Sites et Sols Pollués. Actes du colloque des 10 et 11 mai 2017 : quelles innovations pour les outils et méthodes de diagnostic
Auteur moral
Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (France). Délégation régionale (Pays de la Loire)
Auteur secondaire
Résumé
Fruit d'une recherche à visée opérationnelle soutenue par l'ADEME pour aider à améliorer les pratiques de gestion des sites pollués, notamment, au travers de son appel à projets GESIPOL (Recherche pour la gestion intégrée des sites pollués), la série de projets présentée lors de ce séminaire organisé par l'ADEME, sont relatifs aux phases de (1) caractérisation des milieux, des contaminations et de leurs impacts potentiels (2) d'évaluation des expositions et des effets de la pollution des sols sur la santé humaine et les écosystèmes et (3) pour faciliter l'intégration des sites et friches pollués dans les stratégies urbaines. Le recueil constitué comme support de communication sur les projets cofinancés par l'ADEME et d'autres dispositifs et leurs résultats, est présenté sous la forme de fiches de synthèse détaillant :<br />- le financement<br />- le calendrier<br />- les partenariats<br />- les moyens<br />- les méthodes<br />- les résultats des projets<br />Cette présentation et les diaporamas des intervenants proposés à l'appui visent à démontrer le potentiel de transfert opérationnel de ces projets vers les utilisateurs finaux.<br /><br /><br /><br />
Editeur
Ademe
Descripteur Urbamet
innovation
;pollution du sol
;dépollution
;friche industrielle
;recherche
;méthode
;diagnostic
Descripteur écoplanete
sol pollué
;site pollué
;analyse du risque
;évaluation du risque
;gestion du risque
;risque sanitaire
Thème
Ressources - Nuisances
Texte intégral
Présentations du mercredi 10 mai 2017
Mercredi 10 mai 2017 Outils biologiques de caractérisation de terrain Projets IFONS, APPOLINE, BIODISSPOL Outils et méthodes de caractérisation de terrain Projets CISTTEM, CONTRASOL, MEMOTRACES
Transfert et impacts vers le vivant (approches sanitaires et environnementales) Projets TROPHE, TROPE, BIOTROPH, ODESSA
Outils biologiques de caractérisation de terrain Cécile Grand ADEME
Outils biologiques de caractérisation de terrain
· Les outils biologiques de terrain
· ·
Complémentarité des outils biologiques avec les outils physico-chimiques Répondre à un besoin de mieux comprendre le fonctionnement biologique des sols
· Une dizaine de projets engagés régulièrement depuis 10 ans
· 2008 2016 : 2 M d'aide pour 4 M de dépense engagés par les équipes de recherche
·
Différentes formes de valorisations · 2 start-up ELISOL et
·
LEB Aquitaine transfert
2 normes : Rhizotest - norme biomarqueur végétaux
·
WEB site http://ecobiosoil.univ-rennes1.fr/ADEME-Bioindicateur/
Outils biologiques de caractérisation de terrain · Les avancées majeures au travers de ces projets, c'est aussi
Création d'un réseau d'experts nationaux (22 équipes de recherche - 70 partenaires)
Outils biologiques de caractérisation de terrain
· Les orientations actuelles
Acquérir un retour d'expériences dans le cadre d'un projet de reconstruction de sols dégradés (bio-technosols permettant de réduire l'apport de terre végétale) pour l'évaluation environnementale de ces sols reconstruits. Promouvoir leur utilisation dans le cadre de l'évaluation des services écosystémiques (utilisation des bioindicateurs dans la quantification des fonctions du sol).
Caractérisation de terrain
CISTTEM CONTRASOL CAFRAGES REITERRE MEMOTRACES CALIPSO MOUSSE 3D ESOPOL CAPHEINE BIOTUBES CubicM ESPER Bilan de Flux Cinétiques-Bio-COHV OREOS METOTRASS SOSIE MICROSCOPE IFONS Benchmark COV CAFRAGES MISS APPOLINE
Biologiques
PIT
Physico-chimiques
MACAOH ATTENA
ATLANTIDE
BIODISSPOL REMWATCH OBISSOL RESOLU
Données multiniveaux
METROCAP
COPACOV
CITYCHLOR
PASSCITYCHLOR CARACITYCHLOR DGT PASSIFLUX
Préleveur Ciblé PEMN
7
Outils biologiques de caractérisation de terrain Hélène Roussel ADEME
Projet IFONS
PROJET IFONS - INDICATEURS DU
FONCTIONNEMENT DES SOLS CONTAMINÉS : UTILISATION DES «LITTER BAGS» COMME OUTIL INTÉGRATEUR
Antoine Lecerf, Michaël Danger, Franck Gilbert, Elisabeth M Gross, Pierre Lucisine, Florence Maunoury-Danger Responsable ADEME: Hélène Roussel
CONTEXTE DU PROJET
XIXème siècle => industries sidérurgiques ou minières
Friches industrielles Pollutions HAP, métaux
Souvent multiples
Restauration des sites contaminés (stabilisation, dépollution...)
?
Besoin d'indicateurs du fonctionnement
Évaluation du niveau d'altération (puis évaluation de la restauration)
RECYCLAGE DE LA MATIÈRE ORGANIQUE: UN PROCESSUS CLEF...
Printemps été
CO2 atmosphérique
Absorption
Matière minérale: -Éléments nutritifs: N, P, K, Mg...
RECYCLAGE DE LA MATIÈRE ORGANIQUE: UN PROCESSUS CLEF...
Printemps été
CO2 atmosphérique
Automne Hiver
Chute des feuilles Absorption
Faune du sol Litière
Matière minérale: -Éléments nutritifs: N, P, K, Mg...
Minéralisation
Micro-organismes: - bactéries - champignons
RECYCLAGE DE LA MATIÈRE ORGANIQUE: UN PROCESSUS CLEF...
Printemps été
CO2 atmosphérique
?
Automne Hiver
Chute des feuilles Absorption
?
?
Litière
?
Faune du sol
Matière minérale: -Éléments nutritifs: N, P, K, Mg... - Contaminants: Cd, Pb, As...
? Minéralisation ?
?
Micro-organismes: - bactéries - champignons
HYPOTHÈSES
UTILISATION DE LA DÉCOMPOSITION DES
LITIÈRES COMME INDICATEUR FONCTIONNEL DES SOLS POLLUÉS
Méthode:
Décomposition de la litière in situ Récolte des litières en automne Litter bags Suivi de la perte de masse au cours du temps
A L'ÉCHELLE RÉGIONALE
Gradient de 10 sites en Lorraine
A L'ÉCHELLE NATIONALE
Metaleurop, 59
Pour chaque localité
1 site contaminé 1 site non contaminé
Zn, Pb, Cd, Sb
GISFI, Homécourt, 54
HAP + Zn, Pb, As
Pompey, 54
Pb, As
St Sébastien d'Aigrefeuille, 30
St Laurent le minier, 30
Zn, Pb, Cd,Sb, As
Cleurie, 88
Sb, Zn, Pb, Cd, As As
Industeel France, Châteauneuf, 42
Cr, Ni, Co
Salsigne, 11
Cr, Cu, Ni, Zn, Co, Pb, Cd, Mo, As
RÉSULTATS
Pas d'effet de la contamination du sol sur la décomposition des litières!
Lille
100 80 60 40 20 0 0 100 200 300 0 100 200 300
100 80 60
Homécourt
100 80 60 40 20 0 0 100
Pompey
100 80 60 40 20 0
Cleurie
Masse restante de li ère (%ini al)
40 20 0
200
300
0
100
200
300
100 80 60 40 20 0 0 100
Saint-E enne
100 80 60 40 20 0
Saint-Sébas en 100
80 60 40 20 0 0 100 200 300 0 100
Saint-Laurent
100 80 60 40 20 0
Salsigne
200
300
200
300
0
100
200
300
Temps d'exposi on (jours)
RÉSULTATS
OUI
OUI
OUI
NON Pas d'effet direct, malgré des modifications des communautés! Comment le fonctionnement du sol peut il être maintenu? Priorité n°1 si modification de ce fonctionnement! Méthode d'évaluation robuste pour les mesures de restauration Mise au point d'une méthode simple, comme outil d'évaluation...
MISE AU POINT D'UNE MÉTHODE SIMPLE, COMME OUTIL D'ÉVALUATION...
C D
E
Perte de résistance de bandes de coton
Capacité des microorganismes d'un sol à dégrader la cellulose constitutive d'une bande de tissu en coton (Obbard & Jones, 1993)
Résistance à la traction de bandes de coton après incubation sur le terrain Coton non blanchi
Substrat artificiel
facile à mettre en oeuvre
Parois végétales
Fibres de coton: cellulose
MISE AU POINT D'UNE MÉTHODE SIMPLE, COMME OUTIL D'ÉVALUATION...
Test
Corrélations entre décomposition des litières et dégradation du coton La dégradation du coton est un bon outil pour évaluer la capacité de décomposition des sols
*** *** *** ***
***
***
***
***
***
***
MISE AU POINT D'UNE MÉTHODE SIMPLE, COMME OUTIL D'ÉVALUATION...
Guide d'aide à la décision (cf film & rapport)
Bande de coton Litière témoin Litière du site
Avantages
Processus mesuré Matériel standard: dégradation de la cellulose, idéal pour la comparaison entre plusieurs conditions
Inconvénients
Ne mesure pas la décomposition « vraie » de la matière organique, mais celle de la cellulose
Avantages
Mesure la décomposition d'un « vrai » substrat organique = Adapté aux études comparatives
Inconvénients
Ne mesure pas la variabilité du processus due à la composition des litières
Avantages
Mesure le « vrai » processus de décomposition de la matière organique avec toute la complexité de la composition de la litière (N, P, polyphénols...) Mesure réaliste du processus de décomposition avec la possibilité d'intégrer l'activité de l'ensemble des acteurs
Faibles coûts d'analyses
Inconvénients
Variabilité intrainter espèces de la composition des litières qui limite les études comparatives
Mise en oeuvre / Acteurs en jeu
Facile à se procurer, à manipuler, à transporter
Processus de décomposition modifié. Intégration principalement de l'action de microorganismes
Coût de l'appareil élevé (8 à 10 k)
Mesure réaliste du processus de décomposition avec la possibilité d'intégrer l'activité de l'ensemble des acteurs
Faibles coûts d'analyses
Collecte chronophage, ainsi que la mise en oeuvre (séchage, pesée initiale...)
Collecte chronophage, ainsi que la mise en oeuvre (séchage, pesée initiale...)
Modifications non biologiques / Coûts associés
Pas ou peu de modifications abiotiques (leaching, abrasion physique) Exposition courte qui diminue les risques de perte du matériel (vandalisme, crue)
Temps d'exposition
Temps d'exposition plus long, plus de risques de perte du matériel Adapté aux études comparatives sur un petit nombre de sites au cours d'une même année Information disponible en 9-12 mois
Temps d'exposition plus long, plus de risques de perte du matériel Pas adapté aux études comparatives entre sites, mais fourni une information précise et intégrée sur le fonctionnement d'un site à caractériser. Information disponible en 9-12 mois.
