Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat » dans le bassin Loire-Bretagne - Retour d'expérience sur leur réalisation
GITTON, Claude ;DEBRIEU-LEVRAT, Céline ;JOLY, Alain
Auteur moral
France. Inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD)
;France. Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux
Auteur secondaire
Résumé
<div style="text-align: justify;">Des analyses « hydrologie, milieux, usages et climat » (analyses HMUC) sont réalisées ou en cours de réalisation sur près de 85 % de la superficie du bassin Loire-Bretagne. La réalisation de ces analyses soulève de nombreuses interrogations sur le terrain.µLes analyses HMUC du bassin Loire-Bretagne ont pour principal objectif de définir des volumes prélevables en période de basses eaux. Au final, elles sont similaires aux études de volumes prélevables comme il en a été conduit en nombre dans les bassins Rhône-Méditerranée et Adour-Garonne.µSouvent, la réalisation d'une analyse HMUC met en lumière l'étendue du déséquilibre entre la ressource disponible et les usages et est source de sidération.µLa mission a identifié des facteurs favorables à l'émergence d'un consensus concernant la détermination des volumes prélevables et leur répartition entre usages. Il faut définir très tôt les étapes de toute la démarche HMUC qui conduira à l'élaboration d'un plan d'actions. Il convient d'accorder une grande attention à la qualité de la concertation entre toutes les parties prenantes. Un accord précoce sur la nature des décisions à prendre, sur la manière dont elles seront prises et sur la manière dont elles pourront, si nécessaire, être amendées au fil du temps est un gage de réussite.µLa mission confirme l'intérêt des analyses HMUC. Elles présentent un réel potentiel pour constituer un formidable outil de dialogue dans les territoires, associant toutes les parties prenantes intéressées par la gestion de l'eau. Il revient aux acteurs locaux de s'en emparer, de travailler ensemble, de prendre conscience du caractère limité de la ressource en eau et de l'impérieuse nécessité de convenir de son partage.</div>
Editeur
IGEDD
;CGAAER
Descripteur Urbamet
gestion de l'eau
;usage de l'eau
;hydrologie
;schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux
Descripteur écoplanete
gestion des ressources en eau
;analyse quantitative
Thème
Environnement - Paysage
;Ressources - Nuisances
Texte intégral
P
U
B
L
I É
Rapport n° 014979-01 Rapport n° 23057
Mai 2024
Retour d?expérience sur leur réalisation
Céline DEBRIEU-LEVRAT ? IGEDD
Claude GITTON ? IGEDD (coordonnateur)
Alain JOLY ? CGAAER
Analyses « hydrologie, milieux, usages,
climat » dans le bassin Loire-Bretagne
Les auteurs attestent qu?aucun des éléments de leurs activités
passées ou présentes n?a affecté leur impartialité dans la rédaction
de ce rapport
Statut de communication
? Préparatoire à une décision administrative
? Non communicable
? Communicable (données confidentielles occultées)
? Communicable
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Sommaire
Résumé ........................................................................................................................... 6
Liste des recommandations .......................................................................................... 8
Introduction .................................................................................................................... 9
1 Contenu et portée d?une analyse HMUC ................................................................ 10
1.1 Les analyses HMUC dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne ......................... 10
1.2 L?importance croissante de la définition de volumes prélevables et de leur
répartition entre usages ...................................................................................... 13
1.3 Les analyses HMUC sont-elles une originalité du bassin Loire-Bretagne ? ........ 14
2 Phase 1 : Émergence de la démarche .................................................................... 16
2.1 Le périmètre géographique de l?analyse HMUC .................................................. 16
2.2 Définition coconstruite des attendus de la démarche HMUC .............................. 17
2.2.1 L?expression des besoins et des attendus de la démarche HMUC ............. 17
2.2.2 La définition des limites de la démarche HMUC : cas de la gestion des
sécheresses ............................................................................................... 18
2.3 La gouvernance et les compétences nécessaires pour mener à bien une
démarche HMUC ................................................................................................ 19
2.3.1 La gouvernance à mettre en place pour piloter la démarche ...................... 19
2.3.2 Le rôle de l?État et de ses opérateurs ......................................................... 20
2.3.3 L?importance de faire appel à des compétences spécialisées dans la
concertation ................................................................................................ 21
3 Phase 2 : Réalisation d?une analyse HMUC ........................................................... 23
3.1 Observations sur le contenu ............................................................................... 23
3.1.1 Le volet « H » d?une analyse HMUC : hydrologie ET hydrogéologie .......... 23
3.1.2 Le volet « M » d?une analyse HMUC : une méthode documentée, des
résultats inédits, mais une prise en compte à parfaire de la morphologie
des cours d?eau .......................................................................................... 25
3.1.3 Le volet « U » d?une analyse HMUC : beaucoup de données à collecter et
à estimer pour pallier des lacunes dans les connaissances ....................... 27
3.1.4 Le volet « C » de l?analyse HMUC : l?effectivité de son intégration ............. 29
3.1.5 Le rapprochement des quatre volets .......................................................... 30
3.2 Observations sur la méthode de travail ............................................................... 32
3.2.1 Les conditions de réalisation et de valorisation future ................................ 32
3.2.2 La nécessité de disposer de documents d?une appropriation
suffisamment aisée pour permettre des débats éclairés............................. 32
3.2.3 Examiner la standardisation de quelques points de méthode HMUC ......... 33
4 Phase 3 : Prise de décisions à l?issue d?une analyse HMUC ............................... 34
4.1 Passer de l?analyse HMUC à la définition d?une stratégie ................................... 34
4.2 Comment préparer une prise de décisions en univers incertain ? ....................... 34
4.2.1 Énoncer et qualifier les incertitudes ............................................................ 35
4.2.2 Réaliser une analyse multicritère des impacts sur les milieux et les
usages de différentes propositions de décisions ........................................ 35
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4.3 Comment ménager l?avenir ? .............................................................................. 37
4.3.1 Convenir d?objectifs de résultats ................................................................ 37
4.3.2 Prévoir une amélioration de la connaissance ............................................. 37
4.3.3 Ne pas prendre de décision engageant sur une trop longue période ......... 37
5 Phase 4 : Mise en oeuvre opérationnelle des décisions ....................................... 39
5.1 Adaptation locale de certaines dispositions du SDAGE 2022-2027 .................... 39
5.2 Décisions préfectorales pour la gestion structurelle de la ressource ................... 40
5.2.1 La définition des volumes prélevables et leur répartition entre usages ...... 40
5.2.2 La délivrance et la mise à jour des prescriptions des autorisations et
déclarations de prélèvement, notamment des AUP .................................... 41
5.2.3 Le cas particulier des prélèvements en dehors des périodes de basses
eaux pour stockage .................................................................................... 42
5.3 Définition et mise en oeuvre de plans d?actions ................................................... 44
5.3.1 Le SAGE .................................................................................................... 44
5.3.2 PTGE et contrats territoriaux ...................................................................... 45
5.4 Actions du préfet coordonnateur de bassin ......................................................... 45
5.5 Prochaine mise à jour du SDAGE ....................................................................... 47
Conclusion ................................................................................................................... 48
Annexes ........................................................................................................................ 49
Lettre de mission ...................................................................................... 50
Liste des personnes rencontrées .............................................................. 53
Glossaire des sigles et acronymes ........................................................... 59
Appel à manifestation d?intérêt pour réaliser des analyses HMUC ........... 61
Monographies des six analyses HMUC examinées .................................. 62
Annexe 5.1. Choix des analyses examinées ....................................................... 62
Annexe 5.2. L?analyse Allier (Haut-Allier et Allier aval) ........................................ 63
Annexe 5.3. L?analyse Fouzon ............................................................................ 67
Annexe 5.4. L?analyse Creuse ............................................................................ 72
Annexe 5.5. L?analyse Sarthe amont .................................................................. 76
Annexe 5.6. L?analyse Layon-Aubance-Louets ................................................... 82
Annexe 5.7. L?analyse Vilaine ............................................................................. 89
Les analyses HMUC dans le SDAGE Loire-Bretagne ............................... 93
Volume prélevable dans la gestion équilibrée de la ressource ................. 97
Parangonnage avec les bassins Adour-Garonne et
Rhône-Méditerranée ......................................................................................... 102
Place de la restauration de la morphologie des cours d?eau dans la
reconquête de leur bon état .............................................................................. 105
Sommaire de la note de cadrage de l?analyse HMUC pour les deux
sous-bassins versants de la Vilaine amont-Chevré et Semnon ......................... 107
Exemples d?incertitudes à gérer dans une analyse HMUC ................... 108
Masses d?eau dont l?état est qualifié de moins que bon pour des
raisons liées à la quantité d?eau ........................................................................ 111
Classement en zone de répartition des eaux ........................................ 112
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Remplissage de retenues en dehors de la période de basses eaux ..... 114
Collecte et centralisation de l?information relative aux volumes
prélevés ............................................................................................................ 121
Résolution temporelle des volumes prélevables ................................... 126
Durée de validité des autorisations de prélèvement ............................. 132
Références bibliographiques ................................................................ 134
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Résumé
La gestion quantitative de la ressource en eau occupe une place de plus en plus affirmée dans les
politiques publiques de gestion des ressources naturelles, notamment du fait de la prise de
conscience du dérèglement climatique. Le bon état des ressources en eau requiert d?avoir, dans
la durée, un équilibre entre les usages de l?eau et la ressource disponible, en tenant compte des
besoins des milieux.
Le schéma directeur d?aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) du bassin Loire-Bretagne
traite entre autres de la gestion équilibrée et durable des prélèvements d?eau. Le SDAGE 2016-
2021 a introduit la notion d?analyses « hydrologie, milieux, usages et climat » (HMUC) dont la
réalisation est facultative. À l?origine, celles-ci ont été conçues pour que leurs résultats permettent
d?adapter aux caractéristiques locales certaines dispositions du SDAGE relatives à la gestion des
prélèvements d?eau.
L?appel à manifestation d?intérêt pour la réalisation de ces analyses, lancé en avril 2022 par
l?agence de l?eau Loire-Bretagne avec un taux de subvention de 100 %, a rencontré un vif succès.
Ainsi, les territoires couverts par une analyse HMUC réalisée ou en cours couvrent près de 85 %
de la superficie du bassin Loire-Bretagne.
L?Inspection générale de l?environnement et du développement durable (IGEDD) et le Conseil
général de l?alimentation, de l?agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) ont été missionnés
pour examiner la conduite des analyses HMUC et en tirer des leçons. La mission s?est concentrée
sur un panel de six analyses.
Les analyses HMUC, telles qu?elles sont effectivement réalisées, ont pour principal objectif de
définir des volumes prélevables en période de basses eaux. Cette notion de volume prélevable
existe depuis près de vingt ans. Au final, ces analyses sont similaires aux études de volumes
prélevables qui ont pu être conduites dans d?autres bassins (Rhône-Méditerranée et Adour-
Garonne). La réalisation des analyses HMUC permet d?actualiser des études réalisées il y a parfois
plus de dix ans, de déterminer des volumes prélevables dans des territoires où ces volumes n?ont
pas été définis et de répartir les volumes prélevables entre catégories d?usagers, le tout en devant
tenir compte des impacts du dérèglement climatique.
Il apparaît que la tension quantitative sur la ressource en eau est plus forte dans de nombreux
territoires que ce qui est reconnu dans le SDAGE et les schémas d?aménagement et de gestion
des eaux (SAGE). Cette forte tension quantitative ne concerne pas les seules zones de répartition
des eaux (ZRE) ou zones à l?équilibre fragile identifiées dans le SDAGE. L?état des lieux du bassin
Loire-Bretagne adopté en 2019 soulignait pourtant déjà l?étendue des masses d?eau n?atteignant
pas un bon état pour des raisons liées à la quantité d?eau. Finalement, la réalisation d?analyses
HMUC met en lumière l?étendue du déséquilibre existant. Elles en fournissent une estimation
chiffrée, ce qui peut être une source d?étonnement et de crainte.
Les difficultés rencontrées pour mener à bien une analyse HMUC sont en partie liées à l?effet de
surprise qu?entraînent ses conclusions en termes de volumes prélevables. La première réaction
peut être le rejet de l?analyse elle-même et de sa méthodologie.
La complexité technique du sujet abordé est réelle. La première version d?un guide pour la
réalisation des analyses HMUC a été publiée en juin 2022. Sa mise à jour a été engagée par la
DREAL Centre-Val de Loire, l?agence de l?eau Loire-Bretagne et l?Office français de la biodiversité
(OFB). L?exercice associe des personnes ayant suivi de près les analyses conduites dans les
territoires. Les premiers retours d?expérience montrent que certaines clarifications et précisions
techniques sont nécessaires.
La mission considère toutefois que la réalisation et l?utilisation d?une analyse HMUC ne dépendent
pas seulement de sa qualité technique. Il convient également de bien clarifier où s?arrête l?analyse
HMUC et comment elle doit s?articuler avec d?autres démarches qui lui donneront suite. Pour la
mission, il est préférable que la mise à jour du guide se concrétise par la rédaction de deux
documents distincts, un premier document qui apporte un éclairage purement technique auquel il
convient d?ajouter un document d?accompagnement.
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Les analyses HMUC apportent assurément de nouvelles connaissances pour améliorer la gestion
de l?eau. Les enjeux sont importants au vu des conséquences des décisions qui lui donneront suite.
Dans ces conditions, il convient d?accorder une grande attention à la qualité de la concertation
entre toutes les parties prenantes, avant, pendant et après l?analyse HMUC.
La mission recommande de mieux définir les étapes de toute la démarche HMUC qui conduit à
l?élaboration d?un plan d?actions. Cela éviterait des confusions concernant le rôle exact d?une
analyse HMUC. La mission propose de formaliser quatre étapes : (1) l?émergence d?une démarche
HMUC, (2) la réalisation d?une analyse HMUC, (3) la prise de décisions à l?issue d?une analyse
HMUC et (4) la mise en oeuvre opérationnelle des décisions devant s?inscrire dans une stratégie
territoriale. Un tel enchaînement n?est pas novateur. Il se rencontre déjà sur certains territoires et
correspond à ce qui est fait pour élaborer un SAGE ou un projet de territoire pour la gestion de
l?eau (PTGE).
La phase d?émergence permet d?installer la démarche, poser les bases, instaurer des
fondamentaux, définir un fil rouge, une feuille de route et vérifier des prérequis. Les parties
prenantes doivent valider une démarche avant le lancement des travaux. La nature des décisions
qui seront à prendre doit être identifiée dès cette première phase. La mise en place d?une stratégie
de concertation (avec l?aide d?experts en sciences sociales) constitue l?une des clefs de succès de
l?ensemble du processus.
La deuxième phase porte sur la réalisation de l?analyse HMUC proprement dite. Il est indispensable
de produire des documents du type « résumé non technique » ou « document pour les décideurs ».
Ceux-ci doivent être suffisamment concis et explicites pour pouvoir être lus et compris par le plus
grand nombre. Les difficultés rencontrées pour procéder à certaines estimations, celle des volumes
prélevés mensuellement par exemple, les choix opérés entre plusieurs hypothèses et les
incertitudes doivent être documentés et rapportés dans la plus grande transparence.
La troisième phase aboutit à la prise de décisions. En partant des résultats de l?analyse HMUC
restitués sous forme de fourchettes de valeurs, une stratégie territoriale de gestion durable de l?eau
est alors à définir. Selon la mission, l?analyse doit être considérée comme un outil d?aide à la
décision. Il n?est techniquement pas possible d?avoir un outil « presse-bouton » donnant des
valeurs chiffrées totalement certaines. C?est à ce stade qu?il est intéressant, pour éclairer les choix,
de compléter l?analyse HMUC par une balance « bénéfices-risques » évaluant concomitamment
les impacts socio-économiques et les impacts environnementaux des décisions envisagées.
Une difficulté à gérer est celle de devoir prendre des décisions dans un univers entaché
d?incertitudes. La mission estime que cela ne doit pas être considéré comme une invitation au statu
quo. Il est au contraire indispensable d?agir, tout en ayant conscience que la décision prise ne se
révélera pas forcément la mieux adaptée. Il faut pourtant décider, en toute transparence, avec une
bonne traçabilité des options envisagées et des choix opérés. Un suivi doit être mis en place pour
évaluer ex post si la stratégie retenue place bien le territoire sur la trajectoire du retour vers
l?équilibre et le bon état des eaux et la réorienter si nécessaire.
Vient enfin la quatrième phase avec la mise en oeuvre opérationnelle des décisions précédemment
prises. Elles doivent alors s?articuler avec des dispositifs existants comme les SAGE, les PTGE et
les dispositifs d?aide financière. La validation des volumes prélevables et de leur répartition entre
usages est une décision-clé du préfet, préalable à des décisions de nature réglementaire et à la
révision du SAGE concerné. Les commissions locales de l?eau jouent un rôle important puisqu?elles
doivent valider les conclusions tirées des analyses HMUC et ont la compétence pour réviser leur
SAGE. La mise en oeuvre d?un PTGE est souvent nécessaire pour retrouver un équilibre quantitatif
dans la durée. L?analyse HMUC et les décisions qui lui donnent suite alimentent alors l?élaboration
du PTGE. Enfin, certaines dispositions du SDAGE peuvent être adaptées localement. Pour initier
l?entrée dans un processus d?amélioration continue, il faut se préparer à introduire si nécessaire
des actions correctives et il convient de ne pas figer les décisions pour une période trop longue.
Lors de la prochaine mise à jour du SDAGE Loire-Bretagne, un toilettage de son chapitre dédié à
la gestion des prélèvements d?eau sera le bienvenu pour intégrer les connaissances nouvelles que
les démarches HMUC auront produites pour la quasi-totalité du bassin. La lecture du SDAGE et
sa mise en oeuvre devront s?en trouver simplifiées sans réduire son ambition en termes d?atteinte
des objectifs environnementaux.
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Liste des recommandations
[Maître d?ouvrage et CLE] Dès l?amorce de la démarche, définir et
valider par délibération une feuille de route explicitant les grands objectifs et les grands
principes de la démarche, l?organisation en commissions inclusives, la formation initiale
des parties prenantes, les modalités de validation des différentes étapes opérationnelles,
le calendrier prévisionnel, les décisions à prendre et les suites à donner. ......................... 22
[MTECT/DEB] Conforter l?obligation de transmission des volumes
mensuels prélevés pour les prélèvements soumis à autorisation ou à déclaration et
déployer un outil et un protocole permettant de collecter et bancariser ces informations . 28
[STB] Indiquer dans le cadre méthodologique des études
d?évaluation des volumes prélevables que si une balance « bénéfices-risques » est
établie pour éclairer la fixation d?objectifs de débit biologique, elle doit évaluer
concomitamment les impacts socio-économiques et les impacts sanitaires et
environnementaux. .............................................................................................................. 37
[PCB et préfets] Ne pas figer les décisions pour une période trop
longue, notamment celles de l?autorité administrative, afin d?initier l?entrée dans un
processus d?amélioration continue prévoyant, si nécessaire, l?introduction d?actions
correctives. .......................................................................................................................... 38
[PCB] Arrêter, pour toutes les démarches HMUC, des volumes
maximaux à respecter pour les prélèvements d?eau soumis à autorisation ou à
déclaration, tant au sein de la période de basses eaux que pour le reste de l?année, les
répartir en définissant des volumes maximaux pour chaque usage et rappeler que
l?opportunité d?une actualisation sera examinée au moins une fois tous les six ans. ........ 41
[PCB] Dans la stratégie d?évaluation des volumes prélevables,
prescrire l?identification de volumes prélevables pour chaque mois de la période de
basses eaux. Si des fusions de volumes prélevables mensuels sont envisagées, celles-
ci sont à débattre en CLE et la démarche HMUC doit évaluer les risques alors encourus.
En tout état de cause, toute fusion entre les volumes prélevables mensuels jusqu?au
30 juin et les volumes prélevables mensuels à compter du 1er juillet est à exclure. .......... 41
[CLE] Réviser le SAGE, ou adopter un SAGE, en intégrant les
volumes prélevables définis au sein de la période de basses eaux et leur répartition entre
usages ................................................................................................................................. 44
[STB] Ajouter au cadre méthodologique des études d?évaluation
des volumes prélevables la nécessité de rédiger des documents de synthèse
accessibles et lisibles par l?ensemble des parties prenantes, la méthode de
détermination d?un débit objectif d?étiage (DOE) ainsi que la nécessité de déterminer le
DOE aux points nodaux. ..................................................................................................... 47
[Comité de bassin Loire-Bretagne] Lors de sa prochaine mise à jour,
rendre le SDAGE plus simple, plus lisible et plus efficace, en considérant par défaut que
l?autorité préfectorale aura défini des volumes prélevables et leur répartition entre
usages à l?issue des démarches HMUC et en mettant fin aux multiples exceptions
relatives aux conditions de remplissage de retenues hors période de basses eaux. ........ 47
CLE ................... Commissions locales de l?eau
MTECT/DEB ..... Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires/
Direction de l?eau et de la biodiversité
PCB .................. Préfet coordonnateur de bassin
STB ................... Secrétariat technique de bassin
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Introduction
En 2016, le schéma directeur d?aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) du bassin Loire-
Bretagne a introduit les analyses « hydrologie, milieux, usages, climat » (HMUC). Facultatives et
réalisées sur une base volontaire, elles étaient à l?origine destinées à mieux connaître la ressource
en eau disponible et à permettre, si nécessaire, d?adapter localement certaines dispositions du
SDAGE.
Un appel à manifestation d?intérêt (AMI) pour réaliser des analyses HMUC a été lancé en avril 2022
par l?agence de l?eau Loire-Bretagne avec un taux de subvention de 100 % (cf. annexe 4). Il a
rencontré un vif succès et des analyses HMUC couvrent aujourd?hui près de 85 % du bassin Loire-
Bretagne (cf. figure 3 page 15). Un guide pour la réalisation de ces études a été publié en juin 2022
sous le timbre de la direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement de
bassin (DREAL Centre-Val de Loire), de l?agence de l?eau Loire-Bretagne et de la direction
régionale Centre-Val de Loire de l?Office français de la biodiversité (OFB).
Alors que les analyses livrent leurs premiers résultats, leur méthodologie est interrogée, voire
remise en cause. Dans ce contexte, une mission a été confiée au Conseil général de l?alimentation,
de l?agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) et à l?Inspection générale de l?environnement et
du développement durable (IGEDD) pour examiner la conduite de ces analyses et proposer des
voies de progrès.
La mission a recueilli des informations auprès de la DREAL Centre-Val de Loire et de l?agence de
l?eau Loire-Bretagne afin de définir un panel de six analyses HMUC présentant une diversité de
situations (cf. annexe 5). Pour chacune des analyses, la mission a procédé à un examen de la
documentation existante et a conduit des entretiens avec des acteurs locaux très divers : président
de la commission locale de l?eau (CLE) et animateur du schéma d?aménagement et de gestion des
eaux (SAGE), structure porteuse du SAGE, services déconcentrés de l?État, agence de l?eau, OFB,
élus, acteurs économiques, acteurs associatifs. Elle s?est également intéressée aux travaux
similaires qui ont été conduits dans les bassins Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée (cf. annexe
8).
La mission a examiné comment les analyses HMUC sont conduites sur le terrain, en s?intéressant
à la fois à leur contenu technique et à la gouvernance des travaux. Elle a cherché à identifier ce
qui fait qu?une analyse HMUC constitue une démarche spécifique au bassin Loire-Bretagne et ce
qui fait qu?elle est finalement très proche d?une étude de volumes prélevables comme l?on peut en
rencontrer dans d?autres bassins.
Après un rappel des fondements des analyses HMUC, la mission restitue ses travaux en suivant
quatre étapes qui devraient être celles d?une démarche d?état des lieux, s?inscrivant dans la
stratégie et l?action du territoire : émergence de la démarche, réalisation de l?analyse HMUC
proprement dite, prise de décisions au vu de l?analyse HMUC et enfin mise en oeuvre des décisions
et suivi-évaluation.
Pour chacune des étapes, la mission a identifié des points forts, des éléments clés pour la réussite
et des sources de difficultés. Elle formule des recommandations pour valoriser pleinement les
analyses HMUC et faciliter leur appropriation.
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1 Contenu et portée d?une analyse HMUC
La terminologie « analyse HMUC » est spécifique au SDAGE Loire-Bretagne. De nombreuses
dispositions de ce document de planification y font référence. Il est intéressant d?examiner dans le
détail ce que le SDAGE attend des analyses HMUC et d?évaluer dans quelle mesure elles
constituent vraiment un élément original dans le paysage des politiques de gestion quantitative de
la ressource en eau.
1.1 Les analyses HMUC dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne
Les analyses dites « hydrologie, milieux, usages, climat » (HMUC) sont apparues lors de la mise
à jour du SDAGE Loire-Bretagne pour la période 2016-2021. Des déséquilibres quantitatifs
existaient alors, au-delà des seules zones de répartition des eaux (ZRE), et la connaissance en
matière de volumes prélevables était encore peu développée. Le SDAGE 2016-2021 a introduit
des dispositions édictant des règles nouvelles relatives aux conditions de prélèvement d?eau durant
l?étiage ou pour un stockage hivernal. Ces règles introduisaient durant l?étiage un blocage des
prélèvements pour certains territoires à leur niveau actuel et un plafonnement de l?augmentation
des prélèvements pour d?autres territoires. En même temps que ces nouvelles dispositions, le
SDAGE 2016-2021 a introduit un dispositif permettant aux commissions locales de l?eau (CLE) de
préciser des conditions de prélèvement mieux adaptées au territoire de leur SAGE, y compris dans
un sens moins restrictif que ces nouvelles règles. Les CLE devaient pour cela mobiliser et valider
des analyses HMUC.
Le SDAGE 2022-2027, reprenant les termes du SDAGE 2016-2021, définit une analyse HMUC
comme suit :
Analyse prévue par la disposition 7A-2 du SDAGE comme préalable à l?adaptation de
certaines de ses dispositions. Cette analyse est définie comme devant nécessairement
porter sur les quatre volets suivants :
? Hydrologie, avec la reconstitution et analyse des régimes hydrologiques naturels
(non influencés par les actions anthropiques),
? Milieux, avec l?analyse des besoins des milieux depuis la situation de « bon état »
jusqu?à la situation de crise, tenant compte des dernières méthodologies connues,
? Usages, avec l?analyse des différents usages de l?eau, connaissance des
prélèvements actuels, détermination des prélèvements possibles, étude de
solutions alternatives et /ou complémentaires d?économies d?eau pour les différents
usages,
? Climat, avec l?intégration des perspectives de changement climatique, en utilisant a
minima les données disponibles, dès maintenant et au fur et à mesure de
l?amélioration des prévisions en la matière.
Cette analyse s?appuie sur les études existantes et le cas échéant sur des études
complémentaires à mener.
Les analyses HMUC ont été conçues dans un contexte propre au bassin Loire-Bretagne. Elles se
sont insérées dans un dispositif incitatif qui invitait les CLE à améliorer la connaissance des
ressources en eau pour atteindre un équilibre entre ressources et usages ainsi que le bon état
écologique des ressources en eau. Ce dispositif avait été conçu en cohérence avec la grande
couverture du bassin Loire-Bretagne par des SAGE. En effet, la superficie de l?ensemble des
périmètres de SAGE représente aujourd?hui 87 % du bassin (cf. figure 1).
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Figure 1. État d'avancement (élaboration, approbation, mise en oeuvre) des SAGE et SAGE en révision
(source des données : agence de l?eau Loire-Bretagne)
Le tableau 1 inventorie les dispositions du SDAGE 2022-2027 qui visent la réalisation d?une
analyse HMUC et définissent les conditions de prise en compte de ses conclusions1. Il indique
quels sont les territoires concernés et identifie les cas particuliers où la réalisation d?une analyse
HMUC est prescrite par le SDAGE. La figure 2 (page 13) représente sous forme de carte les
territoires concernés par les orientations fondamentales 7B « assurer l?équilibre entre la ressource
et les besoins en période de basses eaux » et 7C « gérer les prélèvements de manière collective
dans les zones de répartition des eaux et dans le bassin concerné par la disposition 7B-4 ».
Depuis l?entrée en vigueur du SDAGE 2022-2027, les analyses HMUC peuvent être prises en
compte dès leur validation par la CLE, ne nécessitant plus d?attendre la révision du SAGE :
En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les débits objectifs d?étiage (DOE) et/ou les niveaux
objectifs d?étiage ainsi que les conditions de prélèvement du territoire cadrées dans les
orientations 7B, 7C et 7D, selon les conclusions de l?analyse HMUC validées par la CLE.
Ces adaptations ont vocation à être intégrées dans le règlement du SAGE dès son
adoption ou à l?occasion de sa révision.
(disposition 7A-2 du SDAGE 2022-2027)
1 L?annexe 6 rapporte de manière plus détaillée le contenu de ces dispositions.
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Tableau 1. Dispositions du SDAGE 2022-2027 et recours aux conclusions d?une analyse HMUC
(source : mission)
Disposition2 Objet
Territoires
concernés
Optionnel ou
prescrit
7A-1 Le SAGE peut créer de nouveaux points nodaux Tous les bassins Optionnel
7A-2
Adapter les DOE et/ou les niveaux objectifs
d?étiage aux points nodaux
Tous les bassins Optionnel
7B-1 Adapter la période de basses eaux Tous les bassins Optionnel
7B-2
Définir l?augmentation possible des prélèvements
en période de basses eaux, au-delà du volume
plafond défini par défaut par le SDAGE
7B-2 Optionnel
7B-3
Définir l?augmentation possible des prélèvements
en période de basses eaux
7B-3
Au plus tard en
2027 en
présence d?une
AUP
7B-4
Définir l?augmentation possible des prélèvements
en période de basses eaux
7B-4 (bassin de
l?Authion)
Optionnel
7B-5
Le SAGE peut définir l?augmentation possible des
prélèvements en période de basses eaux
7B-5 (axes
réalimentés par
soutien d?étiage)
Au plus tard en
2027 en
présence d?une
AUP
7C-1
Le règlement du SAGE comprend
systématiquement la définition des priorités
d?usage de la ressource en eau, la définition du
volume prélevable, approuvé par le Préfet, et sa
répartition par usage. Ce volume prélevable est
décliné, en tant que de besoin, en fonction de la
ressource exploitée, de la localisation des
prélèvements et de leur période.
ZRE et bassin de
l?Authion
Prescrit
7C-4
Le SAGE peut redéfinir les POE et les PCR lors de
sa révision
7C-4
(marais poitevin)
Nouvelles
valeurs à
respecter au plus
tard en 2027
7C-5
Déterminer des volumes prélevables dans les
zones libres de l?aquifère du Cénomanien
7C-5 (nappe du
Cénomanien)
Prescrit
7D-3
Adapter concomitamment la période de basses
eaux et la période où le remplissage des retenues
de substitution est envisageable
Tous les bassins Optionnel
7D-4
Ajuster les modalités de prélèvement pour les
nouveaux prélèvements pour le remplissage de
retenues hors substitution à partir du milieu
superficiel
ZRE et bassin de
l?Authion
Optionnel
7D-5
Il est recommandé d?appliquer l?ensemble de la
disposition 7D-4 pour le remplissage des retenues
hors substitution à partir du milieu superficiel
(cours d?eau et ruissellement) et de leur nappe
d?accompagnement
7B-2, 7B-3 et 7B-5 Optionnel
Le libellé de la disposition 7B-3 du SDAGE vise les « bassins avec un plafonnement, au niveau
actuel, des prélèvements en période de basses eaux ». Cette disposition évoque seulement une
augmentation possible des prélèvements en période de basses eaux, après réalisation d?une
analyse HMUC. Dans ces territoires, la détermination de volumes prélevables est un préalable
incontournable à l?atteinte des objectifs environnementaux. La mission considère qu?il est
2 Les dispositions du SDAGE Loire-Bretagne sont identifiées par un code. Le premier nombre renvoie à un chapitre
du SDAGE (le chapitre 7 pour « Gérer les prélèvements d?eau de manière équilibrée et durable »). La lettre qui suit
renvoie à une orientation fondamentale de ce chapitre. Enfin, le dernier nombre renvoie à une disposition qui décline
cette orientation fondamentale.
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nécessaire de tenir compte des conclusions de l?analyse HMUC dans tous les cas de figure, que
cela conduise à pouvoir augmenter les prélèvements en période de basses eaux ou au contraire à
devoir les diminuer. Cette nécessité mérite d?être rappelée dans la stratégie d?évaluation des
volumes prélevables pilotée et coordonnée par le préfet coordonnateur du bassin Loire-Bretagne.
Figure 2. Territorialisation des bassins et des axes concernés par les dispositions 7B-2, 7B-3, 7B-4 et
7B-5 (carte extraite du SDAGE 2022-2027)
1.2 L?importance croissante de la définition de volumes prélevables
et de leur répartition entre usages
La résorption des déséquilibres quantitatifs fait l?objet de politiques publiques depuis déjà de très
nombreuses années, la loi du 3 janvier 1992 sur l?eau ayant donné les premières impulsions
remarquables (cf. annexe 7).
La réforme dite « des volumes prélevables » introduite par la loi du 30 décembre 2006 sur l?eau et
les milieux aquatiques (LEMA) a visé à renforcer une gestion structurelle et collective de la
ressource pour faire moins souvent appel à une gestion conjoncturelle par des arrêtés préfectoraux
« sécheresse » limitant temporairement les usages de l?eau. Dans ce cadre, en 2008, il a été
demandé aux préfets de déterminer dans tous les bassins en déficit quantitatif le « volume
prélevable en période d?étiage », tous usages confondus. Il s?agissait de garantir le bon
fonctionnement des milieux aquatiques et de réviser les autorisations de prélèvements pour que le
volume total autorisé en période d?étiage soit au plus égal au volume prélevable. Durant les années
2010, des études d?évaluation des volumes prélevables ont en conséquence été conduites,
principalement dans les ZRE3.
3 Dans le bassin Rhône-Méditerranée, des études d?évaluation des volumes prélevables globaux (études EVPG)
ont été engagées sur environ 40 % de la superficie du bassin. Elles ont visé tous les sous-bassins et masses d?eau
souterraines identifiés par le SDAGE comme montrant une inadéquation entre les prélèvements et la disponibilité
de la ressource, qu?ils soient ou non classés en ZRE (cf. annexe 8).
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L?amélioration de la gestion structurelle des prélèvements n?a pas été à la hauteur des attentes, la
fréquence des situations de crise ne diminuant pas, voire augmentant. Ce constat a conduit à la
publication des décrets n° 2021-795 du 23 juin 2021 et n° 2022-1078 n° 2022-1078 du 29 juillet
2022 afin de préciser le cadre réglementaire de la gestion quantitative de la ressource en eau,
durant la période de basses eaux et en dehors de celle-ci. Les éléments suivants ont ainsi été
inscrits dans la réglementation :
le besoin de réaliser des études de volumes prélevables au-delà des seules ZRE ;
la compétence du préfet coordonnateur de bassin pour arrêter des volumes prélevables et
leur répartition entre usages ;
la nécessité de s?interroger pour certains territoires sur les volumes qui pourraient être
disponibles pour les usages anthropiques en dehors de la période de basses eaux ;
la nécessité de prendre en compte les effets prévisibles du dérèglement climatique.
Le plan d?actions pour une gestion résiliente et concertée de l?eau annoncé par le Président de la
République le 30 mars 2023 (« Plan eau ») organise la sobriété des usages de l?eau pour tous les
acteurs avec l?objectif de réduire de 10 % la quantité d?eau prélevée d?ici 2030. La mesure n°9
indique que chaque grand bassin versant doit se doter d?un plan d?adaptation au changement
climatique précisant la trajectoire de réduction des prélèvements :
Le 13 décembre 2023, le comité de bassin Loire-Bretagne a adopté la délibération n° 2023-18
relative à la trajectoire de sobriété du bassin Loire-Bretagne. Il a mis à jour le plan d?adaptation au
changement climatique du bassin Loire-Bretagne. Il a demandé à chaque CLE d?intégrer cet
objectif minimal de réduction et de s?engager à le décliner à son échelle, dans une stratégie
territoriale (SAGE, projet de territoire pour la gestion de l?eau?) consécutive à une analyse HMUC.
Les analyses HMUC apportent des éléments précieux pour répondre à la demande croissante en
termes de définition de volumes prélevables et de répartition de ces volumes entre usages.
1.3 Les analyses HMUC sont-elles une originalité du bassin Loire-
Bretagne ?
Au départ, les analyses HMUC ont été conçues pour adapter certaines dispositions du SDAGE
Loire-Bretagne, d?abord du SDAGE 2016-2021 puis du SDAGE 2022-2027, en cohérence à un
taux de couverture très élevé du bassin Loire-Bretagne par des SAGE. En ce sens, elles sont
spécifiques à ce bassin. Dans la réalité, l?un des principaux objectifs de ces analyses? si ce n?est
parfois l?unique objectif ? est aujourd?hui de fournir des éléments permettant de définir des volumes
prélevables et leur répartition entre usages. En ce sens, elles ont perdu une grande part de leur
singularité originelle.
La comparaison avec les bassins Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée montre que :
le bassin Loire-Bretagne est en retard en matière de définition de DOE fondée sur des
données combinant hydrologie, besoins des milieux et usages4 ;
4 Les valeurs de DOE du SDAGE Loire-Bretagne ont été définis de manière fruste (cf. 5.4 page 48)
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le bassin Loire-Bretagne est en retard en matière de définition de volumes prélevables ;
les analyses HMUC présentent d?énormes convergences avec les études de DOE et les
études de volumes prélevables qui ont été menées dans les bassins Adour-Garonne et
Rhône-Méditerranée (cf. annexe 8) ;
les analyses HMUC, parce que plus récentes, mettent plus l?accent sur la prise en compte
du changement climatique. Dans les autres bassins, ce point est en cours d?actualisation.
La comparaison avec les bassins plus septentrionaux montre qu?ils ont eux aussi un retard en
termes de détermination de volumes prélevables. Ils devraient être intéressés par une démarche
du type HMUC. L?agence de l?eau Seine-Normandie a lancé le 20 mars 2024 un appel à projets
« Études volumes prélevables ». Son objectif recoupe très largement celui de la plupart des
analyses HMUC : « établir un bilan quantitatif dans la situation actuelle et dans les conditions
futures d?évolution du climat et du territoire. Ce bilan conduit à définir les volumes prélevables dans
le milieu, en fonction du type de ressource, de la période de l?année et des conditions hydro-
climatiques » (https://www.eau-seine-normandie.fr/AAP-etudes-volumes-prelevables).
Par ailleurs, depuis l?adoption du SDAGE 2016-2021, le cadre réglementaire a évolué de manière
substantielle (cf. 1.2). Le bassin Loire-Bretagne doit maintenant rattraper son retard et aller jusqu?à
une répartition des volumes prélevables entre usages. L?appel à manifestation d?intérêt (AMI) lancé
en avril 2022 pour réaliser des analyses HMUC a conduit à avoir des analyses HMUC réalisées ou
en cours de réalisation sur près de 85 % de la superficie du bassin Loire-Bretagne (cf. figure 3).
C?est l?occasion de se rapprocher de la trajectoire empruntée par les bassins plus méridionaux.
Figure 3. Carte d?avancement des analyses HMUC (extraite du rapport d?activité 2023 de l?agence de
l?eau Loire-Bretagne5)
5 https://bit.ly/4a988Fs, avril 2024
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https://www.eau-seine-normandie.fr/AAP-etudes-volumes-prelevables
https://bit.ly/4a988Fs
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2 Phase 1 : Émergence de la démarche
Il est essentiel de procéder très tôt à la définition du contenu de l?analyse HMUC et de son
articulation avec les outils de gestion de l?eau existants. La mission propose de parler de
« démarche HMUC » pour l?ensemble des phases de travail tandis que l?analyse HMUC
proprement dite concerne seulement l?une des quatre phases.
L?analyse HMUC est avant tout un diagnostic technique dont les conclusions doivent être partagées
par les acteurs locaux. Viennent ensuite les temps de la prise de décisions et de la mise en oeuvre
d?actions. La mission invite à suivre quatre phases distinctes (émergence, réalisation, prise de
décisions et mise en oeuvre opérationnelle), permettant de comprendre la place, les tenants et
aboutissants d?une analyse HMUC. La définition de ces quatre phases est fondée sur l?examen
des études de cas conduit par la mission et les enseignements qu?elle a pu en tirer.
?
?
?
Figure 4. Les quatre phases de la démarche HMUC autour d?une analyse HMUC
Cette démarche en plusieurs phases présente des similitudes méthodologiques avec l?élaboration
et la mise en oeuvre d?un schéma d?aménagement et de gestion des eaux (SAGE). Elle devrait être
familière pour les acteurs locaux. Tout comme pour un SAGE, la phase d?émergence de la
démarche HMUC est cruciale pour coconstruire une feuille de route comprenant notamment le
périmètre géographique de l?analyse (cf. 2.1), ses attendus (cf. 2.2) et sa gouvernance (cf. 2.3).
Cette phase d?émergence devrait permettre très tôt de contextualiser l?analyse HMUC et de définir
son articulation avec d?autres démarches territoriales ? notamment des démarches de
planification ? afin qu?elle ne soit pas perçue comme un élément venant se superposer à d?autres,
mais bien comme un élément s?insérant dans un ensemble cohérent.
2.1 Le périmètre géographique de l?analyse HMUC
Les territoires couverts par une analyse HMUC en cours ou finalisée couvrent près de 85 % de la
superficie du bassin Loire-Bretagne (cf. figure 3 page 15).
La mission a observé une grande diversité des territoires où sont conduites des analyses HMUC
que ce soit en termes de caractérisation par rapport au zonage de la disposition 7B du SDAGE (cf.
figure 2 page 13), d?état d?avancement de l?analyse, de niveau d?engagement dans des démarches
territoriales de gestion de la ressource en eau (contrat territorial, PTGE) ou de conscience d?un
déséquilibre actuel ou à venir.
La superficie des territoires des analyses HMUC est très variable (cf. figure 5).
Les relations entre territoires d?analyse HMUC et territoires de SAGE sont très variables, avec les
cas de figure suivants :
un petit territoire HMUC reprenant un petit périmètre de SAGE (Val Dhuy Loiret) ;
un petit territoire HMUC au sein d?un grand périmètre de SAGE (Fouzon au sein du SAGE
Cher, Vilaine amont-Chevré et Semnon au sein du SAGE Vilaine) ;
un grand territoire HMUC reprenant un grand périmètre de SAGE, marqué par des
hétérogénéités spatiales fortes (Creuse) ;
un grand territoire HMUC réunissant plusieurs périmètres de SAGE (Haut-Allier et Allier
aval) ;
1. Émergence
de la démarche
2. Réalisation
de l?analyse
HMUC
3. Prise de
décisions au vu
de l?analyse
HMUC
4. Mise en
oeuvre des
décisions et
suivi-évaluation
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un territoire HMUC où il n?y a pas de périmètre de SAGE (Saône-et-Loire, Indre, Nappe de
la Craie et Calcaires du Nivernais) ;
une situation extrême où une analyse HMUC va être conduite à l?échelle d?un périmètre
incluant plusieurs SAGE et des territoires sans SAGE (axe Loire-Allier, analyse portée par
l?agence de l?eau).
Ces différents cas de figure peuvent mener à des difficultés pour conduire la concertation, prendre
en compte la solidarité amont-aval et décider. La mission s?est ainsi posée la question d?une taille
de territoire potentiellement critique pour être cohérente avec d?autres outils de planification et les
attendus de l?analyse HMUC. Elle invite les maîtres d?ouvrage d?une analyse HMUC à débattre très
tôt du périmètre de l?analyse HMUC avant de l?arrêter. Les critères de choix sont a minima la
cohérence hydrographique et des critères d?ordre technique de réalisation, de coût, de planning,
de faisabilité de concertation, de contexte en matière de déséquilibre quantitatif actuel ou à venir.
Figure 5. Superficie des territoires avec une démarche HMUC en cours ou finalisée
2.2 Définition coconstruite des attendus de la démarche HMUC
« Démarche », « étude », « exercice », « projet », « travaux », « approche », « processus » sont
autant de noms désignant l?analyse HMUC, entendus par la mission durant ses auditions ou lus
dans les productions écrites. Ce simple constat révèle une difficulté généralisée de compréhension
et d?appropriation de « l?objet » HMUC, confirmée par la difficulté qu?ont eue les interlocuteurs de
la mission à définir ce qu?ils attendaient d?une analyse HMUC. Cette difficulté peut être accentuée
lorsque le territoire est déjà engagé dans des contrats territoriaux ou couvert par un SAGE. Une
clé de réussite est très certainement l?expression précoce et claire des besoins et des attendus de
l?analyse HMUC ainsi que de son articulation avec d?autres démarches. Il faut aussi s?entendre sur
la portée de l?analyse HMUC et sur ce qui n?en relève pas.
2.2.1 L?expression des besoins et des attendus de la démarche HMUC
La mission a pu prendre connaissance des cahiers des charges des analyses examinées, tant
ceux issus des premières analyses HMUC lancées (exemple du Fouzon), que des dernières en
cours (exemple de la Vilaine). Une évolution dans la précision de la méthodologie ou encore dans
l?exhaustivité des jeux de données à mobiliser est perceptible et peut être mise au crédit du guide
HMUC. Pour autant, la mission note une difficulté intrinsèque liée au lancement simultané de très
nombreuses analyses HMUC sur le bassin Loire-Bretagne. Cela a rendu difficiles voire quasiment
impossibles un retour d?expérience et une capitalisation en particulier sur la rédaction des cahiers
des charges des études, éléments fondamentaux pour exprimer clairement le besoin.
0
2
4
6
8
10
12
N
o
m
b
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d
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es
M
H
U
C
Superficie (km²)
Superficie des territoires HMUC
PUBLIÉ
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Un cahier des charges-type ou, à tout le moins, une trame commune à tous les cahiers des charges
pourrait aider les maîtres d?ouvrage, en particulier sur les aspects suivants :
La finalité d?une analyse HMUC doit être clairement énoncée, à savoir en premier lieu la
fourniture d?éléments permettant de déterminer des volumes prélevables en période de
basses eaux, à des échelles de temps et spatiale adaptées, et de les répartir entre usages.
Si d?autres finalités sont ajoutées, celles-ci doivent être débattues dès le départ et leur ajout
doit être validé au sein des instances de décision.
Tout comme « le respect des objectifs environnementaux de la ?Directive Cadre sur l?Eau?
(DCE) doit constituer le fil d?Ariane de la démarche » comme énoncé dans le guide, la
planification écologique territorialisée et la trajectoire de sobriété du « Plan eau » doivent
aussi être intégrées.
Une analyse HMUC doit pouvoir intégrer et valoriser des actions en cours, dites sans regret.
Même s?il peut sembler difficile de les prendre en compte dans les modèles, certaines
analyses HMUC peuvent tout au long de leur réalisation confirmer ou mesurer les efforts
en cours (renaturation et restauration morphologique de cours d?eau et de zones humides,
économies d?eau pour tous les usages, mises en conformité de plans d?eau, de seuils, etc.).
L?AMI d?avril 2022 prévoyait la possibilité de déposer un dossier pour la réalisation de « pré-
études HMUC ». Ces études préalables pouvaient comprendre, d?une part la synthèse des
données et des connaissances disponibles à acquérir et/ou à compléter et, d?autre part, la
définition des objectifs et attendus précis et localisés, nécessaires à la rédaction du cahier
des charges. Le guide HMUC recommande fortement d?étudier de tels points, en amont de
la définition du cahier des charges de l?analyse. Les candidats à l?AMI ont en général
préféré déposer un dossier pour la réalisation d?une analyse HMUC entière. Toutefois,
certains territoires, comme la Vilaine, ont réalisé une phase préalable d?examen des sous-
bassins versants sur lesquels une analyse HMUC était à réaliser en priorité. Ce type
d?étude préalable se révèle vraiment intéressant et devrait être plus largement développé
pour porter l?effort de façon ciblée et préciser la rédaction du cahier des charges.
L?analyse HMUC doit être comprise comme un outil dynamique, vivant, pouvant faire l?objet
de réactualisations sur certains points précis (exemple : les évolutions potentielles des
prélèvements possibles pour les usagers). Pour ce faire, il est impératif que les données
sources et les livrables soient transmis sous un format modifiable et surtout libres de droit
d?usage.
La qualité et la lisibilité des livrables doivent faire l?objet de toutes les attentions pour
assurer une bonne compréhension de leur contenu, ainsi qu?une pleine transparence et
une bonne traduction des attendus (cf. 3.2.2). La rédaction de documents de synthèse,
allant à l?essentiel et pédagogiques, devrait être prévue dans le cahier des charges (cf.
Recommandation 8 page 47).
Ce cahier des charges-type doit pouvoir évoluer au gré des retours d?expérience à imposer à l?issue
de chaque démarche HMUC.
Le règlement de l?AMI d?avril 2022 prévoyait que « Le cahier des charges de l?étude devra être
validé par la CLE du SAGE, lorsqu?un SAGE existe sur le périmètre de l?analyse HMUC ainsi que
par les services de l?État et de l?agence de l?eau ». Pour la mission, ce point est essentiel,
l?expression des besoins et le cahier des charges qui en découle ne sont pas l?affaire du seul maître
d?ouvrage. Ce point mérite d?être rappelé. Une « note de cadrage », telle qu?observée dans le cas
de l?analyse HMUC de la Vilaine (cf. annexe 10), permet de bien formaliser les attendus de la
prestation intellectuelle (marché ou régie). Celle-ci fait l?objet d?une délibération de la CLE.
2.2.2 La définition des limites de la démarche HMUC : cas de la gestion
des sécheresses
D?une manière générale, il est nécessaire d?établir préalablement ce qui est à obtenir à l?issue d?une
démarche HMUC, mais aussi ce qu?elle ne fera pas. Définir collégialement ses limites permet de
prendre pleinement conscience de sa vocation d?aide à la décision. Par exemple, plusieurs
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analyses HMUC annoncent une finalité complémentaire relative à l?amélioration de la gestion
conjoncturelle des sécheresses, notamment en définissant des débits de crise (DCR)6.
La première édition du guide HMUC n?abordait pas du tout la question de la gestion conjoncturelle
et de la définition des débits de crise. Un addendum de juin 2023 a apporté la précision suivante :
« Gestion structurelle et gestion conjoncturelle. L?analyse HMUC porte avant tout sur les objectifs
de gestion structurelle. Les réflexions sur les seuils de crise (DCR, PCR?) peuvent y être intégrées
mais ne constituent pas son objectif premier ».
Les analyses HMUC permettent indéniablement une amélioration de la connaissance de
l?hydrologie, des besoins pour les usages prioritaires et des besoins des milieux aquatiques.
Toutefois, la mission s?interroge sur la finalité à donner à des analyses de DCR :
Jusqu?où aller dans la définition de nouvelles valeurs de DCR ? Faut-il s?intéresser aux
seuls points nodaux du SDAGE ? Faut-il y ajouter des stations hydrométriques avec des
mesures en continu utilisées dans la gestion de crise ? Faut-il y ajouter des stations sans
mesures en continu utilisées dans la gestion de crise ? Faut-il y ajouter des stations où le
débit est très mal connu ? si ce n?est par des modélisations ? et non utilisées à ce jour pour
la gestion de crise ?
En cas de proposition de valeurs de DCR, ces valeurs sont-elles à intégrer au plus tôt dans
les arrêtés cadres « sécheresse » ?
La mission relève que la définition de DCR a été source de crispations dans plusieurs analyses
HMUC qui ont abordé ce sujet (cas de la Creuse ou du Clain). Elle note la démarche de progrès
intéressante sur le bassin du Fouzon où la pertinence de nouveaux DCR, notamment ceux
proposés à l?issue d?une modélisation pour de nouveaux points nodaux, sera testée et confrontée
à la réalité.
S?il est décidé localement d?aborder la question de la gestion de crise conjoncturelle dans une
analyse HMUC, la mission recommande de le faire avec discernement et de limiter l?ambition à la
fourniture d?indications, cohérentes avec les gammes de débits biologiques fournies, qui pourront
être intégrées dans la définition de DCR, par les préfets, les SAGE ou le SDAGE. En effet,
l?éclairage supplémentaire donné par l?analyse HMUC permet d?aider à la révision des débits seuils
et des niveaux piézométriques seuils des arrêtés cadres « sécheresse », telle que demandée dans
l?instruction du 16 mai 2023 et son guide circulaire « sécheresse ».
2.3 La gouvernance et les compétences nécessaires pour mener à
bien une démarche HMUC
La définition précise de la gouvernance constitue un autre préalable pour un pilotage de longue
haleine indispensable pour la démarche. Il est nécessaire d?organiser la gouvernance tout en
amont de la démarche, d?associer la diversité des acteurs concernés, de définir les méthodes de
concertation et de prise de décision. La gouvernance est alors légitimée dans ses futurs choix.
Comme constaté par un président de CLE, « cela vient perturber les équilibres en place dans la
CLE. Cela bouscule les équilibres de la ressource en eau et même sa composition et les postures
dans les débats ».
2.3.1 La gouvernance à mettre en place pour piloter la démarche
Le II de l?article R213-14 du code de l?environnement issu du décret 2021-795 du 23 juin 2021
définit les conditions de concertation pour la réalisation d?études d?évaluation des volumes
prélevables :
6 DCR : débit moyen journalier « en dessous duquel seules les exigences de la santé, de la salubrité publique, de
la sécurité publique et de l?alimentation en eau de la population et les besoins des milieux naturels peuvent être
satisfaits » (arrêté du 17 mars 2006 relatif au contenu des SDAGE).
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
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« Pour chaque étude, le préfet coordonnateur de bassin s?appuie sur un comité de
concertation où sont représentés les intérêts de la protection de l?environnement, de la
pêche, des usages agricoles, industriels et domestiques de l?eau. Sont représentés
également, lorsqu?ils existent, la commission locale de l?eau, l?établissement public
territorial de bassin prévu à l?article L. 213-12, l?organisme unique de gestion collective
prévu au 6° du II de l?article L. 211-3, les gestionnaires d?ouvrages de régulation de la
ressource en eau, et les services chargés du prélèvement d?eau destinée à la
consommation humaine mentionnés à l?article R. 2224-5-2 du code général des
collectivités territoriales. »
Le bassin Loire-Bretagne présente la particularité d?être presque totalement couvert par des SAGE.
De fait, presque toutes les analyses HMUC sont réalisées au sein de périmètres de SAGE (cf. 2.1).
Dans ces conditions, le pilotage des analyses HMUC est assuré, sauf exception, par une CLE. Le
suivi technique est assuré par un comité technique parfois thématique ou territorialisé. La maîtrise
d?ouvrage de l?analyse HMUC est assurée par la structure porteuse du SAGE, le cas échéant par
l?établissement public territorial de bassin (EPTB) à qui cette mission est dévolue (article L212-4
du code de l?environnement). Le maître d?ouvrage porte l?analyse tant sur le plan financier que sur
le plan de l?animation, notamment avec la présence d?un chargé de mission ad hoc. L?affectation
de moyens humains suffisants pour l?animation est indispensable et devrait être généralisée.
D?une façon générale, les responsables de la production d?eau destinée à la consommation
humaine et les industriels sont peu impliqués. La raison majeure indiquée est leur manque de
compréhension des enjeux et de leur rôle dans une analyse HMUC. Or ils devraient pouvoir
intervenir dans les discussions portant sur la répartition des volumes prélevables. Au final, il s?avère
que les décisions prise en termes de répartition affectent peu leurs usages alors qu?eux aussi ont
des marges de manoeuvre pour réduire leurs prélèvements. Les parties prenantes qui participent
activement rencontrent des difficultés pour bien suivre les débats. À titre d?exemple, elles ne
connaissent pas les définitions-mêmes des débits utilisés dans le volet hydrologique (exemples :
VCN et QMN). Comme relevé par des bureaux d?études mobilisés dans des analyses HMUC, une
formation préalable serait utile pour une mise à niveau avant le lancement de l?analyse HMUC afin
de permettre une pleine compréhension des enjeux (cf. Recommandation 1 page 22).
