Rapport Initiative africaine pour les énergies renouvelables - mise en place à la COP21
ROYAL, Ségolène
Auteur moral
Auteur secondaire
Résumé
Rapport présenté par Ségolène Royal, présidente de la COP21, le 2 septembre 2016 à New York sur l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables (IAER ou Arei).<br />Cette initiative a été lancée lors de la Conférence de Paris le 1er décembre 2015.<br />240 projets sont recensés. Le rapport met l'accent sur la nécessité d'actions communes publiques/privées et tente d'impliquer davantage les femmes dans les projets.
Editeur
MEEM, DICOM-CAB
Descripteur Urbamet
géothermie
;énergie solaire
;équipement énergétique
Descripteur écoplanete
aménagement durable
;accès à l'énergie
Thème
Infrastructures - Ouvrages d'art
;Aménagement rural
Texte intégral
PRÉSIDENTE DE LA COP21
SÉGOLÈNE ROYAL
INITIATIVE AFRICAINE POUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
MISE EN PLACE À LA COP21
RAPPORT
INITIATIVE AFRICAINE POUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Signature de l'Accord de Paris le 22 avril 2016, en présence de Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, François Hollande, président de la République française, Ségolène Royal, présidente de la COP21, et la princesse Lalla Hasnaa du Maroc
Je suis très heureuse de m'adresser à vous en tant que présidente de la COP21 pour vous présenter cette contribution à l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables, dont je salue l'extraordinaire potentiel. Grâce à l'adoption de l'Accord de Paris auquel l'Afrique a largement contribué, l'action pour le climat a connu une avancée considérable que nous devons maintenant concrétiser. Pour cela, nous avons besoin du continent africain. Nous avons besoin de sa créativité, nous avons besoin de son optimisme, nous avons besoin de sa jeunesse, nous avons besoin de son énergie, nous avons besoin de son engagement, nous avons besoin de son imagination. Nous avons besoin aussi que l'Afrique puisse peser avec les solutions qui sont les siennes. J'ai déjà dit combien est forte ma conviction que cette alliance à nouer avec le continent africain est une chance à saisir pour équilibrer un monde multipolaire qui doit construire la paix et la prospérité. Notre responsabilité est forte et notre capacité commune à oser les stratégies visionnaires qui nous donnent les clefs du monde d'après. Les dégâts du dérèglement climatique sont présents, en Afrique bien plus qu'ailleurs, alors que l'Afrique n'y est pour rien. C'est dire l'urgence de ce problème de justice climatique mais c'est dire aussi l'optimisme et la conviction aussi que nous devons avoir qu'il y a des solutions.
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INITIATIVE AFRICAINE POUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Ce défi que nous devons relever est finalement une nouvelle chance. Une nouvelle chance pour l'Afrique. Une nouvelle chance pour investir. Une nouvelle chance pour donner aux entreprises qui croient dans les énergies renouvelables l'occasion de créer des activités et des emplois. Une chance aussi pour limiter les migrations climatiques, les migrations de la misère. C'est pourquoi je voudrais saluer l'engagement de l'Afrique. Le saluer d'autant plus fortement que j'ai une affection particulière pour ce continent où je suis née. Parce que, aussi, j'étais il y a 24 ans à la Conférence de Rio : je mesure à la fois la lenteur des négociations et la formidable prise de conscience, aujourd'hui, que personne n'est à l'abri du dérèglement climatique et que le coût de l'inaction est beaucoup plus élevé que le coût de l'action. C'est cette prise de conscience qui peut nous redonner espoir par rapport aux constats alarmistes. Espoir surtout parce que l'Afrique dispose d'un immense potentiel d'énergies renouvelables qui ne demandent qu'à être exploitées, dans le solaire, l'éolien, la géothermie ou l'hydraulique. Grâce à la mobilisation de tous les participants à ce rapport, que je remercie, 240 projets ont été recensés, représentant 45,4 GW. Il faut maintenant les transformer en réalisations et les financer, accélérer ceux qui sont engagés et entretenir ceux qui sont réalisés. Je souhaite que ce rapport contribue à concrétiser rapidement les projets d'énergies renouvelables portés par le continent africain et que nous puissions dès la COP22 à Marrakech les célébrer.
Présidente de la COP21 Ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, en charge des Relations internationales sur le climat,
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L'Afrique est un continent riche en ressources et potentiel énergétiques, mais dont l'approvisionnement demeure limité. Le continent compte pour 13 % de la population mondiale, et cette population est en forte croissance, mais représente seulement 4 % de la demande mondiale en énergie. Cependant, cette situation évolue rapidement : depuis 2000, l'Afrique subsaharienne a connu une croissance économique rapide, doublée d'une très forte croissance démographique, et par conséquent, la demande d'énergie a augmenté de 45 %. Les situations sont différentes selon les pays, cependant le constat général et partagé par la région est le manque sévère de services modernes d'approvisionnement en énergie - plus encore qu'un manque de production. L'Afrique comptait environ 915 millions d'habitants en 2013 et seuls 290 millions avaient accès à l'électricité : avec la croissance démographique, le nombre de personnes n'ayant pas accès à l'électricité progresse plus rapidement que celui des personnes nouvellement connectées au réseau électrique. Le manque d'accès à l'énergie agit comme un multiplicateur des inégalités, notamment
celles liées au genre, mais aussi entre ville et campagne et entre catégories les plus aisées et catégories les plus pauvres (les plus pauvres ne sont pas reliés au réseau électrique, et doivent compter - quand ils le peuvent - sur des générateurs diesel beaucoup plus coûteux ou l'utilisation du bois pour la cuisson ou l'éclairage). Cela pose également de graves problèmes dans un certain nombre de secteurs publics, notamment dans le domaine de la santé (approvisionnement des hôpitaux par exemple). La création d'un environnement attractif pour les investissements privés dans le secteur de l'énergie constitue l'un des grands défis de l'Afrique subsaharienne. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), 300 milliards d'euros d'investissements privés seraient nécessaires d'ici 2030 afin de permettre un accès universel à l'énergie. Une plus grande participation du secteur privé permettrait de développer l'expertise technique et managériale des institutions publiques clés du secteur de l'énergie. L'usage du bois de feu demeure très important : cela n'évolue que très lentement même lorsque les revenus augmentent. Ainsi, 80% des Africains en dépendent, ce
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qui a des conséquences importantes en termes de pollution et de déforestation. La sensibilisation aux problèmes environnementaux et les impacts directs du réchauffement climatique modifient néanmoins le mix énergétique avec une baisse du charbon et une hausse du pétrole, et des énergies renouvelables. Aujourd'hui, l'énergie hydraulique compte pour 1/5e de l'offre actuelle, alors même que seuls moins de 10 % du potentiel technique estimé sont utilisés. L'énergie géothermique connait également une croissance importante. Elle est ainsi devenue la seconde source d'énergie en Afrique de l'Est. D'autres énergies renouvelables, comme le solaire, commencent également à se développer sur le continent, dans la mesure où leur intérêt sur le plan économique apparait de plus en plus clairement. Ainsi, dans le cas de l'énergie solaire, les programmes menés en Afrique du Sud ont permis de montrer que ce type d'investissements était rentable et d'inciter d'autres entreprises - publiques comme privées - à surmonter la barrière que peut constituer l'important coût initial nécessaire. Ces évolutions continues sont une opportunité de repenser les approches traditionnelles dans le secteur de l'énergie.
Le fort potentiel en énergies renouvelables de l'Afrique, estimé par l'AIE et l' IRENA
Selon l'AIE, la moitié de la croissance de la production électrique sur le continent d'ici 2040 pourrait venir des énergies renouvelables. L'IRENA estime quant à elle, dans son dernier rapport de 2015 (Africa 2030 : Roadmap for a Renewable Energy Future), qu'au moins 300 GW pourraient venir des énergies renouvelables d'ici 2030 : 100 GW de sources hydroélectriques, 100 GW d'énergie éolienne, 93 GW de solaire photovoltaïque et de solaire thermodynamique à concentration, 32 GW de la biomasse et 4 GW de sources géothermiques. Aujourd'hui, l'Afrique dispose d'une capacité d'énergies renouvelables de 34 GW installés.
