Mieux respirer, c'est ça l'idée !
Auteur moral
France. Ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer
Auteur secondaire
Résumé
La qualité de l'air est le premier sujet de préoccupation environnementale des français en 2014. Les impacts de la pollution de l'air sur la santé sont avérés et son coût sanitaire atteint jusqu'à 100 000 milliards d'euros par an, selon la commission d'enquête du Sénat.
Editeur
MEEM - Ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer
Descripteur Urbamet
air intérieur
Descripteur écoplanete
Thème
Ressources - Nuisances
;Santé
;Transports
Texte intégral
LES CATÉGORIES
DE POLLUANTS
Les polluants atmosphériques
sont communément classés
en deux catégories
LES PRINCIPAUX
POLLUANTS
LES OXYDES D?AZOTE
(NOX)
Ils sont émis lors de la
combustion (moteurs
thermiques des véhicules,
chauffage, production
d?électricité...).
LES PARTICULES
PM10 ET PM2,5
Elles sont issues de toutes
les combustions et de
l?industrie manufacturière.
Le chauffage biomasse est
le premier émetteur de
particules, spécifiquement
en période hivernale.
L?agriculture et les
émettent aussi des
polluants qui peuvent se
transformer en particules
secondaires.
trans-
ports
L?OZONE (O3)
Il est produit dans
sous l?effet du
rayonnement solaire par
des réactions complexes
entre certains polluants
primaires tels que les NOx,
le CO et les COV.
l?atmos-
phère
LE VENT disperse
les polluants. À l?inverse,
les conditions
(temps calme
avec peu ou pas de vent)
favorisent l?accumulation
de polluants et la
transformation chimique
des composants polluants,
ce qui entraîne une
importante dégradation
de la qualité de l?air.
anticyclo-
niques
LA PLUIE lessive l?air, mais
peut devenir acide et
transférer les polluants dans
les sols et dans les eaux.
LE SOLEIL, par l?action
du rayonnement,
volatils en ozone.
trans-
forme les oxydes d?azote
et les composés orga-
niques
LA TEMPÉRATURE,
qu?elle soit haute ou basse,
agit sur la formation et la
diffusion des polluants,
comme les particules.
les primaires,
directement issus
des sources
de pollution
les secondaires,
qui se forment par
transformation chimique
des polluants primaires
dans l?air
LA MÉTÉO : UN FACTEUR CLÉ DE LA
QUALITÉ DE L?AIR
LA POLLUTION
DE L?AIR, c?est quoi ?
Elle se traduit par une modification de la
composition de l?air par des polluants
nuisibles à la santé et à l?environnement.
Trois de ces polluants sont particulièrement
problématiques en raison du dépassement
récurrent des normes de qualité de l?air.
? LE ?
SAVIEZ
-VOUS ?
Il ne faut pas
confondre pollution
de l?air et gaz à effet
de serre (GES).
Les polluants de l?air,
composés de gaz
toxiques ou de
particules nocives, ont
un effet direct sur la
santé et les écosystèmes.
Les GES sont
du changement
climatique. Ils restent
très longtemps dans
l?atmosphère, mais ont
peu d?effets directs sur
la santé (à l?exception
de l?ozone, qui est aussi
un polluant de l?air).
respon-
sables
----- Quel rôle pour les collectivités ? | 3
? LE ?
SAVIEZ
-VOUS ?
15 000
litres
C?est le volume
d?air quotidien
dont a besoin
un être humain
pour vivre.
LES CULTURES
L?ozone en trop grande
quantité provoque
l?apparition de taches ou
de nécroses à la surface
des feuilles et entraîne des
baisses de rendement, de
5 à 20 %, selon les cultures.
LES ÉCOSYSTÈMES
Ils sont impactés par
l?acidification de l?air et
l?eutrophisation. En effet,
certains polluants, lessivés
par la pluie, contaminent
ensuite les sols et l?eau,
perturbant l?équilibre
chimique des végétaux.