La mission a relevé un certain isolement des chargés de mission des
analyses HMUC. Elle a d?ailleurs constaté avoir contribué à un partage
d?expérience au regard des nombreuses questions posées par les acteurs
auditionnés en ce sens. Les chargés de mission HMUC ne sont pas
toujours les animateurs de SAGE. Leur mise en réseau, à l?image de ce
qui existe pour les animateurs de SAGE, permettrait de partager des pratiques et des retours
d?expérience et serait bénéfique pour le déroulement des démarches HMUC. Ces échanges
pourraient associer autant que nécessaire les animateurs de SAGE et les bureaux d?études.
2.3.2 Le rôle de l?État et de ses opérateurs
Le rôle attendu (ou espéré) de l?État durant une démarche HMUC a été interrogé à de multiples
reprises lors des entretiens conduits par la mission : les notions de garant, voire d?arbitre des
résultats notamment lors de désaccords au sein de la CLE sont mentionnées en particulier par les
usagers agricoles ou les associations environnementales. Une labellisation des bureaux d?études,
des cahiers des charges, voire de la méthodologie déployée dans une analyse HMUC a été
revendiquée. Certains opérateurs de l?État, en particulier l?OFB, sont cités, si ce n?est ciblés comme
ayant un parti pris. Pourtant, la mission a relevé, par exemple dans le cas de l?analyse HMUC
Vilaine, un fort investissement de l?OFB pour se rendre disponible dans l?application de plusieurs
méthodes possibles pour les milieux. Aussi, en amont de la démarche, il convient de rappeler la
place de l?État et de ses opérateurs, à savoir :
l?État apporte une aide pour la collecte des informations nécessaires à une analyse HMUC ;
l?État et ses opérateurs dont l?OFB et le BRGM apportent leur expertise sur leur champ de
compétences, tant sur le plan méthodologique que sur l?aide à la lecture des résultats issus
d?une analyse HMUC ;
Favoriser les échanges
avec les chargés de
mission HMUC et entre
eux
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032973264
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en cas de désaccord au sein de la CLE, il revient à l?État de rappeler si nécessaire que
c?est le président de la CLE qui est garant des conditions de dialogue entre tous les
collèges dont celui de l?État et de ses établissements publics. Aussi, la voix de l?État est à
écouter, comme tout autre membre de la CLE, et ne se substitue pas à la collégialité d?une
CLE ;
à l?inverse, au moment de la prise de décisions, c?est le préfet coordonnateur de bassin qui
est l?autorité qui arrête les volumes prélevables et leur répartition entre usages. Pour
chaque étude d?évaluation des volumes prélevables, il s?appuie sur un comité de
concertation. Il peut déléguer sa compétence à un préfet de département ou de région, à
l?échelle d?un sous-bassin, ou d?une fraction de sous-bassin ou d?une masse d?eau
souterraine (article R213-14 du code de l?environnement).
L?État, avec ses opérateurs qui interviennent en appui, est à percevoir comme un modérateur
potentiel et un garant en matière de cohérence de la mise en oeuvre des politiques publiques.
La mission considère qu?il est utile de définir la marche à suivre en cas de blocage persistant pour
définir des volumes prélevables et leur répartition entre usages. À ce titre, la procédure introduite
pour les PTGE par l?instruction du 17 janvier 2023 portant additif à l?instruction du Gouvernement
du 7 mai 2019 relative au PTGE est intéressante pour éviter un enlisement : médiation puis
arbitrage au-delà d?un certain délai. Ce point pourrait être développé dans un document
d?accompagnement du guide HMUC (cf. 5.4).
2.3.3 L?importance de faire appel à des compétences spécialisées dans
la concertation
La démarche est généralement menée par un bureau d?études ou un groupement de bureaux
d?études, parfois en régie. Le bureau d?études mobilise des experts en hydrologie, en écologie et
parfois ? trop rarement ? en climatologie. Leur expertise est salutaire pour une analyse HMUC,
mais la vulgarisation des résultats obtenus ou des choix opérés entre différentes hypothèses est
souvent insuffisante voire absente, ce qui constitue un obstacle pour une décision en pleine
compréhension des décideurs.
La mission s?est interrogée sur la mobilisation d?une compétence en matière de concertation. À
titre d?exemple, l?EPTB Vilaine a missionné des experts en sciences sociales dans un lot spécifique
au sein du marché des analyses HMUC : ces derniers ont notamment développé une fresque sur
l?eau pour informer et impliquer tous les acteurs dès le début de la démarche HMUC. Une approche
par des outils de la recherche-action en sciences sociales (observation sur site, entretiens, focus
group, acceptation du débat d?idées, montrer par l?exemple) est ainsi réalisée. Elle vise la
coconstruction, l?acculturation, la mobilisation et la sensibilisation, en imbrication avec le volet
technique de la démarche HMUC. La mobilisation de cette compétence permet aussi de produire
des livrables réellement plus accessibles. Ce retour d?expérience relève aussi que la concertation
doit rester active tout au long du processus.
Dans le cas de la Sarthe amont, un outil interactif de simulation a été développé pour mieux
organiser la concertation en fin d?analyse HMUC, en donnant à voir plusieurs hypothèses tant sur
les débits objectifs mensuels proposés que sur les volumes prélevables.
Aussi, à la lumière de ces exemples probants et du témoignage des agences de l?eau Adour-
Garonne et Rhône-Méditerranée-Corse sur la gestion quantitative depuis une dizaine d?années, la
qualité du dialogue continu et la vulgarisation apparaissent cruciales et doivent commencer en
amont de l?analyse HMUC. Cette compétence est ainsi identifiée comme impérative dans la mise
en oeuvre de toute analyse HMUC.
Pour ce qui concerne l?émergence de la démarche, la mission relève l?intérêt de :
mettre en place une gouvernance permanente, adaptée et non redondante, fondée sur :
o un pilotage stimulant assuré par la Commission locale de l?eau lorsqu?elle existe ;
o des commissions techniques et/ou territoriales inclusives, impliquant toutes les parties
prenantes, si nécessaires mises à niveau par une formation préalable (cf. 2.3.1) ;
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
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Page 22/136
o une structure porteuse légitimée (la structure porteuse du SAGE en première intention)
avec un chargé de mission dédié et appuyé par un réseau d?échanges des bonnes
pratiques, à l?instar du réseau existant pour les animateurs des SAGE ;
o l?État et ses opérateurs en appui, avec un rôle de garant, de modérateur et de cohérence
des politiques publiques ;
o un groupe de prestataires experts, mais qui restent compréhensibles de tous ;
o l?association d?experts en sciences sociales permettant la mise en place réelle d?une
concertation tout au long de la démarche HMUC ;
établir une feuille de route qui aura été coconstruite, comprenant :
o la contextualisation et l?expression des besoins, les attendus et les limites de l?analyse
HMUC, qui se traduit dans un cahier des charges et une note de cadrage aux
prestataires retenus. Un cahier des charges-type et une trame de note de cadrage
peuvent être proposés par le secrétariat technique de bassin (STB) ;
o la définition précise des modalités de prise de décision : qui décide de quoi, quand et
comment ;
o le périmètre de l?analyse HMUC, proportionné à partir d?une analyse multicritère prenant
en compte au moins la cohérence hydrographique, la faisabilité technique et financière
et la capacité à mener une concertation adéquate ;
o le calendrier de mise en oeuvre ;
o les décisions à prendre et les suites prévues à l?analyse HMUC.
En présence d?une CLE, c?est elle qui délibère sur la feuille de route.
[Maître d?ouvrage et CLE] Dès l?amorce de la démarche, définir et valider
par délibération une feuille de route explicitant les grands objectifs et les grands principes
de la démarche, l?organisation en commissions inclusives, la formation initiale des parties
prenantes, les modalités de validation des différentes étapes opérationnelles, le calendrier
prévisionnel, les décisions à prendre et les suites à donner.
PUBLIÉ
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3 Phase 2 : Réalisation d?une analyse HMUC
La mission a examiné in situ comment des analyses HMUC sont réalisées. Cela l?amène à formuler
des observations d?ordre technique pour chacun des quatre volets.
Au-delà de l?aspect technique, la mission a examiné comment sont pilotées les analyses HMUC et
identifie des points favorables à une adhésion des parties prenantes.
Quelle que soit l?analyse HMUC examinée, la mission souhaite montrer comment sa réalisation
constitue un véritable saut pour la connaissance territoriale de la ressource en eau, ce dont les
parties prenantes conviennent assez facilement. In fine, la phase de réalisation d?une analyse
HMUC s?intègre, par exemple, dans l?état des lieux d?un SAGE en élaboration ou à réviser ou dans
le socle de base d?un contrat territorial. La mission définit la réalisation d?une analyse HMUC
comme un état initial, complété par un diagnostic projectif au vu des connaissances en matière de
changement climatique.
3.1 Observations sur le contenu
Figure 6. Schéma représentatif des différentes notions de débits et de volumes utilisées dans le cadre
d?une analyse HMUC (source : mission)
Le territoire d?une analyse HMUC est quasiment toujours suffisamment vaste7 pour qu?il faille
définir des unités d?analyse cohérentes, tenant compte de la connaissance des caractéristiques
physiques du milieu, du climat, de la métrologie en place, des activités humaines et des pressions
qui en découlent. Elles préfigurent ce que seront les unités de gestion, à l?échelle desquelles des
décisions seront prises.
3.1.1 Le volet « H » d?une analyse HMUC : hydrologie ET hydrogéologie
Hydrologie : reconstitution et analyse des régimes hydrologiques naturels (non
influencés par les actions anthropiques)
(source : SDAGE 2022-2027)
Le volet Hydrologie (volet « H ») décrit en premier lieu l?hydrologie influencée par les actions
anthropiques contemporaines et reconstitue l?hydrologie dite « désinfluencée ». Cette
reconstitution est établie notamment sur la base des connaissances acquises dans le volet
« Usages », ce qui conduit à devoir démarrer le volet « U » en avance de phase.
À l?exutoire de chaque unité d?analyse cohérente, le volet « H » doit comporter une reconstitution
des chroniques de débits journaliers et mensuels et calculer les débits caractéristiques a minima
pour une année hydrologique moyenne, une année hydrologique sèche (fréquence quinquennale
7 Hormis l?analyse conduite sur le bassin de l?Argance (affluent du Loir) d?une superficie de 80 km²
U
M
H
C
Débit minimal pour
la vie aquatique
Débit en l?absence
de tout usageDébits
Volumes ? Débits
Débits
potentiellement
mobilisables
?
Volumes
potentiellement
mobilisables
Débits
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sèche) et une année hydrologique humide. Il peut être parfois
intéressant de rechercher les aménagements influençant
l?hydrologie. La mission a observé que des territoires
proposent une méthode pour estimer la modification des
régimes hydrologiques liée au drainage et à
l?imperméabilisation des sols (cas de l?analyse HMUC
Vilaine). Si tel est le cas, la mission estime utile d?argumenter
de manière claire et précise les hypothèses de calcul qui
peuvent s?appuyer sur des recherches bibliographiques, des
études spécifiques et des données recensées dans l?objectif
d?affirmer ou d?infirmer l?impact de ces aménagements sur la
disponibilité de la ressource en eau.
La mission a observé que des analyses hydrologiques sont
parfois conduites en des points qui ne disposent pas de
longues chroniques de mesure en continu du débit. Dans ces
conditions, une hydrologie est estimée par analogie ou en
faisant appel à des outils de modélisation qui font l?objet d?un
calage local sur des débits qui ont été mesurés
ponctuellement.
Le volet « H » permet l?identification des principales valeurs
caractéristiques du régime hydrologique naturel 8 . Il doit
nécessairement :
caractériser la période de basses eaux (étendue et débits caractéristiques) et argumenter
une éventuelle adaptation locale de la définition qu?en donne par défaut le SDAGE (du
1er avril au 31 octobre) ;
estimer les influences sur le débit des rivières (1) des activités faisant l?objet de mesures
de débits et de volumes (cumuls des prélèvements en cours d?eau, effets sur les cours
d?eau des prélèvements en nappe, restitutions des stations de traitement des eaux usées,
dérivations, stockages, etc.) et (2) des prélèvements non réglementés dont les usages
domestiques, le tout en explicitant les hypothèses retenues et les modèles utilisés ;
estimer les influences anthropiques plus diffuses : drainages, imperméabilisation, effets
des plans d?eau, abreuvement direct dans les cours d?eau, etc. ;
évaluer, dans la limite des données disponibles, les capacités et conditions de stockage et
de déstockage des zones humides et analyser leur rôle dans le soutien d?étiage. À ce titre,
l?initiative en matière d?examen des zones humides par traitement historique géomatique
(cas de l?analyse HMUC du Fouzon) est à relever et il serait intéressant de l?utiliser ailleurs
dans le bassin Loire-Bretagne.
Les prélèvements dans les eaux souterraines ont une incidence sur le
débit des rivières qui mérite de faire l?objet d?une attention particulière (cf.
partie « L?évaluation de l?incidence des prélèvements en eaux
souterraines sur le débit des cours d?eau » de l?annexe 11).
Une bonne évaluation de cette incidence nécessite une description précise des prélèvements
(localisation, profondeur, aquifère sollicité, volumes prélevés à un pas de temps fin) ainsi que
l?utilisation de modèles existants qui doivent être calés spécifiquement pour le contexte local.
8 Par exemple, toutes ces valeurs caractéristiques, qui nécessitent d?être bien définies et comprises des acteurs du
territoire : débits classés (Q50, Q80, Q90, Q95), module, débit moyen annuel quinquennal sec (QMNA5), débits de
base (VCN3, VCN10, VCN30), débits moyens mensuels et débits moyens mensuels quinquennaux secs de chaque
mois calendaire (QMN et QMN5).
La prise en compte des
eaux souterraines est à
conforter
Incidence
Prélève-
ments
actuels
Débit
mensuel
observé
Débit
mensuel
naturel
recons-
titué
Incidence
Restitutions
actuelles
Incidence
anthropique
Figure 7. Principe de reconstitution
de l?hydrologie désinfluencée
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Quant aux prélèvements, on les connait en exploitant les bases de données des
agences de l?eau mais il s?agit des données de prélèvements annuels. (?)
À propos des prélèvements dans les nappes, il serait intéressant d?adresser au BRGM
les prélèvements localisés sur une base mensuelle ? en indiquant dans quel aquifère et
à quelle profondeur le prélèvement est effectué ? et non sur une base annuelle, comme
c?est le cas actuellement. »
(Michèle Rousseau, présidente-directrice générale du BRGM, audition le 15 mars 2023
par la mission d?information du Sénat sur la gestion durable de l?eau9)
Des modèles sont disponibles et utilisés (GR6J développé par l?INRAE, EROS développé par le
BRGM et utilisé pour la Vienne tourangelle ou calcul du Base Flow Index (BFI) utilisé dans les cas
de la Creuse et du Clain). Cependant, dans la plupart des cas observés par la mission, le
fonctionnement et l?intégration de l?hydrogéologie (le deuxième sens du H de HMUC) sont
insuffisamment appréhendés. Parfois, seule une synthèse bibliographique des données existantes
est réalisée sur les masses d?eau souterraine pour évaluer leur importance relative dans un bilan
quantitatif final. Il est nécessaire de décrire les relations entre les nappes et les rivières et d?évaluer
l?incidence des prélèvements en nappe sur le débit des rivières. Cette évaluation nécessite de bien
connaître la répartition temporelle, la répartition spatiale et la profondeur des prélèvements d?eaux
souterraines et enfin d?utiliser un modèle hydrogéologique (cf. annexe 11). Une méthode pour
estimer la contribution des eaux souterraines aux débits observés mériterait d?être proposée.
Aussi, la mission estime qu?il serait utile de disposer de données d?une meilleure qualité pour
décrire et évaluer les interactions et les échanges entre les nappes, les zones humides, les cours
d?eau et l?hydrologie du territoire (soutien d?étiage, recharge de nappe, etc.). La description de l?état
actuel, la précision du diagnostic et l?identification des solutions à mettre en oeuvre pâtissent du
niveau de la qualité des données utilisées.
Une faiblesse apparait également lors de la définition des volumes prélevables pour des
prélèvements en nappe. Ainsi, l?analyse HMUC du Fouzon a conduit un raisonnement fondé sur
l?hypothèse que tous les prélèvements sont effectués dans les cours d?eau. Cela le simplifie mais
ignore l?existence d?un effet lissé et différé des prélèvements en nappe sur les cours d?eau,
l?incidence des prélèvements en nappe se manifestant encore après la fin des prélèvements.
En conclusion, pour la mission, il convient d?être plus systémique en intégrant en permanence
l?hydrogéologie dans les analyses HMUC. De plus, à l?issue de cette analyse hydrogéologique, il
est nécessaire de capitaliser l?amélioration de la connaissance des eaux souterraines notamment
avec la production de différentes cartes (localisation, typologie, flux, etc.).
3.1.2 Le volet « M » d?une analyse HMUC : une méthode documentée, des
résultats inédits, mais une prise en compte à parfaire de la
morphologie des cours d?eau
? Milieux : analyse des besoins des milieux depuis la situation de « bon état » jusqu?à
la situation de crise, tenant compte des dernières méthodologies connues
(source : SDAGE 2022-2027)
Dans les analyses HMUC examinées par la mission, le volet Milieux (volet « M ») commence par
une analyse du contexte environnemental permettant de dresser l?état des milieux. Celle-ci est
menée sur la totalité du territoire d?étude et présentée à l?échelle des unités d?analyse cohérentes
retenues.
Le travail se poursuit avec la détermination des débits biologiques, débits nécessaires aux besoins
des milieux et des espèces durant la période de basses eaux.
La confusion entre le débit biologique utilisé dans les études de volumes prélevables et le débit
réservé visant les ouvrages dans le lit d?un cours d'eau (article L214-18 du code de l?environnement)
9 https://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20230313/mi_eau.html
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000047299352
https://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20230313/mi_eau.html
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est fréquente. La notion de débit biologique est à clarifier très tôt dans le volet « M ». La mission a
relevé le tableau 2 établi par le secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée (avril 2013).
Tableau 2. Notion de débit biologique à utiliser pour déterminer des volumes prélevables
Pour le volet « M », il est nécessaire de déterminer des débits biologiques pour des stations
positionnées sur des tronçons de cours d?eau :
non influencés par des ouvrages ;
disposant de stations de suivi biologique et d?une chronique de débits journaliers issue de
la station hydrométrique à proximité ou à défaut d?une chronique reconstituée et validée
lors du volet hydrologie ;
dont la morphologie est représentative des sous-bassins versants homogènes
sélectionnés et la moins artificialisée possible.
Les bureaux d?études attirent l?attention des groupes techniques sur le
fait que la morphologie des cours d?eau des bassins versants
concernés est fréquemment altérée à la suite d?aménagements et de
pratiques diverses (travaux hydrauliques, création de plans d?eau et
d?obstacles?). Cependant, la prise en compte effective des altérations est finalement faible, quelle
que soit l?analyse HMUC examinée. Des modifications parfois anciennes de la morphologie des
cours d?eau ont pour effet de réduire les habitats favorables à la vie aquatique, voire de modifier
l?hydrologie et les relations entre les cours d?eau, les zones humides et les eaux souterraines. C?est
le cas pour le recalibrage (surcreusement et élargissement du lit mineur) et pour la rectification du
cours d?eau (déplacement du lit mineur avec suppression de méandres) (cf. annexe 9).
Dans ces situations artificialisées, la satisfaction des besoins des espèces requiert un débit plus
élevé que si le cours d?eau était resté dans son état initial. En conséquence, le débit biologique
s?en trouve augmenté et le volume potentiellement mobilisable est diminué, parfois jusqu?à être nul.
L?annexe 9 développe la mise en valeur d?actions sans regret pour l?amélioration de l?hydromorpho-
logie des cours d?eau menées en parallèle d?une analyse HMUC (cas des analyses HMUC Vilaine
et Rance). La mission considère qu?un suivi des opérations de restauration hydromorphologique
des cours d?eau (Rolan-Meynard et al., 2019) serait intéressant pour évaluer l?impact sur
l?amélioration de l?état écologique des eaux de surface.
Ensuite, un choix des espèces piscicoles et des stades cibles est effectué pour définir une plage
de débits biologiques, débits qui sont évalués au vu des espèces piscicoles présentes ou
potentiellement présentes. Cela permet d?alimenter le modèle utilisé dans le cadre de la méthode
d?estimation des débits biologiques. Cette étape du volet « M » est presque systématiquement
source de difficultés dans les analyses HMUC examinées par la mission. Les acteurs du territoire
La prise en compte de la
morphologie d?un cours
d?eau est à parfaire
PUBLIÉ
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peinent à comprendre la notion de guilde ou d?espèce-parapluie comme étant la plus exigeante
potentiellement ou réellement présente dans le milieu du territoire. La présence ou non de la truite
illustre bien cette difficulté.
Les différentes méthodes d?estimation du débit biologique sont clairement identifiées dans la
bibliographie (Lamouroux et al., 2018). Elles peuvent toutes être mobilisées suivant le cas de figure.
Il s?agit des méthodes hydrologiques, hydrauliques et d?habitats. Parmi celles-ci, les méthodes
d?habitats permettent d?établir, en fonction du débit, l?évolution des habitats et ses conséquences
plus ou moins favorables selon les espèces de poissons. La plateforme Habby
(https://habby.wiki.inrae.fr) est dédiée à ce type de méthode.
Le choix d?une méthode d?habitats est souvent privilégié dès lors que la configuration du milieu
aquatique le permet. En cas d?utilisation de la méthode Estimhab, les deux campagnes de débits
réalisées le sont souvent à des niveaux contrastés de débits (cas de l?analyse HMUC Vilaine).
À défaut de se situer dans le domaine d?applicabilité des méthodes d?habitats, une méthode
hydraulique à l?aide d?un modèle hydraulique a minima 2D (HEC-RAS ou autre?) renseigne sur
des variables clés (hauteur d?eau, vitesses de courant, dilution?). Si cela est indiqué, ce modèle
pourra être couplé à des valeurs d?habitat par l?utilisation de la plateforme Habby.
La méthode hydrologique vient plutôt en complément d?une méthode d?habitats pour mettre en
évidence l?occurrence de certains débits et comparer des scénarios de gestion (nombre de jours
de dépassement de certains débits, par exemple).
L?hydrologie « désinfluencée » est systémiquement reconstituée au droit de chaque station
d?estimation de débit biologique, a minima au pas de temps mensuel. Ces informations sont
indispensables pour la détermination des volumes potentiellement mobilisables. Bon nombre
d?analyses HMUC définissent aussi des débits critiques ou de survie10. Par ailleurs, dans le cas de
l?analyse HMUC du Fouzon, le bureau d?études formule la mise en garde suivante : « les débits
biologiques hors période d?étiage n?ont pas été explicitement traités car, comme mis en évidence
dans le rapport du volet ?hydrologie?, l?impact anthropique sur les débits reste aujourd?hui très limité
en dehors de la période d?étiage. Il convient cependant de garder cette problématique en mémoire
dans un contexte de changement climatique ayant également des conséquences sur l?hydrologie
de moyennes et hautes eaux. » Se pose ainsi la prise en compte des besoins des milieux en cas
de gestion des prélèvements (en volume et en débit) pour stockage d?eau en dehors des périodes
de basses eaux. L?annexe 14 approfondit ce sujet.
La mission relève que toutes ces informations ne sont pas issues de modèles « presse-boutons »,
mais permettent d?apprécier les besoins propres aux espèces inféodées au milieu aquatique et
d?en permettre la prise en compte.
Pour tout ce volet sensible, la présence de l?OFB, véritable guide de ce volet, est impérative pour
être force de propositions, pédagogique et expert auprès des acteurs d?une analyse HMUC.
3.1.3 Le volet « U » d?une analyse HMUC : beaucoup de données à
collecter et à estimer pour pallier des lacunes dans les
connaissances
? Usages : analyse des différents usages de l?eau, connaissance des prélèvements
actuels, détermination des prélèvements possibles, étude de solutions alternatives
et /ou complémentaires d?économies d?eau pour les différents usages
(source : SDAGE 2022-2027)
Dans les faits, le volet sur les usages (volet « U ») intervient en premier dans l?analyse HMUC car
il apporte des informations nécessaires pour le volet « H » lorsqu?il s?agit de reconstituer des
régimes hydrologiques dits « désinfluencés ».
10 Débit assurant le maintien de fonctions vitales minimales pour une espèce et un stade de développement donnés,
sans garantir les besoins nécessaires à l?accomplissement de l?ensemble du cycle biologique de cette espèce
(reproduction, croissance, migration, etc.).
PUBLIÉ
https://habby.wiki.inrae.fr/doku.php?id=fr:habby
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Le volet « U » fait le point sur les usages (prélèvements directs et indirects, restitutions, transferts)
et les besoins. Il analyse leurs évolutions constatées et identifie des évolutions prévisibles en
associant les acteurs. Il identifie les ressources concernées (superficielles ou souterraines, réseau
d?eau potable ou milieu naturel pour l?abreuvement, etc.). La collecte et le traitement des données
sur les usages s?effectuent au pas de temps le plus fin possible, au mieux journalier et a minima
mensuel. Cela a été par exemple le cas pour l?analyse HMUC Vilaine. Une typologie des usagers
(activités et pratiques) y a été définie et sera finalement propre à chaque territoire.
Le constat est fait qu?un gros travail de collecte et d?interprétation de données doit être fait pour
évaluer l?incidence de l?ensemble des usages et reconstituer des débits « désinfluencés ». Il ne
suffit pas de recueillir les informations centralisées dans des bases de données nationales (BNPE,
BDLISA?) ou auprès de certains acteurs du territoire (OUGC). Il faut également collecter des
informations disséminées et parfois faire appel à des dires d?expert. Enfin, il faut émettre des
hypothèses pour évaluer certains usages et leur incidence sur le débit des rivières. La mission
tient à souligner la nécessité de discuter des hypothèses alors retenues (répartition dans le temps
et dans l?espace des prélèvements et des restitutions des stations de traitement des eaux usées,
utilisation d?eaux non conventionnelles, etc.). Le tableau 3 en page 35, établi à titre d?exemple,
illustre que l?importance d?une connaissance fine des usages est variable selon les usages.
L?adaptation locale de ce tableau doit permettre de proportionner les efforts à faire dans une
analyse HMUC pour collecter tel ou tel type de données relatives aux usages.
Dès le lancement de l?analyse HMUC, il faut mettre en place un dispositif de gestion des données
apte à intégrer ultérieurement des connaissances plus fines et plus récentes.
Des difficultés récurrentes sont liées à la méconnaissance des prélèvements d?eau à une échelle
infra-annuelle (cf. audition du BRGM au Sénat, page 25). Pour pallier cette lacune de la
connaissance accessible, des hypothèses doivent être formulées à dire d?expert pour établir douze
prélèvements mensuels à partir des prélèvements annuels.
À cette fin, la mission juge utile de mobiliser les collectivités territoriales en charge de la production
de l?eau destinée à la consommation humaine et les usagers industriels dans le processus d?une
analyse HMUC, les usagers agricoles étant quant à eux par ailleurs déjà mobilisés (cf. 2.3.1).
En outre, la mission estime que la transmission annuelle des relevés mensuels d?index des
compteurs puis leur bancarisation seraient de nature à lever des doutes et à résoudre des difficultés
(cf. annexe 15).
[MTECT/DEB] Conforter l?obligation de transmission des volumes
mensuels prélevés pour les prélèvements soumis à autorisation ou à déclaration et déployer
un outil et un protocole permettant de collecter et bancariser ces informations
La mesure n° 12 du « Plan eau » doit contribuer à un meilleur pilotage de la ressource en mesurant
mieux les volumes prélevés. Elle prévoit de rendre obligatoire l?installation de compteurs avec
télétransmission des volumes prélevés :
La mission suggère que le déploiement de cette expérimentation se fasse en Loire-Bretagne
prioritairement dans des bassins où des analyses HMUC ont défini des volumes prélevables à une
échelle temporelle plus fine que la période de basses eaux entière.
Une autre difficulté récurrente est liée à la faible connaissance des plans d?eau sur un territoire
(localisation, superficie, volume, modalités de remplissage, connexion avec le cours d?eau,
PUBLIÉ
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équipement pour restituer le débit réservé, usages actuels, etc.). L?inventaire national des plans
d?eau (https://geoservices.ign.fr/inpe) permet de rapidement acquérir une bonne connaissance des
plans d?eau existants. D?autres renseignements restent néanmoins nécessaires pour bien évaluer
l?incidence des plans d?eau. Cette faible connaissance des plans d?eau est un handicap pour
estimer leur incidence sur le débit des rivières, souligné par exemple pour les bassins du Fouzon
et du Layon-Aubance-Louets. Une autre difficulté apparait quand il s?agit de déterminer des actions
qui permettraient de réduire l?incidence des plans d?eau (effacement de plans d?eau sans usage,
mise en conformité avec respect du débit réservé?).
3.1.4 Le volet « C » de l?analyse HMUC : l?effectivité de son intégration
? Climat : intégration des perspectives de changement climatique, en utilisant a
minima les données disponibles, dès maintenant et au fur et à mesure de
l?amélioration des prévisions en la matière
(source : SDAGE 2022-2027)
Le volet climat (volet « C ») a pour objet l?analyse des études et des données disponibles sur le
changement climatique, au niveau national, régional et local. Cela se traduit par des scénarios
d?évolution à l?échelle du territoire pour mieux appréhender les impacts et les conséquences du
changement climatique sur les ressources et le territoire.
Sur la base des études disponibles (étude Explore 2070, travaux du GIEC, DRIAS Eau, études
locales (Acclimaterra Nouvelle Aquitaine dans le cas du Clain et de la Creuse, ou CRESEB dans
le cas de la Vilaine) ainsi que sur les dernières projections climatiques disponibles auprès de Météo
France, une analyse bibliographique est effectuée puis le volet « C » étudie à l?échelle locale
l?incidence possible du changement climatique. Ce volet fait en général l?objet d?une étude
relativement approfondie. À titre d?illustration, le rapport dédié pour le Fouzon comporte une
centaine de pages et celui pour la Creuse comporte un peu plus de 500 pages. Les analyses
conduites permettent de :
comprendre les dernières projections disponibles en matière d?évolution des paramètres
climatiques (température de l?air et de l?eau11, précipitations, évapotranspiration à l?échelle
la plus adaptée) ;
traduire ces projections climatiques en termes d?évolution quantitative possible de la
ressource tout au long de l?année (niveau de recharge des nappes, régime hydrologique,
en particulier débit d?étiage des cours d?eau, humidité du sol?) ;
définir une évolution possible des usages anthropiques de l?eau ;
définir une évolution possible des milieux et de leurs besoins en eau (qualité et température
de l?eau, biodiversité).
Ensuite, le croisement de toutes ces évolutions possibles liées au changement climatique conduit
à mettre en évidence les masses d?eau en risque de déséquilibre quantitatif, ainsi que les éventuels
futurs points de tension à l?horizon 2050.
Le volet « C »pour la Creuse a ainsi déterminé pour chaque unité de gestion comment pourrait
évoluer l?équilibre entre les usages et la ressource disponible sous l?effet du changement climatique
(cf. figure 8).
11 Les données sur la température sur l?eau présentent un intérêt majeur et les suivis actuellement en place
mériteraient d?être renforcés et mieux organisés. Ils souffrent d?un manque de structuration, avec la présence d?un
réseau thermie à l?OFB encore modeste, l?absence de capitalisation des températures sur les points de prélèvement
de la ressource brute pour l?eau potable et des nombreuses données recueillies par les fédérations
départementales de pêche et de protection des milieux aquatiques.
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Figure 8. Analyse croisée des quatre volets sur l?unité de gestion Aigronne du territoire du SAGE Creuse
Le changement climatique est un élément dont les acteurs locaux ont
du mal à se saisir. Il vise surtout à établir une projection du diagnostic
issu du croisement des trois autres volets. Au stade de l?amélioration
des connaissances, les prestataires sont soit laissés juges, soit
orientés dans les hypothèses dans le choix des scénarios climatiques.
Ensuite, au stade de la prise en compte du changement climatique, les acteurs agissent avec
beaucoup de retenue après avoir constaté notamment une augmentation des températures et de
l?évapotranspiration et une baisse des débits d?étiage.
Par exemple, les décisions prises en matière de volume prélevable dans le bassin du Fouzon
n?anticipent pas l?incidence du changement climatique, bien qu?elle ait été évaluée pour un scénario
d?évolution du climat (RCP 4.512), avec pour résultat des volumes potentiellement mobilisables
(VPM) à l?horizon 2050 qui seraient de 54 % inférieurs à ceux d?aujourd?hui. L?analyse conduite
relève par ailleurs que le seul scénario climatique utilisé peut, d?après les derniers travaux du GIEC,
être considéré aujourd?hui comme relativement optimiste. Il a toutefois été proposé de prévoir, à
moyen terme, une mise à jour des analyses restituées sur la base de nouvelles données. Cela
rejoint la proposition faite par la mission d?un réexamen au moins une fois tous les six ans (cf.
Recommandation 5 page 41).
Les travaux conduits sur le bassin Layon-Aubance-Louets fournissent un autre exemple d?absence
de prise en compte de l?évolution de l?hydrologie durant la période de basses eaux. Ils envisagent
de prendre en compte l?incidence du changement climatique seulement durant la période hivernale,
lorsqu?une augmentation des précipitations saisonnières est attendue sous l?effet du changement
climatique.
L?intégration des connaissances actuelles du changement climatique doit permettre d?établir une
projection territorialisée du croisement des volets hydrologie-hydrogéologie, milieux et usages. Elle
fournit ainsi un outil d?aide à la décision pour la gestion de l?eau sur le territoire d?une démarche
HMUC.
3.1.5 Le rapprochement des quatre volets
Les quatre volets sont ensuite rapprochés pour aboutir au diagnostic, permettant de mettre en
perspective la ressource en eau et les besoins, dans un contexte de changement climatique. Le
rapprochement aboutit à caractériser des unités de gestion cohérentes présentant soit des
tensions d?origine naturelle (hydrologie sensible), soit d?origine naturelle accentuées par les usages
et/ou l?occupation du sol (prélèvements, plans d?eau, etc.), soit d?origine anthropique liées aux
usages et/ou l?occupation du sol.
Le rapprochement des quatre volets est fait à l?échelle mensuelle dans les analyses HMUC
examinées. Il a lieu après qu?une gamme de débits biologiques a été établie et que le débit mensuel
12 RCP (Representative Concentration Pathways). Dans le cadre des travaux du GIEC, différents scénarios de
référence de trajectoires de la concentration en gaz à effet de serre sont utilisés. Ce sont, du moins impactant au
plus impactant, les RCP 2.6, RCP 4.5, RCP 6.0 et RCP 8.5.
Le changement climatique
est étudié mais pris en
compte avec difficulté
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quinquennal sec « désinfluencé » a été reconstitué. La figure 9 illustre la méthode de travail par
étapes :
détermination pour chaque mois de la période de basses eaux (du 1er avril au 31 octobre
dans le cas général) d?un débit objectif biologique mensuel, compris entre la borne basse
et la borne haute de la plage de débits biologiques, parfois supérieur à la borne haute ;
détermination pour chaque mois de la différence entre le débit mensuel quinquennal sec
reconstitué (QMN5 reconstitué) et le débit objectif biologique précédemment retenu.
Cette différence constitue un débit potentiellement mobilisable qui est ensuite converti en
volume potentiellement mobilisable (VPM) pour chaque mois (cf. figure 6 page 23) ;
détermination pour chaque mois du volume prélevable (VP) destiné aux seuls
prélèvements réglementés, une partie du volume potentiellement mobilisable étant utilisée
par des prélèvements non réglementés qui ont été estimés lors de l?analyse des usages
(volet « U »).
Des itérations peuvent avoir lieu avant de fixer les valeurs mensuelles des débits objectifs
biologiques. Tout abaissement d?une valeur mensuelle du débit objectif biologique augmente le
débit potentiellement mobilisable mensuel et le volume prélevable mensuel mais accroît les risques
pour les milieux aquatiques. La partie 4 du rapport développe comment prendre une décision et
arbitrer entre les risques. Quel que soit le choix final en termes de débits objectifs biologiques
mensuels, il est nécessaire de garder trace des étapes qui y ont conduit.
Figure 9. Illustration de la détermination de débits mensuels potentiellement mobilisables (source :
mission)
Ce schéma présente le cas le plus courant où les plus faibles valeurs des QMN5 « désinfluencés »
sont supérieures pour chaque mois à la borne basse de la plage de débits biologiques. Dans ce
cas, quel que soit le mois, il existe un volume potentiellement mobilisable. Pour un mois donné, les
usages actuels pourront être maintenus seulement si le QMN5 influencé est supérieur au débit
biologique mensuel retenu.
Il peut cependant arriver que le QMN5 « désinfluencé » soit inférieur pour un ou plusieurs mois à
la borne basse de la plage de débits biologiques. Pour ces mois-là, le débit mensuel
potentiellement mobilisable est nul. Le guide HMUC apporte le commentaire suivant pour de telles
situations :
Dans ces bassins encore davantage qu?ailleurs, pour soutenir les étiages et augmenter
la résilience des milieux, l?accent doit être mis sur la restauration des zones humides, la
reconnexion des zones humides alluviales aux cours d?eau via la restauration
morphologique des cours d?eau et l?infiltration et la rétention de l?eau dans les sols sur
le bassin versant.
Pour ces situations, la mission ajoute que l?alimentation en eau potable de la population est
prioritaire et que l?impact sur les milieux de cet usage intègre à la fois les volumes prélevés et les
volumes restitués par les stations de traitement des eaux usées. Ces restitutions atténuent l?impact
des prélèvements et jouent un rôle essentiel pour le débit des rivières.
avril mai juin juillet août septembre octobre
0 l/s
50 l/s
100 l/s
150 l/s
200 l/s
250 l/s
300 l/s
350 l/s
400 l/s
Plage de débits biologiques
Borne haute
Borne basse
QMN 5 « désinfluencé »
Débit objectif
biologique
mensuel
Débit potentiellement mobilisable
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La figure 9 permet de percevoir le risque pris si l?on considère qu?il y a fongibilité entre les volumes
potentiellement prélevables mensuels. Pour pouvoir tous les fusionner en un unique volume
potentiellement prélevable valable pour toute la période de basses eaux, il faudrait que tout volume
non prélevé au cours d?un mois donné reste dans le milieu, à la disposition des usages au cours
des mois suivants. Ce n?est évidemment pas le cas, encore moins pour les prélèvements dans les
cours d?eau. La mission considère qu?une fongibilité entre des volumes prélevables définis à
l?échelle mensuelle est toujours porteuse de risques pour le milieu et in fine pour les usages. Dans
ces conditions, une répartition mensuelle est, à ses yeux, un schéma à privilégier (cf. 5.2.1).
La mission a noté que la prise en compte de l?incidence prévisible du changement climatique est
rarement effective lors de la définition des volumes prélevables (cf. 3.1.4).
3.2 Observations sur la méthode de travail
3.2.1 Les conditions de réalisation et de valorisation future
À l?issue d?une analyse HMUC, l?amélioration de la connaissance de la gestion quantitative sur un
territoire donné est très importante, si ce n?est décisive pour le territoire.
La mission considère qu?une condition-clef de la réussite d?une analyse HMUC est la mobilisation
de compétences d?experts en sciences sociales durant tout le processus. Cela permet de s?assurer
d?une bonne compréhension et d?échanges fructueux entre les parties prenantes (cf. 2.3.3). Aussi,
au-delà du temps technique de la collecte de données ou de la modélisation, des temps de
concertation sont à intégrer pleinement durant la réalisation de l?analyse HMUC, comme prévu
pour la Vilaine. Cela peut rallonger le processus de plusieurs mois, comme pour le Fouzon.
Il s?avère que la durée effective de réalisation des analyses HMUC issues de l?AMI dépasse deux
ans. La mission tient à relever qu?une analyse HMUC entraîne des coûts importants tant en études
(cf. annexe 4, avec un coût moyen de 270 milliers d?euros par analyse HMUC issue de l?AMI) qu?en
ressources humaines mobilisées pour son suivi par toutes les parties prenantes.
La mission considère qu?un tel investissement en moyens humains et financiers nécessite
absolument que la démarche HMUC dans son ensemble soit appréhendée comme un outil
dynamique, vivant, pouvant faire l?objet de réactualisations sur certains points précis (cf. 2.2.1 page
17).
3.2.2 La nécessité de disposer de documents d?une appropriation
suffisamment aisée pour permettre des débats éclairés
Les analyses HMUC examinées par la mission délivrent de nombreux documents, très techniques,
volumineux et denses. Toutes les parties prenantes rencontrées s?accordent tant sur la richesse
des informations fournies que sur leur complexité et la difficulté de les comprendre.
La mission estime qu?il est indispensable de disposer de documents d?une appropriation
suffisamment aisée pour avoir des débats éclairés. La compréhension des mécanismes et des
enjeux ne doit pas être un privilège réservé aux seuls experts techniques. Des professionnels en
sciences sociales et en communication peuvent utilement être associés à la conception de
documents synthétiques, qui ne sont pas à considérer comme des documents de communication,
mais bien comme des documents d?aide à la compréhension et à la décision (comme un « résumé
non technique » ou un « document pour les décideurs »).
Plusieurs initiatives sont intéressantes à noter (cas des analyses HMUC Sarthe amont, Creuse,
Vilaine et Fouzon) pour réaliser des documents synthétiques et imagés. À titre d?illustration, pour
la phase 1 « État des lieux - Synthèse et actualisation des données » sur le bassin Sarthe amont,
le bureau d?études a remis une synthèse de 70 pages pour 5 tomes totalisant 720 pages.
La plaquette de 14 pages réalisée pour présenter les résultats de l?analyse HMUC Fouzon13 et les
décisions qui l?ont suivie constitue un exemple très intéressant de document de communication.
13 https://sage-cher-aval.fr/wp-content/uploads/2023/11/Plaquette_complete.pdf
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La mission recommande que le cadre méthodologique des études d?évaluation des volumes
prélevables prévoie la rédaction de documents de synthèse accessibles et lisibles par l?ensemble
des membres de la CLE et autres parties prenantes (cf. Recommandation 8 page 47).
3.2.3 Examiner la standardisation de quelques points de méthode HMUC
La mission n?a pas pu expertiser en profondeur sur le plan technique toutes les méthodes,
hypothèses et choix réalisés dans les analyses HMUC examinées. Il lui semble qu?il pourrait être
utile de standardiser notamment les modèles hydrologiques et hydrogéologiques à mobiliser,
certaines hypothèses ou encore la collecte des données en particulier pour les prélèvements ou
les données climatiques. Le guide méthodologique HMUC porte pour partie ces éléments de
cadrage. Cependant, un examen concret et technique des analyses HMUC produites fait défaut.
À l?image de ce qui a été fait pour l?élaboration des PTGE (Ministère de la Transition écologique et
de la Cohésion des territoires, 2023), il serait utile de mettre à disposition des acteurs locaux un
document rassemblant des exemples remarquables de travaux conduits pour telle ou telle partie
d?une analyse HMUC ou pour les décisions qui ont été prises à sa suite.
Concernant plus spécifiquement la validation technique des outils et méthodes employés, la
mission juge utile la réalisation d?une tierce expertise qui porterait par exemple sur les trois
premières analyses HMUC terminées (Creuse, Clain et Fouzon). Conduite avec rigueur et
neutralité, cette expertise apporterait un premier retour d?expérience de fond technique, utile à la
fois pour ces analyses pour les amender si besoin, et pour faciliter les analyses à venir.
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4 Phase 3 : Prise de décisions à l?issue d?une analyse
HMUC
À partir des résultats livrés par l?analyse HMUC, il est nécessaire de prendre des décisions et
d?arrêter des objectifs pour le milieu et les usages, en particulier des volumes prélevables et leur
répartition entre usages. L?existence d?incertitudes ne doit pas conduire à différer toute prise de
décision et à préférer un statu quo. Une évaluation portant concomitamment sur les incidences
socio-économiques et sur les incidences environnementales constitue un outil d?aide à la décision
pour choisir parmi plusieurs scénarios.
4.1 Passer de l?analyse HMUC à la définition d?une stratégie
Les premiers retours d?expérience suite à la publication de la version n°1 du guide HMUC en juin
2022 ont conduit le secrétariat technique de bassin (STB) à publier une version n°1.1 en septembre
2023. Un avant-propos a alors été ajouté afin de préciser l?insertion d?une analyse HMUC dans un
processus plus global de définition d?une « politique locale de gestion de l?eau ».
Il y a donc bien trois temps pour la construction de la politique locale de gestion de l?eau :
? Un temps de production d?un socle de connaissances partagées, du cadre technique
et des scénarios permettant l?atteinte du bon état ? l?analyse HMUC ? dont la validation
n?entraîne pas nécessairement l?approbation de valeurs de volumes prélevables ou de
gestion.
? Un temps de décision par la CLE, qui doit pleinement prendre en compte les
principales conclusions de l?analyse HMUC sur la situation hydrologique du territoire,
actuelle et future, et les conditions nécessaires au respect des objectifs de bon état.
Pour arrêter, au sein des gammes de décision définies par l?analyse HMUC, le scénario
le plus pertinent au regard des enjeux du territoire, les décisions de la CLE pourront
s?appuyer sur les résultats d?une étude socio-économique menée en parallèle, tout en
s?inscrivant dans le cadre de l?atteinte de l?équilibre quantitatif dans les différentes
parties du territoire concerné.
? Un temps de construction du programme d?action qui doit prendre en compte les
éléments fournis par le diagnostic et être élaboré afin d?atteindre les objectifs fixés. Ce
programme d?action est ensuite mis en oeuvre.
(extrait de l?avant-propos de la version n°1.1 du guide HMUC, septembre 2023)
La mission a elle aussi identifié le besoin de préciser les limites de l?analyse HMUC, de définir la
production qui en est attendue et ce qu?il faut décider ensuite.
L?analyse HMUC doit être perçue comme faisant partie intégrante de l?état des lieux et diagnostic
d?un SAGE sur le volet quantitatif. La mission considère que l?analyse HMUC n?est pas une étude
qui fournit « clés en mains » des valeurs précises et chiffrées, par exemple des débits objectifs ou
des volumes prélevables. L?analyse HMUC est à concevoir et à utiliser comme un outil d?aide à la
décision, devant fournir des fourchettes de valeurs au lieu d?arrêter de telles valeurs. Arrêter une
valeur dans la fourchette ne relève plus strictement de l?analyse HMUC mais d?une phase
décisionnelle qu?il convient de distinguer.
4.2 Comment préparer une prise de décisions en univers incertain ?
La mission a souvent été interpellée au sujet des incertitudes des résultats issus des analyses
HMUC. Certains de ses interlocuteurs sont allés jusqu?à demander un chiffrage de toutes les
incertitudes avec l?objectif de les cumuler.
Les sources d?incertitude sont effectivement nombreuses, ne serait-ce que parce qu?il y a quatre
volets, chacun étant porteur d?incertitudes. L?annexe 10 développe, à titre d?illustration, trois
processus qui fournissent des résultats entachés d?incertitudes : la reconstitution de débits naturels
dits « désinfluencés », la détermination de débits biologiques et l?évaluation de l?incidence de
prélèvements en eaux souterraines sur le débit des cours d?eau.
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Les incertitudes ne sont pas à ignorer, mais cette réalité ne doit pas conduire à ne pas prendre de
décision. L?absence de décision et le statu quo ne sont pas une option à envisager. En revanche,
les décisions prises ne peuvent l?être comme s?il n?y avait aucune incertitude, aucun risque de se
tromper.
4.2.1 Énoncer et qualifier les incertitudes
Des incertitudes existeront toujours à l?issue de l?analyse HMUC, malgré les efforts qui auront été
faits pour les réduire. La mission juge irréaliste de chercher à chiffrer toutes les incertitudes. Elle
estime utile et efficient de recenser les principales sources d?incertitude et d?évaluer qualitativement
leur ampleur et leur incidence sur les volumes prélevables. L?établissement d?un tableau tel que le
tableau 3 sera l?occasion pour les acteurs locaux de débattre autour des incertitudes dont la nature
et l?importance varient selon les territoires.
Tableau 3. Exemple de hiérarchisation des sources d?incertitude dans une analyse HMUC (source :
mission)
Paramètre
Ampleur de
l?incertitude
Incidence d?une erreur
d?estimation sur les
volumes prélevables
Débits biologiques mensuels ? ? ? ?
Connaissance des prélèvements mensuels réglementés ? ? ? ?
Connaissance des prélèvements mensuels réglementés
absents de la BNPE
? ?
Connaissance des prélèvements mensuels non réglementés
dont les prélèvements « domestiques »
? ?
Incidence des prélèvements en eau souterraine ? ?
Connaissance des débits des cours d?eau :
- sans station hydrométrique
- avec une station hydrométrique sans mesure en continu
- avec une station hydrométrique avec mesure en continu
? ?
?
?
? ?
?
?
Ampleur du changement climatique ? ?
Connaissance des restitutions mensuelles des stations de
traitement des eaux usées
? ?
Incidence des plans d?eau ? ?
Abreuvement direct des animaux ? ?
Un tel tableau aide également à garder trace des principales limites identifiées (limites de
connaissance et hypothèses retenues pour les pallier, limites d?ordre méthodologique), des
hésitations et des arbitrages rendus. La mission estime qu?il serait intéressant de relever si les
arbitrages rendus conduisent à une estimation des volumes prélevables optimiste ou pessimiste.
L?énoncé des risques pris lors de la prise de décisions doit permettre de revenir plus aisément sur
des décisions s?il s?avère un jour que l?atteinte des objectifs de résultats sur le milieu est
compromise. Il convient alors de prendre de nouvelles décisions en déplaçant certains curseurs,
sans nécessairement refaire toute une analyse HMUC.
4.2.2 Réaliser une analyse multicritère des impacts sur les milieux et les
usages de différentes propositions de décisions
Il est nécessaire d?éclairer les choix qui doivent être faits, en particulier le choix d?un débit
biologique objectif mensuel et le choix des paramètres qui permettront de convertir ce débit en
volume prélevable mensuel. Les conséquences à examiner seront principalement des impacts
socio-économiques sur les usages et des incidences environnementales sur les milieux. En effet,
la valeur choisie en matière de volumes prélevables doit traduire le meilleur équilibre pour être
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bénéfique à l?échelle de l?environnement, socialement équitable et économiquement efficace et
tenable pour tous les usagers.
La mission insiste sur le caractère indissociable des évaluations de ces deux types d?incidences.
Si l?on examine seulement des incidences environnementales, la tendance sera à la prise de
décisions protectrices pour le milieu, avec en particulier le choix d?un débit biologique objectif
proche de la borne haute de la fourchette issue de l?analyse HMUC.
A contrario, si seuls les impacts socio-économiques sont examinés, la
recherche de leur minoration conduira à retenir la borne basse de la
fourchette issue de l?analyse HMUC, voire à ouvrir le débat sur
l?abaissement de cette borne. Il faut être en mesure d?appréhender les
risques pris pour le milieu si l?on diminue le débit objectif. Le tableau 4
restitue un exemple d?analyse multicritère. Il permet de visualiser
simultanément les incidences environnementales et les impacts sur les
usages qu?aurait tel ou tel choix de débit biologique au sein d?une
fourchette.
Tableau 4. Exemple d?analyse multicritère pour aider au choix d?un débit biologique objectif
(source : Adour-Garonne. Étude pour le bassin versant du Tolzac, octobre 2018)
La mission considère qu?une étude socio-économique à ce stade a pour but d?apporter une aide
au choix de valeurs au sein de fourchettes issues de l?analyse HMUC (par exemple, que se passe-
t-il entre un VP en août de 100 000 m³ et un VP en août de 200 000 m³ ? Quels usages seraient
contraints ? Avec quels impacts ?). Ladite étude doit pouvoir aider à arrêter une valeur de volume
prélevable et à répartir le volume prélevable entre usages.
Cette étude socio-économique n?a pas l?ampleur de l?analyse
économique et financière qui sera à réaliser pour élaborer un PTGE. Il
s?agira alors d?identifier différents scénarios d?actions envisageables
pour asseoir un équilibre dans la durée entre la ressource et les usages.
L?analyse économique et financière comparera ces scénarios à un scénario « sans projet »14. Elle
aidera à choisir le scénario d?actions qui sera mis en oeuvre. Les questions seront alors plus
nombreuses et nécessiteront une analyse plus poussée (par exemple, comment respecter les
volumes prélevables respectivement égaux en juin, juillet et août à 320, 260 et 240 milliers de m³
alors que les prélèvements aux cours de ces mois étaient couramment de 260, 420 et 300 milliers
de m³ ? Quelle peut être la part de la sobriété ? Quelle peut être la part d?une évolution des
assolements ? Quelle peut être la part d?un stockage hivernal dans des retenues ? Que produisent
et que coûtent les investissements envisagés ?).
14 Le scénario « sans projet » n?est pas un scénario de statu quo. Il assure le respect des volumes prélevables,
mais sans prévoir la réalisation d?investissements dans des infrastructures.
Si nécessaire, conduire
une analyse socio-
économique, mais
toujours
concomitamment avec
une analyse
environnementale
Le volet socio-
économique n?est pas
l?analyse pour un PTGE
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[STB] Indiquer dans le cadre méthodologique des études d?évaluation
des volumes prélevables que si une balance « bénéfices-risques » est établie pour éclairer
la fixation d?objectifs de débit biologique, elle doit évaluer concomitamment les impacts
socio-économiques et les impacts sanitaires et environnementaux.
4.3 Comment ménager l?avenir ?
Le fait de devoir prendre des décisions sans être certain du résultat obtenu conduit à convenir de
certains principes pour ménager l?avenir et rester dans une dynamique d?action tournée vers
l?atteinte du bon état des masses d?eau.
4.3.1 Convenir d?objectifs de résultats
Les objectifs de résultats à atteindre portent sur l?état des masses d?eau. C?est le « juge de paix »
qui permet in fine d?évaluer si le train de mesures mis en oeuvre est adapté.
En matière de suivi, il ne suffit pas de vérifier le respect des volumes prélevables. Il faut aussi
suivre, par exemple, le respect du DOE, la fréquence de déclenchement de mesures d?alerte
sécheresse et de crise sécheresse sans oublier de suivre l?état des masses d?eau.
4.3.2 Prévoir une amélioration de la connaissance
La hiérarchisation des sources d?incertitude dans une analyse HMUC (cf. tableau 3 page 35)
permet d?identifier des priorités pour améliorer la connaissance.
Au vu des analyses HMUC examinées, la mission peut citer des pistes d?amélioration de la
connaissance fréquemment rencontrées (cf. 3.1) :
la collecte et la bancarisation des volumes prélevés mensuellement ;
l?évaluation de l?incidence des prélèvements d?eau dans les nappes ;
la connaissance du débit de certains cours d?eau ;
les incidences du changement climatique.
L?amélioration des connaissances permise par la démarche HMUC permet aussi d?enclencher une
dynamique d?actualisation des données utiles aux prises de décision, tant pour la gestion
structurelle que pour la gestion conjoncturelle. La démarche HMUC permet souvent de développer
les réseaux de stations de mesure. La mission estime que ces investissements doivent être
pérennisés. Les coûts de fonctionnement de ces stations doivent être alors prévus, notamment
dans les budgets des EPTB.