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Dans la suite du Sommet Défi climatique et solutions africaines, tenu le 1er décembre 2015, à l'initiative de François Hollande, président de la République française, la journée sur l'énergie, le 7 décembre 2015, a vu 10 bailleurs (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, RoyaumeUni, Suède et Commission européenne) s'engager à mobiliser 10 milliards de dollars entre 2016 et 2020 en soutien aux objectifs de l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables (IAER), à travers une déclaration conjointe. Les 53 contributions nationales (CDN) africaines illustrent la volonté du continent de lutter contre le dérèglement climatique. Toutes formulent d'ambitieux objectifs d'accès à l'énergie durable et de développement des énergies renouvelables. D'ailleurs, certaines contributions nationales sont déjà déclinées en projets énergétiques, qui ont été repris dans la liste de projets de ce rapport. Dans la foulée de ce sommet, la Banque mondiale a lancé son Business plan pour le climat en Afrique, qui vise à améliorer la résilience de l'Afrique, y développer l'énergie durable et en améliorer les données climatiques. Par ailleurs, 19 pays d'Afrique de l'Est et d'Afrique australe ont approuvé un plan d'ac-
tion pour le développement d'un Corridor africain pour une énergie propre (ACEC), pour accélérer le développement régional de l'énergie renouvelable. Ces pays, s'ils augmentent le déploiement des sources renouvelables sur leurs territoires, seraient en mesure d'économiser 2500 MtCO2eq en émissions cumulées d'ici 2030, tout en multipliant la production annuelle d'électricité 2,5 fois. Durant la COP21, un corridor pour l'Afrique de l'Ouest a également été lancé par la CEDEAO en partenariat avec l'IRENA avec l'objectif d'augmenter la part des énergies renouvelables de la région de 28 % actuellement à 48 % en 2030. De plus, l'IRENA et ses partenaires ont lancé le volet africain de l'initiative Sustainable Energy Marketplace (marché pour l'énergie durable), pour répondre au potentiel de croissance des énergies renouvelables en facilitant le contact des porteurs de projet avec les investisseurs. Un partenariat a été formellement signé avec PowerAfrica. Plusieurs mécanismes de financements ont été mis en place au niveau des États (signature de mémorandums entre États et bailleurs), ou au niveau public-privé, par exemple avec l'initiative de l'Union européenne Électrification Financing (ElectriFI) qui vise à sou-
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tenir le développement des marchés et les initiatives du secteur privé pour la production d'énergie abordable, durable et fiable, grâce à une plate-forme pour mutualiser et décupler les efforts globaux et les ressources issus des partenaires. Ces efforts s'ajoutent à de nombreuses initiatives existantes visant à mobiliser le potentiel du continent en énergies renouvelables, tels que le Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA) de l'UA, du NEPAD et de la BAfD, le partenariat UE/Afrique pour l'énergie, l'initiative « Énergie durable pour tous » (SE4ALL) du Secrétaire général des Nations unies, le partenariat PowerAfrica mené par les États-Unis, et le NOUVEAU PACTE POUR L'ÉNERGIE EN AFRIQUE de la BAfD, pour n'en citer que quelques-unes. Jean-Louis Borloo, avec sa fondation Énergies pour l'Afrique, a également contribué à donner un élan en faveur de l'enjeu majeur que représente l'électrification du continent.
SE4ALL vise, d'ici 2030, à garantir l'accès universel à l'énergie durable,
à doubler le taux d'amélioration mondial de l'efficacité énergétique, et à doubler la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique mondial.
universel à l'énergie en Afrique d'ici 2025 un taux d'accès à l'énergie de 100 % dans les zones urbaines et de 95 % dans les zones rurales. Il mise sur les solutions d'accès à l'énergie hors-réseau et sur les avancées technologiques pertinentes.
LE NOUVEAU PACTE POUR L'ÉNERGIE EN AFRIQUE de la BAfD vise l'accès
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Vers la COP22 : réunion à l'Élysée avec le Président François Hollande, Ségolène Royal, présidente de la COP21, Salaheddine Mezouar, futur président la COP22, ainsi que Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, et Hakima El Haïte, ministre de l'Environnement du royaume du Maroc
INITIATIVE AFRICAINE POUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
L'Initiative africaine pour les énergies renouvelables, lancée officiellement le 1er décembre 2015 au Bourget, a été approuvée par l'Assemblée de l'Union africaine 1. Cette initiative est notamment soutenue par le G72 et le G20 3. Elle a pour objectif de lancer une dynamique de haut niveau et d'assurer la coordination et les synergies entre les différents acteurs dans le domaine des énergies renouvelables et les initiatives en vue de l'installation d'au moins 10 GW de capacités installées supplémentaires en énergies renouvelables sur le continent d'ici 2020, et de mobiliser le potentiel du continent en énergies renouvelables, que l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) estime supérieur à 300 GW, d'ici 2030. Cette Initiative ne se limite pas à l'installation de nouvelles capacités. Elle vise l'accélération générale de l'accès à l'énergie et du déploiement des énergies renouvelables sur le continent. Son lancement a eu lieu dans le contexte de la baisse rapide des prix des énergies renouvelables (solaire et éolienne en particulier), et reconnaît l'opportunité des transitions énergétiques en termes de créa-
tion d'emploi, développement des secteurs productifs, de transferts de technologie, de lutte contre l'impact des variations des prix des énergies fossiles, de sécurité énergétique, et de réduction des subventions aux énergies fossiles qui pèsent sur les budgets des gouvernements africains. Les dernières réunions de l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables se sont tenues à la BAfD à Abidjan, du 30 mars au 1er avril, puis au Caire les 11 et 12 juillet 2016. Une Unité indépendante de mise en oeuvre a été créée et son responsable, le professeur Youba Sokona, nommé. Elle a commencé ses travaux à partir d'un document cadre, qui rappelle les principes de l'initiative, et d'un plan d'action qui se décline en trois phases :
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la première (2016) vise à identifier les projets et programmes prioritaires pour permettre une première sélection d'ici la COP22 ; la deuxième (2016-2020) lancera des travaux sur l'ensemble des axes du plan d'action (cartographie, renforcement des
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1 Décisions de l'Union africaine lors des sommets d'Addis-Abeba (janvier 2016) et de Kigali (juillet 2016) 2 Communiqué d'Elmau, 8 juin 2015 3 Communiqué d'Istanbul, 2 octobre 2015
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Sous le leadership de l'Afrique, la France, avec ses partenaires signataires de la déclaration du 7 décembre 2015, demeurera pleinement impliquée dans le développement de cette initiative. Celle-ci est :
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nécessaire, au vu des besoins du continent africain en énergie et du potentiel de l'Afrique en énergies renouvelables ; ambitieuse, en ce qui concerne l'augmentation visée de la capacité installée en Afrique et la coordination de l'ensemble des actions pour le développement des énergies renouvelables sur le continent, mais réalisable ; innovante, dans la mesure où elle rassemble États africains, institutions régionales, et partenaires internationaux de manière opérationnelle autour d'un plan d'action concret et d'une vision commune.
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Entretien avec Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, à Lusaka, en Zambie, lors des 51es Assemblées annuelles de la BAfD
capacités, soutien au développement des projets, etc.) en vue d'atteindre l'objectif d'augmenter la capacité installée du continent en énergies renouvelables de 10 GW d'ici 2020 ;
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la troisième (2020-2030) se basera sur les conclusions des phases précédentes, pour mobiliser le potentiel considérable de l'Afrique en énergies renouvelables en vue d'atteindre l'objectif d'augmenter la capacité installée du continent en énergies renouvelables de 300 GW d'ici 2030.
