Evaluation de la mise en oeuvre de la politique de la prévention des risques naturels et technologiques en région Corse
DESBOUIS, Jean-François ;NOUALHAGUET, Pierre ;DUMONT, Armelle ;ARBIZZI, Sandrine
Auteur moral
France. Inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD)
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">L'évaluation des politiques de prévention des risques naturels et technologiques (RNT) en Corse a ciblé les thématiques feux de forêts, stratégie de contrôle des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), risques terrestres en montagne et planification régionale et gestion des déchets, eu égard aux principaux risques identifiés en Corse, présentant une forte vulnérabilité globale du territoire, avec une culture du risque variable. Sur cette base, la mission s'est orientée vers une série de recommandations essentielles : la révision par la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) (en lien avec la Direction Générale de la Prévention des Risques (DGPR)), de l'organisation de la thématique risque sur la base de la réalisation d'un bilan objectif des choix d'organisation opérés et de la répartition des missions risques au sein de la DREAL, en vue de préparer le renouvellement de la stratégie triennale régionale RN (2025-2027) ; l'apport d'un soutien temporaire en ETP ou en vacation à la DREAL Corse par la DGPR, pour la mise en oeuvre d'un plan d'actions permettant de restaurer le dispositif de coordination et de suivi des risques naturels dans la région. En outre, la mission formule de plus plusieurs recommandations à la DREAL et aux Directions départementales des territoires (DDT) : développer les échanges techniques réguliers avec tous les acteurs du domaine des risques et relancer les commissions départementales des risques naturels majeurs (CDRNM) ; remettre rapidement en place une animation du réseau RN en lui redonnant un caractère plus stratégique avec un pilotage régional (DREAL) et départemental (DDT). Concernant la compétence déchets, la mission recommande son maintien au sein de la DREAL avec une association des services de l'État dans les structures ad hoc. La mission recommande enfin à la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) et à la DREAL de finaliser rapidement la carte régionale d'aléa feux de forêt après avoir fait valider sa méthodologie d'établissement.</div>
Editeur
IGEDD
Descripteur Urbamet
évaluation
;risques naturels
;risques industriels
;forêt
;montagne
Descripteur écoplanete
risque naturel
;risque technologique
;plan de prévention des risques
;prévention des incendies
;gestion des déchets
Thème
Ressources - Nuisances
Texte intégral
Sandrine ARBIZZI - IGEDD
Jean-François DESBOUIS ? IGEDD (coordonnateur)
Armelle DUMONT - IGEDD
Pierre NOUALHAGUET - IGEDD
Rapport n°015121-01
Avril 2024
https://www.igedd.developpement-durable.gouv.fr/
Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de la prévention des
risques naturels et technologiques en région Corse
P
U
B
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I É
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Le présent rapport a été établi par :
Sandrine Arbizzi
Inspectrice
Jean-François Desbouis
Inspecteur général
Armelle Dumont
Pierre Noualhaguet
Inspectrice
Inspecteur
Les auteurs attestent qu'aucun des éléments de leurs activités
passées ou présentes n'a affecté leur impartialité
dans la rédaction de ce rapport
Statut de communication
?
Préparatoire à une décision administrative
? Non communicable
? Communicable (données confidentielles occultées)
? Communicable
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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technologiques en région Corse
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Sommaire
Sommaire 3
Synthèse 5
Risques maîtrisés et bonnes pratiques observées 12
Liste des recommandations 13
Présentation succincte de la méthode d?évaluation 15
Management, animation et pilotage de la politique des risques
naturels et technologiques 16
Risques liés à l?organisation et au management de la DREAL et des
services départementaux (préfectures, DDT) dans la politique
RNT 16
Risque feux de forêts 25
Risques liés au pilotage, à la connaissance de l?aléa, à la
coordination en termes de planification et de réduction de
vulnérabilité 25
Risques en montagne incluant le risque torrentiel et mouvements
de terrain 31
Risques liés au pilotage, à la connaissance des risques terrestres
en montagne, au déploiement d?outils appropriés et à leur
mise en oeuvre 31
Stratégie de contrôle ICPE 36
Risques liés à la réalisation des inspections, au pilotage et au suivi
des procédures 36
Planification régionale et gestion des déchets 40
Risques liés à l?accompagnement de la planification et à la gestion
des déchets 40
Lettre de mission 43
Liste des suggestions 45
1/ Management et pilotage 45
2/ Feux de forêt 48
3/ Risques terrestres en montagne 49
4/ ICPE 51
5/ Planification et gestion des déchets 51
Matrices des risques 52
Matrice relative au pilotage et à la gouvernance de la politique des
risques 53
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Matrice relative aux risques de feux de forêt 74
Matrice relative aux risques naturels terrestres en montagne 83
Matrice relative à la stratégie de contrôle des ICPE 99
Matrice relative à la planification régionale et à la gestion des
déchets 108
Liste des personnes rencontrées 117
Glossaire 121
Phase contradictoire Préfet de Corse 123
Phase contradictoire DGPR 124
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Synthèse
Dans une région insulaire qui doit faire face à des situations et des aléas
variés, et composer avec des effectifs relativement limités, répartis sur
deux départements, la mission a pu mesurer la compétence et la volonté
de bien faire des équipes qui ont su imaginer des organisations
spécifiques, notamment en termes de risques technologiques où les
missions prioritaires sont assurées en hiérarchisant les activités
d?inspection comme la gestion des dossiers particuliers, dans le
respect des objectifs quantitatifs nationaux.
Concernant les risques naturels, et alors que des aléas importants
impactent toute l?île, la situation rencontrée est particulière avec des
services pour la plupart en pleine réorganisation ou devant s?adapter à
des changements récents d?encadrement (DREAL, DDT2A, bureaux des
préfectures). L?organisation et le pilotage (en particulier à la DREAL où
le champ d?activité des risques naturels est éclaté entre plusieurs
services), la formalisation de certaines procédures, l?animation des
services et l?association des partenaires mériteront des réflexions et
une attention particulière dans les mois à venir afin de garantir une
assurance raisonnable d?atteinte générale de l?objectif fixé de pilotage
et de prévention des risques naturels à l?échelle régionale.
La présente évaluation des politiques de prévention des risques naturels et
technologiques en Corse a fait l?objet d?une lettre de commande le 17 juillet
2023 qui a ciblé, au-delà de l?analyse du pilotage général et du management
des politiques risques naturels et technologiques (RNT), les thématiques feux
de forêts, stratégie de contrôle des ICPE, risques terrestres en montagne et
planification régionale et gestion des déchets.
Comptant une population en constante augmentation (plus de
343 000 habitants en 2020), avec une forte variation saisonnière liée au
tourisme, la région Corse, montagne dans la mer, se caractérise par une
grande diversité des situations et d?occupation de l?espace, du littoral à la
montagne en passant par les plaines et piémonts, induisant sur le littoral une
forte pression foncière et immobilière, sur des espaces souvent concentrés
et contraints par des mesures de gestion et de protection liées à la grande
richesse des paysages et de la biodiversité.
La région a connu aussi des adaptations de l?organisation administrative et
politique, avec la création de la Collectivité de Corse en 2018, intégrant les
deux anciens conseils départementaux et disposant d?un statut particulier
comme de nombreuses compétences. Du point de vue de l?organisation
administrative de l?État en revanche, la Corse a conservé les deux
circonscriptions administratives départementales et leurs préfectures,
l?histoire de l?île avec deux pôles historiques (Ajaccio et Bastia) conduisant la
DREAL à maintenir des agents du service Risques dans ces deux villes et
justifiant un besoin renforcé de coordination.
Les principaux risques naturels sont les risques d?inondation à caractère
torrentiel ou de ruissellement (ex : Ajaccio en 2020, Restonica en 2023), de
submersion marine, d?incendies de forêt sur la totalité des communes (426
feux de forêts en moyenne de la dernière décennie pour 2 368 ha, au 3/4 en
Haute-Corse chiffres importants et variables d?une année à l?autre, mais en
baisse régulière) et de mouvements de terrains (exemple des falaises de
Bonifacio), risques dont la fréquence et l?intensité seront renforcées par le
changement climatique.
S?agissant du risque technologique, l?île est davantage concernée par de
petites ICPE que par des établissements Seveso (11 sites dont 5 seuil haut)
et 5 autres établissements prioritaires (carrières, ISDND). Le risque de
rupture d?ouvrages hydrauliques existe également (aucun système
d?endiguement, mais 20 barrages de classe A, B ou C). Enfin, la thématique
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de la gestion des déchets est un problème insulaire récurrent depuis de
nombreuses années.
La vulnérabilité globale du territoire est donc forte, avec une culture du risque
variable. La variété et le niveau significatif des risques naturels et
technologiques identifiés au niveau régional ont orienté la mission vers une
série de recommandations essentielles, complétée par une liste de
suggestions en annexe du présent rapport.
De façon plus détaillée et sans viser l?exhaustivité, la mission souhaite attirer
l?attention sur les quelques points suivants :
Organisation management et pilotage :
De taille modeste, la DREAL a dû adapter son fonctionnement à ses moyens,
aux compétences disponibles et au contexte insulaire.
A la période où s?est déroulée la mission, celle-ci a constaté de multiples
réorganisations et changements de cadres et d?agents, tant en DREAL qu?en
DDT (2A en particulier), mais aussi en préfectures (SIDPC, contrôle de
légalité?). Au sein d?une région où beaucoup d?agents se connaissent et
évoluent d?une structure à une autre et où la taille des services facilite les
échanges, le fonctionnement repose beaucoup sur le relationnel et moins sur
des procédures formalisées. Il n?y a par exemple pas de démarche qualité ni
de contrôle hiérarchique interne, pas de lettre annuelle de cadrage des
objectifs par service, d?engagement de service entre les préfets de
départements et le SRNT et les unités départementales (UD DREAL).
Les agents présents, rencontrés en DREAL et en DDT, sont impliqués et
compétents. La mission a bien noté la volonté des équipes d?aller vers plus
de formalisation, mais cela reste soit partiel, soit très récent : réorganisation
plus transversale aménagement-risques engagée et souhait de la direction
de la DDT2A d?une lettre de mission annuelle ; feuille de route pluriannuelle
de qualité établie par le service eau, nature et prévention des risques de la
DDT2B et validée par le préfet ; au sein de la DREAL, premiers processus
formalisés sur les astreintes et projet de note d?organisation au service
Risques naturels et technologiques (SRNT) établi à son initiative, comme la
feuille de route établie au service Délégation de bassin et hydrométrie
(SDEBHY).
La situation apparaît différente pour les risques technologique (RT) ou
naturels (RN).
L?organisation et la coordination interne de la DREAL sur les RT apparaissent
efficaces sur les activités de production et la gestion des dossiers, mais d?une
grande sensibilité aux absences des agents ou surcharges de travail
(4 inspecteurs ICPE en 2A, 4,5 inspecteurs ICPE en 2B, soit en dessous de
la taille critique d?une UD retenue sur le continent, avec un socle d?activités
nécessitant un investissement minimal, non strictement proportionnel au
nombre d?ICPE présentes sur l?île).
L?organisation pour les RN, progressivement mise en place et encore
récemment modifiée avant l?arrivée du nouveau directeur de la DREAL (15
mai 2023), apparait en revanche fragile, peu lisible et atypique, avec un
éclatement des missions RN en dehors du SRNT qui dispose d?un seul poste
de chargé de missions RN limité à 0,5 ETP, actuellement vacant et qui n?est
désormais plus en charge de la thématique inondation par exemple (contrôles
des ouvrages hydrauliques au service transport énergie climat, inondations
au SDEBHY, feux de forêts en DRAAF, gestion comptable du BOP 181 au
SG). Sur la thématique feux de forêts, la DREAL semble avoir délégué
l?animation à la DRAAF qui réalise un travail intéressant sur le PPFENI
notamment, mais sans formalisation ou convention claire.
L?animation et la coordination RN sont actuellement quasi inexistantes. Elles
étaient globalement assurées jusqu?au départ de la chargée de mission,
même si elles auraient gagné à mobiliser davantage le niveau stratégique
des chefs de services risques de la DREAL et des DDT et à s?intégrer dans
des réseaux inter-régionaux pour élargir le partage des cadres technique et
réglementaire, des situations rencontrées et des pratiques.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Dans un contexte certes particulier de départ de la chargée de mission RN
de la DREAL, d?effectifs contraints et de priorités successives depuis des
années, la mission a constaté par ailleurs un défaut de suivi d?une activité
pourtant centrale, les PPRN, avec des documents comportant des erreurs ou
non actualisés, tant en DREAL qu?en DDT, avec des PPR prescrits depuis
plus de 15 ans sans trace de relances, des PPRI datant pour l?essentiel de
plus de 10 ans sans révision ou mise en oeuvre de mesures correctives.
Même si les SIDPC, qui travaillent globalement bien avec les DDT, suivent
certains sujets, il n?existe pas non plus en DREAL de suivi quantitatif et
encore moins qualitatif de divers outils ou documents de prévention ou de
sécurité civile, ce suivi pouvant orienter d?éventuelles actions correctives (par
des analyses ou relectures par sondage ciblés compatibles avec les moyens
disponibles : tenue des CDRNM, avancement des PCS, PPMS, CPS?).
Le SRNT apparaît ainsi désormais comme une UD bi-départementale, très
centrée sur les risques technologiques, le rôle de « siège » (par analogie aux
DREAL continentales) étant assuré par des référents thématiques régionaux
répartis en 2A et 2B.
Au niveau plus stratégique, la mission a constaté que les sujets risques
étaient assez peu abordés ou débattus en CODER, comme en CAR. Si la
stratégie de contrôle des ouvrages hydrauliques a été validée en 2023 par
les préfets (sans évocation en CAR), la stratégie régionale des risques
naturels 2022-2024, déclinant la feuille de route DGPR et établie sans réelle
association au-delà des DDT, n?a jamais été présentée en CAR ni même
validée (pas plus que la programmation annuelle des PPRN).
Elle semble par ailleurs manquer un peu d?ambition sur l?impulsion des
actions, ainsi que sur l?association des acteurs et de la population, nécessaire
pour développer la culture du risque, priorité affichée au niveau national.
Au titre des bonnes pratiques relevées, la mission a noté la production par la
DREAL et les DDT en 2019, dans une région caractérisée par une faible
couverture en documents d?urbanisme, de deux doctrines d?application des
atlas de zones inondables (AZI) ou de submersion (AZS, en cours
d?actualisation par le BRGM), une doctrine feux de forêt étant prévue dès la
finalisation de la carte d?aléa, en cours. Le contrôle de légalité apparait
particulièrement développé en Corse avec des échanges étroits entre
préfecture et DDT et une analyse de tous les documents d?urbanisme en 2A.
En 2B le contrôle de légalité est directement assuré par la DDT pour le
compte du préfet,
La transversalité interservices est plutôt bien développée en DREAL comme
en DDT, avec un accompagnement efficace et apprécié apporté par la DGPR
au SRNT, ainsi que par les DREAL AURA et PACA sur divers risques
technologiques, ou par le BRGM sur les questions techniques.
La mission a constaté que les acteurs savent se rencontrer et échanger, mais
essentiellement sur des dossiers ou des thématiques ponctuelles.
L?ouverture sur les partenaires externes, collectivités et acteurs socio-
professionnels, ou d?autres services de l?État (éducation nationale
notamment), reste ainsi à développer, tout comme la communication internet
vers le public et les échanges en CDRNM qui sont à instaurer dans les deux
départements.
Les dispositifs de gestion de crise sont enfin globalement en place, parfois
récents pour le RRI et les RDI, mais avec une bonne animation et un outil
SIG de qualité développé par les DDT, qu?il serait intéressant de faire
converger avec des outils et cartographies des enjeux développés par le
Service d?incendie départemental -SIS 2A (Open DFCI). L?organisation reste
toutefois à finaliser en DREAL qui ne dispose pas d?astreinte de direction.
Feux de forêts :
Depuis la réorganisation de la DREAL sur les RN et la mobilité de la chargée
de mission (RN dont feux de forêt) de la DREAL à la DRAAF en février 2023,
il n?y a plus d?animation de réseau DREAL-DDT sur cette thématique pourtant
majeure en Corse et où les limites des compétences des ministères (MTECT
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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et MASA) et de leurs directions régionales (DREAL-DRAAF) ne sont pas
toujours bien connues et maîtrisées.
Précédemment, la DREAL et les DDT avaient pris l?initiative d?élaborer une
carte régionale d?aléas feux de forêt. Ce document, qui s?inscrira dans une
logique déterministe et indiciaire contrairement à la carte de sensibilité
nationale de 2023, mérite d?être finalisée rapidement après validation de sa
méthodologie d?établissement par la DGPR, puis d?être portée à
connaissance des collectivités comme demandé par la circulaire MTECT du
26 juillet 2023.
Ce travail d?élaboration cartographique dans le champ MTECT/DREAL a été
repris par la DRAAF qui maintient sans convention formalisée, une forme
d?animation et de cohérence au travers notamment des groupes de travail
élargis (avec une association seulement ponctuelle cependant de la DREAL,
en fonction des sujets), liés à l?élaboration actuelle du 3ème plan de
protection des forêts et des espaces naturels contre les incendies (PPFENI
2023-2033).
Le travail de planification régionale et d?animation réalisé dans ce cadre
apparaît de qualité, même si la question de la réalisation effective et du
portage politique et juridique des actions reste à conforter en lien avec les
communes et la Collectivité de Corse.
Il gagnerait également à développer un caractère et un contenu encore plus
interministériel (sur le champ MTECT information préventive et culture du
risque, planification des PPRIF, lien aménagement-risques), avec une
recherche de cohérence et de synergie avec la stratégie régionale triennale
de la DREAL, voire les Schémas départementaux d'analyse et de couverture
des risques- SDACR- élaborés par les SIS.
Enfin, en dépit d?un contexte de changement climatique, d?évolution de la
saisonnalité des incendies et d?exemples récents dans le monde, la réflexion
sur les « méga-feux », abordée par les documents de planification et de
massif, mériterait sûrement d?aller plus loin, notamment vers la recherche de
mesures d?anticipation des manoeuvres ou interventions, de gestion des
circulations ou de procédures de mises en sécurité voire d?évacuation des
populations. Elle pourrait utilement s?arrimer au programme de recherche
Goliat, porté par l?université de Corte et financé depuis 2021 par l?État et la
Collectivité de Corse (groupement d?outils pour la lutte incendie et
d?aménagement du territoire). Ce programme a développé des recherches,
outils et de nombreuses actions de sensibilisation et d?information, sans que
les services de l?État (DRAAF, DREAL et DDT), contrairement à l?ONF ou aux
SIS, soient directement associés à cette première tranche.
En termes de planification, le pilotage et les stratégies de mise en place des
PPRIF sont globalement perfectibles et diffèrent selon les départements
(arrêt des PPRIF en 2A depuis de nombreuses années ; 3 PPRIF approuvés,
probablement à réviser, 8 prescrits depuis plus de 15 ans sans réaction ; 15
PPRIF approuvés en 2B). Sous réserve d?une analyse plus fine entre DDT et
DREAL, la couverture du territoire par des PPRIF semble satisfaisante en 2B,
la question de nouveaux PPRIF pouvant se poser en 2A sur le secteur et la
côte Sartène-Bonifacio.
Une impulsion voire un accompagnement de la DREAL sera en outre
nécessaire pour la mise en oeuvre des règlements type et PPRIF simplifiés
(circulaire 26/7/2023).
La sensibilisation dans ce domaine, globalement en place, mais qu?il faut
maintenir voire amplifier en direction de certains acteurs, constitue un axe
majeur de la prévention, en particulier sur la mise en oeuvre des obligations
légales de débroussaillement. La DRAAF pilote ce sujet avec une stratégie
en place et un intéressant travail d?accompagnement sur le terrain réalisé en
interservices (Office de développement agricole et rural de Corse-ODARC-,
DDT, SIS, ONF?) pour élaborer des plans communaux de
débroussaillement. Si un travail important est réalisé par les DDT sur
l?exposition des campings aux risques (feux, comme inondations d?ailleurs)
et que la publication par l?ONF en 2022 d?un « guide de sylviculture pour la
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prévention des incendies de forêt en Corse » mérite aussi d?être soulignée,
l?action répressive reste complexe et momentanément à l?arrêt.
Risques terrestres en montagne :
Constat partagé avec les feux de forêt, depuis la réorganisation de la DREAL
et la mobilité de la chargée de mission RN, de l?absence d?animation du
réseau DREAL-DDT alors que les risques naturels terrestres en milieu
montagnard couvrent une grande part des risques présents en Corse
(périmètre de la mission : inondations torrentielles ; mouvements de terrain,
glissements, chutes de blocs et instabilités de falaise ; avalanches) et que de
nombreux sujets se prêteraient à des échanges DR/DD pour faciliter la mise
en oeuvre des actions sous pilotage DDT.
La connaissance des aléas est progressivement mise à jour pour les
mouvements de terrain et les inondations, en s?appuyant largement sur le
BRGM (atlas régional mouvements de terrain, études inter-opérateurs sur les
falaises de Bonifacio) et les bureaux d?études (études PPR, post-
évènements). Le risque torrentiel est encore peu investi alors que ses effets
peuvent se révéler dévastateurs (exemple lors des tempêtes 2023 dans la
Restonica) et le risque avalanche mérite d?être reconsidéré dans un contexte
de changement climatique.
Si la stratégie régionale a bien identifié des critères de priorisation des PPR,
le pilotage et le suivi de ces documents sont à améliorer, au niveau régional
et dans les départements, avec des situations variables et des tableaux de
bord non concordants. Sous réserve d?une analyse plus fine entre DDT et
DREAL, et dans l?attente des conclusions de l?atlas régional mouvement de
terrain (qui a pris du retard), la couverture du territoire des zones à enjeux
par les PPR semble satisfaisante, sous réserve qu?ils aboutissent dans les
délais règlementaires pour les PPR en cours (plusieurs études engagées sur
des secteurs à enjeux ; les précédents PPR avaient, pour la majorité,
largement dépassé le délai de 5 ans) et que certains PPR soient révisés
(PPRI approuvés depuis 10 à 26 ans). Un accompagnement de la DREAL
serait bienvenu pour l?expérimentation de PPR multirisques en 2A, et la co-
construction d?une doctrine régionale PAC mouvement de terrain. La
sensibilisation et l?information sur les risques mériteraient d?être mieux
développées selon la DREAL, les DDT et les collectivités.
Le territoire ne dispose pas de stratégie territoriale pour la prévention des
risques en montagne (StePRIM), et la réduction de vulnérabilité semble
globalement peu investie, hormis dans le cadre du travail partenarial d?atelier
des territoires à Ajaccio, où l?accompagnement par les services de l?État est
particulièrement apprécié par les acteurs.
Du fait d?une planification peu développée, l?État instruit encore de nombreux
dossiers d?urbanisme pour le compte des communes, et exerce par ailleurs
un contrôle de légalité appuyé. Les porter à connaissance sont effectués, et
s?appuient sur la doctrine régionale AZI pour les inondations. Les critères de
choix d?outils à mobiliser (entre un PPR ou un PAC + article R.111-2 du Code
de l?urbanisme) ne sont pas établis pour les risques naturels étudiés,
contrairement aux feux de forêt, et mériteraient un partage et une
harmonisation à l?échelle régionale.
Malgré les réorganisations en cours dans les services, les dossiers à forts
enjeux font l?objet d?un suivi renforcé par les services de l?État (risques
majeurs et expropriations).
Installations classées pour la protection de l?environnement :
L?organisation et le pilotage du contrôle des ICPE sont adaptés à la
réalisation des missions prioritaires, à la taille de la Corse et aux enjeux de
son territoire en termes de risques technologiques qui restent limités. Les
inspecteurs sont compétents, investis et dans une juste posture. Les priorités
du programme de contrôle sont établies en association avec l?ensemble du
service.
Toutefois l?atteinte des résultats est réalisée au prix d?une pression certaine
sur les inspecteurs et au détriment d?un investissement de fond sur les
thématiques. Le service s?est engagé dans une démarche de formalisation
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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de certaines procédures et a initié, en 2023, une action régionale sur trois
années, de résorption des arrêtés « historiques » de mise en demeure.
Si la mission a constaté la bonne coopération avec les parquets et les
gendarmes pour la partie pénale, la réponse juridique sur les contentieux,
assurée au niveau du SRNT par un agent qui a dû réduire ses autres activités,
gagnerait à faire l?objet d?une réflexion pour améliorer le conseil juridique
amont afin de sécuriser les productions. La procédure de transmission des
actes relatifs aux ICPE est par ailleurs à réorganiser et à sécuriser en lien
avec le bureau environnement et aménagement de la préfecture de Corse du
Sud et le service juridique et contentieux de la DDT de Haute-Corse.
Les CODERST, COLDEN et CODAF sont en place, même si l?évocation des
sujets ICPE reste marginale.
Planification régionale et gestion des déchets :
La DREAL est mobilisée dans l?élaboration de la planification régionale et la
gestion des déchets en Corse qui est un sujet prégnant sur le territoire. Cela
s?est traduit par une participation régulière et active au comité de pilotage mis
en place pour l?élaboration du plan territorial de prévention et de gestion des
déchets en Corse (PTPGD).
Ce plan, dont l?enquête publique s?est terminée fin novembre 2023, devrait
être approuvé par l?Assemblée de Corse au 1er semestre 2024.
En attendant l?adaptation de la filière, l?État est amené à intervenir chaque
année sur des réquisitions d?installations de stockage de déchets non
dangereux sous-dimensionnées en Corse, dans un contexte où la loi NOTRE
a confié la compétence déchets à la Collectivité de Corse, l?État n?intervenant
que sur le régalien.
Le PTPGD propose des solutions qui vont permettre notamment d?avancer la
mise en place d?une politique de gestion des déchets plus vertueuse, en
promouvant davantage le tri à la source, la réalisation d?un ou deux centres
de tri pour soulager les centres d?enfouissement existants et la valorisation
énergétique des déchets sous forme de combustibles solides de récupération
(CSR).
La DREAL accompagnera l?instruction des nouvelles demandes
d?installations requises dans la mise en oeuvre du PTPGD dans la continuité
des instructions en cours.
L?action de l?inspection dans les installations « déchets » est soutenue en
Corse. Les installations inspectées représentent 60 à 80 % des suites
administratives et pénales proposées par l?inspection, ce qui confirme l?intérêt
d?une démarche de planification et de mise en place des installations
adaptées, la DREAL devant veiller à bien articuler les missions
d?accompagnement de tous les objectifs de ce plan et l?inspection des
installations.
Au vu des objectifs fixés à la mission d?évaluation et des preuves réunies
s?appuyant sur les questionnaires de contrôle interne validés, sur la
documentation transmise et les divers entretiens réalisés, la mission
d?évaluation estime que la maîtrise des risques naturels et technologiques au
sein des services de la direction régionale de l?environnement, de
l?aménagement et du logement de la région Corse et des directions
départementales des territoires, ne peut actuellement, et compte tenu des
réorganisations en cours, conférer, en particulier pour les risques
naturels, une assurance raisonnable d?atteinte générale de l?objectif fixé
de piloter et prévenir les risques naturels et technologiques à l?échelle
régionale. Elle propose en conséquence la programmation d?une évaluation
de suivi des recommandations et principales suggestions dans un délai de
deux ans.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Le tableau ci-après illustre et synthétise l?évolution du niveau de risque par
sous-thèmes.
Niveau de sensibilité Avant phase terrain Après phase terrain
Management/pilotage 6 4 3 1 3 4 5
Feux de forêt 2 3 2 1 4 2
Risques en montagne 1 6 1 3 4 1
Stratégie de contrôle
ICPE
1 7 5 1 3 9
Planification régionale
et gestion des déchets
0 5 1 2 4
10 25 12 1 8 17 21
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Risques maîtrisés et bonnes pratiques observées
Sans exhaustivité, la mission souhaite mettre en lumière plusieurs points forts des services audités et des bonnes pratiques à capitaliser :
? Un contrôle de légalité et des ICPE robuste s?appuyant sur des agents
compétents et impliqués dans l?atteinte des objectifs, face à un plan de
charge important et compte tenu de la taille de la structure.
? Les dossiers à forts enjeux font l?objet d?un suivi renforcé par les services
de l?État sur les risques naturels (falaises de Bonifacio, expropriations
en plaine orientale suite aux inondations 2015-2016 et aux chutes de
blocs de la résidence Rosa Verde à Ville-di-Pietrabugno).
? Une volonté de formalisation de certaines activités, initiée au sein du
SRNT, avec une note d?organisation de l?astreinte et une note
d?organisation du service qui prévoit de travailler sur des sujets identifiés
comme devant faire l?objet d?une formalisation.
? Une volonté d?investir davantage la connaissance des aléas torrentiels,
suite aux tempêtes de novembre 2023, avec une mobilisation
d?expertises en cours.
? Un accompagnement partenarial apprécié de la Communauté
d?agglomération du pays Ajaccien -CAPA par les services de l?État, dans
le cadre de l?atelier des territoires à Ajaccio, avec le risque inondation
comme clef d?entrée de la réflexion (déclaration d?intention de contrat de
PPA signée fin 2023).
1 Antonella Massaiu et Muriel Tiger.
? Le SRNT a établi un retour d?expérience à la suite de plusieurs incendies
qui mettent en cause des stockages de batteries Lithium-ion.
? Outils de gestion de crise et de repérage des enjeux : outil SIG RDI
élaboré par la DDT 2A et repris en 2B et outil open DFCI et open SIS
développé et administré par le SIS 2A (rassemblant et croisant de
nombreuses données équipements, enjeux, statistiques, PPR ou
PPI?avec des possibilités de rattachement instantanée et de partage
de données, photos ou vidéos).
? Publication d?un « guide de sylviculture pour la prévention des incendies
de forêt en Corse » par l?ONF en 2022, élargissant la réflexion à d?autres
types d?aménagements (zones de gestion de combustibles, bandes
vertes)1
? Atlas des campings exposés aux risques réalisé par la DDT 2A et le
SIDPC, avec une fiche précise par camping (carte, synthèse des aléas,
date visite, constats, y compris sur les OLD?). Présentation octobre
2022.
? Observatoire du développement durable de Corse, site internet partagé
DREAL-OEC, dressant un panorama complet de la situation RN et RT
en Corse (dernière actualisation en 2020).
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https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-de-forets-en-corse-9782376490326.html
https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-de-forets-en-corse-9782376490326.html
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Liste des recommandations
Avertissement : l?ordre dans lequel sont récapitulées les recommandations du rapport ne correspond pas à une hiérarchisation de leur importance, mais à leur
ordre d?apparition au fil des constats et du rapport.
R1. Recommandation à la direction de la DREAL (le cas échéant
en lien avec la DGPR) : Revoir et/ou consolider l?organisation de
la thématique risque : 1) Tracer pour l?avenir, indépendamment
des équipes en place, une organisation lisible et une logique
partagée en interne, couvrant l?ensemble des champs de la
politique RNT portée par la DGPR tout en favorisant les
complémentarités (entre compétences, entre risques et autres
politiques publiques?), en réalisant un bilan objectif des choix
d?organisation opérés ces dernières années et de la répartition
des missions risques au sein de la DREAL ; 2) A court terme, et
dans la perspective du renouvellement de la stratégie triennale
régionale RN (2025-2027), se redonner les moyens d?une
animation sur la politique des RN, en exploitant toutes les
marges de manoeuvre possibles, par exemple en renforçant
l?effectif dédié à cette mission et/ou en étudiant la possibilité
d?ajuster certaines priorités RN ou RT, ou au-delà du seul BOP
181. 23
R2. Recommandation à la DREAL et aux DDT : Développer et
formaliser par des points réguliers au-delà des contacts
ponctuels sur un sujet ou un dossier particulier, les échanges
techniques avec tous les acteurs externes, élus comme socio-
professionnels intervenant dans le domaine des risques. 23
R3. Recommandation aux DDT : Relancer les CDRNM afin de
développer, comme prévu par le Code de l?environnement, les
lieux d?informations et les échanges réguliers avec l?ensemble
des acteurs de la politique RN. 23
R4. Recommandation à la DREAL, en lien avec les DDT : Remettre
rapidement en place une animation du réseau RN en lui
redonnant un caractère plus stratégique, en mobilisant les chefs
de service sur les clubs risques et les chefs d?unités ou les chargés
de mission sur des GT thématiques. Se rapprocher des réseaux
du continent, qui partagent les problématiques
méditerranéennes, pour élargir le champ des situations
rencontrées, et échanger les pratiques et expériences. 23
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R5. Recommandation à la DREAL et aux DDT : Pour les risques
naturels, mettre ou remettre en place un système de pilotage
régional (DREAL) et départemental (DDT), permettant la
priorisation des actions, le suivi de leur avancement, leur
ajustement ou leur correction, en s?appuyant sur un dispositif de
suivi régulièrement actualisé et bien archivé (en particulier pour
les procédures PPR et les études conduites, les outils
d?information préventive et de sécurité civile). 23
R6. Recommandation à la DGPR : Apporter, sans attendre le
prochain dialogue de gestion, un soutien temporaire à la DREAL
Corse en ETP ou en vacation (un agent sur 1 à 2 ans), pour la mise
en oeuvre d?un plan d?actions découlant de ces constats,
permettant de restaurer le dispositif d?animation interne et
externe, de coordination et de suivi des risques naturels dans la
région. 23
R7. Recommandation à la DRAAF et à la DREAL : Finaliser
rapidement la carte régionale d?aléa feux de forêt après avoir fait
valider sa méthodologie d?établissement, afin de pouvoir la
porter à la connaissance des élus et des services, en conformité
avec les instructions de la circulaire MTECT du 26 juillet 2023. 29
R8. Recommandation à la DGPR : Étudier la pertinence et la
possibilité réglementaire que ce soit l?État qui déclenche la
démarche d?expropriation dans le cadre de la mobilisation du
fonds Barnier, avec transfert automatique de gestion du foncier
à la collectivité, sauf exception. 35
R9. Recommandation à la DREAL : Veiller au maintien de la
compétence déchets et de la connaissance fine des enjeux du
territoire au sein de la DREAL, comme à l?association des services
de l?État dans les structures ad hoc. 42
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Présentation succincte de la méthode d?évaluation
La DGPR, porteuse des politiques de prévention des risques naturels et technologiques au niveau national, a initié une mission d?évaluation de la mise en
oeuvre de la politique de prévention des risques naturels et technologiques en Corse. La lettre de commande du 17 juillet 2023 a précisé les thématiques ciblées
pour cette évaluation : management et pilotage ; feux de forêts ; stratégie de contrôle de ICPE ; risques terrestres en montagne et planification régionale et
gestion des déchets.
Cette évaluation a été réalisée en conformité avec les orientations et les matrices du guide IGEDD d?évaluation d?octobre 2023.
Compte tenu de la taille de la région, la mission a pu se rendre dans les deux départements du 20 au 24 novembre 2023, avant de poursuivre divers entretiens
en visio-conférence. Une quarantaine d?entretiens a ainsi été réalisée, complétée, pour les services de la DREAL et des 2 DDT, de documents demandés avant
le déplacement et des questionnaires de prise de connaissance puis de contrôle interne plus détaillés.
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Management, animation et pilotage de la politique des risques naturels et
technologiques
Contexte : Au sein d?une région insulaire à deux départements, très touristique et qui doit faire face à des enjeux forts et contrastés d?aménagement (littoral,
montagne?), comme de gestion des risques naturels importants (feux de forêt, inondations et mouvements de terrain), les services de l?État en charge des
risques naturels et technologiques sont caractérisés par des effectifs limités et une difficulté à dégager des marges de manoeuvre et à faire face aux imprévus,
la DREAL et la DDT2A étant par ailleurs en pleine réorganisation sur les risques naturels, avec des équipes en renouvellement.
Risques liés à l?organisation et au management de la DREAL et des services départementaux
(préfectures, DDT) dans la politique RNT
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? Un déficit de formalisation des objectifs comme des procédures.
? Des services en pleine réorganisation en 2A et caractérisés par un
éclatement des missions RNT en DREAL.
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? Un dispositif de coordination en place sur RT mais une animation RN
actuellement inexistante, qui gagnerait dans tous les cas à une
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mutualisation avec des réseaux méditerranéens (PACA et/ou
Occitanie).
? Un partage sur les risques qui pourrait être développé davantage en
CODER et en CAR.
? Une stratégie régionale non validée mais des doctrines AZI, AZS et
bientôt feux de forêt intéressantes.
? Une volonté de transversalité, mais une mutualisation du service
juridique sur Ajaccio à étudier.
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? Une ouverture sur les partenaires externes et sur certains services
(éducation nationale notamment) à développer, des échanges en
CDRNM à réactiver dans les départements.
? Un niveau de consommation perfectible du BOP 181.
? Un dispositif perfectible de suivi quantitatif et qualitatif des outils ou
documents de prévention type PPRN ou de sécurité civile (CDRNM,
PCS, PPMS, CPS, PPR?).
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? Des dispositifs de gestion de crise globalement en place, mais une
organisation à finaliser en DREAL.
? Une convergence des cartographies des enjeux à finaliser.
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? Une fragilité des moyens humains en nombre comme en
compétences variable selon les structures, mais qui nécessite un
plan d?action.
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R1. Recommandation à la direction de la DREAL (le cas échéant en lien avec la DGPR) : Revoir et/ou consolider l?organisation de la thématique
risque : 1) Tracer pour l?avenir, indépendamment des équipes en place, une organisation lisible et une logique partagée en interne, couvrant
l?ensemble des champs de la politique RNT portée par la DGPR tout en favorisant les complémentarités (entre compétences, entre risques et
autres politiques publiques?), en réalisant un bilan objectif des choix d?organisation opérés ces dernières années et de la répartition des
missions risques au sein de la DREAL ; 2) A court terme, et dans la perspective du renouvellement de la stratégie triennale régionale RN
(2025-2027), se redonner les moyens d?une animation sur la politique des RN, en exploitant toutes les marges de manoeuvre possibles, par
exemple en renforçant l?effectif dédié à cette mission et/ou en étudiant la possibilité d?ajuster certaines priorités RN ou RT, ou au-delà du seul
BOP 181.
R2. Recommandation à la DREAL et aux DDT : Développer et formaliser par des points réguliers au-delà des contacts ponctuels sur un sujet ou
un dossier particulier, les échanges techniques avec tous les acteurs externes, élus comme socio-professionnels intervenant dans le domaine
des risques.
R3. Recommandation aux DDT : Relancer les CDRNM afin de développer, comme prévu par le Code de l?environnement, les lieux d?informations
et les échanges réguliers avec l?ensemble des acteurs de la politique RN.
R4. Recommandation à la DREAL, en lien avec les DDT : Remettre rapidement en place une animation du réseau RN en lui redonnant un caractère
plus stratégique, en mobilisant les chefs de service sur les clubs risques et les chefs d?unités ou les chargés de mission sur des GT
thématiques. Se rapprocher des réseaux du continent, qui partagent les problématiques méditerranéennes, pour élargir le champ des
situations rencontrées, et échanger les pratiques et expériences.
R5. Recommandation à la DREAL et aux DDT : Pour les risques naturels, mettre ou remettre en place un système de pilotage régional (DREAL) et
départemental (DDT), permettant la priorisation des actions, le suivi de leur avancement, leur ajustement ou leur correction, en s?appuyant
sur un dispositif de suivi régulièrement actualisé et bien archivé (en particulier pour les procédures PPR et les études conduites, les outils
d?information préventive et de sécurité civile).
R6. Recommandation à la DGPR : Apporter, sans attendre le prochain dialogue de gestion, un soutien temporaire à la DREAL Corse en ETP ou en
vacation (un agent sur 1 à 2 ans), pour la mise en oeuvre d?un plan d?actions découlant de ces constats, permettant de restaurer le dispositif
d?animation interne et externe, de coordination et de suivi des risques naturels dans la région.
29 suggestions détaillées en annexe s?ajoutent à ces 6 recommandations.
Plan d?actions du service audité
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Actions
Mise en oeuvre par / Échéance
R1, R2, R4 et R5 sur le volet DREAL :
Nouveau poste rapidement publié à la DREAL/SRNT pour répondre à l?enjeu prioritaire de reprise en main de coordination
des risques naturels, thématique majeure pour la Corse où l?augmentation ces dernières années de la fréquence des
évènements naturels violents engage l?Etat à assoir sa capacité à prévenir les risques via une organisation robuste
efficiente.
Le préfet de Corse a sollicité le directeur de la DREAL afin qu?il coordonne, d?ici octobre 2024, la rédaction d?un plan
d?actions réaliste, mesurable et hiérarchisé tenant compte des recommandations de la mission, afin de procéder au plus
tôt et sous deux ans aux ajustements nécessaires les plus adaptés au contexte de la Corse.
Mars 2024
Octobre 2024 puis d?ici 2 ans (2026)
R3 et R5 volet DDT :
Pas de réponse apportée dans le cadre du contradictoire, même si on peut penser que le plan d?actions régional sera
établi avec les DDT et intègrera donc cet aspect.
R6 DGPR :
Pas de réponse apportée par la DGPR dans le cadre du contradictoire, le préfet de Corse indiquant que les actions
susceptibles de questionner les moyens budgétaires seront, si nécessaire, abordées de façon concrète à l?occasion du
prochain dialogue de gestion en fonction des arbitrages duquel l?ambition générale « à deux » ans » sera précisée.
Dialogue de gestion 2025,
potentiellement
Observations IGEDD :
Si la mission a positivement pris acte de la ferme volonté de la DREAL et des DDT de mettre en oeuvre les
recommandations et suggestions, affichée lors de la réunion de clôture le 22 février 2024 ainsi que dans la réponse du
préfet de Corse, elle regrette à ce stade, l?absence de réponse ou même de pistes de réflexion sur les différentes
recommandations. Les suites à donner sont renvoyées à un plan d?actions que le DREAL doit coordonner d?ici octobre
2024, avec l?enjeu de travailler tant au niveau DREAL que DDT et autres services ou opérateurs.
Concernant la question des moyens nécessaire au rattrapage de la situation, la mission maintient qu?un renfort temporaire
aurait été pertinent immédiatement et regrette que le report au prochain dialogue de gestion repousse d?un an environ un
tel accompagnement, alors même que l?évaluation IGEDD a été conduite à la demande de la DGPR et a fait apparaître un
grand nombre de sujets à traiter.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Risque feux de forêts
Contexte : Cet aléa est particulièrement important en Corse avec, en moyenne et même si cela a baissé ces dernières années, 2 368 hectares brulés
annuellement pour 426 départs, particulièrement en Haute-Corse. Il mobilise de nombreux services de la sphère MTECT-MASA (DREAL, DRAAF, DDT,
ONF), mais aussi les préfectures, les collectivités dont la Collectivité de Corse et ses offices, ses SIS et ses forestiers sapeurs, l?université de Corse?, qu?il
convient de faire converger autour de missions et de compétences MASA-MTECT différentes mais complémentaires.
La gouvernance, la planification adossée à une bonne connaissance des aléas et des phénomènes comme la mise en oeuvre d?équipements et de mesures
de réduction de la vulnérabilité et de développement de la culture du risque sont dès lors particulièrement stratégiques avec des moyens humains en DREAL
et DDT somme toute limités.
Risques liés au pilotage, à la connaissance de l?aléa, à la coordination en termes de planification et
de réduction de vulnérabilité
Constats :
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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? Une nécessaire formalisation du « qui fait quoi » entre DREAL et
DRAAF à matérialiser par une convention validée par le Préfet.
? Une absence de participation au pilotage du programme Goliat.
? Une initiative intéressante de la DREAL et des DDT d?élaboration d?une
carte régionale d?aléas feux de forêt, qu?il faut finaliser rapidement
après avoir fait valider la méthodologie d?établissement de celle-ci, afin
de pouvoir la porter à connaissance en conformité avec les instructions
de la circulaire MTECT du 26 juillet 2023.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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? Un suivi insuffisant de la mise en oeuvre et de la révision des PPRIF et
une absence de validation des programmations des PPRN en CAR.
? Un travail de planification régionale et d?animation intéressant
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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notamment au travers du PPFENI qui gagnerait toutefois à avoir un
caractère et un contenu encore plus interministériel.
? Une réflexion sur le portage des actions à conforter en lien avec les
collectivités et la Collectivité de Corse.
? Une anticipation des « méga-feux » à développer sûrement davantage.
? Une stratégie interservices en pace, avec une animation et des outils
formalisés comme le plan communal de débroussaillement.
? Une action répressive complexe et momentanément à l?arrêt.
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https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-de-forets-en-corse-9782376490326.html
https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-de-forets-en-corse-9782376490326.html
https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-de-forets-en-corse-9782376490326.html
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? Une sensibilisation en place, à maintenir voire amplifier.
R7. Recommandation à la DRAAF et à la DREAL : Finaliser rapidement la carte régionale d?aléa feux de forêt après avoir fait valider sa méthodologie
d?établissement, afin de pouvoir la porter à la connaissance des élus et des services, en conformité avec les instructions de la circulaire
MTECT du 26 juillet 2023.
6 suggestions détaillées en annexe s?ajoutent à cette recommandation.
Plan d?actions du service audité
Actions
Mise en oeuvre par / Échéance
R7 DREAL :
De façon générale, le préfet de Corse et la DREAL ont mis en avant :
- la publication d?un nouveau poste au SRNT pour répondre à l?enjeu prioritaire de reprise en main de coordination des
risques naturels, thématique majeure pour la Corse où l?augmentation ces dernières années de la fréquence des
évènements naturels violents engage l?Etat à assoir sa capacité à prévenir les risques via une organisation robuste
efficiente.
Court terme non précisé, a priori suite
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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- la sollicitation du DREAL par le préfet de Corse afin qu?il coordonne d?ici octobre 2024, la rédaction d?un plan d?actions
réaliste, mesurable et hiérarchisé tenant compte des recommandations de la mission, afin de procéder au plus tôt et sous
deux ans aux ajustements nécessaires les plus adaptés au contexte Corse.
Plus précisément sur la thématique feux de forêts, le préfet indique avoir bien pris acte de la nécessaire clarification à court
terme du positionnement de la prévention du risque feux de forêts.
au travail d?élaboration du plan
d?actions en octobre 2024.
Observations IGEDD :
Si la mission a positivement pris acte de la ferme volonté de la DREAL et des DDT de mettre en oeuvre les
recommandations et suggestions, affichée lors de la réunion de clôture le 22 février 2024 ainsi que dans la réponse du
préfet de Corse, elle regrette à ce stade, l?absence de réponse ou même de pistes de réflexion pour cette recommandation.
Les suites à donner sont renvoyées à un plan d?actions que le DREAL doit coordonner d?ici octobre 2024 en veillant, sur
ce point en particulier, à travailler en lien étroit avec la DRAAF mais aussi avec les DDT et autres services ou opérateurs.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Risques en montagne incluant le risque torrentiel et mouvements de terrain
Contexte : Dans le périmètre de la mission, les risques naturels terrestres en milieu montagnard recouvrent les inondations torrentielles (dont les effets peuvent
se révéler dévastateurs, avec une manifestation récente lors des tempêtes de novembre 2023), les mouvements de terrain, glissements, chutes de blocs et
instabilité de falaise (avec le cas emblématique de Bonifacio) et les avalanches (risque présenté comme le plus meurtrier en Corse - 37 morts en 1934 - et
susceptible d?évolution dans un contexte de changement climatique).
Le territoire présente des facteurs favorables à l?expression de ces risques (contexte géologique, pente et faible taille des bassins, crues très brusques) et
près de 1 820 arrêtés2 de catastrophes naturelles pour inondations/coulées de boue et mouvements de terrain ont été pris depuis 1982, avec une forte
prédominance pour les inondations et le département de la Haute-Corse.
Enjeux majeurs dans un contexte de pression foncière et contraintes multiples.
Risques liés au pilotage, à la connaissance des risques terrestres en montagne, au déploiement
d?outils appropriés et à leur mise en oeuvre
Constats :
2 Source Catnat.net.
PUBLIÉ
https://www.catnat.net/donnees-cartographie/bases-de-donnees-des-arretes-cat-nat/interrogation-en-ligne-de-la-base-des-arretes?view=space&id=12
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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? Un nécessaire suivi des activités et études du BRGM (notamment de
l?atlas régional mouvements de terrain), en associant les DDT.
? L?intérêt de rapprocher les expertises pour développer les
connaissances sur le risque torrentiel.
? L?absence de digues domaniales « orphelines » (Gémapi) en Corse.
? La nécessité de s?assurer de la cohérence entre la connaissance du
risque avalanche et les actions menées.
3 Fin de la mission transitoire de l?État et de ses établissements publics pour la gestion des digues
? Une perte d?impulsion et d?animation RN depuis début 2023, à remettre
en place, et qui gagnerait à se rapprocher des réseaux méditerranéens
(PACA et/ou Occitanie).
? Des doctrines et documents de référence intéressants, mais de
nouvelles attentes pour animer et faciliter la mise en oeuvre des actions
sous pilotage DDT.
domaniales pour le compte des Gémapiens (cf. IV de l?article 59 de la loi MAPTAM).
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? Une appropriation du risque par les collectivités à encourager, et à
développer via des lieux d?échanges et d?information
? Une priorisation pertinente des dossiers à forts enjeux par les services
de l?État (connaissance du risque, PPR, mobilisation du fonds Barnier).
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? Un suivi insuffisant de la mise en oeuvre et de la révision des PPR
inondation et mouvement de terrain.
? Une capitalisation des contentieux et difficultés d?application des PPR
à systématiser.
? Une absence de critères clairs de choix entre une couverture PPR et/ou
PAC (+ R.111-2 du Code de l?urbanisme).
? Une stratégie de valorisation et d?utilisation du futur atlas régional
mouvement de terrain à anticiper.
? Une information et une sensibilisation sur les risques à renforcer.
? Une bonne transversalité interservices risques/aménagement, et une
sensibilisation des instructeurs ADS.
? Un contrôle de légalité correctement déployé.
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R8. Recommandation à la DGPR : Étudier la pertinence et la possibilité réglementaire que ce soit l?État qui déclenche la démarche d?expropriation
dans le cadre de la mobilisation du fonds Barnier, avec transfert automatique de gestion du foncier à la collectivité, sauf exception.
11 suggestions détaillées en annexe s?ajoutent à cette recommandation.
Plan d?actions du service audité
Actions
Mise en oeuvre par / Échéance
R8 DGPR :
Le transfert automatique d'un bien immobilier exproprié par l'État dans le patrimoine d'une collectivité, met en cause des
règles que l'article 34 de la Constitution place dans la loi, à savoir le principe de libre administration des collectivités
territoriales et le droit de propriété. Dès lors, la voie réglementaire ne semble pas être à la bonne.
À l'inverse, un transfert vers la collectivité à l'euro symbolique est possible. En effet, l'article L.222-4 du Code de
l'expropriation pour cause d'utilité publique, ouvre déjà une possibilité de cession du foncier exproprié « après que les
biens compris dans le périmètre d'une déclaration d'utilité publique sont entrés en possession des personnes publiques,
celle-ci peuvent les aliéner. Les immeubles dépendants du domaine privé, de l'État ou de ses établissements publics
peuvent, sous réserve de dispositions spéciales, être cédés dans les conditions prévues au code général de la propriété
des personnes publiques. »
Sans objet
Observations IGEDD :
La mission prend note de l?impossibilité juridique de transfert automatique de propriété.
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Stratégie de contrôle ICPE
Contexte : L'activité industrielle étant peu développée en Corse, le nombre d'établissements présentant un risque technologique ou chronique est relativement
modeste. On compte en effet au niveau insulaire environ 130 installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) relevant du régime de
l'autorisation préfectorale ou de l?enregistrement. Les activités industrielles présentant des risques relèvent des secteurs de l'énergie (centrales de production
d'électricité et stockages d'hydrocarbures associés, des stockages d'hydrocarbures et de gaz, ainsi que d'explosifs, du traitement des déchets (sites de
stockage autorisés, centres de transit de déchets dangereux, centres de recyclage des véhicules hors d'usage), de l'industrie extractive des carrières avec
leurs unités de traitement de matériaux, des industries agro-alimentaires (coopératives viticoles, boissons...), des établissements agricoles et animaliers
(élevages, chenils, parcs animaliers, aquaculture).
Moins de 10 établissements relèvent de la directive sur les émissions industrielles IED en Corse (centrales thermiques EDF ; installations de stockage de
déchets non dangereux ; centres de transit de déchets dangereux). Le dernier PPRT (Antargaz) a été signé en 2023.
Risques liés à la réalisation des inspections, au pilotage et au suivi des procédures
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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? Des inspections priorisées ; un programme correctement piloté
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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?
?
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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3 suggestions détaillées en annexe résultent de l?analyse de cette thématique.
Plan d?actions du service audité
Actions
Mise en oeuvre par / Échéance
Réponse à une recommandation :
Sans objet
Observations IGEDD : sans objet
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
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Planification régionale et gestion des déchets
Contexte : La Corse est installée depuis 2015 dans une situation de crise en matière de gestion des déchets ménagers et assimilés.
Alors que seulement 37 % des déchets produits sont triés et orientés pour la plupart vers des filières continentales de valorisation, 162 000 t/an de déchets
restent à enfouir dans les deux dernières installations de stockage en activité. Or la capacité annuelle de stockage de ces deux centres s?élève à
103 000 tonnes.
Chaque année, les préfets doivent autoriser des dépassements de capacité annuelle, suscitant le mécontentement des populations riveraines des deux
communes concernées (Prunelli-di-Fium?Orbo en Haute-Corse et Viggianello en Corse-du-Sud).
Ces dépassements ne sont pas toujours suffisants et ces dernières années, des pratiques non satisfaisantes ont été mises en oeuvre (balles de déchets
stockés dans plusieurs endroits non autorisés de l?île, parfois incendiés ; reprise à des tarifs élevés sur le continent).
Plusieurs sites de stockage de déchets ont été identifiés, et parfois autorisés, mais leur mise en oeuvre n?a pas abouti.
Risques liés à l?accompagnement de la planification et à la gestion des déchets
Constats :
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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? Une stratégie d?accompagnement par l?État de la mise en oeuvre du
PTPGD est à établir
? Les échanges sur les sujets techniques doivent se poursuivre avec les
acteurs (OEC, AUE, Ademe, Syvadec?) contribuant à la bonne mise en
oeuvre des différents objectifs du PTPGD
? La compétence déchets et la connaissance fine des enjeux du territoire
sont à maintenir au sein de la DREAL
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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R9. Recommandation à la DREAL : Veiller au maintien de la compétence déchets et de la connaissance fine des enjeux du territoire au sein de la
DREAL, comme à l?association des services de l?État dans les structures ad hoc.
3 suggestions détaillées en annexe s?ajoutent à cette recommandation.
Plan d?actions du service audité
Actions
Mise en oeuvre par / Échéance
R9 DREAL :
De façon générale, le préfet de Corse et la DREAL ont mis en avant la sollicitation du directeur de la DREAL par le préfet
de Corse afin qu?il coordonne d?ici octobre 2024, la rédaction d?un plan d?actions réaliste, mesurable et hiérarchisé tenant
compte des recommandations de la mission, afin de procéder au plus tôt et sous deux ans aux ajustements nécessaires
les plus adaptés au contexte Corse.
De son côté, la DGPR partage l?état des lieux et la recommandation formulée. Elle insiste sur la nécessité d?une adoption
très prochaine du Plan territorial de prévention et de gestion des déchets (chaque région détenant la pleine responsabilité
de la planification territoriale de cette compétence depuis la loi Notre en 2015) afin de clore le précontentieux européen et
de ne pas bloquer potentiellement les versements des subventions FEDER à destination des investissements en Corse
dans les installations de gestion des déchets.
La DREAL pourra ainsi continuer à accompagner ses partenaires locaux, notamment la Collectivité de Corse, dans son
rôle d?instruction et de conseil pour la mise en oeuvre de projets comme les centres de tri.
Observation du IGEDD :
La question du maintien d?une compétence déchets au sein de la DREAL ne devra pas être oubliée dans le plan d?actions
à venir.
Octobre 2024 et années suivantes
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Lettre de mission
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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PUBLIÉ
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Liste des suggestions
1/ Management et pilotage
PUBLIÉ
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2/ Feux de forêt
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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3/ Risques terrestres en montagne
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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4/ ICPE
5/ Planification et gestion des déchets
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Matrices des risques
PUBLIÉ
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Matrice relative au pilotage et à la gouvernance de la politique des risques
N
°
d
e
ri
sq
u
e
Risques
inhérents
N
iv
ea
u
d
e
ri
sq
u
e
in
h
ér
en
t
Mesures de contrôle interne
attendues
Techniques
d'audit
utilisées
(comment?
)
Acteurs
dans le
service
audité
concerné
s (qui?)
Constats
N
iv
ea
u
d
e
ri
sq
u
e
ré
si
d
u
el
Recommandations
1. Veiller à ce que les services assurent une production réactive et de qualité
1 Risque de non
qualité
Risque de ne
pas faire de
bons contrôles
internes
Erreurs
internes
TRES
FORT
- Existence d'une démarche qua-
lité, et d'une stratégie de maîtrise
des risques RNT, complétude
face au contexte et enjeux lo-
caux, fiches de progrès, revues de
direction.
- Moyens de la démarche qualité
: existence d'un responsable et
de contrôleurs internes qualité,
d'un programme de contrôle in-
terne et d'audits, implication des
cadres dirigeants dans la maîtrise
des risques RNT, formation des
agents à la démarche qualité,
moyens humains suffisants dont
dispositif de suivi des recomman-
dations, existence de plans d'ac-
tion et d'un suivi de l?exécution
de ces plans d'action; rétroaction
sur l'organisation de la mise en
oeuvre des actions.
- Existence d'une cartographie
des risques adaptée et régulière-
ment actualisée.
- Parangonnage.
Contrôle à deux (co-développe-
ment)
- Processus de validation hiérar-
chique, contrôles internes par
sondage.
- Moyens de détection, de re-
montée, de traitement.
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B
Plus de démarche qualité à la DREAL Corse depuis la fusion des DRIRE avec la DIREN puis la DRE. Pas de
relance annoncée au niveau de la direction DREAL qui estime que l?investissement n?est a priori pas sup-
portable par la structure.
Attente toutefois des agents d?aller vers davantage de formalisation de procédures pour sécuriser les
activités. Les sujets identifiés : le volet pénal et relations avec les procureurs ; transversalité avec le service
biodiversité ; le contrôle interne ; relations SRNT et préfectures ; gestion des cas par cas pour les ICPE.
Un processus d?élaboration de plusieurs notes « qualité » engagé par le SRNT, sans réalisation d?une carto-
graphie des risques (0,2 ETP sur le sujet, un référent qualité interne au SRNT animant la démarche et l?éla-
boration de documents concourant à l?amélioration et l?efficience du fonctionnement du service).
Nouvelle note d?organisation de l?astreinte DREAL produite l?année passée et validée par la direction ; une
note en cours de rédaction traite de l?organisation du SRNT et une autre du recouvrement des sanctions
financières.
Pas de démarche qualité en DDT ou d?analyse de risque des activités de la DDT, mais quelques initiatives
anciennes en DDT 2B (logigramme d?élaboration des PPR établi en 2015 avec l?appui du CVRH afin de sécu-
riser la procédure : nombreux contentieux / PPR cassés pour des problèmes de forme. Pas d?actualisation
en dépit des évolutions réglementaires ; logigramme d?éligibilité aux opérations de délocalisation établi
suite aux événements climatiques de 2015 et 2016 et validé par la DGPR).
Dans une région où les agents se connaissent le plus souvent et tournent souvent sur plusieurs postes, le
fonctionnement est davantage axé sur le relationnel que sur des procédures formalisées avec des avan-
tages liés à la fluidité des échanges? et des inconvénients et un risque de perte de la compétence.
Un contrôle interne des éléments produits s?effectue en continu au SRNT qui estime cependant utile d?éla-
borer une note relative aux contrôles pratiqués au sein du service.
Les réunions a minima hebdomadaires entre chefs d?UD et chef de service (CS) (plutôt chaque jour) et réu-
nions trimestrielles de service en présentiel permettent de traiter les dysfonctionnements identifiés par les
agents comme les chefs d?UD (tracés dans les CR des réunions d?UD).
Contrôle hiérarchique interne (CHI) existant en DDT 2A, mais essentiellement sur les problématiques agri-
coles et urbanisme/logement ; pas de CHI en DDT 2B
Peu de contentieux en DREAL comme en DDT, essentiellement par exception d?illégalité en DDT 2B, avec
capitalisation (ex sur la doctrine mouvement de terrain 2B). Souhait de faire une présentation de la
thématique Risques auprès des magistrats du TA de Bastia afin de les sensibiliser.
MOY
EN
S1-Suggestion à la DREAL (et aux DDT) : Sans forcément
aller jusqu?à une certification ISO et un système de
management de la qualité formalisé, développer des
notes ou procédures sur les processus potentiellement
à risque, autant pour limiter ceux-ci que pour assurer
la continuité lors des mobilités des agents.
2 Incohérence
des positions
TRES
FORT
- Contrôle de la qualité des pro-
ductions.
Examen
document
DREAL-
DDT 2A
L?ensemble de la production du SRNT est lu, vérifié et visé respectivement par l?agent producteur, le chef
d?UD et le chef de service (pour les ICPE déchets faisant l?objet de suites administratives visa du chargé de
FORT
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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et des propos
des différents
services
nuisant à
l?image de
l?État
- Contrôle de communication
(politique interne de communica-
tion sous toutes ses formes, ré-
ponse aux médias, site internet,
production de plaquettes et rap-
port, participation colloques,
journées terrain...).
- Appropriation des argumen-
taires et doctrines par les préfets,
relations avec ceux-ci, outils de
cadrage des objectifs et de repor-
ting.
aire
Entretiens
et 2B,
préfectu
res 2A
et 2B
(corps
préfecto
ral,
SIDPC,
bureau
environ
nement,
SGAC),
DRAAF,
BRGM,
ONF
CdC,
OEC,
AUE,
CAPA,
CAB,
groupe
Petroni,
Syvadec,
Antarga
z,
CHIMIR
EC
Corsica,
AM
Environ
nement
mission déchets). Sur le plan quantitatif, des échanges continus sont ménagés entre chefs d?UD et CS.
Niveau régional :
Communication technique libre en interne sauf sujets stratégiques vus avec CS ou chefs d?UD ; participation
active aux colloques d?échanges externes validée par le CS et la direction. Communication externe (médias)
sous le contrôle du préfet et de la direction.
La DREAL met à jour régulièrement son site internet en renvoyant sur les principaux sites nationaux, en
particulier sur les risques technologiques avec des publications dans la rubrique « thématiques ». Sur les
risques naturels, le site de la DREAL présente des informations générales sur l?information préventive et les
risques naturels qui restent pour certaines d?actualité, mais plusieurs pages ne sont plus à jour (IAL, DICRIM,
DDRM datent de 2017, et même 2011 sur PCS) ou sont introuvables (liens vers les DDRM ou encore
présentation des risques de mouvement de terrain en Corse par exemple).
Le site des services de l?État en région Corse n?est pas complètement actualisé (dernière mise à jour 2015)
: il évoque le DDRM 2A en cours de révision en 2010, et le site de la préfecture de Corse-du-Sud liste, a
priori de manière exhaustive, tous les PPR ou études menées, mais les liens vers les documents associés
semblent renvoyer de manière trop fréquente vers des pages introuvables ou supprimées.
Au niveau départemental :
Communication externe (crise, post crise) réservée à la Préfecture. Communication et participation aux
colloques ressenties comme parfois compliquées politiquement (exemples de sollicitation de la DDT 2B
pour certaines participations, refusées par le préfet).
Journée « Tous résilients face aux risques » : Lors des entretiens avec les différents acteurs, la mission n ?a
pas ressenti une réelle impulsion par les préfectures et les services régionaux ou départementaux sur la
journée du 13 octobre 2023 (au-delà du relai de l?appel à projet sur le site internet État 2A, non réalisé sauf
erreur en 2B même si un article a posteriori été publié sur la participation du préfet à une manifestation
dans ce cadre). Seulement 3 actions programmées selon les informations communiquées à la mission
(exercice de gestion de crise à la Mairie de Furiani ; action MAIF et une action dans les écoles,
annulée/risque terroriste ; une action parmi les 39 lauréats nationaux portée par l?association des
radioamateurs au service de la sécurité civile).
Information préventive : les PPR et cartes d?aléas sont systématiquement publiés sur les sites internet des
préfectures, la DDT 2A ayant les droits d?écriture sur le site internet de la préfecture sans besoin de valida-
tion par la préfecture. Ils sont aussi transmis aux collectivités et au SIDPC. Les sites de l?État 2A et 2B servent
de relai des campagnes nationales feux et inondations et délivrent des informations très régulièrement sur
les PCS (avec des guides), le débroussaillement obligatoire, les DDRM, les PPR naturels et technologiques,
les PPI?Des plaquettes d?information élaborées avec la MIIAM faisaient également l?objet d?une large dif-
fusion.
Un investissement en DREAL et DDT manifestement contraint par les moyens, et un besoin exprimé de
mutualisation-inspiration avec ce qui se fait sur le continent (cf. réflexion de la DDT 2A). Un ETP fléché sur
la communication, information préventive sur les risques naturels en DDT 2A (mais l?agent change de
poste ; l?ancien titulaire est à 50% pour l?instant dans l?attente de recrutement).
La sensibilisation, l?information et le développement de la culture du risque mériteraient d?être mieux
développées et n?apparaissent pas vraiment comme un axe fort de la stratégie régionale triennale 2022-
2024, alors qu?il s?agit d?une priorité de la DGPR.
DREAL : Des réunions de DR toutes les semaines, mais peu d?échanges directs du DREAL avec le préfet qui
a 3 sujets majeurs rappelés lors du CAR du 17 mars 2023 : eau, déchets, énergie ; davantage d?échanges
DREAL-SGAC. Plusieurs sujets « risques » récurrents sont évoqués avec les préfets : les falaises de Bonifa-
cio/ les déchets/ le risque amiante/le site de Canari.
S2- Suggestion aux DREAL /DDT/ Préfectures :
Poursuivre la mise à jour des sites internet des services
de l?État en mettant à disposition les documents
officiels (PPR par ex) et en retirant les références
anciennes. Envisager une navigation sur les sites
internet permettant une « expérience utilisateur »
simple et accessible, et guidant vers des informations
actualisées.
S3- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Relayer
davantage et par des contacts ciblés au-delà de
l?information mise en ligne sur le site internet de l?État,
l?appel à manifestation de la journée « Tous résilients
face aux risques du 13 octobre et initier des actions
dans ce cadre comme en continu.
PUBLIÉ
https://www.corse.developpement-durable.gouv.fr/actions-et-informations-preventives-en-corse-r140.html
https://www.prefectures-regions.gouv.fr/corse/Region-et-institutions/L-action-de-l-etat/Environnement-developpement-durable-et-prevention-des-risques/Prevention-des-riques
https://www.corse-du-sud.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Securite-protection-des-populations/Prevention-des-risques/Les-Plans-de-Prevention-des-Risques-Naturels/Le-risque-inondation
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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4 Axe 1 Connaître, éduquer, former Objectif 1.1 bancariser et exploiter la connaissance disponible / Objectif 1.2 éduquer les scolaires et sensibiliser les élus locaux et les exploitants / Objectif 1.3 former et se former ; Axe 2 Améliorer l?efficacité des politiques publique Objectif
2.1 Favoriser et constituer un réseau d?acteurs / Objectif 2.2 Favoriser la prise en compte de certaines problématiques environnementales dans les documents d?urbanisme / Objectif 2.3 Assurer une meilleure application du droit ; Axe 3 Prévenir les conséquences du
réchauffement climatique Objectif 4.1 Favoriser la résilience des territoires / Objectif 4.2 Diminuer la vulnérabilité des territoires / Objectif 4.3 Développer la mission RDI).
- Comptes rendus de réunions
avec les préfets, de CAR, de CO-
DER, CDRNM, MISEN straté-
giques, de réunions entre acteurs
de la zone de gouvernance (opé-
rateurs ou RST-Cerema, BRGM,
Irstea, Ineris, IGN, RTM...- univer-
sités, délégations ou missions ré-
gionales ou zonales...). Place de
la thématique risque dans ces
instances.
- Rencontres, échanges, forma-
tion des acteurs des politiques de
risques.
- Relations avec les CODERST, les
SIDPC, l'EMIZ, la DGPR, le Schapi,
...
- Relations avec les exploitants et
leurs représentants (fédérations
professionnelles).
- Rencontre avec les associations.
DDT 2A : Peu de bilatérales avec le préfet de région, davantage avec le SG. Sujets risques régulièrement
évoqués, en crise, ainsi que sur le sujet de l?exploitation des campings, nombreux en embouchure des cours
d?eau.
DDT 2B : Peu de sujets risques à l?ordre du jour des bilatérales 2B.
Des contacts réguliers sont ménagés avec les préfets en 2A avec la direction (pas de contact préfet de région
ou SG2A sauf exception pour le service risques, permettant d?expliquer les choix, d?où des retours parfois
de parapheur) et en 2B avec le chef de service SRNT représentant le directeur au CODIR. La nouvelle direc-
tion a instauré des bilatérales sur les sujets sensibles ou d?actualité.
La stratégie risques de la DDT 2B a fait l?objet d?une feuille de route (FdR) qui a été validée par le préfet (3
axes 9 objectifs et 24 mesures) 4 Ce document a été réalisé lors de la réorganisation de la DDT, en juillet
2022, sans cartographie des risques ou analyse du triptyque Objectifs / Diagnostic / Plan d?action,
La FdR s?appuie sur un diagnostic du territoire, sur le constat d?écueils (prise en compte des risques) et
s?inspire de la stratégie triennale, mais sans que cela en soit une déclinaison (appropriation moyenne de
ce document).
Elle a été élaborée suite à des échanges en bilatéral avec chaque agent (quelle vision de chacun, quels
écueils/besoins ?), une présentation aux agents afin qu?ils puissent l?amender, l?enrichir, et un échange avec
la DMLC. Pas de travail en transversalité dans l?élaboration de la FdR mais des échanges nombreux sur des
dossiers avec les services aménagement et juridique. Souhait du préfet 2B de communication autour de
cette FdR (maires, scolaires?).
Peu de sujets risques en CAR (sur les documents obtenus par la mission sur 2023, seul le PPFENI a fait l?objet
d?un point d?ordre du jour sur les risques tant naturels que technologiques ; sujet porté par la DRAAF, pas
par la DREAL d?ailleurs), comme en CODER où ce sujet semble un sujet parmi d?autres (là aussi, sur les
power-points ou comptes rendus 2023 transmis, non systématiques a priori, seuls les sujets OLD, emploi
du feu, brulage dirigés et sanctions pénales/Feux ont été relevés : CODER DREAL 25/1/23 et DREAL-DRAAF
14/6/23).
Pas de validation en CAR par exemple de la programmation annuelle des PPR ; seule la stratégie triennale
RN est validée en CAR (normalement mais pour ce cycle, elle a été proposée à la DREAL par intérim pour le
CODER du 13/12/22 puis le CAR de décembre mais le sujet n?a pas été évoqué ; raison inconnue du SRNT
qui est dans l?attente de la stratégie suivante, après un bilan qui sera fait collectivement pour CODER 4ème
trimestre 2024, et s?en sert cependant en interne).
Un plan de contrôle des ouvrages hydrauliques 2023-2025 de qualité, validé par les 2 préfets en avril et mai
2023, mais sans passage en CAR a priori.
Même si la réglementation n?impose pas un passage en CODERST, la DREAL profite de cette instance pour
communiquer et assurer la transparence (ex PRSE4). 4 CODERST/an en 2A, sans présentation toutefois du
bilan de l?inspection des ICPE signalé par le bureau de l?environnement.
La DGPR apporte un soutien à la DREAL, structure dépourvue d?un siège et reposant sur des référents thé-
matiques RT mais ne pouvant consacrer à ces thématiques qu?un temps limité, voire très limité.
S4- Suggestion à la DREAL : Proposer plus
régulièrement des sujets risques en CAR, pour
information sur de nouveaux dispositifs,
harmonisation des positions ou validation de stratégies
(ex : stratégie régionale triennale RN) ou de
programmes annuels de travail (programmation PPR,
plans de contrôles ICPE ou ouvrages hydrauliques?).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Sur le volet inondation, les relations DREAL- SCHAPI sont fluides et s?inscrivent dans un contexte clair, faci-
lité par des outils efficients de mise à disposition du cadre (intranet dynamique, plateforme collaborative).
Les interlocuteurs sont bien identifiés de chaque côté, y compris grâce à des bilatérales récentes tant du
point de vue de l?hydrométrie que de la politique risque inondation au sens global.
Pas de réunion régulière de la DREAL avec la collectivité de Corse, c?est au cas par cas sur des dossiers
particuliers, effectivement à chaud souvent, type amiante, travail de nuit...
Pas de réunion des CDRNM en département (cf. aussi risque 7 de cette matrice et risque 2/ matrice risques
terrestres en montagne), sans réelle relance de la DREAL (tentative d?en organiser une en 2A en 2019, sans
suite, prévue en 2024 en 2B), en dépit d?une sensibilisation forte des services de l?État sur la nécessité d?un
dire unique de l?État pour éviter les éventuelles incohérences.
Échanges réguliers dans l?écosystème agents de l?État qui se connaissent bien (2A).
Le BRGM (implanté en Corse) est un partenaire majeur pour la DREAL et les DDT 2A et 2B concernant les
risques de submersion marine, les mouvements de terrain (exemple d?appui PPR Ajaccio, Gozzi et Balogna),
le radon, l?amiante. Des conventions dans ces différents domaines. L?INERIS et le CEREMA sont également
présents sur le territoire Corse avec le dossier des falaises de Bonifacio (PPRMT), même si pour le Cerema,
de moins en moins d?études sont faites directement pour le compte de la DDT. Pour des questions de coûts,
le Cerema apparaît moins attractif, réalisant des études sur certaines communes, mais souvent, celles-ci
engagent à d?autres, ou incitent à adhérer (logique de prospect).
Programme Goliat (groupement d?outils pour la lutte incendie et d?aménagement du territoire) porté par
l?université de Corte. Ce programme initié en 2021 et financé par l?État et la CdC, a développé diverses
recherches, outils et de nombreuses actions de sensibilisation et d?information. Les services de l?État
(DRAAF, DREAL et DDT), en charge pourtant de la politique feux de forêts sous ses différents aspects, ne
sont pas directement associés dans cette première tranche du programme. La DDT 2B a pris contact avec
l?université ; il y aura un travail en commun d?expertise de la carte d?aléas et l?université pourra s?associer
sur le sujet de la priorisation des PPRIF.
Relations avec les exploitants ICPE :
Des réunions à froid, au cas par cas, sont ménagées par la DREAL avec des acteurs économiques (ex. Bras-
serie Pietra pour un sujet eau traité conjointement entre SDEBHY et SRNT) et les établissements à risques
dont SEVESO.
Le professionnalisme des inspecteurs ICPE, leur réactivité, la pertinence de leurs constats et de leur action
(modulo parfois la jeunesse de certains les conduisant à se focaliser sur des sujets estimés non majeurs
par certains exploitants), leur juste posture sont globalement soulignés par les industriels rencontrés. Les
relations sont estimées comme très bonnes et constructives.
Le référent déchets placé auprès de la direction de la DREAL dont la compétence technique est jugée bonne
par les acteurs de la filière déchets, échange 2 fois/an, à son initiative, avec les exploitants déchets (afin
d?anticiper les problèmes / avancée des tonnages accueillis sur l?année, la préparation des réquisitions ainsi
que des questions stratégiques), il conseille le préfet par exemple sur les problématiques de tonnages qui
pourraient être accueillies lors des réquisitions. Des lenteurs dans les instructions sont pour certains dé-
plorées.
Relations SIDPC :
DREAL : Des liens opérationnels DREAL- SIDPC (nominations récentes des chefs de SIDPC dans les deux dé-
partements).
L?articulation SIDPC/RDI/UH/cadre d?astreinte semble parfois mal appréhendée, en particulier en Haute-
Corse où la montée en compétence de la mission RDI est plus récente qu?en Corse du Sud. Réunions d?in-
formation organisées en 2019 et 2021, mais pas depuis (SIDPC nouveau). À la suite de l?événement pluvieux
S5- Suggestion à la DREAL et aux DDT : S?investir dans
le pilotage du programme Goliat conduit par
l?université de Corse avec des financements État et
rechercher toutes les possibilités de synergies.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
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-référents PAPI
-Existence de stratégies
régionales ou doctrines
- Organisation de la transversa-
lité, en particulier entre services
au niveau DREAL et DDT ; coopé-
rations interrégionales
du 02/11/23, décision d?en organiser une très rapidement en 2B et de les systématiser à chaque avant
saison, en veillant à la mise à jour et à l?actualisation des fiches réflexe de la valise d?astreinte DDT. Un
compagnonnage plus resserré entre RRI/unité hydrométrie et mission RDI a été validée en réunion de tra-
vail du 09/11/23.
DDT : Les SIDPC et les DDT collaborent bien à leur niveau sur des sujets ponctuels ou globaux (notamment
via la mission RDI), avec des rôles distincts.
La chargée de mission risques naturels du SRNT suivait les trois PAPI actuellement en cours en Corse
jusqu?en 02/23. Depuis le 15/09/23 et la réorganisation, le suivi des PAPI est attribué au chargé de mission
DI-GEMAPI du SDEBHY. Présence continue de la DREAL aux COTECH et aux COPIL qui a permis de faciliter
les labellisations, de faire le lien avec les actions du PGRI mais aussi avec la GEMAPI et la mise en oeuvre du
SDAGE. Cette vision contextualisée à l?échelle du Bassin est complémentaire à l?apport de la DDT.
Référents PAPI en place, en 2A et 2B.
Existence d?une stratégie régionale risques naturels et hydrauliques triennale 2022-2024. Celle-ci décline
point par point l?instruction DGPR du 17 février 2022. Elle manque peut-être un peu d?ambition sur
l?impulsion des actions ainsi que sur l?association des acteurs et de la population nécessaire pour
développer la culture du risque, priorités nationales affichées. Jusqu?en 2022, des points d?avancement
faits en réunion DREAL-DDT, mais rien en 2023. Pour des motifs conjoncturels (départ de la chargée de
mission et réorganisation), elle n?a pas été présentée en CODER ni en CAR.
La DREAL estime qu?elle est mise en oeuvre, mais avec une appropriation superficielle des acteurs notam-
ment préfectoraux. Elle souhaite associer plus étroitement les préfets et leurs services pour la nouvelle
stratégie, constatant que l?actuelle a été essentiellement élaborée DREAL-DDT (pas d?association par
exemple du contrôle de légalité, des services et du corps préfectoral, de l?ONF, du BRGM, de la CdC et ses
offices ou agences?)
Les DDT regrettent sa non validation et la considère globalement comme pas assez ambitieuse (manque de
prise de hauteur, de réelle vision globale à l?échelle de la Corse, en restant à des objectifs de PPR?), poten-
tiellement en décalage avec les objectifs des préfets (cf. feuille de route DDT différente établie en 2B). Elle
a été essentiellement préparée au travers de divers échanges mails et informels entre chefs d?unités et
chargée de mission (perçue comme isolée à la DREAL), sans participation le plus souvent des chefs de ser-
vice DDT et du chef SRNT au club risque régional, et en intégrant davantage ce qui était proposé qu?en
développant une impulsion et une vision stratégique affirmée.
À noter en point positif, que les DDT avaient auparavant leur propre stratégie / PPR et la remontait à la
DREAL. L?harmonisation est désormais réalisée en amont.
Deux doctrines régionales validées le 28 janvier 2019, portant sur les AZI et AZS (et une en préparation sur
les feux de forêt) et leur prise en compte dans les autorisations d?urbanisme (R.111-2 du Code de
l?urbanisme), ce qui est particulièrement pertinent vu la situation régionale en termes de planification
d?urbanisme (cf. matrice Risques terrestres en montagne/Risque 8).
Une dynamique nationale et inter-régionale en place sous l?impulsion du SCHAPI. La Corse est bien intégrée
au réseau des UH (inter-comparaison, colloque, formations, participation aux forums métier?). De même,
un programme de travail est établi annuellement avec le Cerema avec un volet terrain systématique.
Le SPC étant commun à PACA et Corse (RIC commun notamment), les échanges métiers entre les deux UH
sont particulièrement resserrés.
Bonnes relations et bon partenariat SPC-DDT2A ; ressenti plus nuancé en 2B avec un ressenti de sujets
corses jugés moins importants que ceux de PACA, et un souhait exprimé de SPC en Corse (cf. aussi risque
8bis)
Un besoin exprimé par le DDT 2A de partager l?expérience au niveau interrégional ou méditerranéen pour
élargir le périmètre de réflexion et de partage DR-DD (avec des moyens en Corse limités), et profiter d?une
S6- Suggestion à la DREAL : Faire de la prochaine
stratégie triennale, au-delà de la déclinaison de la
feuille de route nationale, une occasion de reconstruire
un réseau risque DREAL-DDT suite aux réorganisations
et un véritable document d?orientation :
- plus complet et ambitieux tout en restant
réaliste ;
- réellement approprié grâce à une concertation
beaucoup plus large des services de l?État et des
collectivités et par des validations stratégiques
successives au bon niveau (chefs de service, DDT-
DREAL, CAR-préfets) ;
- articulé avec les autres documents existants
(PPFENI, SLGRI, PADDUC?).
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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plus grande variabilité des situations sur des régions plus étendues (découvrir voire mutualiser des pra-
tiques dans des environnements différents).
Un travail d?élaboration des règlements, doctrines, fait en DDT 2B en concertation avec les services chargés
de l?urbanisme et celui du contentieux afin de se prémunir au maximum de tout risque et des difficultés
d?application. Appropriation par le service urbanisme qui relaie ensuite aux services instructeurs des
collectivités. Le service chargé des risques vient en appui du service urbanisme quand des réunions sont
organisées avec les services instructeurs tout comme en 2A. Une présentation est également faite auprès
du préfet.
3 Réactivité
insuffisante en
cas de plainte
ou de crise
TRES
FORT
- Présence des agents, dispositif
d?astreinte, qualité des réponses,
fiches réflexes
- Procédures globale et par en-
tité de gestion des crises
- Position de la DREAL et des DDT
dans les divers "écosystèmes"
(zone, région département)
- Exercices et retours d'expé-
riences systématiques (sur la ré-
ponse interne DREAL ou DDT
comme globale sur la crise en
elle-même)
- Formation des agents
Examen
document
aire dont
comptes
rendus
des crises,
dispositifs
de gestion
de crise et
d'astreinte
, des REX
des
exercices
ou crises
Éléments
écrits et
propositio
ns
d'accompa
gnement
fournis
aux
préfets,
aux
médias
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
SIDPC
2A et
2B,,
SIS2A ,
SDIS 2B
Pas d?astreinte direction à la DREAL ; une astreinte SRNT (5 semaines par an/agent), a priori efficace mais
orientée RT (cf. note qualité), mobilisée environ tous les deux mois (entre exercices et sollicitations diverses
dont accidents), parfois sur des sujets qui ne sont pas de son domaine (ex accident de chemin de fer, ins-
tallations non classées...), ce qui peut poser la question du niveau de compétence pour certains sujets par-
ticuliers comme les ouvrages hydrauliques, les TMD ou encore l?énergie. Sujet non évoqué en CODIR, mais
le chantier est relancé avec la nouvelle direction.
Astreinte hydrométrie en place depuis 2018 au profit du SPC pour fiabiliser la remontée de données (main-
tenance corrective si nécessaire) et alimenter les outils de modélisation (jaugeages de crues). Pas de lien
direct avec le RDI et le SIDPC (le soutien d?expertise du RRI au profit des RDI en situation de préparation à
la crise, sous régime d?astreinte, est identifié par la DREAL comme à étudier et à formaliser s?il y a lieu).
À la DDT 2B, 2 types d?astreintes sont assurées : des astreintes de direction (H24 7/7; 11 cadres A) et des
astreintes de sécurité (cellule d?investigation des incendies de forêt ?CTIFF-, activée principalement en
période estivale à la demande des enquêteurs et/ou du procureur ; mission référent départemental
inondation ?RDI)
Le dispositif semble adapté au regard des moyens disponibles même s?il y a parfois des confusions entre
missions DREAL et DDT en l?absence de formalisation du qui fait/quoi lors de la gestion d?une crise (cf. retex
tempête du 18 août 2022 : 2 morts en 2B (5 au total), des dizaines de milliers de foyers sans électricité, des
vents jusqu?à 220 km/h, plus de 5 500 personnes mises en sécurité? Deux jours en COD avec appui sur
campings à évacuer, connaissance des moyens privés du département, veille hydrologique, soutien des
autres acteurs afin d?évaluer le risque de chutes d?arbres sur la voie publique et dans les campings).
La fréquence des COD (hors exercice) est très variable d?une année sur l?autre (par exemple en 2B : 4 en
2018 dont 2 alertes rouges et 1 en 2022).
La DREAL en matière de risques technologiques est parfaitement identifiée. En matière de risques naturels,
elle est identifiée avant tout comme animatrice des différents acteurs et force de proposition pour les sujets
à traiter (mais capacité et activité aujourd?hui limitée, cf. risque 6).
Si les rôles « réglementaires » ou fixés par instruction, de chacun sont bien bornés, les zones de contact
telles la GEMAPI doivent davantage être clarifiées à ce jour, par un travail DR/DD qui s?amorcera dans les
prochaines semaines avec la concertation prévue sur la feuille de route du nouveau service SDEBHY (réor-
ganisation avec une nouvelle vision métier « inondation »).
Le SRNT participe aux exercices PPI et PSI organisés par le SIRDPC (2A) et le SIDPC (2B). Des RETEX sont
organisés par les préfectures à l?issue de chacun de ces exercices. Il participe aussi quand c?est possible aux
exercices POI organisés par les exploitants.
Le SRNT réalise également en propre des exercices (en 2023, objectif de tester l?ensemble des 12 POI de
Corse, de façon inopinée et hors heures ouvrées. 7 POI ont été testés ainsi. Le SDIS systématiquement
associé et présent, SIDPC prévenu en amont. REX « à chaud » organisé par l?inspection avec l?exploitant et
le SDIS + rapport/Rex à froid communiqué à l?exploitant, au SIDPC et au SIS (cf. pour exemple le rapport
d?inspection du test inopiné du POI ANTARGAZ à Ajaccio).
MOY
EN
S7- Suggestion à la DREAL : Finaliser la réflexion sur
l?organisation de l?astreinte gestion de crise à la
DREAL, en articulant astreinte de direction et
astreintes plus techniques (astreinte SRNT, ouvrages
hydrauliques, transport de matière dangereuses?).
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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- existence et suivi plan ORSEC,
PCS (communes), PPMS
(enseignement), CPS (campings)
- listes départementales voire
une cartographie des réseaux
qui doivent être résilients
(transports, énergie,
communication), des
équipements ou bâtiments
majeurs pour la gestion de crise
RETEX SPC réalisé à chaque vigilance orange.
Les DDT réalisent des RETEX régulièrement (exemples : DDT2A : relevés terrain, photos, drones engagés
suite à la submersion à Porto en 2023 ; DDT 2B Évènement Restonica-Tavignanu : 2 RETEX engagés, un en
interne et un à destination du SIDPC).
La DDT 2B participe aux COD et aux exercices organisés par la Préfecture (environ 2 par an), à la rédaction
des RETEX préfectoraux et formalise en parallèle des RETEX internes. La DREAL étant rarement présente
lors des derniers exercices, il n?y a pas de RETEX DREAL/DDT.
La DREAL a contribué à l?élaboration du plan ORSEC de 2019, à l?initiative de la Préfecture. Pas de visibilité
en DREAL sur l?état des documents ORSEC inondations en préfecture (liens avec la préfecture à renforcer).
Absence en 2B d?une DS ORSEC Inondation
PCS : Déploiement dynamisé par les SIDPC avec des pompiers très volontaires. En 2A, relances par courrier
aux maires ou en réunions sécurité civile (organisées avant le CoViD). À ce jour, 70 % des PCS obligatoires
sont rédigés dans la région. Suivi par les SIDPC. La DDT 2A reçoit les PCS en copie lorsqu?ils sont finalisés,
mais sans réelle analyse du contenu. Les PAPI-PEP prévoient de futurs PCS intercommunaux. Pas de retours
en DREAL sur leur activation et sur leur adaptation.
PPMS : Pas de contact DREAL ou DDT avec l?éducation nationale (DASEN) sur les PPMS. Des actions
identifiées en DDT 2A comme à faire dans les collèges, lycées (affichage d?une volonté de les conduire avec
la MIIAM, supprimée sans information des services manifestement?). Liens à construire ; Le besoin de
travailler avec ces acteurs est identifié en DDT2B.
CPS : Volonté préfectorale forte de traiter le sujet camping en ZI. Travail réalisé sur les campings par les
DDT et SIDPC, avec un suivi par la DREAL (réunion régionale risque du 18/1/2022 ; pas de suivi des CPS au
niveau régional toutefois).
DDT2A ne regarde pas les CPS, fait par l?autorité préfectorale. Une bonne pratique à souligner : un travail
important initié fin 2021 par la DDT2A et le SIDPC pour identifier les campings à risque sur les 135
établissements après une analyse fine (croisement des périmètres avec les couches SIG aléas). 24 campings
ont été jugés particulièrement exposés aux aléas inondation, submersion et mouvement de terrain (aléa
feux pas intégré à l?analyse car omniprésent). L?unité risques participe aux commissions campings pour les
campings les plus exposés et en profite pour sensibiliser sur le risque. Réalisation en octobre 2022 d?un
atlas des campings exposés aux risques, avec une fiche très précise par camping (carte, synthèse des aléas,
date visite, constats, y compris sur les OLD?).
DDT 2B sollicitée pour avis sur CPS. Gros travail du SIDPC pour mise à jour des CPS des campings, sensibili-
sation. La DDT donne un avis sur le dossier (ex : zone de regroupement mal placée, signalétiques?) et lors
du déplacement sur le terrain, la DDT fait des remarques sur les CPS. Des efforts réalisés sur le volet quali-
tatif, mais encore perfectibles. Participation de la DDT aux commissions campings (établissements vus tous
les 2-3ans).
Pas de contact DREAL spécifiques à ces documents avec les fédérations de sport et loisirs de plein air ou de
l?hôtellerie de plein air.
Pour l?énergie, liste des clients prioritaires établie. La DREAL n?a pas connaissance d?une cartographie gé-
nérale des enjeux. L?EPRI en cours de révision identifie certaines infrastructures en zones potentiellement
inondables et pour lesquelles une réflexion doit être menée. Pour information, cette identification (avec
actions de résilience éventuelles) est prévue au PAPI à venir de la CAPA d?Ajaccio (action reportée).
Développement en 2021 d?un SIG RDI en DDT 2A puis en 2B, avec l?ensemble des enjeux (maison de retraite,
camping? ; QGis RDI, actualisé en lien avec le pôle SIG de la DDT en charge d?actualiser les données
(EHPAD?).
S8- Suggestion au SIDPC 2B : Élaborer le plan Orsec
inondation.
S9- Suggestion à la DREAL : En lien avec les SIDPC ou les
DDT, assurer a minima un suivi au niveau DREAL de la
réalisation des documents sécurité civile (PCS, PPMS,
CPS) afin de pouvoir au besoin relancer une réflexion
régionale ou une action.
S10- Suggestion au préfet de région : Poursuivre le
pilotage et le rapprochement entre tous les acteurs
disposant d?outils SIG utiles à la gestion de crise comme
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et d'une politique de mise en
sécurité (ex COD, centres
secours, gendarmeries, locaux
PC communaux ou
hébergement...)
- Suivi, accompagnement et
efficacité des RDI, articulation
avec le(s) SPC ou Météo-France.,
partenariats départementaux
développés avec les gémapiens
en préparation de crise, lors des
COD
Outil performant développé et administré par le SIS 2A sur la même thématique (open DFCI et open SIS
rassemblant et croisant énormément de données équipements, enjeux, statistiques, PPR ou PPI?avec des
possibilités de rattachement instantanée et de partage de données, photos ou vidéos ; plus de 400
utilisateurs). Ces deux outils d?aide à la décision en temps de crise, ont été réalisés sous la pression, se sont
auto-construits depuis le terrain sans pilotage partagé et pensée centrale. Volonté actuelle de développer
ces outils sur l?ensemble de la Corse (contacts SIS 2A et 2B pris, action retenue au PPFENI de la Corse). Des
échanges entre DDT et SIS (données RDI notamment), mais pas encore de réflexion de mutualisation et de
création d?un seul outil.
La mission référent régional inondation (RRI) en DREAL est récente (février 2022) et ne s?imposait pas de
prime abord (2 départements avec des mises en place de RDI variables en 2A et 2B). 4 réunions spécifiques
ont eu lieu depuis (cf. relevés de décisions vus par la mission). La « Stratégie d?action 2023-2025 pour l?ani-
mation nationale des missions RDI » reste à décliner en note régionale à échéance mi 2024.
Le RRI (référent hydrologique régional, chef de l?UH), apporte un support type « hotline » à la demande des
missions RDI particulièrement en pré-crise.
Un protocole spécifique concernant les PHE et les laisses de crue est en cours de construction entre la
DREAL et les DDT (constitution d?équipes réactives interservices post crue). Il est à tester (autonomie de la
DDT2A sur ces questions est plus importante).
Les missions RDI sont associées aux RETEX organisées par le SPC. Des RETEX organisationnels spécifiques
entre DREAL et DDT sont à prévoir au sein de la future note régionale RRI.
Le lien avec les gémapiens ne semble pas établi en crise (participation au COD ou en appui DDT par leurs
techniciens et leur connaissance du terrain), contrairement à la post crise (travaux « d?urgence »).
La mission RDI 2A est bien structurée, avec une application complète développée sur QGis avec le service
en charge de la valorisation des données (à valoriser au niveau national). Astreinte technique RDI armée en
cas de pré-alerte (4 personnes). Lettre de mission RDI en cours de construction.
Mise en place tardive en DDT 2B (lettre de mission non datée mais annoncée par le service d?octobre 2022,
présentée en CDSC en novembre 2023, établie après une mission de préfiguration lancée le 8/4/2021 ;
mission contrainte par l?état des connaissances et des informations disponibles : 2 cours d?eau surveillés
seulement en 2B). C?est une plus-value pour l?astreinte de direction. Pas d?activation de COD depuis mais
des pistes d?améliorations pour une meilleure articulation cadres/Mission RDI identifiées suite à un exercice
préfectoral en avril 2023. Mission à étendre à d?autres agents (service en charge de la police de l?eau par
exemple ; 4 agents actuellement) afin de pouvoir couvrir des astreintes tout au long de l?année (activation
en période de risque à ce jour). Réflexions en cours pour développer des fiches réflexe, des outils et études
et cadrer relation RI-RDI.
à la mise en oeuvre des actions ciblées de prévention,
en favorisant la convergence des cartes SIG RDI des
DDT et de l?Open DFCI et open SIS.
S11- Suggestion à la DDT2A : Finaliser la lettre de
mission RDI, précisant les compétences et les capacités
d?anticipation et de caractérisation des phénomènes
selon les secteurs comme les limites de l?exercice.
S?assurer qu?elles sont bien connues et partagées par
le corps préfectoral comme le cas échéant par d?autres
acteurs (collectivités, gémapiens?).
2. Organiser la gouvernance de la prévention des risques
4 Coordination
spécifique
bassin et
défense
TRES
FORT
Organisation et priorités en
termes de pilotage? Échanges
fréquents
DREAL Dans un contexte où la loi de décentralisation de 2002 a institué la Corse comme un bassin hydrographique
à part entière et a transféré à la Collectivité de Corse (CdC) des compétences accrues dans le domaine de
l?eau (présidence du Comité de Bassin, élaboration du SDAGE, plan d?adaptation au changement climatique
et d?une manière générale « la mise en oeuvre d?une gestion équilibrée des ressources en eau »), la nouvelle
organisation de la DREAL au 1er mai 2023 et la création du Service Délégation de Bassin et Hydrométrie
(SDEBHY) a pour ambition de renforcer la mise en oeuvre des missions de la délégation de Bassin et de
renforcer sa lisibilité vis à vis de la Collectivité de Corse qui a lancé depuis la mi 2023 une réflexion sur son
organisation fonctionnelle et préfigure actuellement une Direction de l?Eau) , de l?Agence de l?Eau et du
MTECT pour lesquels l?échelon Bassin est l?unité de travail incontournable dans le domaine de l?eau.
Le niveau Bassin et régional est porté au sein du même service (SDAGE/PGRI/stratégie RN). Voir supra pour
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les relations avec les DDT concernant le volet inondation.
5 Articulation
régional/dépar
temental
définie
TRES
FORT
- Documents décrivant le rôle de
la DREAL, celui des DDT, et les
modalités d'action des DREAL vis-
à-vis des DDT, avec, le cas
échéant, validation en CAR pour
s'assurer de l'adhésion des pré-
fets de région et de département.
- Suivi d'activités et partage des
indicateurs assurés par le pilo-
tage régional.
- Réunions et outils de pilotage et
de suivi, fixation et suivi d'objec-
tifs annuels et territorialisés par
unités et agents (y c bilan global
de contrôles), actualisation /révi-
sion de ces objectifs
- Fréquence des points entités-
direction.
- Réunions et outils de pilotage
de suivi entre UD et service régio-
nal.
- Qualité d'échanges et de syner-
gies entre les échelons départe-
mentaux et le siège régional.
Examen
document
aire dont
notes de
services
document
s pour
l?année en
cours et la
précédent
e
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
Parquet
2B,
Un document sur le partage des missions DDT-DREAL de 2018 existe, de qualité bien qu?un peu daté désor-
mais, mais il est inconnu des 2 DDT interrogées.
Bonnes relations DREAL-DDT, en particulier 2B (2A en pleine réorganisation de son service risque), avec en
cas de difficulté, des échanges faciles entre directions, de la solidarité et du soutien.
Exemple des falaises de Bonifacio. La DDT est en première ligne, et la DREAL vu l?ampleur du sujet, juste en
lien avec la DGPR pour fluidifier les échanges.
Pas de contrat d?engagement DREAL-préfets (faute de temps, problème de moyens selon le service), mais
proposition chaque année par la direction d?une présentation du programme d?action de l?année N+1 au
préfet 2A lors d?un CAR, et présentation de ce même programme par le chef du service risques au préfet
2B.
Une présentation est également effectuée aux parquets (substitut du procureur chargé de l?environnement
et COLDEN pour Bastia) avec validation orale du programme d?actions.
Bilatérales régulières SRNT-direction depuis le changement de direction. Existence de réunions réunissant
les chefs d?UD et le CS pour caler les actions retenues pour l?année.
Toutes les productions des UD sont validées par le CS. Toutefois à compter du 1er janvier 2024, compte tenu
de l?expérience acquise par les chefs d?UD depuis leur prise de fonction, respectivement avril 2021 pour
l?UD2A (sans expérience initiale en ICPE donc parcours d?habilitation sur une année) et janvier 2022 pour
l?UD2B (après plus de 6 ans hors ICPE donc avec parcours pour une nouvelle habilitation), les établissements
P1 et quelques sites supplémentaires, seront toujours soumis à l?obligation d?une validation par le CS et le
reste ne fera l?objet que d?une communication pour information préalablement à la diffusion à l?externe
sauf si sanctions administratives ou pénales.
En matière de risques naturels, l?ingénieur en charge jusque début 2023 était reconnu comme le référent
de la mission.
En matière d?ICPE, fixation du programme sur la base du PPC, des actions nationales fixées par le SRT et des
actions régionales arrêtées après échanges avec les parquets et les préfets. Les objectifs quantitatifs sont
atteints en 2023 à hauteur de 92% pour les installations prioritaires et 95% pour les installations à enjeux,
toutefois l?atteinte des résultats est au prix d?une pression certaine sur les inspecteurs et au détriment
parfois d?un investissement de fond sur les thématiques. Le soutien du continent sur les équipements sous
pression et les canalisations est en place.
Un point hebdomadaire entre CS et chefs d?UD, des réunions trimestrielles de service (avec un point régio-
nal des activités (situation, difficultés, propositions de modifications, etc?). Un tableau de bord des activités
tenu par UD et un tableau de bord régional des objectifs suivi par le CS.
En juin, un point est réalisé pour éventuellement modifier certains objectifs de l?année au regard d?élé-
ments divers (effectif, charge en DDAE, EDD, PAC?), sollicitations externes (préfet, direction, parquets?).
S12- Suggestion à la DREAL : Actualiser en lien avec les
DDT et en veillant à sa bonne appropriation, la note de
partage des missions DREAL-DDT.
6 Stratégie
insuffisamment
partagée
Pilotage
TRES
FORT
- Analyse et connaissance des en-
jeux et du contexte : monogra-
phies de sites et d'enjeux, liste
d'établissement sensibles ou
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
Existence d?un profil environnement en ligne sur le site DREAL-OEC de l?observatoire du développement
durable de Corse, actualisé en 2020. Ce document dresse un panorama complet sur les thématiques RN
et RT.
FORT
PUBLIÉ
http://www.oddc.fr/modules.php?name=SimpleProfil&op=showonedoc&id=30&mmg=3,581
http://www.oddc.fr/modules.php?name=SimpleProfil&op=showonedoc&id=30&mmg=3,581
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interne des
services
insuffisant
Risque que les
agents ne
connaissent
pas leurs
objectifs et les
priorités, les
risques.
Risque de ne
pas bien cibler
les contrôles
prioritaires.
Existence d'une note de
déclinaison régionale des notes
de stratégie nationale ; plan de
contrôle ICPE conforme aux
orientations nationales,
respecté. Cas particulier des ICPE
agricoles (organisation,
propositions?)
- Notes stratégiques de priorités
d'action (notamment en ce qui
concerne les contrôles) et de
méthode d'élaboration des
objectifs (l?élaboration du PPRT
d?Ajaccio a-t-elle bien fait partie
des priorités?
- Présence régulière de la
direction dans les départements.
- Notes d'organisation.
- Notes de délégation de signa-
ture.
- Fréquence des rencontres UD
siège
- relations avec les autres
services DREAL ou DDT
RT : Déclinaison des notes de stratégie nationale au travers du programme d?actions de l?inspection établi
chaque année et d?un plan de contrôle en ligne avec les orientations nationales. Le PPRT d?Ajaccio a été
(enfin) approuvé fin 2023.
Concernant les ICPE agricoles, grandes difficultés à recruter des agents formés et expérimentés restant
assez pour mettre en oeuvre une réelle mission de police (départs souvent une fois habilités et opération-
nels). L?inspection au sens police de l?environnement n?a jamais réellement été active en Corse avant la
mutation en 2022 d?une inspectrice ICPE SRNT vers les DDETSPP (en poste sur Bastia mais intervenant sur
les 2 départements). Fonctionnement « normal » pendant un an avec atteinte des résultats DDETSPP, des
constats et pour la première fois, des suites administratives (pas de suites pénales), avant départ de celle-
ci suite à une promotion et aucun candidat à ce jour.
RN : Stratégie triennale en matière de prévention des risques naturels qui décline la feuille de route 2022-
2024 de la DGPR, pas validée en CAR pour la période 2022-2024.
PGRI 2022-2027 arrêté le 1er mars 2022 ; stratégies locales de gestion des risques d?inondation (SLGRI) du
Grand Bastia et de Marana-Golo approuvées, respectivement en janvier et décembre 2019.
Déplacement exceptionnel dans les sites ICPE de la direction.
Déplacement du CS SRNT selon les besoins exprimés par les chefs d?UD ou établissements signalés ou ma-
jeurs (SEVESO seuil haut ET seuil bas). Déplacement du CS en 2A une fois par mois sur 2 ou 3 jours.
Pas de projet de service DREAL, ni de note annuelle d?objectifs transmise par la direction aux services (de-
puis plusieurs directions), à charge pour eux de la décliner ensuite auprès de leurs agents. À l?initiative des
services, une feuille de route vient d?être établie par le SDHEBY et une note d?organisation du SRNT est en
cours d?approbation par la direction.
En DDT 2A, et depuis le changement de direction, celle-ci demande à chaque chef de service de produire
une note d?organisation et à chaque chef d?unité de proposer un plan d?actions. Pas de lettre d?objectifs
déclinée jusqu?au CREP des agents jusqu?à présent.
Une feuille de route du service établie en DDT2B déclinant les objectifs nationaux et locaux, validée par le
préfet (pour le service risques et aménagement uniquement).
Les notes de délégation de signature et le contrôle des réponses par délégation sont en place. Un point de
vigilance sur la Haute Corse en termes de gestion des actes ICPE (cf. risque 8 ci-après)
Fréquence de contact Chef service-chefs UD est quasi journalière.
Des relations continues entre inspecteurs ICPE et chargés de mission du Service Biodiversité Évaluation et
Paysages et la MRAe notamment pour la rédaction des actes administratifs.
SICL (information/informatique) : Le SRNT fournit de la donnée au SCIL, notamment dans le cadre du profil
environnemental, et réciproquement le SRNT fait appel au SCIL notamment pour des cartographies à réali-
ser.
Des relations SRNT-SDHEBY à construire sur le volet RN inondation suite à la réorganisation 2023.
S13- Suggestion à la direction de la DREAL : Formaliser
annuellement en lien avec les services, des lettres de
mission par domaine, arrêtant les priorités et objectifs
de l?année.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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- Modalités d'évaluation des ob-
jectifs des personnels ; Pilotage
des UD ;
-Organisation des structures
À noter, à travers un exemple récent, une réelle plus-value d?une collaboration entre services pour un éta-
blissement ICPE grand consommateur d?eau, la brasserie Pietra à Furiani (prise de conscience de faiblesses
en termes de ressource en eau et donc du risque économique associé et d?autre part d?une nécessaire
réflexion à mener pour gérer l?éventuel déclenchement de restriction par AP en période de crise. L?ap-
proche est à généraliser pour les ICPE identifiées comme grandes consommatrices d?eau).
Appréciation et suivi continu des priorités des agents au fil de l?eau, compte tenu du nombre restreint
d?agents et de la proximité.
Une organisation des structures régionale et départementales en pleine mutation (cf. aussi constats figurant
au risque 5 ci-dessus pour le SRNT)
DREAL SRNT : 4 inspecteurs ICPE en 2A et 4,5 inspecteurs ICPE en 2B, avec 0,5 poste de chargé de missions
RN « terrestres positionné en 2B (vacant entre février 2023 et janvier 2024 et pourvu depuis le 1er janvier
2024) complétant la partie « risque inondation » transférée à un autre service, le Service Délégation de
bassin et Hydrométrie. Un travail d?organisation est en cours pour coordonner l?action afin de piloter les
RN. Une première réunion associant le SDEHBY et le SRNT s?est déroulée le 16 février 2024.
Le service n?avait pas évolué depuis une dizaine d?années avant le 1er janvier 2021 (création SRNT), avec la
séparation entre les risques et l?énergie/transports.
Une organisation interne DREAL fragile et atypique, avec un éclatement des missions RN en dehors du SRNT
(contrôles des OH au service transport énergie climat, inondations au SDEBHY, feux de forêts en DRAAF,
gestion comptable du Bop 181 au SG) et un SRNT qui apparaît désormais comme une « grosse » UD bi-
départementale. Un projet de note d?organisation est en cours d?élaboration.
RT : un service régional avec 2 UD avec un rôle de siège comme sur le continent assuré par des référents et
référentes thématiques régionaux répartis en 2A et 2B (relevant de l?autorité fonctionnelle du CS ; activité
à temps partiel, concernant l?ensemble des agents techniques, sur a minima une ou parfois plusieurs thé-
matiques : risques technologiques, Eau, Air, Déchets, etc.). Cette organisation vise à disposer en local d?une
compétence compte tenu qu?il n?a jamais existé de « siège » en Corse. Avant le 1er janvier 2021 les compé-
tences étaient concentrées sur les agents de Corse du Sud. Dans l?objectif d?un rééquilibrage des missions,
en 2021, l?ensemble des inspecteurs s?est vu attribuer a minima une thématique.
À noter un soutien efficace du pôle équipements sous pression de PACA et de la DREAL AURA pour les
canalisations.
Organisation efficace mais grande sensibilité aux absences des agents ou surcharges de travail, nécessitant
une priorisation faute de vivier d?inspecteurs de « secours » : 4 à 4,5inspecteurs par UD, très en dessous de
la taille critique retenue sur le continent (l?activité industrielle est certes réduite, mais des tâches de base :
réglementation, enquête, inspections, thématiques à suivre, sollicitation préfets, parquets et autres... res-
tent comparables à celles d?une DREAL du continent mais sans siège).
Hypothèse d?une DEAL compliquée par le fait qu?il y a 2 départements a contrario des DEAL actuelles et
deux préfets, chacun disposant de prérogatives départementales sur nombre de missions. Fonctionnement
en DRIEAT avec un siège et des échelons départementaux ?
RN : Historiquement, un unique agent chargé de mission RN. La précédente direction a pris la décision de
scinder en deux l?activité RN, en parallèle de la création d?un service eau à Bastia (activité inondation : 0,5
R1- Recommandation à la direction de la DREAL (le cas
échéant en lien avec la DGPR) : Revoir et/ou
consolider l?organisation de la thématique risque :
- Tracer pour l?avenir, indépendamment des
équipes en place, une organisation lisible et une
logique partagée en interne, couvrant l?ensemble
des champs de la politique RNT portée par la
DGPR tout en favorisant les complémentarités
(entre compétences, entre risques et autres
politiques publiques?), en réalisant un bilan
objectif des choix d?organisation opérés ces
dernières années et de la répartition des missions
risques au sein de la DREAL ;
- À court terme, et dans la perspective du
renouvellement de la stratégie triennale
régionale RN (2025-2027), se redonner les
moyens d?une animation sur la politique des RN,
en exploitant toutes les marges de manoeuvre
possibles, par exemple en renforçant l?effectif
dédié à cette mission et/ou en étudiant la
possibilité d?ajuster certaines priorités RN ou RT,
ou au-delà du seul BOP 181.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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ETP aujourd?hui rattachée au SDEHBY ; activités information préventive autre qu?inondation, mouvement
de terrain dont les falaises de Bonifacio, les feux de forêt, et la gestion du fond Barnier y compris pour le
risque inondation, restées au SRNT 0,5 ETP).
Une animation RN actuellement quasi inexistante (gestion des affaires courantes grâce à un investissement
du chef d?UD2A, ancien cadre de la DDT2A sur ces questions RN) et fortement impactée par la récente
réorganisation avec :
1/ le non remplacement de la chargée de mission RN fin 2022, partie à la DRAAF en février 2023 sur un
poste « Forêt », en poursuivant la mission cartographie des aléas feux de forêt déjà bien avancée avec la
DDT2A. et plus globalement semble-t-il ses missions sur la thématique feux de forêt, un des aléas majeurs
avec les inondations en Corse, sans convention avec la DRAAF ni formalisation de qui fait quoi entre les
2DR ;
2/ un démembrement de la mission RN avec un transfert du sujet inondation au SDEBHY : 0.6ETP avec un
maintien au SRNT de l?ordre de 0,3 à 0,4ETP sur les autres RN, sans toutefois que le SDEBHY ne suive le fond
Barnier, pourtant majoritairement sur cette thématique, qui reste actuellement au SRNT, le contrôle des
ouvrages hydrauliques étant encore dans un autre service (service transport énergie climat : STEC) ;
3/ une priorisation des inspections ICPE par exemple et un redéploiement de cette mission n?ayant pas été
validé par la direction selon le CS (décharge du chef d?UD2A de ses inspections ICPE, seul agent compétent
en RN dans le service, afin qu?il puisse faire l?intérim).
Cela induit une organisation peu lisible et une vision agrégée potentiellement dégradée des risques et no-
tamment de l?interdépendance entre eux (ex : mouvements de terrain et inondation), comme une difficulté
de suivi de l?actualité technique et réglementaire, de l?animation du réseau, du suivi des DDT sur les dossiers
importants?
DDT 2A : Avant la mise en place de la réorganisation de la DDT2A au 1er septembre 2023, l?unité risques
était composée d?un chef d?unité A, d?un adjoint B+ et de deux chargés de la prévention des risques B+ et
B.
Dans le cadre de la réorganisation de la DDT 2A depuis 2 ans (Cap 2025), un resserrement de
l?organigramme a été validé, avec une mission « risques » fortement impactée et création d?une unité
prévention des risques et planification. Environ 20% des agents de la DDT (sur un total d?environ 100 agents)
ont souhaité changer de poste (agents restés à la DDT mais sur d?autres missions ; nouveaux arrivants en
reconversion complète), avec aujourd?hui de nombreux postes vacants. Un nouveau chef d?unité risques
arrive de la DREAL fin 2023, pas d?adjoint.
Au-delà du renforcement d?un ETP décidé sur les risques, le regroupement de la planification et des risques
permettra de moduler la charge de travail. Il y aura 4 personnes en charge des risques + le chef d?unité +
des fractions d?ETP (donc plus d?ETP, obtenus via le programme 135). Les 2 adjointes de la CS pourront aussi
avoir des missions spécifiques. Un ETP viendra par ailleurs en complément sur les marchés publics, en cours
de recrutement.
DDT 2B : Un service plus stable dans le temps, avec 4 ETP, dont 1 poste vacant.
7 Relations
insuffisantes
avec les
collectivités,
les milieux
économiques
et associatifs
FORT
- Relations, politiques et actions
"partagées" avec la région, les
départements, les métropoles ou
collectivités, les Gémapiens, les
associations des maires?