4.3.3 Ne pas prendre de décision engageant sur une trop longue période
Des décisions sont prises en univers incertain, malgré les efforts déployés pour réduire les
incertitudes. Dans ces conditions, il faut être capable de revenir sur ses décisions et de les amender.
Entretemps, la connaissance de différents éléments aura pu être améliorée.
Le code de l?environnement invite à une telle posture avec un réexamen au moins tous les six ans :
« Le préfet coordonnateur de bassin veille à la réalisation et à la mise à jour de ces
études en examinant au moins une fois tous les six ans s?il y a lieu d?actualiser les études
déjà réalisées ou d?engager de nouvelles études sur de nouveaux sous-bassins ou
fractions de sous-bassins, notamment au regard du bilan des situations d?étiage et de
gestion de crise, des effets tangibles du changement climatique sur les ressources en
eau, de l?état de mise en oeuvre d?une utilisation efficace, économe et durable de la
ressource en eau, et des évolutions des besoins liés aux différents usages de l?eau ; »
(2° du II de l?article R213-14 du code de l?environnement introduit par le décret n°2021-
795 du 23 juin 2021)
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
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La mission considère qu?il ne s?agit pas d?emblée de refaire une analyse HMUC tous les six ans.
S?il s?avère que les objectifs de résultats ne seront pas atteints, il faudra avant tout revenir sur le
processus de décision qui a suivi la réalisation de l?analyse HMUC, sans toutefois exclure de revoir
certains points de l?analyse HMUC, en particulier pour valoriser l?amélioration de la connaissance.
[PCB et préfets] Ne pas figer les décisions pour une période trop
longue, notamment celles de l?autorité administrative, afin d?initier l?entrée dans un
processus d?amélioration continue prévoyant, si nécessaire, l?introduction d?actions
correctives.
PUBLIÉ
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5 Phase 4 : Mise en oeuvre opérationnelle des décisions
À l?issue de la phase 3, des décisions ont été prises au vu de l?analyse HMUC et de ses conclusions.
En particulier, des valeurs de débit objectifs ont été fixées au sein de fourchettes de valeurs issues
de l?analyse. Pour décliner ces décisions et les rendre opérationnelles, il convient de s?appuyer au
mieux sur les procédures et outils déjà existants et d?éviter tout foisonnement inutile.
La mission a établi le tableau 5 pour inventorier et décrire les modalités de déclinaison
opérationnelle des décisions prises à l?issue d?une analyse HMUC. L?établissement d?un tel tableau
nécessite une parfaite compréhension des termes du SDAGE et mériterait d?être réalisé par le
secrétariat technique de bassin.
Pour rendre opérationnelles certaines conclusions tirées en phase 3 de la démarche HMUC, le
SDAGE a prévu une simple validation des conclusions par la CLE et la mise en oeuvre peut être
rapide (cf. 5.1). Pour d?autre décisions, l?autorité administrative doit intervenir (cf. 5.2). Parfois, une
validation de la CLE est insuffisante et une révision préalable du SAGE est nécessaire (cf. CLE ou
SAGE dans la colonne « gouvernance locale » du tableau 5).
Tableau 5. Articulation entre les analyses HMUC et les politiques de gestion de la ressource en eau
Modalité de gestion de la ressource en eau
Valeurs préexistantes à
l?analyse HMUC
Adoption
Adaptation locale de la définition de la période
de basses eaux (durée ? 7 mois)
SDAGE CLE
Adaptation locale des conditions de remplissage
hors période de basses eaux des retenues pour
un usage en période de basses eaux
SDAGE CLE
Gestion structurelle :
Adaptation des valeurs de DOE (POE) du
SDAGE pour des points nodaux existants
SDAGE CLE
Définition de VP Parfois en ZRE
CLE
Répartition des VP entre usages
Parfois en ZRE, selon le
contenu du règlement du
SAGE
Éventuelle définition de nouveaux points
nodaux
- SAGE
Gestion conjoncturelle :
Définition de DSA et DCR (PCR) SDAGE SAGE
Éventuelle définition de nouveaux points
nodaux
- SAGE
PTGE -
Structure porteuse du
SAGE et autres
Contrat territorial avec l?agence de l?eau Parfois un contrat en cours
Structure porteuse du
SAGE et autres
5.1 Adaptation locale de certaines dispositions du SDAGE 2022-
2027
Depuis l?entrée en vigueur du SDAGE 2022-2027, des conclusions tirées des analyses HMUC
peuvent être prises en compte dès leur validation par la CLE (Cf. disposition 7A-2, annexe 6).
Selon le schéma d?organisation proposé par la mission (cf. figure 4 page 16), il s?agit des décisions
prises à l?issue de la phase 3 de la démarche HMUC.
Cette mise en oeuvre accélérée d?adaptations locales du SDAGE concerne :
la définition de la période de basses eaux (7B-1) ;
PUBLIÉ
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l?adaptation des valeurs de DOE (POE, NOE) définies par le SDAGE (7A-1) ;
l?encadrement de l?augmentation possible des prélèvements en période de basses eaux
(7B-2, 7B-3, 7B-4 et 7B-5) ;
les conditions de remplissage hors période de basses eaux des retenues pour un usage
en période de basses eaux (7D-4).
L?autorité préfectorale tient compte, dans ses décisions, de ces adaptations validées par la CLE.
Ces adaptations ont en effet vocation à être intégrées dans le règlement du SAGE dès son adoption
ou à l?occasion de sa révision. Naturellement, les nouvelles valeurs de DOE (POE, NOE) ont
également vocation à être intégrées lors de la prochaine mise à jour du SDAGE.
Pour l?adaptation d?autres dispositions, le SDAGE vise le SAGE sans mentionner cette mise en
oeuvre accélérée. Une révision du SAGE est alors nécessaire (cf. tableau 5 page 39). Cela
concerne la définition de nouveaux points nodaux et de leurs débits objectifs associés (7A-1) ainsi
que la modification des valeurs de DSA (PSA, NSA) et de DCR (PCR, NCR) définies par le SDAGE
(7A-1).
5.2 Décisions préfectorales pour la gestion structurelle de la
ressource
Un acte de l?autorité préfectorale est nécessaire pour donner suite à bon nombre de décisions
prises par la CLE au vu des conclusions tirées de l?analyse HMUC. La principale décision
préfectorale concerne la fixation de volumes prélevables et leur répartition entre usages.
5.2.1 La définition des volumes prélevables et leur répartition entre
usages
Le décret 2021-795 du 23 juin 2021 a introduit une compétence nouvelle du préfet coordonnateur
de bassin, le chargeant d?arrêter les volumes prélevables et leur répartition entre usages :
Le préfet coordonnateur de bassin arrête les volumes prélevables et leur répartition par
usages et en informe les préfets concernés. Lorsque le règlement du SAGE instaure
déjà une répartition entre les usages de l?eau conformément à l?article R212-47, il est
mis en cohérence avec la décision du préfet.
(?) Le préfet coordonnateur de bassin peut déléguer sa compétence à un préfet de
département ou de région, à l?échelle d?un sous-bassin, ou d?une fraction de sous-bassin
ou d?une masse d?eau souterraine.
(3° du II. de l?article R213-14 du code de l?environnement)
Pour l?exercice de cette compétence du préfet coordonnateur de bassin, il est nécessaire que les
conclusions à tirer de l?analyse HMUC aient été validées par la CLE et ne comportent ni erreur, ni
imprécision ou difficulté d?interprétation. Ces conditions n?ont pas toujours été remplies pour les
documents que la mission a examinés.
Il est à noter que l?article R213-14 du code de l?environnement mentionne une répartition des
volumes prélevables (il s?agit donc de volumes déterminés sur la période basses eaux, cf. annexe
3 Glossaire) tandis que l?article L212-5-1 du code de l?environnement mentionne pour les SAGE
une « répartition de volumes globaux de prélèvement par usage » (il s?agit de volumes déterminés
sur l?année entière). Jusqu?à présent, les quelques SAGE dont le règlement définit une répartition
du volume prélevable le font plutôt pour l?année entière, au moins pour les usages industriels et
pour l?AEP.
La mise en cohérence du règlement du SAGE avec les décisions du préfet se fait sans difficulté
dès lors que le préfet a arrêté des volumes maximaux à respecter pour les prélèvements d?eau
autorisés ou déclarés et réparti ces maxima en ayant défini des volumes maximaux pour chaque
usage. Ceci est valable tant au sein de la période de basses eaux que pour le reste de l?année.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043975536
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[PCB] Arrêter, pour toutes les démarches HMUC, des volumes
maximaux à respecter pour les prélèvements d?eau soumis à autorisation ou à déclaration,
tant au sein de la période de basses eaux que pour le reste de l?année, les répartir en
définissant des volumes maximaux pour chaque usage et rappeler que l?opportunité d?une
actualisation sera examinée au moins une fois tous les six ans.
La question de la résolution temporelle à laquelle sont définis les volumes prélevables se pose.
Alors que l?analyse HMUC permet de définir des valeurs mensuelles de volumes prélevables, faut-
il définir un volume prélevable pour chacun des mois de la période de basses eaux ou bien est-il
envisageable de mettre en place un certain niveau de fongibilité entre des valeurs mensuelles ?
L?orientation 7C du SDAGE fait mention d?une répartition des volumes prélevables dans le temps
(semaine, décade ou mois) au moins en période de basses eaux. La mission considère qu?une
fongibilité entre des volumes prélevables définis à l?échelle mensuelle est toujours porteuse de
risque pour le milieu, accroissant in fine l?insécurité pour les usages, et qu?une répartition mensuelle
est un schéma à privilégier (cf. 3.1.5).
Si la définition de plusieurs sous-périodes au sein de la période de basses eaux avec la fusion
d?enveloppes pour des mois successifs était retenue, il faudrait (1) débattre de la définition de ces
sous-périodes afin de minimiser l?augmentation des risques pour les milieux et pour les usages,
(2) garder trace des débats, des arbitrages et des risques pris et (3) convenir de la possibilité de
revenir sur cette définition si la fréquence des années avec mesures de gestion de crise s?avérait
trop élevée. L?annexe 16 rapporte le travail conduit dans le bassin du Fouzon qui a bien fait
apparaître les points (1) et (2).
Une analyse HMUC peut également livrer des éléments intéressants pour définir des modalités
d?ajustement annuel des volumes prélevables, en fonction notamment de l?état de la ressource en
sortie d?hiver (niveau des nappes libres pour les nappes inertielles à cycle pluriannuel, niveau de
remplissage des retenues?). La mission estime que cela améliore la gestion structurelle et
contribue à prévenir en amont l?apparition en cours d?année de situations d?alerte et de crise.
[PCB] Dans la stratégie d?évaluation des volumes prélevables, prescrire
l?identification de volumes prélevables pour chaque mois de la période de basses eaux. Si
des fusions de volumes prélevables mensuels sont envisagées, celles-ci sont à débattre en
CLE et la démarche HMUC doit évaluer les risques alors encourus. En tout état de cause,
toute fusion entre les volumes prélevables mensuels jusqu?au 30 juin et les volumes
prélevables mensuels à compter du 1er juillet est à exclure.
5.2.2 La délivrance et la mise à jour des prescriptions des autorisations
et déclarations de prélèvement, notamment des AUP
À eux seuls, l?arrêt par le préfet coordonnateur de bassin des volumes prélevables et de leur
répartition entre usages et l?information des préfets concernés sont insuffisants pour que les
prélèvements directs dans la ressource en période de basses eaux, autorisés ou déclarés tous
usages confondus, respectent le « volume prélevable » à une échéance compatible avec les
objectifs environnementaux du SDAGE. Cette exigence issue de l?article R211-21-1 du code de
l?environnement nécessite le plus souvent de revoir des actes administratifs.
Pour cela, l?autorité administrative qui délivre les autorisations de prélèvement et les récépissés de
déclaration doit procéder à la mise à jour des prescriptions en termes de volumes maximaux
pouvant être prélevés. L?annexe 17 rapporte des informations réglementaires concernant la gestion
des autorisations et des déclarations de prélèvements d?eau et les conditions de leur mise à jour.
Là où il n?y pas encore d?organisme unique de gestion des prélèvements d?eau pour l?irrigation
(OUGC), la mission considère que la mise en place d?un OUGC suivie de la délivrance d?une
autorisation unique de prélèvement (AUP) est la solution adaptée pour assurer le respect des
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https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
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volumes prélevables alloués à l?irrigation et répartir ces volumes entre les irrigants (cf. annexe 17).
Les plans annuels de répartition établis dans ce cadre apportent une agilité pour modifier la
répartition entre irrigants (article R*214-31-3 du code de l?environnement).
Le volume total réglementé par autorisation ou déclaration doit être au plus égal au volume
prélevable avant une date compatible avec les objectifs environnementaux du SDAGE. Le préfet
coordonnateur de bassin aura utilement notifié cette date aux préfets, en même temps que les
informations relatives aux volumes prélevables et à leur répartition entre usages.
La mesure n° 11 du « Plan eau » précise l?échéance ultime de 2027 pour mettre fin aux
autorisations de prélèvement qui vont au-delà de ce qui est soutenable :
Après mise en oeuvre des volumes prélevables ainsi retenus, s?il s?avère que des mesures
conjoncturelles de limitation des usages de l?eau doivent être prises plus de deux années sur dix15,
cela signifie que les volumes prélevables retenus sont excessifs au regard de la ressource
disponible et qu?il convient de les revoir. La révision des volumes prélevables ne nécessitera pas
systématiquement une mise à jour de l?analyse HMUC. Il pourra parfois suffire de revenir sur les
arbitrages faits lors de la prise de décisions au vu des analyses HMUC (cf. 4.3.3).
Pour la mission, il est indispensable d?évaluer ex post l?incidence des
risques pris lors de la définition des volumes prélevables. L?annonce
précoce et claire de cette manière de travailler, combinant de manière
indissociable l?acceptation du risque de se tromper et la possibilité de
revenir sur les décisions prises, devrait être de nature à faciliter la mise en place d?une gestion
structurelle adaptée et efficace. Elle ouvre la porte à un travail si nécessaire par étapes avec des
réajustements successifs s?il est constaté que les objectifs de résultats ne sont pas atteints. Ainsi,
le suivi des indicateurs du tableau de bord du SAGE permet une gestion dynamique.
5.2.3 Le cas particulier des prélèvements en dehors des périodes de
basses eaux pour stockage
Les prélèvements en dehors de la période de basses eaux peuvent être amenés à se développer,
en particulier pour alimenter des ouvrages de stockage dits de substitution16 . La situation se
présente là où il est nécessaire de réduire sensiblement les volumes prélevés en période de basses
eaux afin de respecter les volumes prélevables.
Les prélèvements en dehors de la période de basses eaux, y compris les prélèvements en eaux
souterraines, ont eux aussi une incidence sur les milieux aquatiques. Le SDAGE 2010-2015 du
bassin Loire-Bretagne a introduit des dispositions pour maîtriser cette incidence et les mises à jour
du SDAGE les ont fait évoluer (cf. annexe 14). Le SDAGE 2016-2021 du bassin Loire-Bretagne a
innové en définissant des conditions de remplissage des ouvrages de stockage en dehors de la
période de basses eaux. Il a introduit une méthode opérationnelle, facile à déployer et qui n?a pas
d?équivalent.
La réglementation a récemment évolué pour mieux prendre en compte les spécificités des
prélèvements en dehors des périodes de basses eaux (décret n° 2021-795 du 23 juin 2021 et
décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022, instruction du 14 décembre 2023).
15 II. de l?article R211-21-1 du code de l?environnement : « Ce volume prélevable correspond au volume pouvant
statistiquement être prélevé huit années sur dix en période de basses eaux dans le milieu naturel aux fins d?usages
anthropiques, en respectant le bon fonctionnement des milieux aquatiques dépendant de cette ressource et les
objectifs environnementaux du SDAGE ».
16 « Les retenues de substitution sont des ouvrages de stockage étanches, déconnectés du milieu naturel aquatique
et alimentés exclusivement par des prélèvements hors période de basses eaux qui se substituent à des
prélèvements existants en période de basses eaux » (disposition 7D-3 du SDAGE).
Il est nécessaire de se
préparer à revenir sur les
décisions prises
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698563
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En dehors de la période de basses eaux, l?article R211-21-3 du code de l?environnement ouvre une
alternative entre la définition de conditions de prélèvement en volume ou en débits et la définition
de volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques. La mission relève le caractère
pragmatique de la disposition 7D-4 pour définir des conditions de prélèvement en débits, voire pour
définir des volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques (usage fait de la
disposition 7D-4 par exemple sur le territoire de l?analyse HMUC Layon-Aubance-Louets).
L?étude de « l?impact des prélèvements d?eau en cours d?eau hors étiage » remise en février 202417
a simulé l?impact qu?auraient des prélèvements respectant les termes de la disposition 7D-4 (le
débit minimal à laisser dans le cours d?eau et le débit maximal du prélèvement tels que définis par
défaut, avant éventuelle adaptation locale). L?étude a simulé des prélèvements directs en cours
d?eau (à effet immédiat sur le débit du cours d?eau) mais n?a pas simulé des prélèvements en nappe
libre (à effet lissé et différé sur les écoulements du cours d?eau). La mission relève que ladite étude
a pu montrer, pour le scénario de prélèvement simulé, une altération en général modérée des
indicateurs hydrologiques retenus pour cette étude.
Au vu de la difficulté à définir des méthodes pour encadrer les prélèvements en dehors des pério-
des de basses eaux et des résultats de l?étude précédemment citée, la mission considère que :
les termes de la disposition 7D-4 peuvent être utilisés s?il est nécessaire d?évaluer des
volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques (en application de l?article
R211-21-3 du code de l?environnement), y compris en activant les possibilités d?aménager
le débit maximal des prélèvements (jusqu?à 60 % du module comme l?analyse HMUC
Layon-Aubance-Louets l?a étudié pour les situations présentant un régime hivernal
particulièrement contrasté) ;
les études d?évaluation de volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques
en dehors des périodes de basses eaux doivent évaluer des volumes pouvant être
disponibles à une fréquence élevée (huit années sur dix) afin de maîtriser le risque de ne
pas pouvoir remplir les ouvrages de stockage ;
l?activation de la possibilité de réduire le débit minimal à laisser dans le cours d?eau est
inappropriée (absence d?évaluation par le SDAGE, absence d?évaluation par l?étude remise
en février 2024) ;
il est nécessaire de rappeler que cette évaluation de volumes pouvant être disponibles ne
vaut pas étude d?impact pour un projet ;
pour les prélèvements en eaux souterraines, en nappe d?accompagnement et en nappe
libre :
? les termes de la disposition 7D-4 sont à utiliser pour évaluer des volumes pouvant être
disponibles pour les usages anthropiques en dehors des périodes de basses eaux (ce
qui a été fait par l?analyse HMUC dans le bassin du Clain), bien que le SDAGE le
prescrive seulement pour les prélèvements en eaux superficielles et en nappe
d?accompagnement ;
? le début du remplissage des retenues doit commencer seulement après que le débit de
la rivière alimentée par la nappe libre dépasse durablement son module. La définition
du niveau piézométrique minimal au-dessus desquels le prélèvement en nappe est
possible hors période de basses eaux (disposition 7C-1) doit apporter cette garantie,
après analyse des relations en période de recharge entre le niveau de la nappe libre et
le débit de base de la rivière exutoire ;
? l?effet lissé et différé des prélèvements en nappe sur les débits des rivières doit être pris
en compte pour en évaluer l?incidence y compris en période de basses eaux ;
les exigences prescrites par la disposition 7D-4 pour le remplissage des ouvrages hors
substitution en ZRE ou en 7B-4 doivent s?appliquer à tous les ouvrages, de substitution ou
hors substitution, et quelle que soit leur localisation (ZRE ; 7B-2, 7B-3, 7B-4 ou 7B-5), bien
que les dispositions 7D-3 et 7D-5 ne fassent que recommander de reprendre ces exigences
(cf. tableau 14 page 116) ;
17 CATTANÉO F. et al, février 2024
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
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la gestion collective des prélèvements hors période de basses eaux pour remplir des
retenues est incontournable pour assurer que les prélèvements cumulés n?amènent pas le
débit en deçà du module et pour éviter un phénomène de « yo-yo » (cf. annexe 14).
Ces différents points sont issus de l?examen des analyses HMUC en cours et méritent d?être
examinés lors de la prochaine mise à jour du SDAGE Loire-Bretagne (cf. Recommandation 9 page
47).
5.3 Définition et mise en oeuvre de plans d?actions
De nombreuses décisions prises à l?issue d?une analyse HMUC nécessitent une mobilisation des
acteurs locaux. Les CLE et les structures porteuses de SAGE, de PTGE et d?autres contrats
territoriaux jouent un rôle essentiel dans cette mobilisation.
5.3.1 Le SAGE
Le SAGE est un document de planification important pour donner suite aux conclusions de
l?analyse HMUC. Il est défini et adopté par la CLE. Le choix de la stratégie du SAGE et la définition
des objectifs, des orientations du PAGD et des règles inscrites dans le règlement permettent
d?intégrer les décisions issues de l?analyse HMUC dans le SAGE. La révision du SAGE ? ou son
adoption ? est incontournable pour certains points (cf. 5.1).
Le « Plan eau » comprend deux mesures concernant les SAGE que les analyses HMUC
permettront de mettre en oeuvre :
et
Dans le prolongement du « Plan eau », le comité de bassin Loire-Bretagne a délibéré le
13 décembre 2023 et a demandé à chaque CLE d?intégrer l?objectif minimal de réduction globale
et pour tous les usages des prélèvements de 10 % à l?horizon 2030 et de s?engager à le décliner à
son échelle dans une stratégie territoriale (SAGE, PTGE?) consécutive à une analyse HMUC
(cf. 1.2).
La mission a pourtant constaté la faible propension des CLE à intégrer les volumes prélevables et
leur répartition entre usages dans le SAGE. Les conséquences de la démarche HMUC sur une
révision du SAGE n?ont pas vraiment été perçues et discutées au départ. Tout se passe aujourd?hui
comme si cette perspective effarouchait.
[CLE] Réviser le SAGE, ou adopter un SAGE, en intégrant les volumes
prélevables définis au sein de la période de basses eaux et leur répartition entre usages
PUBLIÉ
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5.3.2 PTGE et contrats territoriaux
Le plus souvent, au vu des déséquilibres actuels et à venir, des actions sont à mener pour atteindre
un équilibre, dans la durée, entre besoins et ressources disponibles en respectant la bonne
fonctionnalité des écosystèmes aquatiques, en anticipant le changement climatique et en s?y
adaptant. Cela correspond aux caractéristiques attendues du programme d?actions d?un PTGE
(instruction du Gouvernement du 7 mai 2019 relative au PTGE). La définition du programme
d?actions doit tenir compte des réelles possibilités de financement des actions envisagées et de la
nécessité d'un modèle économique pérenne.
Un PTGE requiert un diagnostic préalable et l?analyse HMUC est à concevoir pour alimenter ce
diagnostic :
Le SDAGE 2022-2027 promeut l?engagement d?analyses HMUC, préalables
indispensables à la construction partagée de PTGE à l?échelle territoriale pertinente
(arrêté du 18 mars 2022 du préfet coordonnateur de bassin portant approbation du
SDAGE 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne et arrêtant le programme pluriannuel)
Un PTGE approuvé par le préfet coordonnateur de bassin et un contrat territorial validé par le
conseil d?administration de l?agence de l?eau sont des conditions d?éligibilité aux aides de l?agence
de l?eau Loire-Bretagne à la mise en oeuvre d?actions de retour à l?équilibre quantitatif :
Le Contrat Territorial est l?outil cadre du financement par l?agence des actions agricoles
et milieux aquatiques, issues du PTGE, à l?échelle d?un territoire.
(?) Les retenues de substitution pour l?irrigation agricole doivent s?inscrire dans un
PTGE approuvé par le préfet coordonnateur de bassin ou le préfet référent,
conformément à l?instruction du Gouvernement du 7 mai 2019.
(Source : Fiche-action QUA_6 ? Créer des retenues de substitution, 11ème programme
d?intervention révisé, Période 2022-2024, mise à jour en décembre 2023)
Un PTGE et un contrat territorial font donc partie des suites opérationnelles à donner aux
conclusions d?un grand nombre d?analyses HMUC. La figure 10 présente les étapes successives
conduisant à un contrat territorial qui prévoirait notamment la réalisation de retenues de substitution
avec un stockage d?eau hors période de basses eaux.
Analyse HMUC ?
Définition des VP et de leur
répartition entre usages
? SAGE
?
PTGE
?
Contrat territorial
avec l?agence de l?eau
Figure 10 : Enchaînement des étapes depuis l?analyse HMUC jusqu?à un contrat territorial
Un suivi de l?évolution de la pression de prélèvements et de l?état des milieux est à mettre en place
pour évaluer ex post la pertinence des décisions prises au vu de l?analyse HMUC (cf. 5.2.1). Ce
suivi, qui relève de ce que la mission entend par gestion dynamique, trouve sa place dans les
SAGE, les PTGE et les contrats territoriaux.
5.4 Actions du préfet coordonnateur de bassin
Le préfet coordonnateur de bassin exerce plusieurs compétences en relation avec les démarches
HMUC. Ainsi, il lui revient de :
piloter et coordonner une stratégie d?évaluation des volumes prélevables (article R213-14
du code de l?environnement) ;
arrêter les volumes prélevables et leur répartition par usages ou déléguer cette
compétence à un préfet de département ou de région (article R213-14 du code de
l?environnement) ;
piloter et coordonner une stratégie précisant l?opportunité de mener, sur certains territoires,
des évaluations des volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques hors
période de basses eaux (article R213-14 du code de l?environnement) ;
approuver par écrit le contenu du PTGE (instruction du Gouvernement du 17 janvier 2023) ;
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
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classer en ZRE les zones présentant une insuffisance, autre qu?exceptionnelle, des
ressources par rapport aux besoins (article R211-71 du code de l?environnement) ;
fixer les orientations relatives au contenu des mesures de restriction temporaire des usages
de l?eau et à leurs conditions de déclenchement (article R211-69 du code de
l?environnement).
L?article R213-14 du code de l?environnement encadre la définition des territoires concernés par la
stratégie d?évaluation des volumes prélevables : ce sont les ZRE et les sous-bassins identifiés
dans le SDAGE comme sous-bassins en déséquilibre quantitatif ou montrant un équilibre très
fragile. Dans le bassin Loire-Bretagne, outre les ZRE, cela pourrait concerner les territoires visés
par les dispositions 7B-3, 7B-4 et 7B-5 ainsi que certains territoires visés par la disposition 7B-2
pour lesquels l?état des lieux du bassin a établi que les masses d?eau présentent un état qualifié
de « moins que bon » pour des raisons liées à la quantité d?eau (cf. annexe 12).
Le bassin Loire-Bretagne se trouve dans une situation particulière puisque la réalisation d?analyses
HMUC, en cours ou achevées, couvre environ 85 % de la superficie du bassin. Dans ces conditions,
une partie des territoires où des volumes prélevables seront connus n?aura pas été incluse dans
les cibles prioritaires pour l?évaluation de volumes prélevables.
La mission considère cependant que les volumes prélevables issues d?analyses HMUC réalisées
en dehors des territoires cibles de la stratégie d?évaluation des volumes prélevables doivent eux
aussi être arrêtés par le préfet coordonnateur de bassin, ainsi que leur répartition entre usages.
Cela permettra de sécuriser les usages, facilitera l?atteinte des objectifs environnementaux et sera
de nature à simplifier la prochaine mise à jour du SDAGE (cf. 5.5).
Concernant le classement en ZRE, la mission relève que le préfet peut le faire évoluer
indépendamment des mises à jour du SDAGE et considère que le texte du SDAGE et ses cartes
ne doivent générer aucun doute sur ce point (cf. annexe 13).
Le débit objectif d?étiage (DOE) est le débit « permettant de satisfaire l?ensemble des usages en
moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux » (arrêté modifié du 17 mars 2006
relatif au contenu des SDAGE). Dans le SDAGE Loire-Bretagne, il s?agit d?un débit moyen mensuel
et les valeurs de DOE définies l?ont été de manière fruste. Sauf pour de rares exceptions, il s?agit
du QMNA5 observé sur une période s?achevant en 2012 et d?une durée comprise entre 16 ans et
37 ans. Implicitement, l?hypothèse retenue est que la gestion était équilibrée durant cette période.
La mission note que ce n?est pas le fruit d?une estimation correspondant à la définition donnée en
2006.
Sur le bassin Loire-Bretagne, tous les éléments nécessaires à la mise en conformité de DOE pour
les points nodaux auront dû être déterminés à l?issue d?une analyse HMUC (débits biologiques
mensuels, volumes prélevables mensuels?). En vue de la mise à jour du SDAGE, il est nécessaire
que les démarches HMUC aboutissent à proposer des valeurs de DOE selon une méthode
harmonisée. Pour cela, il convient que (1) le guide HMUC expose de manière détaillée et illustrée
la méthode de détermination du DOE pour un point nodal et (2) le préfet coordonnateur de bassin
demande la détermination de DOE a minima pour les points nodaux du SDAGE et précise la
nécessité de tenir compte des objectifs des territoires situés en aval du point nodal, en particulier
pour les axes réalimentés.
La mission relève les difficultés rencontrées pour comprendre certains termes du SDAGE lors de
la réalisation des analyses HMUC. Par exemple, la disposition 7D-4 définit le cas particulier des
« bassins versants présentant un régime hivernal particulièrement contrasté, dont le rapport au
module du débit moyen mensuel interannuel maximal est supérieur à 2,5 ». Le SDAGE n?a pas
défini le « débit moyen mensuel interannuel maximal ». Il apparait que l?analyse HMUC Layon-
Aubance-Louets et l?analyse Sèvre nantaise l?ont interprété d?une manière (une évaluation unique
dudit rapport par station hydrométrique, avec un résultat binaire ? la condition est satisfaite ou ne
l?est pas ? valable pour l?ensemble des 5 mois hors période de basses eaux) tandis que l?analyse
HMUC Clain a retenu une autre interprétation, moins contraignante pour les usages (un résultat
binaire propre à chacun des 5 mois hors période de basses eaux). La mission juge nécessaire que
la stratégie de bassin relative aux prélèvements hors période de basses eaux indique quelle est
l?interprétation valide.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698550
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698518
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Le guide HMUC établit le cadre méthodologique des études
d?évaluation des volumes prélevables. C?est une prérogative du préfet
coordonnateur de bassin. Les premiers retours d?expérience ont
montré qu?il est nécessaire de préciser certains points techniques, mais
aussi de définir et faire connaître d?autres aspects tels que la
gouvernance et la procédure. Deux solutions sont envisageables pour répondre à ce besoin :
soit compléter le guide HMUC pour aborder ces aspects ;
soit conserver au guide HMUC un caractère technique et créer un nouveau document,
accompagnant le guide.
La mission a une préférence pour cette seconde formule. L?augmentation de volume du guide
restera alors modérée, évitant un effet d?optique de complexification. Le document
d?accompagnement s?adresserait en priorité aux services de l?État et définirait leur rôle dans les
démarches HMUC et les informations qu?ils devraient relayer. Il serait signé par le préfet
coordonnateur de bassin après consultation, par exemple, des services de l?État (la commission
administrative de bassin) et du comité de bassin. Il serait adressé aux préfets et rendu public.
[STB] Ajouter au cadre méthodologique des études d?évaluation des
volumes prélevables la nécessité de rédiger des documents de synthèse accessibles et
lisibles par l?ensemble des parties prenantes, la méthode de détermination d?un débit
objectif d?étiage (DOE) ainsi que la nécessité de déterminer le DOE aux points nodaux.
5.5 Prochaine mise à jour du SDAGE
Le SDAGE est mis à jour tous les six ans (IV de l?article L212-2 du code de l?environnement).
Le SDAGE 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne comporte un chapitre 7 intitulé « Gérer les
prélèvements d?eau de manière équilibrée et durable ». Son organisation est héritée de celle du
SDAGE 2010-2015 et a été largement reprise lors des deux dernières mises à jour du SDAGE.
La lecture de ce chapitre 7 est devenue assez complexe. Il fait appel à un zonage original dont la
mission considère que le but principal est de prendre en compte l?existence de déséquilibres
quantitatifs dans des territoires qui ne sont pas classés en ZRE, sans toutefois procéder à leur
classement en ZRE. Les dispositions du chapitre 7 empilent aujourd?hui des recommandations et
des dispositions obligatoires, elles-mêmes assorties de mesures d?exception ou dérogations. Cet
enchevêtrement est maximal pour ce qui concerne les modalités de remplissage des retenues en
dehors de la période de basses eaux (cf. tableau 14 page 116).
Lorsque toutes les analyses HMUC auront été conduites, des volumes prélevables et leur
répartition entre usages auront été arrêtés pour chacun des territoires. Dans ces conditions inédites,
la mission considère qu?il sera tout à fait envisageable de simplifier le zonage du SDAGE et ses
dispositions. L?écriture des dispositions du SDAGE pourrait alors renvoyer aux volumes
prélevables et à leur répartition.
Par ailleurs, il est justifié d?amender les dispositions du SDAGE relatives aux prélèvements hors
période de basses eaux pour remplir des retenues. L?encadrement de ces prélèvements en eaux
souterraines et en eaux superficielles est à revoir, à simplifier et à uniformiser (cf. 5.2.3).
[Comité de bassin Loire-Bretagne] Lors de sa prochaine mise à jour,
rendre le SDAGE plus simple, plus lisible et plus efficace, en considérant par défaut que
l?autorité préfectorale aura défini des volumes prélevables et leur répartition entre usages à
l?issue des démarches HMUC et en mettant fin aux multiples exceptions relatives aux
conditions de remplissage de retenues hors période de basses eaux.
Produire un document
d?accompagnement du
guide HMUC
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032973269
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Conclusion
Des démarches HMUC sont actuellement conduites sur des territoires couvrant la quasi-totalité du
bassin Loire-Bretagne. La mission propose de parler de « démarche HMUC » pour désigner
l?ensemble des phases de travail qui s?articulent autour de « l?analyse HMUC » proprement dite.
Ce sont avant tout des études de volumes prélevables comme il en a été réalisé en nombre dans
d?autres bassins hydrographiques. Elles s?en distinguent par l?accent mis sur la prise en compte du
changement climatique. Le contexte réglementaire ayant évolué, une répartition entre usages des
volumes prélevables est désormais à définir.
La détermination des volumes prélevables et leur répartition entre usages sont indispensables pour
permettre à l?ensemble des usagers de l?eau d?avoir une bonne visibilité sur la ressource dont ils
peuvent disposer dans le contexte du changement climatique et dans un cadre permettant l?atteinte
des objectifs environnementaux du SDAGE Loire-Bretagne. Il importe que des décisions de
répartition de la ressource en eau réellement mobilisable soient prises et qu?elles le soient en pleine
conscience des conséquences qu?elles induisent.
L?examen des démarches HMUC a conduit la mission à investiguer deux champs, un champ
technique et un champ organisationnel.
Sur le plan technique, la mission n?a pas décelé d?erreurs manifestes en termes de méthode, sans
toutefois avoir pu expertiser en profondeur l?ensemble des méthodologies, des hypothèses et des
choix réalisés dans chacune des analyses HMUC examinées. Il pourrait être intéressant de réaliser
une tierce expertise qui porterait par exemple sur les trois premières analyses HMUC terminées.
Conduite avec rigueur et neutralité, elle permettrait de faire un premier retour d?expérience de fond
technique, utile à la fois pour les décisions et les suites de ces analyses et pour la réalisation des
analyses à venir.
Sur le plan organisationnel, la mission a identifié des facteurs de réussite, favorables à l?émergence
d?un consensus concernant la détermination des volumes prélevables et de leur répartition entre
usages. Le pilotage du travail est essentiel, depuis la réalisation de l?analyse HMUC proprement
dite jusqu?à la définition d?un programme d?actions. Il est nécessaire de clarifier dès le départ ce
qui est attendu d?une démarche HMUC ? ce que l?analyse HMUC fera et ce qu?elle ne fera pas ?
et les décisions qui seront prises à partir de ses résultats. Un accord précoce sur la nature des
décisions à prendre, sur la manière dont elles seront prises et sur la manière dont elles pourront,
si nécessaire, être amendées au fil du temps est un gage de réussite. La mobilisation de
spécialistes de la concertation ou de la médiation est une bonne pratique à encourager.
Pour la mission, une analyse HMUC ne peut pas rester sans suite. Étant donné les enjeux, tant
environnementaux qu?économiques, sa réalisation doit dès le départ être inscrite dans une
démarche plus globale devant aboutir à des actions concrètes.
Les analyses HMUC présentent un réel potentiel pour constituer un formidable outil de dialogue
dans les territoires, associant toutes les parties prenantes intéressées par la gestion de l?eau. Il
revient aux acteurs locaux de s?en emparer, de travailler ensemble, de prendre conscience du
caractère limité de la ressource en eau et de l?impérieuse nécessité de convenir de son partage.
Céline DEBRIEU-LEVRAT
Claude GITTON
Alain JOLY
Inspectrice Inspecteur général Inspecteur général
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Annexes
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Lettre de mission
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Liste des personnes rencontrées
Contacts nationaux, régionaux et de bassin
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
CARTIER Johnny DREAL Centre-Val de Loire/
Service Eau, Biodiversité,
Risques Naturels et Loire
Chef de service
FEUILLET Christian DREAL Centre-Val de Loire/
Service Eau, Biodiversité,
Risques Naturels et Loire
Chef du département Eau et
Bassin Loire-Bretagne
TEIGNE-
SOULIGNAC
Hugo DREAL Centre-Val de Loire/
Service Eau, Biodiversité,
Risques Naturels et Loire
Chargé de mission études
HMUC
SAPPEY Alain Agence de l?eau
Loire-Bretagne/Direction
Évaluation et Planification
Chef du service Planification
HOAREAU Mathilde Agence de l?eau
Loire-Bretagne/Direction
Évaluation et Planification
Chargée de mission
COLIN Julien Agence de l?eau
Loire-Bretagne/Direction
Évaluation et Planification
Chargé de mission
ENJABAL David Agence de l?eau Adour-Garonne Chef de service Gestion de la
ressource et hydroélectricité
RICHARD Bastien Agence de l?eau Adour-Garonne Chargé de mission ressources
en eau
CAREL-JOLY Isabelle DREAL de bassin Adour-Garonne Cheffe d?unité Politiques
sectorielles
SEGARD Louise-
Adélie
DREAL de bassin Adour-Garonne Chargée de mission gestion
quantitative
MICHAUX Hélène Agence de l?eau
Rhône-Méditerranée-Corse
Directrice du Département du
Programme et des
Interventions
PELTE Thomas DREAL de bassin
Rhône-Méditerranée-Corse
Chef du service Ressources en
eau, Milieux et Fleuve Rhône
PITRAT Didier DREAL de bassin
Rhône-Méditerranée
Chef de Pôle Délégation de
bassin
WALCH Laurent DRAAF Centre-Val de Loire Ingénieur général de bassin
AUGEARD Bénédicte OFB, Direction de la recherche et
de l?appui scientifique
Directrice adjointe
BERTHIER Caroline OFB, Service appui aux acteurs
BESSIN Sabine OFB, DR Centre-Val de Loire
GOTANÈGRE Gaëtan OFB, Service appui aux acteurs Cheffe de service adjointe
MAGAND Claire OFB, Direction de la recherche et
de l?appui scientifique
SAGNES Pierre OFB, Direction de la recherche et
de l?appui scientifique
VAUCLIN Vincent OFB, DR Centre-Val de Loire
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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NOM Prénom Organisme Fonction
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
ROSSIGNOL Benoît Établissement public Loire Directeur Ressource en eau
BOISGARD Laurent Établissement public Loire Directeur adjoint
développement et gestion
territorialisée
ACTEURS ÉCONOMIQUES
NOYAU Philippe Centre-Val de Loire Président chambre régionale
d?agriculture
BONNEFOUS Nicolas Allier Vice-président chambre
départementale d?agriculture
CONAN Loïc Côtes-d?Armor Élu chambre départementale
d?agriculture
NICOLAS Bertrand Puy-de-Dôme Vice-président chambre
départementale d?agriculture
TURPEAU François Vienne Élu chambre départementale
d?agriculture
DAVID Charles Bretagne Chargé de mission
DESHAYE Ludmilla Puy-de-Dôme Chargée de mission
FERRAND Thierry Nièvre Chargé de mission
HALLOIN-
BERTRAND
Isabelle Indre-et-Loire Chargée de mission
MARTENS Julien Allier Chargé de mission
NOZACH Marie-Noëlle Centre-Val de Loire Chargée de mission
ROUSSEAU Marie-Laure Pays de la Loire Chargée de mission
SCHMITT Chloé Vienne Chargée de mission
Territoire Allier
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
CORDIER Yvan Préfecture de la Haute-Loire Préfet
PLANQUETTE Antoine Préfecture de la Haute-Loire Secrétaire général
MERLIN Christophe DDT de la Haute-Loire Directeur adjoint
CHEILLETZ Xavier DDT de la Haute-Loire/Service de
l?Environnement et de la Forêt
Chef de service
CHARBONNIER Jean-Claude DDT de la Haute-Loire/Service de
l?Environnement et de la Forêt
Chargé de mission
CHOPIN Philippe Préfecture du Puy-de-Dôme Préfet
BRUN Guilhem DDT du Puy-de-Dôme Directeur
NICOLAU Nathalie DDT du Puy-de-Dôme/Service Eau
Environnement Forêt
Cheffe du bureau Politique
territoriale de l?eau
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
FERRAND Emmanuel Maire de Saint-Pourçain-sur-Sioule Président de la CLE du SAGE
Allier aval jusqu?au 24/09/2023
GARDÈS-SAINT-
PAUL
Mireille Conseillère communautaire,
Communauté de communes du
Haut-Allier
Présidente de la CLE du SAGE
Du Haut-Allier
PIERRET Jade Établissement public Loire Animatrice de la CLE du SAGE
Du Haut-Allier
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Territoire Fouzon
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
BOURDILLON Antoine DDT de l?Indre Chargé de mission
?préservation de la ressource en
eau?
TEIGNE-
SOULIGNAC
Hugo DREAL Centre-Val de Loire Chargé de mission HMUC
BANCHEREAU Laurent DDT de l?Indre Chef de l?unité eau
TOUZAC Pierre AELB Chargé de projet DCE/SDAGE
et gestion quantitative de l?eau
durable de la ressource en eau
VAUGLIN Vincent OFB Ingénieur en appui technique
aux politiques de l?eau
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
PERROCHON Serge Maire de Nohant-en-Graçay Président de la CLE du SAGE
Cher aval
ACTEURS ÉCONOMIQUES
GIROUARD Pierre Association des irrigants de l?Indre Président
RIOLLET Denis Chambre départementale
d?agriculture de l?Indre
Vice-Président
GANTET Marie Chambre départementale
d?agriculture de l?Indre et
Association des irrigants de l?Indre
Chargée de mission
DELOCHES Monsieur Syndicat des Exploitants
Piscicoles de la Brenne
Administrateur
ASSOCIATIONS
BARBEY Bruno FDAAPPMA de l?Indre Directeur
TOUSSAINT Christian Indre Nature Administrateur
Territoire Creuse
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
VENDERERBEN Rik DDT de l?Indre Directeur
BURGAUD-
TOCCHET
Hélène DDT de l?Indre Directrice adjointe
COLIN Antoine DDT de l?Indre Chef du service Eau et nature
FRAKOWIACK-
JACOBS
Anne Préfecture de la Creuse Préfète
MEROT Bastien Préfecture de la Creuse Secrétaire général
GILLI-DUNOYER Pascale DDT de la Creuse Directrice adjointe
SPINASSOU Laurence DDT de la Creuse/Service Espace
Rural, Risques et Environnement
Adjointe au chef du service
GOVAL Laurent DDT de la Creuse/Service Espace
Rural, Risques et Environnement
Adjoint à la cheffe du bureau-
milieux aquatiques
TOUZAC Pierre Agence de l?eau Loire-Bretagne/
délégation Centre-Loire
Chargé de mission Planification
GAGNEUX Claire Agence de l?eau Loire-Bretagne/
délégation Poitou-Limousin
Chargée de mission
Planification
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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NOM Prénom Organisme Fonction
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
BERTHELOT Vincent EPTB Vienne Responsable du secteur Vienne
Amont/Creuse
BEAUFORT Aurélien EPTB Vienne
GODET Jérémie Conseiller régional Centre-Val de
Loire
Président de la CLE du SAGE
Creuse
LORIOT Stéphane EPTB Vienne Directeur
Territoire Sarthe amont
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
ZABOURAEFF Éric Préfecture de la Sarthe Secrétaire général
CHARRIER Christophe DDT de la Sarthe Directeur adjoint
MORVAN Emmanuelle DDT de la Sarthe/Service Eau
Environnement
Cheffe de service
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
DELPIERRE Pascal Maire de Saint-Léonard-des-Bois Président de la CLE du SAGE
Sarthe amont
LE BORGNE Éric Syndicat du Bassin de la Sarthe Animateur du SAGE Sarthe
Amont
LAUNAY Adrien Conseil régional des Pays de la
Loire
Chargé de programme
« politique territoriale de l?eau »
ACTEURS ÉCONOMIQUES
SCHAEPELYNCK Catherine Chambre d?agriculture des Pays
de la Loire
Présidente déléguée pour le
territoire Nord Sarthe
ASSOCIATIONS
ANDRÉ Alain UFC Sarthe
HÉNAFF Jean Sarthe Nature Environnement
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Territoire Layon-Aubance-Louets
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
ORY Pierre Préfecture de Maine-et-Loire Préfet
GIBAUD Catherine DDT de Maine-et-Loire Directrice adjointe
DUGUÉ Julien DDT de Maine-et-Loire/Service
Eau, Environnement et
Biodiversité
Chef de service
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
DERVIEUX Jean-Jacques Syndicat Layon-Aubance-Louets Vice-président
Président de la CLE du SAGE
Layon-Aubance-Louets
PERDRIEAU Dominique Syndicat Layon-Aubance-Louets Président
Président de la CLE du SAGE
Layon-Aubance-Louets de 2006
à octobre 2023
COCHARD Jean-Pierre Syndicat Layon-Aubance-Louets Vice-président Gestion
Quantitative et Ressource en
Eau
Communauté de Communes
Loire-Layon-Aubance
Vice-Président délégué à la
voirie
BOUQUET Pascaline Syndicat Layon-Aubance-Louets Animatrice du SAGE Layon-
Aubance-Louets
LOCHU Yannick Syndicat Layon-Aubance-Louets Directeur
SEGUIN Axelle Syndicat Layon-Aubance-Louets Chargée de mission
quantitative (HMUC, PTGE)
VITRAI Bruno Communauté de Communes
Loire-Layon-Aubance
Chargé de mission GEMAPI et
eaux pluviales
ACTEURS ÉCONOMIQUES
ASSERAY Denis Chambre d?Agriculture des Pays
de la Loire
élu
HEMONT Sophie Chambre d?Agriculture des Pays
de la Loire
Chargée de mission « Eau et
Irrigation »
PIHEE Nicolas Chambre d?Agriculture des Pays
de la Loire
Chargée de mission « Eau et
Irrigation »
ASSOCIATIONS
NICOLAS Yann France Nature Environnement
Anjou
MERLIN Bernard Fédération de Maine-et-Loire pour
la Pêche et la Protection du Milieu
Aquatique
Président
FENEON Stéphanie Fédération de Maine-et-Loire pour
la Pêche et la Protection du Milieu
Aquatique
Directrice
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Territoire Vilaine
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
ARCHAMBAULT Benoît DDTM d?Ille-et-Vilaine Chef de service et responsable
MISEN
LATAPIE-BAYROO Thierry DDTM d?Ille-et-Vilaine Directeur
ROGER Clément DREAL Bretagne Chargé de mission données
qualitatives et quantitatives
SIERBELLE Valenton AELB ? délégation Armorique Chargé d?interventions ?
service collectivités et
industries
CATROUX Hubert AELB ? délégation Armorique Chargé d?intervention ? service
espaces ruraux
ANQUETIL Hélène OFB ? DR Bretagne Ingénieure appui à la
planification des acteurs
TRACZ Yann OFB ? SD35 Chef d?unité
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
BARON Sébastien EPTB Vilaine « Eaux et Vilaine » Responsable de l?unité gestion
quantitative
DUBEAU Fanny EPTB Vilaine « Eaux et Vilaine » Animatrice territoriale, chargée
d?études HMUC
DEMOLDER Michel Maire de Pont-Péan, Président du
Syndicat intercommunal du bassin
versant de la Seiche
Président de la CLE du SAGE
Vilaine
HERVÉ Pascal EPTB Vilaine « Eaux et Vilaine » Vice-Président
LECOLLINET Pierre EPTB Vilaine « Eaux et Vilaine » Coordinateur barrage Vilaine
amont
ACTEURS ÉCONOMIQUES
DAVID Charles CDA35 Chargé de mission - CRAB
ROBBE Louise Commun accord Chargée de mission
LEBIHEN Yann SCE Chargé de mission
TIOZZO Julien SCE Chargé de mission
DIEBOLT Cédric SCE Chef de service
ASSOCIATIONS
PENNOBER Pauline Eau et rivières de Bretagne Chargée de mission
PELLERIN Richard Fédération de pêche 35 directeur
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Glossaire des sigles et acronymes
Acronyme Signification
AMI Appel à manifestation d?intérêt
AUP Autorisation unique de prélèvement attribuée à un Organisme unique de gestion collective
des prélèvements d?eau pour l?irrigation
BDLISA Référentiel hydrogéologique « Base des Données des LImites des Systèmes Aquifères »
BRGM Bureau de recherches géologiques et minières
CCTP Cahier des clauses techniques particulières
CGAAER Conseil général de l?alimentation, de l?agriculture et des espaces ruraux
CLE Commission locale de l?eau
CRESEB Centre de ressources et d?expertise scientifique sur l?eau de Bretagne
DCE Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000
établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l?eau, dite
« directive cadre sur l?eau »
DCR Débit de CRise
Débit moyen journalier « en dessous duquel seuls les exigences de la santé, de la
salubrité publique, de la sécurité publique et de l?alimentation en eau de la population et
les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits » (arrêté du 17 mars 2006 relatif au
contenu des SDAGE).
DEB Direction de l?eau et de la biodiversité (Ministère de la Transition écologique et de la
Cohésion des territoires)
DDT(M) Direction départementale des territoires (et de la mer)
DOE Débit objectif d?étiage
Débit permettant de satisfaire l?ensemble des usages en moyenne huit années sur dix et
d?atteindre le bon état des eaux
DREAL Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
DSA Débit seuil d?alerte
Débit moyen journalier en dessous duquel la coexistence de tous les usages et le bon
fonctionnement des milieux n?est plus assurée. Son franchissement entraîne la mise en
place des premières mesures de restriction des usages de l?eau.
DRIAS Portail « Donner accès aux scénarios climatiques Régionalisés français pour l?Impact et
l?Adaptation de nos Sociétés et environnement » développé par Météo-France
(https://www.drias-climat.fr/)
DUPLOS Déclaration Unifiée Pour Les Ouvrages Souterrains
(https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/)
EPTB Établissement public territorial de bassin
GIEC Groupe d?experts intergouvernemental sur l?évolution du climat
HMUC Hydrologie, milieux, usages, climat
IGEDD Inspection générale de l?environnement et du développement durable
IOTA Installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ou à déclaration au titre
de la loi sur l?eau
LEMA Loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l?eau et les milieux aquatiques
M Module d?un cours d?eau
Débit moyen annuel interannuel en un point d?un cours d?eau.
MOA Maître d?ouvrage
Pour une analyse HMUC, il s?agit de la structure porteuse du SAGE lorsqu?elle existe.
PUBLIÉ
https://www.drias-climat.fr/
https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Acronyme Signification
NOE Niveau d?objectif d?étiage
Dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne, il est la déclinaison du principe du DOE au cas
de zones humides ou de marais « permettant de satisfaire l?ensemble des usages en
moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux ». Il est défini par
référence à un niveau moyen mensuel et est utilisé sur le Marais poitevin.
OFB Office français de la biodiversité
OUGC Organisme unique de gestion collective des prélèvements d?eau pour l?irrigation
PAGD Plan d'aménagement et de gestion durable de la ressource en eau et des milieux
aquatiques (le PAGD et le règlement sont les deux documents constitutifs d?un SAGE)
PCB Préfet coordonnateur de bassin
(articles L213-7 et R213-14 du code de l?environnement)
PCR Piézométrie de CRise
Niveau piézométrique journalier moyen « en dessous duquel seuls les exigences de la
santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l?alimentation en eau de la
population et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits » (déclinaison pour
les nappes d?eau souterraines du principe du DCR).
POE Piézométrie Objectif d?Étiage
Dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne, il est la déclinaison du principe du DOE pour
les nappes d?eau souterraines « permettant de satisfaire l?ensemble des usages en
moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux » Le POE, quant à lui, est
défini par référence à un niveau journalier.
PTGE Projet de territoire pour la gestion de l?eau
QMN5 Débit moyen mensuel sec de période de retour 5 ans
Par exemple, pour une station dont le QMN5 du mois de mai est de 500 L/s, la probabilité
d?y observer, sur une année donnée, un débit moyen du mois de mai inférieur à 500 L/s
est de 1/5.
QMNA5 Débit (Q) mensuel (M) minimal (N) de chaque année civile (A) de fréquence quinquennale
sèche
SAGE Schéma d?aménagement et de gestion des eaux
SDAGE Schéma directeur d?aménagement et de gestion des eaux
STB Secrétariat technique de bassin, associant les services de la DREAL Centre-Val de Loire,
de l?agence de l?eau Loire-Bretagne et de la direction régionale Centre-Val de Loire de
l?OFB
VP Volume prélevable en période de basses eaux
défini par le II de l?article R 211-21-1 du code de l?environnement voir note en fin de tableau
VPM Volume potentiellement mobilisable
ZRE Zone de répartition des eaux
(articles R211-71 et suivants du code de l?environnement)
II de l?article R211-21-1 du code de l?environnement :
II. (?) on entend par volume prélevable, le volume maximum que les prélèvements
directs dans la ressource en période de basses eaux, autorisés ou déclarés tous usages
confondus, doivent respecter en vue du retour à l?équilibre quantitatif à une échéance
compatible avec les objectifs environnementaux du SDAGE.
Ce volume prélevable correspond au volume pouvant statistiquement être prélevé huit
années sur dix en période de basses eaux dans le milieu naturel aux fins d?usages
anthropiques, en respectant le bon fonctionnement des milieux aquatiques dépendant
de cette ressource et les objectifs environnementaux du SDAGE.
Il est issu d?une évaluation statistique des besoins minimaux des milieux sur la période
de basses eaux. Il est réparti entre les usages, en tenant compte des enjeux
environnementaux, économiques et sociaux, et dans les conditions définies au II de
l?article R213-14.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000022479490
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Appel à manifestation d?intérêt pour réaliser des
analyses HMUC
Un appel à manifestation d?intérêt (AMI) pour réaliser des analyses HMUC a été lancé en avril 2022
par l?agence de l?eau Loire-Bretagne. Le taux de subvention était exceptionnellement porté de 70 %
à 100 % grâce à une enveloppe de 1,5 million d?euros apportée par le plan de relance de l?État
(ministère en charge de l?agriculture).
La sélection des projets a été réalisée à l?échelle du bassin Loire-Bretagne. Les candidatures ont
été classées par un comité de sélection selon l?ordre de priorité défini dans le règlement de l?AMI :
1. les territoires en Zone de répartition des eaux (ZRE) ;
2. les territoires concernés par les dispositions 7B-3, 7B-4 et 7B-5 du SDAGE 2022-2027 ;
3. les territoires concernés par la disposition 7B-2 du SDAGE 2022-2027.