Inauguration du Pavillon africain de la COP21, le 1er décembre 2015, par Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l'Union africaine, Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique des Nations unies
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Ces propositions font suite aux déplacements de la présidente de la COP21 dans 17 pays d'Afrique depuis l'été 2015 (Namibie, Botswana, Zambie, Ghana, Algérie, Maroc, Égypte, Éthiopie, Côte d'Ivoire, Guinée, Sénégal, République démocratique du Congo, Gabon, Nigeria, Kenya, Mozambique, Tanzanie), à ses entretiens avec des dirigeants africains à Paris, et aux réunions d'experts qu'elle a organisées (notamment une réunion d'ingénieurs experts de l'hydroélectricité), où elle a pris la mesure des opportunités de cette initiative. Trois préoccupations ressortent de ses entretiens avec les autorités : n le besoin de simplifier les procédures de financement ; n la difficulté à faire face à la multiplication des guichets ; n la mise en concurrence entre pays à laquelle cela conduit. Forte de ce constat, la présidente de la COP21 travaille avec la Commission européenne et les autres bailleurs internationaux pour rendre l'action plus cohérente, efficace, durable et visible, et à la mobilisation progressive de moyens supplémentaires. Ce travail se fait en étroite collaboration avec le Maroc, qui accueille la COP22. Modèle de développement des énergies renouvelables, avec l'entrée en service en février 2016 de la centrale solaire Noor (160 MW), le Maroc
souhaite que la COP22 soit une conférence de l'action et une COP africaine : les progrès réalisés sur l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables contribueront à ces objectifs. Afin de réaliser les objectifs de l'initiative africaine sur les énergies renouvelables d'ici la COP22, les 10 propositions que la présidence de la COP21 soumet à ses partenaires africains et internationaux sont les suivantes : IDENTIFIER UNE LISTE DE PROJETS PRIORITAIRES À METTRE EN OEUVRE D'ICI 2020 ET DES PROJETS À DÉMARRER AVANT ET PENDANT LA COP22. Le choix des projets présentés revient évidemment à la gouvernance de l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables, à partir de ses principes directeurs4, et aux pays africains. Une première liste de projets identifiés est présentée dans ce rapport ;
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RASSEMBLER LES PARTENAIRES DE L'INITIATIVE AUTOUR DE CHAQUE PROJET POUR RÉPARTIR LES RESPONSABILITÉS. Un bailleur chef de file pourrait être désigné pour chacun des projets prioritaires. L'Initiative faciliterait une meilleure coordination et complémentarité entre différents bailleurs. Une meilleure reconnaissance des procédures (bilatérales et multilatérales) entre bailleurs pourrait également être réalisée à travers cette initiative. En tant que plateforme de coordination entre les initiatives existantes sur les énergies renouvelables en Afrique (SE4All, PowerAfrica, etc.), l'Initiative africaine pour les
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4 Ces principes prévoient notamment, pour les projets transfrontaliers, l'accord préalable de l'ensemble des pays concernés.
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énergies renouvelables permettrait de renforcer les synergies, à partir d'une volonté africaine ; INITIER UN DIALOGUE SIMILAIRE AVEC LE SECTEUR PRIVÉ. Les investissements privés dans les énergies renouvelables en Afrique dépassent largement les investissements publics. Des actions communes publiques / privées pourraient avoir un effet accélérateur considérable sur le déploiement des énergies renouvelables en Afrique. Les entreprises perçoivent la dynamique lancée à la COP21, et qui se poursuivra à la COP22, comme une opportunité. L'Initiative africaine pour les énergies renouvelables contribuera à forger des partenariats publics/privés, identifier des opportunités d'investissements pour la coopération entre les secteurs publics et privés, et relever des goulots d'étranglements qui ralentissent la mobilisation des investisseurs privés ;
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munautés, avec les projets de territoires à énergie positive ; IMPLIQUER LES FEMMES AFRICAINES DANS LES ÉNERGIES RENOUVELABLES car ce sont les principales victimes des catastrophes climatiques et aussi l'essentiel de la solution. Pour cela, réserver la moitié des ressources consacrées aux productions décentralisées d'énergie à des projets construits par des groupes de femmes en circuit court, créer des écoles agricoles pour les femmes avec des programmes intégrant les énergies renouvelables, soutenir un programme massif d'appareils de cuisson au biogaz, de fours solaires, de foyers à combustion lente, à l'instar du nouveau Pacte pour l'énergie en Afrique adopté par la Banque africaine de développement, ainsi qu'un programme de déploiement de lampes solaires ;
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RENFORCER LA CITOYENNETÉ PARTICIPATIVE EN MATIÈRE D'ÉNERGIE, d'une part, en soumettant les projets hydrauliques à des groupes d'experts chargés de veiller à la continuité écologique des fleuves et, d'autre part, en complétant les équipements lourds par des boucles locales d'électrification et le soutien à des petits projets d'autoconsommation de com4
Hommage à Wangari Muta Maathai, prix Nobel de la paix 2004 pour sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix
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Réunion de femmes autour des lampes solaires, dans un village de Tanzanie en août 2016
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S'APPUYER SUR L'ALLIANCE SOLAIRE INTERNATIONALE, plate-forme de coopération des pays situés entre les tropiques du Cancer et Capricorne pour développer l'énergie solaire, permettant d'harmoniser la demande d'énergie solaire (investissements, technologies, recherche et développement) et de faciliter le financement des projets grâce à une baisse des prix qui résultera d'une massification de la demande et d'une convergence des appels d'offre. S'appuyer également sur l'Alliance mondiale pour la géothermie. D'une façon générale, la présidente de la COP21 encourage à adhérer aux coalitions issues de la COP21, pour renforcer l'action en faveur du climat et de la transition énergétique ;
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être prévus dans les cahiers des charges, et développer des programmes de formation aux métiers des énergies renouvelables pour disposer de compétences techniques sur place ; PROGRESSIVEMENT, L'UNITÉ INDÉPENDANTE DE MISE EN OEUVRE HÉBERGÉE ET SOUTENUE PAR LA BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT POURRAIT ÊTRE CONSOLIDÉE. Il importe que les partenaires de l'Initiative apportent leur plein soutien à cette unité ;
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METTRE EN PLACE DES INSTRUMENTS FINANCIERS INNOVANTS. En particulier, il semble opportun de réfléchir à la création d'une facilité de mixage prêts-dons pour les projets d'énergies renouvelables en Afrique, à l'image et en plus des facilités de mixage européennes qui ont réussi à réunir les financements des bailleurs européens (par exemple, la Facilité d'investissement en Afrique AFIF). D'autres outils visant la sécurisation des investissements privés via des instruments de garanties notamment (accords off-take ou garanties d'échange du risque en particulier) pourraient également être nécessaires. Les partenaires de l'initiative et les institutions financières internationales pourraient mettre en oeuvre de tels outils. La présidente de la COP21 estime que les questions liées à la dette ne doivent pas constituer un obstacle au développement des énergies renouvelables en Afrique ;
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FINALISER UNE CARTOGRAPHIE DES INITIATIVES ET PROGRAMMES EXISTANTS pour approfondir le potentiel de l'Afrique en énergies renouvelables, à partir de la cartographie des initiatives et programmes sur l'énergie en Afrique du partenariat Afrique-UE sur l'énergie. La France a déjà accueilli le directeur de l'Unité indépendante de mise en oeuvre, le professeur Youba Sokona, pour lui faire part de l'action française dans le développement des énergies renouvelables en Afrique. La présidente de la COP21 encourage les autres partenaires de l'Afrique à faire de même pour identifier les initiatives à prendre pour soutenir la transition énergétique du continent.