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
préfectu
res 2A
et 2B
(corps
préfecto
ral),
Collectivité de Corse (CdC) : Peu d?échanges et de partenariats des services de la DREAL avec la CdC et les
collectivités en général, exceptés certains domaines particuliers comme la prévention du risque amiante
naturel ou la gestion des crédits FEDER. La CdC semble parfois s?engager dans des projets européens sans
associer vraiment l?État (Projet PROTERINA cité par exemple).
Pas d?échange formel du SRNT avec l?office de l?environnement.
Sur les volets hydraulique et inondation, existence en revanche de relations plus formalisées (la CdC dispose
FORT
R2- Recommandation à la DREAL et aux DDT :
Développer et formaliser par des points réguliers au-
delà des contacts ponctuels sur un sujet ou un dossier
particulier, les échanges techniques avec tous les
acteurs externes, élus comme socio-professionnels
intervenant dans le domaine des risques.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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- Relations avec les structures de
type SPPI ou associations interve-
nant sur les risques.
- Stratégie de partenariat avec les
acteurs économiques ou associa-
tifs (FNE, associations et/ou in-
DRAAF,
BRGM,
ONF
CdC,
OEC,
AUE,
CAPA,
CAB,
AMF 2B,
Maire
Bonifaci
o, U
Levante
d?un service d?assistance technique pour l?eau et les milieux aquatiques qui conventionne avec les Géma-
piens pour des prestations d?AMO pour les études et travaux sur la base d?un cahier des charges élaboré
en secrétariat technique de SDAGE dont la DREAL est membre -continuation de la mission d?appui tech-
nique GEMAPI ante 2018- ; l?office d?Équipement Hydraulique de la Corse (OEHC) gestionnaire de stations
hydrométriques à vocation de suivi de l?étiage mais néanmoins intégrées dans le réseau Vigicrues (hors
tronçons réglementés), avec des actions d?inter-comparaison, de compagnonnage technique pour la cen-
tralisation et le traitement de la donnée. ; l?office de l?environnement de la Corse (OEC), est investi sur la
gestion des risques avec la gestion des crédits FEDER dédiés et donc partenaire des COPIL PAPI notamment.
Elle réalise des actions de financement d?associations pour la culture du risque mais pas de visibilité de la
DREAL sur ces actions).
Peu de relations des DDT 2A et 2B avec la CdC pour la partie risques, ni de réunion une fois/an type 360°
(en dehors d?un partenariat efficace sur la rue Noël Franchini dans le cadre d?un atelier des territoires en
2A avec la CAPA ou de relations avec l?OEC sur des PAPI en 2B), mais des échanges avec l?AUE, au travers
de l?aménagement. Une répartition de compétences entre CdC et ses offices qui justifie une attention
particulière pour les services de l?État. Une attente de mieux connaitre le positionnement du nouveau
chargé de mission risque à la CdC (contrôleur général des pompiers) et les partenariats possibles.
Autres collectivités : Concernant l?association des maires, la DREAL estime que la dynamique n?est a priori
pas enclenchée et que celle-ci ne sollicite pas les services DREAL. Pas de demande particulière des préfets
ni de proposition d?échange par la DREAL non plus.
Lien étroit néanmoins assuré par le préfet 2B avec l?association des maires (réunions tous les 2 mois), les
maires ayant ainsi la possibilité/capacité de s?exprimer. Pas encore de sujets risques proposés par la DDT,
faute de temps et de pilote.
Les échanges avec les collectivités sont parfois impactés par les réflexions nationales qui dépassent les
services locaux (processus d?autonomisation en particulier). L?information-sensibilisation des élus se fait au
travers de réunions sur un sujet donné, pas de façon générale. Un poste toutefois créé à la DDT 2A pour la
sensibilisation aux risques et pour développer la culture du risque.
Avec les collectivités TRI/PAPI et gémapiens (qui avaient tendance à ne convier que les financeurs à leurs
COPIL d?étude), le SDEBHY développe des contacts via les COTECH et COPIL des études SLGRI/PAPI et fournit
un accompagnement du référent hydrologique régional chef d?UH pour les quelques collectivités s?enga-
geant sur des projets SDAL (mise en oeuvre cahier des charges type du SCHAPI).
Absence de contact de la DREAL avec les collectivités pour faire de l?information générale et percevoir les
signaux faibles, en l?absence de sujets particuliers (ex : 2 réunions d?information/démolition des bâtiments
de l?ex-usine d?amiante de Canari qui va impacter toutes les communes du Cap Corse). Remontée de
l?information par le corps préfectoral essentiellement.
Pas de SPPPI en Corse, et peu d?échange avec le Cyprès. Regret exprimé de l?arrêt de la mission
d?accompagnement de la MIIAM, pas forcément communiqué aux acteurs et DDT par ailleurs, attendant
encore son appui et des réponses à des sollicitations de sensibilisation sur les risques inondation avec des
interventions auprès de scolaires et la création d?une dynamique au sein des autorités GEMAPI.
Au niveau SRNT, associations de l?environnement connues (mais pas de représentations d?associations
d?envergure nationale en Corse type FNE, LPO...) et échanges sur des dossiers au cas par cas, selon les
sollicitations avec les associations de l?environnement (U LEVANTE, Le GARDE, Tavignanu Vivu
notamment) ; vues aussi au tribunal ou dans le cadre d?instances (ex PRSE). Rien de systématique ni de
S14- Suggestion aux DDT : Participer activement aux
rencontres État-association des maires pour identifier
les sujets de préoccupation ou les signaux faibles et
proposer des sujets et des interventions dans le
domaine des risques et de leur interaction avec
d?autres politiques publiques (aménagement, santé,
eau?)
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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dustriels, fédération de l'hôtelle-
rie de plein air, des notaires, des
agents immobiliers...)
- Géorisques, bases de données
RN et RT
formalisé. Une perception très critique de l?action de la DREAL, des DDT et du contrôle de légalité par
l?association U Levante qui estime que la réglementation n?est pas correctement mise en oeuvre.
Hors procédure et plan encadrés type PAPI, en dehors des procédures et exercices de concertations du
PGRI et des COPIL SLGR et PAPI, pas de contact et d?instance dédiée à l?information générale.
Les CDRNM 2A et 2B existent mais ne se réunissent jamais. Échanges avec les collectivités, élus dans le
cadre du conseil départemental de sécurité civile, présidé par les préfets, une fois par an, qui permet de
traiter des nouveautés, les actualités, de présenter les exercices territoriaux pour 2024 (DREAL et DDT y
interviennent), ainsi que dans la commission consultative départementale de sécurité et d?accessibilité
(CDCSA, outil d?échanges) ; la commission se réunit une fois /an, et les travaux sont menés toute l?année
dans les sous-commissions).
DDRM 2A révisé en 2021 et DDRM 2B en cours de révision, l?ancien datant de 2015. Pas de suivi des TIM en
DREAL.
En dehors des dossiers instruits, pas de réunions un peu générales et formalisées organisées par les DDT 2A
et 2B avec les acteurs, les notaires, agences immobilière, comme la fédération hôtellerie de plein air, hors
dossiers particuliers des campings et d?échanges en 2B avec l?UMIH et dans une moindre mesure avec la
FNHPA. Pas de sollicitations de leur part.
Géorisques est un outil jugé extrêmement intéressant mais nécessite, selon la DREAL, un travail
d?harmonisation en interdépartemental. Aujourd?hui il n?est pas (plus ?) piloté par la DREAL. Le SDEBHY a
prévu de faire un point avec les DDT sur ce sujet, identifié comme priorité dans la future feuille de route du
service 2024-2026. Pour mémoire, la stratégie triennale 2022-2024 identifiait déjà ce point (OS4).
Selon la DDT 2A, l?intégration des données des PPR dans Géorisques puis dans le Géoportail de l'urbanisme
a bien été réalisée et mise à jour en 2023. Selon la DDT 2B, GASPAR a été renseigné en 2022 en 2B (n?était
pas à jour depuis des années). Une actualisation régulière est nécessaire (a priori le PPRi Solenzenara,
Chiola, Travo approuvé en 2022 n?y figure pas par exemple).
Des outils parallèles de mise à disposition de l?information ont été développés par les 2 DDT via GeoIDE
carto (en consultation sur les sites des préfectures), suite à une difficulté identifiée sur l?alimentation en
format WMS par le BRGM il y a 2 ans. Des divergences de standards de données entre Géorisques (COVADIS)
et le GPU posent également question, et pourraient nécessiter, si le problème est toujours d?actualité, un
appui de la DREAL.
R3- Recommandation aux DDT : Relancer les CDRNM
afin de développer, comme prévu par le Code de
l?environnement, les lieux d?informations et les
échanges réguliers avec l?ensemble des acteurs de la
politique RN.
S15- Suggestion aux DREAL et DDT : Mettre au clair les
éventuelles difficultés restantes d?alimentation de
Géorisques (et s?assurer de sa mise à jour régulière) et
la capitalisation des données via les sites alimentés par
les DDT/GeoIde (risque de doublonnage ou de
données mal actualisées).
8 Pilotage régio-
nal insuffisant
ou déficient
(Services décon-
centrés, opéra-
teurs de l?État,
RST)
Pilotage régio-
nal de type mi-
cro-manage-
ment
FORT
- Réunions et contenu des CODER
(DDT, DDETSPP) (politiques,
moyens humains et financier, ré-
alité du dialogue).
Examen
document
aire (dont
CR des
quatre
dernières
réunions
de chaque
instance)
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
Parquet
2B,
DRAAF,
BRGM,
ONF
Une vision positive des CODER vus par la DREAL (des interventions du SRNT et du SDEBHY en CODER sur
tous types de sujet relevant de ses missions, notamment inondation, mouvements de terrain, amiante,
ICPE, etc... mais les suites à donner sont parfois difficiles à mettre en oeuvre (plan de charge? ; Intérêt des
CODER pour s?acculturer aux pratiques/réflexions des différents participants (DDT, DRAAF, DDETSPP, etc..),
et traiter en transversal des sujets jusqu?alors cloisonnés (exemple : intervention tri partite entre la DRAAF,
la DDT (police de l?eau) et la DREAL (ICPE) pour la filière des caves viticoles / rejets aqueux et déchets).
Des attentes en DDT (CODER DR-DD davantage perçus par les DDT dans une logique de chambre d?enregis-
trement que d?échange et de pilotage. Pilotage surtout sur ressources financières et RH. Constat souvent
de descente de consigne nationale sans territorialisation. Pas vraiment de sujets risques au CODER et pas
non plus de propositions de la DDT? cf. aussi risque 2 ci-dessus)
Les référents thématiques RT du service participent aux GT nationaux : Participation aux CODAF et COLDEN
avec un intérêt mitigé compte tenu des moyens disponibles. Un COLDEN existe en 2B et un se met en place
TRES
FORT
S16- Suggestion aux DDT : Introduire davantage de
sujets risques dans les CODER, en les articulant avec les
autres politiques publiques dont l?aménagement et
renforcer le rôle du CODER dans sa dimension
stratégique et de déclinaison locale en matière de
risques.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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- Existence de réseaux tech-
niques de pilotage thématiques,
domaines couverts, fréquence,
intérêt ressenti et niveau de par-
ticipation, qualité du dialogue et
de l'écoute par la DREAL, des con-
tenus et des productions ; réu-
nions des agents (IICPE, RDI,
Autres).
- Tableaux de bords en nombre
raisonnable et de période d'ac-
tualisation raisonnable.
en 2A. Les CODAF sont orientés majoritairement « travail illégal » mais permettent de rencontrer les autres
services afin d?avoir une réponse coordonnée.
Un club risque DREAL-DDT réuni 2 à 3 fois par an (sauf en 2023, suite au départ de la chargée de mission),
mais le plus souvent entre chefs d?unités et chargé de mission, sans le niveau plus stratégique chefs de
service DDT ou DREAL. Difficile cependant de faire de l?harmonisation entre les DDT quand une des deux
est en réorganisation et qu?un des deux chefs d?unité risque est en cours de recrutement. La stratégie trien-
nale sur les RN servait de fil rouge à ces réunions qui ont permis d?uniformiser à l?échelle régionale la mise
en oeuvre de certains aspects de la politique nationale de prévention des risques naturels (doctrines AZI et
AZS, CCTP PPRN type rédigé par la DREAL s?inspirant des CCT produits en 2A et 2B). L?analyse des comptes
rendus essentiellement de 2022 transmis à la mission font apparaître des ordres du jour intéressant et un
bon niveau d?échange sur tous les sujets
Pas de GT ou de réseau technique local de pilotage thématique hormis l?animation RDI à raison de 2 à 3 fois
par an également. Des initiatives de DDT pour « compenser » ce besoin de coordination (ex calage récent
Fonds vert sur le volet feux de forêt par la DDT2A faute de coordination DREAL ou DRAAF ; échanges de
projets de règlement PPR Mt de la DDT2B?)
Intérêt identifié par la DREAL de réinterroger les DDT sur leurs attentes suite au changement organisation-
nel et à l?arrivée du nouveau chargé de mission RN (besoin de doctrines exprimé en 2A -arrêtés types- );
Finaliser sur les cahiers des charges, la passation de marché pour BE pour les études PPR puis se doter de
documents de référence de PPR (arrêté de prescription, règlement type comment statuer sur les différents
types d?aléas? tentative d?harmonisation sur règlement / cours d?eau ? décret 2019) : DDT2A et 2B ont
réussi à obtenir une grille d?harmonisation).
Un besoin exprimé par le DDT 2A de partager l?expérience au niveau interrégional ou méditerranéen pour
élargir le périmètre de réflexion et de partage DR-DD (avec des moyens en Corse limités), et profiter d?une
plus grande variabilité des situations sur des régions plus étendues (découvrir voire mutualiser des
pratiques dans des environnements différents).
Problème de suivi des PPRN en DREAL avec un fichier de 2022 retrouvé dans les archives de l?ancienne
chargée de mission et transmis à la mission qui comporte manifestement des erreurs (voir pour le détail la
matrice risques terrestres en montagne).
A priori, les PPR sont sur les sites internet État. Le travail de la chargée de mission étant normalement
supervisé par le chef de service, ces constats mettent en évidence un problème de suivi (soit un mauvais
suivi, soit une formalisation des procédures de suivi et d?archivage à revoir car conduisant au départ d?un
agent, à la perte de l?information), certes explicable par les moyens, notamment actuels, mais pas assez
rigoureux non plus par le passé, avec des PPR très anciens et des délais entre prescription et approbation
très supérieurs à 5ans (cf. pour le détail les matrices feux de forêt et risques terrestres en montagne), sans
réelle action corrective engagée.
Cette situation sur les 10 dernières années, est expliquée par les services par la faiblesse et le turn-over des
compétences (cahier des charges, rédaction des marchés), comme par d?autres priorités (exemple en 2A,
inondations Ajaccio en décembre 2019, l?engagement de toutes les études de Bonifacio, la mise en place
de la mission RDI qui repose sur 4 personnes, comme l?importance des avis risques sur l?urbanisme avec 2
agents noyés sous les avis et contentieux urbanisme risques), des évolutions de méthodologie, de
modélisations hydrauliques, de relevés topo plus fins (lidar)? et la nécessité de prioriser les actions. La
nouvelle organisation de la DDT 2A amènera un mieux, une force de frappe renforcée, avec des renforts et
des redéploiements.
Concernant les retards d?élaboration des PPR, la DREAL assure qu?il y avait des relances auprès des DDT, en
réunion technique et par mail. Sur la réactualisation des PPR, identification il y a 2 ans environ, de la
nécessité de travailler à l?échelle régionale et rédaction effective d?un cahier des charges type,
R4- Recommandation à la DREAL, en lien avec les DDT :
Remettre rapidement en place une animation du
réseau RN en lui redonnant un caractère plus
stratégique, en mobilisant les chefs de service sur les
clubs risques et les chefs d?unités ou les chargés de
mission sur des GT thématiques. Se rapprocher des
réseaux du continent, qui partagent les
problématiques méditerranéennes, pour élargir le
champ des situations rencontrées, et échanger les
pratiques et expériences.
R5- Recommandation à la DREAL et aux DDT : Pour les
risques naturels, mettre ou remettre en place un
système de pilotage régional (DREAL) et départemental
(DDT), permettant la priorisation des actions, le suivi de
leur avancement, leur ajustement ou leur correction,
en s?appuyant sur un dispositif de suivi régulièrement
actualisé et bien archivé (en particulier pour les
procédures PPR et les études conduites, les outils
d?information préventive et de sécurité civile).
S17- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Compte tenu
de l?évolution du climat, de l?urbanisation en Corse et
du corpus réglementaire, mettre en place et piloter
rigoureusement un programme triennal glissant,
réaliste mais ambitieux, d?actualisation des PPR très
anciens, sans oublier la couverture d?éventuels
secteurs à forts aléas, mais à enjeux un peu moins
importants, non prioritaires au titre des orientations
nationales, mais où des décès ou des dommages
importants sont possibles (risques torrentiels
notamment).
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
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- Production de notes méthodo-
logiques partagées.
- Validation de doctrines en in-
terne (vues au préalable au ni-
veau national sauf si uniquement
mise en application opération-
nelle d'orientations nationales)
ou en CAR.
-Priorisation des interventions
-Réunion régulières avec les
préfets.
- Relations/partenariats avec les
autres services de l'État impli-
qués (DRAAF, Education natio-
nale...).
harmonisation des doctrines AZI et AZS.
Existence de deux doctrines régionales AZI et AZS (co-construites et présentées par les DDT au contrôle de
légalité) mises en oeuvre par les 2 DDT :
- Inondation : un atlas des zones inondables a été établi et une doctrine relative à l?application de
l?atlas des zones inondables (AZI) au titre du R.111-2 du CU a été approuvée en CODER du 28 jan-
vier 2019.
- Submersion marine : un atlas des zones submersibles a été établi par le BRGM a l?échelle régio-
nale et porté à la connaissance des communes littorales du département de Haute-Corse en juil-
let 2022, accompagné d?une doctrine relative à son application au titre du R.111-2 du CU.
Une doctrine d?application de l?aléa feux de forêt est en cours de rédaction avec les DDT et la DRAAF.
Les 2 DDT exposent ces documents aux services instructeurs et la DDT 2B mentionne qu?une animation
DREAL peut être un plus, au bon niveau et pas seulement chargé de mission.
Concernant ces PPR mouvement de terrain, alors que la DDT2B réalise ses premiers PPR de ce type, une
mutualisation et un accompagnement de la DREAL serait le bienvenu (cf. aussi matrice risques terrestres
en montagne).
Les priorités d?intervention sont établies sur la base des actions nationales et des actions régionales choisies
au regard de l?expérience locale et de la connaissance du tissu industriel. Elles restent très dépendantes
des moyens disponibles.
À titre d?exemple pour 2024, il a été retenu une action sur les stockages batteries lithium associés aux parcs
photovoltaïques, car 2 incendies à un an d?intervalle, qui ont duré près de 8 jours chacun et ont consommé
plus de 15 000 m³ d?eau pour l?extinction de l?incendie alors que la réglementation ne prévoit que 40 m³ de
réserve incendie.
Le directeur de cabinet 2B a été associé (il a été recensé plus d?une trentaine d?installations du même type)
alors qu?il n?en existe qu?une en 2A.
Priorisation des interventions à mettre en oeuvre de manière sûrement plus formelle dans le cadre de réu-
nions régulières DREAL/DDT sur la stratégie RN.
Bonnes relations avec la DRAAF qui participe régulièrement à des CODIR communs, mais une reprise de
facto de missions DREAL sur les feux de forêts, suite à la mobilité de l?ancienne chargée de mission RN
DREAL, qui n?a pas fait l?objet d?un conventionnement pour préciser « qui fait quoi ».
Les comités de bassin et les instances annexes de celui-ci rendent les liens du SDEBHY avec l?AERMC, la
DRAAF et l?ARS très réguliers. Liens qui peuvent être mis à profit sur la politique risque inondation.
Le CRP (comité régional de programmation) annuel du BRGM organisé par la DREAL est outre la program-
mation, une séquence de partage des enjeux entre acteurs et souvent l?occasion de se mettre à jour quant
aux ambitions des services partenaires.
Pas de relation avec le DASEN excepté au cas par cas (ex d?un collège puis dans une autre commune, d?une
école dans une zone amiantée en cours d?anthropisation).
2A : La directrice de la direction de la coordination des politiques de l?État et du développement territorial
a alerté le SG de la préfecture à plusieurs reprises sur la précarité du BEA (Bureau Environnement et
Aménagement) en termes d?effectif compte tenu de la charge de travail. Il en résulte des retards de
plusieurs mois sur des mises en demeure. Les déclarations ICPE ont au départ été traitées par la DREAL
S18- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Traiter en lien
avec les DDT, la question des PPR prescrits depuis très
longtemps (relance, dé-prescription?) ou annulés (PPR
Calvi).
S39- Suggestion à la DREAL (rappel de la matrice
risques terrestres) : Formaliser un cadre régional sur les
PPR mouvement de terrain, en s?appuyant sur le travail
réalisé par la DDT 2B en lien avec le BRGM et sur ce qui
existe dans d?autres régions.
S19- Suggestion à la DREAL : Formaliser le « qui fait
quoi » en termes de feux de forêt entre DREAL et
DRAAF, idéalement par une convention validée par le
préfet.
S20- Suggestion aux DDT : Développer un partenariat
avec les DASEN tant sur l?information des jeunes que
sur l?appui technique à l?élaboration des PPMS.
S21- Suggestion à la DREAL et au préfet 2A : Redéfinir
une organisation solide pour sécuriser les missions
entre la DREAL et le Bureau de l?environnement et de
l?aménagement de la préfecture 2A.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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- Dialogue de gestion et modali-
tés de répartition des ETP.
- Note d'harmonisation entre dé-
partements.
(récépissés), mais ce n?est plus le cas aujourd?hui. Le BEA indique des difficultés d?acculturation technique
et un manque de formation aux ICPE et à l?environnement en général.
Les pistes d?amélioration évoquées : mise en oeuvre d?un plan de formation ; création d?un pôle juri-
dique/contentieux mutualisé avec Bastia. Le SRNT de la DREAL et le bureau Environnement sont dans l?at-
tente de bilatérales avec le SG préfecture dans un souci de coordination.
En Haute-Corse, il n'y a plus de bureau de l'environnement identifié en tant que tel. Certaines missions sont
assurées par le service juridique et coordination (SJC) de la DDT2B, délégataire du préfet, notamment la
mise en enquête publique (ou consultation du public) des dossiers d'enregistrement et d'autorisation ICPE
ou encore la gestion administrative des déclarations. D'autres missions ne sont plus assurées par ce service,
comme par exemple, la relecture administrative, les mises à la signature du Préfet, les notifications et
publications des arrêtés ICPE (mise en demeure, astreinte, amende administrative...) ou la gestion des
contentieux ICPE. Par ailleurs, le SJC n'est plus destinataire des rapports de l'inspection et des propositions
de l'inspection des installations classées. Pour pallier à cette difficulté, la DREAL réalise certaines missions.
Une réflexion a été lancée suite au signalement de l'inspection générale. Un travail de concertation entre
la DREAL et la DDT2B pour retrouver une synergie et une cohérence globale du traitement des affaires ICPE
est à mener.
Coopération inter-régionale sur les canalisations, ESP et prévision des crues avec SPC.
Pas de participation directe du SRNT au DG DREAL-DDT, mais élaboration du DG avec la cellule financière
pour le BOP 181. Pour le volet inondation et pour cette année 2023 après réorganisation, le SDEBHY a assisté
le SRNT (RBOP) dans l?analyse des demandes du dialogue de gestion 2024
La consommation des crédits des DDT est difficile à piloter car souvent totalement dépendante des
prévisions et de l?avancée des chantiers pilotés par la collectivité (collectivités gémapiennes parfois encore
en structuration ; de très grosses opérations que la DDT a du mal à maîtriser sur dialogue de gestion 2024 :
exemple PAPI CAB : 700 k¤). Le pilotage s?effectue sur la base d?un tableau de bord et d?informations
régulières récupérées auprès des DDT et transmises par la cellule financière multi-BOP du SG, indépendante
du SRNT. Des points étaient certes régulièrement faits en réunion régionale risque (avant le départ de la
chargée de mission RN en 2023 ; a priori remis en place en 2024), mais sans aucun commentaire ou avis
qualitatif repris sur les compte rendus communiqués à la mission.
Globalement, les niveaux de consommation et d?engagement du Bop 181 sont certes en progression, mais
parfois encore faibles (29,8 et 57,4% de CP consommés ces 2 dernières années en Drice) :
2021 : 1.69M¤ consommés sur 6.55M¤ en Drice soit 25,7% en AE et 9.57M sur 8.86M¤ en Drice et 11.1M¤
en Drace en CP, soit respectivement 108% et 86.25% ; Demandes initiales 17.56M¤ et 14.63M¤ ;
2022 : 1.84M¤ consommés sur 4.97M¤ en Drice soit 37.1% en AE et 1.9M¤ sur 6.38M¤ en CP soit 29.8% ;
2023 : 2,7M¤ consommés sur 2.7M¤ en Drice soit 100% en AE et 1.43M¤ sur 2.49M¤ en CP soit 57.4% ;
La lettre DRFIP du 19 avril 2023 relatif à la programmation 2023 valide avec des réserves la proposition
2023 et rappelle sa demande déjà formulée de mise en oeuvre d?un CIC-CIB.
Un tableau de suivi du fonds Barnier existe à la DDT 2B, sans réel contrôle interne. C?est le suivi, dans le
dialogue de gestion, qui permet de suivre l?avancement.
L?intégration du FPRNM au BOP 181 au 31 décembre 2020, concomitamment avec la création des SGCD, a
ajouté une charge de travail supplémentaire aux DDT et la partie administrative (gestion budgétaire, mar-
chés publics?), chronophage, implique une bonne connaissance des outils (Chorus, Place?) qu?il est difficile
d?appréhender avec une création des SGC qui n?a pas amélioré la situation des services métiers ( soucis à
l?origine de suivi des BOP au SGCD, réglé depuis, avec du mal à savoir si action engagée, payée? )
Pas de tension particulière identifiées par la DDT 2A en termes de dialogue de gestion, conduit de manière
S22- Suggestion à la DREAL et à la DDT2B : Sécuriser la
procédure de transmission des actes en lien avec les
ICPE
S23- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Mettre en
oeuvre un contrôle interne comptable, poursuivre et
renforcer le travail de suivi qualitatif des
consommations en réunion DREAL-DDT mais aussi
d?adaptation à la réalité des consommations et de
réduction des demandes de crédits du BOP 181, afin de
retrouver un taux satisfaisant de consommation AE-CP.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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positive par le DREAL. Un recalage ces dernières années a été opéré sur les effectifs en tenant compte de
la réorganisation de la structure. Pas d?utilisation de la réserve 3% des préfets.
Le service risques de la DDT 2B s?estime correctement dimensionné avec 2 A et 2 B pour les missions
traditionnelles. La survenance d?évènements de plus en plus fréquents impacte cependant fortement
l?activité (surcharge de travail considérable) et nécessite parfois le recours à des vacataires, des stagiaires
d?écoles d?administration à condition que la durée du stage soit supérieure à 3 mois ou d?alternants
opérationnels.
8
bis
Inefficacité des
conventions
(notamment
avec la DREAL
PACA
concernant la
sécurisation des
OH)
Inadaptation de
la DREAL aux
évolutions
structurelles
(notamment ré-
organisation
SPC)
MOYE
N
- Mise en oeuvre des
conventions d?accompagnement
technique (notamment avec la
DREAL PACA concernant la
sécurisation des OH, les ICPE
spécifiques?
- Récente évolution du SPC PACA
Corse. : quelle adaptation ?
Entretiens DREAL Conventions d?accompagnement techniques passées appréciées, apportant un soutien positif tant d?un
point de vue technique qu?en termes de disponibilité et d?investissement. Jugé à poursuivre, voire à appro-
fondir sur les RT (déjà évoqué avec le chef de service de PACA). Pôles de compétence des autres DREAL (ex :
DREAL AURA pour les cana TMD) parmi les principaux partenaires.
La réorganisation du SPC a, vu de Corse, déstabilisé le dispositif avec un départ massif d?agents et un fort
renouvellement. En dehors du chef du SPC, les agents ne connaissent pas la Corse et cela induit actuelle-
ment plus d?incertitudes dans la prise de recul sur la prévision et la détection d?anomalies, que le chef d?UH
corrige au fil de l?eau par sa connaissance du contexte hydraulique local dans la mesure de ses moyens.
Le SDEBHY pas réellement associé par la DREAL PACA aux travaux de préfiguration sans doute en cours, ce
qui génère de fortes inquiétudes, particulièrement en cas de survenue d?un événement concomitant en
PACA et en Corse.
Bonnes relations et bon partenariat SPC-DDT2A (ressenti plus nuancé en 2B). Exemple : présentation du
dispositif "couverture totale" d'ici 2030 ; échanges réguliers sur les études en cours pour la révision des
PPRI de la Gravona et du Prunelli ; sollicitations en gestion de crise si besoin d'informations complémentaire
(situation crue pour 2 cours d'eau Rizzanese et Solenzara qui ne sont pas Vigicrue).
S24- Suggestion à la DREAL : Formaliser des échanges
réguliers SPC-DDT-DREAL et le travail en commun sur
des sujets à identifier.
3. Gérer les compétences et les agents
9 Compétence
technique (dont
juridique et
commande pu-
blique) affaiblie
(par un fort taux
de premiers
postes ou une
forte rotation
des agents, ou
toute autre rai-
son)
FORT
- Politique de recrutement, sortie
d?école...
- Livret d'accueil
- Politique de formation en local.
- Plan de formation (existence et
modalités d'élaboration et de
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B
Pic de retour sur le continent au SRNT après la période CoViD (3 agents), remplacés par des agents déjà en
Corse excepté un qui doit repartir mi 2024 sur le continent. Mobilisation des chefs d?UD et du CS pour
rechercher des profils adaptés. Des changements internes de poste (SRNT) sont fortement souhaités dès
lors que l?occupation du poste dépasse 5 ans.
Peu de concurrence sur les postes ouverts en DREAL comme en DDT, mais depuis la création du SRNT,
aucun poste ouvert resté vacant (tous les postes sont ciblés en A, car les recrutements de B sont plus diffi-
ciles).
Difficulté croissante pour le recrutement sur les postes d?inspecteurs ICPE du fait de l?exposition inhérente
au métier. D?une manière générale, la DREAL estime que plus le poste inclut de la gouvernance type DI,
moins il est attractif (seulement 2 candidatures internes État pour l?ouverture du poste DI-GEMAPI).
Possibilité de recours à des contractuels ou d?alternants en master risques de l?université de Corse notam-
ment (filière prévention des risques naturels).
Beaucoup de mobilités internes à la Corse (plus facile encore sur Ajaccio), ce qui en management limite
l?arrivée de nouvelles expériences et pratiques.
Pas de bilan collectif de compétences ni de plan de formation formalisé, mis en place ni à la DREAL ni en
DDT.
Tous les postes sont des compétences rares car demandant des habilitations longues à obtenir pour ICPE
et ESP/Cana. Les autres activités de type Après-Mines demandent également un investissement en dépit
MOY
EN
S25- Suggestion au secrétariat général de la DREAL :
Mener, sur le périmètre DREAL et DDT, un travail d?ob-
jectivation des arrivées et départs des agents du conti-
nent et de Corse, et proposer des pistes d?actions.
S26- Suggestion à la DREAL : Engager une réflexion sur
les besoins en formation de chaque structure, surtout
en cette période de réorganisation, au travers d?une
enquête (CREP, questionnaire agents?) suivie d?un
plan de formation négocié avec le CVRH compte tenu
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 71 sur 126
suivi, à quel niveau, lien CVRH,
...).
- Articulation DREAL-DDT-CVRH
sur les compétences.
- Pertinence de la documentation
qualité et de son emploi pour fa-
ciliter le travail des nouveaux.
- Qualité de l?archivage réseau.
- Dispositif de tutorat ou d'ac-
compagnement.
- Participation à des réseaux mé-
tiers.
- Incitation ou accompagnement
à l?évolution de carrière.
- Gestion des compétences rares,
mutualisation des compétences.
- Attributions des missions à en-
jeux aux agents expérimentés
- Tableau de bord des postes oc-
cupés depuis plus de huit ans.
d?un temps ETP à y consacrer relativement faible (<0,2).
Formations obligatoires pour les inspecteurs ICPE novices et ce fut le cas pour les chefs d?UD ainsi que la
moitié des inspecteurs, comme pour les formations ESP/Canalisations en vue de l?habilitation des 2 agents
en charge de ces activités, l?agent titulaire du sujet partant à la retraite à la fin de cette année.
Pour les autres agents, politique de formation classique, lors des CREP.
Problème spécifique du coût de la formation et des réunions sur le continent (nombreuses formations en
distanciel en 2021/2022, mais de moins en moins).
Formations proposées sur les RN souvent complètes, contingences budgétaires et priorité donnée à des
formations qualifiantes (assermentation de contrôleurs au titre du code de l?environnement?).
La chef de service risque de la DDT 2A a recensé, en direct et sans appui DREAL, l?ensemble des formations
disponibles et a pris contact avec le CVRH pour être prioritaire sur les formations de prise de poste. Pas de
réponse positive (ni négative) sur la possibilité de formations en visio. Constats assez souvent de formations
pour lesquelles des agents ont été refusés (formation complète) et attente de réponse du CVRH sollicité
par le DDT2A sur la possibilité de déplacement de formateur en Corse pour contourner la difficulté
financière pour la DDT.
Manque d?une formation prise de poste Chef unité Risques (à l?inverse, une formation ADS de 4 semaines
sur urbanisme et taxe aménagement), adaptée aux attentes d?un responsable et pas trop précise. L?attente
a été exprimée au CVRH.
Missions attribuées selon le parcours et les compétences acquises de l?agent mais aussi selon le goût de
l?agent si possible (exemple, une ingénieure risques, disposant en sus d?une formation initiale en droit de
l?environnement, exerce la fonction de référente juridique pour le SRNT).
Des situations contrastées en termes de compétences selon les structures (DREAL : OK sur RT et en renou-
vellement sur RN ; DDT2A : compétence technique en place avant la réorganisation mais équipe totalement
remaniée avec une compétence collective à reconstruire ; DDT2B : des agents compétents sur la technique,
l?hydraulique, la loi sur l?eau? mais un manque surtout sur la partie administrative et les aspects budgé-
taires CHORUS). Le RRI (chef unité UH) peut apporter son expertise. Une compétence des agents DREAL et
DDT reconnue par les acteurs externes.
Une fragilité identifiée à la DDT 2A (comme en DDT 2B) sur les marchés publics pour les études risques
naturels (agents sans formation ni expérience), réglée par la mise en place en 2A d?un poste de B chargé
des procédures achats et référent marché créé au service Modernisation Évaluation et Prospective
(nouvelle organisation, poste encore non pourvu à ce jour).
Quelques besoins de formation traités (formation BRGM mouvement de terrain aux 2 DDT en 2022 avec
visite sur le terrain, possible appui submersion marine) ou identifiés par les DDT (formation à la gestion de
crise, aux bons réflexes ; formation sur site inondation hydraulique-hydrologie, peut-être en s?appuyant sur
le SPC).
Complexité technique ressentie enfin pour réaliser des cahiers des charges des clauses techniques
particulières sur les plans de prévention des risques littoraux, des inondations torrentielles et inondations
en milieu urbain dense (Ajaccio), mêlant cours d?eau, ruissellement et pluvial.
Temps de séjour des agents SRNT (en comptant l?ancien service risques énergie transports) : 0 à 3 ans :
6 agents ; 3 à 5 ans : 4 ; > 5 ans : 2).
Les fonctions spécialisées type hydromètres connaissent peu de turn-over, avec toutefois peu de possibilité
des spécificités insulaires de la Corse en termes de
coût de déplacement.
S27- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Étudier les
possibilités de mutualisation DREAL-DDT de certaines
compétences transversales type juridique ou marché
publics.
S28- Suggestion à la DREAL, en lien avec les DDT :
Identifier les sujets techniques à travailler en réseau
risques et les traiter au niveau régional voire
interrégional.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Taux réussite aux concours exa-
men pro
d?évolution de carrière, alors que leur connaissance du terrain et leur forte technicité est indispensable. Un
assouplissement des règles de gestion pour ces postes précis est sollicité.
Nouvelle équipe à la DDT 2A et ancienneté des agents entre 1,5 an et 4 ans à la DDT 2B.
Non connus.
10 Inadaptation
du plan de
charge aux
fluctuations de
ressources
(prévention
RPS)
MOYE
N
Adaptation des objectifs, appui
siège, appui inter UD, inter DDT,
gestion des RPS
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B
Pas de situations de RPS identifiées en DREAL ou en DDT 2A ou 2B mais une pression croissante à l?exercice
des missions et un sentiment de ne pas voir leur investissement reconnu, identifié au SRNT. L?équilibre du
système est précaire et ne repose que sur la solidarité et l?ambiance de l?équipe. L?adaptation des objectifs
est possible, mais sauf si elle est mineure, elle sera réalisée aux dépens d?autres objectifs affichés pour
l?année en cours car peu de marges de manoeuvre.
11 Fautes de
service
impliquant des
agents au
pénal
FORT
- Actions préventives pour ré-
duire le risque (formation des
agents, doctrines relatives aux PV
et mises en demeure, fiches ré-
flexes en cas d'accident).
- Appui aux agents mis en cause.
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B
Pas de situations de faute de service rencontrées en DREAL ou en DDT 2A ou 2B.
La chaîne hiérarchique intervient pour chaque dossier, aucun dossier/acte ne sort du service sans que ce
soit validé par le chef d?UD et le CS et les fiches réflexes en cas d?accident font partie de la mallette d?as-
treinte.
Si difficulté avec un assujetti, convocation du dirigeant de l?entreprise au bureau et info du directeur de la
DREAL, et selon du préfet et du substitut du procureur. Peu de problème en Corse, parfois un peu d?excita-
tion mais en l?état pas de débordement.
12 Qualité
juridique
insuffisante (en
particulier
mémoires en
réponse)
MOYE
N
- Organisation de la fonction juri-
dique en DREAL, pôle juridique
régional MTECT ou préfectures.
- Participation à des réseaux juri-
diques métiers.
- Articulation avec les préfec-
tures, les ministères.
- Suivi des contentieux gagnés ou
perdus, modalités de diffusion et
de valorisation des enseigne-
ments...
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
Parquet
2B
Missions juridiques, conseil et contentieux : Pas de mission juridique en DREAL et donc de conseil ou
d?expertise amont, y compris pour la direction ou le préfet (mission juridique en préfecture, revenue en
DREAL avant d?être supprimée au départ de l?agent en raison notamment d?une sous-utilisation. Chaque
service assure donc désormais sa fonction juridique, soit 0.2 ETP d?une inspectrice SRNT dédiée à la
rédaction des mémoires en réponse, mais sans possibilité de conseil juridique amont). Les juristes de la
préfecture peuvent être sollicités, mais ils sont très occupés. La DDT 2A, dotée d?un service juridique,
pourrait étudier une mutualisation sur Ajaccio (DREAL, DMLC, DDT), à condition de ne pas agir sans moyens
complémentaires, en « bénévolat ».
Chaque référent RT du SRNT procède à une veille juridique qui fait l?objet d?une information de l?ensemble
de l?équipe d?abord par mail puis d?un échange lors de la réunion de service.
Des échanges avec la DAJ du ministère et les services de la DGPR sur les dossiers complexes, pour ne pas
être en marge de la règle nationale. Contacts fluides et fréquents avec le parquet et participation aux au-
diences comme au COLDEN (Comité Opérationnel de Lutte contre la Délinquance Environnementale), ins-
tance en place en 2B depuis 2021, étendue à tous les départements récemment (prochainement en 2A).
Une 10aine de contentieux sur l?activité DREAL sur les 6 derniers mois.
Un service juridique et contrôle à la DDT 2A (8 personnes/105 ETPT à la DDT), précédemment centré sur
l?urbanisme, avec souhait d?élargir et de dissocier les fonctions instruction et contrôle. Un besoin identifié
de davantage d?action sur l?amont (conseil). Contentieux 2A sur autorisation d?urbanisme individuelle
(illégale ou absence d?autorisation), pas sur des PPRI. Souhait de bien séquencer le triptyque
Conseil/Instruction/Contrôle (environ 200 contentieux sur l?urbanisme).
En DDT 2B, précontentieux ou recours gracieux, gérés par le service risque, le service juridique venant en
appui (rédaction, mise en forme des contentieux) et assurant une veille et une diffusion régulière des
jurisprudences. Possibilité de le solliciter sur le conseil juridique amont.
Selon le Parquet, environ 70% du contentieux spécialisé environnement concerne le contentieux de
l?urbanisme, le plus souvent pour constructions illégales (les motifs évoqués ne sont pas forcément liés aux
risques naturels). Le parquet recourt souvent à des sanctions pénales avec remise en état et non de
régularisation ; l?exécution des décisions d?urbanisme reste cependant compliquée.
La DDT2B est sollicitée pour avis en amont des audiences, le service juridique y répond de manière réactive.
Sa participation systématique aux audiences serait souhaitée pour apporter son expertise (éclairage sur la
MOY
EN
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 73 sur 126
possibilité ou non de régularisation de la situation, au regard des nouveaux éléments apportés) et limiter
le risque de renvoi à défaut d?avoir la réponse.
Parquet d?un côté et DDT 2B de l?autre tiennent un tableau de suivi des contentieux sur les sujets
urbanisme et environnement (en cours d?actualisation pour le suivi par le parquet de l?exécution des
décisions en matière d?urbanisme).
Contrôle de légalité des documents d?urbanisme
Même si l?association U Levante est critique sur le respect des réglementations en Corse par les différents
acteurs, dont les collectivités, et sur le contrôle de légalité réalisé par l?État (en notant toutefois quelques
améliorations sur les dernières années pour ce dernier), le contrôle de légalité est particulièrement
développé en Corse (selon le rapport de la Cour des comptes, S2022-1762 du 16/09/2022, environ 20 %
des actes reçus ont donné lieu à un contrôle de légalité sur l?exercice 2015-2021 au niveau national ; les
deux départements de Corse figurent parmi les 9 départements affichant des taux nettement supérieurs).
Le contrôle de légalité est assuré par la préfecture en Corse-du-Sud, avec l?arrivée récente d?une cheffe de
pôle (absence de direction depuis 2 ans), et par la DDT 2B/Service Juridique et Coordination pour le compte
du préfet en Haute-Corse.
En Haute-Corse, l?activité contrôle de légalité des documents d?urbanisme (assuré par la DDT 2B) a porté
sur 68 actes en 2022, avec 6 recours gracieux.
En Corse-du-Sud, la préfecture sollicite ponctuellement la DDT pour l?analyse de certains dossiers. Le service
du contrôle de légalité s?est renouvelé en septembre 2023, avec une recentralisation du contrôle de légalité
à Ajaccio pour favoriser une vision départementale. Une première réunion de travail préfecture-DDT a
permis de reprendre contact et d?échanger sur les priorités, avec un constat partagé de dynamique à
recréer (nombreux agents en prise de poste) et une perspective de réunions mensuelles : partage de
stratégie, actualités, signalements (par exemple sur les secteurs où les avis conformes de la DDT ne sont
généralement pas suivis et les certificats d?urbanisme opérationnels favorables délivrés par les communes),
échanges sur les difficultés (par exemple interprétation de la PAU). La mission souligne l?intérêt de ces
partenariats étroits et réguliers.
En 2A, le contrôle de légalité fait l?objet d?une vigilance particulière, il est réalisé de manière quasi-
exhaustive sur les risques pour les demandes d?autorisation. Les permis de construire et permis
d?aménagement sont vus au travers des avis conforme (DDT) ou du contrôle de légalité (préfecture),
représentant environ 6 000 actes/an pour le département (600 contentieux, 1200 lettres d?observation/an
sur l?arrondissement de Sartène).
L?absence de documents d?urbanismes qui pourraient intégrer les risques est une difficulté. Les contentieux
sont fréquents en 2A car le contrôle de légalité est important et les collectivités ne retirent pas souvent les
dossiers. L?État apporte également du conseil et de l?accompagnement du pétitionnaire vers d?autres
solutions (exemple : suggestion de déplacement d?un projet de hangar agricole en zone rouge PPR).
S29- Suggestion aux DDT/ Préfecture/Parquet :
Poursuivre les échanges et rapprochement entre
services en charge du contrôle de légalité et du
contentieux, pour permettre une bonne connaissance
respective, sensibiliser aux risques et aux compétences
réciproques, partager les priorités suivi d?avancement
des dossiers, et faciliter les échanges pour leur bon
traitement.
PUBLIÉ
https://www.ccomptes.fr/fr/documents/62266
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Matrice relative aux risques de feux de forêt
N°
de
risqu
e
Risques inhérents
Niveau
de
risque
inhé-
rent
Mesures de contrôle interne
attendues (quoi?)
Techniques
d'audit utili-
sées (com-
ment?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui?)
Constats
Niveau
de
risque
rési-
duel
Recommandations
1. Piloter et actualiser la connaissance de l?aléa feux de forêt
1 Insuffisance de la
connaissance de
l?aléa feux de forêt
et de végétation,
tant au niveau
aléas qu?enjeux
Insuffisance d?ani-
mation du réseau
des DDT (DREAL)
FORT Réalisation et actualisation
régulière de la carte d?aléa feux
de forêt, en cohérence avec les
instructions nationales visant à
disposer d?une couverture
complète France entière
Analyse du contexte, état des
lieux des zones à enjeux et
sinistralité, REX multi-acteurs
et capitalisation des
évènements passés
Pilotage des outils de
connaissance, échanges
réguliers avec les services
déconcentrés, réseau et
animation sur les différentes
thématiques (fréquence,
niveau de participation, qualité
des échanges, production de
notes/doctrine par type de
risque).
Mobilisation de compétences
extérieures, référents et ex-
perts techniques (ONF , Ce-
rema, SDIS Météo France, bu-
reaux d?études?); études ou
conventions de partenariat si-
gnées
Examen
documentair
e
Entretiens
DGPR,
DREAL,
DRAAF,
DDT 2A et
2B
L?élaboration de la cartographie des aléas feux de forêt était sous pilotage DREAL, avec un appui SIG de la
DDT2A (démarche engagée en février 2020, avec un groupe de travail spécifique qui s?est réuni 6 fois depuis
et associe la DRAAF, les 2 DDT -services risques et SIG-, les SIS et l?ONF). La démarche avait été initiée dans la
logique du PPFENI 2013-2022, avant la signature de la circulaire du 26 juillet 2023. La dynamique a été
conservée au départ de l?agent DREAL pour la DRAAF, qui a « emporté » ses missions (départ annoncé en
novembre 2022 ; effectif en février 2023).
Toute la Corse étant soumise au risque incendie de forêt, il est envisagé de couvrir l?ensemble du territoire
avec deux échelles d?usage différentes suivant l?objectif assigné à la carte d?aléa feu de forêt :
? objectif « Urbanisme » (interface forêt / habitat) et protection des personnes (zones à enjeux : par-
kings, plages...) : rendu au 1/10 000 (pixels de 25m). Une attention particulière sera portée sur les
zones où des PPRIF sont déjà prescrits/approuvés pour vérifier que la nouvelle carte d?aléa feu de
forêt régionale n?est pas en dissonance forte avec les cartes existantes ;
? objectif « Aménagement du territoire - DFCI » : rendu au 1 / 25 000 (pixels de 100m).
Le groupe de travail technique sur l?élaboration de la cartographie, qui devait se réunir et valider à titre de
test, la carte le 5 décembre sur le secteur de Saint-Florent (ONF, DREAL par le biais d?une fraction d?ETP du
chef d?UD2A, DDT), a été reporté début 2024. Il restait donc à faire fin 2023, les reconnaissances et
vérifications sur le terrain.
Objectif affiché par la DRAAF qui pilote désormais l?action : diffusion début 2024, avec une doctrine
d?application de l?aléa associée, en cours de rédaction avec les DDT et la DREAL. Celle-ci devra rester
d?application au cas par cas et cohérente avec les dispositions de la loi n°2023-580 du 10 juillet 2023 et
notamment les articles L 567-1 et suivants du code de l?environnement.
La méthodologie retenue a été présentée à la DGPR lors de son déplacement en Corse fin novembre 2022
(initiative jugée alors très intéressante dans un mail DGPR du 13 décembre 2022). Il n?y a pas eu de demande
officielle de validation de la méthode d?élaboration de la cartographie SIG à la DGPR. L?évolution de la carte
dans le temps n?a pas encore été discutée/ planifiée, mais elle restera probablement sous pilotage DRAAF
avec appui des services techniques, l?outil cartographique développé par la DDT2A permettant une actualisa-
tion en tant que de besoin, dès enrichissement des données sources (végétation notamment, basée sur l?IFN).
À ce jour, pas de PAC de la carte nationale aux collectivités réalisé par les DDT comme demandé par la
circulaire 2023 du MTECT, en attente de la carte régionale et compte tenu des différences notables et
difficilement explicables sur le terrain, entre la carte nationale de sensibilité aux feux (probabiliste) et la carte
régionale des aléas (déterministe, établie sur une méthode indiciaire et la formule de Byram : Cf. fiche
d'évaluation de la carte nationale de sensibilité transmise à la DGPR le 11 septembre 2023 avec comparaison
des cartographies).
Comme évoqué sur la matrice « management et pilotage de la politique RNT », pas de réseau ou de GT
spécifique DR-DDT mis en place par la DREAL (permettant notamment d?évoquer spécifiquement la
MOYE
N
R6- Recommandation à la DRAAF et à la DREAL : Finaliser
rapidement la carte régionale d?aléa feux de forêt après
avoir fait valider la méthodologie d?établissement de
celle-ci, afin de pouvoir la porter à la connaissance des
élus et des services en conformité avec les instructions
de la circulaire MTECT du 26 juillet 2023.
S18- Suggestion à la DREAL (rappel matrice
management) : Formaliser le « qui fait quoi » en termes
de feux de forêt entre DREAL et DRAAF, idéalement par
une convention validée par le préfet.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 75 sur 126
thématique feux de forêt) et en CODER, le sujet semble peu abordé, peut-être faute d?identification claire du
pilote
Échanges interservices réguliers et fluides dans le cadre du Plan de Protection des Forêts et des Espaces Na-
turels contre les Incendies de Corse (PPFENI), en cours de révision, et notamment au sein du Groupe Tech-
nique Interservices en charge du pilotage de son élaboration (GTI), qui regroupe la DRAAF, les DDT, l?ONF, la
Collectivité de Corse et ses offices (ODARC, OEC) et les SIS, les chambres d?agriculture + tout autre service en
tant que de besoin et selon les sujets abordés. La DREAL est associée ponctuellement, sur les sujets qui la
concernent plus particulièrement.
Ce GTI, animé par la DRAAF, associe bien au-delà des services de l?État (cette ouverture est une excellente
pratique, mais pour des sujets s?inscrivant plus dans une dynamique de réseau des services de l?État pour
échanger, caler une stratégie ou des pratiques harmonisées, un réseau DR-DDT serait complémentaire et
utile) et d?autre part, la DREAL n?en fait officiellement pas partie sur le document de travail fourni à la mission
(§ gouvernance du projet).
Depuis la réorganisation de la DREAL, la DDT2B mentionne ainsi que le réseau DDT/DREAL est peu actif sur la
thématique feux de forêts. La chargée de mission RN (dont feux de forêt) de la DREAL a fait mobilité en février
2023 à la DRAAF, suite à un choix d?organisation de la direction précédente de la DREAL. Elle poursuit le travail
engagé sur la cartographie des aléas, normalement dans le champ MTECT/DREAL.(cf. aussi risque 5 ci-après)
et maintient une forme de cohérence.
2. Coordonner l'action en termes de planification et de réduction de vulnérabilité face au risque feux de forêt
2.1 Développer la coordination, la priorisation et le suivi de la mise en place des PPRIF et des PAC
2 Mauvaise priorisa-
tion et évaluation
des zones sou-
mises à PPRIF
Insuffisance de la
couverture et de la
qualité du porter à
connaissance
(PAC)
FORT
Critères de priorisation
(programmation, révision) en
phase avec le contexte,
l'ancienneté des PPRIF, les
évènements majeurs récents,
l'importance du risque et les
orientations nationales.
Stratégie PAC établie avec
positionnement clair dans le
choix PPRIF ou PAC+R111-2,
présence soit d'un PAC
intégrant des
recommandations sur
l'urbanisme, soit d'un PPRIF
dans les communes exposées.
Validation en CAR des priorités
annuelles ; politique
d'actualisation. Partage
notamment de l?importance du
PAC/note d'enjeux, animation
et appui à la programmation au
niveau régional
Maintien de la compétence et
des moyens techniques
adaptés aux enjeux et objectifs
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DDT 2A et
2B
La stratégie régionale triennale DREAL a validé les principes de priorisation.
-> PAC + R111-2 sur la base de la future carte d'aléa feu de forêt régionale et la doctrine qui y sera associée
-> priorisation éventuelle de nouveaux PPRIF sur les communes où des enjeux présents ou futurs concernent
des zones d'aléa fort/très fort de la carte d'aléa régionale (croisement avec les zones à enjeux).
Une démarche PPRIF globalement perfectible et développée de façon variable selon les départements :
- Démarche PPRIF à l?arrêt en 2A depuis de nombreuses années. 3 PPRIF approuvés entre 2007 et 2014,
probablement à réviser. Volonté affichée par la DDT début 2024 d?expertiser, au niveau service environ-
nement et peut-être en lien avec d?autres partenaires comme la faculté des sciences de Corte, les PPRIF
existants, la cartographie nationale et régionale d?aléas, l?historique des feux, les enjeux humains et patri-
moine naturel pour déterminer les zones où des PPRIF seraient pertinents. Au premier trimestre 2024, le
service Risque programmera ensuite ou non de nouveaux PPRIF ou la révision des anciens. Vu la situation
en termes de PPRI en 2A, nécessité de renforcer le PAC. Par croisement avec la carte d?aléa en cours d?éla-
boration et en restant sur des communes à enjeux, la mission estime même si la population permanente
est seulement de 1 500 à 3 000 habitants par commune, que la question de nouveaux PPRIF pourrait se
poser en 2A sur le secteur et la côte Sartène-Bonifacio.
- 15 PPRIF approuvés en Haute-Corse entre 2005 et 2017, le PPRIF de Calvi ayant été annulé par le tribunal
administratif de Bastia en 2014 (sur des critères de présence importante d?enjeux et de pression immobi-
lière existante exposée à l?aléa). Un PAC sera effectué lorsque l?atlas régional de l?aléa Feux de forêts en
cours par la DREAL/DRAAF sera achevé. Sous réserve d?une analyse plus fine DDT et DREAL dans le cadre
de la réflexion sur la priorisation, couverture satisfaisante des enjeux par les PPRIF.
Absence de validation annuelle des PPRN, dont les PPRIF en CAR (et pour la période actuelle 2022-2024, de
la stratégie triennale : cf. matrice « management de la PP RNT »)
Conviction des DDT que la prise en compte des risques doit être un outil d?aménagement du territoire et de
développement dans un contexte de transition écologique. Les PPRIF sont pour l?heure le seul outil
réglementaire dont disposent les DDT qui estiment cependant que ce document a ses limites et ne freine pas
MOYE
N
S4- Suggestion à la DREAL (rappel matrice manage-
ment): Proposer plus régulièrement des sujets risques en
CAR, pour information sur de nouveaux dispositifs, har-
monisation des positions ou validation de stratégies (ex :
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 76 sur 126
Procédure de prise en compte
et d'intégration des évène-
ments particuliers dans les
PPRIF dans un contexte de
changement climatique
réellement le nombre de mises à feux ou les surfaces parcourues. La protection des personnes comme des
constructions et des zones urbanisées est très dépendante des mesures obligatoires dont la création
d?ouvrages de protection de type OPCR et une attention particulière au respect des OLD.
À noter en ce sens une série de visites de contrôle des mesures obligatoires incombant aux communes et aux
ASL gestionnaires d?OPCR entreprise par la DDT 2B en 2023 : relevés de manquements administratifs en cours
pour 4 communes (installation d?hydrant, amélioration des dessertes routières, débroussaillement).
Constat avec le changement climatique, d?une saisonnalité des feux de forêt beaucoup moins marquée que
par le passé, avec des feux de plus en plus « hors saison » qui parcourent plus de surfaces sous l?effet conjugué
de la sécheresse et de dispositifs d?intervention moins importants qu?en période estivale.
À cette problématique, s?ajoutent celles de l?habitat diffus qui s?est développé et des incendies complexes à
traiter en raison de l?accumulation de la masse combustible liée à la baisse des nombres de mises à feu (avec
des maquis plus haut : 4 à 5 m, des actions des avions « en surface » et de fortes interventions au sol
nécessaires sur les lisières et l?humus).
stratégie triennale régionale RN) ou de programmes an-
nuels de travail (programmation PPR, plans de contrôles
ICPE ou OH?).
3 Absence de suivi et
de mise en oeuvre
de la
programmation
des PPRIF
Lenteur
d?avancement des
PPRIF (DDT)
Actualisation insuf-
fisante des plans
de prévention du
risque incendie,
notamment en an-
ticipation du ré-
chauffement cli-
matique et de
l?évolution de vé-
gétation
MOYE
N
Programmation et outils de
contrôle et de suivi de l'ancien-
neté et de l'actualisation des
PPRIF (prescrit, en cours, réali-
sés)
Analyse des difficultés de
réalisation et mesures
correctives (sur le PPR, le
programme?).
Compétences en commande et
marchés publics, existence de
moyens de sous-traitance (par
ex. marchés à bons de
commande).
Concertation et association des
collectivités.
Respect des échéances
réglementaires de réalisation.
Existence d?une procédure
formalisée et mise à jour de
GASPAR, suivie par
l?encadrement
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DDT 2A et
2B
Si la DREAL indique que le suivi de l?élaboration est réalisé via GASPAR, le constat est que la DREAL ne pilote
pas suffisamment la réalisation des PPRN (cf. pour les exemples, les matrices management et pilotage et
risques terrestres en montagne).
Dans le champ spécifique des PPRIF, ce pilotage insuffisant ne semble pas récent et lié au poste actuellement
vacant d?animation RN au vu des constats sur la situation ci-après : 18PPRIF en Corse (3 en 2A et 15 en 2B) et
9 prescrits (dont 8 en 2A), avec des dates de prescription très anciennes, sans action curative ou de dé-pres-
cription engagée a priori (2004 : 1 ; 2005 : 1 ; 2007 : 3 ; 2009 : 4). Des délais de réalisation entre prescription
et approbation trop élevés aussi avec 14 PPRIF sur 18 élaborés en plus de 5 ans (7-8 ans en moyenne, jusqu?à
13 ans). Des PPRIF qui datent enfin de la période 2007-2017.
Un suivi plus rigoureux en DDT, mais variable : en 2A, le tableau de suivi des PPRN (et donc des PPRIF) n?est
plus actualisé depuis 2021, une note DDT actualisée en septembre 2023 indiquant que la carte régionale
d?aléa feux de forêt permettrait de revoir la priorisation.
Un tableau de suivi d?avancement des PPR (tous risques) et des études en 2B. PPRIF Calvi cassé mais reste
prescrit.
La base de données Prométhée (devenue BDIFF - Base de Données sur les Incendies de Forêts en France -
depuis cette année) est correctement complétée en 2A et en 2B.
FORT R5- Recommandation à la DREAL et aux DDT (rappel
matrice management) : Pour les risques naturels, mettre
ou remettre en place un système de pilotage régional
(DREAL) et départemental (DDT), permettant la
priorisation des actions, le suivi de leur avancement, leur
ajustement ou leur correction, en s?appuyant sur un
dispositif de suivi régulièrement actualisé et bien archivé
(en particulier pour les procédures PPR et les études
conduites, les outils d?information préventive et de
sécurité civile).
S17- Suggestion à la DREAL et aux DDT (rappel matrice
management) : Compte tenu de l?évolution du climat, de
l?urbanisation en Corse et du corpus réglementaire,
mettre en place et piloter rigoureusement un
programme triennal glissant, réaliste mais ambitieux,
d?actualisation des PPR très anciens, sans oublier la
couverture d?éventuels secteurs à forts aléas, mais à
enjeux un peu moins importants, non prioritaires au titre
des orientations nationales, mais où des décès sont
possibles (risques torrentiels notamment).
S18- Suggestion à la DREAL et aux DDT (rappel matrice
management) : Traiter en lien avec les DDT la question
des PPR prescrits depuis très longtemps (relance,
déprescription?) ou annulés (PPR Calvi).
S30- Suggestion à la DREAL : S?assurer de la mise en
oeuvre des outils nationaux, règlement type PPRIF et
PPRIF simplifiés en application de la circulaire du 26 juil-
let 2023
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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4 Mauvaise mise en
oeuvre des PPR liée
à la complexité des
documents
graphiques, du
règlement ou à
l'existence de
notions juridiques
approximatives
dans le règlement
Insuffisance du
contrôle de légalité
et de la traduction
dans les
documents
d'urbanisme et les
schémas
d'aménagement
du territoire
Multiplication des
saisines du
Tribunal
administratif par
des particuliers,
sociétés,
collectivités, et de
condamnations
TRES
FORT
Doctrines élaborées.
Veille (et exploitation) des
retours d'enquêtes publiques,
d'élus ou d'acteurs, des
contentieux, des
dysfonctionnements repérés.
Analyse de dossiers approuvés
et formalisation du processus
de relecture des projets de
règlement par le service de la
DDT chargé de l'aménagement
et de l'urbanisme.
Formation des agents chargés
de la prévention des risques au
droit de l'urbanisme
(DREAL/DDT).
Note d?organisation
préfecture-DDT, répartition des
rôles DDT-DREAL
Vérification de l'intégration des
PPR aux PLU, traduction dans
les documents d?urbanisme.
Actions de sensibilisation et
d'accompagnement des
collectivités et des acteurs sur
PPR et PAC (quoi, qui réalise?).
Transversalité et articulation
entre services risques et
aménagement, formation des
agents, pour assurer le lien avec
le volet aménagement-
urbanisme (PADDUC, PLU,
SCoT-PAC, contribution aux avis
MRAe?) : instances de
coordination et d?échanges,
fréquence, productions?
Analyse de l'articulation avec
les documents d'urbanisme et
les schémas (SCoT, PLU, SDAGE,
SAGE?).
Suivi des contentieux,
valorisation/mutualisation des
jurisprudences
Organisation de la réponse au
TA
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DDT 2A et
2B, pré-
fectures
2A et 2B
Compte tenu du nombre et de l?ancienneté des PPRIF, l?analyse (compétences pour les élaborer, intégration
aux documents d?urbanismes, sensibilisation des élus?) ne peut pas être réellement spécifique aux PPRIF et
sauf précisions ci-après, elle s?inscrit dans les constats développés dans la matrice « management et pilotage
RNT »).
Il n?y avait jusqu?à présent pas de doctrine d?élaboration des PPRIF ou de règlement type régional PPRIF, le
travail sur l?établissement d?une doctrine associée à la carte d?intensité du feu en cours d?élaboration (cf. ci-
dessus) étant une première étape. Compte tenu de la vacance de poste RN à la DREAL, des réorganisations
en 2A et de l?attente de la nouvelle carte des aléas pour relancer la dynamique, pas d?animation spécifique
réalisée sur les nouveaux outils ou dispositifs (règlements type PPRIF et « PPRIF simplifiés ») prévus par la
circulaire 26 juillet 2023.
Absence de relecture attentive et d?analyse qualitative des PPRIF réalisée au niveau de la DREAL
L?articulation risque-planification va être de facto renforcée en 2A par la réorganisation, regroupant ces deux
volets dans un même service. En 2B, les règlements des PPRN sont présentés aux services urbanisme et con-
trôle de légalité de la DDT pour prendre en compte leurs remarques (réalisé encore récemment sur des PPR
en cours d?élaboration mouvement de terrain). À l?approbation des PPRN, les communes doivent transmettre
à la DDT 2B, un justificatif d?annexion au PLU. L?unité risques de la DDT 2B est enfin consultée pour avis lors
de nouveaux PLU ou cartes communales, la prise en compte des PPRN est alors vérifiée.
Un contrôle de légalité particulièrement développé en Corse avec des échanges étroits préfecture DDT (Cf.
matrice management et pilotage RNT »)
Les seuls contentieux pourraient découler d?exception d?illégalité vu les dates d?approbation des PPRIF et
l?absence de validation ces dernières années. Pas un sujet a priori.
À noter également le faible nombre de documents d?urbanisme en Corse à même d?intégrer les risques dans
les réflexions d?aménagement et des services de l?État qui sont à la fois dans la posture de stratège, garant
des orientations nationales? et d?instruction de base des permis.
MOYE
N
5 Absence ou insuffi-
sance de coordina-
tion mutuelle entre
les acteurs régio-
FORT
Outil de contrôle de la cohé-
rence des actions et d'articula-
tion avec les documents de pla-
nification ou forestiers (straté-
gie zonale ou régionale, plans
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DRAAF,
DDT 2A et
2B, SIS 2A,
SDIS 2B,
Documents stratégiques et plan de protection des forêts et des espaces naturels contre les incendies de
Corse (PPFENI)
La Corse s?est dotée en application de l?article L133-2 du code forestier, d?un plan régional de protection
contre les incendies (3ème plan à venir, en cours de finalisation, 2023-2033), piloté par la DRAAF clairement
MOYE
N
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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naux ou départe-
mentaux : DREAL,
direction régionale
agriculture et fo-
rêt, directions dé-
partementales des
territoires, Office
national des forêts,
SDIS, parquets, dé-
légation à la pro-
tection de la forêt
méditerranéenne
(DPFM)
Co-construction et
partage insuffisant
des outils de plani-
fication type
schéma départe-
mental DFCI, PI-
DAF?
départementaux de protection
des forêts contre l'incendie
(PDPFCI) , plans intercommu-
naux de défense des forêts
contre les incendies, stratégie
forestière?)
Articulation entre services pour
faire le lien avec le volet amé-
nagement-urbanisme (PLU,
SCoT, PAC, contributions aux
avis MRAe...) : instances de
coordination /concertation,
fréquences, matérialisations...
Protocole d'accord avec la jus-
tice, les autres services (SDIS,
ONF, gendarmerie, OFB...), les
associations...
ONF,OEC,
CdC
en charge de l?élaboration de ce plan et du suivi de la stratégie régionale des orientations de la DPFM. Cela
constitue une avancée à souligner, permettant d?harmoniser les politiques autrefois départementales. Une
comitologie autour du GTI (groupe de travail interdépartemental qui pilote l?élaboration et le suivi du PPFENI ;
cf. risque 2), de deux GTP (groupes de travail permanents, départementaux) et 8 groupes de travail spéci-
fiques a permis d?élaborer 20 fiches action. Cette comitologie a permis de redynamiser les collaborations.
Ce document, consulté fin 2023 par la mission dans sa version en cours d?élaboration, est de qualité, trace
des orientations et dresse des bilans intéressants. Il est dommage que certains volets plus dans le champ
MTECT (information préventive et culture du risque, planification des PPRIF, lien aménagement-risques), ne
soient pas plus développés, même si certains axes sont tracés (ex : mention du nombre de PPRIF approuvés
et prescrits, sans autre proposition ; pas de partenariat formalisé pour la reprise des campagnes nationales,
journée résilience ou autres actions de communication ; pas d?action envisagée de sensibilisation-formation
des élus sur la prise en compte du risque dans les décisions ou documents d?urbanisme ; pas de réflexion sur
les normes ou règles de construction à préconiser pour réduire la vulnérabilité?).
La DREAL traite ces sujets dans le cadre d?une stratégie triennale risques naturels 2022-2024 (sans aller
d?ailleurs toujours beaucoup plus loin, certaines actions évoquées par exemple par le PPFENI au § « IV.
Protéger les personnes en milieu naturel », abordant des mesures d?aménagement du territoire sur la
sensibilisation des acteurs ou responsables d?activités de pleine nature, ayant toute leur place dans cette
stratégie régionale).
Les schémas départementaux d'analyse et de couverture des risques (SDACR établis par les SIS en 2A : 2019
après 2010 et 2000 et en 2B : en cours de validation ; ancien de 2006, mais sans association des services
DREAL ou DDT), sont parfois amenés à aborder également des sujets partagés, ce qui justifierait sûrement
une réflexion de mise en cohérence et de synergie.
La planification des ouvrages (pistes, zones d?appui à la lutte-ZAL- ...) est très inégale et il y a un réel problème
de création et d?entretien des ouvrages, avec une sous-consommation des crédits UE et du fond vert faute
de demande de la CDC. Le SIS 2A relève que seulement 15 % des ouvrages prévus dans les planifications
depuis les années 90 sont réalisés. Une seule communauté de communes a pris la compétence DFCI en 2A
(124 communes en 2A) ; en 2B (236 communes), la compétence est majoritairement intercommunale (sauf 2
intercommunalités, mais parfois transfert partiel).
S?il existe un travail important d?animation et de concertation de la DRAAF sur le PPFENI (et comme évoqué
aussi au risque 1 ci-dessus), a priori pas d?actions engagées localement pour clarifier les rôles de chaque struc-
ture (sauf sur le volet OLD en cours pendant le déplacement de la mission), mieux définir (a minima entre
services de l?État), le « qui fait quoi » entre DREAL, DRAAF et DDT, et formaliser un cadre entre les deux di-
rections, le cas échéant par une convention DREAL-DRAAF validée par le Préfet ?. Cette convention pourrait
concerner la cartographie des aléas comme au besoin et plus largement, l?ensemble des compétences feux
de forêts pilotées par MTECT et MASA : aléa, traduction urbanisme, PPR, info préventive et réduction de la
vulnérabilité en DREAL et OLD, DFCI, articulation avec la politique forestière et PPFENI en DRAAF.
Contrairement à la DDT, à l?ONF et à la DRAAF, la DREAL n?apparaît pas aux SIS2A comme un partenaire régu-
lier sur la thématique Feux (participation ponctuelle sur le sujet DFCI et biodiversité)
À noter au titre des coordinations identifiées dans les orientations du PPFENI, que chaque incendie doit faire
l?objet d?un Retex, avec une volonté de mise en place d?un outil SIG open DFCI régional qui nécessitera de
bien se coordonner entre départements (seul le 2A en dispose actuellement) et permettra de capitaliser
toutes les informations. Un administrateur de la base devra être désigné, la CDC et l?OEC s?étant déclarées
candidats (cartes des enjeux et des phénomènes pour les inondations par les RDI 2A et 2B, un travail de mise
en synergie à étudier).
S31- Suggestion à la DREAL et à la DRAAF : Étudier la pos-
sibilité de donner au PPFENI un caractère et un contenu
plus interministériels encore, en intégrant au volet
« protection des forêts contre les incendies » et « dispo-
sitions relatives à l'aménagement de l'espace rural ayant
pour finalité la protection des bois et forêts » (objet
même du document au titre du code forestier), les vo-
lets relevant davantage du champ de compétence
MTECT en matières d?information préventive et de dé-
veloppement de la culture du risque, d?IAL et de PCS, de
planification des PPRIF et plus globalement, de dévelop-
pement des liens urbanisme et risques comme de réduc-
tion de la vulnérabilité.
S32- Suggestion à la DRAAF : Poursuivre et finaliser dans
un souci d?efficacité et d?harmonisation, la réflexion
avec les collectivités et la Collectivité de Corse sur la
stratégie générale de portage juridique des entités res-
ponsables d?actions de prévention, dont celles liées par
exemple à la DFCI, la DECI, les OLD et expérimentations
locales sur les interfaces, la création de pistes DFCI et les
zones d?appui à la lutte (ZAL).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Comme évoqué au risque précédent (risque et urbanisme), la transversalité interne aux DDT est en place
(exemple : vérification de la cohérence des documents de planification avec les orientations PPFENI réalisée
au niveau du service « Agriculture et Forêt » de la DDT2B lors des porter à connaissance) ou bien identifiée
en DDT2A avec une mise en oeuvre renforcée dans le cadre de la réorganisation en cours (service
environnement : compétence DFCI et patrimoine nature ; service aménagement en charge des questions de
planification et de risque)
Programme de recherche et anticipation méga-feux
Programme Goliat (groupement d?outils pour la lutte incendie et d?aménagement du territoire) porté par
l?université de Corte : ce programme initié en 2021 et financé par l?État et la Collectivité de Corse, a développé
divers recherches, outils et de nombreuses actions de sensibilisation et d?information. Les services de l?État
(DRAAF, DREAL et DDT), en charge pourtant de la politique feux de forêts sous ses différents aspects, ne sont
pas directement associés dans cette première tranche du programme. La DDT 2B a pris contact avec
l?université et il y aura un travail en commun d?expertise de la carte d?aléas et l?université pourra s?associer
sur le sujet de la priorisation des PPRIF.
Dans un contexte général de changement climatique et de méga-feux dans le monde ces dernières années,
la Corse qui a gagné près de 40% d?habitants en 30 ans, augmentant ainsi les enjeux à protéger, qui connaît
une augmentation de 15% environ de la forêt en Corse, plus de 60 % du territoire étant concerné par du
couvert type forêt et maquis (source IGN-IFN citée par le DRAAF) et qui peut s?appuyer sur les acquis du
programme Goliat, a ébauché une réflexion sur de potentiels méga feux dans le PPFENI par exemple (volonté
d?améliorer notamment la planification des équipements, de constituer de bases de données régionales
concernant la typologie des incendies et leur cartographie, à partir de la reconstitution des conditions de leurs
déroulements (végétation, climatologie, etc. ?), permettant de préciser les zones d?intervention prioritaires
sur le territoire et éventuellement d?en redéfinir les modalités, un premier travail ayant d?ores et déjà réalisé
par l?ONF sur les secteurs du Sartenais et de l?Alta Rocca en Corse-du-Sud).
A priori pas de réflexions plus globales cependant sur la recherche de mesures d?anticipation des manoeuvres
ou interventions, de gestion des circulations ou de procédures de mises en sécurité voire d?évacuation des
populations (le SIS 2A estimant que cela se traite au travers des réflexions planification PLPI, PRMF).
Exemple de secteurs particulièrement sensibles cité: site de Bavella, 5 000 visiteurs/j, dispersés sur le massif,
parfois à 1h30 de leur véhicule. Un travail réalisé pour aménager les parkings en cours, mais cela ne réglera
pas totalement la question du risque encouru par les touristes, sauf à fermer le massif (ce qui est cadré par
un AP uniquement en risque extrême ; dix massifs sont actuellement susceptibles de fermeture par arrêté
préfectoral en cas de risque incendie avéré avec des fiche-actions élaborées précisant le rôle de chaque
intervenant.
Pour mémoire (cf. matrice « management et pilotage RNT », risque 3) : outil open DFCI et open SIS, avec une
action du PPFENI pour faire converger sur open DFCI les SIS 2A et 2B puis les autres acteurs autour d?une
convention régionale officialisant ce partage de données (signataires envisagés : CdC, l?OEC, l?ODARC, l?ONF,
les 2 SIS, les 2 DDT et la DRAAF? sans que la DREAL ne soit citée).
S5- Suggestion à la DREAL et aux DDT région (rappel
matrice management) : S?investir dans le pilotage du
programme Goliat conduit par l?université de Corse avec
des financements État et rechercher toutes les
possibilités de synergies.
S33- Suggestion à la DREAL, à la DRAAF et aux DDT :
Engager en lien avec les SIS, une réflexion sur de
potentiels méga-feux dans l?objectif d?améliorer les
équipements de prévention, mais aussi de mettre en
place des procédures d?évacuation adaptées (terrestres,
maritimes?) et d?identifier des points particulièrement
sensibles.
S10- Suggestion au préfet de région (rappel matrice
management) : Poursuivre le pilotage et le
rapprochement entre tous les acteurs disposant d?outils
SIG utiles à la gestion de crise comme à la mise en oeuvre
des actions ciblées de prévention, en favorisant la
convergence des cartes SIG RDI des DDT et de l?Open
DFCI et open SIS.
2.2. Améliorer la réduction de vulnérabilité
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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6
Non atteinte des
objectifs de réalisa-
tion de débrous-
saillement
TRES
FORT
Stratégie et outils de contrôle
et de suivi de l'obligation légale
de débroussaillement (OLD)
nombre de contrôles, sanctions
pénales ou administratives,
exécutions d?office...)
Actions de sensibilisation (par
qui, cibles : élus, agents admi-
nistratifs en relais, particuliers,
associations... ; moyens finan-
ciers et communication adap-
tés
Moyens de mise en oeuvre
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DRAAF,
DDT 2A et
2B, SIS 2A,
SDIS 2B,
ONF, OEC,
CdC
La stratégie : Un bilan fouillé et de qualité des contrôles sur la période 2013-2022, tant quantitatifs que qua-
litatifs, a été réalisé et figure en annexe du projet de PPFENI. Il a permis d?affiner la stratégie régionale en
termes d?OLD (animation auprès des maires par des agents OEC puis ODARC, réalisation de Plans Communaux
de Débroussaillement PCD?), officialisée dans le cadre du PPFENI.
Les communes volontaires peuvent être aidées par l?OEC et désormais par l?ODARC (financement de l?anima-
tion non retenue au fond vert, mais action financée par le CFM et le Feader), comme par les SIS 2A ou SIS 2B,
pour réaliser un état des lieux et un plan communal de débroussaillement, l?ONF et les DDT prenant le relai
ensuite pour les constats éventuels d?infraction (moyens supplémentaires accordés récemment à l?ONF en
MIG). Les GTP peuvent également identifier des secteurs d?intervention prioritaires. La stratégie régionale
d?intervention met en avant l?intérêt de travailler au niveau des EPCI et le volontariat des communes.
À noter au titre des bonnes pratiques, la publication par l?ONF en 2022 d?un « guide de sylviculture pour la
prévention des incendies de forêt en Corse » élargissant la réflexion à d?autres types d?aménagements (zones
de gestion de combustibles, bandes vertes ; Antonella Massaiu et Muriel Tiger ;
https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-
de-forets-en-corse-9782376490326.html).
Animation-sensibilisation : Réflexion en cours pour préciser le rôle des partenaires (ONF, ODARC) dans l?ani-
mation du territoire sur les OLD via 2 conventions : 1 convention DRAAF/ODARC et une convention DDT/ONF
sur les MIG (point acté en réunion pilotée par la DRAAF et la DDT en novembre 2023). Logique de partenariat
ONF-DDT plus forte en 2A qu?en 2B où l?ONF est davantage positionné sur un rôle de vérification.
Ces 2 conventions ont pour but à court terme de coordonner l?action des partenaires et celle de la DDT en
termes d?animation (rencontre du public) et de contrôles des OLD en tentant de définir des priorités (exemple
massif Ospedale : concentrer moyens de DDT-ODARC-ONF pour une action concertée). À moyen terme, elles
serviront à coordonner l?action sur un massif forestier ou montagnard.
Plusieurs rencontres publiques (élus propriétaires) dédiées aux OLD toute l?année déjà existantes mais qui
seront recadrées via les 2 conventions précédemment évoquées.
Depuis 2006, 120 communes ou parties de communes, essentiellement sur le littoral, ont bénéficié de
l?animation OEC-ODARC désormais. Sur la période 2017-2021, cela représente environ 20 communes /an soit
7 570 obligations/an.
Expérimentations décidées en réunions interservices 2A en 2016-2017 sur des OLD thématiques, ciblant les
ERP, établissements prioritaires et sur les établissements scolaires. L?action ne s?est pas poursuivie, serait à
étendre à l?ensemble de ces établissements et à réintégrer au PPFENI.
Verbalisation et autres actions coercitives : 2 agents assermentés en DDT 2A, 3 en 2B, 0 en DREAL.
2369 constats d?infractions sur la période 2013-2022 (1337 en 2A et 1032 en 2B)
Verbalisation par les DDT et l?ONF. En termes de bilan, le changement de classe de contraventions (C4 C5,
sans possibilité de timbre amende), est mentionné par certains acteurs pour expliquer l?absence de verbali-
sation depuis environ 2 ans. À noter la difficulté globale des maires à dresser procès-verbal d?infraction, l?ONF
et la DDT n?ayant pas vocation à se substituer de façon systématique.
Jusqu?en 2017, la DDT 2A a mis des PV au titre du code forestier, procédure lourde en termes de temps de
travail. Sur les 3 dernières années, des PV ont été mis uniquement sur les campings (priorisés au plan de
contrôle). 3 PV en 2021, courrier de rappel à la réglementation. 2022 et 2023 : rappels à la réglementation,
pas de PV (c?est un constat d?échec). Les timbres amendes dispensés par l?ONF sont en cours de remplace-
ment par un PV électronique (en cours de test?) ; Ils représentent le meilleur compromis efficacité-temps de
PUBLIÉ
https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-de-forets-en-corse-9782376490326.html
https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-de-forets-en-corse-9782376490326.html
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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traitement de dossier.
Pas de sanctions administratives DDT. Les mairies font des mises en demeure et des sanctions administratives
(chiffres non disponibles). Pas de débroussaillement d?office : procédure longue et complexe et la commune
n?est pas assurée de récupérer les frais engagés.
La principale difficulté en matière d?OLD est la capacité des particuliers ou des maires à intervenir sur des
propriétés privées en l?absence d?accord des propriétaires, et dans un contexte foncier fortement marqué par
l?indivision et l?absence de titres (à titre d?exemple cité dans le PPFENI, 54 % des constats d?infractions effec-
tués n?ont pu aller jusqu?au terme du processus pénal, faute d?informations foncières précises concernant les
contrevenants).
Une 20aine de campings est contrôlée annuellement en 2B vis-à-vis du débroussaillement
Absence d?indicateurs faciles et « automatiques » (par IA sur la base d?images satellites ?) de mesure de l?ef-
ficacité (taux d?OLD mises en place sur l?ensemble du territoire, même si la DRAAF estime que 85% des OLD
sont mises en oeuvre après les 2 visites lors d?opérations de sensibilisation, impact de la non-réalisation chiffré
sur les différents feux). Volonté affichée par la DREAL de systématiser les retours d?expérience pour les feux
ayant atteint des constructions afin de faire évoluer, si nécessaire, les arrêtés préfectoraux.
Une expérimentation relative aux interfaces a été mise en oeuvre en 2B sur la communauté des communes
de Castellu-Fium-Orbu en étudiant les partenariats possibles avec les agriculteurs et éleveurs pour l?entretien
des ouvrages. Les interfaces ont été réalisées sur 4 communes après avis du GTTI sur leur opportunité, et une
fois les OLD réalisées. La procédure mise en oeuvre est la DIGU. Attention toutefois au risque de confusion
entre règles et procédures de création (code forestier) comme de financements DFCI, aux massifs et celles
liées à la DECI, à la protection des constructions, aux PPRIF (avec le Barnier).
S34- Suggestion aux DDT : Relancer la verbalisation ci-
blée sur les cas les plus problématiques afin de ne pas
donner un sentiment d?impunité et d?iniquité avec ceux
qui réalisent le débroussaillement.
7 Communication in-
suffisante sur le
risque feux de fo-
rêt et les mesures
de réduction de
vulnérabilité
MOYE
N
Actions de communication et
de sensibilisation concertées
(moyens ; qui et avec qui ; pu-
blics ciblés : élus, agents admi-
nistratifs en relais, particuliers,
associations?)
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DRAAF,
DDT 2A et
2B, pré-
fectures
2A et 2B,
SIS 2A,
SDIS 2B,
ONF,
Pas réellement d?action ou d?impulsion de la DREAL sur le sujet communication (Cf. de façon plus générale la
matrice « management et pilotage RNT »).
Publication régulière par la DRAAF à l?attention des élus (3/an environ), d?une plaquette « Pour que vive la
forêt », qui fait passer des informations et de l?actualité, essentiellement sous l?angle MASA. La DREAL
pourrait naturellement proposer des articles sur la partie du sujet feux de forêts dont elle a la charge (culture
du risque feux de forêt notamment).
Dans le cadre du PPFENI, animation identifiée auprès des maires (ODARC + groupes techniques départemen-
taux) et une formation des Comités Communaux Feux de Forêts et Réserves Communales de Sécurité Civile
sont envisagées. Plus globalement, des actions de sensibilisation des élus, des responsables d?activités plein
air, des utilisateurs de sites exposés (ex : site d?escalade, randonneurs...) à préciser voire développer, comme
évoqué précédemment dans l?analyse des complémentarités PPFENI-Stratégie régionale RN.
Action des DDT et des préfectures au travers de réunions de l?ensemble des maires du département sur les
OLD (exemple notamment du 2B à l?initiative de la fédération Nationale des Communes Forestières). Les
communications sur le risque « incendie » sont réalisées principalement au niveau de l?association des maires
du département 2B, par voie de presse (ex. campagnes des feux de forêts), ou comme constaté par la mission,
au travers d?articles publiés régulièrement sur les sites internet des préfectures en relai notamment de la
campagne nationale feux-forêt.gouv.fr ou de la météo des feux (https://www.risque-prevention-incen-
die.fr/corse/).
À noter la réflexion évoquée ci-dessus de formalisation par convention du « qui fait quoi » entre DDT-ONF-
ODARC en terme notamment de sensibilisation.
Une sensibilisation plus forte des gestionnaires de campings citée en 2A (rappels de réglementation,
S35- Suggestion à la DREAL : Profiter du vecteur DRAAF
« Pour que vive la forêt », pour communiquer sur les
volets plus MTECT de la politique feux de forêt et
développer la culture du risque.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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cartographies avec périmètre OLD) lors des visites de sécurité.
Journée « Tous résilients face aux risques » : Lors des entretiens avec les différents acteurs, la mission n ?a
pas ressenti une réelle impulsion par les préfectures et les services régionaux ou départementaux sur la
journée du 13 octobre 2023 (cf. matrice « management et pilotage RNT »)
Face aux urgences et aux besoins en financement liés aux sujets déchets, assainissement ou Gémapi, le sujet
feux de forêt ne semble pas toujours prendre la place qu?il mériterait dans les priorités des collectivités (Cf.
difficultés de maîtrise d?ouvrage ou d?entretien d?équipements, de structuration et transfert de compétence
aux EPCI limitée en 2A?).
Une publication de la météo des feux de forêt potentiellement problématique pour la compréhension par le
public des mesures d?interdiction d?accès aux massifs (les services se fondent sur le niveau de risque par
secteur pour décider de la fermeture alors que la carte est communiquée au grand public au niveau
départemental, avec des variations possibles entre la moyenne départementale du risque et le risque à un
endroit).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Matrice relative aux risques naturels terrestres en montagne
N
°
d
e
ri
sq
u
e
Risques inhé-
rents
Niveau
de
risque
inhé-
rent
Mesures de contrôle interne
attendues (quoi ?)
Techniques
d'audit utili-
sées (com-
ment?)
Acteurs
dans le
service au-
dité con-
cernés
(qui?)
Constats
N
iv
e
au
d
e
ri
sq
u
e
ré
si
d
u
el
Recommandations
1. Piloter et actualiser la connaissance des aléas et des risques naturels terrestres (milieu montagnard)
1
Insuffisance de la
connaissance et de la
prise en compte de
certains risques
caractéristiques du
milieu montagnard
(avalanches,
inondations
torrentielles,
mouvement de terrain
et chutes de blocs),
tant au niveau aléas
qu?enjeux
Insuffisance
d?animation du réseau
des DDT (DREAL)
FORT Analyse et connaissance des
aléas inondations torrentielles,
mouvement de terrain, chute de
blocs, avalanches, dans un
contexte de changement
climatique
Analyse du contexte, état des
lieux des zones à enjeux et
sinistralité, REX multi-acteurs et
capitalisation des évènements
passés
Pilotage des outils de
connaissance, échanges réguliers
avec les services déconcentrés,
réseau et animation sur les
différentes thématiques
(fréquence, niveau de
participation, qualité des
échanges, production de
notes/doctrine par type de
risque).
Mobilisation de compétences
extérieures, référents et experts
techniques (BRGM, Cerema,
RTM, INRAe, Météo France,
bureaux d?études?),
responsables d?ouvrages, et
traitement des informations ;
études ou conventions de
partenariat signées
Examen
documentaire
Entretiens
DREAL-DDT-
opérateurs
RST
Analyse et connaissance des aléas inondations torrentielles, mouvement de terrain, chute de blocs,
avalanches, dans un contexte de changement climatique
Aléas mouvements de terrain : La Corse dispose d?un contexte géologique favorable aux mouvements de
terrain, glissements, chutes de blocs et instabilités de falaise, aggravés par l?action de l?eau. Plusieurs études
ont été réalisées depuis les années 2010 notamment. La connaissance des aléas est progressivement mise à
jour, en s?appuyant largement sur le BRGM, implanté en Corse et réactif en cas d?évènements, qui réalise :
- Un atlas régional des mouvements de terrain (cf. convention DREAL-BRGM, novembre 2021) en cours
de réalisation, qui sera accompagné d?une hiérarchisation des risques pour aider à la définition d?une
stratégie d?actions ;
- Des études dans le cadre d?élaboration/révision de PPR : par exemple en Haute-Corse sur le Grand
Bastia (chutes de blocs, glissements de terrain et cavités souterraines) avec la perspective d?une ap-
probation du PPR en 2024-2025, ou en Corse-du-Sud avec l?analyse des risques d?effondrement des
falaises de Bonifacio ;
- Des expertises ponctuelles, via une convention régionale État/BRGM permettant aux DDT de solliciter
une expertise rapide pour des risques ponctuels de mouvements de terrains avérés : par exemple à
Albertacce et Santa-Reparata-di-Balagna (2B) et Ota Porto (2A) en 2023.
L?atlas régional couvrira les risques de chutes de blocs/éboulements, glissements de terrain et phénomènes de
transport solide. Il a pour objectif d?actualiser au 1/50 000ème les connaissances précédemment produites par
le BGRM et le Cerema (2008), en tenant compte des évolutions des outils (Lidar, MNT) et des doctrines portées
par la DGPR (MEZAP/MEZAG5 en cours). Initialement prévue à échéance fin d?année 2024, la réalisation de
l?atlas a pris du retard, s?expliquant en partie par les travaux de consolidation des doctrines au niveau national
(encore en cours pour les glissements de terrain) et le plan de charge important du BRGM. La cartographie
relative aux chutes de blocs a été présentée en COPIL DREAL en avril 2023 et la cartographie des autres risques
devrait être achevée au plus tôt mi-2024.
Dans l?attente d?une cartographie finalisée, le BRGM n?a pas spécialement formulé d?alertes auprès des services
sur des secteurs à forts risques qui n?auraient pas été traités (cf. objectif de stratégie et priorisation d?actions).
La deuxième phase d?études (hiérarchisation des risques, croisement avec les enjeux et outils PPR déjà déployés
sur le territoire) pourrait idéalement commencer au second semestre 2024. Si la pondération et l?identification
des enjeux stratégiques sera clairement à définir par/avec les services de l?État, les DREAL-DDT n?ont pas été
mobilisées en amont sur le sujet pour permettre un avancement rapide du BRGM sur la finalisation des études.
Aléas torrentiels :
Le risque torrentiel, dont les effets peuvent être dévastateurs (Alpes Maritimes, 2020), est relativement présent
en Corse compte tenu de la géologie, de la pente des bassins versants de faible taille, avec des fleuves et rivières
parfois soumis à des crues très brusques. Les crues torrentielles6 sont les phénomènes les plus courants sur l?île
MOYEN
S36. Suggestion à la DREAL (et aux DDT) : Dans le cadre
de la réalisation de l?atlas régional mouvements de
terrain :
- Assurer des points réguliers DREAL-BRGM pour le
pilotage et le suivi des études, en veillant aux éventuels
décalages de calendrier de rendu et en partageant les
premiers enseignements,
- Anticiper la 2ème phase d?études sur l?analyse des
enjeux, en associant les DDT en amont.
5 MEZAP : méthode de zonage de l?aléa chute de pierre, sur laquelle le BRGM a publié un guide pour la réalisation d?études d?aléa rocheux dans le cadre d?un PAC ou d?un PPR.
MEZAG : méthode d?évaluation du zonage de l?aléa glissement de terrain, action prioritaire de la feuille de route 2021-2025 des opérateurs de l?Etat (action BRGM-Cerema, échéance 2022).
6 Par rapport aux crues des rivières de plaine, qualifiées de crues « liquides », les crues des cours d?eau torrentiels sont caractérisées par une importante charge en matériaux sédimentaires. Le transit de ces matériaux intervient principalement sous forme de charriage ou, parfois, de laves torrentielles. Il est
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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selon le Schéma directeur de prévision des crues du bassin Corse, hormis en plaine orientale. Par ailleurs, la
fréquence des crues d?automne et d?hiver ne doit pas masquer la possibilité de crues soudaines à la suite
d?orages violents le reste de l?année, avec des conséquences parfois dramatiques dans les secteurs à forte
fréquentation touristique (activités de canyoning, baignade, camping).
La Corse a connu plusieurs crues, y compris un phénomène de lave torrentielle (mélange épais de matériaux
non cohésifs et d?eau) à Ocana en décembre 2019, et les tempêtes de novembre 2023 ont fortement impacté
la vallée de la Restonica (155 m3/s au pic de crue).
Selon le BRGM et les DDT, le sujet des crues et laves torrentielles a été jusqu?alors trop peu investi en Corse, et
les enjeux justifient de s?y intéresser davantage (les secteurs sont en général faiblement urbanisés, ce qui
n?exclut pas le risque de perte de vies humaines, et les écoulements parviennent très rapidement dans les
parties basses et littorales, qui concentrent de nombreux enjeux). Le travail de cartographie en cours sur les
mouvements de terrain (atlas régional) a permis de pointer, sur les vallées alpines et des reliefs escarpés, des
problématiques de laves torrentielles, en présence de matériaux peu cohésifs. Une vision de ces phénomènes
pourra être appréciée à l?échelle du 1/50 000ème, ainsi que dans le cadre des prochaines études sur la Restonica.
Pour le diagnostic de cette vallée, le BRGM s?est rapproché de l?INRAe et de RTM PACA pour envisager un
éventuel appui conjoint (la Corse n?étant pas, aujourd?hui, un « territoire RTM »).
En termes de connaissances des conséquences potentielles des inondations, une DDT confirme l?intérêt des
modélisations des phénomènes d?occurrences fréquentes (Q10, Q5 voire Q2) pour alimenter les connaissances
utiles aux missions de RDI. Ces demandes sont intégrées aux CCTP des PPR récents ou formulées auprès de la
DREAL comme pistes d?amélioration de la connaissance, pour certains secteurs non couverts par des PPRI.
Par ailleurs, les services notent que le changement climatique peut induire des phénomènes plus intenses et
violents, remettant en cause les modélisations initiales (crue exceptionnelle pour l?inondation) ou difficilement
quantifiable (impacts sur les mouvements de terrain par exemple) ; le sujet n?est pas spécifiquement investigué.
Digues domaniales : Selon les échanges avec les acteurs rencontrés (DDT, ONF, BRGM notamment), il n?existe
pas en Corse d?ouvrages mis en place par les services RTM de l?ONF qui seraient des digues domaniales contre
les débordements de torrents, ouvrages qui se retrouveraient « orphelins » le 29 janvier 2024 (fin de la mission
transitoire de l?État et de ses établissements publics pour la gestion des digues domaniales pour le compte des
Gémapiens cf. IV de l?article 59 de la loi MAPTAM).
Aléas avalanches : Le risque avalanche est présenté comme la catastrophe naturelle ayant causé le plus grand
nombre de victimes en Corse (Ortiporio, 37 morts en 1934) et peut survenir à basse altitude (> 500 m ; Asco en
1969).
Le territoire n?est pas couvert par une carte de localisation des phénomènes d?avalanche (CLPA) ou PPR. Le
risque avalanche est identifié dans les deux DDRM, avec pour la Haute-Corse : 8 communes identifiées comme
exposées (risque menaçant des habitations et des voies de communication : vallée de la Restonica notamment,
voie ferrée entre Ajaccio et Bastia, station de Ghisoni) et 6 sites sensibles aux avalanches (SSA) ; pour la Corse-
du-Sud, 18 communes présentant des massifs d?altitude supérieure à 1600m d?altitude et 1 SSA à Bastelica
(voie d'accès au Val d'Ese).
Bien qu?abordé dans les DDRM, le risque avalanche ne semble pas considéré comme à enjeu par les services
de l?État rencontrés. La DREAL n?a pas connaissance de cartographies d?aléas. La survenue d?accidents permet
une information sur le risque, via le PGHM et la presse.
La DDT 2B a porté à connaissance les cartes de couloirs d?avalanche sur 7 communes de Haute-Corse en 2019.
Aucune actualisation n?est prévue à ce stade. Ce risque, s?il existe et compte tenu du faible enjeu dans le
département, ne constitue pas une priorité des DDT eu égard aux autres risques naturels. Son évolution dans
un contexte de changement climatique7 n?est pas analysée.
S37. Suggestion à la DREAL et aux DDT : Encourager, et
soutenir financièrement le cas échéant, un
rapprochement des experts mobilisables sur le risque
torrentiel (et le retour d?expériences des évènements
récents des tempêtes 2023).
S38. Suggestion à la DREAL et aux DDT : S?assurer de
l?adéquation entre la connaissance du risque avalanche,
son évolution dans un contexte de changement
climatique (études à réactualiser le cas échéant), et la
cohérence des actions menées (DDRM, porter à
connaissance sur l?ensemble des secteurs concernés,
enjeux exposés).
directement lié aux phénomènes d?érosion qui affectent les bassins dégradés de montagne et à l?énergie dont disposent les cours d?eau torrentiels du fait de leurs fortes pentes (Source : Guide méthodologique pour l?élaboration des PPRI des cours d?eau torrentiels, MTECT, 2023).
7 Selon le Centre de ressources sur l?adaptation au changement climatique, l?enneigement sera réduit de plusieurs semaines à l?horizon 2050 et le manteau neigeux aura perdu 10 à 40 % de son épaisseur, en moyenne montagne, quelle que soit la concentration de gaz à effet de serre dans l?atmosphère.
Cette tendance n?empêchera pas les fortes variations d?enneigement d?une année sur l?autre, comme par le passé.
PUBLIÉ
https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/dossiers-thematiques/milieux/montagne
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Analyse du contexte, zones à enjeux et sinistralité
Il n?existe pas de documentation formalisée, facilement mobilisable, de tous les aléas naturels en dehors des
secteurs couverts par un PPR ; les services évoquent une « capitalisation locale » de connaissances.
Les DDRM (révisé en 2021 pour la Corse-du-Sud, ancien 2015 en Haute-Corse) fournissent une information au
public sur les principaux risques.
La DDT 2A a mis en ligne une cartographie des données SIG relatives aux risques naturels pour la Corse du-Sud
sur le site de la préfecture, rendant accessible la connaissance disponible. Y sont notamment représentés (selon
la liste des couches affichables, sans contrôle de l?exhaustivité des données mises en ligne de la part de la
mission) les PPR, les atlas de zones inondables, l?identification d?« aléas inondation hors PPRN » (sur certains
secteurs uniquement), l?atlas de présomption de mouvements de terrain (Cerema 2008) et « les aléas » (a priori
associés à cet atlas).
La DDT 2B a produit une carte des risques naturels (mise à jour novembre 2022) à petite échelle superposant
les zones exposées aux aléas inondation (AZI), mouvements de terrain (BRGM) et amiante environnementale.
Retour d?expériences et capitalisation des évènements passés
Les zones à enjeux sont recensées par les bureaux d?études lors de l?actualisation des PPR et sont répertoriées
sur SIG.
Le recensement des zones à enjeux est complété au fil de l?eau lors de la survenue d?événements. À titre
d?exemple, plus de 100 relevés de laisses de crues ont été versés suite aux inondations de décembre 2019 en
Corse-du-Sud sur le portail national des repères de crues (la Haute-Corse dispose aussi du même ordre de
grandeur de repères de crue) et un important travail a été réalisé dans la cadre de la mission RDI. Suite à chaque
crue où de nouveaux enjeux sont atteints depuis 2019, les enjeux sont capitalisés dans des fiches liées à des
stations hydrométriques. À titre d?exemple, le secteur d?Ota Porto touché lors des tempêtes de novembre 2023
était déjà identifié.
Les services réalisent des retours d?expériences après évènement, par exemple suite à la tempête Fabien en
décembre 2019, la DDT 2A a présenté un REX à la DGPR 3 mois plus tard : aspects organisationnels,
connaissance de l?évènement, capitalisation et comparaison avec les modélisations des PPR des bassins du
Prunelli et de la Gravona, suites données en lien avec la préfecture, le Gémapien et les collectivités.
Plus récemment, la Corse a été impactée par les tempêtes Ciaran/Domingos de novembre 2023, avec des
retours à chaud en interne de chaque service (DREAL, DDT2A, DDT2B).
Grâce au marché récent du PPR multirisques de Porto, la DDT 2A a immédiatement pu engager la phase de
collecte d?informations, relevés terrains, photos et couverture par drone.
Le BRGM a rapidement fait une offre de service pour un diagnostic de la vallée de la Restonica (étude des
risques résiduels, effectivement lancée). Lors de la venue de la mission, la DDT 2B envisageait de mobiliser
conjointement le Cerema et le RTM PACA pour la caractérisation de l?évènement dans la vallée.
Pilotage des outils de connaissance, animation et échanges sur les différentes thématiques
La DREAL a élaboré une stratégie triennale régionale sur les risques naturels, en déclinaison de la feuille de
route nationale DGPR 2022-2024, sur la base d?échanges avec les chefs d?unités des deux DDT. La stratégie n?a
pas été officiellement validée, mais les DDT ont indiqué à la mission qu?elle leur servait de guide, tout en
déclinant leurs propres objectifs (formalisé en 2B par exemple dans la feuille de route SENAP).
Cette stratégie régionale est aujourd?hui jugée modérément ambitieuse (par la DREAL) sur l?objectif
d?information du public (cf. Risques 2 et 6) et mériterait (selon les DDT) de proposer une meilleure vision
stratégique de la prévention des risques à l?échelle de la Corse.
La DREAL a animé des réunions régulières - trimestrielles en 2022 - avec les deux DDT (niveau chefs de service
et chargés de mission) où de nombreux thèmes organisationnels, techniques, règlementaires étaient abordés,
principalement sur les risques d?inondation et mouvements de terrain.
Rappel S6 (Matrice Management) :
Suggestion à la DREAL : Faire de la prochaine stratégie
triennale régionale, au-delà de la déclinaison de la feuille
de route nationale, une occasion de reconstruire un
réseau risques DREAL-DDT suite aux réorganisations et
un véritable document d?orientation :
- plus complet et ambitieux tout en restant réaliste,
- réellement approprié grâce à une concertation
beaucoup plus large des services de l?État et des
collectivités et par des validations stratégiques
successives au bon niveau (chefs de service, DDT-DREAL,
CAR-préfets) ;
- articulé avec les autres documents existants (PPFENI,
PUBLIÉ
https://www.corse-du-sud.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Securite-protection-des-populations/Prevention-des-risques/Le-dossier-departemental-des-risques-majeurs/Dossier-departemental-des-risques-majeurs
https://carto2.geo-ide.din.developpement-durable.gouv.fr/frontoffice/?map=bdaa2e98-f5ae-4606-aaca-96a31c99ce8a
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Cette animation était appréciée, jusqu?à son arrêt fin 2022 avec le départ de la chargée de mission.
Ces réunions, dans le cadre du pilotage et de l?animation générale des risques naturels (cf. matrice pilotage et
management, risque 8), ont notamment permis dans le domaine particulier des risques terrestres :
- Le partage des connaissances et bonnes pratiques (par exemple, outil SIG RDI développé en 2A),
- Des échanges pour se doter de document de référence suite au décret 2019 (grille d?harmonisation
sur les aléas),
- L?harmonisation de la mise en oeuvre régionale de la politique de prévention des risques naturels
(CCTP PPRN type rédigé par la DREAL s?inspirant des cahiers des charges produits en 2A et 2B),
- L?identification de difficultés d?application sur le terrain, conduisant à élaborer des doctrines régio-
nales de prise en compte de l?AZI et AZS en matière d?urbanisme (premiers niveaux d?interprétation
des atlas respectivement réalisés en 2003 et 2021 et recommandations associées) : doctrine AZI au
titre de l?article R.111-2 du Code de l?Urbanisme approuvée en CODER de janvier 2019, AZS régional
établi par le BRGM et porté à la connaissance des communes littorales de Haute-Corse en juillet 2022,
accompagné de la doctrine associée élaborée avec la DREAL.
Depuis fin 2022, au-delà du suivi financier et de l?accompagnement RDI (assuré), la DREAL n?a pu proposer de
véritable impulsion et animation thématique en appui des services départementaux. Les DDT sont aujourd?hui
en attente d?animation et d?échanges en interne services État, pour aider à décliner la feuille de route,
poursuivre, partager et enrichir les pratiques.
Plusieurs sujets se prêteraient à des échanges réguliers entre DREAL/DDT pour harmoniser les pratiques,
partager des retours d?expérience, animer et faciliter la mise en oeuvre des actions sous pilotage DDT, à titre
d?exemple et sans exhaustivité : bilan de l?application des doctrines AZS-AZI depuis leur élaboration, partage
des doctrines départementales 2B sur l?inondation et les mouvements de terrain (transmises aux communes
en mars 2022 sur le Golo, et mai 2023 sur le Grand Bastia), doctrine PAC mouvement de terrain à construire,
partage sur l?utilisation et la mobilisation du fonds Barnier, retour d?expériences sur les démarches d?acquisition
amiable/expropriation dans les deux départements, capitalisation et mutualisation des jurisprudences,
valorisation des réflexions nationales ou d?autres régions sur le territoire corse, échanges dans le cadre du cycle
3 de la Directive Inondation8?
Un exemple d?attente exprimée par les services : dans le cadre de l?élaboration du PPR Grand Bastia (les 6
premiers PPR mouvements de terrain réalisés par la DDT 2B), un règlement est en cours de réalisation, en lien
avec le service urbanisme de la structure (SUCR). La DDT a communiqué les grandes orientations aux communes
et a partagé un premier projet de règlement pour amélioration et mutualisation, mais sans retour encore, ni
de la DDT2A (les agents compétents ne sont plus présents, réorganisation en cours), ni de la DREAL (sans chargé
de mission RN).
Mobilisation de compétences extérieures, référents et experts techniques
Le BRGM, implanté en Corse, représente un appui précieux pour les services de l?État. Son intervention est
encadrée par plusieurs conventions partenariales, avec un plan de charge important et bousculé selon les
actualités ou évènements, ce qui peut induire des retards dans la réalisation de certaines actions. Même s?il
existe des instances d?échanges (CRP en particulier), un souhait de plus grande disponibilité de la DREAL est
exprimé pour le pilotage général (au-delà du suivi financier) et sur certains dossiers particuliers.
Le BRGM réalise des expertises ponctuelles sur les risques naturels (hors inondation) et des projets d?appui aux
politiques publiques pour les DDT/DREAL (pour moitié environ de son activité) ainsi que la Collectivité de Corse
(montée en compétence avec l?OEC et l?OHEC) mais aussi les collectivité territoriales (communauté de
communes, communes) avec une part croissante ces dernières années.
SLGRI, PADDUC?).
Rappel R4 (Matrice Management) :
Recommandation à la DREAL, en lien avec les DDT :
Remettre rapidement en place une animation du réseau
RN en lui redonnant un caractère plus stratégique, en
mobilisant les chefs de service sur les clubs risques et les
chefs d?unités ou les chargés de mission sur des GT
thématiques. Se rapprocher des réseaux du continent,
qui partagent les problématiques méditerranéennes,
pour élargir le champ des situations rencontrées, et
échanger les pratiques et expériences.
S39. Suggestion à la DREAL : Formaliser un cadre
régional sur les PPR mouvements de terrain, en
s?appuyant sur le travail réalisé par la DDT 2B en lien
avec le BRGM, les PPR déjà approuvés en 2A et les
pratiques dans d?autres régions.
8 Elaboration EPRI/phase 3 à échéance fin 2024 et actualisation de la cartographie des TRI fin 2025. Trois TRI ont été identifiés en Corse dans le cadre de la mise en oeuvre de la Directive Inondation : TRI Ajaccio (crues rapides et submersion marine), TRI Bastia (crues rapides sur les multiples petits bassins
versants et submersion marine), TRI Marana (crues rapides, ruissellement, débordement du Golo, et submersion marine).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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En cas d?évènement, le BRGM est systématiquement mobilisé et très réactif. Il coordonne les études inter-
opérateurs sur le dossier à fort enjeu des falaises de Bonifacio.
Le Cerema et l?INERIS sont également mobilisés pour expertise.
2. Prioriser, piloter et accompagner la communication et la mise en oeuvre d'outils adaptés (PPR multirisques, PPR avalanche, PAC, STePRIM)
2
Stratégie,
accompagnement/res
ponsabilisation des
parties prenantes
(collectivités et
partenaires) et
traitement insuffisant
du caractère
multirisque en
montagne (et
notamment existence
de STePRIM)
Stratégie insuffisante
et non proportionnée
pour des secteurs très
fortement exposés (ex
falaises de Bonifacio)
FORT Actions de sensibilisation et
d'accompagnement des acteurs
(quoi, qui réalise?).
Articulation avec les outils
d'aménagement du territoire et
les projets de réduction de
vulnérabilité, accompagnement
des actions des collectivités.
Vérification du caractère
multirisques et multi partenarial
des projets (dont STePRIM «
Stratégie territoriale pour la
prévention des risques en
montagne » si existante), des
financements, de la cohérence
territoriale du projet et de son
articulation avec les autres
démarches de prévention, les
démarches Interreg...
Coordination entre les trois
niveaux (DGPR-DREAL-DDT) et
collectivité pour les dossiers à
forts enjeux (ex falaises de
Bonifacio) pour la prendre en
compte du risque, proportionner
les contraintes administratives et
financières, faciliter les
procédures.
Examen
documentaire
Entretiens
DREAL-DDT-
préfectures
Stratégie de responsabilisation et d?accompagnement (voir aussi Risque 6)
La stratégie régionale 2022-2024 manque peut-être un peu d?ambition sur l?impulsion des actions ainsi que sur
l?association des acteurs et de la population nécessaire pour développer la culture du risque, et les priorités
nationales affichées.
Selon les services de l?État entendus, les collectivités sont sensibles mais parfois démunies face à des risques
naturels parfois lourds sur leur commune, auxquels s?ajoutent les contraintes des lois Littoral et Montagne. Le
risque inondation est présent dans les esprits, avec des évènements récents ces dix dernières années dans les
deux départements. Selon le BRGM, les élus et les collectivités locales paraissent en revanche moins sensibilisés
aux thématiques de mouvement de terrain, en comparaison à d?autres territoires de montagne. La Collectivité
de Corse (OEC et service en charge du réseau routier) s?est toutefois organisée pour agir efficacement face aux
mouvements de terrains.
Les collectivités corses semblent peu structurées pour articuler urbanisme et GEMAPI, et l?État instruit encore
de nombreux dossiers d?urbanisme pour le compte des communes (cf. Risque 8), ce qui ne contribue sûrement
pas à une forte prise en charge du sujet risques par les collectivités.
La structuration de la CDC autour du sujet des risques pourrait être une opportunité d?échanges intéressante.
Les CDRNM 2A et 2B ne se réunissent jamais ; ces commissions pourraient pourtant être un vecteur intéressant
d?information et d?association des parties prenantes. Le projet d?organiser une CDRNM en Corse-du-Sud a été
évoqué en 2019, mais il n?y a pas eu de nouvelle proposition proactive depuis. Un projet de CDRNM serait
envisagé pour 2024 par la DDT 2B.
Hors procédure ou plan encadré de type PAPI, et hors projet particulier, il n?existe pas d?instance dédiée à
l?information générale et préventive sur les risques naturels. Des échanges avec les collectivités sont en
revanche organisés sous l?angle de la sécurité, dans le cadre du CDSC - conseil départemental de sécurité civile
(1 fois/an, présidé par les préfets, permettant d?aborder les actualités et de présenter les exercices territoriaux
de l?année, avec intervention DREAL-DDT), et la CDCSA - commission consultative départementale de sécurité
et d?accessibilité (1 fois/an, avec travaux en sous-commissions).
En 2B, les réunions régulières organisées avec l?AMF (association des maires de France) sont perçues comme
un bon lieu d?écoute des attentes des collectivités, selon le préfet de Haute-Corse et la CAB notamment. Les
sujets risques n?y sont pas prépondérants, mais ce lieu d?échanges a permis d?aborder des sujets tels que la loi
Climat et résilience ou les PPR littoraux.
Les collectivités sont principalement accompagnées par les DDT dans le cadre des réunions publiques, et les
échanges ont lieu dans le cadre des procédures PPR et des études en cours.
Les collectivités sont conscientes de l?importance du sujet risques ; elles sollicitent plutôt l?interven-
tion de l?État. La sensibilisation-formation des élus se fait au travers de réunions sur un sujet donné,
mais pas de façon générale. Un poste a toutefois été récemment créé à la DDT 2A pour sensibiliser
aux risques et développer la culture du risque (en attente de recrutement).
Articulation avec les outils d'aménagement du territoire et les projets de réduction de vulnérabilité,
accompagnement des actions des collectivités. Vérification du caractère multirisques et multi partenarial des
projets (dont STePRIM)
La Corse pourrait être propice au développement de STePRIM mais cela nécessite, selon les DDT, un important
investissement sans l?assurance d?aboutir à des résultats (petits territoires de montagne ne disposant pas ou
peu de services techniques et financement).
MOYEN
Rappel R2 (Matrice Management) :
Recommandation à la DREAL et aux DDT : Développer et
formaliser par des points réguliers, au-delà des contacts
ponctuels sur un sujet ou un dossier particulier, les
échanges techniques avec tous les acteurs externes, élus
comme socio-professionnels intervenant dans le
domaine des risques.