D?autres, en excès,
peuvent conduire à une
modification de la
des espèces et à une
érosion de la biodiversité.
réparti-
tion
LES BÂTIS
Les polluants
détériorent les
matériaux des façades,
essentiellement la pierre,
le ciment et le verre, par
des salissures et des
actions corrosives.
atmosphé-
riques
Leurs effets dépendent :
de leur composition
chimique ;
de la taille des particules ;
de nos caractéristiques
(âge, sexe?), mode de vie
(tabagisme?) et état de
santé ;
du degré d?exposition
(spatiale et temporelle)
et de la dose inhalée.
par voie cutanée,
même si cela
reste marginal
par voie digestive,
lorsque les polluants
contaminent
notre alimentation
LA POLLUTION
ATMOSPHÉRIQUE,
quels effets ?
La qualité de l?air a des répercussions,
principalement sur notre santé et sur
l?environnement. Ces effets peuvent être
immédiats ou à long terme.
SUR NOTRE SANTÉ
Les polluants atmosphériques
peuvent nous affecter : par voie respiratoire, principal
point d?entrée de l?air
et donc des polluants
SUR NOTRE ENVIRONNEMENT
Les polluants atmosphériques ont des incidences.
4 | Mieux respirer, c?est ça l?idée -----
LES POLLUANTS,
d?où viennent-ils ?
Les polluants atmosphériques sont nombreux dans notre environnement.
Ils peuvent provenir des activités humaines ou directement de la nature et
ne sont pas tous émis de façon homogène dans le temps et l?espace.
ÉRUPTIONS
VOLCANIQUES
ACTIVITÉS
INDUSTRIELLES
POLLENS
BRÛLAGE
DES DÉCHETS
VERTS
ÉROSION
DES SOLS
TRAFIC
CHANTIERS
SEL MARIN
CHAUFFAGE
DOMESTIQUE
AGRICULTURE
FEUX
DE FORÊT
TRANSPORTS
DES SOURCES VARIÉES D?ÉMISSIONS
SECTEURS D?ACTIVITÉS
ET ÉMISSIONS DE POLLUANTS
Sont cités ci-dessous les principaux polluants.
NOX : oxyde d?azote
NH3 : ammoniac
SO2 : dioxyde de soufre
COVnM : composés
organiques volatils non
méthaniques
PM 10 et PM2,5 : particules en
suspension, respectivement
inférieures à 10 µm et 2,5 µm
? LE ?
SAVIEZ
-VOUS ?
L?indice Atmo est un
indicateur journalier
de la qualité de l?air
calculé à partir de la de
la qualité de l?air
calculé à partir des
concentrations dans
l?air de polluants
réglementés tels que
le dioxyde de soufre,
le dioxyde d?azote,
l?ozone et les particules
fines. Il qualifie la
qualité de l?air sur une
échelle pour informer
les citoyens.
Bon
Moyen
Dégradé
Mauvais
Très mauvais
Extrêmement
MauvaisLe mode de calcul des émissions a été modifié dans le calcul 2019 afin d?intégrer les émissions
de NOx et COV de l?agriculture dans le périmètre, modifiant ainsi la répartition en pourcentage.
NOx PM10 PM2,5 SO2 COVnM NH3
Source : Secten - émissions 2019
100
80
60
40
20
0
TransportsRésidentiel-tertiaire Agriculture DéchetsÉnergie Industries
----- Quel rôle pour les collectivités ? | 5
? LE ?
SAVIEZ
-VOUS ?
Obligatoire dans les
communautés
urbaines et les
métropoles, la
compétence qualité
de l?air est optionnelle
dans les communautés
de communes
et communautés
d?agglomération.
Cependant, un grand
nombre de
d?agglomération
a fait le choix de cette
compétence. La Région
est chef de file pour
la qualité de l?air.
communau-
tés
QUELLE RÉGLEMENTATION
pour protéger la qualité de l?air ?