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ANTICIPER LE CHANGEMENT CLIMATIQUE DANS LES PROJETS AINSI QUE L'ENTRETIEN ET LA RÉPARATION, qui doivent
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Sur le plan bilatéral, la France s'engage à mettre en oeuvre ces propositions. Elle s'est déjà engagée à porter à 2 milliards d'euros d'ici 2020 ses financements pour accélérer le développement des énergies renouvelables en Afrique, et fera des projets identifiés par l'Initiative sa priorité. La France, en collaboration avec l'Allemagne, s'est également engagée à contribuer au financement de l'Unité indépendante de mise en oeuvre de l'initiative. Par ailleurs, elle oeuvrera à orienter l'offre privée des entreprises françaises dans cette direction.
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INITIATIVE AFRICAINE POURINITIATIVE AFRICAINE POUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Outil d'aide à la décision
LISTE DE PROJETS PROPOSÉS PAR LA PRÉSIDENTE DE LA COP, À L'ISSUE DES CONTACTS, DES CONTRIBUTIONS DE CHAQUE PAYS, DES RÉUNIONS DE TRAVAIL
Voici une liste de 240 projets, examinés par les experts, qui pourront contribuer à atteindre les objectifs de l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables. Ils représentent une capacité installée totale de 45,4 GW. Cette liste n'est pas exhaustive mais elle permet, en tant qu'outil d'aide à la décision, de nourrir l'accélération concrète du développement des énergies renouvelables en Afrique.
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Site éolien d'Ashegoda en Éthiopie
PAYS
PROJET PROJETS ÉOLIENS
Parc éolien du Golfe de Suez Western Nile Ashgoda 2
CAPACITÉ (MW)
ÉGYPTE
2400 150 100 300 150 150
ÉTHIOPIE
Ayesha 2 Debrebirhan Iteya
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PAYS PROJET PROJETS ÉOLIENS (SUITE)
GHANA Ayitepa Wind KenGen Wind Farm KENYA Lake Turkana (Loiyangfalani) Kipeto (Maasai) Lamuo NAMIBIE WindNam Wind Farm Makambako Wind Power Project Njombe Region / National Development Corporation Singida Wind Farm Upepo Singida 150 40 300 100 90 500 200 100 75
CAPACITÉ (MW)
TANZANIE
PROJETS DE GÉOTHERMIE
ÉGYPTE ÉTHIOPIE Multiples Tulumoya & Abaya Tendaho Akiira Menengai III KENYA Menengai 1 Suswa Varubgi-Silali Olkaria V 100 150 200 70 35 460 150 200 300-450
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PAYS PROJET PROJETS DE GÉOTHERMIE (SUITE)
KENYA (SUITE) TANZANIE Bogoria-Silali II Ngozi 200 100
CAPACITÉ (MW)
PROJETS HYDRAULIQUES
Cambambe Lauca Adjalara Samendeni Ouessa Aval BURKINA FASO Bagré Aval Bontioli Gongouro Folonzo CAMEROUN CÔTE D'IVOIRE ÉGYPTE Nachtigal Buyo Réhabilitation du barrage d'Assouan II Genale 6 Warebesa + Halele Pwalugu multi-purpose dam 780 2070 147 / / 14 5,1 5 10,8 420 165 / 246 436 50
ANGOLA BÉNIN
ÉTHIOPIE GHANA
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PAYS PROJET PROJETS HYDRAULIQUES (SUITE)
Souapiti GUINÉE Boureya Amarie Diaraguélie KTDA Power Hydro High Grand Falls KENYA Karura HPP Ewaso Ngiro South River Petites stations hydroélectriques (Programme 4 Cities) LESOTHO Kobong (centrale à accumulation par pompage) Kenie MALI Ségou et Mopti (mini/micro-hydroélectricité) Tsate Mphanda Nkuwa 4 / Mavusi II MOZAMBIQUE Cahora Bassa (rive Nord) Mutelele Mavuzi / Chicamba Caorumana 560 114 300 70 10 450 100 200 / 1200 43 / 50 1500 1245 77 100 10
CAPACITÉ (MW)
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PAYS PROJET PROJETS HYDRAULIQUES (SUITE)
Lupata Boroma Kandadji Ayago OUGANDA Nalubaale (réhabilitation) ARPE Ltd Hydroelectricity Support Owen Falls (réhabilitation) RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO SÉNÉGAL (OMVG) Micro Centrales Hydro et Réseaux associés Inga III 4 Sambamgalou Hale Ruhudji (et ligne de transmission associée) TANZANIE Malagarasi Rumakali (et ligne de transmission) Kakono TCHAD Centrale hydroélectrique de Gauthiot KPIME Mini-Hydroélectricité 210 612 130 840 180 / / / 4500 128 21 358 44,8 222 87 20 1,6 56
CAPACITÉ (MW)
MOZAMBIQUE (SUITE) NIGER
TOGO
4 En prenant en considération les observations particulières sur ce projet
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PAYS PROJET PROJETS HYDRAULIQUES (SUITE)
TUNISIE Melah (centrale à accumulation par pompage) Batoka Gorge ZAMBIE Kafue Gorge Kariba (réhabilitation) Kabompo BURUNDI, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO, RWANDA RWANDA, BURUNDI LIBERIA, SIERRA LEONE ORGANISATION POUR LA MISE EN VALEUR DU FLEUVE SÉNÉGAL (OMVS) Ruzizi III Rusumo Falls Kongo Koukoutamba 200 800 750 147 40 147 80 180 294
CAPACITÉ (MW)
PROJETS SOLAIRES
Municipal Rooftop PV AFRIQUE DU SUD Solis CSP Solar Reserve Redstone ALGÉRIE ANGOLA Tour solaire Alsol Projets solaires en zones isolées Éclairage solaire 50 100 150 100 / 50 50
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PAYS PROJET PROJETS SOLAIRES (SUITE)
BÉNIN Centrale solaire Windiga Zagtoulli Divers projets solaires, dont : Kaya, Ouaga 2000, Dédougou, Gaoua, Zina, Zagtoulli II, Diapaga, Kodeni, Patte d'oie, Zano, Pâ BURKINA FASO Centrale solaire Solaire photovoltaïque (FDE) Projets d'électrification rurale : électrification de 500 localités rurales, électrification rurale à Ouagadougou et Bobo Dioulasso, stations de pompage solaire, éclairage public, centrales pv centres médicaux, centrales PV pour infrastructures scolaires CAMEROUN CÔTE D'IVOIRE ÉGYPTE EDF PAYG Centrale solaire Projets de mini-centrales solaires rattachées au réseau Hurso ÉTHIOPIE Awash Metehara Semara GHANA Programme photovoltaïque 20 22 30
CAPACITÉ (MW)
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20 /
/
/ 60 2520 100 100 100 100 /
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INITIATIVE AFRICAINE POUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
PAYS PROJET PROJETS SOLAIRES (SUITE)
Projets de mini-centrales solaires et de panneaux photovoltaïques sur toits Stations solaires de recharge de téléphone Centrale solaire thermique Cloverfield KENYA Projet d'accès à l'énergie renouvelable Kenergy (ALTEN) MADAGASCAR MALI Scaling Solar Mini-réseaux Scatec Solar Noor Argana Noor Midelt Metoro Mocuba Projet de dessalinisation à partir de solaire Gourou Banda Centrale solaire Centrale solaire Bauchi
CAPACITÉ (MW)
GHANA (SUITE)
/
GUINÉE
/ / 1 50 40 40 65 33 100 400 35 40,5 40 20 30 34 100
MAROC
MOZAMBIQUE
NAMIBIE
NIGER
NIGERIA
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PAYS PROJET PROJETS SOLAIRES (SUITE)
RWANDA Goldsol Scaling Solar SÉNÉGAL Centrale solaire Centrale photovoltaïque Senergy (pompes solaires) EGG Energy TANZANIE Kishapu Off-Grid Electric Solar Fonds d'électrification rurale TCHAD Centrale solaire de Farcha Centrale solaire de Koundoul 18 100 20 > 50 30 6 150 50 37 20 30
CAPACITÉ (MW)
Ferme solaire au Botswana
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PAYS PROJET PROJETS SOLAIRES (SUITE)
Électrification PV de 241 villages TCHAD (SUITE) Centrale solaire de Gauthiot Usine de production de panneaux solaires TOGO TUNISIE OUGANDA Électrification rurale Centrales solaires Centrale solaire Centrale solaire Centrale solaire Scaling Solar Beyond the Grid Fund for Zambia Mini-centrales photovoltaïques sur réseau Renforcement de l'infrastructure solaire du Maghreb / 13 / / 54 60 50 15 300 2 400 /
CAPACITÉ (MW)
ZAMBIE MULTIPLES (DONT BÉNIN, ZAMBIE, MALI) RÉGIONAL
PROJETS BIOMASSE
BURKINA FASO CÔTE D'IVOIRE GUINÉE NAMIBIE Centrale biomasse déchets Cogénération biomasse Côte d'Ivoire Biochar (substitution des déchets au charbon) Centrale biomasse déchets 10 46 / /
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PAYS PROJET MULTIPLES
