et Madeleine.
Pour des détails sur ces méthodes voir l?annexe 9.
Pour un phasage de construction détaillé voir l?annexe 10.
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11.1.1.3 Ouvrages de références
La technique de Jacobson a été utilisée de nombreuses fois pour la réalisation de stations
souterraines du métro parisien :
? RER A : Gare de Charles de Gaulle-Etoile, d?Auber, Gare de Nation
? RER B : Souterrains entre Luxembourg et Gare du Nord
? Ligne 14 : Gare de la Madeleine, Gare de Pyramide, Gare de Châtelet
? RER E : Gare de Magenta
Afin de comparer les ouvrages existants à ceux envisagés sur ce projet, les différentes solutions
proposées, et celles déjà réalisées ont été listées ci-dessous :
S 1 : Solution Bitube (gare unique)
S 2 : Solution Bitube (gares séparées)
S 3 : Solution Monotube
S 4 : Option avec Alternat (gare unique)
S 5 : Option avec Alternat (deux demi-gares)
Tableau 14 : Caractéristiques des stations existantes et du projet
Stations Longueur de la
station (m)
Largeur de
l?ouverture
principale (m)
Couverture de
terrain (m)
Etoile 225 21 -
Auber 225 24 - RER A
Nation 225 25 -
Pyramides 120 18,5 11,5 et 15,5 (3)
LIGNE 14
Châtelet 120 18,5 13 (3)
Magenta 225 22 8 (4) RER E
(existant) HSL (1) 225 13,1 14,5 (3) et 2 (4)
S 1 235 13,1 14 (2)
S 2 235 22,8 14 (2)
S 3 235 22,8 12,1 (2)
S 4 400 à 470 22,8 12 (2)
RER E (projet)
S 5 235 22,8 12 (2)
(1) : Construction sans utilisation de la voûte active
(2) : Couverture de terrain entre la voûte et le niveau inférieur du CNIT
(3) : Couverture de terrain entre la voûte et le niveau du terrain naturel (hors fondations existantes)
(4) : Couverture de terrain entre la voûte et le niveau des fondations existantes
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11.1.2 Arc cellulaire
Une alternative à la méthode de la voûte Jacobson est l?utilisation de la méthode dite « arc
cellulaire ».
Cette méthode est généralement utilisée pour construire des ouvrages de grande portée avec des
épaisseurs de couverture très limitées.
L?arc cellulaire permet de construire une structure porteuse capable de soutenir les parois de
l?excavation avant même la réalisation de l?excavation elle-même.
11.1.2.1 Méthode de construction
La méthode consiste en la réalisation de cellules, (mise en place de tubes métalliques par fonçage
créant un micro tunnels) reliées entre elles par des arcs (cintres en béton armé).
Pour pouvoir réaliser ces arcs, on procède au découpage des cellules. Celui-ci se fait sur une demi-
section uniquement et depuis l?intérieur de la cellule (celles-ci ayant généralement un diamètre de
2 m).
Une fois ce découpage réalisé, on met en place les armatures pour pouvoir réaliser l?arc, le coffrage
étant assuré par le sol lui-même.
Figure 58 : Schéma de principe de l?arc cellulaire
Dès que l?arc est réalisé on procède au remplissage des cellules par du béton armé.
La station peut ainsi être excavée avec une voûte déjà en place.
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11.1.2.2 Ouvrages de références
? Passante Ferroviario de Milan : station Venezia
? Métro de Séoul ? Ligne 9 : station 923
Figure 59 : Station Venezia de Milan
11.1.3 Précautions particulières avant et pendant la construction
11.1.3.1 Auscultation et gestion des risques
Compte tenu de l?importance du bâti sus-jacent, l?ensemble des tâches des différentes phases de
construction fera l?objet au préalable d?une analyse détaillée des risques. Une auscultation continue
des ouvrages et du terrain encaissant sera mise en place avant le début des travaux.