Standardisation/ Etudes comparatives
Adapté aux études comparatives sur de nombreux sites et interannuelles Information disponible en quelques semaines, protocole facilement standardisable (voire normalisable)
PROTOCOLE FILMÉ DE MISE EN OEUVRE DE LA MÉTHODE « BANDES DE COTON »
Outils biologiques de caractérisation de terrain Marina Le Guédard LEB Aquitaine
Projet APPOLINE
APPLICABILITÉ À L'ÉTUDE DES SITES POLLUÉS DU BIOMARQUEUR LIPIDIQUE DES VÉGÉTAUX ET DU BIOINDICATEUR NEMATOFAUNE
Marina Le Guédard, Jean-Jacques Bessoule, Cécile Villenave, Hélène Cérémonie, Olivier Faure, Gérald Fayolle, Jean-François Nau
25
CONTEXTE
Evaluation des risques liés à une pollution du sol
PHYSICOCHIMIE Identification/Quantification de certains contaminants Biodisponibilité/transfert de contaminants Etat écologique des sols/impact global sur l'écosystème
BIOINDICATEURS Paramètres Biologiques
Bioaccumulation Impact/effet
COMPLEMENTARITES DES OUTILS
CONTEXTE
2004-2012 :
https://ecobiosoil.univ-rennes1.fr/ADEME-Bioindicateur/
BIOINDICATEURS D'EFFETS
BIOINDICATEURS D'ACCUMULATION
Microbiens
Nématodes
Vers de Terre
Oméga-3 Végétaux
SET-Escargots
CMT-Végétaux
Existence d'outils pertinents et efficaces pour «l'évaluation des risques écologiques» de la contamination des sols Très peu d'études portant sur des cas concrets utilisation encore peu fréquente
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OBJECTFS DU PROGRAMME
(GESIPOL 2013)
1. Préciser les conditions d'utilisation et les champs d'applications de certains outils biologiques issus du programme BIO2
Contextes différents de phytostabilisation Pollutions organiques posant des problèmes sociétaux et réglementaires
2. Analyser le retour d'expériences dans des opérations de démonstration afin de montrer leur intérêt auprès d'utilisateurs potentiels
Analyse et compréhension des outils par un BE sites et sols pollués Mise en cohérence de la démarche scientifique avec les besoins opérationnels des utilisateurs potentiels Mise en place de documents de communication pour faciliter l'utilisation de ces nouveaux outils par les utilisateurs potentiels
28
OUTILS BIOLOGIQUES ETUDIES
Bioaccumulation Indice CMT-végétaux : Transfert métaux sol plante Etat et fonctionnement du sol Indice Nématodes : Mesure des communautés nématofauniques
ISO 10 872
20
Santé des végétaux Indice Oméga-3 Mesure de l'impact sur les lipides
XP
XP X31-233
Indice CMT-végétaux
18 16
14
12 10 8 6 4 2 0
ISO 23611-4
ISO CD 21479
Aucun transfert anormal
Transfert faible Transfert élevé à modéré
développement de 4 indices globaux (abondance et diversité)
Control
A
30% 50% polluted polluted
Existence de référentiels issus du programme Bioindicateurs (modalités agricoles, forêts, sites pollués)
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CHAMPS D'APPLICATIONS
Saint-Cyprien (42) Châteauneuf (42)
Contamination PCBs, dioxine et furanes Changement d'usage (photovoltaïque)
Contamination poly-métallique Phytostabilisation en cours d'essai pilote La combe du Saut (11) Contamination As Excavation + Phytostabilisation ancienne (2009)
30
EXEMPLE D'APPLICATION
Site Physafimm : Contexte Crassier Industeel-Loire/Arcelor-Mittal
(Décharge de co-produits d'activité métallurgique utilisée de la fin du 19ème siècle jusqu'au début des années 2000)
Forte contamination poly-métallique (Cr, Ni, Cu, Zn, ...)
As Crassier TAH* VSI** 72 8,3 ND Cd 2.1 0,40 0,70 Cr 5558 53 100 Cu 431 14 35 Mo 502 0,53 ND Ni 1859 19 70 Pb 221 30 60 Zn 617 67 150
Données issues du rapport Physafimm (contrat ADEME n° 0872C0119)
Problème d'envol de poussières
Impact paysager négatif
© O. Faure
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EXEMPLE D'APPLICATION
Site Physafimm : Contexte Dispositif expérimental 3 modalités d'amendements
(Bois Rameaux Fragmentés)
BRF
(Matière d'Intérêt Agronomique Issus du Traitement des Eaux)
NPK BRF MIATE BRF NPK
MIATE
Sans amendement
(NPK)
© O. Faure
MIATE NPK
MIATE
BRF
32
EXEMPLE D'APPLICATION
Effet de l'amendement sur la mobilité des ETMs?
8 7 6 5 4 3 2 1 0
Indice CMT
BRF
MIATE
NPK/rien
Végétation accumule ETMs en quantité supérieure à celle d'une végétation non contaminée (CMT>0). Cependant, diminution de l'accumulation des ETMs dans les végétaux présents sur les parcelles amendées (MIATE et BRF)
33
EXEMPLE D'APPLICATION
Evaluation de l'impact des amendements sur la végétation en place
Indice Oméga-3
1
0,9
NOTE
0,8
0,7
0,6 0,5
BRF
MIATE
NPK/rien
Apport MIATE et BRF permet d'améliorer la « qualité » du sol pour les végétaux.
34
EXEMPLE D'APPLICATION
Etat du fonctionnement biologique du sol Indice Nématodes
Les apports des amendements MIATE & BRF ont un effet positif sur le développement d'une activité biologique dans le sol Celle-ci reste toutefois restreinte à un nombre extrêmement limité de groupes fonctionnels
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TRANSFERABILITE DES OUTILS
Oméga-3
Nématodes
Outils évalués par un BE pour mettre en avant leur apport potentiel dans le diagnostic, l'élaboration et le suivi de plan de gestion (ou de réhabilitation) de sites "pollués".
CMT-Végétaux
Dans le domaine des sites et sols pollués, ils peuvent être utilisés pour :
· · · Gestion de site et sols pollués (caractérisation biologique des sols, évaluation des risques écologiques ou des techniques de phytomanagement) Etudes environnementales et réglementaires (études d'impacts, pour répondre à des besoins réglementaires) Réaménagement de friches industrielles (utilisation du sol comme support de biodiversité, aménagement d'une friche en parc urbain)
36
CONCLUSIONS
1) Création de fiches détaillées des outils biologiques existants
https://ecobiosoil.univ-rennes1.fr/ADEME-Bioindicateur/
2) Création de fiches synthétiques pour aider les BE et les aménageurs (principes et applications)
http://www.ademe.mediatheque.010216.pdf
3) Intégration des outils indice Oméga-3 et CMT-végétaux dans le guide des phytotechnologies appliquées aux sites pollués
http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/phyto_010191.pdf
4) Prise en compte des outils biologiques dans le guide de méthodologie nationale de gestion des sites et sols pollués
http://www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/Politique-degestion-des-sites-et.html
5) Intégration des outils biologiques pour l'évaluation des risques écologiques de sites et sols pollués dans l'approche TRIADE (norme ISO 19204:2017)
37
Outils biologiques de caractérisation de terrain Jenifer Hellal BRGM
Projet BIODISSPOL
Projet BioDISSPOL
Biomarqueurs microbiens : applicabilité en Diagnostic et Suivi de Site Pollués Projet de 36 mois
En cours de réalisation, actuellement en fin de 2ème année
39
Contexte de l'étude
· Activité industrielle : pollution des eaux souterraines par des mélanges complexes de polluants · Solvants chlorés (haloalcanes, haloalcènes) o Principaux polluants des eaux souterraines o Persistants dans l'environnement o Très toxiques
Perchloroethylene Trichloroethylene (PCE) (TCE)
cis-dichloroethylene Vinyle chloride (VC) (cis-DCE)
· Remédiation/gestion dépendante d'une bonne compréhension du site => orientation vers des approches de remédiation chimiques ou biologiques
Objectifs de BioDISSPOL
· Démontrer l'opérationnalité et l'applicabilité de biomarqueurs moléculaires, associés à l'isotopie composé-spécifique (AICS), en diagnostic, surveillance et suivi de sites pollués · Apporter un retour d'expérience sur un site atelier dans le cadre d'une gestion de site
· Travailler sur la mise à disposition d'outils plus accessibles en routine pour le diagnostic et le suivi de sites pollués
· Valoriser les résultats clés vers les acteurs décisionnels afin de préparer l'opérationnalité de la mesure
41
Les outils utilisés : Analyse Isotopique Composé Spécifique
· Prouver l'existence d'une biodégradation in situ · Estimer quantitativement la biodégradation in situ
42
Les outils utilisés : PCR quantitative en temps réel
L'abondance d'un gène fonctionnel reflète t-il la dégradation in situ ?
?
pceA
pceA
Quel seuil d'abondance
=
tceA vcrA bvcA
1- Dégradation in situ ?
2- Dégradation possible avec stimulation ?
3- Besoin de bioaugmenter ?
43
Les outils utilisés : Métagénomique
· Identifier et cartographier les communautés microbiennes présentes in situ par séquençage haut-débit · présence de taxons dehalorespirants ? · présence d'autres potentiels métaboliques d'intérêt ?
Amplification gène 16S universel => séquençage et identification jusqu'à 20 000 taxons
44
Approche appliquée
Chimie : identification et caractérisation de la pollution
Isotopie => Fractionnement isotopique des polluants => Confirme si une biodégradation a lieu in situ
Abondance gènes spécifiques => Abondance des bactéries dégradantes => Identifie le potentiel de biodégradation in situ
Métagénomique => Identification approfondie de tous les genres microbiens => Identifie tout le potentiel biologique in situ
Complémentarité pour diagnostic et suivi de site
45
Complémentarité des outils
Biodégradation in situ
Isotopie Gènes spécifiques Métagénomique
Biodégradation in situ
Confirme mécanisme(s) de biodégradation
Absence ou seuil d'abondance limite
Identification potentiel génétique/métabolique
Stimulation des bactéries dégradante (ex. nutriments)
Choix du mode de gestion du site
Activation si faible biomasse dégradante Bioaugmentation si bactéries absentes Traitement chimique
46
Cadre d'application
· Polluants ciblés : les solvants chlorés (COV), composés de synthèse très toxiques et volatils, polluants les plus répandus dans les eaux souterraines · Un site atelier principal présentant une nappe souterraine fortement contaminée par des COV · Suivi spatio-temporel : 4 campagnes de prélèvements d'eau dans 12 piézomètres répartis en zone source, panache et franges
47
Cadre d'application
· Polluants ciblés : les solvants chlorés (COV), composés de synthèse très toxiques et volatils, polluants les plus répandus dans les eaux souterraines
Localisation Source Source Panache Panache Frange Frange Frange PCE 120 80 64 163 <10 <10 <10 TCE 180 214 163 135 <10 <10 <10 cis-DCE 68151 350222 203733 55371 <10 955 710 VC 100 7284 30518 23495 <10 81 64 DCM 7010 2064 1563 1823 <10 214 <10 1,2-DCA 306 1073 196 120 <10 <10 <10 < 500 µg/l Non détécté > 10 000 µg/l 500-10 000 µg/l
·
Piézomètres contrastés en termes de teneurs en COHVs
·
Concentration importante en cis-DCE dans les pièzomètres au niveau de la source et du panache de pollution
#48
48
Résultats : Isotopie
Mesure d'un effet isotopique in situ de la biodégradation des COV : PCE=>TCE=>cDCE=>CV => Biodégradation par déhalorespiration des COV in situ entre la source, le panache et la frange
49
Résultats : Métagénomique
Confirmation du potentiel génétique de dégradation microbien : détection de gènes fonctionnels et identification de taxons déhalorespirants
·
Présence des taxons dehalorespirants Sulfurospirillum dehalorespirans/multivorans et Dehalococcoides GT/FL2/BAV1
Première étapes de dégradation du PCE réalisées préférentiellement dans la source Dégradation jusqu'à l'éthylène préférentiellement dans le panache Résultats à confirmer et à compléter par d'autres approches 50
· · ·
Résultats : qPCR
Abondance gènes biodégradation : Source = Début Panache > Fin panache > Franges
100 m
A/R avec le laboratoire
· Démonstration en microcosmes de la capacité de dégradation de la microflore du site sur les principaux polluants : PCE, cisDCE, CV, DCM => le potentiel de biodégradation existe in situ
· Démonstration de l'augmentation de l'abondance d'un gène bactérien concomitante à la biodégradation du cis-DCE => potentiel biomarqueur d'une biodégradation in situ
· Consolidation de la base de donnée des facteurs d'enrichissement isotopiques => nécessaire pour l'estimation du taux de biodégradation in situ
52
Résultats intégrés
Chimie : identification et caractérisation de la pollution
Isotopie => Confirme qu'une biodégradation a lieu in situ au niveau de la source et du panache
Abondance gènes spécifiques => Présence de gènes connues pour la dégradation des COV => Plus abondantes dans la source et le panache
Métagénomique => Présences de populations déhalorespirantes
Adaptation de la méthode de gestion
53
Organisation d'une journée technique ciblée sur l'utilisation d'outils innovants pour le monitoring de l'environnement (printemps 2018) Contact : j.hellal@brgm.fr
54
Outils biologiques de caractérisation de terrain Hélène Roussel ADEME
REGARDS OPÉRATIONNELS
Outil biologique de caractérisation Projet PIT
(Pollution Investigation by Trees)
What trees do ... Phyto-accumulation (elements) Phyto-volatilization (organics) Phytoscreening as outer most ring(s)
are sap-enriched
Translocation by sap Uptake
Fixation
Contaminant
Dendrochemistry : as annual rings reflect uptake at exposure times
Ancienne savonnerie industrielle RENAUD-LUCIENNE à Ploufragan (22)
?