Small IPP Support Programme AFRIQUE DU SUD Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Green Fund ANGOLA BURKINA FASO CAMEROUN CÔTE D'IVOIRE DJIBOUTI RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO Électrification rurale PV, Pico-Hydro et petite éolienne Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Solar Network Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Fourniture d'énergie décentralisée Crédits verts aux banques commerciales internationales ÉGYPTE Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Réseaux d'énergies renouvelables Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Projets éolien + solaire hors réseau / 24 / / / 12 24 7
CAPACITÉ (MW)
/ 32
24
GHANA GUINÉE
7 5 22
KENYA
3,6
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PAYS PROJET MULTIPLES (SUITE)
Électrification rurale à partir d'énergies renouvelables (II) MADAGASCAR Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Projets de mini-réseaux en zones rurales Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Fonds de préparation des projets Projets d'électrification rurale NAMIBIE Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Capacity Building dans l'Energie NIGÉRIA Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Réseaux locaux pour électrification rurale RWANDA Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Tanzania Energy Development and Access Expansion Project (TEDAP) /
CAPACITÉ (MW)
12
MALI
10
ÎLE MAURICE MOZAMBIQUE
24 31 5 10 / 31
14
OUGANDA
/
5
TANZANIE
8
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PAYS PROJET MULTIPLES (SUITE)
Financement des projets d'énergies renouvelables (SUNREF) Renewable Energy and Adaptation to Climate Technologies (AECF) IV TUNISIE ZAMBIE Renewable Energy Strategy (STEG) Madison Loan Portfolio Guarantee Regional Liquidity Support Facility MULTIPLES ElectriFI Africa Renewable Energy Scale-Up Facility RÉGIONAL Support to Renewable Energy and Adaptation to Climate Technologies (AECF)
CAPACITÉ (MW)
8
TANZANIE (SUITE)
750 14 / 48 / 24
/
Système d'irrigation à partir du Nil en Égypte
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PAYS
PROJET GOUVERNANCE DE L'ÉNERGIE
MULTIPLES (NAMIBIE, MOZAMBIQUE, OUGANDA, ZAMBIE, GHANA, ETC.) MULTIPLES (DONT MAROC, NIGÉRIA) MULTIPLES (DONT MADAGASCAR, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO, TOGO) MUTLIPLES (DONT TUNISIE)
Programmes d'appui aux énergies renouvelables par un soutien prix (GET Fit) Politique et administration de l'énergie
Accès à l'énergie, dont électrification rurale
Développement du secteur privé et préparation des projets
SYSTÈMES ÉNERGÉTIQUES SÛRS ET DURABLES (DONT TRANSMISSION)
AFRIQUE DU SUD CAMEROUN CÔTE D'IVOIRE ÉGYPTE GUINÉE KENYA MALI MAROC MOZAMBIQUE Intégration des énergies renouvelables au réseau Mise en place du gestionnaire du réseau de transport Réseaux de distribution Ligne de transmission Assouan - Le Caire Interconnexion Guinée - Mali (Linsan-Fomi) Réhabilitation du réseau de distribution Last Mile Access Project Ligne de transmission Manantali-Bamako Intégration des énergies renouvelables au réseau Électrification rurale de Vinlanculos Ligne de transmission Massinga-Vilanculos
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PAYS
PROJET
SYSTÈMES ÉNERGÉTIQUES SÛRS ET DURABLES (DONT TRANSMISSION) (SUITE)
NAMIBIE OUGANDA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO SÉNÉGAL TANZANIE ZAMBIE Développement du réseau électrique Mini-grids Électrification rurale Regenerative Energy Central Africa Ligne de transmission Kolda-Tanaff-Ziguinchor Électrification du Nord-Ouest Lignes de transmission Makambako-Songea Réhabilitation du réseau des provinces de l'Est Raccordement de Bardaï, Faya, Fada Electrification transfrontalière Tchad-Cameroun Electrification rurale pour l'irrigation des exploitations agricoles TCHAD Electrification, irrigation et adduction d'eau potable éolienne pour le couloir de transhumance Construction d'une boucle nationale de 225 KV de 2100 km Extension et modernisation du réseau de N'Djamena ZAMBIE Southern Division, Phase II Extension du réseau au Sud
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PAYS
PROJET
SYSTÈMES ÉNERGÉTIQUES SÛRS ET DURABLES (DONT TRANSMISSION) (SUITE)
Interconnexions South African Power Pool (SAPP) et East African Power Pool (EAP) Interconnexions West Africa Power Pool (WAPP) RÉGIONAL Ligne de transmission entre le Libéria et le West Africa Power Pool Programme ECOWAS d'accès aux services énergétiques durables RÉGIONAL : RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO, BURUNDI RÉGIONAL : MALAWI, MOZAMBIQUE, ZIMABWE, AFRIQUE DU SUD RÉGIONAL : NIGER, NIGERIA, BURKINA FASO, BÉNIN RÉGIONAL : TANZANIE, BURUNDI, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO RÉGIONAL : TANZANIE, OUGANDA RÉGIONAL : ZAMBIE, TANZANIE Lignes de transmission régionales Kamanyola-Bakuva, Kamanyola-Bujumbura Intégration régionale et intégration des énergies renouvelables Dorsale Nord
Intégration régionale Ligne de transmission Rusumo Falls-Masaka Ligne de transmission
PROJETS D'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
MAROC ÉGYPTE MULTIPLES (DONT GHANA) Lignes de crédit pour l'efficacité énergétique Programmes d'efficacité énergétique Soutien à l'efficacité énergétique dans l'agriculture et à l'irrigation
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PAYS
PROJET
CAPACITÉ (MW)
STRATÉGIES NATIONALES DE DÉVELOPPEMENT DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Programme en faveur des producteurs indépendants d'énergies renouvelables (REIPPP) Projet national de géothermie Plan national solaire Plan national éolien Geothermal Energy Support
AFRIQUE DU SUD
1000
TANZANIE MAROC TUNISIE UNION AFRICAINE
5000 2000 300 /
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Discours prononcé à Nairobi le 26 mai 2016 Vous êtes là réunis dans un moment très important parce que c'est une étape très forte après la conférence de Paris sur le climat et je suis vraiment très honorée d'être ici parmi vous en tant que présidente de la COP21 pour constater avec plus de 150 ministres de l'environnement qui sont là, c'est la plus grande réunion de ministres de l'environnement à l'initiative des Nations Unies. C'est un événement très très fort parce qu'on constate que l'esprit de Paris est toujours là. Et je suis doublement heureuse d'être ici Monsieur le Président de la République ici en Afrique, continent cher à mes yeux et central pour la lutte contre le dérèglement climatique, mais encore plus heureuse d'être ici au Kenya puisque nous étions ensemble le 30 avril dernier pour assister à un acte extrêmement courageux que vous avez accompli puisque vous avez détruit plus de 100 tonnes de défenses d'éléphants, des cornes de rhinocéros également. Je crois que ce geste extrêmement fort qui contribue à la préservation des éléphants a été vu dans le monde entier. Soyez-en à nouveau félicités. Je crois que ce signal a été extrêmement puissant. Je m'étais engagée le 30 avril dernier après avoir interdit les exportations d'ivoire de France, interdire le commerce en France, c'est fait. J'ai signé l'arrêté ministériel qui interdit et j'ai entraîné l'Europe en lui demandant de faire la même chose. La conférence de Paris sur le climat fut un tournant important. Vous avez aujourd'hui la responsabilité, c'est votre mandat, de contribuer à l'application de l'accord de Paris. D'abord vous inscrivez dans un cycle d'événements extrêmement importants puisque l'année 2015 a été une année majeure pour le climat. Nous avons la conférence de Sendaï sur la prévention des risques. Nous avons eu ensuite Addis Abeba sur le financement du développement. Nous avons eu la conférence sur les objectifs de développement durable à New York et nous avons eu la conférence de Paris. Il y a quelques jours, nous avions la première conférence mondiale sur les problèmes humanitaires toujours à l'initiative des Nations Unies et nous avons pu faire le lien entre la question du dérèglement climatique et la question des crises humanitaires.