Rappel R3 (Matrice Management) :
Recommandation aux DDT : Relancer les CDRNM afin de
développer, comme prévu par le Code de
l?environnement, les lieux d?informations et les échanges
réguliers avec l?ensemble des acteurs de la politique RN.
S40. Suggestion à la DREAL et aux DDT : Se rapprocher
de DDT du continent ayant accompagné l?émergence de
STePRIM pour vérifier la faisabilité et les conditions de
réussite d?un tel dispositif, et échanger avec la DREAL de
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
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Le sujet de la réduction de la vulnérabilité semble peu investi.
Le territoire d?Ajaccio fait l?objet d?un travail partenarial spécifique avec la DDT dans le cadre d?un atelier des
territoires (secteur de l?avenue Noël Franchini et entrée de ville), avec le risque inondation comme clef d?entrée
de la réflexion.
Les échanges sont très appréciés de la CAPA, et ont abouti à la signature de la déclaration d?intention de contrat
de projet partenarial d?aménagement9 (PPA) fin novembre 2023. L?atelier des territoires a permis
l?accompagnement de la collectivité sur son document d?urbanisme et de « faire évoluer la réflexion sur
l?urbanisme pour mieux anticiper les risques » (décision de blocage de l?OAP prévue en amont du secteur pour
ne pas accroître la vulnérabilité, renaturation d?un cours d?eau à sec, réinterroger les plans de composition
urbaine).
Un travail étroit avec la DDT a également été conduit pour la rédaction du cahier des charges du PAPI.
La DREAL intervient par ailleurs auprès des services de la CAPA dans le cadre d?une formation sur
l?environnement, pour acculturer les services au risque d?inondation.
Autre exemple : la commune de Bonifacio, qui a des interactions régulières avec les services de l?État du fait de
sa forte exposition aux risques (le cas du risque d?éboulement est développé ci-après), a fait évoluer son
organisation interne en nommant une DGA en charge de la thématique risques et urbanisme. Un comité de
gestion locale du risque (auquel la DDT et d?autres services de l?État sont conviés) a aussi été mis en place pour
traiter l?ensemble des risques littoraux, de mouvements de terrain et de seiches marines10 dans le port.
Dossiers à forts enjeux : cas particulier des falaises de Bonifacio
Mobilisation des services de l?État et de ses opérateurs
La prévention des risques liés aux falaises de Bonifacio mobilise depuis plusieurs années les services au niveau
local (DDT 2A-DREAL) et central (DGPR). Le risque est évalué comme majeur et justifie l?importance de
l?engagement de l?État aux côtés des acteurs du territoire. Le secteur de la Citadelle notamment, qui présente
des enjeux humains, patrimoniaux, économiques et touristiques, est concerné par un aléa très élevé
d?effondrement en grande masse (environ 1 000 m³) et de chutes de blocs.
À l?issue de premières études du Cerema en 2012, un PPR Mouvements de terrain a été prescrit en 2015 avec
la mise en place d?une gouvernance ad hoc pour les études (phase 1 : secteur Citadelle, phase 2 : zones voi-
sines) : comité de pilotage11 présidé par l?autorité préfectorale (dernier COPIL en mars 2023), comité technique
des études (dernier COTECH en février 2023), et depuis 2018 un collège d?opérateurs12 ainsi qu?un comité d?ex-
perts (scientifiques indépendants ; 2 réunions depuis février).
La comitologie paraît efficace aux acteurs rencontrés, la collaboration inter-opérateurs apparait satisfaisante et
articulée avec les différents acteurs du territoire.
Les échanges avec la commune de Bonifacio se font régulièrement autour du sous-préfet. La DDT 2A est en
première ligne sur ce dossier qui nécessite un travail de longue haleine, et une animation COTECH-COPIL res-
serrée. La DREAL est intervenue en appui, et en lien avec la DGPR, lorsque nécessaire pour fluidifier les
échanges.
Le rapport de la phase 1 a été rendu en fin 2020 à l?issue de 2 ans d?analyse (connaissances hydro/géologiques,
évaluation des aléas, instrumentation et observation du massif, scénario de gestion du risque). Les connais-
sances acquises sont de bonne qualité et le travail scientifique reconnu par les acteurs du territoire, y compris
l?intérêt du dispositif dans le contexte corse.
9 Contrat entre l?État, l?intercommunalité et les acteurs locaux (publics et/ou privés) afin d?encourager la réalisation d?une ou plusieurs opérations d?aménagement complexes destinées à répondre aux objectifs de développement durable du territoire, avec quatre ambitions partagées qui se dégagent :
protéger les biens et les personnes du risque inondation, faire de l?avenue une rue de quartier apaisé, révéler les centralités et les dynamiques commerciales, passer d?une fonction d?avenue à un quartier de ville interconnecté avec le reste du territoire » (site internet d?Ajaccio).
10 Seiche : oscillation de l'eau provoquée par des petites secousses telluriques, par le vent ou par des variations de la pression atmosphérique survenant dans les lacs et certains bassins marins fermés ou semi-fermés (ici le port de Bonifacio).
11 COPIL : avec la participation des trois niveaux DGPR-DDT2A-DREAL ; COTECH avec la participation DDT2A-DREAL.
12 Collège d?opérateurs mobilisant les établissements publics compétents : BRGM coordonnateur, INERIS et Cerema, avec un désengagement de ce dernier pour la phase 2.
PUBLIÉ
https://www.ajaccio.fr/Ateliers-du-territoire-entree-de-ville-d-Ajaccio_a10633.html
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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les associations (U Levante). Les études ont permis une prise de conscience du risque13 et de l?activité de la
falaise (à noter que trois évènements sont survenus depuis 2017 avec la chute de 1 500 m3, 2 500 m3 et 3
500m3, heureusement hors zone habitée). Lors du COPIL d?octobre 2021, on relevait que 3 COPIL et 8 COTECH
avaient déjà été tenus.
La phase 2 (identification d?habitations éventuellement menacées et caractérisation de l?aléa mouvements de
terrain sur toute la commune en vue du PPR) a été lancée en 2022 pour une durée de 3 ans. Le COPIL de mars
2023 a conclu à la nécessité d?affiner la connaissance de l'aléa et d?engager rapidement un diagnostic structurel
des bâtiments situés en tête de falaise. Il a été suivi d?une réunion publique (environ 100 participants) large-
ment relayée dans les médias locaux et nationaux.
Délocalisations/expropriations
Deux habitations, identifiées comme particulièrement exposées à une menace grave (PAC à la commune de
Bonifacio en octobre 2020), doivent faire l?objet d?une « délocalisation rapide » avec acquisition par la com-
mune et financement à 100% par l?État via le fonds Barnier (COPIL d?octobre 2021). En application de l?arrêté
préfectoral d?octobre 202214, pris après mise en demeure du maire (février 2022) de prendre les mesures de
police nécessaires, les logements les plus exposés ne sont plus occupés.
Une réunion publique a été organisée en mars 2023 avec toutes les parties concernées. L?État a exposé les
risques, en s?appuyant sur les prises de vue et les études des failles qui ont permis de montrer l?état de la falaise
et l?impossibilité de rester sur un statu quo. Le sous-préfet et le maire se sont exprimés, de manière cohérente,
sur la nécessité des expropriations même si la mairie rappelle ce que la BRGM ne conteste pas, que le risque
n?est pas imminent. Depuis cette réunion publique, et lors du déplacement terrain de la mission (novembre
2023) et selon les retours de la DDT 2A en janvier 2024, le dossier n?avait toujours pas été déposé pour
demander à l?État d?initier la procédure d?expropriation.
France Domaine a été sollicitée par la DDT 2A pour une estimation pré-requise dans la procédure d?acquisition
amiable au titre du fonds Barnier, jugée non satisfaisante (surface à considérer, estimation de la valeur des
biens). La DGPR a précisé, par courrier du 25 mai 2023, les modalités de versement de la subvention15 au titre
du fonds Barnier dans le cadre d?une acquisition amiable par la commune, voire d?une expropriation (art. L561-
1 et 561-3 du CE). Ces éléments ont été communiqués au maire de Bonifacio en août 2023, en rappelant la
nécessité de l?expropriation. Les échanges entre préfet, sous-préfet et maire de Bonifacio sont récurrents sur
le sujet, l?enjeu étant aujourd?hui d?avancer sur ce dossier.
À noter, selon la DDT 2A, qu?une solution d?expropriation par l?État, couplée à une délégation de gestion des
terrains à la mairie, avait été proposée par le précédent sous-préfet, mais n?a pas été retenue par la collectivité.
À ce jour, sans saisine officielle du maire de Bonifacio des services de l?État pour lancer la procédure d?expro-
priation et de mobilisation du fonds Barnier, le dossier est toujours en attente, malgré une bonne volonté affir-
mée par le maire et la proactivité régulière des services de l?État.
Par la suite, l?avenir et les modalités de gestion des deux parcelles concernées seront à définir au regard de leur
très forte exposition au risque (destruction ou conservation avec la problématique d?entretien de locaux vides ;
utilisation des locaux comme lieu de mémoire très exceptionnellement ouvert au public).
Mesures de gestion du risque
La phase 1 a identifié plusieurs prescriptions nécessaires, notamment la réalisation d?un diagnostic structurel
pour les 5 parcelles voisines, la surveillance des fissurations dans les bâtis, la limitation des infiltrations en
améliorant les réseaux d?assainissement de la ville.
S41. Suggestion à la Préfecture/ DDT 2A : Refaire un
point avec la commune de Bonifacio sur le montage du
dossier d?expropriation, et proposer d?accompagner, si
besoin, le maire dans la rédaction de la demande de sub-
vention et d?expropriation.
S42. Suggestion à la DGALN, en lien avec la DGPR et la
DGCL : Établir une note de cadrage sur les possibilités de
limiter l?habitabilité d?une construction du fait d?un dan-
ger grave ou suite à sinistre, en veillant à tous les aspects
réglementaires liés au droit de propriété.
13 A la suite de la réunion publique de mars 2023, le BRGM a par ailleurs été directement sollicité par la commune pour co-organiser et animer le plan de gestion du risque communal, qui traite de l?ensemble de projets d?aménagement en lien avec l?opération grand site, afin de mieux prendre en compte les
risques.
14 Arrêtés n°2A-2022-10-24-00003 et 2A-2022-10-24-00003 du 24 octobre 2022 portant mise en oeuvre du pouvoir de police au titre du 1° de l?article L. 2215-1 du CGCT, tendant à porter évacuation avec interdiction d?habiter deux immeubles sis place Manichella sur le territoire de la commune de Bonifacio.
15 La subvention est versée sur justification de la réalisation du projet conformément aux caractéristiques attendues, avec possibilité d?acomptes au fur et à mesure de l?avancement, jusqu?à hauteur de 80% de la subvention.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Les mesures proposées ont préalablement été discutées par les opérateurs et les experts pour s?assurer de leur
pertinence (réduction de l?aléa si possible, et réduction des enjeux exposés, à intégrer au plan de gestion des
risques communal).
La commune a conduit d?importants travaux de fiabilisation des réseaux (pluvial, AEP, assainissement), même
si aujourd?hui toutes les maisons ne seraient pas encore toutes raccordées.
L?étude inter-opérateurs avait préconisé le réaménagement de la place du marché du fait de la présence d?une
faille à proximité, avec une matérialisation empêchant l?accès à la promenade du public sur les parties les plus
exposées (recul du point de vue pour la prochaine saison touristique). Lors du déplacement de la mission (no-
vembre 2023), la demande de subvention fonds Barnier mobilisable au titre de la réduction de la vulnérabilité
n?avait pas encore été déposée (à déposer avant commencement des travaux ; évoqué dès mars 2023 avec une
perspective de travaux pendant l?hiver).
Le conseil municipal a validé le plan de financement en décembre 2023. Les services de l?État ont acté en in-
terne que les travaux seraient financés à hauteur de 90% (40% au titre du fonds Barnier ? projet d?arrêté de
subvention en cours de rédaction ; le complément au titre de la DETR), sous réserve que le devis de maîtrise
d?oeuvre soit transmis (pièce en attente mi-janvier 2024). Le marché de travaux est lancé et les travaux prévus
en fin février.
Phase 2 des études
Les études de la phase 2 sont en cours (pour mémoire, lancées en 2022 pour 3 ans) et leurs possibles conclu-
sions génèrent beaucoup d?inquiétudes pour le maire, dans le cas où elles identifieraient d?autres logements
concernés par un risque très fort, par exemple au droit de la place Fundago.
Depuis le déplacement de la mission (novembre 2023), un échange entre la DDT 2A et le BRGM a permis d'avan-
cer sur le sujet des diagnostics structurels des bâtiments, nécessaires pour préciser les recommandations à
formuler pour ceux qui sont ou seront concernés (conforter ou évacuer). Le BRGM est chargé de rédiger le CCTP
(prévu fin janvier 2024), avec une perspective de lancement de la consultation par la DDT 2A en mars et une
réunion mise au point avec le prestataire retenu à l?été 2024. Les études nécessiteront un accès complet à la
falaise (« démaquisée » en décembre 2023) pour l?installation de capteurs pour suivre le linéaire de falaise.
La nécessité de programmer un nouveau COTECH (le dernier datant de février 2023) est soulignée pour le
BRGM, et partagé par la DDT 2A, afin de partager l?avancement des études et les orientations pour les actions
à suivre.
Autres dossiers à enjeux :
En Haute-Corse, la DDT 2B est aussi mobilisée sur des procédures d?acquisition amiable/expropriations (à hau-
teur de 7M¤ estimés en 2022 ; 35 maisons concernées identifiées en 2023) pour plusieurs secteurs d?habita-
tions touchés lors des inondations d?octobre 2015 et de novembre 2016 à Penta-di-Casinca, Lucciana, Borgo et
San-Martino-di-Lota. L?acquisition sera portée par l?État (DDT), avec un projet de mise à disposition du foncier
auprès des communes.
Sur la commune de Ville-di-Pietrabugno, la DDT 2B gère les suites de l?éboulement d?octobre 2015 sur le site
de la résidence Rosa Verde, exposé à un aléa chute de blocs (aléa recul de crête de falaise et propagation de
blocs, couplé à la présence d?amiante naturelle dans la falaise et les remblais qui induit de fortes contraintes
techniques et financières).
Le coût des travaux de sécurisation étant supérieur à celui de l?acquisition de l?immeuble, l?acquisition portée
par la commune est financée par le fonds Barnier (5M¤), en vue de la démolition de l?ensemble immobilier.
S43. Suggestion à la DDT2A : Proposer et veiller, en lien
avec le sous-préfet de Sartène, à la programmation
d?échanges techniques réguliers pour partager
l?avancement de la phase 2 des études de risques de
mouvements de terrain à Bonifacio, et les suites à
donner.
R7. Recommandation à la DGPR : Étudier la pertinence
et la possibilité réglementaire que ce soit l?État qui
déclenche la démarche d?expropriation dans le cadre de
la mobilisation du fonds Barnier, avec transfert
automatique de gestion du foncier à la collectivité, sauf
exception.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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3 Insuffisance de
priorisation des PPR,
programmation
inadaptée ou irréaliste
(DREAL), absence de
critères objectifs
permettant d'établir la
priorisation
Insuffisance de
couverture de la
sinistralité émergente
/ en croissance,
inadaptation partielle
des PPR constatée
après des évènements
particuliers
Actualisation
insuffisante des PPR
FORT Critères de priorisation
(programmation, révision) en
phase avec le contexte,
l'ancienneté des PPR, les
évènements majeurs récents,
l'importance du risque et les
orientations nationales
Positionnement clair dans le
choix PPRN ou PAC+R111-2,
présence soit d'un PAC soit d'un
PPR dans les communes
exposées.
Validation en CAR des priorités
annuelles ; politique
d'actualisation.
Maintien de la compétence et
des moyens techniques adaptés
aux enjeux et objectifs
Procédure de prise en compte et
d'intégration des évènements
particuliers dans les PPRN dans
un contexte de changement
climatique
Examen
documentaire
Entretiens
DREAL-DDT Priorisation et couverture en PPR des principales zones à risques
La stratégie régionale triennale 2022-2024 avait défini des critères de priorisation des PPR (Annexe 5) :
- Mouvements de terrain :
o 1. Attente de la priorisation dans le cadre du travail BRGM sur l'atlas (mais l?atlas n?est à ce
jour pas encore rendu, ce qui ne permet pas d?éclairer l?action des services, cf. supra/risque
1) ;
o 2. Priorisation des révisions/élaborations de PPR mouvements de terrain sur les
communes avec évènements récents ;
- Inondations : au regard de la couverture des bassins versants à enjeux par des PPRI, il n?apparaissait
pas prioritaire de réaliser des PPRI sur de nouveaux territoires ; des révisions étaient cependant né-
cessaires sur les communes où :
o 1. des évènements récents ont eu lieu, modifiant les valeurs d'intensité des crues de réfé-
rence,
o 2. il existe une forte pression foncière (nombre de permis de construire et évolution an-
nuelle),
o 3. des documents d'urbanisme sont en cours de définition,
o 4. les études et règlements sont anciens (> 15 ans).
Selon la DREAL, les cartographies d?aléa des PPR englobent la plupart des bassins versants avec enjeux, et les
DDT ont aujourd?hui engagé des mises à jour de certains PPRN qui permettront des cartographies plus précises.
En Haute-Corse, 80 % de la population est couverte par un PPR inondation. La priorisation a été définie en
fonction des enjeux exposés, des arrêtés CatNat et des sinistres récents.
La DDT 2B estime que la principale zone à enjeux exposée aux aléas mouvements de terrain concerne le Grand
Bastia, dont les études d?aléas sont en cours.
En Corse-du-Sud, la vigilance de la DDT 2A porte particulièrement sur la partie sud de l?île, avec une forte
pression foncière.
La programmation PPR a été ciblée en fonction des enjeux, sur la partie aval des fleuves permettant de couvrir
l?essentiel des enjeux exposés. Selon la DDT, une priorisation reste à faire pour les actualisations de PPR,
notamment en fonction de leur connaissance du territoire et de celles des autres services de l?État, des élus,
de la CDC, et avec une contrainte de moyens / temps à y consacrer.
En matière de mouvements de terrain, la Corse ne compte que 3 PPR approuvés (PPR Ajaccio, PPR Balogna et
PPR Gozzi sur les communes de Afa, Appietto, Sarrola-Carcopino) et 2 prescrits (PPR Grand Bastia, PPR
Bonifacio). La programmation s?est basée sur l?importance des risques selon le BRGM et les évènements
majeurs. Pour mémoire, l?actualisation de l?atlas régional est en cours, avec pour objectif de proposer une
hiérarchisation des risques pour éclairer le choix des services sur les actions à mener. Les DDT semblent peu
au fait de cette étude (cf. supra/risque 1), conduite par le BRGM et pilotée par la DREAL.
Prise en compte des évènements récents pour la programmation et révision des PPR
La Corse a été frappée par des évènements récents, dont les services tiennent compte dans la programmation
des PPR et son ajustement :
- Projet de PPR Mouvements de terrain Gd Bastia, suite aux éboulements à proximité de l?immeuble
Rosa Verde à Ville di Pietrabugno en 2015 (pour mémoire le site fait par ailleurs l?objet d?opérations
d?acquisition/expropriation/démolition portées par la DDT) ;
- Révision des PPRI de la Gravona (déjà envisagé pour l?année 2020) et du Prunelli, suite à la tempête
Fabien en décembre 2019 ;
- Prise en compte des tempêtes de novembre 2023 (collecte d?informations en cours, qui seront no-
tamment utiles pour calage des modèles) pour le PPR multirisques de Porto dont le marché venait
d?être conclu juste avant l?évènement.
FORT
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Modalités de suivi des PPR
Suivi par la DREAL
La stratégie triennale régionale a fixé des critères de priorisation des PPR, ainsi que des objectifs
d?élaboration/révision de PPR à court terme et à moyen terme pour chaque département16 qui n?ont été que
partiellement atteints (cf. ci-après), sans que la DREAL n?assure de suivi précis (« relances auprès des DDT, en
réunion technique et par mail », jusqu?à fin 2022 ?) ou d?échanges rapprochés avec les DDT sur les difficultés
rencontrées ou les éventuels appuis nécessaires à l?atteinte des objectifs.
Le tableau de suivi d?avancement des PPR, transmis par la DREAL à la mission, est daté de février 2022. Il n?a
donc pas été mis à jour depuis, et comporte plus spécifiquement sur les risques terrestres en montagne, des
erreurs (sans exhaustivité de l?analyse), même à cette date (PPRI de Ghisonaccia approuvé le 12/09/19 et non
pas en 2018 ; PPRI de Casinca et PPRI Morianincu, approuvés en 2021, PPRI Travo Chiola approuvé en 2021
(2022 pour Solaro), PPR mouvements de terrain de Balogna approuvé en 2021 non identifiés).
Le bilan qualitatif établi au 1er janvier 2022 de la précédente stratégie triennale (2019-2021) /Annexe 2, et
utilisé comme base pour bâtir la stratégie actuelle, comportait pourtant des informations plus à jour que les
tableaux de suivi transmis (et non reprises dans le suivi d?avancement donc).
Tableaux de suivi tenus par les DDT :
En Corse-du-Sud, un tableau DDT2A de suivi général des PPR d?août 2023 a été transmis à la mission. Il liste les
études associées à l?élaboration de chaque PPR, les études en cours, ainsi que l?avancement de la diffusion de
l?information (site préfecture, GASPAR, Géorisques notamment). Si les informations sont correctes pour les PPR
anciens (< 2019), elles ne sont pas à jour pour les PPR récents et les procédures en cours (n?y sont pas
mentionnés par exemple : PPR mouvement de terrain Balogna approuvé en 2021 ; prescription de la révision
du PPRI Cavu le 29/04/22, études en cours pour la révision des PPRI Gravona et Prunelli et PPRI Favone Canella
; modification récente du PPRI d?Ajaccio).
La priorité a visiblement été donnée à la mise à jour des informations relayées sur le site de la préfecture (PPR
en cours ou approuvés, études hydraulique ou d?aléas mouvements de terrain de terrain n?ayant pas donné
lieu à un PPR). Si ces informations sont indispensables à l?information du public, elles ne permettent pas
d?assurer un suivi précis de l?avancement des dossiers et procédures par le service.
Le tableau interne de suivi des étapes d?avancement des PPR et suites à donner n?a pas été mis à jour depuis
2021.
En Haute-Corse, la DDT 2B a fourni un tableau de suivi général des PPR (prescription/approbation/modification
prévue en 2024) et une cartographie d?avancement des procédures (mise à jour juillet 2023).
La mission relève le faible nombre de PPR récemment approuvés ou révisés, en particulier en Corse-
du-Sud pour le risque inondation.
Couverture du territoire et avancement des procédures (état des lieux reconstitué par la mission, à partir
des éléments transmis et partiellement à jour) : ce bilan, forcément partiel au regard des incohérences
pointées ci-dessus, sera vérifié/consolidé par les DDT et la DREAL dans le cadre du suivi des PPR.
Il permet néanmoins de rendre compte des principales caractéristiques de la couverture du territoire en PPR :
Rappel R5 (Matrice Management) : Recommandation à
la DREAL et aux DDT : Pour les risques naturels, mettre
ou remettre en place un système de pilotage régional
(DREAL) et départemental (DDT), permettant la
priorisation des actions, le suivi de leur avancement, leur
ajustement ou leur correction, en s?appuyant sur un
dispositif de suivi régulièrement actualisé et bien archivé
(en particulier pour les procédures PPR et les études
conduites, les outils d?information préventive et de
sécurité civile).
Rappel S17 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et aux DDT : Compte tenu de l?évolution du
climat, de l?urbanisation en Corse et du corpus
réglementaire, mettre en place et piloter
rigoureusement un programme triennal glissant, réaliste
mais ambitieux, d?actualisation des PPR très anciens,
sans oublier la couverture d?éventuels secteurs à forts
aléas, mais à enjeux un peu moins importants, non
prioritaires au titre des orientations nationales, mais où
des décès ou des dommages importants sont possibles
(risques torrentiels notamment).
Corse-du-Sud (2A) Haute-Corse (2B)
16 Extrait des objectifs d?élaboration/révision de PPR inondation retenus dans la stratégie régionale 2022-2024 :
- Corse-du-Sud : à court terme, approbation des PPRI du Cavu, de Conca-Sari-Solenzara, de la Gravona et du Prunelli ; modification du PPRI d?Ajaccio au niveau du vallon de Saint-Joseph ; lancement de l?appel d?offre et des études pour la révision du PPRI d?Ota Porto et des PPRI du Stabiacciu et de l?Osu
(projet de révision conjointe pour ces deux derniers). A moyen terme : révision du PPRI d?Ajaccio.
- Haute-Corse : à court terme, approbation du PPRI Golo Bastia Sud ; lancement des études pour le PPRI du Tavignanu (révision des PPRI de Corte et Aleria et prescriptions nouvelles pour les communes situées entre les deux) ; lancement des études pour le PPRI de Calvi, annulé en 2014. A moyen terme,
révision du PPRI de la commune de Bastia pour les cours d?eau non concernés par le PPRI Golo Bastia Sud ; révision des PPRI du golfe de Saint Florent et du Cap Corse ; lancement des études pour l?élaboration d?un PPRI sur Ile Rousse.
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Inondation En Corse-du-Sud (124 communes),
selon les chiffres obtenus par la
mission par recroisement des
informations disponibles et sans doute
partielles (à consolider donc) :
- 44 communes seraient concernées par un PPR
inondation approuvé (entre 1997 et 2011) ou
prescrit,
- 2 communes seraient concernées par des
prescriptions ou révisions de PPRI très anciennes
(cf. risque 4 ci-après).
Le département est bien couvert en PPR,
notamment grâce à la campagne menée sur la
période 1997-2004 suite aux inondations de
l?automne 1993 (6 décès en Corse, lourds dégâts
sur les infrastructures, campings et exploitations
agricoles) mais les documents sont anciens
(entre 10 et 26 ans) et nécessitent d?être révisés
(élargissement des périmètres aux affluents,
intégration des évènements historiques et des
évolutions réglementaires, homogénéisation des
règlements).
La DDT 2A s?est mobilisée sur certains dossiers
tels que les falaises de Bonifacio, une
modification du PPR Ajaccio, le lancement de
nouvelles études (Gravone-Prunelli, Ota, Ocana)
ou encore la mise en place de la mission RDI, mais
elle a bien conscience de l?importance du suivi et
de la priorisation des PPR à enjeux. Autre
exemple évoqué, la révision du PPRI du Rizzanese
pourrait faire partie des priorités à considérer.
En Haute-Corse (236 communes) :
- 68 communes seraient concernées par
un PPR inondation approuvé (entre 1997
et 2022) ou prescrit,
- 28 communes concernées par une
prescription ou révision de PPRI : PPRI
Golo-Bastia sud (étude approfondie du
Golo, de ses affluents et des fleuves
côtiers), et PPRI Monte prescrits en février
2022.
Les 4 PPRI les plus récents (couvrant 18
communes) ont été approuvés entre 2019
et 2022 après une période d?élaboration
de 6 à 7,5 ans : PPRI du Fiumorbo et
l'Abatesco, PPRI Casinca, PPRI du Travo
Chiola, PPRI du Morianincu.
Le PPR inondation de Calvi (prescrit en
2000, approuvé en 2009) a été annulé en
2014. Le lancement d?études pour ce
secteur a bien été identifié comme un
objectif à court terme dans la stratégie
régionale triennale.
Selon la DDT 2B, ce serait « une priorité
qui n?a pas encore été arrêtée ».
Mouvements de
terrain
6 communes sont concernées par un PPR
mouvements de terrain approuvé (Ajaccio, Afa,
Appietto, Sarrola-Carcopino, Balogna entre 2019
et 2021) ou prescrit (Bonifacio prescrit 2015,
études en cours et faisant l?objet d?un suivi
spécifique - cf. supra/risque 2).
Aucune commune de Haute-Corse ne
dispose de PPR mouvements de terrain
approuvé. 6 PPR prescrits en mars 2023
sont au stade des études (Bastia, Brando,
Furiani, San-Martino-di-Lota, Santa-
Maria-di-Lota, Ville-di-Pietrabugno), avec
un porter à connaissance des aléas aux
communes en mai 2023.
4 Absence de mise en
oeuvre de la
programmation des
PPR
Lenteur d?avancement
des PPR (DDT),
notamment
multirisques
Absence de suivi de la
procédure PPR
FORT Contrôle et suivi de l?avancement
des PPR (prescrit, en cours,
réalisés)
Analyse des difficultés de
réalisation et mesures
correctives (sur le PPR, le
programme?).
Compétences en commande et
marchés publics, existence de
moyens de sous-traitance (par
ex. marchés à bons de
commande).
Concertation et association des
Examen
documentaire
Entretiens
DDT-
préfectures
Effectifs, compétences techniques et en marchés publics : cf. Matrice management/Risque 9.
Suivi et contrôle de l?avancement des procédures PPR : cf. Risque précédent.
Durée d?élaboration des PPR - d?après le tableau de suivi de la DREAL (qui devra être mis à jour, cf. supra).
En Corse-du-Sud, 18 PPRI et 1 PPR mouvement de terrain ont été approuvés après le délai réglementaire entre
la prescription et l?approbation (5 ans, cf. R.562-2 du Code de l?environnement).
Deux communes seraient par ailleurs concernées par des prescriptions ou révisions de PPRI très anciennes
(> 17 ans) : Osani (prescription PPRI Girolata et Gradelle en 1997, études en 2005 ; commune également
concernée par le PPRI Pilatri prescrit la même année et approuvé en 2003) et Conca (révision PPRI Conca
prescrite en 2007, commune également concernée par le PPR Cavu approuvé en 2001 et en cours de révision).
Selon la DDT 2A, le service Risques était précédemment très occupé par diverses crises ou urgences (PPRT de
Bonifacio notamment) mais aussi par les contentieux en matière d?urbanisme, avec le constat de délivrance de
permis en dépit des PPR puis, après mise en place d?un dispositif dédié, par les sollicitations pour avis sur des
FORT
Rappel S18 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et aux DDT : Traiter la situation des PPR prescrits
depuis très longtemps (relance, dé-prescription?) ou
annulés (PPR Calvi).
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collectivités.
Respect des échéances
réglementaires de réalisation.
Existence d?une procédure
formalisée et mise à jour de
GASPAR, suivie par
l?encadrement
autorisations d?urbanisme. La nouvelle organisation de la DDT et les recrutements récents/à venir devraient
permettre un nouveau souffle sur le sujet, avec de forts enjeux de révision/élaboration de PPR
En Haute-Corse, 17 PPRI ont dépassé le délai de 5 ans. Le cas de la commune de Calvi, dont le PPRI a été annulé
en 2014, mérite d?être considéré.
Le suivi et la durée d?élaboration/révision des PPR dans les délais règlementaires doit rester un point de
vigilance.
Rythme d?avancement des PPR en cours (exemples)
Les études du PPR Grand Bastia (premier PPR mouvements de terrain réalisé par la DDT 2B) ont nécessité de
nombreux déplacements sur le terrain pour tenir compte des demandes des communes et déterminer les aléas
(chutes de blocs, glissements de terrain et cavités souterraines). Le PPR a été prescrit en mai 2023, les cartes
d?aléas ont été portées à connaissance des commune et le projet de règlement est en cours de réalisation. Les
délais règlementaires devraient être respectés, avec une perspective d?approbation en 2024-2025 selon la DDT.
En 2A, le PPR de Bonifacio, prescrit en 2015, bénéficie d?une comitologie particulière au regard des forts enjeux.
Le rythme des réunions régulières, en particulier pour les échanges d?avancement des études techniques, doit
être maintenu (cf. risque 2).
Expérimentation de PPR multirisques
Il n?existe pas de PPR multirisques approuvé en Corse.
Deux expérimentations d?approches croisées entre risques d?inondation et de mouvements de terrain ont
lancées en Corse-du-Sud avec la réalisation de PPR multirisques sur les communes d?Ocana et d?Ota (bureaux
d?études SAFEGE et BRLi sur le volet inondation ; BRGM pour le volet mouvements de terrain). Les premières
cartographies d?aléa sur Ocana devraient être connues en 2024.
Les PPR multirisques requièrent une attention particulière (risque d?allongement de la durée d?élaboration,
nécessité de bonne coordination en cas de prestataires multiples pour les études, enjeu de lisibilité du
règlement notamment). Le sujet peut se prêter à des échanges d?expériences entre départements (y compris
du continent) et un appui de la DREAL pour mener cette expérimentation à bien.
S44. Suggestion à la DREAL et aux DDT : Échanger et
accompagner le cas échéant, en lien avec la DDT 2A, la
conduite des PPR multirisques en cours ou à venir (CCTP,
principes de zonages et projet de règlement), en
s?appuyant si besoin sur les expériences d?autres
départements du continent.
5 Insuffisance de la
couverture et de la
qualité du porter à
connaissance (PAC)
sur le risque
(territoires avec ou
sans PPR) pour assurer
sa prise en compte
dans l'aménagement
FORT Partage (en CAR notamment) de
l?importance du PAC/note
d'enjeux, animation et appui à la
programmation au niveau
régional
Stratégie PAC établie, en
présence ou absence de PPR,
cartographie multirisques et
hiérarchisation pour le dire de
l'État. Note d?harmonisation
entre départements.
Examen
documentaire,
dont éventuels
documents
méthodologique
s locaux
(doctrines,
document type
de PAC) et
exemples de PAC,
notes d'enjeux
de l'État
Entretiens
DREAL-DDT-
préfectures
La couverture de l?île en PPR et la programmation au niveau régional (non évoquée en CAR) sont rappelées au
Risque 3.
Les critères de choix d?outils à mobiliser (entre un PPR ou un PAC + article R.111-2 du Code de l?urbanisme) ne
sont pas établis pour les risques d?inondation et de mouvements de terrain, contrairement aux feux de forêt.
Ils mériteraient d?être partagés et harmonisés à l?échelle régionale.
Dans le cas de PPR en cours d?élaboration, et dans l?attente de leur approbation, les études sont portées à la
connaissance des collectivités accompagnées d?un courrier avec recommandations (exemple : études du PPRI
du Golo Bastia Sud (28 communes, mars 2022) et du PPR mouvements de terrain du Grand Bastia (6 communes,
mai 2023)). Une étude mouvement de terrain a aussi été portée à connaissance à Prunelli-di-Fium?Orbo.
En l?absence de PPR inondation, la stratégie pour le dire de l?État s?appuie sur les doctrines régionales AZI/AZS
précitées.
Un PAC inondation récent a été transmis par la DDT 2B en Haute-Corse (Ile Rousse et Santa-Reparata-di-Balagna,
octobre 2023).
Il n?existe pas de doctrine PAC spécifique aux risques de mouvements de terrain.
MOYEN
S45. Suggestion à la DREAL (et aux DDT) : Sur les
territoires exposés aux risques d?aléas torrentiels et de
mouvement de terrain, établir des critères clairs de
choix entre une couverture PPR et/ou PAC (+R.111-2 du
Code de l?urbanisme), dans le cadre de l?exercice de
programmation des PPR.
S46. Suggestion à la DREAL et aux DDT : Partager et
anticiper, en lien avec le BRGM, la stratégie de
valorisation de l?atlas régional auprès des communes, en
anticipant l?identification des zones à enjeux, et en
identifiant les modalités pratiques d?utilisation de cette
connaissance, notamment par le biais d?une doctrine
PAC spécifique aux mouvements de terrain co-
construite DREAL/DDT.
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6 Insuffisance de
l'information des
collectivités et de la
population
FORT Stratégie établie d'information
des collectivités et des
populations sur les risques et les
mesures de réduction de la
vulnérabilité (documents, outils
informatiques, communications,
manifestations terrain, veille
presse, réseaux sociaux,
dispositifs d'écoute...) sur
campagnes nationale et au-delà.
Actions de communication et de
sensibilisation concertées
(moyens; qui et avec qui ; publics
ciblés : élus, particuliers,
associations, hébergement et
activités touristiques (canyoning,
baignade, camping)
Réalisation, communication et
actualisation des DDRM,
réalisation des TIM (transmission
d'informations au maires)
Suivi des indicateurs des 3
dernières années (cf. instruction
nationale en vigueur).
Mise à jour de GASPAR, sites
internet de mise à disposition des
documents (PPR, guides
méthodologiques, vidéos.?),
Géorisques (IAL).
Examen
documentaire
dont exemple de
dossiers (TIM,
DDRM
numériques
accessibles par
Géorisques et
par les sites
internet
DDT/préfecture/
DREAL)
Entretiens
DREAL-DDT-
préfectures
-
collectivités
-acteurs
?tourisme?
(guides,
campings,
canyoning?
)
Stratégie établie d'information des collectivités et des populations sur les risques
En cohérence avec la feuille de route nationale, la stratégie régionale 2022-2024 a identifié comme première
priorité d?action « Faire de l?information sur les risques une priorité affichée »17, avec des actions réajustées au
contexte local telles que l?actualisation des DDRM et des sites internet des préfectures, ou l?accompagnement
financier et technique des actions de sensibilisation menées par les collectivités. Ce choix manque sans doute
un peu d?ambition affichée sur l?impulsion des actions ainsi que sur l?association des acteurs et de la population
nécessaire pour développer la culture du risque.
Cf. aussi Risque 2 sur la stratégie de responsabilité et d?accompagnement des collectivités.
DDRM, réalisation des TIM
Le DDRM 2A a été réactualisé en 2021 et publié sur le site internet de la préfecture de Corse-du-Sud.
La version actuelle du DDRM 2B a plus de 7 ans (2015), il est en cours de révision par le SIDPC.
L?avancement de la transmission des TIM n?est ni connue ni suivie par la DREAL.
Selon les données accessibles sur GASPAR/Géorisques, seulement 40 TIM ont été déclarés transmis en 2A et 8
TIM en 2B, sur la période 2001-2003. Les TIM ont cependant été transmis par la préfecture dès l'approbation
du DDRM 2A en 2021, avec une réunion avec les collectivités.
Communication grand public, sites internet et Géorisques
La communication relève essentiellement des préfectures, avec une sensibilisation forte des services sur la
nécessité d?un dire unique de l?État pour éviter les éventuelles incohérences. Les DDT alimentent les sites
internet des préfectures (cf. ci-après).
Dans les faits, la communication la plus impactante intervient surtout dans le cas des crises (« la nature fait le
travail pour nous »), avec des demande d?assistante technique immédiate par les collectivités (mesures à
prendre, dossier loi sur l?eau, ré-interrogation de l?aménagement) : inondation en 2013 avec neutralisation de
l?aéroport d?Ajaccio, dégâts en Haute-Corse en 2015-2016, tempêtes récentes de novembre 2023 notamment.
L?accessibilité des informations pour le citoyen semble peu évidente avec la multiplication des sites et
plateformes.
Les sources d?information sur les sites internet des services de l?État sont multiples et présentent des références
résiduelles mal actualisées.
Le site de la DREAL présente des informations générales sur l?information préventive et les risques naturels qui
restent pour certaines d?actualité, mais plusieurs pages ne sont plus à jour (2011, 2017?) ou sont introuvables
(liens vers les DDRM ou encore présentation des risques de mouvement de terrain en Corse par exemple).
Le site des services de l?État en région Corse n?est pas complètement actualisé (dernière mise à jour 2015) : il
évoque le DDRM 2A en cours de révision en 2010, et le site de la préfecture de Corse-du-Sud liste, a priori de
manière exhaustive, tous les PPR ou études menées, mais les liens vers les documents associés semblent
renvoyer de manière trop fréquente vers des pages introuvables ou supprimées.
Géorisques est un outil jugé extrêmement intéressant, a priori à jour, mais nécessite, selon la DREAL, un travail
d?harmonisation en interdépartemental (cf. matrice management et pilotage).
Autres vecteurs d?information (que ceux évoqués précédemment et au Risque 2)
Le BRGM, qui intervient selon plusieurs formats auprès des services de l?État et des collectivités, reste par
exemple peu sollicité sur le sujet de l?information aux collectivités et aux populations. Le point a été soulevé
lors du CRP 2023, et des actions de sensibilisation devraient être cadrées et menées en 2024, probablement
auprès des élus (associations des maires, élus en charge des risques et ou aménagement) mais également des
associations d?escalade/spéléologie. Les évènements de type « assises régionales du littoral ou des risques
naturels » sont un bon relais d?information et d?échanges avec les collectivités (pas organisées récemment en
FORT
Rappel S2 (Matrice Management) : Suggestion aux
DREAL /DDT/ Préfectures : Poursuivre la mise à jour des
sites internet des services de l?État en mettant à
disposition les documents officiels (PPR par ex) et en
retirant les références anciennes. Envisager la
navigation sur les sites internet permettant une
« expérience utilisateur » simple et accessible, et guidant
vers des informations actualisées.
Rappel S15 (Matrice Management) : Suggestion aux
DREAL et DDT : Mettre au clair les éventuelles difficultés
restantes d?alimentation de Géorisques (et s?assurer de
sa mise à jour régulière) et la capitalisation des données
via les sites alimentés par les DDT/GeoIde (risque de
doublonnage ou de données mal actualisées).
17 Priorité 1 : OS1 - Initier en 2022 la révision du DDRM de la Haute-Corse, en intégrant la rédaction des TIM et des fiches communales d?information risques et sols (SIDPC 2B/DDT 2B) ; OS2 - Mettre à jour les informations relatives à l?IAL sur les sites des préfectures (SIDPC/DDT) ; OS3 - Poursuivre
l?accompagnement des communes pour la réalisation des PCS, voire des PICS (SIDPC) ; OS4 - Assurer la bonne alimentation de Géorisques, notamment en garantissant le lien avec Gaspar et le GPU (DREAL/DDT).
Priorité 2 : OS5 - Poursuivre l?accompagnement financier et technique des actions de sensibilisation menées par les collectivités (DDT / DREAL) ; OS6 : Participer et, le cas échéant, contribuer aux actions de la Mission Interrégionale Inondation Arc Méditerranéen (DREAL/DDT/SIDPC).
PUBLIÉ
https://www.corse.developpement-durable.gouv.fr/actions-et-informations-preventives-en-corse-r140.html
https://www.prefectures-regions.gouv.fr/corse/Region-et-institutions/L-action-de-l-etat/Environnement-developpement-durable-et-prevention-des-risques/Prevention-des-riques
https://www.corse-du-sud.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Securite-protection-des-populations/Prevention-des-risques/Les-Plans-de-Prevention-des-Risques-Naturels/Le-risque-inondation
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Corse).
La journée Résilience du 13 octobre 2023 a fait l?objet d?actions limitées, sans participation forte des DDT (cf.
matrice management et pilotage).
La sensibilisation des touristes est également un point qui reste à investiguer (problématique relevée en CDSC
2B, avec le constat d?un fort manque de sensibilisation aux risques, et la volonté des collectivités de ne pas
effrayer ; idem pour les risques en vallée de la Restonica).
La sensibilisation et l?information mériteraient d?être mieux développées selon les deux DDT. Des plaquettes
d?information élaborées avec la MIIAM ont fait l?objet d?une large diffusion.
Le préfet de Haute-Corse a validé la feuille de route du service DDT2B/SENAP en souhaitant mobiliser la DDT
pour des réunions d?informations auprès des maires et des scolaires. La DREAL n?a pas de contact avec
l?éducation nationale (DASEN).
Sur le sujet particulier des campings exposés aux risques d?inondation (70% situation en zone à risque
débordement, 25% en zone submersion par exemple), les DDT sont informées (2A) ou sollicitées pour avis dans
le cadre des commissions sécurité (en 2B, et pour certains sites identifiés comme « points noirs » en 2A depuis
le recensement fin dans le département des campings exposés en 2022). Des échanges ont lieu dans ce cadre
pour informer et sensibiliser sur les risques. Des avancées positives ont été notées (formation, exercice
d?évacuation) et des échanges ont aussi lieu avec les gestionnaires, l?Union des métiers et des industries de
l'hôtellerie et dans une moindre mesure avec la FNHPA (ayant par exemple conduit à la prise en compte de
certaines remarques dans les PPRI récents - Ghisonaccia : montée en gamme de camping sans augmentation
des capacités d?accueil).
Rappel S3 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et aux DDT : Relayer davantage et par des
contacts ciblés au-delà de l?information mise en ligne sur
le site internet de l?État, l?appel à manifestation de la
journée « Tous résilients face aux risques du 13 octobre
et initier des actions dans ce cadre comme en continu.
3. S?assurer de la bonne mise en oeuvre des outils
7 Mauvaise mise en
oeuvre des PPR liée à la
complexité des
documents
graphiques, du
règlement ou à
l'existence de notions
juridiques
approximatives dans
le règlement
MOYEN
Doctrines élaborées.
Veille (et exploitation) des
retours d'enquêtes publiques,
d'élus ou d'acteurs, des
contentieux, les
dysfonctionnements repérés.
Analyse de dossiers approuvés et
formalisation du processus de
relecture des projets de
règlement par le service de la
DDT chargé de l'aménagement et
de l'urbanisme.
Formation des agents chargés de
la prévention des risques au droit
de l'urbanisme (DREAL/DDT).
Examen
documentaire
Entretiens
DDT Démarches, veille pour faciliter la mise oeuvre des PPR
Un logigramme d?élaboration des PPR a notamment été établi par la DDT 2B afin de sécuriser les procédures
dans une logique de démarche qualité, avec l?appui du CRVH (plusieurs contentieux PPR pour vice de forme
avant 2015). Cette formalisation n?a pas été spécifiquement réactualisée depuis.
Avant le projet de réorganisation (en cours), les services de la DDT 2A en charge des risques et de l?urbanisme
n?effectuaient pas de relecture croisée avant validation du règlement des PPR. Aujourd?hui, le service n?a pas
la capacité d?assurer un suivi de l?application des PPR, même s?il est estimé a priori plutôt bon. Le regroupement
de ces thématiques au sein du même service, et les futurs recrutements associés, devraient permettre une
vision plus transversale et un meilleur suivi.
En 2B, les échanges entre service risques et service urbanisme sont réguliers (cf. infra). Le projet de règlement
des PPR mouvements de terrain Grand Bastia en cours a été soumis pour avis.
En Corse, l?État instruit de nombreux dossiers d?urbanisme pour le compte des communes (cf. Risque 8 infra).
Contentieux, difficultés d?application
Les PPR récents ne font pas l?objet de nombreux contentieux. Certains le sont par exception d?illégalité (via un
permis de construire refusé) et sont suivis par le service juridique de la DDT, pour le cas de la Haute-Corse.
La plupart porte sur une erreur manifeste d?appréciation. La DDT2B a exprimé son souhait de faire une
présentation de la thématique Risques auprès des magistrats du TA de Bastia.
Les jugements sont capitalisés en interne et analysés pour amélioration continue des documents.
Le caractère ancien de certains PPR pose difficulté dans leur application et l?instruction du droit des sols, par
exemple :
- PPR élaboré sous fond cartographique SCAN25 (PPRI du Golfe de St Florent par exemple), avec une
évolution de l?occupation des sols et la nécessité d?une instruction à la parcelle,
- Distinction, dans le règlement, de règles applicables en fonction de la situation de la parcelle dans/hors
parties actuellement actualisées, avec une forte évolution des PAU depuis l?approbation du PPR.
MOYEN
Rappel S27 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et aux DDT : Étudier les possibilités de
mutualisation DREAL-DDT de certaines compétences
transversales type juridique ou marché publics.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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La DDT 2A ne dispose pas d?outils formalisés d?enregistrement et de capitalisation des contentieux et difficultés
d?application des PPR.
8 Articulation
insuffisante avec les
documents
d?urbanisme et les
schémas
d'aménagement du
territoire
Insuffisance du
contrôle de légalité
Multiplication des
saisines du Tribunal
administratif par des
particuliers, sociétés,
collectivités, et de
condamnations
TRES
FORT
Note d?organisation préfecture-
DDT, répartition des rôles DDT-
DREAL
Vérification de l'intégration des
PPR aux PLU, traduction dans les
documents d?urbanisme.
Actions de sensibilisation et
d'accompagnement des
collectivités et des acteurs sur
PPR et PAC (quoi, qui réalise?).
Transversalité et articulation
entre services risques et
aménagement, formation des
agents, pour assurer le lien avec
le volet aménagement-
urbanisme (PADDUC, PLU, SCoT-
PAC, contribution aux avis
MRAe?) : instances de
coordination et d?échanges,
fréquence, productions?
Analyse de l'articulation avec les
documents d'urbanisme et les
schémas (SCoT, PLU, SDAGE,
SAGE...).
Suivi des contentieux,
valorisation/mutualisation des
jurisprudences
Organisation de la réponse au TA
Examen
documentaire
Entretiens
DDT-
Préfectures
DREAL-
collectivités
État de la planification et instruction ADS
Quasiment toutes les communes de Corse sont concernées par les risques naturels, la construction est dyna-
mique depuis 2010 malgré les contraintes des lois Montagne/Littoral, et la planification de l?urbanisme est peu
développée : absence de SCoT et de PLU intercommunal, peu de communes disposent d?un PLU (44 PLU en
2B ; en 2A Porto-Vecchio, qui compte plus de 11 400 habitants, ne dispose pas encore de PLU) et de très nom-
breuses communes restent au RNU (près de 60% pour la Haute-Corse, 60% sur l?arrondissement d?Ajaccio et
davantage sur celui de Sartène).
L?État instruit de nombreux dossiers d?urbanisme pour le compte des communes (en Haute-Corse en 2022 :
2022 dossiers pour 113 communes au RNU et 55 communes compétences liées par un conventionnement ; par
ailleurs 47 communes bénéficient de l'accès à la cartographie dynamique de la DDT comme support à la
délivrance de leurs autorisations d'urbanisme).
En 2B, le service SUCR a la double mission d?accompagner les communes pour l?élaboration des documents
d?urbanisme et de réaliser le contrôle de légalité. Les missions s?effectuent de manière transversale avec l?unité
en charge des risques naturels, dans le cadre de l?élaboration du porter à connaissance de l?État au lancement
de la démarche d?élaboration du document d?urbanisme, et pour s?assurer de la bonne intégration du risque
par le PLU. La DDT n?effectue pas de vérification institutionnalisée de l?intégration des PPR dans un document
d?urbanisme préexistant, mais les PPR récemment approuvés sont bien transmis à la collectivité et partagés en
interne DDT.
De nombreux permis de construire sont déposés en zone à risque, et l?unité risques est régulièrement
consultée, avec des formations sensibilisations des instructeurs ADS.
En 2021, le service risques de la DDT 2A était mobilisé à hauteur de 400 avis sur les autorisations d?urbanisme.
Une démarche d?amélioration participative au processus opérationnel (APPO) a été mise en place (amélioration
de la communication sur le site internet de la préfecture, formation des instructeurs des autorisations
d?urbanisme et délimitation d?un cadre dans lequel l?unité pouvait être sollicitée) et a permis de réduire
considérablement les sollicitations, avec 40 avis au 1er semestre 2023.
Les avis risques-urbanisme ont beaucoup baissé aussi en 2B, notamment grâce à des réunions réalisées avec le
service risques pour former/sensibiliser les instructeurs ADS (une cinquantaine d?avis par an, principalement
sur des secteurs avec PPRN prescrits (Calvi) ou approuvés). Facilité pour les collectivités d?avoir un avis État,
notamment lors des refus.
Sensibilisation et accompagnement des acteurs sur les PPR et PAC
Si les élus sont sensibilisés aux risques d?inondations via les évènements récents et récurrents, les discussions
sont plus délicates lorsqu?il s?agit de prendre des mesures de prévention et de geler la constructibilité des
terrains. La CAB (communauté d?agglomération de Bastia) a rencontré des difficultés dans le cadre du PPRI
Bastia sud, où certains secteurs sont passés de « rien du tout à zone rouge PPR » avec des incompréhensions
de la population.
Le préfet de Haute-Corse est dans une posture d?État facilitateur auprès des collectivités, avec l?appui de la DDT
pour aide à la décision sur les risques. Des discussions peuvent s?engager avec les élus sur les possibilités
restantes en zone rouge (exemple de Biguglia : projet d?extension d?équipements sportifs, en future zone rouge
PPR), ou les volontés d?ouverture à l?urbanisation avant que la révision du PPR ne soit approuvée (Borgo).
La DDT 2A reste régulièrement consultée par les services instructeurs et les porteurs de projets sur des
questions basiques pour « validation » de leur projet, sans recherche préalable des documents ou règles du
PPR qui s?appliquent. Un support de formation intéressant a été présenté sur la prise en compte des risques
naturels dans le cadre de clubs ADS (mars 2023).
La réorganisation de la DDT a permis de réaffirmer un rôle essentiel dans la mise en cohérence des deux
approches risques et urbanisme, qui se traduit dans la participation aux réunions des personnes publiques
associées, aux réunions publiques et un souhait de partage d?information via le site de la préfecture.
FAIBLE
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 98 sur 126
Contrôle de légalité des documents d?urbanisme
Même si l?association U Levante est critique sur le respect des réglementations en Corse par les différents
acteurs, dont les collectivités, et sur le contrôle de légalité réalisé par l?État (en notant toutefois quelques
améliorations sur les dernières années pour ce dernier), le contrôle de légalité est particulièrement développé
en Corse. Selon le rapport de la Cour des comptes, environ 20 % des actes reçus ont donné lieu à un contrôle
de légalité sur l?exercice 2015-2021 au niveau national ; les deux départements de Corse figurent parmi les 9
départements affichant des taux nettement supérieurs. Pour plus de précisions et dans la mesure où cela
concerne plusieurs aléas, voir aussi la matrice management et pilotage/Risque 12.
Rappel S29 (Matrice Management) : Suggestion aux
DDT/Préfecture/Parquet : Poursuivre les échanges et
rapprochement entre services en charge du contrôle de
légalité et du contentieux (DDT/préfecture/parquet)
pour permettre une bonne connaissance respective,
sensibiliser aux risques et aux compétences réciproques,
partager les priorités/suivi d?avancement des dossiers,
et faciliter les échanges pour leur bon traitement.
PUBLIÉ
https://www.ccomptes.fr/fr/documents/62266
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Matrice relative à la stratégie de contrôle des ICPE
Les installations ICPE/Déchets ne font pas l?objet d?un suivi spécifique dans cette matrice, elles sont prises en compte dans l?échantillonnage du thème contrôle des ICPE.
N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
1. Réaliser des inspections priorisées et de qualité
1.1 Moyens, animation et professionnalisation
1 Manque de
professionnalism
e des inspecteurs
(habilitation,
formation
continue,
posture trop
"cow-boys" ou
trop
complaisante?)
FORT Processus d'habilitation et de
supervision des inspecteurs.
Formation technique, juridique
et à la posture de l'inspecteur,
compagnonnage. Organisation
de la formation continue des
inspecteurs.
Relations avec les cellules
juridiques de la préfecture ou
du siège de la DREAL.
Document
processus
habilitation/for
mation et
compagnonnag
e/
supervision.
Enregistrement
des parcours et
des formations.
DREAL
Direction,
SPR, UD et
SG.
Substitut
du
Procureur
de Bastia.
Exploitant
s ICPE :
groupe
Petroni,
Syvadec,
Antargaz,
CHIMIREC
Corsica,
AM
Environne
ment.
Le processus de formation des inspecteurs ICPE mis en oeuvre en Corse suit strictement les dispositions na-
tionales en la matière, notamment les notes de la DGPR du 04 mai 2021 (formation des inspecteurs) et du 21
décembre 2021 (tutorat des inspecteurs).
Il fait l?objet d?un suivi en interne au SRNT.
La quasi-totalité des rapports produits par l?inspection fait l?objet d?une triple signature (inspecteur/vérifica-
teur/approbateur) comme prévu par le guide DGPR du 28 janvier 2020, notamment l?ensemble des rapports
« SEVESO ».
Pas de mission juridique dédiée en DREAL.
Les relations avec le service juridique de la préfecture (2A) et celui de la DDT 2B sont cordiales, mais ne sont
pas fluides et peuvent conduire à des informations partielles des deux côtés dans le cadre de dossiers soumis
à contentieux.
Le professionnalisme des inspecteurs ICPE, leur réactivité, la pertinence de leurs constats et de leur action,
leur juste posture sont soulignés par les industriels rencontrés. La substitut du procureur souligne leur
compétence.
FAIBLE
2 Mise à
disposition
inadaptée des
moyens
consacrés à
l'inspection des
ICPE
FORT Répartition des moyens entre
les 2 UD.
Mutualisation des
compétences thématiques.
Outils de pilotage régional et
départemental.
Appui du continent.
Examen de ces
documents.
DREAL
SPR et UD,
SG, Préfet
de Haute-
Corse,
(Cf. aussi la matrice management et pilotage) Un projet de note d?organisation du SRNT décrit notamment
les moyens consacrés à l?inspection, les outils, et présente d?une façon générale le fonctionnement du
service.
Le SRNT regroupe 12 personnes dont 1 chef de service et 2 assistantes. Les unités départementales (UD) sont
composées de 4 inspecteurs ICPE dont un chef d?UD en 2A et de 4,5 inspecteurs dont un chef d?UD en 2B.
Chaque chef d?UD pilote l?inspection dans son département. Le chef de service coordonne les actions au
niveau régional et gère directement les dossiers régionaux (après-mines, PRSE, Plan Santé-amiante?).
Des référents thématiques (pilotés par le chef de service) sont nommés au sein du SRNT, pour une partie
congrue de leur poste, essentiellement comme relai des actualités émanant de la DGPR. Ils ne sont pas
positionnés en compagnonnage systématique des autres agents, mais peuvent venir en appui en tant que
de besoin (ex. des équipements sous pression).
Bien que les agents aient en charge des thématiques attitrées au sein de chaque UD, une grande polyvalence
est demandée afin que les agents puissent prendre en charge ponctuellement des dossiers qui ne
relèveraient pas directement de leur thématique. Ceci se fait sous la supervision des supérieurs
hiérarchiques. De la même façon, les agents d?une UD peuvent pallier et subvenir au besoin d?une autre UD
en termes d?inspection ou d?instruction de dossier.
MOYE
N
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
Les inspecteurs, référents thématiques, ont exprimé leur difficulté à assurer un rôle d?animateur compte
tenu du peu de temps alloué pour cette mission eu égard aux objectifs du plan pluriannuel de contrôle.
Le Continent apporte un soutien pour les missions liées aux canalisations ainsi qu?aux ESP (équipements
sous-pression). Pour les premières, Il s?agit de la DREAL AURA et pour la seconde du pôle équipements sous
pression de la DREAL PACA. Des inspections communes sont également programmées (1 semaine ESP /an).
Une difficulté croissante pour le recrutement sur les postes d?inspecteur ICPE du fait de l?exposition
inhérente au métier. Pas de recrutement de contractuels pour le moment sur des postes d?inspecteur ICPE.
Un travail d?objectivation des stratégies d?arrivées et de départs des agents du continent et de Corse serait
sûrement utile.
Le préfet de Haute-Corse fait le constat que le département de Haute-Corse est plutôt bien outillé. Les
services de l?État sont présents et savent répondre. Sur des risques nouveaux, comme les incendies de
batteries Lithium-ion, c?est toutefois plus difficile de disposer de compétences (À noter que la DREAL a établi
un RETEX à la suite de ces incendies).
Rappel S25 (Matrice Management) : Suggestion au
secrétariat général de la DREAL : Mener, sur le
périmètre DREAL et DDT, un travail d?objectivation des
arrivées et départs des agents du continent et de Corse,
et proposer des pistes d?actions.
3 Insuffisance
d?animation du
réseau des
inspecteurs se
traduisant par de
fortes
hétérogénéités
des pratiques
interdépartemen
tales ou entre
inspecteurs
MOYE
N
Formalisation des relations
entre le siège et les UD.
Organisation du rapportage de
l'UD.
Délégation de signature.
Relations avec les services
départementaux.
Réunion de tous les
inspecteurs.
Diffusion et partage de la veille
réglementaire.
Modèles d'arrêtés issus des
contrôles pour situations
"ordinaires" (consignations,
mises en demeure).
Examen de ces
documents, CR,
circuits et
canaux
d?information.
DREAL
SPR et UD,
DDT
Chaque UD est pilotée par le responsable d?UD au travers de réunions et d?outils propres (tableaux Excel et
GUN), facilités par la taille des UD et la proximité des agents. Des réunions de coordination et d?échanges
entre l?ensemble des agents du SRNT ont lieu une fois par trimestre (rencontre à Corte pilotée par le chef de
service). Chaque réunion est assortie d?un ordre du jour et d?un compte rendu de réunion.
Ces réunions donnent lieu à des échanges sur des évolutions /questions réglementaires / positionnement de
l?inspection / des points de bilan des objectifs à atteindre.
Le chef de service et les chefs d?UD disposent de délégations et subdélégations de signature.
Tous les agents du service utilisent une signature électronique.
Les modèles d?arrêtés utilisés sont ceux présents sous ICAR.
Ce sont les référents thématiques qui diffusent l?information auprès de leurs collègues inspecteurs.
2A : les échanges interservices (DREAL/SBEP, ARS, DDT, SIS?) se font directement, au cas par cas sur les
dossiers essentiellement par courriel. Les services apportent les réponses attendues.
FAIBLE
4 Défaut
d'animation et
isolement du
réseau des
inspecteurs en
DD(ETS)PP
MOYE
N
Réunions avec les directeurs
des DD(ETS)PP.
Réunions régulières des
inspecteurs DD(ETS)PP.
Rôle et missions du CRIC.
Appuis techniques de la DREAL.
Examen des
documents.
Examen des
comptes
rendus.
Présentations
de dossiers
nécessitant
l'expertise de la
DREAL
DREAL
SPR
Un seul inspecteur ICPE pour les 2 DDETSPP de Corse (2A et 2B) basé à la DDETSPP de Bastia. Des échanges
essentiellement avec la directrice de la DDETSPP 2B où est basé l?inspecteur.
Des difficultés de recrutement sur ce poste et un turn-over important (Cf. aussi la matrice management et
pilotage)
Le CRIC désigné est celui de PACA. Son rôle et sa mission sont définis dans une lettre de mission d?octobre
2021.
Le niveau de soutien (accompagnement, apport d?informations, de conseils, relecture de rapports et inspec-
tions conjointes) qu?il apporte à l?inspecteur de la DDETSPP dépend de la connaissance du métier par ce der-
nier.
MOYE
N
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
1.2 Respect du programme et des priorités de contrôle
5 Mauvaise
définition des
priorités de
l'inspection et
non-conformité
du programme
vis-à-vis des
priorités
nationales
TRES
FORT
Documents stratégiques.
Prise en compte des priorités
nationales.
Analyse de risques (prise en
compte des enjeux du
territoire).
Note de priorité régionale et
documents de programmation.
Présentation
du plan
pluriannuel de
contrôles.
Examen de ces
documents.
DREAL
Direction
SPR et UD,
SGAC
L'activité industrielle étant peu développée en Corse, le nombre d'établissements présentant un risque
technologique ou chronique est relativement modeste. On compte en effet au niveau insulaire environ 130
installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) relevant du régime de l'autorisation
préfectorale ou de l?enregistrement. Les activités industrielles présentant des risques relèvent des secteurs
:
? de l'énergie avec les centrales de production d'électricité et les stockages d'hydrocarbures associés ;
? des stockages d'hydrocarbures et de gaz, ainsi que d'explosifs ;
? du traitement des déchets (sites de stockage autorisés, centres de transit de déchets dangereux, centres
de recyclage des véhicules hors d'usage) ;
? de l'industrie extractive des carrières avec leurs unités de traitement de matériaux ;
? des industries agro-alimentaires (coopératives viticoles, boissons...) ;
? des établissements agricoles et animaliers (élevages, chenils, parcs animaliers, aquaculture).
Moins de 10 établissements relèvent de la directive IED en Corse (centrales thermiques EDF ; installations
de stockage de déchets non dangereux ; centres de transit de déchets dangereux).
Principalement pour les besoins énergétiques de la Corse, 11 sites industriels à risques technologiques
majeurs, dits « Seveso » (seuil haut et seuil bas), sont implantés en Corse. L'insularité implique la présence
minimale des dépôts pétroliers et de gaz liquéfiés, afin d'assurer une alimentation de l'île en énergie
(carburants, gaz de ville) pour assurer le maintien de l'activité économique en toutes circonstances.
Le document « Orientations, Objectifs et Priorités 2023 pour la prévention des risques technologiques en
Corse » est élaboré sur la base de la note DGPR « actions nationales » ainsi que sur les constats/besoins
émanant du terrain (actions régionales).
Il donne lieu à des échanges préalables entre le chef du service et les 2 chefs d?UD et entre inspecteurs au
sein de chaque UD.
Les priorités locales sont établies à partir :
? des accidents : Ex : incendies des batteries Ion-lithium ;
? du traitement des plaintes : essentiellement sur les filières déchets, traitement de matériaux, car-
rières, sites illégaux déchets/carrières ;
? des thématiques spécifiques locales : caves vinicoles ;
? des échanges avec les autres services ;
? des échanges avec les agents du SRNT (tracés dans les CR d?UD).
Elles peuvent donc être revues en cours d?année.
Pas d?analyse de risque formalisée
Pas de feuille de route ni d?orientation de la direction pour bâtir le programme annuel.
La (nouvelle) direction attend que les priorités soient établies dans une vision globale définie en commun
(service/direction).
Le programme d?actions établi suivant les critères nationaux est transmis (2A) ou présenté (2B) aux préfets
et présenté aux procureurs de la République.
FAIBLE
Rappel S13 (Matrice Management) : Suggestion à la
direction de la DREAL : Formaliser annuellement, en
lien avec les services, des lettres de mission par
domaine, arrêtant les priorités et objectifs de l?année.
Rappel S4 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL : Proposer plus régulièrement des sujets risques
en CAR, pour information sur de nouveaux dispositifs,
harmonisation des positions ou validation de
stratégies (ex : stratégie triennale régionale RN) ou de
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
Il n?est pas présenté en CAR.
programmes annuels de travail (programmation PPR,
plans de contrôles ICPE ou ouvrages hydrauliques?).
6 Ne pas atteindre
le nombre
d'inspections
requis et ne pas
respecter la
programmation
MOYE
N
Bonne priorisation.
Pilotage et suivi de
l'avancement.
Modalités d'ajustement et de
priorisation des inspections
permettant une réactivité
importante (prise en compte
des inspections post accident).
Bilans annuels par UD et par le
siège. Tableau de bord de suivi
de l'activité (instruction,
inspection)
Existence d'engagements de
service conclus avec les préfets
de département.
Examen des
outils de suivi.
Évaluation
intermédiaire
du programme
de travail.
Comparaison
entre la
programmatio
n et le réalisé
sur les 3
dernières
années.
Examen des
bilans des
années
précédentes et
des suites
données.
DREAL
Direction,
SPR et UD
Les établissements font l?objet d?une caractérisation suivant la note du 24 novembre 2016 relative au plan
pluriannuel de contrôle en P1 (inspection tous les ans), P2 (tous les 3 ans) et P3 (tous les 7 ans). La fréquence
de ces inspections est suivie via GUN. Le programme d?inspections inclut également les actions nationales
annuelles (note DGPR annuelle) ainsi que les actions régionales.
Un volant d?inspections (4-5 inspections par département) est laissé libre afin de pouvoir mener des inspec-
tions réactives (incident/accident, demande Préfet?).
Tous les trimestres une revue des objectifs est effectuée en réunion de service et peut donner lieu à des
réajustements. Cette revue se fait au travers d?un outil Excel adossé à la note « Orientations, Objectifs et
Priorités 2023 pour la prévention des risques technologiques en Corse ». Parallèlement, chaque UD pilote son
programme inspection/instruction selon les besoins.
La direction a demandé un bilan à 6 mois du plan d?action annuel du SRNT. Ce bilan a été établi, Il présente
l?avancement des actions et permet un pilotage rapproché des actions en retard d?avancement.
Pas de contrat d?engagement avec les préfets sur les sujets RT.
Des bilatérales CS SRNT/direction sur des sujets particuliers ou des sujets plus saillants (ex : si risque d?urgence
politique?).
Parfois des discussions avec Direction ou autres services DREAL sur des dossiers particuliers.
La pression de l?atteinte des objectifs quantitatifs (23 inspections par inspecteur et par an) pèse sur les
inspecteurs, au détriment du travail de fond sur les thématiques (Cf. supra au point 3).
Atteinte des objectifs :
P1 : 92 % et P2 : 95 % à fin 2023
FAIBLE
7 Opacité et
manque de
communication,
mauvaise gestion
des plaintes par
l'inspection
MOYE
N
Mise en place d'instances de
concertation locales.
Actions de communication
externe avec ONG,
professionnels.
Mode de diffusion des rapports
d'inspection.
Enregistrement, traitement et
suivi régulier des plaintes.
Fiches réflexes en cas de plainte
(inspection réactive par
exemple).
Place des visites pour cessation
Présentation
de la stratégie
et des actions
de
communication
à destination
des
professionnels,
des
associations et
du public.
Examen des
outils de
DREAL
SPR et UD
Industriels
ICPE (Cf.
liste an
point 1),
substitut
du
procureur
2B
Communication :
L?ensemble des rapports est publié sur Géorisques via l?outil GUN. Seuls les exploitants, dans le cadre du
contradictoire, réagissent aux rapports de l?inspection. Peu de sollicitation de grand public ou des
associations sur ces rapports.
L?association U Levante indique avoir des contacts téléphoniques avec le CS du SRNT sur les carrières et les
risques technologiques en général, au cas par cas. Rien de systématique ni de formalisé avec les associations
environnementales.
CODERST : utilisé pour la co-construction, par ex sur la stratégie des caves vinicoles. Peu de sujets risques.
2A : ont lieu 4 fois / an. Le bilan de l?inspection des ICPE n?y est pas présenté.
FAIBLE
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
d?activité (et qualité de leur
traitement).
Modèles thématiques sur
intranet.
diffusion des
fiches d'écarts
relevés lors des
inspections et
réalisation de
tests.
Examen de
dossiers de
plaintes.
COLDEN : Un COLDEN existe en 2B et se met en place en 2A.
CODAF : orientés majoritairement « travail illégal » mais permettent de rencontrer les autres services afin
d?avoir une réponse coordonnée.
La valeur ajoutée de la participation du SRNT à ces comités n?est pas estimée comme étant à la hauteur de
l?investissement consenti. (Cf. suggestion au point 12 de la présente matrice).
Traitement des plaintes :
Ces 3 dernières années, 16 plaintes sont parvenues au SNRT (11 en 2B et 5 en 2A dont 1 DDETSPP2A). Ces
plaintes sont intégrées et suivies sur GUN.
Le traitement des plaintes est proportionné et ne donne pas lieu à une inspection systématiquement.
Globalement, le canevas mis en ligne sur ICAR est suivi par l?inspection.
Les plaintes anonymes ne sont pas traitées. Le SRNT prévient le parquet des visites suite à plainte (avec les
gendarmes).
Bonne coopération avec les gendarmes qui ont été formés par la DREAL. Ceux-ci s?occupent de la partie
pénale. Ils font les auditions, sans toujours solliciter la DREAL en amont pour éclairer la conduite des auditions
sur les questions techniques.
Pour les cessations d?activités, depuis le 1er juin 2022, sauf exception, il n?y a plus de visite « cessation
d?activités ». Les attestations fournies par les exploitants font référence.
Les cessations débutées antérieurement au 1er juin 2022 font l?objet d?inspections pour vérifier les conditions
de mise en sécurité puis de récolement des mesures de gestion in fine.
2. Réaliser des contrôles de qualité et s'assurer d'un suivi adapté des procédures
8 Qualité
insuffisante des
actes
FORT Appui préventif, appui du
service juridique à la rédaction
d?arrêtés sensibles.
Examen de
quelques
dossiers.
Relations avec
le préfet.
DREAL
SPR et UD.
Bureau
environne
ment BEA
Préf 2A,
DDT/
2B/SJC,
La DREAL n?a pas reconduit la mission juridique mise en place de 2020 à 2022 sur un demi-poste. Le SRNT a
repris en charge la gestion des contentieux liés aux actes administratifs qu?il propose aux Préfets, notamment
à la faveur d?une ingénieure du service ayant une formation juridique de base et une expérience du
contentieux. Le conseil juridique amont n?est pas assuré.
Absence d?organisation structurelle de la réponse juridique sur les contentieux ICPE et amont pour sécuriser
les productions.
2A : les juristes de la préfecture sont peu accessibles.
FORT
Rappel S27 (Matrice Management)
Suggestion à la DREAL et aux DDT : Étudier les
possibilités de mutualisation DREAL-DDT de certaines
compétences transversales, type juridique ou marchés
publics.
9 Mise en cause de
l?impartialité de
l?administration.
Les dossiers
concernés sont
typés : carrières,
CET, SEVESO
seuil haut,
incinérateurs
MOYE
N
Recours à des tierces
expertises.
Qualité du rapport de
présentation et comptes
rendus de CSS.
À évaluer sur
dossier la
qualité de prise
en compte des
demandes
DREAL
SPR
Bureau
environne
ment BEA
Préf 2A,
DDT/
2B/SJC
Les tierces expertises sont principalement utilisées pour les ISDND (correspondances d?étanchéités, stabilité
des massifs?).
À la demande des Préfets, les CSS des SEVESO et des ISDND ne sont pas réunies. Toutefois, il est prévu de
relancer celles des SEVESO en 2024 qui ne présentent plus de problème particulier, notamment sur le site
d?Antargaz dont le PPRT vient d?être signé, ENGIE Loretto n?exploite plus et a neutralisé les sphères non en-
coffrées de Butane.
FAIBLE
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
Industriels
(Cf. liste
au point
1),
10 Utilisation
insuffisante ou
inadaptée des
mises en
demeure,
consignations,
amendes
administratives
FORT Doctrines locales.
Éventuelle présentation en
CAR.
Dispositif interne de contrôle.
Statistiques annuelles (à
comparer avec le national).
Processus
Notes
Examen de
dossiers
DREAL
SPR.
Bureau
environne
ment BEA
Préf 2A,
DDT/
2B/SJC
SGAC.
La stratégie des mises en demeure est laissée à l?appréciation de la chaîne de l?inspection (inspecteur - chef
d?UD et chef de service). Chaque proposition de suites administratives est soumise à la validation de la
direction avant mise en signature du Préfet.
Chaque mise en demeure prise l?année N fait l?objet d?une inspection l?année N+1 et de propositions de suites
au Préfet (Levée de MED ou astreinte-amende, consignation, suspension?).
Le service s?est engagé en 2023, au travers d?une action régionale sur 3 années, dans la résorption des APMD
historiques. En l?absence d?éléments dans les dossiers d?entreprise, des inspections sont réalisées sur site.
L?inspection ne dispose d?aucun appui juridique dans la rédaction des arrêtés.
2A : La directrice de la direction de la coordination des politiques de l?État et du développement territorial a
alerté le SG de la préfecture à plusieurs reprises sur la précarité du BEA (Bureau Environnement et
Aménagement) en termes d?effectif compte tenu de la charge de travail. Il en résulte des retards de plusieurs
mois sur des mises en demeure. Les déclarations ICPE ont au départ été traitées par la DREAL (récépissés),
mais ce n?est plus le cas aujourd?hui. Le BEA indique des difficultés d?acculturation technique et un manque
de formation aux ICPE et à l?environnement en général.
Les pistes d?amélioration évoquées : mise en oeuvre d?un plan de formation ; création d?un pôle
juridique/contentieux mutualisé avec Bastia. Le SRNT de la DREAL et le bureau Environnement sont dans
l?attente de bilatérales avec le SG de la préfecture dans un souci de coordination.
En Haute-Corse, il n'y a plus de bureau de l'environnement identifié en tant que tel. Certaines missions sont
assurées par le service juridique et coordination (SJC) de la DDT2B, délégataire du préfet, notamment la mise
en enquête publique (ou consultation du public) des dossiers d'enregistrement et d'autorisation ICPE ou
encore la gestion administrative des déclarations. D'autres missions ne sont plus assurées par ce service,
comme par exemple, la relecture administrative, les mises à la signature du Préfet, les notifications et
publications des arrêtés ICPE (mise en demeure, astreinte, amende administrative...) ou la gestion des
contentieux ICPE. Par ailleurs, le SJC n'est plus destinataire des rapports de l'inspection et des propositions
de l'inspection des installations classées. Pour pallier à cette difficulté, la DREAL réalise certaines missions.
Une réflexion a été lancée suite au signalement de l'inspection générale. Un travail de concertation entre la
DREAL et la DDT2B pour retrouver une synergie et une cohérence globale du traitement des affaires ICPE est
à mener.
MOYE
N
Rappel S21 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et au préfet 2A : Redéfinir une organisation so-
lide pour sécuriser les missions entre la DREAL et le Bu-
reau de l?environnement et de l?aménagement de la
préfecture 2A.
Rappel S22 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et à la DDT2B : Sécuriser la procédure de
transmission des actes en lien avec les ICPE.
11 Non pertinence
ou insuffisance
des rapports
d?inspection, en
évitant
FORT Trace d?un contrôle
hiérarchique par le siège, par la
direction des rapports diffusés.
Appui des services juridiques
aux inspecteurs.
Examen de
dossiers.
Examen d?une
dizaine de
rapports
DREAL
Direction,
SPR et UD
La quasi-totalité des rapports produits par l?inspection fait l?objet d?une triple signature (inspecteur/vérifica-
teur/approbateur) comme prévu par le guide DGPR du 28 janvier 2020, notamment l?ensemble des rapports
« SEVESO ».
Après validation du rapport d?inspection par le chef d?UD (échange entre l?inspecteur et le chef d?UD), ce
FAIBLE
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
insuffisance et
sur- qualité
diversifiés. dernier initie le circuit de signature des rapports en commençant par le chef de service.
Tout projet transmis au préfet passe par la direction, qui le valide par signature d?un bordereau.
2A : Le processus de signature des parapheurs entre UD et préfecture gagnerait à intégrer davantage de com-
munication directe pour améliorer la fluidité. Un suivi à l?aide d?Osmose des dossiers qui partent du SRNT au
BEA (préfecture) et à la précédente direction, sans succès.
La DGPR apporte un appui diligent et efficace sur les contentieux notamment en appel. (ex : ISDND de Giun-
caggio) mais aussi sur les différentes thématiques liées aux métiers de l?inspection.
Le chargé de mission déchets rattaché à la direction signe en tant que vérificateur, l?ensemble des rapports
en lien avec la thématique des déchets lorsque des suites administratives ou pénales sont proposées. Ce
positionnement du vérificateur en dehors du service n?est pas toujours compris par les inspecteurs.
La séparation des missions entre le SRNT et le chargé de mission déchets peut interroger quand elle vient sur
le champ du contrôle.
Pas d?appui juridique amont (cf. point 1).
S47. Suggestion à la DREAL et au préfet 2A : Veiller à
intégrer davantage de communication directe dans le
processus de signature des parapheurs entre UD et
préfecture, pour améliorer la fluidité et régler les dos-
siers qui le nécessitent.
12
Valorisation et
utilisation
insuffisante des
procès-verbaux
et suivi
insuffisant du
contentieux
pénal
FORT Relations et convention avec
les procureurs, avec le Parquet.
Réunion DREAL avec les
procureurs généraux.
Formation des inspecteurs au
droit pénal.
Utilisation de l?audition pénale.
Avis à la demande du
procureur.
Participation aux audiences sur
les cas graves.
Utilisation de la transaction
administrative.
Bilan des
procédures
pénales et
comparaisons
nationales.
Convention, PV
Examen de
quelques
dossiers :
précision des
PV, forme
Qualité des avis
sur le contexte
et les effets de
l?infraction.
Dossiers,
contacts avec
DDT et DREAL.
DREAL
SPR,
Substitut
du
Procureur
2B
Une réunion avec les procureurs/substituts en charge de l?environnement a lieu a minima annuellement par
département. Elle permet de faire un point sur le programme d?inspections de l?année et sur les difficultés
des dossiers prépondérants. Aucune convention n?a été établie. Mais des échanges en continu sont ménagés
avec les substituts. La DREAL est à l?écoute de propositions d?inspections émanant du parquet.
Outre les réunions qui se tiennent tous les 6 mois dans le cadre des COLDEN, il existe des rencontres plus
informelles entre le parquet et les enquêteurs au sujet de dossiers précis afin d?échanger sur les infractions
relevées et sur l?opportunité des poursuites in fine.
Formation limitée au cursus d?habilitation d?inspecteur des ICPE.
Compte tenu de la taille des équipes du SRNT, les UD ne pratiquent pas d?audition libre. Toutefois, les
inspections « difficiles » (sites illégaux de VHU et carrières essentiellement) sont menées en partenariat avec
les forces de l?ordre (gendarmeries). Lors de ces contrôles conjoints, l?inspection assure la rédaction des suites
administratives alors que les forces de l?ordre assurent le volet pénal, avec assistance de la DREAL (NATINF,
caractérisation des infractions...). La DREAL peut participer aux auditions faites par les gendarmes sur
demande.
La DREAL a formé les gendarmes (session en octobre 2023) sur les aspects ICPE (VHU et carrières illégaux
essentiellement).
Chaque audience fait l?objet d?une inspection du site concerné avec transmission du rapport aux procureurs
afin qu?ils puissent disposer d?une vision actualisée de la situation ayant donné lieu à PV. De la même manière,
chaque demande d?avis des procureurs fait l?objet d?un courrier de réponse.
La DREAL (Chef de service) prévoit par principe de participer à chaque audience sur PV rédigé par le service
et si demande du parquet, le CS dépose aussi pour des affaires relevant du champ de compétences du SRNT.
Les PV sont suivis par les UD avec leurs outils propres compte tenu que GUN ne prend pas en compte le volet
pénal.
Les recours sont visibles depuis peu dans Télérecours.
FAIBLE
S48. Suggestion à la DREAL : prévoir une extraction et
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
Pas ou peu d?assistance juridique pour traiter les recours. (Cf. point 1).
Bastia est le pôle régional environnemental (PRE), mis en place en 2021 (avec un objectif de plus grande
judiciarisation des atteintes à l?environnement). Les problématiques rencontrées dans le cadre du PRE
touchent à la question des déchets et à la problématique plus générale de leur gestion, aux ICPE mais
également à la pollution issue des STEP (Biomédias).
Le COLDEN (comité de lutte contre la délinquance environnementale) existe depuis 2021 (4 réunions déjà en
Haute-Corse). C?est le bras armé du pôle, mis en place en 2B à cette période-là. Il existait avant, mais un décret
d?automne 2023 l?a rendu obligatoire dans chaque département. Instance privilégiée pour connaître,
échanger et mettre en avant des problématiques parfois communes à plusieurs services permettant ainsi un
dialogue entre des administrations qui, jadis ne communiquaient pas, il est encore très récent et manque
encore d?effectivité, le partage de l?information avec les services d?enquête et différentes administrations
étant par ailleurs parfois difficile à juguler.
À Ajaccio, le 1er COLDEN se tiendra prochainement.
Des circulaires, propres à la Corse ont cadré la politique pénale territoriale pour la Corse : en 2013 et en 2023.
La circulaire de 2023 pointe les problématiques environnementales (et notamment la question des déchets
mais sans entrer dans le détail).
Des instances officielles d?échange sont en place : ICC (pas spécifiquement sur l?environnement) : instance de
coordination pour la Corse, avec la DSJ (direction des services judiciaires), la procureure générale de Paris, le
procureur : sur la base de cette circulaire : bilan, stratégie?
Réunion tous les ans pour rendre compte des actions conduites par les pôles, emblématiques. Les caves, les
déchets, les biomédias? figurent au titre des priorités, mais sans formalisation particulière ni déclinaison dans
les programmes de contrôles (mais les actions du parquet sont orientées : exemple des déchets) à mettre en
relation avec le petit nombre de dossiers suivis dans le cadre du pôle : 3-4 gros dossiers en cours.
Le COLDEN est encore en phase de démarrage, de connaissance mutuelle, contrairement au CODAF (travail
illégal?) et reste à dynamiser. Les CR du COLDEN sont transmis à DREAL et DDT ; une sorte de feuille de route.
Le CS du SRNT ou le chef d?UD participe aussi au CODAF, qui existe depuis des années. La dynamique est plus
ancrée et le fonctionnement plus rodé.
La circulaire de politique pénale, du 13 mars 2023 est venue redéfinir les orientations générales de la
précédente circulaire de 2013et ajoute les enjeux environnementaux comme axe majeur.
Le parquet recherche le partenariat avec les services enquêteurs.
Sur certains dossiers, l?avis des administrations est souvent sollicité quant à la réponse pénale qu?elles jugent
opportune. Les propositions ne sont pas toujours suivies et la substitut du procureur de Bastia estime qu?il
serait intéressant, à l?issue des délibérés notamment, d?échanger avec les partenaires afin de savoir ce qu?ils
en ont pensé. Faire des sortes de RETEX (retour d?expérience) lorsque le résultat n?est pas à la hauteur de la
peine espérée, la procédure ayant peut-être certaines failles qu?il convient d?analyser afin de ne pas
reproduire les mêmes erreurs par la suite.
une exploitation des recours accessibles sur Telere-
cours afin de capitaliser et d?en retirer un retour d?ex-
périence.
S49. Suggestion à la DREAL : proposer au parquet
d?établir une convention avec la DREAL, qui permet-
trait de prévoir les actions de collaboration, les mo-
ments d?information réciproque et également les re-
tours d?expérience à l?issue des délibérés.
13 Réalisation de
contrôles non
adaptés
FORT Procédures. Examen des
procédures
DREAL
Direction,
SPR et UD.
Il n?existe pas de procédure (qualité) d?inspection à la DREAL Corse. Les inspecteurs s?appuient sur le guide
méthodologique de la DGPR de juillet 2019.
Le besoin de sécurisation et de continuité de certaines activités, exprimé par les agents en formalisant des
procédures ne concerne pas les contrôles proprement dits qui suivent les directives nationales de l?inspection,
FAIBLE Rappel S1 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL (et aux DDT) : Sans forcément aller jusqu?à une
certification ISO et un système de management de la
qualité formalisé, développer des notes ou procédures
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
ce que partage la mission. Les inspecteurs, la plupart expérimentés en Corse, utilisent les bonnes pra-
tiques/procédures des autres régions comme référence. Un projet de procédure définissant les modalités de
recouvrement des sanctions financières prises en Corse par la DREAL dans le domaine des ICPE/Canalisa-
tions/ESP est en cours d?élaboration.
Le SRNT prévoit des réunions pour travailler sur les sujets identifiés et les procédures pour présentation en-
suite aux réunions trimestrielles du SRNT.
sur les processus potentiellement à risque, autant pour
limiter ceux-ci que pour assurer la continuité lors des
mobilités des agents.
PUBLIÉ
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technologiques en région Corse
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Matrice relative à la planification régionale et à la gestion des déchets
N° de
risque
Risques
inhérents
Niveau de
risque
inhérent
Mesures de contrôle interne
attendues (quoi?)
Techniques d'audit
utilisées
(comment?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
1. Suivi et accompagnement des collectivités territoriales dans l'élaboration et le suivi des plans de planification et de gestion des déchets
1 Perte de la
visibilité ou
manque
d'association
de la DREAL sur
les plans de
planification et
de gestion des
déchets actés
par les
collectivités
territoriales
FORT
Réunions d'échanges périodiques
entre la DREAL et les collectivités
territoriales sur la planification et la
gestion des déchets
Appui de la DREAL aux collectivités
territoriales dans le cadre de leurs
missions liées à la planification et la
gestion des déchets (via notamment
la transmission d'informations sur les
installations de gestion des déchets
relevant de la législation ICPE)
Examen
documentaire
Compte-rendu de
réunions
Échanges
d'information
DREAL
OEC,
agence
d?urbanism
e,
Ademe
SYVADEC,
CAPA,
préfets2B,
SGAC,
entreprises
ROCCA,
STOC,
CHIMIREC
CORSICA
AM
Environne
ment
Élaboration du PTPGD et échanges avec les principaux acteurs
La DREAL participe au comité de pilotage mis en place par l?Office de l?environnement de la Corse
(OEC), responsable de l?élaboration du plan territorial de prévention et de gestion des déchets
(PTPGD). Le suivi de l?élaboration du plan est assuré, à la DREAL, par un chargé de mission à mi-temps
déchets en lien direct avec la direction. L?avis du préfet de région est préparé par la DREAL et soumis
à sa validation. Il n?y a pas d?instances de pilotage du plan au niveau de l?État. Des réunions de
présentation de l?état d?avancement sont organisées avec les services préfectoraux (cf. aussi Risque
6 ci-après).
La DREAL veille à la prise en compte des objectifs réglementaires par l?OEC (loi de transition
énergétique pour la croissance verte, loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, directive cadre
déchets?).
L?enquête publique du PTPGD s?est achevée le 24 novembre 2023. L?adoption du plan par
l?Assemblée de Corse devrait intervenir dans le courant du 1er semestre 2024.
Le projet de PTPGD a suscité de nombreux débats en interne et avec les partenaires, ce qui a conduit
le préfet de région à émettre un avis défavorable en 2021, sur la précédente version, sur la base de
l?analyse produite par la DREAL. De fait, un retard sur la mise en place d?une nouvelle organisation
dans la prévention et la gestion des déchets était inéluctable. Les insuffisances du plan portaient
principalement sur l?état des lieux, les conséquences de la gestion des déchets pour les ménages, les
combustibles solides de récupération (CSR), la gestion des déchets jusqu?à la mise en service des
centres de tri et de valorisation de Bastia et d?Ajaccio (prévue en 2028).
L?État a rappelé l?obligation de valorisation énergétique de 70% des déchets qui ne pouvaient pas
faire l?objet d?une valorisation matière (cf. art. L.541-1 du code de l?environnement). La collectivité
s?y est opposée, en cohérence avec l?argumentaire de campagne électorale (refus d?incinération des
déchets). En 2010, la Collectivité de Corse a proscrit le recours à l?incinération. Introduire la
combustion des CSR revenait à revenir sur le sujet.
La DREAL a rappelé cette obligation. La Collectivité a revu le plan en conséquence, et a répondu aux
motivations ayant justifié l?avis défavorable du préfet.
Sur le sujet de l?état des lieux insuffisant, la réponse a été trouvée via la mise en place de
l?observatoire des déchets.
Un comité de pilotage pour l?élaboration a été mis en place par l?OEC, auquel participait la DREAL.
L?OEC a présenté lors de ces réunions les états successifs d?avancement du plan. La DREAL, souvent
à l?initiative des échanges, a ainsi pu formuler ses observations très en amont de la finalisation du
document. Les principaux interlocuteurs de la DREAL sur le PTPGD sont l?OEC, le SYVADEC et l?Ademe.
L?OEC a en charge la stratégie déchets, mais n?a aucun pouvoir pour obliger les maires ou les
opérateurs à suivre la stratégie. L?OEC est un EPIC, son président a aussi la responsabilité de la DGA
MOYEN
S51. Suggestion à la DREAL : Proposer au préfet de
maintenir ou développer des lieux d?échanges plus
formalisés pour travailler ensemble (État, Ademe,
Syvadec, OEC, AUE et élargir, autant que de besoin à
d?autres partenaires) sur les sujets techniques,
contribuant à la bonne mise en oeuvre des différents
objectifs du PTPGD.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Environnement de la CDC.
La rédaction du plan aura donc duré six ans, s?il est adopté en 2024, l?échéance initiale étant 2017.
Les relations de la DREAL avec la Collectivité de Corse sont parfois compliquées, avec cependant une
bonne collaboration approfondie avec certains de ses agences ou offices, comme l?Agence
d?urbanisme et d?énergie (AUE) et l?OEC.
L?Office de l?environnement, qui pilote de l?élaboration du PTPGD, voit la DREAL comme un
partenaire fiable, impartial, auprès de qui il sollicite souvent un avis technique, qui ne doit cependant
pas empiéter sur la compétence « traitement » du ressort du SYVADEC. La DREAL est en soutien de
l?OEC sur l?élaboration du PTPGD, avec une bonne collaboration (déchets, N2000?), quel que soit le
sujet porté par l?OEC. Les relations de l?OEC avec les services de l?État (DREAL, OFB?) sont fluides.
La DREAL alerte sur les procédures et la réglementation ICPE, le contrôle de légalité et les
compétences. La DREAL peut aussi, à la demande du préfet faire l?interface entre l?OEC et le SYVADEC.
Le président de l?OEC prend souvent directement contact avec le chargé de mission déchets de la
DREAL.
La DREAL échange bien avec les agents Ademe. Le préfet a confié à la DREAL l?instruction des dossiers
Fonds vert de la mesure biodéchets auparavant gérés par l?Ademe, aujourd?hui contributrice.
L?Ademe est plutôt en retrait sur la planification de la gestion des déchets.
Le SYVADEC a été associé, comme les autres personnalités qualifiées, à plusieurs réunions ou ateliers
et a transmis de nombreuses notes de contribution en réaction aux différentes versions du projet de
plan. Il apprécie le rôle de la DREAL et échange en toute transparence sur les plans technique et
financier (PTIC et plan de relance). Le SYVADEC contribue à l?observatoire du développement durable.
Quelques lenteurs sont signalées dans les instructions compliquées avec des aides aussi de l?OEC
(parfois 1 à 1,5 an pour avoir des réponses sur le financement ou non, et sur le montant), ce qui peut
générer des difficultés pour les communautés de communes qui n?ont pas beaucoup de moyens.
Installations de gestion des déchets
Au stade de la planification, la DREAL rappelle les procédures auxquelles sont soumises les
installations et les délais indicatifs associés. Deux points importants sont également régulièrement
rappelés par la DREAL à ses interlocuteurs : la prise en compte des contraintes aéronautiques (point
très restrictif en Corse) et les dispositions des lois Montagne et Littoral.
L?État est amené à intervenir chaque année sur des réquisitions d?installations de stockage de
déchets sous dimensionnées en Corse (cf. situation plus détaillée dans le Risque 6 ci-après). La loi
NOTRE a confié la compétence déchets à la collectivité, l?État n?intervenant que sur les missions
régaliennes. L?État accompagnera la mise en oeuvre du plan PTPDG. Cette position est régulièrement
rappelée par le préfet.
Le PTPGD offre des orientations intéressantes concernant les centres d?enfouissement. Les capacités
des centres de Viggianello et Prunelli-di-Fiumorbo, qui disposent d?autorisations assez récentes pour
augmenter leur capacité, restent largement insuffisantes.
La compétence de l?État est essentiellement sur le contrôle. Les financements peuvent être et sont
mobilisés. La capacité d?enfouissement de 65 000 tonnes manquantes amène à des réquisitions
annuelles, qui ne sont pas tenables dans la durée.
Le PTPGD va permettre de réaliser des centres de tri (« 1 ou 2 ») et de soulager les centres
d?enfouissement existants.
Deux projets sont prévus :
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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- un projet de centre de tri et de valorisation (CTV) à Monte près de Bastia, porté par le
SYVADEC par délégation des EPCI, qui pourrait ?soulager? de 30 000 tonnes environ
l?enfouissement,
- un projet prévu dans l?agglomération d?Ajaccio.
Des projets d?unité de valorisation sont envisageables, portés par la CDC (compétente, via l?agence
AUE) qui pourraient fonctionner avec les combustibles solides de récupération.
Ce plan va permettre de mettre en place une politique de gestion des déchets plus vertueuse, en
promouvant davantage le tri à la source.
Beaucoup de réunions ont été tenues entre les services de l?État et la CDC pour retenir le principe de
projets de centres de tri.
Le président de la République a annoncé en septembre 2023 que l?État s?engagera sur un deuxième
centre. Les discussions de la CAPA avec la DREAL sur le centre de sur-tri près d?Ajaccio sont
constructives sur le volet de sa déclinaison opérationnelle.
Le centre de sur-tri de Monte (pour lequel l?État finance à hauteur de 80%) porté par le SYVADEC et
des industriels est engagé. La collectivité aurait préféré un équipement public mais le report de
décision pose d?autres difficultés, au regard de la situation des déchets en Corse.
Coûts et complémentarité des financements
Plusieurs opérateurs financent les mesures du plan (l?État, l?Ademe, le SYVADEC) avec des
complémentarités. Les financeurs s?assurent de ne pas soutenir des projets qui seraient orthogonaux
avec les orientations du futur plan encore non approuvé à ce jour, mais dont les grandes lignes sont
connues.
Les critères d?acceptation des financements ne sont pas toujours concordants entre les opérateurs.
Il existe une instance de gestion avec les acteurs Ademe/OEC ; le président de l?OEC y participe
systématiquement mais pas l?État, ce qui serait pourtant nécessaire sur le sujet Fonds vert. Sur
quelques cas, peu nombreux, des difficultés sont apparues par exemple sur l?information de
financement par Fonds vert pour les installations Balagne recyclage, projet privé, et la plateforme de
Belgodère sur un gisement de déchets similaire, portée par le SYVADEC.
La Corse a des contraintes financières qui pèsent sur les coûts du service public de gestion des
déchets (SPGD) et rendant les investissements difficiles pour les EPCI, avec un retard de déploiement
du tri à la source et des solutions de prétraitement pénalisé par la TGAP et un surcoût de transport
des valorisables sur le continent.
Certains acteurs souhaitent que soit étudiée la question de ces surcoûts, de façon analogue à ce qui
se fait dans les territoires d?outre-mer qui ont un niveau de développement similaire à la Corse
(Réunion, Antilles), pour permettre aux EPCI de mettre en oeuvre des actions de tri renforcées
prévues au PTPGD.
Perspectives d?approbation et mise en oeuvre du plan
Le PTPGD est critiqué, principalement avec des remarques des associations. Le point d?achoppement
le plus important est sur la combustion des combustibles solides de récupération (CSR). L?enquête
publique s?est récemment achevée. Selon la presse, en 33 jours, 561 avis ont été émis,
majoritairement négatifs, voire réclamant son retrait. Le président de l?OEC a annoncé que « les
modifications devront être à la marge ».
L?OEC porte des projets de convention cadre avec les EPCI pour avoir une homogénéité territoriale
et pour les convaincre d?aller vers une politique coordonnée.
S50. Suggestion à la DREAL : Contribuer activement à la
définition, au niveau de l?État et de ses opérateurs,
d?une stratégie d?accompagnement de la mise en oeuvre
du PTPGD, en lien avec les procédures associées et les
financements, dans le respect des échéances prévues.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Les comités de suivi doivent être mis en place après l?adoption du plan, qui devrait intervenir au
premier semestre 2024. Ceux-ci sont identifiés dans le PTPGD.
La DREAL transmet régulièrement l?état d?avancement du PTPGD à la DGPR. Le ministère
communique ces éléments à la Commission européenne. La DREAL n?est pas associée aux échanges
avec la CE.
Plusieurs entreprises, la société STOC, Chimirec Corsica? ont été associées à l?élaboration du PTPGD.
La société STOC dispose d?une autorisation renouvelée pour un centre d?enfouissement des ordures
ménagères à Prunelli-di-Fiumorbo et a une visibilité sur les futures réquisitions. Chimirec Corsica
exerce la collecte des déchets dangereux dans les garages, les administrations, les collectivités, les
industries. Elle dispose d?un contrat avec le SYVADEC pour le marché de collecte des huiles noires
usagées.
Chimirec Corsica a participé à l?élaboration du PTPGD et les déchets dangereux sont pris en compte
dans le plan.
Plusieurs autres entreprises du domaine des déchets suivent de très loin l?élaboration du PTPGD et
ne savent pas réellement si elles sont concernées par le projet de PTPGD. Peu de communication est
faite sur le sujet.
Hors le secteur des déchets des ménages, les acteurs regrettent qu?il n?y ait pas de réunions de
sensibilisation, d?actions sur les déchets dangereux, par exemple par les CCI, chambres des métiers.
La mission relève un enjeu fort dans la mise en oeuvre du plan au niveau de la gouvernance et la
communication pour atteindre les objectifs du PTPGD dont certains très ambitieux.
S52. Suggestion à la DREAL : Contribuer dans le
périmètre des attributions de l?État, à la gouvernance et
la communication au sein des comités d?échanges ou de
suivi du PTPGD.
2. Contrôler la bonne mise en oeuvre de la législation sur la gestion des déchets par les industriels
2.1. Moyens, animation et formation
2 Manque de
compétences
des inspecteurs
sur la
thématique des
déchets
(formation,
connaissance de
la
réglementation,
connaissance
des documents
de planification
et de gestion
des déchets sur
leur territoire)
FORT Formation technique des
inspecteurs sur la législation
applicable aux déchets
Accès à la réglementation et veille
réglementaire (Aida de l'Inéris,
accès aux plans de gestion des
déchets applicables dans leurs
territoires?)
Document
processus sur la
formation
DREAL,
OEC,
Ademe,
SYVADEC,
CAPA,
préfet2B,
SGAC,
entreprises
ROCCA,
STOC,
CHIMIREC
CORSICA,
AM
Environnem
ent,
Le processus d?habilitation des inspecteurs mis en oeuvre en Corse suit les dispositions nationales en
la matière notamment les notes de la DGPR du 04 mai 2021 (formation des inspecteurs) et du 21
décembre 2021 (tutorat des inspecteurs).
La DREAL trace par ailleurs le parcours de formation, de compagnonnage, d?habilitation et
d?assermentation des inspecteurs. Une personne référente à la DREAL assure le suivi de l?ensemble
des inspecteurs de l?environnement. Au même titre que pour les autres thématiques de l?inspection,
les inspecteurs en charge du contrôle des ICPE « déchets » participent à des stages de formation à la
DGPR ou autres. Ils ont accès à l?ensemble des supports d?information.
Un point sur les besoins en formation est assuré annuellement par le supérieur hiérarchique direct
avec chaque agent lors de l?évaluation professionnelle.
Les deux chefs d?UD sont expérimentés et maîtrisent le sujet « déchets » ; il y a deux inspecteurs
expérimentés au sein du SRNT sur la thématique déchets. En revanche un des deux inspecteurs (en
2A) partira à la retraite en fin d?année 2023 et une candidature d?un ingénieur restant à former
devrait aboutir. Le candidat retenu devra suivre le cursus d?habilitation et être accompagné par son
chef d?UD. L?inspecteur expérimenté est parti à la retraite en fin d?année 2023 et le nouvel inspecteur
arrivera en avril 2024.
La DREAL estime que les effectifs sont suffisants pour la thématique « déchets » au regard des
objectifs affichés. Aucun renfort n?est demandé. Le DGPR a par ailleurs rappelé que la Corse, comme
d?autres îles, bénéficiait du fait qu?elle ne pouvait pas descendre en dessous du nombre d?ETP actuel
pour son fonctionnement.
Le poste de chargé de mission « déchets » placé auprès de la direction devait être provisoire (3 à 4
ans) pour combler un manque de suivi du plan PTPGD auparavant assuré par le chef de la division
prévention des risques, le chef de service SRET (service risques, environnement et transport) et le
directeur de la DREAL, et une montée en puissance prévisible du renouvellement des concessions de
MOYEN
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gaz (sujet à enjeux pour l?État qui devrait financer à hauteur de 650 M¤).
Le préfet continue de manifester un besoin d?accompagnement de la DREAL, lors de rencontres avec
les partenaires (Ex : sur la réduction de la TGAP demandée pour la Corse et les conditions
particulières sur les filières REP dossiers suivis par les cabinets ministériels).
Une mission de contrôle des rapports d?instruction et d?inspection ICPE sur les installations de
déchets a été instituée par la précédente direction de la DREAL avec la mise en place d?une triple
signature sur les documents; le chargé de mission déchets, qui n?est pas l?inspecteur, en est le
vérificateur, l?approbateur restant le chef service SRNT (cf. risque 3 ci-dessous)
Le SRNT n?a pas de correspondant déchets en interne. C?est le chargé de mission déchets, rattaché à
la direction qui participe aux GT « déchets » et au suivi des travaux nationaux. Le chargé de mission
déchets communique régulièrement avec le SRNT sur l?ensemble des thématiques exposées par la
centrale en GT Déchets.
Les signatures des documents soumis à la vérification sont réalisées électroniquement dans un délai
inférieur à cinq jours.
Les agents du SRNT questionnent régulièrement le chargé de mission sur des interprétations de la
réglementation déchets.
Le positionnement du chargé de mission déchets qui intervient aussi dans le contrôle pourrait être
regardé dans le cadre de la réflexion sur l?organisation couvrant l?ensemble des champs de la
politique RNT.
Les inspecteurs concentrent les contrôles sur les sites soumis à enregistrement ou autorisation, les
sites soumis à déclaration étant peu contrôlés. De l?avis des acteurs externes entendus, les
inspecteurs DREAL apparaissent compétents. Pour certains, les jeunes inspecteurs sont cependant
focalisés sur les points précis de réglementation sans pondération suffisante ni prise en compte des
enjeux principaux. Leur turn-over fréquent ne permet pas par ailleurs, d?avoir une pleine
connaissance de l?historique de la vie des sites à la fois technique et politique. En ce sens, les acteurs
estiment que le rôle de la direction de la DREAL et du chargé de mission déchets est fondamental
pour arbitrer certains enjeux et pour conserver un historique des sites. Les effectifs leur semblent
suffisants.
Un besoin de davantage d?accompagnement des projets déchets ayant un impact positif sur
l?environnement a été relevé lors des entretiens pour vérifier qu?ils évitent et/ou minimisent
effectivement les impacts négatifs. Une première expérience encourageante a été menée pour le
centre de Monte.
R8. Recommandation à la DREAL : Veiller au maintien de
la compétence déchets et de la connaissance fine des
enjeux du territoire au sein de la DREAL, comme à
l?association des services de l?État dans les structures ad
hoc.
Rappel R1 [Extrait] (Matrice Management) à la
direction de la DREAL le cas échéant en lien avec la
DGPR) : Tracer pour l?avenir, indépendamment des
équipes en place, une organisation lisible et une logique
partagée en interne, couvrant l?ensemble des champs
de la politique RNT portée par la DGPR tout en
favorisant les complémentarités (entre compétences,
entre risques et autres politiques publiques?), en
réalisant un bilan objectif des choix d?organisation
opérés ces dernières années et de la répartition des
missions risques au sein de la DREAL.
3 Insuffisance
d'animation du
réseau des
inspecteurs en
charge du suivi
des
installations de
gestion des
déchets
MOYE
N
Participation du (ou des)
correspondant(s) régional(aux) en
charge de la thématique des
déchets aux réunions organisées
par le bureau de la planification et
de la gestion des déchets de la DGPR
Organisation de réunions
périodiques des inspecteurs sur la
thématique des déchets au sein de
la DREAL
Appui du(des) correspondant(s)
régional(aux) "Déchets" auprès des
inspecteurs en unités
Examen
documentaire
Entretiens
Présentations des
réunions
DREAL
Le chargé de mission « déchets » est positionné hors du service SRNT, rattaché directement à la
direction. Il participe aux réunions avec la DGPR (GT Déchets en particulier)18.
Pour les installations de déchets, il signe en tant que vérificateur, lorsqu?il est proposé des suites
administratives et/ou pénales, le rapport de présentation après signature de l?IIC et avant celle du
chef de service ou de son adjoint.
Le chargé de mission déchets ne participe pas aux réunions du service SRNT ni aux réunions des
unités départementales qui abordent la thématique déchets au même titre que les autres sujets.
Les inspections/instructions relatives aux installations « déchets » sont soumises à la validation du
chargé de mission « déchets » (statut de vérificateur). Cette validation permet de vérifier le respect
de la réglementation et d?informer en amont la direction des situations signalées et informer le
préfet. Les documents sont visés en dernier ressort par le chef du SRNT (approbateur).
FAIBLE
18 Cf note d?organisation SRNT communiquée ? la version du 2 décembre 2023 indique « Le (a) chargé(e) de mission « concessions de gaz » et « gestion stratégique des déchets » est rattaché(e) à la direction.
Il(elle) participe au GT Déchets et produit un compte rendu reprenant les termes du GT pour les inspecteurs des ICPE ».
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départementales
Le chargé de mission « déchets » apporte son soutien réglementaire aux inspecteurs. Il peut aussi
soumettre au réseau national voire à la DGPR des problématiques locales. Les inspecteurs
« déchets » ne sont pas isolés, ils sont intégrés à une UD.
Il n?y a pas de distinction entre installations prioritaires déchets et les autres ; les installations déchets
relèvent, dans la mesure du possible et selon le plan de charge, d?un même inspecteur
2.2. Respect de la programmation et de la priorisation des actions et assurer des contrôles de qualité
4
Ne pas
respecter la
programmation
des actions de
contrôle sur la
thématique des
déchets
(actions
nationales
notamment)
FORT
Bonne priorisation tenant compte
des instructions nationales relatives
aux actions nationales de l'Inspection
des installations classées (analyse de
risques)
Pilotage et suivi de l'avancement
Examen
documentaire
(bilan des
inspections sur la
thématique des
déchets)
Entretiens
DREAL,
Substitut du
Procureur
2B,
préfets2B
Comme pour toutes les installations ICPE, les directives nationales en matière de programmation des
actions de contrôle sont appliquées (non spécifique à la thématique déchets). La Corse bénéficie
cependant d?un contexte îlien spécifique en raison de l?absence de solution de repli comme sur le
continent où l?on peut passer d?un département/région à l?autre pour gérer les flux et les
autorisations maximales de stockage des installations.
A minima, les deux ISDND de Viggianello et Prunelli-di-Fium?Orbo sont inspectées deux fois par an
mais aussi à chaque ouverture d?un nouveau casier. Les autres installations (déchèteries, centres de
véhicules hors d?usage (VHU), quais de transit) sont inspectées selon le programme défini en début
d?année.
Outre les ISDND, les autres installations « déchets » font l?objet d?inspections régulières notamment :
? Les VHU légaux en fonction du PPC (plan pluriannuel de contrôle), voire plus régulièrement,
? Certains sites (déchetteries/quais de transits) soumis à simple déclaration,
? Les sites illégaux de transit de déchets,
? Les sites VHU illégaux.
La lutte contre les exploitations illégales, notamment de gestion des déchets, est une action pérenne
nationale particulièrement adaptée au territoire corse. Des actions en matière de déchets (traçabilité
des déchets) et d?économie circulaire (interdiction d?utiliser de la vaisselle et des couverts jetables
dans la restauration) sont prévues. Une inspection sur la traçabilité des déchets a été faite en lien
avec le CODAF. En initiative régionale pour l?année 2023 le contrôle de la bonne gestion des déchets
issus des caves vinicoles a été mis en oeuvre, en cohérence avec les orientations du parquet. Il a aussi
été lancé avec les services de gendarmeries une action VHU sous la houlette des préfets et des
parquets.
Certaines inspections de carrières réalisées en 2022 ont également été ciblés sur les plans de gestion
de leurs déchets d?extraction inertes.
Pour les installations déchets, la priorisation des contrôles est proportionnée, tient compte des
instructions relatives aux actions nationales de l'Inspection des installations classes et comporte des
actions spécifiques au territoire corse.
FAIBLE
5
Utilisation
insuffisante
ou inadaptée
des sanctions
administrativ
es et des
procès-
verbaux en
cas
d'insuffisance
s constatées
FORT
Procès-verbaux et sanctions
administratives après mises en
demeure
Examen documentaire
sur dossier
DREAL,
Substitut du
Procureur
2B,
SYVADEC,
préfets2B,
entreprises
ROCCA,
STOC,
CHIMIREC
CORSICA,
AM
Globalement, la thématique des déchets, que ce soit sur des sites « déchets » (ISDND, déchetteries,
centres VHU, quais de transit?) ou sur des sites « non déchets » (caves vinicoles, carrières...),
contribue à hauteur de 60-80 % des suites administratives et pénales proposées par le service.
La doctrine d?inspection en matière de déchets est similaire à celle des autres thématiques, et dans
la mesure du possible et sauf risque avéré : l?inspection se limite à des PV de délit, la contravention
n?étant pas un déclencheur de réaction pour les pétitionnaires localement. Pour le volet
administratif, l?inspection fait application de l?ensemble des moyens possibles dans un délai (sauf
risques avérés) économiquement viable pour les entreprises étant donné la faiblesse de la filière.
L?inspection ne bénéficie d?aucun appui juridique local ; elle sollicite la DGPR qui répond toujours
avec diligence et efficacité.
FAIBLE
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Environnem
ent?
Le SRNT rencontre les procureurs et les informe de la situation des déchets en général, et des ISDND
particulièrement. Les parquets suivent les constats de l?inspection et apprécient la présence
systématique à l?audience.
La souplesse d?action, comme on le ferait sur le continent, est réduite en matière de traitement de
déchets (stockage, tri, transit). Par conséquent, pour ce type d?installation, l?inspection vise a minima
le pénal et des PV de délit en sensibilisant systématiquement les parquets à l?importance de suivre
les constats pour le « moins mauvais » fonctionnement du système.
L?appui juridique dans ce cadre n?est pas assuré par le chargé de mission déchets, il est assuré par le
SRNT qui assure l?instruction des dossiers. Le chargé de mission déchets voit tous les rapports
d?inspection avec des suites administratives ayant trait aux installations « déchets ». La plupart des
rapports d?inspection génère une mise en demeure.
La gestion des mises en demeure est très chronophage, et si la mise en demeure n?est pas suivie
d?effets, on mobilise l?inspecteur sur un temps long.
3. Assurer l'instruction des dossiers relatifs aux installations ICPE de gestion des déchets en tenant compte de la législation
6
Non prise en
compte de la
législation
relative aux
déchets et des
documents de
planification
des déchets
dans le cadre de
l'instruction des
dossiers
(demande
d'autorisation,
dossier de
modification?)
FORT
Respect de la législation et des
instructions nationales dans le cadre
de l'instruction des dossiers
Prise en compte des documents de
planification et de gestion des
déchets
Analyse
documentaire
Entretiens avec les
différents services
en charge
DREAL,
préfets2B,
SYVADEC,
CAPA
La DREAL accompagne et instruit les dossiers « déchets » dans le respect des instructions nationales.