Prise en compte des indicateurs biologiques dans le choix des mesures de gestion
· Cas du site de Saint-Laurent le Minier (30)
Zone d'étude (Secteur étudié découpé en 15 zones) :
· · · · · · · · · · · · · · · Secteur A : Parking Cascade Secteur B : Restaurant Secteur C : La Meuse Secteur D : Papeterie sud Secteur E : Papeterie nord Secteur F : Avinières Secteur G : Mas des Avinières Secteur H : Le Martinet Secteur I : Bassins Secteur J : Vallon de la Ferrière Secteur K : Mange-Châtaigne Secteur L : Berges de la Vis Secteur M : Château de Saint Laurent Le Minier Secteur N : Zone du captage AEP (non concernée par pollution) Secteur O : Petit bois de conifères au sud-ouest du restaurant
J I
K
I
F G
H
E D
M
C
B
A
N O
63 Zone d'étude
· Synthèse des investigations (2011-2014)
· Bilan état des milieux :
· Hiérarchisation des zones selon 2 types de critères :
Critères liés à l'état des sources : · Teneurs en polluants (traceur = teneur maximale en plomb mesurée dans les sols superficiels) : 1= < 10 000 ; 2=10 000 à 20 000 ; 3= 20 000 à 30 000 ; 4= 30 000 à 40 000 ; 5 = > 40 000 mg/kg MS de plomb ; · Surface de sol nu de la zone source : < 1 000 ; 3 000 ; 5 000 ; 10 000 ; > 10 000 m² ;
Critères liés à la mobilité des polluants : · Transfert vers les populations humaines : fréquentation, couverture, poussières ; · Transfert vers les milieux air et eaux: érosion, ruissellement, stabilité, poussières ; · Transfert vers les chaînes trophiques : biodisponibilité animale et végétale. -> Notation quantitative ou qualitative entre 1 et 5 pour chaque critère : hiérarchisation des sources
65
· Hiérarchisation des zones selon 2 types de critères :
Teneur en Surface de sol nu de Transfert vers les populations Transfert vers les polluants la zone source Sous-total humaines milieux air et eaux
Coefficients de pondération Avinières Bassins n°1 à 3 Papèterie Nord Le Martinet Mange-Châtaigne Papèterie Sud La Meuse Vallon de la Ferrière Bassins n°4 et 5 Petit Bois Mas de Avinières Parking Cascade Château 4 5 5 4 5 5 3 4 4 3 5 3 1 1 3 5 4 1 2 4 2 2 2 2 1 2 2 1 35 32 19 26 32 18 22 22 18 23 18 10 7 5 5 4 5 4 1 4 2 1 1 1 1 3 3 2 4 5 5 3 5 1 3 5 5 1 1 2 1
Transfert vers les chaines trophiques
1 3 5 3 3 5 2 4 5 5 4 5 1 1
Total
71 67 57 55 52 42 42 42 38 34 30 30 25
66
· Prise en compte de la mobilité dans les priorités
Les notes de priorité non modifiées par la prise en compte de la mobilité des ETM se situent sur la diagonale ; celles qui passent au dessus en intégrant la mobilité deviennent plus prioritaires, celles qui passent en dessous deviennent moins prioritaires
67
Tableau de hiérarchisation des zones Classement 1 Zone Les Avinières Zone F Priorité
2
3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
Les bassins n°1 à 3 - Zone I
La Papèterie Nord - Zone E Le Martinet Zone H Mange-Châtaigne Zone K La Papèterie Sud Zone D La Meuse Zone C Le Vallon de la Ferrière Zone J Les Bassins n°4 et 5 Zone I Le petit bois Zone O Le Mas des Avinières Zone G Le Parking de la Cascade Zone A Le Château Zone M Faible Moyenne Forte
68
Outils et méthodes de caractérisation de terrain Hélène Roussel ADEME Patrick Charbonnier Arcelor Mittal
Outils et méthodes de caractérisation de terrain Valérie Laperche BRGM
Projet CISTTEM
Projet CISTTEM Caractérisation In Situ de matrices contaminées par des composés volatils : Teneur Totale et première Estimation de la Mobilité
Valérie Laperche, Valérie Guérin, Benjamin Girardeau1, Bruno Dubéarnès2, Martin Gaboriau, Philippe Tresca3 et Coralie Monferran4 1: BRGM; 2 : EauGéo; 3 : TESORA; 4 : FONDISBIORITECH
Objectifs
Le projet CISTTEM s'inscrit dans une démarche d'amélioration des outils de caractérisation des milieux en proposant d'améliorer et de consolider les méthodes de diagnostic de sites et la caractérisation des sources de pollution afin d'améliorer l'évaluation des transferts. · Valider l'utilisation sur site de l'HAPSITE en SSP pour la mesure de composés organiques volatils,
· Approcher la mobilité au plus près des conditions de terrain.
72
Plan
· Méthodologie retenue
· Présentation de l'appareil testé
· Résultats en terme d'analyse sur site
· Propositions de protocoles d'estimation de la mobilité
· Conclusions et perspectives
Méthodologie
· Tests de 3 appareils :
· AccuSense® de chez SEER Technology, Inc., · TRIDIONTM-9 de chez TORION, · HAPSITE ER® de chez INFICON.
· Choix de la GC :
· Facilité d'utilisation, · Mode d'injection, · Performance (identification, semi-quantification).
· Approche de la mobilité :
· Identification de protocoles, · Test sur site.
Présentation de l'appareil : HAPSITE ER
· GC/MS (Chromatographie en phase Gazeuse couplée à un Spectromètre de Masse), · Appareil indépendant : peut être utilisé sans PC, autonome / alimentation et gaz, · Temps de mise en route : 45 min (chauffe de l'instrument + tests de fonctionnement) > Autonomie des batteries :
Autonomie : 2-3 h Temps de charge : 14-20 h
· Analyse direct de l'air ambiant ou du sol, ou analyse de l'air l'espace de tête d'un flacon contenant un échantillon liquide ou solide (préalablement chauffé ou non).
Nombre d'analyses par heure Nombre d'analyses par jour Analyse 3-4 20-25 Analyse + Traitement 1 6-7
Retour d'expérience sur site pollué
· Sniffing en tête d'ouvrage
· Prélèvement d'eau
Retour d'expérience sur site pollué
· Sondage
Analyse solide
Lixiviation eau
> 77
· Les + · Appareil assez simple à prendre en main en utilisation courante même pour des non chimistes, · Possibilité de portabilité pour des mesure en tête de piézair. · Les · Autonomie des batteries (nécessité d'avoir 3 batteries), · Besoin d'accessoires complémentaires en cas de températures basses.
Retour d'expérience sur site pollué
Résultats en terme d'analyse sur site
· Qualification pour 29 composés ciblés
COHV (16) BETX (8/10) Hydrocarbure (2) HAP (1)
· Dispose de la bibliothèque NIST
Remarque : les m et p xylènes ne sont pas différenciables et sont analysés sous forme de somme. Idem pour les m et p ethyltoluène.
1,1 dichloroethene dichloromethane trans 1,2 dichloroethene cis 1,2 dichloroethene chloroforme 1,2 dichloroethane 1,1,1 trichloroethane benzene trichloroethylene toluene tetrachloroethylene ethylbenzene m + p xylene styrene o xylene isopropyl benzene m + p ethyltoluene 1,3,5 trimethylbenzene o ethyltoluene 1,2,4 trimethylbenzene 1,4 dichlorobenzene decane 1,2 dichlorobenzene 1,2,4 trichlorobenzene naphthalene 1,2,3 trichlorobenzene dodecane
Résultats en terme d'analyse sur site
· Dans la majorité des cas : une bonne correspondance. · Détection de composés non pré-sélectionnés dans le pack analytique à des concentrations de l'ordre de quelques µg/L et ppb : · Ex. : Lors d'une campagne le o-éthyltoluène et le m+p éthyltoluène ont été ajoutés au « pack labo » suite à leur analyse sur site par l'HAPSITE. · Des différences entres composés détectés sur site et au laboratoire : · Présence de composés, non identifiés en première analyse, a été confirmée sur l'HAPSITE en étudiant les spectres en mode screening (mode expert), · Travail complémentaire / pertes ou faux positifs, · Méthode de calcul des concentrations à affiner.
Approche retenue pour les protocoles d'estimation de la mobilité
L'estimation se fait en 3 étapes : 1. Analyse des gaz 2. Analyse des eaux 3. Analyse des sols
Analyses de gaz
Analyses des eaux
Analyses de sol
Conclusions et perspectives
· L'utilisation de la GC portable a montré : · Sa capacité à obtenir sur site une identification des composés, · Sa capacité à obtenir des analyses semi-quantitatives. Cela permet d'adapter sur site les analyses à effectuer (cas d'un historique incomplet du site). · En ce qui concerne l'estimation de la mobilité, les 1ers résultats sont encourageants mais il reste à consolider les protocoles pour les rendre robustes (utilisables et transférables à tous les types de sol) et pour développer des routines de calcul.