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J'ai eu d'ailleurs l'occasion de dire au cours du panel rassemblant les dirigeants qui réfléchissaient sur la prévention de ces crises climatiques, que présidait d'ailleurs Monsieur le Secrétaire général adjoint des Nations Unies ici présent, qu'agir pour le climat c'est vraiment agir à la racine des choses puisque le dérèglement climatique entraîne aussi de graves crises humanitaires. Le dérèglement climatique entraîne aussi des guerres. Le dérèglement climatique entraîne des conflits. Quand on fait l'analyse des conflits et des guerres qui ont eu lieu au cours des 50 dernières années, toutes, toutes ont quelque chose à voir de près ou de loin avec la question climatique. Ce sont d'abord les sècheresses qui provoquent les crises alimentaires. Les crises alimentaires ou les crises d'accès à l'eau potable qui provoquent les émeutes de la faim. Les émeutes de la faim qui provoquent la déstabilisation des pays et la montée de la désertification, la déforestation massive, les difficultés d'accès aux ressources alimentaires qui provoquent des migrations massives de population et notamment des migrations Sud-Sud. Et le continent africain est particulièrement frappé par ces migrations Sud-Sud qui déstabilisent les États. On estime que si rien n'est fait pour lutter contre le dérèglement climatique, nous aurons 200 millions de déplacés climatiques d'ici la fin du siècle. C'est dire l'urgence du travail qu'il y a à accomplir et c'est dire l'importance des travaux que vous faites ici. J'aurais trois messages à vous donner. Le premier message, c'est d'accélérer l'application de l'accord de Paris. De même que nous nous sommes mobilisés pour obtenir les signatures puisque nous avons obtenu avec les Nations Unies et la Présidence de la COP un record de signatures. 177 pays, ça n'était jamais vu, sont venus signer l'accord de Paris le 22 avril à New York. Et bien nous devons continuer cette dynamique. Et aujourd'hui nous devons accélérer les ratifications. J'appelle tous les membres des gouvernements qui sont présents dans cette salle à veiller à ce que la ratification de l'accord de Paris soit bien inscrit lors d'un prochain conseil des ministres, que la ratification de l'accord de Paris soit bien inscrite dans les procédures parlementaires ou règlementaires qui appartiennent à chacun des États parce que nous devons à Marrakech, nous devons à la COP22, nous devons l'ardente obligation de venir avec un accord de Paris qui s'applique. Qu'est ce que çà veut dire un accord de Paris qui s'applique ? Ça veut dire que 55 États parties doivent l'avoir ratifié. 55 parties doivent l'avoir ratifié représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre. Mais l'idéal est que ce soit bien plus bien évidemment et que cet accord rentre en application dès cette année et que massivement les pays, qui ont adhéré à l'accord de Paris, qui sont venus signer avec de nombreux chefs d'État et de gouvernement puissent au cours de l'année ratifier l'accord de Paris.
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Vous en avez le devoir. C'est un devoir à l'égard des pays qui souffrent. C'est un devoir à l'égard des populations qui souffrent. C'est un devoir à l'égard des pays vulnérables. Et d'ailleurs j'observe que comme souvent, comme souvent, ce sont les pays les plus vulnérables, les pays les plus fragiles qui ont déjà ratifié l'accord de Paris puisque 14 d'entre eux ont déjà déposé les instruments de ratification. Et dans ces 14 pays, il y a les petits États insulaires qui sont menacés dans leur survie même par le dérèglement climatique. Alors tous les États doivent faire cet effort et vous, ministres de l'environnement qui êtes dans cette salle ou conseillers des différents gouvernants, vous avez cette responsabilité lorsque vous reviendrez de Nairobi à dire à vos gouvernants : la Présidente de la COP nous a demandé de ratifier. Nous le devons à l'égard des pays qui souffrent du dérèglement climatique. Nous le devons à l'égard des engagements qui ont été pris à Paris. Nous le devons à l'égard de ceux qui se désespèrent et qui veulent savoir si oui ou non nous aurons le courage d'agir pour que le réchauffement climatique soit en dessous des 2 degrés de réchauffement d'ici la fin de ce siècle. C'est une tâche formidable. C'est une mission exceptionnelle. C'est une responsabilité comme on n'a jamais deux fois dans sa vie. Et nous devons être conscients de cette responsabilité, de cette grandeur politique. Et d'ailleurs, ce qui est aussi exceptionnel dans l'accord de Paris et dans l'effort que tous les pays du monde ont faits car c'est une réussite collective qui a permis cet accord, c'est qu'au fond on a vu se rassembler des États et des pays très différents. Des petits, des grands, des riches, des pauvres, ceux du Nord, ceux du Sud, ceux qui avaient déjà agi, ceux qui découvraient les problèmes, etc. Autrement dit, il y a eu dans ce multilatéralisme une communauté de pensées, d'idées, un partage aussi des connaissances scientifiques et on ne rendra jamais suffisamment hommage aux scientifiques du monde entier qui ont établi les liens entre les activités humaines, entre l'utilisation des énergies fossiles et les catastrophes climatiques. À tout ce travail qui dure depuis Rio, qui dure depuis 25 ans, nous devons aujourd'hui l'accélération de l'application de l'action et je sais que vous en êtes conscients et je sais que cette réunion de Nairobi sera un succès. Le second message, bien évidemment, il est tout simple mais il est crucial. C'est celui de l'appel à l'action. L'appel à l'action c'est deux choses. C'est d'abord que chaque pays passe à l'action sur son territoire national pour l'application de ce qu'on appelle maintenant les NDC. Ces contributions en effet changent la donne autant que l'accord. Et on le voit déjà, beaucoup de pays sont en mouvement. Ici par exemple au Kenya, il y a des engagements très importants sur la transition énergétique et les énergies renouvelables. J'aurai l'occasion de le dire demain cet effort de l'Afrique autour des initiatives sur les énergies renouvelables devant la réunion de la Banque africaine de développement.