Un plan de gestion des risques sera établi avec la définition de niveaux d?alerte et d?alarme ainsi
que la définition de travaux palliatifs en cas de dépassement des seuils d?alerte.
11.1.3.2 Vérification des niveaux de fondation
Les niveaux de fondations du radier du CNIT devront être vérifiés ainsi que ceux des contreforts et
ancrages de tirant, afin d?éviter de rencontrer ces fondations lors du creusement de la station.
11.2 Localisation du chantier : expropriations temporaires et déviations de trafic
11.2.1 Variante Gambetta
La zone de la station Gambetta est celle qui possède le moins de contraintes. Elle est
majoritairement située sous une avenue dont le large terre-plein central est un parc, qui pourra donc
faire office de zone de chantier. La seule contrainte vient de la présence du bâtiment Exaltis-
Mazars.
La longueur de la station obligera sans doute à avoir deux puits d?accès afin de pouvoir accélérer la
construction.
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
98/106
Figure 60 : Emprise de la station sous l?avenue Gambetta
11.2.2 Variante Boulevard Circulaire
La zone prévue pour l?emplacement de la station sous le Boulevard Circulaire est une zone moins
contrainte que la zone du CNIT, malgré la présence du boulevard Circulaire et des voies des trains
du Groupe II.
Figure 61 : Emprise de la station sous le Boulevard Circulaire
Emprise de la
station
Zone de chantier
à étudier
Emprise de la
station
Zone de chantier
à étudier
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
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11.2.3 Variante CNIT - Configuration monotube
La réalisation d?une station sous le CNIT passe en premier lieu par la création d?une zone de
chantier et d?un puits d?accès au niveau retenu pour la station afin de pouvoir commencer
l?excavation en souterrain.
La zone du CNIT est une zone centrale dans la Défense. Le CNIT est entouré de la tour SFR, du
projet de la tour Phare, de l?avenue de la Division Leclerc (une des sorties du tunnel de l?A14), et de
Coeur Transport.
De plus le bâti souterrain du CNIT représente une emprise plus importante que le CNIT lui-même
comme le montre la Figure 62.
Figure 62 : Emprise du bâti et de la station sous le CNIT (Configuration monotube)
La définition de la zone de chantier et surtout du puits d?accès en phase de construction sont deux
éléments clés pour la réalisation de la station sous le CNIT. Plusieurs solutions peuvent être
envisagées pour localiser le puits d?accès et la zone de chantier :
? sur l?avenue de la Division Leclerc (au niveau de la bretelle de l?A14) ;
? en utilisant la réservation prévue pour la ligne 1 sous Elysée Défense ;
? en souterrain depuis les parkings du CNIT (occupation sur deux ou trois niveaux).
Emprise du bâti
souterrain du CNIT
Emprise de la
station
PPRROOLL OONNGGEEMM EENNTT DDUU RREERR EE AA LL ?? OOUUEESSTT ?? EETTUUDDEE TTEECCHHNNII QQUUEE
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11.2.3.1 Alternative 1 : Bretelle de l?A14
Dans cette l?alternative, le but est d?utiliser la bretelle de l?A14 afin de placer un chantier et un puit
d?accès. De nombreux avantages résident dans cette solution :
? la bretelle de l?A14 repose sur le niveau du terrain naturel (à la cote +45,4 NGF en sortie de
tunnel), aucune infrastructure n?est donc à démolir ;
? la zone est suffisamment large pour pouvoir installer un puits de dimensions conséquentes ;
? le puits d?accès sera réalisé en tête de la station, ne nécessite donc pas la réalisation de
connexion supplémentaire ;
? l?accès au chantier est relativement simple par l?utilisation de l?A14.
Figure 63 : Situation de la zone de chantier sur la bretelle de l?A14
La contrainte majeure de cette alternative est qu?elle condamne, pour l?ensemble de la durée des
travaux, l?accès et la sortie de l?autoroute A14. Mais la forte densité du réseau routier urbain du
secteur de La Défense devrait permettre de dévier la circulation, notamment sur le boulevard
circulaire. Cet aspect demandera des études approfondies du trafic dévié en fonction de la
configuration choisie.