Le coût total prévisionnel des projets déposés et répondant aux critères d?éligibilité a dépassé celui
de l?enveloppe financière réservée. Le conseil d?administration de l?agence de l?eau a décidé
d?accompagner à hauteur de 100 % les projets prioritaires éligibles à l?AMI et non cofinancés par
l?enveloppe du plan de relance (cf. figure 11).
Figure 11. Financement des analyses HMUC suite à l?AMI, état à fin 2022 (source : agence de l?eau
Loire-Bretagne)
Au final, 29 projets issus de l?AMI ont été financés comme suit (un même projet a fait l?objet de
quatre dossiers d?aide, avec un dossier par maître d?ouvrage) :
18 dossiers avec un cofinancement (3,43 millions ¤ de l?agence de l?eau et 1,48 million ¤
du Plan de relance) ;
7 dossiers financés à 100 % par l?agence de l?eau et engagés en 2022 (1,34 million ¤) ;
7 dossiers financés à 100 % par l?agence de l?eau et engagés au cours du premier trimestre
2023 (1,59 million ¤).
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Monographies des six analyses HMUC examinées
Annexe 5.1. Choix des analyses examinées
Pour tenir compte des échéances à respecter, la mission a examiné un échantillon de six analyses
HMUC. Après discussion avec la DREAL de bassin et l?agence de l?eau, la mission a arrêté un
échantillon comprenant les analyses HMUC conduites sur les bassins suivants : Allier amont et
aval, Creuse, Fouzon, Sarthe amont, Layon-Aubance-Louets et Vilaine. Cet échantillon a été validé
le 18 juillet 2023 par la préfète coordonnatrice de bassin.
Le choix de ces analyses HMUC a été fait en s?appuyant sur des éléments transmis par la DREAL
de bassin et l?agence de l?eau. Ce choix permet de couvrir la diversité des situations existantes
(localisation géographique, nature des dispositions du SDAGE s?appliquant localement, stade
d?avancement de l?analyse HMUC, type de structure porteuse, identité des bureaux d?études,
évaluation par la DREAL de bassin et l?agence de l?eau du risque de blocage).
Figure 12. Localisation des analyses HMUC examinées par la mission
Au cours de ses travaux, la mission s?est intéressée à ce qui a été produit par la démarche conduite
sur le bassin du Clain, sans toutefois y rencontrer les acteurs comme pour les autres territoires.
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Annexe 5.2. L?analyse Allier (Haut-Allier et Allier aval)
Départements : Lozère, Ardèche, Haute-Loire, Cantal, Puy-de-Dôme, Allier, Cher et Nièvre.
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC réunit ceux des SAGE Haut-Allier et Allier-aval. Il
comprend 898 communes situées sur 8 départements. Sa superficie est de 9 024 km² et le
nombre de personnes vivant sur le territoire est estimé à environ 827 000 habitants.
Les reliefs du territoire le long de la rivière Allier sont
cristallins côté Margeride et volcaniques côté Devès. En aval
de Vieille-Brioude, le bassin versant est formé par le fossé
sédimentaire des Limagnes et par les régions montagneuses
dont la chaîne des Puys. Le comblement des cratères par
d?épais dépôts sablo-détritiques a transformé le massif
volcanique en un réservoir naturel pour le bassin. Au total, le
bassin comprend 137 masses d?eau.
Les deux principales formations aquifères du territoire sont
les alluvions de l?Allier et les formations volcaniques.
S?agissant des formations profondes, hors nappes alluviales,
le meilleur réservoir est constitué par les sables et argiles du
Bourbonnais. Au niveau des alluvions de l?Allier, le bilan
mensuel d?étiage est négatif environ pendant 3 mois
consécutifs. Une étude de VP avait été réalisée par la
chambre d?agriculture en 2013 dans le cadre de la mise en
place d?un OUGC sur le département de l?Allier.
La stratégie du SAGE du Haut-Allier définit les règles d?encadrement de la réalisation des
ouvrages de franchissement des cours d?eau, des plans d?eau existants et de la création de
nouveaux plans d?eau ainsi que de protection des zones humides. Celles du SAGE Allier aval
portent sur la limitation et l?encadrement des nouveaux plans d?eau, l?encadrement des plans
d?eau existants et des nouveaux ouvrages, travaux et aménagements dans l?espace de mobilité
optimal de l?Allier.
La rivière Allier à l?aval de la confluence du Donozau est un axe réalimenté par soutien d?étiage
et est donc visée par la disposition 7B-5 du SDAGE 2022-2027. La zone nodale Allier aval
(concernée par le point nodal Al1 situé à Cuffy), à l?exception de l?axe mentionné en 7B-5, est
visé par la disposition 7B-3.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC : EPTB-Loire.
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : bureau d?études CESAME environnement avec sous-
traitants Aquabio et DialTerre/Voix croisées.
Comité technique, comité de pilotage, CLE pour Haut-Allier et CLE élargie au comité restreint
du PTGE pour Allier aval.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits :
- mi 2021 : rapport - atlas - synthèse de l?état des lieux ;
- fin 2022 : rapport diagnostic global - atlas entités Haut-Allier - atlas entités Allier aval - rapport
décrivant les stations et le suivi des données de 2019 à 2022.
Méthodes adoptées :
- phase préliminaire (2019-2020) avec installation de 60 stations de suivi hydrologique et
10 stations de suivi piézométrique sur le bassin Allier aval ;
- réunions de cadrage avec les services de l?État ;
- ateliers territoriaux pour partager la méthode et les résultats du diagnostic.
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Points notables :
- le barrage de Naussac a été créé pour sécuriser les usages et assurer le soutien d?étiage de
l?Allier et de la Loire en aval du bec d?Allier ; le barrage de Villerest situé sur la Loire dans le
département de la Loire fournit lui aussi de l?eau à la Loire en aval du bec d?Allier ;
- le régime hydrologique de l?Allier a été fortement modifié en étiage par la construction du
barrage de Naussac. Les débits d?étiage au niveau de Vieille-Brioude étaient de 4 m³/s. Ils
descendent désormais rarement en dessous de 8 m³/s. En période estivale, au niveau du
bassin du Haut-Allier, plusieurs affluents de l?Allier connaissent des étiages sévères avec
préjudice pour les milieux, les activités aquatiques et l?alimentation en eau potable. En période
hivernale, les débits spécifiques des cours d?eau dans le secteur sud du bassin sont
relativement importants, avec des valeurs supérieures à 10 L/s/km².
Volet Milieux du diagnostic HMUC (achevé)
Documents produits :
- analyse DMB réalisée sur les affluents de l?Allier ;
- octobre 2022 et février 2023 : rapports diagnostic et prospective.
Méthodes adoptées :
- installation et suivi de 60 stations de mesure Estimhab jusqu?en 2022.
Points notables ;
- problématique de réalisation du volet Milieux sur l?axe réalimenté ;
- les espèces piscicoles seront affectées par la hausse des températures et les changements
du régime hydrologique, avec modification de la répartition de certaines espèces.
Volet Usages du diagnostic HMUC (achevé)
Documents produits :
- octobre 2022 et février 2023 : rapports diagnostic et prospective ;
- en cours fin 2023 : détermination des volumes potentiellement mobilisables et des débits
cibles référence.
Méthodes adoptées :
- consultation des structures gestionnaire AEP par courrier ou par questionnaire en ligne pour
validation des données récoltées et estimées par le bureau d?études ;
- étude AP3C pour l?évaluation de l?ETP et du besoin d?irrigation ? Étude ADIRA des besoins
d?irrigation en Limagne ? Calcul de bilan hydrique réalisé en tenant compte, mois par mois,
de l?évolution de la réserve en eau du sol, des besoins de la plante et des apports des
précipitations ;
- dialogue territorial pour la définition des débits cibles et des volumes potentiellement
mobilisables - comparaison VPM et prospective avec les volumes prélevés ;
- Deux hypothèses de calcul pour la définition des débits cibles et des volumes pouvant être
disponibles pour les usages anthropiques en dehors de la période de basses eaux : débit
cumulé des prélèvements de 20 % ou de 40 % du module. Option privilégiée : limiter le débit
prélevé à 20 % du module interannuel dans la limite d?un débit influencé > module
quinquennal sec.
Points notables :
- 849 captages ;
- évolution des besoins en eau potable de +6 % (+3,7 millions de m³) à l?horizon 2030 et +21 %
(+13,3 millions de m³) à l?horizon 2050 ;
- stabilité globale des besoins des industriels disposant de leurs propres captages - Plans
d?Utilisation Rationnelle de l?Eau (PURE) pour les prélèvements en eau souterraine dans le
Puy-de-Dôme avec objectif de réduction de la consommation de -20 % à partir de 2025 ;
- évolution des besoins liés à l?abreuvement du bétail (doublement au-delà de 30°C), avec
allongement des périodes de forts besoins ? Projet CERCEAU de réduction des
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consommations d?eau dans les élevages ? Baisse des besoins en eau pour l?élevage d?environ
3 % (en année moyenne) pour le Haut-Allier et d?environ 7 % pour Allier aval ;
- augmentation de l?ETP annuelle de +30 % entre 2000 et 2050 ? Augmentation du besoin en
eau des cultures avec les températures ? Augmentation de besoin en eau de l?ordre de + 45 %
sur le Haut-Allier et +41 % sur l?Allier aval en année moyenne à l?horizon 2050 ? 15 Mm³
supplémentaires pour le Puy-de-Dôme, 7 Mm³ pour l?Allier et 1 Mm³ pour la Haute-Loire ?
+26 Mm³ en année quinquennale sèche pour l?ensemble du territoire ? Augmentation du
besoin d?irrigation du maïs de 80 % et nécessité d?irrigation sur d?autres cultures ?
Augmentation de la fréquence de l?irrigation ? Volonté de mobiliser des volumes en période
hors basses eaux.
Volet Climat du diagnostic HMUC (achevé)
Documents produits :
- début 2023 : rapport de la phase prospective avec prise en compte des effets du changement
climatique et de l?évolution des besoins aux horizons 2030 ? 2050.
Méthodes adoptées :
- l?analyse HMUC s?est appuyée sur les projections climatiques sous le scénario d?émission de
gaz à effet de serre et aérosols A1B (médian en termes d?évolution thermique) effectuées
dans le cadre des projets de recherche Explore 2070 et ICC Hydroqual, avec utilisation des
modèles climatiques du 4ème rapport du GIEC (2007) ;
- la prospective a été faite par comparaison des ressources en eau futures et des prélèvements
et restitutions futurs pour mise en évidence des secteurs excédentaires, en tension et en
déficit ;
- des réunions ont été organisées avec les professions agricoles, les industriels et le secteur
du tourisme pour présenter les données souhaitées afin de réaliser les analyses des phases
de diagnostic et de prospective ;
Points notables :
- à l?horizon 2050, la recharge des nappes pourrait baisser de 25 %, les écoulements moyens
interannuels de 20 à 30 % et le débit d?étiage quinquennal de 15 à 50 %.
- réchauffement de l?ordre de 2,3 à 2,4 °C en milieu du siècle, plus important en été ;
- réchauffement de l?eau de 2,1 °C en milieu de siècle à 2,9 °C en fin de siècle ? 15 jours de
dépassement du seuil de 24 °C en plus en milieu de siècle ;
- moins 5,0 à -2,7 % de cumul annuel de pluies pour le scénario médian en milieu du siècle, et
une plus grande variabilité dans la répartition des pluies dans l?année, avec globalement un
premier semestre peu impacté et un second semestre déficitaire (en termes de cumul) ; baisse
des précipitations au printemps et en été en milieu du siècle ;
- forte augmentation de l?ETP sur l?année (+21,3 à 23,4 %) et augmentation très marquée en
automne ;
- forte baisse généralisée des débits moyens mensuels (scénario médian) de juin à octobre et
étiages plus sévères et prolongés sur la période automnale ;
- baisse du module de -25,4 à -24 % - Baisse du QMNA5 : -50,4 à -45,2 %
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC (en cours)
Phase 4 ? Débits et piézométries cibles, volumes potentiellement mobilisables : méthode et
critères d?ajustement adoptés en décembre 2022 ? réunions territoriales à l?automne 2023 pour
la détermination des volumes potentiellement mobilisables et des débits de cibles référence.
Deux points nodaux du SDAGE (Al7-Langogne et Al1-Cuffy) pour lesquels le respect du DOE
8 années sur 10 n?est pas atteint - Étude complémentaire pour évaluer l?incidence sur l?Allier
aval et ses milieux annexes, d?une baisse du DOE de Cuffy (actuellement fixé à 29 m³/s) à
26 m³/s - À l?horizon 2050, l?Allier pourrait passer de 23 m³/s à 11 ou 16 m³/s selon le scénario
retenu.
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Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Bonne collaboration entre acteurs pour partager de la connaissance, notamment sur les usages.
Nécessité de prendre en compte la dimension amont-aval au sein même de ce territoire et avec
le territoire en aval du bec d?Allier.
Définir des volumes prélevables en période de basses eaux et les répartir entre usages.
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Annexe 5.3. L?analyse Fouzon
Départements du Cher, de l?Indre et de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui de la vallée du Fouzon, intégré au sein du
SAGE du Cher aval approuvé le 26 octobre 2018. Il comprend 57 communes, répartis dans
6 communautés de communes et 5 syndicats de rivière. Sa superficie est de 1 012 km² pour
environ 610 kms de cours d?eau et le nombre de personnes vivant sur le territoire est d?environ
22 000 habitants.
Le territoire concerne dix masses d?eau superficielles et sept masses d?eau souterraines au sens
des objectifs (atteinte du bon état des eaux) de la Directive Cadre sur l?Eau (DCE). Ce réseau
hydrographique connait des étiages marqués en raison de plusieurs facteurs, dont les
prélèvements importants de la ressource et les modifications conséquentes de la morphologie
des linéaires (recalibrage, rectification, reprofilage?). Ces étiages sont aggravés par
l?évaporation des plans d?eau et par les prélèvements. L?alimentation en eau potable, l?irrigation,
l?activité industrielle et l?abreuvement des animaux d?élevage sont les principaux usages
consommateurs d?eau sur le territoire.
Le territoire est classé en zone 7B-3 dans les SDAGE 2016-2021 et 2022-2027, ce qui entraîne
que « les prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à l?alimentation
en eau potable, à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés au volume
net maximum antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une année donnée ».
La gestion quantitative de la ressource figure parmi les enjeux identifiés dans la disposition 49
du SAGE du Cher aval « Améliorer la connaissance du fonctionnement hydrologique et
hydrogéologique sur le bassin du Fouzon », qui invite à réaliser une étude HMUC. Aucune règle
du SAGE du Cher aval ne porte néanmoins sur la gestion quantitative du territoire.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC: établissement public Loire (EPL).
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : Bureau d?études SAFEGE Consulting.
Comité, technique, comité de pilotage (CLE élargie) et CLE, actifs depuis le lancement de l?étude
en juillet 2019 jusqu?à sa finalisation de mars 2023. Déploiement des résultats toujours en cours.
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Trois réunions de concertation (septembre 2021, octobre 2022 et janvier 2023) pour chacune de
trois phases (examen des volet H, M, U et C au passé et au futur, croisement des informations
et choix de la CLE du Cher aval).
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (achevée)
Les analyses et modélisations hydrologiques réalisées sur le bassin du Fouzon ont permis
d?identifier les unités de gestion présentant les plus forts impacts des pressions anthropiques
(prélèvements et restitutions) sur le débit des cours d?eau du territoire :
- le Fouzon amont apparaît comme étant très fortement impacté par les usages, avec un
potentiel « naturel » à l?étiage estimé à plus de 2 fois le débit d?étiage quinquennal actuel ;
- le Fouzon médian et le Fouzon aval sont également fortement impactés, d?une part du fait des
prélèvements des secteurs plus en amont, d?autre part du fait de la forte concentration de
plans d?eau s?y trouvant. Leur potentiel « naturel » à l?étiage est estimé à près de 1,4 fois le
débit d?étiage quinquennal actuel ;
- le Céphons est un sous-bassin fortement impacté par les usages, en particulier en raison des
importants prélèvements pour l?eau potable y ayant lieu avec un potentiel « naturel » à l?étiage
estimé à 1,3 fois le débit d?étiage quinquennal actuel ;
- le Nahon et le Renon sont des sous-bassins un peu moins impactés que les précédents, avec
un potentiel « naturel » à l?étiage estimé à moins de 1,2 fois le débit d?étiage quinquennal
actuel Ces secteurs sont principalement concernés par la surévaporation des plans d?eau ;
- le Pozon et le Saint-Martin, qui sont aussi les plus petites unités de gestion du bassin versant,
sont les secteurs les moins impactés par les prélèvements nets, avec moins de prélèvements
par unité de surface que les autres unités de gestion. Leur potentiel « naturel » à l?étiage est
estimé à 102 et 108 % respectivement du débit d?étiage quinquennal actuel.
Les analyses hydrogéologiques menées dans la présente étude ont permis de déterminer que :
- la nappe du Turonien alimente la Nahon et le Renon ;
- la nappe du Cénomanien ? Albien alimente le Renon et le Fouzon ;
- la nappe du Jurassique supérieur alimente le Fouzon amont et probablement le Céphons ;
- les usages entraînent une diminution du débit des cours d?eau, légère pour certains sous-
bassins (2 %), importante pour d?autres (56 %). Sur l?ensemble du périmètre, la contribution
des nappes aux cours d?eau est importante : les prélèvements en nappe participent donc à la
diminution des débits.
Volet Milieux du diagnostic HMUC (achevée)
Source : étude SAFEGE, phase M.
Les cours d'eau du bassin sont principalement cyprinicoles, en état de fonctionnalité perturbé
ou dégradé.
Aucun problème n'est actuellement à déplorer du point de vue de la thermie des cours d'eau,
mais les projections futures altèrent ce constat.
Aucun cours d'eau ne présente un bon état écologique. L'état chimique de la majorité du bassin
est mauvais.
L'état morphologique des cours d'eau est globalement altéré, particulièrement sur les cours
d'eau de grand gabarit. Des problèmes de continuité écologique et de recalibrage/reprofilage de
cours d'eau s'observent sur l'ensemble du bassin versant.
L?analyse détaillée des surfaces habitables disponibles dans les cours d?eau en fonction du débit,
réalisée à l?aide du protocole Estimhab, a permis de proposer des gammes de débits biologiques
dont le respect en période d?étiage permettrait d?assurer le bon déroulement du cycle de vie des
espèces concernées. Les débits biologiques hors période d?étiage n?ont pas été explicitement
traités car, comme mis en évidence dans le rapport du volet « hydrologie », l?impact anthropique
sur les débits reste aujourd?hui très limité en dehors de la période d?étiage.
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Les courbes d?habitat obtenues présentent pour certaines une pente peu marquée, ce qui est
très probablement lié au remaniement et recalibrage global des cours d?eau, ainsi qu?aux
éléments perturbateurs de la continuité écologique mis en place lors des 50 dernières années.
Cette relation est d?ailleurs confirmée par la comparaison des types de pentes obtenus avec
l?état morphologique des cours d?eau. Le corollaire à ces faibles pentes est une faible influence
du débit sur la qualité apparente des habitats piscicoles présents. Pour les cas où cette relation
est la plus marquée (Nahon, Fouzon médian), le protocole Estimhab ne peut pas être considéré
comme une base solide de détermination des débits biologiques. Il est alors nécessaire de
recourir à une méthode plus générale, basée sur l?hydrologie naturelle des cours d?eau, tel que
proposé par la DREAL Pays de la Loire (seuil bas = 1/20ème du module désinfluencé, seuil haut
= 1/10ème du module désinfluencé).
Concernant le cas particulier du brochet, il apparaît que le recalibrage des cours d?eau est
également l?une des causes principales de la déconnection des frayères de cette espèce. Pour
les frayères restaurées, serait à respecter un débit minimal de 5,4 m³/s à la station de Meusnes
pendant 4 à 8 semaines de mars à avril selon l?évolution de la température de l?eau, pour
permettre une reproduction optimale de cette espèce. La marge de manoeuvre associée aux
usages pour assurer ces conditions semble faible, d?après les conclusions du volet
« hydrologie ».
Volet Usages du diagnostic HMUC (achevée)
Source : étude SAFEGE, phase U
Les plans d?eau ont été pris en compte et corrigés dans
l?analyse car leur nombre important (environ 1 800 ce qui
représente une densité de 1,8 plan d?eau par km²)
totalise une superficie de 6 km² et représente un volume
de surévaporation d?environ 2,5 millions de m³ en 2018.
Le bilan quantitatif réalisé ici montre un prélèvement net
de plus de 1,3 million de m3 chaque année pour les
usages anthropiques, aggravé par une surévaporation
des plans d?eau de 2 millions de m³ par an. Ce
prélèvement net est particulièrement important sur les
mois de juin à août pouvant atteindre 1 million de m³ au
mois de juillet et concerne la majorité du territoire : seuls
le Pozon et le Saint-Martin présentent des volumes à
l?équilibre, plans d?eau compris. Les territoires les plus
impactés par les plans d?eau sont le Nahon, le Fouzon
médian et le Renon. Enfin, l?unité de gestion présentant
le plus fort prélèvement net est le Fouzon amont. En
effet, ce secteur comprend d?importants prélèvements et
de nombreux plans d?eau, sans restitutions d?eau au
milieu qui pourraient compenser ces volumes.
Enfin les tendances d?évolution future de ces besoins
sont régies par l?évolution de la population et la baisse
des besoins en eau domestiques, les besoins agricoles
et industriels étant considérés plutôt stables sur les
prochaines années. La surévaporation des plans d?eau
dépend principalement des données météorologiques
futures qui, même si elles projettent une hausse des
températures moyennes, sont à prendre avec précaution
car elles dépendent de nombreux paramètres
(températures, précipitations, répartition annuelle,
scénario de forçage anthropique, etc.). Ces estimations futures montrent une tendance à la
hausse de la surévaporation des plans d?eau d?environ 5 % par rapport à la période actuelle,
dans un contexte de changement climatique qui amène à anticiper des situations de sécheresse
estivale plus marquées.
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Volet Climat du diagnostic HMUC (achevée)
Source : étude SAFEGE, phase C.
L?évolution du climat sur le bassin versant a été appréciée au travers des études existantes s?y
rapportant (Explore 2070, ICC Hydroqual), puis à l?aide des données issues du portail DRIAS
concernant la modélisation climatique régionalisée « CNRM2014 » (Météo France) du scénario
« RCP 4.5 » (scénario intermédiaire).
En volume annuel, les précipitations devraient faiblement évoluer, sans que l?on puisse déceler
une tendance particulière (hausse ou baisse). En revanche, le nombre de jours de pluie devrait
conséquemment diminuer (jusqu?à -20 % par rapport à la période actuelle). Ceci présage des
événements pluviométriques plus rares ou plus courts, et plus intenses.
Les températures devraient augmenter, de manière spécifiquement marquée durant la période
estivale.
L?évapotranspiration potentielle, suivant la tendance de la température, devrait connaître une
augmentation généralisée avec un accent sur la période estivale.
Concernant les débits, l?étude Explore indique une tendance généralisée à la baisse entre la
période 1961-1990 et la période 2045-2065. Cette tendance est modérée, mais elle est issue
d?une modélisation hydrologique globalisée n?ayant pas été spécifiquement calée sur le
bassin versant. Les projections climatiques, le modèle hydrologique construit pour le volet
« hydrologie » de la présente étude et les perspectives d?évolution des usages de l?eau ont été
exploités pour évaluer l?évolution des étiages des cours d?eau du bassin versant.
Les étiages estivaux seront plus sévères et plus longs aux horizons 2030 et 2050 sur l?ensemble
du territoire, autant par l?effet du changement climatique que par celui des pressions
anthropiques.
L?effet du scénario d?évolution des pressions anthropiques envisagée par les acteurs du territoire
se fait peu ressentir, lorsqu?on compare les résultats obtenus à ceux correspondant à une
stabilisation des usages à leur niveau actuel.
Concernant le niveau des nappes, l?étude Explore 2070 prévoit une diminution d?environ 30 %
de la recharge de nappe entre la période 1961-1990 et la période 2045-2065.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC (achevée)
Source : étude SAFEGE, phases 2 et 3.
L?évolution des indicateurs d?étiage ne montre pas de tendance franche à court-terme (horizon
2030). Pour les horizons plus lointains (comme 2050), l?incertitude de modélisation est
aujourd?hui élevée. Or, même si les projections réalisées ne mettent pas en évidence de
diminution marquée des débits d?étiage, elles s?appuient sur un seul modèle et un seul scénario
climatique, qui peut aujourd?hui être considéré comme relativement optimiste, d?après les
derniers travaux du GIEC.
De ce fait, il a été considéré plus opportun d?évaluer les volumes potentiellement mobilisables
actuels à l?aide des données observées disponibles, et de prévoir, à moyen terme, une mise à
jour des analyses présentement restituées sur la base des nouvelles observations qui seront
alors disponibles. Cela permettra d?envisager l?adaptation des seuils de gestion sur la base de
connaissances robustes. En effet, si l?hydrologie peut être amenée à évoluer rapidement, les
besoins des milieux, eux, s?adapteront avec beaucoup plus d?inertie. Pour ces raisons, une
réévaluation fréquente de l?hydrologie est préconisée, afin de vérifier l?adéquation des volumes
potentiellement mobilisables définis ici dans les temps à venir.
Néanmoins, afin de disposer d?une perspective quantifiée des volumes potentiellement
mobilisables de demain, les volumes potentiellement mobilisables théoriques de l?horizon 2050
ont été estimés en remplaçant la formule « VPMmensuel = QMN5_désinfluencé (2000-2018) ?
DOEmensuel » par la formule « VPmensuel = QMN5_désinfluencé (horizon 2050) ? DOEmensuel ». En
d?autres termes, on évalue l?effet sur les volumes potentiellement mobilisables de l?évolution de
l?hydrologie naturelle, en conservant à l?identique les objectifs mensuels de débit moyen.
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Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Bonne collaboration entre acteurs pour partager de la connaissance, notamment sur les usages.
Cet objectif de concertation est à cultiver.
Les déclinaisons opérationnelles doivent trouver sans tarder des maîtres d?ouvrage au sein du
contrat territorial pour donner du sens et de l?action à la suite de l?analyse HMUC.
Toujours penser aux nappes en présence sur le territoire : la gestion quantitative de l?eau ne se
limite pas à l?eau que l?on voit en milieu superficiel.
Une exigence de sobriété équitable pour tous les usages avec des objectifs annuels de réduction
de prélèvement sont à définir (l?AEP et l?industrie doivent aussi faire un effort conséquent).
La prise en compte de l?hydromorphologie, des plans d?eau et des zones humides, faisant pour
ces dernières, l?objet d?une étude inédite et remarquable dans cette analyse HMUC, sont à
valoriser encore plus dans des actions régulières et permanentes du territoire. La restauration
et la préservation des haies et des bocages sont à amplifier.
Continuer à s?articuler autour d?un panel de solutions multithématiques, tels que les acteurs du
territoire s?engagent dans le déploiement des résultats de l?étude HMUC du Fouzon.
Explorer la mise en place d?un OUGC gérant tous les prélèvements, en eaux superficielles et
dans toutes les nappes.
Mieux intégrer la gestion quantitative (et qualitative) de l?eau dans l?aménagement d?un territoire
(documents d?urbanisme).
Le règlement du SAGE Cher aval a minima pour le Fouzon doit intégrer un volet de gestion
quantitative pour être en cohérence avec les dernières dispositions réglementaires en la matière
et le « Plan eau ».
Tester les seuils de gestion conjoncturelle couplés avec des dispositifs d?acquisition de la
connaissance (piézomètres et hydromètres de référence), qui serviront aussi à l?actualisation
régulière de l?analyse HMUC. La mise à jour de l?analyse HMUC peut se concevoir grâce à des
indicateurs à définir et à intégrer dans le tableau de bord du SAGE.
Définir des volumes prélevables en période de basses eaux et les répartir entre usages
Réfléchir à la mise en place d?un PTGE, le territoire ayant un périmètre géographique opportun
Avoir en ligne de mire la révision du SAGE Cher Aval.
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Annexe 5.4. L?analyse Creuse
Départements : Creuse, Haute-Vienne, Vienne, Corrèze,
Indre, Indre-et-Loire, Cher et Allier.
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui du SAGE
Creuse. Le périmètre du SAGE comprend 445 communes
situées sur 8 départements. Sa superficie est de 9 552 km²
et le nombre de personnes vivant sur le territoire est estimé
à 230 000 habitants (2018).
Le bassin versant comprend trois formations géologiques. Le nord est constitué de marnes en
alternance avec de la craie et du tuffeau. De fait, le réseau hydrographique y est dense avec
très peu d?écoulements souterrains. Le centre est constitué de calcaire très karstifié. Le réseau
hydrographique y est quasi inexistant et les réseaux souterrains y fournissent la principale
ressource en eau du bassin. Le sud du bassin est constitué d?un socle cristallin. Le réseau
hydrographique y est dense et bien distribué. Les cours d?eau y réagissent très vite aux épisodes
pluvieux. Les cours d?eau du bassin versant de la Creuse subissent des périodes d?étiage de
3 à 4 mois, une diminution du débit moyen annuel de l?ordre de 10 à 20 % et des débits mensuels
estivaux en baisse de 30 à 50 % ces 10 dernières années. Le bilan quantitatif montre un
prélèvement net de plus de 61,4 millions de m³ chaque année pour les usages anthropiques.
Le bassin comprend plusieurs milieux remarquables tels que la montagne Limousine, les étangs
de la Brenne ou encore la vallée de la Gartempe.
Le territoire comprend 28 unités de gestion classées en ZRE, en 7B-3 ou en 7B-2. Le SAGE est
en cours d?élaboration et la CLE a retenu pour priorités i) l?organisation de la gestion des
prélèvements [avec la création de nouveaux organismes uniques de gestion des prélèvements
d?irrigation et la détermination de volumes maximaux prélevables], ii) la limitation de l?impact des
plans d?eau existants sur cours d?eau [avec des mesures de réduction des impacts des plans
d?eau existants sur cours d?eau lors des renouvellements d?autorisation ou des demandes de
régularisation] et iii) la protection des zones humides et de la biodiversité dans le cadre des
instructions au titre de la police de l?eau et des milieux aquatiques.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC : Établissement Public Territorial du Bassin de la Vienne
(EPTB Vienne).
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : Bureau d?études SUEZ Consulting et régie par l?EPTB
Vienne.
Comité technique, commissions thématiques, commissions géographiques, Comité de pilotage,
CLE.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits
Sectorisation du territoire du SAGE Creuse en 28 sous-bassins versants validé lors des comités
de suivi Creuse amont du 1er avril 2021 et Creuse aval du 1er Juillet 2021.
Ensemble de la phase 1 achevée, synthèse produite en juin 2022.
Méthodes adoptées
Analyse hydro-climatique avec les données de Météo-France + campagne piézométrique +
analyse des indicateurs des données du réseau hydrométrique national, de l?Observatoire
National Des Étiages et des outils en place pour la gestion de crise.
Points notables
L?analyse montre une diminution généralisée des débits, avec une forte augmentation de la
sévérité des étiages (restrictions d?août à octobre), surtout dans l?aval du bassin. Le début des
basses eaux intervient de plus en plus tôt.
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Volet Milieux du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits
Synthèse de la phase 1 achevée en juin 2022.
Méthodes adoptées
État des lieux écologique du territoire + détermination des débits biologiques en période de
basses eaux (protocole ESTIMHAB2 ou EVHA3 ; hydrologie désinfluencée des cours d?eau ;
contexte environnemental).
Points notables
L?analyse a mis en évidence des milieux aquatiques altérés.
État piscicole des cours d?eau dégradé + de nombreux ouvrages exercent des pressions sur la
morphologie des cours d?eau et sur la continuité écologique + non atteinte des objectifs de bon
état + grande diversité d?espaces naturels qui abritent un patrimoine faunistique et floristique
remarquable.
Volet Usages du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits
- Synthèse de la phase 1 achevée en juin 2022.
Méthodes adoptées
- Collecte de données auprès des bases de données nationales et des acteurs du territoire +
analyse des données + hypothèses de calcul + qualification des incertitudes + bilans par type
d?usage et par unité de gestion.
- « Surévaporation des plans d?eau » (du réseau hydrographique) : inventaire des plans d?eau,
connectés et déconnectés (« sont considérés connectés les plans d?eau situés en nappe
alluviale et ceux compris dans une bande tampon encadrant les cours d?eau ») + données
météorologiques + calcul de la différence entre le volume évaporé par les plans d?eau et le
volume qui serait évapotranspiré par une prairie de superficie équivalente.
- Proposition de d?objectifs de débit biologique à l?échelle mensuelle. Ces objectifs ont été
définis au niveau de chaque unité de gestion, en tenant compte des enjeux des milieux et des
usages anthropiques de l?eau, avec l?objectif d?atteindre le bon état écologique des cours
d?eau.
Points notables
- Pour les plans d?eau connectés, la surévaporation est traduite par un prélèvement
instantanément dans le milieu. Pour les plans d?eau déconnectés, le prélèvement représente
la part ruisselée des hydrogrammes.
- Répartition des usages : 40 % surévaporation des plans d?eau + 35 % AEP + 13 % irrigation.
Les volumes restitués au milieu naturel représentent en moyenne 30 % des volumes prélevés
sur la période 2000-2019. Le bilan quantitatif montre un prélèvement net de plus de millions
de m³ chaque année pour les usages anthropiques. L?axe de la Creuse amont bénéficie d?un
plus grand volume de restitution que de prélèvements (importation d?eau de la Gartempe pour
alimenter Grand Guéret en AEP).
- En Creuse amont, l?irrigation est peu présente. C?est la surévaporation des plans d?eau qui
domine. En Creuse aval, les pics estivaux sont liés tant à la surévaporation des plans d?eau
qu?à l?irrigation.
- Globalement, l?analyse a mis en évidence une forte pression des usages en période de basses
eaux. À l?échelle du bassin, les volumes prélevables (VP) sont 24 % supérieurs aux volumes
actuellement prélevés. Entre août et octobre, les VP sont réduits de 22 % (soit -2,2 Mm³) sur
l?ensemble du bassin versant de la Creuse. Sur la plupart des unités de gestion de l?amont,
les VP permettent le maintien des usages actuels sur la période de basses eaux, même entre
août et octobre. Les différences les plus importantes entre VP et prélèvements actuels
concernent les unités de gestion situées à l?aval du bassin.
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Volet Climat du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits
- Début 2023 : rapport de la phase prospective avec prise en compte des effets du changement
climatique et de l?évolution des besoins aux horizons 2030-2050.
Méthodes adoptées
- L?analyse HMUC s?est appuyée sur les projections climatiques sous le scénario d?émission de
gaz à effet de serre et aérosols A1B (médian en termes d?évolution thermique) effectuées
dans le cadre des projets de recherche Explore 2070 et ICC Hydroqual, avec utilisation des
modèles climatiques du quatrième rapport du GIEC (2007).
- La prospective a été faite par comparaison des ressources en eau futures et des prélèvements
et restitutions futurs pour mise en évidence des secteurs excédentaires, en tension et en
déficit.
- Réunions avec les professions agricoles, les industriels et le secteur du tourisme pour
présenter les données souhaitées afin de réaliser les analyses des phases de diagnostic et
de prospective.
Points notables
- Réchauffement de l?ordre de 2,3 à 2,4°C en milieu du siècle, plus important en été.
- Moins 5,0 à -2,7 % de cumul annuel de pluies pour le scénario médian en milieu du siècle, et
une plus grande variabilité dans la répartition des pluies dans l?année, avec globalement un
premier semestre peu impacté et un second semestre déficitaire (en termes de cumul) ; baisse
des précipitations au printemps et en été en milieu du siècle.
- Forte augmentation de l?ETP sur l?année (+21,3 à 23,4 %) et augmentation très marquée en
automne.
- Forte baisse généralisée des débits moyens mensuels (scénario médian) de juin à octobre et
étiages plus sévères et prolongés sur la période automnale.
- Baisse du module de -25,4 à -24 %.
- Baisse du QMNA5 de -50,4 à -45,2 %.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC (achevée)
L?analyse conclut sur la nécessité de réguler les prélèvements et d?identifier des solutions
alternatives pour satisfaire les besoins anthropiques (adaptation des pratiques en matière
d?usages et des mesures d?économie d?eau ; restauration progressive des cours d?eau, des
zones humides et mise en oeuvre de pratiques favorables à l?acheminement de l?eau vers le
milieu naturel).
L?analyse a retenu un scénario optimisé de répartition des volumes prélevables entre
prélèvements réglementés dans le respect des capacités du milieu. L?objectif est de limiter
autant que possible l?impact sur les usages en application du « Plan eau » 2023 qui vise une
baisse des consommations de 10 % en 2030.
Pour certaines unités de gestion, la priorité donnée à l?alimentation en eau potable conduit à
placer le débit objectif d?étiage en dessous de la borne basse de la gamme de débits biologiques
pour dégager un VP satisfaisant strictement les besoins en eau potable. L?analyse conclut
qu?aucun autre VP n?est possible pour d?autres usages, hormis ceux fonctionnant en
prélèvements/restitutions, ce qui est le cas de la plupart des industries. Lorsque le VP global le
permet, un VP d?irrigation est attribué avec prise en compte des percentiles 90 (période 2000-
2019) réduit de 10 %.
Pour la majorité des unités de gestion, les seuils de gestion de crise sont très bas par rapport
aux besoins des milieux exprimés au travers des débits biologiques, ce qui implique un risque
accru pour le bon fonctionnement des milieux. L?analyse conclut à la nécessité de relever le DSA
(seuil d?alerte) et le DAR (seuil d?alerte renforcée) en début de période de basses eaux et de
relever le DCR (seuil de crise) pour la majorité des stations. Les débits seuils sont proposés à
l?échelle mensuelle afin de tenir compte de la variabilité des situations rencontrées au cours de
l?année.
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Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
L?objectif de concertation est à renforcer en allant plus loin en impliquant tout le temps toutes les
parties prenantes. La concertation est une des voies du succès, tout comme le temps passé à
la bonne compréhension.
Bien jalonner la décision et acter toutes les hypothèses et les incertitudes.
Prendre en compte toutes les nappes superficielles et souterraines présentes sur le territoire.
Besoin d?analyse de risque avant prise de décision.
Rétablir le dialogue avec toutes les parties.
Définir une exigence de sobriété équitable pour tous les usages avec des objectifs annuels de
réduction de prélèvement.
Tester les seuils de gestion conjoncturelle proposés et les coupler avec des dispositifs
d?acquisition de la connaissance (piézomètres et hydromètres de référence), qui serviront aussi
à évaluer la performance des décisions prises à l?issue de l?analyse HMUC et à les mettre à jour
si nécessaire. La mise à jour peut se concevoir au travers d?indicateurs à définir et à intégrer
dans le tableau de bord du SAGE.
Parangonnage conseillé avec le Fouzon sur la prise en compte de l?hydromorphologie, des plans
d?eau et des zones humides.
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Annexe 5.5. L?analyse Sarthe amont
Départements de la Mayenne, de l?Orne et de la
Sarthe (régions Normandie et Pays de la Loire)
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui du
SAGE Sarthe amont. La limite aval est la confluence
avec l?Huisne au Mans. Sa superficie est de
2 882 km². Il concerne 238 communes dont
125 communes situées dans le département de la
Sarthe (Pays de la Loire), 92 communes dans le
département de l?Orne (Normandie) et 21 communes
dans le département de la Mayenne (Pays de la
Loire).
La population du territoire était estimée en 2019 à
environ 228 000 habitants. Les deux centres urbains
les plus importants (Alençon et Le Mans)
concentrent à eux seuls près de 50 % de la population.
Le territoire est situé sur une zone de contact entre le massif armoricain et le bassin parisien. À
l?Ouest, la pluviométrie est plus importante (jusqu?à plus de 900 mm) et les sols métamorphiques
sont peu perméables. Le reste du bassin versant est composé de roches sédimentaires à
perméabilité forte et la pluviométrie moyenne annuelle y est plus faible (jusqu?à moins de
700 mm). Les niveaux sablo-graveleux de la base du Cénomanien constituent la ressource en
eaux souterraines la plus intéressante du département. Les dépôts alluvionnaires récents de la
vallée de la Sarthe renferment une nappe alluvionnaire, très productive mais sensible aux
pollutions.
Une petite partie du territoire est classée en ZRE pour les eaux souterraines : nappe des
calcaires du Bajo-Bathonien en bordure Nord et nappe du Cénomanien en bordure Est.
Le territoire est classé en zone 7B-2 par le SDAGE 2022-2027. Cela permet à l?autorité
administrative de délivrer de nouvelles autorisations de prélèvement et des récépissés de
déclaration dans la limite d?une lame d?eau fixée à 400 000 m³ en période de basses eaux pour
toute la zone nodale du point Sr2 situé à Neuville-sur-Sarthe, c?est-à-dire pour le bassin Sarthe
amont. Selon les conclusions d?une analyse HMUC validées par la CLE, l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux peut être portée au-delà de ce volume plafond.
Les plans d?eau « prolifèrent », selon l?expression du Plan d?Aménagement et de Gestion
Durable (PAGD) du SAGE adopté en octobre 2011. Le PAGD rapporte un travail ayant localisé
plus de 7 250 plans d?eau, avec une superficie allant jusqu?à 33 ha et une superficie cumulée
dépassant 990 ha. Plus de 70 % des plans d?eau ont une superficie inférieure à 1 000 m², seuil
de déclaration au titre de la police de l?eau.
La gestion quantitative de la ressource en eau figure parmi les enjeux définis par la CLE pour
guider l?élaboration du SAGE adopté en 2011. Afin de mieux gérer les prélèvements, le PAGD
contient la disposition n° 20 « Connaître l?ensemble des prélèvements en eau » et la disposition
n° 21 « Déterminer des débits de référence quantitatifs complémentaires » (i.e. complémentaire
au point nodal Sr2). Le règlement du SAGE comporte l?article n° 2 « Interdire le remplissage des
plans d?eau en période d?étiage » qui s?applique du 15 juin au 30 septembre à l?ensemble des
plans d?eau, qu?ils soient soumis ou non à déclaration ou à autorisation, situés en amont du
captage en eaux superficielles de l?agglomération d?Alençon.
Une étude terminée en 2015 a permis de déterminer des débits de référence (DOE, DSA et
DCR). Elle a identifié deux secteurs en tension quantitative : la Sarthe sur sa partie dans le
département de l?Orne au mois de septembre (principalement du fait des prélèvements pour
l?AEP sur le cours d?eau de la Sarthe et de la surévaporation des plans d?eau) et le sous-bassin
versant de la Bienne (notamment au mois d?août, du fait de l?irrigation agricole et de la
surévaporation des plans d?eau). Une ébauche de volumes prélevables a été proposée.
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En mars 2019, la CLE a validé le lancement de la révision du SAGE. Dans le cadre de cette
révision, la CLE a estimé nécessaire d?élargir les connaissances acquises lors de l?étude de
2015. L?objectif principal de la nouvelle étude, validé par la CLE le 8 octobre 2020 et figurant
dans le cahier des charges, est le suivant : « l?acquisition des données quantitatives validées
pour alimenter les enjeux du SAGE, d?en définir des objectifs et de proposer, le cas échant, des
règles et des dispositions pour y répondre ».
Cette analyse HMUC, lancée avant l?AMI de l?agence de l?eau, est donc l?une des premières à
avoir démarré.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC et du PTGE : Syndicat du Bassin de la Sarthe, par ailleurs
structure porteuse du SAGE.
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : Bureaux d?études Suez consulting.
Comité, technique, Comité de pilotage (CLE élargie), bureau de la CLE et CLE.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport.
Le territoire est découpé en neuf unités de gestion (UG) :
- Sarthe amont : Hoëne et hors Hoëne ;
- Affluents Mayennais : Ornette, Merdereau, Vaudelle et Orthe ;
- Sarthe intermédiaire ;
- Bienne ;
- Orne Saosnoise.
D?une manière générale, la contribution des nappes est importante pour toutes les principales
stations hydrométriques (analyse effectuée pour neuf stations hydrométriques).
Le volet Hydrologie rapporte la fréquence du déclenchement de mesures de limitation des
usages de l?eau (arrêtes « sécheresse ») et les observations de l?observatoire national des
étiages (ONDE).
Le volet Hydrologie reconstitue le régime hydrologique désinfluencé (non influencé par les
actions anthropiques) pour les neuf unités de gestion. La figure 13 restitue à titre d?illustration
les estimations des QMN5 désinfluencés et influencés pour l?unité de gestion Sarthe
intermédiaire (la partie aval du bassin Sarthe amont).
Figure 13. UG Sarthe intermédiaire ? QMN5 désinfluencés et QMN5 influencés
Une période de débits particulièrement bas se dégage entre les mois de juillet et d?octobre. Pour
la plupart des unités de gestion, les QMN5 observés au mois de novembre sont plus faibles que
les QMN5 du mois d?avril. Ceci a introduit l?opportunité de décaler la période de basses eaux
vers le mois de novembre (7 mois allant de mai à novembre). Toutefois, les prélèvements du
mois de novembre sont généralement faibles comparés au mois d?avril. En conséquence, un
allongement à 8 mois de la période de basses eaux, couvrant les mois d?avril à novembre, a été
proposé.
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Volet Milieux du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport.
Le contexte environnemental a été analysé sur le territoire en abordant le contexte piscicole, la
thermie, les patrimoines naturels remarquables, l?état écologique et l?état chimique,
l?hydromorphologie, les plans d?eau et les cours d?eau classés pour la continuité écologique.
Pour trois stations situées dans les sous-bassins de la Bienne, du Merdereau et de la Sarthe
intermédiaire, des débits biologiques en période de basses eaux ont été déterminés en
s?appuyant sur le protocole Estimhab. L?examen visuel des courbes d?habitats a fourni une
gamme provisoire de débits biologiques puis la gamme a été affinée avec la prise en compte du
contexte environnemental et de l?hydrologie désinfluencée du cours d?eau. Dans l?exemple de la
Bienne, la gamme de débits biologiques finalement retenue s?étend de 115 à 250 L/s, après que
l?analyse des courbes a fourni une borne basse provisoire de 100 L/s et une borne supérieure
haute de 300 L/s.
Le tableau 6 récapitule les gammes de débits biologiques sur les trois sous-bassins étudiés. Il
rappelle également les gammes déterminées lors de l?étude de 2015.
Tableau 6. Gammes de débits biologiques identifiées
Unité de gestion
Gamme de débits biologiques
à la station Estimhab (L/s)
Gamme de débits
biologiques à l?exutoire de
l?unité de gestion (L/s)
Sarthe amont 600 ? 770 1 209 ? 1 353
Orne Saosnoise 200 ? 290 200 ? 290
Bienne 115 ? 250 118 ? 310
Merdereau (pour les affluents mayennais) 85 ? 200 157 ? 354
Sarthe intermédiaire 2 500 ? 4 500 2 522 ? 4 598
Volet Usages du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport.
Un bilan des volumes d?eau prélevés et restitués par les activités anthropiques a été établi à
l?échelle de chacune des neuf unités de gestion :
- sur la période 2000-2019 ;
- aux pas de temps annuel et mensuel ;
- tout en caractérisant la ressource concernée (superficielle ou souterraine) ;
- en estimant les incertitudes liées à l?estimation des volumes concernés par chaque type
d?usage.
Les volumes annuels prélevés pour l?irrigation fournis par l?agence de l?eau ont été pris pour
référence.
Sur la période 2000-2019, pour l?ensemble du territoire, les volumes d?eau prélevés et restitués
s?élèvent en moyenne à respectivement environ 21 et 10 millions de m³ (cf. tableau 7).
Tableau 7. Prélèvements et restitutions sur le territoire Sarthe amont, valeurs annuelles moyennes sur
la période 2000-2019
Prélèvements
annuels
(milliers m³)
Restitutions
annuelles
(milliers m³)
AEP 13 688
Assainissement collectif 7 540
Surévaporation plans d?eau 3 173
Fuite réseau AEP 1 342
Irrigation 2 041
Assainissement non collectif 678
Abreuvement du bétail 1 494
Industriels 352
Industriels 654
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Les valeurs mensuelles des différents prélèvements et des différentes restitutions sont estimées
pour chaque unité de gestion. La figure 14 restitue à titre d?illustration ces estimations pour l?UG
Sarthe intermédiaire.
Figure 14. UG Sarthe intermédiaire ? Volumes moyens mensuels des prélèvements et des restitutions
sur la période 2000-2019
Trois scénarios tendanciels d?évolution des usages jusqu?à l?horizon 2050 (bas, médian, haut)
ont été coconstruits avec les acteurs du territoire.
Volet Climat du diagnostic HMUC (achevée)
Document produit : rapport.
Le volet Climat a analysé l?évolution des paramètres climatiques à l?horizon 2050 à l?aide des
données DRIAS. Les scénarios RCP 4.5 et RCP 8.5 ont été utilisés comme scénario tendanciel
bas et scénario tendanciel haut.
Le volet Climat a analysé l?évolution de l?hydrologie selon les deux scénarios tendanciels retenus.
Il a en particulier restitué une projection des QMN5 influencés et désinfluencés des mois d?avril
à novembre.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC
Documents produits :
- rapport de phase 2. Diagnostic : connaître l?état des ressources (souterraines ou superficielles)
et caractériser les secteurs sous tension, février 2023 ;
- rapport de phase 3. Proposition d?actions et adaptation de la gestion en place, avril 2024.
Le croisement des quatre volets a en particulier comparé mois par mois le QMN5 désinfluencé,
le QMN5 influencé et la gamme de débits biologiques.
Ce travail a été conduit pour la période actuelle 2000-2019 et pour les deux scénarios d?évolution
climatique retenus.
La figure 15 et le tableau 8 rapportent à titre d?illustration des résultats obtenus pour la Sarthe
intermédiaire.
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Figure 15. Mise en perspective de l?hydrologie influencée et désinfluencée avec les besoins des milieux
et les usages moyens sur la période 2000-2019 ? Sarthe intermédiaire et ses affluents
Tableau 8. UG Sarthe intermédiaire ? Croisement des volets H, M, U et C
Croisement H-M-U Croisement H-M-U-C (à l'horizon 2050)
Effet de l?activité anthropique très limité en début de
période de basses eaux.
L'hydrologie est naturellement non favorable au bon
fonctionnement des milieux à partir de juillet.
Impact fort des usages sur les mois d?août et
septembre (les usages aggravent fortement la
situation naturellement défavorable), modéré sur les
autres.
Perte de SPU jusque 15% au coeur de l'été.
Scénario bas : stagnation des typologies rencontrées
Scénario haut : passage à une hydrologie
désinfluencée nettement défavorable à partir de juin,
les usages aggravent fortement la situation,
allongement de la période de bas débits.
Légende
à
contraintes croissantes pour la satisfaction des besoins des milieux
(d?abord franchissement de la borne haute de la gamme de débits biologiques, puis
franchissement de la borne basse, par le QMN5 influencé puis par le QMN5 désinfluencé)
QMN5 influencé supérieur au module influencé
Définition de volumes prélevables mensuels pour chacune des cinq unités de gestion :
- détermination de débits objectifs moyens mensuels au sein de la gamme de débits biologiques
pour les mois de la période de basses eaux définie au sein de l?étude (1er avril au
30 novembre) ;
- itérations avec examen de l?incidence de l?objectif retenu sur les volumes potentiellement
disponibles et les volumes prélevables mois par mois ;
- une feuille de calcul a été spécialement mise au point pour éclairer les décisions.
Les volumes prélevables validés par le bureau de la CLE « offrent » davantage de disponibilité
volumétrique que la disposition 7B-2 du SDAGE n?en offre aujourd?hui.
Cependant, ces ressources ne sont pas uniformément réparties entre secteurs et entre périodes
de l?année. Pour une majorité des secteurs, des économies sur les prélèvements sont à réaliser
pendant l?été.
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Le tableau 9 rapporte à titre d?illustration les résultats obtenus pour la Sarthe intermédiaire. Le
cumul des VP mensuels sur les huit mois de la période de basses eaux est supérieur aux
prélèvements moyens 2000-2019 (4,43?millions de m³ contre 3,88?millions de m³ prélevés). Le
cumul des VP mensuels sur août-septembre-octobre est inférieur aux prélèvements moyens
2000-2019 (1,10 millions de m³ contre 1,45?millions de m³ prélevés).
Tableau 9. DOE et VP mensuels identifiés pour la Sarthe intermédiaire (bassins Orthe, Ornette et
Vaudelle inclus)
Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov.
Gamme de débits
biologiques (L/s)
2 522 ? 4 598
Débit objectif
mensuel (L/s)
8 900 7 938 4 598 3 230 2 640 2 460 2 780 2 156
VP mensuel (m³) 544 739 785 160 863 502 621 041 518 024 256 653 320 586 517 948
Au vu des prélèvements actuels du 1er décembre au 30 mars, il est proposé de ne pas
déterminer des volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques en dehors de la
période de basses eaux. La déclinaison de l?article R211-21-3 du code de l?environnement se
fera lors de la révision du SAGE sous la forme de règles de prélèvement pour remplir des
retenues.
Une réflexion a été menée pour définir des règles de répartition des volumes prélevables entre
usages, mais sans aller jusqu?à proposer une répartition.
Résolution temporelle des volumes prélevables
L?échelle mensuelle reste la plus adéquate pour un bon fonctionnement des milieux mais sa
mise en oeuvre opérationnelle est plus exigeante. Le bureau de la CLE réuni le 17 avril 2024 a
choisi à la majorité des membres (17/21) de regrouper les volumes prélevables mensuels en
trois sous-périodes (avril-mai-juin, juillet-août et septembre-novembre).
Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Production de rapports de synthèse et de notes d?une dizaine de pages pour faciliter la
compréhension et l?appropriation des études et placer les décideurs en situation de faire des
choix éclairés.
Ralentissement du rythme d?avancement des travaux afin de s?assurer que chacun dispose du
temps nécessaire pour bien comprendre ce qui lui est présenté.
Temps considérable consacré à la caractérisation et à l?examen des incertitudes.
Nécessité de bien prendre en compte les prélèvements en eaux souterraines dans la gestion de
la ressource.
Intérêt d?un exposé de l?impact réglementaire local du basculement de mois de novembre au
sein de la période de basses eaux, après que les arguments hydrologiques et biologiques ont
été avancés.
Nécessité de définir des volumes prélevables en période de basses eaux et de les répartir entre
usages, malgré les incertitudes.
Intérêt de la mise en place d?un OUGC pour permettre d?avoir dans un délai raisonnable des
actes administratifs permettant le respect des volumes prélevables répartis entre usages.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
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Annexe 5.6. L?analyse Layon-Aubance-Louets
Départements de Maine-et-Loire et des Deux-Sèvres
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui du SAGE
Layon-Aubance-Louets. Il comprend 92 communes dont
87 sont situées dans le département de Maine-et-Loire
(région Pays de la Loire) et 5 dans le département des
Deux-Sèvres (région Nouvelle-Aquitaine). Sa superficie
est de 1 385 km² et le nombre de personnes vivant sur le
territoire est d?environ 97 000 habitants.
Le territoire est situé sur une zone de contact entre le
Massif armoricain et le Bassin parisien. Le socle du Massif
armoricain occupe la plus grande superficie. Les eaux
souterraines y sont peu développées, ce qui est peu
favorable au soutien d?étiage. Seul le bassin de l?Aubance
présente des roches sédimentaires.
Le territoire est classé en zone 7B-3 dans les SDAGE 2016-2021 et 2022-2027, ce qui entraîne
que « les prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à l?alimentation
en eau potable, à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés au volume
net maximum antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une année donnée ».