Rappel du contexte : la situation de gestion des déchets s?est dégradée en Corse suite à la fermeture
de l?installation de stockage de Tallone 2 en juin 2015 (80 000 t déchets/an), et la nécessité de
redistribuer le flux des déchets à traiter sur Vico (installation opérationnelle), Prunelli di Fium?Orbu
et Viggianello (mais avec des capacités insuffisantes).
Les capacités maximales autorisées dans les installations de stockage de déchets ne suffisent pas à
absorber le flux d?ordures ménagères (surplus d?environ 45 000 tonnes). Des arrêtés de réquisition
des installations ont été pris par le/les préfet(s).
Un mécontentement de la population à Vico en Corse-du-Sud s?est fait jour avec le projet d?un casier
de plus de 500 000 tonnes que le SYVADEC a accepté de retirer/fermer en 2017.
En 2017, l?État était partie prenante avec le SYVADEC et les associations pour fermer l?installation
autorisée de Vico, alors qu?il y avait déjà des difficultés d?exutoires.
Cela a entraîné des crises successives, des déchets dans les rues et un stockage de balles de déchets
(20 000 tonnes) en 2019/2020.
S?en est suivie la période COVID, avec une baisse drastique du flux de déchets produits en PACA,
permettant l?accueil des balles de déchets corses pour valorisation énergétique. Environ 15 000
tonnes valorisées énergétiquement en PACA.
À priori cela ne sera plus possible : la région PACA n?a plus la capacité de recevoir ces déchets, avec
une volonté politique de ne plus accepter de déchets hors région, et des surcoûts (le SYVADEC estime
le coût à 8 M¤ >> à l?impact financier de +20% d?augmentation de taxe TOM). La décision SYVADEC
est de ne plus recourir à la mise en balle.
Les arrêtés de réquisition seront encore nécessaires pour les prochaines années tant que les centres
de tri prévus au PTPGD ne seront pas en fonctionnement, permettant de réduire les quantités de
déchets à enfouir. Les réquisitions ont pour conséquence en particulier d?augmenter les quantités de
déchets acceptées sur les centres d?enfouissement et réduire d?autant leur durée d?exploitation.
Les installations existantes Viggianello et Prunelli-di-Fiumorbo ont la capacité physique pour
accueillir les déchets, a minima jusqu?aux dates prévisionnelles de mise en service des quais de sur-
tri, 2026 (en 2B) et 2028 (2A).
FAIBLE
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Pour les réquisitions durant l?été et en tant que de besoin, la DREAL propose au préfet un
encadrement technique des installations d?enfouissement par arrêté de prescriptions
complémentaires. Jusqu?à la mise en service des centres de tri et de valorisation, la réquisition
semble inéluctable (d?autres solutions ont été étudiées voire testées et aujourd?hui sont rejetées par
les élus : mise en balle, export vers le continent, export vers l?UE). Les réquisitions des installations
par le préfet satisfont le SYDADEC et la CdC. De nos jours, les décisions de réquisition des préfets ne
sont pas critiquées par la collectivité. L?exploitant du site Lanfranchi Viggianello ne cherche pas du
tout la réquisition qui ampute la durée d?exploitation du site.
Position des services de l?État
La DREAL et plus généralement l?État, n?interviennent pas directement dans la politique régionale.
L?État s?attache néanmoins à accompagner les acteurs (échanges amont, faisabilité, contraintes
réglementaires?), cf. Risque 1 évoqué précédemment.
La DREAL s?attache à instruire dans des délais courts les installations de traitement des déchets. Il y
a peu d?échanges avec la DDT2A sur la thématique déchets.
La DDT2B a collaboré avec la DREAL sur l?analyse du centre de tri et de valorisation de Monte (2B).
Les DDT ne sont pas représentées aux comités de pilotage et commission (type CCES) et n?ont pas
émis d?observations sur les deux versions du PTPGD (en juin 21 et octobre 22).
ISDND et instructions en cours
La société STOC a été autorisée à exploiter l?ISDND dite « STOC 3 » implantée sur la commune de
Prunelli-di-Fium?Orbo (2B), autorisée en 2022 pour 45 000 t/an durant quinze années.
La SAS LANFRANCHI ENVIRONNEMENT est autorisée depuis 2021 à exploiter l?ISDND dite «
Viggianello 2 » sur la commune (2A), pour 58 000 t/an pour 10 ans. Une demande d?augmentation
d?activité (90 000t/an sur 6 ans et ensuite réduction du tonnage annuel afin de prendre en
considération la mise en service des CTV, avec une durée totale de 22 ans pour un tonnage maximum
d?environ 1M tonnes) est en cours d?instruction pour ce site., ce qui permettrait de traiter la totalité
des déchets de la Corse-du-Sud, sans recourir à des réquisitions préfectorales. La répartition de la
production des OMR est de 54 % en 2A et 46 % en 2B.
L?instruction du dossier du centre de sur-tri de Monte devrait démarrer dans le courant du 1er
semestre 2024 ; un accompagnement préalable de la DREAL a été réalisé et apprécié par le porteur
de projet. Le dépôt du DDAE (dossier de demande d?autorisation environnementale) et du permis de
construire étaient prévus début 2024 mais différents problèmes conduisent à déplacer ces dépôts
dans le courant du 1er semestre 2024.
Une première réunion de travail a eu lieu avec les services de l?État et le sous-préfet de Corte pour
identifier les études complémentaires et bénéficier du temps d?instruction le plus important possible.
Une équipe projet est constituée avec sous-préfet-ARS-DDT-DREAL + DGAC qui suit pour l?absence
d?impact sur l?activité de l?aéroport international de Bastia/Poretta.
La démarche est intéressante car elle permet d?identifier des points à anticiper pour faciliter
l?avancement de la procédure (ex : inventaires écologiques d?automne réalisés cette année). Le
porteur de projet souligne l?importance de la proportionnalité dans le traitement et la prise en
compte de l?environnement, au bon moment, pour ne pas retarder trop les projets.
Les discussions de la communauté d'agglomération Pays Ajaccien (CAPA) avec la DREAL sur le centre
de sur-tri près d?Ajaccio sont constructives pour la déclinaison opérationnelle. Des échanges
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fructueux aussi sur l?ancienne décharge St Antoine.
Au sein de la ZAE de Mezzana, la décision récente de placer un centre de sur-tri fait débat. Un seul
centre de sur-tri pour la Corse est en débat (« 1 ou 2 centres » selon le PTPGD). La CAPA ne partage
absolument pas le choix d?un seul centre de sur-tri. Le site unique de Monte à la sortie de Bastia ne
peut suffire à gérer les déchets de la Corse qui se heurte aussi aux difficultés (coûts et impacts
environnementaux) de transport des déchets en Corse. D?où la volonté d?un deuxième site de sur-tri
près d?Ajaccio
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Liste des personnes rencontrées
Organisme
Nom Prénom Fonction
Date de
rencontre
DGPR SOULE Patrick Adjoint au directeur général 15/09/2023
RAT Gilles
SRNH/ adjoint au sous-directeur de la connaissance des aléas et de la
prévention
15/09/2023
PERRIN Jean-Luc SRT/ adjoint au sous-directeur des risques chroniques et du pilotage 15/09/2023
OSSOLLA Jean-François SRSE-adjoint au chef de bureau planification et gestion des déchets 15/09/2023
DURAND Clarisse DGPR/SRNH/SDCAP/BRNT Chef de bureau 07/12/2023
LA-CORTE Yoann DGPR/SRNH Adjoint au chef de service 07/12/2023
Préfecture de région,
préfecture de Corse du Sud
PATROU Alexandre Secrétaire général pour les affaires de Corse 22/11/2023
ROUSSEAU Gaël Sous-préfet de Sartène 20/11/2023
LOMBARDI Magali Cheffe du SIRPC 2A 20/11/2023
POLI Evelyne Direction des collectivités locales/Directrice 20/11/2023
FOUCHET Caroline Cheffe du bureau de l?environnement 20/11/2023
DDT 2A
SIMON Yves Directeur
22/11/2023
21/12/2023
CORMIER Sidney-Aude SACT/Cheffe du service
22/11/2023
21/12/2023
FERAL Camille SE/Chef du service
22/11/2023
21/12/2023
GRUMEAUX Aloïs SE/Chef de l?unité Eau et biodiversité (ex-Chef de l?unité risques) 22/11/2023
Préfecture de Haute-Corse PROSIC Michel Préfet 23/11/2023
CHAPEY Magali Directrice de cabinet 23/11/2023
BIASCI Alain Chef du SIDPC 2B 23/11/2023
DDT 2B JOER-LE-CORRE Muriel Directrice 23/11/2023
OLIVIER Frédéric SENAP/Chef de service
15/09/2023
23/11/2023
RENARD Nathalie SENAP/Adjointe au chef de service 23/11/2023
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Organisme
Nom Prénom Fonction
Date de
rencontre
SERGENT Yann SENAP/Chef de l?unité prévention des risques naturels 23/11/2023
OLMICCIA Sylvie SJC/Cheffe du service 23/11/2023
MARCHAL Laetitia SUCR/Cheffe du service 23/11/2023
THORRE Karen SUCR/Cheffe de l?unité planification urbaine et aménagement 23/11/2023
DREAL Corse
BOYER Jean-François Directeur
15/09/2023
20/11/2023
BARTOLI Hélène Assistante de direction et du secrétaire général 15/09/2023
BARDI Samuel Chargé de mission déchets
15/09/2023
20/11/2023
LUCIANI Michel Secrétaire général 21/11/2023
COURTY Olivier SRNT/Chef de service
15/09/2023
20/11/2023
THOMAS Patrick SRNT/Adjoint au chef de service, chef UD2A
15/09/2023
06/10/2023
20/11/2023
21/11/2023
DUCOURET Mélanie
SRNT/UD2B/Inspectrice ICPE A/E, canalisations ESP, référente astreinte
20/11/2023
FERNANDES Thierry SRNT/UD2B/Inspecteur ICPE, carrières, SRC, explosifs, ISDI 20/11/2023
CANNEGGIANI Nathalie Secrétaire-assistante 20/11/2023
GIUDICELLI Sébastien SRNT/Adjoint au chef de service, chef UD2B
15/09/2023
20/11/2023
ISTRIA Éric SRNT/UD2B/Inspecteur ICPE, référent régional carrières et ESP, qualité 24/11/2023
EL MINJI Rachida
SRNT/UD2B/Inspectrice ICPE, référente eau, air, produits chimiques, santé
environnement
24/11/2023
MULLER Béatrice SRNT/UD2B/Assistante 24/11/2023
RENAUT Maëlys SDEBHY/Cheffe de service
15/09/2023
20/11/2023
DRAAF Corse BESSIN Pierre Directeur 22/11/2023
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Organisme
Nom Prénom Fonction
Date de
rencontre
BONNETON Gaëlle Unité protection incendie, contentieux forestiers 22/11/2023
Parquet de Bastia DURAY Christine Substitut du procureur de la République 24/11/2023
SIS 2A CANALE Dominique Chef du groupement gestion des risques 14/12/2023
CORTI Michel Responsable du pôle prévention 20/11/2023
SIS 2B FERRANDINI Pierre Responsable du groupement prévision-prévention 24/11/2023
Ademe AMBROSIANI Jean-Marc Directeur régional Corse 21/12/2023
BRGM VIGNEROT Baptiste 05/12/2023
ONF Corse VELLUTINI Pierre Directeur 21/11/2023
Collectivité de Corse BALDASSARI Charles Mission sécurité, protection civile et gestion des risques majeurs 06/12/2023
ANTONETTI Audrey DGA Aménagement 04/12/2023
GUIDINI Bruno Directeur de la forêt et de la prévention incendie 04/12/2023
Agence d?urbanisme et
d?énergie de Corse
MILANO Alexis Directeur 21/11/2023
GILORMINI Benjamin Directeur délégué à l'aménagement et l'urbanisme 21/11/2023
Office de l?environnement de
Corse
MAGNAVACCA Joseph Directeur 21/11/2023
CALENDINI Serge Chef du service eau et risques naturels 21/11/2023
Association des maires de
France 2B
VIVONI Ange-Pierre Président de l?AMF 2B, également maire de Sisco 12/12/2023
Communauté d?agglomération
de Bastia
MARUCCHI Clara Service ??Eau-GEMAPI?? - Chargée de mission PAPI 23/11/2023
ALESSANDRI Marie-Pascale Service ??Eau-GEMAPI?? - Technicienne rivières et milieux aquatiques 23/11/2023
PASQUIER Jean-Philippe Etudiant en alternance 23/11/2023
Communauté d?agglomération
du pays Ajaccien
MORVAN Loïc Directeur général adjoint du pôle aménagement 21/11/2023
Bonifacio ORSUCCI Jean-Charles Maire 05/12/2023
PIERACCI Léo Directeur de cabinet 05/12/2023
LE LORIN Antoine Ingénieur en charge du sujet des falaises de Bonifacio 05/12/2023
SYVADEC LUCIANI Catherine Directrice 22/11/2023
AM Environnement BOUHALOUA Soufien Directeur 23/11/2023
ANTARGAZ MAINETTI-ISTRIA Pascal Direction exploitation, chef de centre emplisseur Ajaccio 22/11/2023
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Organisme
Nom Prénom Fonction
Date de
rencontre
CHIMIREC Corsica MEDORI Gérard Directeur 24/11/2023
Environnement Service ROCCA Patrick Gérant 21/11/2023
Petroni BERTIN Maxime Directeur général 23/11/2023
U Levante SALOTTI Michelle Membre de l?association 24/11/2023
NOVELLA Christian Membre de l?association, aussi représentant de l?association du parc marin 24/11/2023
FERRANDINI Michelle Membre de l?association 24/11/2023
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Glossaire
AE Autorisation d'engagement
AP Arrêté préfectoral
ARS Agence régionale de santé
AUE Agence d'aménagement durable, d'urbanisme et d'énergie de la
Corse
AURA Auvergne-Rhône-Alpes
AZI Atlas des zones inondables
AZS Atlas des zones submersibles
BOP Budget opérationnel de programme
BRGM Bureau de recherches géologiques et minières
CAR Comité de l?administration régionale
Cdc Collectivité de Corse
CDRNM Commission départementale des risques naturels majeurs
CDSC Conseil départemental de sécurité civile
CODER Comité des directeurs régionaux
CODERST Conseil départemental de l?environnement et des risques
sanitaires et technologiques
CODIR Comité de direction
COLDEN Comité opérationnel de lutte contre la délinquance
environnementale
CP Crédit de paiement
CPS Cahier des prescriptions de sécurité
CRIC Coordonnateur régional des installations classées
CSR Combustible solide de récupération
CVRH Centre de valorisation des ressources humaines
DDETSPP Direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et
de la protection des populations
DDRM Dossier départemental des risques majeurs
DDT Direction départementale des territoires
DECI Défense extérieure contre l?incendie
DFCI Défense des forêts contre l'incendie
DGPR Direction générale de la prévention des risques
DRAAF Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt
DREAL Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du
logement
ERP Etablissement recevant du public
ETP Equivalent temps plein
GEMAPI Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations
GT Groupe de travail
GTI groupe technique interservices incendie
ICPE Installations classées pour la protection de l?environnement
IED Directive sur les émissions industrielles
IFN Inventaire forestier national
IGEDD Inspection Générale de l?environnement et du développement
durable
IGN Institut géographique national
ISDND Installation de stockage de déchets non dangereux
INRAE Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et
l'environnement
MASA Ministère de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire
MIG Mission d'intérêt général
MISEN Mission interservices de l'eau et de la nature
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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MTECT Ministère de la transition écologique et de la cohésion des
territoires
NOTRE Loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République
ODARC Office du développement agricole et rural de Corse
OEC Office de l'environnement de la Corse
OH Ouvrage hydraulique
OLD Obligations légales de débroussaillement
ONF Office national des forêts
PAC Porter à connaissance
PACA Provence-Alpes-Côte d?Azur
PAPI Programme d?action de prévention des inondations
PCS Plan communal de sauvegarde
PGRI Plan de gestion des risques d'inondation
PLU Plan local d?urbanisme
PPFENI Plan de protection des forêts et des espaces naturels contre les
incendies
PPI Plan particulier d'intervention
PPMS Plan particulier de mise en sûreté
PPR Plan de prévention des risques
PPRI Plan de prévention des risques d?inondation
PPRIF Plan de prévention des risques d?incendie de forêt
PPRMVT Plan de prévention des risques de mouvement de terrain
PPRN Plan de prévention des risques naturels
PPRT Plan de prévention des risques technologiques
PTPGD Plan territorial de prévention et de gestion des déchets
RDI Référent départemental inondations
REX Retour d?expérience
RN Risques naturels
RNT Risques naturels et technologiques
RPS Risques psychosociaux
RRI Référent régional inondations
RST Réseau scientifique et technique
RT Risques technologiques
RTM Service de restauration des terrains en montagne
Schapi Service central d'hydrométéorologie et d'appui à la prévision des
inondations
SCoT Schéma de cohérence territoriale
SDACR Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques
SDEBHY Service délégation de bassin et hydrométrie
SG Secrétaire général
SGCD Secrétariat général commun départemental
SIDPC Service interministériel de défense et de la protection civile
SIG Système d?information géographique
SIS Service d?incendie et de secours
SLGRI Stratégie locale de gestion des risques d'inondation
SRNT Service des risques naturels et technologiques
StePRiM Stratégie territoriale pour la prévention des risques en montagne
SYVADEC Syndicat de valorisation des déchets de la Corse
TA Tribunal administratif
TIM Transmission de l?information aux maires
UD Unité départementale
UH Unité hydrométrie
VHU Véhicule hors d'usage
ZAN Zéro artificialisation nette
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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technologiques en région Corse
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Phase contradictoire Préfet de Corse
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Phase contradictoire DGPR
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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PUBLIÉ
PUBLIÉ
https://www.igedd.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=liste-actualites&lang=fr&id_mot=1187&debut_rub_actus=0
https://www.igedd.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=liste-actualites&lang=fr&id_mot=1187&debut_rub_actus=0
Sommaire
Synthèse
Risques maîtrisés et bonnes pratiques observées
Liste des recommandations
Présentation succincte de la méthode d?évaluation
Management, animation et pilotage de la politique des risques naturels et technologiques
Risques liés à l?organisation et au management de la DREAL et des services départementaux (préfectures, DDT) dans la politique RNT
Risque feux de forêts
Risques liés au pilotage, à la connaissance de l?aléa, à la coordination en termes de planification et de réduction de vulnérabilité
Risques en montagne incluant le risque torrentiel et mouvements de terrain
Risques liés au pilotage, à la connaissance des risques terrestres en montagne, au déploiement d?outils appropriés et à leur mise en oeuvre
Stratégie de contrôle ICPE
Risques liés à la réalisation des inspections, au pilotage et au suivi des procédures
Planification régionale et gestion des déchets
Risques liés à l?accompagnement de la planification et à la gestion des déchets
Lettre de mission
Liste des suggestions
1/ Management et pilotage
2/ Feux de forêt
3/ Risques terrestres en montagne
4/ ICPE
5/ Planification et gestion des déchets
Matrices des risques
Matrice relative au pilotage et à la gouvernance de la politique des risques
Matrice relative aux risques de feux de forêt
Matrice relative aux risques naturels terrestres en montagne
Matrice relative à la stratégie de contrôle des ICPE
Les installations ICPE/Déchets ne font pas l?objet d?un suivi spécifique dans cette matrice, elles sont prises en compte dans l?échantillonnage du thème contrôle des ICPE.
Matrice relative à la planification régionale et à la gestion des déchets
Liste des personnes rencontrées
Glossaire
Phase contradictoire Préfet de Corse
Phase contradictoire DGPR
(ATTENTION: OPTION rganisation de l?astreinte gestion de crise à la
DREAL, en articulant astreinte de direction et
astreintes plus techniques (astreinte SRNT, ouvrages
hydrauliques, transport de matière dangereuses?).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 59 sur 126
- existence et suivi plan ORSEC,
PCS (communes), PPMS
(enseignement), CPS (campings)
- listes départementales voire
une cartographie des réseaux
qui doivent être résilients
(transports, énergie,
communication), des
équipements ou bâtiments
majeurs pour la gestion de crise
RETEX SPC réalisé à chaque vigilance orange.
Les DDT réalisent des RETEX régulièrement (exemples : DDT2A : relevés terrain, photos, drones engagés
suite à la submersion à Porto en 2023 ; DDT 2B Évènement Restonica-Tavignanu : 2 RETEX engagés, un en
interne et un à destination du SIDPC).
La DDT 2B participe aux COD et aux exercices organisés par la Préfecture (environ 2 par an), à la rédaction
des RETEX préfectoraux et formalise en parallèle des RETEX internes. La DREAL étant rarement présente
lors des derniers exercices, il n?y a pas de RETEX DREAL/DDT.
La DREAL a contribué à l?élaboration du plan ORSEC de 2019, à l?initiative de la Préfecture. Pas de visibilité
en DREAL sur l?état des documents ORSEC inondations en préfecture (liens avec la préfecture à renforcer).
Absence en 2B d?une DS ORSEC Inondation
PCS : Déploiement dynamisé par les SIDPC avec des pompiers très volontaires. En 2A, relances par courrier
aux maires ou en réunions sécurité civile (organisées avant le CoViD). À ce jour, 70 % des PCS obligatoires
sont rédigés dans la région. Suivi par les SIDPC. La DDT 2A reçoit les PCS en copie lorsqu?ils sont finalisés,
mais sans réelle analyse du contenu. Les PAPI-PEP prévoient de futurs PCS intercommunaux. Pas de retours
en DREAL sur leur activation et sur leur adaptation.
PPMS : Pas de contact DREAL ou DDT avec l?éducation nationale (DASEN) sur les PPMS. Des actions
identifiées en DDT 2A comme à faire dans les collèges, lycées (affichage d?une volonté de les conduire avec
la MIIAM, supprimée sans information des services manifestement?). Liens à construire ; Le besoin de
travailler avec ces acteurs est identifié en DDT2B.
CPS : Volonté préfectorale forte de traiter le sujet camping en ZI. Travail réalisé sur les campings par les
DDT et SIDPC, avec un suivi par la DREAL (réunion régionale risque du 18/1/2022 ; pas de suivi des CPS au
niveau régional toutefois).
DDT2A ne regarde pas les CPS, fait par l?autorité préfectorale. Une bonne pratique à souligner : un travail
important initié fin 2021 par la DDT2A et le SIDPC pour identifier les campings à risque sur les 135
établissements après une analyse fine (croisement des périmètres avec les couches SIG aléas). 24 campings
ont été jugés particulièrement exposés aux aléas inondation, submersion et mouvement de terrain (aléa
feux pas intégré à l?analyse car omniprésent). L?unité risques participe aux commissions campings pour les
campings les plus exposés et en profite pour sensibiliser sur le risque. Réalisation en octobre 2022 d?un
atlas des campings exposés aux risques, avec une fiche très précise par camping (carte, synthèse des aléas,
date visite, constats, y compris sur les OLD?).
DDT 2B sollicitée pour avis sur CPS. Gros travail du SIDPC pour mise à jour des CPS des campings, sensibili-
sation. La DDT donne un avis sur le dossier (ex : zone de regroupement mal placée, signalétiques?) et lors
du déplacement sur le terrain, la DDT fait des remarques sur les CPS. Des efforts réalisés sur le volet quali-
tatif, mais encore perfectibles. Participation de la DDT aux commissions campings (établissements vus tous
les 2-3ans).
Pas de contact DREAL spécifiques à ces documents avec les fédérations de sport et loisirs de plein air ou de
l?hôtellerie de plein air.
Pour l?énergie, liste des clients prioritaires établie. La DREAL n?a pas connaissance d?une cartographie gé-
nérale des enjeux. L?EPRI en cours de révision identifie certaines infrastructures en zones potentiellement
inondables et pour lesquelles une réflexion doit être menée. Pour information, cette identification (avec
actions de résilience éventuelles) est prévue au PAPI à venir de la CAPA d?Ajaccio (action reportée).
Développement en 2021 d?un SIG RDI en DDT 2A puis en 2B, avec l?ensemble des enjeux (maison de retraite,
camping? ; QGis RDI, actualisé en lien avec le pôle SIG de la DDT en charge d?actualiser les données
(EHPAD?).
S8- Suggestion au SIDPC 2B : Élaborer le plan Orsec
inondation.
S9- Suggestion à la DREAL : En lien avec les SIDPC ou les
DDT, assurer a minima un suivi au niveau DREAL de la
réalisation des documents sécurité civile (PCS, PPMS,
CPS) afin de pouvoir au besoin relancer une réflexion
régionale ou une action.
S10- Suggestion au préfet de région : Poursuivre le
pilotage et le rapprochement entre tous les acteurs
disposant d?outils SIG utiles à la gestion de crise comme
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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et d'une politique de mise en
sécurité (ex COD, centres
secours, gendarmeries, locaux
PC communaux ou
hébergement...)
- Suivi, accompagnement et
efficacité des RDI, articulation
avec le(s) SPC ou Météo-France.,
partenariats départementaux
développés avec les gémapiens
en préparation de crise, lors des
COD
Outil performant développé et administré par le SIS 2A sur la même thématique (open DFCI et open SIS
rassemblant et croisant énormément de données équipements, enjeux, statistiques, PPR ou PPI?avec des
possibilités de rattachement instantanée et de partage de données, photos ou vidéos ; plus de 400
utilisateurs). Ces deux outils d?aide à la décision en temps de crise, ont été réalisés sous la pression, se sont
auto-construits depuis le terrain sans pilotage partagé et pensée centrale. Volonté actuelle de développer
ces outils sur l?ensemble de la Corse (contacts SIS 2A et 2B pris, action retenue au PPFENI de la Corse). Des
échanges entre DDT et SIS (données RDI notamment), mais pas encore de réflexion de mutualisation et de
création d?un seul outil.
La mission référent régional inondation (RRI) en DREAL est récente (février 2022) et ne s?imposait pas de
prime abord (2 départements avec des mises en place de RDI variables en 2A et 2B). 4 réunions spécifiques
ont eu lieu depuis (cf. relevés de décisions vus par la mission). La « Stratégie d?action 2023-2025 pour l?ani-
mation nationale des missions RDI » reste à décliner en note régionale à échéance mi 2024.
Le RRI (référent hydrologique régional, chef de l?UH), apporte un support type « hotline » à la demande des
missions RDI particulièrement en pré-crise.
Un protocole spécifique concernant les PHE et les laisses de crue est en cours de construction entre la
DREAL et les DDT (constitution d?équipes réactives interservices post crue). Il est à tester (autonomie de la
DDT2A sur ces questions est plus importante).
Les missions RDI sont associées aux RETEX organisées par le SPC. Des RETEX organisationnels spécifiques
entre DREAL et DDT sont à prévoir au sein de la future note régionale RRI.
Le lien avec les gémapiens ne semble pas établi en crise (participation au COD ou en appui DDT par leurs
techniciens et leur connaissance du terrain), contrairement à la post crise (travaux « d?urgence »).
La mission RDI 2A est bien structurée, avec une application complète développée sur QGis avec le service
en charge de la valorisation des données (à valoriser au niveau national). Astreinte technique RDI armée en
cas de pré-alerte (4 personnes). Lettre de mission RDI en cours de construction.
Mise en place tardive en DDT 2B (lettre de mission non datée mais annoncée par le service d?octobre 2022,
présentée en CDSC en novembre 2023, établie après une mission de préfiguration lancée le 8/4/2021 ;
mission contrainte par l?état des connaissances et des informations disponibles : 2 cours d?eau surveillés
seulement en 2B). C?est une plus-value pour l?astreinte de direction. Pas d?activation de COD depuis mais
des pistes d?améliorations pour une meilleure articulation cadres/Mission RDI identifiées suite à un exercice
préfectoral en avril 2023. Mission à étendre à d?autres agents (service en charge de la police de l?eau par
exemple ; 4 agents actuellement) afin de pouvoir couvrir des astreintes tout au long de l?année (activation
en période de risque à ce jour). Réflexions en cours pour développer des fiches réflexe, des outils et études
et cadrer relation RI-RDI.
à la mise en oeuvre des actions ciblées de prévention,
en favorisant la convergence des cartes SIG RDI des
DDT et de l?Open DFCI et open SIS.
S11- Suggestion à la DDT2A : Finaliser la lettre de
mission RDI, précisant les compétences et les capacités
d?anticipation et de caractérisation des phénomènes
selon les secteurs comme les limites de l?exercice.
S?assurer qu?elles sont bien connues et partagées par
le corps préfectoral comme le cas échéant par d?autres
acteurs (collectivités, gémapiens?).
2. Organiser la gouvernance de la prévention des risques
4 Coordination
spécifique
bassin et
défense
TRES
FORT
Organisation et priorités en
termes de pilotage? Échanges
fréquents
DREAL Dans un contexte où la loi de décentralisation de 2002 a institué la Corse comme un bassin hydrographique
à part entière et a transféré à la Collectivité de Corse (CdC) des compétences accrues dans le domaine de
l?eau (présidence du Comité de Bassin, élaboration du SDAGE, plan d?adaptation au changement climatique
et d?une manière générale « la mise en oeuvre d?une gestion équilibrée des ressources en eau »), la nouvelle
organisation de la DREAL au 1er mai 2023 et la création du Service Délégation de Bassin et Hydrométrie
(SDEBHY) a pour ambition de renforcer la mise en oeuvre des missions de la délégation de Bassin et de
renforcer sa lisibilité vis à vis de la Collectivité de Corse qui a lancé depuis la mi 2023 une réflexion sur son
organisation fonctionnelle et préfigure actuellement une Direction de l?Eau) , de l?Agence de l?Eau et du
MTECT pour lesquels l?échelon Bassin est l?unité de travail incontournable dans le domaine de l?eau.
Le niveau Bassin et régional est porté au sein du même service (SDAGE/PGRI/stratégie RN). Voir supra pour
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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les relations avec les DDT concernant le volet inondation.
5 Articulation
régional/dépar
temental
définie
TRES
FORT
- Documents décrivant le rôle de
la DREAL, celui des DDT, et les
modalités d'action des DREAL vis-
à-vis des DDT, avec, le cas
échéant, validation en CAR pour
s'assurer de l'adhésion des pré-
fets de région et de département.
- Suivi d'activités et partage des
indicateurs assurés par le pilo-
tage régional.
- Réunions et outils de pilotage et
de suivi, fixation et suivi d'objec-
tifs annuels et territorialisés par
unités et agents (y c bilan global
de contrôles), actualisation /révi-
sion de ces objectifs
- Fréquence des points entités-
direction.
- Réunions et outils de pilotage
de suivi entre UD et service régio-
nal.
- Qualité d'échanges et de syner-
gies entre les échelons départe-
mentaux et le siège régional.
Examen
document
aire dont
notes de
services
document
s pour
l?année en
cours et la
précédent
e
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
Parquet
2B,
Un document sur le partage des missions DDT-DREAL de 2018 existe, de qualité bien qu?un peu daté désor-
mais, mais il est inconnu des 2 DDT interrogées.
Bonnes relations DREAL-DDT, en particulier 2B (2A en pleine réorganisation de son service risque), avec en
cas de difficulté, des échanges faciles entre directions, de la solidarité et du soutien.
Exemple des falaises de Bonifacio. La DDT est en première ligne, et la DREAL vu l?ampleur du sujet, juste en
lien avec la DGPR pour fluidifier les échanges.
Pas de contrat d?engagement DREAL-préfets (faute de temps, problème de moyens selon le service), mais
proposition chaque année par la direction d?une présentation du programme d?action de l?année N+1 au
préfet 2A lors d?un CAR, et présentation de ce même programme par le chef du service risques au préfet
2B.
Une présentation est également effectuée aux parquets (substitut du procureur chargé de l?environnement
et COLDEN pour Bastia) avec validation orale du programme d?actions.
Bilatérales régulières SRNT-direction depuis le changement de direction. Existence de réunions réunissant
les chefs d?UD et le CS pour caler les actions retenues pour l?année.
Toutes les productions des UD sont validées par le CS. Toutefois à compter du 1er janvier 2024, compte tenu
de l?expérience acquise par les chefs d?UD depuis leur prise de fonction, respectivement avril 2021 pour
l?UD2A (sans expérience initiale en ICPE donc parcours d?habilitation sur une année) et janvier 2022 pour
l?UD2B (après plus de 6 ans hors ICPE donc avec parcours pour une nouvelle habilitation), les établissements
P1 et quelques sites supplémentaires, seront toujours soumis à l?obligation d?une validation par le CS et le
reste ne fera l?objet que d?une communication pour information préalablement à la diffusion à l?externe
sauf si sanctions administratives ou pénales.
En matière de risques naturels, l?ingénieur en charge jusque début 2023 était reconnu comme le référent
de la mission.
En matière d?ICPE, fixation du programme sur la base du PPC, des actions nationales fixées par le SRT et des
actions régionales arrêtées après échanges avec les parquets et les préfets. Les objectifs quantitatifs sont
atteints en 2023 à hauteur de 92% pour les installations prioritaires et 95% pour les installations à enjeux,
toutefois l?atteinte des résultats est au prix d?une pression certaine sur les inspecteurs et au détriment
parfois d?un investissement de fond sur les thématiques. Le soutien du continent sur les équipements sous
pression et les canalisations est en place.
Un point hebdomadaire entre CS et chefs d?UD, des réunions trimestrielles de service (avec un point régio-
nal des activités (situation, difficultés, propositions de modifications, etc?). Un tableau de bord des activités
tenu par UD et un tableau de bord régional des objectifs suivi par le CS.
En juin, un point est réalisé pour éventuellement modifier certains objectifs de l?année au regard d?élé-
ments divers (effectif, charge en DDAE, EDD, PAC?), sollicitations externes (préfet, direction, parquets?).
S12- Suggestion à la DREAL : Actualiser en lien avec les
DDT et en veillant à sa bonne appropriation, la note de
partage des missions DREAL-DDT.
6 Stratégie
insuffisamment
partagée
Pilotage
TRES
FORT
- Analyse et connaissance des en-
jeux et du contexte : monogra-
phies de sites et d'enjeux, liste
d'établissement sensibles ou
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
Existence d?un profil environnement en ligne sur le site DREAL-OEC de l?observatoire du développement
durable de Corse, actualisé en 2020. Ce document dresse un panorama complet sur les thématiques RN
et RT.
FORT
PUBLIÉ
http://www.oddc.fr/modules.php?name=SimpleProfil&op=showonedoc&id=30&mmg=3,581
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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interne des
services
insuffisant
Risque que les
agents ne
connaissent
pas leurs
objectifs et les
priorités, les
risques.
Risque de ne
pas bien cibler
les contrôles
prioritaires.
Existence d'une note de
déclinaison régionale des notes
de stratégie nationale ; plan de
contrôle ICPE conforme aux
orientations nationales,
respecté. Cas particulier des ICPE
agricoles (organisation,
propositions?)
- Notes stratégiques de priorités
d'action (notamment en ce qui
concerne les contrôles) et de
méthode d'élaboration des
objectifs (l?élaboration du PPRT
d?Ajaccio a-t-elle bien fait partie
des priorités?
- Présence régulière de la
direction dans les départements.
- Notes d'organisation.
- Notes de délégation de signa-
ture.
- Fréquence des rencontres UD
siège
- relations avec les autres
services DREAL ou DDT
RT : Déclinaison des notes de stratégie nationale au travers du programme d?actions de l?inspection établi
chaque année et d?un plan de contrôle en ligne avec les orientations nationales. Le PPRT d?Ajaccio a été
(enfin) approuvé fin 2023.
Concernant les ICPE agricoles, grandes difficultés à recruter des agents formés et expérimentés restant
assez pour mettre en oeuvre une réelle mission de police (départs souvent une fois habilités et opération-
nels). L?inspection au sens police de l?environnement n?a jamais réellement été active en Corse avant la
mutation en 2022 d?une inspectrice ICPE SRNT vers les DDETSPP (en poste sur Bastia mais intervenant sur
les 2 départements). Fonctionnement « normal » pendant un an avec atteinte des résultats DDETSPP, des
constats et pour la première fois, des suites administratives (pas de suites pénales), avant départ de celle-
ci suite à une promotion et aucun candidat à ce jour.
RN : Stratégie triennale en matière de prévention des risques naturels qui décline la feuille de route 2022-
2024 de la DGPR, pas validée en CAR pour la période 2022-2024.
PGRI 2022-2027 arrêté le 1er mars 2022 ; stratégies locales de gestion des risques d?inondation (SLGRI) du
Grand Bastia et de Marana-Golo approuvées, respectivement en janvier et décembre 2019.
Déplacement exceptionnel dans les sites ICPE de la direction.
Déplacement du CS SRNT selon les besoins exprimés par les chefs d?UD ou établissements signalés ou ma-
jeurs (SEVESO seuil haut ET seuil bas). Déplacement du CS en 2A une fois par mois sur 2 ou 3 jours.
Pas de projet de service DREAL, ni de note annuelle d?objectifs transmise par la direction aux services (de-
puis plusieurs directions), à charge pour eux de la décliner ensuite auprès de leurs agents. À l?initiative des
services, une feuille de route vient d?être établie par le SDHEBY et une note d?organisation du SRNT est en
cours d?approbation par la direction.
En DDT 2A, et depuis le changement de direction, celle-ci demande à chaque chef de service de produire
une note d?organisation et à chaque chef d?unité de proposer un plan d?actions. Pas de lettre d?objectifs
déclinée jusqu?au CREP des agents jusqu?à présent.
Une feuille de route du service établie en DDT2B déclinant les objectifs nationaux et locaux, validée par le
préfet (pour le service risques et aménagement uniquement).
Les notes de délégation de signature et le contrôle des réponses par délégation sont en place. Un point de
vigilance sur la Haute Corse en termes de gestion des actes ICPE (cf. risque 8 ci-après)
Fréquence de contact Chef service-chefs UD est quasi journalière.
Des relations continues entre inspecteurs ICPE et chargés de mission du Service Biodiversité Évaluation et
Paysages et la MRAe notamment pour la rédaction des actes administratifs.
SICL (information/informatique) : Le SRNT fournit de la donnée au SCIL, notamment dans le cadre du profil
environnemental, et réciproquement le SRNT fait appel au SCIL notamment pour des cartographies à réali-
ser.
Des relations SRNT-SDHEBY à construire sur le volet RN inondation suite à la réorganisation 2023.
S13- Suggestion à la direction de la DREAL : Formaliser
annuellement en lien avec les services, des lettres de
mission par domaine, arrêtant les priorités et objectifs
de l?année.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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- Modalités d'évaluation des ob-
jectifs des personnels ; Pilotage
des UD ;
-Organisation des structures
À noter, à travers un exemple récent, une réelle plus-value d?une collaboration entre services pour un éta-
blissement ICPE grand consommateur d?eau, la brasserie Pietra à Furiani (prise de conscience de faiblesses
en termes de ressource en eau et donc du risque économique associé et d?autre part d?une nécessaire
réflexion à mener pour gérer l?éventuel déclenchement de restriction par AP en période de crise. L?ap-
proche est à généraliser pour les ICPE identifiées comme grandes consommatrices d?eau).
Appréciation et suivi continu des priorités des agents au fil de l?eau, compte tenu du nombre restreint
d?agents et de la proximité.
Une organisation des structures régionale et départementales en pleine mutation (cf. aussi constats figurant
au risque 5 ci-dessus pour le SRNT)
DREAL SRNT : 4 inspecteurs ICPE en 2A et 4,5 inspecteurs ICPE en 2B, avec 0,5 poste de chargé de missions
RN « terrestres positionné en 2B (vacant entre février 2023 et janvier 2024 et pourvu depuis le 1er janvier
2024) complétant la partie « risque inondation » transférée à un autre service, le Service Délégation de
bassin et Hydrométrie. Un travail d?organisation est en cours pour coordonner l?action afin de piloter les
RN. Une première réunion associant le SDEHBY et le SRNT s?est déroulée le 16 février 2024.
Le service n?avait pas évolué depuis une dizaine d?années avant le 1er janvier 2021 (création SRNT), avec la
séparation entre les risques et l?énergie/transports.
Une organisation interne DREAL fragile et atypique, avec un éclatement des missions RN en dehors du SRNT
(contrôles des OH au service transport énergie climat, inondations au SDEBHY, feux de forêts en DRAAF,
gestion comptable du Bop 181 au SG) et un SRNT qui apparaît désormais comme une « grosse » UD bi-
départementale. Un projet de note d?organisation est en cours d?élaboration.
RT : un service régional avec 2 UD avec un rôle de siège comme sur le continent assuré par des référents et
référentes thématiques régionaux répartis en 2A et 2B (relevant de l?autorité fonctionnelle du CS ; activité
à temps partiel, concernant l?ensemble des agents techniques, sur a minima une ou parfois plusieurs thé-
matiques : risques technologiques, Eau, Air, Déchets, etc.). Cette organisation vise à disposer en local d?une
compétence compte tenu qu?il n?a jamais existé de « siège » en Corse. Avant le 1er janvier 2021 les compé-
tences étaient concentrées sur les agents de Corse du Sud. Dans l?objectif d?un rééquilibrage des missions,
en 2021, l?ensemble des inspecteurs s?est vu attribuer a minima une thématique.
À noter un soutien efficace du pôle équipements sous pression de PACA et de la DREAL AURA pour les
canalisations.
Organisation efficace mais grande sensibilité aux absences des agents ou surcharges de travail, nécessitant
une priorisation faute de vivier d?inspecteurs de « secours » : 4 à 4,5inspecteurs par UD, très en dessous de
la taille critique retenue sur le continent (l?activité industrielle est certes réduite, mais des tâches de base :
réglementation, enquête, inspections, thématiques à suivre, sollicitation préfets, parquets et autres... res-
tent comparables à celles d?une DREAL du continent mais sans siège).
Hypothèse d?une DEAL compliquée par le fait qu?il y a 2 départements a contrario des DEAL actuelles et
deux préfets, chacun disposant de prérogatives départementales sur nombre de missions. Fonctionnement
en DRIEAT avec un siège et des échelons départementaux ?
RN : Historiquement, un unique agent chargé de mission RN. La précédente direction a pris la décision de
scinder en deux l?activité RN, en parallèle de la création d?un service eau à Bastia (activité inondation : 0,5
R1- Recommandation à la direction de la DREAL (le cas
échéant en lien avec la DGPR) : Revoir et/ou
consolider l?organisation de la thématique risque :
- Tracer pour l?avenir, indépendamment des
équipes en place, une organisation lisible et une
logique partagée en interne, couvrant l?ensemble
des champs de la politique RNT portée par la
DGPR tout en favorisant les complémentarités
(entre compétences, entre risques et autres
politiques publiques?), en réalisant un bilan
objectif des choix d?organisation opérés ces
dernières années et de la répartition des missions
risques au sein de la DREAL ;
- À court terme, et dans la perspective du
renouvellement de la stratégie triennale
régionale RN (2025-2027), se redonner les
moyens d?une animation sur la politique des RN,
en exploitant toutes les marges de manoeuvre
possibles, par exemple en renforçant l?effectif
dédié à cette mission et/ou en étudiant la
possibilité d?ajuster certaines priorités RN ou RT,
ou au-delà du seul BOP 181.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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ETP aujourd?hui rattachée au SDEHBY ; activités information préventive autre qu?inondation, mouvement
de terrain dont les falaises de Bonifacio, les feux de forêt, et la gestion du fond Barnier y compris pour le
risque inondation, restées au SRNT 0,5 ETP).
Une animation RN actuellement quasi inexistante (gestion des affaires courantes grâce à un investissement
du chef d?UD2A, ancien cadre de la DDT2A sur ces questions RN) et fortement impactée par la récente
réorganisation avec :
1/ le non remplacement de la chargée de mission RN fin 2022, partie à la DRAAF en février 2023 sur un
poste « Forêt », en poursuivant la mission cartographie des aléas feux de forêt déjà bien avancée avec la
DDT2A. et plus globalement semble-t-il ses missions sur la thématique feux de forêt, un des aléas majeurs
avec les inondations en Corse, sans convention avec la DRAAF ni formalisation de qui fait quoi entre les
2DR ;
2/ un démembrement de la mission RN avec un transfert du sujet inondation au SDEBHY : 0.6ETP avec un
maintien au SRNT de l?ordre de 0,3 à 0,4ETP sur les autres RN, sans toutefois que le SDEBHY ne suive le fond
Barnier, pourtant majoritairement sur cette thématique, qui reste actuellement au SRNT, le contrôle des
ouvrages hydrauliques étant encore dans un autre service (service transport énergie climat : STEC) ;
3/ une priorisation des inspections ICPE par exemple et un redéploiement de cette mission n?ayant pas été
validé par la direction selon le CS (décharge du chef d?UD2A de ses inspections ICPE, seul agent compétent
en RN dans le service, afin qu?il puisse faire l?intérim).
Cela induit une organisation peu lisible et une vision agrégée potentiellement dégradée des risques et no-
tamment de l?interdépendance entre eux (ex : mouvements de terrain et inondation), comme une difficulté
de suivi de l?actualité technique et réglementaire, de l?animation du réseau, du suivi des DDT sur les dossiers
importants?
DDT 2A : Avant la mise en place de la réorganisation de la DDT2A au 1er septembre 2023, l?unité risques
était composée d?un chef d?unité A, d?un adjoint B+ et de deux chargés de la prévention des risques B+ et
B.
Dans le cadre de la réorganisation de la DDT 2A depuis 2 ans (Cap 2025), un resserrement de
l?organigramme a été validé, avec une mission « risques » fortement impactée et création d?une unité
prévention des risques et planification. Environ 20% des agents de la DDT (sur un total d?environ 100 agents)
ont souhaité changer de poste (agents restés à la DDT mais sur d?autres missions ; nouveaux arrivants en
reconversion complète), avec aujourd?hui de nombreux postes vacants. Un nouveau chef d?unité risques
arrive de la DREAL fin 2023, pas d?adjoint.
Au-delà du renforcement d?un ETP décidé sur les risques, le regroupement de la planification et des risques
permettra de moduler la charge de travail. Il y aura 4 personnes en charge des risques + le chef d?unité +
des fractions d?ETP (donc plus d?ETP, obtenus via le programme 135). Les 2 adjointes de la CS pourront aussi
avoir des missions spécifiques. Un ETP viendra par ailleurs en complément sur les marchés publics, en cours
de recrutement.
DDT 2B : Un service plus stable dans le temps, avec 4 ETP, dont 1 poste vacant.
7 Relations
insuffisantes
avec les
collectivités,
les milieux
économiques
et associatifs
FORT
- Relations, politiques et actions
"partagées" avec la région, les
départements, les métropoles ou
collectivités, les Gémapiens, les
associations des maires?
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
préfectu
res 2A
et 2B
(corps
préfecto
ral),
Collectivité de Corse (CdC) : Peu d?échanges et de partenariats des services de la DREAL avec la CdC et les
collectivités en général, exceptés certains domaines particuliers comme la prévention du risque amiante
naturel ou la gestion des crédits FEDER. La CdC semble parfois s?engager dans des projets européens sans
associer vraiment l?État (Projet PROTERINA cité par exemple).
Pas d?échange formel du SRNT avec l?office de l?environnement.
Sur les volets hydraulique et inondation, existence en revanche de relations plus formalisées (la CdC dispose
FORT
R2- Recommandation à la DREAL et aux DDT :
Développer et formaliser par des points réguliers au-
delà des contacts ponctuels sur un sujet ou un dossier
particulier, les échanges techniques avec tous les
acteurs externes, élus comme socio-professionnels
intervenant dans le domaine des risques.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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- Relations avec les structures de
type SPPI ou associations interve-
nant sur les risques.
- Stratégie de partenariat avec les
acteurs économiques ou associa-
tifs (FNE, associations et/ou in-
DRAAF,
BRGM,
ONF
CdC,
OEC,
AUE,
CAPA,
CAB,
AMF 2B,
Maire
Bonifaci
o, U
Levante
d?un service d?assistance technique pour l?eau et les milieux aquatiques qui conventionne avec les Géma-
piens pour des prestations d?AMO pour les études et travaux sur la base d?un cahier des charges élaboré
en secrétariat technique de SDAGE dont la DREAL est membre -continuation de la mission d?appui tech-
nique GEMAPI ante 2018- ; l?office d?Équipement Hydraulique de la Corse (OEHC) gestionnaire de stations
hydrométriques à vocation de suivi de l?étiage mais néanmoins intégrées dans le réseau Vigicrues (hors
tronçons réglementés), avec des actions d?inter-comparaison, de compagnonnage technique pour la cen-
tralisation et le traitement de la donnée. ; l?office de l?environnement de la Corse (OEC), est investi sur la
gestion des risques avec la gestion des crédits FEDER dédiés et donc partenaire des COPIL PAPI notamment.
Elle réalise des actions de financement d?associations pour la culture du risque mais pas de visibilité de la
DREAL sur ces actions).
Peu de relations des DDT 2A et 2B avec la CdC pour la partie risques, ni de réunion une fois/an type 360°
(en dehors d?un partenariat efficace sur la rue Noël Franchini dans le cadre d?un atelier des territoires en
2A avec la CAPA ou de relations avec l?OEC sur des PAPI en 2B), mais des échanges avec l?AUE, au travers
de l?aménagement. Une répartition de compétences entre CdC et ses offices qui justifie une attention
particulière pour les services de l?État. Une attente de mieux connaitre le positionnement du nouveau
chargé de mission risque à la CdC (contrôleur général des pompiers) et les partenariats possibles.
Autres collectivités : Concernant l?association des maires, la DREAL estime que la dynamique n?est a priori
pas enclenchée et que celle-ci ne sollicite pas les services DREAL. Pas de demande particulière des préfets
ni de proposition d?échange par la DREAL non plus.
Lien étroit néanmoins assuré par le préfet 2B avec l?association des maires (réunions tous les 2 mois), les
maires ayant ainsi la possibilité/capacité de s?exprimer. Pas encore de sujets risques proposés par la DDT,
faute de temps et de pilote.
Les échanges avec les collectivités sont parfois impactés par les réflexions nationales qui dépassent les
services locaux (processus d?autonomisation en particulier). L?information-sensibilisation des élus se fait au
travers de réunions sur un sujet donné, pas de façon générale. Un poste toutefois créé à la DDT 2A pour la
sensibilisation aux risques et pour développer la culture du risque.
Avec les collectivités TRI/PAPI et gémapiens (qui avaient tendance à ne convier que les financeurs à leurs
COPIL d?étude), le SDEBHY développe des contacts via les COTECH et COPIL des études SLGRI/PAPI et fournit
un accompagnement du référent hydrologique régional chef d?UH pour les quelques collectivités s?enga-
geant sur des projets SDAL (mise en oeuvre cahier des charges type du SCHAPI).
Absence de contact de la DREAL avec les collectivités pour faire de l?information générale et percevoir les
signaux faibles, en l?absence de sujets particuliers (ex : 2 réunions d?information/démolition des bâtiments
de l?ex-usine d?amiante de Canari qui va impacter toutes les communes du Cap Corse). Remontée de
l?information par le corps préfectoral essentiellement.
Pas de SPPPI en Corse, et peu d?échange avec le Cyprès. Regret exprimé de l?arrêt de la mission
d?accompagnement de la MIIAM, pas forcément communiqué aux acteurs et DDT par ailleurs, attendant
encore son appui et des réponses à des sollicitations de sensibilisation sur les risques inondation avec des
interventions auprès de scolaires et la création d?une dynamique au sein des autorités GEMAPI.
Au niveau SRNT, associations de l?environnement connues (mais pas de représentations d?associations
d?envergure nationale en Corse type FNE, LPO...) et échanges sur des dossiers au cas par cas, selon les
sollicitations avec les associations de l?environnement (U LEVANTE, Le GARDE, Tavignanu Vivu
notamment) ; vues aussi au tribunal ou dans le cadre d?instances (ex PRSE). Rien de systématique ni de
S14- Suggestion aux DDT : Participer activement aux
rencontres État-association des maires pour identifier
les sujets de préoccupation ou les signaux faibles et
proposer des sujets et des interventions dans le
domaine des risques et de leur interaction avec
d?autres politiques publiques (aménagement, santé,
eau?)
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dustriels, fédération de l'hôtelle-
rie de plein air, des notaires, des
agents immobiliers...)
- Géorisques, bases de données
RN et RT
formalisé. Une perception très critique de l?action de la DREAL, des DDT et du contrôle de légalité par
l?association U Levante qui estime que la réglementation n?est pas correctement mise en oeuvre.
Hors procédure et plan encadrés type PAPI, en dehors des procédures et exercices de concertations du
PGRI et des COPIL SLGR et PAPI, pas de contact et d?instance dédiée à l?information générale.
Les CDRNM 2A et 2B existent mais ne se réunissent jamais. Échanges avec les collectivités, élus dans le
cadre du conseil départemental de sécurité civile, présidé par les préfets, une fois par an, qui permet de
traiter des nouveautés, les actualités, de présenter les exercices territoriaux pour 2024 (DREAL et DDT y
interviennent), ainsi que dans la commission consultative départementale de sécurité et d?accessibilité
(CDCSA, outil d?échanges) ; la commission se réunit une fois /an, et les travaux sont menés toute l?année
dans les sous-commissions).
DDRM 2A révisé en 2021 et DDRM 2B en cours de révision, l?ancien datant de 2015. Pas de suivi des TIM en
DREAL.
En dehors des dossiers instruits, pas de réunions un peu générales et formalisées organisées par les DDT 2A
et 2B avec les acteurs, les notaires, agences immobilière, comme la fédération hôtellerie de plein air, hors
dossiers particuliers des campings et d?échanges en 2B avec l?UMIH et dans une moindre mesure avec la
FNHPA. Pas de sollicitations de leur part.
Géorisques est un outil jugé extrêmement intéressant mais nécessite, selon la DREAL, un travail
d?harmonisation en interdépartemental. Aujourd?hui il n?est pas (plus ?) piloté par la DREAL. Le SDEBHY a
prévu de faire un point avec les DDT sur ce sujet, identifié comme priorité dans la future feuille de route du
service 2024-2026. Pour mémoire, la stratégie triennale 2022-2024 identifiait déjà ce point (OS4).
Selon la DDT 2A, l?intégration des données des PPR dans Géorisques puis dans le Géoportail de l'urbanisme
a bien été réalisée et mise à jour en 2023. Selon la DDT 2B, GASPAR a été renseigné en 2022 en 2B (n?était
pas à jour depuis des années). Une actualisation régulière est nécessaire (a priori le PPRi Solenzenara,
Chiola, Travo approuvé en 2022 n?y figure pas par exemple).
Des outils parallèles de mise à disposition de l?information ont été développés par les 2 DDT via GeoIDE
carto (en consultation sur les sites des préfectures), suite à une difficulté identifiée sur l?alimentation en
format WMS par le BRGM il y a 2 ans. Des divergences de standards de données entre Géorisques (COVADIS)
et le GPU posent également question, et pourraient nécessiter, si le problème est toujours d?actualité, un
appui de la DREAL.
R3- Recommandation aux DDT : Relancer les CDRNM
afin de développer, comme prévu par le Code de
l?environnement, les lieux d?informations et les
échanges réguliers avec l?ensemble des acteurs de la
politique RN.
S15- Suggestion aux DREAL et DDT : Mettre au clair les
éventuelles difficultés restantes d?alimentation de
Géorisques (et s?assurer de sa mise à jour régulière) et
la capitalisation des données via les sites alimentés par
les DDT/GeoIde (risque de doublonnage ou de
données mal actualisées).
8 Pilotage régio-
nal insuffisant
ou déficient
(Services décon-
centrés, opéra-
teurs de l?État,
RST)
Pilotage régio-
nal de type mi-
cro-manage-
ment
FORT
- Réunions et contenu des CODER
(DDT, DDETSPP) (politiques,
moyens humains et financier, ré-
alité du dialogue).
Examen
document
aire (dont
CR des
quatre
dernières
réunions
de chaque
instance)
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
Parquet
2B,
DRAAF,
BRGM,
ONF
Une vision positive des CODER vus par la DREAL (des interventions du SRNT et du SDEBHY en CODER sur
tous types de sujet relevant de ses missions, notamment inondation, mouvements de terrain, amiante,
ICPE, etc... mais les suites à donner sont parfois difficiles à mettre en oeuvre (plan de charge? ; Intérêt des
CODER pour s?acculturer aux pratiques/réflexions des différents participants (DDT, DRAAF, DDETSPP, etc..),
et traiter en transversal des sujets jusqu?alors cloisonnés (exemple : intervention tri partite entre la DRAAF,
la DDT (police de l?eau) et la DREAL (ICPE) pour la filière des caves viticoles / rejets aqueux et déchets).
Des attentes en DDT (CODER DR-DD davantage perçus par les DDT dans une logique de chambre d?enregis-
trement que d?échange et de pilotage. Pilotage surtout sur ressources financières et RH. Constat souvent
de descente de consigne nationale sans territorialisation. Pas vraiment de sujets risques au CODER et pas
non plus de propositions de la DDT? cf. aussi risque 2 ci-dessus)
Les référents thématiques RT du service participent aux GT nationaux : Participation aux CODAF et COLDEN
avec un intérêt mitigé compte tenu des moyens disponibles. Un COLDEN existe en 2B et un se met en place
TRES
FORT
S16- Suggestion aux DDT : Introduire davantage de
sujets risques dans les CODER, en les articulant avec les
autres politiques publiques dont l?aménagement et
renforcer le rôle du CODER dans sa dimension
stratégique et de déclinaison locale en matière de
risques.
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la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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- Existence de réseaux tech-
niques de pilotage thématiques,
domaines couverts, fréquence,
intérêt ressenti et niveau de par-
ticipation, qualité du dialogue et
de l'écoute par la DREAL, des con-
tenus et des productions ; réu-
nions des agents (IICPE, RDI,
Autres).
- Tableaux de bords en nombre
raisonnable et de période d'ac-
tualisation raisonnable.
en 2A. Les CODAF sont orientés majoritairement « travail illégal » mais permettent de rencontrer les autres
services afin d?avoir une réponse coordonnée.
Un club risque DREAL-DDT réuni 2 à 3 fois par an (sauf en 2023, suite au départ de la chargée de mission),
mais le plus souvent entre chefs d?unités et chargé de mission, sans le niveau plus stratégique chefs de
service DDT ou DREAL. Difficile cependant de faire de l?harmonisation entre les DDT quand une des deux
est en réorganisation et qu?un des deux chefs d?unité risque est en cours de recrutement. La stratégie trien-
nale sur les RN servait de fil rouge à ces réunions qui ont permis d?uniformiser à l?échelle régionale la mise
en oeuvre de certains aspects de la politique nationale de prévention des risques naturels (doctrines AZI et
AZS, CCTP PPRN type rédigé par la DREAL s?inspirant des CCT produits en 2A et 2B). L?analyse des comptes
rendus essentiellement de 2022 transmis à la mission font apparaître des ordres du jour intéressant et un
bon niveau d?échange sur tous les sujets
Pas de GT ou de réseau technique local de pilotage thématique hormis l?animation RDI à raison de 2 à 3 fois
par an également. Des initiatives de DDT pour « compenser » ce besoin de coordination (ex calage récent
Fonds vert sur le volet feux de forêt par la DDT2A faute de coordination DREAL ou DRAAF ; échanges de
projets de règlement PPR Mt de la DDT2B?)
Intérêt identifié par la DREAL de réinterroger les DDT sur leurs attentes suite au changement organisation-
nel et à l?arrivée du nouveau chargé de mission RN (besoin de doctrines exprimé en 2A -arrêtés types- );
Finaliser sur les cahiers des charges, la passation de marché pour BE pour les études PPR puis se doter de
documents de référence de PPR (arrêté de prescription, règlement type comment statuer sur les différents
types d?aléas? tentative d?harmonisation sur règlement / cours d?eau ? décret 2019) : DDT2A et 2B ont
réussi à obtenir une grille d?harmonisation).
Un besoin exprimé par le DDT 2A de partager l?expérience au niveau interrégional ou méditerranéen pour
élargir le périmètre de réflexion et de partage DR-DD (avec des moyens en Corse limités), et profiter d?une
plus grande variabilité des situations sur des régions plus étendues (découvrir voire mutualiser des
pratiques dans des environnements différents).
Problème de suivi des PPRN en DREAL avec un fichier de 2022 retrouvé dans les archives de l?ancienne
chargée de mission et transmis à la mission qui comporte manifestement des erreurs (voir pour le détail la
matrice risques terrestres en montagne).
A priori, les PPR sont sur les sites internet État. Le travail de la chargée de mission étant normalement
supervisé par le chef de service, ces constats mettent en évidence un problème de suivi (soit un mauvais
suivi, soit une formalisation des procédures de suivi et d?archivage à revoir car conduisant au départ d?un
agent, à la perte de l?information), certes explicable par les moyens, notamment actuels, mais pas assez
rigoureux non plus par le passé, avec des PPR très anciens et des délais entre prescription et approbation
très supérieurs à 5ans (cf. pour le détail les matrices feux de forêt et risques terrestres en montagne), sans
réelle action corrective engagée.
Cette situation sur les 10 dernières années, est expliquée par les services par la faiblesse et le turn-over des
compétences (cahier des charges, rédaction des marchés), comme par d?autres priorités (exemple en 2A,
inondations Ajaccio en décembre 2019, l?engagement de toutes les études de Bonifacio, la mise en place
de la mission RDI qui repose sur 4 personnes, comme l?importance des avis risques sur l?urbanisme avec 2
agents noyés sous les avis et contentieux urbanisme risques), des évolutions de méthodologie, de
modélisations hydrauliques, de relevés topo plus fins (lidar)? et la nécessité de prioriser les actions. La
nouvelle organisation de la DDT 2A amènera un mieux, une force de frappe renforcée, avec des renforts et
des redéploiements.
Concernant les retards d?élaboration des PPR, la DREAL assure qu?il y avait des relances auprès des DDT, en
réunion technique et par mail. Sur la réactualisation des PPR, identification il y a 2 ans environ, de la
nécessité de travailler à l?échelle régionale et rédaction effective d?un cahier des charges type,
R4- Recommandation à la DREAL, en lien avec les DDT :
Remettre rapidement en place une animation du
réseau RN en lui redonnant un caractère plus
stratégique, en mobilisant les chefs de service sur les
clubs risques et les chefs d?unités ou les chargés de
mission sur des GT thématiques. Se rapprocher des
réseaux du continent, qui partagent les
problématiques méditerranéennes, pour élargir le
champ des situations rencontrées, et échanger les
pratiques et expériences.
R5- Recommandation à la DREAL et aux DDT : Pour les
risques naturels, mettre ou remettre en place un
système de pilotage régional (DREAL) et départemental
(DDT), permettant la priorisation des actions, le suivi de
leur avancement, leur ajustement ou leur correction,
en s?appuyant sur un dispositif de suivi régulièrement
actualisé et bien archivé (en particulier pour les
procédures PPR et les études conduites, les outils
d?information préventive et de sécurité civile).
S17- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Compte tenu
de l?évolution du climat, de l?urbanisation en Corse et
du corpus réglementaire, mettre en place et piloter
rigoureusement un programme triennal glissant,
réaliste mais ambitieux, d?actualisation des PPR très
anciens, sans oublier la couverture d?éventuels
secteurs à forts aléas, mais à enjeux un peu moins
importants, non prioritaires au titre des orientations
nationales, mais où des décès ou des dommages
importants sont possibles (risques torrentiels
notamment).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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- Production de notes méthodo-
logiques partagées.
- Validation de doctrines en in-
terne (vues au préalable au ni-
veau national sauf si uniquement
mise en application opération-
nelle d'orientations nationales)
ou en CAR.
-Priorisation des interventions
-Réunion régulières avec les
préfets.
- Relations/partenariats avec les
autres services de l'État impli-
qués (DRAAF, Education natio-
nale...).
harmonisation des doctrines AZI et AZS.
Existence de deux doctrines régionales AZI et AZS (co-construites et présentées par les DDT au contrôle de
légalité) mises en oeuvre par les 2 DDT :
- Inondation : un atlas des zones inondables a été établi et une doctrine relative à l?application de
l?atlas des zones inondables (AZI) au titre du R.111-2 du CU a été approuvée en CODER du 28 jan-
vier 2019.
- Submersion marine : un atlas des zones submersibles a été établi par le BRGM a l?échelle régio-
nale et porté à la connaissance des communes littorales du département de Haute-Corse en juil-
let 2022, accompagné d?une doctrine relative à son application au titre du R.111-2 du CU.
Une doctrine d?application de l?aléa feux de forêt est en cours de rédaction avec les DDT et la DRAAF.
Les 2 DDT exposent ces documents aux services instructeurs et la DDT 2B mentionne qu?une animation
DREAL peut être un plus, au bon niveau et pas seulement chargé de mission.
Concernant ces PPR mouvement de terrain, alors que la DDT2B réalise ses premiers PPR de ce type, une
mutualisation et un accompagnement de la DREAL serait le bienvenu (cf. aussi matrice risques terrestres
en montagne).
Les priorités d?intervention sont établies sur la base des actions nationales et des actions régionales choisies
au regard de l?expérience locale et de la connaissance du tissu industriel. Elles restent très dépendantes
des moyens disponibles.
À titre d?exemple pour 2024, il a été retenu une action sur les stockages batteries lithium associés aux parcs
photovoltaïques, car 2 incendies à un an d?intervalle, qui ont duré près de 8 jours chacun et ont consommé
plus de 15 000 m³ d?eau pour l?extinction de l?incendie alors que la réglementation ne prévoit que 40 m³ de
réserve incendie.
Le directeur de cabinet 2B a été associé (il a été recensé plus d?une trentaine d?installations du même type)
alors qu?il n?en existe qu?une en 2A.
Priorisation des interventions à mettre en oeuvre de manière sûrement plus formelle dans le cadre de réu-
nions régulières DREAL/DDT sur la stratégie RN.
Bonnes relations avec la DRAAF qui participe régulièrement à des CODIR communs, mais une reprise de
facto de missions DREAL sur les feux de forêts, suite à la mobilité de l?ancienne chargée de mission RN
DREAL, qui n?a pas fait l?objet d?un conventionnement pour préciser « qui fait quoi ».
Les comités de bassin et les instances annexes de celui-ci rendent les liens du SDEBHY avec l?AERMC, la
DRAAF et l?ARS très réguliers. Liens qui peuvent être mis à profit sur la politique risque inondation.
Le CRP (comité régional de programmation) annuel du BRGM organisé par la DREAL est outre la program-
mation, une séquence de partage des enjeux entre acteurs et souvent l?occasion de se mettre à jour quant
aux ambitions des services partenaires.
Pas de relation avec le DASEN excepté au cas par cas (ex d?un collège puis dans une autre commune, d?une
école dans une zone amiantée en cours d?anthropisation).
2A : La directrice de la direction de la coordination des politiques de l?État et du développement territorial
a alerté le SG de la préfecture à plusieurs reprises sur la précarité du BEA (Bureau Environnement et
Aménagement) en termes d?effectif compte tenu de la charge de travail. Il en résulte des retards de
plusieurs mois sur des mises en demeure. Les déclarations ICPE ont au départ été traitées par la DREAL
S18- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Traiter en lien
avec les DDT, la question des PPR prescrits depuis très
longtemps (relance, dé-prescription?) ou annulés (PPR
Calvi).
S39- Suggestion à la DREAL (rappel de la matrice
risques terrestres) : Formaliser un cadre régional sur les
PPR mouvement de terrain, en s?appuyant sur le travail
réalisé par la DDT 2B en lien avec le BRGM et sur ce qui
existe dans d?autres régions.
S19- Suggestion à la DREAL : Formaliser le « qui fait
quoi » en termes de feux de forêt entre DREAL et
DRAAF, idéalement par une convention validée par le
préfet.
S20- Suggestion aux DDT : Développer un partenariat
avec les DASEN tant sur l?information des jeunes que
sur l?appui technique à l?élaboration des PPMS.
S21- Suggestion à la DREAL et au préfet 2A : Redéfinir
une organisation solide pour sécuriser les missions
entre la DREAL et le Bureau de l?environnement et de
l?aménagement de la préfecture 2A.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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- Dialogue de gestion et modali-
tés de répartition des ETP.
- Note d'harmonisation entre dé-
partements.
(récépissés), mais ce n?est plus le cas aujourd?hui. Le BEA indique des difficultés d?acculturation technique
et un manque de formation aux ICPE et à l?environnement en général.
Les pistes d?amélioration évoquées : mise en oeuvre d?un plan de formation ; création d?un pôle juri-
dique/contentieux mutualisé avec Bastia. Le SRNT de la DREAL et le bureau Environnement sont dans l?at-
tente de bilatérales avec le SG préfecture dans un souci de coordination.
En Haute-Corse, il n'y a plus de bureau de l'environnement identifié en tant que tel. Certaines missions sont
assurées par le service juridique et coordination (SJC) de la DDT2B, délégataire du préfet, notamment la
mise en enquête publique (ou consultation du public) des dossiers d'enregistrement et d'autorisation ICPE
ou encore la gestion administrative des déclarations. D'autres missions ne sont plus assurées par ce service,
comme par exemple, la relecture administrative, les mises à la signature du Préfet, les notifications et
publications des arrêtés ICPE (mise en demeure, astreinte, amende administrative...) ou la gestion des
contentieux ICPE. Par ailleurs, le SJC n'est plus destinataire des rapports de l'inspection et des propositions
de l'inspection des installations classées. Pour pallier à cette difficulté, la DREAL réalise certaines missions.
Une réflexion a été lancée suite au signalement de l'inspection générale. Un travail de concertation entre
la DREAL et la DDT2B pour retrouver une synergie et une cohérence globale du traitement des affaires ICPE
est à mener.
Coopération inter-régionale sur les canalisations, ESP et prévision des crues avec SPC.
Pas de participation directe du SRNT au DG DREAL-DDT, mais élaboration du DG avec la cellule financière
pour le BOP 181. Pour le volet inondation et pour cette année 2023 après réorganisation, le SDEBHY a assisté
le SRNT (RBOP) dans l?analyse des demandes du dialogue de gestion 2024
La consommation des crédits des DDT est difficile à piloter car souvent totalement dépendante des
prévisions et de l?avancée des chantiers pilotés par la collectivité (collectivités gémapiennes parfois encore
en structuration ; de très grosses opérations que la DDT a du mal à maîtriser sur dialogue de gestion 2024 :
exemple PAPI CAB : 700 k¤). Le pilotage s?effectue sur la base d?un tableau de bord et d?informations
régulières récupérées auprès des DDT et transmises par la cellule financière multi-BOP du SG, indépendante
du SRNT. Des points étaient certes régulièrement faits en réunion régionale risque (avant le départ de la
chargée de mission RN en 2023 ; a priori remis en place en 2024), mais sans aucun commentaire ou avis
qualitatif repris sur les compte rendus communiqués à la mission.
Globalement, les niveaux de consommation et d?engagement du Bop 181 sont certes en progression, mais
parfois encore faibles (29,8 et 57,4% de CP consommés ces 2 dernières années en Drice) :
2021 : 1.69M¤ consommés sur 6.55M¤ en Drice soit 25,7% en AE et 9.57M sur 8.86M¤ en Drice et 11.1M¤
en Drace en CP, soit respectivement 108% et 86.25% ; Demandes initiales 17.56M¤ et 14.63M¤ ;
2022 : 1.84M¤ consommés sur 4.97M¤ en Drice soit 37.1% en AE et 1.9M¤ sur 6.38M¤ en CP soit 29.8% ;
2023 : 2,7M¤ consommés sur 2.7M¤ en Drice soit 100% en AE et 1.43M¤ sur 2.49M¤ en CP soit 57.4% ;
La lettre DRFIP du 19 avril 2023 relatif à la programmation 2023 valide avec des réserves la proposition
2023 et rappelle sa demande déjà formulée de mise en oeuvre d?un CIC-CIB.
Un tableau de suivi du fonds Barnier existe à la DDT 2B, sans réel contrôle interne. C?est le suivi, dans le
dialogue de gestion, qui permet de suivre l?avancement.
L?intégration du FPRNM au BOP 181 au 31 décembre 2020, concomitamment avec la création des SGCD, a
ajouté une charge de travail supplémentaire aux DDT et la partie administrative (gestion budgétaire, mar-
chés publics?), chronophage, implique une bonne connaissance des outils (Chorus, Place?) qu?il est difficile
d?appréhender avec une création des SGC qui n?a pas amélioré la situation des services métiers ( soucis à
l?origine de suivi des BOP au SGCD, réglé depuis, avec du mal à savoir si action engagée, payée? )
Pas de tension particulière identifiées par la DDT 2A en termes de dialogue de gestion, conduit de manière
S22- Suggestion à la DREAL et à la DDT2B : Sécuriser la
procédure de transmission des actes en lien avec les
ICPE
S23- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Mettre en
oeuvre un contrôle interne comptable, poursuivre et
renforcer le travail de suivi qualitatif des
consommations en réunion DREAL-DDT mais aussi
d?adaptation à la réalité des consommations et de
réduction des demandes de crédits du BOP 181, afin de
retrouver un taux satisfaisant de consommation AE-CP.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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technologiques en région Corse
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positive par le DREAL. Un recalage ces dernières années a été opéré sur les effectifs en tenant compte de
la réorganisation de la structure. Pas d?utilisation de la réserve 3% des préfets.
Le service risques de la DDT 2B s?estime correctement dimensionné avec 2 A et 2 B pour les missions
traditionnelles. La survenance d?évènements de plus en plus fréquents impacte cependant fortement
l?activité (surcharge de travail considérable) et nécessite parfois le recours à des vacataires, des stagiaires
d?écoles d?administration à condition que la durée du stage soit supérieure à 3 mois ou d?alternants
opérationnels.
8
bis
Inefficacité des
conventions
(notamment
avec la DREAL
PACA
concernant la
sécurisation des
OH)
Inadaptation de
la DREAL aux
évolutions
structurelles
(notamment ré-
organisation
SPC)
MOYE
N
- Mise en oeuvre des
conventions d?accompagnement
technique (notamment avec la
DREAL PACA concernant la
sécurisation des OH, les ICPE
spécifiques?
- Récente évolution du SPC PACA
Corse. : quelle adaptation ?
Entretiens DREAL Conventions d?accompagnement techniques passées appréciées, apportant un soutien positif tant d?un
point de vue technique qu?en termes de disponibilité et d?investissement. Jugé à poursuivre, voire à appro-
fondir sur les RT (déjà évoqué avec le chef de service de PACA). Pôles de compétence des autres DREAL (ex :
DREAL AURA pour les cana TMD) parmi les principaux partenaires.
La réorganisation du SPC a, vu de Corse, déstabilisé le dispositif avec un départ massif d?agents et un fort
renouvellement. En dehors du chef du SPC, les agents ne connaissent pas la Corse et cela induit actuelle-
ment plus d?incertitudes dans la prise de recul sur la prévision et la détection d?anomalies, que le chef d?UH
corrige au fil de l?eau par sa connaissance du contexte hydraulique local dans la mesure de ses moyens.
Le SDEBHY pas réellement associé par la DREAL PACA aux travaux de préfiguration sans doute en cours, ce
qui génère de fortes inquiétudes, particulièrement en cas de survenue d?un événement concomitant en
PACA et en Corse.
Bonnes relations et bon partenariat SPC-DDT2A (ressenti plus nuancé en 2B). Exemple : présentation du
dispositif "couverture totale" d'ici 2030 ; échanges réguliers sur les études en cours pour la révision des
PPRI de la Gravona et du Prunelli ; sollicitations en gestion de crise si besoin d'informations complémentaire
(situation crue pour 2 cours d'eau Rizzanese et Solenzara qui ne sont pas Vigicrue).
S24- Suggestion à la DREAL : Formaliser des échanges
réguliers SPC-DDT-DREAL et le travail en commun sur
des sujets à identifier.
3. Gérer les compétences et les agents
9 Compétence
technique (dont
juridique et
commande pu-
blique) affaiblie
(par un fort taux
de premiers
postes ou une
forte rotation
des agents, ou
toute autre rai-
son)
FORT
- Politique de recrutement, sortie
d?école...
- Livret d'accueil
- Politique de formation en local.
- Plan de formation (existence et
modalités d'élaboration et de
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B
Pic de retour sur le continent au SRNT après la période CoViD (3 agents), remplacés par des agents déjà en
Corse excepté un qui doit repartir mi 2024 sur le continent. Mobilisation des chefs d?UD et du CS pour
rechercher des profils adaptés. Des changements internes de poste (SRNT) sont fortement souhaités dès
lors que l?occupation du poste dépasse 5 ans.
Peu de concurrence sur les postes ouverts en DREAL comme en DDT, mais depuis la création du SRNT,
aucun poste ouvert resté vacant (tous les postes sont ciblés en A, car les recrutements de B sont plus diffi-
ciles).
Difficulté croissante pour le recrutement sur les postes d?inspecteurs ICPE du fait de l?exposition inhérente
au métier. D?une manière générale, la DREAL estime que plus le poste inclut de la gouvernance type DI,
moins il est attractif (seulement 2 candidatures internes État pour l?ouverture du poste DI-GEMAPI).
Possibilité de recours à des contractuels ou d?alternants en master risques de l?université de Corse notam-
ment (filière prévention des risques naturels).
Beaucoup de mobilités internes à la Corse (plus facile encore sur Ajaccio), ce qui en management limite
l?arrivée de nouvelles expériences et pratiques.
Pas de bilan collectif de compétences ni de plan de formation formalisé, mis en place ni à la DREAL ni en
DDT.
Tous les postes sont des compétences rares car demandant des habilitations longues à obtenir pour ICPE
et ESP/Cana. Les autres activités de type Après-Mines demandent également un investissement en dépit
MOY
EN
S25- Suggestion au secrétariat général de la DREAL :
Mener, sur le périmètre DREAL et DDT, un travail d?ob-
jectivation des arrivées et départs des agents du conti-
nent et de Corse, et proposer des pistes d?actions.
S26- Suggestion à la DREAL : Engager une réflexion sur
les besoins en formation de chaque structure, surtout
en cette période de réorganisation, au travers d?une
enquête (CREP, questionnaire agents?) suivie d?un
plan de formation négocié avec le CVRH compte tenu
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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suivi, à quel niveau, lien CVRH,
...).
- Articulation DREAL-DDT-CVRH
sur les compétences.
- Pertinence de la documentation
qualité et de son emploi pour fa-
ciliter le travail des nouveaux.
- Qualité de l?archivage réseau.
- Dispositif de tutorat ou d'ac-
compagnement.
- Participation à des réseaux mé-
tiers.
- Incitation ou accompagnement
à l?évolution de carrière.
- Gestion des compétences rares,
mutualisation des compétences.
- Attributions des missions à en-
jeux aux agents expérimentés
- Tableau de bord des postes oc-
cupés depuis plus de huit ans.
d?un temps ETP à y consacrer relativement faible (<0,2).
Formations obligatoires pour les inspecteurs ICPE novices et ce fut le cas pour les chefs d?UD ainsi que la
moitié des inspecteurs, comme pour les formations ESP/Canalisations en vue de l?habilitation des 2 agents
en charge de ces activités, l?agent titulaire du sujet partant à la retraite à la fin de cette année.
Pour les autres agents, politique de formation classique, lors des CREP.
Problème spécifique du coût de la formation et des réunions sur le continent (nombreuses formations en
distanciel en 2021/2022, mais de moins en moins).
Formations proposées sur les RN souvent complètes, contingences budgétaires et priorité donnée à des
formations qualifiantes (assermentation de contrôleurs au titre du code de l?environnement?).
La chef de service risque de la DDT 2A a recensé, en direct et sans appui DREAL, l?ensemble des formations
disponibles et a pris contact avec le CVRH pour être prioritaire sur les formations de prise de poste. Pas de
réponse positive (ni négative) sur la possibilité de formations en visio. Constats assez souvent de formations
pour lesquelles des agents ont été refusés (formation complète) et attente de réponse du CVRH sollicité
par le DDT2A sur la possibilité de déplacement de formateur en Corse pour contourner la difficulté
financière pour la DDT.
Manque d?une formation prise de poste Chef unité Risques (à l?inverse, une formation ADS de 4 semaines
sur urbanisme et taxe aménagement), adaptée aux attentes d?un responsable et pas trop précise. L?attente
a été exprimée au CVRH.
Missions attribuées selon le parcours et les compétences acquises de l?agent mais aussi selon le goût de
l?agent si possible (exemple, une ingénieure risques, disposant en sus d?une formation initiale en droit de
l?environnement, exerce la fonction de référente juridique pour le SRNT).
Des situations contrastées en termes de compétences selon les structures (DREAL : OK sur RT et en renou-
vellement sur RN ; DDT2A : compétence technique en place avant la réorganisation mais équipe totalement
remaniée avec une compétence collective à reconstruire ; DDT2B : des agents compétents sur la technique,
l?hydraulique, la loi sur l?eau? mais un manque surtout sur la partie administrative et les aspects budgé-
taires CHORUS). Le RRI (chef unité UH) peut apporter son expertise. Une compétence des agents DREAL et
DDT reconnue par les acteurs externes.
Une fragilité identifiée à la DDT 2A (comme en DDT 2B) sur les marchés publics pour les études risques
naturels (agents sans formation ni expérience), réglée par la mise en place en 2A d?un poste de B chargé
des procédures achats et référent marché créé au service Modernisation Évaluation et Prospective
(nouvelle organisation, poste encore non pourvu à ce jour).
Quelques besoins de formation traités (formation BRGM mouvement de terrain aux 2 DDT en 2022 avec
visite sur le terrain, possible appui submersion marine) ou identifiés par les DDT (formation à la gestion de
crise, aux bons réflexes ; formation sur site inondation hydraulique-hydrologie, peut-être en s?appuyant sur
le SPC).
Complexité technique ressentie enfin pour réaliser des cahiers des charges des clauses techniques
particulières sur les plans de prévention des risques littoraux, des inondations torrentielles et inondations
en milieu urbain dense (Ajaccio), mêlant cours d?eau, ruissellement et pluvial.
Temps de séjour des agents SRNT (en comptant l?ancien service risques énergie transports) : 0 à 3 ans :
6 agents ; 3 à 5 ans : 4 ; > 5 ans : 2).
Les fonctions spécialisées type hydromètres connaissent peu de turn-over, avec toutefois peu de possibilité
des spécificités insulaires de la Corse en termes de
coût de déplacement.
S27- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Étudier les
possibilités de mutualisation DREAL-DDT de certaines
compétences transversales type juridique ou marché
publics.
S28- Suggestion à la DREAL, en lien avec les DDT :
Identifier les sujets techniques à travailler en réseau
risques et les traiter au niveau régional voire
interrégional.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Taux réussite aux concours exa-
men pro
d?évolution de carrière, alors que leur connaissance du terrain et leur forte technicité est indispensable. Un
assouplissement des règles de gestion pour ces postes précis est sollicité.
Nouvelle équipe à la DDT 2A et ancienneté des agents entre 1,5 an et 4 ans à la DDT 2B.
Non connus.
10 Inadaptation
du plan de
charge aux
fluctuations de
ressources
(prévention
RPS)
MOYE
N
Adaptation des objectifs, appui
siège, appui inter UD, inter DDT,
gestion des RPS
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B
Pas de situations de RPS identifiées en DREAL ou en DDT 2A ou 2B mais une pression croissante à l?exercice
des missions et un sentiment de ne pas voir leur investissement reconnu, identifié au SRNT. L?équilibre du
système est précaire et ne repose que sur la solidarité et l?ambiance de l?équipe. L?adaptation des objectifs
est possible, mais sauf si elle est mineure, elle sera réalisée aux dépens d?autres objectifs affichés pour
l?année en cours car peu de marges de manoeuvre.
11 Fautes de
service
impliquant des
agents au
pénal
FORT
- Actions préventives pour ré-
duire le risque (formation des
agents, doctrines relatives aux PV
et mises en demeure, fiches ré-
flexes en cas d'accident).
- Appui aux agents mis en cause.
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B
Pas de situations de faute de service rencontrées en DREAL ou en DDT 2A ou 2B.
La chaîne hiérarchique intervient pour chaque dossier, aucun dossier/acte ne sort du service sans que ce
soit validé par le chef d?UD et le CS et les fiches réflexes en cas d?accident font partie de la mallette d?as-
treinte.
Si difficulté avec un assujetti, convocation du dirigeant de l?entreprise au bureau et info du directeur de la
DREAL, et selon du préfet et du substitut du procureur. Peu de problème en Corse, parfois un peu d?excita-
tion mais en l?état pas de débordement.
12 Qualité
juridique
insuffisante (en
particulier
mémoires en
réponse)
MOYE
N
- Organisation de la fonction juri-
dique en DREAL, pôle juridique
régional MTECT ou préfectures.
- Participation à des réseaux juri-
diques métiers.
- Articulation avec les préfec-
tures, les ministères.
- Suivi des contentieux gagnés ou
perdus, modalités de diffusion et
de valorisation des enseigne-
ments...
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
Parquet
2B
Missions juridiques, conseil et contentieux : Pas de mission juridique en DREAL et donc de conseil ou
d?expertise amont, y compris pour la direction ou le préfet (mission juridique en préfecture, revenue en
DREAL avant d?être supprimée au départ de l?agent en raison notamment d?une sous-utilisation. Chaque
service assure donc désormais sa fonction juridique, soit 0.2 ETP d?une inspectrice SRNT dédiée à la
rédaction des mémoires en réponse, mais sans possibilité de conseil juridique amont). Les juristes de la
préfecture peuvent être sollicités, mais ils sont très occupés. La DDT 2A, dotée d?un service juridique,
pourrait étudier une mutualisation sur Ajaccio (DREAL, DMLC, DDT), à condition de ne pas agir sans moyens
complémentaires, en « bénévolat ».
Chaque référent RT du SRNT procède à une veille juridique qui fait l?objet d?une information de l?ensemble
de l?équipe d?abord par mail puis d?un échange lors de la réunion de service.
Des échanges avec la DAJ du ministère et les services de la DGPR sur les dossiers complexes, pour ne pas
être en marge de la règle nationale. Contacts fluides et fréquents avec le parquet et participation aux au-
diences comme au COLDEN (Comité Opérationnel de Lutte contre la Délinquance Environnementale), ins-
tance en place en 2B depuis 2021, étendue à tous les départements récemment (prochainement en 2A).
Une 10aine de contentieux sur l?activité DREAL sur les 6 derniers mois.
Un service juridique et contrôle à la DDT 2A (8 personnes/105 ETPT à la DDT), précédemment centré sur
l?urbanisme, avec souhait d?élargir et de dissocier les fonctions instruction et contrôle. Un besoin identifié
de davantage d?action sur l?amont (conseil). Contentieux 2A sur autorisation d?urbanisme individuelle
(illégale ou absence d?autorisation), pas sur des PPRI. Souhait de bien séquencer le triptyque
Conseil/Instruction/Contrôle (environ 200 contentieux sur l?urbanisme).
En DDT 2B, précontentieux ou recours gracieux, gérés par le service risque, le service juridique venant en
appui (rédaction, mise en forme des contentieux) et assurant une veille et une diffusion régulière des
jurisprudences. Possibilité de le solliciter sur le conseil juridique amont.
Selon le Parquet, environ 70% du contentieux spécialisé environnement concerne le contentieux de
l?urbanisme, le plus souvent pour constructions illégales (les motifs évoqués ne sont pas forcément liés aux
risques naturels). Le parquet recourt souvent à des sanctions pénales avec remise en état et non de
régularisation ; l?exécution des décisions d?urbanisme reste cependant compliquée.
La DDT2B est sollicitée pour avis en amont des audiences, le service juridique y répond de manière réactive.
Sa participation systématique aux audiences serait souhaitée pour apporter son expertise (éclairage sur la
MOY
EN
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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possibilité ou non de régularisation de la situation, au regard des nouveaux éléments apportés) et limiter
le risque de renvoi à défaut d?avoir la réponse.
Parquet d?un côté et DDT 2B de l?autre tiennent un tableau de suivi des contentieux sur les sujets
urbanisme et environnement (en cours d?actualisation pour le suivi par le parquet de l?exécution des
décisions en matière d?urbanisme).
Contrôle de légalité des documents d?urbanisme
Même si l?association U Levante est critique sur le respect des réglementations en Corse par les différents
acteurs, dont les collectivités, et sur le contrôle de légalité réalisé par l?État (en notant toutefois quelques
améliorations sur les dernières années pour ce dernier), le contrôle de légalité est particulièrement
développé en Corse (selon le rapport de la Cour des comptes, S2022-1762 du 16/09/2022, environ 20 %
des actes reçus ont donné lieu à un contrôle de légalité sur l?exercice 2015-2021 au niveau national ; les
deux départements de Corse figurent parmi les 9 départements affichant des taux nettement supérieurs).
Le contrôle de légalité est assuré par la préfecture en Corse-du-Sud, avec l?arrivée récente d?une cheffe de
pôle (absence de direction depuis 2 ans), et par la DDT 2B/Service Juridique et Coordination pour le compte
du préfet en Haute-Corse.
En Haute-Corse, l?activité contrôle de légalité des documents d?urbanisme (assuré par la DDT 2B) a porté
sur 68 actes en 2022, avec 6 recours gracieux.
En Corse-du-Sud, la préfecture sollicite ponctuellement la DDT pour l?analyse de certains dossiers. Le service
du contrôle de légalité s?est renouvelé en septembre 2023, avec une recentralisation du contrôle de légalité
à Ajaccio pour favoriser une vision départementale. Une première réunion de travail préfecture-DDT a
permis de reprendre contact et d?échanger sur les priorités, avec un constat partagé de dynamique à
recréer (nombreux agents en prise de poste) et une perspective de réunions mensuelles : partage de
stratégie, actualités, signalements (par exemple sur les secteurs où les avis conformes de la DDT ne sont
généralement pas suivis et les certificats d?urbanisme opérationnels favorables délivrés par les communes),
échanges sur les difficultés (par exemple interprétation de la PAU). La mission souligne l?intérêt de ces
partenariats étroits et réguliers.
En 2A, le contrôle de légalité fait l?objet d?une vigilance particulière, il est réalisé de manière quasi-
exhaustive sur les risques pour les demandes d?autorisation. Les permis de construire et permis
d?aménagement sont vus au travers des avis conforme (DDT) ou du contrôle de légalité (préfecture),
représentant environ 6 000 actes/an pour le département (600 contentieux, 1200 lettres d?observation/an
sur l?arrondissement de Sartène).
L?absence de documents d?urbanismes qui pourraient intégrer les risques est une difficulté. Les contentieux
sont fréquents en 2A car le contrôle de légalité est important et les collectivités ne retirent pas souvent les
dossiers. L?État apporte également du conseil et de l?accompagnement du pétitionnaire vers d?autres
solutions (exemple : suggestion de déplacement d?un projet de hangar agricole en zone rouge PPR).
S29- Suggestion aux DDT/ Préfecture/Parquet :
Poursuivre les échanges et rapprochement entre
services en charge du contrôle de légalité et du
contentieux, pour permettre une bonne connaissance
respective, sensibiliser aux risques et aux compétences
réciproques, partager les priorités suivi d?avancement
des dossiers, et faciliter les échanges pour leur bon
traitement.
PUBLIÉ
https://www.ccomptes.fr/fr/documents/62266
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Matrice relative aux risques de feux de forêt
N°
de
risqu
e
Risques inhérents
Niveau
de
risque
inhé-
rent
Mesures de contrôle interne
attendues (quoi?)
Techniques
d'audit utili-
sées (com-
ment?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui?)
Constats
Niveau
de
risque
rési-
duel
Recommandations
1. Piloter et actualiser la connaissance de l?aléa feux de forêt
1 Insuffisance de la
connaissance de
l?aléa feux de forêt
et de végétation,
tant au niveau
aléas qu?enjeux
Insuffisance d?ani-
mation du réseau
des DDT (DREAL)
FORT Réalisation et actualisation
régulière de la carte d?aléa feux
de forêt, en cohérence avec les
instructions nationales visant à
disposer d?une couverture
complète France entière
Analyse du contexte, état des
lieux des zones à enjeux et
sinistralité, REX multi-acteurs
et capitalisation des
évènements passés
Pilotage des outils de
connaissance, échanges
réguliers avec les services
déconcentrés, réseau et
animation sur les différentes
thématiques (fréquence,
niveau de participation, qualité
des échanges, production de
notes/doctrine par type de
risque).
Mobilisation de compétences
extérieures, référents et ex-
perts techniques (ONF , Ce-
rema, SDIS Météo France, bu-
reaux d?études?); études ou
conventions de partenariat si-
gnées
Examen
documentair
e
Entretiens
DGPR,
DREAL,
DRAAF,
DDT 2A et
2B
L?élaboration de la cartographie des aléas feux de forêt était sous pilotage DREAL, avec un appui SIG de la
DDT2A (démarche engagée en février 2020, avec un groupe de travail spécifique qui s?est réuni 6 fois depuis
et associe la DRAAF, les 2 DDT -services risques et SIG-, les SIS et l?ONF). La démarche avait été initiée dans la
logique du PPFENI 2013-2022, avant la signature de la circulaire du 26 juillet 2023. La dynamique a été
conservée au départ de l?agent DREAL pour la DRAAF, qui a « emporté » ses missions (départ annoncé en
novembre 2022 ; effectif en février 2023).
Toute la Corse étant soumise au risque incendie de forêt, il est envisagé de couvrir l?ensemble du territoire
avec deux échelles d?usage différentes suivant l?objectif assigné à la carte d?aléa feu de forêt :
? objectif « Urbanisme » (interface forêt / habitat) et protection des personnes (zones à enjeux : par-
kings, plages...) : rendu au 1/10 000 (pixels de 25m). Une attention particulière sera portée sur les
zones où des PPRIF sont déjà prescrits/approuvés pour vérifier que la nouvelle carte d?aléa feu de
forêt régionale n?est pas en dissonance forte avec les cartes existantes ;
? objectif « Aménagement du territoire - DFCI » : rendu au 1 / 25 000 (pixels de 100m).
Le groupe de travail technique sur l?élaboration de la cartographie, qui devait se réunir et valider à titre de
test, la carte le 5 décembre sur le secteur de Saint-Florent (ONF, DREAL par le biais d?une fraction d?ETP du
chef d?UD2A, DDT), a été reporté début 2024. Il restait donc à faire fin 2023, les reconnaissances et
vérifications sur le terrain.
Objectif affiché par la DRAAF qui pilote désormais l?action : diffusion début 2024, avec une doctrine
d?application de l?aléa associée, en cours de rédaction avec les DDT et la DREAL. Celle-ci devra rester
d?application au cas par cas et cohérente avec les dispositions de la loi n°2023-580 du 10 juillet 2023 et
notamment les articles L 567-1 et suivants du code de l?environnement.
La méthodologie retenue a été présentée à la DGPR lors de son déplacement en Corse fin novembre 2022
(initiative jugée alors très intéressante dans un mail DGPR du 13 décembre 2022). Il n?y a pas eu de demande
officielle de validation de la méthode d?élaboration de la cartographie SIG à la DGPR. L?évolution de la carte
dans le temps n?a pas encore été discutée/ planifiée, mais elle restera probablement sous pilotage DRAAF
avec appui des services techniques, l?outil cartographique développé par la DDT2A permettant une actualisa-
tion en tant que de besoin, dès enrichissement des données sources (végétation notamment, basée sur l?IFN).
À ce jour, pas de PAC de la carte nationale aux collectivités réalisé par les DDT comme demandé par la
circulaire 2023 du MTECT, en attente de la carte régionale et compte tenu des différences notables et
difficilement explicables sur le terrain, entre la carte nationale de sensibilité aux feux (probabiliste) et la carte
régionale des aléas (déterministe, établie sur une méthode indiciaire et la formule de Byram : Cf. fiche
d'évaluation de la carte nationale de sensibilité transmise à la DGPR le 11 septembre 2023 avec comparaison
des cartographies).
Comme évoqué sur la matrice « management et pilotage de la politique RNT », pas de réseau ou de GT
spécifique DR-DDT mis en place par la DREAL (permettant notamment d?évoquer spécifiquement la
MOYE
N
R6- Recommandation à la DRAAF et à la DREAL : Finaliser
rapidement la carte régionale d?aléa feux de forêt après
avoir fait valider la méthodologie d?établissement de
celle-ci, afin de pouvoir la porter à la connaissance des
élus et des services en conformité avec les instructions
de la circulaire MTECT du 26 juillet 2023.
S18- Suggestion à la DREAL (rappel matrice
management) : Formaliser le « qui fait quoi » en termes
de feux de forêt entre DREAL et DRAAF, idéalement par
une convention validée par le préfet.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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thématique feux de forêt) et en CODER, le sujet semble peu abordé, peut-être faute d?identification claire du
pilote
Échanges interservices réguliers et fluides dans le cadre du Plan de Protection des Forêts et des Espaces Na-
turels contre les Incendies de Corse (PPFENI), en cours de révision, et notamment au sein du Groupe Tech-
nique Interservices en charge du pilotage de son élaboration (GTI), qui regroupe la DRAAF, les DDT, l?ONF, la
Collectivité de Corse et ses offices (ODARC, OEC) et les SIS, les chambres d?agriculture + tout autre service en
tant que de besoin et selon les sujets abordés. La DREAL est associée ponctuellement, sur les sujets qui la
concernent plus particulièrement.
Ce GTI, animé par la DRAAF, associe bien au-delà des services de l?État (cette ouverture est une excellente
pratique, mais pour des sujets s?inscrivant plus dans une dynamique de réseau des services de l?État pour
échanger, caler une stratégie ou des pratiques harmonisées, un réseau DR-DDT serait complémentaire et
utile) et d?autre part, la DREAL n?en fait officiellement pas partie sur le document de travail fourni à la mission
(§ gouvernance du projet).
Depuis la réorganisation de la DREAL, la DDT2B mentionne ainsi que le réseau DDT/DREAL est peu actif sur la
thématique feux de forêts. La chargée de mission RN (dont feux de forêt) de la DREAL a fait mobilité en février
2023 à la DRAAF, suite à un choix d?organisation de la direction précédente de la DREAL. Elle poursuit le travail
engagé sur la cartographie des aléas, normalement dans le champ MTECT/DREAL.(cf. aussi risque 5 ci-après)
et maintient une forme de cohérence.
2. Coordonner l'action en termes de planification et de réduction de vulnérabilité face au risque feux de forêt
2.1 Développer la coordination, la priorisation et le suivi de la mise en place des PPRIF et des PAC
2 Mauvaise priorisa-
tion et évaluation
des zones sou-
mises à PPRIF
Insuffisance de la
couverture et de la
qualité du porter à
connaissance
(PAC)
FORT
Critères de priorisation
(programmation, révision) en
phase avec le contexte,
l'ancienneté des PPRIF, les
évènements majeurs récents,
l'importance du risque et les
orientations nationales.
Stratégie PAC établie avec
positionnement clair dans le
choix PPRIF ou PAC+R111-2,
présence soit d'un PAC
intégrant des
recommandations sur
l'urbanisme, soit d'un PPRIF
dans les communes exposées.
Validation en CAR des priorités
annuelles ; politique
d'actualisation. Partage
notamment de l?importance du
PAC/note d'enjeux, animation
et appui à la programmation au
niveau régional
Maintien de la compétence et
des moyens techniques
adaptés aux enjeux et objectifs
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DDT 2A et
2B
La stratégie régionale triennale DREAL a validé les principes de priorisation.
-> PAC + R111-2 sur la base de la future carte d'aléa feu de forêt régionale et la doctrine qui y sera associée
-> priorisation éventuelle de nouveaux PPRIF sur les communes où des enjeux présents ou futurs concernent
des zones d'aléa fort/très fort de la carte d'aléa régionale (croisement avec les zones à enjeux).
Une démarche PPRIF globalement perfectible et développée de façon variable selon les départements :
- Démarche PPRIF à l?arrêt en 2A depuis de nombreuses années. 3 PPRIF approuvés entre 2007 et 2014,
probablement à réviser. Volonté affichée par la DDT début 2024 d?expertiser, au niveau service environ-
nement et peut-être en lien avec d?autres partenaires comme la faculté des sciences de Corte, les PPRIF
existants, la cartographie nationale et régionale d?aléas, l?historique des feux, les enjeux humains et patri-
moine naturel pour déterminer les zones où des PPRIF seraient pertinents. Au premier trimestre 2024, le
service Risque programmera ensuite ou non de nouveaux PPRIF ou la révision des anciens. Vu la situation
en termes de PPRI en 2A, nécessité de renforcer le PAC. Par croisement avec la carte d?aléa en cours d?éla-
boration et en restant sur des communes à enjeux, la mission estime même si la population permanente
est seulement de 1 500 à 3 000 habitants par commune, que la question de nouveaux PPRIF pourrait se
poser en 2A sur le secteur et la côte Sartène-Bonifacio.
- 15 PPRIF approuvés en Haute-Corse entre 2005 et 2017, le PPRIF de Calvi ayant été annulé par le tribunal
administratif de Bastia en 2014 (sur des critères de présence importante d?enjeux et de pression immobi-
lière existante exposée à l?aléa). Un PAC sera effectué lorsque l?atlas régional de l?aléa Feux de forêts en
cours par la DREAL/DRAAF sera achevé. Sous réserve d?une analyse plus fine DDT et DREAL dans le cadre
de la réflexion sur la priorisation, couverture satisfaisante des enjeux par les PPRIF.
Absence de validation annuelle des PPRN, dont les PPRIF en CAR (et pour la période actuelle 2022-2024, de
la stratégie triennale : cf. matrice « management de la PP RNT »)
Conviction des DDT que la prise en compte des risques doit être un outil d?aménagement du territoire et de
développement dans un contexte de transition écologique. Les PPRIF sont pour l?heure le seul outil
réglementaire dont disposent les DDT qui estiment cependant que ce document a ses limites et ne freine pas
MOYE
N
S4- Suggestion à la DREAL (rappel matrice manage-
ment): Proposer plus régulièrement des sujets risques en
CAR, pour information sur de nouveaux dispositifs, har-
monisation des positions ou validation de stratégies (ex :
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 76 sur 126
Procédure de prise en compte
et d'intégration des évène-
ments particuliers dans les
PPRIF dans un contexte de
changement climatique
réellement le nombre de mises à feux ou les surfaces parcourues. La protection des personnes comme des
constructions et des zones urbanisées est très dépendante des mesures obligatoires dont la création
d?ouvrages de protection de type OPCR et une attention particulière au respect des OLD.
À noter en ce sens une série de visites de contrôle des mesures obligatoires incombant aux communes et aux
ASL gestionnaires d?OPCR entreprise par la DDT 2B en 2023 : relevés de manquements administratifs en cours
pour 4 communes (installation d?hydrant, amélioration des dessertes routières, débroussaillement).
Constat avec le changement climatique, d?une saisonnalité des feux de forêt beaucoup moins marquée que
par le passé, avec des feux de plus en plus « hors saison » qui parcourent plus de surfaces sous l?effet conjugué
de la sécheresse et de dispositifs d?intervention moins importants qu?en période estivale.
À cette problématique, s?ajoutent celles de l?habitat diffus qui s?est développé et des incendies complexes à
traiter en raison de l?accumulation de la masse combustible liée à la baisse des nombres de mises à feu (avec
des maquis plus haut : 4 à 5 m, des actions des avions « en surface » et de fortes interventions au sol
nécessaires sur les lisières et l?humus).
stratégie triennale régionale RN) ou de programmes an-
nuels de travail (programmation PPR, plans de contrôles
ICPE ou OH?).
3 Absence de suivi et
de mise en oeuvre
de la
programmation
des PPRIF
Lenteur
d?avancement des
PPRIF (DDT)
Actualisation insuf-
fisante des plans
de prévention du
risque incendie,
notamment en an-
ticipation du ré-
chauffement cli-
matique et de
l?évolution de vé-
gétation
MOYE
N
Programmation et outils de
contrôle et de suivi de l'ancien-
neté et de l'actualisation des
PPRIF (prescrit, en cours, réali-
sés)
Analyse des difficultés de
réalisation et mesures
correctives (sur le PPR, le
programme?).
Compétences en commande et
marchés publics, existence de
moyens de sous-traitance (par
ex. marchés à bons de
commande).
Concertation et association des
collectivités.
Respect des échéances
réglementaires de réalisation.
Existence d?une procédure
formalisée et mise à jour de
GASPAR, suivie par
l?encadrement
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DDT 2A et
2B
Si la DREAL indique que le suivi de l?élaboration est réalisé via GASPAR, le constat est que la DREAL ne pilote
pas suffisamment la réalisation des PPRN (cf. pour les exemples, les matrices management et pilotage et
risques terrestres en montagne).
Dans le champ spécifique des PPRIF, ce pilotage insuffisant ne semble pas récent et lié au poste actuellement
vacant d?animation RN au vu des constats sur la situation ci-après : 18PPRIF en Corse (3 en 2A et 15 en 2B) et
9 prescrits (dont 8 en 2A), avec des dates de prescription très anciennes, sans action curative ou de dé-pres-
cription engagée a priori (2004 : 1 ; 2005 : 1 ; 2007 : 3 ; 2009 : 4). Des délais de réalisation entre prescription
et approbation trop élevés aussi avec 14 PPRIF sur 18 élaborés en plus de 5 ans (7-8 ans en moyenne, jusqu?à
13 ans). Des PPRIF qui datent enfin de la période 2007-2017.
Un suivi plus rigoureux en DDT, mais variable : en 2A, le tableau de suivi des PPRN (et donc des PPRIF) n?est
plus actualisé depuis 2021, une note DDT actualisée en septembre 2023 indiquant que la carte régionale
d?aléa feux de forêt permettrait de revoir la priorisation.
Un tableau de suivi d?avancement des PPR (tous risques) et des études en 2B. PPRIF Calvi cassé mais reste
prescrit.
La base de données Prométhée (devenue BDIFF - Base de Données sur les Incendies de Forêts en France -
depuis cette année) est correctement complétée en 2A et en 2B.
FORT R5- Recommandation à la DREAL et aux DDT (rappel
matrice management) : Pour les risques naturels, mettre
ou remettre en place un système de pilotage régional
(DREAL) et départemental (DDT), permettant la
priorisation des actions, le suivi de leur avancement, leur
ajustement ou leur correction, en s?appuyant sur un
dispositif de suivi régulièrement actualisé et bien archivé
(en particulier pour les procédures PPR et les études
conduites, les outils d?information préventive et de
sécurité civile).
S17- Suggestion à la DREAL et aux DDT (rappel matrice
management) : Compte tenu de l?évolution du climat, de
l?urbanisation en Corse et du corpus réglementaire,
mettre en place et piloter rigoureusement un
programme triennal glissant, réaliste mais ambitieux,
d?actualisation des PPR très anciens, sans oublier la
couverture d?éventuels secteurs à forts aléas, mais à
enjeux un peu moins importants, non prioritaires au titre
des orientations nationales, mais où des décès sont
possibles (risques torrentiels notamment).
S18- Suggestion à la DREAL et aux DDT (rappel matrice
management) : Traiter en lien avec les DDT la question
des PPR prescrits depuis très longtemps (relance,
déprescription?) ou annulés (PPR Calvi).
S30- Suggestion à la DREAL : S?assurer de la mise en
oeuvre des outils nationaux, règlement type PPRIF et
PPRIF simplifiés en application de la circulaire du 26 juil-
let 2023
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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4 Mauvaise mise en
oeuvre des PPR liée
à la complexité des
documents
graphiques, du
règlement ou à
l'existence de
notions juridiques
approximatives
dans le règlement
Insuffisance du
contrôle de légalité
et de la traduction
dans les
documents
d'urbanisme et les
schémas
d'aménagement
du territoire
Multiplication des
saisines du
Tribunal
administratif par
des particuliers,
sociétés,
collectivités, et de
condamnations
TRES
FORT
Doctrines élaborées.
Veille (et exploitation) des
retours d'enquêtes publiques,
d'élus ou d'acteurs, des
contentieux, des
dysfonctionnements repérés.
Analyse de dossiers approuvés
et formalisation du processus
de relecture des projets de
règlement par le service de la
DDT chargé de l'aménagement
et de l'urbanisme.
Formation des agents chargés
de la prévention des risques au
droit de l'urbanisme
(DREAL/DDT).
Note d?organisation
préfecture-DDT, répartition des
rôles DDT-DREAL
Vérification de l'intégration des
PPR aux PLU, traduction dans
les documents d?urbanisme.
Actions de sensibilisation et
d'accompagnement des
collectivités et des acteurs sur
PPR et PAC (quoi, qui réalise?).
Transversalité et articulation
entre services risques et
aménagement, formation des
agents, pour assurer le lien avec
le volet aménagement-
urbanisme (PADDUC, PLU,
SCoT-PAC, contribution aux avis
MRAe?) : instances de
coordination et d?échanges,
fréquence, productions?
Analyse de l'articulation avec
les documents d'urbanisme et
les schémas (SCoT, PLU, SDAGE,
SAGE?).
Suivi des contentieux,
valorisation/mutualisation des
jurisprudences
Organisation de la réponse au
TA
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DDT 2A et
2B, pré-
fectures
2A et 2B
Compte tenu du nombre et de l?ancienneté des PPRIF, l?analyse (compétences pour les élaborer, intégration
aux documents d?urbanismes, sensibilisation des élus?) ne peut pas être réellement spécifique aux PPRIF et
sauf précisions ci-après, elle s?inscrit dans les constats développés dans la matrice « management et pilotage
RNT »).
Il n?y avait jusqu?à présent pas de doctrine d?élaboration des PPRIF ou de règlement type régional PPRIF, le
travail sur l?établissement d?une doctrine associée à la carte d?intensité du feu en cours d?élaboration (cf. ci-
dessus) étant une première étape. Compte tenu de la vacance de poste RN à la DREAL, des réorganisations
en 2A et de l?attente de la nouvelle carte des aléas pour relancer la dynamique, pas d?animation spécifique
réalisée sur les nouveaux outils ou dispositifs (règlements type PPRIF et « PPRIF simplifiés ») prévus par la
circulaire 26 juillet 2023.
Absence de relecture attentive et d?analyse qualitative des PPRIF réalisée au niveau de la DREAL
L?articulation risque-planification va être de facto renforcée en 2A par la réorganisation, regroupant ces deux
volets dans un même service. En 2B, les règlements des PPRN sont présentés aux services urbanisme et con-
trôle de légalité de la DDT pour prendre en compte leurs remarques (réalisé encore récemment sur des PPR
en cours d?élaboration mouvement de terrain). À l?approbation des PPRN, les communes doivent transmettre
à la DDT 2B, un justificatif d?annexion au PLU. L?unité risques de la DDT 2B est enfin consultée pour avis lors
de nouveaux PLU ou cartes communales, la prise en compte des PPRN est alors vérifiée.
Un contrôle de légalité particulièrement développé en Corse avec des échanges étroits préfecture DDT (Cf.
matrice management et pilotage RNT »)
Les seuls contentieux pourraient découler d?exception d?illégalité vu les dates d?approbation des PPRIF et
l?absence de validation ces dernières années. Pas un sujet a priori.
À noter également le faible nombre de documents d?urbanisme en Corse à même d?intégrer les risques dans
les réflexions d?aménagement et des services de l?État qui sont à la fois dans la posture de stratège, garant
des orientations nationales? et d?instruction de base des permis.
MOYE
N
5 Absence ou insuffi-
sance de coordina-
tion mutuelle entre
les acteurs régio-
FORT
Outil de contrôle de la cohé-
rence des actions et d'articula-
tion avec les documents de pla-
nification ou forestiers (straté-
gie zonale ou régionale, plans
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DRAAF,
DDT 2A et
2B, SIS 2A,
SDIS 2B,
Documents stratégiques et plan de protection des forêts et des espaces naturels contre les incendies de
Corse (PPFENI)
La Corse s?est dotée en application de l?article L133-2 du code forestier, d?un plan régional de protection
contre les incendies (3ème plan à venir, en cours de finalisation, 2023-2033), piloté par la DRAAF clairement
MOYE
N
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 78 sur 126
naux ou départe-
mentaux : DREAL,
direction régionale
agriculture et fo-
rêt, directions dé-
partementales des
territoires, Office
national des forêts,
SDIS, parquets, dé-
légation à la pro-
tection de la forêt
méditerranéenne
(DPFM)
Co-construction et
partage insuffisant
des outils de plani-
fication type
schéma départe-
mental DFCI, PI-
DAF?
départementaux de protection
des forêts contre l'incendie
(PDPFCI) , plans intercommu-
naux de défense des forêts
contre les incendies, stratégie
forestière?)
Articulation entre services pour
faire le lien avec le volet amé-
nagement-urbanisme (PLU,
SCoT, PAC, contributions aux
avis MRAe...) : instances de
coordination /concertation,
fréquences, matérialisations...
Protocole d'accord avec la jus-
tice, les autres services (SDIS,
ONF, gendarmerie, OFB...), les
associations...
ONF,OEC,
CdC
en charge de l?élaboration de ce plan et du suivi de la stratégie régionale des orientations de la DPFM. Cela
constitue une avancée à souligner, permettant d?harmoniser les politiques autrefois départementales. Une
comitologie autour du GTI (groupe de travail interdépartemental qui pilote l?élaboration et le suivi du PPFENI ;
cf. risque 2), de deux GTP (groupes de travail permanents, départementaux) et 8 groupes de travail spéci-
fiques a permis d?élaborer 20 fiches action. Cette comitologie a permis de redynamiser les collaborations.