Outils et méthodes de caractérisation de terrain Chantal de Fouquet ARMINES Priscilla Semaoune ENVISOL
Projet CONTRASOL
ADEME, 10 - 11 mai 2017
Quelles innovations pour les outils et méthodes de diagnostic ? Les difficultés du passage des échantillons aux estimations de volumes pollués, dans le cas de pollutions organiques. Contexte et premiers résultats du projet Contrasol
ENVISOL : Mariangela DONATI, Aurélie MALVOISIN, Gaël PLASSART, Priscillia SEMAOUNE
ARMINES Ecole des mines de Paris : Chantal de FOUQUET
Contexte du diagnostic de pollutions organiques
· · · · Nombre de sondages « limité » Profondeur investiguée souvent réduite Utilisation des mesures indirectes Fort contraste des teneurs
incertitudes sur les cartes de valeurs estimées mais d'abord difficultés à établir « le » variogramme pour les bureaux d'étude : temps passé, argumentation parfois délicate des résultats améliorer la méthodologie, de façon opérationnelle ?
ADEME, 10-11 mai 2017. Quelles innovations pour les outils et méthodes de diagnostic ? 88
Contrasol, Gesipol 2014-2016
· Test de la méthode d'écrêtage (Rivoirard et al., 2013) en vue de son application effective par les bureaux d'étude · Méthode d'estimation minière, dans le cas de teneurs fortement dispersées (Uranium, Or) · Principe : donner un sens à la pratique empirique de rabattement des valeurs fortes, en corrigeant les biais pour l'estimation · Cas où des transformées des teneurs (écrêtée et indicatrice des valeurs fortes) apparaissent mieux structurées que les teneurs · Le projet s'appuie sur l'étude de deux sites pollués par des composés organiques (COHV, HAP) · D'autres modèles récents ont été comparés (KDD, par X. Freulon)
ADEME, 10-11 mai 2017. Quelles innovations pour les outils et méthodes de diagnostic ? 89
Influence des valeurs fortes ?
350
Écart-type
Toutes données
log(S)
5.5
-1 -2 -3 -4
S 100
4.5
-10
-5
40
60
80
moyenne
3.8
4.2
Évolution de la M moyenne et de l'écart-type log(M) par suppression successive des 1,2,...5 et 10 valeurs les plus élevées (moins de 4% des données)
272 mesures par PID : médiane : 9.40 ; moyenne : 88 Q 90 : 172 ; maximum : 5000 écart-type : 367 (coefficient de variation > 4) Les valeurs très fortes perturbent la variographie et l'estimation
ADEME, 10-11 mai 2017. Quelles innovations pour les outils et méthodes de diagnostic ? 90
Exemple, le site de Plaisir (78)
· Ancien site de traitement de surfaces métalliques et de peinture pour l'industrie aéronautique et automobile
· Superficie totale d'environ 3,5 ha ; bâtiments environ 0,8 ha
· Solvants chlorés présents dans les sols, les gaz du sol et la nappe · Composés COHV présentant les concentrations les plus élevées : perchloroéthylène et trichloréthylène. · Reconnaissance par Envisol (31 sondages en janvier, août 2012) jusqu'à 15 m de profondeur, localement. Profondeur
ADEME, 10-11 mai 2017. Quelles innovations pour les outils et méthodes de diagnostic ?
91
Variogramme des mesures PID (78)
PID indicatrice (50) écrêtée
Horizontal
Vertical
Profondeur < 5m Pas de corrélation apparente avec les formations pédologiques
ADEME, 10-11 mai 2017. Quelles innovations pour les outils et méthodes de diagnostic ?
92
Conclusion
· Même lorsque les hypothèses du modèle d'écrêtage ne sont pas parfaitement vérifiées, les résultats de validation croisée sont en faveur de ce modèle · Difficultés à choisir le seuil d'écrêtage · En pratique, problème lorsque la valeur de coupure pour la dépollution est supérieure au seuil d'écrêtage. · Pour le premier site: difficultés pratiques pour la comparaison des estimations au réalisé.
ADEME, 10-11 mai 2017. Quelles innovations pour les outils et méthodes de diagnostic ? 93
Modèle d'écrêtage
· Les très fortes valeurs perturbent la variographie et l'estimation · Décomposition spatiale de la concentration, fondée sur le comportement généralement déstructuré de ces valeurs
Z(x)= (Z(x)e) + (m(ze)- ze)1Z(x)
Écrêtée
ze +
Rze (x)
résidu
indicatrice
Hypothèses :
· choix d'un seuil d'écrêtage, inférieur à la coupure de sélection · résidu spatialement non corrélé avec écrêtée et indicatrice · éventuellement pépitique cokrigeage de l'indicatrice et de l'écrêtée, krigeage du résidu (nul si pépitique) variance d'estimation de bloc = variance de cokrigeage de (écrêtée + (m(ze)- ze) indicatrice ) si résidu pépitique
Copil Contrasol, 26 octobre 2016 95
Variogrammes
· Nuée variographique
influence prépondérante du maximum des valeurs. A droite, carte d'implantation, indiquant les paires de points repérées sur la nuée variographique. · Calcul avec mêmes paramètres pour toutes les variables
Copil Contrasol, 26 octobre 2016 96
Outils et méthodes de caractérisation de terrain Pierre Faure Université Lorraine
Projet MEMOTRACES
GESIPOL MEMOTRACES
TRANSFERT DES COMPOSÉS AROMATIQUES POLYCYCLIQUES
DES SOLS VERS LES
COMPRÉHENSION DES MÉCANISMES DE MOBILISATION ET DE
EAUX SOUTERRAINES
Marine BOULANGE, Catherine LORGEOUX, Julien MICHEL, Fabrice GOLFIER, Raymond MICHELS, Pierre FAURE
98
Contexte
Contamination des sols par les CAP suite aux activités d'exploitation du charbon
1,4 millions de sites pollués en Europe
Diagnostic et suivi dans le temps
16 HAP US EPA - Réglementaires
Projet Snowman III - PACMAN
Cible les CAP Polaires (oxygénés et azotés) Présents dans la pollution initiale Formés lors de remédiations (ISCO Bioremédiation) Préférentiellement mobilisés par l'eau (lixiviation)
99
Composés aromatiques polycycliques (CAP)
HAP vs. CAP-O 16 HAP US EPA 11 CAP-O étudiés
O O O O
CH3
O
O
O O
O
O
O
O
O
O
O
Présence dans la pollution initiale
+++
++
Lundstedt et al., 2007 ; Biache et al., 2013
Produit de dégradation
Toxicité Mobilité dans les eaux
++++
Lundstedt et al., 2007 ; Lorgeoux et al. (in prep)
+++ -
+++ (+)
Wincent et al., 2015 ; Lundstedt et al., 2007
MusaBandowe et al., 2011 Schlanges et al., 2008
+
1
METHODOLOGIE
OBJECTIFS :
- Produire des connaissances nouvelles sur les paramètres et les mécanismes contrôlant la mobilisation et le transfert des CAP-O - Apporter des données nouvelles sur les CAP-O pour contribuer à la réflexion sur leur incorporation dans la réglementation.
Essais de lixiviation en batch
Terrain
Lysimètre Essais de lixiviation en colonne de laboratoire
(site atelier)
Terres réelles contaminées par les CAP
Approche multi-échelle Complexité du système
101
ESSAIS BATCH
OBJECTIFS :
Homécourt Cokerie
Essais de lixiviation en batch
- Travailler en milieux simplifié (abiotique) - Tester des paramètres clefs (bibliographie) - Identifier les mécanismes
COT (g/kg) Mat. Orga.
Fossile 98 % 99 %
16 HAP (mg/kg)
2920 1160
11 CAP-O (mg/kg)
420 190
24h Bactericide L/S =10
HOM
100 70
Lorraine Cokerie
LOR
Paramètres ciblés (Plan d'expérience)
- Température (3 et 28°C) - Force ionique « naturelle » (500 µS/cm pour HOM et 2000 pour LOR) et forcée (5800 µS/cm) - Disponibilité des contaminants ("aging")
102
DISPONIBILITE - AGING
Distribution des polluants dans le temps
(Semple and Naidu, 2014)
Essais de lixiviation en batch
Pollution fraîche
Prétraitement
Chauffage 100°C 1 semaine Atmosphère inerte (N2)
Pollution « âgée »
Fraction biodégradée Fraction disponible Fraction régénérable Fraction séquestrée
TEMPS DE CONTACT AVEC LE SOL
103
BATCH - QUANTIFICATION
Essais de lixiviation en batch
Pré chauffage HOM HOMPC 90°C 1 semaine
COD (mg/l) 10,7 14,5 24,8 37,0 12,2 19,2 37,2 50,8
16 HAP (µg/L) 53,9 82,7
11 CAP-O (mg/kg) 64,3 72,0
CAP-O / HAP (eau) 45,8 54,4 43,3 48,5
CAP-O / HAP (sol) 12,1 % 15,2 %
x 2,5
x 3,4
x 3,0
222,2 245,8
181,9 222,1
LOR LOR-PC
90°C 1 semaine
x 2,8
34,3 47,4
x 5,7
25,3 34,8
x 5,3
40,2 42,5 39,2 44,6
13,7 % 17,8 %
192,6 276,9
124,3 192,0
Terre avec pollution disponible (HOM-PC et LOR-PC) Plus forte teneur en COD et PAC Influence de la température très limitée
104
BATCH - MECANISME
Dissous vs. Colloïdes
10000 1000
Sol Sol brute pré-traité FI « naturelle » FI « forcée »
Solub. > 0,2 mg/L
Essais de lixiviation en batch
Solub. > 0,2 mg/L
HAP
Solub. < 0,2 mg/L
CAP-O
PAC concentration in leachates (µg/L)
100 10 1 0 0,1 10000 1000 100 10 1 0
Forte disponibilité Solubilité (Loi de Raoult) - OK pour LOR et HOM pour FI forte - Trans. colloïdale : HOM à FI faible Faible disponibilité - Décalage de la prédiction de la Loi de Raoult d'autant plus marqué que les produits sont solubles - Trans. colloïdale : HOM à FI faible
HOM
Solub. > 0,2 mg/L Solub. < 0,2 mg/L Solub. > 0,2 mg/L
0,1
LOR
Contrôle de la disponibilité (HAP et CAP-O) : loi de Raoult Contrôle de la FI : Colloïdes (HAP lourds)
Prédiction loi de Raoult
ESSAIS EN COLONNE LYSIMETRIQUE
113 cm
Lysimètre
50 cm
Sonde T°C et humidité + Bougies poreuses (BP)) 100 cm 150 cm
Terre Contaminée (135 cm)
Terre non contaminée (50 cm)
Sable (15 cm)
Percolat (P)
200 cm
OBJECTIFS :
- Travailler en condition réelle (condition insaturée) - 2 niveaux de terre LOR (2,1t de terre contaminée et 0,8t de terre non-contaminée) et granulométrie (criblage 8 cm) - intégration du compartiment biologique - Suivi précis des paramètres (dispositif équipée) - Forçage - pluie artificielle
106
ESSAIS EN COLONNE LYSIMETRIQUE
Pluie artificielle (2x4 jours) 10L/h 8 heures Analyse des eaux (BP et P)
Lysimètre
50
J1
J2
J3
J4
Humidité (%)
45 40 35 30 25
Stop 2 mois
BP50 BP100 BP150
J1
J2
J3
J4
Campagne N°1
Campagne N°2
107
ESSAIS EN COLONNE LYSIMETRIQUE