11.2.3.2 Alternative 2 : Utilisation de la réservation existante de la ligne 1
Afin de préserver la possibilité de prolonger la ligne 1 du Métro depuis la Station Pont de Neuilly,
un certain nombre d?ouvrages ont été réalisés. Parmi eux se trouve un espace réservé sous les
parkings PA et PB, sous le centre commercial Elysée Défense.
Le but est donc d?utiliser un espace souterrain existant situé en profondeur (radier à la cote
+33,8 NGF). A partir de cette réservation une galerie de connexion est réalisée jusqu'au futur
emplacement de la station CNIT
18 m
30 m
Bretelle d?accès
à l?A14
Emprise de la
station
Zone de chantier
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Figure 64 : Emplacement de la zone de chantier dans la réservation existante
La réalisation de cette solution génère quelques difficultés comme :
? l?accès à la réservation souterraine est pour l?instant inexistant, plusieurs solutions devront
être étudiées comme :
o la création d?une rampe d?accès depuis les parkings situés au dessus de l?espace
réservée ;
o l?utilisation de tunnels réservés existants reliant la réservation sous les parkings à une
route
? la réalisation de la galerie de connexion devra nécessairement passée sous les voies
existantes du RER A (cote NGF +36) afin de rejoindre le niveau de la station CNIT (côte du
rail à +26,9 NGF)
Figure 65 : Vue de la réservation existante (Source Defense-92.fr)
CNIT
Elysée Défense
Galerie de
connexion
Zone de chantier Emprise de la
station
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11.2.3.3 Alternative 3 : En souterrains sous le CNIT
Une dernière alternative consiste à ne pas créer de chantier visible en surface. Pour cela un espace
du parking sous le CNIT est condamné afin d?installer le chantier et le puits d?accès. Deux voire
trois niveaux de parkings peuvent ainsi être partiellement condamné, et une partie des étages sera
démolie, afin de laisser un espace suffisant aux machines de chantier.
La contrainte majeure de cette alternative réside dans l?exiguïté de la zone de chantier et la
difficulté d?accès à celle-ci.
Figure 66 : Emplacement de la zone de chantier dans les parkings du CNIT
11.3 Insertion des sorties
11.3.1 Variante Gambetta
La densité du bâti existant est plus faible en comparaison aux autres solutions, excepté dans la zone
la plus proche de Coeur Transport.
Les accès seront donc relativement aisés à construire dans la zone proche de Courbevoie. Ils
nécessiteront plus d?attention dans la zone du bâtiment Exaltis-Mazars.
Emprise de la
station
Zone de chantier
Carpeaux
EXPOSITIONS
PARKINGS
PARKINGS
PLACE ANDRE MALRAUX
PARKINGS
E ntrée CNIT 2
ACCUE IL NIV.A
HALL NIV.B
HA LL NIV.C
A CCES
P OM PIERS
DE GAG.
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Figure 67 : Principe de positionnement des émergences pour la station Gambetta
11.3.2 Variante Boulevard Circulaire
La création d?accès pour la gare sous le Boulevard Circulaire peut être difficile du fait qu?elle se
trouve dans une zone en expansion avec plusieurs projets de travaux. Néanmoins certaines
émergences semblent possibles à réaliser puisque le bâti souterrain est moins dense que sous le
CNIT ; le réseau routier de surface permet d?identifier des zones pour placer de tels accès.
Figure 68 : Principe de positionnement des émergences pour la station Boulevard Circulaire
Emprise de la
station
Emergences à
étudier
Emprise de la
station
Emergence à
étudier
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11.3.3 Variante CNIT
11.3.3.1 Connexions à Coeur Transport
Les connexions à Coeur Transport où se situe le RER A, la ligne 1, le Transilien, le tramway T2 sont
faisables grâce à des galeries souterraines reliant le niveau de la salle des billets (voir Figure 69).