La politique en faveur de la qualité de l?air s?inscrit dans une
dynamique globale et nécessite des actions ambitieuses aux
niveaux international, européen, national et local. Cette
appelle l?État, les collectivités territoriales, les entreprises,
les citoyens et les
non gouvernementales
à conjuguer leurs efforts
pour agir pour une
meilleure qualité de l?air.
organisa-
tions
poli-
tique
L?ÉTAT, POUR ÉLABORER
LES POLITIQUES
PUBLIQUES
L?État est chargé de l?élaboration et de la
mise en oeuvre des politiques nationales de
surveillance de la qualité de l?air, de
de l?exposition de la population aux
polluants au quotidien et lors des épisodes
de pollution. Le respect des valeurs limites
dans les délais les plus courts possibles
nécessite un travail conjoint entre l?État et
les collectivités territoriales.
réduc-
tion des émissions polluantes et de diminu-
tion
LES COLLECTIVITÉS, POUR AGIR AU QUOTIDIEN
POUR UNE MEILLEURE QUALITÉ DE L?AIR
Chaque collectivité (région, département, groupement intercommunal, commune)
, en fonction de ses compétences légales, à améliorer la qualité de l?air. Compte tenu de
leurs compétences, notamment en matière d?aménagement du territoire, d?urbanisme, de
mobilité, de voirie et de circulation, les collectivités territoriales et leur groupement sont des
acteurs clés de la réduction de l?exposition des populations aux polluants atmosphériques.
L?implication des élus locaux est essentielle pour la mise en oeuvre des outils locaux tels que
les plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET) et les zones à faibles émissions mobilité, ou
encore la contribution aux plans de protection de l?atmosphère (PPA).
contri-
bue
L?EUROPE,
POUR FIXER LES
ORIENTATIONS
La gestion de la qualité de l?air relève des
politiques environnementales et
mondiale de la santé (OMS). Le droit
européen fixe des plafonds annuels
nationaux d?émissions et des valeurs
limites dans l?air à ne pas dépasser, ainsi
que les réglementations sectorielles
(émissions industrielles, qualité des
carburants, émissions des véhicules...).
sani-
taires de l?Europe, en lien avec l?Organisa-
tion
6 | Mieux respirer, c?est ça l?idée -----
UNE COMPÉTENCE
QUALITÉ DE L?AIR
RENFORCÉE
Le plan climat-air-énergie
comprend un volet qualité
de l?air. Depuis la loi
d?orientation des mobilités
de 2019, dite loi LOM,
toutes les collectivités de
plus de 100 000 habitants,
ou couvertes en partie ou
en totalité par un PPA,
sont obligées d?intégrer un
plan qualité de l?air à leur
PCAET.
DES OBJECTIFS
AMBITIEUX
Les agglomérations et les
établissements publics de
coopération
(EPCI) de plus de
100 000 habitants et ceux
couverts par un PPA (voir
ci-contre), doivent ainsi
réaliser un plan d?action
intercommu-
nale
pour atteindre des
objectifs biennaux à
compter de 2022. Ces
objectifs doivent être, en
termes de réduction des
émissions, au moins aussi
ambitieux que les objectifs
de réduction prévus par le
Plan national de réduction
des polluants atmosphé-
riques (PREPA). En termes
de concentrations, ces
plans doivent permettre
de respecter les normes
réglementaires le plus
rapidement possible,
et au plus tard en 2025.
DES MESURES
CONCRÈTES POUR
RÉDUIRE LES ÉMISSIONS
ET L?EXPOSITION
La loi climat et résilience
adoptée en 2021 impose
aux agglomérations de
plus de 150 000 habitants
de mettre en place une
zone à faibles émissions
mobilité (ZFE-m). Cela
représente 33 ZFE-m
supplémentaires, auxquelles
s?ajoutent les dix territoires
dépassant de manière
régulière les valeurs limites
pour au moins un polluant
réglementé, qui se voient
obligés de mettre en place
une ZFE-m.
Cet outil peut également
être mobilisé par des
collectivités volontaires.
Pour tous les territoires
intégrant un plan d?action
pour l?air à leur PCAET, le
plan d?action prévoit
également des solutions
pour réduire l?exposition
des établissements recevant
du public sensible à la
pollution atmosphérique.
LE PCAETI
UN NOUVEAU
PLAN POUR AGIR
À L?ÉCHELLE
LOCALE
PCAET ET PPA,
quel rôle pour les collectivités ?