2 comportements : - Signature marquée par des HAP légers et le Dibenzofurane Dissolution (Ponctuel) - Signature dominée par l'anthracène et la 9H-Fluorènone Biodégradation (fréquent)
3000 2000 1000 0 3000 2000 1000 0 6000 5000 4000 3000 2000
Lysimètre
Campagne N°1
Campagne N°2
BP50
Concentration (ng/L)
BP100
Acénaphtylène Acénaphtène Fluorène Phenanthrène Anthracène Fluoranthène Dibenzofuran 9H-fluorénone Anthraquinone Benzo(a)fluorénone
1000
0 3000 2000 1000 0
BP150 Percolat
0,009
0,036
0,054
0,061
0,094
0,125
L/S
0,153
0,154
0,162
0,184
ESSAIS EN COLONNE LYSIMETRIQUE
Loi de Raoult Batch Colonne de laboratoire Lysimétre (Dissolution) Lysimétre (Biodégradation)
2,5 2,0 1,5 1,0 0,5 0,0 -0,5 -1,0 -1,5 -2,0
Lysimètre
HAP
Solub. < 0,2 mg/L
CAP-O
Solub. > 0,2 mg/L
Solub. > 0,2 mg/L
Log - Concentration des CAP dans les eaux (µg/L)
109
PRESENTATION DU SITE ATELIER
MOYEUVRE GRANDE
Ancienne usine sidérurgique regroupant plusieurs installations Cokerie + installations de traitement des co-produits Arrêt de la cokerie : début des années 1970
(site atelier)
Terrain
Zone d'activités
Aucun usage actuel Anciennes installations de traitement des coproduits Superficie 33 000 m2 Investigations projet MEMOTRACES
Activités historiques : contamination HAP, BTEX, CN-, métaux HAP + CAP-O dans le cadre de MEMOTRACES
PRESENTATION DU SITE ATELIER
MOYEUVRE GRANDE
Contexte géologique et hydrogéologique Remblais : 1 à 5 m Alluvions : 6 m Toit nappe alluviale au droit du site : 3 m Sens d'écoulement des eaux souterraines
(site atelier)
Terrain
Principales sources de pollution
5 Pz sélectionnés dans le cadre de MEMOTRACES Gammes de concentrations en HAP Localisation sources de pollution + Pz Amont
INVESTIGATION SUR LES EAUX SOUTERRAINES
MOYEUVRE GRANDE
(site atelier)
Terrain
Objectifs
Mettre en évidence la présence de CAP-O dans les eaux souterraines le potentiel de migration des CAP-O dans les eaux souterraines les voies de transfert des HAP et CAP-O sur site atelier (dissous, colloïdal, particulaire) Prélèvements d'eaux souterraines : 5 campagnes
Prélèvements « classiques » Tous les Pz Eau brute Filtration 0,7 µm Evaluation transfert particulaire (> 0,7 µm)
Analyse 16 HAP + 11 CAP-O
Prélèvements à 0,5 L/min 2 Pz
Ultra/nanofiltrations : 0,5 µm/100 nm/5 kDa
Analyse 16 HAP + 11 CAP-O
Evaluation voies de transfert
RESULTATS - DONNEES QUANTITATIVES
16 HAP US EPA
12000 SOG10
SOG7
(site atelier)
Terrain
11 CAP-O
1600 1400 1200 1000 800 600 400 200 0 juil-14
Concentration (µg/L)
Concentration (µg/L)
10000
8000
6000
SOG10
SOG7
SOG6
SOG3
SOG6
SOG3
4000
2000
SOG5
juil-15
Date
SOG5
juil-15
Date
0 juil-14
juil-16
Pz amont
juil-16
Pz amont
Même hiérarchisation des concentrations / Pz [CAP-O] : 11 -15 % des [CAP] suivis
[CAP-O] : même ordre de grandeur que [HAP] > Phe Mobilité + toxicité CAP-O > HAP Intérêt de l'étude des CAP-O
RESULTATS - DISTRIBUTIONS
HAP légers (Naph-Pyr)
800 700 600 500 400 300 200 100 0
SOG3
Piézomètre
HAP lourds (BaA-BghiP)
50
Concentration (µg/L)
Concentration (µg/L)
40 30 20 10 0
SOG3
Piézomètre
> 0,5 µm
> 0,5 µm
0,5 µm - 100 nm
100 nm - 5 kDa
0,5 µm - 100 nm
100 nm - 5 kDa
< 5kDa
SOG6
< 5kDa
SOG6
HAP légers : fraction particulaire + phase dissoute globale (fraction colloïdale majoritaire) HAP lourds : majoritairement associés à des particules > 0,5 µm
Dibenzofurane
250
Concentration (µg/L)
CAP-O - Sans dibenzofurane
7
Concentration (µg/L)
200 150 100 50 0
SOG3
Piézomètre
6 5
4 3 2 1 > 0,5 µm
> 0,5 µm
0,5 µm - 100 nm
100 nm - 5 kDa
0,5 µm - 100 nm
100 nm - 5 kDa
< 5kDa
SOG6
< 5kDa
SOG3
Piézomètre
0
SOG6
Dibenzofurane : fraction particulaire et colloïdale majoritairement
Autres CAP-O : fraction « dissoute vraie » majoritaire (+ particulaire / 1 Pz : artefact ?)
DEVENIR DANS LES SOLS (zone vadose)
Mobilisation des CAP : contrôlée par dissolution (Raoult) - Les CAP-O n'ont pas un comportement spécifique / HAP Paramètre essentiel pour prédire : disponibilité - Dépendant de la solubilité ( modifier la loi de Raoult) CAP peu solubles (HAP lourds)
Pollution fraîche
Fraction biodégradée Fraction disponible Fraction régénérable Fraction séquestrée CAP soluble (CAP-O et HAP légers)
TEMPS DE CONTACT AVEC LE SOL
Une fois les CAP mobilisés « autoépuration » par les microorganismes - avec sélectivité
115
DEVENIR DANS LES SOLS (zone saturée) Site atelier Moyeuvre Grande
Même hiérarchisation des concentrations / Pz HAP et CAP-O Distribution des CAP différente (tendance 2 piézomètres) HAP lourds (principalement forme particulaire) HAP légers + dibenzofurane (forme particulaire et colloïdale) CAP polaires (principalement forme dissoute) Transfert longue distance ? (CAP polaires et HAP) Nécessité d'investiguer plus en aval de la source.
116
CAP-O ET REGLEMENTATION
Mobilisation même mécanisme entre HAP et CAP-O
Dissolution (loi de Raoult) Enrichissement des eaux / sols
Réactivité (biodégradation)
Dégradation rapide (colonne et lysimètres) Sélectivité et/ou produits intermédiaires (9H-fluorénone)
Particules colloïdes dissous (CAP polaires)
Transfert distribution différentes suivant les CAP
CAP-O (/ HAP) Plus solubles + mobilisés + plus mobile (forme dissoute) + forte distance de transfert (à confirmer) Analyse des CAP-O
CAP-O Complémentaires aux HAP
Procédures voisines de celles utilisées pour les HAP
117
POURSUITE EN LIEN AVEC LE PROJET
Affiner le lien entre disponibilité et mobilisation Poursuivre les travaux sur les distributions
Particules / colloïdes / Dissous Suivre le transfert à plus grande distance des sources
Ecotoxicité des CAP Polaires (oxygénées et azotés) Organismes aquatiques et terrestres
- Projet financé par l'OSU OTELo (GéoRessources et LIEC) - Dépôt d'un projet ANSES (LIEC et GéoRessources)
Impact de procédés ISCO sur le devenir des CAP CAP oxygénés, azotés et soufrés Site atelier Moyeuvre Grande (Réseau Safir) Projet AMI Bioxyval (ADEME pilotage EODD)
Zone vadose
Zone saturée
Thèse Cifre Bérénice Ranc ICF Environnement et LRGP Nancy Thèse Cifre Clotilde Johansson Serpol et BRGM
118
Approches sanitaires et environnementales
Transfert et impacts vers le vivant
Cécile Grand ADEME Franck Marot ADEME Sébastien Denys Santé Publique France
Transferts et impacts
BIOTROPH STARTT TRIPLE INSPECT MARGEN DIMENSION
CIBLEX CARTORISK
BIOAC METAUX BIOAC PCB BIOMIS ODESSA BAPPET BAPPOP
PHYTOPERF
Environnement Sanitaire
PIEGEACHLOR
COMBINE CoPhyBio IBRACS
SACARTOM PHYTEXPPO HYBRID
TROPHE
TROPE SENSIB
HYRISK
COMRISK
Air intérieur
120
Approches sanitaires et environnementales
Transfert et impacts vers le vivant
Karen Perronnet INERIS
Projet TROPHE
TROPHé
PCB-dl/-ndl PCDD/F
Transfert et Risque des Organiques Persistants pour l'Homme et les écosystèmes
Constats dans la gestion des SSP :
1. Peu de données sur les transferts des PCB et dioxines/furanes dans la chaîne alimentaire (cf. BAPPOP) et le réseau trophique 2. REX faible sur l'exposition et les risques sanitaires en lien avec des sols impactés par des POPs chlorés (détail par congénères) pour certaines voies d'exposition 3. Peu d'évaluation des risques pour l'écosystème (éRé)
Toxicité: Stable Lipophile TEF pour les PCDD/F Peu biodégradable Produits et PCB-dl Degré de chloration: animaux (lait, « dioxine seveso » *209 congénères PCB oeuf,poisson) *210 congénères PCDD/F
122
Sources: - - Transformateurs - - Combustion
TROPHé
Transfert et Risque des Organiques Persistants pour l'Homme et les écosystèmes
Objectifs : acquisition de nouvelles connaissances afin
1. d'améliorer la connaissance des transferts, de la bioaccumulation et de la biodisponibilité des PCB et des dioxines (PCDD/F et PCB-dl) dans la chaîne alimentaire et le réseau trophique
2. d'évaluer les expositions et les risques à l'aide d'outils de modélisation (MODUL'ERS, TerraSys) 3. d'identifier des étapes, des outils communs susceptibles d'être mis en oeuvre dans les démarches d'évaluation des risques sanitaires (ERS) et d'évaluation des risques pour l'écosystème (éRé).
123
TROPHé
1. Améliorer la connaissance des transferts des PCB, PCDD/F dans la chaine alimentaire et le réseau trophique
Détermination expérimentale de la capacité des POP à se transférer du milieu SOL à des végétaux consommés par l'Homme (risque sanitaire) et à des invertébrés (réseau trophique) Total: 35 Proposition de BCF (bio concentration factor) substances POP concentration POP dans végétal ou invertébré BCF = concentration POP dans le sol
Programme analytique: 6 PCBi, 12 PCB-dl, 10 PCDF, 7 PCDD
124
TROPHé 1. Améliorer la connaissance des transferts
Expérimentations: Sélection de terres impactées : 4 niveaux de contamination Site Saint-Cyprien (42) incendie conséquent en 2008
[PCBi]sol ng/kg
[PCB-dl + PCDD/F]sol
ng I TEQ/kg
[PCDD/F]sol
ng I TEQ/kg
[PCDD/F]sol ng /kg
P1 P2 P3 P4
3 482 34 893 10 703 30 606
2,5 36,8 77 246
1,4 23,9 69,2 218,5
46 665 1 494 5 410
texture sableuse 4,6 < pH < 6,2 1,5 % < MO < 3 % 8,5 < C/N < 10,9
majorité de furanes par rapport aux dioxines
Site identique au projet TROPE
125
TROPHé 1. Améliorer la connaissance des transferts
Expérimentations: Sélection de terres impactées : 4 niveaux de contamination Site Saint-Cyprien (42) incendie conséquent en 2008
[PCB-dl + PCDD/F]sol ng I TEQ/kg [PCDD/F]sol ng I TEQ/kg
Valeurs pour les sols
zone rurale et urbaine <10 ans* zone urbaine/ind.* AFSSA (vache allaitante/lait)** Valeur Suisse***
[PCDD/F]sol ng I TEQ97/kg
P1 P2 P3 P4
2,5 36,8 77 246
1,4 23,9 69,2 218,5
1,3 4,7 6 à 26 20 (max.)