Figure 69 : Possibilité de connexion avec Coeur Transport
11.3.3.2 Autres connexions
D?autres connexions sont envisageables à partir de la station CNIT, mais de nombreuses contraintes
résident dans la présence du bâti souterrain déjà existant.
Ces accès devront sans doute être réalisés grâce à des galeries souterraines rejoignant des dispositifs
(escaliers, ascenseurs) déjà existants.
Figure 70 : Principe de positionnement des émergences pour la station CNIT
Connexion à Coeur Transport
Emprise du bâti
souterrain du CNIT
Emprise de la
station
Emergences à
étudier
C ham bre
Ai re d e l i vraisons
Ai re d e l i vraisons
Ca rpeaux
Pa ssage
C ham bre
C ham bre
EXPOSITIONS
PARKINGS
PARKINGS
PLACE ANDRE MALRAUX
Pa ssage
des Ar tistes
C1 C2 C3 C4
PARKINGS
Ni ve au R+2 68 .74 Théorique
Ni ve au R+1 65 .44 Théorique
Ni ve au R+3 72 .04 Théorique
Ni ve au R+4 75 .34 Théorique
Ent rée CNIT 2
ACCUE IL N IV.A
H ALL NIV.B
H ALL NIV.C
ACCES
POMPI ERS
DE GAG.
par vis
A N pa rkings
par vis
a sc PMR
AV
p ark ings
AN
p arki ngs
SAS
Ni ve au R+2 68 .74 Théorique
Ni ve au R+1 65 .44 Théorique
Ni ve au R+3 72 .04 Théorique
Ni ve au R+4 75 .34 Théorique
1
GALLERIE DE LIAISON
CNIT/RATP
MAIL
HGE
a sc PMR
33.4
43
38.6
Connexion à Coeur Transport
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Il conviendra de réaliser une étude de flux pour vérifier que les correspondances peuvent se faire
dans des conditions de confort et de sécurité acceptables. Il conviendra aussi de soigner la
localisation et le dimensionnement des émergences qui doivent être adaptées aux besoins des
usagers, et contribuer à décharger rapidement la gare en cas de situation dégradée d?exploitation.
Une analyse actuelle des flux faite par la RATP a conclu à un bon niveau de service des émergences
de cette gare qui voit passer chaque matin à l'heure de pointe plus de 75 000 passagers dont 39000
sortent de la station, devant la grande Arche et le CNIT. Il faudra veiller à ne pas le dégrader
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12 CONCLUSIONS
Le but de ce rapport était de déterminer la ou les meilleures solutions envisageables pour le
prolongement du RER E à l?ouest.
Pour cela une série de réflexions a été menée sur divers points clés :
? le choix des tracés ;
? la configuration du tunnel ;
? la position des gares.
Ces diverses études montrent que le tracé passant par le Porte Maillot, avec une gare sous le CNIT,
est celui qui offre le meilleur compromis en terme de rapidité pour l?usager (comparé au dessertes
envisageables) et dans l?objectif de création d?un pôle transport à La Défense.
Certains tracés ou variantes ne répondent pas aux exigences du projet comme le tracé Porte de
Clichy ou encore la variante Boulevard Circulaire.
Les autres tracés ou variantes offrent certains avantages, comme la rapidité de la liaison HSL ? La
Défense avec le tracé Terne ou encore la possibilité d?insertion d?un alternat avec la variante
Gambetta, cependant elles ne satisfont pas certaines exigences fortes du projet.
Le tracé le plus avantageux pour le projet est donc celui passant par la Porte Maillot et sous le
CNIT. Deux configurations de tunnels sont alors possibles :
? un tunnel monotube sur tout le tronçon HSL ? La Folie ;
? un tunnel bitube allant de HSL à La Défense, le tronçon La Défense à La Folie étant excavé
par méthode conventionnelle.
Le temps de construction de cette option de tracé est estimé entre 5 ans et 8 mois et 6 ans et 1 mois
en fonction de la configuration de tunnel choisie.