Ce document, consulté fin 2023 par la mission dans sa version en cours d?élaboration, est de qualité, trace
des orientations et dresse des bilans intéressants. Il est dommage que certains volets plus dans le champ
MTECT (information préventive et culture du risque, planification des PPRIF, lien aménagement-risques), ne
soient pas plus développés, même si certains axes sont tracés (ex : mention du nombre de PPRIF approuvés
et prescrits, sans autre proposition ; pas de partenariat formalisé pour la reprise des campagnes nationales,
journée résilience ou autres actions de communication ; pas d?action envisagée de sensibilisation-formation
des élus sur la prise en compte du risque dans les décisions ou documents d?urbanisme ; pas de réflexion sur
les normes ou règles de construction à préconiser pour réduire la vulnérabilité?).
La DREAL traite ces sujets dans le cadre d?une stratégie triennale risques naturels 2022-2024 (sans aller
d?ailleurs toujours beaucoup plus loin, certaines actions évoquées par exemple par le PPFENI au § « IV.
Protéger les personnes en milieu naturel », abordant des mesures d?aménagement du territoire sur la
sensibilisation des acteurs ou responsables d?activités de pleine nature, ayant toute leur place dans cette
stratégie régionale).
Les schémas départementaux d'analyse et de couverture des risques (SDACR établis par les SIS en 2A : 2019
après 2010 et 2000 et en 2B : en cours de validation ; ancien de 2006, mais sans association des services
DREAL ou DDT), sont parfois amenés à aborder également des sujets partagés, ce qui justifierait sûrement
une réflexion de mise en cohérence et de synergie.
La planification des ouvrages (pistes, zones d?appui à la lutte-ZAL- ...) est très inégale et il y a un réel problème
de création et d?entretien des ouvrages, avec une sous-consommation des crédits UE et du fond vert faute
de demande de la CDC. Le SIS 2A relève que seulement 15 % des ouvrages prévus dans les planifications
depuis les années 90 sont réalisés. Une seule communauté de communes a pris la compétence DFCI en 2A
(124 communes en 2A) ; en 2B (236 communes), la compétence est majoritairement intercommunale (sauf 2
intercommunalités, mais parfois transfert partiel).
S?il existe un travail important d?animation et de concertation de la DRAAF sur le PPFENI (et comme évoqué
aussi au risque 1 ci-dessus), a priori pas d?actions engagées localement pour clarifier les rôles de chaque struc-
ture (sauf sur le volet OLD en cours pendant le déplacement de la mission), mieux définir (a minima entre
services de l?État), le « qui fait quoi » entre DREAL, DRAAF et DDT, et formaliser un cadre entre les deux di-
rections, le cas échéant par une convention DREAL-DRAAF validée par le Préfet ?. Cette convention pourrait
concerner la cartographie des aléas comme au besoin et plus largement, l?ensemble des compétences feux
de forêts pilotées par MTECT et MASA : aléa, traduction urbanisme, PPR, info préventive et réduction de la
vulnérabilité en DREAL et OLD, DFCI, articulation avec la politique forestière et PPFENI en DRAAF.
Contrairement à la DDT, à l?ONF et à la DRAAF, la DREAL n?apparaît pas aux SIS2A comme un partenaire régu-
lier sur la thématique Feux (participation ponctuelle sur le sujet DFCI et biodiversité)
À noter au titre des coordinations identifiées dans les orientations du PPFENI, que chaque incendie doit faire
l?objet d?un Retex, avec une volonté de mise en place d?un outil SIG open DFCI régional qui nécessitera de
bien se coordonner entre départements (seul le 2A en dispose actuellement) et permettra de capitaliser
toutes les informations. Un administrateur de la base devra être désigné, la CDC et l?OEC s?étant déclarées
candidats (cartes des enjeux et des phénomènes pour les inondations par les RDI 2A et 2B, un travail de mise
en synergie à étudier).
S31- Suggestion à la DREAL et à la DRAAF : Étudier la pos-
sibilité de donner au PPFENI un caractère et un contenu
plus interministériels encore, en intégrant au volet
« protection des forêts contre les incendies » et « dispo-
sitions relatives à l'aménagement de l'espace rural ayant
pour finalité la protection des bois et forêts » (objet
même du document au titre du code forestier), les vo-
lets relevant davantage du champ de compétence
MTECT en matières d?information préventive et de dé-
veloppement de la culture du risque, d?IAL et de PCS, de
planification des PPRIF et plus globalement, de dévelop-
pement des liens urbanisme et risques comme de réduc-
tion de la vulnérabilité.
S32- Suggestion à la DRAAF : Poursuivre et finaliser dans
un souci d?efficacité et d?harmonisation, la réflexion
avec les collectivités et la Collectivité de Corse sur la
stratégie générale de portage juridique des entités res-
ponsables d?actions de prévention, dont celles liées par
exemple à la DFCI, la DECI, les OLD et expérimentations
locales sur les interfaces, la création de pistes DFCI et les
zones d?appui à la lutte (ZAL).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Comme évoqué au risque précédent (risque et urbanisme), la transversalité interne aux DDT est en place
(exemple : vérification de la cohérence des documents de planification avec les orientations PPFENI réalisée
au niveau du service « Agriculture et Forêt » de la DDT2B lors des porter à connaissance) ou bien identifiée
en DDT2A avec une mise en oeuvre renforcée dans le cadre de la réorganisation en cours (service
environnement : compétence DFCI et patrimoine nature ; service aménagement en charge des questions de
planification et de risque)
Programme de recherche et anticipation méga-feux
Programme Goliat (groupement d?outils pour la lutte incendie et d?aménagement du territoire) porté par
l?université de Corte : ce programme initié en 2021 et financé par l?État et la Collectivité de Corse, a développé
divers recherches, outils et de nombreuses actions de sensibilisation et d?information. Les services de l?État
(DRAAF, DREAL et DDT), en charge pourtant de la politique feux de forêts sous ses différents aspects, ne sont
pas directement associés dans cette première tranche du programme. La DDT 2B a pris contact avec
l?université et il y aura un travail en commun d?expertise de la carte d?aléas et l?université pourra s?associer
sur le sujet de la priorisation des PPRIF.
Dans un contexte général de changement climatique et de méga-feux dans le monde ces dernières années,
la Corse qui a gagné près de 40% d?habitants en 30 ans, augmentant ainsi les enjeux à protéger, qui connaît
une augmentation de 15% environ de la forêt en Corse, plus de 60 % du territoire étant concerné par du
couvert type forêt et maquis (source IGN-IFN citée par le DRAAF) et qui peut s?appuyer sur les acquis du
programme Goliat, a ébauché une réflexion sur de potentiels méga feux dans le PPFENI par exemple (volonté
d?améliorer notamment la planification des équipements, de constituer de bases de données régionales
concernant la typologie des incendies et leur cartographie, à partir de la reconstitution des conditions de leurs
déroulements (végétation, climatologie, etc. ?), permettant de préciser les zones d?intervention prioritaires
sur le territoire et éventuellement d?en redéfinir les modalités, un premier travail ayant d?ores et déjà réalisé
par l?ONF sur les secteurs du Sartenais et de l?Alta Rocca en Corse-du-Sud).
A priori pas de réflexions plus globales cependant sur la recherche de mesures d?anticipation des manoeuvres
ou interventions, de gestion des circulations ou de procédures de mises en sécurité voire d?évacuation des
populations (le SIS 2A estimant que cela se traite au travers des réflexions planification PLPI, PRMF).
Exemple de secteurs particulièrement sensibles cité: site de Bavella, 5 000 visiteurs/j, dispersés sur le massif,
parfois à 1h30 de leur véhicule. Un travail réalisé pour aménager les parkings en cours, mais cela ne réglera
pas totalement la question du risque encouru par les touristes, sauf à fermer le massif (ce qui est cadré par
un AP uniquement en risque extrême ; dix massifs sont actuellement susceptibles de fermeture par arrêté
préfectoral en cas de risque incendie avéré avec des fiche-actions élaborées précisant le rôle de chaque
intervenant.
Pour mémoire (cf. matrice « management et pilotage RNT », risque 3) : outil open DFCI et open SIS, avec une
action du PPFENI pour faire converger sur open DFCI les SIS 2A et 2B puis les autres acteurs autour d?une
convention régionale officialisant ce partage de données (signataires envisagés : CdC, l?OEC, l?ODARC, l?ONF,
les 2 SIS, les 2 DDT et la DRAAF? sans que la DREAL ne soit citée).
S5- Suggestion à la DREAL et aux DDT région (rappel
matrice management) : S?investir dans le pilotage du
programme Goliat conduit par l?université de Corse avec
des financements État et rechercher toutes les
possibilités de synergies.
S33- Suggestion à la DREAL, à la DRAAF et aux DDT :
Engager en lien avec les SIS, une réflexion sur de
potentiels méga-feux dans l?objectif d?améliorer les
équipements de prévention, mais aussi de mettre en
place des procédures d?évacuation adaptées (terrestres,
maritimes?) et d?identifier des points particulièrement
sensibles.
S10- Suggestion au préfet de région (rappel matrice
management) : Poursuivre le pilotage et le
rapprochement entre tous les acteurs disposant d?outils
SIG utiles à la gestion de crise comme à la mise en oeuvre
des actions ciblées de prévention, en favorisant la
convergence des cartes SIG RDI des DDT et de l?Open
DFCI et open SIS.
2.2. Améliorer la réduction de vulnérabilité
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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6
Non atteinte des
objectifs de réalisa-
tion de débrous-
saillement
TRES
FORT
Stratégie et outils de contrôle
et de suivi de l'obligation légale
de débroussaillement (OLD)
nombre de contrôles, sanctions
pénales ou administratives,
exécutions d?office...)
Actions de sensibilisation (par
qui, cibles : élus, agents admi-
nistratifs en relais, particuliers,
associations... ; moyens finan-
ciers et communication adap-
tés
Moyens de mise en oeuvre
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DRAAF,
DDT 2A et
2B, SIS 2A,
SDIS 2B,
ONF, OEC,
CdC
La stratégie : Un bilan fouillé et de qualité des contrôles sur la période 2013-2022, tant quantitatifs que qua-
litatifs, a été réalisé et figure en annexe du projet de PPFENI. Il a permis d?affiner la stratégie régionale en
termes d?OLD (animation auprès des maires par des agents OEC puis ODARC, réalisation de Plans Communaux
de Débroussaillement PCD?), officialisée dans le cadre du PPFENI.
Les communes volontaires peuvent être aidées par l?OEC et désormais par l?ODARC (financement de l?anima-
tion non retenue au fond vert, mais action financée par le CFM et le Feader), comme par les SIS 2A ou SIS 2B,
pour réaliser un état des lieux et un plan communal de débroussaillement, l?ONF et les DDT prenant le relai
ensuite pour les constats éventuels d?infraction (moyens supplémentaires accordés récemment à l?ONF en
MIG). Les GTP peuvent également identifier des secteurs d?intervention prioritaires. La stratégie régionale
d?intervention met en avant l?intérêt de travailler au niveau des EPCI et le volontariat des communes.
À noter au titre des bonnes pratiques, la publication par l?ONF en 2022 d?un « guide de sylviculture pour la
prévention des incendies de forêt en Corse » élargissant la réflexion à d?autres types d?aménagements (zones
de gestion de combustibles, bandes vertes ; Antonella Massaiu et Muriel Tiger ;
https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-
de-forets-en-corse-9782376490326.html).
Animation-sensibilisation : Réflexion en cours pour préciser le rôle des partenaires (ONF, ODARC) dans l?ani-
mation du territoire sur les OLD via 2 conventions : 1 convention DRAAF/ODARC et une convention DDT/ONF
sur les MIG (point acté en réunion pilotée par la DRAAF et la DDT en novembre 2023). Logique de partenariat
ONF-DDT plus forte en 2A qu?en 2B où l?ONF est davantage positionné sur un rôle de vérification.
Ces 2 conventions ont pour but à court terme de coordonner l?action des partenaires et celle de la DDT en
termes d?animation (rencontre du public) et de contrôles des OLD en tentant de définir des priorités (exemple
massif Ospedale : concentrer moyens de DDT-ODARC-ONF pour une action concertée). À moyen terme, elles
serviront à coordonner l?action sur un massif forestier ou montagnard.
Plusieurs rencontres publiques (élus propriétaires) dédiées aux OLD toute l?année déjà existantes mais qui
seront recadrées via les 2 conventions précédemment évoquées.
Depuis 2006, 120 communes ou parties de communes, essentiellement sur le littoral, ont bénéficié de
l?animation OEC-ODARC désormais. Sur la période 2017-2021, cela représente environ 20 communes /an soit
7 570 obligations/an.
Expérimentations décidées en réunions interservices 2A en 2016-2017 sur des OLD thématiques, ciblant les
ERP, établissements prioritaires et sur les établissements scolaires. L?action ne s?est pas poursuivie, serait à
étendre à l?ensemble de ces établissements et à réintégrer au PPFENI.
Verbalisation et autres actions coercitives : 2 agents assermentés en DDT 2A, 3 en 2B, 0 en DREAL.
2369 constats d?infractions sur la période 2013-2022 (1337 en 2A et 1032 en 2B)
Verbalisation par les DDT et l?ONF. En termes de bilan, le changement de classe de contraventions (C4 C5,
sans possibilité de timbre amende), est mentionné par certains acteurs pour expliquer l?absence de verbali-
sation depuis environ 2 ans. À noter la difficulté globale des maires à dresser procès-verbal d?infraction, l?ONF
et la DDT n?ayant pas vocation à se substituer de façon systématique.
Jusqu?en 2017, la DDT 2A a mis des PV au titre du code forestier, procédure lourde en termes de temps de
travail. Sur les 3 dernières années, des PV ont été mis uniquement sur les campings (priorisés au plan de
contrôle). 3 PV en 2021, courrier de rappel à la réglementation. 2022 et 2023 : rappels à la réglementation,
pas de PV (c?est un constat d?échec). Les timbres amendes dispensés par l?ONF sont en cours de remplace-
ment par un PV électronique (en cours de test?) ; Ils représentent le meilleur compromis efficacité-temps de
PUBLIÉ
https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-de-forets-en-corse-9782376490326.html
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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traitement de dossier.
Pas de sanctions administratives DDT. Les mairies font des mises en demeure et des sanctions administratives
(chiffres non disponibles). Pas de débroussaillement d?office : procédure longue et complexe et la commune
n?est pas assurée de récupérer les frais engagés.
La principale difficulté en matière d?OLD est la capacité des particuliers ou des maires à intervenir sur des
propriétés privées en l?absence d?accord des propriétaires, et dans un contexte foncier fortement marqué par
l?indivision et l?absence de titres (à titre d?exemple cité dans le PPFENI, 54 % des constats d?infractions effec-
tués n?ont pu aller jusqu?au terme du processus pénal, faute d?informations foncières précises concernant les
contrevenants).
Une 20aine de campings est contrôlée annuellement en 2B vis-à-vis du débroussaillement
Absence d?indicateurs faciles et « automatiques » (par IA sur la base d?images satellites ?) de mesure de l?ef-
ficacité (taux d?OLD mises en place sur l?ensemble du territoire, même si la DRAAF estime que 85% des OLD
sont mises en oeuvre après les 2 visites lors d?opérations de sensibilisation, impact de la non-réalisation chiffré
sur les différents feux). Volonté affichée par la DREAL de systématiser les retours d?expérience pour les feux
ayant atteint des constructions afin de faire évoluer, si nécessaire, les arrêtés préfectoraux.
Une expérimentation relative aux interfaces a été mise en oeuvre en 2B sur la communauté des communes
de Castellu-Fium-Orbu en étudiant les partenariats possibles avec les agriculteurs et éleveurs pour l?entretien
des ouvrages. Les interfaces ont été réalisées sur 4 communes après avis du GTTI sur leur opportunité, et une
fois les OLD réalisées. La procédure mise en oeuvre est la DIGU. Attention toutefois au risque de confusion
entre règles et procédures de création (code forestier) comme de financements DFCI, aux massifs et celles
liées à la DECI, à la protection des constructions, aux PPRIF (avec le Barnier).
S34- Suggestion aux DDT : Relancer la verbalisation ci-
blée sur les cas les plus problématiques afin de ne pas
donner un sentiment d?impunité et d?iniquité avec ceux
qui réalisent le débroussaillement.
7 Communication in-
suffisante sur le
risque feux de fo-
rêt et les mesures
de réduction de
vulnérabilité
MOYE
N
Actions de communication et
de sensibilisation concertées
(moyens ; qui et avec qui ; pu-
blics ciblés : élus, agents admi-
nistratifs en relais, particuliers,
associations?)
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DRAAF,
DDT 2A et
2B, pré-
fectures
2A et 2B,
SIS 2A,
SDIS 2B,
ONF,
Pas réellement d?action ou d?impulsion de la DREAL sur le sujet communication (Cf. de façon plus générale la
matrice « management et pilotage RNT »).
Publication régulière par la DRAAF à l?attention des élus (3/an environ), d?une plaquette « Pour que vive la
forêt », qui fait passer des informations et de l?actualité, essentiellement sous l?angle MASA. La DREAL
pourrait naturellement proposer des articles sur la partie du sujet feux de forêts dont elle a la charge (culture
du risque feux de forêt notamment).
Dans le cadre du PPFENI, animation identifiée auprès des maires (ODARC + groupes techniques départemen-
taux) et une formation des Comités Communaux Feux de Forêts et Réserves Communales de Sécurité Civile
sont envisagées. Plus globalement, des actions de sensibilisation des élus, des responsables d?activités plein
air, des utilisateurs de sites exposés (ex : site d?escalade, randonneurs...) à préciser voire développer, comme
évoqué précédemment dans l?analyse des complémentarités PPFENI-Stratégie régionale RN.
Action des DDT et des préfectures au travers de réunions de l?ensemble des maires du département sur les
OLD (exemple notamment du 2B à l?initiative de la fédération Nationale des Communes Forestières). Les
communications sur le risque « incendie » sont réalisées principalement au niveau de l?association des maires
du département 2B, par voie de presse (ex. campagnes des feux de forêts), ou comme constaté par la mission,
au travers d?articles publiés régulièrement sur les sites internet des préfectures en relai notamment de la
campagne nationale feux-forêt.gouv.fr ou de la météo des feux (https://www.risque-prevention-incen-
die.fr/corse/).
À noter la réflexion évoquée ci-dessus de formalisation par convention du « qui fait quoi » entre DDT-ONF-
ODARC en terme notamment de sensibilisation.
Une sensibilisation plus forte des gestionnaires de campings citée en 2A (rappels de réglementation,
S35- Suggestion à la DREAL : Profiter du vecteur DRAAF
« Pour que vive la forêt », pour communiquer sur les
volets plus MTECT de la politique feux de forêt et
développer la culture du risque.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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cartographies avec périmètre OLD) lors des visites de sécurité.
Journée « Tous résilients face aux risques » : Lors des entretiens avec les différents acteurs, la mission n ?a
pas ressenti une réelle impulsion par les préfectures et les services régionaux ou départementaux sur la
journée du 13 octobre 2023 (cf. matrice « management et pilotage RNT »)
Face aux urgences et aux besoins en financement liés aux sujets déchets, assainissement ou Gémapi, le sujet
feux de forêt ne semble pas toujours prendre la place qu?il mériterait dans les priorités des collectivités (Cf.
difficultés de maîtrise d?ouvrage ou d?entretien d?équipements, de structuration et transfert de compétence
aux EPCI limitée en 2A?).
Une publication de la météo des feux de forêt potentiellement problématique pour la compréhension par le
public des mesures d?interdiction d?accès aux massifs (les services se fondent sur le niveau de risque par
secteur pour décider de la fermeture alors que la carte est communiquée au grand public au niveau
départemental, avec des variations possibles entre la moyenne départementale du risque et le risque à un
endroit).
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Matrice relative aux risques naturels terrestres en montagne
N
°
d
e
ri
sq
u
e
Risques inhé-
rents
Niveau
de
risque
inhé-
rent
Mesures de contrôle interne
attendues (quoi ?)
Techniques
d'audit utili-
sées (com-
ment?)
Acteurs
dans le
service au-
dité con-
cernés
(qui?)
Constats
N
iv
e
au
d
e
ri
sq
u
e
ré
si
d
u
el
Recommandations
1. Piloter et actualiser la connaissance des aléas et des risques naturels terrestres (milieu montagnard)
1
Insuffisance de la
connaissance et de la
prise en compte de
certains risques
caractéristiques du
milieu montagnard
(avalanches,
inondations
torrentielles,
mouvement de terrain
et chutes de blocs),
tant au niveau aléas
qu?enjeux
Insuffisance
d?animation du réseau
des DDT (DREAL)
FORT Analyse et connaissance des
aléas inondations torrentielles,
mouvement de terrain, chute de
blocs, avalanches, dans un
contexte de changement
climatique
Analyse du contexte, état des
lieux des zones à enjeux et
sinistralité, REX multi-acteurs et
capitalisation des évènements
passés
Pilotage des outils de
connaissance, échanges réguliers
avec les services déconcentrés,
réseau et animation sur les
différentes thématiques
(fréquence, niveau de
participation, qualité des
échanges, production de
notes/doctrine par type de
risque).
Mobilisation de compétences
extérieures, référents et experts
techniques (BRGM, Cerema,
RTM, INRAe, Météo France,
bureaux d?études?),
responsables d?ouvrages, et
traitement des informations ;
études ou conventions de
partenariat signées
Examen
documentaire
Entretiens
DREAL-DDT-
opérateurs
RST
Analyse et connaissance des aléas inondations torrentielles, mouvement de terrain, chute de blocs,
avalanches, dans un contexte de changement climatique
Aléas mouvements de terrain : La Corse dispose d?un contexte géologique favorable aux mouvements de
terrain, glissements, chutes de blocs et instabilités de falaise, aggravés par l?action de l?eau. Plusieurs études
ont été réalisées depuis les années 2010 notamment. La connaissance des aléas est progressivement mise à
jour, en s?appuyant largement sur le BRGM, implanté en Corse et réactif en cas d?évènements, qui réalise :
- Un atlas régional des mouvements de terrain (cf. convention DREAL-BRGM, novembre 2021) en cours
de réalisation, qui sera accompagné d?une hiérarchisation des risques pour aider à la définition d?une
stratégie d?actions ;
- Des études dans le cadre d?élaboration/révision de PPR : par exemple en Haute-Corse sur le Grand
Bastia (chutes de blocs, glissements de terrain et cavités souterraines) avec la perspective d?une ap-
probation du PPR en 2024-2025, ou en Corse-du-Sud avec l?analyse des risques d?effondrement des
falaises de Bonifacio ;
- Des expertises ponctuelles, via une convention régionale État/BRGM permettant aux DDT de solliciter
une expertise rapide pour des risques ponctuels de mouvements de terrains avérés : par exemple à
Albertacce et Santa-Reparata-di-Balagna (2B) et Ota Porto (2A) en 2023.
L?atlas régional couvrira les risques de chutes de blocs/éboulements, glissements de terrain et phénomènes de
transport solide. Il a pour objectif d?actualiser au 1/50 000ème les connaissances précédemment produites par
le BGRM et le Cerema (2008), en tenant compte des évolutions des outils (Lidar, MNT) et des doctrines portées
par la DGPR (MEZAP/MEZAG5 en cours). Initialement prévue à échéance fin d?année 2024, la réalisation de
l?atlas a pris du retard, s?expliquant en partie par les travaux de consolidation des doctrines au niveau national
(encore en cours pour les glissements de terrain) et le plan de charge important du BRGM. La cartographie
relative aux chutes de blocs a été présentée en COPIL DREAL en avril 2023 et la cartographie des autres risques
devrait être achevée au plus tôt mi-2024.
Dans l?attente d?une cartographie finalisée, le BRGM n?a pas spécialement formulé d?alertes auprès des services
sur des secteurs à forts risques qui n?auraient pas été traités (cf. objectif de stratégie et priorisation d?actions).
La deuxième phase d?études (hiérarchisation des risques, croisement avec les enjeux et outils PPR déjà déployés
sur le territoire) pourrait idéalement commencer au second semestre 2024. Si la pondération et l?identification
des enjeux stratégiques sera clairement à définir par/avec les services de l?État, les DREAL-DDT n?ont pas été
mobilisées en amont sur le sujet pour permettre un avancement rapide du BRGM sur la finalisation des études.
Aléas torrentiels :
Le risque torrentiel, dont les effets peuvent être dévastateurs (Alpes Maritimes, 2020), est relativement présent
en Corse compte tenu de la géologie, de la pente des bassins versants de faible taille, avec des fleuves et rivières
parfois soumis à des crues très brusques. Les crues torrentielles6 sont les phénomènes les plus courants sur l?île
MOYEN
S36. Suggestion à la DREAL (et aux DDT) : Dans le cadre
de la réalisation de l?atlas régional mouvements de
terrain :
- Assurer des points réguliers DREAL-BRGM pour le
pilotage et le suivi des études, en veillant aux éventuels
décalages de calendrier de rendu et en partageant les
premiers enseignements,
- Anticiper la 2ème phase d?études sur l?analyse des
enjeux, en associant les DDT en amont.
5 MEZAP : méthode de zonage de l?aléa chute de pierre, sur laquelle le BRGM a publié un guide pour la réalisation d?études d?aléa rocheux dans le cadre d?un PAC ou d?un PPR.
MEZAG : méthode d?évaluation du zonage de l?aléa glissement de terrain, action prioritaire de la feuille de route 2021-2025 des opérateurs de l?Etat (action BRGM-Cerema, échéance 2022).
6 Par rapport aux crues des rivières de plaine, qualifiées de crues « liquides », les crues des cours d?eau torrentiels sont caractérisées par une importante charge en matériaux sédimentaires. Le transit de ces matériaux intervient principalement sous forme de charriage ou, parfois, de laves torrentielles. Il est
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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selon le Schéma directeur de prévision des crues du bassin Corse, hormis en plaine orientale. Par ailleurs, la
fréquence des crues d?automne et d?hiver ne doit pas masquer la possibilité de crues soudaines à la suite
d?orages violents le reste de l?année, avec des conséquences parfois dramatiques dans les secteurs à forte
fréquentation touristique (activités de canyoning, baignade, camping).
La Corse a connu plusieurs crues, y compris un phénomène de lave torrentielle (mélange épais de matériaux
non cohésifs et d?eau) à Ocana en décembre 2019, et les tempêtes de novembre 2023 ont fortement impacté
la vallée de la Restonica (155 m3/s au pic de crue).
Selon le BRGM et les DDT, le sujet des crues et laves torrentielles a été jusqu?alors trop peu investi en Corse, et
les enjeux justifient de s?y intéresser davantage (les secteurs sont en général faiblement urbanisés, ce qui
n?exclut pas le risque de perte de vies humaines, et les écoulements parviennent très rapidement dans les
parties basses et littorales, qui concentrent de nombreux enjeux). Le travail de cartographie en cours sur les
mouvements de terrain (atlas régional) a permis de pointer, sur les vallées alpines et des reliefs escarpés, des
problématiques de laves torrentielles, en présence de matériaux peu cohésifs. Une vision de ces phénomènes
pourra être appréciée à l?échelle du 1/50 000ème, ainsi que dans le cadre des prochaines études sur la Restonica.
Pour le diagnostic de cette vallée, le BRGM s?est rapproché de l?INRAe et de RTM PACA pour envisager un
éventuel appui conjoint (la Corse n?étant pas, aujourd?hui, un « territoire RTM »).
En termes de connaissances des conséquences potentielles des inondations, une DDT confirme l?intérêt des
modélisations des phénomènes d?occurrences fréquentes (Q10, Q5 voire Q2) pour alimenter les connaissances
utiles aux missions de RDI. Ces demandes sont intégrées aux CCTP des PPR récents ou formulées auprès de la
DREAL comme pistes d?amélioration de la connaissance, pour certains secteurs non couverts par des PPRI.
Par ailleurs, les services notent que le changement climatique peut induire des phénomènes plus intenses et
violents, remettant en cause les modélisations initiales (crue exceptionnelle pour l?inondation) ou difficilement
quantifiable (impacts sur les mouvements de terrain par exemple) ; le sujet n?est pas spécifiquement investigué.
Digues domaniales : Selon les échanges avec les acteurs rencontrés (DDT, ONF, BRGM notamment), il n?existe
pas en Corse d?ouvrages mis en place par les services RTM de l?ONF qui seraient des digues domaniales contre
les débordements de torrents, ouvrages qui se retrouveraient « orphelins » le 29 janvier 2024 (fin de la mission
transitoire de l?État et de ses établissements publics pour la gestion des digues domaniales pour le compte des
Gémapiens cf. IV de l?article 59 de la loi MAPTAM).
Aléas avalanches : Le risque avalanche est présenté comme la catastrophe naturelle ayant causé le plus grand
nombre de victimes en Corse (Ortiporio, 37 morts en 1934) et peut survenir à basse altitude (> 500 m ; Asco en
1969).
Le territoire n?est pas couvert par une carte de localisation des phénomènes d?avalanche (CLPA) ou PPR. Le
risque avalanche est identifié dans les deux DDRM, avec pour la Haute-Corse : 8 communes identifiées comme
exposées (risque menaçant des habitations et des voies de communication : vallée de la Restonica notamment,
voie ferrée entre Ajaccio et Bastia, station de Ghisoni) et 6 sites sensibles aux avalanches (SSA) ; pour la Corse-
du-Sud, 18 communes présentant des massifs d?altitude supérieure à 1600m d?altitude et 1 SSA à Bastelica
(voie d'accès au Val d'Ese).
Bien qu?abordé dans les DDRM, le risque avalanche ne semble pas considéré comme à enjeu par les services
de l?État rencontrés. La DREAL n?a pas connaissance de cartographies d?aléas. La survenue d?accidents permet
une information sur le risque, via le PGHM et la presse.
La DDT 2B a porté à connaissance les cartes de couloirs d?avalanche sur 7 communes de Haute-Corse en 2019.
Aucune actualisation n?est prévue à ce stade. Ce risque, s?il existe et compte tenu du faible enjeu dans le
département, ne constitue pas une priorité des DDT eu égard aux autres risques naturels. Son évolution dans
un contexte de changement climatique7 n?est pas analysée.
S37. Suggestion à la DREAL et aux DDT : Encourager, et
soutenir financièrement le cas échéant, un
rapprochement des experts mobilisables sur le risque
torrentiel (et le retour d?expériences des évènements
récents des tempêtes 2023).
S38. Suggestion à la DREAL et aux DDT : S?assurer de
l?adéquation entre la connaissance du risque avalanche,
son évolution dans un contexte de changement
climatique (études à réactualiser le cas échéant), et la
cohérence des actions menées (DDRM, porter à
connaissance sur l?ensemble des secteurs concernés,
enjeux exposés).
directement lié aux phénomènes d?érosion qui affectent les bassins dégradés de montagne et à l?énergie dont disposent les cours d?eau torrentiels du fait de leurs fortes pentes (Source : Guide méthodologique pour l?élaboration des PPRI des cours d?eau torrentiels, MTECT, 2023).
7 Selon le Centre de ressources sur l?adaptation au changement climatique, l?enneigement sera réduit de plusieurs semaines à l?horizon 2050 et le manteau neigeux aura perdu 10 à 40 % de son épaisseur, en moyenne montagne, quelle que soit la concentration de gaz à effet de serre dans l?atmosphère.
Cette tendance n?empêchera pas les fortes variations d?enneigement d?une année sur l?autre, comme par le passé.
PUBLIÉ
https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/dossiers-thematiques/milieux/montagne
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Analyse du contexte, zones à enjeux et sinistralité
Il n?existe pas de documentation formalisée, facilement mobilisable, de tous les aléas naturels en dehors des
secteurs couverts par un PPR ; les services évoquent une « capitalisation locale » de connaissances.
Les DDRM (révisé en 2021 pour la Corse-du-Sud, ancien 2015 en Haute-Corse) fournissent une information au
public sur les principaux risques.
La DDT 2A a mis en ligne une cartographie des données SIG relatives aux risques naturels pour la Corse du-Sud
sur le site de la préfecture, rendant accessible la connaissance disponible. Y sont notamment représentés (selon
la liste des couches affichables, sans contrôle de l?exhaustivité des données mises en ligne de la part de la
mission) les PPR, les atlas de zones inondables, l?identification d?« aléas inondation hors PPRN » (sur certains
secteurs uniquement), l?atlas de présomption de mouvements de terrain (Cerema 2008) et « les aléas » (a priori
associés à cet atlas).
La DDT 2B a produit une carte des risques naturels (mise à jour novembre 2022) à petite échelle superposant
les zones exposées aux aléas inondation (AZI), mouvements de terrain (BRGM) et amiante environnementale.
Retour d?expériences et capitalisation des évènements passés
Les zones à enjeux sont recensées par les bureaux d?études lors de l?actualisation des PPR et sont répertoriées
sur SIG.
Le recensement des zones à enjeux est complété au fil de l?eau lors de la survenue d?événements. À titre
d?exemple, plus de 100 relevés de laisses de crues ont été versés suite aux inondations de décembre 2019 en
Corse-du-Sud sur le portail national des repères de crues (la Haute-Corse dispose aussi du même ordre de
grandeur de repères de crue) et un important travail a été réalisé dans la cadre de la mission RDI. Suite à chaque
crue où de nouveaux enjeux sont atteints depuis 2019, les enjeux sont capitalisés dans des fiches liées à des
stations hydrométriques. À titre d?exemple, le secteur d?Ota Porto touché lors des tempêtes de novembre 2023
était déjà identifié.
Les services réalisent des retours d?expériences après évènement, par exemple suite à la tempête Fabien en
décembre 2019, la DDT 2A a présenté un REX à la DGPR 3 mois plus tard : aspects organisationnels,
connaissance de l?évènement, capitalisation et comparaison avec les modélisations des PPR des bassins du
Prunelli et de la Gravona, suites données en lien avec la préfecture, le Gémapien et les collectivités.
Plus récemment, la Corse a été impactée par les tempêtes Ciaran/Domingos de novembre 2023, avec des
retours à chaud en interne de chaque service (DREAL, DDT2A, DDT2B).
Grâce au marché récent du PPR multirisques de Porto, la DDT 2A a immédiatement pu engager la phase de
collecte d?informations, relevés terrains, photos et couverture par drone.
Le BRGM a rapidement fait une offre de service pour un diagnostic de la vallée de la Restonica (étude des
risques résiduels, effectivement lancée). Lors de la venue de la mission, la DDT 2B envisageait de mobiliser
conjointement le Cerema et le RTM PACA pour la caractérisation de l?évènement dans la vallée.
Pilotage des outils de connaissance, animation et échanges sur les différentes thématiques
La DREAL a élaboré une stratégie triennale régionale sur les risques naturels, en déclinaison de la feuille de
route nationale DGPR 2022-2024, sur la base d?échanges avec les chefs d?unités des deux DDT. La stratégie n?a
pas été officiellement validée, mais les DDT ont indiqué à la mission qu?elle leur servait de guide, tout en
déclinant leurs propres objectifs (formalisé en 2B par exemple dans la feuille de route SENAP).
Cette stratégie régionale est aujourd?hui jugée modérément ambitieuse (par la DREAL) sur l?objectif
d?information du public (cf. Risques 2 et 6) et mériterait (selon les DDT) de proposer une meilleure vision
stratégique de la prévention des risques à l?échelle de la Corse.
La DREAL a animé des réunions régulières - trimestrielles en 2022 - avec les deux DDT (niveau chefs de service
et chargés de mission) où de nombreux thèmes organisationnels, techniques, règlementaires étaient abordés,
principalement sur les risques d?inondation et mouvements de terrain.
Rappel S6 (Matrice Management) :
Suggestion à la DREAL : Faire de la prochaine stratégie
triennale régionale, au-delà de la déclinaison de la feuille
de route nationale, une occasion de reconstruire un
réseau risques DREAL-DDT suite aux réorganisations et
un véritable document d?orientation :
- plus complet et ambitieux tout en restant réaliste,
- réellement approprié grâce à une concertation
beaucoup plus large des services de l?État et des
collectivités et par des validations stratégiques
successives au bon niveau (chefs de service, DDT-DREAL,
CAR-préfets) ;
- articulé avec les autres documents existants (PPFENI,
PUBLIÉ
https://www.corse-du-sud.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Securite-protection-des-populations/Prevention-des-risques/Le-dossier-departemental-des-risques-majeurs/Dossier-departemental-des-risques-majeurs
https://carto2.geo-ide.din.developpement-durable.gouv.fr/frontoffice/?map=bdaa2e98-f5ae-4606-aaca-96a31c99ce8a
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Cette animation était appréciée, jusqu?à son arrêt fin 2022 avec le départ de la chargée de mission.
Ces réunions, dans le cadre du pilotage et de l?animation générale des risques naturels (cf. matrice pilotage et
management, risque 8), ont notamment permis dans le domaine particulier des risques terrestres :
- Le partage des connaissances et bonnes pratiques (par exemple, outil SIG RDI développé en 2A),
- Des échanges pour se doter de document de référence suite au décret 2019 (grille d?harmonisation
sur les aléas),
- L?harmonisation de la mise en oeuvre régionale de la politique de prévention des risques naturels
(CCTP PPRN type rédigé par la DREAL s?inspirant des cahiers des charges produits en 2A et 2B),
- L?identification de difficultés d?application sur le terrain, conduisant à élaborer des doctrines régio-
nales de prise en compte de l?AZI et AZS en matière d?urbanisme (premiers niveaux d?interprétation
des atlas respectivement réalisés en 2003 et 2021 et recommandations associées) : doctrine AZI au
titre de l?article R.111-2 du Code de l?Urbanisme approuvée en CODER de janvier 2019, AZS régional
établi par le BRGM et porté à la connaissance des communes littorales de Haute-Corse en juillet 2022,
accompagné de la doctrine associée élaborée avec la DREAL.
Depuis fin 2022, au-delà du suivi financier et de l?accompagnement RDI (assuré), la DREAL n?a pu proposer de
véritable impulsion et animation thématique en appui des services départementaux. Les DDT sont aujourd?hui
en attente d?animation et d?échanges en interne services État, pour aider à décliner la feuille de route,
poursuivre, partager et enrichir les pratiques.
Plusieurs sujets se prêteraient à des échanges réguliers entre DREAL/DDT pour harmoniser les pratiques,
partager des retours d?expérience, animer et faciliter la mise en oeuvre des actions sous pilotage DDT, à titre
d?exemple et sans exhaustivité : bilan de l?application des doctrines AZS-AZI depuis leur élaboration, partage
des doctrines départementales 2B sur l?inondation et les mouvements de terrain (transmises aux communes
en mars 2022 sur le Golo, et mai 2023 sur le Grand Bastia), doctrine PAC mouvement de terrain à construire,
partage sur l?utilisation et la mobilisation du fonds Barnier, retour d?expériences sur les démarches d?acquisition
amiable/expropriation dans les deux départements, capitalisation et mutualisation des jurisprudences,
valorisation des réflexions nationales ou d?autres régions sur le territoire corse, échanges dans le cadre du cycle
3 de la Directive Inondation8?
Un exemple d?attente exprimée par les services : dans le cadre de l?élaboration du PPR Grand Bastia (les 6
premiers PPR mouvements de terrain réalisés par la DDT 2B), un règlement est en cours de réalisation, en lien
avec le service urbanisme de la structure (SUCR). La DDT a communiqué les grandes orientations aux communes
et a partagé un premier projet de règlement pour amélioration et mutualisation, mais sans retour encore, ni
de la DDT2A (les agents compétents ne sont plus présents, réorganisation en cours), ni de la DREAL (sans chargé
de mission RN).
Mobilisation de compétences extérieures, référents et experts techniques
Le BRGM, implanté en Corse, représente un appui précieux pour les services de l?État. Son intervention est
encadrée par plusieurs conventions partenariales, avec un plan de charge important et bousculé selon les
actualités ou évènements, ce qui peut induire des retards dans la réalisation de certaines actions. Même s?il
existe des instances d?échanges (CRP en particulier), un souhait de plus grande disponibilité de la DREAL est
exprimé pour le pilotage général (au-delà du suivi financier) et sur certains dossiers particuliers.
Le BRGM réalise des expertises ponctuelles sur les risques naturels (hors inondation) et des projets d?appui aux
politiques publiques pour les DDT/DREAL (pour moitié environ de son activité) ainsi que la Collectivité de Corse
(montée en compétence avec l?OEC et l?OHEC) mais aussi les collectivité territoriales (communauté de
communes, communes) avec une part croissante ces dernières années.
SLGRI, PADDUC?).
Rappel R4 (Matrice Management) :
Recommandation à la DREAL, en lien avec les DDT :
Remettre rapidement en place une animation du réseau
RN en lui redonnant un caractère plus stratégique, en
mobilisant les chefs de service sur les clubs risques et les
chefs d?unités ou les chargés de mission sur des GT
thématiques. Se rapprocher des réseaux du continent,
qui partagent les problématiques méditerranéennes,
pour élargir le champ des situations rencontrées, et
échanger les pratiques et expériences.
S39. Suggestion à la DREAL : Formaliser un cadre
régional sur les PPR mouvements de terrain, en
s?appuyant sur le travail réalisé par la DDT 2B en lien
avec le BRGM, les PPR déjà approuvés en 2A et les
pratiques dans d?autres régions.
8 Elaboration EPRI/phase 3 à échéance fin 2024 et actualisation de la cartographie des TRI fin 2025. Trois TRI ont été identifiés en Corse dans le cadre de la mise en oeuvre de la Directive Inondation : TRI Ajaccio (crues rapides et submersion marine), TRI Bastia (crues rapides sur les multiples petits bassins
versants et submersion marine), TRI Marana (crues rapides, ruissellement, débordement du Golo, et submersion marine).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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En cas d?évènement, le BRGM est systématiquement mobilisé et très réactif. Il coordonne les études inter-
opérateurs sur le dossier à fort enjeu des falaises de Bonifacio.
Le Cerema et l?INERIS sont également mobilisés pour expertise.
2. Prioriser, piloter et accompagner la communication et la mise en oeuvre d'outils adaptés (PPR multirisques, PPR avalanche, PAC, STePRIM)
2
Stratégie,
accompagnement/res
ponsabilisation des
parties prenantes
(collectivités et
partenaires) et
traitement insuffisant
du caractère
multirisque en
montagne (et
notamment existence
de STePRIM)
Stratégie insuffisante
et non proportionnée
pour des secteurs très
fortement exposés (ex
falaises de Bonifacio)
FORT Actions de sensibilisation et
d'accompagnement des acteurs
(quoi, qui réalise?).
Articulation avec les outils
d'aménagement du territoire et
les projets de réduction de
vulnérabilité, accompagnement
des actions des collectivités.
Vérification du caractère
multirisques et multi partenarial
des projets (dont STePRIM «
Stratégie territoriale pour la
prévention des risques en
montagne » si existante), des
financements, de la cohérence
territoriale du projet et de son
articulation avec les autres
démarches de prévention, les
démarches Interreg...
Coordination entre les trois
niveaux (DGPR-DREAL-DDT) et
collectivité pour les dossiers à
forts enjeux (ex falaises de
Bonifacio) pour la prendre en
compte du risque, proportionner
les contraintes administratives et
financières, faciliter les
procédures.
Examen
documentaire
Entretiens
DREAL-DDT-
préfectures
Stratégie de responsabilisation et d?accompagnement (voir aussi Risque 6)
La stratégie régionale 2022-2024 manque peut-être un peu d?ambition sur l?impulsion des actions ainsi que sur
l?association des acteurs et de la population nécessaire pour développer la culture du risque, et les priorités
nationales affichées.
Selon les services de l?État entendus, les collectivités sont sensibles mais parfois démunies face à des risques
naturels parfois lourds sur leur commune, auxquels s?ajoutent les contraintes des lois Littoral et Montagne. Le
risque inondation est présent dans les esprits, avec des évènements récents ces dix dernières années dans les
deux départements. Selon le BRGM, les élus et les collectivités locales paraissent en revanche moins sensibilisés
aux thématiques de mouvement de terrain, en comparaison à d?autres territoires de montagne. La Collectivité
de Corse (OEC et service en charge du réseau routier) s?est toutefois organisée pour agir efficacement face aux
mouvements de terrains.
Les collectivités corses semblent peu structurées pour articuler urbanisme et GEMAPI, et l?État instruit encore
de nombreux dossiers d?urbanisme pour le compte des communes (cf. Risque 8), ce qui ne contribue sûrement
pas à une forte prise en charge du sujet risques par les collectivités.
La structuration de la CDC autour du sujet des risques pourrait être une opportunité d?échanges intéressante.
Les CDRNM 2A et 2B ne se réunissent jamais ; ces commissions pourraient pourtant être un vecteur intéressant
d?information et d?association des parties prenantes. Le projet d?organiser une CDRNM en Corse-du-Sud a été
évoqué en 2019, mais il n?y a pas eu de nouvelle proposition proactive depuis. Un projet de CDRNM serait
envisagé pour 2024 par la DDT 2B.
Hors procédure ou plan encadré de type PAPI, et hors projet particulier, il n?existe pas d?instance dédiée à
l?information générale et préventive sur les risques naturels. Des échanges avec les collectivités sont en
revanche organisés sous l?angle de la sécurité, dans le cadre du CDSC - conseil départemental de sécurité civile
(1 fois/an, présidé par les préfets, permettant d?aborder les actualités et de présenter les exercices territoriaux
de l?année, avec intervention DREAL-DDT), et la CDCSA - commission consultative départementale de sécurité
et d?accessibilité (1 fois/an, avec travaux en sous-commissions).
En 2B, les réunions régulières organisées avec l?AMF (association des maires de France) sont perçues comme
un bon lieu d?écoute des attentes des collectivités, selon le préfet de Haute-Corse et la CAB notamment. Les
sujets risques n?y sont pas prépondérants, mais ce lieu d?échanges a permis d?aborder des sujets tels que la loi
Climat et résilience ou les PPR littoraux.
Les collectivités sont principalement accompagnées par les DDT dans le cadre des réunions publiques, et les
échanges ont lieu dans le cadre des procédures PPR et des études en cours.
Les collectivités sont conscientes de l?importance du sujet risques ; elles sollicitent plutôt l?interven-
tion de l?État. La sensibilisation-formation des élus se fait au travers de réunions sur un sujet donné,
mais pas de façon générale. Un poste a toutefois été récemment créé à la DDT 2A pour sensibiliser
aux risques et développer la culture du risque (en attente de recrutement).
Articulation avec les outils d'aménagement du territoire et les projets de réduction de vulnérabilité,
accompagnement des actions des collectivités. Vérification du caractère multirisques et multi partenarial des
projets (dont STePRIM)
La Corse pourrait être propice au développement de STePRIM mais cela nécessite, selon les DDT, un important
investissement sans l?assurance d?aboutir à des résultats (petits territoires de montagne ne disposant pas ou
peu de services techniques et financement).
MOYEN
Rappel R2 (Matrice Management) :
Recommandation à la DREAL et aux DDT : Développer et
formaliser par des points réguliers, au-delà des contacts
ponctuels sur un sujet ou un dossier particulier, les
échanges techniques avec tous les acteurs externes, élus
comme socio-professionnels intervenant dans le
domaine des risques.
Rappel R3 (Matrice Management) :
Recommandation aux DDT : Relancer les CDRNM afin de
développer, comme prévu par le Code de
l?environnement, les lieux d?informations et les échanges
réguliers avec l?ensemble des acteurs de la politique RN.
S40. Suggestion à la DREAL et aux DDT : Se rapprocher
de DDT du continent ayant accompagné l?émergence de
STePRIM pour vérifier la faisabilité et les conditions de
réussite d?un tel dispositif, et échanger avec la DREAL de
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Le sujet de la réduction de la vulnérabilité semble peu investi.
Le territoire d?Ajaccio fait l?objet d?un travail partenarial spécifique avec la DDT dans le cadre d?un atelier des
territoires (secteur de l?avenue Noël Franchini et entrée de ville), avec le risque inondation comme clef d?entrée
de la réflexion.
Les échanges sont très appréciés de la CAPA, et ont abouti à la signature de la déclaration d?intention de contrat
de projet partenarial d?aménagement9 (PPA) fin novembre 2023. L?atelier des territoires a permis
l?accompagnement de la collectivité sur son document d?urbanisme et de « faire évoluer la réflexion sur
l?urbanisme pour mieux anticiper les risques » (décision de blocage de l?OAP prévue en amont du secteur pour
ne pas accroître la vulnérabilité, renaturation d?un cours d?eau à sec, réinterroger les plans de composition
urbaine).
Un travail étroit avec la DDT a également été conduit pour la rédaction du cahier des charges du PAPI.
La DREAL intervient par ailleurs auprès des services de la CAPA dans le cadre d?une formation sur
l?environnement, pour acculturer les services au risque d?inondation.
Autre exemple : la commune de Bonifacio, qui a des interactions régulières avec les services de l?État du fait de
sa forte exposition aux risques (le cas du risque d?éboulement est développé ci-après), a fait évoluer son
organisation interne en nommant une DGA en charge de la thématique risques et urbanisme. Un comité de
gestion locale du risque (auquel la DDT et d?autres services de l?État sont conviés) a aussi été mis en place pour
traiter l?ensemble des risques littoraux, de mouvements de terrain et de seiches marines10 dans le port.
Dossiers à forts enjeux : cas particulier des falaises de Bonifacio
Mobilisation des services de l?État et de ses opérateurs
La prévention des risques liés aux falaises de Bonifacio mobilise depuis plusieurs années les services au niveau
local (DDT 2A-DREAL) et central (DGPR). Le risque est évalué comme majeur et justifie l?importance de
l?engagement de l?État aux côtés des acteurs du territoire. Le secteur de la Citadelle notamment, qui présente
des enjeux humains, patrimoniaux, économiques et touristiques, est concerné par un aléa très élevé
d?effondrement en grande masse (environ 1 000 m³) et de chutes de blocs.
À l?issue de premières études du Cerema en 2012, un PPR Mouvements de terrain a été prescrit en 2015 avec
la mise en place d?une gouvernance ad hoc pour les études (phase 1 : secteur Citadelle, phase 2 : zones voi-
sines) : comité de pilotage11 présidé par l?autorité préfectorale (dernier COPIL en mars 2023), comité technique
des études (dernier COTECH en février 2023), et depuis 2018 un collège d?opérateurs12 ainsi qu?un comité d?ex-
perts (scientifiques indépendants ; 2 réunions depuis février).
La comitologie paraît efficace aux acteurs rencontrés, la collaboration inter-opérateurs apparait satisfaisante et
articulée avec les différents acteurs du territoire.
Les échanges avec la commune de Bonifacio se font régulièrement autour du sous-préfet. La DDT 2A est en
première ligne sur ce dossier qui nécessite un travail de longue haleine, et une animation COTECH-COPIL res-
serrée. La DREAL est intervenue en appui, et en lien avec la DGPR, lorsque nécessaire pour fluidifier les
échanges.
Le rapport de la phase 1 a été rendu en fin 2020 à l?issue de 2 ans d?analyse (connaissances hydro/géologiques,
évaluation des aléas, instrumentation et observation du massif, scénario de gestion du risque). Les connais-
sances acquises sont de bonne qualité et le travail scientifique reconnu par les acteurs du territoire, y compris
l?intérêt du dispositif dans le contexte corse.
9 Contrat entre l?État, l?intercommunalité et les acteurs locaux (publics et/ou privés) afin d?encourager la réalisation d?une ou plusieurs opérations d?aménagement complexes destinées à répondre aux objectifs de développement durable du territoire, avec quatre ambitions partagées qui se dégagent :
protéger les biens et les personnes du risque inondation, faire de l?avenue une rue de quartier apaisé, révéler les centralités et les dynamiques commerciales, passer d?une fonction d?avenue à un quartier de ville interconnecté avec le reste du territoire » (site internet d?Ajaccio).
10 Seiche : oscillation de l'eau provoquée par des petites secousses telluriques, par le vent ou par des variations de la pression atmosphérique survenant dans les lacs et certains bassins marins fermés ou semi-fermés (ici le port de Bonifacio).
11 COPIL : avec la participation des trois niveaux DGPR-DDT2A-DREAL ; COTECH avec la participation DDT2A-DREAL.
12 Collège d?opérateurs mobilisant les établissements publics compétents : BRGM coordonnateur, INERIS et Cerema, avec un désengagement de ce dernier pour la phase 2.
PUBLIÉ
https://www.ajaccio.fr/Ateliers-du-territoire-entree-de-ville-d-Ajaccio_a10633.html
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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les associations (U Levante). Les études ont permis une prise de conscience du risque13 et de l?activité de la
falaise (à noter que trois évènements sont survenus depuis 2017 avec la chute de 1 500 m3, 2 500 m3 et 3
500m3, heureusement hors zone habitée). Lors du COPIL d?octobre 2021, on relevait que 3 COPIL et 8 COTECH
avaient déjà été tenus.
La phase 2 (identification d?habitations éventuellement menacées et caractérisation de l?aléa mouvements de
terrain sur toute la commune en vue du PPR) a été lancée en 2022 pour une durée de 3 ans. Le COPIL de mars
2023 a conclu à la nécessité d?affiner la connaissance de l'aléa et d?engager rapidement un diagnostic structurel
des bâtiments situés en tête de falaise. Il a été suivi d?une réunion publique (environ 100 participants) large-
ment relayée dans les médias locaux et nationaux.
Délocalisations/expropriations
Deux habitations, identifiées comme particulièrement exposées à une menace grave (PAC à la commune de
Bonifacio en octobre 2020), doivent faire l?objet d?une « délocalisation rapide » avec acquisition par la com-
mune et financement à 100% par l?État via le fonds Barnier (COPIL d?octobre 2021). En application de l?arrêté
préfectoral d?octobre 202214, pris après mise en demeure du maire (février 2022) de prendre les mesures de
police nécessaires, les logements les plus exposés ne sont plus occupés.
Une réunion publique a été organisée en mars 2023 avec toutes les parties concernées. L?État a exposé les
risques, en s?appuyant sur les prises de vue et les études des failles qui ont permis de montrer l?état de la falaise
et l?impossibilité de rester sur un statu quo. Le sous-préfet et le maire se sont exprimés, de manière cohérente,
sur la nécessité des expropriations même si la mairie rappelle ce que la BRGM ne conteste pas, que le risque
n?est pas imminent. Depuis cette réunion publique, et lors du déplacement terrain de la mission (novembre
2023) et selon les retours de la DDT 2A en janvier 2024, le dossier n?avait toujours pas été déposé pour
demander à l?État d?initier la procédure d?expropriation.
France Domaine a été sollicitée par la DDT 2A pour une estimation pré-requise dans la procédure d?acquisition
amiable au titre du fonds Barnier, jugée non satisfaisante (surface à considérer, estimation de la valeur des
biens). La DGPR a précisé, par courrier du 25 mai 2023, les modalités de versement de la subvention15 au titre
du fonds Barnier dans le cadre d?une acquisition amiable par la commune, voire d?une expropriation (art. L561-
1 et 561-3 du CE). Ces éléments ont été communiqués au maire de Bonifacio en août 2023, en rappelant la
nécessité de l?expropriation. Les échanges entre préfet, sous-préfet et maire de Bonifacio sont récurrents sur
le sujet, l?enjeu étant aujourd?hui d?avancer sur ce dossier.
À noter, selon la DDT 2A, qu?une solution d?expropriation par l?État, couplée à une délégation de gestion des
terrains à la mairie, avait été proposée par le précédent sous-préfet, mais n?a pas été retenue par la collectivité.
À ce jour, sans saisine officielle du maire de Bonifacio des services de l?État pour lancer la procédure d?expro-
priation et de mobilisation du fonds Barnier, le dossier est toujours en attente, malgré une bonne volonté affir-
mée par le maire et la proactivité régulière des services de l?État.
Par la suite, l?avenir et les modalités de gestion des deux parcelles concernées seront à définir au regard de leur
très forte exposition au risque (destruction ou conservation avec la problématique d?entretien de locaux vides ;
utilisation des locaux comme lieu de mémoire très exceptionnellement ouvert au public).
Mesures de gestion du risque
La phase 1 a identifié plusieurs prescriptions nécessaires, notamment la réalisation d?un diagnostic structurel
pour les 5 parcelles voisines, la surveillance des fissurations dans les bâtis, la limitation des infiltrations en
améliorant les réseaux d?assainissement de la ville.
S41. Suggestion à la Préfecture/ DDT 2A : Refaire un
point avec la commune de Bonifacio sur le montage du
dossier d?expropriation, et proposer d?accompagner, si
besoin, le maire dans la rédaction de la demande de sub-
vention et d?expropriation.
S42. Suggestion à la DGALN, en lien avec la DGPR et la
DGCL : Établir une note de cadrage sur les possibilités de
limiter l?habitabilité d?une construction du fait d?un dan-
ger grave ou suite à sinistre, en veillant à tous les aspects
réglementaires liés au droit de propriété.
13 A la suite de la réunion publique de mars 2023, le BRGM a par ailleurs été directement sollicité par la commune pour co-organiser et animer le plan de gestion du risque communal, qui traite de l?ensemble de projets d?aménagement en lien avec l?opération grand site, afin de mieux prendre en compte les
risques.
14 Arrêtés n°2A-2022-10-24-00003 et 2A-2022-10-24-00003 du 24 octobre 2022 portant mise en oeuvre du pouvoir de police au titre du 1° de l?article L. 2215-1 du CGCT, tendant à porter évacuation avec interdiction d?habiter deux immeubles sis place Manichella sur le territoire de la commune de Bonifacio.
15 La subvention est versée sur justification de la réalisation du projet conformément aux caractéristiques attendues, avec possibilité d?acomptes au fur et à mesure de l?avancement, jusqu?à hauteur de 80% de la subvention.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Les mesures proposées ont préalablement été discutées par les opérateurs et les experts pour s?assurer de leur
pertinence (réduction de l?aléa si possible, et réduction des enjeux exposés, à intégrer au plan de gestion des
risques communal).
La commune a conduit d?importants travaux de fiabilisation des réseaux (pluvial, AEP, assainissement), même
si aujourd?hui toutes les maisons ne seraient pas encore toutes raccordées.
L?étude inter-opérateurs avait préconisé le réaménagement de la place du marché du fait de la présence d?une
faille à proximité, avec une matérialisation empêchant l?accès à la promenade du public sur les parties les plus
exposées (recul du point de vue pour la prochaine saison touristique). Lors du déplacement de la mission (no-
vembre 2023), la demande de subvention fonds Barnier mobilisable au titre de la réduction de la vulnérabilité
n?avait pas encore été déposée (à déposer avant commencement des travaux ; évoqué dès mars 2023 avec une
perspective de travaux pendant l?hiver).
Le conseil municipal a validé le plan de financement en décembre 2023. Les services de l?État ont acté en in-
terne que les travaux seraient financés à hauteur de 90% (40% au titre du fonds Barnier ? projet d?arrêté de
subvention en cours de rédaction ; le complément au titre de la DETR), sous réserve que le devis de maîtrise
d?oeuvre soit transmis (pièce en attente mi-janvier 2024). Le marché de travaux est lancé et les travaux prévus
en fin février.
Phase 2 des études
Les études de la phase 2 sont en cours (pour mémoire, lancées en 2022 pour 3 ans) et leurs possibles conclu-
sions génèrent beaucoup d?inquiétudes pour le maire, dans le cas où elles identifieraient d?autres logements
concernés par un risque très fort, par exemple au droit de la place Fundago.
Depuis le déplacement de la mission (novembre 2023), un échange entre la DDT 2A et le BRGM a permis d'avan-
cer sur le sujet des diagnostics structurels des bâtiments, nécessaires pour préciser les recommandations à
formuler pour ceux qui sont ou seront concernés (conforter ou évacuer). Le BRGM est chargé de rédiger le CCTP
(prévu fin janvier 2024), avec une perspective de lancement de la consultation par la DDT 2A en mars et une
réunion mise au point avec le prestataire retenu à l?été 2024. Les études nécessiteront un accès complet à la
falaise (« démaquisée » en décembre 2023) pour l?installation de capteurs pour suivre le linéaire de falaise.
La nécessité de programmer un nouveau COTECH (le dernier datant de février 2023) est soulignée pour le
BRGM, et partagé par la DDT 2A, afin de partager l?avancement des études et les orientations pour les actions
à suivre.
Autres dossiers à enjeux :
En Haute-Corse, la DDT 2B est aussi mobilisée sur des procédures d?acquisition amiable/expropriations (à hau-
teur de 7M¤ estimés en 2022 ; 35 maisons concernées identifiées en 2023) pour plusieurs secteurs d?habita-
tions touchés lors des inondations d?octobre 2015 et de novembre 2016 à Penta-di-Casinca, Lucciana, Borgo et
San-Martino-di-Lota. L?acquisition sera portée par l?État (DDT), avec un projet de mise à disposition du foncier
auprès des communes.
Sur la commune de Ville-di-Pietrabugno, la DDT 2B gère les suites de l?éboulement d?octobre 2015 sur le site
de la résidence Rosa Verde, exposé à un aléa chute de blocs (aléa recul de crête de falaise et propagation de
blocs, couplé à la présence d?amiante naturelle dans la falaise et les remblais qui induit de fortes contraintes
techniques et financières).
Le coût des travaux de sécurisation étant supérieur à celui de l?acquisition de l?immeuble, l?acquisition portée
par la commune est financée par le fonds Barnier (5M¤), en vue de la démolition de l?ensemble immobilier.
S43. Suggestion à la DDT2A : Proposer et veiller, en lien
avec le sous-préfet de Sartène, à la programmation
d?échanges techniques réguliers pour partager
l?avancement de la phase 2 des études de risques de
mouvements de terrain à Bonifacio, et les suites à
donner.
R7. Recommandation à la DGPR : Étudier la pertinence
et la possibilité réglementaire que ce soit l?État qui
déclenche la démarche d?expropriation dans le cadre de
la mobilisation du fonds Barnier, avec transfert
automatique de gestion du foncier à la collectivité, sauf
exception.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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3 Insuffisance de
priorisation des PPR,
programmation
inadaptée ou irréaliste
(DREAL), absence de
critères objectifs
permettant d'établir la
priorisation
Insuffisance de
couverture de la
sinistralité émergente
/ en croissance,
inadaptation partielle
des PPR constatée
après des évènements
particuliers
Actualisation
insuffisante des PPR
FORT Critères de priorisation
(programmation, révision) en
phase avec le contexte,
l'ancienneté des PPR, les
évènements majeurs récents,
l'importance du risque et les
orientations nationales
Positionnement clair dans le
choix PPRN ou PAC+R111-2,
présence soit d'un PAC soit d'un
PPR dans les communes
exposées.
Validation en CAR des priorités
annuelles ; politique
d'actualisation.
Maintien de la compétence et
des moyens techniques adaptés
aux enjeux et objectifs
Procédure de prise en compte et
d'intégration des évènements
particuliers dans les PPRN dans
un contexte de changement
climatique
Examen
documentaire
Entretiens
DREAL-DDT Priorisation et couverture en PPR des principales zones à risques
La stratégie régionale triennale 2022-2024 avait défini des critères de priorisation des PPR (Annexe 5) :
- Mouvements de terrain :
o 1. Attente de la priorisation dans le cadre du travail BRGM sur l'atlas (mais l?atlas n?est à ce
jour pas encore rendu, ce qui ne permet pas d?éclairer l?action des services, cf. supra/risque
1) ;
o 2. Priorisation des révisions/élaborations de PPR mouvements de terrain sur les
communes avec évènements récents ;
- Inondations : au regard de la couverture des bassins versants à enjeux par des PPRI, il n?apparaissait
pas prioritaire de réaliser des PPRI sur de nouveaux territoires ; des révisions étaient cependant né-
cessaires sur les communes où :
o 1. des évènements récents ont eu lieu, modifiant les valeurs d'intensité des crues de réfé-
rence,
o 2. il existe une forte pression foncière (nombre de permis de construire et évolution an-
nuelle),
o 3. des documents d'urbanisme sont en cours de définition,
o 4. les études et règlements sont anciens (> 15 ans).
Selon la DREAL, les cartographies d?aléa des PPR englobent la plupart des bassins versants avec enjeux, et les
DDT ont aujourd?hui engagé des mises à jour de certains PPRN qui permettront des cartographies plus précises.
En Haute-Corse, 80 % de la population est couverte par un PPR inondation. La priorisation a été définie en
fonction des enjeux exposés, des arrêtés CatNat et des sinistres récents.
La DDT 2B estime que la principale zone à enjeux exposée aux aléas mouvements de terrain concerne le Grand
Bastia, dont les études d?aléas sont en cours.
En Corse-du-Sud, la vigilance de la DDT 2A porte particulièrement sur la partie sud de l?île, avec une forte
pression foncière.
La programmation PPR a été ciblée en fonction des enjeux, sur la partie aval des fleuves permettant de couvrir
l?essentiel des enjeux exposés. Selon la DDT, une priorisation reste à faire pour les actualisations de PPR,
notamment en fonction de leur connaissance du territoire et de celles des autres services de l?État, des élus,
de la CDC, et avec une contrainte de moyens / temps à y consacrer.
En matière de mouvements de terrain, la Corse ne compte que 3 PPR approuvés (PPR Ajaccio, PPR Balogna et
PPR Gozzi sur les communes de Afa, Appietto, Sarrola-Carcopino) et 2 prescrits (PPR Grand Bastia, PPR
Bonifacio). La programmation s?est basée sur l?importance des risques selon le BRGM et les évènements
majeurs. Pour mémoire, l?actualisation de l?atlas régional est en cours, avec pour objectif de proposer une
hiérarchisation des risques pour éclairer le choix des services sur les actions à mener. Les DDT semblent peu
au fait de cette étude (cf. supra/risque 1), conduite par le BRGM et pilotée par la DREAL.
Prise en compte des évènements récents pour la programmation et révision des PPR
La Corse a été frappée par des évènements récents, dont les services tiennent compte dans la programmation
des PPR et son ajustement :
- Projet de PPR Mouvements de terrain Gd Bastia, suite aux éboulements à proximité de l?immeuble
Rosa Verde à Ville di Pietrabugno en 2015 (pour mémoire le site fait par ailleurs l?objet d?opérations
d?acquisition/expropriation/démolition portées par la DDT) ;
- Révision des PPRI de la Gravona (déjà envisagé pour l?année 2020) et du Prunelli, suite à la tempête
Fabien en décembre 2019 ;
- Prise en compte des tempêtes de novembre 2023 (collecte d?informations en cours, qui seront no-
tamment utiles pour calage des modèles) pour le PPR multirisques de Porto dont le marché venait
d?être conclu juste avant l?évènement.
FORT
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Modalités de suivi des PPR
Suivi par la DREAL
La stratégie triennale régionale a fixé des critères de priorisation des PPR, ainsi que des objectifs
d?élaboration/révision de PPR à court terme et à moyen terme pour chaque département16 qui n?ont été que
partiellement atteints (cf. ci-après), sans que la DREAL n?assure de suivi précis (« relances auprès des DDT, en
réunion technique et par mail », jusqu?à fin 2022 ?) ou d?échanges rapprochés avec les DDT sur les difficultés
rencontrées ou les éventuels appuis nécessaires à l?atteinte des objectifs.
Le tableau de suivi d?avancement des PPR, transmis par la DREAL à la mission, est daté de février 2022. Il n?a
donc pas été mis à jour depuis, et comporte plus spécifiquement sur les risques terrestres en montagne, des
erreurs (sans exhaustivité de l?analyse), même à cette date (PPRI de Ghisonaccia approuvé le 12/09/19 et non
pas en 2018 ; PPRI de Casinca et PPRI Morianincu, approuvés en 2021, PPRI Travo Chiola approuvé en 2021
(2022 pour Solaro), PPR mouvements de terrain de Balogna approuvé en 2021 non identifiés).
Le bilan qualitatif établi au 1er janvier 2022 de la précédente stratégie triennale (2019-2021) /Annexe 2, et
utilisé comme base pour bâtir la stratégie actuelle, comportait pourtant des informations plus à jour que les
tableaux de suivi transmis (et non reprises dans le suivi d?avancement donc).
Tableaux de suivi tenus par les DDT :
En Corse-du-Sud, un tableau DDT2A de suivi général des PPR d?août 2023 a été transmis à la mission. Il liste les
études associées à l?élaboration de chaque PPR, les études en cours, ainsi que l?avancement de la diffusion de
l?information (site préfecture, GASPAR, Géorisques notamment). Si les informations sont correctes pour les PPR
anciens (< 2019), elles ne sont pas à jour pour les PPR récents et les procédures en cours (n?y sont pas
mentionnés par exemple : PPR mouvement de terrain Balogna approuvé en 2021 ; prescription de la révision
du PPRI Cavu le 29/04/22, études en cours pour la révision des PPRI Gravona et Prunelli et PPRI Favone Canella
; modification récente du PPRI d?Ajaccio).
La priorité a visiblement été donnée à la mise à jour des informations relayées sur le site de la préfecture (PPR
en cours ou approuvés, études hydraulique ou d?aléas mouvements de terrain de terrain n?ayant pas donné
lieu à un PPR). Si ces informations sont indispensables à l?information du public, elles ne permettent pas
d?assurer un suivi précis de l?avancement des dossiers et procédures par le service.
Le tableau interne de suivi des étapes d?avancement des PPR et suites à donner n?a pas été mis à jour depuis
2021.
En Haute-Corse, la DDT 2B a fourni un tableau de suivi général des PPR (prescription/approbation/modification
prévue en 2024) et une cartographie d?avancement des procédures (mise à jour juillet 2023).
La mission relève le faible nombre de PPR récemment approuvés ou révisés, en particulier en Corse-
du-Sud pour le risque inondation.
Couverture du territoire et avancement des procédures (état des lieux reconstitué par la mission, à partir
des éléments transmis et partiellement à jour) : ce bilan, forcément partiel au regard des incohérences
pointées ci-dessus, sera vérifié/consolidé par les DDT et la DREAL dans le cadre du suivi des PPR.
Il permet néanmoins de rendre compte des principales caractéristiques de la couverture du territoire en PPR :
Rappel R5 (Matrice Management) : Recommandation à
la DREAL et aux DDT : Pour les risques naturels, mettre
ou remettre en place un système de pilotage régional
(DREAL) et départemental (DDT), permettant la
priorisation des actions, le suivi de leur avancement, leur
ajustement ou leur correction, en s?appuyant sur un
dispositif de suivi régulièrement actualisé et bien archivé
(en particulier pour les procédures PPR et les études
conduites, les outils d?information préventive et de
sécurité civile).
Rappel S17 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et aux DDT : Compte tenu de l?évolution du
climat, de l?urbanisation en Corse et du corpus
réglementaire, mettre en place et piloter
rigoureusement un programme triennal glissant, réaliste
mais ambitieux, d?actualisation des PPR très anciens,
sans oublier la couverture d?éventuels secteurs à forts
aléas, mais à enjeux un peu moins importants, non
prioritaires au titre des orientations nationales, mais où
des décès ou des dommages importants sont possibles
(risques torrentiels notamment).
Corse-du-Sud (2A) Haute-Corse (2B)
16 Extrait des objectifs d?élaboration/révision de PPR inondation retenus dans la stratégie régionale 2022-2024 :
- Corse-du-Sud : à court terme, approbation des PPRI du Cavu, de Conca-Sari-Solenzara, de la Gravona et du Prunelli ; modification du PPRI d?Ajaccio au niveau du vallon de Saint-Joseph ; lancement de l?appel d?offre et des études pour la révision du PPRI d?Ota Porto et des PPRI du Stabiacciu et de l?Osu
(projet de révision conjointe pour ces deux derniers). A moyen terme : révision du PPRI d?Ajaccio.
- Haute-Corse : à court terme, approbation du PPRI Golo Bastia Sud ; lancement des études pour le PPRI du Tavignanu (révision des PPRI de Corte et Aleria et prescriptions nouvelles pour les communes situées entre les deux) ; lancement des études pour le PPRI de Calvi, annulé en 2014. A moyen terme,
révision du PPRI de la commune de Bastia pour les cours d?eau non concernés par le PPRI Golo Bastia Sud ; révision des PPRI du golfe de Saint Florent et du Cap Corse ; lancement des études pour l?élaboration d?un PPRI sur Ile Rousse.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Inondation En Corse-du-Sud (124 communes),
selon les chiffres obtenus par la
mission par recroisement des
informations disponibles et sans doute
partielles (à consolider donc) :
- 44 communes seraient concernées par un PPR
inondation approuvé (entre 1997 et 2011) ou
prescrit,
- 2 communes seraient concernées par des
prescriptions ou révisions de PPRI très anciennes
(cf. risque 4 ci-après).
Le département est bien couvert en PPR,
notamment grâce à la campagne menée sur la
période 1997-2004 suite aux inondations de
l?automne 1993 (6 décès en Corse, lourds dégâts
sur les infrastructures, campings et exploitations
agricoles) mais les documents sont anciens
(entre 10 et 26 ans) et nécessitent d?être révisés
(élargissement des périmètres aux affluents,
intégration des évènements historiques et des
évolutions réglementaires, homogénéisation des
règlements).
La DDT 2A s?est mobilisée sur certains dossiers
tels que les falaises de Bonifacio, une
modification du PPR Ajaccio, le lancement de
nouvelles études (Gravone-Prunelli, Ota, Ocana)
ou encore la mise en place de la mission RDI, mais
elle a bien conscience de l?importance du suivi et
de la priorisation des PPR à enjeux. Autre
exemple évoqué, la révision du PPRI du Rizzanese
pourrait faire partie des priorités à considérer.
En Haute-Corse (236 communes) :
- 68 communes seraient concernées par
un PPR inondation approuvé (entre 1997
et 2022) ou prescrit,
- 28 communes concernées par une
prescription ou révision de PPRI : PPRI
Golo-Bastia sud (étude approfondie du
Golo, de ses affluents et des fleuves
côtiers), et PPRI Monte prescrits en février
2022.
Les 4 PPRI les plus récents (couvrant 18
communes) ont été approuvés entre 2019
et 2022 après une période d?élaboration
de 6 à 7,5 ans : PPRI du Fiumorbo et
l'Abatesco, PPRI Casinca, PPRI du Travo
Chiola, PPRI du Morianincu.
Le PPR inondation de Calvi (prescrit en
2000, approuvé en 2009) a été annulé en
2014. Le lancement d?études pour ce
secteur a bien été identifié comme un
objectif à court terme dans la stratégie
régionale triennale.
Selon la DDT 2B, ce serait « une priorité
qui n?a pas encore été arrêtée ».
Mouvements de
terrain
6 communes sont concernées par un PPR
mouvements de terrain approuvé (Ajaccio, Afa,
Appietto, Sarrola-Carcopino, Balogna entre 2019
et 2021) ou prescrit (Bonifacio prescrit 2015,
études en cours et faisant l?objet d?un suivi
spécifique - cf. supra/risque 2).
Aucune commune de Haute-Corse ne
dispose de PPR mouvements de terrain
approuvé. 6 PPR prescrits en mars 2023
sont au stade des études (Bastia, Brando,
Furiani, San-Martino-di-Lota, Santa-
Maria-di-Lota, Ville-di-Pietrabugno), avec
un porter à connaissance des aléas aux
communes en mai 2023.
4 Absence de mise en
oeuvre de la
programmation des
PPR
Lenteur d?avancement
des PPR (DDT),
notamment
multirisques
Absence de suivi de la
procédure PPR
FORT Contrôle et suivi de l?avancement
des PPR (prescrit, en cours,
réalisés)
Analyse des difficultés de
réalisation et mesures
correctives (sur le PPR, le
programme?).
Compétences en commande et
marchés publics, existence de
moyens de sous-traitance (par
ex. marchés à bons de
commande).
Concertation et association des
Examen
documentaire
Entretiens
DDT-
préfectures
Effectifs, compétences techniques et en marchés publics : cf. Matrice management/Risque 9.
Suivi et contrôle de l?avancement des procédures PPR : cf. Risque précédent.
Durée d?élaboration des PPR - d?après le tableau de suivi de la DREAL (qui devra être mis à jour, cf. supra).
En Corse-du-Sud, 18 PPRI et 1 PPR mouvement de terrain ont été approuvés après le délai réglementaire entre
la prescription et l?approbation (5 ans, cf. R.562-2 du Code de l?environnement).
Deux communes seraient par ailleurs concernées par des prescriptions ou révisions de PPRI très anciennes
(> 17 ans) : Osani (prescription PPRI Girolata et Gradelle en 1997, études en 2005 ; commune également
concernée par le PPRI Pilatri prescrit la même année et approuvé en 2003) et Conca (révision PPRI Conca
prescrite en 2007, commune également concernée par le PPR Cavu approuvé en 2001 et en cours de révision).
Selon la DDT 2A, le service Risques était précédemment très occupé par diverses crises ou urgences (PPRT de
Bonifacio notamment) mais aussi par les contentieux en matière d?urbanisme, avec le constat de délivrance de
permis en dépit des PPR puis, après mise en place d?un dispositif dédié, par les sollicitations pour avis sur des
FORT
Rappel S18 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et aux DDT : Traiter la situation des PPR prescrits
depuis très longtemps (relance, dé-prescription?) ou
annulés (PPR Calvi).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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technologiques en région Corse
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collectivités.
Respect des échéances
réglementaires de réalisation.
Existence d?une procédure
formalisée et mise à jour de
GASPAR, suivie par
l?encadrement
autorisations d?urbanisme. La nouvelle organisation de la DDT et les recrutements récents/à venir devraient
permettre un nouveau souffle sur le sujet, avec de forts enjeux de révision/élaboration de PPR
En Haute-Corse, 17 PPRI ont dépassé le délai de 5 ans. Le cas de la commune de Calvi, dont le PPRI a été annulé
en 2014, mérite d?être considéré.
Le suivi et la durée d?élaboration/révision des PPR dans les délais règlementaires doit rester un point de
vigilance.
Rythme d?avancement des PPR en cours (exemples)
Les études du PPR Grand Bastia (premier PPR mouvements de terrain réalisé par la DDT 2B) ont nécessité de
nombreux déplacements sur le terrain pour tenir compte des demandes des communes et déterminer les aléas
(chutes de blocs, glissements de terrain et cavités souterraines). Le PPR a été prescrit en mai 2023, les cartes
d?aléas ont été portées à connaissance des commune et le projet de règlement est en cours de réalisation. Les
délais règlementaires devraient être respectés, avec une perspective d?approbation en 2024-2025 selon la DDT.
En 2A, le PPR de Bonifacio, prescrit en 2015, bénéficie d?une comitologie particulière au regard des forts enjeux.
Le rythme des réunions régulières, en particulier pour les échanges d?avancement des études techniques, doit
être maintenu (cf. risque 2).
Expérimentation de PPR multirisques
Il n?existe pas de PPR multirisques approuvé en Corse.
Deux expérimentations d?approches croisées entre risques d?inondation et de mouvements de terrain ont
lancées en Corse-du-Sud avec la réalisation de PPR multirisques sur les communes d?Ocana et d?Ota (bureaux
d?études SAFEGE et BRLi sur le volet inondation ; BRGM pour le volet mouvements de terrain). Les premières
cartographies d?aléa sur Ocana devraient être connues en 2024.
Les PPR multirisques requièrent une attention particulière (risque d?allongement de la durée d?élaboration,
nécessité de bonne coordination en cas de prestataires multiples pour les études, enjeu de lisibilité du
règlement notamment). Le sujet peut se prêter à des échanges d?expériences entre départements (y compris
du continent) et un appui de la DREAL pour mener cette expérimentation à bien.
S44. Suggestion à la DREAL et aux DDT : Échanger et
accompagner le cas échéant, en lien avec la DDT 2A, la
conduite des PPR multirisques en cours ou à venir (CCTP,
principes de zonages et projet de règlement), en
s?appuyant si besoin sur les expériences d?autres
départements du continent.
5 Insuffisance de la
couverture et de la
qualité du porter à
connaissance (PAC)
sur le risque
(territoires avec ou
sans PPR) pour assurer
sa prise en compte
dans l'aménagement
FORT Partage (en CAR notamment) de
l?importance du PAC/note
d'enjeux, animation et appui à la
programmation au niveau
régional
Stratégie PAC établie, en
présence ou absence de PPR,
cartographie multirisques et
hiérarchisation pour le dire de
l'État. Note d?harmonisation
entre départements.
Examen
documentaire,
dont éventuels
documents
méthodologique
s locaux
(doctrines,
document type
de PAC) et
exemples de PAC,
notes d'enjeux
de l'État
Entretiens
DREAL-DDT-
préfectures
La couverture de l?île en PPR et la programmation au niveau régional (non évoquée en CAR) sont rappelées au
Risque 3.
Les critères de choix d?outils à mobiliser (entre un PPR ou un PAC + article R.111-2 du Code de l?urbanisme) ne
sont pas établis pour les risques d?inondation et de mouvements de terrain, contrairement aux feux de forêt.
Ils mériteraient d?être partagés et harmonisés à l?échelle régionale.
Dans le cas de PPR en cours d?élaboration, et dans l?attente de leur approbation, les études sont portées à la
connaissance des collectivités accompagnées d?un courrier avec recommandations (exemple : études du PPRI
du Golo Bastia Sud (28 communes, mars 2022) et du PPR mouvements de terrain du Grand Bastia (6 communes,
mai 2023)). Une étude mouvement de terrain a aussi été portée à connaissance à Prunelli-di-Fium?Orbo.
En l?absence de PPR inondation, la stratégie pour le dire de l?État s?appuie sur les doctrines régionales AZI/AZS
précitées.
Un PAC inondation récent a été transmis par la DDT 2B en Haute-Corse (Ile Rousse et Santa-Reparata-di-Balagna,
octobre 2023).
Il n?existe pas de doctrine PAC spécifique aux risques de mouvements de terrain.
MOYEN
S45. Suggestion à la DREAL (et aux DDT) : Sur les
territoires exposés aux risques d?aléas torrentiels et de
mouvement de terrain, établir des critères clairs de
choix entre une couverture PPR et/ou PAC (+R.111-2 du
Code de l?urbanisme), dans le cadre de l?exercice de
programmation des PPR.
S46. Suggestion à la DREAL et aux DDT : Partager et
anticiper, en lien avec le BRGM, la stratégie de
valorisation de l?atlas régional auprès des communes, en
anticipant l?identification des zones à enjeux, et en
identifiant les modalités pratiques d?utilisation de cette
connaissance, notamment par le biais d?une doctrine
PAC spécifique aux mouvements de terrain co-
construite DREAL/DDT.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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6 Insuffisance de
l'information des
collectivités et de la
population
FORT Stratégie établie d'information
des collectivités et des
populations sur les risques et les
mesures de réduction de la
vulnérabilité (documents, outils
informatiques, communications,
manifestations terrain, veille
presse, réseaux sociaux,
dispositifs d'écoute...) sur
campagnes nationale et au-delà.
Actions de communication et de
sensibilisation concertées
(moyens; qui et avec qui ; publics
ciblés : élus, particuliers,
associations, hébergement et
activités touristiques (canyoning,
baignade, camping)
Réalisation, communication et
actualisation des DDRM,
réalisation des TIM (transmission
d'informations au maires)
Suivi des indicateurs des 3
dernières années (cf. instruction
nationale en vigueur).
Mise à jour de GASPAR, sites
internet de mise à disposition des
documents (PPR, guides
méthodologiques, vidéos.?),
Géorisques (IAL).
Examen
documentaire
dont exemple de
dossiers (TIM,
DDRM
numériques
accessibles par
Géorisques et
par les sites
internet
DDT/préfecture/
DREAL)
Entretiens
DREAL-DDT-
préfectures
-
collectivités
-acteurs
?tourisme?
(guides,
campings,
canyoning?
)
Stratégie établie d'information des collectivités et des populations sur les risques
En cohérence avec la feuille de route nationale, la stratégie régionale 2022-2024 a identifié comme première
priorité d?action « Faire de l?information sur les risques une priorité affichée »17, avec des actions réajustées au
contexte local telles que l?actualisation des DDRM et des sites internet des préfectures, ou l?accompagnement
financier et technique des actions de sensibilisation menées par les collectivités. Ce choix manque sans doute
un peu d?ambition affichée sur l?impulsion des actions ainsi que sur l?association des acteurs et de la population
nécessaire pour développer la culture du risque.
Cf. aussi Risque 2 sur la stratégie de responsabilité et d?accompagnement des collectivités.
DDRM, réalisation des TIM
Le DDRM 2A a été réactualisé en 2021 et publié sur le site internet de la préfecture de Corse-du-Sud.
La version actuelle du DDRM 2B a plus de 7 ans (2015), il est en cours de révision par le SIDPC.
L?avancement de la transmission des TIM n?est ni connue ni suivie par la DREAL.
Selon les données accessibles sur GASPAR/Géorisques, seulement 40 TIM ont été déclarés transmis en 2A et 8
TIM en 2B, sur la période 2001-2003. Les TIM ont cependant été transmis par la préfecture dès l'approbation
du DDRM 2A en 2021, avec une réunion avec les collectivités.
Communication grand public, sites internet et Géorisques
La communication relève essentiellement des préfectures, avec une sensibilisation forte des services sur la
nécessité d?un dire unique de l?État pour éviter les éventuelles incohérences. Les DDT alimentent les sites
internet des préfectures (cf. ci-après).
Dans les faits, la communication la plus impactante intervient surtout dans le cas des crises (« la nature fait le
travail pour nous »), avec des demande d?assistante technique immédiate par les collectivités (mesures à
prendre, dossier loi sur l?eau, ré-interrogation de l?aménagement) : inondation en 2013 avec neutralisation de
l?aéroport d?Ajaccio, dégâts en Haute-Corse en 2015-2016, tempêtes récentes de novembre 2023 notamment.
L?accessibilité des informations pour le citoyen semble peu évidente avec la multiplication des sites et
plateformes.
Les sources d?information sur les sites internet des services de l?État sont multiples et présentent des références
résiduelles mal actualisées.
Le site de la DREAL présente des informations générales sur l?information préventive et les risques naturels qui
restent pour certaines d?actualité, mais plusieurs pages ne sont plus à jour (2011, 2017?) ou sont introuvables
(liens vers les DDRM ou encore présentation des risques de mouvement de terrain en Corse par exemple).
Le site des services de l?État en région Corse n?est pas complètement actualisé (dernière mise à jour 2015) : il
évoque le DDRM 2A en cours de révision en 2010, et le site de la préfecture de Corse-du-Sud liste, a priori de
manière exhaustive, tous les PPR ou études menées, mais les liens vers les documents associés semblent
renvoyer de manière trop fréquente vers des pages introuvables ou supprimées.
Géorisques est un outil jugé extrêmement intéressant, a priori à jour, mais nécessite, selon la DREAL, un travail
d?harmonisation en interdépartemental (cf. matrice management et pilotage).
Autres vecteurs d?information (que ceux évoqués précédemment et au Risque 2)
Le BRGM, qui intervient selon plusieurs formats auprès des services de l?État et des collectivités, reste par
exemple peu sollicité sur le sujet de l?information aux collectivités et aux populations. Le point a été soulevé
lors du CRP 2023, et des actions de sensibilisation devraient être cadrées et menées en 2024, probablement
auprès des élus (associations des maires, élus en charge des risques et ou aménagement) mais également des
associations d?escalade/spéléologie. Les évènements de type « assises régionales du littoral ou des risques
naturels » sont un bon relais d?information et d?échanges avec les collectivités (pas organisées récemment en
FORT
Rappel S2 (Matrice Management) : Suggestion aux
DREAL /DDT/ Préfectures : Poursuivre la mise à jour des
sites internet des services de l?État en mettant à
disposition les documents officiels (PPR par ex) et en
retirant les références anciennes. Envisager la
navigation sur les sites internet permettant une
« expérience utilisateur » simple et accessible, et guidant
vers des informations actualisées.
Rappel S15 (Matrice Management) : Suggestion aux
DREAL et DDT : Mettre au clair les éventuelles difficultés
restantes d?alimentation de Géorisques (et s?assurer de
sa mise à jour régulière) et la capitalisation des données
via les sites alimentés par les DDT/GeoIde (risque de
doublonnage ou de données mal actualisées).
17 Priorité 1 : OS1 - Initier en 2022 la révision du DDRM de la Haute-Corse, en intégrant la rédaction des TIM et des fiches communales d?information risques et sols (SIDPC 2B/DDT 2B) ; OS2 - Mettre à jour les informations relatives à l?IAL sur les sites des préfectures (SIDPC/DDT) ; OS3 - Poursuivre
l?accompagnement des communes pour la réalisation des PCS, voire des PICS (SIDPC) ; OS4 - Assurer la bonne alimentation de Géorisques, notamment en garantissant le lien avec Gaspar et le GPU (DREAL/DDT).
Priorité 2 : OS5 - Poursuivre l?accompagnement financier et technique des actions de sensibilisation menées par les collectivités (DDT / DREAL) ; OS6 : Participer et, le cas échéant, contribuer aux actions de la Mission Interrégionale Inondation Arc Méditerranéen (DREAL/DDT/SIDPC).
PUBLIÉ
https://www.corse.developpement-durable.gouv.fr/actions-et-informations-preventives-en-corse-r140.html
https://www.prefectures-regions.gouv.fr/corse/Region-et-institutions/L-action-de-l-etat/Environnement-developpement-durable-et-prevention-des-risques/Prevention-des-riques
https://www.corse-du-sud.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Securite-protection-des-populations/Prevention-des-risques/Les-Plans-de-Prevention-des-Risques-Naturels/Le-risque-inondation
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Corse).
La journée Résilience du 13 octobre 2023 a fait l?objet d?actions limitées, sans participation forte des DDT (cf.
matrice management et pilotage).
La sensibilisation des touristes est également un point qui reste à investiguer (problématique relevée en CDSC
2B, avec le constat d?un fort manque de sensibilisation aux risques, et la volonté des collectivités de ne pas
effrayer ; idem pour les risques en vallée de la Restonica).
La sensibilisation et l?information mériteraient d?être mieux développées selon les deux DDT. Des plaquettes
d?information élaborées avec la MIIAM ont fait l?objet d?une large diffusion.
Le préfet de Haute-Corse a validé la feuille de route du service DDT2B/SENAP en souhaitant mobiliser la DDT
pour des réunions d?informations auprès des maires et des scolaires. La DREAL n?a pas de contact avec
l?éducation nationale (DASEN).
Sur le sujet particulier des campings exposés aux risques d?inondation (70% situation en zone à risque
débordement, 25% en zone submersion par exemple), les DDT sont informées (2A) ou sollicitées pour avis dans
le cadre des commissions sécurité (en 2B, et pour certains sites identifiés comme « points noirs » en 2A depuis
le recensement fin dans le département des campings exposés en 2022). Des échanges ont lieu dans ce cadre
pour informer et sensibiliser sur les risques. Des avancées positives ont été notées (formation, exercice
d?évacuation) et des échanges ont aussi lieu avec les gestionnaires, l?Union des métiers et des industries de
l'hôtellerie et dans une moindre mesure avec la FNHPA (ayant par exemple conduit à la prise en compte de
certaines remarques dans les PPRI récents - Ghisonaccia : montée en gamme de camping sans augmentation
des capacités d?accueil).
Rappel S3 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et aux DDT : Relayer davantage et par des
contacts ciblés au-delà de l?information mise en ligne sur
le site internet de l?État, l?appel à manifestation de la
journée « Tous résilients face aux risques du 13 octobre
et initier des actions dans ce cadre comme en continu.
3. S?assurer de la bonne mise en oeuvre des outils
7 Mauvaise mise en
oeuvre des PPR liée à la
complexité des
documents
graphiques, du
règlement ou à
l'existence de notions
juridiques
approximatives dans
le règlement
MOYEN
Doctrines élaborées.
Veille (et exploitation) des
retours d'enquêtes publiques,
d'élus ou d'acteurs, des
contentieux, les
dysfonctionnements repérés.
Analyse de dossiers approuvés et
formalisation du processus de
relecture des projets de
règlement par le service de la
DDT chargé de l'aménagement et
de l'urbanisme.
Formation des agents chargés de
la prévention des risques au droit
de l'urbanisme (DREAL/DDT).
Examen
documentaire
Entretiens
DDT Démarches, veille pour faciliter la mise oeuvre des PPR
Un logigramme d?élaboration des PPR a notamment été établi par la DDT 2B afin de sécuriser les procédures
dans une logique de démarche qualité, avec l?appui du CRVH (plusieurs contentieux PPR pour vice de forme
avant 2015). Cette formalisation n?a pas été spécifiquement réactualisée depuis.
Avant le projet de réorganisation (en cours), les services de la DDT 2A en charge des risques et de l?urbanisme
n?effectuaient pas de relecture croisée avant validation du règlement des PPR. Aujourd?hui, le service n?a pas
la capacité d?assurer un suivi de l?application des PPR, même s?il est estimé a priori plutôt bon. Le regroupement
de ces thématiques au sein du même service, et les futurs recrutements associés, devraient permettre une
vision plus transversale et un meilleur suivi.
En 2B, les échanges entre service risques et service urbanisme sont réguliers (cf. infra). Le projet de règlement
des PPR mouvements de terrain Grand Bastia en cours a été soumis pour avis.
En Corse, l?État instruit de nombreux dossiers d?urbanisme pour le compte des communes (cf. Risque 8 infra).
Contentieux, difficultés d?application
Les PPR récents ne font pas l?objet de nombreux contentieux. Certains le sont par exception d?illégalité (via un
permis de construire refusé) et sont suivis par le service juridique de la DDT, pour le cas de la Haute-Corse.
La plupart porte sur une erreur manifeste d?appréciation. La DDT2B a exprimé son souhait de faire une
présentation de la thématique Risques auprès des magistrats du TA de Bastia.
Les jugements sont capitalisés en interne et analysés pour amélioration continue des documents.
Le caractère ancien de certains PPR pose difficulté dans leur application et l?instruction du droit des sols, par
exemple :
- PPR élaboré sous fond cartographique SCAN25 (PPRI du Golfe de St Florent par exemple), avec une
évolution de l?occupation des sols et la nécessité d?une instruction à la parcelle,
- Distinction, dans le règlement, de règles applicables en fonction de la situation de la parcelle dans/hors
parties actuellement actualisées, avec une forte évolution des PAU depuis l?approbation du PPR.
MOYEN
Rappel S27 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et aux DDT : Étudier les possibilités de
mutualisation DREAL-DDT de certaines compétences
transversales type juridique ou marché publics.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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La DDT 2A ne dispose pas d?outils formalisés d?enregistrement et de capitalisation des contentieux et difficultés
d?application des PPR.
8 Articulation
insuffisante avec les
documents
d?urbanisme et les
schémas
d'aménagement du
territoire
Insuffisance du
contrôle de légalité
Multiplication des
saisines du Tribunal
administratif par des
particuliers, sociétés,
collectivités, et de
condamnations
TRES
FORT
Note d?organisation préfecture-
DDT, répartition des rôles DDT-
DREAL
Vérification de l'intégration des
PPR aux PLU, traduction dans les
documents d?urbanisme.
Actions de sensibilisation et
d'accompagnement des
collectivités et des acteurs sur
PPR et PAC (quoi, qui réalise?).
Transversalité et articulation
entre services risques et
aménagement, formation des
agents, pour assurer le lien avec
le volet aménagement-
urbanisme (PADDUC, PLU, SCoT-
PAC, contribution aux avis
MRAe?) : instances de
coordination et d?échanges,
fréquence, productions?
Analyse de l'articulation avec les
documents d'urbanisme et les
schémas (SCoT, PLU, SDAGE,
SAGE...).
Suivi des contentieux,
valorisation/mutualisation des
jurisprudences
Organisation de la réponse au TA
Examen
documentaire
Entretiens
DDT-
Préfectures
DREAL-
collectivités
État de la planification et instruction ADS
Quasiment toutes les communes de Corse sont concernées par les risques naturels, la construction est dyna-
mique depuis 2010 malgré les contraintes des lois Montagne/Littoral, et la planification de l?urbanisme est peu
développée : absence de SCoT et de PLU intercommunal, peu de communes disposent d?un PLU (44 PLU en
2B ; en 2A Porto-Vecchio, qui compte plus de 11 400 habitants, ne dispose pas encore de PLU) et de très nom-
breuses communes restent au RNU (près de 60% pour la Haute-Corse, 60% sur l?arrondissement d?Ajaccio et
davantage sur celui de Sartène).
L?État instruit de nombreux dossiers d?urbanisme pour le compte des communes (en Haute-Corse en 2022 :
2022 dossiers pour 113 communes au RNU et 55 communes compétences liées par un conventionnement ; par
ailleurs 47 communes bénéficient de l'accès à la cartographie dynamique de la DDT comme support à la
délivrance de leurs autorisations d'urbanisme).
En 2B, le service SUCR a la double mission d?accompagner les communes pour l?élaboration des documents
d?urbanisme et de réaliser le contrôle de légalité. Les missions s?effectuent de manière transversale avec l?unité
en charge des risques naturels, dans le cadre de l?élaboration du porter à connaissance de l?État au lancement
de la démarche d?élaboration du document d?urbanisme, et pour s?assurer de la bonne intégration du risque
par le PLU. La DDT n?effectue pas de vérification institutionnalisée de l?intégration des PPR dans un document
d?urbanisme préexistant, mais les PPR récemment approuvés sont bien transmis à la collectivité et partagés en
interne DDT.
De nombreux permis de construire sont déposés en zone à risque, et l?unité risques est régulièrement
consultée, avec des formations sensibilisations des instructeurs ADS.
En 2021, le service risques de la DDT 2A était mobilisé à hauteur de 400 avis sur les autorisations d?urbanisme.
Une démarche d?amélioration participative au processus opérationnel (APPO) a été mise en place (amélioration
de la communication sur le site internet de la préfecture, formation des instructeurs des autorisations
d?urbanisme et délimitation d?un cadre dans lequel l?unité pouvait être sollicitée) et a permis de réduire
considérablement les sollicitations, avec 40 avis au 1er semestre 2023.
Les avis risques-urbanisme ont beaucoup baissé aussi en 2B, notamment grâce à des réunions réalisées avec le
service risques pour former/sensibiliser les instructeurs ADS (une cinquantaine d?avis par an, principalement
sur des secteurs avec PPRN prescrits (Calvi) ou approuvés). Facilité pour les collectivités d?avoir un avis État,
notamment lors des refus.
Sensibilisation et accompagnement des acteurs sur les PPR et PAC
Si les élus sont sensibilisés aux risques d?inondations via les évènements récents et récurrents, les discussions
sont plus délicates lorsqu?il s?agit de prendre des mesures de prévention et de geler la constructibilité des
terrains. La CAB (communauté d?agglomération de Bastia) a rencontré des difficultés dans le cadre du PPRI
Bastia sud, où certains secteurs sont passés de « rien du tout à zone rouge PPR » avec des incompréhensions
de la population.
Le préfet de Haute-Corse est dans une posture d?État facilitateur auprès des collectivités, avec l?appui de la DDT
pour aide à la décision sur les risques. Des discussions peuvent s?engager avec les élus sur les possibilités
restantes en zone rouge (exemple de Biguglia : projet d?extension d?équipements sportifs, en future zone rouge
PPR), ou les volontés d?ouverture à l?urbanisation avant que la révision du PPR ne soit approuvée (Borgo).
La DDT 2A reste régulièrement consultée par les services instructeurs et les porteurs de projets sur des
questions basiques pour « validation » de leur projet, sans recherche préalable des documents ou règles du
PPR qui s?appliquent. Un support de formation intéressant a été présenté sur la prise en compte des risques
naturels dans le cadre de clubs ADS (mars 2023).
La réorganisation de la DDT a permis de réaffirmer un rôle essentiel dans la mise en cohérence des deux
approches risques et urbanisme, qui se traduit dans la participation aux réunions des personnes publiques
associées, aux réunions publiques et un souhait de partage d?information via le site de la préfecture.
FAIBLE
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 98 sur 126
Contrôle de légalité des documents d?urbanisme
Même si l?association U Levante est critique sur le respect des réglementations en Corse par les différents
acteurs, dont les collectivités, et sur le contrôle de légalité réalisé par l?État (en notant toutefois quelques
améliorations sur les dernières années pour ce dernier), le contrôle de légalité est particulièrement développé
en Corse. Selon le rapport de la Cour des comptes, environ 20 % des actes reçus ont donné lieu à un contrôle
de légalité sur l?exercice 2015-2021 au niveau national ; les deux départements de Corse figurent parmi les 9
départements affichant des taux nettement supérieurs. Pour plus de précisions et dans la mesure où cela
concerne plusieurs aléas, voir aussi la matrice management et pilotage/Risque 12.
Rappel S29 (Matrice Management) : Suggestion aux
DDT/Préfecture/Parquet : Poursuivre les échanges et
rapprochement entre services en charge du contrôle de
légalité et du contentieux (DDT/préfecture/parquet)
pour permettre une bonne connaissance respective,
sensibiliser aux risques et aux compétences réciproques,
partager les priorités/suivi d?avancement des dossiers,
et faciliter les échanges pour leur bon traitement.
PUBLIÉ
https://www.ccomptes.fr/fr/documents/62266
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Matrice relative à la stratégie de contrôle des ICPE
Les installations ICPE/Déchets ne font pas l?objet d?un suivi spécifique dans cette matrice, elles sont prises en compte dans l?échantillonnage du thème contrôle des ICPE.
N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
1. Réaliser des inspections priorisées et de qualité
1.1 Moyens, animation et professionnalisation
1 Manque de
professionnalism
e des inspecteurs
(habilitation,
formation
continue,
posture trop
"cow-boys" ou
trop
complaisante?)
FORT Processus d'habilitation et de
supervision des inspecteurs.
Formation technique, juridique
et à la posture de l'inspecteur,
compagnonnage. Organisation
de la formation continue des
inspecteurs.
Relations avec les cellules
juridiques de la préfecture ou
du siège de la DREAL.
Document
processus
habilitation/for
mation et
compagnonnag
e/
supervision.
Enregistrement
des parcours et
des formations.
DREAL
Direction,
SPR, UD et
SG.
Substitut
du
Procureur
de Bastia.
Exploitant
s ICPE :
groupe
Petroni,
Syvadec,
Antargaz,
CHIMIREC
Corsica,
AM
Environne
ment.
Le processus de formation des inspecteurs ICPE mis en oeuvre en Corse suit strictement les dispositions na-
tionales en la matière, notamment les notes de la DGPR du 04 mai 2021 (formation des inspecteurs) et du 21
décembre 2021 (tutorat des inspecteurs).
Il fait l?objet d?un suivi en interne au SRNT.
La quasi-totalité des rapports produits par l?inspection fait l?objet d?une triple signature (inspecteur/vérifica-
teur/approbateur) comme prévu par le guide DGPR du 28 janvier 2020, notamment l?ensemble des rapports
« SEVESO ».
Pas de mission juridique dédiée en DREAL.
Les relations avec le service juridique de la préfecture (2A) et celui de la DDT 2B sont cordiales, mais ne sont
pas fluides et peuvent conduire à des informations partielles des deux côtés dans le cadre de dossiers soumis
à contentieux.
Le professionnalisme des inspecteurs ICPE, leur réactivité, la pertinence de leurs constats et de leur action,
leur juste posture sont soulignés par les industriels rencontrés. La substitut du procureur souligne leur
compétence.
FAIBLE
2 Mise à
disposition
inadaptée des
moyens
consacrés à
l'inspection des
ICPE
FORT Répartition des moyens entre
les 2 UD.
Mutualisation des
compétences thématiques.
Outils de pilotage régional et
départemental.
Appui du continent.
Examen de ces
documents.
DREAL
SPR et UD,
SG, Préfet
de Haute-
Corse,
(Cf. aussi la matrice management et pilotage) Un projet de note d?organisation du SRNT décrit notamment
les moyens consacrés à l?inspection, les outils, et présente d?une façon générale le fonctionnement du
service.
Le SRNT regroupe 12 personnes dont 1 chef de service et 2 assistantes. Les unités départementales (UD) sont
composées de 4 inspecteurs ICPE dont un chef d?UD en 2A et de 4,5 inspecteurs dont un chef d?UD en 2B.
Chaque chef d?UD pilote l?inspection dans son département. Le chef de service coordonne les actions au
niveau régional et gère directement les dossiers régionaux (après-mines, PRSE, Plan Santé-amiante?).
Des référents thématiques (pilotés par le chef de service) sont nommés au sein du SRNT, pour une partie
congrue de leur poste, essentiellement comme relai des actualités émanant de la DGPR. Ils ne sont pas
positionnés en compagnonnage systématique des autres agents, mais peuvent venir en appui en tant que
de besoin (ex. des équipements sous pression).
Bien que les agents aient en charge des thématiques attitrées au sein de chaque UD, une grande polyvalence
est demandée afin que les agents puissent prendre en charge ponctuellement des dossiers qui ne
relèveraient pas directement de leur thématique. Ceci se fait sous la supervision des supérieurs
hiérarchiques. De la même façon, les agents d?une UD peuvent pallier et subvenir au besoin d?une autre UD
en termes d?inspection ou d?instruction de dossier.
MOYE
N
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
Les inspecteurs, référents thématiques, ont exprimé leur difficulté à assurer un rôle d?animateur compte
tenu du peu de temps alloué pour cette mission eu égard aux objectifs du plan pluriannuel de contrôle.
Le Continent apporte un soutien pour les missions liées aux canalisations ainsi qu?aux ESP (équipements
sous-pression). Pour les premières, Il s?agit de la DREAL AURA et pour la seconde du pôle équipements sous
pression de la DREAL PACA. Des inspections communes sont également programmées (1 semaine ESP /an).
Une difficulté croissante pour le recrutement sur les postes d?inspecteur ICPE du fait de l?exposition
inhérente au métier. Pas de recrutement de contractuels pour le moment sur des postes d?inspecteur ICPE.
Un travail d?objectivation des stratégies d?arrivées et de départs des agents du continent et de Corse serait
sûrement utile.
Le préfet de Haute-Corse fait le constat que le département de Haute-Corse est plutôt bien outillé. Les
services de l?État sont présents et savent répondre. Sur des risques nouveaux, comme les incendies de
batteries Lithium-ion, c?est toutefois plus difficile de disposer de compétences (À noter que la DREAL a établi
un RETEX à la suite de ces incendies).
Rappel S25 (Matrice Management) : Suggestion au
secrétariat général de la DREAL : Mener, sur le
périmètre DREAL et DDT, un travail d?objectivation des
arrivées et départs des agents du continent et de Corse,
et proposer des pistes d?actions.
3 Insuffisance
d?animation du
réseau des
inspecteurs se
traduisant par de
fortes
hétérogénéités
des pratiques
interdépartemen
tales ou entre
inspecteurs
MOYE
N
Formalisation des relations
entre le siège et les UD.
Organisation du rapportage de
l'UD.
Délégation de signature.
Relations avec les services
départementaux.
Réunion de tous les
inspecteurs.
Diffusion et partage de la veille
réglementaire.
Modèles d'arrêtés issus des
contrôles pour situations
"ordinaires" (consignations,
mises en demeure).
Examen de ces
documents, CR,
circuits et
canaux
d?information.
DREAL
SPR et UD,
DDT
Chaque UD est pilotée par le responsable d?UD au travers de réunions et d?outils propres (tableaux Excel et
GUN), facilités par la taille des UD et la proximité des agents. Des réunions de coordination et d?échanges
entre l?ensemble des agents du SRNT ont lieu une fois par trimestre (rencontre à Corte pilotée par le chef de
service). Chaque réunion est assortie d?un ordre du jour et d?un compte rendu de réunion.
Ces réunions donnent lieu à des échanges sur des évolutions /questions réglementaires / positionnement de
l?inspection / des points de bilan des objectifs à atteindre.
Le chef de service et les chefs d?UD disposent de délégations et subdélégations de signature.
Tous les agents du service utilisent une signature électronique.
Les modèles d?arrêtés utilisés sont ceux présents sous ICAR.
Ce sont les référents thématiques qui diffusent l?information auprès de leurs collègues inspecteurs.
2A : les échanges interservices (DREAL/SBEP, ARS, DDT, SIS?) se font directement, au cas par cas sur les
dossiers essentiellement par courriel. Les services apportent les réponses attendues.
FAIBLE
4 Défaut
d'animation et
isolement du
réseau des
inspecteurs en
DD(ETS)PP
MOYE
N
Réunions avec les directeurs
des DD(ETS)PP.
Réunions régulières des
inspecteurs DD(ETS)PP.
Rôle et missions du CRIC.
Appuis techniques de la DREAL.
Examen des
documents.
Examen des
comptes
rendus.
Présentations
de dossiers
nécessitant
l'expertise de la
DREAL
DREAL
SPR
Un seul inspecteur ICPE pour les 2 DDETSPP de Corse (2A et 2B) basé à la DDETSPP de Bastia. Des échanges
essentiellement avec la directrice de la DDETSPP 2B où est basé l?inspecteur.
Des difficultés de recrutement sur ce poste et un turn-over important (Cf. aussi la matrice management et
pilotage)
Le CRIC désigné est celui de PACA. Son rôle et sa mission sont définis dans une lettre de mission d?octobre
2021.
Le niveau de soutien (accompagnement, apport d?informations, de conseils, relecture de rapports et inspec-
tions conjointes) qu?il apporte à l?inspecteur de la DDETSPP dépend de la connaissance du métier par ce der-
nier.
MOYE
N
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
1.2 Respect du programme et des priorités de contrôle
5 Mauvaise
définition des
priorités de
l'inspection et
non-conformité
du programme
vis-à-vis des
priorités
nationales
TRES
FORT
Documents stratégiques.
Prise en compte des priorités
nationales.
Analyse de risques (prise en
compte des enjeux du
territoire).
Note de priorité régionale et
documents de programmation.
Présentation
du plan
pluriannuel de
contrôles.
Examen de ces
documents.
DREAL
Direction
SPR et UD,
SGAC
L'activité industrielle étant peu développée en Corse, le nombre d'établissements présentant un risque
technologique ou chronique est relativement modeste. On compte en effet au niveau insulaire environ 130
installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) relevant du régime de l'autorisation
préfectorale ou de l?enregistrement. Les activités industrielles présentant des risques relèvent des secteurs
:
? de l'énergie avec les centrales de production d'électricité et les stockages d'hydrocarbures associés ;
? des stockages d'hydrocarbures et de gaz, ainsi que d'explosifs ;
? du traitement des déchets (sites de stockage autorisés, centres de transit de déchets dangereux, centres
de recyclage des véhicules hors d'usage) ;
? de l'industrie extractive des carrières avec leurs unités de traitement de matériaux ;
? des industries agro-alimentaires (coopératives viticoles, boissons...) ;
? des établissements agricoles et animaliers (élevages, chenils, parcs animaliers, aquaculture).
Moins de 10 établissements relèvent de la directive IED en Corse (centrales thermiques EDF ; installations
de stockage de déchets non dangereux ; centres de transit de déchets dangereux).
Principalement pour les besoins énergétiques de la Corse, 11 sites industriels à risques technologiques
majeurs, dits « Seveso » (seuil haut et seuil bas), sont implantés en Corse. L'insularité implique la présence
minimale des dépôts pétroliers et de gaz liquéfiés, afin d'assurer une alimentation de l'île en énergie
(carburants, gaz de ville) pour assurer le maintien de l'activité économique en toutes circonstances.
Le document « Orientations, Objectifs et Priorités 2023 pour la prévention des risques technologiques en
Corse » est élaboré sur la base de la note DGPR « actions nationales » ainsi que sur les constats/besoins
émanant du terrain (actions régionales).
Il donne lieu à des échanges préalables entre le chef du service et les 2 chefs d?UD et entre inspecteurs au
sein de chaque UD.
Les priorités locales sont établies à partir :
? des accidents : Ex : incendies des batteries Ion-lithium ;
? du traitement des plaintes : essentiellement sur les filières déchets, traitement de matériaux, car-
rières, sites illégaux déchets/carrières ;
? des thématiques spécifiques locales : caves vinicoles ;
? des échanges avec les autres services ;
? des échanges avec les agents du SRNT (tracés dans les CR d?UD).
Elles peuvent donc être revues en cours d?année.
Pas d?analyse de risque formalisée
Pas de feuille de route ni d?orientation de la direction pour bâtir le programme annuel.
La (nouvelle) direction attend que les priorités soient établies dans une vision globale définie en commun
(service/direction).
Le programme d?actions établi suivant les critères nationaux est transmis (2A) ou présenté (2B) aux préfets
et présenté aux procureurs de la République.
FAIBLE
Rappel S13 (Matrice Management) : Suggestion à la
direction de la DREAL : Formaliser annuellement, en
lien avec les services, des lettres de mission par
domaine, arrêtant les priorités et objectifs de l?année.
Rappel S4 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL : Proposer plus régulièrement des sujets risques
en CAR, pour information sur de nouveaux dispositifs,
harmonisation des positions ou validation de
stratégies (ex : stratégie triennale régionale RN) ou de
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
Il n?est pas présenté en CAR.
programmes annuels de travail (programmation PPR,
plans de contrôles ICPE ou ouvrages hydrauliques?).
6 Ne pas atteindre
le nombre
d'inspections
requis et ne pas
respecter la
programmation
MOYE
N
Bonne priorisation.
Pilotage et suivi de
l'avancement.
Modalités d'ajustement et de
priorisation des inspections
permettant une réactivité
importante (prise en compte
des inspections post accident).
Bilans annuels par UD et par le
siège. Tableau de bord de suivi
de l'activité (instruction,
inspection)
Existence d'engagements de
service conclus avec les préfets
de département.
Examen des
outils de suivi.
Évaluation
intermédiaire
du programme
de travail.
Comparaison
entre la
programmatio
n et le réalisé
sur les 3
dernières
années.
Examen des
bilans des
années
précédentes et
des suites
données.
DREAL
Direction,
SPR et UD
Les établissements font l?objet d?une caractérisation suivant la note du 24 novembre 2016 relative au plan
pluriannuel de contrôle en P1 (inspection tous les ans), P2 (tous les 3 ans) et P3 (tous les 7 ans). La fréquence
de ces inspections est suivie via GUN. Le programme d?inspections inclut également les actions nationales
annuelles (note DGPR annuelle) ainsi que les actions régionales.