Site identique au projet TROPE
*Valeur médiane source BRGM (2008) ** PCB-dl + PCDD/F (saisine 2009) *** cultures alimentaires et fourragères 126
TROPHé 1. Améliorer la connaissance des transferts
Distribution des POP selon les fractions granulométriques En masse pour les 4 sols: fraction < 250 µm : 5-20% fraction 250 µm-4 mm : 70% En concentration: fraction < 250 µm : 2 à 4 fois plus élevées que les autres fractions quelle que soit la famille (PCB, PCDD/F) et le congénère
Fractions 0-1 cm 4 mm-1 cm 250 µm-4 mm < 250 µm
127
TROPHé 1. Améliorer la connaissance des transferts
Distribution des POP selon les fractions granulométriques En masse pour les 4 sols: fraction < 250 µm : 5-20% fraction 250 µm-4 mm : 70%
Influence pour l'évaluation des risques si voie d'exposition par ingestion de sol retenue
Procéder à l'analyse de la Fractionsfraction adhérente aux mains 0-1 cm (<250 µm) 4 mm-1 cm
250 µm-4 mm < 250 µm
En concentration: fraction < 250 µm : 2 à 4 fois plus élevées que les autres fractions quelle que soit la famille (PCB, PCDD/F) et le congénère
128
TROPHé 1. Améliorer la connaissance des transferts
Sélection de terres impactées : 4 niveaux de contamination (P1, P2, P3, P4) expérimentations en conditions contrôlées Mise en culture de végétaux couramment cultivés dans les jardins français / catégorie feuille racine tubercule fruit Analyse des POP dans organes consommés et lavés
Exposition de vers de compost (Eisenia fetida) et analyse des POPs
129
TROPHé 1. Améliorer la connaissance des transferts
Proposition de BCF au nombre de : 134 pour végétaux de terres impactées : 4 niveaux de les Sélection contamination 34 pour le vers de compost Consolidation et enrichissement de la base BAPPOP Gamme de valeurs BCF obtenues sur 4 niveaux de contamination de sol (végétaux potagers, invertébrés)
Trois cas de figure : BCF calculé dès lors que concentration sol et végétal > LQ laboratoire BCF estimé avec valeur de LQ/2 si concentration sol ou végétal < LQ BCF non déterminé si concentration sol et végétal < LQ
Influence possible des limites de quantification (LQ) des laboratoires pour l'évaluation des risques si estimation de valeurs BCF à partir des LQ (approche conservatoire du risque)
130
TROPHé 1. Améliorer la connaissance des transferts
1,0E+02
Valeurs BCF moyen MS pour les végétaux (moyenne P1, P2, P3, P4):
Valeurs des BCFmoyens pour chaque substance
GRA in situ 2014 CA entier
HA
GRA labo 2015 CA épluché
LAI2014
PDT COU
LAI2015
1,0E+01
PCBs
DIOXINES/FURANES
1,0E+00
=1
1,0E-01
1,0E-02
1,0E-03
3 Cl 1,0E-04
4 Cl
5 Cl
6 Cl
7 Cl
4 Cl
5 Cl
6 Cl
7 Cl
8 Cl
131
TROPHé 1. Améliorer la connaissance des transferts
1,0E+02
Valeurs BCF moyen MS pour les végétaux (moyenne P1, P2, P3, P4):
Valeurs des BCFmoyens pour chaque substance
GRA in situ 2014 CA entier
HA
GRA labo 2015 CA épluché
LAI2014
PDT COU
LAI2015
1,0E+01
PCBs
DIOXINES/FURANES
1,0E+00
=1
1,0E-01
1,0E-02
Variabilité des BCF selon: 1,0E-03 Famille POP : BCF5 Cl >> BCF PCDD/F (quelques 4valeurs > 1) 6 Cl PCB 3 Cl 6 Cl Cl 8 Cl 4 Cl 5 Cl 7 Cl 7 Cl Végétal : courgette ++ , laitue ++ pour les PCB les plus légers (transfert gazeux) 1,0E-04 Degré de chloration des PCB, PCDD/F singularité des PCB-dl coplanaires non orthosubstitués Niveau de contamination du sol (non représenté sur P4, valeurs BCF plus faibles)
132
TROPHé 1. Améliorer la connaissance des transferts
Valeurs BCF MS pour les vers de compost (détail pour les 4 sols) : PCDD/F PCB
3 Cl
4 Cl
5 Cl
6 Cl
7 Cl
4 Cl
5 Cl
6 Cl
7 Cl
8 Cl
PCB-dl coplanaires non ortho-substitués
A relier aux BCF escargots projet TROPE
133
TROPHé 1. Améliorer la connaissance des transferts
Valeurs BCF MS pour les vers de compost (détail pour les 4 sols) : PCDD/F PCB
3 Cl
4 Cl
5 Cl
6 Cl
7 Cl
4 Cl
5 Cl
6 Cl
7 Cl
8 Cl
Même tendance que pour les végétaux globalement BCF P1 >> BCF P4 (effet faible dose) tendance similaire pour les végétaux sauf pour la courgette
PCB-dl coplanaires non ortho-substitués
A relier aux BCF escargots projet TROPE
134
TROPHé
2. Evaluation des expositions et des risques sanitaires chez l'Homme et pour les écosystèmes
Dérouler une Evaluation des Risques Sanitaires (ERS) pour apprécier la sensibilité de paramètres démarche Interprétation de l'Etat des Milieux (même si aucun usage avéré actuellement sur la parcelle considérée) utilisation de MODUL'ERS (logiciel de modélisation multi-média pour estimer les concentrations, expositions, risques sanitaires) voies d'exposition retenues pour des adultes/enfants (7 classes d'âge dont 3 entre 0 et 6 ans): Ingestion non intentionnelle de sol Ingestion de végétaux autoproduits Total: 35 substances
135
TROPHé 2. Evaluation exposition/risque pour l'Homme
Exposition différenciée entre PCB et PCDD/F selon l'adulte/enfant
PCB-ndl/-dl : fort transfert dans les végétaux (courgette, salade pour les PCB les plus légers) la consommation de végétaux constitue une voie d'exposition prépondérante
toute modification des paramètres liés à l'ingestion de sol (quantité) aura une influence modérée
Bol alimentaire moyen Adulte - Enfant (1-3 ans)
PCDD/F : faible transfert dans les végétaux l'ingestion de sol constitue une voie d'exposition prépondérante, notamment pour les enfants (1 à 3 ans)
forte influence de la quantité de sol ingérée
136
TROPHé 2. Evaluation exposition/risque pour l'Homme
Exposition différenciée entre PCB et PCDD/F selon l'adulte/enfant Exemple de contribution des végétaux à la DJE selon la substance et le degré de chloration adulte sur sol P4 Bol alimentaire moyen
3 ou 4 Cl PCB
PCB52 PCB118 PCB156 PCB180
5 Cl
6 Cl
7 ou 8 Cl PCB: contribution variable des végétaux selon degré de chloration PCDD/F: forte et stable contribution à la DJE des végétaux souterrains
PCDD/F
2378 TCDF
23478 PeCDF
123678 HxCDF
OCDF
137
TROPHé 2. Evaluation exposition/risque pour l'Homme
Risques sanitaires Quotient de Danger (Adulte / sol P4)
Certaine contribution de la voie ingestion de sol dans le risque (PCDD/F) Risque porté par PCB126 et trois PCDF (< 7 atomes de Cl) pour une exposition modérée mais une toxicité élevée Risque relativement faible pour les PCBndl, malgré les concentrations dans les sols
138
TROPHé 2. Evaluation exposition/risque pour l'Homme
Risques sanitaires Excès de Risque Individuel (Adulte / sol P4)
Risque linéaire à la dose d'exposition pour les PCB-ndl et aux concentrations initiales dans les sols Faible contribution de l'ingestion de sol dans le risque global Risque en lien avec leur fort transfert dans les végétaux consommés
Pour les PCB-ndl et PCDD/F, pas de VTR sans seuil prise en compte.
PCB-ndl
139
TROPHé 2. Evaluation exposition/risque pour l'Homme
Risques sanitaires faiblement portés par les PCB, présents dans les sols fortement tirés par les PCDD/F en raison des concentrations dans les sols et d'une toxicité élevée (valeurs toxicologiques de référence faibles et TEF) singularité du PCB 126, et des autres PCB-dl coplanaires non ortho-substitués (faible présence dans sols/végétaux mais toxicité élevée)
En termes de risques sanitaires :
Ne pas considérer les PCB-dl et les PCDD/F uniquement sur la base de l'équivalent toxique (I-TEQ = donnée agrégée) différencier les PCB-dl des PCDD/F en raison des transferts variables des congénères dans la chaine alimentaire selon le degré de chloration, en vue de hiérarchiser les voies d'exposition et les congénères (POP singuliers)
140
TROPHé 2. Evaluation exposition/risque pour l'Homme
Voies d'exposition à retenir si sol impacté par POP :
Ingestion de sol et consommation de végétaux autoproduits constituent des voies d'exposition à ne pas négliger (même si expositions inférieures par rapport à la consommation de produits d'origine animale) ...à moduler selon les concentrations initiales dans les sols ...contribution aux risques différente entre PCB et PCDD/F Considérer toutes les catégories de légumes dans le bol alimentaire pour l'évaluation des risques en raison des transferts variables, avec prise en compte des usages et du mode de préparation (ex: épluchage)
141
TROPHé
2. Evaluation des expositions et des risques sanitaires chez l'Homme et pour les écosystèmes
Dérouler une Evaluation des Risques pour les écosystèmes (éRé) pour identifier les verrous et apprécier la sensibilité de paramètres (valeur BCF, complexité du réseau trophique, ...) utilisation de TerraSys (logiciel de modélisation multi-média développé par Sanexen Canada, pour évaluer les expositions et les risques pour les milieux) données initiales: teneurs en PCB et PCDD/F dans les sols et les vers de compost Quel réseau trophique modélisé ? Quels paramètres sensibles ?
142
TROPHé 2. Evaluation des risques pour écosystèmes
Verrous liés à la démarche éRé dans l'application de TerraSys Une seule PNEC disponible (concentration sans effet prévu sur les écosystèmes, équivalent de la VTR) pour la 2,3,7,8TCDD (empoisonnement secondaire). Aucune valeur PNEC pour les PCB (dont la production est interdite absence d'évaluation selon l'approche chimique) Paramètres testés...