La gestion quantitative de la ressource figure parmi les enjeux identifiés dans la stratégie du
SAGE : suppression des prélèvements estivaux en eaux superficielles et gestion des
prélèvements hivernaux, économies d?eau, maîtrise de l?impact des plans d?eau sur l?hydrologie
d?étiage?
La règle 3 du règlement du SAGE adopté le 18/10/2019 encadre les prélèvements en période
d?étiage. Elle interdit tout nouveau prélèvement ou renouvellement d?autorisation de prélèvement
du 1er avril au 31 octobre dans un cours d?eau ou dans sa nappe d?accompagnement sur les
bassins du Layon, de l?Aubance et du Rollet.
La règle 4 du règlement du SAGE adopté le 18/10/2019 fait obstacle à toute nouvelle déclaration
ou nouvelle autorisation de prélèvement dans le cas où le cumul des prélèvements déclarés ou
autorisés en eaux superficielles et dans les nappes d?accompagnement de cours d?eau dépasse
les valeurs maximales définies pour six unités de gestion. Ces unités couvrent la totalité du
bassin du Layon et le bassin de l?Aubance en amont de la station hydrométrique de Soulaines-
sur-Aubance.
Ces volumes maximaux sont issus de l?étude « volumes prélevables » remise en mars 2014, en
considérant la possibilité de réaliser instantanément des prélèvements représentant en tout
jusqu?à 60 % du module du 1er novembre au 31 mars, sans pouvoir abaisser le débit en dessous
du module (il s?agit là de la transposition de conditions limites de prélèvement définies par le
SDAGE 2016-2021, la possibilité de dépasser 40 % du module étant conditionnée à la
réalisation d?une analyse HMUC).
Lors de la dernière mise à jour du SDAGE, il a été envisagé de classer le bassin du Layon en
ZRE. Il a été finalement convenu de surseoir au classement en ZRE, sous réserve de l?adoption
dans un premier temps par la CLE d?une feuille de route et ensuite de la finalisation d?un PTGE
avec un diagnostic devant s?appuyer sur des études incluant les perspectives de réchauffement
climatique (HMUC). Le SDAGE 2022-2027 a quant à lui maintenu les bassins du Layon, de
l?Aubance et du Louets dans le périmètre d?application de la disposition 7B-3.
PUBLIÉ
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Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC et du PTGE : syndicat Layon-Aubance-Louets, par
ailleurs structure porteuse du SAGE.
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : bureaux d?études Setec Hydratec et Fish-Pass.
Comité, technique, comité de pilotage (CLE élargie) et CLE.
L?analyse HMUC s?inscrit dans l?élaboration d?un PTGE qui est l?objectif final de la démarche
engagée.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport de phase 1 (actualisation de l?état des lieux du territoire selon les
volets H, M, U et C) Rapport_SLAL_HMUC_Phase1_SETEC_VF, mai 2023, 160 pages.
La feuille de route adoptée par la CLE le 25 juin 2021 indique que :
- les débits d?étiages sont très marqués sur les cours d?eau du bassin versant. Les débits
mesurés nécessitent fréquemment la mise en place de mesures de restriction ;
- les marges de manoeuvre pour l?amélioration des débits d?étiage restent cependant restreintes,
compte tenu notamment du changement climatique et du contexte hydrogéologique des
bassins versants, qui ne favorise pas le soutien d?étiage par les nappes, ainsi que des efforts
déjà menés pour réduire les prélèvements directs dans les cours d?eau ;
- les prélèvements se font majoritairement dans les eaux superficielles par le biais de retenues
remplies en période hivernale à l?exception du bassin de l?Aubance où la majorité des
prélèvements est réalisée à partir de forages en période d?étiage. Sur le territoire du SAGE,
les prélèvements directs dans les cours d?eau sont interdits pendant toute la durée de la
période d?étiage.
Le régime hydrologique des cours d?eau est contrasté. Sur les cinq stations hydrométriques des
bassins du Layon et de l?Aubance, le rapport entre le débit moyen mensuel interannuel maximal
et le module interannuel est compris entre 3,2 et 4,3.
Toutes les masses d?eaux superficielles en dehors de La Villaine et du Louets sont classées en
risque de non atteinte des objectifs environnementaux en raison du paramètre « hydrologie ».
Le volet Hydrologie a décrit les niveaux observés du débit des cours d?eau et du niveau des
nappes. Il rapporte la fréquence du déclenchement de mesures de limitation des usages de l?eau
(arrêtes « sécheresse »).
Points notables
- Le volet Hydrologie en son état actuel reconstitue le régime hydrologique naturel (non
influencé par les actions anthropiques) seulement pour l?Aubance.
Volet Milieux du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport annexe au rapport de phase 1, mars 2023, 178 pages.
L?état des lieux produit décrit la qualité des milieux humides du bassin versant. Ce rapport
comprend, pour chaque masse d?eau du territoire, les paramètres physico-chimiques, les
dégradations morphologiques, les classements réglementaires éventuels, les résultats des
inventaires piscicoles réalisés et les zones humides remarquables.
Le CCTP du marché prévoyait une tranche optionnelle destinée à déterminer des débits
écologiques sur le bassin versant de l?Aubance. L?objectif était de « évaluer les besoins des
milieux en calculant des débits écologiques afin de déterminer si ces milieux sont en souffrance
et le cas échéant, être en capacité de déterminer l?origine de leurs dysfonctionnements
éventuels ». Le bureau d?études Fish-Pass a réalisé un travail de détermination des débits
écologiques de l?Aubance, « débit permettant le bon fonctionnement biologique du cours d?eau,
par période de l?année ».
PUBLIÉ
https://layonaubancelouets.fr/wp-content/uploads/2022/06/Rapport_SLAL_HMUC_Phase1_SETEC_VF.pdf
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La méthode Estimhab a été utilisée. Selon le rapport de phase 1, les acteurs locaux pourront, à
partir des débits écologiques, fixer un débit d?objectif d?étiage.
La station d?étude est située sur l?Aubance en aval de Brissac. Sa localisation a été déterminée
en recherchant la proximité d?une station hydrométrique de référence et le respect du domaine
de validité de la méthode Estimhab.
Des débits moyens mensuels influencés et désinfluencés ont été déterminés au droit de la station
Estimhab (tableau 10) et au droit de la station hydrométrique à Soulaines-sur-Aubance (figure 16).
Tableau 10. Débit moyen mensuels de l?Aubance à la station Estimhab
Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct.
Débit moyen mensuel
influencé (m³/s)
0,690 0,517 0,305 0,204 0,150 0,117 0,176
Débit moyen mensuel
désinfluencé (m³/s)
0,565 0,402 0,187 0,113 0,080 0,085 0,207
L?étude a proposé une plage de débits biologiques et un débit de survie pour l?Aubance à
Soulaines-sur-Aubance ? [Charuau] (station hydrométrique M501 4210 20) :
? Borne haute de la plage de débit biologique .............. 0,167 m³/s
? Borne basse de la plage de débit biologique.............. 0,060 m³/s
? Débit de survie ............................................................ 0,094 m³/s
L?étude relève que les débits moyens mensuels influencés n?atteignent pas, en été, les gammes
de débits minimums biologiques. Ils atteignent tout juste le débit minimal de survie (cf. figure 16).
Figure 16. Débits moyens mensuels de l?Aubance et débits biologiques
Le positionnement des débits influencés et désinfluencés par rapport à ces débits seuils a été
examiné en utilisant les débits moyens mensuels et non les QMN5. Cela sera insuffisant pour
déterminer des volumes prélevables (« volumes pouvant statistiquement être prélevés huit années
sur dix », art. R211-21-1 du code de l?environnement).
Ces résultats de l?étude ont été présentés en avril 2023 au COTECH. Ils n?ont pas fait l?objet d?un
rapport. Le rapport de phase 1 prévoyait que le rapport remis en phase 2 présente ce travail.
Points notables
Le volet milieux en son état actuel ne fait pas une « analyse des besoins des milieux depuis la
situation de ? bon état ? jusqu?à la situation de crise, tenant compte des dernières méthodologies
connues » (termes de la disposition 7A-2 du SDAGE).
Sur l?ensemble du territoire de l?analyse, et pas seulement sur le bassin de l?Aubance, il
PUBLIÉ
https://www.hydro.eaufrance.fr/stationhydro/M501421020/fiche
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
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conviendrait de (1) définir des plages de débits pour décrire les besoins des milieux puis (2) définir
des volumes potentiellement mobilisables et enfin des volumes prélevables (au sens de l?article
R211-21-1 du code de l?environnement, c?est-à-dire durant la période de basses eaux).
L?ensemble du territoire est classé en 7B-3 par le SDAGE 2022-2027. En conséquence, les
prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à l?alimentation en eau potable,
à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés au volume net maximum
antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une année donnée. La CLE peut, après
réalisation d?une analyse HMUC, définir l?augmentation possible des prélèvements en période de
basses eaux.
Les choix opérés semblent avoir été faits en considérant d?emblée que l?analyse HMUC ne pourrait
en aucun cas justifier une augmentation des prélèvements en période de basses eaux. Le statu
quo semble en conséquence avoir été préféré, ce qui ne permet pas de mesurer l?importance du
déséquilibre en période de basses eaux et de définir des volumes prélevables inférieurs aux
prélèvements actuels.
Il est affirmé que les prélèvements effectués en période de basses eaux correspondent à des
usages non concernés par la réglementation (abreuvement, évaporation de plans d?eau, puits
domestiques) ou illégaux. La figure 17 laisse penser que ce n?est pas vrai partout.
Volet Usages du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport de phase 1
Le bassin Layon-Aubance-Louets présente une particularité notable car toute l?eau destinée au
réseau AEP est produite à partir d?eaux prélevées en dehors du territoire, dans la Loire et
secondairement dans un barrage situé dans les Deux-Sèvres (aucun prélèvement AEP n?est
représenté sur la figure 17). Les eaux « importées » satisfont la totalité des usages destinés à
la consommation humaine et une partie des usages industriels et de l?abreuvement du bétail.
Les eaux issues des installations de traitement des eaux usées (domestiques et industrielles) et
des fuites de réseaux d?adduction en eau potable sont restituées sur le territoire et représentent
sur 2012-2020 en moyenne 8,24 millions de m³ par an. Cette situation originale est un atout pour
le soutien des débits des cours d?eau.
Les volumes prélevés et les volumes restitués ont été estimés usage par usage. La BNPE a été
la source d?information utilisée pour l?irrigation.
Le rapport restitue les valeurs moyennes sur la période 2012-2020 à l?échelle annuelle
(tableau 11). Il répartit les moyennes annuelles soit entre 12 masses d?eau, soit entre 8 unités
de gestion. Il restitue des valeurs moyennes mensuelles sans découpage géographique (cf.
figure 17).
Tableau 11. Prélèvements et restitutions sur le territoire Layon-Aubance-Louets, valeurs annuelles
moyennes sur la période 2012-2020
Prélèvements
annuels
(milliers m³)
Restitutions
annuelles
(milliers m³)
Irrigation (retenues) 4 500
Fuite réseau AEP 1 000
Irrigation (hors retenues) 1 400
Assainissement collectif 5 000
Abreuvement du bétail 2 200
Assainissement non collectif 1 200
Puits privés 800
Industriels 1 040
Industriels 1 090
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
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Figure 17. Ventilation mensuelle des prélèvements et des restitutions pour le territoire Layon-Aubance-
Louets, valeurs moyennes sur la période 2012-2020
Les prélèvements réalisés sur le territoire représentent sur 2012-2020 en moyenne 10,0 millions
de m³ par an, dont 5,9 pour l?irrigation. Les prélèvements pour l?irrigation ont été estimés à
3,24 millions de m³ hors période de basses eaux (retenues), 1,26 millions de m³ en période de
basses eaux (retenues) et 1,40 millions de m³ en période de basses eaux (hors retenues).
L?eau utilisée en période de basses eaux provient le plus souvent d?une réserve.
Volet Climat du diagnostic HMUC (achevée)
Document produit : rapport de phase 1, avec un chapitre organisé de la façon suivante :
- présentation du climat actuel sur la période 2000-2022 ;
- présentation des projections climatiques pour la période 2040-2060 sur la base des modèles
climatiques présentés sur le portail «?DRIAS les futurs du Climat?» selon plusieurs scénarios
d?émission de gaz à effet de serre.
Le rapport de phase 2 présentera l?impact du changement climatique sur :
- ?l?hydrologie : évolution des débits, des fréquences d?étiage, de la recharge des nappes, de
l?évapotranspiration, de la sécheresse des sols ;
- ?les milieux aquatiques : évolutions physico-chimiques, oxygénation, température des cours
d?eau ;
- ?les usages : trajectoires d?adaptation possibles des différentes activités humaines.
Le volet « C » s?est appuyée sur les études ICC-Hydroqual (2010) et le modèle hydrologique
SIM2 qui se base sur des projections atmosphériques de référence DRIAS 2020. L?impact du
changement climatique sur l?évolution des débits a ainsi été estimée pour le Layon à Saint-
Lambert-du-Lattay et la Loire à Montjean-sur-Loire.
Il est considéré que le changement climatique aura pour effet de diminuer la ressource disponible
en période estivale et automnale (-21 % (scénario RCP 4.5) à -26 % (scénario RCP 8.5) pour
les débits moyens d?été du Layon à l?horizon 2041-2070), ce résultat étant commun à tous les
modèles climatiques.
Il est possible que la ressource hivernale et printanière soit en revanche plus abondante (+10 %
à 19 % pour les débits moyens d?hiver). La hausse des précipitations hivernales est néanmoins
incertaine, l?étude ICC-Hydroqual n?indiquait pas de hausse de débits hivernaux, contrairement
aux dernières simulations publiées sur le portail DRIAS Eau.
Les effets du changement climatique sur la qualité des milieux aquatiques sont connus, même
s?ils restent difficilement quantifiables. La qualité des cours d?eau du territoire, déjà très dégradée
aujourd?hui, sera pénalisée par la diminution des débits estivaux, les précipitations intenses et
l?élévation de la température des cours d?eau.
L?effet d?évaporation des plans d?eau est d?autant plus fort que la température est élevée,
entraînant un drainage du milieu adjacent si les retenues ne sont pas étanches.
PUBLIÉ
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Points notables
Les impacts prévisibles du changement climatique s?inscrivent dans la continuité des tendances
déjà observées ces vingt dernières années à savoir :
- Une augmentation des températures de l?air : + 2°C en moyenne annuelle ;
- Une augmentation de l?évapotranspiration, particulièrement notable en période estivale et
automnale ;
- Une augmentation de la variabilité pluviométrique avec une diminution des précipitations
estivales de -15mm, une légère augmentation hivernale de +15 mm.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC
Document produit : Rapport_SLAL_HMUC_Phase2_SETEC_v1, juin 2023, diaporama de
44 pages)
L?évolution possible des usages a été discutée. À partir du SDGRE et des échanges qui ont eu
lieu en comité technique, deux scénarios d?évolution des usages sans restriction de la
disponibilité en eau ont été proposés. Ces scénarios sont établis à l?horizon 2030, et ne prennent
pas en compte la diminution de la disponibilité de la ressource (volumes prélevables identiques).
Le territoire connaissant un déficit quantitatif marqué à l?étiage, un scénario a été construit
portant sur une hypothèse de diminution des prélèvements estivaux.
Le travail conduit a surtout examiné l?incidence du changement climatique sur l?évolution des
débits, l?évolution de l?évaporation des plans d?eau et l?évolution des usages. Le diaporama est
organisé de la façon suivante :
? I - VÉRIFIER LA VALIDITÉ DES VOLUMES PRÉLEVABLES CALCULÉS EN 2016
I.1. Évolution de l?hydrologie compte tenu changement climatique
I.2. Effet du changement climatique sur les milieux
I.3. Évolution prospective des usages
I.4. Conclusion : faut-il recalculer les volumes prélevables ?
? II - IMPACTS CUMULÉS DES PLANS D?EAU
II.1. Effets sur l?hydrologie des hautes eaux : Conditions de prélèvements hivernales
II.2. Effets sur l?hydrologie des basses eaux : hypothèse de calcul de l'interception des
écoulements
II.3. Impact cumulé des plans d?eau sur les milieux
Au vu de la reprise des écoulements et de sa variabilité interannuelle, la période de basses eaux
pourrait être étendue au mois de novembre.
Les travaux se poursuivent en se concentrant sur la détermination de « volumes prélevables »
hors période de basses eaux18 . La question posée est de savoir s?il convient de modifier le
règlement du SAGE adopté le 18 octobre 2019. Une de ses règles a été fixée à l?issue d?une
étude remise en 2014 et dispose que :
Toute demande de nouveau prélèvement en eaux superficielles et dans les nappes
d?accompagnement de cours d?eau, instruite en vertu de l?article R.214-1 et suivant du
code de l?environnement, ou de l?article L.511- 1 du même code, ne peut être accordée
par l?autorité administrative que dans la mesure où ce prélèvement n?entraine pas de
dépassement des volumes prélevables hivernaux définis dans le tableau 1. Dans le cas
où le cumul des prélèvements déclarés ou autorisés en eaux superficielles et dans les
nappes d?accompagnement de cours d?eau dépasse les valeurs indiquées dans le
tableau 1, aucune nouvelle déclaration de prélèvement n?est possible, ni autorisation
accordée.
18 Il conviendrait d?adopter la terminologie réglementaire et de parler de « volumes pouvant être disponibles pour
les usages anthropiques en dehors de la période de basses eaux » (art. R-211-21-3 du code de l?environnement)
PUBLIÉ
https://layonaubancelouets.fr/wp-content/uploads/2023/10/Rapport_SLAL_HMUC_Phase2_SETEC_v1.pdf
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
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Ainsi, pour l?ensemble des prélèvements en cours d?eau et dans les nappes
d?accompagnement, le démarrage du remplissage, chaque hiver, aura lieu au plus tôt à
la date où le module est atteint pour la première fois.
Tableau 1 : Volume prélevable maximal par unité de gestion du SAGE (étude « volumes
prélevables », SAFEGE)
Points notables
- Les volets H, M et U n?ont pas été croisés pour définir des volumes prélevables en période de
basses eaux. Le volet C est croisé avec chacun des trois autres volets. Il ne trace aucune
perspective d?évolution des volumes prélevables en période de basses eaux sous l?effet du
changement climatique.
- Les travaux en cours pour déterminer des volumes pouvant être disponibles pour les usages
anthropiques en dehors de la période de basses eaux déclinent les termes de la disposition
7D-4 du SDAGE. Ils considèrent que le débit minimal à maintenir dans le cours d?eau est le
module.
Les débats portent surtout sur le débit maximal à prélever et la possibilité de prélever sitôt le
module dépassé si une gestion « collective » est mise en place.
La mission a développé son analyse dans la partie « questionnement sur la faisabilité
technique de prélever les débits cumulés envisagés hors périodes de basses eaux » de
l?annexe 14.
Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Bonne collaboration entre acteurs pour partager de la connaissance, notamment sur les usages.
Absence de détermination de gamme de débits biologiques sur l?ensemble du territoire, hormis
sur le sous-bassin versant de l?Aubance.
Absence de volume prélevable en période de basses eaux sur l?ensemble du territoire.
L?objectif premier de l?analyse HMUC semble être de produire des volumes pouvant être
disponibles pour les usages anthropiques en dehors de la période de basses eaux. La faisabilité
technique de prélever les débits cumulés envisagés hors périodes de basses eaux est peu
examinée.
Définir des volumes prélevables en période de basses eaux et les répartir entre usages.
Mettre en place une gestion collective des prélèvements hors période de basses eaux de
manière à assurer que les prélèvements pour remplir des réserves n?abaissent pas le débit en-
dessous du module.
Unité de gestion
Volume maximum hivernal
prélevable (milliers de m³)
Gestion individuelle
Volume maximum hivernal
prélevable (milliers de m³)
Gestion collective
Layon amont (0,6M) 1 670 2 063
Hyrôme (0,6M) 894 1 534
Lys (0,6M) 1 312 1 821
Layon intermédiaire (0,6M) 5 567 7 081
Layon aval (0,6M) 7 440 9 715
Aubance amont (0,4M) 622 765
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Annexe 5.7. L?analyse Vilaine
Départements d?Ille-et-Vilaine (région Bretagne), ainsi que de Loire-Atlantique, de
Mayenne et de Maine-et-Loire (région Pays de la Loire)
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui de deux sous-bassins versants du SAGE
Vilaine : Vilaine amont-Chevré et Semnon, choisis parmi dix sous-bassins versants identifiés lors
d?une étude de préfiguration, comme particulièrement déficitaires. À noter que le Don, le Chère
et l?Isac, aussi identifiés lors de l?étude de préfiguration sont étudiés dans un projet LIFE
REVERS?EAU, dont la finalité est proche de l?analyse HMUC. Les 5 derniers (la Seiche, le Meu,
l?Aff, l?Yvel, et l?Oust aval) seront à terme tous soumis à analyse HMUC.
Le sous-bassin versant du Chevré s?étend sur environ 850 km², 65 communes et compte
1280 km de cours d?eau et a minima 2 360 plans d?eau. Le Semnon s?étend sur environ 495 km²,
38 communes et compte 675 km de cours d?eau et au moins 1 160 plans d?eau.
Les têtes de bassin représentent entre 70 et 78 % de la surface de ces deux bassins, ce qui
confère au territoire une sensibilité à l?intermittence des écoulements. La géologie à dominante
schisteuse et gréseuse des deux bassins versants leur confère des caractéristiques
hydrogéologiques particulières : ces roches, relativement denses et imperméables, réduisent la
rétention d?eau après précipitations (peu d?influence de la nappe sur les débits) ce qui conduit à
des variations de débits importantes et rapides (avec des étiages sévères en période de
sécheresse et des crues intenses et brèves lors .d?épisodes pluvieux) et favorise donc le
ruissellement et le transfert de polluants dans les cours d?eau.
L?état écologique des masses d?eau de ces deux sous-bassins versants est majoritairement
dégradé (moyen à médiocre voire mauvais). Le paysage est ouvert avec peu de bocage. Les
cours d?eau ont subi des aménagements hydrauliques au moment des remembrements
agricoles et beaucoup de parcelles sont drainées. Les zones tampons naturelles (zones humides,
ripisylves, talus, haies?) entre parcelles agricoles et cours d?eau sont peu présentes. La
morphologie des cours d?eau présente une altération quasi-généralisée, notamment en tête de
bassin.
Ces territoires sont classés en zone 7B-3 dans les SDAGE 2016-2021 et 2022-2027, ce qui
entraîne que « les prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à
l?alimentation en eau potable, à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés
PUBLIÉ
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au volume net maximum antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une année
donnée ».
Sur la Vilaine amont, les trois rivières principales (Vilaine, Valière et Cantache), alimentent
respectivement trois retenues créées par des barrages, celles de la Haute-Vilaine, de la Valière
et de la Cantache. Ces trois retenues assurent un rôle d?écrêtage des crues, de soutien d?étiage
et de ressource pour la production d?eau potable avec un prélèvement direct au niveau du
barrage de la Valière pour 80 % du Pays de Vitré (qui compte en tout 165 300 habitants pour
une production annuelle d?environ 10 millions de m3), les deux autres retenues assurant un débit
suffisant pour permettre un prélèvement en aval dans le cours de la Vilaine à Pont Billon (Vitré)
et à Chateaubourg. Eaux et Vilaine assure la maîtrise d?ouvrage de la gestion de ces trois
barrages.
La Vilaine amont constitue un territoire attractif à fort développement. Douze industries (dont dix
agroalimentaires) sont sur le territoire ainsi que 31 stations de traitement des eaux usées.
L?activité agricole est également bien présente avec une prédominance d?exploitation en
polyculture-élevage. La surface agricole utile représente 78 % du bassin de la Vilaine amont.
L?occupation du sol est pour moitié occupée par des cultures (un peu moins sur la partie Chevré)
et pour 1/3 par des prairies.
Le bassin du Semnon est majoritairement rural avec une activité agricole essentiellement en
polyculture-élevage. La surface agricole utile représente 82 % de la surface du bassin.
L?occupation du sol est pour moitié occupée par des cultures, et pour 1/3 par des prairies.
La gestion quantitative de la ressource figure parmi les orientations de gestion du SAGE
approuvé en 2015 : fixer des objectifs de gestion, améliorer la connaissance, assurer la
satisfaction des usages, mieux gérer la crise, etc. Le bilan du SAGE réalisé en 2021 indique un
taux de réalisation de 40 % sur la thématique de la gestion des étiages. Une nouvelle révision
du SAGE Vilaine est engagée en 2022.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse des analyses HMUC : Eaux et Vilaine, EPTB Vilaine, par ailleurs porteuse du
SAGE.
Maîtrise d?oeuvre des analyses HMUC : bureaux d?études SCE, en lien tout au long de son
élaboration avec un bureau d?études spécialisé en concertation, Commun Accord.
Comités techniques et de concertation par sous-bassin versant, comité de suivi en lien avec le
comité territorial Vilaine Est, comité de pilotage (CLE). La CLE a émis une note de cadrage suite
à l?attribution des deux lots du marché.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC
Phase débutée avec les trois autres volets.
Méthodes adoptées : modèle GARDENIA 1D BRGM, et modèle interne SCE en hydrologie.
Documents en cours de production.
Points notables : quantifier les précipitations, les apports souterrains, l?évapotranspiration et
calculer les débits d?étiages.
Volet Milieux du diagnostic HMUC
Phase débutée avec les trois autres volets.
Méthodes adoptées : ESTIMHAB et autres méthodes hydrauliques.
Documents en cours de production.
Points notables : identifier les milieux aquatiques qui dépendent de la ressource en eau et
estimer les débits biologiques en dessous desquels ces milieux sont dégradés.
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Volet Usages du diagnostic HMUC
Phase débutée avec les trois autres volets.
Méthodes adoptées : questionnaire dédié.
Documents en cours de production.
Points notables : quantifier les prélèvements liés à l?eau potable, à l?industrie et à l?agriculture,
ainsi que les restitutions des stations de traitement des eaux usées publiques ou privées ; se
projeter sur les évolutions territoriales et leurs conséquences : démographie, changements dans
l?industrie et l?agriculture.
Volet Climat du diagnostic HMUC
Phase débutée avec les trois autres volets.
Méthodes adoptées : données du CESEM, DRIAS et GIEC pour le modèle EROS.
Documents en cours de production.
Points notables : grâce aux études sur les conséquences locales du changement climatique,
estimer les évolutions des apports en eau et des débits.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC
Phase non débutée.
Points notables : mise en perspective des relations entre les usages, les ressources et les
milieux, identification et hiérarchisation des enjeux (« sujets » à traiter dans les propositions
d?actions), identification des unités de gestion en tension. Puis évaluation des volumes
prélevables par comparaison des débits biologiques et des débits désinfluencés, proposition de
plusieurs scénarios alternatifs en fonction des enjeux identifiés (bon état des eaux, usages?)
? mise en débat auprès des acteurs.
La démarche comporte des phases complémentaires : partage, économies d?eau et résilience
des milieux, ainsi qu?une évaluation par les prestataires.
Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Bonne collaboration entre acteurs pour partager de la connaissance, notamment sur les usages.
Cet objectif de concertation est à cultiver en allant plus loin en impliquant tout le temps toutes
les parties prenantes (ex : industries) et sans en faire trop non plus (pas de trop de sollicitations),
ce qui suppose de trouver le bon dosage. La concertation est une des voies du succès, tout
comme le temps nécessaire à la bonne compréhension.
Attention à bien définir tous les niveaux d?ambition et les résultats souhaités : la note de cadrage
n?est pas claire sur ce point et peut surprendre ensuite les acteurs au moment de la décision.
Attention à bien jalonner aussi la décision avec les hypothèses bien actés et les incertitudes
(mitigation comme pour le Fouzon).
La prise en compte de l?hydromorphologie, des plans d?eau et des zones humides (exemple du
Fouzon à parangonner, étude inédite et remarquable dans une analyse HMUC) serait à valoriser
dans des actions régulières et permanentes du territoire. La restauration et la préservation des
haies et des bocages sont à amplifier/garder en mémoire de façon permanente.
Définir des objectifs de réduction de prélèvement avec une exigence de sobriété équitable pour
tous les usages.
Définir des volumes prélevables en période de basses eaux et les répartir entre usages
Le règlement du SAGE Vilaine a minima pour les premières HMUC doit intégrer sans tarder
après l?étude, un volet de gestion quantitative pour être en cohérence avec les dernières
dispositions réglementaires en la matière et le « Plan eau ».
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Si examen de seuils de gestion conjoncturelle, les tester et les coupler avec des dispositifs
d?acquisition de la connaissance (piézomètres et hydromètres de référence), qui serviront aussi
à l?actualisation régulière de l?analyse HMUC. La mise à jour de l?analyse HMUC peut se
concevoir par des indicateurs à définir et à intégrer dans le tableau de bord du SAGE. Attention
en complément : insister pour avoir toutes les données propres, car pour la mise à jour c?est
crucial.
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Les analyses HMUC dans le SDAGE Loire-Bretagne
Le SDAGE du bassin Loire-Bretagne pour la période 2016-2021 a introduit les analyses HMUC.
Elles avaient pour objectif de permettre aux commissions locales de l?eau d?adapter au contexte
local certaines dispositions relatives à la gestion des prélèvements d?eau. Le SDAGE 2022-2027
a reconduit cette possibilité. Les dispositions du SDAGE qui visent les analyses HMUC sont au
nombre de treize (cf. tableau 12).
Pour certaines dispositions, le SDAGE ne définit pas des modalités de gestion par défaut. Mais il
cadre le travail à faire localement. C?est le cas pour la définition de volumes prélevables pour
« chacun des usages et usagers » dans les ZRE et dans le bassin de l?Authion (orientation 7C).
Tableau 12. Extrait des orientation fondamentales et dispositions du SDAGE 2022-2027
Orien-
tation
Dispo-
sition
Extrait de la disposition
ORIENTATION 7A. Anticiper les effets du changement climatique par une gestion équilibrée et économe de la
ressource en eau
L?adaptation au changement climatique implique, dans un premier temps, une gestion équilibrée des
ressources en eau sur l?ensemble du bassin Loire-Bretagne. À l?échelle de ce bassin, cette gestion s?appuie
sur des objectifs de débits, de niveaux et de piézométrie qui doivent être respectés sur un réseau de points
nodaux existants. Au-delà de ce réseau, les SAGE peuvent, à l?intérieur de leur périmètre, définir
opportunément des points nodaux et des zones nodales complémentaires et des points de suivi de salinité
dans les zones conchylicoles et de nourriceries, ainsi que les objectifs qui leur sont liés. Ils veillent alors à la
cohérence de ces objectifs avec ceux du SDAGE et au caractère équilibré des contraintes qui en résultent.
Les SAGE des bassins versants côtiers de petite taille qui connaissent des difficultés pour l?établissement de
points nodaux représentatifs et intégrateurs peuvent y remédier grâce à des analyses « hydrologie, milieux,
usages, climat » (HMUC) approfondies pouvant identifier d?autres indicateurs (disposition 7A-2).
Disposition 7A-2 : Possibilité d?ajustement des objectifs par les SAGE
Tout en s?appuyant sur les références des points nodaux, fixés par le SDAGE ou établis
lorsque c?est possible par les SAGE, il convient de poursuivre, à l?échelle des SAGE ou
à toute échelle opportune, les efforts pour déterminer les paramètres sur lesquels influer
pour atteindre une gestion équilibrée ou un retour à l?équilibre quantitatif et au bon état
écologique. Cette détermination doit nécessairement porter sur les quatre volets
suivants :
? reconstitution et analyse des régimes hydrologiques naturels (non influencés par les
actions anthropiques),
? analyse des besoins des milieux depuis la situation de « bon état » jusqu?à la situation
de crise, tenant compte des dernières méthodologies connues,
? analyse des différents usages de l?eau, connaissance des prélèvements actuels,
détermination des prélèvements possibles, étude de solutions alternatives et/ou
complémentaires d?économies d?eau pour les différents usages,
? intégration des perspectives de changement climatique, en utilisant a minima les
données disponibles, dès maintenant et au fur et à mesure de l?amélioration des
prévisions en la matière.
On mentionnera par la suite ces analyses sous le terme HMUC (hydrologie, milieux,
usages, climat) Ces analyses HMUC effectuées et validées au sein d?une commission
locale de l?eau (CLE) pourront conduire à réviser le SAGE pour ajuster les débits
objectifs d?étiage (DOE) et/ou les niveaux objectif d?étiage et pour préciser des
conditions de prélèvement mieux adaptées au territoire du Sage.
En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les DOE et/ou les niveaux objectifs d?étiage ainsi que les
conditions de prélèvement du territoire cadrées dans les orientations 7B, 7C et 7D, selon
les conclusions de l?analyse HMUC validées par la CLE. Ces adaptations ont vocation à
être intégrées dans le règlement du SAGE dès son adoption ou à l?occasion de sa
révision.
ORIENTATION 7B. Assurer l?équilibre entre la ressource et les besoins en période de basses eaux
Dans le cadre de cette orientation, toute CLE qui réalise une analyse HMUC peut définir, dans le SAGE, des
conditions de prélèvement mieux adaptées au territoire du SAGE, y compris moins restrictives, en
remplacement de celles définies par les dispositions 7B-2 à 7B-4, et par la disposition 7B-5, lorsque l?axe
réalimenté est intégralement compris dans le périmètre d?un ou plusieurs Sage. En l?absence de SAGE
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Dispo-
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Extrait de la disposition
approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur révision, le préfet peut adapter les conditions de
prélèvement du territoire cadrées par les dispositions susmentionnées, selon les conclusions de l?analyse
HMUC validées par la CLE. Ces conditions de prélèvement ont vocation à être intégrées dans le règlement du
SAGE dès son adoption ou sa révision.
Disposition 7B-1 : adaptation de la période de basses eaux
En Loire-Bretagne, la période de basses eaux conjuguant sensibilité pour les milieux
aquatiques et impact accru des prélèvements s?étend du 1er avril au 31 octobre.
La CLE peut, suite à une analyse HMUC, proposer au préfet de retenir une période de
basses eaux différente. Elle ne peut pas être inférieure à une durée de 7 mois. La
période hors période de basses eaux, définie comme étant le pendant de la période de
basses eaux, est également modifiée en conséquence.
Disposition 7B-2 : bassins avec une augmentation possible des prélèvements en période de
basses eaux
Sur tous les bassins non classés en ZRE, le SAGE peut définir l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux, au-delà du volume plafond, après
réalisation d?une analyse HMUC. En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE
approuvés, dans l?attente de leur révision, le préfet peut adapter les conditions de
prélèvement du territoire cadrées par les dispositions mentionnées dans l?orientation 7B,
selon les conclusions de l?analyse HMUC validées par la CLE. Ces conditions de
prélèvement ont vocation à être intégrées dans le règlement du SAGE dès son adoption,
ou sa révision.
Disposition 7B-3 : bassins avec un plafonnement, au niveau actuel, des prélèvements en période
de basses eaux
Sur tous les bassins non classés en ZRE, le SAGE peut définir l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux, après réalisation d?une analyse HMUC.
En l?absence de Sage approuvé ou pour les Sage approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les conditions de prélèvement du territoire cadrées par
les dispositions mentionnées dans l?orientation 7B, selon les conclusions de l?analyse
HMUC validées par la CLE. Ces conditions de prélèvement ont vocation à être intégrées
dans le règlement du SAGE dès son adoption, ou sa révision.
(?)
Sur les secteurs soumis à la disposition 7B-3 où une autorisation unique de prélèvement
(AUP) a été délivrée selon la réglementation alors en vigueur, les prélèvements sont
plafonnés au volume ainsi autorisé dans l?attente de la réalisation d?une analyse HMUC
qui permettra de déterminer le volume prélevable au sens de l?article R 213-14 du code
de l?environnement. La réalisation de cette analyse doit intervenir avant l?échéance de
l?AUP et, au plus tard, en 2027.
Disposition 7B-4 : bassin réalimenté nécessitant de prévenir l?apparition d?un déficit quantitatif
(bassin de l?Authion)
Sur tous les bassins non classés en ZRE, le SAGE peut définir l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux, après réalisation d?une analyse HMUC.
En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les conditions de prélèvement du territoire cadrées par
les dispositions mentionnées dans l?orientation 7B, selon les conclusions de l?analyse
HMUC validées par la CLE. Ces conditions de prélèvement ont vocation à être intégrées
dans le règlement du SAGE dès son adoption ou sa révision.
Disposition 7B-5 : Axes réalimentés par soutien d?étiage
Les prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à l?alimentation
en eau potable, à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés au
volume net maximum antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une
année donnée.
Sur tous les bassins non classés en ZRE, le SAGE peut définir l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux, après réalisation d?une analyse HMUC.
En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les conditions de prélèvement du territoire cadrées par
les dispositions mentionnées dans l?orientation 7B, selon les conclusions de l?analyse
HMUC validées par la CLE. Ces conditions de prélèvement ont vocation à être intégrées
dans le règlement du SAGE dès son adoption ou sa révision.
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Dispo-
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Extrait de la disposition
(?)
Sur les axes soumis à la disposition 7B-5 où une autorisation unique de prélèvement
(AUP) a été délivrée selon la réglementation alors en vigueur, les prélèvements sont
plafonnés au volume ainsi autorisé dans l?attente de la réalisation d?une analyse HMUC
qui permettra de déterminer le volume prélevable au sens de l?article R 213-14 du code
de l?environnement. La réalisation de cette analyse doit intervenir avant l?échéance de
l?AUP et, au plus tard, en 2027.
ORIENTATION 7C. Gérer les prélèvements de manière collective dans les zones de répartition des eaux et
dans le bassin concerné par la disposition 7B-4
(?)
L?enjeu principal des prochaines années, notamment dans le sud-ouest du bassin où un déficit chronique est
constaté, est la mise en place d?une gestion volumétrique et concertée des prélèvements et des
consommations qui permette de respecter le bon état du milieu, de prévenir et gérer les conflits d?usages et
de garantir les usages essentiels, notamment l?alimentation en eau potable. Cette gestion prend en compte
les apports d?eau douce répondant aux exigences des espèces marines.
La gestion concertée de la ressource s?insère par ailleurs totalement dans une démarche globale d?adaptation
au changement climatique.
Sur la base d?une analyse HMUC, cette gestion concertée permettra de préciser les volumes prélevables pour
chacun des usages et usagers, en fonction de la ressource disponible pour l?année considérée ; pour les
aquifères, le volume prélevable est fonction des objectifs de débit et de bon état des cours d?eau en
connexion avec le système. Ces volumes seront répartis dans le temps (semaine, décade ou mois) au moins
en période de basses eaux.
Disposition 7C-1
Dans les ZRE et dans les bassins concernés par la disposition 7B-4, la CLE réalise une
synthèse des connaissances à partir des données relatives aux prélèvements d?eau
disponibles auprès des services de police de l?eau et des caractéristiques des milieux
aquatiques. Elle engage, si nécessaire, une analyse HMUC pour définir le volume
prélevable en période de basses eaux, de manière à respecter les objectifs quantitatifs
du SDAGE.
Ce volume prélevable est décliné, en tant que de besoin, en fonction de la ressource
exploitée, de la localisation des prélèvements et de leur période. L?encadrement des
prélèvements de surface hors période de basses eaux est traité dans les dispositions
7D-3 à 7D-5 et peut faire l?objet d?adaptation par la CLE dans les conditions prévues par
ces dispositions. Un encadrement des prélèvements en nappe hors période de basses
eaux est défini, notamment par des niveaux piézométriques minimum au-dessus
desquels le pompage est possible.
Le SAGE précise la manière dont ce volume peut être modulé chaque année de manière
à prévenir et préparer la gestion de crise.
Dans les ZRE et le bassin concerné par la disposition 7B-4, dans le cadre des priorités
définies par l?article L 211-1 du code de l?environnement, le règlement du SAGE prévu à
l?article L 212-5-1 du même code comprend systématiquement la définition des priorités
d?usage de la ressource en eau, la définition du volume prélevable, approuvé par le
Préfet, et sa répartition par usage. Le SAGE définit également les règles particulières
d?utilisation de la ressource en eau nécessaires à la restauration et à la préservation de
la qualité de l?eau et des milieux aquatiques. En l?absence de SAGE approuvé ou pour
les SAGE approuvés dans l?attente de leur révision, le préfet peut approuver le volume
prélevable et établir la répartition par usage après avis de la CLE. Ces volumes ont
vocation à être intégrés dans le règlement du Sage dès sa révision.
Disposition 7C-4 : gestion du Marais poitevin
Pour atteindre ces objectifs, le suivi piézométrique sur les nappes de bordure constitue
le principal outil de pilotage de la gestion quantitative. Les piézométries d?objectif
d?étiage de début et de fin d?étiage (POEd et POEf) ainsi que les piézométries de crise
(PCR) déterminées sur des piézomètres de référence situés sur toute la périphérie du
marais sont présentées dans le tableau suivant. Ces valeurs de piézométrie sont à
respecter à l?échéance mentionnée dans le tableau suivant.
Ces valeurs de piézométrie ont vocation à être redéfinies au moment de la révision des
SAGE. Cette redéfinition sera fondée sur les principes des analyses HMUC. Ces
nouvelles valeurs redéfinies de piézométries seront à respecter au plus tard en 2027.
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Extrait de la disposition
Disposition 7C-5 : nappe du Cénomanien
Dans les zones libres de l?aquifère, les CLE, à l?occasion de la détermination des
volumes prélevables dans le cadre des analyses HMUC, portent une attention
particulière à la bonne alimentation des cours d?eau à l?étiage notamment par le
Cénomanien (notamment pour les SAGE Loir et Huisne)
ORIENTATION 7D. Faire évoluer la répartition spatiale et temporelle des prélèvements, par stockage hors
période de basses eaux
Disposition 7D-3 : Retenues de substitution
? Période de remplissage des retenues de substitution
Par définition, la période de prélèvement pour le remplissage des retenues de
substitution correspond à la période hors période de basses eaux (disposition 7B-1).
C?est la période de l?année pendant laquelle le débit des cours d?eau atteint ses valeurs
les plus hautes induisant une baisse de la sensibilité des milieux aquatiques. La CLE,
peut, suite à une analyse HMUC, proposer au Préfet de retenir une période différente, la
période de basses eaux étant également modifiée en conséquence.
? Conditions de prélèvement pour le remplissage des retenues de substitution
? Recommandation concernant les modalités de prélèvement : pour le remplissage des
retenues de substitution, il est recommandé d?appliquer les modalités de prélèvements
décrites dans la disposition 7D-4 encadrant le débit à maintenir dans le cours d?eau et le
débit plafond de prélèvement Ces conditions de prélèvement pourront être adaptées,
dès lors que cela contribue à l?atteinte du bon état écologique.
Disposition 7D-4 : retenues hors substitution, en ZRE et dans le bassin de l?Authion
Les nouveaux prélèvements dédiés au remplissage des retenues hors substitution en
ZRE et dans le bassin de l?Authion à partir du milieu superficiel (cours d?eau et
ruissellement et nappe d?accompagnement) s?effectuent dans le respect des conditions
décrites ci-dessous. Les prélèvements souterrains, hors nappes d?accompagnement,
dédiés au remplissage de retenues hors substitution sont encadrés par les dispositions
7C-1 et 7C-2.
? Modalités de prélèvement pour le remplissage des retenues hors substitution
? Lors de prélèvement en cours d?eau, le débit minimal à maintenir dans le cours d?eau à
l?exutoire du bassin versant doit être égal au module (M).
Le SAGE peut adapter ce débit minimal, après réalisation d?une analyse HMUC,
notamment dans le cadre de la définition d?un projet de territoire pour la gestion de l?eau
(PTGE), sans le porter en deçà du débit moyen interannuel de fréquence quinquennale
sèche.
? Au cours de la période autorisée pour le remplissage des retenues hors substitution, le
cumul de tous les débits maximum des prélèvements réglementés sur un bassin versant,
y compris les interceptions d?écoulement, n?excède pas un cinquième du module (0,2 M)
à l?exutoire de ce bassin-versant. Dans les bassins versants présentant un régime
hivernal particulièrement contrasté, dont le rapport au module du débit moyen mensuel
inter-annuel maximal est supérieur à 2,5, ce débit plafond peut être porté à 0,4 M.
Le SAGE peut adapter le débit plafond de prélèvement autorisé, après réalisation d?une
analyse HMUC, notamment dans le cadre de la définition d?un projet de territoire pour la
gestion de l?eau (PTGE), sans dépasser 0,4 M (ou 0,6 M pour les bassins versants au
régime particulièrement contrasté)
Disposition 7D-5 : retenues hors substitution en 7B-2, 7B-3 et 7B-5
L?application de l?ensemble de la disposition 7D-4 est recommandée, pour le
remplissage des retenues hors substitution à partir du milieu superficiel (cours d?eau et
ruissellement) et de leur nappe d?accompagnement, sur les territoires concernés par les
dispositions 7B-2, 7B-3 et 7B-5.
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Volume prélevable dans la gestion équilibrée de la
ressource
Le terme et la notion de « volume prélevable » ont plus de vingt ans.
Dès 2004, une circulaire indiquait que « pour une ressource donnée, le volume maximum
prélevable doit être estimé en considérant que, statistiquement, huit années sur dix en moyenne,
les prélèvements autorisés et déclarés peuvent être effectués dans cette ressource sans qu?il en
résulte de dommage pour les milieux aquatiques correspondants. ».
Les textes ultérieurs, nouvelles circulaires, arrêtés et décrets, ont renouvelé l?énoncé de :
la nécessité de prendre en compte les besoins du milieu ;
l?objectif d?avoir un volume prélevable pouvant être effectivement prélevé huit années sur
dix sans avoir à mettre en oeuvre des mesures temporaires de limitation des usages de
l?eau.
Ces principes sont maintenant inscrits dans le code de l?environnement.
Circulaire du 16 mars 2004
Intitulé complet : Circulaire DE/SDGE/BGRE-DCH/04-n° 7 du 16 mars 2004 relative à la gestion
quantitative de la ressource en eau et à l?instruction des demandes d?autorisation ou de déclaration
des prélèvements d?eau et des forages (https://www.bulletin-officiel.developpement-
durable.gouv.fr/documents/Bulletinofficiel-0002719/A0090003.pdf)
(abrogée par la circulaire DE/SDMAGE/BPREA/2008-n° 17 du 30 juin 2008)
Pour les ressources classées en ZRE et les zones où sont mises en oeuvre
systématiquement tous les étés des mesures de restriction des prélèvements et usages
de l?eau en application du décret 92-1041 du 24 septembre 1992 relatif à la limitation ou
à la suspension provisoire des usages de l?eau, il conviendra prioritairement de
s?attacher à restaurer un équilibre entre les ressources et les besoins. Ce retour à
l?équilibre doit s?appuyer sur une démarche concertée comprenant plusieurs étapes.
La première étape doit porter sur la définition dans chaque arrêté individuel de
prélèvement, de volumes maximum par ressource concernée, évoquée au paragraphe
précédent. Elle est indispensable, pour disposer de la connaissance globale des
volumes autorisés.
La deuxième étape vise à réunir l?ensemble des informations nécessaires pour disposer
d?un constat précis et partagé de la situation en matière de ressource en eau
naturellement disponible et de volume maximum prélevable sans qu?il en résulte de
dommages pour les milieux aquatiques ou l?équilibre des systèmes aquifères
correspondants. Elle peut nécessiter la réalisation d?études hydrologiques ou
hydrogéologiques en vue de quantifier la ressource moyenne disponible. La
confrontation des données acquises aux étapes 1 et 2 vous permettra de préciser
l?ampleur du déficit, sa répartition spatiale et les mesures propres à y remédier. La
réalisation d?économies d?eau dès lors que ces économies sont substantielles et
durables sera à privilégier ; elle devra se traduire par la réduction correspondante des
volumes des prélèvements individuels mentionnés dans les arrêtés d?autorisation.
Lorsque les prélèvements sont essentiellement destinés à l?alimentation en eau des
populations, des solutions du type diversification de la ressource, maillage des réseaux
devront être recherchées.
PUBLIÉ
https://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/documents/Bulletinofficiel-0002719/A0090003.pdf
https://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/documents/Bulletinofficiel-0002719/A0090003.pdf
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La troisième étape consiste à la mise en oeuvre de ces mesures. Dès lors que la
réduction du volume total prélevable a été décidée, elle doit se traduire par une réduction
progressive et proportionnelle des volumes individuels autorisés, au moyen de la
modification des arrêtés préfectoraux correspondants. Je vous rappelle que pour une
ressource donnée, le volume maximum prélevable doit être estimé en considérant que,
statistiquement, huit années sur dix en moyenne, les prélèvements autorisés et déclarés
peuvent être effectués dans cette ressource sans qu?il en résulte de dommage pour les
milieux aquatiques correspondants. Les deux années sur dix en moyenne où cet
équilibre ne pourra être maintenu, vous considèrerez que la situation relève de
circonstances climatiques ou hydrologiques exceptionnelles, permettant l?application du
décret 92-1041 du 24 septembre 1992 précité pour gérer les déséquilibres qui
apparaissent.
Arrêté du 17 mars 2006 relatif au contenu des schémas directeurs
d?aménagement et de gestion des eaux
II. - Les objectifs de quantité en période d?étiage sont définis aux principaux points de
confluence du bassin et autres points stratégiques pour la gestion de la ressource en
eau appelés points nodaux. Ils sont constitués, d?une part, de débits de crise en dessous
desquels seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile
et de l?alimentation en eau potable de la population et les besoins des milieux naturels
peuvent être satisfaits, d?autre part, dans les zones du bassin où un déficit chronique
est constaté, de débits objectifs d?étiage permettant de satisfaire l?ensemble des usages
en moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux.
Circulaire du 30 juin 2008
Intitulé complet : Circulaire DE/SDMAGE/BPREA/2008-n° 17 du 30 juin 2008 relative à la
résorption des déficits quantitatifs en matière de prélèvement d?eau et gestion collective des
prélèvements d?irrigation (https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=27515)
(abrogée par l?instruction du 14 décembre 2023 relative à la mise en oeuvre du décret n° 2021-795
du 23 juin 2021 et du décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022 relatifs à la gestion quantitative de la
ressource en eau)
Annexe 3. Bassins prioritaires en déficit quantitatif et détermination des volumes
prélevables
1 Volume prélevable
1.1 Détermination du volume prélevable
La détermination du volume prélevable est totalement disjointe de l?outil de gestion
collective. Dans les bassins en déficit quantitatif, la diminution des prélèvements doit
être engagée sans attendre. La détermination du volume prélevable, qui concerne tous
les usagers (eau potable, milieux, etc.), est une étape nécessaire.
Le volume prélevable est le volume que le milieu est capable de fournir dans des
conditions écologiques satisfaisantes, c?est à dire qu?il est compatible avec les
orientations fondamentales fixées par le schéma directeur d?aménagement et de gestion
des eaux et, le cas échéant, avec les objectifs généraux et le règlement du schéma
d?aménagement et de gestion des eaux.
L?article R 212-1219 du Code de l?environnement précise que l?état quantitatif d?une eau
souterraine est considéré comme bon lorsque les prélèvements ne dépassent pas la
capacité de renouvellement de la ressource disponible, compte tenu de la nécessaire
alimentation en eau des écosystèmes aquatiques de surface et des zones humides
directement dépendantes en application du principe de gestion équilibrée énoncé à
l?article L. 211-1 du code de l?environnement.
19 Issu du décret n°2005-475 du 16 mai 2005 relatif aux SDAGE
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=27515
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L?arrêté du 17 mars 2006 relatif au contenu des schémas directeurs d?aménagement et
de gestion des eaux identifie des débits de crise en dessous desquels seuls les besoins
d?alimentation en eau potable et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits
et des débits objectifs d?étiage permettant de satisfaire l?ensemble des usages en
moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux. La détermination du
volume prélevable doit donc être menée dans l?optique de réalisation de ce dernier
objectif : permettre de satisfaire l?ensemble des usages en moyenne huit années sur dix,
sans avoir besoin de recourir aux dispositions des articles R211-66 et suivants, du code
de l?environnement, relatifs aux zones d?alerte. Les deux années sur dix en moyenne où
cet équilibre ne peut être maintenu, il peut être considéré que la situation relève de
circonstances climatiques ou hydrologiques exceptionnelles, justifiant de prendre les
mesures de restriction des prélèvements autorisés et suspension adéquate des usages
de l?eau, en application des articles R. 211-66 et suivants.
Le volume prélevable doit être entendu comme le volume réellement prélevable dans le
milieu durant une période donnée : dans le cas des retenues, à l?exception de celles de
soutien d?étiage, on considérera leurs conditions de remplissage et non pas les
modalités d?utilisation de l?eau stockée.
La détermination de ce volume prélevable nécessitera, pour certaines ressources,
d?engager des études hydrologiques ou hydrogéologiques en vue de préciser le volume
total prélevable statistiquement huit années sur dix et le cas échéant sa répartition
spatiale, si celle-ci est hétérogène. En première approche, le débit prélevable à un
moment donné, et donc par intégration le volume prélevable sur une période donnée,
pourra par exemple, être calculé par différence entre le débit objectif et le débit naturel
reconstitué auquel on ajoute le débit de réalimentation éventuel (provenant de soutien
d?étiages, de transfert entre bassins, etc.). Cette détermination pourra également
prendre en compte les caractéristiques locales du bassin versant concerné en terme de
régime hydrologique, de disponibilités des réserves en eau existantes, et des mesures
de gestion mises en place par l?organisme unique.
La connaissance scientifique sur la détermination des relations entre les masses d?eau,
sur les débits à réserver aux milieux, (etc.), va s?améliorer avec la mise en oeuvre
progressive de la Directive Cadre sur l?Eau.
Les volumes prélevables seront affinés, par révision, pour tenir compte des progrès en
terme de connaissance du cycle de l?eau et des relations entre usages. Dans ce cadre,
le CEMAGREF, pour le compte de l?ONEMA, pour aider les services, fournira au cours
du premier semestre 2008 une analyse critique de quelques cahiers des charges
d?études, qui sera mise à disposition des services et durant le second semestre 2008,
une note sur l?état des connaissances sur l?évaluation des débits d?objectifs.
Ce volume prélevable devra donc être actualisé au fur et à mesure de l?amélioration des
connaissances scientifiques, des modifications de répartition entre usages et de
l?hydrométrie.
Circulaire du 3 août 2010
Intitulé complet : circulaire du 3 août 2010 relative à la résorption des déséquilibres quantitatifs en
matière de prélèvements d?eau et gestion collective des prélèvements d?irrigation dans les bassins
où l?écart entre le volume prélevé en année quinquennale sèche et le volume prélevable est
supérieur à un seuil de l?ordre de 30 %
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=31709)
(abrogée par l?instruction du 14 décembre 2023 relative à la mise en oeuvre du décret n° 2021-795
du 23 juin 2021 et du décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022 relatifs à la gestion quantitative de la
ressource en eau)
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=31709
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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2. Définitions
Le volume prélevable est celui devant permettre de satisfaire l`ensemble des usages,
en priorité l?eau potable, et en respectant les objectifs de la directive cadre sur l?eau, en
moyenne quatre années sur cinq ou huit années sur dix sans avoir à recourir aux arrêtés
préfectoraux de restriction des prélèvements. Ce qui revient en d?autres termes à
assurer le respect du débit objectif d?étiage quatre années sur cinq ou huit années sur
dix.