Pour agir pour la protection de la qualité de l?air, les
collectivités éligibles mettent en place, des plans d?action
climat-air-énergie (PCAET) avec les acteurs locaux, en
cohérence avec les objectifs des plans de protection
de l?atmosphère (PPA) élaborés par les préfets, en
concertation avec l?ensemble des parties prenantes.
Un moyen de renforcer le rôle des agglomérations et
intercommunalités.
----- Quel rôle pour les collectivités ? | 7
UN PLAN CIBLÉ
Les plans de protection de
l?atmosphère (PPA) sont
élaborés par le préfet dans
toutes les agglomérations
de plus de 250 000
habitants et dans les zones
où les valeurs limites
réglementaires de qualité
de l?air sont dépassées ou
risquent de l?être. Ils sont
mis en oeuvre par l?État,
avec les collectivités, les
intercommunalités et les
acteurs locaux.
LES PPA
UN CADRE POUR
CONTENIR
LA POLLUTION
ATMOSPHÉRIQUE
? LE ?
SAVIEZ
-VOUS ?
50 %
de la population
est concerné
par les PPA
en France.
LE CONTENU DES PPA
Les plans de protection de
l?atmosphère précisent le
périmètre de la zone
concernée par la pollution
de l?air, les informations
nécessaires à l?inventaire
et à l?évaluation de la
qualité de l?air, ainsi que
les objectifs de réduction
des émissions polluant par
polluant et secteur par
secteur.
Ils comportent également
les mesures (
ou volontaires) à
prendre pour réduire la
pollution de fond et
pendant les épisodes de
pollution, et l?organisation
du suivi de la mise en
oeuvre des mesures par
tous les acteurs. Ils
précisent le délai ? qui doit
être le plus court possible
? sous lequel les normes
réglementaires de qualité
de l?air seront respectées.
réglemen-
taires
UNE ACTION
PAR PLUSIEURS
ACTEURS
COOR-
DONNÉE
Les PPA reposent sur la
coopération de différents
acteurs locaux.
Le préfet décide de
l?élaboration ou de la mise
en révision du PPA, en
arrête le périmètre, puis
charge la direction
régionale de
, de l?aménagement
et du logement (Dreal) de
réaliser le PPA. La Dreal est
responsable de
et de la mise en
oeuvre de certaines actions
du PPA et présente chaque
année un bilan du suivi des
mesures. Les collectivités
sont associées à la phase
d?élaboration du PPA,
mettent en oeuvre les
mesures dont elles ont
le pilotage (urbanisme
et mobilité, gestion des
déchets verts, etc.) et
communiquent des
indicateurs de suivi chaque
année à la Dreal.
l?élabora-
tion
l?environne-
ment
Parallèlement, les
de surveillance de
la qualité de l?air (AASQA)
mesurent les
un bilan des
émissions et évaluent
l?impact des mesures sur
la qualité de l?air.
concentra-
tions de polluants dans
chaque région et éta-
blissent
associa-
tions
8 | Mieux respirer, c?est ça l?idée -----
AGIR POUR LA QUALITÉ DE L?AIR,
quelles compétences pour les collectivités ?
POUR AGIR DE FAÇON TRANSVERSALE
contribuer aux plans
d?action de l?État, en
communiquant chaque
année au préfet toute
information utile sur les
actions engagées en faveur
de la qualité de l?air ;
participer aux appels à
projets en faveur de la
qualité de l?air (ministère
en charge de l?Écologie,
Ademe) ;
contribuer au financement
de leurs missions ;
participer à la gouver-
nance des associations
agréées pour la surveil-
lance de la qualité de
l?air (AASQA) et
communiquer sur la
qualité de l?air (chronique
et épisodes de pollution)
auprès des différents
publics (particuliers,
entreprises, agriculteurs,
etc.), participer à la
Journée nationale de la
qualité de l?air, relayer
les messages du PPA et
les bonnes pratiques.