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Et puis il y a toutes les coalitions. Et on voit que toutes ces coalitions se structurent ici. Toutes les coalitions qui ont eu lieu pendant l'accord de Paris. 70 coalitions autour de l'océan, de la forêt, de l'agriculture, de l'eau, des énergies renouvelables bien évidemment, autour aussi des collectivités territoriales qui s'engagent, des femmes aussi. Nous avions organisé un événement majeur sur la question des femmes, celles qui sont les plus vulnérables au dérèglement climatique et souvent celles qui ont les solutions entre leurs mains. Et si on leur donne le pouvoir d'agir alors elles peuvent faire beaucoup et notamment dans le domaine agricole et dans le domaine de l'accès à l'eau potable. Et je voudrais saluer l'implication du PNUE dans le plan d'actions Lima-Paris, dans ce plan d'actions, dans cette capacité de trouver des solutions. Son appui à plusieurs initiatives importantes telle que la coalition pour le climat et l'air pur, une plateforme pour traiter les polluants climatiques. Le PNUE est directement impliqué dans cette problématique en tant que secrétariat du protocole de Montréal. Je salue également le rôle du programme des Nations Unies pour l'environnement dans l'initiative énergie durable pour toutes les Nations Unies avec plusieurs initiatives sur l'efficacité énergétique et il y a plusieurs réunions pendant ces journées ici. Et puis il y a bien évidemment cette initiative formidable du PNUE sur la formation d'un réseau urbain « Urban Hub » avec plus de 7 000 villes et régions de par le monde qui ont pris des engagements climat, la mobilisation des collectivités territoriales et la coalition des bâtiments à laquelle je participerai tout à l'heure. Enfin je voulais peut être vous donner quelques nouvelles des négociations de Bonn puisque vous savez que les représentants des parties étaient pendant 10 jours à Bonn pour la première session formelle des négociations après Paris. Nous avons ensemble avec Monsieur Salaheddine Mezouar ouvert ces négociations et ensemble nous adresserons tout à l'heure un message aux négociateurs de Bonn. Ceux-ci ont bien travaillé. La COP22 à Marrakech, au-delà de la préparation de l'entrée en vigueur de l'accord de Paris sont désormais en bonne voie. J'ai veillé aussi à consulter les ONG et les observateurs de la société civile qui ont beaucoup à dire et qui ont fait beaucoup. Et puis bien évidemment aussi, nous devons monter en puissance sur la question de la tarification du prix du carbone et j'appelle tous les représentants des gouvernements ici présents à rejoindre la coalition de la tarification carbone car c'est le levier essentiel qui nous permettra aussi en réinjectant le produit de la tarification carbone dans les investissements qui permettront aussi de monter en puissance et de réaliser et de mettre en place ce que les parties du monde entier attendent, la mise en place des 100 milliards de dollars prévus d'ici 2020 puis tous les ans à partir de 2020.
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Il y a des progrès, nous en sommes à 60 milliards. Nous arriverons aux 100 milliards c'est-à-dire aux convergences entre les moyens publics et les moyens privés parce qu'il est clair que dans cette coalition des entreprises et des fonds d'investissement, et ça c'est très nouveau dans les conférences climat qui se sont coalisés, qui se sont structurés lors de la question climatique, on voit que désormais investir dans la croissance verte c'est une chance. Et c'est çà le volet positif. Il y a bien sûr le catastrophisme, je l'ai dit tout à l'heure et nous ne devons pas le perdre de vue. Mais il y a aussi une formidable chance à saisir parce que le levier de développement qu'il y a derrière la croissance verte, derrière les énergies renouvelables, derrière la nouvelle façon de se déplacer, derrière la nouvelle façon de construire, de bâtir, d'habiter, de consommer les ressources naturelles, il y a là de formidables opportunités de création d'emplois non délocalisables, de création d'entreprises, de start up, d'investissements et c'est cela aussi la préparation du futur pour nos jeunes sous toutes nos latitudes, dans tous nos pays, qui parfois souffrent douloureusement du chômage. Donc il y a une main tendue à l'égard des générations futures. Et de la même façon que le dit un proverbe kényan bien connu « Ménageons notre planète car elle ne nous a pas été léguée par nos parents mais prêtée par nos enfants ». Et ce que nous préparons c'est la montée en puissance de la génération future pour qu'elle vive sur cette planète dans de meilleures conditions et que nous puissions lui transmettre une planète réparée, une planète en bon état, une planète qui permet de retrouver l'harmonie entre les êtres humains et la nature qui les entoure. Et permettez-moi sur ce continent africain puisque nous devons en appeler aussi au courage de l'action, à la lutte contre toutes les formes de lobbies, à la lutte contre toutes les formes de voracité financière ou de voracité sur l'exploitation excessive des ressources naturelles ou sur la destruction des animaux protégés comme je le disais tout à l'heure. Oui il faut du courage bien évidemment pour rentrer dans ce mouvement. Oui il faut du courage pour résister à un certain nombre de lobbies et de pesanteurs, de facilités. Oui il faut du courage pour avancer. Oui il faut d'abord penser aux autres avant de penser à soi. Penser aux autres c'est-à-dire construire un monde que nous ne verrons peut-être même pas. C'est ça le courage politique. Et c'est ça la noblesse de la tâche qui est la nôtre. Et comme le disait Nelson Mandela « J'ai appris que le courage disait-il - n'est pas l'absence de peur mais la capacité à la vaincre ». Voilà ce qu'attendent les peuples du monde entier. Je vous remercie de vous y engager avec autant d'énergie, de volonté, de courage, de sens du sacrifice, parce que penser d'abord aux autres avant de penser à nous-mêmes. Merci beaucoup.
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LA PRÉSIDENTE DE LA COP21 A EFFECTUÉ DE NOMBREUX DÉPLACEMENTS EN AFRIQUE depuis l'été 2015, dans
le cadre de la préparation de la conférence de Paris puis en aval de celle-ci. Ces déplacements lui ont permis de mesurer le potentiel de l'Afrique en énergies renouvelables et la volonté des pays africains d'en tirer parti. Ces déplacements ont permis de directement nourrir sa réflexion sur la façon de contribuer à faire avancer l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables.
France à apporter son savoir-faire ; le pays avait récemment autorisé le raccordement au réseau électrique de plusieurs centrales solaires. Au Ghana, Ségolène Royal a rencontré le président John Dramani Mahama, qui a évoqué l'action de son pays pour réduire ses émissions : promotion des énergies renouvelables ; plantation d'arbres et protection des forêts ; amélioration des foyers de cuisson domestiques ; nouvelles technologies pour les transports collectifs.
SÉGOLÈNE ROYAL S'EST RENDUE EN AOÛT 2015 EN NAMIBIE, BOTSWANA, ZAMBIE ET GHANA. En Namibie, où
elle s'est entretenue avec le président Hage Geingob, elle a noté le considérable potentiel de ce pays en matière d'énergie éolienne et solaire, et salué la réussite de la première centrale solaire de Namibie (à Omburu) résultant d'un partenariat franco-namibien (4,5 MW). En Zambie, elle a rencontré le président Edgar Chagwa Lungu, et signé une déclaration d'intention avec ses homologues en charge de l'Environnement et de l'Énergie en vue de développer un partenariat portant sur le changement climatique et les questions énergétiques. La Zambie a bâti sa politique énergétique sur l'hydroélectricité qui représente 95 % de sa production électrique, et souhaite développer d'autres sources d'énergies renouvelables. Au Botswana, à l'occasion de son entretien avec le président Seretse Khama Ian Khama, Ségolène Royal a noté la volonté du pays de développer les énergies renouvelables et marqué la disponibilité de la
EN OCTOBRE 2015, SÉGOLÈNE ROYAL S'EST DÉPLACÉE EN ALGÉRIE où elle s'est entretenue avec le président
Bouteflika et le Premier ministre Abdelmalek Sellal. Elle a noté que l'Algérie, producteur d'énergie fossile, investissait beaucoup dans le cadre de la transition énergétique notamment en matière d'énergies renouvelables et relevé l'existence de plusieurs chantiers en Algérie dans le cadre de la transition énergétique.