Décret n° 2021-795 du 23 juin 2021 et décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022
Le décret n° 2021-795 du 23 juin 2021 relatif à la gestion quantitative de la ressource en eau et à
la gestion des situations de crise liées à la sécheresse a complété la partie réglementaire du code
de l?environnement avec une sous-section intitulée « Utilisation efficace, économe et durable de la
ressource en eau » et composée des articles R211-21-1 et R211-21-2. Le décret n° 2022-1078 du
29 juillet 2022 relatif à la gestion quantitative de la ressource en dehors de la période de basses
eaux a inséré l?article R. 211-21-3. Ces décrets ont donné de nouvelles compétences aux préfets
coordonnateurs de bassin.
L?évaluation des volumes prélevables est inscrite dans une stratégie régulièrement réinterrogée,
ce qui doit permettre de mieux atteindre les objectifs fixés par le SDAGE.
Art. R. 211-21-1.
I. ? Pour la mise en oeuvre d?une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau
conformément aux objectifs fixés par l?article L. 211-1, les volumes d?eau dont le
prélèvement est autorisé permettent, dans le respect des exigences de santé, de
salubrité publique, de sécurité civile et d?alimentation en eau potable de la population,
de satisfaire ou de concilier les différents usages anthropiques et le bon fonctionnement
des milieux aquatiques dépendant de cette ressource.
II. ? Dans les bassins ciblés par la stratégie visée au II de l?article R. 213-14, on entend
par volume prélevable, le volume maximum que les prélèvements directs dans la
ressource en période de basses eaux, autorisés ou déclarés tous usages confondus,
doivent respecter en vue du retour à l?équilibre quantitatif à une échéance compatible
avec les objectifs environnementaux du schéma directeur d?aménagement et de gestion
des eaux.
Ce volume prélevable correspond au volume pouvant statistiquement être prélevé huit
années sur dix en période de basses eaux dans le milieu naturel aux fins d?usages
anthropiques, en respectant le bon fonctionnement des milieux aquatiques dépendant
de cette ressource et les objectifs environnementaux du schéma directeur
d?aménagement et de gestion des eaux.
Il est issu d?une évaluation statistique des besoins minimaux des milieux sur la période
de basses eaux. Il est réparti entre les usages, en tenant compte des enjeux
environnementaux, économiques et sociaux, et dans les conditions définies au II de
l?article R. 213-14.
III. ? Les autorisations sont délivrées au regard de la ressource disponible qui est
constituée, pour un usage donné, de la part du volume prélevable pour cet usage, au
sens du II, ainsi que des volumes d?eau stockés par prélèvements ou captation du
ruissellement hors période de basses eaux et des volumes transférés à partir d?une
autre ressource en équilibre.
Sont comptabilisés comme prélèvements en basses eaux, les volumes prélevés en
période de basses eaux directement dans des milieux réalimentés, même si la
réalimentation provient de stockages hivernaux.
Sont comptabilisés comme prélèvements en hautes eaux, les volumes stockés en cette
période dans des retenues déconnectées du réseau hydrographique en basses eaux,
et ce, quelle que soit la période d?utilisation des eaux stockées.
Art. R. 211-21-2.
I. ? L?évaluation des volumes prélevables tels que définis à l?article R. 211-21-1 est
réalisée par périmètres cohérents constituant tout ou partie d?un bassin hydrographique
ou d?une masse d?eau souterraine sur une période de basses eaux fixée localement.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126487
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&idArticle=LEGIARTI000043696944&dateTexte=&categorieLien=cid
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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II. ? Pour les eaux de surface, constituées des cours d?eau et de leurs nappes
d?accompagnement, l?évaluation du volume prélevable prend en compte le régime
hydrologique du cours d?eau, ses relations avec les nappes ainsi que l?état biologique
et le fonctionnement des milieux aquatiques dépendant des eaux de surface, c?est à dire
des zones humides, des milieux annexes dépendant des débordements ou du
ruissellement et des milieux avals, le cas échéant, littoraux. Elle intègre le volume de
réalimentation éventuel des cours d?eau.
III. ? Pour les eaux souterraines, l?évaluation prend en compte le rythme de recharge
des nappes de fonctionnement annuel ou pluriannuel.
Le volume prélevable en eaux souterraines ne dépasse pas la capacité de
renouvellement de la ressource disponible, compte tenu des besoins d?alimentation en
eau des écosystèmes aquatiques de surface et des zones humides directement
dépendants.
IV. ? Le volume prélevable, quelle que soit la ressource, et sa répartition entre les
différents usages sont susceptibles d?actualisation dans les conditions définies au II de
l?article R. 213-14.
Art. R. 211-21-3.
Afin de mieux assurer le respect des principes mentionnés à l?article L. 211-1, peuvent
être définis en dehors de la période de basses eaux, soit des conditions de prélèvement
en volume ou en débits, soit des volumes pouvant être disponibles pour les usages
anthropiques, en tenant compte du régime hydrologique et dans le respect du bon
fonctionnement des milieux aquatiques. Ces volumes sont calculés selon les modalités
définies aux I, II et III de l?article R. 211-21-2. Ils sont déterminés au regard des
statistiques hydrologiques disponibles pour le bassin ou le sous-bassin, le cas échéant
complétées par les résultats d?études relatives aux effets prévisibles du changement
climatique.
Art. R213-14.
(?)
II. - Le préfet coordonnateur de bassin pilote et coordonne une stratégie d?évaluation
des volumes prélevables, définis à l?article R. 211-21-1, sur des sous-bassins ou
fractions de sous-bassins en zone de répartition des eaux ou identifiés dans le schéma
directeur d?aménagement et de gestion des eaux comme sous-bassins en déséquilibre
quantitatif ou montrant un équilibre très fragile entre la ressource et les prélèvements.
Dans le cadre de cette stratégie :
1° Il pilote l?établissement du cadre méthodologique des études d?évaluation des
volumes prélevables ;
2° Il veille à la réalisation et à la mise à jour de ces études en examinant au moins une
fois tous les six ans s?il y a lieu d?actualiser les études déjà réalisées ou d?engager de
nouvelles études sur de nouveaux sous-bassins ou fractions de sous-bassins,
notamment au regard du bilan des situations d?étiage et de gestion de crise, des effets
tangibles du changement climatique sur les ressources en eau, de l?état de mise en
oeuvre d?une utilisation efficace, économe et durable de la ressource en eau, et des
évolutions des besoins liés aux différents usages de l?eau ;
3° Il arrête les volumes prélevables et leur répartition par usages et en informe les
préfets concernés. Lorsque le règlement du schéma d?aménagement et de gestion des
eaux instaure déjà une répartition entre les usages de l?eau conformément à l?article R.
212-47, il est mis en cohérence avec la décision du préfet.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&idArticle=LEGIARTI000046126512&dateTexte=&categorieLien=id
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Parangonnage avec les bassins Adour-Garonne et
Rhône-Méditerranée
La mission s?est intéressée à des démarches similaires aux analyse HMUC qui existent dans des
bassins autres que le bassin Loire-Bretagne. La terminologie HMUC n?y est pas utilisée, mais des
études de détermination des débits objectifs d?étiage (DOE) et de détermination des volumes
prélevables (VP) y ont été réalisées.
Bassin Adour-Garonne
Les DOE occupent une place centrale dans la définition des VP. Des études ont été réalisées au
cours des dernières années sur certains bassins versants afin de mieux définir des valeurs de DOE.
Le tableau 13 montre une grande convergence entre le cahier des charges de ces études et le
contenu des analyses HMUC. La vulnérabilité du bassin au changement climatique doit être
évaluée avec une analyse prospective et transversale.
Tableau 13. Éléments d?analyse figurant dans le CCTP de l?appel d?offre pour la réalisation d?une étude
de la valeur des débits objectifs d?étiage (DOE) de 10 stations de mesure du bassin Adour-Garonne,
janvier 2017
Synthèse des éléments d?analyse pour chaque point nodal
Étape Éléments d?analyse Paramètres à traiter
C
a
d
ra
g
e
d
u
c
o
n
te
x
te
Contextualisation géographique du point nodal
Explicitation historique de la valeur actuelle du DOE
Identification des enjeux structurants utiles à la détermination du DOE
A
n
a
ly
s
e
d
e
l
'h
y
d
ro
lo
g
ie
Hydrologie mesurée
Fiabilité des données hydrologiques disponibles
Références statistiques
Régime hydrologique, intensité des étiages (durée, fréquence), vitesse
tarissement
Analyse des liens nappe-rivière
Prélèvements, soutien
d?étiage et usages
spécifiques
Indicateurs de pression de prélèvement et restitutions en amont et en aval
Distribution des prélèvements et des restitutions
Bilan du soutien d?étiage et des transferts inter-bassins
Efficience hydraulique du soutien d?étiage
Usages spécifiques (navigation, dérivations grands canaux...)
Enjeux bassin amont / aval
Hydrologie naturelle
reconstituée
Chronique pluriannuelle de débits et références statistiques
Régime hydrologique, intensité des étiages (durée, fréquence), vitesse
tarissement
Composante hydrogéologique
Synthèse sur l?hydrologie
Impacts des usages/aménagements du bassin versant sur l?hydrologie
Vulnérabilité du bassin au changement climatique
A
n
a
ly
s
e
d
e
l
'é
c
o
lo
g
ie
Hydromorphologie Sectorisation du bassin versant et du cours d?eau, occupation du sol,
pressions hydromorphologiques...
Qualité de l?eau (physico-
chimie et indicateurs
biologiques)
Indicateurs DCE, niveau actuel de pollution
Scénarios de réduction de rejets impactant, débit de dilution
Synthèse des facteurs de vulnérabilité du cours d?eau et liens avec le niveau
de débit d?étiage
Fonctionnalité des habitats
aquatiques
Proposition d?une méthode (choix outils + stations + espèces cibles) sur la base
de la sectorisation hydromorphologique
Analyse du potentiel d?habitats disponibles en fonction du débit : proposition
d?une plage de valeur du débit biologique
S
y
n
th
è
s
e
Synthèse globale
Proposition de Q Nat, Q BE, Q fond (Pr aval, Q Nav, Q Physico-chimie, Q
Ouv) + Proposition de débits objectifs (application des logigrammes de
décision) + Vérification de la cohérence bassin
Analyses des
conséquences sur la
gestion
Conséquences sur la capacité à respecter le DOE 8 années sur 10, sur les
règlements d?eau des ouvrages de réalimentation, sur les arrêtés de
restriction sécheresse...
Volumes prélevables Conséquence de la valeur du DOE/POE sur les VP
Conclusion sur la valeur du DOE/POE (+ DCR/PCR)
PUBLIÉ
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Un retour d'expérience fait en juin 2019 a mis en évidence des points d?attention et des difficultés
techniques rencontrées portant sur les sujets suivants :
les définitions et la compréhension des notions relatives au DOE ;
les mesures hydrométriques au point nodal ;
la collecte des données relatives aux pressions anthropiques ;
la reconstitution des débits désinfluencés ;
la détermination des besoins des milieux aquatiques ;
les perceptions de la nouvelle valeur de DOE ;
l?articulation avec d?autres études ou projets (SAGE, PTGE, AUP, contrats territoriaux) ;
les suites à donner aux études de révision du DOE ;
la gouvernance des études de révision des DOE ;
les moyens pour la réalisation des études de révision de DOE.
Bassin Rhône-Méditerranée
Des études d?évaluation des volumes prélevables globaux (études EVPG) ont été engagées très
tôt sur environ 40 % de la superficie du bassin. Elles ont d?emblée visé tous les sous-bassins et
masses d?eau souterraines montrant une inadéquation entre les prélèvements et la disponibilité de
la ressource, qu?ils soient ou non classés en ZRE.
La stratégie retenue à l?échelle du bassin a été de donner suite à ces études en déployant des
PGRE (plans de gestion quantitative de la ressource en eau).
Des documents ont été produits à compter de 2011 pour définir la conduite de la démarche. Les
documents les plus récents soulignent la nécessité de prendre en compte les conséquences du
changement climatique.
Bureau du comité de bassin Rhône-méditerranée, Méthodes des études volumes prélevables,
séance du 10 juin 2011, 20 p.
(https://www.rhone-
mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/bureau-
CB_juin2011_VF.pdf)
Groupe de bassin Rhône-Méditerranée « gestion quantitative », Note de référence sur les Débits
d?Objectif d?Étiage et débits de crise, version 2, juillet 2011, 11 p.
(https://www.rhone-
mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet20
11_V2.pdf)
Conseil scientifique du Comité de bassin Rhône-Méditerranée, Avis sur les méthodes utilisées
dans les études « volumes prélevables », décembre 2011, 16 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/avis-
conseil-scientifique_dec2011_VF.pdf)
Note technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Débits d?objectifs d?étiage et débit de crise,
septembre 2012, 11 p.
(https://www.rhone-
mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet20
11_V2.pdf)
PUBLIÉ
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/bureau-CB_juin2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/bureau-CB_juin2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/bureau-CB_juin2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/avis-conseil-scientifique_dec2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/avis-conseil-scientifique_dec2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
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dans le bassin Loire-Bretagne
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Secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Mieux gérer les prélèvements d?eau.
L?évaluation préalable des débits biologiques dans les cours d?eau, avril 2013, 18 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/note_debits-
bio_avril2013_V2.pdf)
Secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Suites des études EVPG et SAGE. Quelle
articulation ? septembre 2014, 18 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/20140924-NOT-
SageEvpg_SecTecBassinRMed.pdf)
Secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Plan de gestion quantitative de la
ressource en eau (PGRE) principes, gouvernance, suivi et révision, mise à jour de la note de
septembre 2014, juillet 2019, 38 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/201907_4-2-NOT-
PGRE-STB-VFinale.pdf)
Secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Anticiper le changement climatique pour
une gestion équilibrée de la ressource en eau. Note Prospective appliquée aux Plans de gestion
de la ressource en eau (PGRE) et autres Projets de territoire pour la gestion de l?eau (PTGE),
Novembre 2020, 16 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-
06/202011_STB_RMed_Note_prospective_gestionquanti_2020-VF2.pdf)
PUBLIÉ
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/note_debits-bio_avril2013_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/note_debits-bio_avril2013_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/20140924-NOT-SageEvpg_SecTecBassinRMed.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/20140924-NOT-SageEvpg_SecTecBassinRMed.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/201907_4-2-NOT-PGRE-STB-VFinale.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/201907_4-2-NOT-PGRE-STB-VFinale.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/202011_STB_RMed_Note_prospective_gestionquanti_2020-VF2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/202011_STB_RMed_Note_prospective_gestionquanti_2020-VF2.pdf
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Place de la restauration de la morphologie des
cours d?eau dans la reconquête de leur bon état
La mission a relevé que la morphologie des cours d?eau est un sujet rarement abordé dans les
analyses HMUC. Pourtant, son altération a tendance à simultanément rehausser les débits
biologiques et à diminuer les débits en période de basses eaux. Ces deux facteurs concourent à
l?identification de volumes potentiellement mobilisables plus faibles. Il est important d?identifier la
restauration de la morphologie des cours d?eau comme un levier d?action pour atteindre les objectifs
environnementaux.
Des modifications de la morphologie des cours d?eau et l?aménagement foncier du bassin versant,
opérations parfois anciennes, ont eu pour effet de :
perturber considérablement les habitats aquatiques avec par exemple la réduction de la
hauteur de lame d?eau, la réduction de la vitesse d?écoulement, l?uniformisation des faciès
d?écoulement, la réduction de l?épaisseur du substrat, la modification de la structure
granulométrique du fond du lit, le colmatage du substrat par des particules fines ;
modifier l?hydrologie avec par exemple l?accentuation des étiages par le drainage de zones
humides, l?abaissement de la nappe d?accompagnement, l?évaporation de plans d?eau sur
cours d?eau, la modification des relations nappe-rivière avec la création de pertes par mise
à jour de la roche-mère).
Le recalibrage20 des cours d?eau et leur rectification21 ont largement contribué à ces dégradations.
La création de plans d?eau y a aussi contribué, en particulier lorsque des ouvrages sont implantés
sur cours d?eau et ne restituent pas en aval le débit en amont immédiat lorsque les débits sont
faibles (art. L214-18 du code de l?environnement).
Ces situations avec altération de la morphologie sont particulièrement fréquentes, comme le relève
l?état des lieux du bassin Loire-Bretagne (cf. les deux cartes de la figure 18 extraites de ce
document). Pour le volet Habitats des analyses HMUC, il est parfois difficile de trouver des tronçons
de cours d?eau suffisamment peu perturbés pour bien se prêter à l?utilisation des méthodes
déployées.
Carte 90 - Pressions sur la profondeur et la largeur des
cours d?eau, restituées à l?échelle des bassins versants
des masses d?eau
Carte 91 - Pressions et altérations de la structure et du
substrat du lit du cours d?eau, restituées à l?échelle des
bassins versants des masses d?eau
Figure 18. Deux exemples de pressions sur la morphologie des cours d?eau du bassin Loire-Bretagne
Dans ces conditions altérées, la satisfaction des besoins des espèces aquatiques requiert
aujourd?hui un débit plus élevé que si le cours d?eau était resté dans son état initial. La conséquence
en est une réduction du volume potentiellement mobilisable.
20 Recalibrage : augmentation mécanique du calibre (de la section en travers) du cours d?eau avec surcreusement
et élargissement du lit mineur, permettant un accroissement de la vitesse d?évacuation de l?eau. On devrait plus
exactement parler de surcalibrage.
21 Rectification : travaux visant à rendre rectiligne un cours d?eau plus ou moins sinueux.
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Page 106/136
La définition des volumes prélevables et leur mise en oeuvre sont essentielles pour l?atteinte de
l?objectif de bon état écologique du cours d?eau.
La restauration de la morphologie du cours d?eau est elle aussi une action favorable à la
restauration et au maintien du bon état écologique. Pour un même débit du cours d?eau, elle crée
des conditions plus favorables aux espèces servant à évaluer la qualité écologique. La suppression
de plans d?eau sur cours d?eau, ou leur aménagement pour qu?ils restituent en aval l?intégralité du
débit amont lorsque les débits sont faibles, peuvent contribuer de manière significative au
rehaussement des débits en période de basses eaux.
Le programme de mesures 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne relève d?ailleurs que l?ensemble
des mesures de préservation et de restauration des milieux aquatiques constituent des leviers
essentiels pour une hydrologie satisfaisante.
La mission a relevé que la question de la morphologie des cours d?eau est rarement abordée22.
Quand l?analyse HMUC conduit à des gammes de débits biologiques faibles au regard des débits
reconstitués, la tendance est plus à la remise en cause de la méthode (« qui exige des débits qu?on
ne rencontrerait même pas s?il n?y avait aucune activité humaine ») qu?à un questionnement sur la
morphologie actuelle du cours d?eau et sur les actions qui pourraient l?améliorer.
Les informations collectées et utilisées pour l?analyse HMUC devraient alimenter une réflexion sur
les actions à mener pour améliorer la morphologie des cours d?eau et réduire les perturbations de
l?hydrologie. Le programme d?actions pour reconquérir le bon état des milieux pourrait alors
comporter un mix d?actions, comportant à la fois des actions sur la gestion quantitative de la
ressource et des actions sur les milieux (morphologie des cours d?eau, amélioration et gestion des
zones humides, intervention sur les plans d?eau sur cours d?eau).
Ces actions peuvent prendre différentes formes et sont à adapter localement : reméandrage
pouvant aller jusqu?au repositionnement du cours d?eau dans son lit d?origine, resserrement et
rehaussement du lit mineur (cf. figure 19), régénération d?une ripisylve, recharge d?un cours d?eau
en granulats grossiers, protection du lit mineur contre le piétinement par les animaux au pâturage,
suppression de plans d?eau sur cours d?eau, amélioration de la continuité écologique, etc.
Figure 19. Exemple de restauration morphologique d?un cours d?eau par aménagement d?un chenal
d?étiage sinueux (le Lange dans le département de l?Ain, avant et après restauration. Source : Onema,
nov. 2012 https://professionnels.ofb.fr/sites/default/files/26_3_rex_r6_lange_vbat.pdf)
22 Une dynamique est en cours dans le cas de la Vilaine. L?EPTB essaie de valoriser pendant l?analyse HMUC des
actions fondées sur la nature en cours.
PUBLIÉ
https://professionnels.ofb.fr/sites/default/files/26_3_rex_r6_lange_vbat.pdf
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Sommaire de la note de cadrage de l?analyse
HMUC pour les deux sous-bassins versants de la Vilaine
amont-Chevré et Semnon
PUBLIÉ
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dans le bassin Loire-Bretagne
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Exemples d?incertitudes à gérer dans une analyse
HMUC
Trois exemples d?incertitudes sont développés ci-dessous : la reconstitution de débits naturels dits
« désinfluencés », la détermination de débits biologiques et l?évaluation de l?incidence de
prélèvements en eaux souterraines sur le débit des cours d?eau.
La reconstitution de débits « désinfluencés »
Elle nécessite d?estimer l?incidence des prélèvements sur le débit des cours d?eau (prélèvements
en cours d?eau, en nappes, incidence des plans d?eau, de l?abreuvement du bétail? certains
prélèvements seulement faisant l?objet de comptage et de déclaration annuelle23) et des restitutions
(rejets des stations de traitement des eaux usées urbaines et industrielles?). En tout, les termes
intervenant dans la reconstitution sont nombreux.
Il est nécessaire de tenir compte du fait que les imprécisions n?ont pas toutes la même ampleur ni
le même type d?incidence sur le résultat final. La figure 20 illustre les conséquences d?une erreur
d?estimation de l?incidence des restitutions dans les cours d?eau : l?erreur se répercute sur le débit
mensuel naturel reconstitué mais est sans effet sur le niveau des prélèvements compatibles avec
le bon état d?un cours d?eau (le « volume potentiellement mobilisable » (VPM) du guide HMUC). Il
n?en est pas de même pour une erreur d?estimation de l?incidence des prélèvements actuels. Toute
erreur sur les prélèvements actuels se répercute intégralement sur le niveau des VPM. Si
l?incidence des prélèvements réglementés actuels est surestimée, le niveau des volumes
prélevables sera surestimé d?autant et ensuite les prélèvements amèneront fréquemment le débit
en dessous du débit biologique et des limitations temporaires des usages réglementés devront être
mises en place en cours d?année.
Figure 20. Absence d?effet d?une erreur d?estimation des restitutions sur le niveau des prélèvements
compatibles avec le bon état d?un cours d?eau
23 Cf. annexe 15
Incidence
Prélève-
ments
actuels
Débit
mensuel
observé
Débit
mensuel
biologique
Débit
mensuel
naturel
recons-
titué
Incidence
Restitutions
actuelles
Incidence
anthropique
Incidence
Prélève-
ments
?bon état?
Incidence
Prélève-
ments
actuels
Débit
mensuel
observé
Débit
mensuel
biologique
Débit
mensuel
naturel
recons-
titué
Incidence
Restitutions
actuelles
Incidence
anthropique
Incidence
Prélève-
ments
?bon état?
Résultat avec une première estimation de
l?incidence des restitutions
Résultat avec une seconde estimation de
l?incidence des restitutions
PUBLIÉ
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L?estimation du débit nécessaire pour satisfaire les besoins des poissons
Les méthodes utilisées conduisent à établir des courbes décrivant la qualité de l?habitat hydraulique
d?un tronçon de cours d?eau en fonction du débit. La figure 21 représente la variation de la surface
pondérée utile (SPU) exprimée en m² pour un linéaire de 100 m de cours d?eau en fonction du
débit. La courbe est caractéristique d?une espèce et d?un tronçon de cours d?eau. L?examen visuel
de la courbe conduit à proposer deux valeurs seuils de débit : un seuil « haut » (? Seuil
d?Accroissement du Risque = SAR) en dessous duquel la perte d?habitats devient significative au
regard de la SPU maximale et un seuil « bas » (? Seuil Critique= SC) en dessous duquel la perte
d?habitats s?accélère et devient critique. Les seuils sont définis de manière visuelle et ce, pour
chaque espèce cible.
Figure 21. Courbe d?évolution de la surface pondérée utile (SPU) en fonction du débit (d?après Baran,
2011)
La littérature insiste sur les précautions à prendre lors de l?utilisation des méthodes de
détermination de débits écologiques : « La complexité des régimes hydrologiques, de leur
altération par les usages, la diversité des milieux physiques et des réponses biologiques associées
font qu?il n?y a pas de recette miracle (presse-bouton) pour identifier les débits écologiques. Dans
cette situation, la démarche de mise en oeuvre des approches ?hydrologique? et ?habitat
hydraulique? devra être associée à une expertise à différentes étapes : identification des
caractéristiques importantes du régime hydrologique, identification des groupes biologiques et
espèces à considérer, analyse multicritères des impacts de scénarios de gestion sur les milieux et
les usages. En conséquence, l?intervention d?experts formés et l?intégration des différentes parties
prenantes dans la démarche sont fondamentales. » (Lamouroux et al, 2018).
À titre d?illustration, pour l?analyse HMUC de la Sarthe amont, une gamme de débits biologiques a
été fournie. L?examen visuel des courbes a fourni une gamme provisoire de valeurs puis la gamme
a été affinée avec la prise en compte du contexte environnemental et la mise en perspective de
l?habitat hydraulique avec l?hydrologie naturelle du cours d?eau. Dans l?exemple de la Bienne, la
gamme de débits biologiques finalement retenue s?étend de 115 à 250 L/s, après que l?analyse des
courbes a fourni une limite inférieure ? provisoire de 100 L/s et une limite supérieure ? provisoire
de 300 L/s.
?
SC
?
SAR
PUBLIÉ
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L?évaluation de l?incidence des prélèvements en eaux souterraines sur le
débit des cours d?eau
L?incidence d?un prélèvement dans un cours d?eau sur le débit de ce dernier est simple à estimer :
le débit du cours d?eau diminue instantanément à hauteur du débit prélevé. Pour les prélèvements
dans une nappe libre, hors nappes d?accompagnement de cours d?eau, l?incidence des
prélèvements n?est pas instantanée (cf. figure 22). Son estimation nécessite de bien connaître la
répartition temporelle, la répartition spatiale et la profondeur des prélèvements et enfin d?utiliser un
modèle hydrogéologique.
Figure 22. Impact des prélèvements pour irrigation en nappe de la craie sur le débit des rivières
(d?après Arnaud, 2016)
Ces informations nécessaires ne sont généralement pas disponibles de manière précise,
notamment la répartition temporelle des prélèvements (cf. page 25). Le retour d?expérience fait par
le BRGM sur l?estimation des volumes prélevables dans les aquifères à nappe libre (Arnaud, 2016)
considère qu?il est possible, malgré les incertitudes, de déterminer des volumes prélevables et de
le faire à une échelle mensuelle. Il insiste sur les précautions à prendre lors de l?utilisation des
résultats :
« Il est essentiel de garder à l?esprit que les volumes prélevables sont calculés au moyen
d?approximations et d?hypothèses simplificatrices. Ils doivent de ce fait être considérés
comme des ordres de grandeur, des valeurs guides à actualiser avec l?amélioration des
connaissances et l?allongement des chroniques de mesure. (?) L?estimation des
volumes prélevables ne devrait pas rester figée dans le temps ; une actualisation est
indispensable en lien avec l?allongement des séries de données hydroclimatiques, la
mise à jour des modèles, l?amélioration des connaissances, etc. Dans le même ordre
d?idée, il est primordial qu?un programme d?acquisition de données complémentaires
? dont l?absence pèse sur les volumes prélevables annoncés ? soit recommandé dans
les conclusions de l?étude. ».
PUBLIÉ
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Masses d?eau dont l?état est qualifié de moins que
bon pour des raisons liées à la quantité d?eau
Figure 23. Masses d?eau superficielles dont l?état est qualifié de moins que bon pour des raisons liées
à la quantité d?eau
Figure 24. Masses d?eau souterraines dont l?état est qualifié de moins que bon pour des raisons liées
à la quantité d?eau
Ces masses d?eau ont été identifiées à partir de l?état des lieux du bassin Loire-Bretagne adopté
en octobre 2019 et des objectifs environnementaux du SDAGE 2022-2027. Cette identification sert
de cadre à la mise en oeuvre de l?article 74 du règlement (UE) 2021/2115 du Parlement européen
et du Conseil du 2 décembre 2021 établissant des règles régissant l?aide aux plans stratégiques
devant être établis par les États membres dans le cadre de la politique agricole commune.
PUBLIÉ
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Classement en zone de répartition des eaux
Dans la réglementation
Art. R211-71
Afin de faciliter la conciliation des intérêts des différents utilisateurs de l?eau dans les
zones présentant une insuffisance, autre qu?exceptionnelle, des ressources par rapport
aux besoins, des zones de répartition des eaux sont fixées par arrêté du préfet
coordonnateur de bassin.
Cet arrêté liste les masses d?eau superficielles et souterraines concernées et décline
leur classement à l?échelle des communes incluses dans chacune des zones de
répartition des eaux.
Lorsqu?il s?agit d?un système aquifère, l?arrêté indique, pour chaque commune, la
profondeur, par rapport au niveau du terrain naturel sus-jacent ou par référence au
nivellement général de la France (NGF), à partir de laquelle les dispositions relatives à
la répartition des eaux deviennent applicables.
Les conséquences d?un classement en zone de répartition des eaux (ZRE) sont multiples :
les seuils d?autorisation et de déclaration sont abaissés pour les prélèvements pour tous
les usages (hors prélèvements domestiques) et dans toutes les ressources (articles
R211-73 et R214-1 du code de l?environnement) ;
les agences de l?eau ont la possibilité de majorer les taux de redevance pour les
prélèvements pour l?irrigation ; la majoration ne s?applique plus à partir de l?année au cours
de laquelle un OUGC a été désigné par l?autorité administrative (Article L213-10-9 du code
de l?environnement) ;
le préfet a la possibilité de désigner d?office un OUGC sur le périmètre qu?il détermine
(article R211-113 du code de l?environnement) ;
le préfet n?a plus la possibilité de délivrer des autorisations temporaires individuelles ou
regroupées par mandataire (article R214-24 du code de l?environnement).
Les premières désignations de ZRE ont été fixées par les décrets interministériels n° 94-354 du
29 avril 1994 et n° 2003-869 du 11 septembre 2003.
Le décret n° 2006-881 du 17 juillet 2006 a transféré au préfet coordonnateur de bassin la
compétence de désignation des ZRE. L?arrêté du 22 novembre 2010 du préfet coordonnateur de
bassin Loire-Bretagne a porté classement en ZRE de deux bassins hydrographiques (le bassin de
l?Envigne, en amont de la confluence avec la Vienne, et le bassin de l?Ozon, en amont de la
confluence avec la Vienne) et d?un système aquifère (Nappes souterraines dans le bassin de la
Vienne entre les confluences avec la Blourde et avec la Creuse).
L?arrêté du 24 janvier 2011 du préfet coordonnateur de bassin Loire-Bretagne a porté déclassement
de deux ZRE précédemment désignées (le bassin de la Vilaine, à l?amont du barrage d?Arzal et le
bassin de l?Oudon).
Depuis 2011, l?extension des ZRE n?a pas été modifiée dans le bassin Loire-Bretagne. L?arrêté du
3 janvier 2023 du préfet coordonnateur de bassin Loire-Bretagne a simplement recensé à droit
constant les ZRE existantes (https://www.centre-val-de-loire.developpement-
durable.gouv.fr/IMG/pdf/ar_zre_blb.pdf).
Dans le SDAGE 2022-2027
Les ZRE sont fixées par arrêté du préfet coordonnateur de bassin et leur définition ne ressort pas
du SDAGE. Ce point réglementaire est rappelé dans le glossaire du SDAGE. Il ne l?est cependant
pas dans le chapitre 7. Ce chapitre contient une représentation cartographique des ZRE non datée
(cf. figure 2 page 13). Le lecteur pourrait par erreur considérer qu?il lui suffit de consulter cette carte
pour connaître la délimitation des ZRE arrêtées par le préfet coordonnateur de bassin.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698550
https://www.centre-val-de-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ar_zre_blb.pdf
https://www.centre-val-de-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ar_zre_blb.pdf
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Par ailleurs, cette représentation cartographique restitue le contour des bassins hydrographiques
et non l?enveloppe des communes classées par arrêté préfectoral. La différence peut être sensible.
C?est le cas pour le bassin hydrographique du Cher, à l?amont de Châtres-sur-Cher et à l?aval de
la confluence avec la Tardes, où il s?avère que des communes inscrites dans le périmètre
représenté sur la carte n?ont pas été classées en ZRE par arrêté du préfet de département puis
par arrêté du préfet coordonnateur de bassin. Le SDAGE ne prend pas en compte l?existence de
telles communes et il est impossible de savoir si elles sont concernées par telle ou telle disposition
de l?orientation 7-B « Assurer l?équilibre entre la ressource et les besoins en période de basses
eaux ». Le SDAGE traite le cas particulier de bassins en ZRE qui seraient déclassés à l?occasion
d?une procédure de révision : ils seraient alors concernés par la disposition 7B-3. Il ne traite pas le
cas particulier des communes qui n?ont pas été classées en ZRE tout en étant dans un sous-bassin
hydrographique figurant à l?inventaire des ZRE arrêté par le préfet coordonnateur de bassin Loire-
Bretagne.
Lors de la prochaine mise à jour du SDAGE, en cas d?insertion d?une carte représentant les ZRE,
il sera opportun de :
dater la carte des ZRE et rappeler que la délimitation des ZRE peut évoluer au cours de la
période de 6 ans couverte par le SDAGE ;
avoir une concordance entre la carte insérée dans le SDAGE et la délimitation communale
des ZRE définie par arrêté préfectoral.
PUBLIÉ
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dans le bassin Loire-Bretagne
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Remplissage de retenues en dehors de la période
de basses eaux
L?encadrement des prélèvements en dehors des périodes de basses eaux a fait l?objet de
précisions qui se sont succédé, au niveau du bassin Loire-Bretagne et au niveau national.
Évolution des termes de l?encadrement par les textes nationaux
? L?article R211-21-3 du code de l?environnement créé par le décret n° 2022-1078 du 29 juillet
2022 définit une alternative pour encadrer les prélèvements en dehors de la période de basses
eaux :
« Afin de mieux assurer le respect des principes mentionnés à l?article L. 211-1, peuvent
être définis en dehors de la période de basses eaux, soit des conditions de prélèvement
en volume ou en débits, soit des volumes pouvant être disponibles pour les usages
anthropiques, en tenant compte du régime hydrologique et dans le respect du bon
fonctionnement des milieux aquatiques. Ces volumes sont calculés selon les modalités
définies aux I, II et III de l?article R211-21-2. Ils sont déterminés au regard des
statistiques hydrologiques disponibles pour le bassin ou le sous-bassin, le cas échéant
complétées par les résultats d?études relatives aux effets prévisibles du changement
climatique. »
? Le III de l?article R213-14 du code de l?environnement créé par le décret n° 2022-1078 du
29 juillet 2022 complète les compétences du préfet coordonnateur de bassin :
III ? Le préfet coordonnateur de bassin pilote et coordonne également une stratégie
précisant l?opportunité de mener, sur certains des sous-bassins ou fractions de sous-
bassins mentionnés au II24, des évaluations des volumes pouvant être disponibles pour
les usages anthropiques hors période de basses eaux, au regard du régime
hydrologique et dans le respect du bon fonctionnement des milieux aquatiques, des
équilibres naturels et des objectifs du schéma directeur d?aménagement et de gestion
des eaux. Lorsque qu?elles sont réalisées, ces évaluations respectent les conditions
méthodologiques d?élaboration, de révision et de gouvernance précisées au II.
? L?instruction du Gouvernement du 14 décembre 2023 rappelle l?esprit de l?article R211-21-3 du
code de l?environnement. Il s?agit de rendre possible mais non obligatoire la définition de volumes
pouvant être disponibles en dehors de la période de basses eaux pour les usages anthropiques. Il
offre une alternative entre la définition de tels volumes et la définition de conditions de prélèvement
en volume ou en débits. De telles conditions permettent d?assurer un « garde-fou » vis-à-vis des
prélèvements sur cette période.
L?instruction indique qu?il peut être particulièrement pertinent d?évaluer l?existence de volumes
pouvant être disponibles aux usages anthropiques là où le volume prélevable en période de basses
eaux est proche de zéro ou très largement dépassé par les volumes prélevés au cours des
dernières années, et où l?enjeu de substitution est important. Cela peut être également pertinent
lorsque les stockages et prélèvements hors période de basses eaux sont déjà particulièrement
importants.
Évolution des termes de l?encadrement par le SDAGE Loire-Bretagne
Le SDAGE Loire-Bretagne a été le premier document introduisant des dispositions spécifiques au
remplissage de retenues en dehors de la période de basses eaux. L?encadrement de ces
prélèvements a progressivement fait l?objet de précisions, en tenant compte des méthodes et
données disponibles.
? Le SDAGE 2010-2015 avait opté pour un encadrement des prélèvements par des volumes
24 Il s?agit des sous-bassins ou fractions de sous-bassins en ZRE ou identifiés dans le SDAGE comme sous-bassins
en déséquilibre quantitatif ou montrant un équilibre très fragile entre la ressource et les prélèvements.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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prélevables hivernaux. Il indiquait en sa disposition 7C-1 que « Dans les ZRE et dans les bassins
nécessitant de prévenir l?apparition d?un déficit quantitatif (?), le volume prélevable au cours de la
période hivernale est systématiquement évalué sauf pour les nappes captives et les systèmes à
grande inertie ».
? Devant les difficultés méthodologiques à définir des volumes prélevables hivernaux25, le SDAGE
2016-2021 a remplacé l?obligation de définition de ces volumes par un cadrage de portée générale
concernant non plus les volumes mais les conditions de prélèvement au cours de la période
hivernale, d?application immédiate, ce cadrage ne remplaçant en aucune façon l?analyse des effets
propres à chaque prélèvement. En même temps qu?il introduisait un cadrage de portée générale,
le SDAGE 2016-2021 a ouvert la possibilité pour les SAGE d?adapter à leur territoire ce cadrage
sur la base d?analyses HMUC.
? Le SDAGE 2022-2027 a repris à l?identique cet encadrement des conditions de prélèvement et
la possibilité de les adapter localement sur la base d?analyses HMUC.
La disposition 7D-4 est d?application obligatoire pour les retenues hors substitution situées en ZRE
ou dans le bassin de l?Authion. Dans les autres situations, il est recommandé d?appliquer les
conditions de prélèvement décrites dans la disposition 7D-4 et ces conditions de prélèvement
pourront être adaptées dès lors que cela contribue à l?atteinte du bon état écologique. Les
prescriptions de la disposition 7D-4 s?appliquent aux prélèvements à partir du milieu superficiel
(cours d?eau et ruissellement) et de leur nappe d?accompagnement. Elles portent sur le débit
minimal à laisser dans le cours d?eau et sur le débit maximal pouvant être prélevé :
? Lors de prélèvement en cours d?eau, le débit minimal à maintenir dans le cours d?eau
à l?exutoire du bassin versant doit être égal au module.
Le SAGE peut adapter ce débit minimal, après réalisation d?une analyse HMUC,
notamment dans le cadre de la définition d?un PTGE, sans le porter en deçà du débit
moyen interannuel de fréquence quinquennale sèche.
? Le débit de prélèvement autorisé pour le remplissage des retenues hors substitution
est contraint par un débit plafond de prélèvements cumulés hors période de basses
eaux. Au cours de la période autorisée pour le remplissage des retenues hors
substitution, le cumul de tous les débits maximum des prélèvements réglementés sur
un bassin versant, y compris les interceptions d?écoulement, n?excède pas un cinquième
du module interannuel du cours d?eau (0,2 M) à l?exutoire de ce bassin-versant. Dans
les bassins versants présentant un régime hivernal particulièrement contrasté, dont le
rapport au module du débit moyen mensuel inter-annuel maximal est supérieur à 2,5,
ce débit plafond peut être porté à 0,4 M.
Le SAGE peut adapter le débit plafond de prélèvement autorisé, après réalisation d?une
analyse HMUC, notamment dans le cadre de la définition d?un PTGE, sans dépasser
0,4 M (ou 0,6 M pour les bassins versants au régime particulièrement contrasté).
La disposition 7D-4 indique que, sur la période de remplissage autorisée de la retenue, le débit
plafond des prélèvements cumulés hors période de basses eaux :
? inclut l?effet sur le cours d?eau des prélèvements en nappe lorsque des modélisations
ou des observations de terrain permettent de les estimer,
? prend en compte, pour les prélèvements directs (pompage ou dérivation), les débits
maximums autorisés ou déclarés, diminués de leur restitution éventuelle lorsqu?elle a
lieu dans le même bassin versant. Dans le cas des prélèvements pour eau potable, si
le débit maximum n?est pas représentatif du débit prélevé hors période de basses eaux,
il pourra être pris en compte le débit moyen pratiqué sur cette période,
? prend en compte, pour les interceptions d?écoulement, le débit moyen d?interception
sur la période autorisée,
? prend en compte, pour le remplissage des retenues d?alimentation en eau potable, les
volumes moyens mobilisés pendant la période concernée.
25 Secrétariat technique du bassin Loire-Bretagne, Fiches d?aide à la lecture du SDAGE Loire-Bretagne. Gestion
quantitative de la ressource en eau, fiches n° 6.1 à 6.3, juin 2017, 29 pages
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Le tableau 14 résume l?encadrement des conditions de prélèvement par les dispositions 7D-3, 7D-4
et 7D-5.
Tableau 14. Dispositions en matière de conditions de prélèvement pour le remplissage des retenues à
partir du ruissellement et du milieu superficiel (cours d?eau et leur nappe d?accompagnement)
ZRE et bassin de l?Authion
Reste du bassin
Loire-Bretagne
Retenues
de
substitution
Disposition 7D-3 :
Application recommandée des modalités de prélèvements décrites dans la disposition 7D-4
Retenues
hors
substitution
Disposition 7D-4 :
? débit minimal à maintenir dans le cours d?eau :
Par défaut
Avec adaptation par le
SAGE après HMUC
Débit minimal à
maintenir dans
le cours d?eau
= Module (M)
Abaissement possible
sans le porter en deçà
du débit moyen
interannuel de fréquence
quinquennale sèche
? débit plafond de prélèvement :
Par défaut
Avec adaptation par le
SAGE après HMUC
Cas général = 0,2 × M
Adaptation possible
sans dépasser
0,4 × M
Cas particulier
avec régime
hivernal
particulièrement
contrasté
peut être porté à
0,4 × M
Adaptation possible
sans dépasser
0,6 × M
Disposition 7D-5 :
Application
recommandée de
l?ensemble de la
disposition 7D-4
Les prélèvements souterrains, hors nappes d?accompagnement, dédiés au remplissage de
retenues hors substitution sont encadrés par les dispositions 7C-1 et 7C-2 dans les ZRE et dans
le bassin de l?Authion et par la disposition 7D-2 dans tout le bassin Loire-Bretagne :
7C-1. (?) Un encadrement des prélèvements en nappe hors période de basses eaux
est défini, notamment par des niveaux piézométriques minimum au-dessus desquels le
pompage est possible.
Le SAGE précise la manière dont ce volume peut être modulé chaque année de manière
à prévenir et préparer la gestion de crise.
7C-2. (?) Dans les ZRE, en dehors de la période de basses eaux, les conditions de
prélèvement en surface, en particulier les volumes nécessaires à la substitution pour
rétablir la gestion équilibrée de la ressource, sont définies dans l?orientation 7D.
Dans les ZRE et le bassin de l?Authion, en l?absence ou dans l?attente de l?encadrement
des prélèvements hors période de basses eaux, en nappe, prévu par la disposition 7C-
1, aucun nouveau prélèvement en nappe n?est autorisé ni ne donne lieu à récépissé de
déclaration hors période de basses eaux,
? sauf pour motif d?intérêt général lié à l?alimentation en eau potable ou à la sécurité
civile,
? et sauf pour les prélèvements de substitution
Les prélèvements domestiques, au titre de l?article L 214-2 du code de l?environnement,
ne sont pas concernés par la présente disposition.
7D-2. (?) Afin de limiter l?impact des prélèvements hors période de basses eaux dédiés
au remplissage des retenues, qu?elles soient ou non de substitution, il est recommandé
d?autoriser préférentiellement les prélèvements dans le milieu superficiel (cours d?eau et
ruissellement) et dans les nappes d?accompagnement, sauf situation locale particulière.
Il est également recommandé de n?autoriser les prélèvements en nappe (hors nappe
d?accompagnement) qu?en période de recharge de la nappe.
PUBLIÉ
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? Hétérogénéité de la compréhension locale des termes du SDAGE
Les prélèvements dans les eaux souterraines destinés au remplissage des retenues en dehors de
la période de basses eaux sont nettement moins bien encadrés par le SDAGE que les
prélèvements dans les eaux superficielles pour le même usage.
Certaines analyses HMUC examinées par la mission ont choisi d?appliquer les termes de la
disposition 7D-4 du SDAGE. La mission constate qu?elles ne l?ont pas toutes fait en prenant les
mêmes hypothèses. Le tableau 15 en donne une illustration.
Tableau 15. Diversité de l?application des termes de la disposition 7D-4
Critère Clain (ZRE) Layon-Aubance-Louets (7B-3)
Ressource mobilisée
majoritairement pour remplir des
retenues
Eaux souterraines Eaux superficielles et nappes
d?accompagnement
Examen du rapport au module du
débit moyen mensuel interannuel
maximal
Examen d?un rapport mois par
mois, hors période de basses
eaux
? ouverture de la possibilité de
prélever jusqu?à 0,4 × M pour
certains mois hors basses eaux
Examen d?un rapport unique
? ouverture de la possibilité de
prélever jusqu?à 0,4 × M pour
toute la période hors basses eaux
Possibilité de rehausser le débit
prélevé de 0,2 × M
Mobilisée lorsque le résultat
obtenu sans rehausse est
inférieur au volume moyen déjà
prélevé
Possibilité de prélever jusqu?à
0,6 × M mobilisée dans un des
scénarios envisagés
Fréquence d?observation du
volume retenu
1 année sur 2 8 années sur 10
Possibilité de prélever Q ? M
lorsque M < Q < 1,2 × M
Systématiquement retenue Retenue seulement dans
l?hypothèse d?une « gestion
collective »
Débit (Q) utilisé pour comparaison
à M
Débit moyen mensuel (QMM)
Si QMM < M, introduction de la
possibilité de prélever 0,1 × M
Débit moyen journalier (QMJ)
Pour le bassin du Clain, les parties prenantes ont jugé nécessaire de définir un volume pouvant
être prélevé dans les eaux souterraines pour remplir des retenues hors période de basses eaux.
Le SDAGE 2022-2027 étant pratiquement muet pour l?encadrement en volume de tels
prélèvements, une estimation a été réalisée en s?appuyant sur les termes de la disposition 7D-4,
bien que cette dernière vise le remplissage des retenues à partir d?eaux superficielles. Pour la
mission, ce choix est une réponse à l?absence de méthode éprouvée pour déterminer des
« volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques hors période de basses eaux,
au regard du régime hydrologique et dans le respect du bon fonctionnement des milieux aquatiques,
des équilibres naturels et des objectifs du schéma directeur d'aménagement et de gestion des
eaux » (III de l?art. R213-14 du code de l?environnement).
La mission relève toutefois que les hypothèses retenues dans les deux cas décrits dans le tableau
15 s?éloignent sensiblement des hypothèses retenues par l?étude INRAE-SEPIA de 2024 en termes
de débits prélevés et que les impacts des prélèvements seront plus élevés que ceux observés
dans cette étude.
La mission relève en outre une forte disparité de la compréhension des termes de la disposition
7D-4. Le guide HMUC dans ses versions de juin 2022 et de septembre 2023 apporte très peu
d?aide à leur compréhension. La prochaine mise à jour du guide est une opportunité pour apporter
des précisions et uniformiser la compréhension des termes de la disposition 7D-4.
? Peu de questionnement sur la faisabilité technique de prélever les débits cumulés envisagés
hors périodes de basses eaux
La disposition 7D-4 du SDAGE permet d?envisager des prélèvements en période de basses eaux
qui, cumulés, peuvent atteindre 20 % du module, ou 40 % du module voire 60 % du module.
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Pour certaines analyses HMUC (Clain et Layon-Aubance-Louets par exemple), ce débit cumulé
maximal a rapidement été utilisé comme un « droit de tirage », sans se poser des questions sur la
faisabilité technique des prélèvements correspondants telles que :
Quels seront les débits des pompes installées pour le remplissage de retenues ? Ces
pompes permettront-elles de prélever le débit maximal retenu pour l?estimation du volume
disponible pour le remplissage de retenues ?
Quelle gestion collective des prélèvements hors période de basses eaux sera mise en
place pour assurer jour après jour que les prélèvements cumulés n?amènent pas le débit
en deçà du module et pour éviter un phénomène de « yo-yo » (de jour en jour, avoir des
règles à respecter sans cesse changeantes). La question se pose avec encore plus
d?acuité lorsqu?il n?y a pas d?organisme unique de gestion des prélèvements d?eau pour
l?irrigation.
À titre d?illustration, sur le bassin Layon-Aubance-Louets, pour un débit moyen quotidien
hors prélèvement égal un jour à 130 % du module, il a été considéré que le débit prélevé
serait égal à 30 % du module ; si le lendemain, le débit hors prélèvement passe par
exemple à 140 % du module, il a été considéré que le débit prélevé sera immédiatement
ajusté à hauteur de 40 % du module (ou à hauteur de 25 % du module si le débit hors
prélèvement passait le lendemain à 125 % du module). La réussite d?un tel scénario de
prélèvement nécessite une observation quotidienne du débit du cours d?eau et une gestion
collective des prélèvements extrêmement fine et réactive pour assurer que les
prélèvements n?amènent pas le débit en dessous du module. Son réalisme pose question.
? Peu de questionnement sur l?incidence qu?auront les prélèvements en nappe libre hors périodes
de basses eaux sur le débit des cours d?eau en période de basses eaux
Lorsque les prélèvements pouvant être effectués en eaux souterraines pour le remplissage de
retenues hors période de basses eaux sont examinés (cas des analyses HMUC sur le bassin du
Fouzon et sur le bassin du Clain), ils le sont au regard des termes de la disposition 7D-4. Ce faisant,
il est considéré que l?impact de ces prélèvements est assimilable à ceux de prélèvements
identiques (en débits et en volumes) qui seraient effectués dans le milieu superficiel. Cela simplifie
singulièrement le raisonnement mais ignore l?existence d?un effet lissé et différé des prélèvements
en nappe sur les cours d?eau (cf. figure 22 page 110). Or l?incidence des prélèvements en nappe
se manifeste encore après que les prélèvements ont pris fin. Elle dépend de la localisation précise
des prélèvements, du moment où ils ont lieu, des caractéristiques de l?aquifère et des relations
nappe-rivière.
Il est à noter que l?analyse HMUC pour le bassin du Clain a limité le volume pouvant être prélevé
dans les eaux souterraines hors période de basses eaux à la somme du volume actuellement
autorisé et du volume envisageable pour la substitution (sur la base de la moyenne des
prélèvements souterrains en période de basses eaux observés sur la période 2010-2018). Si le
volume calculé avec les règles de la disposition 7D-4 excède cette somme, le volume excédentaire
est attribué pour des prélèvements dans les eaux superficielles, « Ceci a pour objectif de limiter
l?impact des usages sur la recharge des nappes hors période de basses eaux, afin que ces
dernières contribuent le plus efficacement aux débits en période de basses eaux ». L?incidence
différée des prélèvements en nappe libre hors période de basses eaux est un donc un phénomène
identifié mais très faiblement pris en compte.
Étude de l?impact des prélèvements d?eau en cours d?eau hors étiage,
février 2024
INRAE et SEPIA ont une réalisé une expertise nationale visant à établir une méthodologie pour la
détermination des volumes prélevables en hautes eaux (annonce n° 21 des conclusions du
Varenne agricole de l?eau et de l?adaptation au changement climatique, février 2022).
Leur étude a été publiée en février 2024. Au départ, elle devait établir une méthodologie pour la
détermination des volumes prélevables en hautes eaux. L?étude finalement effectuée contribue à
quantifier les impacts écohydrologiques des prélèvements de hautes eaux sur les écosystèmes
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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aquatiques, (1) en identifiant des indicateurs écohydrologiques adaptés à l?étude de ces impacts,
et (2) en estimant comment ces indicateurs seraient affectés par des scénarios de prélèvements
directs, en rivière.
? Revue bibliographique des principales fonctionnalités écologiques du débit et des indicateurs
écohydrologiques
L?étude souligne que la variabilité naturelle saisonnière des débits constitue à la fois un moteur
évolutif, un support de biodiversité et un facteur important de résilience des hydrosystèmes. Les
hautes et moyennes eaux ne sont pas des eaux « excédentaires » que l?on pourrait détourner du
milieu sans précautions. L?étude de la bibliographie montre cependant la difficulté de définir des
indicateurs hydroécologiques généralisables, dotés de valeurs « seuils » a priori, au-delà
desquelles il n?y aurait aucun impact écologique et en-deçà desquelles les impacts seraient
irrémédiables. Dans un premier temps, elle a identifié des indicateurs écohydrologiques reflétant
la qualité de l?habitat des organismes ou le fonctionnement écologique et adaptés à l?étude de ces
impacts.
? Affectation d?indicateurs écohydrologiques par des prélèvements directs en rivière
Dans un second temps, l?étude a examiné comment les indicateurs retenus seraient affectés par
un scénario de prélèvements directs en rivière.
En l?absence de réglementation cadre ou de recommandations nationales concernant
l?encadrement des prélèvements d?eau hors basses eaux, les auteurs de l?étude ont testé sur plus
de 500 stations hydrométriques en France l?application des règles de la disposition 7D-4 du
SDAGE Loire-Bretagne 2022-2027.
L?étude teste seulement les termes par défaut de la disposition 7D-4 en matière de débit minimal
dans le cours d?eau et de débit maximal prélevé. Elle ne teste pas les adaptations possibles sous
conditions :
absence de test d?éventuels prélèvements au-delà de 0,2 x M sous certaines conditions ;
absence de test d?éventuels prélèvements dès que le débit est supérieur au débit moyen
interannuel de fréquence quinquennale sèche, sans attendre qu?il dépasse le module.
Par ailleurs, les auteurs ont considéré que les prélèvements étaient suspendus lorsque le débit est
supérieur à celui de la crue biennale (QJXA2), la forte turbidité de l?eau et le transport de macro-
objets (bois mort par exemple) rendant la qualité de l?eau peu intéressante, en plus de rendre le
prélèvement difficile, voire impossible.
? Conclusion de l?étude
Il apparaît que, sur une année « moyenne » d?un point de vue hydrologique, le volume
potentiellement disponible est assez faible au regard des écoulements annuels.
Toutefois, ce prélèvement théorique (sous réserve qu?il soit nécessaire) ne pourra être
mis en oeuvre à n?importe quel moment. En effet, le degré d?altération des indicateurs
hydrologiques définis varie en fonction des années. Cette étude montre notamment que
le nombre de jours potentiels de prélèvements peut être réduit lors des années
« sèches », et donc conduire à des volumes potentiellement disponibles beaucoup plus
faibles. Les effets attendus du changement climatique sur les débits des cours d?eau
concernés devront donc également être considérés, afin que les règles mises en place
soient durables. La durabilité du partage de cette ressource entre les usages et les
milieux naturels repose en grande partie sur une bonne connaissance des prélèvements
à l?échelle saisonnière, ce qui n?est pas le cas aujourd?hui au niveau national.
(extrait du résumé)
La mission relève que l?étude réalisée par INRAE et SEPIA n?est pas parvenue à livrer une méthode
générale d?estimation des « volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques, en
tenant compte du régime hydrologique et dans le respect du bon fonctionnement des milieux
aquatiques » (termes du III de l?article R213-14 du code de l?environnement).