Un volant d?inspections (4-5 inspections par département) est laissé libre afin de pouvoir mener des inspec-
tions réactives (incident/accident, demande Préfet?).
Tous les trimestres une revue des objectifs est effectuée en réunion de service et peut donner lieu à des
réajustements. Cette revue se fait au travers d?un outil Excel adossé à la note « Orientations, Objectifs et
Priorités 2023 pour la prévention des risques technologiques en Corse ». Parallèlement, chaque UD pilote son
programme inspection/instruction selon les besoins.
La direction a demandé un bilan à 6 mois du plan d?action annuel du SRNT. Ce bilan a été établi, Il présente
l?avancement des actions et permet un pilotage rapproché des actions en retard d?avancement.
Pas de contrat d?engagement avec les préfets sur les sujets RT.
Des bilatérales CS SRNT/direction sur des sujets particuliers ou des sujets plus saillants (ex : si risque d?urgence
politique?).
Parfois des discussions avec Direction ou autres services DREAL sur des dossiers particuliers.
La pression de l?atteinte des objectifs quantitatifs (23 inspections par inspecteur et par an) pèse sur les
inspecteurs, au détriment du travail de fond sur les thématiques (Cf. supra au point 3).
Atteinte des objectifs :
P1 : 92 % et P2 : 95 % à fin 2023
FAIBLE
7 Opacité et
manque de
communication,
mauvaise gestion
des plaintes par
l'inspection
MOYE
N
Mise en place d'instances de
concertation locales.
Actions de communication
externe avec ONG,
professionnels.
Mode de diffusion des rapports
d'inspection.
Enregistrement, traitement et
suivi régulier des plaintes.
Fiches réflexes en cas de plainte
(inspection réactive par
exemple).
Place des visites pour cessation
Présentation
de la stratégie
et des actions
de
communication
à destination
des
professionnels,
des
associations et
du public.
Examen des
outils de
DREAL
SPR et UD
Industriels
ICPE (Cf.
liste an
point 1),
substitut
du
procureur
2B
Communication :
L?ensemble des rapports est publié sur Géorisques via l?outil GUN. Seuls les exploitants, dans le cadre du
contradictoire, réagissent aux rapports de l?inspection. Peu de sollicitation de grand public ou des
associations sur ces rapports.
L?association U Levante indique avoir des contacts téléphoniques avec le CS du SRNT sur les carrières et les
risques technologiques en général, au cas par cas. Rien de systématique ni de formalisé avec les associations
environnementales.
CODERST : utilisé pour la co-construction, par ex sur la stratégie des caves vinicoles. Peu de sujets risques.
2A : ont lieu 4 fois / an. Le bilan de l?inspection des ICPE n?y est pas présenté.
FAIBLE
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
d?activité (et qualité de leur
traitement).
Modèles thématiques sur
intranet.
diffusion des
fiches d'écarts
relevés lors des
inspections et
réalisation de
tests.
Examen de
dossiers de
plaintes.
COLDEN : Un COLDEN existe en 2B et se met en place en 2A.
CODAF : orientés majoritairement « travail illégal » mais permettent de rencontrer les autres services afin
d?avoir une réponse coordonnée.
La valeur ajoutée de la participation du SRNT à ces comités n?est pas estimée comme étant à la hauteur de
l?investissement consenti. (Cf. suggestion au point 12 de la présente matrice).
Traitement des plaintes :
Ces 3 dernières années, 16 plaintes sont parvenues au SNRT (11 en 2B et 5 en 2A dont 1 DDETSPP2A). Ces
plaintes sont intégrées et suivies sur GUN.
Le traitement des plaintes est proportionné et ne donne pas lieu à une inspection systématiquement.
Globalement, le canevas mis en ligne sur ICAR est suivi par l?inspection.
Les plaintes anonymes ne sont pas traitées. Le SRNT prévient le parquet des visites suite à plainte (avec les
gendarmes).
Bonne coopération avec les gendarmes qui ont été formés par la DREAL. Ceux-ci s?occupent de la partie
pénale. Ils font les auditions, sans toujours solliciter la DREAL en amont pour éclairer la conduite des auditions
sur les questions techniques.
Pour les cessations d?activités, depuis le 1er juin 2022, sauf exception, il n?y a plus de visite « cessation
d?activités ». Les attestations fournies par les exploitants font référence.
Les cessations débutées antérieurement au 1er juin 2022 font l?objet d?inspections pour vérifier les conditions
de mise en sécurité puis de récolement des mesures de gestion in fine.
2. Réaliser des contrôles de qualité et s'assurer d'un suivi adapté des procédures
8 Qualité
insuffisante des
actes
FORT Appui préventif, appui du
service juridique à la rédaction
d?arrêtés sensibles.
Examen de
quelques
dossiers.
Relations avec
le préfet.
DREAL
SPR et UD.
Bureau
environne
ment BEA
Préf 2A,
DDT/
2B/SJC,
La DREAL n?a pas reconduit la mission juridique mise en place de 2020 à 2022 sur un demi-poste. Le SRNT a
repris en charge la gestion des contentieux liés aux actes administratifs qu?il propose aux Préfets, notamment
à la faveur d?une ingénieure du service ayant une formation juridique de base et une expérience du
contentieux. Le conseil juridique amont n?est pas assuré.
Absence d?organisation structurelle de la réponse juridique sur les contentieux ICPE et amont pour sécuriser
les productions.
2A : les juristes de la préfecture sont peu accessibles.
FORT
Rappel S27 (Matrice Management)
Suggestion à la DREAL et aux DDT : Étudier les
possibilités de mutualisation DREAL-DDT de certaines
compétences transversales, type juridique ou marchés
publics.
9 Mise en cause de
l?impartialité de
l?administration.
Les dossiers
concernés sont
typés : carrières,
CET, SEVESO
seuil haut,
incinérateurs
MOYE
N
Recours à des tierces
expertises.
Qualité du rapport de
présentation et comptes
rendus de CSS.
À évaluer sur
dossier la
qualité de prise
en compte des
demandes
DREAL
SPR
Bureau
environne
ment BEA
Préf 2A,
DDT/
2B/SJC
Les tierces expertises sont principalement utilisées pour les ISDND (correspondances d?étanchéités, stabilité
des massifs?).
À la demande des Préfets, les CSS des SEVESO et des ISDND ne sont pas réunies. Toutefois, il est prévu de
relancer celles des SEVESO en 2024 qui ne présentent plus de problème particulier, notamment sur le site
d?Antargaz dont le PPRT vient d?être signé, ENGIE Loretto n?exploite plus et a neutralisé les sphères non en-
coffrées de Butane.
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
Industriels
(Cf. liste
au point
1),
10 Utilisation
insuffisante ou
inadaptée des
mises en
demeure,
consignations,
amendes
administratives
FORT Doctrines locales.
Éventuelle présentation en
CAR.
Dispositif interne de contrôle.
Statistiques annuelles (à
comparer avec le national).
Processus
Notes
Examen de
dossiers
DREAL
SPR.
Bureau
environne
ment BEA
Préf 2A,
DDT/
2B/SJC
SGAC.
La stratégie des mises en demeure est laissée à l?appréciation de la chaîne de l?inspection (inspecteur - chef
d?UD et chef de service). Chaque proposition de suites administratives est soumise à la validation de la
direction avant mise en signature du Préfet.
Chaque mise en demeure prise l?année N fait l?objet d?une inspection l?année N+1 et de propositions de suites
au Préfet (Levée de MED ou astreinte-amende, consignation, suspension?).
Le service s?est engagé en 2023, au travers d?une action régionale sur 3 années, dans la résorption des APMD
historiques. En l?absence d?éléments dans les dossiers d?entreprise, des inspections sont réalisées sur site.
L?inspection ne dispose d?aucun appui juridique dans la rédaction des arrêtés.
2A : La directrice de la direction de la coordination des politiques de l?État et du développement territorial a
alerté le SG de la préfecture à plusieurs reprises sur la précarité du BEA (Bureau Environnement et
Aménagement) en termes d?effectif compte tenu de la charge de travail. Il en résulte des retards de plusieurs
mois sur des mises en demeure. Les déclarations ICPE ont au départ été traitées par la DREAL (récépissés),
mais ce n?est plus le cas aujourd?hui. Le BEA indique des difficultés d?acculturation technique et un manque
de formation aux ICPE et à l?environnement en général.
Les pistes d?amélioration évoquées : mise en oeuvre d?un plan de formation ; création d?un pôle
juridique/contentieux mutualisé avec Bastia. Le SRNT de la DREAL et le bureau Environnement sont dans
l?attente de bilatérales avec le SG de la préfecture dans un souci de coordination.
En Haute-Corse, il n'y a plus de bureau de l'environnement identifié en tant que tel. Certaines missions sont
assurées par le service juridique et coordination (SJC) de la DDT2B, délégataire du préfet, notamment la mise
en enquête publique (ou consultation du public) des dossiers d'enregistrement et d'autorisation ICPE ou
encore la gestion administrative des déclarations. D'autres missions ne sont plus assurées par ce service,
comme par exemple, la relecture administrative, les mises à la signature du Préfet, les notifications et
publications des arrêtés ICPE (mise en demeure, astreinte, amende administrative...) ou la gestion des
contentieux ICPE. Par ailleurs, le SJC n'est plus destinataire des rapports de l'inspection et des propositions
de l'inspection des installations classées. Pour pallier à cette difficulté, la DREAL réalise certaines missions.
Une réflexion a été lancée suite au signalement de l'inspection générale. Un travail de concertation entre la
DREAL et la DDT2B pour retrouver une synergie et une cohérence globale du traitement des affaires ICPE est
à mener.
MOYE
N
Rappel S21 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et au préfet 2A : Redéfinir une organisation so-
lide pour sécuriser les missions entre la DREAL et le Bu-
reau de l?environnement et de l?aménagement de la
préfecture 2A.
Rappel S22 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et à la DDT2B : Sécuriser la procédure de
transmission des actes en lien avec les ICPE.
11 Non pertinence
ou insuffisance
des rapports
d?inspection, en
évitant
FORT Trace d?un contrôle
hiérarchique par le siège, par la
direction des rapports diffusés.
Appui des services juridiques
aux inspecteurs.
Examen de
dossiers.
Examen d?une
dizaine de
rapports
DREAL
Direction,
SPR et UD
La quasi-totalité des rapports produits par l?inspection fait l?objet d?une triple signature (inspecteur/vérifica-
teur/approbateur) comme prévu par le guide DGPR du 28 janvier 2020, notamment l?ensemble des rapports
« SEVESO ».
Après validation du rapport d?inspection par le chef d?UD (échange entre l?inspecteur et le chef d?UD), ce
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
insuffisance et
sur- qualité
diversifiés. dernier initie le circuit de signature des rapports en commençant par le chef de service.
Tout projet transmis au préfet passe par la direction, qui le valide par signature d?un bordereau.
2A : Le processus de signature des parapheurs entre UD et préfecture gagnerait à intégrer davantage de com-
munication directe pour améliorer la fluidité. Un suivi à l?aide d?Osmose des dossiers qui partent du SRNT au
BEA (préfecture) et à la précédente direction, sans succès.
La DGPR apporte un appui diligent et efficace sur les contentieux notamment en appel. (ex : ISDND de Giun-
caggio) mais aussi sur les différentes thématiques liées aux métiers de l?inspection.
Le chargé de mission déchets rattaché à la direction signe en tant que vérificateur, l?ensemble des rapports
en lien avec la thématique des déchets lorsque des suites administratives ou pénales sont proposées. Ce
positionnement du vérificateur en dehors du service n?est pas toujours compris par les inspecteurs.
La séparation des missions entre le SRNT et le chargé de mission déchets peut interroger quand elle vient sur
le champ du contrôle.
Pas d?appui juridique amont (cf. point 1).
S47. Suggestion à la DREAL et au préfet 2A : Veiller à
intégrer davantage de communication directe dans le
processus de signature des parapheurs entre UD et
préfecture, pour améliorer la fluidité et régler les dos-
siers qui le nécessitent.
12
Valorisation et
utilisation
insuffisante des
procès-verbaux
et suivi
insuffisant du
contentieux
pénal
FORT Relations et convention avec
les procureurs, avec le Parquet.
Réunion DREAL avec les
procureurs généraux.
Formation des inspecteurs au
droit pénal.
Utilisation de l?audition pénale.
Avis à la demande du
procureur.
Participation aux audiences sur
les cas graves.
Utilisation de la transaction
administrative.
Bilan des
procédures
pénales et
comparaisons
nationales.
Convention, PV
Examen de
quelques
dossiers :
précision des
PV, forme
Qualité des avis
sur le contexte
et les effets de
l?infraction.
Dossiers,
contacts avec
DDT et DREAL.
DREAL
SPR,
Substitut
du
Procureur
2B
Une réunion avec les procureurs/substituts en charge de l?environnement a lieu a minima annuellement par
département. Elle permet de faire un point sur le programme d?inspections de l?année et sur les difficultés
des dossiers prépondérants. Aucune convention n?a été établie. Mais des échanges en continu sont ménagés
avec les substituts. La DREAL est à l?écoute de propositions d?inspections émanant du parquet.
Outre les réunions qui se tiennent tous les 6 mois dans le cadre des COLDEN, il existe des rencontres plus
informelles entre le parquet et les enquêteurs au sujet de dossiers précis afin d?échanger sur les infractions
relevées et sur l?opportunité des poursuites in fine.
Formation limitée au cursus d?habilitation d?inspecteur des ICPE.
Compte tenu de la taille des équipes du SRNT, les UD ne pratiquent pas d?audition libre. Toutefois, les
inspections « difficiles » (sites illégaux de VHU et carrières essentiellement) sont menées en partenariat avec
les forces de l?ordre (gendarmeries). Lors de ces contrôles conjoints, l?inspection assure la rédaction des suites
administratives alors que les forces de l?ordre assurent le volet pénal, avec assistance de la DREAL (NATINF,
caractérisation des infractions...). La DREAL peut participer aux auditions faites par les gendarmes sur
demande.
La DREAL a formé les gendarmes (session en octobre 2023) sur les aspects ICPE (VHU et carrières illégaux
essentiellement).
Chaque audience fait l?objet d?une inspection du site concerné avec transmission du rapport aux procureurs
afin qu?ils puissent disposer d?une vision actualisée de la situation ayant donné lieu à PV. De la même manière,
chaque demande d?avis des procureurs fait l?objet d?un courrier de réponse.
La DREAL (Chef de service) prévoit par principe de participer à chaque audience sur PV rédigé par le service
et si demande du parquet, le CS dépose aussi pour des affaires relevant du champ de compétences du SRNT.
Les PV sont suivis par les UD avec leurs outils propres compte tenu que GUN ne prend pas en compte le volet
pénal.
Les recours sont visibles depuis peu dans Télérecours.
FAIBLE
S48. Suggestion à la DREAL : prévoir une extraction et
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
Pas ou peu d?assistance juridique pour traiter les recours. (Cf. point 1).
Bastia est le pôle régional environnemental (PRE), mis en place en 2021 (avec un objectif de plus grande
judiciarisation des atteintes à l?environnement). Les problématiques rencontrées dans le cadre du PRE
touchent à la question des déchets et à la problématique plus générale de leur gestion, aux ICPE mais
également à la pollution issue des STEP (Biomédias).
Le COLDEN (comité de lutte contre la délinquance environnementale) existe depuis 2021 (4 réunions déjà en
Haute-Corse). C?est le bras armé du pôle, mis en place en 2B à cette période-là. Il existait avant, mais un décret
d?automne 2023 l?a rendu obligatoire dans chaque département. Instance privilégiée pour connaître,
échanger et mettre en avant des problématiques parfois communes à plusieurs services permettant ainsi un
dialogue entre des administrations qui, jadis ne communiquaient pas, il est encore très récent et manque
encore d?effectivité, le partage de l?information avec les services d?enquête et différentes administrations
étant par ailleurs parfois difficile à juguler.
À Ajaccio, le 1er COLDEN se tiendra prochainement.
Des circulaires, propres à la Corse ont cadré la politique pénale territoriale pour la Corse : en 2013 et en 2023.
La circulaire de 2023 pointe les problématiques environnementales (et notamment la question des déchets
mais sans entrer dans le détail).
Des instances officielles d?échange sont en place : ICC (pas spécifiquement sur l?environnement) : instance de
coordination pour la Corse, avec la DSJ (direction des services judiciaires), la procureure générale de Paris, le
procureur : sur la base de cette circulaire : bilan, stratégie?
Réunion tous les ans pour rendre compte des actions conduites par les pôles, emblématiques. Les caves, les
déchets, les biomédias? figurent au titre des priorités, mais sans formalisation particulière ni déclinaison dans
les programmes de contrôles (mais les actions du parquet sont orientées : exemple des déchets) à mettre en
relation avec le petit nombre de dossiers suivis dans le cadre du pôle : 3-4 gros dossiers en cours.
Le COLDEN est encore en phase de démarrage, de connaissance mutuelle, contrairement au CODAF (travail
illégal?) et reste à dynamiser. Les CR du COLDEN sont transmis à DREAL et DDT ; une sorte de feuille de route.
Le CS du SRNT ou le chef d?UD participe aussi au CODAF, qui existe depuis des années. La dynamique est plus
ancrée et le fonctionnement plus rodé.
La circulaire de politique pénale, du 13 mars 2023 est venue redéfinir les orientations générales de la
précédente circulaire de 2013et ajoute les enjeux environnementaux comme axe majeur.
Le parquet recherche le partenariat avec les services enquêteurs.
Sur certains dossiers, l?avis des administrations est souvent sollicité quant à la réponse pénale qu?elles jugent
opportune. Les propositions ne sont pas toujours suivies et la substitut du procureur de Bastia estime qu?il
serait intéressant, à l?issue des délibérés notamment, d?échanger avec les partenaires afin de savoir ce qu?ils
en ont pensé. Faire des sortes de RETEX (retour d?expérience) lorsque le résultat n?est pas à la hauteur de la
peine espérée, la procédure ayant peut-être certaines failles qu?il convient d?analyser afin de ne pas
reproduire les mêmes erreurs par la suite.
une exploitation des recours accessibles sur Telere-
cours afin de capitaliser et d?en retirer un retour d?ex-
périence.
S49. Suggestion à la DREAL : proposer au parquet
d?établir une convention avec la DREAL, qui permet-
trait de prévoir les actions de collaboration, les mo-
ments d?information réciproque et également les re-
tours d?expérience à l?issue des délibérés.
13 Réalisation de
contrôles non
adaptés
FORT Procédures. Examen des
procédures
DREAL
Direction,
SPR et UD.
Il n?existe pas de procédure (qualité) d?inspection à la DREAL Corse. Les inspecteurs s?appuient sur le guide
méthodologique de la DGPR de juillet 2019.
Le besoin de sécurisation et de continuité de certaines activités, exprimé par les agents en formalisant des
procédures ne concerne pas les contrôles proprement dits qui suivent les directives nationales de l?inspection,
FAIBLE Rappel S1 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL (et aux DDT) : Sans forcément aller jusqu?à une
certification ISO et un système de management de la
qualité formalisé, développer des notes ou procédures
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
ce que partage la mission. Les inspecteurs, la plupart expérimentés en Corse, utilisent les bonnes pra-
tiques/procédures des autres régions comme référence. Un projet de procédure définissant les modalités de
recouvrement des sanctions financières prises en Corse par la DREAL dans le domaine des ICPE/Canalisa-
tions/ESP est en cours d?élaboration.
Le SRNT prévoit des réunions pour travailler sur les sujets identifiés et les procédures pour présentation en-
suite aux réunions trimestrielles du SRNT.
sur les processus potentiellement à risque, autant pour
limiter ceux-ci que pour assurer la continuité lors des
mobilités des agents.
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Matrice relative à la planification régionale et à la gestion des déchets
N° de
risque
Risques
inhérents
Niveau de
risque
inhérent
Mesures de contrôle interne
attendues (quoi?)
Techniques d'audit
utilisées
(comment?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
1. Suivi et accompagnement des collectivités territoriales dans l'élaboration et le suivi des plans de planification et de gestion des déchets
1 Perte de la
visibilité ou
manque
d'association
de la DREAL sur
les plans de
planification et
de gestion des
déchets actés
par les
collectivités
territoriales
FORT
Réunions d'échanges périodiques
entre la DREAL et les collectivités
territoriales sur la planification et la
gestion des déchets
Appui de la DREAL aux collectivités
territoriales dans le cadre de leurs
missions liées à la planification et la
gestion des déchets (via notamment
la transmission d'informations sur les
installations de gestion des déchets
relevant de la législation ICPE)
Examen
documentaire
Compte-rendu de
réunions
Échanges
d'information
DREAL
OEC,
agence
d?urbanism
e,
Ademe
SYVADEC,
CAPA,
préfets2B,
SGAC,
entreprises
ROCCA,
STOC,
CHIMIREC
CORSICA
AM
Environne
ment
Élaboration du PTPGD et échanges avec les principaux acteurs
La DREAL participe au comité de pilotage mis en place par l?Office de l?environnement de la Corse
(OEC), responsable de l?élaboration du plan territorial de prévention et de gestion des déchets
(PTPGD). Le suivi de l?élaboration du plan est assuré, à la DREAL, par un chargé de mission à mi-temps
déchets en lien direct avec la direction. L?avis du préfet de région est préparé par la DREAL et soumis
à sa validation. Il n?y a pas d?instances de pilotage du plan au niveau de l?État. Des réunions de
présentation de l?état d?avancement sont organisées avec les services préfectoraux (cf. aussi Risque
6 ci-après).
La DREAL veille à la prise en compte des objectifs réglementaires par l?OEC (loi de transition
énergétique pour la croissance verte, loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, directive cadre
déchets?).
L?enquête publique du PTPGD s?est achevée le 24 novembre 2023. L?adoption du plan par
l?Assemblée de Corse devrait intervenir dans le courant du 1er semestre 2024.
Le projet de PTPGD a suscité de nombreux débats en interne et avec les partenaires, ce qui a conduit
le préfet de région à émettre un avis défavorable en 2021, sur la précédente version, sur la base de
l?analyse produite par la DREAL. De fait, un retard sur la mise en place d?une nouvelle organisation
dans la prévention et la gestion des déchets était inéluctable. Les insuffisances du plan portaient
principalement sur l?état des lieux, les conséquences de la gestion des déchets pour les ménages, les
combustibles solides de récupération (CSR), la gestion des déchets jusqu?à la mise en service des
centres de tri et de valorisation de Bastia et d?Ajaccio (prévue en 2028).
L?État a rappelé l?obligation de valorisation énergétique de 70% des déchets qui ne pouvaient pas
faire l?objet d?une valorisation matière (cf. art. L.541-1 du code de l?environnement). La collectivité
s?y est opposée, en cohérence avec l?argumentaire de campagne électorale (refus d?incinération des
déchets). En 2010, la Collectivité de Corse a proscrit le recours à l?incinération. Introduire la
combustion des CSR revenait à revenir sur le sujet.
La DREAL a rappelé cette obligation. La Collectivité a revu le plan en conséquence, et a répondu aux
motivations ayant justifié l?avis défavorable du préfet.
Sur le sujet de l?état des lieux insuffisant, la réponse a été trouvée via la mise en place de
l?observatoire des déchets.
Un comité de pilotage pour l?élaboration a été mis en place par l?OEC, auquel participait la DREAL.
L?OEC a présenté lors de ces réunions les états successifs d?avancement du plan. La DREAL, souvent
à l?initiative des échanges, a ainsi pu formuler ses observations très en amont de la finalisation du
document. Les principaux interlocuteurs de la DREAL sur le PTPGD sont l?OEC, le SYVADEC et l?Ademe.
L?OEC a en charge la stratégie déchets, mais n?a aucun pouvoir pour obliger les maires ou les
opérateurs à suivre la stratégie. L?OEC est un EPIC, son président a aussi la responsabilité de la DGA
MOYEN
S51. Suggestion à la DREAL : Proposer au préfet de
maintenir ou développer des lieux d?échanges plus
formalisés pour travailler ensemble (État, Ademe,
Syvadec, OEC, AUE et élargir, autant que de besoin à
d?autres partenaires) sur les sujets techniques,
contribuant à la bonne mise en oeuvre des différents
objectifs du PTPGD.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Environnement de la CDC.
La rédaction du plan aura donc duré six ans, s?il est adopté en 2024, l?échéance initiale étant 2017.
Les relations de la DREAL avec la Collectivité de Corse sont parfois compliquées, avec cependant une
bonne collaboration approfondie avec certains de ses agences ou offices, comme l?Agence
d?urbanisme et d?énergie (AUE) et l?OEC.
L?Office de l?environnement, qui pilote de l?élaboration du PTPGD, voit la DREAL comme un
partenaire fiable, impartial, auprès de qui il sollicite souvent un avis technique, qui ne doit cependant
pas empiéter sur la compétence « traitement » du ressort du SYVADEC. La DREAL est en soutien de
l?OEC sur l?élaboration du PTPGD, avec une bonne collaboration (déchets, N2000?), quel que soit le
sujet porté par l?OEC. Les relations de l?OEC avec les services de l?État (DREAL, OFB?) sont fluides.
La DREAL alerte sur les procédures et la réglementation ICPE, le contrôle de légalité et les
compétences. La DREAL peut aussi, à la demande du préfet faire l?interface entre l?OEC et le SYVADEC.
Le président de l?OEC prend souvent directement contact avec le chargé de mission déchets de la
DREAL.
La DREAL échange bien avec les agents Ademe. Le préfet a confié à la DREAL l?instruction des dossiers
Fonds vert de la mesure biodéchets auparavant gérés par l?Ademe, aujourd?hui contributrice.
L?Ademe est plutôt en retrait sur la planification de la gestion des déchets.
Le SYVADEC a été associé, comme les autres personnalités qualifiées, à plusieurs réunions ou ateliers
et a transmis de nombreuses notes de contribution en réaction aux différentes versions du projet de
plan. Il apprécie le rôle de la DREAL et échange en toute transparence sur les plans technique et
financier (PTIC et plan de relance). Le SYVADEC contribue à l?observatoire du développement durable.
Quelques lenteurs sont signalées dans les instructions compliquées avec des aides aussi de l?OEC
(parfois 1 à 1,5 an pour avoir des réponses sur le financement ou non, et sur le montant), ce qui peut
générer des difficultés pour les communautés de communes qui n?ont pas beaucoup de moyens.
Installations de gestion des déchets
Au stade de la planification, la DREAL rappelle les procédures auxquelles sont soumises les
installations et les délais indicatifs associés. Deux points importants sont également régulièrement
rappelés par la DREAL à ses interlocuteurs : la prise en compte des contraintes aéronautiques (point
très restrictif en Corse) et les dispositions des lois Montagne et Littoral.
L?État est amené à intervenir chaque année sur des réquisitions d?installations de stockage de
déchets sous dimensionnées en Corse (cf. situation plus détaillée dans le Risque 6 ci-après). La loi
NOTRE a confié la compétence déchets à la collectivité, l?État n?intervenant que sur les missions
régaliennes. L?État accompagnera la mise en oeuvre du plan PTPDG. Cette position est régulièrement
rappelée par le préfet.
Le PTPGD offre des orientations intéressantes concernant les centres d?enfouissement. Les capacités
des centres de Viggianello et Prunelli-di-Fiumorbo, qui disposent d?autorisations assez récentes pour
augmenter leur capacité, restent largement insuffisantes.
La compétence de l?État est essentiellement sur le contrôle. Les financements peuvent être et sont
mobilisés. La capacité d?enfouissement de 65 000 tonnes manquantes amène à des réquisitions
annuelles, qui ne sont pas tenables dans la durée.
Le PTPGD va permettre de réaliser des centres de tri (« 1 ou 2 ») et de soulager les centres
d?enfouissement existants.
Deux projets sont prévus :
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- un projet de centre de tri et de valorisation (CTV) à Monte près de Bastia, porté par le
SYVADEC par délégation des EPCI, qui pourrait ?soulager? de 30 000 tonnes environ
l?enfouissement,
- un projet prévu dans l?agglomération d?Ajaccio.
Des projets d?unité de valorisation sont envisageables, portés par la CDC (compétente, via l?agence
AUE) qui pourraient fonctionner avec les combustibles solides de récupération.
Ce plan va permettre de mettre en place une politique de gestion des déchets plus vertueuse, en
promouvant davantage le tri à la source.
Beaucoup de réunions ont été tenues entre les services de l?État et la CDC pour retenir le principe de
projets de centres de tri.
Le président de la République a annoncé en septembre 2023 que l?État s?engagera sur un deuxième
centre. Les discussions de la CAPA avec la DREAL sur le centre de sur-tri près d?Ajaccio sont
constructives sur le volet de sa déclinaison opérationnelle.
Le centre de sur-tri de Monte (pour lequel l?État finance à hauteur de 80%) porté par le SYVADEC et
des industriels est engagé. La collectivité aurait préféré un équipement public mais le report de
décision pose d?autres difficultés, au regard de la situation des déchets en Corse.
Coûts et complémentarité des financements
Plusieurs opérateurs financent les mesures du plan (l?État, l?Ademe, le SYVADEC) avec des
complémentarités. Les financeurs s?assurent de ne pas soutenir des projets qui seraient orthogonaux
avec les orientations du futur plan encore non approuvé à ce jour, mais dont les grandes lignes sont
connues.
Les critères d?acceptation des financements ne sont pas toujours concordants entre les opérateurs.
Il existe une instance de gestion avec les acteurs Ademe/OEC ; le président de l?OEC y participe
systématiquement mais pas l?État, ce qui serait pourtant nécessaire sur le sujet Fonds vert. Sur
quelques cas, peu nombreux, des difficultés sont apparues par exemple sur l?information de
financement par Fonds vert pour les installations Balagne recyclage, projet privé, et la plateforme de
Belgodère sur un gisement de déchets similaire, portée par le SYVADEC.
La Corse a des contraintes financières qui pèsent sur les coûts du service public de gestion des
déchets (SPGD) et rendant les investissements difficiles pour les EPCI, avec un retard de déploiement
du tri à la source et des solutions de prétraitement pénalisé par la TGAP et un surcoût de transport
des valorisables sur le continent.
Certains acteurs souhaitent que soit étudiée la question de ces surcoûts, de façon analogue à ce qui
se fait dans les territoires d?outre-mer qui ont un niveau de développement similaire à la Corse
(Réunion, Antilles), pour permettre aux EPCI de mettre en oeuvre des actions de tri renforcées
prévues au PTPGD.
Perspectives d?approbation et mise en oeuvre du plan
Le PTPGD est critiqué, principalement avec des remarques des associations. Le point d?achoppement
le plus important est sur la combustion des combustibles solides de récupération (CSR). L?enquête
publique s?est récemment achevée. Selon la presse, en 33 jours, 561 avis ont été émis,
majoritairement négatifs, voire réclamant son retrait. Le président de l?OEC a annoncé que « les
modifications devront être à la marge ».
L?OEC porte des projets de convention cadre avec les EPCI pour avoir une homogénéité territoriale
et pour les convaincre d?aller vers une politique coordonnée.
S50. Suggestion à la DREAL : Contribuer activement à la
définition, au niveau de l?État et de ses opérateurs,
d?une stratégie d?accompagnement de la mise en oeuvre
du PTPGD, en lien avec les procédures associées et les
financements, dans le respect des échéances prévues.
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Les comités de suivi doivent être mis en place après l?adoption du plan, qui devrait intervenir au
premier semestre 2024. Ceux-ci sont identifiés dans le PTPGD.
La DREAL transmet régulièrement l?état d?avancement du PTPGD à la DGPR. Le ministère
communique ces éléments à la Commission européenne. La DREAL n?est pas associée aux échanges
avec la CE.
Plusieurs entreprises, la société STOC, Chimirec Corsica? ont été associées à l?élaboration du PTPGD.
La société STOC dispose d?une autorisation renouvelée pour un centre d?enfouissement des ordures
ménagères à Prunelli-di-Fiumorbo et a une visibilité sur les futures réquisitions. Chimirec Corsica
exerce la collecte des déchets dangereux dans les garages, les administrations, les collectivités, les
industries. Elle dispose d?un contrat avec le SYVADEC pour le marché de collecte des huiles noires
usagées.
Chimirec Corsica a participé à l?élaboration du PTPGD et les déchets dangereux sont pris en compte
dans le plan.
Plusieurs autres entreprises du domaine des déchets suivent de très loin l?élaboration du PTPGD et
ne savent pas réellement si elles sont concernées par le projet de PTPGD. Peu de communication est
faite sur le sujet.
Hors le secteur des déchets des ménages, les acteurs regrettent qu?il n?y ait pas de réunions de
sensibilisation, d?actions sur les déchets dangereux, par exemple par les CCI, chambres des métiers.
La mission relève un enjeu fort dans la mise en oeuvre du plan au niveau de la gouvernance et la
communication pour atteindre les objectifs du PTPGD dont certains très ambitieux.
S52. Suggestion à la DREAL : Contribuer dans le
périmètre des attributions de l?État, à la gouvernance et
la communication au sein des comités d?échanges ou de
suivi du PTPGD.
2. Contrôler la bonne mise en oeuvre de la législation sur la gestion des déchets par les industriels
2.1. Moyens, animation et formation
2 Manque de
compétences
des inspecteurs
sur la
thématique des
déchets
(formation,
connaissance de
la
réglementation,
connaissance
des documents
de planification
et de gestion
des déchets sur
leur territoire)
FORT Formation technique des
inspecteurs sur la législation
applicable aux déchets
Accès à la réglementation et veille
réglementaire (Aida de l'Inéris,
accès aux plans de gestion des
déchets applicables dans leurs
territoires?)
Document
processus sur la
formation
DREAL,
OEC,
Ademe,
SYVADEC,
CAPA,
préfet2B,
SGAC,
entreprises
ROCCA,
STOC,
CHIMIREC
CORSICA,
AM
Environnem
ent,
Le processus d?habilitation des inspecteurs mis en oeuvre en Corse suit les dispositions nationales en
la matière notamment les notes de la DGPR du 04 mai 2021 (formation des inspecteurs) et du 21
décembre 2021 (tutorat des inspecteurs).
La DREAL trace par ailleurs le parcours de formation, de compagnonnage, d?habilitation et
d?assermentation des inspecteurs. Une personne référente à la DREAL assure le suivi de l?ensemble
des inspecteurs de l?environnement. Au même titre que pour les autres thématiques de l?inspection,
les inspecteurs en charge du contrôle des ICPE « déchets » participent à des stages de formation à la
DGPR ou autres. Ils ont accès à l?ensemble des supports d?information.
Un point sur les besoins en formation est assuré annuellement par le supérieur hiérarchique direct
avec chaque agent lors de l?évaluation professionnelle.
Les deux chefs d?UD sont expérimentés et maîtrisent le sujet « déchets » ; il y a deux inspecteurs
expérimentés au sein du SRNT sur la thématique déchets. En revanche un des deux inspecteurs (en
2A) partira à la retraite en fin d?année 2023 et une candidature d?un ingénieur restant à former
devrait aboutir. Le candidat retenu devra suivre le cursus d?habilitation et être accompagné par son
chef d?UD. L?inspecteur expérimenté est parti à la retraite en fin d?année 2023 et le nouvel inspecteur
arrivera en avril 2024.
La DREAL estime que les effectifs sont suffisants pour la thématique « déchets » au regard des
objectifs affichés. Aucun renfort n?est demandé. Le DGPR a par ailleurs rappelé que la Corse, comme
d?autres îles, bénéficiait du fait qu?elle ne pouvait pas descendre en dessous du nombre d?ETP actuel
pour son fonctionnement.
Le poste de chargé de mission « déchets » placé auprès de la direction devait être provisoire (3 à 4
ans) pour combler un manque de suivi du plan PTPGD auparavant assuré par le chef de la division
prévention des risques, le chef de service SRET (service risques, environnement et transport) et le
directeur de la DREAL, et une montée en puissance prévisible du renouvellement des concessions de
MOYEN
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gaz (sujet à enjeux pour l?État qui devrait financer à hauteur de 650 M¤).
Le préfet continue de manifester un besoin d?accompagnement de la DREAL, lors de rencontres avec
les partenaires (Ex : sur la réduction de la TGAP demandée pour la Corse et les conditions
particulières sur les filières REP dossiers suivis par les cabinets ministériels).
Une mission de contrôle des rapports d?instruction et d?inspection ICPE sur les installations de
déchets a été instituée par la précédente direction de la DREAL avec la mise en place d?une triple
signature sur les documents; le chargé de mission déchets, qui n?est pas l?inspecteur, en est le
vérificateur, l?approbateur restant le chef service SRNT (cf. risque 3 ci-dessous)
Le SRNT n?a pas de correspondant déchets en interne. C?est le chargé de mission déchets, rattaché à
la direction qui participe aux GT « déchets » et au suivi des travaux nationaux. Le chargé de mission
déchets communique régulièrement avec le SRNT sur l?ensemble des thématiques exposées par la
centrale en GT Déchets.
Les signatures des documents soumis à la vérification sont réalisées électroniquement dans un délai
inférieur à cinq jours.
Les agents du SRNT questionnent régulièrement le chargé de mission sur des interprétations de la
réglementation déchets.
Le positionnement du chargé de mission déchets qui intervient aussi dans le contrôle pourrait être
regardé dans le cadre de la réflexion sur l?organisation couvrant l?ensemble des champs de la
politique RNT.
Les inspecteurs concentrent les contrôles sur les sites soumis à enregistrement ou autorisation, les
sites soumis à déclaration étant peu contrôlés. De l?avis des acteurs externes entendus, les
inspecteurs DREAL apparaissent compétents. Pour certains, les jeunes inspecteurs sont cependant
focalisés sur les points précis de réglementation sans pondération suffisante ni prise en compte des
enjeux principaux. Leur turn-over fréquent ne permet pas par ailleurs, d?avoir une pleine
connaissance de l?historique de la vie des sites à la fois technique et politique. En ce sens, les acteurs
estiment que le rôle de la direction de la DREAL et du chargé de mission déchets est fondamental
pour arbitrer certains enjeux et pour conserver un historique des sites. Les effectifs leur semblent
suffisants.
Un besoin de davantage d?accompagnement des projets déchets ayant un impact positif sur
l?environnement a été relevé lors des entretiens pour vérifier qu?ils évitent et/ou minimisent
effectivement les impacts négatifs. Une première expérience encourageante a été menée pour le
centre de Monte.
R8. Recommandation à la DREAL : Veiller au maintien de
la compétence déchets et de la connaissance fine des
enjeux du territoire au sein de la DREAL, comme à
l?association des services de l?État dans les structures ad
hoc.
Rappel R1 [Extrait] (Matrice Management) à la
direction de la DREAL le cas échéant en lien avec la
DGPR) : Tracer pour l?avenir, indépendamment des
équipes en place, une organisation lisible et une logique
partagée en interne, couvrant l?ensemble des champs
de la politique RNT portée par la DGPR tout en
favorisant les complémentarités (entre compétences,
entre risques et autres politiques publiques?), en
réalisant un bilan objectif des choix d?organisation
opérés ces dernières années et de la répartition des
missions risques au sein de la DREAL.
3 Insuffisance
d'animation du
réseau des
inspecteurs en
charge du suivi
des
installations de
gestion des
déchets
MOYE
N
Participation du (ou des)
correspondant(s) régional(aux) en
charge de la thématique des
déchets aux réunions organisées
par le bureau de la planification et
de la gestion des déchets de la DGPR
Organisation de réunions
périodiques des inspecteurs sur la
thématique des déchets au sein de
la DREAL
Appui du(des) correspondant(s)
régional(aux) "Déchets" auprès des
inspecteurs en unités
Examen
documentaire
Entretiens
Présentations des
réunions
DREAL
Le chargé de mission « déchets » est positionné hors du service SRNT, rattaché directement à la
direction. Il participe aux réunions avec la DGPR (GT Déchets en particulier)18.
Pour les installations de déchets, il signe en tant que vérificateur, lorsqu?il est proposé des suites
administratives et/ou pénales, le rapport de présentation après signature de l?IIC et avant celle du
chef de service ou de son adjoint.
Le chargé de mission déchets ne participe pas aux réunions du service SRNT ni aux réunions des
unités départementales qui abordent la thématique déchets au même titre que les autres sujets.
Les inspections/instructions relatives aux installations « déchets » sont soumises à la validation du
chargé de mission « déchets » (statut de vérificateur). Cette validation permet de vérifier le respect
de la réglementation et d?informer en amont la direction des situations signalées et informer le
préfet. Les documents sont visés en dernier ressort par le chef du SRNT (approbateur).
FAIBLE
18 Cf note d?organisation SRNT communiquée ? la version du 2 décembre 2023 indique « Le (a) chargé(e) de mission « concessions de gaz » et « gestion stratégique des déchets » est rattaché(e) à la direction.
Il(elle) participe au GT Déchets et produit un compte rendu reprenant les termes du GT pour les inspecteurs des ICPE ».
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départementales
Le chargé de mission « déchets » apporte son soutien réglementaire aux inspecteurs. Il peut aussi
soumettre au réseau national voire à la DGPR des problématiques locales. Les inspecteurs
« déchets » ne sont pas isolés, ils sont intégrés à une UD.
Il n?y a pas de distinction entre installations prioritaires déchets et les autres ; les installations déchets
relèvent, dans la mesure du possible et selon le plan de charge, d?un même inspecteur
2.2. Respect de la programmation et de la priorisation des actions et assurer des contrôles de qualité
4
Ne pas
respecter la
programmation
des actions de
contrôle sur la
thématique des
déchets
(actions
nationales
notamment)
FORT
Bonne priorisation tenant compte
des instructions nationales relatives
aux actions nationales de l'Inspection
des installations classées (analyse de
risques)
Pilotage et suivi de l'avancement
Examen
documentaire
(bilan des
inspections sur la
thématique des
déchets)
Entretiens
DREAL,
Substitut du
Procureur
2B,
préfets2B
Comme pour toutes les installations ICPE, les directives nationales en matière de programmation des
actions de contrôle sont appliquées (non spécifique à la thématique déchets). La Corse bénéficie
cependant d?un contexte îlien spécifique en raison de l?absence de solution de repli comme sur le
continent où l?on peut passer d?un département/région à l?autre pour gérer les flux et les
autorisations maximales de stockage des installations.
A minima, les deux ISDND de Viggianello et Prunelli-di-Fium?Orbo sont inspectées deux fois par an
mais aussi à chaque ouverture d?un nouveau casier. Les autres installations (déchèteries, centres de
véhicules hors d?usage (VHU), quais de transit) sont inspectées selon le programme défini en début
d?année.
Outre les ISDND, les autres installations « déchets » font l?objet d?inspections régulières notamment :
? Les VHU légaux en fonction du PPC (plan pluriannuel de contrôle), voire plus régulièrement,
? Certains sites (déchetteries/quais de transits) soumis à simple déclaration,
? Les sites illégaux de transit de déchets,
? Les sites VHU illégaux.
La lutte contre les exploitations illégales, notamment de gestion des déchets, est une action pérenne
nationale particulièrement adaptée au territoire corse. Des actions en matière de déchets (traçabilité
des déchets) et d?économie circulaire (interdiction d?utiliser de la vaisselle et des couverts jetables
dans la restauration) sont prévues. Une inspection sur la traçabilité des déchets a été faite en lien
avec le CODAF. En initiative régionale pour l?année 2023 le contrôle de la bonne gestion des déchets
issus des caves vinicoles a été mis en oeuvre, en cohérence avec les orientations du parquet. Il a aussi
été lancé avec les services de gendarmeries une action VHU sous la houlette des préfets et des
parquets.
Certaines inspections de carrières réalisées en 2022 ont également été ciblés sur les plans de gestion
de leurs déchets d?extraction inertes.
Pour les installations déchets, la priorisation des contrôles est proportionnée, tient compte des
instructions relatives aux actions nationales de l'Inspection des installations classes et comporte des
actions spécifiques au territoire corse.
FAIBLE
5
Utilisation
insuffisante
ou inadaptée
des sanctions
administrativ
es et des
procès-
verbaux en
cas
d'insuffisance
s constatées
FORT
Procès-verbaux et sanctions
administratives après mises en
demeure
Examen documentaire
sur dossier
DREAL,
Substitut du
Procureur
2B,
SYVADEC,
préfets2B,
entreprises
ROCCA,
STOC,
CHIMIREC
CORSICA,
AM
Globalement, la thématique des déchets, que ce soit sur des sites « déchets » (ISDND, déchetteries,
centres VHU, quais de transit?) ou sur des sites « non déchets » (caves vinicoles, carrières...),
contribue à hauteur de 60-80 % des suites administratives et pénales proposées par le service.
La doctrine d?inspection en matière de déchets est similaire à celle des autres thématiques, et dans
la mesure du possible et sauf risque avéré : l?inspection se limite à des PV de délit, la contravention
n?étant pas un déclencheur de réaction pour les pétitionnaires localement. Pour le volet
administratif, l?inspection fait application de l?ensemble des moyens possibles dans un délai (sauf
risques avérés) économiquement viable pour les entreprises étant donné la faiblesse de la filière.
L?inspection ne bénéficie d?aucun appui juridique local ; elle sollicite la DGPR qui répond toujours
avec diligence et efficacité.
FAIBLE
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Environnem
ent?
Le SRNT rencontre les procureurs et les informe de la situation des déchets en général, et des ISDND
particulièrement. Les parquets suivent les constats de l?inspection et apprécient la présence
systématique à l?audience.
La souplesse d?action, comme on le ferait sur le continent, est réduite en matière de traitement de
déchets (stockage, tri, transit). Par conséquent, pour ce type d?installation, l?inspection vise a minima
le pénal et des PV de délit en sensibilisant systématiquement les parquets à l?importance de suivre
les constats pour le « moins mauvais » fonctionnement du système.
L?appui juridique dans ce cadre n?est pas assuré par le chargé de mission déchets, il est assuré par le
SRNT qui assure l?instruction des dossiers. Le chargé de mission déchets voit tous les rapports
d?inspection avec des suites administratives ayant trait aux installations « déchets ». La plupart des
rapports d?inspection génère une mise en demeure.
La gestion des mises en demeure est très chronophage, et si la mise en demeure n?est pas suivie
d?effets, on mobilise l?inspecteur sur un temps long.
3. Assurer l'instruction des dossiers relatifs aux installations ICPE de gestion des déchets en tenant compte de la législation
6
Non prise en
compte de la
législation
relative aux
déchets et des
documents de
planification
des déchets
dans le cadre de
l'instruction des
dossiers
(demande
d'autorisation,
dossier de
modification?)
FORT
Respect de la législation et des
instructions nationales dans le cadre
de l'instruction des dossiers
Prise en compte des documents de
planification et de gestion des
déchets
Analyse
documentaire
Entretiens avec les
différents services
en charge
DREAL,
préfets2B,
SYVADEC,
CAPA
La DREAL accompagne et instruit les dossiers « déchets » dans le respect des instructions nationales.
Rappel du contexte : la situation de gestion des déchets s?est dégradée en Corse suite à la fermeture
de l?installation de stockage de Tallone 2 en juin 2015 (80 000 t déchets/an), et la nécessité de
redistribuer le flux des déchets à traiter sur Vico (installation opérationnelle), Prunelli di Fium?Orbu
et Viggianello (mais avec des capacités insuffisantes).
Les capacités maximales autorisées dans les installations de stockage de déchets ne suffisent pas à
absorber le flux d?ordures ménagères (surplus d?environ 45 000 tonnes). Des arrêtés de réquisition
des installations ont été pris par le/les préfet(s).
Un mécontentement de la population à Vico en Corse-du-Sud s?est fait jour avec le projet d?un casier
de plus de 500 000 tonnes que le SYVADEC a accepté de retirer/fermer en 2017.
En 2017, l?État était partie prenante avec le SYVADEC et les associations pour fermer l?installation
autorisée de Vico, alors qu?il y avait déjà des difficultés d?exutoires.
Cela a entraîné des crises successives, des déchets dans les rues et un stockage de balles de déchets
(20 000 tonnes) en 2019/2020.
S?en est suivie la période COVID, avec une baisse drastique du flux de déchets produits en PACA,
permettant l?accueil des balles de déchets corses pour valorisation énergétique. Environ 15 000
tonnes valorisées énergétiquement en PACA.
À priori cela ne sera plus possible : la région PACA n?a plus la capacité de recevoir ces déchets, avec
une volonté politique de ne plus accepter de déchets hors région, et des surcoûts (le SYVADEC estime
le coût à 8 M¤ >> à l?impact financier de +20% d?augmentation de taxe TOM). La décision SYVADEC
est de ne plus recourir à la mise en balle.
Les arrêtés de réquisition seront encore nécessaires pour les prochaines années tant que les centres
de tri prévus au PTPGD ne seront pas en fonctionnement, permettant de réduire les quantités de
déchets à enfouir. Les réquisitions ont pour conséquence en particulier d?augmenter les quantités de
déchets acceptées sur les centres d?enfouissement et réduire d?autant leur durée d?exploitation.
Les installations existantes Viggianello et Prunelli-di-Fiumorbo ont la capacité physique pour
accueillir les déchets, a minima jusqu?aux dates prévisionnelles de mise en service des quais de sur-
tri, 2026 (en 2B) et 2028 (2A).
FAIBLE
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Pour les réquisitions durant l?été et en tant que de besoin, la DREAL propose au préfet un
encadrement technique des installations d?enfouissement par arrêté de prescriptions
complémentaires. Jusqu?à la mise en service des centres de tri et de valorisation, la réquisition
semble inéluctable (d?autres solutions ont été étudiées voire testées et aujourd?hui sont rejetées par
les élus : mise en balle, export vers le continent, export vers l?UE). Les réquisitions des installations
par le préfet satisfont le SYDADEC et la CdC. De nos jours, les décisions de réquisition des préfets ne
sont pas critiquées par la collectivité. L?exploitant du site Lanfranchi Viggianello ne cherche pas du
tout la réquisition qui ampute la durée d?exploitation du site.
Position des services de l?État
La DREAL et plus généralement l?État, n?interviennent pas directement dans la politique régionale.
L?État s?attache néanmoins à accompagner les acteurs (échanges amont, faisabilité, contraintes
réglementaires?), cf. Risque 1 évoqué précédemment.
La DREAL s?attache à instruire dans des délais courts les installations de traitement des déchets. Il y
a peu d?échanges avec la DDT2A sur la thématique déchets.
La DDT2B a collaboré avec la DREAL sur l?analyse du centre de tri et de valorisation de Monte (2B).
Les DDT ne sont pas représentées aux comités de pilotage et commission (type CCES) et n?ont pas
émis d?observations sur les deux versions du PTPGD (en juin 21 et octobre 22).
ISDND et instructions en cours
La société STOC a été autorisée à exploiter l?ISDND dite « STOC 3 » implantée sur la commune de
Prunelli-di-Fium?Orbo (2B), autorisée en 2022 pour 45 000 t/an durant quinze années.
La SAS LANFRANCHI ENVIRONNEMENT est autorisée depuis 2021 à exploiter l?ISDND dite «
Viggianello 2 » sur la commune (2A), pour 58 000 t/an pour 10 ans. Une demande d?augmentation
d?activité (90 000t/an sur 6 ans et ensuite réduction du tonnage annuel afin de prendre en
considération la mise en service des CTV, avec une durée totale de 22 ans pour un tonnage maximum
d?environ 1M tonnes) est en cours d?instruction pour ce site., ce qui permettrait de traiter la totalité
des déchets de la Corse-du-Sud, sans recourir à des réquisitions préfectorales. La répartition de la
production des OMR est de 54 % en 2A et 46 % en 2B.
L?instruction du dossier du centre de sur-tri de Monte devrait démarrer dans le courant du 1er
semestre 2024 ; un accompagnement préalable de la DREAL a été réalisé et apprécié par le porteur
de projet. Le dépôt du DDAE (dossier de demande d?autorisation environnementale) et du permis de
construire étaient prévus début 2024 mais différents problèmes conduisent à déplacer ces dépôts
dans le courant du 1er semestre 2024.
Une première réunion de travail a eu lieu avec les services de l?État et le sous-préfet de Corte pour
identifier les études complémentaires et bénéficier du temps d?instruction le plus important possible.
Une équipe projet est constituée avec sous-préfet-ARS-DDT-DREAL + DGAC qui suit pour l?absence
d?impact sur l?activité de l?aéroport international de Bastia/Poretta.
La démarche est intéressante car elle permet d?identifier des points à anticiper pour faciliter
l?avancement de la procédure (ex : inventaires écologiques d?automne réalisés cette année). Le
porteur de projet souligne l?importance de la proportionnalité dans le traitement et la prise en
compte de l?environnement, au bon moment, pour ne pas retarder trop les projets.
Les discussions de la communauté d'agglomération Pays Ajaccien (CAPA) avec la DREAL sur le centre
de sur-tri près d?Ajaccio sont constructives pour la déclinaison opérationnelle. Des échanges
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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fructueux aussi sur l?ancienne décharge St Antoine.
Au sein de la ZAE de Mezzana, la décision récente de placer un centre de sur-tri fait débat. Un seul
centre de sur-tri pour la Corse est en débat (« 1 ou 2 centres » selon le PTPGD). La CAPA ne partage
absolument pas le choix d?un seul centre de sur-tri. Le site unique de Monte à la sortie de Bastia ne
peut suffire à gérer les déchets de la Corse qui se heurte aussi aux difficultés (coûts et impacts
environnementaux) de transport des déchets en Corse. D?où la volonté d?un deuxième site de sur-tri
près d?Ajaccio
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Liste des personnes rencontrées
Organisme
Nom Prénom Fonction
Date de
rencontre
DGPR SOULE Patrick Adjoint au directeur général 15/09/2023
RAT Gilles
SRNH/ adjoint au sous-directeur de la connaissance des aléas et de la
prévention
15/09/2023
PERRIN Jean-Luc SRT/ adjoint au sous-directeur des risques chroniques et du pilotage 15/09/2023
OSSOLLA Jean-François SRSE-adjoint au chef de bureau planification et gestion des déchets 15/09/2023
DURAND Clarisse DGPR/SRNH/SDCAP/BRNT Chef de bureau 07/12/2023
LA-CORTE Yoann DGPR/SRNH Adjoint au chef de service 07/12/2023
Préfecture de région,
préfecture de Corse du Sud
PATROU Alexandre Secrétaire général pour les affaires de Corse 22/11/2023
ROUSSEAU Gaël Sous-préfet de Sartène 20/11/2023
LOMBARDI Magali Cheffe du SIRPC 2A 20/11/2023
POLI Evelyne Direction des collectivités locales/Directrice 20/11/2023
FOUCHET Caroline Cheffe du bureau de l?environnement 20/11/2023
DDT 2A
SIMON Yves Directeur
22/11/2023
21/12/2023
CORMIER Sidney-Aude SACT/Cheffe du service
22/11/2023
21/12/2023
FERAL Camille SE/Chef du service
22/11/2023
21/12/2023
GRUMEAUX Aloïs SE/Chef de l?unité Eau et biodiversité (ex-Chef de l?unité risques) 22/11/2023
Préfecture de Haute-Corse PROSIC Michel Préfet 23/11/2023
CHAPEY Magali Directrice de cabinet 23/11/2023
BIASCI Alain Chef du SIDPC 2B 23/11/2023
DDT 2B JOER-LE-CORRE Muriel Directrice 23/11/2023
OLIVIER Frédéric SENAP/Chef de service
15/09/2023
23/11/2023
RENARD Nathalie SENAP/Adjointe au chef de service 23/11/2023
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Organisme
Nom Prénom Fonction
Date de
rencontre
SERGENT Yann SENAP/Chef de l?unité prévention des risques naturels 23/11/2023
OLMICCIA Sylvie SJC/Cheffe du service 23/11/2023
MARCHAL Laetitia SUCR/Cheffe du service 23/11/2023
THORRE Karen SUCR/Cheffe de l?unité planification urbaine et aménagement 23/11/2023
DREAL Corse
BOYER Jean-François Directeur
15/09/2023
20/11/2023
BARTOLI Hélène Assistante de direction et du secrétaire général 15/09/2023
BARDI Samuel Chargé de mission déchets
15/09/2023
20/11/2023
LUCIANI Michel Secrétaire général 21/11/2023
COURTY Olivier SRNT/Chef de service
15/09/2023
20/11/2023
THOMAS Patrick SRNT/Adjoint au chef de service, chef UD2A
15/09/2023
06/10/2023
20/11/2023
21/11/2023
DUCOURET Mélanie
SRNT/UD2B/Inspectrice ICPE A/E, canalisations ESP, référente astreinte
20/11/2023
FERNANDES Thierry SRNT/UD2B/Inspecteur ICPE, carrières, SRC, explosifs, ISDI 20/11/2023
CANNEGGIANI Nathalie Secrétaire-assistante 20/11/2023
GIUDICELLI Sébastien SRNT/Adjoint au chef de service, chef UD2B
15/09/2023
20/11/2023
ISTRIA Éric SRNT/UD2B/Inspecteur ICPE, référent régional carrières et ESP, qualité 24/11/2023
EL MINJI Rachida
SRNT/UD2B/Inspectrice ICPE, référente eau, air, produits chimiques, santé
environnement
24/11/2023
MULLER Béatrice SRNT/UD2B/Assistante 24/11/2023
RENAUT Maëlys SDEBHY/Cheffe de service
15/09/2023
20/11/2023
DRAAF Corse BESSIN Pierre Directeur 22/11/2023
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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technologiques en région Corse
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Organisme
Nom Prénom Fonction
Date de
rencontre
BONNETON Gaëlle Unité protection incendie, contentieux forestiers 22/11/2023
Parquet de Bastia DURAY Christine Substitut du procureur de la République 24/11/2023
SIS 2A CANALE Dominique Chef du groupement gestion des risques 14/12/2023
CORTI Michel Responsable du pôle prévention 20/11/2023
SIS 2B FERRANDINI Pierre Responsable du groupement prévision-prévention 24/11/2023
Ademe AMBROSIANI Jean-Marc Directeur régional Corse 21/12/2023
BRGM VIGNEROT Baptiste 05/12/2023
ONF Corse VELLUTINI Pierre Directeur 21/11/2023
Collectivité de Corse BALDASSARI Charles Mission sécurité, protection civile et gestion des risques majeurs 06/12/2023
ANTONETTI Audrey DGA Aménagement 04/12/2023
GUIDINI Bruno Directeur de la forêt et de la prévention incendie 04/12/2023
Agence d?urbanisme et
d?énergie de Corse
MILANO Alexis Directeur 21/11/2023
GILORMINI Benjamin Directeur délégué à l'aménagement et l'urbanisme 21/11/2023
Office de l?environnement de
Corse
MAGNAVACCA Joseph Directeur 21/11/2023
CALENDINI Serge Chef du service eau et risques naturels 21/11/2023
Association des maires de
France 2B
VIVONI Ange-Pierre Président de l?AMF 2B, également maire de Sisco 12/12/2023
Communauté d?agglomération
de Bastia
MARUCCHI Clara Service ??Eau-GEMAPI?? - Chargée de mission PAPI 23/11/2023
ALESSANDRI Marie-Pascale Service ??Eau-GEMAPI?? - Technicienne rivières et milieux aquatiques 23/11/2023
PASQUIER Jean-Philippe Etudiant en alternance 23/11/2023
Communauté d?agglomération
du pays Ajaccien
MORVAN Loïc Directeur général adjoint du pôle aménagement 21/11/2023
Bonifacio ORSUCCI Jean-Charles Maire 05/12/2023
PIERACCI Léo Directeur de cabinet 05/12/2023
LE LORIN Antoine Ingénieur en charge du sujet des falaises de Bonifacio 05/12/2023
SYVADEC LUCIANI Catherine Directrice 22/11/2023
AM Environnement BOUHALOUA Soufien Directeur 23/11/2023
ANTARGAZ MAINETTI-ISTRIA Pascal Direction exploitation, chef de centre emplisseur Ajaccio 22/11/2023
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Organisme
Nom Prénom Fonction
Date de
rencontre
CHIMIREC Corsica MEDORI Gérard Directeur 24/11/2023
Environnement Service ROCCA Patrick Gérant 21/11/2023
Petroni BERTIN Maxime Directeur général 23/11/2023
U Levante SALOTTI Michelle Membre de l?association 24/11/2023
NOVELLA Christian Membre de l?association, aussi représentant de l?association du parc marin 24/11/2023
FERRANDINI Michelle Membre de l?association 24/11/2023
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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technologiques en région Corse
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Glossaire
AE Autorisation d'engagement
AP Arrêté préfectoral
ARS Agence régionale de santé
AUE Agence d'aménagement durable, d'urbanisme et d'énergie de la
Corse
AURA Auvergne-Rhône-Alpes
AZI Atlas des zones inondables
AZS Atlas des zones submersibles
BOP Budget opérationnel de programme
BRGM Bureau de recherches géologiques et minières
CAR Comité de l?administration régionale
Cdc Collectivité de Corse
CDRNM Commission départementale des risques naturels majeurs
CDSC Conseil départemental de sécurité civile
CODER Comité des directeurs régionaux
CODERST Conseil départemental de l?environnement et des risques
sanitaires et technologiques
CODIR Comité de direction
COLDEN Comité opérationnel de lutte contre la délinquance
environnementale
CP Crédit de paiement
CPS Cahier des prescriptions de sécurité
CRIC Coordonnateur régional des installations classées
CSR Combustible solide de récupération
CVRH Centre de valorisation des ressources humaines
DDETSPP Direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et
de la protection des populations
DDRM Dossier départemental des risques majeurs
DDT Direction départementale des territoires
DECI Défense extérieure contre l?incendie
DFCI Défense des forêts contre l'incendie
DGPR Direction générale de la prévention des risques
DRAAF Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt
DREAL Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du
logement
ERP Etablissement recevant du public
ETP Equivalent temps plein
GEMAPI Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations
GT Groupe de travail
GTI groupe technique interservices incendie
ICPE Installations classées pour la protection de l?environnement
IED Directive sur les émissions industrielles
IFN Inventaire forestier national
IGEDD Inspection Générale de l?environnement et du développement
durable
IGN Institut géographique national
ISDND Installation de stockage de déchets non dangereux
INRAE Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et
l'environnement
MASA Ministère de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire
MIG Mission d'intérêt général
MISEN Mission interservices de l'eau et de la nature
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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MTECT Ministère de la transition écologique et de la cohésion des
territoires
NOTRE Loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République
ODARC Office du développement agricole et rural de Corse
OEC Office de l'environnement de la Corse
OH Ouvrage hydraulique
OLD Obligations légales de débroussaillement
ONF Office national des forêts
PAC Porter à connaissance
PACA Provence-Alpes-Côte d?Azur
PAPI Programme d?action de prévention des inondations
PCS Plan communal de sauvegarde
PGRI Plan de gestion des risques d'inondation
PLU Plan local d?urbanisme
PPFENI Plan de protection des forêts et des espaces naturels contre les
incendies
PPI Plan particulier d'intervention
PPMS Plan particulier de mise en sûreté
PPR Plan de prévention des risques
PPRI Plan de prévention des risques d?inondation
PPRIF Plan de prévention des risques d?incendie de forêt
PPRMVT Plan de prévention des risques de mouvement de terrain
PPRN Plan de prévention des risques naturels
PPRT Plan de prévention des risques technologiques
PTPGD Plan territorial de prévention et de gestion des déchets
RDI Référent départemental inondations
REX Retour d?expérience
RN Risques naturels
RNT Risques naturels et technologiques
RPS Risques psychosociaux
RRI Référent régional inondations
RST Réseau scientifique et technique
RT Risques technologiques
RTM Service de restauration des terrains en montagne
Schapi Service central d'hydrométéorologie et d'appui à la prévision des
inondations
SCoT Schéma de cohérence territoriale
SDACR Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques
SDEBHY Service délégation de bassin et hydrométrie
SG Secrétaire général
SGCD Secrétariat général commun départemental
SIDPC Service interministériel de défense et de la protection civile
SIG Système d?information géographique
SIS Service d?incendie et de secours
SLGRI Stratégie locale de gestion des risques d'inondation
SRNT Service des risques naturels et technologiques
StePRiM Stratégie territoriale pour la prévention des risques en montagne
SYVADEC Syndicat de valorisation des déchets de la Corse
TA Tribunal administratif
TIM Transmission de l?information aux maires
UD Unité départementale
UH Unité hydrométrie
VHU Véhicule hors d'usage
ZAN Zéro artificialisation nette
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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technologiques en région Corse
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Phase contradictoire Préfet de Corse
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Phase contradictoire DGPR
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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PUBLIÉ
PUBLIÉ
https://www.igedd.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=liste-actualites&lang=fr&id_mot=1187&debut_rub_actus=0
https://www.igedd.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=liste-actualites&lang=fr&id_mot=1187&debut_rub_actus=0
Sommaire
Synthèse
Risques maîtrisés et bonnes pratiques observées
Liste des recommandations
Présentation succincte de la méthode d?évaluation
Management, animation et pilotage de la politique des risques naturels et technologiques
Risques liés à l?organisation et au management de la DREAL et des services départementaux (préfectures, DDT) dans la politique RNT
Risque feux de forêts
Risques liés au pilotage, à la connaissance de l?aléa, à la coordination en termes de planification et de réduction de vulnérabilité
Risques en montagne incluant le risque torrentiel et mouvements de terrain
Risques liés au pilotage, à la connaissance des risques terrestres en montagne, au déploiement d?outils appropriés et à leur mise en oeuvre
Stratégie de contrôle ICPE
Risques liés à la réalisation des inspections, au pilotage et au suivi des procédures
Planification régionale et gestion des déchets
Risques liés à l?accompagnement de la planification et à la gestion des déchets
Lettre de mission
Liste des suggestions
1/ Management et pilotage
2/ Feux de forêt
3/ Risques terrestres en montagne
4/ ICPE
5/ Planification et gestion des déchets
Matrices des risques
Matrice relative au pilotage et à la gouvernance de la politique des risques
Matrice relative aux risques de feux de forêt
Matrice relative aux risques naturels terrestres en montagne
Matrice relative à la stratégie de contrôle des ICPE
Les installations ICPE/Déchets ne font pas l?objet d?un suivi spécifique dans cette matrice, elles sont prises en compte dans l?échantillonnage du thème contrôle des ICPE.
Matrice relative à la planification régionale et à la gestion des déchets
Liste des personnes rencontrées
Glossaire
Phase contradictoire Préfet de Corse
Phase contradictoire DGPR
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION ?).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 59 sur 126
- existence et suivi plan ORSEC,
PCS (communes), PPMS
(enseignement), CPS (campings)
- listes départementales voire
une cartographie des réseaux
qui doivent être résilients
(transports, énergie,
communication), des
équipements ou bâtiments
majeurs pour la gestion de crise
RETEX SPC réalisé à chaque vigilance orange.
Les DDT réalisent des RETEX régulièrement (exemples : DDT2A : relevés terrain, photos, drones engagés
suite à la submersion à Porto en 2023 ; DDT 2B Évènement Restonica-Tavignanu : 2 RETEX engagés, un en
interne et un à destination du SIDPC).
La DDT 2B participe aux COD et aux exercices organisés par la Préfecture (environ 2 par an), à la rédaction
des RETEX préfectoraux et formalise en parallèle des RETEX internes. La DREAL étant rarement présente
lors des derniers exercices, il n?y a pas de RETEX DREAL/DDT.
La DREAL a contribué à l?élaboration du plan ORSEC de 2019, à l?initiative de la Préfecture. Pas de visibilité
en DREAL sur l?état des documents ORSEC inondations en préfecture (liens avec la préfecture à renforcer).
Absence en 2B d?une DS ORSEC Inondation
PCS : Déploiement dynamisé par les SIDPC avec des pompiers très volontaires. En 2A, relances par courrier
aux maires ou en réunions sécurité civile (organisées avant le CoViD). À ce jour, 70 % des PCS obligatoires
sont rédigés dans la région. Suivi par les SIDPC. La DDT 2A reçoit les PCS en copie lorsqu?ils sont finalisés,
mais sans réelle analyse du contenu. Les PAPI-PEP prévoient de futurs PCS intercommunaux. Pas de retours
en DREAL sur leur activation et sur leur adaptation.
PPMS : Pas de contact DREAL ou DDT avec l?éducation nationale (DASEN) sur les PPMS. Des actions
identifiées en DDT 2A comme à faire dans les collèges, lycées (affichage d?une volonté de les conduire avec
la MIIAM, supprimée sans information des services manifestement?). Liens à construire ; Le besoin de
travailler avec ces acteurs est identifié en DDT2B.
CPS : Volonté préfectorale forte de traiter le sujet camping en ZI. Travail réalisé sur les campings par les
DDT et SIDPC, avec un suivi par la DREAL (réunion régionale risque du 18/1/2022 ; pas de suivi des CPS au
niveau régional toutefois).
DDT2A ne regarde pas les CPS, fait par l?autorité préfectorale. Une bonne pratique à souligner : un travail
important initié fin 2021 par la DDT2A et le SIDPC pour identifier les campings à risque sur les 135
établissements après une analyse fine (croisement des périmètres avec les couches SIG aléas). 24 campings
ont été jugés particulièrement exposés aux aléas inondation, submersion et mouvement de terrain (aléa
feux pas intégré à l?analyse car omniprésent). L?unité risques participe aux commissions campings pour les
campings les plus exposés et en profite pour sensibiliser sur le risque. Réalisation en octobre 2022 d?un
atlas des campings exposés aux risques, avec une fiche très précise par camping (carte, synthèse des aléas,
date visite, constats, y compris sur les OLD?).
DDT 2B sollicitée pour avis sur CPS. Gros travail du SIDPC pour mise à jour des CPS des campings, sensibili-
sation. La DDT donne un avis sur le dossier (ex : zone de regroupement mal placée, signalétiques?) et lors
du déplacement sur le terrain, la DDT fait des remarques sur les CPS. Des efforts réalisés sur le volet quali-
tatif, mais encore perfectibles. Participation de la DDT aux commissions campings (établissements vus tous
les 2-3ans).
Pas de contact DREAL spécifiques à ces documents avec les fédérations de sport et loisirs de plein air ou de
l?hôtellerie de plein air.
Pour l?énergie, liste des clients prioritaires établie. La DREAL n?a pas connaissance d?une cartographie gé-
nérale des enjeux. L?EPRI en cours de révision identifie certaines infrastructures en zones potentiellement
inondables et pour lesquelles une réflexion doit être menée. Pour information, cette identification (avec
actions de résilience éventuelles) est prévue au PAPI à venir de la CAPA d?Ajaccio (action reportée).
Développement en 2021 d?un SIG RDI en DDT 2A puis en 2B, avec l?ensemble des enjeux (maison de retraite,
camping? ; QGis RDI, actualisé en lien avec le pôle SIG de la DDT en charge d?actualiser les données
(EHPAD?).
S8- Suggestion au SIDPC 2B : Élaborer le plan Orsec
inondation.
S9- Suggestion à la DREAL : En lien avec les SIDPC ou les
DDT, assurer a minima un suivi au niveau DREAL de la
réalisation des documents sécurité civile (PCS, PPMS,
CPS) afin de pouvoir au besoin relancer une réflexion
régionale ou une action.
S10- Suggestion au préfet de région : Poursuivre le
pilotage et le rapprochement entre tous les acteurs
disposant d?outils SIG utiles à la gestion de crise comme
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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et d'une politique de mise en
sécurité (ex COD, centres
secours, gendarmeries, locaux
PC communaux ou
hébergement...)
- Suivi, accompagnement et
efficacité des RDI, articulation
avec le(s) SPC ou Météo-France.,
partenariats départementaux
développés avec les gémapiens
en préparation de crise, lors des
COD
Outil performant développé et administré par le SIS 2A sur la même thématique (open DFCI et open SIS
rassemblant et croisant énormément de données équipements, enjeux, statistiques, PPR ou PPI?avec des
possibilités de rattachement instantanée et de partage de données, photos ou vidéos ; plus de 400
utilisateurs). Ces deux outils d?aide à la décision en temps de crise, ont été réalisés sous la pression, se sont
auto-construits depuis le terrain sans pilotage partagé et pensée centrale. Volonté actuelle de développer
ces outils sur l?ensemble de la Corse (contacts SIS 2A et 2B pris, action retenue au PPFENI de la Corse). Des
échanges entre DDT et SIS (données RDI notamment), mais pas encore de réflexion de mutualisation et de
création d?un seul outil.
La mission référent régional inondation (RRI) en DREAL est récente (février 2022) et ne s?imposait pas de
prime abord (2 départements avec des mises en place de RDI variables en 2A et 2B). 4 réunions spécifiques
ont eu lieu depuis (cf. relevés de décisions vus par la mission). La « Stratégie d?action 2023-2025 pour l?ani-
mation nationale des missions RDI » reste à décliner en note régionale à échéance mi 2024.
Le RRI (référent hydrologique régional, chef de l?UH), apporte un support type « hotline » à la demande des
missions RDI particulièrement en pré-crise.
Un protocole spécifique concernant les PHE et les laisses de crue est en cours de construction entre la
DREAL et les DDT (constitution d?équipes réactives interservices post crue). Il est à tester (autonomie de la
DDT2A sur ces questions est plus importante).
Les missions RDI sont associées aux RETEX organisées par le SPC. Des RETEX organisationnels spécifiques
entre DREAL et DDT sont à prévoir au sein de la future note régionale RRI.
Le lien avec les gémapiens ne semble pas établi en crise (participation au COD ou en appui DDT par leurs
techniciens et leur connaissance du terrain), contrairement à la post crise (travaux « d?urgence »).
La mission RDI 2A est bien structurée, avec une application complète développée sur QGis avec le service
en charge de la valorisation des données (à valoriser au niveau national). Astreinte technique RDI armée en
cas de pré-alerte (4 personnes). Lettre de mission RDI en cours de construction.
Mise en place tardive en DDT 2B (lettre de mission non datée mais annoncée par le service d?octobre 2022,
présentée en CDSC en novembre 2023, établie après une mission de préfiguration lancée le 8/4/2021 ;
mission contrainte par l?état des connaissances et des informations disponibles : 2 cours d?eau surveillés
seulement en 2B). C?est une plus-value pour l?astreinte de direction. Pas d?activation de COD depuis mais
des pistes d?améliorations pour une meilleure articulation cadres/Mission RDI identifiées suite à un exercice
préfectoral en avril 2023. Mission à étendre à d?autres agents (service en charge de la police de l?eau par
exemple ; 4 agents actuellement) afin de pouvoir couvrir des astreintes tout au long de l?année (activation
en période de risque à ce jour). Réflexions en cours pour développer des fiches réflexe, des outils et études
et cadrer relation RI-RDI.
à la mise en oeuvre des actions ciblées de prévention,
en favorisant la convergence des cartes SIG RDI des
DDT et de l?Open DFCI et open SIS.
S11- Suggestion à la DDT2A : Finaliser la lettre de
mission RDI, précisant les compétences et les capacités
d?anticipation et de caractérisation des phénomènes
selon les secteurs comme les limites de l?exercice.
S?assurer qu?elles sont bien connues et partagées par
le corps préfectoral comme le cas échéant par d?autres
acteurs (collectivités, gémapiens?).
2. Organiser la gouvernance de la prévention des risques
4 Coordination
spécifique
bassin et
défense
TRES
FORT
Organisation et priorités en
termes de pilotage? Échanges
fréquents
DREAL Dans un contexte où la loi de décentralisation de 2002 a institué la Corse comme un bassin hydrographique
à part entière et a transféré à la Collectivité de Corse (CdC) des compétences accrues dans le domaine de
l?eau (présidence du Comité de Bassin, élaboration du SDAGE, plan d?adaptation au changement climatique
et d?une manière générale « la mise en oeuvre d?une gestion équilibrée des ressources en eau »), la nouvelle
organisation de la DREAL au 1er mai 2023 et la création du Service Délégation de Bassin et Hydrométrie
(SDEBHY) a pour ambition de renforcer la mise en oeuvre des missions de la délégation de Bassin et de
renforcer sa lisibilité vis à vis de la Collectivité de Corse qui a lancé depuis la mi 2023 une réflexion sur son
organisation fonctionnelle et préfigure actuellement une Direction de l?Eau) , de l?Agence de l?Eau et du
MTECT pour lesquels l?échelon Bassin est l?unité de travail incontournable dans le domaine de l?eau.
Le niveau Bassin et régional est porté au sein du même service (SDAGE/PGRI/stratégie RN). Voir supra pour
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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les relations avec les DDT concernant le volet inondation.
5 Articulation
régional/dépar
temental
définie
TRES
FORT
- Documents décrivant le rôle de
la DREAL, celui des DDT, et les
modalités d'action des DREAL vis-
à-vis des DDT, avec, le cas
échéant, validation en CAR pour
s'assurer de l'adhésion des pré-
fets de région et de département.
- Suivi d'activités et partage des
indicateurs assurés par le pilo-
tage régional.
- Réunions et outils de pilotage et
de suivi, fixation et suivi d'objec-
tifs annuels et territorialisés par
unités et agents (y c bilan global
de contrôles), actualisation /révi-
sion de ces objectifs
- Fréquence des points entités-
direction.
- Réunions et outils de pilotage
de suivi entre UD et service régio-
nal.
- Qualité d'échanges et de syner-
gies entre les échelons départe-
mentaux et le siège régional.
Examen
document
aire dont
notes de
services
document
s pour
l?année en
cours et la
précédent
e
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
Parquet
2B,
Un document sur le partage des missions DDT-DREAL de 2018 existe, de qualité bien qu?un peu daté désor-
mais, mais il est inconnu des 2 DDT interrogées.
Bonnes relations DREAL-DDT, en particulier 2B (2A en pleine réorganisation de son service risque), avec en
cas de difficulté, des échanges faciles entre directions, de la solidarité et du soutien.
Exemple des falaises de Bonifacio. La DDT est en première ligne, et la DREAL vu l?ampleur du sujet, juste en
lien avec la DGPR pour fluidifier les échanges.
Pas de contrat d?engagement DREAL-préfets (faute de temps, problème de moyens selon le service), mais
proposition chaque année par la direction d?une présentation du programme d?action de l?année N+1 au
préfet 2A lors d?un CAR, et présentation de ce même programme par le chef du service risques au préfet
2B.
Une présentation est également effectuée aux parquets (substitut du procureur chargé de l?environnement
et COLDEN pour Bastia) avec validation orale du programme d?actions.
Bilatérales régulières SRNT-direction depuis le changement de direction. Existence de réunions réunissant
les chefs d?UD et le CS pour caler les actions retenues pour l?année.
Toutes les productions des UD sont validées par le CS. Toutefois à compter du 1er janvier 2024, compte tenu
de l?expérience acquise par les chefs d?UD depuis leur prise de fonction, respectivement avril 2021 pour
l?UD2A (sans expérience initiale en ICPE donc parcours d?habilitation sur une année) et janvier 2022 pour
l?UD2B (après plus de 6 ans hors ICPE donc avec parcours pour une nouvelle habilitation), les établissements
P1 et quelques sites supplémentaires, seront toujours soumis à l?obligation d?une validation par le CS et le
reste ne fera l?objet que d?une communication pour information préalablement à la diffusion à l?externe
sauf si sanctions administratives ou pénales.
En matière de risques naturels, l?ingénieur en charge jusque début 2023 était reconnu comme le référent
de la mission.
En matière d?ICPE, fixation du programme sur la base du PPC, des actions nationales fixées par le SRT et des
actions régionales arrêtées après échanges avec les parquets et les préfets. Les objectifs quantitatifs sont
atteints en 2023 à hauteur de 92% pour les installations prioritaires et 95% pour les installations à enjeux,
toutefois l?atteinte des résultats est au prix d?une pression certaine sur les inspecteurs et au détriment
parfois d?un investissement de fond sur les thématiques. Le soutien du continent sur les équipements sous
pression et les canalisations est en place.
Un point hebdomadaire entre CS et chefs d?UD, des réunions trimestrielles de service (avec un point régio-
nal des activités (situation, difficultés, propositions de modifications, etc?). Un tableau de bord des activités
tenu par UD et un tableau de bord régional des objectifs suivi par le CS.
En juin, un point est réalisé pour éventuellement modifier certains objectifs de l?année au regard d?élé-
ments divers (effectif, charge en DDAE, EDD, PAC?), sollicitations externes (préfet, direction, parquets?).
S12- Suggestion à la DREAL : Actualiser en lien avec les
DDT et en veillant à sa bonne appropriation, la note de
partage des missions DREAL-DDT.
6 Stratégie
insuffisamment
partagée
Pilotage
TRES
FORT
- Analyse et connaissance des en-
jeux et du contexte : monogra-
phies de sites et d'enjeux, liste
d'établissement sensibles ou
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
Existence d?un profil environnement en ligne sur le site DREAL-OEC de l?observatoire du développement
durable de Corse, actualisé en 2020. Ce document dresse un panorama complet sur les thématiques RN
et RT.
FORT
PUBLIÉ
http://www.oddc.fr/modules.php?name=SimpleProfil&op=showonedoc&id=30&mmg=3,581
http://www.oddc.fr/modules.php?name=SimpleProfil&op=showonedoc&id=30&mmg=3,581
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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interne des
services
insuffisant
Risque que les
agents ne
connaissent
pas leurs
objectifs et les
priorités, les
risques.
Risque de ne
pas bien cibler
les contrôles
prioritaires.
Existence d'une note de
déclinaison régionale des notes
de stratégie nationale ; plan de
contrôle ICPE conforme aux
orientations nationales,
respecté. Cas particulier des ICPE
agricoles (organisation,
propositions?)
- Notes stratégiques de priorités
d'action (notamment en ce qui
concerne les contrôles) et de
méthode d'élaboration des
objectifs (l?élaboration du PPRT
d?Ajaccio a-t-elle bien fait partie
des priorités?
- Présence régulière de la
direction dans les départements.
- Notes d'organisation.
- Notes de délégation de signa-
ture.
- Fréquence des rencontres UD
siège
- relations avec les autres
services DREAL ou DDT
RT : Déclinaison des notes de stratégie nationale au travers du programme d?actions de l?inspection établi
chaque année et d?un plan de contrôle en ligne avec les orientations nationales. Le PPRT d?Ajaccio a été
(enfin) approuvé fin 2023.
Concernant les ICPE agricoles, grandes difficultés à recruter des agents formés et expérimentés restant
assez pour mettre en oeuvre une réelle mission de police (départs souvent une fois habilités et opération-
nels). L?inspection au sens police de l?environnement n?a jamais réellement été active en Corse avant la
mutation en 2022 d?une inspectrice ICPE SRNT vers les DDETSPP (en poste sur Bastia mais intervenant sur
les 2 départements). Fonctionnement « normal » pendant un an avec atteinte des résultats DDETSPP, des
constats et pour la première fois, des suites administratives (pas de suites pénales), avant départ de celle-
ci suite à une promotion et aucun candidat à ce jour.
RN : Stratégie triennale en matière de prévention des risques naturels qui décline la feuille de route 2022-
2024 de la DGPR, pas validée en CAR pour la période 2022-2024.
PGRI 2022-2027 arrêté le 1er mars 2022 ; stratégies locales de gestion des risques d?inondation (SLGRI) du
Grand Bastia et de Marana-Golo approuvées, respectivement en janvier et décembre 2019.
Déplacement exceptionnel dans les sites ICPE de la direction.
Déplacement du CS SRNT selon les besoins exprimés par les chefs d?UD ou établissements signalés ou ma-
jeurs (SEVESO seuil haut ET seuil bas). Déplacement du CS en 2A une fois par mois sur 2 ou 3 jours.
Pas de projet de service DREAL, ni de note annuelle d?objectifs transmise par la direction aux services (de-
puis plusieurs directions), à charge pour eux de la décliner ensuite auprès de leurs agents. À l?initiative des
services, une feuille de route vient d?être établie par le SDHEBY et une note d?organisation du SRNT est en
cours d?approbation par la direction.
En DDT 2A, et depuis le changement de direction, celle-ci demande à chaque chef de service de produire
une note d?organisation et à chaque chef d?unité de proposer un plan d?actions. Pas de lettre d?objectifs
déclinée jusqu?au CREP des agents jusqu?à présent.
Une feuille de route du service établie en DDT2B déclinant les objectifs nationaux et locaux, validée par le
préfet (pour le service risques et aménagement uniquement).
Les notes de délégation de signature et le contrôle des réponses par délégation sont en place. Un point de
vigilance sur la Haute Corse en termes de gestion des actes ICPE (cf. risque 8 ci-après)
Fréquence de contact Chef service-chefs UD est quasi journalière.
Des relations continues entre inspecteurs ICPE et chargés de mission du Service Biodiversité Évaluation et
Paysages et la MRAe notamment pour la rédaction des actes administratifs.
SICL (information/informatique) : Le SRNT fournit de la donnée au SCIL, notamment dans le cadre du profil
environnemental, et réciproquement le SRNT fait appel au SCIL notamment pour des cartographies à réali-
ser.
Des relations SRNT-SDHEBY à construire sur le volet RN inondation suite à la réorganisation 2023.
S13- Suggestion à la direction de la DREAL : Formaliser
annuellement en lien avec les services, des lettres de
mission par domaine, arrêtant les priorités et objectifs
de l?année.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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- Modalités d'évaluation des ob-
jectifs des personnels ; Pilotage
des UD ;
-Organisation des structures
À noter, à travers un exemple récent, une réelle plus-value d?une collaboration entre services pour un éta-
blissement ICPE grand consommateur d?eau, la brasserie Pietra à Furiani (prise de conscience de faiblesses
en termes de ressource en eau et donc du risque économique associé et d?autre part d?une nécessaire
réflexion à mener pour gérer l?éventuel déclenchement de restriction par AP en période de crise. L?ap-
proche est à généraliser pour les ICPE identifiées comme grandes consommatrices d?eau).
Appréciation et suivi continu des priorités des agents au fil de l?eau, compte tenu du nombre restreint
d?agents et de la proximité.
Une organisation des structures régionale et départementales en pleine mutation (cf. aussi constats figurant
au risque 5 ci-dessus pour le SRNT)
DREAL SRNT : 4 inspecteurs ICPE en 2A et 4,5 inspecteurs ICPE en 2B, avec 0,5 poste de chargé de missions
RN « terrestres positionné en 2B (vacant entre février 2023 et janvier 2024 et pourvu depuis le 1er janvier
2024) complétant la partie « risque inondation » transférée à un autre service, le Service Délégation de
bassin et Hydrométrie. Un travail d?organisation est en cours pour coordonner l?action afin de piloter les
RN. Une première réunion associant le SDEHBY et le SRNT s?est déroulée le 16 février 2024.
Le service n?avait pas évolué depuis une dizaine d?années avant le 1er janvier 2021 (création SRNT), avec la
séparation entre les risques et l?énergie/transports.
Une organisation interne DREAL fragile et atypique, avec un éclatement des missions RN en dehors du SRNT
(contrôles des OH au service transport énergie climat, inondations au SDEBHY, feux de forêts en DRAAF,
gestion comptable du Bop 181 au SG) et un SRNT qui apparaît désormais comme une « grosse » UD bi-
départementale. Un projet de note d?organisation est en cours d?élaboration.
RT : un service régional avec 2 UD avec un rôle de siège comme sur le continent assuré par des référents et
référentes thématiques régionaux répartis en 2A et 2B (relevant de l?autorité fonctionnelle du CS ; activité
à temps partiel, concernant l?ensemble des agents techniques, sur a minima une ou parfois plusieurs thé-
matiques : risques technologiques, Eau, Air, Déchets, etc.). Cette organisation vise à disposer en local d?une
compétence compte tenu qu?il n?a jamais existé de « siège » en Corse. Avant le 1er janvier 2021 les compé-
tences étaient concentrées sur les agents de Corse du Sud. Dans l?objectif d?un rééquilibrage des missions,
en 2021, l?ensemble des inspecteurs s?est vu attribuer a minima une thématique.
À noter un soutien efficace du pôle équipements sous pression de PACA et de la DREAL AURA pour les
canalisations.
Organisation efficace mais grande sensibilité aux absences des agents ou surcharges de travail, nécessitant
une priorisation faute de vivier d?inspecteurs de « secours » : 4 à 4,5inspecteurs par UD, très en dessous de
la taille critique retenue sur le continent (l?activité industrielle est certes réduite, mais des tâches de base :
réglementation, enquête, inspections, thématiques à suivre, sollicitation préfets, parquets et autres... res-
tent comparables à celles d?une DREAL du continent mais sans siège).
Hypothèse d?une DEAL compliquée par le fait qu?il y a 2 départements a contrario des DEAL actuelles et
deux préfets, chacun disposant de prérogatives départementales sur nombre de missions. Fonctionnement
en DRIEAT avec un siège et des échelons départementaux ?
RN : Historiquement, un unique agent chargé de mission RN. La précédente direction a pris la décision de
scinder en deux l?activité RN, en parallèle de la création d?un service eau à Bastia (activité inondation : 0,5
R1- Recommandation à la direction de la DREAL (le cas
échéant en lien avec la DGPR) : Revoir et/ou
consolider l?organisation de la thématique risque :
- Tracer pour l?avenir, indépendamment des
équipes en place, une organisation lisible et une
logique partagée en interne, couvrant l?ensemble
des champs de la politique RNT portée par la
DGPR tout en favorisant les complémentarités
(entre compétences, entre risques et autres
politiques publiques?), en réalisant un bilan
objectif des choix d?organisation opérés ces
dernières années et de la répartition des missions
risques au sein de la DREAL ;
- À court terme, et dans la perspective du
renouvellement de la stratégie triennale
régionale RN (2025-2027), se redonner les
moyens d?une animation sur la politique des RN,
en exploitant toutes les marges de manoeuvre
possibles, par exemple en renforçant l?effectif
dédié à cette mission et/ou en étudiant la
possibilité d?ajuster certaines priorités RN ou RT,
ou au-delà du seul BOP 181.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
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ETP aujourd?hui rattachée au SDEHBY ; activités information préventive autre qu?inondation, mouvement
de terrain dont les falaises de Bonifacio, les feux de forêt, et la gestion du fond Barnier y compris pour le
risque inondation, restées au SRNT 0,5 ETP).
Une animation RN actuellement quasi inexistante (gestion des affaires courantes grâce à un investissement
du chef d?UD2A, ancien cadre de la DDT2A sur ces questions RN) et fortement impactée par la récente
réorganisation avec :
1/ le non remplacement de la chargée de mission RN fin 2022, partie à la DRAAF en février 2023 sur un
poste « Forêt », en poursuivant la mission cartographie des aléas feux de forêt déjà bien avancée avec la
DDT2A. et plus globalement semble-t-il ses missions sur la thématique feux de forêt, un des aléas majeurs
avec les inondations en Corse, sans convention avec la DRAAF ni formalisation de qui fait quoi entre les
2DR ;
2/ un démembrement de la mission RN avec un transfert du sujet inondation au SDEBHY : 0.6ETP avec un
maintien au SRNT de l?ordre de 0,3 à 0,4ETP sur les autres RN, sans toutefois que le SDEBHY ne suive le fond
Barnier, pourtant majoritairement sur cette thématique, qui reste actuellement au SRNT, le contrôle des
ouvrages hydrauliques étant encore dans un autre service (service transport énergie climat : STEC) ;
3/ une priorisation des inspections ICPE par exemple et un redéploiement de cette mission n?ayant pas été
validé par la direction selon le CS (décharge du chef d?UD2A de ses inspections ICPE, seul agent compétent
en RN dans le service, afin qu?il puisse faire l?intérim).
Cela induit une organisation peu lisible et une vision agrégée potentiellement dégradée des risques et no-
tamment de l?interdépendance entre eux (ex : mouvements de terrain et inondation), comme une difficulté
de suivi de l?actualité technique et réglementaire, de l?animation du réseau, du suivi des DDT sur les dossiers
importants?
DDT 2A : Avant la mise en place de la réorganisation de la DDT2A au 1er septembre 2023, l?unité risques
était composée d?un chef d?unité A, d?un adjoint B+ et de deux chargés de la prévention des risques B+ et
B.
Dans le cadre de la réorganisation de la DDT 2A depuis 2 ans (Cap 2025), un resserrement de
l?organigramme a été validé, avec une mission « risques » fortement impactée et création d?une unité
prévention des risques et planification. Environ 20% des agents de la DDT (sur un total d?environ 100 agents)
ont souhaité changer de poste (agents restés à la DDT mais sur d?autres missions ; nouveaux arrivants en
reconversion complète), avec aujourd?hui de nombreux postes vacants. Un nouveau chef d?unité risques
arrive de la DREAL fin 2023, pas d?adjoint.
Au-delà du renforcement d?un ETP décidé sur les risques, le regroupement de la planification et des risques
permettra de moduler la charge de travail. Il y aura 4 personnes en charge des risques + le chef d?unité +
des fractions d?ETP (donc plus d?ETP, obtenus via le programme 135). Les 2 adjointes de la CS pourront aussi
avoir des missions spécifiques. Un ETP viendra par ailleurs en complément sur les marchés publics, en cours
de recrutement.
DDT 2B : Un service plus stable dans le temps, avec 4 ETP, dont 1 poste vacant.
7 Relations
insuffisantes
avec les
collectivités,
les milieux
économiques
et associatifs
FORT
- Relations, politiques et actions
"partagées" avec la région, les
départements, les métropoles ou
collectivités, les Gémapiens, les
associations des maires?
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
préfectu
res 2A
et 2B
(corps
préfecto
ral),
Collectivité de Corse (CdC) : Peu d?échanges et de partenariats des services de la DREAL avec la CdC et les
collectivités en général, exceptés certains domaines particuliers comme la prévention du risque amiante
naturel ou la gestion des crédits FEDER. La CdC semble parfois s?engager dans des projets européens sans
associer vraiment l?État (Projet PROTERINA cité par exemple).
Pas d?échange formel du SRNT avec l?office de l?environnement.
Sur les volets hydraulique et inondation, existence en revanche de relations plus formalisées (la CdC dispose
FORT
R2- Recommandation à la DREAL et aux DDT :
Développer et formaliser par des points réguliers au-
delà des contacts ponctuels sur un sujet ou un dossier
particulier, les échanges techniques avec tous les
acteurs externes, élus comme socio-professionnels
intervenant dans le domaine des risques.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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- Relations avec les structures de
type SPPI ou associations interve-
nant sur les risques.
- Stratégie de partenariat avec les
acteurs économiques ou associa-
tifs (FNE, associations et/ou in-
DRAAF,
BRGM,
ONF
CdC,
OEC,
AUE,
CAPA,
CAB,
AMF 2B,
Maire
Bonifaci
o, U
Levante
d?un service d?assistance technique pour l?eau et les milieux aquatiques qui conventionne avec les Géma-
piens pour des prestations d?AMO pour les études et travaux sur la base d?un cahier des charges élaboré
en secrétariat technique de SDAGE dont la DREAL est membre -continuation de la mission d?appui tech-
nique GEMAPI ante 2018- ; l?office d?Équipement Hydraulique de la Corse (OEHC) gestionnaire de stations
hydrométriques à vocation de suivi de l?étiage mais néanmoins intégrées dans le réseau Vigicrues (hors
tronçons réglementés), avec des actions d?inter-comparaison, de compagnonnage technique pour la cen-
tralisation et le traitement de la donnée. ; l?office de l?environnement de la Corse (OEC), est investi sur la
gestion des risques avec la gestion des crédits FEDER dédiés et donc partenaire des COPIL PAPI notamment.
Elle réalise des actions de financement d?associations pour la culture du risque mais pas de visibilité de la
DREAL sur ces actions).
Peu de relations des DDT 2A et 2B avec la CdC pour la partie risques, ni de réunion une fois/an type 360°
(en dehors d?un partenariat efficace sur la rue Noël Franchini dans le cadre d?un atelier des territoires en
2A avec la CAPA ou de relations avec l?OEC sur des PAPI en 2B), mais des échanges avec l?AUE, au travers
de l?aménagement. Une répartition de compétences entre CdC et ses offices qui justifie une attention
particulière pour les services de l?État. Une attente de mieux connaitre le positionnement du nouveau
chargé de mission risque à la CdC (contrôleur général des pompiers) et les partenariats possibles.
Autres collectivités : Concernant l?association des maires, la DREAL estime que la dynamique n?est a priori
pas enclenchée et que celle-ci ne sollicite pas les services DREAL. Pas de demande particulière des préfets
ni de proposition d?échange par la DREAL non plus.
Lien étroit néanmoins assuré par le préfet 2B avec l?association des maires (réunions tous les 2 mois), les
maires ayant ainsi la possibilité/capacité de s?exprimer. Pas encore de sujets risques proposés par la DDT,
faute de temps et de pilote.
Les échanges avec les collectivités sont parfois impactés par les réflexions nationales qui dépassent les
services locaux (processus d?autonomisation en particulier). L?information-sensibilisation des élus se fait au
travers de réunions sur un sujet donné, pas de façon générale. Un poste toutefois créé à la DDT 2A pour la
sensibilisation aux risques et pour développer la culture du risque.
Avec les collectivités TRI/PAPI et gémapiens (qui avaient tendance à ne convier que les financeurs à leurs
COPIL d?étude), le SDEBHY développe des contacts via les COTECH et COPIL des études SLGRI/PAPI et fournit
un accompagnement du référent hydrologique régional chef d?UH pour les quelques collectivités s?enga-
geant sur des projets SDAL (mise en oeuvre cahier des charges type du SCHAPI).
Absence de contact de la DREAL avec les collectivités pour faire de l?information générale et percevoir les
signaux faibles, en l?absence de sujets particuliers (ex : 2 réunions d?information/démolition des bâtiments
de l?ex-usine d?amiante de Canari qui va impacter toutes les communes du Cap Corse). Remontée de
l?information par le corps préfectoral essentiellement.
Pas de SPPPI en Corse, et peu d?échange avec le Cyprès. Regret exprimé de l?arrêt de la mission
d?accompagnement de la MIIAM, pas forcément communiqué aux acteurs et DDT par ailleurs, attendant
encore son appui et des réponses à des sollicitations de sensibilisation sur les risques inondation avec des
interventions auprès de scolaires et la création d?une dynamique au sein des autorités GEMAPI.
Au niveau SRNT, associations de l?environnement connues (mais pas de représentations d?associations
d?envergure nationale en Corse type FNE, LPO...) et échanges sur des dossiers au cas par cas, selon les
sollicitations avec les associations de l?environnement (U LEVANTE, Le GARDE, Tavignanu Vivu
notamment) ; vues aussi au tribunal ou dans le cadre d?instances (ex PRSE). Rien de systématique ni de
S14- Suggestion aux DDT : Participer activement aux
rencontres État-association des maires pour identifier
les sujets de préoccupation ou les signaux faibles et
proposer des sujets et des interventions dans le
domaine des risques et de leur interaction avec
d?autres politiques publiques (aménagement, santé,
eau?)
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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dustriels, fédération de l'hôtelle-
rie de plein air, des notaires, des
agents immobiliers...)
- Géorisques, bases de données
RN et RT
formalisé. Une perception très critique de l?action de la DREAL, des DDT et du contrôle de légalité par
l?association U Levante qui estime que la réglementation n?est pas correctement mise en oeuvre.
Hors procédure et plan encadrés type PAPI, en dehors des procédures et exercices de concertations du
PGRI et des COPIL SLGR et PAPI, pas de contact et d?instance dédiée à l?information générale.
Les CDRNM 2A et 2B existent mais ne se réunissent jamais. Échanges avec les collectivités, élus dans le
cadre du conseil départemental de sécurité civile, présidé par les préfets, une fois par an, qui permet de
traiter des nouveautés, les actualités, de présenter les exercices territoriaux pour 2024 (DREAL et DDT y
interviennent), ainsi que dans la commission consultative départementale de sécurité et d?accessibilité
(CDCSA, outil d?échanges) ; la commission se réunit une fois /an, et les travaux sont menés toute l?année
dans les sous-commissions).
DDRM 2A révisé en 2021 et DDRM 2B en cours de révision, l?ancien datant de 2015. Pas de suivi des TIM en
DREAL.
En dehors des dossiers instruits, pas de réunions un peu générales et formalisées organisées par les DDT 2A
et 2B avec les acteurs, les notaires, agences immobilière, comme la fédération hôtellerie de plein air, hors
dossiers particuliers des campings et d?échanges en 2B avec l?UMIH et dans une moindre mesure avec la
FNHPA. Pas de sollicitations de leur part.
Géorisques est un outil jugé extrêmement intéressant mais nécessite, selon la DREAL, un travail
d?harmonisation en interdépartemental. Aujourd?hui il n?est pas (plus ?) piloté par la DREAL. Le SDEBHY a
prévu de faire un point avec les DDT sur ce sujet, identifié comme priorité dans la future feuille de route du
service 2024-2026. Pour mémoire, la stratégie triennale 2022-2024 identifiait déjà ce point (OS4).
Selon la DDT 2A, l?intégration des données des PPR dans Géorisques puis dans le Géoportail de l'urbanisme
a bien été réalisée et mise à jour en 2023. Selon la DDT 2B, GASPAR a été renseigné en 2022 en 2B (n?était
pas à jour depuis des années). Une actualisation régulière est nécessaire (a priori le PPRi Solenzenara,
Chiola, Travo approuvé en 2022 n?y figure pas par exemple).
Des outils parallèles de mise à disposition de l?information ont été développés par les 2 DDT via GeoIDE
carto (en consultation sur les sites des préfectures), suite à une difficulté identifiée sur l?alimentation en
format WMS par le BRGM il y a 2 ans. Des divergences de standards de données entre Géorisques (COVADIS)
et le GPU posent également question, et pourraient nécessiter, si le problème est toujours d?actualité, un
appui de la DREAL.
R3- Recommandation aux DDT : Relancer les CDRNM
afin de développer, comme prévu par le Code de
l?environnement, les lieux d?informations et les
échanges réguliers avec l?ensemble des acteurs de la
politique RN.
S15- Suggestion aux DREAL et DDT : Mettre au clair les
éventuelles difficultés restantes d?alimentation de
Géorisques (et s?assurer de sa mise à jour régulière) et
la capitalisation des données via les sites alimentés par
les DDT/GeoIde (risque de doublonnage ou de
données mal actualisées).
8 Pilotage régio-
nal insuffisant
ou déficient
(Services décon-
centrés, opéra-
teurs de l?État,
RST)
Pilotage régio-
nal de type mi-
cro-manage-
ment
FORT
- Réunions et contenu des CODER
(DDT, DDETSPP) (politiques,
moyens humains et financier, ré-
alité du dialogue).
Examen
document
aire (dont
CR des
quatre
dernières
réunions
de chaque
instance)
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
Parquet
2B,
DRAAF,
BRGM,
ONF
Une vision positive des CODER vus par la DREAL (des interventions du SRNT et du SDEBHY en CODER sur
tous types de sujet relevant de ses missions, notamment inondation, mouvements de terrain, amiante,
ICPE, etc... mais les suites à donner sont parfois difficiles à mettre en oeuvre (plan de charge? ; Intérêt des
CODER pour s?acculturer aux pratiques/réflexions des différents participants (DDT, DRAAF, DDETSPP, etc..),
et traiter en transversal des sujets jusqu?alors cloisonnés (exemple : intervention tri partite entre la DRAAF,
la DDT (police de l?eau) et la DREAL (ICPE) pour la filière des caves viticoles / rejets aqueux et déchets).
Des attentes en DDT (CODER DR-DD davantage perçus par les DDT dans une logique de chambre d?enregis-
trement que d?échange et de pilotage. Pilotage surtout sur ressources financières et RH. Constat souvent
de descente de consigne nationale sans territorialisation. Pas vraiment de sujets risques au CODER et pas
non plus de propositions de la DDT? cf. aussi risque 2 ci-dessus)
Les référents thématiques RT du service participent aux GT nationaux : Participation aux CODAF et COLDEN
avec un intérêt mitigé compte tenu des moyens disponibles. Un COLDEN existe en 2B et un se met en place
TRES
FORT
S16- Suggestion aux DDT : Introduire davantage de
sujets risques dans les CODER, en les articulant avec les
autres politiques publiques dont l?aménagement et
renforcer le rôle du CODER dans sa dimension
stratégique et de déclinaison locale en matière de
risques.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 67 sur 126
- Existence de réseaux tech-
niques de pilotage thématiques,
domaines couverts, fréquence,
intérêt ressenti et niveau de par-
ticipation, qualité du dialogue et
de l'écoute par la DREAL, des con-
tenus et des productions ; réu-
nions des agents (IICPE, RDI,
Autres).
- Tableaux de bords en nombre
raisonnable et de période d'ac-
tualisation raisonnable.
en 2A. Les CODAF sont orientés majoritairement « travail illégal » mais permettent de rencontrer les autres
services afin d?avoir une réponse coordonnée.
Un club risque DREAL-DDT réuni 2 à 3 fois par an (sauf en 2023, suite au départ de la chargée de mission),
mais le plus souvent entre chefs d?unités et chargé de mission, sans le niveau plus stratégique chefs de
service DDT ou DREAL. Difficile cependant de faire de l?harmonisation entre les DDT quand une des deux
est en réorganisation et qu?un des deux chefs d?unité risque est en cours de recrutement. La stratégie trien-
nale sur les RN servait de fil rouge à ces réunions qui ont permis d?uniformiser à l?échelle régionale la mise
en oeuvre de certains aspects de la politique nationale de prévention des risques naturels (doctrines AZI et
AZS, CCTP PPRN type rédigé par la DREAL s?inspirant des CCT produits en 2A et 2B). L?analyse des comptes
rendus essentiellement de 2022 transmis à la mission font apparaître des ordres du jour intéressant et un
bon niveau d?échange sur tous les sujets
Pas de GT ou de réseau technique local de pilotage thématique hormis l?animation RDI à raison de 2 à 3 fois
par an également. Des initiatives de DDT pour « compenser » ce besoin de coordination (ex calage récent
Fonds vert sur le volet feux de forêt par la DDT2A faute de coordination DREAL ou DRAAF ; échanges de
projets de règlement PPR Mt de la DDT2B?)
Intérêt identifié par la DREAL de réinterroger les DDT sur leurs attentes suite au changement organisation-
nel et à l?arrivée du nouveau chargé de mission RN (besoin de doctrines exprimé en 2A -arrêtés types- );
Finaliser sur les cahiers des charges, la passation de marché pour BE pour les études PPR puis se doter de
documents de référence de PPR (arrêté de prescription, règlement type comment statuer sur les différents
types d?aléas? tentative d?harmonisation sur règlement / cours d?eau ? décret 2019) : DDT2A et 2B ont
réussi à obtenir une grille d?harmonisation).
Un besoin exprimé par le DDT 2A de partager l?expérience au niveau interrégional ou méditerranéen pour
élargir le périmètre de réflexion et de partage DR-DD (avec des moyens en Corse limités), et profiter d?une
plus grande variabilité des situations sur des régions plus étendues (découvrir voire mutualiser des
pratiques dans des environnements différents).
Problème de suivi des PPRN en DREAL avec un fichier de 2022 retrouvé dans les archives de l?ancienne
chargée de mission et transmis à la mission qui comporte manifestement des erreurs (voir pour le détail la
matrice risques terrestres en montagne).
A priori, les PPR sont sur les sites internet État. Le travail de la chargée de mission étant normalement
supervisé par le chef de service, ces constats mettent en évidence un problème de suivi (soit un mauvais
suivi, soit une formalisation des procédures de suivi et d?archivage à revoir car conduisant au départ d?un
agent, à la perte de l?information), certes explicable par les moyens, notamment actuels, mais pas assez
rigoureux non plus par le passé, avec des PPR très anciens et des délais entre prescription et approbation
très supérieurs à 5ans (cf. pour le détail les matrices feux de forêt et risques terrestres en montagne), sans
réelle action corrective engagée.
Cette situation sur les 10 dernières années, est expliquée par les services par la faiblesse et le turn-over des
compétences (cahier des charges, rédaction des marchés), comme par d?autres priorités (exemple en 2A,
inondations Ajaccio en décembre 2019, l?engagement de toutes les études de Bonifacio, la mise en place
de la mission RDI qui repose sur 4 personnes, comme l?importance des avis risques sur l?urbanisme avec 2
agents noyés sous les avis et contentieux urbanisme risques), des évolutions de méthodologie, de
modélisations hydrauliques, de relevés topo plus fins (lidar)? et la nécessité de prioriser les actions. La
nouvelle organisation de la DDT 2A amènera un mieux, une force de frappe renforcée, avec des renforts et
des redéploiements.
Concernant les retards d?élaboration des PPR, la DREAL assure qu?il y avait des relances auprès des DDT, en
réunion technique et par mail. Sur la réactualisation des PPR, identification il y a 2 ans environ, de la
nécessité de travailler à l?échelle régionale et rédaction effective d?un cahier des charges type,
R4- Recommandation à la DREAL, en lien avec les DDT :
Remettre rapidement en place une animation du
réseau RN en lui redonnant un caractère plus
stratégique, en mobilisant les chefs de service sur les
clubs risques et les chefs d?unités ou les chargés de
mission sur des GT thématiques. Se rapprocher des
réseaux du continent, qui partagent les
problématiques méditerranéennes, pour élargir le
champ des situations rencontrées, et échanger les
pratiques et expériences.
R5- Recommandation à la DREAL et aux DDT : Pour les
risques naturels, mettre ou remettre en place un
système de pilotage régional (DREAL) et départemental
(DDT), permettant la priorisation des actions, le suivi de
leur avancement, leur ajustement ou leur correction,
en s?appuyant sur un dispositif de suivi régulièrement
actualisé et bien archivé (en particulier pour les
procédures PPR et les études conduites, les outils
d?information préventive et de sécurité civile).
S17- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Compte tenu
de l?évolution du climat, de l?urbanisation en Corse et
du corpus réglementaire, mettre en place et piloter
rigoureusement un programme triennal glissant,
réaliste mais ambitieux, d?actualisation des PPR très
anciens, sans oublier la couverture d?éventuels
secteurs à forts aléas, mais à enjeux un peu moins
importants, non prioritaires au titre des orientations
nationales, mais où des décès ou des dommages
importants sont possibles (risques torrentiels
notamment).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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- Production de notes méthodo-
logiques partagées.
- Validation de doctrines en in-
terne (vues au préalable au ni-
veau national sauf si uniquement
mise en application opération-
nelle d'orientations nationales)
ou en CAR.
-Priorisation des interventions
-Réunion régulières avec les
préfets.
- Relations/partenariats avec les
autres services de l'État impli-
qués (DRAAF, Education natio-
nale...).
harmonisation des doctrines AZI et AZS.
Existence de deux doctrines régionales AZI et AZS (co-construites et présentées par les DDT au contrôle de
légalité) mises en oeuvre par les 2 DDT :
- Inondation : un atlas des zones inondables a été établi et une doctrine relative à l?application de
l?atlas des zones inondables (AZI) au titre du R.111-2 du CU a été approuvée en CODER du 28 jan-
vier 2019.
- Submersion marine : un atlas des zones submersibles a été établi par le BRGM a l?échelle régio-
nale et porté à la connaissance des communes littorales du département de Haute-Corse en juil-
let 2022, accompagné d?une doctrine relative à son application au titre du R.111-2 du CU.
Une doctrine d?application de l?aléa feux de forêt est en cours de rédaction avec les DDT et la DRAAF.
Les 2 DDT exposent ces documents aux services instructeurs et la DDT 2B mentionne qu?une animation
DREAL peut être un plus, au bon niveau et pas seulement chargé de mission.
Concernant ces PPR mouvement de terrain, alors que la DDT2B réalise ses premiers PPR de ce type, une
mutualisation et un accompagnement de la DREAL serait le bienvenu (cf. aussi matrice risques terrestres
en montagne).
Les priorités d?intervention sont établies sur la base des actions nationales et des actions régionales choisies
au regard de l?expérience locale et de la connaissance du tissu industriel. Elles restent très dépendantes
des moyens disponibles.
À titre d?exemple pour 2024, il a été retenu une action sur les stockages batteries lithium associés aux parcs
photovoltaïques, car 2 incendies à un an d?intervalle, qui ont duré près de 8 jours chacun et ont consommé
plus de 15 000 m³ d?eau pour l?extinction de l?incendie alors que la réglementation ne prévoit que 40 m³ de
réserve incendie.
Le directeur de cabinet 2B a été associé (il a été recensé plus d?une trentaine d?installations du même type)
alors qu?il n?en existe qu?une en 2A.
Priorisation des interventions à mettre en oeuvre de manière sûrement plus formelle dans le cadre de réu-
nions régulières DREAL/DDT sur la stratégie RN.
Bonnes relations avec la DRAAF qui participe régulièrement à des CODIR communs, mais une reprise de
facto de missions DREAL sur les feux de forêts, suite à la mobilité de l?ancienne chargée de mission RN
DREAL, qui n?a pas fait l?objet d?un conventionnement pour préciser « qui fait quoi ».
Les comités de bassin et les instances annexes de celui-ci rendent les liens du SDEBHY avec l?AERMC, la
DRAAF et l?ARS très réguliers. Liens qui peuvent être mis à profit sur la politique risque inondation.
Le CRP (comité régional de programmation) annuel du BRGM organisé par la DREAL est outre la program-
mation, une séquence de partage des enjeux entre acteurs et souvent l?occasion de se mettre à jour quant
aux ambitions des services partenaires.
Pas de relation avec le DASEN excepté au cas par cas (ex d?un collège puis dans une autre commune, d?une
école dans une zone amiantée en cours d?anthropisation).
2A : La directrice de la direction de la coordination des politiques de l?État et du développement territorial
a alerté le SG de la préfecture à plusieurs reprises sur la précarité du BEA (Bureau Environnement et
Aménagement) en termes d?effectif compte tenu de la charge de travail. Il en résulte des retards de
plusieurs mois sur des mises en demeure. Les déclarations ICPE ont au départ été traitées par la DREAL
S18- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Traiter en lien
avec les DDT, la question des PPR prescrits depuis très
longtemps (relance, dé-prescription?) ou annulés (PPR
Calvi).