EN FÉVRIER 2016, À L'INVITATION DU ROI DU MAROC, SÉGOLÈNE ROYAL EST ALLÉE À OUARZAZATE où elle a inauguré le
complexe solaire « Noor », qui prévoit le développement de centrales solaires d'une capacité totale de 2000 MW d'ici 2020 et devrait permettre une économie annuelle d'émissions de gaz à effet de serre de 3,7 millions de tonnes de CO2 à cet horizon. Le complexe, d'une étendue de 3000 hectares et d'une capacité de 580 MW, est le plus grand au monde. Il sera constitué de quatre centrales solaires multi-technologiques, associées à une plate-
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INITIATIVE AFRICAINE POUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
forme de recherche et développement qui s'étend sur plus de 150 hectares. Joseph Kabila et a effectué un déplacement à Inga où elle a mesuré le potentiel dont dispose le fleuve Congo. Au Gabon, le président Ali Bongo lui a fait part de sa volonté de développer les énergies renouvelables dans le cadre du plan Gabon Vert. Au Nigéria, elle a été reçue par le vice-président Yemi Osinbajo qui a marqué la volonté de son pays de diversifier le mix énergétique par le développement des énergies renouvelables.
LA PRÉSIDENTE DE LA COP21 S'EST RENDUE EN FÉVRIER 2016 EN ÉGYPTE, ÉTHIOPIE, CÔTE D'IVOIRE, GUINÉE ET SÉNÉGAL où
elle a rencontré les plus hautes autorités et s'est rendue sur des sites de développement d'énergies renouvelables. En Égypte, le président Abdel Fattah Al-Sissi, président en exercice du Comité des chefs d'État africains sur le changement climatique, lui a fait part de son engagement pour le climat en Afrique et de son projet de grande centrale photovoltaïque en Égypte. En Éthiopie, pays durement affecté par la sécheresse, le Premier ministre Hailemariam Desalegn lui a exposé l'importante stratégie énergétique (éolien, solaire, géothermie, hydraulique). Elle a visité le parc éolien d'Ashegoda (120 MW) à Mekele. L'étape à Addis Abbeba a permis de rencontrer les responsables de l'Union africaine pour évoquer la gouvernance de l'Initiative. En Côte d'Ivoire, elle s'est entretenue avec le président Alassane Ouattara, et a également tenu une réunion avec Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, pour évoquer la mise en place de l'initiative et l'implication de la BAfD. En Guinée, elle s'est entretenue avec le président Alpha Condé qui lui a rappelé l'extraordinaire potentiel du pays en matière d'hydroélectricité en particulier. Au Sénégal, elle s'est entretenue avec le président Macky Sall et a participé à la pose de la première pierre d'un projet de production locale d'énergie à partir de panneaux photovoltaïques.
LA PRÉSIDENTE DE LA COP21 S'EST RENDUE À BONN, EN MAI 2016, où elle a rencontré Seyni Nafo, président
du Groupe africain des négociateurs, qui a marqué l'importance de l'Initiative pour le Groupe africain.
LA PRÉSIDENTE DE LA COP21 EST ALLÉE EN MAI 2016 AU KENYA,
à l'occasion de la 2e Assemblée des Nations unies pour l'environnement en présence du président kenyan Uhuru Kenyatta, ainsi qu'en Zambie pour les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, où elle a rencontré de nombreux partenaires africains.
SÉGOLÈNE ROYAL ÉTAIT EN AOÛT 2016 AU MOZAMBIQUE ET EN TANZANIE. Au Mozambique, où elle a rencontré
le président Filipe Nyusi, elle a relevé avec intérêt le projet de centrale solaire de Metoro qui marquait la volonté du pays de diversifier son bouquet énergétique. En Tanzanie, la présidente de la COP21 a mené une série d'entretiens en lien avec l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables, elle a visité une ONG tanzanienne qui promeut les solutions innovantes et écologiques en matière d'énergie (four à combustion lente), et a conduit une réunion de femmes sur les lampes solaires dans un village.
SÉGOLÈNE ROYAL A POURSUIVI SA TOURNÉE AFRICAINE EN MARS 2016. En République démocratique du
Congo, elle s'est entretenue avec le président
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INITIATIVE AFRICAINE POUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
MAROC - 4 FÉVRIER 2016
Avec Mohammed VI, roi du Maroc, autour du projet de centrale solaire Noor
SÉNÉGAL DU 18 AU 20 JUILLET 2015 ET 27 FÉVRIER 2016
Avec Macky Sall, président du Sénégal, et Maros Sefcovic, vice-président de la Commission européenne
Vue aérienne de la ville de Dakar
ZAMBIE DU 5 AU 8 AOÛT 2015 ET 26 ET 27 MAI 2016
GUINÉE - 26 FÉVRIER 2016
Avec Edgar Chagwa Lungu, président de la Zambie, et Christabel NGimbu, ministre de l'Environnement
Avec Alpha Condé, président de Guinée
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INITIATIVE AFRICAINE POUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
GHANA 14 ET 15 AOÛT 2015
Avec John Dramani Mahama, président du Ghana
Musée d'Accra
NIGÉRIA - 15 MARS 2016
AFRIQUE DU SUD - 11JUILLET 2016
Avec Yemi Osinbajo, vice-président du Nigéria, Amina Mohammed, ministre de l'Environnement, Babatunde Fashola, ministre de l'Énergie, des Travaux publics et du Logement
Visite officielle de Jacob Zuma, président de la République d'Afrique du Sud : signature d'un accord de coopération avec Senzeni Zokwana, ministre de l'Agriculture, de la Forêt et des Pêches d'Afrique du Sud
ÉGYPTE - 23 FÉVRIER 2016
Avec Abdel Fatah Al Sissi, président d'Égypte
Système d'irrigation à partir du Nil en Égypte
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ÉTHIOPIE - 24 FÉVRIER 2016
Avec Hailemariam Dessalegn, Premier ministre d'Éthiopie
Squelette original de Lucy au musée d'Addis Abbeba
CÔTE D'IVOIRE 25 ET 26 FÉVRIER 2016
Avec Alassane Ouattara, président de Côte d'Ivoire
Parc national de Banco
BOTSWANA DU 10 AU 14 AOÛT 2015
Avec Seretse Khama Ian Khama, président du Botswana, et Tshekedi Khama II, ministre de l'Environnement
Delta de l'Okavango
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RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO - 14 MARS
Avec Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo
Site des barrages hydro-électriques d'Inga
KENYA - 26 MAI 2016
Participation à l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement, en présence de Uhuru Kenyatta, président du Kenya, et de 120 ministres de l'environnement du monde entier
Destruction de stock d'ivoire
NAMIBIE DU 2 AU 5 AOÛT 2015
TUNISIE - 24 MARS 2016
Avec Hage Geingob, président de Namibie
Rencontre avec Mohamed Ali Chihi, ambassadeur de Tunisie en France
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MOZAMBIQUE 4 ET 5 AOÛT 2016
Avec Filipe Nyusi, président du Mozambique
Zone de mangroves à Ibo
TANZANIE - DU 6 AU 8 AOÛT 2016
Avec January Makamba, ministre des Affaires de l'Union et de l'Environnement
Groupe de gnous au parc national de Tarangire, en Tanzanie
ALGÉRIE -OCTOBRE 2015
Avec Abdelmalek Sellal, Premier ministre algérien
Visite du jardin d'essai du Hamma à Alger
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Hippopotames dans le parc de Luangwa, en Zambie
Martin-pêcheur améthyste dans le delta de l'Okavango au Botswana
DICOM-CAB/BRO/16184 Septembre 2016 Photos : G. Boeuf, A. Bouissou/Terra, Getty Images Visuel couverture : AREI Impression : MEEM-MLHD/SG/SPSSI/ATL Imprimé sur du papier certifié écolabel européen
Éoliennes d'Ashegoda à Makellé en Éthiopie
Panthère dans le parc de Luangwa, en Zambie
Girafes dans le parc de Luangwa, en Zambie
Éléphants près de la rivère Chobé, au Botswana
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