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https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
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Pour la mission, l?application des règles de la disposition 7D-4 du SDAGE est, dans ce contexte,
un « garde-fou » intéressant, assorti de réserves :
la variabilité interannuelle de l?hydrologie est importante. Pour convertir les conditions de
prélèvements en volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques hors
périodes de basses eaux, il est préférable de considérer une période hors basses eaux
sèche et de déterminer des volumes pouvant être disponibles huit années sur dix, de façon
à limiter la fréquence de surestimation des volumes pouvant être disponibles ;
l?étude n?a pas testé l?éventualité de prélever jusqu?à 0,4 x M voire jusqu?à 0,6 x M dans les
bassins versants présentant un régime hivernal particulièrement contrasté ;
l?étude n?a pas testé l?éventualité de prélever dès que le débit est supérieur au débit moyen
interannuel de fréquence quinquennale sèche, sans attendre qu?il dépasse le module ;
l?étude a seulement considéré le cas de prélèvements en rivière. Elle n?a pas considéré le
cas de prélèvements dans les nappes libres (leur incidence sur le débit des cours d?eau
est étalée dans le temps et l?estimation des impacts nécessite une modélisation spécifique) ;
il est pertinent de retenir l?hypothèse d?une suspension des prélèvements en rivière lorsque
le débit dépasse un certain seuil (QJXA2 : crue biennale).
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Collecte et centralisation de l?information relative
aux volumes prélevés
Les prescriptions réglementaires
Les prélèvements d?eau soumis à autorisation ou à déclaration au titre de « la loi sur l?eau » (art.
L214-1 et suivants du code de l?environnement et art. R.214-1 et suivants du code de
l?environnement) font l?objet de règles et prescriptions techniques définis par arrêté (art. R.211-1 et
suivants du code de l?environnement).
Les prescriptions relatives aux conditions de suivi et surveillance des prélèvements sont définies
par les arrêtés du 11 septembre 2003 fixant les prescriptions générales applicables aux
prélèvements d?eau soumis à autorisation ou à déclaration. Les termes sont identiques pour les
prélèvements soumis à autorisation et pour ceux soumis à déclaration :
Article 10
Le bénéficiaire de l'autorisation (le déclarant) consigne sur un registre ou cahier, les
éléments du suivi de l'exploitation de l'ouvrage ou de l'installation de prélèvement ci-
après :
? pour les prélèvements par pompage visés à l'article 8-2, les volumes prélevés
mensuellement et annuellement et le relevé de l'index du compteur volumétrique à la fin
de chaque année civile ou de chaque campagne de prélèvement dans le cas de
prélèvement saisonnier ;
? pour les autres types de prélèvements visés à l'article 8-3, les valeurs des volumes
prélevés mensuellement et annuellement ou les estimations de ces volumes et, dans ce
cas, les valeurs correspondantes des grandeurs physiques suivies conformément à
l'article 8, et les périodes de fonctionnement de l'installation ou de l'ouvrage ;
? les incidents survenus au niveau de l'exploitation et, selon le cas, au niveau de la
mesure des volumes prélevés ou du suivi des grandeurs caractéristiques ;
? les entretiens, contrôles et remplacements des moyens de mesure et d'évaluation.
Le préfet peut, par arrêté, fixer des modalités ou des dates d'enregistrement
particulières ainsi qu'une augmentation de la fréquence d'enregistrement, pendant les
périodes sensibles pour l'état des ressources en eau et des milieux aquatiques.
Ce registre est tenu à la disposition des agents du contrôle ; les données qu'il contient
doivent être conservées 3 ans.
Article 11
Le bénéficiaire (le déclarant), le cas échéant par l?intermédiaire de son mandataire,
communique au préfet dans les deux mois suivant la fin de chaque année civile ou la
campagne de prélèvement pour les prélèvements saisonniers, un extrait ou une
synthèse du registre ou cahier visé à l?article 10, indiquant :
? les valeurs ou les estimations des volumes prélevés mensuellement et sur l?année
civile ou sur la campagne ;
? pour les prélèvements par pompage, le relevé de l?index du compteur volumétrique,
en fin d?année civile ou de campagne lorsqu?il s?agit de prélèvements saisonniers ;
? les incidents d?exploitation rencontrés ayant pu porter atteinte à la ressource en eau et
les mesures mises en oeuvre pour y remédier.
Le préfet peut, par arrêté, prévoir la communication d?éléments complémentaires et fixer
la ou les dates auxquelles tout ou partie des informations précitées lui seront transmises,
dans le cas de prélèvements saisonniers. Il désigne le ou les organismes destinataires
de tout ou partie de ces informations.
La nomenclature « loi sur l?eau » des prélèvements d?eau fait l?objet d?une adaptation dans les ZRE.
Les prélèvements y sont a minima soumis à déclaration quelle que soit la ressource (rubrique
1.3.1.0. de l?article R214-1 du code de l?environnement), hormis les prélèvements réputés
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048136763
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domestiques26 . Dans les ZRE, la connaissance des prélèvements devrait donc être presque
exhaustive.
Les données relatives aux prélèvements utilisées pour une analyse HMUC
Pour le volet « Usages » des analyses HMUC, une bonne connaissance des prélèvements est
indispensable. À ce propos, le guide HMUC énonce ce qui suit :
La description de chaque usage doit être la plus exhaustive possible : nature
(prélèvement et/ou rejet), finalité, localisation, volumes annuels et mensuels, répartition
spatiale et temporelle des prélèvements, débits de prélèvement, débit minimum de
fonctionnement, ressource concernée, etc. Une attention particulière sera portée à
l?identification des ressources souterraines mobilisées et aux interactions entre celles-ci
et les écoulements superficiels.
Pour reconstituer des débits désinfluencés, il est nécessaire d?utiliser des volumes prélevés à un
pas de temps fin, a minima mensuel.
Il apparaît que les préfets ne sont pas en mesure de fournir les informations relatives aux
prélèvements mensuels effectués car ils ne collectent pas ces informations.
À défaut, les analyses HMUC mobilisent l?information disponible dans la Banque nationale des
prélèvements en eau (BNPE ; https://bnpe.eaufrance.fr/). Cette banque de données est alimentée
avec les informations fournies par les agences de l?eau à partir des déclarations annuelles que lui
font les redevables au titre d?un prélèvement d?eau. Les données disponibles dans la BNPE ne
remontent pas au-delà de l?année 2008. En ne faisant appel qu?à cette source d?information, la
réalisation des analyses HMUC se heurte à plusieurs lacunes dommageables.
Les lacunes dans la connaissance des prélèvements
? Une lacune concerne les prélèvements « non réglementés »
Ce sont les prélèvements qui ne sont soumis ni soumis à déclaration ni à autorisation. Les usages
domestiques en font partie.
Les forages, domestiques ou non, présentent des risques de pollution des nappes s?ils sont mal
réalisés et mal gérés. En application de la LEMA, depuis le 1er janvier 2009, tout dispositif de
prélèvement, puits ou forage, dont la réalisation est envisagée pour obtenir de l?eau destinée à un
usage domestique doit être déclaré au maire de la commune sur le territoire de laquelle cet ouvrage
est prévu (art. R2224-22 du code général des collectivités territoriales). Or cette déclaration n?est
pas toujours faite et surtout ne l?a pas toujours été dans le passé. De plus, les déclarations faites
sont très rarement capitalisées dans un système d?information et sont de fait peu exploitables. Ainsi,
le dispositif réglementaire encadrant les forages et son insuffisante application conduisent
aujourd?hui à ne pas connaître tous les ouvrages existants et à ne pas du tout connaître les
prélèvements correspondants. Les lacunes dans la connaissance des ouvrages et des
prélèvements peuvent parfois être considérables.
Le service en ligne DUPLOS (Déclaration Unifiée Pour Les Ouvrages Souterrains ;
https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/) ouvert le 1er février 2024 simplifie et unifie la
procédure administrative. Il permet de déclarer un projet de forage aux titres du Code minier
(art. L411-1) et/ou du Code général des collectivités territoriales (art. L2224-9), respectivement
pour des ouvrages souterrains de plus de 10 m de profondeur ou des forages domestiques. Un
document est automatiquement renseigné à l?issue du processus en ligne et directement envoyé
en mairie et aux services de l?État compétents.
26 « En tout état de cause, est assimilé à un usage domestique de l?eau tout prélèvement inférieur ou égal à
1 000 m³ d?eau par an, qu?il soit effectué par une personne physique ou une personne morale et qu?il le soit au
moyen d?une seule installation ou de plusieurs » (art. R214-5 du code de l?environnement).
PUBLIÉ
https://bnpe.eaufrance.fr/
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019119111?isSuggest=true
https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006835466
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Le « Plan eau » annoncé par le Président de la République le 30 mars 2023 comprend une mesure
destinée à renforcer l?encadrement des forages domestiques :
Ces mesures nationales, ouverture de DUPLOS et mesure n° 13 du « Plan eau », ont pour but
d?améliorer la connaissance des forages domestiques. Les travaux des analyses HMUC doivent
néanmoins être conduits avec les données accessibles avant que ces mesures nationales ne
produisent leur plein effet.
Il est à noter que le classement en ZRE est un levier d?action pour mieux connaître les
prélèvements dans les secteurs en tension quantitative, puisqu?il soumet à déclaration ou à
autorisation tous les prélèvements à partir du premier m³, hors prélèvements domestiques (titre Ier
de l?art. R214-1 du code de l?environnement).
La Cour des comptes a publié en juillet 2023 un rapport thématique consacré à la gestion
quantitative de l?eau en période de changement climatique. Les auteurs y constatent les
insuffisances de la BNPE pour connaître les prélèvements. Selon eux, les connaissances
insuffisantes sur la ressource et les prélèvements effectués entravent la recherche de consensus :
Les prélèvements d?eau opérés par l?ensemble de la population restent mal connus. La
banque nationale des prélèvements en eau comporte des incohérences. Le dispositif
de collecte des données fait l?objet de contestations récurrentes. Le bureau de
recherches géologiques et minières (BRGM) a d?ailleurs pris soin de mentionner, dans
la présentation de l?étude prospective « Explore 2070 » sur les effets du changement
climatique, l?insuffisance de connaissances et de données fiables. Dans cette situation,
il est très difficile pour les autorités publiques de rassembler toutes les parties prenantes
autour d?une stratégie commune de protection de la ressource. Les négociations sont
longues, leurs conclusions renvoyées à de nouvelles études. Les mesures de gestion
des crises successives tiennent lieu de stratégie.
(?) Les pouvoirs publics doivent améliorer la qualité du système d?information sur l?eau
et de son accessibilité au public. En effet, il sera difficile d?accorder les parties prenantes
sur des stratégies de long terme de réduction des prélèvements sans un diagnostic
partagé sur la situation initiale qu?il faut corriger.
Recommandation (ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires,
ministère de l?agriculture et de la souveraineté alimentaire, ministère de l?intérieur et des
outre-mer, agences de l?eau) : Améliorer la connaissance de l?état de la ressource en se
donnant les moyens d?assurer l?exhaustivité et la fiabilité des informations transmises à
la banque nationale des prélèvements en eau.
? Une lacune concerne la connaissance des volumes prélevés pour une partie des prélèvements
« réglementés »
Les responsables de prélèvement soumis à autorisation ou à déclaration ont pour obligation de
transmettre chaque année au préfet les volumes prélevés mensuellement et sur l?année civile ou
sur la campagne, le cas échéant par l?intermédiaire de leur mandataire (cf. arrêtés du 11 septembre
2003).
Cette transmission d?informations aux préfets est en réalité exceptionnelle. La seule collecte des
volumes d?eau prélevés en tout sur l?année civile bien organisée est celle faite par les agences de
l?eau qui alimentent chaque année la BNPE.
Dans ces conditions, ce sont les données disponibles dans la BNPE qui sont mobilisées pour les
analyses HMUC.
Or une partie des prélèvements réglementés ne fait pas l?objet de déclaration annuelle à l?agence
de l?eau. D?une part, les redevances inférieures à 100 euros ne sont pas mises en recouvrement
(article L213-11-10 du code de l?environnement). D?autre part, l?agence de l?eau fixe les montants
de volume prélevé au-dessous desquels la redevance n?est pas due. Ces montants ne peuvent
être supérieurs à 10 000 m³ par an pour les prélèvements hors des ZRE et à 7 000 m³ par an pour
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https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048136763
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les prélèvements dans des ZRE (IV de l?article L213-10-9 du code de l?environnement). Ces
dispositions législatives ont conduit à ce que les agences de l?eau ne collectent pratiquement pas
d?informations pour les prélèvements inférieurs à 7 000 m³ par an et les prélèvements pour
lesquelles la redevance calculée est inférieure à 100 euros.
Certains usages sont en outre exonérés de la redevance pour prélèvement (II de l?article L213-10-
9 du code de l?environnement) : exhaures de mines dont l?activité a cessé, maintien à sec de
bâtiments ou d?ouvrages, aquaculture, géothermie, lutte antigel des cultures pérennes, etc. Ces
informations ne sont en principe pas renseignées dans la BNPE, même si l?on y retrouve parfois
des prélèvements correspondant à des usages exonérés.
Au final, les prélèvements annuels non déclarés à l?agence de l?eau et par voie de conséquence
absents de la BNPE peuvent constituer une part non négligeable des prélèvements réglementés.
À titre d?illustration, la moitié des 20 000 irrigants du bassin Adour-Garonne ne font pas de
déclaration (Cour des comptes, 2023). Un bureau d?études interrogé pour un retour d?expérience
sur les études de volumes prélevables réalisées dans le bassin Rhône-Méditerranée en Occitanie
rapporte que « En gros les prélèvements pour l?eau potable sont bien connus, le plus gros écueil
c?est les autres. Les prélèvements agricoles sont très mal connus même encore aujourd?hui. Et
puis il y a énormément d?exploitants agricoles, partout, qui ont des forages ou des prises d?eau
privés non recensés, illégitimes, illégales. [?] Donc tout ce qui est prélèvement privé, et agricole
en particulier, c?est très mal connu et à l?étiage ça pèse énormément. ».
La méconnaissance des volumes prélevés par une partie des prélèvements réglementés constitue
un sérieux handicap pour les analyses HMUC, toute sous-estimation (surestimation) de ces
volumes prélevés entraînant une sous-estimation (surestimation) équivalente au niveau des
volumes prélevables (cf. « La reconstitution de débits ?désinfluencés? » en annexe 11).
? Une lacune concerne le pas de temps de la connaissance des prélèvements
Pour analyser avec une précision satisfaisante l?incidence des prélèvements, il est nécessaire de
disposer de volumes prélevés à un pas de temps fin, a minima mensuel (cf. 3.1.1).
Les données concernant les volumes d?eau prélevés sont enregistrées par les exploitants à un pas
de temps mensuel. Mais la transmission de ces informations aux préfets est exceptionnelle. Il est
encore plus rare que des préfets fassent usage de la possibilité de fixer par arrêté une
augmentation de la fréquence d?enregistrement ainsi que des dates auxquelles des informations
leur sont transmises dans le cas de prélèvements saisonniers. Le préfet de la Martinique l?a fait
dans son arrêté du 16 mai 2024 pourtant la Martinique en crise sécheresse.
La collecte des volumes d?eau prélevés mensuellement est exceptionnelle, quel que soit l?usage.
Par ailleurs, concernant l?usage agricole, l?enregistrement de la nature et de la superficie des
cultures irriguées n?est pas obligatoire. Le partage de telles données est pourtant de nature à
objectiver la description des usages et de leur évolution.
Localement, des initiatives ont pu être prises pour collecter en cours d?année des volumes d?eau
prélevés, telles que l?équipement de compteurs avec un système de télétransmission et la
télétransmission quotidienne des index à l?OUGC, ou la mise en place d?un observatoire recueillant
auprès des exploitants agricoles l?assolement de leurs parcelles, l?indication pour chaque parcelle
d?apport ou non d?eau d?irrigation et, en cas d?irrigation, la quantité d?eau apportée et l?origine de
l?eau (forage, prélèvement en rivière, retenue de substitution?).
Pour pallier la méconnaissance des prélèvements d?eau à une échelle infra-annuelle et conduire
une analyse HMUC, des hypothèses doivent être formulées à dire d?expert et discutées pour établir
douze prélèvements mensuels à partir des prélèvements annuels.
La généralisation de la remontée d?informations sur les prélèvements mensuels d?eau et leur
bancarisation objectiveraient la description des usages et amélioreraient la prise en compte de leur
incidence dans une analyse HMUC (cf. Recommandation 2 page 28).
À terme, l?amélioration de la connaissance des superficies irriguées et de la nature des cultures
irriguées pourra notamment provenir de l?utilisation d?images satellitaires (système de suivi des
surfaces agricoles en temps réel ? dit « 3STR » ? pour les déclarations de surfaces faites par les
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https://www.martinique.gouv.fr/contenu/telechargement/22044/173368/file/RAA-02-2024-187.pdf
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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agriculteurs au titre de la politique agricole commune, projet France 2030 de suivi des surfaces
irriguées).
Le « Plan eau » annoncé par le Président de la République le 30 mars 2023 comprend une mesure
relative au déploiement de compteurs avec télétransmission :
Pour prendre pleinement effet, cette mesure devra être accompagnée par :
une bancarisation des données dont les modalités permettront d?obtenir enfin une
connaissance fine de la répartition dans le temps des prélèvements.
Il conviendra de désigner le ou les organismes destinataires de tout ou partie de ces
informations ;
le maintien des prescriptions techniques des arrêtés du 11 septembre 2003, tant pour les
prélèvements soumis à autorisation que pour ceux soumis à déclaration.
L?inscription dans la partie législative du code de l?environnement de l?obligation pour les
redevables des agences de l?eau de transmettre annuellement le volume prélevé annuel
ne doit pas interférer avec la réglementation des IOTA et l?obligation actuelle de transmettre
les volumes prélevés mensuels au préfet.
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Figure 26. Volumes moyens mensuels prélevés pour chaque
usage sur la période de 2000 à 2018
Résolution temporelle des volumes prélevables
En illustrant avec l?exemple du bassin du Renon, inclus dans le bassin du Fouzon, la présente
annexe rapporte les étapes qui ont conduit (1) à la détermination de volumes prélevables et (2) à
l?identification des risques liés au pas de temps auquel les volumes prélevables sont définis (leur
« résolution temporelle »).
Diagnostic Hydrologie, Milieu et Usages
Le Renon est le deuxième plus grand affluent du Fouzon avec une longueur de 32 km et une
superficie de 302 km².
Le volet « U » a estimé pour les différents usages de 2000 à 2018 les volumes mensuels des
prélèvements d?eau et des restitutions d?eau (cf. figure 25 pour le cumul annuel des prélèvements
par usage et par ressource en eau).
Les prélèvements ont été ventilés entre eaux superficielles et eaux souterraines, avec
respectivement 56 % et 44 % des prélèvements annuels sur la période de 2000 à 2018 (cf. figure
25).
Figure 25. Volumes annuels prélevés pour chaque usage sur la période de 2000 à 2018, avec
distinction de la ressource en eau mobilisée (ESU : eaux superficielles ; ESO : eaux souterraines)
398 plans d?eau sont recensés
sur le bassin du Renon, pour
une superficie cumulée de
157 ha, soit 0,6 % du territoire.
83 % de ces plans d?eau sont
identifiés comme connectés aux
cours d?eau et il a été convenu
de retenir que tout abaissement
de leur niveau est quasi
immédiatement compensé par
un prélèvement dans le cours
d?eau. La surévaporation des
plans d?eau connectés est un
important poste de prélève-
ment, tout particulièrement
durant la période de basses
eaux (cf. figure 26).
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Les volets « H » et « U » ont permis de déterminer les débits mensuels quinquennaux secs en
régime influencé et en régime désinfluencé, tels que rapportés dans le tableau 16 pour le Renon.
Dans le bassin du Fouzon, il existe une seule station hydrométrique fournissant une longue série
de débits. Elle est située sur le Fouzon, à l?aval du bassin. Dans le cadre du contrat territorial de
bassin du Fouzon, six stations de mesure ont été installées en novembre 2017, dont une sur le
Renon. Leurs chroniques sont trop courtes pour faire l?objet d?une analyse statistique. Elles ont été
valorisées sur l?intervalle décembre 2017-décembre 2018 dans le cadre de la validation des
modèles hydrologiques construits pour reconstituer l?hydrologie désinfluencée.
Tableau 16. Renon - Débits mensuels quinquennaux secs en régimes influencé et désinfluencé
(Sources : SUEZ Consulting 2020)
Jan. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
QMN5
influencé
(L/s)
1912
[1621 ;
2203]
1496
[1291 ;
1701]
727
[35 ;
1418]
436
[2 ;
869]
439
[204 ;
674]
247
[135 ;
360]
204
[165 ;
243]
179
[176 ;
182]
181
[167 ;
194]
234
[214 ;
253]
440
[398 ;
482]
951
[767 ;
1135]
QMN5
désinfluencé
(L/s)
1916
[1621 ;
2210]
1499
[1289 ;
1709]
731
[26 ;
1437]
455
[-15 ;
924]
489
[189 ;
788]
301
[128 ;
473]
260
[184 ;
335]
224
[201 ;
247]
206
[183 ;
230]
245
[218 ;
271]
443
[397 ;
489]
953
[766 ;
1141]
Le volet « M » a été renseigné pour un tronçon du Renon (voir photos en figure 27). Le tronçon
étudié présente une alternance de faciès lentiques plats et profonds, sur un substrat composé
principalement d?éléments très fins (limons, argiles, vase). Au niveau de ce tronçon, le Renon est
composé de deux bras qui ont tous deux été pris en compte dans l?analyse. Les berges sont
verticales et moyennement hautes, témoignant d?un recalibrage du cours d?eau.
Figure 27. Vues de la station du Renon à Val-Fouzon [la Perrière]
L?étude a fait les observations suivantes pour l?ensemble des espèces et guildes :
une zone de gain rapide entre 40 et 150 L/s avec un gain varié, jusqu?à 30 % de surface
pondérée utile (SPU) pour la loche franche autour de 300 m² de potentiel d?accueil ;
une zone de gain modéré jusqu?à un débit de 400 L/s ;
une zone de plateau ou de décroissance au-delà de ce débit.
Compte tenu de l?analyse des courbes d?habitat, du contexte environnemental et des observations
faites sur le terrain, l?étude a proposé pour le Renon la plage de débits biologiques suivante :
150 L/s pour la borne basse ;
300 L/s pour la borne haute.
Pour les sept mois de la période de basses eaux, le croisement des volets « H », « M » et « U »
peut être résumé par la figure 28.
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Figure 28. Renon. Croisement des résultats des volets « H », « M » et « U » (graphique établi par la
mission)
Fixation des objectifs mensuels de débit, détermination des volumes
potentiellement disponibles et des volumes prélevables
Partant de ces éléments de diagnostic livrés par l?analyse HMUC proprement dite, les travaux ont
déterminé pour chaque mois de la période de basses eaux un objectif de débit moyen mensuel.
Les valeurs mensuelles de volumes potentiellement mobilisables puis de volumes prélevables en
découlent. La fixation des objectifs mensuels de débit a été conduite de manière itérative, en
examinant l?incidence sur les usages, sans réaliser une analyse multicritère qui aurait examiné
dans le même temps des critères socio-économiques et des critères environnementaux.
Il est à noter que les objectifs de débit moyen mensuel retenus pour les mois d?avril et de mai
(420 L/s) sont supérieurs à la borne haute de la plage de débit biologique (300 L/s). Ce choix a été
fait pour ne pas risquer de générer de situation problématique pour la reproduction du brochet. Un
choix similaire a été fait pour l?analyse HMUC sur le bassin de la Sèvre nantaise, justifié par l?intérêt
biologique de la connexion printanière des annexes hydrauliques des cours d?eau. Pour le bassin
du Renon, ce choix est non contraignant pour le maintien des usages moyens 2000-2018 en avril
et mai.
Les écarts examinés mois par mois entre les QMN5 désinfluencés, les QMN5 influencés et les
objectifs de débit moyen mensuel déterminent, avant prise en compte du changement climatique,
le devenir possible des usages :
QMN5 influencé > objectif de débit moyen mensuel ?
Possibilité d?augmenter les usages au cours
du mois au-delà du niveau moyen 2000-2018
QMN5 influencé < objectif de débit moyen mensuel
et
objectif de débit moyen mensuel < QMN5 désinfluencé
?
Possibilité de maintenir des usages au cours
du mois à un niveau en-deçà du niveau moyen
2000-2018
La figure 29 représente les résultats obtenus pour le bassin du Renon27.
27 La version actuelle du guide mérite d?être enrichie (texte, figure de ce type?) afin de souligner la variabilité
intermensuelle des objectifs retenus en termes de débit moyen mensuel en basses eaux, de détailler la
détermination de ces objectifs mensuels et d?illustrer leurs retombées sur les volumes potentiellement mobilisables
et les volumes prélevables. Cela permettrait notamment de mieux visualiser les risques liés à une fongibilité entre
des volumes mensuels. La révision du guide doit conduire à ne plus utiliser le terme DOE pour désigner les objectifs
mensuels de débit moyen.
avril mai juin juillet août septembre octobre
0 L/s
50 L/s
100 L/s
150 L/s
200 L/s
250 L/s
300 L/s
350 L/s
400 L/s
450 L/s
500 L/s
Renon. QMN5 désinfluencé, QMN5 influencé et plage de débits biologiques
QMN5 désinfluencé QMN5 influencé
Borne basse
Borne haute
Plage de débits biologiques
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Figure 29. Renon. Objectifs de débits moyens mensuels et devenir des usages (graphique établi par la
mission)
Cette figure représente la faisabilité du maintien des prélèvements à la hauteur de la moyenne
observée sur 2000-2018. Or, les prélèvements ont baissé au cours de la période 2000-2018. Pour
évaluer l?incidence sur les usages des volumes potentiellement mobilisables, l?étude réalisée a
choisi de considérer les usages moyens sur la période 2010-2018 (les prélèvements totaux sont
globalement stables sur cette période et sont égaux en moyenne à 866 milliers de m³ contre 1 056
milliers de m³ sur la période 2000-2009). Le niveau de contrainte pour respecter aujourd?hui les
volumes prélevables est donc moins élevé que ce qui est représenté sur la figure 29.
Les résultats de l?analyse HMUC ont ainsi orienté les décisions qui ont défini des valeurs
mensuelles de volumes potentiellement mobilisables et de volumes prélevables. Le tableau 17
rapporte les volumes potentiellement mobilisables obtenus pour le bassin du Renon.
Tableau 17. Récapitulatif des volumes potentiellement mobilisables déterminés pour l?unité de gestion
Renon
Volumes potentiellement
mobilisables (milliers de m³)
Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct.
Renon 91 185 130 145 91 28 14
Répartition dans le temps des volumes prélevables au cours de la période
de basses eaux
À ce stade de la démarche HMUC, la question de la « résolution temporelle » des volumes
prélevables doit être abordée : à quelle échelle de temps définit-on les volumes prélevables ?
Choisit-on de conserver sept valeurs mensuelles ou d?en réduire le nombre ?
Le bassin du Fouzon est pour partie classé en ZRE pour les eaux souterraines. Le SDAGE 2022-
2027 en son orientation fondamentale 7C « Gérer les prélèvements de manière collective dans les
ZRE et dans le bassin de l?Authion » fournit des indications quant à la répartition dans le temps
des volumes prélevables :
Sur la base d?une analyse HMUC, cette gestion concertée [de la ressource] permettra
de préciser les volumes prélevables pour chacun des usages et usagers, en fonction de
la ressource disponible pour l?année considérée ; pour les aquifères, le volume
prélevable est fonction des objectifs de débit et de bon état des cours d?eau en
connexion avec le système. Ces volumes seront répartis dans le temps (semaine,
décade ou mois) au moins en période de basses eaux.
avril mai juin juillet août septembre octobre
0 L/s
50 L/s
100 L/s
150 L/s
200 L/s
250 L/s
300 L/s
350 L/s
400 L/s
450 L/s
500 L/s
Renon. Objectifs de débits moyens mensuels et devenir des usages
QMN5 désinfluencé QMN5 influencé Objectif de débit moyen mensuel
Augmentation possible des usages (2000-2018)
Réduction des usages (2000-2018) à obtenir
Usages (2000-2018) pouvant être maintenus
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Le guide HMUC (V1.1) souligne les risques à gérer lorsqu?il s?agit de définir l?échelle de temps à
laquelle les volumes prélevables seront définis : « lorsque l?on lisse les volumes potentiellement
mobilisables sur plusieurs mois, on prend collectivement le risque de manquer l?objectif de
satisfaction des besoins et des usages au coeur des mois d?étiage ».
Les documents produits pour le bassin du Fouzon rapportent ce qui suit :
La résolution temporelle de la gestion structurelle peut prendre différentes formes, allant
d?une gestion mensualisée (la plus fine possible d?après les résultats de l?étude
disponibles à ce stade) jusqu?à une gestion globalisée sur l?ensemble de la période de
basses eaux.
D?après les résultats des phases précédentes, une gestion mensualisée s?argumente
aisément, d?un point de vue technique, au vu des importantes fluctuations des situations
rencontrées au cours de la période de basses eaux. On observe que pour assurer le
bon fonctionnement des milieux, les volumes prélevables à respecter ne sont pas du
tout les mêmes entre le mois de mai et d?août, par exemple.
(?) Pour autant, une gestion mensualisée, comme pour la résolution spatiale, présente
différents obstacles, notamment d?un point de vue de son réalisme opérationnel.
Dans le bassin du Fouzon, un compromis a été recherché pour définir la finesse de la gestion des
prélèvements en tenant compte des contraintes opérationnelles de mise en oeuvre. Une question
à choix multiple a été soumise aux membres du comité technique (COTECH) pour connaître leur
position sur quatre scénarios de résolution temporelle des volumes prélevables :
? Gestion mensuelle sur l?ensemble de la période des basses eaux ;
? Gestion en deux saisons : Avril-Mai et Juin-Octobre ;
? Gestion en deux saisons : Avril-Juin et Juillet-Octobre ;
? Gestion globale sur l?ensemble de la période des basses eaux.
Les préférences exprimées sont rapportées dans la figure 30.
Figure 30. Résultat de la consultation du comité technique sur la question de la résolution temporelle
des volumes prélevables
Conseil
Départemental
36
Chambre
d?agriculture
36
Assoc. Prof.
Irrigants 36
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La CLE réunie le 30 mars 2023 a validé la scission de la période de basses eaux en deux saisons
distinctes, avril-juin et juillet-octobre :
Dans le cadre d?une gestion simplifiée en deux saisons, il a été jugé préférable d?affecter
le mois de juin au printemps et non à l?été. En effet, les volumes prélevables en juin sont
parfois largement supérieurs aux prélèvements. L?affectation du mois de juin à la saison
d?été augmenterait le risque d?autoriser des prélèvements en été qui en réalité sont
incompatibles avec le bon fonctionnement des milieux aquatiques. Cela porterait non
seulement préjudice aux milieux mais également aux usages par une activation
fréquente des mesures de gestion de crise.
En s?appuyant sur l?exemple du Renon, la mission relève les points suivants :
il est opportun de fixer au sein de la période de basses eaux des objectifs de débit moyen
mensuel variables selon les mois ;
il est possible de définir des volumes prélevables mensuels ;
une gestion mensuelle s?argumente aisément, d?un point de vue technique, au vu de
l?importante variabilité entre mois de l?écart entre les usages actuels et les volumes
potentiellement mobilisables ;
une gestion mensuelle des volumes prélevables est plus exigeante en moyens que la
gestion actuelle ;
la fusion de plusieurs enveloppes mensuelles en une seule enveloppe permet une gestion
simplifiée, est moins contraignante pour les usages mais est plus risquée pour les milieux ;
il est possible de fournir aux décideurs de la démarche HMUC des éléments permettant
d?éclairer leur choix en termes de « résolution temporelle » des volumes prélevables ;
la définition de deux « saisons » au sein de la période de basses eaux est un minimum ; il
convient alors que la première « saison » couvre les mois d?avril à juin et la seconde ceux
de juillet à octobre ;
le suivi des prélèvements mensuels réalisés au sein de chaque « saison » pourra amener
si nécessaire à revenir sur les choix opérés en termes de « résolution temporelle » des
volumes prélevables. Par exemple, dans le cas du Renon, les augmentations possibles de
prélèvements en avril et en mai auront-elles été mobilisées pour augmenter les
prélèvements en juin plutôt qu?en avril-mai ? Les situations d?alerte et de crise seront-elles
devenues plus fréquentes en juin ?
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Durée de validité des autorisations de
prélèvement
La durée de validité des autorisations de prélèvement d?eau fait l?objet d?un traitement particulier
dans le code de l?environnement et dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne, en particulier pour
les autorisations uniques de prélèvement (AUP) délivrées à des organismes uniques de gestion
collective des prélèvements d?eau pour l?irrigation (OUGC), avec les dispositions suivantes
classées par ordre chronologique :
Selon les termes du 1° du I de l?art. R214-31-2 du code de l?environnement introduits par
le décret n° 2007-1381 du 24 septembre 2007, « L?arrêté préfectoral portant autorisation
unique de prélèvement fixe la durée de l?autorisation, qui ne peut excéder quinze ans ».
Selon les termes de la disposition 7A-6 du SDAGE 2016-2021, « Du fait des évolutions
prévisibles liées au changement climatique et devant les incertitudes sur ces prévisions, il
est fortement recommandé que toute nouvelle autorisation de prélèvements d?eau soit
révisée tous les dix ans. Dans le cas de prélèvements limités à la période hors période de
basses eaux, pour le remplissage de retenues à construire, et dans le cas des AUP
accordées à des OUGC, cette durée pourra être portée à quinze ans ». Ces termes ont été
repris à l?identique dans le SDAGE 2022-2027.
Selon les termes du 2° du II de l?art. R213-14 du code de l?environnement introduits par le
décret n° 2021-795 du 23 juin 2021, « le préfet coordonnateur de bassin veille à la mise à
jour des études d?évaluation des volumes prélevables en examinant au moins une fois tous
les six ans s?il y a lieu d?actualiser les études déjà réalisées, notamment au regard du bilan
des situations d?étiage et de gestion de crise, des effets tangibles du changement
climatique ».
Selon les termes du IV de l?art. R214-31-2 du code de l?environnement introduits par le
décret n° 2021-795 du 23 juin 2021, « L?autorisation unique de prélèvement prévoit des
échéances intermédiaires de réexamen de manière à ajuster, le cas échéant, le volume
global maximal autorisé ou sa répartition entre les périodes. Les ajustements peuvent être
motivés notamment, par l?acquisition de nouvelles données ou le constat d?une situation
réelle qui le justifie, ou l?avancement du programme concerté de retour à l?équilibre
approuvé dans le bassin versant concerné ».
Ainsi, une prudence croissante s?exprime depuis 2007 quant à la durée de validité des volumes
figurant dans les autorisations de prélèvement, notamment dans les AUP.
L?instruction du 14 décembre 2023 relative à la gestion quantitative de la ressource en eau rappelle
que la notion de réexamen de certaines dispositions d?une autorisation est prévue par le code de
l?environnement. Il s?agit de vérifier que les prescriptions fixées sont toujours suffisantes et
adaptées à la situation de fait et de droit. Cette vérification s?appuie notamment sur des bilans ou
des nouvelles connaissances. En cas de nécessité d?adaptation des prescriptions soumises à un
réexamen, la procédure applicable est celle de l?arrêté de prescriptions complémentaires prévue à
l?art. R181-45 du code de l?environnement. Le IV de l?art. R214-31-2 du code de l?environnement
prescrit l?obligation de fixer des échéances intermédiaires de réexamen de l?AUP. Le réexamen
n?occasionne pas nécessairement une révision de l?AUP. Il peut ne pas viser l?ensemble des
dispositions de l?AUP mais se concentrer sur certaines prescriptions. Le nombre d?échéances
intermédiaires de réexamen est adapté à la durée totale de l?AUP.
Pour le cas particulier des prélèvements destinés à l?irrigation, susceptibles de représenter un
grand nombre d?usagers, deux situations peuvent se présenter, en fonction de l?existence ou pas
d?un OUGC :
? Situation 1 : prélèvements d?eau pour l?irrigation effectués dans le périmètre d?un OUGC et
autorisés dans le cadre d?une AUP.
L?AUP devra assurer le respect du volume prélevable pour l?usage agricole à une échéance
compatible avec les objectifs environnementaux du SDAGE.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698572
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698572
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048873546
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698572
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À ce jour, la quasi-totalité des AUP ont été délivrées pour une période de 15 ans (cf. tableau 18) et
ont une validité qui va bien au-delà du 31/12/2027, échéance du SDAGE pour retrouver un équilibre
quantitatif.
Les termes de ces AUP définissant les volumes prélevables et leur répartition entre périodes
devront donc être revus pour être mis en conformité avec les décisions du préfet coordonnateur
de bassin qui auront fixé des volumes prélevables et les auront répartis entre usages.
Tableau 18. Termes de validité des autorisations uniques de prélèvement délivrées sur le bassin Loire-
Bretagne
AUP Date d?expiration de l?AUP
AUP OUGC Clain 31/12/2025
AUP n° 2 Marais Poitevin 31/03/2026
AUP des bassins du Thouet, Thouaret et Argenton 31/03/2026
AUP OUGC Dive du Nord 31/12/2027
AUP Vienne aval 31/12/2029
AUP Allier 15/12/2030
AUP Beauce blésoise 12/06/2032
AUP Beauce centrale de Loir-et-Cher 12/06/2032
AUP Beauce centrale du Loiret 14/06/2032
AUP Beauce centrale d?Eure-et-Loir 27/06/2032
AUP Théols 01/09/2032
AUP Cénomanien Cher 03/08/2033
AUP Yèvre-Auron 03/08/2033
AUP Authion 15/04/2036
AUP Cher Arnon 02/09/2037
? Situation 2 : prélèvements d?eau pour l?irrigation effectués en dehors d?un périmètre de gestion
collective assurée par un OUGC.
La mise en conformité des autorisations de prélèvements nécessitera de répartir le « volume
prélevable » alloué à l?irrigation, via des autorisations de prélèvements accordées individuellement
ou via des arrêtés d?autorisation temporaire correspondant à une activité saisonnière commune à
différents membres d?une même profession (art. R214-24 du code de l?environnement).
En l?absence d?OUGC et d?AUP, la mission considère que le respect du volume global du « volume
prélevable » alloué à l?irrigation dans le cadre des autorisations de prélèvement ne sera pas aisé
à assurer. Elle considère que la mise en place d?un OUGC est la solution adaptée pour assurer le
respect des volumes prélevables alloués à l?irrigation et répartir ces volumes entre les irrigants.
Seule l?intervention d?un OUGC dans le cadre d?une AUP permet de modifier d?une année à l?autre
le volume alloué à un irrigant et, le cas échéant, en cours d?année (VIII de l?art R*214-31-3 du code
de l?environnement). Cette gestion collective permet aussi de gérer l?arrivée de nouveaux irrigants.
À ce jour, le code de l?environnement laisse l?initiative de la création d?un OUGC aux personnes
morales qui peuvent jouer ce rôle. L?autorité administrative peut constituer d?office un OUGC, mais
seulement dans les zones de répartition des eaux (6° du II de l?art. L211-3 du code de
l?environnement).
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033940924
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698563
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Références bibliographiques
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(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=33531)
LAMOUROUX N., AUGEARD B., BARAN P., CAPRA H., LE COARER Y., GIRARD V., GOURAUD
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Documents propres au bassin Loire-Bretagne
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la directive cadre sur l?eau (caractéristiques du bassin, incidences des activités humaines sur l?état
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https://hal.inrae.fr/hal-04455950
https://www.ccomptes.fr/system/files/2023-07/20230717-gestion-quantitative-de-l-eau.pdf
https://documentation.insp.gouv.fr/digitalCollection/DigitalCollectionAttachmentDownloadHandler.ashx?parentDocumentId=430006&documentId=430008
https://documentation.insp.gouv.fr/digitalCollection/DigitalCollectionAttachmentDownloadHandler.ashx?parentDocumentId=430006&documentId=430008
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=33531
https://doi.org/10.1051/hydro/2016004
https://professionnels.ofb.fr/fr/doc-guides-protocoles/guide-lelaboration-suivis-doperations-restauration-hydromorphologique-en
https://professionnels.ofb.fr/fr/doc-guides-protocoles/guide-lelaboration-suivis-doperations-restauration-hydromorphologique-en
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/Guide%20projet%20de%20territoire%20gestion%20de%20l%27eau_light.pdf
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/Guide%20projet%20de%20territoire%20gestion%20de%20l%27eau_light.pdf
https://www.centre-val-de-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/sdage_fiches6.1_a_6.3_gestion_quantitative.pdf#page=29
https://www.centre-val-de-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/sdage_fiches6.1_a_6.3_gestion_quantitative.pdf#page=29
http://bit.ly/EtatDesLieux-LB
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
Page 135/136
Comité de bassin Loire-Bretagne, Schéma directeur d?aménagement et de gestion des eaux
(SDAGE) 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne, adopté le 3 mars 2022, Tome 1 : orientations
fondamentales, 222 p.
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/home/le-sdage-2022-2027/les-documents-du-sdage-
2022---2027.html
(https://www.calameo.com/agence-de-leau-loire-bretagne/read/00397878506f2906ec0e4)
Arrêté du 18 mars 2022 portant approbation du schéma directeur d?aménagement et de gestion
des eaux (SDAGE) 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne et arrêtant le programme pluriannuel de
mesures correspondant (https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045463890)
Agence de l?eau Loire-Bretagne, Appel à manifestation d?intérêt pour la réalisation d?analyse
hydrologie, milieux, usages et climat (HMUC), avril 2022
(https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/home/aides/appels-a-projets/analyse-hmuc-1.html)
Agence de l?eau Loire-Bretagne, Règlement de l?appel à manifestation d?intérêt pour la réalisation
d?analyse hydrologie, milieux, usages et climat (HMUC), mars 2022, 11 p.
(https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/files/live/sites/aides-redevances/files/Aides-
11/AAP/REGL_AMI_HMUC_2022.pdf)
Comité de bassin Loire-Bretagne, Délibération n° 2023-18 du 13 décembre 2023 relative à la
trajectoire de sobriété du bassin Loire-Bretagne
(https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Agence/Délibérations/CB du 13-12-
2023 - Délib)
Agence de l?eau Loire-Bretagne, 11ème programme d?intervention révisé, Période 2022-2024, mis
à jour en décembre 2023, 227 p.
(https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/11e
programme d?interven.1633533652389)
Comité de bassin Loire-Bretagne, Plan d?adaptation au changement climatique (PACC) pour le
bassin Loire-Bretagne, mise à jour en décembre 2023
(https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-
documents/Plan_d'adaptation_Change)
Instructions et autres documents ministériels
Circulaire du 5 juillet 2011 relative à l?application de l?article L214-18 du code de l?environnement
sur les débits réservés à maintenir en cours d?eau
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=33531)
Instruction du Gouvernement du 7 mai 2019 relative au projet de territoire pour la gestion de l?eau.
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=44640)
Instruction du 17 janvier 2023 portant additif à l?instruction du Gouvernement du 7 mai 2019 relative
au projet de territoire pour la gestion de l?eau.
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45398)
Instruction du 16 mai 2023 relative à la gestion de la sécheresse et son annexe « Guide circulaire
de mise en oeuvre des mesures de restriction des usages de l?eau en période de sécheresse »,
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45444)
Instruction du 14 décembre 2023 relative à la mise en oeuvre du décret n° 2021-795 du 23 juin
2021 et du décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022 relatifs à la gestion quantitative de la ressource
en eau. (https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45498)
PUBLIÉ
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/home/le-sdage-2022-2027/les-documents-du-sdage-2022---2027.html
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/home/le-sdage-2022-2027/les-documents-du-sdage-2022---2027.html
https://www.calameo.com/agence-de-leau-loire-bretagne/read/00397878506f2906ec0e4
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045463890
https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/home/aides/appels-a-projets/analyse-hmuc-1.html
https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/files/live/sites/aides-redevances/files/Aides-11/AAP/REGL_AMI_HMUC_2022.pdf
https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/files/live/sites/aides-redevances/files/Aides-11/AAP/REGL_AMI_HMUC_2022.pdf
https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Agence/D%c3%a9lib%c3%a9rations/CB%20du%2013-12-2023%20-%20D%c3%a9lib#page=7
https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Agence/D%c3%a9lib%c3%a9rations/CB%20du%2013-12-2023%20-%20D%c3%a9lib#page=7
https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/11e%20programme%20d'interven.1633533652389
https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/11e%20programme%20d'interven.1633533652389
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/Plan_d'adaptation_Change
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/Plan_d'adaptation_Change
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=33531
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=44640
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45398
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45444
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45498
PUBLIÉ
Sommaire
Résumé
Liste des recommandations
Introduction
1 Contenu et portée d?une analyse HMUC
1.1 Les analyses HMUC dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne
1.2 L?importance croissante de la définition de volumes prélevables et de leur répartition entre usages
1.3 Les analyses HMUC sont-elles une originalité du bassin Loire-Bretagne ?
2 Phase 1 : Émergence de la démarche
2.1 Le périmètre géographique de l?analyse HMUC
2.2 Définition coconstruite des attendus de la démarche HMUC
2.2.1 L?expression des besoins et des attendus de la démarche HMUC
2.2.2 La définition des limites de la démarche HMUC : cas de la gestion des sécheresses
2.3 La gouvernance et les compétences nécessaires pour mener à bien une démarche HMUC
2.3.1 La gouvernance à mettre en place pour piloter la démarche
2.3.2 Le rôle de l?État et de ses opérateurs
2.3.3 L?importance de faire appel à des compétences spécialisées dans la concertation
3 Phase 2 : Réalisation d?une analyse HMUC
3.1 Observations sur le contenu
3.1.1 Le volet « H » d?une analyse HMUC : hydrologie ET hydrogéologie
3.1.2 Le volet « M » d?une analyse HMUC : une méthode documentée, des résultats inédits, mais une prise en compte à parfaire de la morphologie des cours d?eau
3.1.3 Le volet « U » d?une analyse HMUC : beaucoup de données à collecter et à estimer pour pallier des lacunes dans les connaissances
3.1.4 Le volet « C » de l?analyse HMUC : l?effectivité de son intégration
3.1.5 Le rapprochement des quatre volets
3.2 Observations sur la méthode de travail
3.2.1 Les conditions de réalisation et de valorisation future
3.2.2 La nécessité de disposer de documents d?une appropriation suffisamment aisée pour permettre des débats éclairés
3.2.3 Examiner la standardisation de quelques points de méthode HMUC
4 Phase 3 : Prise de décisions à l?issue d?une analyse HMUC
4.1 Passer de l?analyse HMUC à la définition d?une stratégie
4.2 Comment préparer une prise de décisions en univers incertain ?
4.2.1 Énoncer et qualifier les incertitudes
4.2.2 Réaliser une analyse multicritère des impacts sur les milieux et les usages de différentes propositions de décisions
4.3 Comment ménager l?avenir ?
4.3.1 Convenir d?objectifs de résultats
4.3.2 Prévoir une amélioration de la connaissance
4.3.3 Ne pas prendre de décision engageant sur une trop longue période
5 Phase 4 : Mise en oeuvre opérationnelle des décisions
5.1 Adaptation locale de certaines dispositions du SDAGE 2022-2027
5.2 Décisions préfectorales pour la gestion structurelle de la ressource
5.2.1 La définition des volumes prélevables et leur répartition entre usages
5.2.2 La délivrance et la mise à jour des prescriptions des autorisations et déclarations de prélèvement, notamment des AUP
5.2.3 Le cas particulier des prélèvements en dehors des périodes de basses eaux pour stockage
5.3 Définition et mise en oeuvre de plans d?actions
5.3.1 Le SAGE
5.3.2 PTGE et contrats territoriaux
5.4 Actions du préfet coordonnateur de bassin
5.5 Prochaine mise à jour du SDAGE
Conclusion
Annexes
Annexe 1. Lettre de mission
Annexe 2. Liste des personnes rencontrées
Contacts nationaux, régionaux et de bassin
Territoire Allier
Territoire Fouzon
Territoire Sarthe amont
Territoire Layon-Aubance-Louets
Territoire Vilaine
Annexe 3. Glossaire des sigles et acronymes
Annexe 4. Appel à manifestation d?intérêt pour réaliser des analyses HMUC
Annexe 5. Monographies des six analyses HMUC examinées
Annexe 5.1. Choix des analyses examinées
Annexe 5.2. L?analyse Allier (Haut-Allier et Allier aval)
Annexe 5.3. L?analyse Fouzon
Annexe 5.4. L?analyse Creuse
Annexe 5.5. L?analyse Sarthe amont
Annexe 5.6. L?analyse Layon-Aubance-Louets
Annexe 5.7. L?analyse Vilaine
Annexe 6. Les analyses HMUC dans le SDAGE Loire-Bretagne
Annexe 7. Volume prélevable dans la gestion équilibrée de la ressource
Annexe 8. Parangonnage avec les bassins Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée
Annexe 9. Place de la restauration de la morphologie des cours d?eau dans la reconquête de leur bon état
Annexe 10. Sommaire de la note de cadrage de l?analyse HMUC pour les deux sous-bassins versants de la Vilaine amont-Chevré et Semnon
Annexe 11. Exemples d?incertitudes à gérer dans une analyse HMUC
Annexe 12. Masses d?eau dont l?état est qualifié de moins que bon pour des raisons liées à la quantité d?eau
Annexe 13. Classement en zone de répartition des eaux
Annexe 14. Remplissage de retenues en dehors de la période de basses eaux
Annexe 15. Collecte et centralisation de l?information relative aux volumes prélevés
Annexe 16. Résolution temporelle des volumes prélevables
Annexe 17. Durée de validité des autorisations de prélèvement
Annexe 18. Références bibliographiques
(ATTENTION: OPTION avant de fixer les valeurs mensuelles des débits objectifs
biologiques. Tout abaissement d?une valeur mensuelle du débit objectif biologique augmente le
débit potentiellement mobilisable mensuel et le volume prélevable mensuel mais accroît les risques
pour les milieux aquatiques. La partie 4 du rapport développe comment prendre une décision et
arbitrer entre les risques. Quel que soit le choix final en termes de débits objectifs biologiques
mensuels, il est nécessaire de garder trace des étapes qui y ont conduit.
Figure 9. Illustration de la détermination de débits mensuels potentiellement mobilisables (source :
mission)
Ce schéma présente le cas le plus courant où les plus faibles valeurs des QMN5 « désinfluencés »
sont supérieures pour chaque mois à la borne basse de la plage de débits biologiques. Dans ce
cas, quel que soit le mois, il existe un volume potentiellement mobilisable. Pour un mois donné, les
usages actuels pourront être maintenus seulement si le QMN5 influencé est supérieur au débit
biologique mensuel retenu.
Il peut cependant arriver que le QMN5 « désinfluencé » soit inférieur pour un ou plusieurs mois à
la borne basse de la plage de débits biologiques. Pour ces mois-là, le débit mensuel
potentiellement mobilisable est nul. Le guide HMUC apporte le commentaire suivant pour de telles
situations :
Dans ces bassins encore davantage qu?ailleurs, pour soutenir les étiages et augmenter
la résilience des milieux, l?accent doit être mis sur la restauration des zones humides, la
reconnexion des zones humides alluviales aux cours d?eau via la restauration
morphologique des cours d?eau et l?infiltration et la rétention de l?eau dans les sols sur
le bassin versant.
Pour ces situations, la mission ajoute que l?alimentation en eau potable de la population est
prioritaire et que l?impact sur les milieux de cet usage intègre à la fois les volumes prélevés et les
volumes restitués par les stations de traitement des eaux usées. Ces restitutions atténuent l?impact
des prélèvements et jouent un rôle essentiel pour le débit des rivières.
avril mai juin juillet août septembre octobre
0 l/s
50 l/s
100 l/s
150 l/s
200 l/s
250 l/s
300 l/s
350 l/s
400 l/s
Plage de débits biologiques
Borne haute
Borne basse
QMN 5 « désinfluencé »
Débit objectif
biologique
mensuel
Débit potentiellement mobilisable
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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La figure 9 permet de percevoir le risque pris si l?on considère qu?il y a fongibilité entre les volumes
potentiellement prélevables mensuels. Pour pouvoir tous les fusionner en un unique volume
potentiellement prélevable valable pour toute la période de basses eaux, il faudrait que tout volume
non prélevé au cours d?un mois donné reste dans le milieu, à la disposition des usages au cours
des mois suivants. Ce n?est évidemment pas le cas, encore moins pour les prélèvements dans les
cours d?eau. La mission considère qu?une fongibilité entre des volumes prélevables définis à
l?échelle mensuelle est toujours porteuse de risques pour le milieu et in fine pour les usages. Dans
ces conditions, une répartition mensuelle est, à ses yeux, un schéma à privilégier (cf. 5.2.1).
La mission a noté que la prise en compte de l?incidence prévisible du changement climatique est
rarement effective lors de la définition des volumes prélevables (cf. 3.1.4).
3.2 Observations sur la méthode de travail
3.2.1 Les conditions de réalisation et de valorisation future
À l?issue d?une analyse HMUC, l?amélioration de la connaissance de la gestion quantitative sur un
territoire donné est très importante, si ce n?est décisive pour le territoire.
La mission considère qu?une condition-clef de la réussite d?une analyse HMUC est la mobilisation
de compétences d?experts en sciences sociales durant tout le processus. Cela permet de s?assurer
d?une bonne compréhension et d?échanges fructueux entre les parties prenantes (cf. 2.3.3). Aussi,
au-delà du temps technique de la collecte de données ou de la modélisation, des temps de
concertation sont à intégrer pleinement durant la réalisation de l?analyse HMUC, comme prévu
pour la Vilaine. Cela peut rallonger le processus de plusieurs mois, comme pour le Fouzon.
Il s?avère que la durée effective de réalisation des analyses HMUC issues de l?AMI dépasse deux
ans. La mission tient à relever qu?une analyse HMUC entraîne des coûts importants tant en études
(cf. annexe 4, avec un coût moyen de 270 milliers d?euros par analyse HMUC issue de l?AMI) qu?en
ressources humaines mobilisées pour son suivi par toutes les parties prenantes.
La mission considère qu?un tel investissement en moyens humains et financiers nécessite
absolument que la démarche HMUC dans son ensemble soit appréhendée comme un outil
dynamique, vivant, pouvant faire l?objet de réactualisations sur certains points précis (cf. 2.2.1 page
17).
3.2.2 La nécessité de disposer de documents d?une appropriation
suffisamment aisée pour permettre des débats éclairés
Les analyses HMUC examinées par la mission délivrent de nombreux documents, très techniques,
volumineux et denses. Toutes les parties prenantes rencontrées s?accordent tant sur la richesse
des informations fournies que sur leur complexité et la difficulté de les comprendre.
La mission estime qu?il est indispensable de disposer de documents d?une appropriation
suffisamment aisée pour avoir des débats éclairés. La compréhension des mécanismes et des
enjeux ne doit pas être un privilège réservé aux seuls experts techniques. Des professionnels en
sciences sociales et en communication peuvent utilement être associés à la conception de
documents synthétiques, qui ne sont pas à considérer comme des documents de communication,
mais bien comme des documents d?aide à la compréhension et à la décision (comme un « résumé
non technique » ou un « document pour les décideurs »).
Plusieurs initiatives sont intéressantes à noter (cas des analyses HMUC Sarthe amont, Creuse,
Vilaine et Fouzon) pour réaliser des documents synthétiques et imagés. À titre d?illustration, pour
la phase 1 « État des lieux - Synthèse et actualisation des données » sur le bassin Sarthe amont,
le bureau d?études a remis une synthèse de 70 pages pour 5 tomes totalisant 720 pages.