...pour protéger les fonctions et la structure de l'écosystème terrestre
Valeurs BCF Longueur du réseau trophique (1 ou 2 prédateurs) Complexité du réseau trophique Description du milieu (texture du sol, couverture végétale, aire de prédation) Apport des bioessais
143
Cvers
Csol
TROPHé 2. Evaluation des risques pour écosystèmes
Influence du paramètre BCF sur le calcul des expositions sur la base d'un réseau trophique simple initial : sol vers prédateur 1 (hérisson)
BCFvers expérimental
multiplicatif de niveau trophique
FBT(dépend du log Kow) facteur de biotransfert + FCM (dépend du niv. Trophique, =1) facteur
PCDD/F
1E+01 Choix des valeurs BCF PCB
1E+00
BCF moyen [vers MS]
1E-01
1E-02
P1
BCF max
Mean BCF moyen
1E-03
3 Cl 4 Cl
5 Cl
6 Cl
7 Cl 4 Cl
5 Cl
6 Cl
7 Cl
8 Cl
144
TROPHé 2. Evaluation des risques pour écosystèmes
Influence du paramètre BCF sur le calcul des expositions sur la base d'un réseau trophique simple initial : sol vers prédateur 1 (hérisson)
BCFvers expérimental
Choix des valeurs BCF BCFmax ou BCFmoy ? Choix du BCFmax plus protecteur que BCFmoyenné sur les 4 sols (facteur 2 à 5 selon les congénères, facteur plus élevé pour les PCB les plus légers <PCB123) Besoin d'estimer des valeurs BCF si concentrations < LQ ? influence négligeable car peu de valeurs manquantes + faible teneur dans les sols des substances concernées (avec in fine faible exposition estimée des vers par rapport aux autres substances)
145
TROPHé 2. Evaluation des risques pour écosystèmes
Influence du réseau trophique sur le calcul des expositions Description du Réseau trophique : sol vers prédateur 1 prédateur 2 ...prédateur 3 ?
Ajout linéaire d'un maillon
146
TROPHé 2. Evaluation des risques pour écosystèmes
Influence du réseau trophique sur le calcul des expositions Description du Réseau trophique : sol vers prédateur 1 prédateur 2
Ajout d'un maillon prédateur 2 Rapport des concentrations en POP dans les 2 prédateurs
PCB: un seul niveau de prédateur suffirait pour l'éRé puisque
[prédateur1]>[prédateur2]
PCB
3 Cl 4 Cl 5 Cl
PCDD/F
7 Cl 4 Cl 5 Cl 6 Cl 7 Cl 8 Cl
6 Cl
PCDD/F: 2 niveaux de prédateurs sont nécessaires pour protéger l'écosystème
[prédateur2]>[prédateur1]
147
Avec l'augmentation du degré de chloration, l'exposition augmente chez les 2 prédateurs
TROPHé 2. Evaluation des risques pour écosystèmes
Influence du réseau trophique sur le calcul des expositions Description du Réseau trophique : sol vers prédateur 1 prédateur 2 ...prédateur 3
Réseau trophique plus complexe
148
TROPHé 2. Evaluation des risques pour écosystèmes
Description du Réseau trophique : sol vers prédateur 1 prédateur 2 ...prédateur 3
Influence de la complexité du réseau trophique Plus la diète des prédateurs 1 et/ou 2 (consommation d'autres invertébrés moins exposés) est diversifiée, moins leur exposition est élevée.
Cas du hérisson: exposition divisée par 2 suite à
100% vers exposés 50% vers exposés + 50% autres invertébrés Cas du renard: exposition divisée jusqu'à 6 selon la substance Alimentation variée (prédation d'espèces moins exposées)
Pour une première approche majorante : retenir un réseau simple (2 niveaux de prédateurs) avec prédation uniquement de vers exposés. 149 Réseau à complexifier pour une approche plus réaliste.
TROPHé 2. Evaluation des risques pour écosystèmes
Dans le cadre de TerraSys :
Résultats non présentés
Pour compléter l'approche réaliste, possibilité de décrire davantage le milieu sol (granulométrie, taux de matière organique, couverture végétale) + aire de prédation
Résultats non présentés
Intégration des bioessais (approche écotoxicologique) : intérêt de données intégratrices pour interpréter les résultats d'une éRé (avec incertitudes liées au déroulement de la seule approche chimique)
150
TROPHé
3. Quels outils et démarches communes aux ERS-éRé pour promouvoir leur utilisation en SSP
Démarche similaire en 4 étapes / approche chimique (éRé)
(source, voies, enjeux)
Schéma conceptuel
Evaluation des dangers
ERS : enjeux humains - usages
éRé : protection structurelle et fonctionnelle d'un réseau trophique (terrestre et/ou aquatique)
ERS : pour PCB et PCDD/F : VTR disponibles éRé : une valeur PNEC pour 2,3,7,8-TCDD en lien avec l'empoisonnement secondaire (cf. TerraSys)
Transfert des POP dans les végétaux et les invertébrés substances à considérer. Utilisation des BCF expérimentaux: sol plante épluchée (ERS) versus entière (éRé), sol vers Pour les 2 démarches : À partir des mêmes données d'entrée. TROPHé: [POP] dans les sols + pour éRé : granulométrie, taux MO, pH, couverture végétale
151
Evaluation de l'exposition
Caractérisation des risques
TROPHé 3. Outils/ démarches ERS - éRé
ERS éRé
Utilisation de BCF pour évaluer les transferts Valeurs BCF obtenues pour les POPs: grande similitude des transferts vers les fruits/légumes, graminées, vers de compost et escargots, avec variation des valeurs BCF en fonction : du degré de chloration des congénères (globalement baisse avec du niveau de contamination des sols (jusqu'à 2 ordres de grandeur pour
augmentation du nombre d'atome de chlore sauf pour les PCB chez les vers), les légumes avec globalement valeur BCF plus faible sur sol le plus contaminé)
En absence de données, estimations des BCF sur la base du coefficient de partage Kow qui ne reflète pas les spécificités des transferts estimation erronée du risque nécessité de mesurer les transferts dans la chaine alimentaire (fruits/légumes, produits d'origine animale) et le réseau trophique (végétaux, vers, escargots)
152
TROPHé 3. Outils/ démarches ERS - éRé
ERS éRé
Utilisation de BCF pour évaluer les transferts
Possibilité d'estimer les BCF lorsque concentration (sol, matrice) < LQ (en considérant LQ ou LQ/2) pour un nombre limité de substances, sinon sur-estimation des transferts et des risques
Base de données BAPPOP (ADEME) pour consolider les résultats pour le transfert dans les végétaux Conclusions des démarches Permet l'identification des voies et des Indique si l'écosystème dans sa substances porteuses des risques pour globalité est pérenne (biodiversité assurer l'acceptabilité sanitaire d'un conservée) projet
Adapter et proportionner les mesures de gestion
153
Merci de votre attention
Crédit photo INERIS
Coordinatrice et transfert végétaux : karen.perronnet@ineris.fr Transfert vers de compost : nicolas.manier@ineris.fr Démarche ERS : emmanuelle.boulvert@ineris.fr Démarche éRé : nicolas.pucheux@ineris.fr
Approches sanitaires et environnementales
Transfert et impacts vers le vivant
Benjamin Pauget TESORA
Projet TROPE
Transferts et Risques des Organiques Persistants pour les Escargots
Coordination : Benjamin Pauget (benjamin.pauget@tesora.fr) Annette de Vaufleury (annette.devaufleury@univ-fcomte.fr)
2
Bioindicateur
Cantareus aspersus âge : 2-3 mois masse ~ 5,0 g
Elevés en laboratoire (naïf de toute contamination) Plusieurs sources et voies de contamination
(Scheifler, 2002)
Bioindicateur
Cantareus aspersus âge : 2-3 mois masse ~ 5,0 g
Elevés en laboratoire (naïf de toute contamination) Plusieurs sources et voies de contamination Bioindicateur reconnu pour les transferts de contaminants métalliques
https://ecobiosoil.univ-rennes1.fr/ADEME-Bioindicateur/
Pas d'excès de transfert
excès de transfert
Concentration
QAmétal
C28 jours CIRef
Concentration dans les tissus dans les escargots
Métal Ciref (mg.kg-1) As 0.31 Cd 2.27 Co 6.68 Cr 2.01 Cu 185 Hg 0.2 Mo 4.43
Métal Ciref (mg.kg-1) Ni 5.25 Pb 12.9 Sb 0.08 Sn 0.06 Sr 126 Tl 0.26 Zn 1490
3.0 2.5 2.0 1.5 1.0
SET (QAmétal 1)
CIRef
Pauget et al., 2015
Site 1
Site 2
QA = 1
QA > 1
Objectifs
Evaluation des transferts de contaminants organiques : Suivi temporel des transferts (2014 / 15 / 16)
P2 P1 P3 P4
Suivi du transfert de 35 molécules
P1 P2 P3 P4
PCDD/F + PCBdl (ng ITEQ/kg) 2,5 36,8 77 246
PCBi ng/kg 3480 34875 10709 30600
Objectifs
Evaluation des transferts de contaminants organiques : Suivi temporel des transferts (2014 / 15 / 16) Estimation de la contribution des sources de POPs
Végétaux, sol, air
4 expositions différentes
Air (laitue lyophilisée)
végétaux P4 + air
P4
Sol P4 + air
P4
Résultats : BAF
Valeurs moyennes (min/max) sur l'ensemble des 4 parcelles (2014/15/16). <LQ = 1/2LQ
Facteur de bioaccumulation (BAF)
Les BAF des PCB sont supérieurs à ceux des PCDD/F Les BAF ont tendance à diminuer avec le nombre de chlore De fortes variations sont observées entre les 4 parcelles (facteur 100) Tendances similaires à celles observées chez les vers de compost
Résultats : BAF
Valeurs moyennes (min/max) sur l'ensemble des 4 parcelles (2014/15/16). Sans valeurs <LQ
Facteur de bioaccumulation (BAF)
Les PCBs 28 et 169 ne sont pas quantifiés dans les escargots
Une diminution des écarts types est observée pour quelques molécules
Mais, une forte variabilité entre les parcelles demeure (jusqu'à x 100)
Résultats : BAF
La majorité des valeurs non quantifiées dans les escargots sont identifiées sur la parcelle P1, la moins impactée Une faible variabilité est observée sur les parcelles contaminées (P2, P3 et P4)
Résultats : BAF Moyennes des BAF
12 0,200 0,180 0,160 0,140 0,120 6 0,100 0,080 4
0,060
Avec P1 Avec LQ Sans LQ
Sans P1
10
8
2
0,040 0,020
0
0,000
Les BAF sont 2 fois supérieurs avec la prise en compte de P1 La suppression des valeurs <LQ (19,5% des valeurs) modifie très peu (x1,1) les valeurs moyennes de BAF
Résultats : BAF Ratio Max / Min des BAF
35 30
25
Avec P1 Avec LQ Sans LQ
Sans P1
20 15
10
5 0
MM4PA
MM4PS
MM3PA
MM3PS
Ratio Max / Min > 10 Avec P1 30% Sans P1 3%
Maximum 28 12
Résultats : Sources Influence des sources de contamination (P4, <LQ=1/2LQ)
Accumulation en lien avec les concentrations du sol Accumulation plus forte sur sol seul Faible biodisponibilité des POP dans les végétaux (principalement pour les 6/7 Cl) Source végétaux = « Source » laitue Source atmosphérique : influence du stockage temporaire de sol ?
Conclusion
Apport du programme TROPE dans la compréhension des transferts sol-plantes-escargots Des données acquises pour de nouvelles molécules (140 BAF) Le sol est la source de contribution principale Faible biodisponibilité des POP dans les plantes Mise en évidence de l'importance des données de terrain pour une évaluation fine des transferts
Utilisation des bases de données Investigation approfondie de terrain
Site Pollué
Risque sanitaire ?
(IEM)
Non Non
Validation du projet
Oui
Risque ?