S39- Suggestion à la DREAL (rappel de la matrice
risques terrestres) : Formaliser un cadre régional sur les
PPR mouvement de terrain, en s?appuyant sur le travail
réalisé par la DDT 2B en lien avec le BRGM et sur ce qui
existe dans d?autres régions.
S19- Suggestion à la DREAL : Formaliser le « qui fait
quoi » en termes de feux de forêt entre DREAL et
DRAAF, idéalement par une convention validée par le
préfet.
S20- Suggestion aux DDT : Développer un partenariat
avec les DASEN tant sur l?information des jeunes que
sur l?appui technique à l?élaboration des PPMS.
S21- Suggestion à la DREAL et au préfet 2A : Redéfinir
une organisation solide pour sécuriser les missions
entre la DREAL et le Bureau de l?environnement et de
l?aménagement de la préfecture 2A.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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- Dialogue de gestion et modali-
tés de répartition des ETP.
- Note d'harmonisation entre dé-
partements.
(récépissés), mais ce n?est plus le cas aujourd?hui. Le BEA indique des difficultés d?acculturation technique
et un manque de formation aux ICPE et à l?environnement en général.
Les pistes d?amélioration évoquées : mise en oeuvre d?un plan de formation ; création d?un pôle juri-
dique/contentieux mutualisé avec Bastia. Le SRNT de la DREAL et le bureau Environnement sont dans l?at-
tente de bilatérales avec le SG préfecture dans un souci de coordination.
En Haute-Corse, il n'y a plus de bureau de l'environnement identifié en tant que tel. Certaines missions sont
assurées par le service juridique et coordination (SJC) de la DDT2B, délégataire du préfet, notamment la
mise en enquête publique (ou consultation du public) des dossiers d'enregistrement et d'autorisation ICPE
ou encore la gestion administrative des déclarations. D'autres missions ne sont plus assurées par ce service,
comme par exemple, la relecture administrative, les mises à la signature du Préfet, les notifications et
publications des arrêtés ICPE (mise en demeure, astreinte, amende administrative...) ou la gestion des
contentieux ICPE. Par ailleurs, le SJC n'est plus destinataire des rapports de l'inspection et des propositions
de l'inspection des installations classées. Pour pallier à cette difficulté, la DREAL réalise certaines missions.
Une réflexion a été lancée suite au signalement de l'inspection générale. Un travail de concertation entre
la DREAL et la DDT2B pour retrouver une synergie et une cohérence globale du traitement des affaires ICPE
est à mener.
Coopération inter-régionale sur les canalisations, ESP et prévision des crues avec SPC.
Pas de participation directe du SRNT au DG DREAL-DDT, mais élaboration du DG avec la cellule financière
pour le BOP 181. Pour le volet inondation et pour cette année 2023 après réorganisation, le SDEBHY a assisté
le SRNT (RBOP) dans l?analyse des demandes du dialogue de gestion 2024
La consommation des crédits des DDT est difficile à piloter car souvent totalement dépendante des
prévisions et de l?avancée des chantiers pilotés par la collectivité (collectivités gémapiennes parfois encore
en structuration ; de très grosses opérations que la DDT a du mal à maîtriser sur dialogue de gestion 2024 :
exemple PAPI CAB : 700 k¤). Le pilotage s?effectue sur la base d?un tableau de bord et d?informations
régulières récupérées auprès des DDT et transmises par la cellule financière multi-BOP du SG, indépendante
du SRNT. Des points étaient certes régulièrement faits en réunion régionale risque (avant le départ de la
chargée de mission RN en 2023 ; a priori remis en place en 2024), mais sans aucun commentaire ou avis
qualitatif repris sur les compte rendus communiqués à la mission.
Globalement, les niveaux de consommation et d?engagement du Bop 181 sont certes en progression, mais
parfois encore faibles (29,8 et 57,4% de CP consommés ces 2 dernières années en Drice) :
2021 : 1.69M¤ consommés sur 6.55M¤ en Drice soit 25,7% en AE et 9.57M sur 8.86M¤ en Drice et 11.1M¤
en Drace en CP, soit respectivement 108% et 86.25% ; Demandes initiales 17.56M¤ et 14.63M¤ ;
2022 : 1.84M¤ consommés sur 4.97M¤ en Drice soit 37.1% en AE et 1.9M¤ sur 6.38M¤ en CP soit 29.8% ;
2023 : 2,7M¤ consommés sur 2.7M¤ en Drice soit 100% en AE et 1.43M¤ sur 2.49M¤ en CP soit 57.4% ;
La lettre DRFIP du 19 avril 2023 relatif à la programmation 2023 valide avec des réserves la proposition
2023 et rappelle sa demande déjà formulée de mise en oeuvre d?un CIC-CIB.
Un tableau de suivi du fonds Barnier existe à la DDT 2B, sans réel contrôle interne. C?est le suivi, dans le
dialogue de gestion, qui permet de suivre l?avancement.
L?intégration du FPRNM au BOP 181 au 31 décembre 2020, concomitamment avec la création des SGCD, a
ajouté une charge de travail supplémentaire aux DDT et la partie administrative (gestion budgétaire, mar-
chés publics?), chronophage, implique une bonne connaissance des outils (Chorus, Place?) qu?il est difficile
d?appréhender avec une création des SGC qui n?a pas amélioré la situation des services métiers ( soucis à
l?origine de suivi des BOP au SGCD, réglé depuis, avec du mal à savoir si action engagée, payée? )
Pas de tension particulière identifiées par la DDT 2A en termes de dialogue de gestion, conduit de manière
S22- Suggestion à la DREAL et à la DDT2B : Sécuriser la
procédure de transmission des actes en lien avec les
ICPE
S23- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Mettre en
oeuvre un contrôle interne comptable, poursuivre et
renforcer le travail de suivi qualitatif des
consommations en réunion DREAL-DDT mais aussi
d?adaptation à la réalité des consommations et de
réduction des demandes de crédits du BOP 181, afin de
retrouver un taux satisfaisant de consommation AE-CP.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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positive par le DREAL. Un recalage ces dernières années a été opéré sur les effectifs en tenant compte de
la réorganisation de la structure. Pas d?utilisation de la réserve 3% des préfets.
Le service risques de la DDT 2B s?estime correctement dimensionné avec 2 A et 2 B pour les missions
traditionnelles. La survenance d?évènements de plus en plus fréquents impacte cependant fortement
l?activité (surcharge de travail considérable) et nécessite parfois le recours à des vacataires, des stagiaires
d?écoles d?administration à condition que la durée du stage soit supérieure à 3 mois ou d?alternants
opérationnels.
8
bis
Inefficacité des
conventions
(notamment
avec la DREAL
PACA
concernant la
sécurisation des
OH)
Inadaptation de
la DREAL aux
évolutions
structurelles
(notamment ré-
organisation
SPC)
MOYE
N
- Mise en oeuvre des
conventions d?accompagnement
technique (notamment avec la
DREAL PACA concernant la
sécurisation des OH, les ICPE
spécifiques?
- Récente évolution du SPC PACA
Corse. : quelle adaptation ?
Entretiens DREAL Conventions d?accompagnement techniques passées appréciées, apportant un soutien positif tant d?un
point de vue technique qu?en termes de disponibilité et d?investissement. Jugé à poursuivre, voire à appro-
fondir sur les RT (déjà évoqué avec le chef de service de PACA). Pôles de compétence des autres DREAL (ex :
DREAL AURA pour les cana TMD) parmi les principaux partenaires.
La réorganisation du SPC a, vu de Corse, déstabilisé le dispositif avec un départ massif d?agents et un fort
renouvellement. En dehors du chef du SPC, les agents ne connaissent pas la Corse et cela induit actuelle-
ment plus d?incertitudes dans la prise de recul sur la prévision et la détection d?anomalies, que le chef d?UH
corrige au fil de l?eau par sa connaissance du contexte hydraulique local dans la mesure de ses moyens.
Le SDEBHY pas réellement associé par la DREAL PACA aux travaux de préfiguration sans doute en cours, ce
qui génère de fortes inquiétudes, particulièrement en cas de survenue d?un événement concomitant en
PACA et en Corse.
Bonnes relations et bon partenariat SPC-DDT2A (ressenti plus nuancé en 2B). Exemple : présentation du
dispositif "couverture totale" d'ici 2030 ; échanges réguliers sur les études en cours pour la révision des
PPRI de la Gravona et du Prunelli ; sollicitations en gestion de crise si besoin d'informations complémentaire
(situation crue pour 2 cours d'eau Rizzanese et Solenzara qui ne sont pas Vigicrue).
S24- Suggestion à la DREAL : Formaliser des échanges
réguliers SPC-DDT-DREAL et le travail en commun sur
des sujets à identifier.
3. Gérer les compétences et les agents
9 Compétence
technique (dont
juridique et
commande pu-
blique) affaiblie
(par un fort taux
de premiers
postes ou une
forte rotation
des agents, ou
toute autre rai-
son)
FORT
- Politique de recrutement, sortie
d?école...
- Livret d'accueil
- Politique de formation en local.
- Plan de formation (existence et
modalités d'élaboration et de
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B
Pic de retour sur le continent au SRNT après la période CoViD (3 agents), remplacés par des agents déjà en
Corse excepté un qui doit repartir mi 2024 sur le continent. Mobilisation des chefs d?UD et du CS pour
rechercher des profils adaptés. Des changements internes de poste (SRNT) sont fortement souhaités dès
lors que l?occupation du poste dépasse 5 ans.
Peu de concurrence sur les postes ouverts en DREAL comme en DDT, mais depuis la création du SRNT,
aucun poste ouvert resté vacant (tous les postes sont ciblés en A, car les recrutements de B sont plus diffi-
ciles).
Difficulté croissante pour le recrutement sur les postes d?inspecteurs ICPE du fait de l?exposition inhérente
au métier. D?une manière générale, la DREAL estime que plus le poste inclut de la gouvernance type DI,
moins il est attractif (seulement 2 candidatures internes État pour l?ouverture du poste DI-GEMAPI).
Possibilité de recours à des contractuels ou d?alternants en master risques de l?université de Corse notam-
ment (filière prévention des risques naturels).
Beaucoup de mobilités internes à la Corse (plus facile encore sur Ajaccio), ce qui en management limite
l?arrivée de nouvelles expériences et pratiques.
Pas de bilan collectif de compétences ni de plan de formation formalisé, mis en place ni à la DREAL ni en
DDT.
Tous les postes sont des compétences rares car demandant des habilitations longues à obtenir pour ICPE
et ESP/Cana. Les autres activités de type Après-Mines demandent également un investissement en dépit
MOY
EN
S25- Suggestion au secrétariat général de la DREAL :
Mener, sur le périmètre DREAL et DDT, un travail d?ob-
jectivation des arrivées et départs des agents du conti-
nent et de Corse, et proposer des pistes d?actions.
S26- Suggestion à la DREAL : Engager une réflexion sur
les besoins en formation de chaque structure, surtout
en cette période de réorganisation, au travers d?une
enquête (CREP, questionnaire agents?) suivie d?un
plan de formation négocié avec le CVRH compte tenu
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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suivi, à quel niveau, lien CVRH,
...).
- Articulation DREAL-DDT-CVRH
sur les compétences.
- Pertinence de la documentation
qualité et de son emploi pour fa-
ciliter le travail des nouveaux.
- Qualité de l?archivage réseau.
- Dispositif de tutorat ou d'ac-
compagnement.
- Participation à des réseaux mé-
tiers.
- Incitation ou accompagnement
à l?évolution de carrière.
- Gestion des compétences rares,
mutualisation des compétences.
- Attributions des missions à en-
jeux aux agents expérimentés
- Tableau de bord des postes oc-
cupés depuis plus de huit ans.
d?un temps ETP à y consacrer relativement faible (<0,2).
Formations obligatoires pour les inspecteurs ICPE novices et ce fut le cas pour les chefs d?UD ainsi que la
moitié des inspecteurs, comme pour les formations ESP/Canalisations en vue de l?habilitation des 2 agents
en charge de ces activités, l?agent titulaire du sujet partant à la retraite à la fin de cette année.
Pour les autres agents, politique de formation classique, lors des CREP.
Problème spécifique du coût de la formation et des réunions sur le continent (nombreuses formations en
distanciel en 2021/2022, mais de moins en moins).
Formations proposées sur les RN souvent complètes, contingences budgétaires et priorité donnée à des
formations qualifiantes (assermentation de contrôleurs au titre du code de l?environnement?).
La chef de service risque de la DDT 2A a recensé, en direct et sans appui DREAL, l?ensemble des formations
disponibles et a pris contact avec le CVRH pour être prioritaire sur les formations de prise de poste. Pas de
réponse positive (ni négative) sur la possibilité de formations en visio. Constats assez souvent de formations
pour lesquelles des agents ont été refusés (formation complète) et attente de réponse du CVRH sollicité
par le DDT2A sur la possibilité de déplacement de formateur en Corse pour contourner la difficulté
financière pour la DDT.
Manque d?une formation prise de poste Chef unité Risques (à l?inverse, une formation ADS de 4 semaines
sur urbanisme et taxe aménagement), adaptée aux attentes d?un responsable et pas trop précise. L?attente
a été exprimée au CVRH.
Missions attribuées selon le parcours et les compétences acquises de l?agent mais aussi selon le goût de
l?agent si possible (exemple, une ingénieure risques, disposant en sus d?une formation initiale en droit de
l?environnement, exerce la fonction de référente juridique pour le SRNT).
Des situations contrastées en termes de compétences selon les structures (DREAL : OK sur RT et en renou-
vellement sur RN ; DDT2A : compétence technique en place avant la réorganisation mais équipe totalement
remaniée avec une compétence collective à reconstruire ; DDT2B : des agents compétents sur la technique,
l?hydraulique, la loi sur l?eau? mais un manque surtout sur la partie administrative et les aspects budgé-
taires CHORUS). Le RRI (chef unité UH) peut apporter son expertise. Une compétence des agents DREAL et
DDT reconnue par les acteurs externes.
Une fragilité identifiée à la DDT 2A (comme en DDT 2B) sur les marchés publics pour les études risques
naturels (agents sans formation ni expérience), réglée par la mise en place en 2A d?un poste de B chargé
des procédures achats et référent marché créé au service Modernisation Évaluation et Prospective
(nouvelle organisation, poste encore non pourvu à ce jour).
Quelques besoins de formation traités (formation BRGM mouvement de terrain aux 2 DDT en 2022 avec
visite sur le terrain, possible appui submersion marine) ou identifiés par les DDT (formation à la gestion de
crise, aux bons réflexes ; formation sur site inondation hydraulique-hydrologie, peut-être en s?appuyant sur
le SPC).
Complexité technique ressentie enfin pour réaliser des cahiers des charges des clauses techniques
particulières sur les plans de prévention des risques littoraux, des inondations torrentielles et inondations
en milieu urbain dense (Ajaccio), mêlant cours d?eau, ruissellement et pluvial.
Temps de séjour des agents SRNT (en comptant l?ancien service risques énergie transports) : 0 à 3 ans :
6 agents ; 3 à 5 ans : 4 ; > 5 ans : 2).
Les fonctions spécialisées type hydromètres connaissent peu de turn-over, avec toutefois peu de possibilité
des spécificités insulaires de la Corse en termes de
coût de déplacement.
S27- Suggestion à la DREAL et aux DDT : Étudier les
possibilités de mutualisation DREAL-DDT de certaines
compétences transversales type juridique ou marché
publics.
S28- Suggestion à la DREAL, en lien avec les DDT :
Identifier les sujets techniques à travailler en réseau
risques et les traiter au niveau régional voire
interrégional.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Taux réussite aux concours exa-
men pro
d?évolution de carrière, alors que leur connaissance du terrain et leur forte technicité est indispensable. Un
assouplissement des règles de gestion pour ces postes précis est sollicité.
Nouvelle équipe à la DDT 2A et ancienneté des agents entre 1,5 an et 4 ans à la DDT 2B.
Non connus.
10 Inadaptation
du plan de
charge aux
fluctuations de
ressources
(prévention
RPS)
MOYE
N
Adaptation des objectifs, appui
siège, appui inter UD, inter DDT,
gestion des RPS
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B
Pas de situations de RPS identifiées en DREAL ou en DDT 2A ou 2B mais une pression croissante à l?exercice
des missions et un sentiment de ne pas voir leur investissement reconnu, identifié au SRNT. L?équilibre du
système est précaire et ne repose que sur la solidarité et l?ambiance de l?équipe. L?adaptation des objectifs
est possible, mais sauf si elle est mineure, elle sera réalisée aux dépens d?autres objectifs affichés pour
l?année en cours car peu de marges de manoeuvre.
11 Fautes de
service
impliquant des
agents au
pénal
FORT
- Actions préventives pour ré-
duire le risque (formation des
agents, doctrines relatives aux PV
et mises en demeure, fiches ré-
flexes en cas d'accident).
- Appui aux agents mis en cause.
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B
Pas de situations de faute de service rencontrées en DREAL ou en DDT 2A ou 2B.
La chaîne hiérarchique intervient pour chaque dossier, aucun dossier/acte ne sort du service sans que ce
soit validé par le chef d?UD et le CS et les fiches réflexes en cas d?accident font partie de la mallette d?as-
treinte.
Si difficulté avec un assujetti, convocation du dirigeant de l?entreprise au bureau et info du directeur de la
DREAL, et selon du préfet et du substitut du procureur. Peu de problème en Corse, parfois un peu d?excita-
tion mais en l?état pas de débordement.
12 Qualité
juridique
insuffisante (en
particulier
mémoires en
réponse)
MOYE
N
- Organisation de la fonction juri-
dique en DREAL, pôle juridique
régional MTECT ou préfectures.
- Participation à des réseaux juri-
diques métiers.
- Articulation avec les préfec-
tures, les ministères.
- Suivi des contentieux gagnés ou
perdus, modalités de diffusion et
de valorisation des enseigne-
ments...
Examen
document
aire
Entretiens
DREAL-
DDT 2A
et 2B,
Parquet
2B
Missions juridiques, conseil et contentieux : Pas de mission juridique en DREAL et donc de conseil ou
d?expertise amont, y compris pour la direction ou le préfet (mission juridique en préfecture, revenue en
DREAL avant d?être supprimée au départ de l?agent en raison notamment d?une sous-utilisation. Chaque
service assure donc désormais sa fonction juridique, soit 0.2 ETP d?une inspectrice SRNT dédiée à la
rédaction des mémoires en réponse, mais sans possibilité de conseil juridique amont). Les juristes de la
préfecture peuvent être sollicités, mais ils sont très occupés. La DDT 2A, dotée d?un service juridique,
pourrait étudier une mutualisation sur Ajaccio (DREAL, DMLC, DDT), à condition de ne pas agir sans moyens
complémentaires, en « bénévolat ».
Chaque référent RT du SRNT procède à une veille juridique qui fait l?objet d?une information de l?ensemble
de l?équipe d?abord par mail puis d?un échange lors de la réunion de service.
Des échanges avec la DAJ du ministère et les services de la DGPR sur les dossiers complexes, pour ne pas
être en marge de la règle nationale. Contacts fluides et fréquents avec le parquet et participation aux au-
diences comme au COLDEN (Comité Opérationnel de Lutte contre la Délinquance Environnementale), ins-
tance en place en 2B depuis 2021, étendue à tous les départements récemment (prochainement en 2A).
Une 10aine de contentieux sur l?activité DREAL sur les 6 derniers mois.
Un service juridique et contrôle à la DDT 2A (8 personnes/105 ETPT à la DDT), précédemment centré sur
l?urbanisme, avec souhait d?élargir et de dissocier les fonctions instruction et contrôle. Un besoin identifié
de davantage d?action sur l?amont (conseil). Contentieux 2A sur autorisation d?urbanisme individuelle
(illégale ou absence d?autorisation), pas sur des PPRI. Souhait de bien séquencer le triptyque
Conseil/Instruction/Contrôle (environ 200 contentieux sur l?urbanisme).
En DDT 2B, précontentieux ou recours gracieux, gérés par le service risque, le service juridique venant en
appui (rédaction, mise en forme des contentieux) et assurant une veille et une diffusion régulière des
jurisprudences. Possibilité de le solliciter sur le conseil juridique amont.
Selon le Parquet, environ 70% du contentieux spécialisé environnement concerne le contentieux de
l?urbanisme, le plus souvent pour constructions illégales (les motifs évoqués ne sont pas forcément liés aux
risques naturels). Le parquet recourt souvent à des sanctions pénales avec remise en état et non de
régularisation ; l?exécution des décisions d?urbanisme reste cependant compliquée.
La DDT2B est sollicitée pour avis en amont des audiences, le service juridique y répond de manière réactive.
Sa participation systématique aux audiences serait souhaitée pour apporter son expertise (éclairage sur la
MOY
EN
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 73 sur 126
possibilité ou non de régularisation de la situation, au regard des nouveaux éléments apportés) et limiter
le risque de renvoi à défaut d?avoir la réponse.
Parquet d?un côté et DDT 2B de l?autre tiennent un tableau de suivi des contentieux sur les sujets
urbanisme et environnement (en cours d?actualisation pour le suivi par le parquet de l?exécution des
décisions en matière d?urbanisme).
Contrôle de légalité des documents d?urbanisme
Même si l?association U Levante est critique sur le respect des réglementations en Corse par les différents
acteurs, dont les collectivités, et sur le contrôle de légalité réalisé par l?État (en notant toutefois quelques
améliorations sur les dernières années pour ce dernier), le contrôle de légalité est particulièrement
développé en Corse (selon le rapport de la Cour des comptes, S2022-1762 du 16/09/2022, environ 20 %
des actes reçus ont donné lieu à un contrôle de légalité sur l?exercice 2015-2021 au niveau national ; les
deux départements de Corse figurent parmi les 9 départements affichant des taux nettement supérieurs).
Le contrôle de légalité est assuré par la préfecture en Corse-du-Sud, avec l?arrivée récente d?une cheffe de
pôle (absence de direction depuis 2 ans), et par la DDT 2B/Service Juridique et Coordination pour le compte
du préfet en Haute-Corse.
En Haute-Corse, l?activité contrôle de légalité des documents d?urbanisme (assuré par la DDT 2B) a porté
sur 68 actes en 2022, avec 6 recours gracieux.
En Corse-du-Sud, la préfecture sollicite ponctuellement la DDT pour l?analyse de certains dossiers. Le service
du contrôle de légalité s?est renouvelé en septembre 2023, avec une recentralisation du contrôle de légalité
à Ajaccio pour favoriser une vision départementale. Une première réunion de travail préfecture-DDT a
permis de reprendre contact et d?échanger sur les priorités, avec un constat partagé de dynamique à
recréer (nombreux agents en prise de poste) et une perspective de réunions mensuelles : partage de
stratégie, actualités, signalements (par exemple sur les secteurs où les avis conformes de la DDT ne sont
généralement pas suivis et les certificats d?urbanisme opérationnels favorables délivrés par les communes),
échanges sur les difficultés (par exemple interprétation de la PAU). La mission souligne l?intérêt de ces
partenariats étroits et réguliers.
En 2A, le contrôle de légalité fait l?objet d?une vigilance particulière, il est réalisé de manière quasi-
exhaustive sur les risques pour les demandes d?autorisation. Les permis de construire et permis
d?aménagement sont vus au travers des avis conforme (DDT) ou du contrôle de légalité (préfecture),
représentant environ 6 000 actes/an pour le département (600 contentieux, 1200 lettres d?observation/an
sur l?arrondissement de Sartène).
L?absence de documents d?urbanismes qui pourraient intégrer les risques est une difficulté. Les contentieux
sont fréquents en 2A car le contrôle de légalité est important et les collectivités ne retirent pas souvent les
dossiers. L?État apporte également du conseil et de l?accompagnement du pétitionnaire vers d?autres
solutions (exemple : suggestion de déplacement d?un projet de hangar agricole en zone rouge PPR).
S29- Suggestion aux DDT/ Préfecture/Parquet :
Poursuivre les échanges et rapprochement entre
services en charge du contrôle de légalité et du
contentieux, pour permettre une bonne connaissance
respective, sensibiliser aux risques et aux compétences
réciproques, partager les priorités suivi d?avancement
des dossiers, et faciliter les échanges pour leur bon
traitement.
PUBLIÉ
https://www.ccomptes.fr/fr/documents/62266
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Matrice relative aux risques de feux de forêt
N°
de
risqu
e
Risques inhérents
Niveau
de
risque
inhé-
rent
Mesures de contrôle interne
attendues (quoi?)
Techniques
d'audit utili-
sées (com-
ment?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui?)
Constats
Niveau
de
risque
rési-
duel
Recommandations
1. Piloter et actualiser la connaissance de l?aléa feux de forêt
1 Insuffisance de la
connaissance de
l?aléa feux de forêt
et de végétation,
tant au niveau
aléas qu?enjeux
Insuffisance d?ani-
mation du réseau
des DDT (DREAL)
FORT Réalisation et actualisation
régulière de la carte d?aléa feux
de forêt, en cohérence avec les
instructions nationales visant à
disposer d?une couverture
complète France entière
Analyse du contexte, état des
lieux des zones à enjeux et
sinistralité, REX multi-acteurs
et capitalisation des
évènements passés
Pilotage des outils de
connaissance, échanges
réguliers avec les services
déconcentrés, réseau et
animation sur les différentes
thématiques (fréquence,
niveau de participation, qualité
des échanges, production de
notes/doctrine par type de
risque).
Mobilisation de compétences
extérieures, référents et ex-
perts techniques (ONF , Ce-
rema, SDIS Météo France, bu-
reaux d?études?); études ou
conventions de partenariat si-
gnées
Examen
documentair
e
Entretiens
DGPR,
DREAL,
DRAAF,
DDT 2A et
2B
L?élaboration de la cartographie des aléas feux de forêt était sous pilotage DREAL, avec un appui SIG de la
DDT2A (démarche engagée en février 2020, avec un groupe de travail spécifique qui s?est réuni 6 fois depuis
et associe la DRAAF, les 2 DDT -services risques et SIG-, les SIS et l?ONF). La démarche avait été initiée dans la
logique du PPFENI 2013-2022, avant la signature de la circulaire du 26 juillet 2023. La dynamique a été
conservée au départ de l?agent DREAL pour la DRAAF, qui a « emporté » ses missions (départ annoncé en
novembre 2022 ; effectif en février 2023).
Toute la Corse étant soumise au risque incendie de forêt, il est envisagé de couvrir l?ensemble du territoire
avec deux échelles d?usage différentes suivant l?objectif assigné à la carte d?aléa feu de forêt :
? objectif « Urbanisme » (interface forêt / habitat) et protection des personnes (zones à enjeux : par-
kings, plages...) : rendu au 1/10 000 (pixels de 25m). Une attention particulière sera portée sur les
zones où des PPRIF sont déjà prescrits/approuvés pour vérifier que la nouvelle carte d?aléa feu de
forêt régionale n?est pas en dissonance forte avec les cartes existantes ;
? objectif « Aménagement du territoire - DFCI » : rendu au 1 / 25 000 (pixels de 100m).
Le groupe de travail technique sur l?élaboration de la cartographie, qui devait se réunir et valider à titre de
test, la carte le 5 décembre sur le secteur de Saint-Florent (ONF, DREAL par le biais d?une fraction d?ETP du
chef d?UD2A, DDT), a été reporté début 2024. Il restait donc à faire fin 2023, les reconnaissances et
vérifications sur le terrain.
Objectif affiché par la DRAAF qui pilote désormais l?action : diffusion début 2024, avec une doctrine
d?application de l?aléa associée, en cours de rédaction avec les DDT et la DREAL. Celle-ci devra rester
d?application au cas par cas et cohérente avec les dispositions de la loi n°2023-580 du 10 juillet 2023 et
notamment les articles L 567-1 et suivants du code de l?environnement.
La méthodologie retenue a été présentée à la DGPR lors de son déplacement en Corse fin novembre 2022
(initiative jugée alors très intéressante dans un mail DGPR du 13 décembre 2022). Il n?y a pas eu de demande
officielle de validation de la méthode d?élaboration de la cartographie SIG à la DGPR. L?évolution de la carte
dans le temps n?a pas encore été discutée/ planifiée, mais elle restera probablement sous pilotage DRAAF
avec appui des services techniques, l?outil cartographique développé par la DDT2A permettant une actualisa-
tion en tant que de besoin, dès enrichissement des données sources (végétation notamment, basée sur l?IFN).
À ce jour, pas de PAC de la carte nationale aux collectivités réalisé par les DDT comme demandé par la
circulaire 2023 du MTECT, en attente de la carte régionale et compte tenu des différences notables et
difficilement explicables sur le terrain, entre la carte nationale de sensibilité aux feux (probabiliste) et la carte
régionale des aléas (déterministe, établie sur une méthode indiciaire et la formule de Byram : Cf. fiche
d'évaluation de la carte nationale de sensibilité transmise à la DGPR le 11 septembre 2023 avec comparaison
des cartographies).
Comme évoqué sur la matrice « management et pilotage de la politique RNT », pas de réseau ou de GT
spécifique DR-DDT mis en place par la DREAL (permettant notamment d?évoquer spécifiquement la
MOYE
N
R6- Recommandation à la DRAAF et à la DREAL : Finaliser
rapidement la carte régionale d?aléa feux de forêt après
avoir fait valider la méthodologie d?établissement de
celle-ci, afin de pouvoir la porter à la connaissance des
élus et des services en conformité avec les instructions
de la circulaire MTECT du 26 juillet 2023.
S18- Suggestion à la DREAL (rappel matrice
management) : Formaliser le « qui fait quoi » en termes
de feux de forêt entre DREAL et DRAAF, idéalement par
une convention validée par le préfet.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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thématique feux de forêt) et en CODER, le sujet semble peu abordé, peut-être faute d?identification claire du
pilote
Échanges interservices réguliers et fluides dans le cadre du Plan de Protection des Forêts et des Espaces Na-
turels contre les Incendies de Corse (PPFENI), en cours de révision, et notamment au sein du Groupe Tech-
nique Interservices en charge du pilotage de son élaboration (GTI), qui regroupe la DRAAF, les DDT, l?ONF, la
Collectivité de Corse et ses offices (ODARC, OEC) et les SIS, les chambres d?agriculture + tout autre service en
tant que de besoin et selon les sujets abordés. La DREAL est associée ponctuellement, sur les sujets qui la
concernent plus particulièrement.
Ce GTI, animé par la DRAAF, associe bien au-delà des services de l?État (cette ouverture est une excellente
pratique, mais pour des sujets s?inscrivant plus dans une dynamique de réseau des services de l?État pour
échanger, caler une stratégie ou des pratiques harmonisées, un réseau DR-DDT serait complémentaire et
utile) et d?autre part, la DREAL n?en fait officiellement pas partie sur le document de travail fourni à la mission
(§ gouvernance du projet).
Depuis la réorganisation de la DREAL, la DDT2B mentionne ainsi que le réseau DDT/DREAL est peu actif sur la
thématique feux de forêts. La chargée de mission RN (dont feux de forêt) de la DREAL a fait mobilité en février
2023 à la DRAAF, suite à un choix d?organisation de la direction précédente de la DREAL. Elle poursuit le travail
engagé sur la cartographie des aléas, normalement dans le champ MTECT/DREAL.(cf. aussi risque 5 ci-après)
et maintient une forme de cohérence.
2. Coordonner l'action en termes de planification et de réduction de vulnérabilité face au risque feux de forêt
2.1 Développer la coordination, la priorisation et le suivi de la mise en place des PPRIF et des PAC
2 Mauvaise priorisa-
tion et évaluation
des zones sou-
mises à PPRIF
Insuffisance de la
couverture et de la
qualité du porter à
connaissance
(PAC)
FORT
Critères de priorisation
(programmation, révision) en
phase avec le contexte,
l'ancienneté des PPRIF, les
évènements majeurs récents,
l'importance du risque et les
orientations nationales.
Stratégie PAC établie avec
positionnement clair dans le
choix PPRIF ou PAC+R111-2,
présence soit d'un PAC
intégrant des
recommandations sur
l'urbanisme, soit d'un PPRIF
dans les communes exposées.
Validation en CAR des priorités
annuelles ; politique
d'actualisation. Partage
notamment de l?importance du
PAC/note d'enjeux, animation
et appui à la programmation au
niveau régional
Maintien de la compétence et
des moyens techniques
adaptés aux enjeux et objectifs
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DDT 2A et
2B
La stratégie régionale triennale DREAL a validé les principes de priorisation.
-> PAC + R111-2 sur la base de la future carte d'aléa feu de forêt régionale et la doctrine qui y sera associée
-> priorisation éventuelle de nouveaux PPRIF sur les communes où des enjeux présents ou futurs concernent
des zones d'aléa fort/très fort de la carte d'aléa régionale (croisement avec les zones à enjeux).
Une démarche PPRIF globalement perfectible et développée de façon variable selon les départements :
- Démarche PPRIF à l?arrêt en 2A depuis de nombreuses années. 3 PPRIF approuvés entre 2007 et 2014,
probablement à réviser. Volonté affichée par la DDT début 2024 d?expertiser, au niveau service environ-
nement et peut-être en lien avec d?autres partenaires comme la faculté des sciences de Corte, les PPRIF
existants, la cartographie nationale et régionale d?aléas, l?historique des feux, les enjeux humains et patri-
moine naturel pour déterminer les zones où des PPRIF seraient pertinents. Au premier trimestre 2024, le
service Risque programmera ensuite ou non de nouveaux PPRIF ou la révision des anciens. Vu la situation
en termes de PPRI en 2A, nécessité de renforcer le PAC. Par croisement avec la carte d?aléa en cours d?éla-
boration et en restant sur des communes à enjeux, la mission estime même si la population permanente
est seulement de 1 500 à 3 000 habitants par commune, que la question de nouveaux PPRIF pourrait se
poser en 2A sur le secteur et la côte Sartène-Bonifacio.
- 15 PPRIF approuvés en Haute-Corse entre 2005 et 2017, le PPRIF de Calvi ayant été annulé par le tribunal
administratif de Bastia en 2014 (sur des critères de présence importante d?enjeux et de pression immobi-
lière existante exposée à l?aléa). Un PAC sera effectué lorsque l?atlas régional de l?aléa Feux de forêts en
cours par la DREAL/DRAAF sera achevé. Sous réserve d?une analyse plus fine DDT et DREAL dans le cadre
de la réflexion sur la priorisation, couverture satisfaisante des enjeux par les PPRIF.
Absence de validation annuelle des PPRN, dont les PPRIF en CAR (et pour la période actuelle 2022-2024, de
la stratégie triennale : cf. matrice « management de la PP RNT »)
Conviction des DDT que la prise en compte des risques doit être un outil d?aménagement du territoire et de
développement dans un contexte de transition écologique. Les PPRIF sont pour l?heure le seul outil
réglementaire dont disposent les DDT qui estiment cependant que ce document a ses limites et ne freine pas
MOYE
N
S4- Suggestion à la DREAL (rappel matrice manage-
ment): Proposer plus régulièrement des sujets risques en
CAR, pour information sur de nouveaux dispositifs, har-
monisation des positions ou validation de stratégies (ex :
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 76 sur 126
Procédure de prise en compte
et d'intégration des évène-
ments particuliers dans les
PPRIF dans un contexte de
changement climatique
réellement le nombre de mises à feux ou les surfaces parcourues. La protection des personnes comme des
constructions et des zones urbanisées est très dépendante des mesures obligatoires dont la création
d?ouvrages de protection de type OPCR et une attention particulière au respect des OLD.
À noter en ce sens une série de visites de contrôle des mesures obligatoires incombant aux communes et aux
ASL gestionnaires d?OPCR entreprise par la DDT 2B en 2023 : relevés de manquements administratifs en cours
pour 4 communes (installation d?hydrant, amélioration des dessertes routières, débroussaillement).
Constat avec le changement climatique, d?une saisonnalité des feux de forêt beaucoup moins marquée que
par le passé, avec des feux de plus en plus « hors saison » qui parcourent plus de surfaces sous l?effet conjugué
de la sécheresse et de dispositifs d?intervention moins importants qu?en période estivale.
À cette problématique, s?ajoutent celles de l?habitat diffus qui s?est développé et des incendies complexes à
traiter en raison de l?accumulation de la masse combustible liée à la baisse des nombres de mises à feu (avec
des maquis plus haut : 4 à 5 m, des actions des avions « en surface » et de fortes interventions au sol
nécessaires sur les lisières et l?humus).
stratégie triennale régionale RN) ou de programmes an-
nuels de travail (programmation PPR, plans de contrôles
ICPE ou OH?).
3 Absence de suivi et
de mise en oeuvre
de la
programmation
des PPRIF
Lenteur
d?avancement des
PPRIF (DDT)
Actualisation insuf-
fisante des plans
de prévention du
risque incendie,
notamment en an-
ticipation du ré-
chauffement cli-
matique et de
l?évolution de vé-
gétation
MOYE
N
Programmation et outils de
contrôle et de suivi de l'ancien-
neté et de l'actualisation des
PPRIF (prescrit, en cours, réali-
sés)
Analyse des difficultés de
réalisation et mesures
correctives (sur le PPR, le
programme?).
Compétences en commande et
marchés publics, existence de
moyens de sous-traitance (par
ex. marchés à bons de
commande).
Concertation et association des
collectivités.
Respect des échéances
réglementaires de réalisation.
Existence d?une procédure
formalisée et mise à jour de
GASPAR, suivie par
l?encadrement
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DDT 2A et
2B
Si la DREAL indique que le suivi de l?élaboration est réalisé via GASPAR, le constat est que la DREAL ne pilote
pas suffisamment la réalisation des PPRN (cf. pour les exemples, les matrices management et pilotage et
risques terrestres en montagne).
Dans le champ spécifique des PPRIF, ce pilotage insuffisant ne semble pas récent et lié au poste actuellement
vacant d?animation RN au vu des constats sur la situation ci-après : 18PPRIF en Corse (3 en 2A et 15 en 2B) et
9 prescrits (dont 8 en 2A), avec des dates de prescription très anciennes, sans action curative ou de dé-pres-
cription engagée a priori (2004 : 1 ; 2005 : 1 ; 2007 : 3 ; 2009 : 4). Des délais de réalisation entre prescription
et approbation trop élevés aussi avec 14 PPRIF sur 18 élaborés en plus de 5 ans (7-8 ans en moyenne, jusqu?à
13 ans). Des PPRIF qui datent enfin de la période 2007-2017.
Un suivi plus rigoureux en DDT, mais variable : en 2A, le tableau de suivi des PPRN (et donc des PPRIF) n?est
plus actualisé depuis 2021, une note DDT actualisée en septembre 2023 indiquant que la carte régionale
d?aléa feux de forêt permettrait de revoir la priorisation.
Un tableau de suivi d?avancement des PPR (tous risques) et des études en 2B. PPRIF Calvi cassé mais reste
prescrit.
La base de données Prométhée (devenue BDIFF - Base de Données sur les Incendies de Forêts en France -
depuis cette année) est correctement complétée en 2A et en 2B.
FORT R5- Recommandation à la DREAL et aux DDT (rappel
matrice management) : Pour les risques naturels, mettre
ou remettre en place un système de pilotage régional
(DREAL) et départemental (DDT), permettant la
priorisation des actions, le suivi de leur avancement, leur
ajustement ou leur correction, en s?appuyant sur un
dispositif de suivi régulièrement actualisé et bien archivé
(en particulier pour les procédures PPR et les études
conduites, les outils d?information préventive et de
sécurité civile).
S17- Suggestion à la DREAL et aux DDT (rappel matrice
management) : Compte tenu de l?évolution du climat, de
l?urbanisation en Corse et du corpus réglementaire,
mettre en place et piloter rigoureusement un
programme triennal glissant, réaliste mais ambitieux,
d?actualisation des PPR très anciens, sans oublier la
couverture d?éventuels secteurs à forts aléas, mais à
enjeux un peu moins importants, non prioritaires au titre
des orientations nationales, mais où des décès sont
possibles (risques torrentiels notamment).
S18- Suggestion à la DREAL et aux DDT (rappel matrice
management) : Traiter en lien avec les DDT la question
des PPR prescrits depuis très longtemps (relance,
déprescription?) ou annulés (PPR Calvi).
S30- Suggestion à la DREAL : S?assurer de la mise en
oeuvre des outils nationaux, règlement type PPRIF et
PPRIF simplifiés en application de la circulaire du 26 juil-
let 2023
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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4 Mauvaise mise en
oeuvre des PPR liée
à la complexité des
documents
graphiques, du
règlement ou à
l'existence de
notions juridiques
approximatives
dans le règlement
Insuffisance du
contrôle de légalité
et de la traduction
dans les
documents
d'urbanisme et les
schémas
d'aménagement
du territoire
Multiplication des
saisines du
Tribunal
administratif par
des particuliers,
sociétés,
collectivités, et de
condamnations
TRES
FORT
Doctrines élaborées.
Veille (et exploitation) des
retours d'enquêtes publiques,
d'élus ou d'acteurs, des
contentieux, des
dysfonctionnements repérés.
Analyse de dossiers approuvés
et formalisation du processus
de relecture des projets de
règlement par le service de la
DDT chargé de l'aménagement
et de l'urbanisme.
Formation des agents chargés
de la prévention des risques au
droit de l'urbanisme
(DREAL/DDT).
Note d?organisation
préfecture-DDT, répartition des
rôles DDT-DREAL
Vérification de l'intégration des
PPR aux PLU, traduction dans
les documents d?urbanisme.
Actions de sensibilisation et
d'accompagnement des
collectivités et des acteurs sur
PPR et PAC (quoi, qui réalise?).
Transversalité et articulation
entre services risques et
aménagement, formation des
agents, pour assurer le lien avec
le volet aménagement-
urbanisme (PADDUC, PLU,
SCoT-PAC, contribution aux avis
MRAe?) : instances de
coordination et d?échanges,
fréquence, productions?
Analyse de l'articulation avec
les documents d'urbanisme et
les schémas (SCoT, PLU, SDAGE,
SAGE?).
Suivi des contentieux,
valorisation/mutualisation des
jurisprudences
Organisation de la réponse au
TA
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DDT 2A et
2B, pré-
fectures
2A et 2B
Compte tenu du nombre et de l?ancienneté des PPRIF, l?analyse (compétences pour les élaborer, intégration
aux documents d?urbanismes, sensibilisation des élus?) ne peut pas être réellement spécifique aux PPRIF et
sauf précisions ci-après, elle s?inscrit dans les constats développés dans la matrice « management et pilotage
RNT »).
Il n?y avait jusqu?à présent pas de doctrine d?élaboration des PPRIF ou de règlement type régional PPRIF, le
travail sur l?établissement d?une doctrine associée à la carte d?intensité du feu en cours d?élaboration (cf. ci-
dessus) étant une première étape. Compte tenu de la vacance de poste RN à la DREAL, des réorganisations
en 2A et de l?attente de la nouvelle carte des aléas pour relancer la dynamique, pas d?animation spécifique
réalisée sur les nouveaux outils ou dispositifs (règlements type PPRIF et « PPRIF simplifiés ») prévus par la
circulaire 26 juillet 2023.
Absence de relecture attentive et d?analyse qualitative des PPRIF réalisée au niveau de la DREAL
L?articulation risque-planification va être de facto renforcée en 2A par la réorganisation, regroupant ces deux
volets dans un même service. En 2B, les règlements des PPRN sont présentés aux services urbanisme et con-
trôle de légalité de la DDT pour prendre en compte leurs remarques (réalisé encore récemment sur des PPR
en cours d?élaboration mouvement de terrain). À l?approbation des PPRN, les communes doivent transmettre
à la DDT 2B, un justificatif d?annexion au PLU. L?unité risques de la DDT 2B est enfin consultée pour avis lors
de nouveaux PLU ou cartes communales, la prise en compte des PPRN est alors vérifiée.
Un contrôle de légalité particulièrement développé en Corse avec des échanges étroits préfecture DDT (Cf.
matrice management et pilotage RNT »)
Les seuls contentieux pourraient découler d?exception d?illégalité vu les dates d?approbation des PPRIF et
l?absence de validation ces dernières années. Pas un sujet a priori.
À noter également le faible nombre de documents d?urbanisme en Corse à même d?intégrer les risques dans
les réflexions d?aménagement et des services de l?État qui sont à la fois dans la posture de stratège, garant
des orientations nationales? et d?instruction de base des permis.
MOYE
N
5 Absence ou insuffi-
sance de coordina-
tion mutuelle entre
les acteurs régio-
FORT
Outil de contrôle de la cohé-
rence des actions et d'articula-
tion avec les documents de pla-
nification ou forestiers (straté-
gie zonale ou régionale, plans
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DRAAF,
DDT 2A et
2B, SIS 2A,
SDIS 2B,
Documents stratégiques et plan de protection des forêts et des espaces naturels contre les incendies de
Corse (PPFENI)
La Corse s?est dotée en application de l?article L133-2 du code forestier, d?un plan régional de protection
contre les incendies (3ème plan à venir, en cours de finalisation, 2023-2033), piloté par la DRAAF clairement
MOYE
N
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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naux ou départe-
mentaux : DREAL,
direction régionale
agriculture et fo-
rêt, directions dé-
partementales des
territoires, Office
national des forêts,
SDIS, parquets, dé-
légation à la pro-
tection de la forêt
méditerranéenne
(DPFM)
Co-construction et
partage insuffisant
des outils de plani-
fication type
schéma départe-
mental DFCI, PI-
DAF?
départementaux de protection
des forêts contre l'incendie
(PDPFCI) , plans intercommu-
naux de défense des forêts
contre les incendies, stratégie
forestière?)
Articulation entre services pour
faire le lien avec le volet amé-
nagement-urbanisme (PLU,
SCoT, PAC, contributions aux
avis MRAe...) : instances de
coordination /concertation,
fréquences, matérialisations...
Protocole d'accord avec la jus-
tice, les autres services (SDIS,
ONF, gendarmerie, OFB...), les
associations...
ONF,OEC,
CdC
en charge de l?élaboration de ce plan et du suivi de la stratégie régionale des orientations de la DPFM. Cela
constitue une avancée à souligner, permettant d?harmoniser les politiques autrefois départementales. Une
comitologie autour du GTI (groupe de travail interdépartemental qui pilote l?élaboration et le suivi du PPFENI ;
cf. risque 2), de deux GTP (groupes de travail permanents, départementaux) et 8 groupes de travail spéci-
fiques a permis d?élaborer 20 fiches action. Cette comitologie a permis de redynamiser les collaborations.
Ce document, consulté fin 2023 par la mission dans sa version en cours d?élaboration, est de qualité, trace
des orientations et dresse des bilans intéressants. Il est dommage que certains volets plus dans le champ
MTECT (information préventive et culture du risque, planification des PPRIF, lien aménagement-risques), ne
soient pas plus développés, même si certains axes sont tracés (ex : mention du nombre de PPRIF approuvés
et prescrits, sans autre proposition ; pas de partenariat formalisé pour la reprise des campagnes nationales,
journée résilience ou autres actions de communication ; pas d?action envisagée de sensibilisation-formation
des élus sur la prise en compte du risque dans les décisions ou documents d?urbanisme ; pas de réflexion sur
les normes ou règles de construction à préconiser pour réduire la vulnérabilité?).
La DREAL traite ces sujets dans le cadre d?une stratégie triennale risques naturels 2022-2024 (sans aller
d?ailleurs toujours beaucoup plus loin, certaines actions évoquées par exemple par le PPFENI au § « IV.
Protéger les personnes en milieu naturel », abordant des mesures d?aménagement du territoire sur la
sensibilisation des acteurs ou responsables d?activités de pleine nature, ayant toute leur place dans cette
stratégie régionale).
Les schémas départementaux d'analyse et de couverture des risques (SDACR établis par les SIS en 2A : 2019
après 2010 et 2000 et en 2B : en cours de validation ; ancien de 2006, mais sans association des services
DREAL ou DDT), sont parfois amenés à aborder également des sujets partagés, ce qui justifierait sûrement
une réflexion de mise en cohérence et de synergie.
La planification des ouvrages (pistes, zones d?appui à la lutte-ZAL- ...) est très inégale et il y a un réel problème
de création et d?entretien des ouvrages, avec une sous-consommation des crédits UE et du fond vert faute
de demande de la CDC. Le SIS 2A relève que seulement 15 % des ouvrages prévus dans les planifications
depuis les années 90 sont réalisés. Une seule communauté de communes a pris la compétence DFCI en 2A
(124 communes en 2A) ; en 2B (236 communes), la compétence est majoritairement intercommunale (sauf 2
intercommunalités, mais parfois transfert partiel).
S?il existe un travail important d?animation et de concertation de la DRAAF sur le PPFENI (et comme évoqué
aussi au risque 1 ci-dessus), a priori pas d?actions engagées localement pour clarifier les rôles de chaque struc-
ture (sauf sur le volet OLD en cours pendant le déplacement de la mission), mieux définir (a minima entre
services de l?État), le « qui fait quoi » entre DREAL, DRAAF et DDT, et formaliser un cadre entre les deux di-
rections, le cas échéant par une convention DREAL-DRAAF validée par le Préfet ?. Cette convention pourrait
concerner la cartographie des aléas comme au besoin et plus largement, l?ensemble des compétences feux
de forêts pilotées par MTECT et MASA : aléa, traduction urbanisme, PPR, info préventive et réduction de la
vulnérabilité en DREAL et OLD, DFCI, articulation avec la politique forestière et PPFENI en DRAAF.
Contrairement à la DDT, à l?ONF et à la DRAAF, la DREAL n?apparaît pas aux SIS2A comme un partenaire régu-
lier sur la thématique Feux (participation ponctuelle sur le sujet DFCI et biodiversité)
À noter au titre des coordinations identifiées dans les orientations du PPFENI, que chaque incendie doit faire
l?objet d?un Retex, avec une volonté de mise en place d?un outil SIG open DFCI régional qui nécessitera de
bien se coordonner entre départements (seul le 2A en dispose actuellement) et permettra de capitaliser
toutes les informations. Un administrateur de la base devra être désigné, la CDC et l?OEC s?étant déclarées
candidats (cartes des enjeux et des phénomènes pour les inondations par les RDI 2A et 2B, un travail de mise
en synergie à étudier).
S31- Suggestion à la DREAL et à la DRAAF : Étudier la pos-
sibilité de donner au PPFENI un caractère et un contenu
plus interministériels encore, en intégrant au volet
« protection des forêts contre les incendies » et « dispo-
sitions relatives à l'aménagement de l'espace rural ayant
pour finalité la protection des bois et forêts » (objet
même du document au titre du code forestier), les vo-
lets relevant davantage du champ de compétence
MTECT en matières d?information préventive et de dé-
veloppement de la culture du risque, d?IAL et de PCS, de
planification des PPRIF et plus globalement, de dévelop-
pement des liens urbanisme et risques comme de réduc-
tion de la vulnérabilité.
S32- Suggestion à la DRAAF : Poursuivre et finaliser dans
un souci d?efficacité et d?harmonisation, la réflexion
avec les collectivités et la Collectivité de Corse sur la
stratégie générale de portage juridique des entités res-
ponsables d?actions de prévention, dont celles liées par
exemple à la DFCI, la DECI, les OLD et expérimentations
locales sur les interfaces, la création de pistes DFCI et les
zones d?appui à la lutte (ZAL).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Comme évoqué au risque précédent (risque et urbanisme), la transversalité interne aux DDT est en place
(exemple : vérification de la cohérence des documents de planification avec les orientations PPFENI réalisée
au niveau du service « Agriculture et Forêt » de la DDT2B lors des porter à connaissance) ou bien identifiée
en DDT2A avec une mise en oeuvre renforcée dans le cadre de la réorganisation en cours (service
environnement : compétence DFCI et patrimoine nature ; service aménagement en charge des questions de
planification et de risque)
Programme de recherche et anticipation méga-feux
Programme Goliat (groupement d?outils pour la lutte incendie et d?aménagement du territoire) porté par
l?université de Corte : ce programme initié en 2021 et financé par l?État et la Collectivité de Corse, a développé
divers recherches, outils et de nombreuses actions de sensibilisation et d?information. Les services de l?État
(DRAAF, DREAL et DDT), en charge pourtant de la politique feux de forêts sous ses différents aspects, ne sont
pas directement associés dans cette première tranche du programme. La DDT 2B a pris contact avec
l?université et il y aura un travail en commun d?expertise de la carte d?aléas et l?université pourra s?associer
sur le sujet de la priorisation des PPRIF.
Dans un contexte général de changement climatique et de méga-feux dans le monde ces dernières années,
la Corse qui a gagné près de 40% d?habitants en 30 ans, augmentant ainsi les enjeux à protéger, qui connaît
une augmentation de 15% environ de la forêt en Corse, plus de 60 % du territoire étant concerné par du
couvert type forêt et maquis (source IGN-IFN citée par le DRAAF) et qui peut s?appuyer sur les acquis du
programme Goliat, a ébauché une réflexion sur de potentiels méga feux dans le PPFENI par exemple (volonté
d?améliorer notamment la planification des équipements, de constituer de bases de données régionales
concernant la typologie des incendies et leur cartographie, à partir de la reconstitution des conditions de leurs
déroulements (végétation, climatologie, etc. ?), permettant de préciser les zones d?intervention prioritaires
sur le territoire et éventuellement d?en redéfinir les modalités, un premier travail ayant d?ores et déjà réalisé
par l?ONF sur les secteurs du Sartenais et de l?Alta Rocca en Corse-du-Sud).
A priori pas de réflexions plus globales cependant sur la recherche de mesures d?anticipation des manoeuvres
ou interventions, de gestion des circulations ou de procédures de mises en sécurité voire d?évacuation des
populations (le SIS 2A estimant que cela se traite au travers des réflexions planification PLPI, PRMF).
Exemple de secteurs particulièrement sensibles cité: site de Bavella, 5 000 visiteurs/j, dispersés sur le massif,
parfois à 1h30 de leur véhicule. Un travail réalisé pour aménager les parkings en cours, mais cela ne réglera
pas totalement la question du risque encouru par les touristes, sauf à fermer le massif (ce qui est cadré par
un AP uniquement en risque extrême ; dix massifs sont actuellement susceptibles de fermeture par arrêté
préfectoral en cas de risque incendie avéré avec des fiche-actions élaborées précisant le rôle de chaque
intervenant.
Pour mémoire (cf. matrice « management et pilotage RNT », risque 3) : outil open DFCI et open SIS, avec une
action du PPFENI pour faire converger sur open DFCI les SIS 2A et 2B puis les autres acteurs autour d?une
convention régionale officialisant ce partage de données (signataires envisagés : CdC, l?OEC, l?ODARC, l?ONF,
les 2 SIS, les 2 DDT et la DRAAF? sans que la DREAL ne soit citée).
S5- Suggestion à la DREAL et aux DDT région (rappel
matrice management) : S?investir dans le pilotage du
programme Goliat conduit par l?université de Corse avec
des financements État et rechercher toutes les
possibilités de synergies.
S33- Suggestion à la DREAL, à la DRAAF et aux DDT :
Engager en lien avec les SIS, une réflexion sur de
potentiels méga-feux dans l?objectif d?améliorer les
équipements de prévention, mais aussi de mettre en
place des procédures d?évacuation adaptées (terrestres,
maritimes?) et d?identifier des points particulièrement
sensibles.
S10- Suggestion au préfet de région (rappel matrice
management) : Poursuivre le pilotage et le
rapprochement entre tous les acteurs disposant d?outils
SIG utiles à la gestion de crise comme à la mise en oeuvre
des actions ciblées de prévention, en favorisant la
convergence des cartes SIG RDI des DDT et de l?Open
DFCI et open SIS.
2.2. Améliorer la réduction de vulnérabilité
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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6
Non atteinte des
objectifs de réalisa-
tion de débrous-
saillement
TRES
FORT
Stratégie et outils de contrôle
et de suivi de l'obligation légale
de débroussaillement (OLD)
nombre de contrôles, sanctions
pénales ou administratives,
exécutions d?office...)
Actions de sensibilisation (par
qui, cibles : élus, agents admi-
nistratifs en relais, particuliers,
associations... ; moyens finan-
ciers et communication adap-
tés
Moyens de mise en oeuvre
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DRAAF,
DDT 2A et
2B, SIS 2A,
SDIS 2B,
ONF, OEC,
CdC
La stratégie : Un bilan fouillé et de qualité des contrôles sur la période 2013-2022, tant quantitatifs que qua-
litatifs, a été réalisé et figure en annexe du projet de PPFENI. Il a permis d?affiner la stratégie régionale en
termes d?OLD (animation auprès des maires par des agents OEC puis ODARC, réalisation de Plans Communaux
de Débroussaillement PCD?), officialisée dans le cadre du PPFENI.
Les communes volontaires peuvent être aidées par l?OEC et désormais par l?ODARC (financement de l?anima-
tion non retenue au fond vert, mais action financée par le CFM et le Feader), comme par les SIS 2A ou SIS 2B,
pour réaliser un état des lieux et un plan communal de débroussaillement, l?ONF et les DDT prenant le relai
ensuite pour les constats éventuels d?infraction (moyens supplémentaires accordés récemment à l?ONF en
MIG). Les GTP peuvent également identifier des secteurs d?intervention prioritaires. La stratégie régionale
d?intervention met en avant l?intérêt de travailler au niveau des EPCI et le volontariat des communes.
À noter au titre des bonnes pratiques, la publication par l?ONF en 2022 d?un « guide de sylviculture pour la
prévention des incendies de forêt en Corse » élargissant la réflexion à d?autres types d?aménagements (zones
de gestion de combustibles, bandes vertes ; Antonella Massaiu et Muriel Tiger ;
https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-
de-forets-en-corse-9782376490326.html).
Animation-sensibilisation : Réflexion en cours pour préciser le rôle des partenaires (ONF, ODARC) dans l?ani-
mation du territoire sur les OLD via 2 conventions : 1 convention DRAAF/ODARC et une convention DDT/ONF
sur les MIG (point acté en réunion pilotée par la DRAAF et la DDT en novembre 2023). Logique de partenariat
ONF-DDT plus forte en 2A qu?en 2B où l?ONF est davantage positionné sur un rôle de vérification.
Ces 2 conventions ont pour but à court terme de coordonner l?action des partenaires et celle de la DDT en
termes d?animation (rencontre du public) et de contrôles des OLD en tentant de définir des priorités (exemple
massif Ospedale : concentrer moyens de DDT-ODARC-ONF pour une action concertée). À moyen terme, elles
serviront à coordonner l?action sur un massif forestier ou montagnard.
Plusieurs rencontres publiques (élus propriétaires) dédiées aux OLD toute l?année déjà existantes mais qui
seront recadrées via les 2 conventions précédemment évoquées.
Depuis 2006, 120 communes ou parties de communes, essentiellement sur le littoral, ont bénéficié de
l?animation OEC-ODARC désormais. Sur la période 2017-2021, cela représente environ 20 communes /an soit
7 570 obligations/an.
Expérimentations décidées en réunions interservices 2A en 2016-2017 sur des OLD thématiques, ciblant les
ERP, établissements prioritaires et sur les établissements scolaires. L?action ne s?est pas poursuivie, serait à
étendre à l?ensemble de ces établissements et à réintégrer au PPFENI.
Verbalisation et autres actions coercitives : 2 agents assermentés en DDT 2A, 3 en 2B, 0 en DREAL.
2369 constats d?infractions sur la période 2013-2022 (1337 en 2A et 1032 en 2B)
Verbalisation par les DDT et l?ONF. En termes de bilan, le changement de classe de contraventions (C4 C5,
sans possibilité de timbre amende), est mentionné par certains acteurs pour expliquer l?absence de verbali-
sation depuis environ 2 ans. À noter la difficulté globale des maires à dresser procès-verbal d?infraction, l?ONF
et la DDT n?ayant pas vocation à se substituer de façon systématique.
Jusqu?en 2017, la DDT 2A a mis des PV au titre du code forestier, procédure lourde en termes de temps de
travail. Sur les 3 dernières années, des PV ont été mis uniquement sur les campings (priorisés au plan de
contrôle). 3 PV en 2021, courrier de rappel à la réglementation. 2022 et 2023 : rappels à la réglementation,
pas de PV (c?est un constat d?échec). Les timbres amendes dispensés par l?ONF sont en cours de remplace-
ment par un PV électronique (en cours de test?) ; Ils représentent le meilleur compromis efficacité-temps de
PUBLIÉ
https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-de-forets-en-corse-9782376490326.html
https://cardere.fr/agriculture-environnement/186-guide-de-sylviculture-pour-la-prevention-des-incendies-de-forets-en-corse-9782376490326.html
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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traitement de dossier.
Pas de sanctions administratives DDT. Les mairies font des mises en demeure et des sanctions administratives
(chiffres non disponibles). Pas de débroussaillement d?office : procédure longue et complexe et la commune
n?est pas assurée de récupérer les frais engagés.
La principale difficulté en matière d?OLD est la capacité des particuliers ou des maires à intervenir sur des
propriétés privées en l?absence d?accord des propriétaires, et dans un contexte foncier fortement marqué par
l?indivision et l?absence de titres (à titre d?exemple cité dans le PPFENI, 54 % des constats d?infractions effec-
tués n?ont pu aller jusqu?au terme du processus pénal, faute d?informations foncières précises concernant les
contrevenants).
Une 20aine de campings est contrôlée annuellement en 2B vis-à-vis du débroussaillement
Absence d?indicateurs faciles et « automatiques » (par IA sur la base d?images satellites ?) de mesure de l?ef-
ficacité (taux d?OLD mises en place sur l?ensemble du territoire, même si la DRAAF estime que 85% des OLD
sont mises en oeuvre après les 2 visites lors d?opérations de sensibilisation, impact de la non-réalisation chiffré
sur les différents feux). Volonté affichée par la DREAL de systématiser les retours d?expérience pour les feux
ayant atteint des constructions afin de faire évoluer, si nécessaire, les arrêtés préfectoraux.
Une expérimentation relative aux interfaces a été mise en oeuvre en 2B sur la communauté des communes
de Castellu-Fium-Orbu en étudiant les partenariats possibles avec les agriculteurs et éleveurs pour l?entretien
des ouvrages. Les interfaces ont été réalisées sur 4 communes après avis du GTTI sur leur opportunité, et une
fois les OLD réalisées. La procédure mise en oeuvre est la DIGU. Attention toutefois au risque de confusion
entre règles et procédures de création (code forestier) comme de financements DFCI, aux massifs et celles
liées à la DECI, à la protection des constructions, aux PPRIF (avec le Barnier).
S34- Suggestion aux DDT : Relancer la verbalisation ci-
blée sur les cas les plus problématiques afin de ne pas
donner un sentiment d?impunité et d?iniquité avec ceux
qui réalisent le débroussaillement.
7 Communication in-
suffisante sur le
risque feux de fo-
rêt et les mesures
de réduction de
vulnérabilité
MOYE
N
Actions de communication et
de sensibilisation concertées
(moyens ; qui et avec qui ; pu-
blics ciblés : élus, agents admi-
nistratifs en relais, particuliers,
associations?)
Examen do-
cumentaire
Entretiens
DREAL,
DRAAF,
DDT 2A et
2B, pré-
fectures
2A et 2B,
SIS 2A,
SDIS 2B,
ONF,
Pas réellement d?action ou d?impulsion de la DREAL sur le sujet communication (Cf. de façon plus générale la
matrice « management et pilotage RNT »).
Publication régulière par la DRAAF à l?attention des élus (3/an environ), d?une plaquette « Pour que vive la
forêt », qui fait passer des informations et de l?actualité, essentiellement sous l?angle MASA. La DREAL
pourrait naturellement proposer des articles sur la partie du sujet feux de forêts dont elle a la charge (culture
du risque feux de forêt notamment).
Dans le cadre du PPFENI, animation identifiée auprès des maires (ODARC + groupes techniques départemen-
taux) et une formation des Comités Communaux Feux de Forêts et Réserves Communales de Sécurité Civile
sont envisagées. Plus globalement, des actions de sensibilisation des élus, des responsables d?activités plein
air, des utilisateurs de sites exposés (ex : site d?escalade, randonneurs...) à préciser voire développer, comme
évoqué précédemment dans l?analyse des complémentarités PPFENI-Stratégie régionale RN.
Action des DDT et des préfectures au travers de réunions de l?ensemble des maires du département sur les
OLD (exemple notamment du 2B à l?initiative de la fédération Nationale des Communes Forestières). Les
communications sur le risque « incendie » sont réalisées principalement au niveau de l?association des maires
du département 2B, par voie de presse (ex. campagnes des feux de forêts), ou comme constaté par la mission,
au travers d?articles publiés régulièrement sur les sites internet des préfectures en relai notamment de la
campagne nationale feux-forêt.gouv.fr ou de la météo des feux (https://www.risque-prevention-incen-
die.fr/corse/).
À noter la réflexion évoquée ci-dessus de formalisation par convention du « qui fait quoi » entre DDT-ONF-
ODARC en terme notamment de sensibilisation.
Une sensibilisation plus forte des gestionnaires de campings citée en 2A (rappels de réglementation,
S35- Suggestion à la DREAL : Profiter du vecteur DRAAF
« Pour que vive la forêt », pour communiquer sur les
volets plus MTECT de la politique feux de forêt et
développer la culture du risque.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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cartographies avec périmètre OLD) lors des visites de sécurité.
Journée « Tous résilients face aux risques » : Lors des entretiens avec les différents acteurs, la mission n ?a
pas ressenti une réelle impulsion par les préfectures et les services régionaux ou départementaux sur la
journée du 13 octobre 2023 (cf. matrice « management et pilotage RNT »)
Face aux urgences et aux besoins en financement liés aux sujets déchets, assainissement ou Gémapi, le sujet
feux de forêt ne semble pas toujours prendre la place qu?il mériterait dans les priorités des collectivités (Cf.
difficultés de maîtrise d?ouvrage ou d?entretien d?équipements, de structuration et transfert de compétence
aux EPCI limitée en 2A?).
Une publication de la météo des feux de forêt potentiellement problématique pour la compréhension par le
public des mesures d?interdiction d?accès aux massifs (les services se fondent sur le niveau de risque par
secteur pour décider de la fermeture alors que la carte est communiquée au grand public au niveau
départemental, avec des variations possibles entre la moyenne départementale du risque et le risque à un
endroit).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Matrice relative aux risques naturels terrestres en montagne
N
°
d
e
ri
sq
u
e
Risques inhé-
rents
Niveau
de
risque
inhé-
rent
Mesures de contrôle interne
attendues (quoi ?)
Techniques
d'audit utili-
sées (com-
ment?)
Acteurs
dans le
service au-
dité con-
cernés
(qui?)
Constats
N
iv
e
au
d
e
ri
sq
u
e
ré
si
d
u
el
Recommandations
1. Piloter et actualiser la connaissance des aléas et des risques naturels terrestres (milieu montagnard)
1
Insuffisance de la
connaissance et de la
prise en compte de
certains risques
caractéristiques du
milieu montagnard
(avalanches,
inondations
torrentielles,
mouvement de terrain
et chutes de blocs),
tant au niveau aléas
qu?enjeux
Insuffisance
d?animation du réseau
des DDT (DREAL)
FORT Analyse et connaissance des
aléas inondations torrentielles,
mouvement de terrain, chute de
blocs, avalanches, dans un
contexte de changement
climatique
Analyse du contexte, état des
lieux des zones à enjeux et
sinistralité, REX multi-acteurs et
capitalisation des évènements
passés
Pilotage des outils de
connaissance, échanges réguliers
avec les services déconcentrés,
réseau et animation sur les
différentes thématiques
(fréquence, niveau de
participation, qualité des
échanges, production de
notes/doctrine par type de
risque).
Mobilisation de compétences
extérieures, référents et experts
techniques (BRGM, Cerema,
RTM, INRAe, Météo France,
bureaux d?études?),
responsables d?ouvrages, et
traitement des informations ;
études ou conventions de
partenariat signées
Examen
documentaire
Entretiens
DREAL-DDT-
opérateurs
RST
Analyse et connaissance des aléas inondations torrentielles, mouvement de terrain, chute de blocs,
avalanches, dans un contexte de changement climatique
Aléas mouvements de terrain : La Corse dispose d?un contexte géologique favorable aux mouvements de
terrain, glissements, chutes de blocs et instabilités de falaise, aggravés par l?action de l?eau. Plusieurs études
ont été réalisées depuis les années 2010 notamment. La connaissance des aléas est progressivement mise à
jour, en s?appuyant largement sur le BRGM, implanté en Corse et réactif en cas d?évènements, qui réalise :
- Un atlas régional des mouvements de terrain (cf. convention DREAL-BRGM, novembre 2021) en cours
de réalisation, qui sera accompagné d?une hiérarchisation des risques pour aider à la définition d?une
stratégie d?actions ;
- Des études dans le cadre d?élaboration/révision de PPR : par exemple en Haute-Corse sur le Grand
Bastia (chutes de blocs, glissements de terrain et cavités souterraines) avec la perspective d?une ap-
probation du PPR en 2024-2025, ou en Corse-du-Sud avec l?analyse des risques d?effondrement des
falaises de Bonifacio ;
- Des expertises ponctuelles, via une convention régionale État/BRGM permettant aux DDT de solliciter
une expertise rapide pour des risques ponctuels de mouvements de terrains avérés : par exemple à
Albertacce et Santa-Reparata-di-Balagna (2B) et Ota Porto (2A) en 2023.
L?atlas régional couvrira les risques de chutes de blocs/éboulements, glissements de terrain et phénomènes de
transport solide. Il a pour objectif d?actualiser au 1/50 000ème les connaissances précédemment produites par
le BGRM et le Cerema (2008), en tenant compte des évolutions des outils (Lidar, MNT) et des doctrines portées
par la DGPR (MEZAP/MEZAG5 en cours). Initialement prévue à échéance fin d?année 2024, la réalisation de
l?atlas a pris du retard, s?expliquant en partie par les travaux de consolidation des doctrines au niveau national
(encore en cours pour les glissements de terrain) et le plan de charge important du BRGM. La cartographie
relative aux chutes de blocs a été présentée en COPIL DREAL en avril 2023 et la cartographie des autres risques
devrait être achevée au plus tôt mi-2024.
Dans l?attente d?une cartographie finalisée, le BRGM n?a pas spécialement formulé d?alertes auprès des services
sur des secteurs à forts risques qui n?auraient pas été traités (cf. objectif de stratégie et priorisation d?actions).
La deuxième phase d?études (hiérarchisation des risques, croisement avec les enjeux et outils PPR déjà déployés
sur le territoire) pourrait idéalement commencer au second semestre 2024. Si la pondération et l?identification
des enjeux stratégiques sera clairement à définir par/avec les services de l?État, les DREAL-DDT n?ont pas été
mobilisées en amont sur le sujet pour permettre un avancement rapide du BRGM sur la finalisation des études.
Aléas torrentiels :
Le risque torrentiel, dont les effets peuvent être dévastateurs (Alpes Maritimes, 2020), est relativement présent
en Corse compte tenu de la géologie, de la pente des bassins versants de faible taille, avec des fleuves et rivières
parfois soumis à des crues très brusques. Les crues torrentielles6 sont les phénomènes les plus courants sur l?île
MOYEN
S36. Suggestion à la DREAL (et aux DDT) : Dans le cadre
de la réalisation de l?atlas régional mouvements de
terrain :
- Assurer des points réguliers DREAL-BRGM pour le
pilotage et le suivi des études, en veillant aux éventuels
décalages de calendrier de rendu et en partageant les
premiers enseignements,
- Anticiper la 2ème phase d?études sur l?analyse des
enjeux, en associant les DDT en amont.
5 MEZAP : méthode de zonage de l?aléa chute de pierre, sur laquelle le BRGM a publié un guide pour la réalisation d?études d?aléa rocheux dans le cadre d?un PAC ou d?un PPR.
MEZAG : méthode d?évaluation du zonage de l?aléa glissement de terrain, action prioritaire de la feuille de route 2021-2025 des opérateurs de l?Etat (action BRGM-Cerema, échéance 2022).
6 Par rapport aux crues des rivières de plaine, qualifiées de crues « liquides », les crues des cours d?eau torrentiels sont caractérisées par une importante charge en matériaux sédimentaires. Le transit de ces matériaux intervient principalement sous forme de charriage ou, parfois, de laves torrentielles. Il est
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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selon le Schéma directeur de prévision des crues du bassin Corse, hormis en plaine orientale. Par ailleurs, la
fréquence des crues d?automne et d?hiver ne doit pas masquer la possibilité de crues soudaines à la suite
d?orages violents le reste de l?année, avec des conséquences parfois dramatiques dans les secteurs à forte
fréquentation touristique (activités de canyoning, baignade, camping).
La Corse a connu plusieurs crues, y compris un phénomène de lave torrentielle (mélange épais de matériaux
non cohésifs et d?eau) à Ocana en décembre 2019, et les tempêtes de novembre 2023 ont fortement impacté
la vallée de la Restonica (155 m3/s au pic de crue).
Selon le BRGM et les DDT, le sujet des crues et laves torrentielles a été jusqu?alors trop peu investi en Corse, et
les enjeux justifient de s?y intéresser davantage (les secteurs sont en général faiblement urbanisés, ce qui
n?exclut pas le risque de perte de vies humaines, et les écoulements parviennent très rapidement dans les
parties basses et littorales, qui concentrent de nombreux enjeux). Le travail de cartographie en cours sur les
mouvements de terrain (atlas régional) a permis de pointer, sur les vallées alpines et des reliefs escarpés, des
problématiques de laves torrentielles, en présence de matériaux peu cohésifs. Une vision de ces phénomènes
pourra être appréciée à l?échelle du 1/50 000ème, ainsi que dans le cadre des prochaines études sur la Restonica.
Pour le diagnostic de cette vallée, le BRGM s?est rapproché de l?INRAe et de RTM PACA pour envisager un
éventuel appui conjoint (la Corse n?étant pas, aujourd?hui, un « territoire RTM »).
En termes de connaissances des conséquences potentielles des inondations, une DDT confirme l?intérêt des
modélisations des phénomènes d?occurrences fréquentes (Q10, Q5 voire Q2) pour alimenter les connaissances
utiles aux missions de RDI. Ces demandes sont intégrées aux CCTP des PPR récents ou formulées auprès de la
DREAL comme pistes d?amélioration de la connaissance, pour certains secteurs non couverts par des PPRI.
Par ailleurs, les services notent que le changement climatique peut induire des phénomènes plus intenses et
violents, remettant en cause les modélisations initiales (crue exceptionnelle pour l?inondation) ou difficilement
quantifiable (impacts sur les mouvements de terrain par exemple) ; le sujet n?est pas spécifiquement investigué.
Digues domaniales : Selon les échanges avec les acteurs rencontrés (DDT, ONF, BRGM notamment), il n?existe
pas en Corse d?ouvrages mis en place par les services RTM de l?ONF qui seraient des digues domaniales contre
les débordements de torrents, ouvrages qui se retrouveraient « orphelins » le 29 janvier 2024 (fin de la mission
transitoire de l?État et de ses établissements publics pour la gestion des digues domaniales pour le compte des
Gémapiens cf. IV de l?article 59 de la loi MAPTAM).
Aléas avalanches : Le risque avalanche est présenté comme la catastrophe naturelle ayant causé le plus grand
nombre de victimes en Corse (Ortiporio, 37 morts en 1934) et peut survenir à basse altitude (> 500 m ; Asco en
1969).
Le territoire n?est pas couvert par une carte de localisation des phénomènes d?avalanche (CLPA) ou PPR. Le
risque avalanche est identifié dans les deux DDRM, avec pour la Haute-Corse : 8 communes identifiées comme
exposées (risque menaçant des habitations et des voies de communication : vallée de la Restonica notamment,
voie ferrée entre Ajaccio et Bastia, station de Ghisoni) et 6 sites sensibles aux avalanches (SSA) ; pour la Corse-
du-Sud, 18 communes présentant des massifs d?altitude supérieure à 1600m d?altitude et 1 SSA à Bastelica
(voie d'accès au Val d'Ese).
Bien qu?abordé dans les DDRM, le risque avalanche ne semble pas considéré comme à enjeu par les services
de l?État rencontrés. La DREAL n?a pas connaissance de cartographies d?aléas. La survenue d?accidents permet
une information sur le risque, via le PGHM et la presse.
La DDT 2B a porté à connaissance les cartes de couloirs d?avalanche sur 7 communes de Haute-Corse en 2019.
Aucune actualisation n?est prévue à ce stade. Ce risque, s?il existe et compte tenu du faible enjeu dans le
département, ne constitue pas une priorité des DDT eu égard aux autres risques naturels. Son évolution dans
un contexte de changement climatique7 n?est pas analysée.
S37. Suggestion à la DREAL et aux DDT : Encourager, et
soutenir financièrement le cas échéant, un
rapprochement des experts mobilisables sur le risque
torrentiel (et le retour d?expériences des évènements
récents des tempêtes 2023).
S38. Suggestion à la DREAL et aux DDT : S?assurer de
l?adéquation entre la connaissance du risque avalanche,
son évolution dans un contexte de changement
climatique (études à réactualiser le cas échéant), et la
cohérence des actions menées (DDRM, porter à
connaissance sur l?ensemble des secteurs concernés,
enjeux exposés).
directement lié aux phénomènes d?érosion qui affectent les bassins dégradés de montagne et à l?énergie dont disposent les cours d?eau torrentiels du fait de leurs fortes pentes (Source : Guide méthodologique pour l?élaboration des PPRI des cours d?eau torrentiels, MTECT, 2023).
7 Selon le Centre de ressources sur l?adaptation au changement climatique, l?enneigement sera réduit de plusieurs semaines à l?horizon 2050 et le manteau neigeux aura perdu 10 à 40 % de son épaisseur, en moyenne montagne, quelle que soit la concentration de gaz à effet de serre dans l?atmosphère.
Cette tendance n?empêchera pas les fortes variations d?enneigement d?une année sur l?autre, comme par le passé.
PUBLIÉ
https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/dossiers-thematiques/milieux/montagne
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Analyse du contexte, zones à enjeux et sinistralité
Il n?existe pas de documentation formalisée, facilement mobilisable, de tous les aléas naturels en dehors des
secteurs couverts par un PPR ; les services évoquent une « capitalisation locale » de connaissances.
Les DDRM (révisé en 2021 pour la Corse-du-Sud, ancien 2015 en Haute-Corse) fournissent une information au
public sur les principaux risques.
La DDT 2A a mis en ligne une cartographie des données SIG relatives aux risques naturels pour la Corse du-Sud
sur le site de la préfecture, rendant accessible la connaissance disponible. Y sont notamment représentés (selon
la liste des couches affichables, sans contrôle de l?exhaustivité des données mises en ligne de la part de la
mission) les PPR, les atlas de zones inondables, l?identification d?« aléas inondation hors PPRN » (sur certains
secteurs uniquement), l?atlas de présomption de mouvements de terrain (Cerema 2008) et « les aléas » (a priori
associés à cet atlas).
La DDT 2B a produit une carte des risques naturels (mise à jour novembre 2022) à petite échelle superposant
les zones exposées aux aléas inondation (AZI), mouvements de terrain (BRGM) et amiante environnementale.
Retour d?expériences et capitalisation des évènements passés
Les zones à enjeux sont recensées par les bureaux d?études lors de l?actualisation des PPR et sont répertoriées
sur SIG.
Le recensement des zones à enjeux est complété au fil de l?eau lors de la survenue d?événements. À titre
d?exemple, plus de 100 relevés de laisses de crues ont été versés suite aux inondations de décembre 2019 en
Corse-du-Sud sur le portail national des repères de crues (la Haute-Corse dispose aussi du même ordre de
grandeur de repères de crue) et un important travail a été réalisé dans la cadre de la mission RDI. Suite à chaque
crue où de nouveaux enjeux sont atteints depuis 2019, les enjeux sont capitalisés dans des fiches liées à des
stations hydrométriques. À titre d?exemple, le secteur d?Ota Porto touché lors des tempêtes de novembre 2023
était déjà identifié.
Les services réalisent des retours d?expériences après évènement, par exemple suite à la tempête Fabien en
décembre 2019, la DDT 2A a présenté un REX à la DGPR 3 mois plus tard : aspects organisationnels,
connaissance de l?évènement, capitalisation et comparaison avec les modélisations des PPR des bassins du
Prunelli et de la Gravona, suites données en lien avec la préfecture, le Gémapien et les collectivités.
Plus récemment, la Corse a été impactée par les tempêtes Ciaran/Domingos de novembre 2023, avec des
retours à chaud en interne de chaque service (DREAL, DDT2A, DDT2B).
Grâce au marché récent du PPR multirisques de Porto, la DDT 2A a immédiatement pu engager la phase de
collecte d?informations, relevés terrains, photos et couverture par drone.
Le BRGM a rapidement fait une offre de service pour un diagnostic de la vallée de la Restonica (étude des
risques résiduels, effectivement lancée). Lors de la venue de la mission, la DDT 2B envisageait de mobiliser
conjointement le Cerema et le RTM PACA pour la caractérisation de l?évènement dans la vallée.
Pilotage des outils de connaissance, animation et échanges sur les différentes thématiques
La DREAL a élaboré une stratégie triennale régionale sur les risques naturels, en déclinaison de la feuille de
route nationale DGPR 2022-2024, sur la base d?échanges avec les chefs d?unités des deux DDT. La stratégie n?a
pas été officiellement validée, mais les DDT ont indiqué à la mission qu?elle leur servait de guide, tout en
déclinant leurs propres objectifs (formalisé en 2B par exemple dans la feuille de route SENAP).
Cette stratégie régionale est aujourd?hui jugée modérément ambitieuse (par la DREAL) sur l?objectif
d?information du public (cf. Risques 2 et 6) et mériterait (selon les DDT) de proposer une meilleure vision
stratégique de la prévention des risques à l?échelle de la Corse.
La DREAL a animé des réunions régulières - trimestrielles en 2022 - avec les deux DDT (niveau chefs de service
et chargés de mission) où de nombreux thèmes organisationnels, techniques, règlementaires étaient abordés,
principalement sur les risques d?inondation et mouvements de terrain.
Rappel S6 (Matrice Management) :
Suggestion à la DREAL : Faire de la prochaine stratégie
triennale régionale, au-delà de la déclinaison de la feuille
de route nationale, une occasion de reconstruire un
réseau risques DREAL-DDT suite aux réorganisations et
un véritable document d?orientation :
- plus complet et ambitieux tout en restant réaliste,
- réellement approprié grâce à une concertation
beaucoup plus large des services de l?État et des
collectivités et par des validations stratégiques
successives au bon niveau (chefs de service, DDT-DREAL,
CAR-préfets) ;
- articulé avec les autres documents existants (PPFENI,
PUBLIÉ
https://www.corse-du-sud.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Securite-protection-des-populations/Prevention-des-risques/Le-dossier-departemental-des-risques-majeurs/Dossier-departemental-des-risques-majeurs
https://carto2.geo-ide.din.developpement-durable.gouv.fr/frontoffice/?map=bdaa2e98-f5ae-4606-aaca-96a31c99ce8a
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Cette animation était appréciée, jusqu?à son arrêt fin 2022 avec le départ de la chargée de mission.
Ces réunions, dans le cadre du pilotage et de l?animation générale des risques naturels (cf. matrice pilotage et
management, risque 8), ont notamment permis dans le domaine particulier des risques terrestres :
- Le partage des connaissances et bonnes pratiques (par exemple, outil SIG RDI développé en 2A),
- Des échanges pour se doter de document de référence suite au décret 2019 (grille d?harmonisation
sur les aléas),
- L?harmonisation de la mise en oeuvre régionale de la politique de prévention des risques naturels
(CCTP PPRN type rédigé par la DREAL s?inspirant des cahiers des charges produits en 2A et 2B),
- L?identification de difficultés d?application sur le terrain, conduisant à élaborer des doctrines régio-
nales de prise en compte de l?AZI et AZS en matière d?urbanisme (premiers niveaux d?interprétation
des atlas respectivement réalisés en 2003 et 2021 et recommandations associées) : doctrine AZI au
titre de l?article R.111-2 du Code de l?Urbanisme approuvée en CODER de janvier 2019, AZS régional
établi par le BRGM et porté à la connaissance des communes littorales de Haute-Corse en juillet 2022,
accompagné de la doctrine associée élaborée avec la DREAL.
Depuis fin 2022, au-delà du suivi financier et de l?accompagnement RDI (assuré), la DREAL n?a pu proposer de
véritable impulsion et animation thématique en appui des services départementaux. Les DDT sont aujourd?hui
en attente d?animation et d?échanges en interne services État, pour aider à décliner la feuille de route,
poursuivre, partager et enrichir les pratiques.
Plusieurs sujets se prêteraient à des échanges réguliers entre DREAL/DDT pour harmoniser les pratiques,
partager des retours d?expérience, animer et faciliter la mise en oeuvre des actions sous pilotage DDT, à titre
d?exemple et sans exhaustivité : bilan de l?application des doctrines AZS-AZI depuis leur élaboration, partage
des doctrines départementales 2B sur l?inondation et les mouvements de terrain (transmises aux communes
en mars 2022 sur le Golo, et mai 2023 sur le Grand Bastia), doctrine PAC mouvement de terrain à construire,
partage sur l?utilisation et la mobilisation du fonds Barnier, retour d?expériences sur les démarches d?acquisition
amiable/expropriation dans les deux départements, capitalisation et mutualisation des jurisprudences,
valorisation des réflexions nationales ou d?autres régions sur le territoire corse, échanges dans le cadre du cycle
3 de la Directive Inondation8?
Un exemple d?attente exprimée par les services : dans le cadre de l?élaboration du PPR Grand Bastia (les 6
premiers PPR mouvements de terrain réalisés par la DDT 2B), un règlement est en cours de réalisation, en lien
avec le service urbanisme de la structure (SUCR). La DDT a communiqué les grandes orientations aux communes
et a partagé un premier projet de règlement pour amélioration et mutualisation, mais sans retour encore, ni
de la DDT2A (les agents compétents ne sont plus présents, réorganisation en cours), ni de la DREAL (sans chargé
de mission RN).
Mobilisation de compétences extérieures, référents et experts techniques
Le BRGM, implanté en Corse, représente un appui précieux pour les services de l?État. Son intervention est
encadrée par plusieurs conventions partenariales, avec un plan de charge important et bousculé selon les
actualités ou évènements, ce qui peut induire des retards dans la réalisation de certaines actions. Même s?il
existe des instances d?échanges (CRP en particulier), un souhait de plus grande disponibilité de la DREAL est
exprimé pour le pilotage général (au-delà du suivi financier) et sur certains dossiers particuliers.
Le BRGM réalise des expertises ponctuelles sur les risques naturels (hors inondation) et des projets d?appui aux
politiques publiques pour les DDT/DREAL (pour moitié environ de son activité) ainsi que la Collectivité de Corse
(montée en compétence avec l?OEC et l?OHEC) mais aussi les collectivité territoriales (communauté de
communes, communes) avec une part croissante ces dernières années.
SLGRI, PADDUC?).
Rappel R4 (Matrice Management) :
Recommandation à la DREAL, en lien avec les DDT :
Remettre rapidement en place une animation du réseau
RN en lui redonnant un caractère plus stratégique, en
mobilisant les chefs de service sur les clubs risques et les
chefs d?unités ou les chargés de mission sur des GT
thématiques. Se rapprocher des réseaux du continent,
qui partagent les problématiques méditerranéennes,
pour élargir le champ des situations rencontrées, et
échanger les pratiques et expériences.
S39. Suggestion à la DREAL : Formaliser un cadre
régional sur les PPR mouvements de terrain, en
s?appuyant sur le travail réalisé par la DDT 2B en lien
avec le BRGM, les PPR déjà approuvés en 2A et les
pratiques dans d?autres régions.
8 Elaboration EPRI/phase 3 à échéance fin 2024 et actualisation de la cartographie des TRI fin 2025. Trois TRI ont été identifiés en Corse dans le cadre de la mise en oeuvre de la Directive Inondation : TRI Ajaccio (crues rapides et submersion marine), TRI Bastia (crues rapides sur les multiples petits bassins
versants et submersion marine), TRI Marana (crues rapides, ruissellement, débordement du Golo, et submersion marine).
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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En cas d?évènement, le BRGM est systématiquement mobilisé et très réactif. Il coordonne les études inter-
opérateurs sur le dossier à fort enjeu des falaises de Bonifacio.
Le Cerema et l?INERIS sont également mobilisés pour expertise.
2. Prioriser, piloter et accompagner la communication et la mise en oeuvre d'outils adaptés (PPR multirisques, PPR avalanche, PAC, STePRIM)
2
Stratégie,
accompagnement/res
ponsabilisation des
parties prenantes
(collectivités et
partenaires) et
traitement insuffisant
du caractère
multirisque en
montagne (et
notamment existence
de STePRIM)
Stratégie insuffisante
et non proportionnée
pour des secteurs très
fortement exposés (ex
falaises de Bonifacio)
FORT Actions de sensibilisation et
d'accompagnement des acteurs
(quoi, qui réalise?).
Articulation avec les outils
d'aménagement du territoire et
les projets de réduction de
vulnérabilité, accompagnement
des actions des collectivités.
Vérification du caractère
multirisques et multi partenarial
des projets (dont STePRIM «
Stratégie territoriale pour la
prévention des risques en
montagne » si existante), des
financements, de la cohérence
territoriale du projet et de son
articulation avec les autres
démarches de prévention, les
démarches Interreg...
Coordination entre les trois
niveaux (DGPR-DREAL-DDT) et
collectivité pour les dossiers à
forts enjeux (ex falaises de
Bonifacio) pour la prendre en
compte du risque, proportionner
les contraintes administratives et
financières, faciliter les
procédures.
Examen
documentaire
Entretiens
DREAL-DDT-
préfectures
Stratégie de responsabilisation et d?accompagnement (voir aussi Risque 6)
La stratégie régionale 2022-2024 manque peut-être un peu d?ambition sur l?impulsion des actions ainsi que sur
l?association des acteurs et de la population nécessaire pour développer la culture du risque, et les priorités
nationales affichées.
Selon les services de l?État entendus, les collectivités sont sensibles mais parfois démunies face à des risques
naturels parfois lourds sur leur commune, auxquels s?ajoutent les contraintes des lois Littoral et Montagne. Le
risque inondation est présent dans les esprits, avec des évènements récents ces dix dernières années dans les
deux départements. Selon le BRGM, les élus et les collectivités locales paraissent en revanche moins sensibilisés
aux thématiques de mouvement de terrain, en comparaison à d?autres territoires de montagne. La Collectivité
de Corse (OEC et service en charge du réseau routier) s?est toutefois organisée pour agir efficacement face aux
mouvements de terrains.
Les collectivités corses semblent peu structurées pour articuler urbanisme et GEMAPI, et l?État instruit encore
de nombreux dossiers d?urbanisme pour le compte des communes (cf. Risque 8), ce qui ne contribue sûrement
pas à une forte prise en charge du sujet risques par les collectivités.
La structuration de la CDC autour du sujet des risques pourrait être une opportunité d?échanges intéressante.
Les CDRNM 2A et 2B ne se réunissent jamais ; ces commissions pourraient pourtant être un vecteur intéressant
d?information et d?association des parties prenantes. Le projet d?organiser une CDRNM en Corse-du-Sud a été
évoqué en 2019, mais il n?y a pas eu de nouvelle proposition proactive depuis. Un projet de CDRNM serait
envisagé pour 2024 par la DDT 2B.
Hors procédure ou plan encadré de type PAPI, et hors projet particulier, il n?existe pas d?instance dédiée à
l?information générale et préventive sur les risques naturels. Des échanges avec les collectivités sont en
revanche organisés sous l?angle de la sécurité, dans le cadre du CDSC - conseil départemental de sécurité civile
(1 fois/an, présidé par les préfets, permettant d?aborder les actualités et de présenter les exercices territoriaux
de l?année, avec intervention DREAL-DDT), et la CDCSA - commission consultative départementale de sécurité
et d?accessibilité (1 fois/an, avec travaux en sous-commissions).
En 2B, les réunions régulières organisées avec l?AMF (association des maires de France) sont perçues comme
un bon lieu d?écoute des attentes des collectivités, selon le préfet de Haute-Corse et la CAB notamment. Les
sujets risques n?y sont pas prépondérants, mais ce lieu d?échanges a permis d?aborder des sujets tels que la loi
Climat et résilience ou les PPR littoraux.
Les collectivités sont principalement accompagnées par les DDT dans le cadre des réunions publiques, et les
échanges ont lieu dans le cadre des procédures PPR et des études en cours.
Les collectivités sont conscientes de l?importance du sujet risques ; elles sollicitent plutôt l?interven-
tion de l?État. La sensibilisation-formation des élus se fait au travers de réunions sur un sujet donné,
mais pas de façon générale. Un poste a toutefois été récemment créé à la DDT 2A pour sensibiliser
aux risques et développer la culture du risque (en attente de recrutement).
Articulation avec les outils d'aménagement du territoire et les projets de réduction de vulnérabilité,
accompagnement des actions des collectivités. Vérification du caractère multirisques et multi partenarial des
projets (dont STePRIM)
La Corse pourrait être propice au développement de STePRIM mais cela nécessite, selon les DDT, un important
investissement sans l?assurance d?aboutir à des résultats (petits territoires de montagne ne disposant pas ou
peu de services techniques et financement).
MOYEN
Rappel R2 (Matrice Management) :
Recommandation à la DREAL et aux DDT : Développer et
formaliser par des points réguliers, au-delà des contacts
ponctuels sur un sujet ou un dossier particulier, les
échanges techniques avec tous les acteurs externes, élus
comme socio-professionnels intervenant dans le
domaine des risques.
Rappel R3 (Matrice Management) :
Recommandation aux DDT : Relancer les CDRNM afin de
développer, comme prévu par le Code de
l?environnement, les lieux d?informations et les échanges
réguliers avec l?ensemble des acteurs de la politique RN.
S40. Suggestion à la DREAL et aux DDT : Se rapprocher
de DDT du continent ayant accompagné l?émergence de
STePRIM pour vérifier la faisabilité et les conditions de
réussite d?un tel dispositif, et échanger avec la DREAL de
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
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Le sujet de la réduction de la vulnérabilité semble peu investi.
Le territoire d?Ajaccio fait l?objet d?un travail partenarial spécifique avec la DDT dans le cadre d?un atelier des
territoires (secteur de l?avenue Noël Franchini et entrée de ville), avec le risque inondation comme clef d?entrée
de la réflexion.
Les échanges sont très appréciés de la CAPA, et ont abouti à la signature de la déclaration d?intention de contrat
de projet partenarial d?aménagement9 (PPA) fin novembre 2023. L?atelier des territoires a permis
l?accompagnement de la collectivité sur son document d?urbanisme et de « faire évoluer la réflexion sur
l?urbanisme pour mieux anticiper les risques » (décision de blocage de l?OAP prévue en amont du secteur pour
ne pas accroître la vulnérabilité, renaturation d?un cours d?eau à sec, réinterroger les plans de composition
urbaine).
Un travail étroit avec la DDT a également été conduit pour la rédaction du cahier des charges du PAPI.
La DREAL intervient par ailleurs auprès des services de la CAPA dans le cadre d?une formation sur
l?environnement, pour acculturer les services au risque d?inondation.
Autre exemple : la commune de Bonifacio, qui a des interactions régulières avec les services de l?État du fait de
sa forte exposition aux risques (le cas du risque d?éboulement est développé ci-après), a fait évoluer son
organisation interne en nommant une DGA en charge de la thématique risques et urbanisme. Un comité de
gestion locale du risque (auquel la DDT et d?autres services de l?État sont conviés) a aussi été mis en place pour
traiter l?ensemble des risques littoraux, de mouvements de terrain et de seiches marines10 dans le port.
Dossiers à forts enjeux : cas particulier des falaises de Bonifacio
Mobilisation des services de l?État et de ses opérateurs
La prévention des risques liés aux falaises de Bonifacio mobilise depuis plusieurs années les services au niveau
local (DDT 2A-DREAL) et central (DGPR). Le risque est évalué comme majeur et justifie l?importance de
l?engagement de l?État aux côtés des acteurs du territoire. Le secteur de la Citadelle notamment, qui présente
des enjeux humains, patrimoniaux, économiques et touristiques, est concerné par un aléa très élevé
d?effondrement en grande masse (environ 1 000 m³) et de chutes de blocs.
À l?issue de premières études du Cerema en 2012, un PPR Mouvements de terrain a été prescrit en 2015 avec
la mise en place d?une gouvernance ad hoc pour les études (phase 1 : secteur Citadelle, phase 2 : zones voi-
sines) : comité de pilotage11 présidé par l?autorité préfectorale (dernier COPIL en mars 2023), comité technique
des études (dernier COTECH en février 2023), et depuis 2018 un collège d?opérateurs12 ainsi qu?un comité d?ex-
perts (scientifiques indépendants ; 2 réunions depuis février).
La comitologie paraît efficace aux acteurs rencontrés, la collaboration inter-opérateurs apparait satisfaisante et
articulée avec les différents acteurs du territoire.
Les échanges avec la commune de Bonifacio se font régulièrement autour du sous-préfet. La DDT 2A est en
première ligne sur ce dossier qui nécessite un travail de longue haleine, et une animation COTECH-COPIL res-
serrée. La DREAL est intervenue en appui, et en lien avec la DGPR, lorsque nécessaire pour fluidifier les
échanges.
Le rapport de la phase 1 a été rendu en fin 2020 à l?issue de 2 ans d?analyse (connaissances hydro/géologiques,
évaluation des aléas, instrumentation et observation du massif, scénario de gestion du risque). Les connais-
sances acquises sont de bonne qualité et le travail scientifique reconnu par les acteurs du territoire, y compris
l?intérêt du dispositif dans le contexte corse.
9 Contrat entre l?État, l?intercommunalité et les acteurs locaux (publics et/ou privés) afin d?encourager la réalisation d?une ou plusieurs opérations d?aménagement complexes destinées à répondre aux objectifs de développement durable du territoire, avec quatre ambitions partagées qui se dégagent :
protéger les biens et les personnes du risque inondation, faire de l?avenue une rue de quartier apaisé, révéler les centralités et les dynamiques commerciales, passer d?une fonction d?avenue à un quartier de ville interconnecté avec le reste du territoire » (site internet d?Ajaccio).
10 Seiche : oscillation de l'eau provoquée par des petites secousses telluriques, par le vent ou par des variations de la pression atmosphérique survenant dans les lacs et certains bassins marins fermés ou semi-fermés (ici le port de Bonifacio).
11 COPIL : avec la participation des trois niveaux DGPR-DDT2A-DREAL ; COTECH avec la participation DDT2A-DREAL.
12 Collège d?opérateurs mobilisant les établissements publics compétents : BRGM coordonnateur, INERIS et Cerema, avec un désengagement de ce dernier pour la phase 2.
PUBLIÉ
https://www.ajaccio.fr/Ateliers-du-territoire-entree-de-ville-d-Ajaccio_a10633.html
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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les associations (U Levante). Les études ont permis une prise de conscience du risque13 et de l?activité de la
falaise (à noter que trois évènements sont survenus depuis 2017 avec la chute de 1 500 m3, 2 500 m3 et 3
500m3, heureusement hors zone habitée). Lors du COPIL d?octobre 2021, on relevait que 3 COPIL et 8 COTECH
avaient déjà été tenus.
La phase 2 (identification d?habitations éventuellement menacées et caractérisation de l?aléa mouvements de
terrain sur toute la commune en vue du PPR) a été lancée en 2022 pour une durée de 3 ans. Le COPIL de mars
2023 a conclu à la nécessité d?affiner la connaissance de l'aléa et d?engager rapidement un diagnostic structurel
des bâtiments situés en tête de falaise. Il a été suivi d?une réunion publique (environ 100 participants) large-
ment relayée dans les médias locaux et nationaux.
Délocalisations/expropriations
Deux habitations, identifiées comme particulièrement exposées à une menace grave (PAC à la commune de
Bonifacio en octobre 2020), doivent faire l?objet d?une « délocalisation rapide » avec acquisition par la com-
mune et financement à 100% par l?État via le fonds Barnier (COPIL d?octobre 2021). En application de l?arrêté
préfectoral d?octobre 202214, pris après mise en demeure du maire (février 2022) de prendre les mesures de
police nécessaires, les logements les plus exposés ne sont plus occupés.
Une réunion publique a été organisée en mars 2023 avec toutes les parties concernées. L?État a exposé les
risques, en s?appuyant sur les prises de vue et les études des failles qui ont permis de montrer l?état de la falaise
et l?impossibilité de rester sur un statu quo. Le sous-préfet et le maire se sont exprimés, de manière cohérente,
sur la nécessité des expropriations même si la mairie rappelle ce que la BRGM ne conteste pas, que le risque
n?est pas imminent. Depuis cette réunion publique, et lors du déplacement terrain de la mission (novembre
2023) et selon les retours de la DDT 2A en janvier 2024, le dossier n?avait toujours pas été déposé pour
demander à l?État d?initier la procédure d?expropriation.
France Domaine a été sollicitée par la DDT 2A pour une estimation pré-requise dans la procédure d?acquisition
amiable au titre du fonds Barnier, jugée non satisfaisante (surface à considérer, estimation de la valeur des
biens). La DGPR a précisé, par courrier du 25 mai 2023, les modalités de versement de la subvention15 au titre
du fonds Barnier dans le cadre d?une acquisition amiable par la commune, voire d?une expropriation (art. L561-
1 et 561-3 du CE). Ces éléments ont été communiqués au maire de Bonifacio en août 2023, en rappelant la
nécessité de l?expropriation. Les échanges entre préfet, sous-préfet et maire de Bonifacio sont récurrents sur
le sujet, l?enjeu étant aujourd?hui d?avancer sur ce dossier.
À noter, selon la DDT 2A, qu?une solution d?expropriation par l?État, couplée à une délégation de gestion des
terrains à la mairie, avait été proposée par le précédent sous-préfet, mais n?a pas été retenue par la collectivité.
À ce jour, sans saisine officielle du maire de Bonifacio des services de l?État pour lancer la procédure d?expro-
priation et de mobilisation du fonds Barnier, le dossier est toujours en attente, malgré une bonne volonté affir-
mée par le maire et la proactivité régulière des services de l?État.
Par la suite, l?avenir et les modalités de gestion des deux parcelles concernées seront à définir au regard de leur
très forte exposition au risque (destruction ou conservation avec la problématique d?entretien de locaux vides ;
utilisation des locaux comme lieu de mémoire très exceptionnellement ouvert au public).
Mesures de gestion du risque
La phase 1 a identifié plusieurs prescriptions nécessaires, notamment la réalisation d?un diagnostic structurel
pour les 5 parcelles voisines, la surveillance des fissurations dans les bâtis, la limitation des infiltrations en
améliorant les réseaux d?assainissement de la ville.
S41. Suggestion à la Préfecture/ DDT 2A : Refaire un
point avec la commune de Bonifacio sur le montage du
dossier d?expropriation, et proposer d?accompagner, si
besoin, le maire dans la rédaction de la demande de sub-
vention et d?expropriation.
S42. Suggestion à la DGALN, en lien avec la DGPR et la
DGCL : Établir une note de cadrage sur les possibilités de
limiter l?habitabilité d?une construction du fait d?un dan-
ger grave ou suite à sinistre, en veillant à tous les aspects
réglementaires liés au droit de propriété.
13 A la suite de la réunion publique de mars 2023, le BRGM a par ailleurs été directement sollicité par la commune pour co-organiser et animer le plan de gestion du risque communal, qui traite de l?ensemble de projets d?aménagement en lien avec l?opération grand site, afin de mieux prendre en compte les
risques.
14 Arrêtés n°2A-2022-10-24-00003 et 2A-2022-10-24-00003 du 24 octobre 2022 portant mise en oeuvre du pouvoir de police au titre du 1° de l?article L. 2215-1 du CGCT, tendant à porter évacuation avec interdiction d?habiter deux immeubles sis place Manichella sur le territoire de la commune de Bonifacio.
15 La subvention est versée sur justification de la réalisation du projet conformément aux caractéristiques attendues, avec possibilité d?acomptes au fur et à mesure de l?avancement, jusqu?à hauteur de 80% de la subvention.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
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Les mesures proposées ont préalablement été discutées par les opérateurs et les experts pour s?assurer de leur
pertinence (réduction de l?aléa si possible, et réduction des enjeux exposés, à intégrer au plan de gestion des
risques communal).
La commune a conduit d?importants travaux de fiabilisation des réseaux (pluvial, AEP, assainissement), même
si aujourd?hui toutes les maisons ne seraient pas encore toutes raccordées.
L?étude inter-opérateurs avait préconisé le réaménagement de la place du marché du fait de la présence d?une
faille à proximité, avec une matérialisation empêchant l?accès à la promenade du public sur les parties les plus
exposées (recul du point de vue pour la prochaine saison touristique). Lors du déplacement de la mission (no-
vembre 2023), la demande de subvention fonds Barnier mobilisable au titre de la réduction de la vulnérabilité
n?avait pas encore été déposée (à déposer avant commencement des travaux ; évoqué dès mars 2023 avec une
perspective de travaux pendant l?hiver).
Le conseil municipal a validé le plan de financement en décembre 2023. Les services de l?État ont acté en in-
terne que les travaux seraient financés à hauteur de 90% (40% au titre du fonds Barnier ? projet d?arrêté de
subvention en cours de rédaction ; le complément au titre de la DETR), sous réserve que le devis de maîtrise
d?oeuvre soit transmis (pièce en attente mi-janvier 2024). Le marché de travaux est lancé et les travaux prévus
en fin février.
Phase 2 des études
Les études de la phase 2 sont en cours (pour mémoire, lancées en 2022 pour 3 ans) et leurs possibles conclu-
sions génèrent beaucoup d?inquiétudes pour le maire, dans le cas où elles identifieraient d?autres logements
concernés par un risque très fort, par exemple au droit de la place Fundago.
Depuis le déplacement de la mission (novembre 2023), un échange entre la DDT 2A et le BRGM a permis d'avan-
cer sur le sujet des diagnostics structurels des bâtiments, nécessaires pour préciser les recommandations à
formuler pour ceux qui sont ou seront concernés (conforter ou évacuer). Le BRGM est chargé de rédiger le CCTP
(prévu fin janvier 2024), avec une perspective de lancement de la consultation par la DDT 2A en mars et une
réunion mise au point avec le prestataire retenu à l?été 2024. Les études nécessiteront un accès complet à la
falaise (« démaquisée » en décembre 2023) pour l?installation de capteurs pour suivre le linéaire de falaise.
La nécessité de programmer un nouveau COTECH (le dernier datant de février 2023) est soulignée pour le
BRGM, et partagé par la DDT 2A, afin de partager l?avancement des études et les orientations pour les actions
à suivre.
Autres dossiers à enjeux :
En Haute-Corse, la DDT 2B est aussi mobilisée sur des procédures d?acquisition amiable/expropriations (à hau-
teur de 7M¤ estimés en 2022 ; 35 maisons concernées identifiées en 2023) pour plusieurs secteurs d?habita-
tions touchés lors des inondations d?octobre 2015 et de novembre 2016 à Penta-di-Casinca, Lucciana, Borgo et
San-Martino-di-Lota. L?acquisition sera portée par l?État (DDT), avec un projet de mise à disposition du foncier
auprès des communes.
Sur la commune de Ville-di-Pietrabugno, la DDT 2B gère les suites de l?éboulement d?octobre 2015 sur le site
de la résidence Rosa Verde, exposé à un aléa chute de blocs (aléa recul de crête de falaise et propagation de
blocs, couplé à la présence d?amiante naturelle dans la falaise et les remblais qui induit de fortes contraintes
techniques et financières).
Le coût des travaux de sécurisation étant supérieur à celui de l?acquisition de l?immeuble, l?acquisition portée
par la commune est financée par le fonds Barnier (5M¤), en vue de la démolition de l?ensemble immobilier.
S43. Suggestion à la DDT2A : Proposer et veiller, en lien
avec le sous-préfet de Sartène, à la programmation
d?échanges techniques réguliers pour partager
l?avancement de la phase 2 des études de risques de
mouvements de terrain à Bonifacio, et les suites à
donner.
R7. Recommandation à la DGPR : Étudier la pertinence
et la possibilité réglementaire que ce soit l?État qui
déclenche la démarche d?expropriation dans le cadre de
la mobilisation du fonds Barnier, avec transfert
automatique de gestion du foncier à la collectivité, sauf
exception.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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3 Insuffisance de
priorisation des PPR,
programmation
inadaptée ou irréaliste
(DREAL), absence de
critères objectifs
permettant d'établir la
priorisation
Insuffisance de
couverture de la
sinistralité émergente
/ en croissance,
inadaptation partielle
des PPR constatée
après des évènements
particuliers
Actualisation
insuffisante des PPR
FORT Critères de priorisation
(programmation, révision) en
phase avec le contexte,
l'ancienneté des PPR, les
évènements majeurs récents,
l'importance du risque et les
orientations nationales
Positionnement clair dans le
choix PPRN ou PAC+R111-2,
présence soit d'un PAC soit d'un
PPR dans les communes
exposées.
Validation en CAR des priorités
annuelles ; politique
d'actualisation.
Maintien de la compétence et
des moyens techniques adaptés
aux enjeux et objectifs
Procédure de prise en compte et
d'intégration des évènements
particuliers dans les PPRN dans
un contexte de changement
climatique
Examen
documentaire
Entretiens
DREAL-DDT Priorisation et couverture en PPR des principales zones à risques
La stratégie régionale triennale 2022-2024 avait défini des critères de priorisation des PPR (Annexe 5) :
- Mouvements de terrain :
o 1. Attente de la priorisation dans le cadre du travail BRGM sur l'atlas (mais l?atlas n?est à ce
jour pas encore rendu, ce qui ne permet pas d?éclairer l?action des services, cf. supra/risque
1) ;
o 2. Priorisation des révisions/élaborations de PPR mouvements de terrain sur les
communes avec évènements récents ;
- Inondations : au regard de la couverture des bassins versants à enjeux par des PPRI, il n?apparaissait
pas prioritaire de réaliser des PPRI sur de nouveaux territoires ; des révisions étaient cependant né-
cessaires sur les communes où :
o 1. des évènements récents ont eu lieu, modifiant les valeurs d'intensité des crues de réfé-
rence,
o 2. il existe une forte pression foncière (nombre de permis de construire et évolution an-
nuelle),
o 3. des documents d'urbanisme sont en cours de définition,
o 4. les études et règlements sont anciens (> 15 ans).
Selon la DREAL, les cartographies d?aléa des PPR englobent la plupart des bassins versants avec enjeux, et les
DDT ont aujourd?hui engagé des mises à jour de certains PPRN qui permettront des cartographies plus précises.
En Haute-Corse, 80 % de la population est couverte par un PPR inondation. La priorisation a été définie en
fonction des enjeux exposés, des arrêtés CatNat et des sinistres récents.
La DDT 2B estime que la principale zone à enjeux exposée aux aléas mouvements de terrain concerne le Grand
Bastia, dont les études d?aléas sont en cours.
En Corse-du-Sud, la vigilance de la DDT 2A porte particulièrement sur la partie sud de l?île, avec une forte
pression foncière.
La programmation PPR a été ciblée en fonction des enjeux, sur la partie aval des fleuves permettant de couvrir
l?essentiel des enjeux exposés. Selon la DDT, une priorisation reste à faire pour les actualisations de PPR,
notamment en fonction de leur connaissance du territoire et de celles des autres services de l?État, des élus,
de la CDC, et avec une contrainte de moyens / temps à y consacrer.
En matière de mouvements de terrain, la Corse ne compte que 3 PPR approuvés (PPR Ajaccio, PPR Balogna et
PPR Gozzi sur les communes de Afa, Appietto, Sarrola-Carcopino) et 2 prescrits (PPR Grand Bastia, PPR
Bonifacio). La programmation s?est basée sur l?importance des risques selon le BRGM et les évènements
majeurs. Pour mémoire, l?actualisation de l?atlas régional est en cours, avec pour objectif de proposer une
hiérarchisation des risques pour éclairer le choix des services sur les actions à mener. Les DDT semblent peu
au fait de cette étude (cf. supra/risque 1), conduite par le BRGM et pilotée par la DREAL.
Prise en compte des évènements récents pour la programmation et révision des PPR
La Corse a été frappée par des évènements récents, dont les services tiennent compte dans la programmation
des PPR et son ajustement :
- Projet de PPR Mouvements de terrain Gd Bastia, suite aux éboulements à proximité de l?immeuble
Rosa Verde à Ville di Pietrabugno en 2015 (pour mémoire le site fait par ailleurs l?objet d?opérations
d?acquisition/expropriation/démolition portées par la DDT) ;
- Révision des PPRI de la Gravona (déjà envisagé pour l?année 2020) et du Prunelli, suite à la tempête
Fabien en décembre 2019 ;
- Prise en compte des tempêtes de novembre 2023 (collecte d?informations en cours, qui seront no-
tamment utiles pour calage des modèles) pour le PPR multirisques de Porto dont le marché venait
d?être conclu juste avant l?évènement.
FORT
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Modalités de suivi des PPR
Suivi par la DREAL
La stratégie triennale régionale a fixé des critères de priorisation des PPR, ainsi que des objectifs
d?élaboration/révision de PPR à court terme et à moyen terme pour chaque département16 qui n?ont été que
partiellement atteints (cf. ci-après), sans que la DREAL n?assure de suivi précis (« relances auprès des DDT, en
réunion technique et par mail », jusqu?à fin 2022 ?) ou d?échanges rapprochés avec les DDT sur les difficultés
rencontrées ou les éventuels appuis nécessaires à l?atteinte des objectifs.