POUR AGIR SUR LE SECTEUR
RÉSIDENTIEL TERTIAIRE
élaborer et mettre en
oeuvre des plans climat
air énergie territoriaux
(PCAET) ;
allouer des aides
financières pour
(par exemple le
fonds Air-bois) ;
renouve-
ler les appareils de
chauffage peu perfor-
mants
sensibiliser et faire
appliquer les interdictions
et prescriptions techniques
pour préserver la salubrité
publique (respect de
l?interdiction du brûlage à
l?air libre, respect des
prescriptions techniques
relatives aux installations
de combustion) ;
développer des réseaux
de chaleur.
POUR AGIR SUR LE SECTEUR
INDUSTRIEL
contrôler et surveiller les installations non classées
(petites chaufferies, travaux, etc.) ;
travailler à l?aménagement du territoire pour réduire
l?exposition de la population et notamment les
recevant des personnes sensibles à la pollution de
l?air (PLUi, PLU, Scot).
établisse-
ments
Les collectivités territoriales et les intercommunalités sont en première
ligne pour garantir à chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à
sa santé, par la mise en place d?actions ambitieuses et concrètes. Pour ce
faire, elles ont la compétence pour agir en matière de mobilité et d?amé-
nagement du territoire, d?urbanisme et d?orientations de leurs dotations
budgétaires.
----- Quel rôle pour les collectivités ? | 9
? LE ?
SAVIEZ
-VOUS ?
Les collectivités
territoriales et les
intercommunalités
concourent, avec l?État,
chacune dans leur
domaine de
et dans les
limites de leur
responsabilité, à la mise
en oeuvre du droit à
chacun à respirer un air
qui ne nuise pas à sa
santé. Pour développer
les compétences des
agents en matière de
transition écologique,
les collectivités peuvent
s?appuyer sur les
itinéraires de formation
développés par le
Centre National de
la Fonction Publique
Territoriale, à
, de l?urbanisme
et du transport.
destina-
tion des directeurs ou
directrices et cadres
en charge de l?environ-
nement
et de l?aménagement
durable, des déplace-
ments
compé-
tences
Plus d?informations sur :
https://www.cnfpt.fr/
POUR AGIR SUR LE SECTEUR
DU TRANSPORT
élaborer et mettre en
oeuvre des plans de
mobilité ;
construire, aménager et
entretenir les voiries
communales ;
mettre en place des
zones à faibles émissions
mobilité (ZFE-m) pour
limiter l?accès aux véhicules
les plus polluants dans les
zones urbaines ;
exercer son pouvoir de
police du stationnement
(réservation
aux véhicules
électriques, à ceux utilisés
en covoiturage ou labellisés
auto-partage par exemple)
et de la tarification
(modulation en fonction
des émissions polluantes) ;
d?emplace-
ments
déployer des voies
réservées au covoiturage et
aux véhicules à faibles
émissions ;
construire et aménager
des pistes cyclables,
pérennes ou de transition,
des places de
vélos et EDP (Engins
de Déplacement Personnel),
des aires de covoiturage, et
installer des points de
recharge électriques pour
favoriser la mobilité durable ;
stationne-
ment
encourager l?utilisation
des mobilités partagées en
indemnisant les
, vélos, voitures...) ;
covoitu-
reurs (passagers et conduc-
teurs), en déployant et
réglementant les services
en free floating (trotti-
nettes
déployer des services
d?information multimodale
et de billettique (Mobility
as a service, MaaS, par
exemple) ;
développer l?utilisation
de véhicules propres en
proposant des aides
financières pour l?achat de
ces véhicules (vélos à
assistance électrique
notamment) ;
établir des règles
d?urbanisme pour favoriser
les modes actifs de
déplacement (marche, vélo,
etc.) ;
faire l?acquisition de bus
et autocars à faibles
émissions pour les services
publics de transport ;
favoriser la logistique
urbaine durable (vélos
cargos, VUL électriques...).
https://www.cnfpt.fr/
10 | Mieux respirer, c?est ça l?idée -----
G
ér
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Te
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a
Ad
ob
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St
oc
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EN PRATIQUE
au sein des communes
engagées
À Rennes, la logistique
du dernier kilomètre
Optimiser la gestion des flux de
en ville, diminuer les consommations
énergétiques et les émissions de polluants,
améliorer le coût et la qualité de la livraison
du dernier kilomètre, tout en favorisant
l?activité économique.