(EQRS / ERE)
Oui
Arrêt / Modification du projet
Merci !
Benjamin Pauget (benjamin.pauget@tesora.fr) Annette de Vaufleury (annette.devaufleury@univ-fcomte.fr)
Approches sanitaires et environnementales
Transfert et impacts vers le vivant
Renaud Scheifler Université de Franche-Comté
Projet BIOTROPH
Programme BIOTROPH Influence de la biodiversité sur les transferts de contaminants dans les réseaux trophiques : apport pour l'évaluation du risque environnemental
Renaud Scheifler1, Shinji Ozaki1, Clémentine Fritsch1, Séverine Drouhot1, Benoît Valot1, Frédéric Mora2, Thierry Cornier3, Francis Raoul1 francis.raoul@univ-fcomte.fr / renaud.scheifler@univ-fcomte.fr
1
2 Conservatoire
UMR CNRS 6249 Chrono-environnement, UsC INRA, Botanique National de Franche-Comté Observatoire Régional des Invertébrés (ORI), 3 Centre régional de phytosociologie agréé Conservatoire Botanique National de Bailleul
2
Limites de l'Evaluation du Risque Environnemental (ERE)
· La contamination est (très) hétérogène
Document F. Douay, LGCgE, ISA Lille 3
Limites de l'Evaluation du Risque Environnemental (ERE)
· Les réseaux trophiques sont peu identifiés
Cible (Mulot sp.)
Végétation Arthropodes Vers de terre
Contaminant
4
Limites de l'Evaluation du Risque Environnemental (ERE)
· Des variations d'accumulation importantes existent
Feuilles
Troncs
Migeon et al. 2009 5
Limites de l'Evaluation du Risque Environnemental (ERE)
· La biodisponibilité des polluants varie
Lanno et al. 2004 6
Objectifs de BIOTROPH
· Caractériser la variabilité des ressources alimentaires animales et végétales d'organismes cibles (mulot essentiellement) · Mesurer les concentrations en ETMs dans ces ressources · Déterminer le régime alimentaire · Déterminer l'exposition par voie alimentaire · Approche spatiale et temporelle, interaction avec BERISP, un outil opérationnel d'ERE
7
Site d'étude
1894 : Installation d'une fonderie 1988 : Création de Metaleurop SA et Metaleurop Nord 2003 : Fermeture de Metaleurop Nord
N
200km
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016 2017
STARTT
20xx
: années sans session de terrain
INSPECT PHYTENER
BIOTROPH
Thèse Région
8
Stratégie d'échantillonnage
Fritsch et al. 2010 9
Stratégie d'échantillonnage
103
TE2
(à 10km nord-est) 043 1km
117 097
171 113 1km N
10
Méthodes de terrain
0
Partenariat
200 m
Végétation (CBNBL)
Strate arborescente Strate arbustive Strate herbacée
Polygones
Micromammifères
Mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus)
10 lignes / maille
Invertébrés (par ORI)
marcheurs 10 lignes / maille volants
4 points / maille
Concentration des ETMs (Cd, Pb, Zn) dans les sols 11 de 4 à 10 points /6 maille
11
Méthode d'analyse du régime
Total DNA extraction PCR amplification of target DNA fragments
"Molecular labelling"
1 : TTAGCTAACTTTACGGAAC 2 : TTCGCTCCATTTTCGGAAC a : GCGCTTACGCAGGTTACGTC b : GCACTCACGGAGGTTACCTC
Next-generation sequencing (NGS)
(HiSeq2000)
Taxonomic identification of food items
Reference database
(GenBank: www.ncbi.nlm.nih.gov/genbank)
Dietary richness
(Operational Taxonomic Unit)
12
Résultats : identification des items alimentaires, variations saisonnières
Avril
Taxons Nb occurrences Taxons (15)
Septembre
Nb occurrences (15)
Plantes
Fraxinus (Frêne) Acer (Erable) Prunus (Prunellier) Rubus (Ronce) Populus (Peuplier) Quercus (Chêne) Poaceae (Graminées)
Taxons
122 57 42 33 27 23 18
Sambucus (Sureau) Rubus (Ronces) Cornus (Cornouiller) Zea (Maïs) Poaceae (Graminées) Fraxinus (Frêne)
149 52 34 25 49 22
Nb occurrences (5)
Nb occurrences Taxons (5)
Invertébrés
Vers de terre
24
Vers de terre Cloportes Opilions Forficules Papillons
26 10 5 5 5
13
Résultats : reconstitution des réseaux trophiques
Drouhot et al. 2013
14
Résultats : influence de la biodiversité sur le transfert
[Cd]sc µg.g 1
50.00 20.00 10.00 5.00 2.00 1.00 0.50 0.20 0.10 0.05 0 1 2 3 4 5 6
Nombre d'espèces de plantes dans le régime Plant dietary richness
[Cd]sc ~ Plant dietary richness
Si Salicaceae présentes dans les contenus stomacaux
[Cd]scµg.g 1
50.0 20.0 10.0 5.0 2.0 1.0 0.5 0.2 0.1 1 2 3 4 5
[Cd]sc ~ Plant dietary richness
Nombre d'espèces de plantes dans le régime Plant dietary richness
R2 = 0,30 ; p-value < 0.01 Ozaki et al. 2017 15
BERISP : un outil d'aide à la décision pour implémenter ces résultats
Case study 1
16
BERISP : un outil d'aide à la décision pour implémenter ces résultats
Case study 1 Case study 1
17
BERISP : un outil d'aide à la décision pour implémenter ces résultats
Case study 1 Case study 1
Case study 1
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BERISP : un outil d'aide à la décision pour implémenter ces résultats
Case study 1 Case study 1
Case study 1
Case study 1
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BERISP : un outil d'aide à la décision pour implémenter ces résultats
Case study 1 Case study 1
Case study 1
Case study 1 Case study 1
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BERISP produit une ERE spatialement explicite
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21
BERISP permet de tester différents scenarii de réhabilitation
Scenario « base » = situation actuelle Scenario « habitat change »
Contamination et propriétés des sols =
Habitat
Risque
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BERISP améliore la représentativité écologique de l'ERE
Risk using BERISP-DSS
Chevêche d'Athena Carnivorous bird
Risk using ECO-SSLs (US EPA)
Insectivorous bird
Fritsch et al. 2013 23
BIOTROPH / BERISP : de la recherche à l'application
· Les données de la recherche (BIOTROPH) permettent d'alimenter les modèles d'ERE · BERISP améliore significativement le réalisme écologique de l'ERE · Le développement de BERISP (polluants, espèces cibles) en opensource est envisagé
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Pour en savoir plus
· · Soumis. Ozaki S., Scheifler R., Valot B., Fritsch C., Mora F., Cornier T., Raoul F. Do biodiversity and pollution influence food selection? A metabarcoding approach in a generalist consumer. Molecular Ecology. 2015. Ozaki S., Scheifler R., Raoul F. Influence de la biodiversité sur les transferts de contaminants dans les réseaux trophiques. Rapport final du programme BIOTROPH aux financeurs (Région Nord Pas-deCalais, ADEME, FRB). 72 p. 2015. Raoul F., Ozaki S., Drouhot S., Valot B., Mora F., Cornier T., Scheifler R. Does biodiversity impact the transfer of pollutants in ecosystems? 25th SETAC Europe Annual Meeting, 3-7 May, Barcelona, Spain. 2013. Drouhot S., Tougard C., Pompanon F., Faure O., Druart C., Rioux D., Boyer F., Prudent A.-S., Goydadin A.-C., Capelli N., Giraudoux P., Scheifler R., Raoul F. A DNA metabarcoding approach to understand trophic transfers of pollutants. 23rd SETAC Europe Annual Meeting, 12-16 May, Glasgow, United Kingdom. 2013. Fritsch C., Scheifler R., Roggeman S., Bervoets L., van den Brink N. Making the right decisions in remediation of contaminants in natural areas: the validation of a spatially explicit risk assessment DSS: BERISP. 12th International UFZ-Deltares Conference on Groundwater-Soil-Systems and Water Resource Management, 16-19 April, Barcelona, Spain. 2012. Scheifler R., Fritsch C., Bervoets L., van den Brink N. Integration of spatially explicit risk of contaminants in spatial planning and land management. Final report of the INSPECT programme to the funders (SNOWMAN network). 81 p.
· ·
·
·
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Validation des prédictions
60
60
Model l ed concent rat i ons (mg/ kg w w )
Model l ed concent rat i ons (mg/ kg w w )
10
10
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1
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0. 01
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0. 001 0. 001
0. 01
0. 1
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Measured concent rat i ns (mg/ kg w ) o w
w o Measured concent rat i ns (mg/ kg w )
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Approches sanitaires et environnementales
Transfert et impacts vers le vivant
Aurélie Pelfrene ISA-Lille Yncréa
Projet ODESSA
Le projet ODESSA
Pour répondre aux gestionnaires de SSP : Proposer une méthode alternative au test UBM
Test UBM Extractions chimiques simples
Préparation des solutions digestives pour chaque série 10 échantillons de terre / série Dosage rapide
2 jours
Solutions d'extraction avec très peu de réactifs 40 échantillons de terre / série + de souplesse pour le dosage
Rapide, fiable, peu coûteuse et représentative de la bioaccessibilité gastro-intestinale de Cd, Pb et As
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Matériel étudié : Une population d'échantillons de terre représentative de la problématique des SSP français
· 209 échantillons de terre · 15 localités en France · 25 sites différents
Jardins urbains (n = 18) Friches industrielles et alentours (n = 130) Parcelles agricoles avec épandage de boues de STEP (n = 2) Anciennes stations-services (n = 2) Sites et sources de contamination non identifiés (n = 25) Terres contaminées artificiellement (n = 27)
· Une grande diversité
Types de sols Nature des usages Pollutions métalliques et/ou organiques Degrés de contamination
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Pb - EDTA
1
Sélection d'extractants pertinents pour simuler la bioaccessibilité orale de Cd, Pb et As
30 échantillons sélectionnés 8 conditions testées avec différents extractants (acide acétique, acide citrique, EDTA, DTPA, HCl, NaOH) Recherche de corrélations linéaires
Cd - HCl
Acide acétique, EDTA, acide citrique et HCl
30
2 1
Sélection d'extractants pertinents pour simuler la bioaccessibilité orale de Cd, Pb et As Développement d'une méthode alternative au test UBM
209 échantillons collectés 4 extractants sélectionnés Recherche de corrélations simples et multiples
30 échantillons sélectionnés 8 conditions testées avec différents extractants (acide acétique, acide citrique, EDTA, DTPA, HCl, NaOH) Recherche de corrélations linéaires
Proposition d'un outil d'aide à la décision
Adapté à la prise en compte des risques Applicable dans des différents contextes environnementaux
Acide acétique, EDTA, acide citrique et HCl
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3
Broyage + tamisage
As EDTA (mg/kg)
Etude de l'influence du mode de préparation des terres sur l'extractabilité et la bioaccessibilité orale
30 échantillons étudiés 4 extractants sélectionnés Comparaison broyage / tamisage
Tamisage seul
Pb HCl (mg/kg)
Broyage + tamisage
Le plus souvent, une sous-estimation des concentrations mesurées après broyage / au tamisage seul
Tamisage seul
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Retombées attendues
Promouvoir la prise en compte de la bioaccessibilité orale et son utilisation pour la gestion des SSP Proposer un outil opérationnel pour évaluer la bioaccessibilité
Créer des supports de communication et de formation
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