Le tableau de suivi d?avancement des PPR, transmis par la DREAL à la mission, est daté de février 2022. Il n?a
donc pas été mis à jour depuis, et comporte plus spécifiquement sur les risques terrestres en montagne, des
erreurs (sans exhaustivité de l?analyse), même à cette date (PPRI de Ghisonaccia approuvé le 12/09/19 et non
pas en 2018 ; PPRI de Casinca et PPRI Morianincu, approuvés en 2021, PPRI Travo Chiola approuvé en 2021
(2022 pour Solaro), PPR mouvements de terrain de Balogna approuvé en 2021 non identifiés).
Le bilan qualitatif établi au 1er janvier 2022 de la précédente stratégie triennale (2019-2021) /Annexe 2, et
utilisé comme base pour bâtir la stratégie actuelle, comportait pourtant des informations plus à jour que les
tableaux de suivi transmis (et non reprises dans le suivi d?avancement donc).
Tableaux de suivi tenus par les DDT :
En Corse-du-Sud, un tableau DDT2A de suivi général des PPR d?août 2023 a été transmis à la mission. Il liste les
études associées à l?élaboration de chaque PPR, les études en cours, ainsi que l?avancement de la diffusion de
l?information (site préfecture, GASPAR, Géorisques notamment). Si les informations sont correctes pour les PPR
anciens (< 2019), elles ne sont pas à jour pour les PPR récents et les procédures en cours (n?y sont pas
mentionnés par exemple : PPR mouvement de terrain Balogna approuvé en 2021 ; prescription de la révision
du PPRI Cavu le 29/04/22, études en cours pour la révision des PPRI Gravona et Prunelli et PPRI Favone Canella
; modification récente du PPRI d?Ajaccio).
La priorité a visiblement été donnée à la mise à jour des informations relayées sur le site de la préfecture (PPR
en cours ou approuvés, études hydraulique ou d?aléas mouvements de terrain de terrain n?ayant pas donné
lieu à un PPR). Si ces informations sont indispensables à l?information du public, elles ne permettent pas
d?assurer un suivi précis de l?avancement des dossiers et procédures par le service.
Le tableau interne de suivi des étapes d?avancement des PPR et suites à donner n?a pas été mis à jour depuis
2021.
En Haute-Corse, la DDT 2B a fourni un tableau de suivi général des PPR (prescription/approbation/modification
prévue en 2024) et une cartographie d?avancement des procédures (mise à jour juillet 2023).
La mission relève le faible nombre de PPR récemment approuvés ou révisés, en particulier en Corse-
du-Sud pour le risque inondation.
Couverture du territoire et avancement des procédures (état des lieux reconstitué par la mission, à partir
des éléments transmis et partiellement à jour) : ce bilan, forcément partiel au regard des incohérences
pointées ci-dessus, sera vérifié/consolidé par les DDT et la DREAL dans le cadre du suivi des PPR.
Il permet néanmoins de rendre compte des principales caractéristiques de la couverture du territoire en PPR :
Rappel R5 (Matrice Management) : Recommandation à
la DREAL et aux DDT : Pour les risques naturels, mettre
ou remettre en place un système de pilotage régional
(DREAL) et départemental (DDT), permettant la
priorisation des actions, le suivi de leur avancement, leur
ajustement ou leur correction, en s?appuyant sur un
dispositif de suivi régulièrement actualisé et bien archivé
(en particulier pour les procédures PPR et les études
conduites, les outils d?information préventive et de
sécurité civile).
Rappel S17 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et aux DDT : Compte tenu de l?évolution du
climat, de l?urbanisation en Corse et du corpus
réglementaire, mettre en place et piloter
rigoureusement un programme triennal glissant, réaliste
mais ambitieux, d?actualisation des PPR très anciens,
sans oublier la couverture d?éventuels secteurs à forts
aléas, mais à enjeux un peu moins importants, non
prioritaires au titre des orientations nationales, mais où
des décès ou des dommages importants sont possibles
(risques torrentiels notamment).
Corse-du-Sud (2A) Haute-Corse (2B)
16 Extrait des objectifs d?élaboration/révision de PPR inondation retenus dans la stratégie régionale 2022-2024 :
- Corse-du-Sud : à court terme, approbation des PPRI du Cavu, de Conca-Sari-Solenzara, de la Gravona et du Prunelli ; modification du PPRI d?Ajaccio au niveau du vallon de Saint-Joseph ; lancement de l?appel d?offre et des études pour la révision du PPRI d?Ota Porto et des PPRI du Stabiacciu et de l?Osu
(projet de révision conjointe pour ces deux derniers). A moyen terme : révision du PPRI d?Ajaccio.
- Haute-Corse : à court terme, approbation du PPRI Golo Bastia Sud ; lancement des études pour le PPRI du Tavignanu (révision des PPRI de Corte et Aleria et prescriptions nouvelles pour les communes situées entre les deux) ; lancement des études pour le PPRI de Calvi, annulé en 2014. A moyen terme,
révision du PPRI de la commune de Bastia pour les cours d?eau non concernés par le PPRI Golo Bastia Sud ; révision des PPRI du golfe de Saint Florent et du Cap Corse ; lancement des études pour l?élaboration d?un PPRI sur Ile Rousse.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Inondation En Corse-du-Sud (124 communes),
selon les chiffres obtenus par la
mission par recroisement des
informations disponibles et sans doute
partielles (à consolider donc) :
- 44 communes seraient concernées par un PPR
inondation approuvé (entre 1997 et 2011) ou
prescrit,
- 2 communes seraient concernées par des
prescriptions ou révisions de PPRI très anciennes
(cf. risque 4 ci-après).
Le département est bien couvert en PPR,
notamment grâce à la campagne menée sur la
période 1997-2004 suite aux inondations de
l?automne 1993 (6 décès en Corse, lourds dégâts
sur les infrastructures, campings et exploitations
agricoles) mais les documents sont anciens
(entre 10 et 26 ans) et nécessitent d?être révisés
(élargissement des périmètres aux affluents,
intégration des évènements historiques et des
évolutions réglementaires, homogénéisation des
règlements).
La DDT 2A s?est mobilisée sur certains dossiers
tels que les falaises de Bonifacio, une
modification du PPR Ajaccio, le lancement de
nouvelles études (Gravone-Prunelli, Ota, Ocana)
ou encore la mise en place de la mission RDI, mais
elle a bien conscience de l?importance du suivi et
de la priorisation des PPR à enjeux. Autre
exemple évoqué, la révision du PPRI du Rizzanese
pourrait faire partie des priorités à considérer.
En Haute-Corse (236 communes) :
- 68 communes seraient concernées par
un PPR inondation approuvé (entre 1997
et 2022) ou prescrit,
- 28 communes concernées par une
prescription ou révision de PPRI : PPRI
Golo-Bastia sud (étude approfondie du
Golo, de ses affluents et des fleuves
côtiers), et PPRI Monte prescrits en février
2022.
Les 4 PPRI les plus récents (couvrant 18
communes) ont été approuvés entre 2019
et 2022 après une période d?élaboration
de 6 à 7,5 ans : PPRI du Fiumorbo et
l'Abatesco, PPRI Casinca, PPRI du Travo
Chiola, PPRI du Morianincu.
Le PPR inondation de Calvi (prescrit en
2000, approuvé en 2009) a été annulé en
2014. Le lancement d?études pour ce
secteur a bien été identifié comme un
objectif à court terme dans la stratégie
régionale triennale.
Selon la DDT 2B, ce serait « une priorité
qui n?a pas encore été arrêtée ».
Mouvements de
terrain
6 communes sont concernées par un PPR
mouvements de terrain approuvé (Ajaccio, Afa,
Appietto, Sarrola-Carcopino, Balogna entre 2019
et 2021) ou prescrit (Bonifacio prescrit 2015,
études en cours et faisant l?objet d?un suivi
spécifique - cf. supra/risque 2).
Aucune commune de Haute-Corse ne
dispose de PPR mouvements de terrain
approuvé. 6 PPR prescrits en mars 2023
sont au stade des études (Bastia, Brando,
Furiani, San-Martino-di-Lota, Santa-
Maria-di-Lota, Ville-di-Pietrabugno), avec
un porter à connaissance des aléas aux
communes en mai 2023.
4 Absence de mise en
oeuvre de la
programmation des
PPR
Lenteur d?avancement
des PPR (DDT),
notamment
multirisques
Absence de suivi de la
procédure PPR
FORT Contrôle et suivi de l?avancement
des PPR (prescrit, en cours,
réalisés)
Analyse des difficultés de
réalisation et mesures
correctives (sur le PPR, le
programme?).
Compétences en commande et
marchés publics, existence de
moyens de sous-traitance (par
ex. marchés à bons de
commande).
Concertation et association des
Examen
documentaire
Entretiens
DDT-
préfectures
Effectifs, compétences techniques et en marchés publics : cf. Matrice management/Risque 9.
Suivi et contrôle de l?avancement des procédures PPR : cf. Risque précédent.
Durée d?élaboration des PPR - d?après le tableau de suivi de la DREAL (qui devra être mis à jour, cf. supra).
En Corse-du-Sud, 18 PPRI et 1 PPR mouvement de terrain ont été approuvés après le délai réglementaire entre
la prescription et l?approbation (5 ans, cf. R.562-2 du Code de l?environnement).
Deux communes seraient par ailleurs concernées par des prescriptions ou révisions de PPRI très anciennes
(> 17 ans) : Osani (prescription PPRI Girolata et Gradelle en 1997, études en 2005 ; commune également
concernée par le PPRI Pilatri prescrit la même année et approuvé en 2003) et Conca (révision PPRI Conca
prescrite en 2007, commune également concernée par le PPR Cavu approuvé en 2001 et en cours de révision).
Selon la DDT 2A, le service Risques était précédemment très occupé par diverses crises ou urgences (PPRT de
Bonifacio notamment) mais aussi par les contentieux en matière d?urbanisme, avec le constat de délivrance de
permis en dépit des PPR puis, après mise en place d?un dispositif dédié, par les sollicitations pour avis sur des
FORT
Rappel S18 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et aux DDT : Traiter la situation des PPR prescrits
depuis très longtemps (relance, dé-prescription?) ou
annulés (PPR Calvi).
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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collectivités.
Respect des échéances
réglementaires de réalisation.
Existence d?une procédure
formalisée et mise à jour de
GASPAR, suivie par
l?encadrement
autorisations d?urbanisme. La nouvelle organisation de la DDT et les recrutements récents/à venir devraient
permettre un nouveau souffle sur le sujet, avec de forts enjeux de révision/élaboration de PPR
En Haute-Corse, 17 PPRI ont dépassé le délai de 5 ans. Le cas de la commune de Calvi, dont le PPRI a été annulé
en 2014, mérite d?être considéré.
Le suivi et la durée d?élaboration/révision des PPR dans les délais règlementaires doit rester un point de
vigilance.
Rythme d?avancement des PPR en cours (exemples)
Les études du PPR Grand Bastia (premier PPR mouvements de terrain réalisé par la DDT 2B) ont nécessité de
nombreux déplacements sur le terrain pour tenir compte des demandes des communes et déterminer les aléas
(chutes de blocs, glissements de terrain et cavités souterraines). Le PPR a été prescrit en mai 2023, les cartes
d?aléas ont été portées à connaissance des commune et le projet de règlement est en cours de réalisation. Les
délais règlementaires devraient être respectés, avec une perspective d?approbation en 2024-2025 selon la DDT.
En 2A, le PPR de Bonifacio, prescrit en 2015, bénéficie d?une comitologie particulière au regard des forts enjeux.
Le rythme des réunions régulières, en particulier pour les échanges d?avancement des études techniques, doit
être maintenu (cf. risque 2).
Expérimentation de PPR multirisques
Il n?existe pas de PPR multirisques approuvé en Corse.
Deux expérimentations d?approches croisées entre risques d?inondation et de mouvements de terrain ont
lancées en Corse-du-Sud avec la réalisation de PPR multirisques sur les communes d?Ocana et d?Ota (bureaux
d?études SAFEGE et BRLi sur le volet inondation ; BRGM pour le volet mouvements de terrain). Les premières
cartographies d?aléa sur Ocana devraient être connues en 2024.
Les PPR multirisques requièrent une attention particulière (risque d?allongement de la durée d?élaboration,
nécessité de bonne coordination en cas de prestataires multiples pour les études, enjeu de lisibilité du
règlement notamment). Le sujet peut se prêter à des échanges d?expériences entre départements (y compris
du continent) et un appui de la DREAL pour mener cette expérimentation à bien.
S44. Suggestion à la DREAL et aux DDT : Échanger et
accompagner le cas échéant, en lien avec la DDT 2A, la
conduite des PPR multirisques en cours ou à venir (CCTP,
principes de zonages et projet de règlement), en
s?appuyant si besoin sur les expériences d?autres
départements du continent.
5 Insuffisance de la
couverture et de la
qualité du porter à
connaissance (PAC)
sur le risque
(territoires avec ou
sans PPR) pour assurer
sa prise en compte
dans l'aménagement
FORT Partage (en CAR notamment) de
l?importance du PAC/note
d'enjeux, animation et appui à la
programmation au niveau
régional
Stratégie PAC établie, en
présence ou absence de PPR,
cartographie multirisques et
hiérarchisation pour le dire de
l'État. Note d?harmonisation
entre départements.
Examen
documentaire,
dont éventuels
documents
méthodologique
s locaux
(doctrines,
document type
de PAC) et
exemples de PAC,
notes d'enjeux
de l'État
Entretiens
DREAL-DDT-
préfectures
La couverture de l?île en PPR et la programmation au niveau régional (non évoquée en CAR) sont rappelées au
Risque 3.
Les critères de choix d?outils à mobiliser (entre un PPR ou un PAC + article R.111-2 du Code de l?urbanisme) ne
sont pas établis pour les risques d?inondation et de mouvements de terrain, contrairement aux feux de forêt.
Ils mériteraient d?être partagés et harmonisés à l?échelle régionale.
Dans le cas de PPR en cours d?élaboration, et dans l?attente de leur approbation, les études sont portées à la
connaissance des collectivités accompagnées d?un courrier avec recommandations (exemple : études du PPRI
du Golo Bastia Sud (28 communes, mars 2022) et du PPR mouvements de terrain du Grand Bastia (6 communes,
mai 2023)). Une étude mouvement de terrain a aussi été portée à connaissance à Prunelli-di-Fium?Orbo.
En l?absence de PPR inondation, la stratégie pour le dire de l?État s?appuie sur les doctrines régionales AZI/AZS
précitées.
Un PAC inondation récent a été transmis par la DDT 2B en Haute-Corse (Ile Rousse et Santa-Reparata-di-Balagna,
octobre 2023).
Il n?existe pas de doctrine PAC spécifique aux risques de mouvements de terrain.
MOYEN
S45. Suggestion à la DREAL (et aux DDT) : Sur les
territoires exposés aux risques d?aléas torrentiels et de
mouvement de terrain, établir des critères clairs de
choix entre une couverture PPR et/ou PAC (+R.111-2 du
Code de l?urbanisme), dans le cadre de l?exercice de
programmation des PPR.
S46. Suggestion à la DREAL et aux DDT : Partager et
anticiper, en lien avec le BRGM, la stratégie de
valorisation de l?atlas régional auprès des communes, en
anticipant l?identification des zones à enjeux, et en
identifiant les modalités pratiques d?utilisation de cette
connaissance, notamment par le biais d?une doctrine
PAC spécifique aux mouvements de terrain co-
construite DREAL/DDT.
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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6 Insuffisance de
l'information des
collectivités et de la
population
FORT Stratégie établie d'information
des collectivités et des
populations sur les risques et les
mesures de réduction de la
vulnérabilité (documents, outils
informatiques, communications,
manifestations terrain, veille
presse, réseaux sociaux,
dispositifs d'écoute...) sur
campagnes nationale et au-delà.
Actions de communication et de
sensibilisation concertées
(moyens; qui et avec qui ; publics
ciblés : élus, particuliers,
associations, hébergement et
activités touristiques (canyoning,
baignade, camping)
Réalisation, communication et
actualisation des DDRM,
réalisation des TIM (transmission
d'informations au maires)
Suivi des indicateurs des 3
dernières années (cf. instruction
nationale en vigueur).
Mise à jour de GASPAR, sites
internet de mise à disposition des
documents (PPR, guides
méthodologiques, vidéos.?),
Géorisques (IAL).
Examen
documentaire
dont exemple de
dossiers (TIM,
DDRM
numériques
accessibles par
Géorisques et
par les sites
internet
DDT/préfecture/
DREAL)
Entretiens
DREAL-DDT-
préfectures
-
collectivités
-acteurs
?tourisme?
(guides,
campings,
canyoning?
)
Stratégie établie d'information des collectivités et des populations sur les risques
En cohérence avec la feuille de route nationale, la stratégie régionale 2022-2024 a identifié comme première
priorité d?action « Faire de l?information sur les risques une priorité affichée »17, avec des actions réajustées au
contexte local telles que l?actualisation des DDRM et des sites internet des préfectures, ou l?accompagnement
financier et technique des actions de sensibilisation menées par les collectivités. Ce choix manque sans doute
un peu d?ambition affichée sur l?impulsion des actions ainsi que sur l?association des acteurs et de la population
nécessaire pour développer la culture du risque.
Cf. aussi Risque 2 sur la stratégie de responsabilité et d?accompagnement des collectivités.
DDRM, réalisation des TIM
Le DDRM 2A a été réactualisé en 2021 et publié sur le site internet de la préfecture de Corse-du-Sud.
La version actuelle du DDRM 2B a plus de 7 ans (2015), il est en cours de révision par le SIDPC.
L?avancement de la transmission des TIM n?est ni connue ni suivie par la DREAL.
Selon les données accessibles sur GASPAR/Géorisques, seulement 40 TIM ont été déclarés transmis en 2A et 8
TIM en 2B, sur la période 2001-2003. Les TIM ont cependant été transmis par la préfecture dès l'approbation
du DDRM 2A en 2021, avec une réunion avec les collectivités.
Communication grand public, sites internet et Géorisques
La communication relève essentiellement des préfectures, avec une sensibilisation forte des services sur la
nécessité d?un dire unique de l?État pour éviter les éventuelles incohérences. Les DDT alimentent les sites
internet des préfectures (cf. ci-après).
Dans les faits, la communication la plus impactante intervient surtout dans le cas des crises (« la nature fait le
travail pour nous »), avec des demande d?assistante technique immédiate par les collectivités (mesures à
prendre, dossier loi sur l?eau, ré-interrogation de l?aménagement) : inondation en 2013 avec neutralisation de
l?aéroport d?Ajaccio, dégâts en Haute-Corse en 2015-2016, tempêtes récentes de novembre 2023 notamment.
L?accessibilité des informations pour le citoyen semble peu évidente avec la multiplication des sites et
plateformes.
Les sources d?information sur les sites internet des services de l?État sont multiples et présentent des références
résiduelles mal actualisées.
Le site de la DREAL présente des informations générales sur l?information préventive et les risques naturels qui
restent pour certaines d?actualité, mais plusieurs pages ne sont plus à jour (2011, 2017?) ou sont introuvables
(liens vers les DDRM ou encore présentation des risques de mouvement de terrain en Corse par exemple).
Le site des services de l?État en région Corse n?est pas complètement actualisé (dernière mise à jour 2015) : il
évoque le DDRM 2A en cours de révision en 2010, et le site de la préfecture de Corse-du-Sud liste, a priori de
manière exhaustive, tous les PPR ou études menées, mais les liens vers les documents associés semblent
renvoyer de manière trop fréquente vers des pages introuvables ou supprimées.
Géorisques est un outil jugé extrêmement intéressant, a priori à jour, mais nécessite, selon la DREAL, un travail
d?harmonisation en interdépartemental (cf. matrice management et pilotage).
Autres vecteurs d?information (que ceux évoqués précédemment et au Risque 2)
Le BRGM, qui intervient selon plusieurs formats auprès des services de l?État et des collectivités, reste par
exemple peu sollicité sur le sujet de l?information aux collectivités et aux populations. Le point a été soulevé
lors du CRP 2023, et des actions de sensibilisation devraient être cadrées et menées en 2024, probablement
auprès des élus (associations des maires, élus en charge des risques et ou aménagement) mais également des
associations d?escalade/spéléologie. Les évènements de type « assises régionales du littoral ou des risques
naturels » sont un bon relais d?information et d?échanges avec les collectivités (pas organisées récemment en
FORT
Rappel S2 (Matrice Management) : Suggestion aux
DREAL /DDT/ Préfectures : Poursuivre la mise à jour des
sites internet des services de l?État en mettant à
disposition les documents officiels (PPR par ex) et en
retirant les références anciennes. Envisager la
navigation sur les sites internet permettant une
« expérience utilisateur » simple et accessible, et guidant
vers des informations actualisées.
Rappel S15 (Matrice Management) : Suggestion aux
DREAL et DDT : Mettre au clair les éventuelles difficultés
restantes d?alimentation de Géorisques (et s?assurer de
sa mise à jour régulière) et la capitalisation des données
via les sites alimentés par les DDT/GeoIde (risque de
doublonnage ou de données mal actualisées).
17 Priorité 1 : OS1 - Initier en 2022 la révision du DDRM de la Haute-Corse, en intégrant la rédaction des TIM et des fiches communales d?information risques et sols (SIDPC 2B/DDT 2B) ; OS2 - Mettre à jour les informations relatives à l?IAL sur les sites des préfectures (SIDPC/DDT) ; OS3 - Poursuivre
l?accompagnement des communes pour la réalisation des PCS, voire des PICS (SIDPC) ; OS4 - Assurer la bonne alimentation de Géorisques, notamment en garantissant le lien avec Gaspar et le GPU (DREAL/DDT).
Priorité 2 : OS5 - Poursuivre l?accompagnement financier et technique des actions de sensibilisation menées par les collectivités (DDT / DREAL) ; OS6 : Participer et, le cas échéant, contribuer aux actions de la Mission Interrégionale Inondation Arc Méditerranéen (DREAL/DDT/SIDPC).
PUBLIÉ
https://www.corse.developpement-durable.gouv.fr/actions-et-informations-preventives-en-corse-r140.html
https://www.prefectures-regions.gouv.fr/corse/Region-et-institutions/L-action-de-l-etat/Environnement-developpement-durable-et-prevention-des-risques/Prevention-des-riques
https://www.corse-du-sud.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Securite-protection-des-populations/Prevention-des-risques/Les-Plans-de-Prevention-des-Risques-Naturels/Le-risque-inondation
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 96 sur 126
Corse).
La journée Résilience du 13 octobre 2023 a fait l?objet d?actions limitées, sans participation forte des DDT (cf.
matrice management et pilotage).
La sensibilisation des touristes est également un point qui reste à investiguer (problématique relevée en CDSC
2B, avec le constat d?un fort manque de sensibilisation aux risques, et la volonté des collectivités de ne pas
effrayer ; idem pour les risques en vallée de la Restonica).
La sensibilisation et l?information mériteraient d?être mieux développées selon les deux DDT. Des plaquettes
d?information élaborées avec la MIIAM ont fait l?objet d?une large diffusion.
Le préfet de Haute-Corse a validé la feuille de route du service DDT2B/SENAP en souhaitant mobiliser la DDT
pour des réunions d?informations auprès des maires et des scolaires. La DREAL n?a pas de contact avec
l?éducation nationale (DASEN).
Sur le sujet particulier des campings exposés aux risques d?inondation (70% situation en zone à risque
débordement, 25% en zone submersion par exemple), les DDT sont informées (2A) ou sollicitées pour avis dans
le cadre des commissions sécurité (en 2B, et pour certains sites identifiés comme « points noirs » en 2A depuis
le recensement fin dans le département des campings exposés en 2022). Des échanges ont lieu dans ce cadre
pour informer et sensibiliser sur les risques. Des avancées positives ont été notées (formation, exercice
d?évacuation) et des échanges ont aussi lieu avec les gestionnaires, l?Union des métiers et des industries de
l'hôtellerie et dans une moindre mesure avec la FNHPA (ayant par exemple conduit à la prise en compte de
certaines remarques dans les PPRI récents - Ghisonaccia : montée en gamme de camping sans augmentation
des capacités d?accueil).
Rappel S3 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et aux DDT : Relayer davantage et par des
contacts ciblés au-delà de l?information mise en ligne sur
le site internet de l?État, l?appel à manifestation de la
journée « Tous résilients face aux risques du 13 octobre
et initier des actions dans ce cadre comme en continu.
3. S?assurer de la bonne mise en oeuvre des outils
7 Mauvaise mise en
oeuvre des PPR liée à la
complexité des
documents
graphiques, du
règlement ou à
l'existence de notions
juridiques
approximatives dans
le règlement
MOYEN
Doctrines élaborées.
Veille (et exploitation) des
retours d'enquêtes publiques,
d'élus ou d'acteurs, des
contentieux, les
dysfonctionnements repérés.
Analyse de dossiers approuvés et
formalisation du processus de
relecture des projets de
règlement par le service de la
DDT chargé de l'aménagement et
de l'urbanisme.
Formation des agents chargés de
la prévention des risques au droit
de l'urbanisme (DREAL/DDT).
Examen
documentaire
Entretiens
DDT Démarches, veille pour faciliter la mise oeuvre des PPR
Un logigramme d?élaboration des PPR a notamment été établi par la DDT 2B afin de sécuriser les procédures
dans une logique de démarche qualité, avec l?appui du CRVH (plusieurs contentieux PPR pour vice de forme
avant 2015). Cette formalisation n?a pas été spécifiquement réactualisée depuis.
Avant le projet de réorganisation (en cours), les services de la DDT 2A en charge des risques et de l?urbanisme
n?effectuaient pas de relecture croisée avant validation du règlement des PPR. Aujourd?hui, le service n?a pas
la capacité d?assurer un suivi de l?application des PPR, même s?il est estimé a priori plutôt bon. Le regroupement
de ces thématiques au sein du même service, et les futurs recrutements associés, devraient permettre une
vision plus transversale et un meilleur suivi.
En 2B, les échanges entre service risques et service urbanisme sont réguliers (cf. infra). Le projet de règlement
des PPR mouvements de terrain Grand Bastia en cours a été soumis pour avis.
En Corse, l?État instruit de nombreux dossiers d?urbanisme pour le compte des communes (cf. Risque 8 infra).
Contentieux, difficultés d?application
Les PPR récents ne font pas l?objet de nombreux contentieux. Certains le sont par exception d?illégalité (via un
permis de construire refusé) et sont suivis par le service juridique de la DDT, pour le cas de la Haute-Corse.
La plupart porte sur une erreur manifeste d?appréciation. La DDT2B a exprimé son souhait de faire une
présentation de la thématique Risques auprès des magistrats du TA de Bastia.
Les jugements sont capitalisés en interne et analysés pour amélioration continue des documents.
Le caractère ancien de certains PPR pose difficulté dans leur application et l?instruction du droit des sols, par
exemple :
- PPR élaboré sous fond cartographique SCAN25 (PPRI du Golfe de St Florent par exemple), avec une
évolution de l?occupation des sols et la nécessité d?une instruction à la parcelle,
- Distinction, dans le règlement, de règles applicables en fonction de la situation de la parcelle dans/hors
parties actuellement actualisées, avec une forte évolution des PAU depuis l?approbation du PPR.
MOYEN
Rappel S27 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et aux DDT : Étudier les possibilités de
mutualisation DREAL-DDT de certaines compétences
transversales type juridique ou marché publics.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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La DDT 2A ne dispose pas d?outils formalisés d?enregistrement et de capitalisation des contentieux et difficultés
d?application des PPR.
8 Articulation
insuffisante avec les
documents
d?urbanisme et les
schémas
d'aménagement du
territoire
Insuffisance du
contrôle de légalité
Multiplication des
saisines du Tribunal
administratif par des
particuliers, sociétés,
collectivités, et de
condamnations
TRES
FORT
Note d?organisation préfecture-
DDT, répartition des rôles DDT-
DREAL
Vérification de l'intégration des
PPR aux PLU, traduction dans les
documents d?urbanisme.
Actions de sensibilisation et
d'accompagnement des
collectivités et des acteurs sur
PPR et PAC (quoi, qui réalise?).
Transversalité et articulation
entre services risques et
aménagement, formation des
agents, pour assurer le lien avec
le volet aménagement-
urbanisme (PADDUC, PLU, SCoT-
PAC, contribution aux avis
MRAe?) : instances de
coordination et d?échanges,
fréquence, productions?
Analyse de l'articulation avec les
documents d'urbanisme et les
schémas (SCoT, PLU, SDAGE,
SAGE...).
Suivi des contentieux,
valorisation/mutualisation des
jurisprudences
Organisation de la réponse au TA
Examen
documentaire
Entretiens
DDT-
Préfectures
DREAL-
collectivités
État de la planification et instruction ADS
Quasiment toutes les communes de Corse sont concernées par les risques naturels, la construction est dyna-
mique depuis 2010 malgré les contraintes des lois Montagne/Littoral, et la planification de l?urbanisme est peu
développée : absence de SCoT et de PLU intercommunal, peu de communes disposent d?un PLU (44 PLU en
2B ; en 2A Porto-Vecchio, qui compte plus de 11 400 habitants, ne dispose pas encore de PLU) et de très nom-
breuses communes restent au RNU (près de 60% pour la Haute-Corse, 60% sur l?arrondissement d?Ajaccio et
davantage sur celui de Sartène).
L?État instruit de nombreux dossiers d?urbanisme pour le compte des communes (en Haute-Corse en 2022 :
2022 dossiers pour 113 communes au RNU et 55 communes compétences liées par un conventionnement ; par
ailleurs 47 communes bénéficient de l'accès à la cartographie dynamique de la DDT comme support à la
délivrance de leurs autorisations d'urbanisme).
En 2B, le service SUCR a la double mission d?accompagner les communes pour l?élaboration des documents
d?urbanisme et de réaliser le contrôle de légalité. Les missions s?effectuent de manière transversale avec l?unité
en charge des risques naturels, dans le cadre de l?élaboration du porter à connaissance de l?État au lancement
de la démarche d?élaboration du document d?urbanisme, et pour s?assurer de la bonne intégration du risque
par le PLU. La DDT n?effectue pas de vérification institutionnalisée de l?intégration des PPR dans un document
d?urbanisme préexistant, mais les PPR récemment approuvés sont bien transmis à la collectivité et partagés en
interne DDT.
De nombreux permis de construire sont déposés en zone à risque, et l?unité risques est régulièrement
consultée, avec des formations sensibilisations des instructeurs ADS.
En 2021, le service risques de la DDT 2A était mobilisé à hauteur de 400 avis sur les autorisations d?urbanisme.
Une démarche d?amélioration participative au processus opérationnel (APPO) a été mise en place (amélioration
de la communication sur le site internet de la préfecture, formation des instructeurs des autorisations
d?urbanisme et délimitation d?un cadre dans lequel l?unité pouvait être sollicitée) et a permis de réduire
considérablement les sollicitations, avec 40 avis au 1er semestre 2023.
Les avis risques-urbanisme ont beaucoup baissé aussi en 2B, notamment grâce à des réunions réalisées avec le
service risques pour former/sensibiliser les instructeurs ADS (une cinquantaine d?avis par an, principalement
sur des secteurs avec PPRN prescrits (Calvi) ou approuvés). Facilité pour les collectivités d?avoir un avis État,
notamment lors des refus.
Sensibilisation et accompagnement des acteurs sur les PPR et PAC
Si les élus sont sensibilisés aux risques d?inondations via les évènements récents et récurrents, les discussions
sont plus délicates lorsqu?il s?agit de prendre des mesures de prévention et de geler la constructibilité des
terrains. La CAB (communauté d?agglomération de Bastia) a rencontré des difficultés dans le cadre du PPRI
Bastia sud, où certains secteurs sont passés de « rien du tout à zone rouge PPR » avec des incompréhensions
de la population.
Le préfet de Haute-Corse est dans une posture d?État facilitateur auprès des collectivités, avec l?appui de la DDT
pour aide à la décision sur les risques. Des discussions peuvent s?engager avec les élus sur les possibilités
restantes en zone rouge (exemple de Biguglia : projet d?extension d?équipements sportifs, en future zone rouge
PPR), ou les volontés d?ouverture à l?urbanisation avant que la révision du PPR ne soit approuvée (Borgo).
La DDT 2A reste régulièrement consultée par les services instructeurs et les porteurs de projets sur des
questions basiques pour « validation » de leur projet, sans recherche préalable des documents ou règles du
PPR qui s?appliquent. Un support de formation intéressant a été présenté sur la prise en compte des risques
naturels dans le cadre de clubs ADS (mars 2023).
La réorganisation de la DDT a permis de réaffirmer un rôle essentiel dans la mise en cohérence des deux
approches risques et urbanisme, qui se traduit dans la participation aux réunions des personnes publiques
associées, aux réunions publiques et un souhait de partage d?information via le site de la préfecture.
FAIBLE
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 98 sur 126
Contrôle de légalité des documents d?urbanisme
Même si l?association U Levante est critique sur le respect des réglementations en Corse par les différents
acteurs, dont les collectivités, et sur le contrôle de légalité réalisé par l?État (en notant toutefois quelques
améliorations sur les dernières années pour ce dernier), le contrôle de légalité est particulièrement développé
en Corse. Selon le rapport de la Cour des comptes, environ 20 % des actes reçus ont donné lieu à un contrôle
de légalité sur l?exercice 2015-2021 au niveau national ; les deux départements de Corse figurent parmi les 9
départements affichant des taux nettement supérieurs. Pour plus de précisions et dans la mesure où cela
concerne plusieurs aléas, voir aussi la matrice management et pilotage/Risque 12.
Rappel S29 (Matrice Management) : Suggestion aux
DDT/Préfecture/Parquet : Poursuivre les échanges et
rapprochement entre services en charge du contrôle de
légalité et du contentieux (DDT/préfecture/parquet)
pour permettre une bonne connaissance respective,
sensibiliser aux risques et aux compétences réciproques,
partager les priorités/suivi d?avancement des dossiers,
et faciliter les échanges pour leur bon traitement.
PUBLIÉ
https://www.ccomptes.fr/fr/documents/62266
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 99 sur 126
Matrice relative à la stratégie de contrôle des ICPE
Les installations ICPE/Déchets ne font pas l?objet d?un suivi spécifique dans cette matrice, elles sont prises en compte dans l?échantillonnage du thème contrôle des ICPE.
N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
1. Réaliser des inspections priorisées et de qualité
1.1 Moyens, animation et professionnalisation
1 Manque de
professionnalism
e des inspecteurs
(habilitation,
formation
continue,
posture trop
"cow-boys" ou
trop
complaisante?)
FORT Processus d'habilitation et de
supervision des inspecteurs.
Formation technique, juridique
et à la posture de l'inspecteur,
compagnonnage. Organisation
de la formation continue des
inspecteurs.
Relations avec les cellules
juridiques de la préfecture ou
du siège de la DREAL.
Document
processus
habilitation/for
mation et
compagnonnag
e/
supervision.
Enregistrement
des parcours et
des formations.
DREAL
Direction,
SPR, UD et
SG.
Substitut
du
Procureur
de Bastia.
Exploitant
s ICPE :
groupe
Petroni,
Syvadec,
Antargaz,
CHIMIREC
Corsica,
AM
Environne
ment.
Le processus de formation des inspecteurs ICPE mis en oeuvre en Corse suit strictement les dispositions na-
tionales en la matière, notamment les notes de la DGPR du 04 mai 2021 (formation des inspecteurs) et du 21
décembre 2021 (tutorat des inspecteurs).
Il fait l?objet d?un suivi en interne au SRNT.
La quasi-totalité des rapports produits par l?inspection fait l?objet d?une triple signature (inspecteur/vérifica-
teur/approbateur) comme prévu par le guide DGPR du 28 janvier 2020, notamment l?ensemble des rapports
« SEVESO ».
Pas de mission juridique dédiée en DREAL.
Les relations avec le service juridique de la préfecture (2A) et celui de la DDT 2B sont cordiales, mais ne sont
pas fluides et peuvent conduire à des informations partielles des deux côtés dans le cadre de dossiers soumis
à contentieux.
Le professionnalisme des inspecteurs ICPE, leur réactivité, la pertinence de leurs constats et de leur action,
leur juste posture sont soulignés par les industriels rencontrés. La substitut du procureur souligne leur
compétence.
FAIBLE
2 Mise à
disposition
inadaptée des
moyens
consacrés à
l'inspection des
ICPE
FORT Répartition des moyens entre
les 2 UD.
Mutualisation des
compétences thématiques.
Outils de pilotage régional et
départemental.
Appui du continent.
Examen de ces
documents.
DREAL
SPR et UD,
SG, Préfet
de Haute-
Corse,
(Cf. aussi la matrice management et pilotage) Un projet de note d?organisation du SRNT décrit notamment
les moyens consacrés à l?inspection, les outils, et présente d?une façon générale le fonctionnement du
service.
Le SRNT regroupe 12 personnes dont 1 chef de service et 2 assistantes. Les unités départementales (UD) sont
composées de 4 inspecteurs ICPE dont un chef d?UD en 2A et de 4,5 inspecteurs dont un chef d?UD en 2B.
Chaque chef d?UD pilote l?inspection dans son département. Le chef de service coordonne les actions au
niveau régional et gère directement les dossiers régionaux (après-mines, PRSE, Plan Santé-amiante?).
Des référents thématiques (pilotés par le chef de service) sont nommés au sein du SRNT, pour une partie
congrue de leur poste, essentiellement comme relai des actualités émanant de la DGPR. Ils ne sont pas
positionnés en compagnonnage systématique des autres agents, mais peuvent venir en appui en tant que
de besoin (ex. des équipements sous pression).
Bien que les agents aient en charge des thématiques attitrées au sein de chaque UD, une grande polyvalence
est demandée afin que les agents puissent prendre en charge ponctuellement des dossiers qui ne
relèveraient pas directement de leur thématique. Ceci se fait sous la supervision des supérieurs
hiérarchiques. De la même façon, les agents d?une UD peuvent pallier et subvenir au besoin d?une autre UD
en termes d?inspection ou d?instruction de dossier.
MOYE
N
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
Page 100 sur 126
N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
Les inspecteurs, référents thématiques, ont exprimé leur difficulté à assurer un rôle d?animateur compte
tenu du peu de temps alloué pour cette mission eu égard aux objectifs du plan pluriannuel de contrôle.
Le Continent apporte un soutien pour les missions liées aux canalisations ainsi qu?aux ESP (équipements
sous-pression). Pour les premières, Il s?agit de la DREAL AURA et pour la seconde du pôle équipements sous
pression de la DREAL PACA. Des inspections communes sont également programmées (1 semaine ESP /an).
Une difficulté croissante pour le recrutement sur les postes d?inspecteur ICPE du fait de l?exposition
inhérente au métier. Pas de recrutement de contractuels pour le moment sur des postes d?inspecteur ICPE.
Un travail d?objectivation des stratégies d?arrivées et de départs des agents du continent et de Corse serait
sûrement utile.
Le préfet de Haute-Corse fait le constat que le département de Haute-Corse est plutôt bien outillé. Les
services de l?État sont présents et savent répondre. Sur des risques nouveaux, comme les incendies de
batteries Lithium-ion, c?est toutefois plus difficile de disposer de compétences (À noter que la DREAL a établi
un RETEX à la suite de ces incendies).
Rappel S25 (Matrice Management) : Suggestion au
secrétariat général de la DREAL : Mener, sur le
périmètre DREAL et DDT, un travail d?objectivation des
arrivées et départs des agents du continent et de Corse,
et proposer des pistes d?actions.
3 Insuffisance
d?animation du
réseau des
inspecteurs se
traduisant par de
fortes
hétérogénéités
des pratiques
interdépartemen
tales ou entre
inspecteurs
MOYE
N
Formalisation des relations
entre le siège et les UD.
Organisation du rapportage de
l'UD.
Délégation de signature.
Relations avec les services
départementaux.
Réunion de tous les
inspecteurs.
Diffusion et partage de la veille
réglementaire.
Modèles d'arrêtés issus des
contrôles pour situations
"ordinaires" (consignations,
mises en demeure).
Examen de ces
documents, CR,
circuits et
canaux
d?information.
DREAL
SPR et UD,
DDT
Chaque UD est pilotée par le responsable d?UD au travers de réunions et d?outils propres (tableaux Excel et
GUN), facilités par la taille des UD et la proximité des agents. Des réunions de coordination et d?échanges
entre l?ensemble des agents du SRNT ont lieu une fois par trimestre (rencontre à Corte pilotée par le chef de
service). Chaque réunion est assortie d?un ordre du jour et d?un compte rendu de réunion.
Ces réunions donnent lieu à des échanges sur des évolutions /questions réglementaires / positionnement de
l?inspection / des points de bilan des objectifs à atteindre.
Le chef de service et les chefs d?UD disposent de délégations et subdélégations de signature.
Tous les agents du service utilisent une signature électronique.
Les modèles d?arrêtés utilisés sont ceux présents sous ICAR.
Ce sont les référents thématiques qui diffusent l?information auprès de leurs collègues inspecteurs.
2A : les échanges interservices (DREAL/SBEP, ARS, DDT, SIS?) se font directement, au cas par cas sur les
dossiers essentiellement par courriel. Les services apportent les réponses attendues.
FAIBLE
4 Défaut
d'animation et
isolement du
réseau des
inspecteurs en
DD(ETS)PP
MOYE
N
Réunions avec les directeurs
des DD(ETS)PP.
Réunions régulières des
inspecteurs DD(ETS)PP.
Rôle et missions du CRIC.
Appuis techniques de la DREAL.
Examen des
documents.
Examen des
comptes
rendus.
Présentations
de dossiers
nécessitant
l'expertise de la
DREAL
DREAL
SPR
Un seul inspecteur ICPE pour les 2 DDETSPP de Corse (2A et 2B) basé à la DDETSPP de Bastia. Des échanges
essentiellement avec la directrice de la DDETSPP 2B où est basé l?inspecteur.
Des difficultés de recrutement sur ce poste et un turn-over important (Cf. aussi la matrice management et
pilotage)
Le CRIC désigné est celui de PACA. Son rôle et sa mission sont définis dans une lettre de mission d?octobre
2021.
Le niveau de soutien (accompagnement, apport d?informations, de conseils, relecture de rapports et inspec-
tions conjointes) qu?il apporte à l?inspecteur de la DDETSPP dépend de la connaissance du métier par ce der-
nier.
MOYE
N
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
1.2 Respect du programme et des priorités de contrôle
5 Mauvaise
définition des
priorités de
l'inspection et
non-conformité
du programme
vis-à-vis des
priorités
nationales
TRES
FORT
Documents stratégiques.
Prise en compte des priorités
nationales.
Analyse de risques (prise en
compte des enjeux du
territoire).
Note de priorité régionale et
documents de programmation.
Présentation
du plan
pluriannuel de
contrôles.
Examen de ces
documents.
DREAL
Direction
SPR et UD,
SGAC
L'activité industrielle étant peu développée en Corse, le nombre d'établissements présentant un risque
technologique ou chronique est relativement modeste. On compte en effet au niveau insulaire environ 130
installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) relevant du régime de l'autorisation
préfectorale ou de l?enregistrement. Les activités industrielles présentant des risques relèvent des secteurs
:
? de l'énergie avec les centrales de production d'électricité et les stockages d'hydrocarbures associés ;
? des stockages d'hydrocarbures et de gaz, ainsi que d'explosifs ;
? du traitement des déchets (sites de stockage autorisés, centres de transit de déchets dangereux, centres
de recyclage des véhicules hors d'usage) ;
? de l'industrie extractive des carrières avec leurs unités de traitement de matériaux ;
? des industries agro-alimentaires (coopératives viticoles, boissons...) ;
? des établissements agricoles et animaliers (élevages, chenils, parcs animaliers, aquaculture).
Moins de 10 établissements relèvent de la directive IED en Corse (centrales thermiques EDF ; installations
de stockage de déchets non dangereux ; centres de transit de déchets dangereux).
Principalement pour les besoins énergétiques de la Corse, 11 sites industriels à risques technologiques
majeurs, dits « Seveso » (seuil haut et seuil bas), sont implantés en Corse. L'insularité implique la présence
minimale des dépôts pétroliers et de gaz liquéfiés, afin d'assurer une alimentation de l'île en énergie
(carburants, gaz de ville) pour assurer le maintien de l'activité économique en toutes circonstances.
Le document « Orientations, Objectifs et Priorités 2023 pour la prévention des risques technologiques en
Corse » est élaboré sur la base de la note DGPR « actions nationales » ainsi que sur les constats/besoins
émanant du terrain (actions régionales).
Il donne lieu à des échanges préalables entre le chef du service et les 2 chefs d?UD et entre inspecteurs au
sein de chaque UD.
Les priorités locales sont établies à partir :
? des accidents : Ex : incendies des batteries Ion-lithium ;
? du traitement des plaintes : essentiellement sur les filières déchets, traitement de matériaux, car-
rières, sites illégaux déchets/carrières ;
? des thématiques spécifiques locales : caves vinicoles ;
? des échanges avec les autres services ;
? des échanges avec les agents du SRNT (tracés dans les CR d?UD).
Elles peuvent donc être revues en cours d?année.
Pas d?analyse de risque formalisée
Pas de feuille de route ni d?orientation de la direction pour bâtir le programme annuel.
La (nouvelle) direction attend que les priorités soient établies dans une vision globale définie en commun
(service/direction).
Le programme d?actions établi suivant les critères nationaux est transmis (2A) ou présenté (2B) aux préfets
et présenté aux procureurs de la République.
FAIBLE
Rappel S13 (Matrice Management) : Suggestion à la
direction de la DREAL : Formaliser annuellement, en
lien avec les services, des lettres de mission par
domaine, arrêtant les priorités et objectifs de l?année.
Rappel S4 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL : Proposer plus régulièrement des sujets risques
en CAR, pour information sur de nouveaux dispositifs,
harmonisation des positions ou validation de
stratégies (ex : stratégie triennale régionale RN) ou de
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
Il n?est pas présenté en CAR.
programmes annuels de travail (programmation PPR,
plans de contrôles ICPE ou ouvrages hydrauliques?).
6 Ne pas atteindre
le nombre
d'inspections
requis et ne pas
respecter la
programmation
MOYE
N
Bonne priorisation.
Pilotage et suivi de
l'avancement.
Modalités d'ajustement et de
priorisation des inspections
permettant une réactivité
importante (prise en compte
des inspections post accident).
Bilans annuels par UD et par le
siège. Tableau de bord de suivi
de l'activité (instruction,
inspection)
Existence d'engagements de
service conclus avec les préfets
de département.
Examen des
outils de suivi.
Évaluation
intermédiaire
du programme
de travail.
Comparaison
entre la
programmatio
n et le réalisé
sur les 3
dernières
années.
Examen des
bilans des
années
précédentes et
des suites
données.
DREAL
Direction,
SPR et UD
Les établissements font l?objet d?une caractérisation suivant la note du 24 novembre 2016 relative au plan
pluriannuel de contrôle en P1 (inspection tous les ans), P2 (tous les 3 ans) et P3 (tous les 7 ans). La fréquence
de ces inspections est suivie via GUN. Le programme d?inspections inclut également les actions nationales
annuelles (note DGPR annuelle) ainsi que les actions régionales.
Un volant d?inspections (4-5 inspections par département) est laissé libre afin de pouvoir mener des inspec-
tions réactives (incident/accident, demande Préfet?).
Tous les trimestres une revue des objectifs est effectuée en réunion de service et peut donner lieu à des
réajustements. Cette revue se fait au travers d?un outil Excel adossé à la note « Orientations, Objectifs et
Priorités 2023 pour la prévention des risques technologiques en Corse ». Parallèlement, chaque UD pilote son
programme inspection/instruction selon les besoins.
La direction a demandé un bilan à 6 mois du plan d?action annuel du SRNT. Ce bilan a été établi, Il présente
l?avancement des actions et permet un pilotage rapproché des actions en retard d?avancement.
Pas de contrat d?engagement avec les préfets sur les sujets RT.
Des bilatérales CS SRNT/direction sur des sujets particuliers ou des sujets plus saillants (ex : si risque d?urgence
politique?).
Parfois des discussions avec Direction ou autres services DREAL sur des dossiers particuliers.
La pression de l?atteinte des objectifs quantitatifs (23 inspections par inspecteur et par an) pèse sur les
inspecteurs, au détriment du travail de fond sur les thématiques (Cf. supra au point 3).
Atteinte des objectifs :
P1 : 92 % et P2 : 95 % à fin 2023
FAIBLE
7 Opacité et
manque de
communication,
mauvaise gestion
des plaintes par
l'inspection
MOYE
N
Mise en place d'instances de
concertation locales.
Actions de communication
externe avec ONG,
professionnels.
Mode de diffusion des rapports
d'inspection.
Enregistrement, traitement et
suivi régulier des plaintes.
Fiches réflexes en cas de plainte
(inspection réactive par
exemple).
Place des visites pour cessation
Présentation
de la stratégie
et des actions
de
communication
à destination
des
professionnels,
des
associations et
du public.
Examen des
outils de
DREAL
SPR et UD
Industriels
ICPE (Cf.
liste an
point 1),
substitut
du
procureur
2B
Communication :
L?ensemble des rapports est publié sur Géorisques via l?outil GUN. Seuls les exploitants, dans le cadre du
contradictoire, réagissent aux rapports de l?inspection. Peu de sollicitation de grand public ou des
associations sur ces rapports.
L?association U Levante indique avoir des contacts téléphoniques avec le CS du SRNT sur les carrières et les
risques technologiques en général, au cas par cas. Rien de systématique ni de formalisé avec les associations
environnementales.
CODERST : utilisé pour la co-construction, par ex sur la stratégie des caves vinicoles. Peu de sujets risques.
2A : ont lieu 4 fois / an. Le bilan de l?inspection des ICPE n?y est pas présenté.
FAIBLE
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
d?activité (et qualité de leur
traitement).
Modèles thématiques sur
intranet.
diffusion des
fiches d'écarts
relevés lors des
inspections et
réalisation de
tests.
Examen de
dossiers de
plaintes.
COLDEN : Un COLDEN existe en 2B et se met en place en 2A.
CODAF : orientés majoritairement « travail illégal » mais permettent de rencontrer les autres services afin
d?avoir une réponse coordonnée.
La valeur ajoutée de la participation du SRNT à ces comités n?est pas estimée comme étant à la hauteur de
l?investissement consenti. (Cf. suggestion au point 12 de la présente matrice).
Traitement des plaintes :
Ces 3 dernières années, 16 plaintes sont parvenues au SNRT (11 en 2B et 5 en 2A dont 1 DDETSPP2A). Ces
plaintes sont intégrées et suivies sur GUN.
Le traitement des plaintes est proportionné et ne donne pas lieu à une inspection systématiquement.
Globalement, le canevas mis en ligne sur ICAR est suivi par l?inspection.
Les plaintes anonymes ne sont pas traitées. Le SRNT prévient le parquet des visites suite à plainte (avec les
gendarmes).
Bonne coopération avec les gendarmes qui ont été formés par la DREAL. Ceux-ci s?occupent de la partie
pénale. Ils font les auditions, sans toujours solliciter la DREAL en amont pour éclairer la conduite des auditions
sur les questions techniques.
Pour les cessations d?activités, depuis le 1er juin 2022, sauf exception, il n?y a plus de visite « cessation
d?activités ». Les attestations fournies par les exploitants font référence.
Les cessations débutées antérieurement au 1er juin 2022 font l?objet d?inspections pour vérifier les conditions
de mise en sécurité puis de récolement des mesures de gestion in fine.
2. Réaliser des contrôles de qualité et s'assurer d'un suivi adapté des procédures
8 Qualité
insuffisante des
actes
FORT Appui préventif, appui du
service juridique à la rédaction
d?arrêtés sensibles.
Examen de
quelques
dossiers.
Relations avec
le préfet.
DREAL
SPR et UD.
Bureau
environne
ment BEA
Préf 2A,
DDT/
2B/SJC,
La DREAL n?a pas reconduit la mission juridique mise en place de 2020 à 2022 sur un demi-poste. Le SRNT a
repris en charge la gestion des contentieux liés aux actes administratifs qu?il propose aux Préfets, notamment
à la faveur d?une ingénieure du service ayant une formation juridique de base et une expérience du
contentieux. Le conseil juridique amont n?est pas assuré.
Absence d?organisation structurelle de la réponse juridique sur les contentieux ICPE et amont pour sécuriser
les productions.
2A : les juristes de la préfecture sont peu accessibles.
FORT
Rappel S27 (Matrice Management)
Suggestion à la DREAL et aux DDT : Étudier les
possibilités de mutualisation DREAL-DDT de certaines
compétences transversales, type juridique ou marchés
publics.
9 Mise en cause de
l?impartialité de
l?administration.
Les dossiers
concernés sont
typés : carrières,
CET, SEVESO
seuil haut,
incinérateurs
MOYE
N
Recours à des tierces
expertises.
Qualité du rapport de
présentation et comptes
rendus de CSS.
À évaluer sur
dossier la
qualité de prise
en compte des
demandes
DREAL
SPR
Bureau
environne
ment BEA
Préf 2A,
DDT/
2B/SJC
Les tierces expertises sont principalement utilisées pour les ISDND (correspondances d?étanchéités, stabilité
des massifs?).
À la demande des Préfets, les CSS des SEVESO et des ISDND ne sont pas réunies. Toutefois, il est prévu de
relancer celles des SEVESO en 2024 qui ne présentent plus de problème particulier, notamment sur le site
d?Antargaz dont le PPRT vient d?être signé, ENGIE Loretto n?exploite plus et a neutralisé les sphères non en-
coffrées de Butane.
FAIBLE
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
Industriels
(Cf. liste
au point
1),
10 Utilisation
insuffisante ou
inadaptée des
mises en
demeure,
consignations,
amendes
administratives
FORT Doctrines locales.
Éventuelle présentation en
CAR.
Dispositif interne de contrôle.
Statistiques annuelles (à
comparer avec le national).
Processus
Notes
Examen de
dossiers
DREAL
SPR.
Bureau
environne
ment BEA
Préf 2A,
DDT/
2B/SJC
SGAC.
La stratégie des mises en demeure est laissée à l?appréciation de la chaîne de l?inspection (inspecteur - chef
d?UD et chef de service). Chaque proposition de suites administratives est soumise à la validation de la
direction avant mise en signature du Préfet.
Chaque mise en demeure prise l?année N fait l?objet d?une inspection l?année N+1 et de propositions de suites
au Préfet (Levée de MED ou astreinte-amende, consignation, suspension?).
Le service s?est engagé en 2023, au travers d?une action régionale sur 3 années, dans la résorption des APMD
historiques. En l?absence d?éléments dans les dossiers d?entreprise, des inspections sont réalisées sur site.
L?inspection ne dispose d?aucun appui juridique dans la rédaction des arrêtés.
2A : La directrice de la direction de la coordination des politiques de l?État et du développement territorial a
alerté le SG de la préfecture à plusieurs reprises sur la précarité du BEA (Bureau Environnement et
Aménagement) en termes d?effectif compte tenu de la charge de travail. Il en résulte des retards de plusieurs
mois sur des mises en demeure. Les déclarations ICPE ont au départ été traitées par la DREAL (récépissés),
mais ce n?est plus le cas aujourd?hui. Le BEA indique des difficultés d?acculturation technique et un manque
de formation aux ICPE et à l?environnement en général.
Les pistes d?amélioration évoquées : mise en oeuvre d?un plan de formation ; création d?un pôle
juridique/contentieux mutualisé avec Bastia. Le SRNT de la DREAL et le bureau Environnement sont dans
l?attente de bilatérales avec le SG de la préfecture dans un souci de coordination.
En Haute-Corse, il n'y a plus de bureau de l'environnement identifié en tant que tel. Certaines missions sont
assurées par le service juridique et coordination (SJC) de la DDT2B, délégataire du préfet, notamment la mise
en enquête publique (ou consultation du public) des dossiers d'enregistrement et d'autorisation ICPE ou
encore la gestion administrative des déclarations. D'autres missions ne sont plus assurées par ce service,
comme par exemple, la relecture administrative, les mises à la signature du Préfet, les notifications et
publications des arrêtés ICPE (mise en demeure, astreinte, amende administrative...) ou la gestion des
contentieux ICPE. Par ailleurs, le SJC n'est plus destinataire des rapports de l'inspection et des propositions
de l'inspection des installations classées. Pour pallier à cette difficulté, la DREAL réalise certaines missions.
Une réflexion a été lancée suite au signalement de l'inspection générale. Un travail de concertation entre la
DREAL et la DDT2B pour retrouver une synergie et une cohérence globale du traitement des affaires ICPE est
à mener.
MOYE
N
Rappel S21 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et au préfet 2A : Redéfinir une organisation so-
lide pour sécuriser les missions entre la DREAL et le Bu-
reau de l?environnement et de l?aménagement de la
préfecture 2A.
Rappel S22 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL et à la DDT2B : Sécuriser la procédure de
transmission des actes en lien avec les ICPE.
11 Non pertinence
ou insuffisance
des rapports
d?inspection, en
évitant
FORT Trace d?un contrôle
hiérarchique par le siège, par la
direction des rapports diffusés.
Appui des services juridiques
aux inspecteurs.
Examen de
dossiers.
Examen d?une
dizaine de
rapports
DREAL
Direction,
SPR et UD
La quasi-totalité des rapports produits par l?inspection fait l?objet d?une triple signature (inspecteur/vérifica-
teur/approbateur) comme prévu par le guide DGPR du 28 janvier 2020, notamment l?ensemble des rapports
« SEVESO ».
Après validation du rapport d?inspection par le chef d?UD (échange entre l?inspecteur et le chef d?UD), ce
FAIBLE
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
insuffisance et
sur- qualité
diversifiés. dernier initie le circuit de signature des rapports en commençant par le chef de service.
Tout projet transmis au préfet passe par la direction, qui le valide par signature d?un bordereau.
2A : Le processus de signature des parapheurs entre UD et préfecture gagnerait à intégrer davantage de com-
munication directe pour améliorer la fluidité. Un suivi à l?aide d?Osmose des dossiers qui partent du SRNT au
BEA (préfecture) et à la précédente direction, sans succès.
La DGPR apporte un appui diligent et efficace sur les contentieux notamment en appel. (ex : ISDND de Giun-
caggio) mais aussi sur les différentes thématiques liées aux métiers de l?inspection.
Le chargé de mission déchets rattaché à la direction signe en tant que vérificateur, l?ensemble des rapports
en lien avec la thématique des déchets lorsque des suites administratives ou pénales sont proposées. Ce
positionnement du vérificateur en dehors du service n?est pas toujours compris par les inspecteurs.
La séparation des missions entre le SRNT et le chargé de mission déchets peut interroger quand elle vient sur
le champ du contrôle.
Pas d?appui juridique amont (cf. point 1).
S47. Suggestion à la DREAL et au préfet 2A : Veiller à
intégrer davantage de communication directe dans le
processus de signature des parapheurs entre UD et
préfecture, pour améliorer la fluidité et régler les dos-
siers qui le nécessitent.
12
Valorisation et
utilisation
insuffisante des
procès-verbaux
et suivi
insuffisant du
contentieux
pénal
FORT Relations et convention avec
les procureurs, avec le Parquet.
Réunion DREAL avec les
procureurs généraux.
Formation des inspecteurs au
droit pénal.
Utilisation de l?audition pénale.
Avis à la demande du
procureur.
Participation aux audiences sur
les cas graves.
Utilisation de la transaction
administrative.
Bilan des
procédures
pénales et
comparaisons
nationales.
Convention, PV
Examen de
quelques
dossiers :
précision des
PV, forme
Qualité des avis
sur le contexte
et les effets de
l?infraction.
Dossiers,
contacts avec
DDT et DREAL.
DREAL
SPR,
Substitut
du
Procureur
2B
Une réunion avec les procureurs/substituts en charge de l?environnement a lieu a minima annuellement par
département. Elle permet de faire un point sur le programme d?inspections de l?année et sur les difficultés
des dossiers prépondérants. Aucune convention n?a été établie. Mais des échanges en continu sont ménagés
avec les substituts. La DREAL est à l?écoute de propositions d?inspections émanant du parquet.
Outre les réunions qui se tiennent tous les 6 mois dans le cadre des COLDEN, il existe des rencontres plus
informelles entre le parquet et les enquêteurs au sujet de dossiers précis afin d?échanger sur les infractions
relevées et sur l?opportunité des poursuites in fine.
Formation limitée au cursus d?habilitation d?inspecteur des ICPE.
Compte tenu de la taille des équipes du SRNT, les UD ne pratiquent pas d?audition libre. Toutefois, les
inspections « difficiles » (sites illégaux de VHU et carrières essentiellement) sont menées en partenariat avec
les forces de l?ordre (gendarmeries). Lors de ces contrôles conjoints, l?inspection assure la rédaction des suites
administratives alors que les forces de l?ordre assurent le volet pénal, avec assistance de la DREAL (NATINF,
caractérisation des infractions...). La DREAL peut participer aux auditions faites par les gendarmes sur
demande.
La DREAL a formé les gendarmes (session en octobre 2023) sur les aspects ICPE (VHU et carrières illégaux
essentiellement).
Chaque audience fait l?objet d?une inspection du site concerné avec transmission du rapport aux procureurs
afin qu?ils puissent disposer d?une vision actualisée de la situation ayant donné lieu à PV. De la même manière,
chaque demande d?avis des procureurs fait l?objet d?un courrier de réponse.
La DREAL (Chef de service) prévoit par principe de participer à chaque audience sur PV rédigé par le service
et si demande du parquet, le CS dépose aussi pour des affaires relevant du champ de compétences du SRNT.
Les PV sont suivis par les UD avec leurs outils propres compte tenu que GUN ne prend pas en compte le volet
pénal.
Les recours sont visibles depuis peu dans Télérecours.
FAIBLE
S48. Suggestion à la DREAL : prévoir une extraction et
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
Pas ou peu d?assistance juridique pour traiter les recours. (Cf. point 1).
Bastia est le pôle régional environnemental (PRE), mis en place en 2021 (avec un objectif de plus grande
judiciarisation des atteintes à l?environnement). Les problématiques rencontrées dans le cadre du PRE
touchent à la question des déchets et à la problématique plus générale de leur gestion, aux ICPE mais
également à la pollution issue des STEP (Biomédias).
Le COLDEN (comité de lutte contre la délinquance environnementale) existe depuis 2021 (4 réunions déjà en
Haute-Corse). C?est le bras armé du pôle, mis en place en 2B à cette période-là. Il existait avant, mais un décret
d?automne 2023 l?a rendu obligatoire dans chaque département. Instance privilégiée pour connaître,
échanger et mettre en avant des problématiques parfois communes à plusieurs services permettant ainsi un
dialogue entre des administrations qui, jadis ne communiquaient pas, il est encore très récent et manque
encore d?effectivité, le partage de l?information avec les services d?enquête et différentes administrations
étant par ailleurs parfois difficile à juguler.
À Ajaccio, le 1er COLDEN se tiendra prochainement.
Des circulaires, propres à la Corse ont cadré la politique pénale territoriale pour la Corse : en 2013 et en 2023.
La circulaire de 2023 pointe les problématiques environnementales (et notamment la question des déchets
mais sans entrer dans le détail).
Des instances officielles d?échange sont en place : ICC (pas spécifiquement sur l?environnement) : instance de
coordination pour la Corse, avec la DSJ (direction des services judiciaires), la procureure générale de Paris, le
procureur : sur la base de cette circulaire : bilan, stratégie?
Réunion tous les ans pour rendre compte des actions conduites par les pôles, emblématiques. Les caves, les
déchets, les biomédias? figurent au titre des priorités, mais sans formalisation particulière ni déclinaison dans
les programmes de contrôles (mais les actions du parquet sont orientées : exemple des déchets) à mettre en
relation avec le petit nombre de dossiers suivis dans le cadre du pôle : 3-4 gros dossiers en cours.
Le COLDEN est encore en phase de démarrage, de connaissance mutuelle, contrairement au CODAF (travail
illégal?) et reste à dynamiser. Les CR du COLDEN sont transmis à DREAL et DDT ; une sorte de feuille de route.
Le CS du SRNT ou le chef d?UD participe aussi au CODAF, qui existe depuis des années. La dynamique est plus
ancrée et le fonctionnement plus rodé.
La circulaire de politique pénale, du 13 mars 2023 est venue redéfinir les orientations générales de la
précédente circulaire de 2013et ajoute les enjeux environnementaux comme axe majeur.
Le parquet recherche le partenariat avec les services enquêteurs.
Sur certains dossiers, l?avis des administrations est souvent sollicité quant à la réponse pénale qu?elles jugent
opportune. Les propositions ne sont pas toujours suivies et la substitut du procureur de Bastia estime qu?il
serait intéressant, à l?issue des délibérés notamment, d?échanger avec les partenaires afin de savoir ce qu?ils
en ont pensé. Faire des sortes de RETEX (retour d?expérience) lorsque le résultat n?est pas à la hauteur de la
peine espérée, la procédure ayant peut-être certaines failles qu?il convient d?analyser afin de ne pas
reproduire les mêmes erreurs par la suite.
une exploitation des recours accessibles sur Telere-
cours afin de capitaliser et d?en retirer un retour d?ex-
périence.
S49. Suggestion à la DREAL : proposer au parquet
d?établir une convention avec la DREAL, qui permet-
trait de prévoir les actions de collaboration, les mo-
ments d?information réciproque et également les re-
tours d?expérience à l?issue des délibérés.
13 Réalisation de
contrôles non
adaptés
FORT Procédures. Examen des
procédures
DREAL
Direction,
SPR et UD.
Il n?existe pas de procédure (qualité) d?inspection à la DREAL Corse. Les inspecteurs s?appuient sur le guide
méthodologique de la DGPR de juillet 2019.
Le besoin de sécurisation et de continuité de certaines activités, exprimé par les agents en formalisant des
procédures ne concerne pas les contrôles proprement dits qui suivent les directives nationales de l?inspection,
FAIBLE Rappel S1 (Matrice Management) : Suggestion à la
DREAL (et aux DDT) : Sans forcément aller jusqu?à une
certification ISO et un système de management de la
qualité formalisé, développer des notes ou procédures
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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N° de
risque
Risques
inhérents Nivea
u de
risque
inhére
nt
Mesures de contrôle interne
attendues
(quoi ?)
Techniques
d'audit
utilisées
(comment ?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
ce que partage la mission. Les inspecteurs, la plupart expérimentés en Corse, utilisent les bonnes pra-
tiques/procédures des autres régions comme référence. Un projet de procédure définissant les modalités de
recouvrement des sanctions financières prises en Corse par la DREAL dans le domaine des ICPE/Canalisa-
tions/ESP est en cours d?élaboration.
Le SRNT prévoit des réunions pour travailler sur les sujets identifiés et les procédures pour présentation en-
suite aux réunions trimestrielles du SRNT.
sur les processus potentiellement à risque, autant pour
limiter ceux-ci que pour assurer la continuité lors des
mobilités des agents.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Matrice relative à la planification régionale et à la gestion des déchets
N° de
risque
Risques
inhérents
Niveau de
risque
inhérent
Mesures de contrôle interne
attendues (quoi?)
Techniques d'audit
utilisées
(comment?)
Acteurs
dans le
service
audité
concernés
(qui ?)
Constats
Nivea
u de
risque
résidu
el
Recommandations
1. Suivi et accompagnement des collectivités territoriales dans l'élaboration et le suivi des plans de planification et de gestion des déchets
1 Perte de la
visibilité ou
manque
d'association
de la DREAL sur
les plans de
planification et
de gestion des
déchets actés
par les
collectivités
territoriales
FORT
Réunions d'échanges périodiques
entre la DREAL et les collectivités
territoriales sur la planification et la
gestion des déchets
Appui de la DREAL aux collectivités
territoriales dans le cadre de leurs
missions liées à la planification et la
gestion des déchets (via notamment
la transmission d'informations sur les
installations de gestion des déchets
relevant de la législation ICPE)
Examen
documentaire
Compte-rendu de
réunions
Échanges
d'information
DREAL
OEC,
agence
d?urbanism
e,
Ademe
SYVADEC,
CAPA,
préfets2B,
SGAC,
entreprises
ROCCA,
STOC,
CHIMIREC
CORSICA
AM
Environne
ment
Élaboration du PTPGD et échanges avec les principaux acteurs
La DREAL participe au comité de pilotage mis en place par l?Office de l?environnement de la Corse
(OEC), responsable de l?élaboration du plan territorial de prévention et de gestion des déchets
(PTPGD). Le suivi de l?élaboration du plan est assuré, à la DREAL, par un chargé de mission à mi-temps
déchets en lien direct avec la direction. L?avis du préfet de région est préparé par la DREAL et soumis
à sa validation. Il n?y a pas d?instances de pilotage du plan au niveau de l?État. Des réunions de
présentation de l?état d?avancement sont organisées avec les services préfectoraux (cf. aussi Risque
6 ci-après).
La DREAL veille à la prise en compte des objectifs réglementaires par l?OEC (loi de transition
énergétique pour la croissance verte, loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, directive cadre
déchets?).
L?enquête publique du PTPGD s?est achevée le 24 novembre 2023. L?adoption du plan par
l?Assemblée de Corse devrait intervenir dans le courant du 1er semestre 2024.
Le projet de PTPGD a suscité de nombreux débats en interne et avec les partenaires, ce qui a conduit
le préfet de région à émettre un avis défavorable en 2021, sur la précédente version, sur la base de
l?analyse produite par la DREAL. De fait, un retard sur la mise en place d?une nouvelle organisation
dans la prévention et la gestion des déchets était inéluctable. Les insuffisances du plan portaient
principalement sur l?état des lieux, les conséquences de la gestion des déchets pour les ménages, les
combustibles solides de récupération (CSR), la gestion des déchets jusqu?à la mise en service des
centres de tri et de valorisation de Bastia et d?Ajaccio (prévue en 2028).
L?État a rappelé l?obligation de valorisation énergétique de 70% des déchets qui ne pouvaient pas
faire l?objet d?une valorisation matière (cf. art. L.541-1 du code de l?environnement). La collectivité
s?y est opposée, en cohérence avec l?argumentaire de campagne électorale (refus d?incinération des
déchets). En 2010, la Collectivité de Corse a proscrit le recours à l?incinération. Introduire la
combustion des CSR revenait à revenir sur le sujet.
La DREAL a rappelé cette obligation. La Collectivité a revu le plan en conséquence, et a répondu aux
motivations ayant justifié l?avis défavorable du préfet.
Sur le sujet de l?état des lieux insuffisant, la réponse a été trouvée via la mise en place de
l?observatoire des déchets.
Un comité de pilotage pour l?élaboration a été mis en place par l?OEC, auquel participait la DREAL.
L?OEC a présenté lors de ces réunions les états successifs d?avancement du plan. La DREAL, souvent
à l?initiative des échanges, a ainsi pu formuler ses observations très en amont de la finalisation du
document. Les principaux interlocuteurs de la DREAL sur le PTPGD sont l?OEC, le SYVADEC et l?Ademe.
L?OEC a en charge la stratégie déchets, mais n?a aucun pouvoir pour obliger les maires ou les
opérateurs à suivre la stratégie. L?OEC est un EPIC, son président a aussi la responsabilité de la DGA
MOYEN
S51. Suggestion à la DREAL : Proposer au préfet de
maintenir ou développer des lieux d?échanges plus
formalisés pour travailler ensemble (État, Ademe,
Syvadec, OEC, AUE et élargir, autant que de besoin à
d?autres partenaires) sur les sujets techniques,
contribuant à la bonne mise en oeuvre des différents
objectifs du PTPGD.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Environnement de la CDC.
La rédaction du plan aura donc duré six ans, s?il est adopté en 2024, l?échéance initiale étant 2017.
Les relations de la DREAL avec la Collectivité de Corse sont parfois compliquées, avec cependant une
bonne collaboration approfondie avec certains de ses agences ou offices, comme l?Agence
d?urbanisme et d?énergie (AUE) et l?OEC.
L?Office de l?environnement, qui pilote de l?élaboration du PTPGD, voit la DREAL comme un
partenaire fiable, impartial, auprès de qui il sollicite souvent un avis technique, qui ne doit cependant
pas empiéter sur la compétence « traitement » du ressort du SYVADEC. La DREAL est en soutien de
l?OEC sur l?élaboration du PTPGD, avec une bonne collaboration (déchets, N2000?), quel que soit le
sujet porté par l?OEC. Les relations de l?OEC avec les services de l?État (DREAL, OFB?) sont fluides.
La DREAL alerte sur les procédures et la réglementation ICPE, le contrôle de légalité et les
compétences. La DREAL peut aussi, à la demande du préfet faire l?interface entre l?OEC et le SYVADEC.
Le président de l?OEC prend souvent directement contact avec le chargé de mission déchets de la
DREAL.
La DREAL échange bien avec les agents Ademe. Le préfet a confié à la DREAL l?instruction des dossiers
Fonds vert de la mesure biodéchets auparavant gérés par l?Ademe, aujourd?hui contributrice.
L?Ademe est plutôt en retrait sur la planification de la gestion des déchets.
Le SYVADEC a été associé, comme les autres personnalités qualifiées, à plusieurs réunions ou ateliers
et a transmis de nombreuses notes de contribution en réaction aux différentes versions du projet de
plan. Il apprécie le rôle de la DREAL et échange en toute transparence sur les plans technique et
financier (PTIC et plan de relance). Le SYVADEC contribue à l?observatoire du développement durable.
Quelques lenteurs sont signalées dans les instructions compliquées avec des aides aussi de l?OEC
(parfois 1 à 1,5 an pour avoir des réponses sur le financement ou non, et sur le montant), ce qui peut
générer des difficultés pour les communautés de communes qui n?ont pas beaucoup de moyens.
Installations de gestion des déchets
Au stade de la planification, la DREAL rappelle les procédures auxquelles sont soumises les
installations et les délais indicatifs associés. Deux points importants sont également régulièrement
rappelés par la DREAL à ses interlocuteurs : la prise en compte des contraintes aéronautiques (point
très restrictif en Corse) et les dispositions des lois Montagne et Littoral.
L?État est amené à intervenir chaque année sur des réquisitions d?installations de stockage de
déchets sous dimensionnées en Corse (cf. situation plus détaillée dans le Risque 6 ci-après). La loi
NOTRE a confié la compétence déchets à la collectivité, l?État n?intervenant que sur les missions
régaliennes. L?État accompagnera la mise en oeuvre du plan PTPDG. Cette position est régulièrement
rappelée par le préfet.
Le PTPGD offre des orientations intéressantes concernant les centres d?enfouissement. Les capacités
des centres de Viggianello et Prunelli-di-Fiumorbo, qui disposent d?autorisations assez récentes pour
augmenter leur capacité, restent largement insuffisantes.
La compétence de l?État est essentiellement sur le contrôle. Les financements peuvent être et sont
mobilisés. La capacité d?enfouissement de 65 000 tonnes manquantes amène à des réquisitions
annuelles, qui ne sont pas tenables dans la durée.
Le PTPGD va permettre de réaliser des centres de tri (« 1 ou 2 ») et de soulager les centres
d?enfouissement existants.
Deux projets sont prévus :
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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- un projet de centre de tri et de valorisation (CTV) à Monte près de Bastia, porté par le
SYVADEC par délégation des EPCI, qui pourrait ?soulager? de 30 000 tonnes environ
l?enfouissement,
- un projet prévu dans l?agglomération d?Ajaccio.
Des projets d?unité de valorisation sont envisageables, portés par la CDC (compétente, via l?agence
AUE) qui pourraient fonctionner avec les combustibles solides de récupération.
Ce plan va permettre de mettre en place une politique de gestion des déchets plus vertueuse, en
promouvant davantage le tri à la source.
Beaucoup de réunions ont été tenues entre les services de l?État et la CDC pour retenir le principe de
projets de centres de tri.
Le président de la République a annoncé en septembre 2023 que l?État s?engagera sur un deuxième
centre. Les discussions de la CAPA avec la DREAL sur le centre de sur-tri près d?Ajaccio sont
constructives sur le volet de sa déclinaison opérationnelle.
Le centre de sur-tri de Monte (pour lequel l?État finance à hauteur de 80%) porté par le SYVADEC et
des industriels est engagé. La collectivité aurait préféré un équipement public mais le report de
décision pose d?autres difficultés, au regard de la situation des déchets en Corse.
Coûts et complémentarité des financements
Plusieurs opérateurs financent les mesures du plan (l?État, l?Ademe, le SYVADEC) avec des
complémentarités. Les financeurs s?assurent de ne pas soutenir des projets qui seraient orthogonaux
avec les orientations du futur plan encore non approuvé à ce jour, mais dont les grandes lignes sont
connues.
Les critères d?acceptation des financements ne sont pas toujours concordants entre les opérateurs.
Il existe une instance de gestion avec les acteurs Ademe/OEC ; le président de l?OEC y participe
systématiquement mais pas l?État, ce qui serait pourtant nécessaire sur le sujet Fonds vert. Sur
quelques cas, peu nombreux, des difficultés sont apparues par exemple sur l?information de
financement par Fonds vert pour les installations Balagne recyclage, projet privé, et la plateforme de
Belgodère sur un gisement de déchets similaire, portée par le SYVADEC.
La Corse a des contraintes financières qui pèsent sur les coûts du service public de gestion des
déchets (SPGD) et rendant les investissements difficiles pour les EPCI, avec un retard de déploiement
du tri à la source et des solutions de prétraitement pénalisé par la TGAP et un surcoût de transport
des valorisables sur le continent.
Certains acteurs souhaitent que soit étudiée la question de ces surcoûts, de façon analogue à ce qui
se fait dans les territoires d?outre-mer qui ont un niveau de développement similaire à la Corse
(Réunion, Antilles), pour permettre aux EPCI de mettre en oeuvre des actions de tri renforcées
prévues au PTPGD.
Perspectives d?approbation et mise en oeuvre du plan
Le PTPGD est critiqué, principalement avec des remarques des associations. Le point d?achoppement
le plus important est sur la combustion des combustibles solides de récupération (CSR). L?enquête
publique s?est récemment achevée. Selon la presse, en 33 jours, 561 avis ont été émis,
majoritairement négatifs, voire réclamant son retrait. Le président de l?OEC a annoncé que « les
modifications devront être à la marge ».
L?OEC porte des projets de convention cadre avec les EPCI pour avoir une homogénéité territoriale
et pour les convaincre d?aller vers une politique coordonnée.
S50. Suggestion à la DREAL : Contribuer activement à la
définition, au niveau de l?État et de ses opérateurs,
d?une stratégie d?accompagnement de la mise en oeuvre
du PTPGD, en lien avec les procédures associées et les
financements, dans le respect des échéances prévues.
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Les comités de suivi doivent être mis en place après l?adoption du plan, qui devrait intervenir au
premier semestre 2024. Ceux-ci sont identifiés dans le PTPGD.
La DREAL transmet régulièrement l?état d?avancement du PTPGD à la DGPR. Le ministère
communique ces éléments à la Commission européenne. La DREAL n?est pas associée aux échanges
avec la CE.
Plusieurs entreprises, la société STOC, Chimirec Corsica? ont été associées à l?élaboration du PTPGD.
La société STOC dispose d?une autorisation renouvelée pour un centre d?enfouissement des ordures
ménagères à Prunelli-di-Fiumorbo et a une visibilité sur les futures réquisitions. Chimirec Corsica
exerce la collecte des déchets dangereux dans les garages, les administrations, les collectivités, les
industries. Elle dispose d?un contrat avec le SYVADEC pour le marché de collecte des huiles noires
usagées.
Chimirec Corsica a participé à l?élaboration du PTPGD et les déchets dangereux sont pris en compte
dans le plan.
Plusieurs autres entreprises du domaine des déchets suivent de très loin l?élaboration du PTPGD et
ne savent pas réellement si elles sont concernées par le projet de PTPGD. Peu de communication est
faite sur le sujet.
Hors le secteur des déchets des ménages, les acteurs regrettent qu?il n?y ait pas de réunions de
sensibilisation, d?actions sur les déchets dangereux, par exemple par les CCI, chambres des métiers.
La mission relève un enjeu fort dans la mise en oeuvre du plan au niveau de la gouvernance et la
communication pour atteindre les objectifs du PTPGD dont certains très ambitieux.
S52. Suggestion à la DREAL : Contribuer dans le
périmètre des attributions de l?État, à la gouvernance et
la communication au sein des comités d?échanges ou de
suivi du PTPGD.
2. Contrôler la bonne mise en oeuvre de la législation sur la gestion des déchets par les industriels
2.1. Moyens, animation et formation
2 Manque de
compétences
des inspecteurs
sur la
thématique des
déchets
(formation,
connaissance de
la
réglementation,
connaissance
des documents
de planification
et de gestion
des déchets sur
leur territoire)
FORT Formation technique des
inspecteurs sur la législation
applicable aux déchets
Accès à la réglementation et veille
réglementaire (Aida de l'Inéris,
accès aux plans de gestion des
déchets applicables dans leurs
territoires?)
Document
processus sur la
formation
DREAL,
OEC,
Ademe,
SYVADEC,
CAPA,
préfet2B,
SGAC,
entreprises
ROCCA,
STOC,
CHIMIREC
CORSICA,
AM
Environnem
ent,
Le processus d?habilitation des inspecteurs mis en oeuvre en Corse suit les dispositions nationales en
la matière notamment les notes de la DGPR du 04 mai 2021 (formation des inspecteurs) et du 21
décembre 2021 (tutorat des inspecteurs).
La DREAL trace par ailleurs le parcours de formation, de compagnonnage, d?habilitation et
d?assermentation des inspecteurs. Une personne référente à la DREAL assure le suivi de l?ensemble
des inspecteurs de l?environnement. Au même titre que pour les autres thématiques de l?inspection,
les inspecteurs en charge du contrôle des ICPE « déchets » participent à des stages de formation à la
DGPR ou autres. Ils ont accès à l?ensemble des supports d?information.
Un point sur les besoins en formation est assuré annuellement par le supérieur hiérarchique direct
avec chaque agent lors de l?évaluation professionnelle.
Les deux chefs d?UD sont expérimentés et maîtrisent le sujet « déchets » ; il y a deux inspecteurs
expérimentés au sein du SRNT sur la thématique déchets. En revanche un des deux inspecteurs (en
2A) partira à la retraite en fin d?année 2023 et une candidature d?un ingénieur restant à former
devrait aboutir. Le candidat retenu devra suivre le cursus d?habilitation et être accompagné par son
chef d?UD. L?inspecteur expérimenté est parti à la retraite en fin d?année 2023 et le nouvel inspecteur
arrivera en avril 2024.
La DREAL estime que les effectifs sont suffisants pour la thématique « déchets » au regard des
objectifs affichés. Aucun renfort n?est demandé. Le DGPR a par ailleurs rappelé que la Corse, comme
d?autres îles, bénéficiait du fait qu?elle ne pouvait pas descendre en dessous du nombre d?ETP actuel
pour son fonctionnement.
Le poste de chargé de mission « déchets » placé auprès de la direction devait être provisoire (3 à 4
ans) pour combler un manque de suivi du plan PTPGD auparavant assuré par le chef de la division
prévention des risques, le chef de service SRET (service risques, environnement et transport) et le
directeur de la DREAL, et une montée en puissance prévisible du renouvellement des concessions de
MOYEN
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
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gaz (sujet à enjeux pour l?État qui devrait financer à hauteur de 650 M¤).
Le préfet continue de manifester un besoin d?accompagnement de la DREAL, lors de rencontres avec
les partenaires (Ex : sur la réduction de la TGAP demandée pour la Corse et les conditions
particulières sur les filières REP dossiers suivis par les cabinets ministériels).
Une mission de contrôle des rapports d?instruction et d?inspection ICPE sur les installations de
déchets a été instituée par la précédente direction de la DREAL avec la mise en place d?une triple
signature sur les documents; le chargé de mission déchets, qui n?est pas l?inspecteur, en est le
vérificateur, l?approbateur restant le chef service SRNT (cf. risque 3 ci-dessous)
Le SRNT n?a pas de correspondant déchets en interne. C?est le chargé de mission déchets, rattaché à
la direction qui participe aux GT « déchets » et au suivi des travaux nationaux. Le chargé de mission
déchets communique régulièrement avec le SRNT sur l?ensemble des thématiques exposées par la
centrale en GT Déchets.
Les signatures des documents soumis à la vérification sont réalisées électroniquement dans un délai
inférieur à cinq jours.
Les agents du SRNT questionnent régulièrement le chargé de mission sur des interprétations de la
réglementation déchets.
Le positionnement du chargé de mission déchets qui intervient aussi dans le contrôle pourrait être
regardé dans le cadre de la réflexion sur l?organisation couvrant l?ensemble des champs de la
politique RNT.
Les inspecteurs concentrent les contrôles sur les sites soumis à enregistrement ou autorisation, les
sites soumis à déclaration étant peu contrôlés. De l?avis des acteurs externes entendus, les
inspecteurs DREAL apparaissent compétents. Pour certains, les jeunes inspecteurs sont cependant
focalisés sur les points précis de réglementation sans pondération suffisante ni prise en compte des
enjeux principaux. Leur turn-over fréquent ne permet pas par ailleurs, d?avoir une pleine
connaissance de l?historique de la vie des sites à la fois technique et politique. En ce sens, les acteurs
estiment que le rôle de la direction de la DREAL et du chargé de mission déchets est fondamental
pour arbitrer certains enjeux et pour conserver un historique des sites. Les effectifs leur semblent
suffisants.
Un besoin de davantage d?accompagnement des projets déchets ayant un impact positif sur
l?environnement a été relevé lors des entretiens pour vérifier qu?ils évitent et/ou minimisent
effectivement les impacts négatifs. Une première expérience encourageante a été menée pour le
centre de Monte.
R8. Recommandation à la DREAL : Veiller au maintien de
la compétence déchets et de la connaissance fine des
enjeux du territoire au sein de la DREAL, comme à
l?association des services de l?État dans les structures ad
hoc.
Rappel R1 [Extrait] (Matrice Management) à la
direction de la DREAL le cas échéant en lien avec la
DGPR) : Tracer pour l?avenir, indépendamment des
équipes en place, une organisation lisible et une logique
partagée en interne, couvrant l?ensemble des champs
de la politique RNT portée par la DGPR tout en
favorisant les complémentarités (entre compétences,
entre risques et autres politiques publiques?), en
réalisant un bilan objectif des choix d?organisation
opérés ces dernières années et de la répartition des
missions risques au sein de la DREAL.
3 Insuffisance
d'animation du
réseau des
inspecteurs en
charge du suivi
des
installations de
gestion des
déchets
MOYE
N
Participation du (ou des)
correspondant(s) régional(aux) en
charge de la thématique des
déchets aux réunions organisées
par le bureau de la planification et
de la gestion des déchets de la DGPR
Organisation de réunions
périodiques des inspecteurs sur la
thématique des déchets au sein de
la DREAL
Appui du(des) correspondant(s)
régional(aux) "Déchets" auprès des
inspecteurs en unités
Examen
documentaire
Entretiens
Présentations des
réunions
DREAL
Le chargé de mission « déchets » est positionné hors du service SRNT, rattaché directement à la
direction. Il participe aux réunions avec la DGPR (GT Déchets en particulier)18.
Pour les installations de déchets, il signe en tant que vérificateur, lorsqu?il est proposé des suites
administratives et/ou pénales, le rapport de présentation après signature de l?IIC et avant celle du
chef de service ou de son adjoint.
Le chargé de mission déchets ne participe pas aux réunions du service SRNT ni aux réunions des
unités départementales qui abordent la thématique déchets au même titre que les autres sujets.
Les inspections/instructions relatives aux installations « déchets » sont soumises à la validation du
chargé de mission « déchets » (statut de vérificateur). Cette validation permet de vérifier le respect
de la réglementation et d?informer en amont la direction des situations signalées et informer le
préfet. Les documents sont visés en dernier ressort par le chef du SRNT (approbateur).
FAIBLE
18 Cf note d?organisation SRNT communiquée ? la version du 2 décembre 2023 indique « Le (a) chargé(e) de mission « concessions de gaz » et « gestion stratégique des déchets » est rattaché(e) à la direction.
Il(elle) participe au GT Déchets et produit un compte rendu reprenant les termes du GT pour les inspecteurs des ICPE ».
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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départementales
Le chargé de mission « déchets » apporte son soutien réglementaire aux inspecteurs. Il peut aussi
soumettre au réseau national voire à la DGPR des problématiques locales. Les inspecteurs
« déchets » ne sont pas isolés, ils sont intégrés à une UD.
Il n?y a pas de distinction entre installations prioritaires déchets et les autres ; les installations déchets
relèvent, dans la mesure du possible et selon le plan de charge, d?un même inspecteur
2.2. Respect de la programmation et de la priorisation des actions et assurer des contrôles de qualité
4
Ne pas
respecter la
programmation
des actions de
contrôle sur la
thématique des
déchets
(actions
nationales
notamment)
FORT
Bonne priorisation tenant compte
des instructions nationales relatives
aux actions nationales de l'Inspection
des installations classées (analyse de
risques)
Pilotage et suivi de l'avancement
Examen
documentaire
(bilan des
inspections sur la
thématique des
déchets)
Entretiens
DREAL,
Substitut du
Procureur
2B,
préfets2B
Comme pour toutes les installations ICPE, les directives nationales en matière de programmation des
actions de contrôle sont appliquées (non spécifique à la thématique déchets). La Corse bénéficie
cependant d?un contexte îlien spécifique en raison de l?absence de solution de repli comme sur le
continent où l?on peut passer d?un département/région à l?autre pour gérer les flux et les
autorisations maximales de stockage des installations.
A minima, les deux ISDND de Viggianello et Prunelli-di-Fium?Orbo sont inspectées deux fois par an
mais aussi à chaque ouverture d?un nouveau casier. Les autres installations (déchèteries, centres de
véhicules hors d?usage (VHU), quais de transit) sont inspectées selon le programme défini en début
d?année.
Outre les ISDND, les autres installations « déchets » font l?objet d?inspections régulières notamment :
? Les VHU légaux en fonction du PPC (plan pluriannuel de contrôle), voire plus régulièrement,
? Certains sites (déchetteries/quais de transits) soumis à simple déclaration,
? Les sites illégaux de transit de déchets,
? Les sites VHU illégaux.
La lutte contre les exploitations illégales, notamment de gestion des déchets, est une action pérenne
nationale particulièrement adaptée au territoire corse. Des actions en matière de déchets (traçabilité
des déchets) et d?économie circulaire (interdiction d?utiliser de la vaisselle et des couverts jetables
dans la restauration) sont prévues. Une inspection sur la traçabilité des déchets a été faite en lien
avec le CODAF. En initiative régionale pour l?année 2023 le contrôle de la bonne gestion des déchets
issus des caves vinicoles a été mis en oeuvre, en cohérence avec les orientations du parquet. Il a aussi
été lancé avec les services de gendarmeries une action VHU sous la houlette des préfets et des
parquets.
Certaines inspections de carrières réalisées en 2022 ont également été ciblés sur les plans de gestion
de leurs déchets d?extraction inertes.
Pour les installations déchets, la priorisation des contrôles est proportionnée, tient compte des
instructions relatives aux actions nationales de l'Inspection des installations classes et comporte des
actions spécifiques au territoire corse.
FAIBLE
5
Utilisation
insuffisante
ou inadaptée
des sanctions
administrativ
es et des
procès-
verbaux en
cas
d'insuffisance
s constatées
FORT
Procès-verbaux et sanctions
administratives après mises en
demeure
Examen documentaire
sur dossier
DREAL,
Substitut du
Procureur
2B,
SYVADEC,
préfets2B,
entreprises
ROCCA,
STOC,
CHIMIREC
CORSICA,
AM
Globalement, la thématique des déchets, que ce soit sur des sites « déchets » (ISDND, déchetteries,
centres VHU, quais de transit?) ou sur des sites « non déchets » (caves vinicoles, carrières...),
contribue à hauteur de 60-80 % des suites administratives et pénales proposées par le service.
La doctrine d?inspection en matière de déchets est similaire à celle des autres thématiques, et dans
la mesure du possible et sauf risque avéré : l?inspection se limite à des PV de délit, la contravention
n?étant pas un déclencheur de réaction pour les pétitionnaires localement. Pour le volet
administratif, l?inspection fait application de l?ensemble des moyens possibles dans un délai (sauf
risques avérés) économiquement viable pour les entreprises étant donné la faiblesse de la filière.
L?inspection ne bénéficie d?aucun appui juridique local ; elle sollicite la DGPR qui répond toujours
avec diligence et efficacité.
FAIBLE
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Environnem
ent?
Le SRNT rencontre les procureurs et les informe de la situation des déchets en général, et des ISDND
particulièrement. Les parquets suivent les constats de l?inspection et apprécient la présence
systématique à l?audience.
La souplesse d?action, comme on le ferait sur le continent, est réduite en matière de traitement de
déchets (stockage, tri, transit). Par conséquent, pour ce type d?installation, l?inspection vise a minima
le pénal et des PV de délit en sensibilisant systématiquement les parquets à l?importance de suivre
les constats pour le « moins mauvais » fonctionnement du système.
L?appui juridique dans ce cadre n?est pas assuré par le chargé de mission déchets, il est assuré par le
SRNT qui assure l?instruction des dossiers. Le chargé de mission déchets voit tous les rapports
d?inspection avec des suites administratives ayant trait aux installations « déchets ». La plupart des
rapports d?inspection génère une mise en demeure.
La gestion des mises en demeure est très chronophage, et si la mise en demeure n?est pas suivie
d?effets, on mobilise l?inspecteur sur un temps long.
3. Assurer l'instruction des dossiers relatifs aux installations ICPE de gestion des déchets en tenant compte de la législation
6
Non prise en
compte de la
législation
relative aux
déchets et des
documents de
planification
des déchets
dans le cadre de
l'instruction des
dossiers
(demande
d'autorisation,
dossier de
modification?)
FORT
Respect de la législation et des
instructions nationales dans le cadre
de l'instruction des dossiers
Prise en compte des documents de
planification et de gestion des
déchets
Analyse
documentaire
Entretiens avec les
différents services
en charge
DREAL,
préfets2B,
SYVADEC,
CAPA
La DREAL accompagne et instruit les dossiers « déchets » dans le respect des instructions nationales.
Rappel du contexte : la situation de gestion des déchets s?est dégradée en Corse suite à la fermeture
de l?installation de stockage de Tallone 2 en juin 2015 (80 000 t déchets/an), et la nécessité de
redistribuer le flux des déchets à traiter sur Vico (installation opérationnelle), Prunelli di Fium?Orbu
et Viggianello (mais avec des capacités insuffisantes).
Les capacités maximales autorisées dans les installations de stockage de déchets ne suffisent pas à
absorber le flux d?ordures ménagères (surplus d?environ 45 000 tonnes). Des arrêtés de réquisition
des installations ont été pris par le/les préfet(s).
Un mécontentement de la population à Vico en Corse-du-Sud s?est fait jour avec le projet d?un casier
de plus de 500 000 tonnes que le SYVADEC a accepté de retirer/fermer en 2017.
En 2017, l?État était partie prenante avec le SYVADEC et les associations pour fermer l?installation
autorisée de Vico, alors qu?il y avait déjà des difficultés d?exutoires.
Cela a entraîné des crises successives, des déchets dans les rues et un stockage de balles de déchets
(20 000 tonnes) en 2019/2020.
S?en est suivie la période COVID, avec une baisse drastique du flux de déchets produits en PACA,
permettant l?accueil des balles de déchets corses pour valorisation énergétique. Environ 15 000
tonnes valorisées énergétiquement en PACA.
À priori cela ne sera plus possible : la région PACA n?a plus la capacité de recevoir ces déchets, avec
une volonté politique de ne plus accepter de déchets hors région, et des surcoûts (le SYVADEC estime
le coût à 8 M¤ >> à l?impact financier de +20% d?augmentation de taxe TOM). La décision SYVADEC
est de ne plus recourir à la mise en balle.
Les arrêtés de réquisition seront encore nécessaires pour les prochaines années tant que les centres
de tri prévus au PTPGD ne seront pas en fonctionnement, permettant de réduire les quantités de
déchets à enfouir. Les réquisitions ont pour conséquence en particulier d?augmenter les quantités de
déchets acceptées sur les centres d?enfouissement et réduire d?autant leur durée d?exploitation.
Les installations existantes Viggianello et Prunelli-di-Fiumorbo ont la capacité physique pour
accueillir les déchets, a minima jusqu?aux dates prévisionnelles de mise en service des quais de sur-
tri, 2026 (en 2B) et 2028 (2A).
FAIBLE
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Pour les réquisitions durant l?été et en tant que de besoin, la DREAL propose au préfet un
encadrement technique des installations d?enfouissement par arrêté de prescriptions
complémentaires. Jusqu?à la mise en service des centres de tri et de valorisation, la réquisition
semble inéluctable (d?autres solutions ont été étudiées voire testées et aujourd?hui sont rejetées par
les élus : mise en balle, export vers le continent, export vers l?UE). Les réquisitions des installations
par le préfet satisfont le SYDADEC et la CdC. De nos jours, les décisions de réquisition des préfets ne
sont pas critiquées par la collectivité. L?exploitant du site Lanfranchi Viggianello ne cherche pas du
tout la réquisition qui ampute la durée d?exploitation du site.
Position des services de l?État
La DREAL et plus généralement l?État, n?interviennent pas directement dans la politique régionale.
L?État s?attache néanmoins à accompagner les acteurs (échanges amont, faisabilité, contraintes
réglementaires?), cf. Risque 1 évoqué précédemment.
La DREAL s?attache à instruire dans des délais courts les installations de traitement des déchets. Il y
a peu d?échanges avec la DDT2A sur la thématique déchets.
La DDT2B a collaboré avec la DREAL sur l?analyse du centre de tri et de valorisation de Monte (2B).
Les DDT ne sont pas représentées aux comités de pilotage et commission (type CCES) et n?ont pas
émis d?observations sur les deux versions du PTPGD (en juin 21 et octobre 22).
ISDND et instructions en cours
La société STOC a été autorisée à exploiter l?ISDND dite « STOC 3 » implantée sur la commune de
Prunelli-di-Fium?Orbo (2B), autorisée en 2022 pour 45 000 t/an durant quinze années.
La SAS LANFRANCHI ENVIRONNEMENT est autorisée depuis 2021 à exploiter l?ISDND dite «
Viggianello 2 » sur la commune (2A), pour 58 000 t/an pour 10 ans. Une demande d?augmentation
d?activité (90 000t/an sur 6 ans et ensuite réduction du tonnage annuel afin de prendre en
considération la mise en service des CTV, avec une durée totale de 22 ans pour un tonnage maximum
d?environ 1M tonnes) est en cours d?instruction pour ce site., ce qui permettrait de traiter la totalité
des déchets de la Corse-du-Sud, sans recourir à des réquisitions préfectorales. La répartition de la
production des OMR est de 54 % en 2A et 46 % en 2B.
L?instruction du dossier du centre de sur-tri de Monte devrait démarrer dans le courant du 1er
semestre 2024 ; un accompagnement préalable de la DREAL a été réalisé et apprécié par le porteur
de projet. Le dépôt du DDAE (dossier de demande d?autorisation environnementale) et du permis de
construire étaient prévus début 2024 mais différents problèmes conduisent à déplacer ces dépôts
dans le courant du 1er semestre 2024.
Une première réunion de travail a eu lieu avec les services de l?État et le sous-préfet de Corte pour
identifier les études complémentaires et bénéficier du temps d?instruction le plus important possible.
Une équipe projet est constituée avec sous-préfet-ARS-DDT-DREAL + DGAC qui suit pour l?absence
d?impact sur l?activité de l?aéroport international de Bastia/Poretta.
La démarche est intéressante car elle permet d?identifier des points à anticiper pour faciliter
l?avancement de la procédure (ex : inventaires écologiques d?automne réalisés cette année). Le
porteur de projet souligne l?importance de la proportionnalité dans le traitement et la prise en
compte de l?environnement, au bon moment, pour ne pas retarder trop les projets.
Les discussions de la communauté d'agglomération Pays Ajaccien (CAPA) avec la DREAL sur le centre
de sur-tri près d?Ajaccio sont constructives pour la déclinaison opérationnelle. Des échanges
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fructueux aussi sur l?ancienne décharge St Antoine.
Au sein de la ZAE de Mezzana, la décision récente de placer un centre de sur-tri fait débat. Un seul
centre de sur-tri pour la Corse est en débat (« 1 ou 2 centres » selon le PTPGD). La CAPA ne partage
absolument pas le choix d?un seul centre de sur-tri. Le site unique de Monte à la sortie de Bastia ne
peut suffire à gérer les déchets de la Corse qui se heurte aussi aux difficultés (coûts et impacts
environnementaux) de transport des déchets en Corse. D?où la volonté d?un deuxième site de sur-tri
près d?Ajaccio
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Liste des personnes rencontrées
Organisme
Nom Prénom Fonction
Date de
rencontre
DGPR SOULE Patrick Adjoint au directeur général 15/09/2023
RAT Gilles
SRNH/ adjoint au sous-directeur de la connaissance des aléas et de la
prévention
15/09/2023
PERRIN Jean-Luc SRT/ adjoint au sous-directeur des risques chroniques et du pilotage 15/09/2023
OSSOLLA Jean-François SRSE-adjoint au chef de bureau planification et gestion des déchets 15/09/2023
DURAND Clarisse DGPR/SRNH/SDCAP/BRNT Chef de bureau 07/12/2023
LA-CORTE Yoann DGPR/SRNH Adjoint au chef de service 07/12/2023
Préfecture de région,
préfecture de Corse du Sud
PATROU Alexandre Secrétaire général pour les affaires de Corse 22/11/2023
ROUSSEAU Gaël Sous-préfet de Sartène 20/11/2023
LOMBARDI Magali Cheffe du SIRPC 2A 20/11/2023
POLI Evelyne Direction des collectivités locales/Directrice 20/11/2023
FOUCHET Caroline Cheffe du bureau de l?environnement 20/11/2023
DDT 2A
SIMON Yves Directeur
22/11/2023
21/12/2023
CORMIER Sidney-Aude SACT/Cheffe du service
22/11/2023
21/12/2023
FERAL Camille SE/Chef du service
22/11/2023
21/12/2023
GRUMEAUX Aloïs SE/Chef de l?unité Eau et biodiversité (ex-Chef de l?unité risques) 22/11/2023
Préfecture de Haute-Corse PROSIC Michel Préfet 23/11/2023
CHAPEY Magali Directrice de cabinet 23/11/2023
BIASCI Alain Chef du SIDPC 2B 23/11/2023
DDT 2B JOER-LE-CORRE Muriel Directrice 23/11/2023
OLIVIER Frédéric SENAP/Chef de service
15/09/2023
23/11/2023
RENARD Nathalie SENAP/Adjointe au chef de service 23/11/2023
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Organisme
Nom Prénom Fonction
Date de
rencontre
SERGENT Yann SENAP/Chef de l?unité prévention des risques naturels 23/11/2023
OLMICCIA Sylvie SJC/Cheffe du service 23/11/2023
MARCHAL Laetitia SUCR/Cheffe du service 23/11/2023
THORRE Karen SUCR/Cheffe de l?unité planification urbaine et aménagement 23/11/2023
DREAL Corse
BOYER Jean-François Directeur
15/09/2023
20/11/2023
BARTOLI Hélène Assistante de direction et du secrétaire général 15/09/2023
BARDI Samuel Chargé de mission déchets
15/09/2023
20/11/2023
LUCIANI Michel Secrétaire général 21/11/2023
COURTY Olivier SRNT/Chef de service
15/09/2023
20/11/2023
THOMAS Patrick SRNT/Adjoint au chef de service, chef UD2A
15/09/2023
06/10/2023
20/11/2023
21/11/2023
DUCOURET Mélanie
SRNT/UD2B/Inspectrice ICPE A/E, canalisations ESP, référente astreinte
20/11/2023
FERNANDES Thierry SRNT/UD2B/Inspecteur ICPE, carrières, SRC, explosifs, ISDI 20/11/2023
CANNEGGIANI Nathalie Secrétaire-assistante 20/11/2023
GIUDICELLI Sébastien SRNT/Adjoint au chef de service, chef UD2B
15/09/2023
20/11/2023
ISTRIA Éric SRNT/UD2B/Inspecteur ICPE, référent régional carrières et ESP, qualité 24/11/2023
EL MINJI Rachida
SRNT/UD2B/Inspectrice ICPE, référente eau, air, produits chimiques, santé
environnement
24/11/2023
MULLER Béatrice SRNT/UD2B/Assistante 24/11/2023
RENAUT Maëlys SDEBHY/Cheffe de service
15/09/2023
20/11/2023
DRAAF Corse BESSIN Pierre Directeur 22/11/2023
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Organisme
Nom Prénom Fonction
Date de
rencontre
BONNETON Gaëlle Unité protection incendie, contentieux forestiers 22/11/2023
Parquet de Bastia DURAY Christine Substitut du procureur de la République 24/11/2023
SIS 2A CANALE Dominique Chef du groupement gestion des risques 14/12/2023
CORTI Michel Responsable du pôle prévention 20/11/2023
SIS 2B FERRANDINI Pierre Responsable du groupement prévision-prévention 24/11/2023
Ademe AMBROSIANI Jean-Marc Directeur régional Corse 21/12/2023
BRGM VIGNEROT Baptiste 05/12/2023
ONF Corse VELLUTINI Pierre Directeur 21/11/2023
Collectivité de Corse BALDASSARI Charles Mission sécurité, protection civile et gestion des risques majeurs 06/12/2023
ANTONETTI Audrey DGA Aménagement 04/12/2023
GUIDINI Bruno Directeur de la forêt et de la prévention incendie 04/12/2023
Agence d?urbanisme et
d?énergie de Corse
MILANO Alexis Directeur 21/11/2023
GILORMINI Benjamin Directeur délégué à l'aménagement et l'urbanisme 21/11/2023
Office de l?environnement de
Corse
MAGNAVACCA Joseph Directeur 21/11/2023
CALENDINI Serge Chef du service eau et risques naturels 21/11/2023
Association des maires de
France 2B
VIVONI Ange-Pierre Président de l?AMF 2B, également maire de Sisco 12/12/2023
Communauté d?agglomération
de Bastia
MARUCCHI Clara Service ??Eau-GEMAPI?? - Chargée de mission PAPI 23/11/2023
ALESSANDRI Marie-Pascale Service ??Eau-GEMAPI?? - Technicienne rivières et milieux aquatiques 23/11/2023
PASQUIER Jean-Philippe Etudiant en alternance 23/11/2023
Communauté d?agglomération
du pays Ajaccien
MORVAN Loïc Directeur général adjoint du pôle aménagement 21/11/2023
Bonifacio ORSUCCI Jean-Charles Maire 05/12/2023
PIERACCI Léo Directeur de cabinet 05/12/2023
LE LORIN Antoine Ingénieur en charge du sujet des falaises de Bonifacio 05/12/2023
SYVADEC LUCIANI Catherine Directrice 22/11/2023
AM Environnement BOUHALOUA Soufien Directeur 23/11/2023
ANTARGAZ MAINETTI-ISTRIA Pascal Direction exploitation, chef de centre emplisseur Ajaccio 22/11/2023
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Organisme
Nom Prénom Fonction
Date de
rencontre
CHIMIREC Corsica MEDORI Gérard Directeur 24/11/2023
Environnement Service ROCCA Patrick Gérant 21/11/2023
Petroni BERTIN Maxime Directeur général 23/11/2023
U Levante SALOTTI Michelle Membre de l?association 24/11/2023
NOVELLA Christian Membre de l?association, aussi représentant de l?association du parc marin 24/11/2023
FERRANDINI Michelle Membre de l?association 24/11/2023
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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Glossaire
AE Autorisation d'engagement
AP Arrêté préfectoral
ARS Agence régionale de santé
AUE Agence d'aménagement durable, d'urbanisme et d'énergie de la
Corse
AURA Auvergne-Rhône-Alpes
AZI Atlas des zones inondables
AZS Atlas des zones submersibles
BOP Budget opérationnel de programme
BRGM Bureau de recherches géologiques et minières
CAR Comité de l?administration régionale
Cdc Collectivité de Corse
CDRNM Commission départementale des risques naturels majeurs
CDSC Conseil départemental de sécurité civile
CODER Comité des directeurs régionaux
CODERST Conseil départemental de l?environnement et des risques
sanitaires et technologiques
CODIR Comité de direction
COLDEN Comité opérationnel de lutte contre la délinquance
environnementale
CP Crédit de paiement
CPS Cahier des prescriptions de sécurité
CRIC Coordonnateur régional des installations classées
CSR Combustible solide de récupération
CVRH Centre de valorisation des ressources humaines
DDETSPP Direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et
de la protection des populations
DDRM Dossier départemental des risques majeurs
DDT Direction départementale des territoires
DECI Défense extérieure contre l?incendie
DFCI Défense des forêts contre l'incendie
DGPR Direction générale de la prévention des risques
DRAAF Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt
DREAL Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du
logement
ERP Etablissement recevant du public
ETP Equivalent temps plein
GEMAPI Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations
GT Groupe de travail
GTI groupe technique interservices incendie
ICPE Installations classées pour la protection de l?environnement
IED Directive sur les émissions industrielles
IFN Inventaire forestier national
IGEDD Inspection Générale de l?environnement et du développement
durable
IGN Institut géographique national
ISDND Installation de stockage de déchets non dangereux
INRAE Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et
l'environnement
MASA Ministère de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire
MIG Mission d'intérêt général
MISEN Mission interservices de l'eau et de la nature
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
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MTECT Ministère de la transition écologique et de la cohésion des
territoires
NOTRE Loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République
ODARC Office du développement agricole et rural de Corse
OEC Office de l'environnement de la Corse
OH Ouvrage hydraulique
OLD Obligations légales de débroussaillement
ONF Office national des forêts
PAC Porter à connaissance
PACA Provence-Alpes-Côte d?Azur
PAPI Programme d?action de prévention des inondations
PCS Plan communal de sauvegarde
PGRI Plan de gestion des risques d'inondation
PLU Plan local d?urbanisme
PPFENI Plan de protection des forêts et des espaces naturels contre les
incendies
PPI Plan particulier d'intervention
PPMS Plan particulier de mise en sûreté
PPR Plan de prévention des risques
PPRI Plan de prévention des risques d?inondation
PPRIF Plan de prévention des risques d?incendie de forêt
PPRMVT Plan de prévention des risques de mouvement de terrain
PPRN Plan de prévention des risques naturels
PPRT Plan de prévention des risques technologiques
PTPGD Plan territorial de prévention et de gestion des déchets
RDI Référent départemental inondations
REX Retour d?expérience
RN Risques naturels
RNT Risques naturels et technologiques
RPS Risques psychosociaux
RRI Référent régional inondations
RST Réseau scientifique et technique
RT Risques technologiques
RTM Service de restauration des terrains en montagne
Schapi Service central d'hydrométéorologie et d'appui à la prévision des
inondations
SCoT Schéma de cohérence territoriale
SDACR Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques
SDEBHY Service délégation de bassin et hydrométrie
SG Secrétaire général
SGCD Secrétariat général commun départemental
SIDPC Service interministériel de défense et de la protection civile
SIG Système d?information géographique
SIS Service d?incendie et de secours
SLGRI Stratégie locale de gestion des risques d'inondation
SRNT Service des risques naturels et technologiques
StePRiM Stratégie territoriale pour la prévention des risques en montagne
SYVADEC Syndicat de valorisation des déchets de la Corse
TA Tribunal administratif
TIM Transmission de l?information aux maires
UD Unité départementale
UH Unité hydrométrie
VHU Véhicule hors d'usage
ZAN Zéro artificialisation nette
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Phase contradictoire Préfet de Corse
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Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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Phase contradictoire DGPR
PUBLIÉ
Rapport n°015121-01 avril 2024 Évaluation de la mise en oeuvre de la politique de
la prévention des risques naturels et
technologiques en région Corse
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PUBLIÉ
PUBLIÉ
https://www.igedd.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=liste-actualites&lang=fr&id_mot=1187&debut_rub_actus=0
https://www.igedd.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=liste-actualites&lang=fr&id_mot=1187&debut_rub_actus=0
Sommaire
Synthèse
Risques maîtrisés et bonnes pratiques observées
Liste des recommandations
Présentation succincte de la méthode d?évaluation
Management, animation et pilotage de la politique des risques naturels et technologiques
Risques liés à l?organisation et au management de la DREAL et des services départementaux (préfectures, DDT) dans la politique RNT
Risque feux de forêts
Risques liés au pilotage, à la connaissance de l?aléa, à la coordination en termes de planification et de réduction de vulnérabilité
Risques en montagne incluant le risque torrentiel et mouvements de terrain
Risques liés au pilotage, à la connaissance des risques terrestres en montagne, au déploiement d?outils appropriés et à leur mise en oeuvre
Stratégie de contrôle ICPE
Risques liés à la réalisation des inspections, au pilotage et au suivi des procédures
Planification régionale et gestion des déchets
Risques liés à l?accompagnement de la planification et à la gestion des déchets
Lettre de mission
Liste des suggestions
1/ Management et pilotage
2/ Feux de forêt
3/ Risques terrestres en montagne
4/ ICPE
5/ Planification et gestion des déchets
Matrices des risques
Matrice relative au pilotage et à la gouvernance de la politique des risques
Matrice relative aux risques de feux de forêt
Matrice relative aux risques naturels terrestres en montagne
Matrice relative à la stratégie de contrôle des ICPE
Les installations ICPE/Déchets ne font pas l?objet d?un suivi spécifique dans cette matrice, elles sont prises en compte dans l?échantillonnage du thème contrôle des ICPE.
Matrice relative à la planification régionale et à la gestion des déchets
Liste des personnes rencontrées
Glossaire
Phase contradictoire Préfet de Corse
Phase contradictoire DGPR
INVALIDE)