marchan-
dises de l?aire urbaine, tel est l?objectif de
la démarche engagée depuis 2012 dans la
métropole de Rennes. Une réflexion pros-
pective a permis d?aboutir à un plan d?ac-
tions 2015-2017 qui prévoit notamment la
création d?un plan de circulation des mar-
chandises dans le centre-ville, le reposition-
nement des aires de livraison, l?expérimenta-
tion de boîtes à colis ou de la livraison de
colis sur les lieux de travail? Autant de
mesures qui contribuent à réduire la conges-
tion
Encourager la pratique
du vélo en Occitanie
En Occitanie, le schéma directeur cyclable,
prévu dans le projet Mobilités
2020.2025.2030, est l?illustration d?une
nouvelle ambition pour la politique
de Muretain Agglomération et du
Sicoval, des communautés de communes
de la Save-au-Touch et des Coteaux de
Bellevue. Ce schéma se décline en 14
actions à mettre en oeuvre d?ici 2030, parmi
lesquelles la création d?un réseau express
vélo de 370 km, la mise à disposition d?un
bouquet de services (location, réparation,
etc.) pour tous les publics et territoires, ou
encore la mise en place d?outils de
pour mieux connaître les pratiques.
comp-
tage
cy-
clable à l?échelle du territoire de Toulouse
Métropole, des communautés d?aggloméra-
tion
----- Quel rôle pour les collectivités ? | 11
Ar
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B
ou
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so
u/
Te
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a
2 ZFE-m en Rhône-Alpes
Grenoble et Lyon sont deux des communes
françaises ayant d?ores et déjà mis en place
des zones à faibles émissions mobilité. Ces
communes ont respectivement introduit en
mai 2019 et janvier 2020, sur une partie de
leur territoire et, sur la base des vignettes
Crit?air, des mesures de restriction visant, à ce
stade, les véhicules utilitaires légers et des
poids lourds les plus polluants, en proposant :
? un calendrier de renforcement progressif de
ces mesures ;
? aide et assistance, en complément des aides
nationales, pour accompagner
les professionnels dans l?acquisition
de véhicules moins émissifs.
La
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en
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ig
na
ux
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er
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Le broyage des déchets
végétaux en Savoie
Le brûlage des déchets végétaux,
émetteur de polluants, est interdit.
forte-
ment
En Savoie, d?autres alternatives sont
proposées aux particuliers, notamment
l?utilisation de broyeurs à branches.
Le broyat de bois obtenu est valorisé sur
place, notamment en paillage auprès des
plantations.
Ainsi la Communauté d?agglomération
Grand Lac a fait l?acquisition de broyeurs
à branches permettant de broyer de gros
volumes, mis gratuitement à la disposition
des habitants. Le matériel est mutualisé
et disponible dans les communes
volontaires du territoire par tranche de
quinze jours selon un planning annualisé.
En complément, la collectivité propose
également une aide financière à la
de broyeur, réservée aux particuliers ;
le montant de l?aide se monte à 38 ¤ pour
une demi-journée et 60 ¤ pour une
journée entière.
loca-
tion
Pour en apprendre plus sur la pollution de l?air,
vous pouvez consulter
rubrique Politiques publiques/Air/Air extérieur
ecologique.gouv.fr
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Agir pour la qualité de l?air
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Agir pour la qualité de l?air
Aménagement du territoire et
qualité de l?air : l?importance
des documents d?urbanisme
Juillet 2022
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n
https://ecologique.gouv.fr
La pollution de l?air, c?est quoi ?
La pollution atmosphérique, quels effets ?
Les polluants, d?où viennent-ils ?
Quelle réglementation pour protéger la qualité de l?air ?
PCAET et PPA, quel rôle pour les collectivités ?
Agir pour la qualité de l?air, quelles compétences pour les collectivités ?
En pratique au sein des communes engagées
Contacts