La plaquette de 14 pages réalisée pour présenter les résultats de l?analyse HMUC Fouzon13 et les
décisions qui l?ont suivie constitue un exemple très intéressant de document de communication.
13 https://sage-cher-aval.fr/wp-content/uploads/2023/11/Plaquette_complete.pdf
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https://sage-cher-aval.fr/wp-content/uploads/2023/11/Plaquette_complete.pdf
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dans le bassin Loire-Bretagne
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La mission recommande que le cadre méthodologique des études d?évaluation des volumes
prélevables prévoie la rédaction de documents de synthèse accessibles et lisibles par l?ensemble
des membres de la CLE et autres parties prenantes (cf. Recommandation 8 page 47).
3.2.3 Examiner la standardisation de quelques points de méthode HMUC
La mission n?a pas pu expertiser en profondeur sur le plan technique toutes les méthodes,
hypothèses et choix réalisés dans les analyses HMUC examinées. Il lui semble qu?il pourrait être
utile de standardiser notamment les modèles hydrologiques et hydrogéologiques à mobiliser,
certaines hypothèses ou encore la collecte des données en particulier pour les prélèvements ou
les données climatiques. Le guide méthodologique HMUC porte pour partie ces éléments de
cadrage. Cependant, un examen concret et technique des analyses HMUC produites fait défaut.
À l?image de ce qui a été fait pour l?élaboration des PTGE (Ministère de la Transition écologique et
de la Cohésion des territoires, 2023), il serait utile de mettre à disposition des acteurs locaux un
document rassemblant des exemples remarquables de travaux conduits pour telle ou telle partie
d?une analyse HMUC ou pour les décisions qui ont été prises à sa suite.
Concernant plus spécifiquement la validation technique des outils et méthodes employés, la
mission juge utile la réalisation d?une tierce expertise qui porterait par exemple sur les trois
premières analyses HMUC terminées (Creuse, Clain et Fouzon). Conduite avec rigueur et
neutralité, cette expertise apporterait un premier retour d?expérience de fond technique, utile à la
fois pour ces analyses pour les amender si besoin, et pour faciliter les analyses à venir.
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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4 Phase 3 : Prise de décisions à l?issue d?une analyse
HMUC
À partir des résultats livrés par l?analyse HMUC, il est nécessaire de prendre des décisions et
d?arrêter des objectifs pour le milieu et les usages, en particulier des volumes prélevables et leur
répartition entre usages. L?existence d?incertitudes ne doit pas conduire à différer toute prise de
décision et à préférer un statu quo. Une évaluation portant concomitamment sur les incidences
socio-économiques et sur les incidences environnementales constitue un outil d?aide à la décision
pour choisir parmi plusieurs scénarios.
4.1 Passer de l?analyse HMUC à la définition d?une stratégie
Les premiers retours d?expérience suite à la publication de la version n°1 du guide HMUC en juin
2022 ont conduit le secrétariat technique de bassin (STB) à publier une version n°1.1 en septembre
2023. Un avant-propos a alors été ajouté afin de préciser l?insertion d?une analyse HMUC dans un
processus plus global de définition d?une « politique locale de gestion de l?eau ».
Il y a donc bien trois temps pour la construction de la politique locale de gestion de l?eau :
? Un temps de production d?un socle de connaissances partagées, du cadre technique
et des scénarios permettant l?atteinte du bon état ? l?analyse HMUC ? dont la validation
n?entraîne pas nécessairement l?approbation de valeurs de volumes prélevables ou de
gestion.
? Un temps de décision par la CLE, qui doit pleinement prendre en compte les
principales conclusions de l?analyse HMUC sur la situation hydrologique du territoire,
actuelle et future, et les conditions nécessaires au respect des objectifs de bon état.
Pour arrêter, au sein des gammes de décision définies par l?analyse HMUC, le scénario
le plus pertinent au regard des enjeux du territoire, les décisions de la CLE pourront
s?appuyer sur les résultats d?une étude socio-économique menée en parallèle, tout en
s?inscrivant dans le cadre de l?atteinte de l?équilibre quantitatif dans les différentes
parties du territoire concerné.
? Un temps de construction du programme d?action qui doit prendre en compte les
éléments fournis par le diagnostic et être élaboré afin d?atteindre les objectifs fixés. Ce
programme d?action est ensuite mis en oeuvre.
(extrait de l?avant-propos de la version n°1.1 du guide HMUC, septembre 2023)
La mission a elle aussi identifié le besoin de préciser les limites de l?analyse HMUC, de définir la
production qui en est attendue et ce qu?il faut décider ensuite.
L?analyse HMUC doit être perçue comme faisant partie intégrante de l?état des lieux et diagnostic
d?un SAGE sur le volet quantitatif. La mission considère que l?analyse HMUC n?est pas une étude
qui fournit « clés en mains » des valeurs précises et chiffrées, par exemple des débits objectifs ou
des volumes prélevables. L?analyse HMUC est à concevoir et à utiliser comme un outil d?aide à la
décision, devant fournir des fourchettes de valeurs au lieu d?arrêter de telles valeurs. Arrêter une
valeur dans la fourchette ne relève plus strictement de l?analyse HMUC mais d?une phase
décisionnelle qu?il convient de distinguer.
4.2 Comment préparer une prise de décisions en univers incertain ?
La mission a souvent été interpellée au sujet des incertitudes des résultats issus des analyses
HMUC. Certains de ses interlocuteurs sont allés jusqu?à demander un chiffrage de toutes les
incertitudes avec l?objectif de les cumuler.
Les sources d?incertitude sont effectivement nombreuses, ne serait-ce que parce qu?il y a quatre
volets, chacun étant porteur d?incertitudes. L?annexe 10 développe, à titre d?illustration, trois
processus qui fournissent des résultats entachés d?incertitudes : la reconstitution de débits naturels
dits « désinfluencés », la détermination de débits biologiques et l?évaluation de l?incidence de
prélèvements en eaux souterraines sur le débit des cours d?eau.
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Les incertitudes ne sont pas à ignorer, mais cette réalité ne doit pas conduire à ne pas prendre de
décision. L?absence de décision et le statu quo ne sont pas une option à envisager. En revanche,
les décisions prises ne peuvent l?être comme s?il n?y avait aucune incertitude, aucun risque de se
tromper.
4.2.1 Énoncer et qualifier les incertitudes
Des incertitudes existeront toujours à l?issue de l?analyse HMUC, malgré les efforts qui auront été
faits pour les réduire. La mission juge irréaliste de chercher à chiffrer toutes les incertitudes. Elle
estime utile et efficient de recenser les principales sources d?incertitude et d?évaluer qualitativement
leur ampleur et leur incidence sur les volumes prélevables. L?établissement d?un tableau tel que le
tableau 3 sera l?occasion pour les acteurs locaux de débattre autour des incertitudes dont la nature
et l?importance varient selon les territoires.
Tableau 3. Exemple de hiérarchisation des sources d?incertitude dans une analyse HMUC (source :
mission)
Paramètre
Ampleur de
l?incertitude
Incidence d?une erreur
d?estimation sur les
volumes prélevables
Débits biologiques mensuels ? ? ? ?
Connaissance des prélèvements mensuels réglementés ? ? ? ?
Connaissance des prélèvements mensuels réglementés
absents de la BNPE
? ?
Connaissance des prélèvements mensuels non réglementés
dont les prélèvements « domestiques »
? ?
Incidence des prélèvements en eau souterraine ? ?
Connaissance des débits des cours d?eau :
- sans station hydrométrique
- avec une station hydrométrique sans mesure en continu
- avec une station hydrométrique avec mesure en continu
? ?
?
?
? ?
?
?
Ampleur du changement climatique ? ?
Connaissance des restitutions mensuelles des stations de
traitement des eaux usées
? ?
Incidence des plans d?eau ? ?
Abreuvement direct des animaux ? ?
Un tel tableau aide également à garder trace des principales limites identifiées (limites de
connaissance et hypothèses retenues pour les pallier, limites d?ordre méthodologique), des
hésitations et des arbitrages rendus. La mission estime qu?il serait intéressant de relever si les
arbitrages rendus conduisent à une estimation des volumes prélevables optimiste ou pessimiste.
L?énoncé des risques pris lors de la prise de décisions doit permettre de revenir plus aisément sur
des décisions s?il s?avère un jour que l?atteinte des objectifs de résultats sur le milieu est
compromise. Il convient alors de prendre de nouvelles décisions en déplaçant certains curseurs,
sans nécessairement refaire toute une analyse HMUC.
4.2.2 Réaliser une analyse multicritère des impacts sur les milieux et les
usages de différentes propositions de décisions
Il est nécessaire d?éclairer les choix qui doivent être faits, en particulier le choix d?un débit
biologique objectif mensuel et le choix des paramètres qui permettront de convertir ce débit en
volume prélevable mensuel. Les conséquences à examiner seront principalement des impacts
socio-économiques sur les usages et des incidences environnementales sur les milieux. En effet,
la valeur choisie en matière de volumes prélevables doit traduire le meilleur équilibre pour être
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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bénéfique à l?échelle de l?environnement, socialement équitable et économiquement efficace et
tenable pour tous les usagers.
La mission insiste sur le caractère indissociable des évaluations de ces deux types d?incidences.
Si l?on examine seulement des incidences environnementales, la tendance sera à la prise de
décisions protectrices pour le milieu, avec en particulier le choix d?un débit biologique objectif
proche de la borne haute de la fourchette issue de l?analyse HMUC.
A contrario, si seuls les impacts socio-économiques sont examinés, la
recherche de leur minoration conduira à retenir la borne basse de la
fourchette issue de l?analyse HMUC, voire à ouvrir le débat sur
l?abaissement de cette borne. Il faut être en mesure d?appréhender les
risques pris pour le milieu si l?on diminue le débit objectif. Le tableau 4
restitue un exemple d?analyse multicritère. Il permet de visualiser
simultanément les incidences environnementales et les impacts sur les
usages qu?aurait tel ou tel choix de débit biologique au sein d?une
fourchette.
Tableau 4. Exemple d?analyse multicritère pour aider au choix d?un débit biologique objectif
(source : Adour-Garonne. Étude pour le bassin versant du Tolzac, octobre 2018)
La mission considère qu?une étude socio-économique à ce stade a pour but d?apporter une aide
au choix de valeurs au sein de fourchettes issues de l?analyse HMUC (par exemple, que se passe-
t-il entre un VP en août de 100 000 m³ et un VP en août de 200 000 m³ ? Quels usages seraient
contraints ? Avec quels impacts ?). Ladite étude doit pouvoir aider à arrêter une valeur de volume
prélevable et à répartir le volume prélevable entre usages.
Cette étude socio-économique n?a pas l?ampleur de l?analyse
économique et financière qui sera à réaliser pour élaborer un PTGE. Il
s?agira alors d?identifier différents scénarios d?actions envisageables
pour asseoir un équilibre dans la durée entre la ressource et les usages.
L?analyse économique et financière comparera ces scénarios à un scénario « sans projet »14. Elle
aidera à choisir le scénario d?actions qui sera mis en oeuvre. Les questions seront alors plus
nombreuses et nécessiteront une analyse plus poussée (par exemple, comment respecter les
volumes prélevables respectivement égaux en juin, juillet et août à 320, 260 et 240 milliers de m³
alors que les prélèvements aux cours de ces mois étaient couramment de 260, 420 et 300 milliers
de m³ ? Quelle peut être la part de la sobriété ? Quelle peut être la part d?une évolution des
assolements ? Quelle peut être la part d?un stockage hivernal dans des retenues ? Que produisent
et que coûtent les investissements envisagés ?).
14 Le scénario « sans projet » n?est pas un scénario de statu quo. Il assure le respect des volumes prélevables,
mais sans prévoir la réalisation d?investissements dans des infrastructures.
Si nécessaire, conduire
une analyse socio-
économique, mais
toujours
concomitamment avec
une analyse
environnementale
Le volet socio-
économique n?est pas
l?analyse pour un PTGE
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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[STB] Indiquer dans le cadre méthodologique des études d?évaluation
des volumes prélevables que si une balance « bénéfices-risques » est établie pour éclairer
la fixation d?objectifs de débit biologique, elle doit évaluer concomitamment les impacts
socio-économiques et les impacts sanitaires et environnementaux.
4.3 Comment ménager l?avenir ?
Le fait de devoir prendre des décisions sans être certain du résultat obtenu conduit à convenir de
certains principes pour ménager l?avenir et rester dans une dynamique d?action tournée vers
l?atteinte du bon état des masses d?eau.
4.3.1 Convenir d?objectifs de résultats
Les objectifs de résultats à atteindre portent sur l?état des masses d?eau. C?est le « juge de paix »
qui permet in fine d?évaluer si le train de mesures mis en oeuvre est adapté.
En matière de suivi, il ne suffit pas de vérifier le respect des volumes prélevables. Il faut aussi
suivre, par exemple, le respect du DOE, la fréquence de déclenchement de mesures d?alerte
sécheresse et de crise sécheresse sans oublier de suivre l?état des masses d?eau.
4.3.2 Prévoir une amélioration de la connaissance
La hiérarchisation des sources d?incertitude dans une analyse HMUC (cf. tableau 3 page 35)
permet d?identifier des priorités pour améliorer la connaissance.
Au vu des analyses HMUC examinées, la mission peut citer des pistes d?amélioration de la
connaissance fréquemment rencontrées (cf. 3.1) :
la collecte et la bancarisation des volumes prélevés mensuellement ;
l?évaluation de l?incidence des prélèvements d?eau dans les nappes ;
la connaissance du débit de certains cours d?eau ;
les incidences du changement climatique.
L?amélioration des connaissances permise par la démarche HMUC permet aussi d?enclencher une
dynamique d?actualisation des données utiles aux prises de décision, tant pour la gestion
structurelle que pour la gestion conjoncturelle. La démarche HMUC permet souvent de développer
les réseaux de stations de mesure. La mission estime que ces investissements doivent être
pérennisés. Les coûts de fonctionnement de ces stations doivent être alors prévus, notamment
dans les budgets des EPTB.
4.3.3 Ne pas prendre de décision engageant sur une trop longue période
Des décisions sont prises en univers incertain, malgré les efforts déployés pour réduire les
incertitudes. Dans ces conditions, il faut être capable de revenir sur ses décisions et de les amender.
Entretemps, la connaissance de différents éléments aura pu être améliorée.
Le code de l?environnement invite à une telle posture avec un réexamen au moins tous les six ans :
« Le préfet coordonnateur de bassin veille à la réalisation et à la mise à jour de ces
études en examinant au moins une fois tous les six ans s?il y a lieu d?actualiser les études
déjà réalisées ou d?engager de nouvelles études sur de nouveaux sous-bassins ou
fractions de sous-bassins, notamment au regard du bilan des situations d?étiage et de
gestion de crise, des effets tangibles du changement climatique sur les ressources en
eau, de l?état de mise en oeuvre d?une utilisation efficace, économe et durable de la
ressource en eau, et des évolutions des besoins liés aux différents usages de l?eau ; »
(2° du II de l?article R213-14 du code de l?environnement introduit par le décret n°2021-
795 du 23 juin 2021)
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
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La mission considère qu?il ne s?agit pas d?emblée de refaire une analyse HMUC tous les six ans.
S?il s?avère que les objectifs de résultats ne seront pas atteints, il faudra avant tout revenir sur le
processus de décision qui a suivi la réalisation de l?analyse HMUC, sans toutefois exclure de revoir
certains points de l?analyse HMUC, en particulier pour valoriser l?amélioration de la connaissance.
[PCB et préfets] Ne pas figer les décisions pour une période trop
longue, notamment celles de l?autorité administrative, afin d?initier l?entrée dans un
processus d?amélioration continue prévoyant, si nécessaire, l?introduction d?actions
correctives.
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5 Phase 4 : Mise en oeuvre opérationnelle des décisions
À l?issue de la phase 3, des décisions ont été prises au vu de l?analyse HMUC et de ses conclusions.
En particulier, des valeurs de débit objectifs ont été fixées au sein de fourchettes de valeurs issues
de l?analyse. Pour décliner ces décisions et les rendre opérationnelles, il convient de s?appuyer au
mieux sur les procédures et outils déjà existants et d?éviter tout foisonnement inutile.
La mission a établi le tableau 5 pour inventorier et décrire les modalités de déclinaison
opérationnelle des décisions prises à l?issue d?une analyse HMUC. L?établissement d?un tel tableau
nécessite une parfaite compréhension des termes du SDAGE et mériterait d?être réalisé par le
secrétariat technique de bassin.
Pour rendre opérationnelles certaines conclusions tirées en phase 3 de la démarche HMUC, le
SDAGE a prévu une simple validation des conclusions par la CLE et la mise en oeuvre peut être
rapide (cf. 5.1). Pour d?autre décisions, l?autorité administrative doit intervenir (cf. 5.2). Parfois, une
validation de la CLE est insuffisante et une révision préalable du SAGE est nécessaire (cf. CLE ou
SAGE dans la colonne « gouvernance locale » du tableau 5).
Tableau 5. Articulation entre les analyses HMUC et les politiques de gestion de la ressource en eau
Modalité de gestion de la ressource en eau
Valeurs préexistantes à
l?analyse HMUC
Adoption
Adaptation locale de la définition de la période
de basses eaux (durée ? 7 mois)
SDAGE CLE
Adaptation locale des conditions de remplissage
hors période de basses eaux des retenues pour
un usage en période de basses eaux
SDAGE CLE
Gestion structurelle :
Adaptation des valeurs de DOE (POE) du
SDAGE pour des points nodaux existants
SDAGE CLE
Définition de VP Parfois en ZRE
CLE
Répartition des VP entre usages
Parfois en ZRE, selon le
contenu du règlement du
SAGE
Éventuelle définition de nouveaux points
nodaux
- SAGE
Gestion conjoncturelle :
Définition de DSA et DCR (PCR) SDAGE SAGE
Éventuelle définition de nouveaux points
nodaux
- SAGE
PTGE -
Structure porteuse du
SAGE et autres
Contrat territorial avec l?agence de l?eau Parfois un contrat en cours
Structure porteuse du
SAGE et autres
5.1 Adaptation locale de certaines dispositions du SDAGE 2022-
2027
Depuis l?entrée en vigueur du SDAGE 2022-2027, des conclusions tirées des analyses HMUC
peuvent être prises en compte dès leur validation par la CLE (Cf. disposition 7A-2, annexe 6).
Selon le schéma d?organisation proposé par la mission (cf. figure 4 page 16), il s?agit des décisions
prises à l?issue de la phase 3 de la démarche HMUC.
Cette mise en oeuvre accélérée d?adaptations locales du SDAGE concerne :
la définition de la période de basses eaux (7B-1) ;
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l?adaptation des valeurs de DOE (POE, NOE) définies par le SDAGE (7A-1) ;
l?encadrement de l?augmentation possible des prélèvements en période de basses eaux
(7B-2, 7B-3, 7B-4 et 7B-5) ;
les conditions de remplissage hors période de basses eaux des retenues pour un usage
en période de basses eaux (7D-4).
L?autorité préfectorale tient compte, dans ses décisions, de ces adaptations validées par la CLE.
Ces adaptations ont en effet vocation à être intégrées dans le règlement du SAGE dès son adoption
ou à l?occasion de sa révision. Naturellement, les nouvelles valeurs de DOE (POE, NOE) ont
également vocation à être intégrées lors de la prochaine mise à jour du SDAGE.
Pour l?adaptation d?autres dispositions, le SDAGE vise le SAGE sans mentionner cette mise en
oeuvre accélérée. Une révision du SAGE est alors nécessaire (cf. tableau 5 page 39). Cela
concerne la définition de nouveaux points nodaux et de leurs débits objectifs associés (7A-1) ainsi
que la modification des valeurs de DSA (PSA, NSA) et de DCR (PCR, NCR) définies par le SDAGE
(7A-1).
5.2 Décisions préfectorales pour la gestion structurelle de la
ressource
Un acte de l?autorité préfectorale est nécessaire pour donner suite à bon nombre de décisions
prises par la CLE au vu des conclusions tirées de l?analyse HMUC. La principale décision
préfectorale concerne la fixation de volumes prélevables et leur répartition entre usages.
5.2.1 La définition des volumes prélevables et leur répartition entre
usages
Le décret 2021-795 du 23 juin 2021 a introduit une compétence nouvelle du préfet coordonnateur
de bassin, le chargeant d?arrêter les volumes prélevables et leur répartition entre usages :
Le préfet coordonnateur de bassin arrête les volumes prélevables et leur répartition par
usages et en informe les préfets concernés. Lorsque le règlement du SAGE instaure
déjà une répartition entre les usages de l?eau conformément à l?article R212-47, il est
mis en cohérence avec la décision du préfet.
(?) Le préfet coordonnateur de bassin peut déléguer sa compétence à un préfet de
département ou de région, à l?échelle d?un sous-bassin, ou d?une fraction de sous-bassin
ou d?une masse d?eau souterraine.
(3° du II. de l?article R213-14 du code de l?environnement)
Pour l?exercice de cette compétence du préfet coordonnateur de bassin, il est nécessaire que les
conclusions à tirer de l?analyse HMUC aient été validées par la CLE et ne comportent ni erreur, ni
imprécision ou difficulté d?interprétation. Ces conditions n?ont pas toujours été remplies pour les
documents que la mission a examinés.
Il est à noter que l?article R213-14 du code de l?environnement mentionne une répartition des
volumes prélevables (il s?agit donc de volumes déterminés sur la période basses eaux, cf. annexe
3 Glossaire) tandis que l?article L212-5-1 du code de l?environnement mentionne pour les SAGE
une « répartition de volumes globaux de prélèvement par usage » (il s?agit de volumes déterminés
sur l?année entière). Jusqu?à présent, les quelques SAGE dont le règlement définit une répartition
du volume prélevable le font plutôt pour l?année entière, au moins pour les usages industriels et
pour l?AEP.
La mise en cohérence du règlement du SAGE avec les décisions du préfet se fait sans difficulté
dès lors que le préfet a arrêté des volumes maximaux à respecter pour les prélèvements d?eau
autorisés ou déclarés et réparti ces maxima en ayant défini des volumes maximaux pour chaque
usage. Ceci est valable tant au sein de la période de basses eaux que pour le reste de l?année.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043975536
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[PCB] Arrêter, pour toutes les démarches HMUC, des volumes
maximaux à respecter pour les prélèvements d?eau soumis à autorisation ou à déclaration,
tant au sein de la période de basses eaux que pour le reste de l?année, les répartir en
définissant des volumes maximaux pour chaque usage et rappeler que l?opportunité d?une
actualisation sera examinée au moins une fois tous les six ans.
La question de la résolution temporelle à laquelle sont définis les volumes prélevables se pose.
Alors que l?analyse HMUC permet de définir des valeurs mensuelles de volumes prélevables, faut-
il définir un volume prélevable pour chacun des mois de la période de basses eaux ou bien est-il
envisageable de mettre en place un certain niveau de fongibilité entre des valeurs mensuelles ?
L?orientation 7C du SDAGE fait mention d?une répartition des volumes prélevables dans le temps
(semaine, décade ou mois) au moins en période de basses eaux. La mission considère qu?une
fongibilité entre des volumes prélevables définis à l?échelle mensuelle est toujours porteuse de
risque pour le milieu, accroissant in fine l?insécurité pour les usages, et qu?une répartition mensuelle
est un schéma à privilégier (cf. 3.1.5).
Si la définition de plusieurs sous-périodes au sein de la période de basses eaux avec la fusion
d?enveloppes pour des mois successifs était retenue, il faudrait (1) débattre de la définition de ces
sous-périodes afin de minimiser l?augmentation des risques pour les milieux et pour les usages,
(2) garder trace des débats, des arbitrages et des risques pris et (3) convenir de la possibilité de
revenir sur cette définition si la fréquence des années avec mesures de gestion de crise s?avérait
trop élevée. L?annexe 16 rapporte le travail conduit dans le bassin du Fouzon qui a bien fait
apparaître les points (1) et (2).
Une analyse HMUC peut également livrer des éléments intéressants pour définir des modalités
d?ajustement annuel des volumes prélevables, en fonction notamment de l?état de la ressource en
sortie d?hiver (niveau des nappes libres pour les nappes inertielles à cycle pluriannuel, niveau de
remplissage des retenues?). La mission estime que cela améliore la gestion structurelle et
contribue à prévenir en amont l?apparition en cours d?année de situations d?alerte et de crise.
[PCB] Dans la stratégie d?évaluation des volumes prélevables, prescrire
l?identification de volumes prélevables pour chaque mois de la période de basses eaux. Si
des fusions de volumes prélevables mensuels sont envisagées, celles-ci sont à débattre en
CLE et la démarche HMUC doit évaluer les risques alors encourus. En tout état de cause,
toute fusion entre les volumes prélevables mensuels jusqu?au 30 juin et les volumes
prélevables mensuels à compter du 1er juillet est à exclure.
5.2.2 La délivrance et la mise à jour des prescriptions des autorisations
et déclarations de prélèvement, notamment des AUP
À eux seuls, l?arrêt par le préfet coordonnateur de bassin des volumes prélevables et de leur
répartition entre usages et l?information des préfets concernés sont insuffisants pour que les
prélèvements directs dans la ressource en période de basses eaux, autorisés ou déclarés tous
usages confondus, respectent le « volume prélevable » à une échéance compatible avec les
objectifs environnementaux du SDAGE. Cette exigence issue de l?article R211-21-1 du code de
l?environnement nécessite le plus souvent de revoir des actes administratifs.
Pour cela, l?autorité administrative qui délivre les autorisations de prélèvement et les récépissés de
déclaration doit procéder à la mise à jour des prescriptions en termes de volumes maximaux
pouvant être prélevés. L?annexe 17 rapporte des informations réglementaires concernant la gestion
des autorisations et des déclarations de prélèvements d?eau et les conditions de leur mise à jour.
Là où il n?y pas encore d?organisme unique de gestion des prélèvements d?eau pour l?irrigation
(OUGC), la mission considère que la mise en place d?un OUGC suivie de la délivrance d?une
autorisation unique de prélèvement (AUP) est la solution adaptée pour assurer le respect des
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
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volumes prélevables alloués à l?irrigation et répartir ces volumes entre les irrigants (cf. annexe 17).
Les plans annuels de répartition établis dans ce cadre apportent une agilité pour modifier la
répartition entre irrigants (article R*214-31-3 du code de l?environnement).
Le volume total réglementé par autorisation ou déclaration doit être au plus égal au volume
prélevable avant une date compatible avec les objectifs environnementaux du SDAGE. Le préfet
coordonnateur de bassin aura utilement notifié cette date aux préfets, en même temps que les
informations relatives aux volumes prélevables et à leur répartition entre usages.
La mesure n° 11 du « Plan eau » précise l?échéance ultime de 2027 pour mettre fin aux
autorisations de prélèvement qui vont au-delà de ce qui est soutenable :
Après mise en oeuvre des volumes prélevables ainsi retenus, s?il s?avère que des mesures
conjoncturelles de limitation des usages de l?eau doivent être prises plus de deux années sur dix15,
cela signifie que les volumes prélevables retenus sont excessifs au regard de la ressource
disponible et qu?il convient de les revoir. La révision des volumes prélevables ne nécessitera pas
systématiquement une mise à jour de l?analyse HMUC. Il pourra parfois suffire de revenir sur les
arbitrages faits lors de la prise de décisions au vu des analyses HMUC (cf. 4.3.3).
Pour la mission, il est indispensable d?évaluer ex post l?incidence des
risques pris lors de la définition des volumes prélevables. L?annonce
précoce et claire de cette manière de travailler, combinant de manière
indissociable l?acceptation du risque de se tromper et la possibilité de
revenir sur les décisions prises, devrait être de nature à faciliter la mise en place d?une gestion
structurelle adaptée et efficace. Elle ouvre la porte à un travail si nécessaire par étapes avec des
réajustements successifs s?il est constaté que les objectifs de résultats ne sont pas atteints. Ainsi,
le suivi des indicateurs du tableau de bord du SAGE permet une gestion dynamique.
5.2.3 Le cas particulier des prélèvements en dehors des périodes de
basses eaux pour stockage
Les prélèvements en dehors de la période de basses eaux peuvent être amenés à se développer,
en particulier pour alimenter des ouvrages de stockage dits de substitution16 . La situation se
présente là où il est nécessaire de réduire sensiblement les volumes prélevés en période de basses
eaux afin de respecter les volumes prélevables.
Les prélèvements en dehors de la période de basses eaux, y compris les prélèvements en eaux
souterraines, ont eux aussi une incidence sur les milieux aquatiques. Le SDAGE 2010-2015 du
bassin Loire-Bretagne a introduit des dispositions pour maîtriser cette incidence et les mises à jour
du SDAGE les ont fait évoluer (cf. annexe 14). Le SDAGE 2016-2021 du bassin Loire-Bretagne a
innové en définissant des conditions de remplissage des ouvrages de stockage en dehors de la
période de basses eaux. Il a introduit une méthode opérationnelle, facile à déployer et qui n?a pas
d?équivalent.
La réglementation a récemment évolué pour mieux prendre en compte les spécificités des
prélèvements en dehors des périodes de basses eaux (décret n° 2021-795 du 23 juin 2021 et
décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022, instruction du 14 décembre 2023).
15 II. de l?article R211-21-1 du code de l?environnement : « Ce volume prélevable correspond au volume pouvant
statistiquement être prélevé huit années sur dix en période de basses eaux dans le milieu naturel aux fins d?usages
anthropiques, en respectant le bon fonctionnement des milieux aquatiques dépendant de cette ressource et les
objectifs environnementaux du SDAGE ».
16 « Les retenues de substitution sont des ouvrages de stockage étanches, déconnectés du milieu naturel aquatique
et alimentés exclusivement par des prélèvements hors période de basses eaux qui se substituent à des
prélèvements existants en période de basses eaux » (disposition 7D-3 du SDAGE).
Il est nécessaire de se
préparer à revenir sur les
décisions prises
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698563
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
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En dehors de la période de basses eaux, l?article R211-21-3 du code de l?environnement ouvre une
alternative entre la définition de conditions de prélèvement en volume ou en débits et la définition
de volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques. La mission relève le caractère
pragmatique de la disposition 7D-4 pour définir des conditions de prélèvement en débits, voire pour
définir des volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques (usage fait de la
disposition 7D-4 par exemple sur le territoire de l?analyse HMUC Layon-Aubance-Louets).
L?étude de « l?impact des prélèvements d?eau en cours d?eau hors étiage » remise en février 202417
a simulé l?impact qu?auraient des prélèvements respectant les termes de la disposition 7D-4 (le
débit minimal à laisser dans le cours d?eau et le débit maximal du prélèvement tels que définis par
défaut, avant éventuelle adaptation locale). L?étude a simulé des prélèvements directs en cours
d?eau (à effet immédiat sur le débit du cours d?eau) mais n?a pas simulé des prélèvements en nappe
libre (à effet lissé et différé sur les écoulements du cours d?eau). La mission relève que ladite étude
a pu montrer, pour le scénario de prélèvement simulé, une altération en général modérée des
indicateurs hydrologiques retenus pour cette étude.
Au vu de la difficulté à définir des méthodes pour encadrer les prélèvements en dehors des pério-
des de basses eaux et des résultats de l?étude précédemment citée, la mission considère que :
les termes de la disposition 7D-4 peuvent être utilisés s?il est nécessaire d?évaluer des
volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques (en application de l?article
R211-21-3 du code de l?environnement), y compris en activant les possibilités d?aménager
le débit maximal des prélèvements (jusqu?à 60 % du module comme l?analyse HMUC
Layon-Aubance-Louets l?a étudié pour les situations présentant un régime hivernal
particulièrement contrasté) ;
les études d?évaluation de volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques
en dehors des périodes de basses eaux doivent évaluer des volumes pouvant être
disponibles à une fréquence élevée (huit années sur dix) afin de maîtriser le risque de ne
pas pouvoir remplir les ouvrages de stockage ;
l?activation de la possibilité de réduire le débit minimal à laisser dans le cours d?eau est
inappropriée (absence d?évaluation par le SDAGE, absence d?évaluation par l?étude remise
en février 2024) ;
il est nécessaire de rappeler que cette évaluation de volumes pouvant être disponibles ne
vaut pas étude d?impact pour un projet ;
pour les prélèvements en eaux souterraines, en nappe d?accompagnement et en nappe
libre :
? les termes de la disposition 7D-4 sont à utiliser pour évaluer des volumes pouvant être
disponibles pour les usages anthropiques en dehors des périodes de basses eaux (ce
qui a été fait par l?analyse HMUC dans le bassin du Clain), bien que le SDAGE le
prescrive seulement pour les prélèvements en eaux superficielles et en nappe
d?accompagnement ;
? le début du remplissage des retenues doit commencer seulement après que le débit de
la rivière alimentée par la nappe libre dépasse durablement son module. La définition
du niveau piézométrique minimal au-dessus desquels le prélèvement en nappe est
possible hors période de basses eaux (disposition 7C-1) doit apporter cette garantie,
après analyse des relations en période de recharge entre le niveau de la nappe libre et
le débit de base de la rivière exutoire ;
? l?effet lissé et différé des prélèvements en nappe sur les débits des rivières doit être pris
en compte pour en évaluer l?incidence y compris en période de basses eaux ;
les exigences prescrites par la disposition 7D-4 pour le remplissage des ouvrages hors
substitution en ZRE ou en 7B-4 doivent s?appliquer à tous les ouvrages, de substitution ou
hors substitution, et quelle que soit leur localisation (ZRE ; 7B-2, 7B-3, 7B-4 ou 7B-5), bien
que les dispositions 7D-3 et 7D-5 ne fassent que recommander de reprendre ces exigences
(cf. tableau 14 page 116) ;
17 CATTANÉO F. et al, février 2024
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
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la gestion collective des prélèvements hors période de basses eaux pour remplir des
retenues est incontournable pour assurer que les prélèvements cumulés n?amènent pas le
débit en deçà du module et pour éviter un phénomène de « yo-yo » (cf. annexe 14).
Ces différents points sont issus de l?examen des analyses HMUC en cours et méritent d?être
examinés lors de la prochaine mise à jour du SDAGE Loire-Bretagne (cf. Recommandation 9 page
47).
5.3 Définition et mise en oeuvre de plans d?actions
De nombreuses décisions prises à l?issue d?une analyse HMUC nécessitent une mobilisation des
acteurs locaux. Les CLE et les structures porteuses de SAGE, de PTGE et d?autres contrats
territoriaux jouent un rôle essentiel dans cette mobilisation.
5.3.1 Le SAGE
Le SAGE est un document de planification important pour donner suite aux conclusions de
l?analyse HMUC. Il est défini et adopté par la CLE. Le choix de la stratégie du SAGE et la définition
des objectifs, des orientations du PAGD et des règles inscrites dans le règlement permettent
d?intégrer les décisions issues de l?analyse HMUC dans le SAGE. La révision du SAGE ? ou son
adoption ? est incontournable pour certains points (cf. 5.1).
Le « Plan eau » comprend deux mesures concernant les SAGE que les analyses HMUC
permettront de mettre en oeuvre :
et
Dans le prolongement du « Plan eau », le comité de bassin Loire-Bretagne a délibéré le
13 décembre 2023 et a demandé à chaque CLE d?intégrer l?objectif minimal de réduction globale
et pour tous les usages des prélèvements de 10 % à l?horizon 2030 et de s?engager à le décliner à
son échelle dans une stratégie territoriale (SAGE, PTGE?) consécutive à une analyse HMUC
(cf. 1.2).
La mission a pourtant constaté la faible propension des CLE à intégrer les volumes prélevables et
leur répartition entre usages dans le SAGE. Les conséquences de la démarche HMUC sur une
révision du SAGE n?ont pas vraiment été perçues et discutées au départ. Tout se passe aujourd?hui
comme si cette perspective effarouchait.
[CLE] Réviser le SAGE, ou adopter un SAGE, en intégrant les volumes
prélevables définis au sein de la période de basses eaux et leur répartition entre usages
PUBLIÉ
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5.3.2 PTGE et contrats territoriaux
Le plus souvent, au vu des déséquilibres actuels et à venir, des actions sont à mener pour atteindre
un équilibre, dans la durée, entre besoins et ressources disponibles en respectant la bonne
fonctionnalité des écosystèmes aquatiques, en anticipant le changement climatique et en s?y
adaptant. Cela correspond aux caractéristiques attendues du programme d?actions d?un PTGE
(instruction du Gouvernement du 7 mai 2019 relative au PTGE). La définition du programme
d?actions doit tenir compte des réelles possibilités de financement des actions envisagées et de la
nécessité d'un modèle économique pérenne.
Un PTGE requiert un diagnostic préalable et l?analyse HMUC est à concevoir pour alimenter ce
diagnostic :
Le SDAGE 2022-2027 promeut l?engagement d?analyses HMUC, préalables
indispensables à la construction partagée de PTGE à l?échelle territoriale pertinente
(arrêté du 18 mars 2022 du préfet coordonnateur de bassin portant approbation du
SDAGE 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne et arrêtant le programme pluriannuel)
Un PTGE approuvé par le préfet coordonnateur de bassin et un contrat territorial validé par le
conseil d?administration de l?agence de l?eau sont des conditions d?éligibilité aux aides de l?agence
de l?eau Loire-Bretagne à la mise en oeuvre d?actions de retour à l?équilibre quantitatif :
Le Contrat Territorial est l?outil cadre du financement par l?agence des actions agricoles
et milieux aquatiques, issues du PTGE, à l?échelle d?un territoire.
(?) Les retenues de substitution pour l?irrigation agricole doivent s?inscrire dans un
PTGE approuvé par le préfet coordonnateur de bassin ou le préfet référent,
conformément à l?instruction du Gouvernement du 7 mai 2019.
(Source : Fiche-action QUA_6 ? Créer des retenues de substitution, 11ème programme
d?intervention révisé, Période 2022-2024, mise à jour en décembre 2023)
Un PTGE et un contrat territorial font donc partie des suites opérationnelles à donner aux
conclusions d?un grand nombre d?analyses HMUC. La figure 10 présente les étapes successives
conduisant à un contrat territorial qui prévoirait notamment la réalisation de retenues de substitution
avec un stockage d?eau hors période de basses eaux.
Analyse HMUC ?
Définition des VP et de leur
répartition entre usages
? SAGE
?
PTGE
?
Contrat territorial
avec l?agence de l?eau
Figure 10 : Enchaînement des étapes depuis l?analyse HMUC jusqu?à un contrat territorial
Un suivi de l?évolution de la pression de prélèvements et de l?état des milieux est à mettre en place
pour évaluer ex post la pertinence des décisions prises au vu de l?analyse HMUC (cf. 5.2.1). Ce
suivi, qui relève de ce que la mission entend par gestion dynamique, trouve sa place dans les
SAGE, les PTGE et les contrats territoriaux.
5.4 Actions du préfet coordonnateur de bassin
Le préfet coordonnateur de bassin exerce plusieurs compétences en relation avec les démarches
HMUC. Ainsi, il lui revient de :
piloter et coordonner une stratégie d?évaluation des volumes prélevables (article R213-14
du code de l?environnement) ;
arrêter les volumes prélevables et leur répartition par usages ou déléguer cette
compétence à un préfet de département ou de région (article R213-14 du code de
l?environnement) ;
piloter et coordonner une stratégie précisant l?opportunité de mener, sur certains territoires,
des évaluations des volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques hors
période de basses eaux (article R213-14 du code de l?environnement) ;
approuver par écrit le contenu du PTGE (instruction du Gouvernement du 17 janvier 2023) ;
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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classer en ZRE les zones présentant une insuffisance, autre qu?exceptionnelle, des
ressources par rapport aux besoins (article R211-71 du code de l?environnement) ;
fixer les orientations relatives au contenu des mesures de restriction temporaire des usages
de l?eau et à leurs conditions de déclenchement (article R211-69 du code de
l?environnement).
L?article R213-14 du code de l?environnement encadre la définition des territoires concernés par la
stratégie d?évaluation des volumes prélevables : ce sont les ZRE et les sous-bassins identifiés
dans le SDAGE comme sous-bassins en déséquilibre quantitatif ou montrant un équilibre très
fragile. Dans le bassin Loire-Bretagne, outre les ZRE, cela pourrait concerner les territoires visés
par les dispositions 7B-3, 7B-4 et 7B-5 ainsi que certains territoires visés par la disposition 7B-2
pour lesquels l?état des lieux du bassin a établi que les masses d?eau présentent un état qualifié
de « moins que bon » pour des raisons liées à la quantité d?eau (cf. annexe 12).
Le bassin Loire-Bretagne se trouve dans une situation particulière puisque la réalisation d?analyses
HMUC, en cours ou achevées, couvre environ 85 % de la superficie du bassin. Dans ces conditions,
une partie des territoires où des volumes prélevables seront connus n?aura pas été incluse dans
les cibles prioritaires pour l?évaluation de volumes prélevables.
La mission considère cependant que les volumes prélevables issues d?analyses HMUC réalisées
en dehors des territoires cibles de la stratégie d?évaluation des volumes prélevables doivent eux
aussi être arrêtés par le préfet coordonnateur de bassin, ainsi que leur répartition entre usages.
Cela permettra de sécuriser les usages, facilitera l?atteinte des objectifs environnementaux et sera
de nature à simplifier la prochaine mise à jour du SDAGE (cf. 5.5).
Concernant le classement en ZRE, la mission relève que le préfet peut le faire évoluer
indépendamment des mises à jour du SDAGE et considère que le texte du SDAGE et ses cartes
ne doivent générer aucun doute sur ce point (cf. annexe 13).
Le débit objectif d?étiage (DOE) est le débit « permettant de satisfaire l?ensemble des usages en
moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux » (arrêté modifié du 17 mars 2006
relatif au contenu des SDAGE). Dans le SDAGE Loire-Bretagne, il s?agit d?un débit moyen mensuel
et les valeurs de DOE définies l?ont été de manière fruste. Sauf pour de rares exceptions, il s?agit
du QMNA5 observé sur une période s?achevant en 2012 et d?une durée comprise entre 16 ans et
37 ans. Implicitement, l?hypothèse retenue est que la gestion était équilibrée durant cette période.
La mission note que ce n?est pas le fruit d?une estimation correspondant à la définition donnée en
2006.
Sur le bassin Loire-Bretagne, tous les éléments nécessaires à la mise en conformité de DOE pour
les points nodaux auront dû être déterminés à l?issue d?une analyse HMUC (débits biologiques
mensuels, volumes prélevables mensuels?). En vue de la mise à jour du SDAGE, il est nécessaire
que les démarches HMUC aboutissent à proposer des valeurs de DOE selon une méthode
harmonisée. Pour cela, il convient que (1) le guide HMUC expose de manière détaillée et illustrée
la méthode de détermination du DOE pour un point nodal et (2) le préfet coordonnateur de bassin
demande la détermination de DOE a minima pour les points nodaux du SDAGE et précise la
nécessité de tenir compte des objectifs des territoires situés en aval du point nodal, en particulier
pour les axes réalimentés.
La mission relève les difficultés rencontrées pour comprendre certains termes du SDAGE lors de
la réalisation des analyses HMUC. Par exemple, la disposition 7D-4 définit le cas particulier des
« bassins versants présentant un régime hivernal particulièrement contrasté, dont le rapport au
module du débit moyen mensuel interannuel maximal est supérieur à 2,5 ». Le SDAGE n?a pas
défini le « débit moyen mensuel interannuel maximal ». Il apparait que l?analyse HMUC Layon-
Aubance-Louets et l?analyse Sèvre nantaise l?ont interprété d?une manière (une évaluation unique
dudit rapport par station hydrométrique, avec un résultat binaire ? la condition est satisfaite ou ne
l?est pas ? valable pour l?ensemble des 5 mois hors période de basses eaux) tandis que l?analyse
HMUC Clain a retenu une autre interprétation, moins contraignante pour les usages (un résultat
binaire propre à chacun des 5 mois hors période de basses eaux). La mission juge nécessaire que
la stratégie de bassin relative aux prélèvements hors période de basses eaux indique quelle est
l?interprétation valide.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698550
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698518
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Le guide HMUC établit le cadre méthodologique des études
d?évaluation des volumes prélevables. C?est une prérogative du préfet
coordonnateur de bassin. Les premiers retours d?expérience ont
montré qu?il est nécessaire de préciser certains points techniques, mais
aussi de définir et faire connaître d?autres aspects tels que la
gouvernance et la procédure. Deux solutions sont envisageables pour répondre à ce besoin :
soit compléter le guide HMUC pour aborder ces aspects ;
soit conserver au guide HMUC un caractère technique et créer un nouveau document,
accompagnant le guide.
La mission a une préférence pour cette seconde formule. L?augmentation de volume du guide
restera alors modérée, évitant un effet d?optique de complexification. Le document
d?accompagnement s?adresserait en priorité aux services de l?État et définirait leur rôle dans les
démarches HMUC et les informations qu?ils devraient relayer. Il serait signé par le préfet
coordonnateur de bassin après consultation, par exemple, des services de l?État (la commission
administrative de bassin) et du comité de bassin. Il serait adressé aux préfets et rendu public.
[STB] Ajouter au cadre méthodologique des études d?évaluation des
volumes prélevables la nécessité de rédiger des documents de synthèse accessibles et
lisibles par l?ensemble des parties prenantes, la méthode de détermination d?un débit
objectif d?étiage (DOE) ainsi que la nécessité de déterminer le DOE aux points nodaux.
5.5 Prochaine mise à jour du SDAGE
Le SDAGE est mis à jour tous les six ans (IV de l?article L212-2 du code de l?environnement).
Le SDAGE 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne comporte un chapitre 7 intitulé « Gérer les
prélèvements d?eau de manière équilibrée et durable ». Son organisation est héritée de celle du
SDAGE 2010-2015 et a été largement reprise lors des deux dernières mises à jour du SDAGE.
La lecture de ce chapitre 7 est devenue assez complexe. Il fait appel à un zonage original dont la
mission considère que le but principal est de prendre en compte l?existence de déséquilibres
quantitatifs dans des territoires qui ne sont pas classés en ZRE, sans toutefois procéder à leur
classement en ZRE. Les dispositions du chapitre 7 empilent aujourd?hui des recommandations et
des dispositions obligatoires, elles-mêmes assorties de mesures d?exception ou dérogations. Cet
enchevêtrement est maximal pour ce qui concerne les modalités de remplissage des retenues en
dehors de la période de basses eaux (cf. tableau 14 page 116).
Lorsque toutes les analyses HMUC auront été conduites, des volumes prélevables et leur
répartition entre usages auront été arrêtés pour chacun des territoires. Dans ces conditions inédites,
la mission considère qu?il sera tout à fait envisageable de simplifier le zonage du SDAGE et ses
dispositions. L?écriture des dispositions du SDAGE pourrait alors renvoyer aux volumes
prélevables et à leur répartition.
Par ailleurs, il est justifié d?amender les dispositions du SDAGE relatives aux prélèvements hors
période de basses eaux pour remplir des retenues. L?encadrement de ces prélèvements en eaux
souterraines et en eaux superficielles est à revoir, à simplifier et à uniformiser (cf. 5.2.3).
[Comité de bassin Loire-Bretagne] Lors de sa prochaine mise à jour,
rendre le SDAGE plus simple, plus lisible et plus efficace, en considérant par défaut que
l?autorité préfectorale aura défini des volumes prélevables et leur répartition entre usages à
l?issue des démarches HMUC et en mettant fin aux multiples exceptions relatives aux
conditions de remplissage de retenues hors période de basses eaux.
Produire un document
d?accompagnement du
guide HMUC
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032973269
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Conclusion
Des démarches HMUC sont actuellement conduites sur des territoires couvrant la quasi-totalité du
bassin Loire-Bretagne. La mission propose de parler de « démarche HMUC » pour désigner
l?ensemble des phases de travail qui s?articulent autour de « l?analyse HMUC » proprement dite.
Ce sont avant tout des études de volumes prélevables comme il en a été réalisé en nombre dans
d?autres bassins hydrographiques. Elles s?en distinguent par l?accent mis sur la prise en compte du
changement climatique. Le contexte réglementaire ayant évolué, une répartition entre usages des
volumes prélevables est désormais à définir.
La détermination des volumes prélevables et leur répartition entre usages sont indispensables pour
permettre à l?ensemble des usagers de l?eau d?avoir une bonne visibilité sur la ressource dont ils
peuvent disposer dans le contexte du changement climatique et dans un cadre permettant l?atteinte
des objectifs environnementaux du SDAGE Loire-Bretagne. Il importe que des décisions de
répartition de la ressource en eau réellement mobilisable soient prises et qu?elles le soient en pleine
conscience des conséquences qu?elles induisent.
L?examen des démarches HMUC a conduit la mission à investiguer deux champs, un champ
technique et un champ organisationnel.
Sur le plan technique, la mission n?a pas décelé d?erreurs manifestes en termes de méthode, sans
toutefois avoir pu expertiser en profondeur l?ensemble des méthodologies, des hypothèses et des
choix réalisés dans chacune des analyses HMUC examinées. Il pourrait être intéressant de réaliser
une tierce expertise qui porterait par exemple sur les trois premières analyses HMUC terminées.
Conduite avec rigueur et neutralité, elle permettrait de faire un premier retour d?expérience de fond
technique, utile à la fois pour les décisions et les suites de ces analyses et pour la réalisation des
analyses à venir.
Sur le plan organisationnel, la mission a identifié des facteurs de réussite, favorables à l?émergence
d?un consensus concernant la détermination des volumes prélevables et de leur répartition entre
usages. Le pilotage du travail est essentiel, depuis la réalisation de l?analyse HMUC proprement
dite jusqu?à la définition d?un programme d?actions. Il est nécessaire de clarifier dès le départ ce
qui est attendu d?une démarche HMUC ? ce que l?analyse HMUC fera et ce qu?elle ne fera pas ?
et les décisions qui seront prises à partir de ses résultats. Un accord précoce sur la nature des
décisions à prendre, sur la manière dont elles seront prises et sur la manière dont elles pourront,
si nécessaire, être amendées au fil du temps est un gage de réussite. La mobilisation de
spécialistes de la concertation ou de la médiation est une bonne pratique à encourager.
Pour la mission, une analyse HMUC ne peut pas rester sans suite. Étant donné les enjeux, tant
environnementaux qu?économiques, sa réalisation doit dès le départ être inscrite dans une
démarche plus globale devant aboutir à des actions concrètes.
Les analyses HMUC présentent un réel potentiel pour constituer un formidable outil de dialogue
dans les territoires, associant toutes les parties prenantes intéressées par la gestion de l?eau. Il
revient aux acteurs locaux de s?en emparer, de travailler ensemble, de prendre conscience du
caractère limité de la ressource en eau et de l?impérieuse nécessité de convenir de son partage.
Céline DEBRIEU-LEVRAT
Claude GITTON
Alain JOLY
Inspectrice Inspecteur général Inspecteur général
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Annexes
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Lettre de mission
PUBLIÉ
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Liste des personnes rencontrées
Contacts nationaux, régionaux et de bassin
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
CARTIER Johnny DREAL Centre-Val de Loire/
Service Eau, Biodiversité,
Risques Naturels et Loire
Chef de service
FEUILLET Christian DREAL Centre-Val de Loire/
Service Eau, Biodiversité,
Risques Naturels et Loire
Chef du département Eau et
Bassin Loire-Bretagne
TEIGNE-
SOULIGNAC
Hugo DREAL Centre-Val de Loire/
Service Eau, Biodiversité,
Risques Naturels et Loire
Chargé de mission études
HMUC
SAPPEY Alain Agence de l?eau
Loire-Bretagne/Direction
Évaluation et Planification
Chef du service Planification
HOAREAU Mathilde Agence de l?eau
Loire-Bretagne/Direction
Évaluation et Planification
Chargée de mission
COLIN Julien Agence de l?eau
Loire-Bretagne/Direction
Évaluation et Planification
Chargé de mission
ENJABAL David Agence de l?eau Adour-Garonne Chef de service Gestion de la
ressource et hydroélectricité
RICHARD Bastien Agence de l?eau Adour-Garonne Chargé de mission ressources
en eau
CAREL-JOLY Isabelle DREAL de bassin Adour-Garonne Cheffe d?unité Politiques
sectorielles
SEGARD Louise-
Adélie
DREAL de bassin Adour-Garonne Chargée de mission gestion
quantitative
MICHAUX Hélène Agence de l?eau
Rhône-Méditerranée-Corse
Directrice du Département du
Programme et des
Interventions
PELTE Thomas DREAL de bassin
Rhône-Méditerranée-Corse
Chef du service Ressources en
eau, Milieux et Fleuve Rhône
PITRAT Didier DREAL de bassin
Rhône-Méditerranée
Chef de Pôle Délégation de
bassin
WALCH Laurent DRAAF Centre-Val de Loire Ingénieur général de bassin
AUGEARD Bénédicte OFB, Direction de la recherche et
de l?appui scientifique
Directrice adjointe
BERTHIER Caroline OFB, Service appui aux acteurs
BESSIN Sabine OFB, DR Centre-Val de Loire
GOTANÈGRE Gaëtan OFB, Service appui aux acteurs Cheffe de service adjointe
MAGAND Claire OFB, Direction de la recherche et
de l?appui scientifique
SAGNES Pierre OFB, Direction de la recherche et
de l?appui scientifique
VAUCLIN Vincent OFB, DR Centre-Val de Loire
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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NOM Prénom Organisme Fonction
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
ROSSIGNOL Benoît Établissement public Loire Directeur Ressource en eau
BOISGARD Laurent Établissement public Loire Directeur adjoint
développement et gestion
territorialisée
ACTEURS ÉCONOMIQUES
NOYAU Philippe Centre-Val de Loire Président chambre régionale
d?agriculture
BONNEFOUS Nicolas Allier Vice-président chambre
départementale d?agriculture
CONAN Loïc Côtes-d?Armor Élu chambre départementale
d?agriculture
NICOLAS Bertrand Puy-de-Dôme Vice-président chambre
départementale d?agriculture
TURPEAU François Vienne Élu chambre départementale
d?agriculture
DAVID Charles Bretagne Chargé de mission
DESHAYE Ludmilla Puy-de-Dôme Chargée de mission
FERRAND Thierry Nièvre Chargé de mission
HALLOIN-
BERTRAND
Isabelle Indre-et-Loire Chargée de mission
MARTENS Julien Allier Chargé de mission
NOZACH Marie-Noëlle Centre-Val de Loire Chargée de mission
ROUSSEAU Marie-Laure Pays de la Loire Chargée de mission
SCHMITT Chloé Vienne Chargée de mission
Territoire Allier
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
CORDIER Yvan Préfecture de la Haute-Loire Préfet
PLANQUETTE Antoine Préfecture de la Haute-Loire Secrétaire général
MERLIN Christophe DDT de la Haute-Loire Directeur adjoint
CHEILLETZ Xavier DDT de la Haute-Loire/Service de
l?Environnement et de la Forêt
Chef de service
CHARBONNIER Jean-Claude DDT de la Haute-Loire/Service de
l?Environnement et de la Forêt
Chargé de mission
CHOPIN Philippe Préfecture du Puy-de-Dôme Préfet
BRUN Guilhem DDT du Puy-de-Dôme Directeur
NICOLAU Nathalie DDT du Puy-de-Dôme/Service Eau
Environnement Forêt
Cheffe du bureau Politique
territoriale de l?eau
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
FERRAND Emmanuel Maire de Saint-Pourçain-sur-Sioule Président de la CLE du SAGE
Allier aval jusqu?au 24/09/2023
GARDÈS-SAINT-
PAUL
Mireille Conseillère communautaire,
Communauté de communes du
Haut-Allier
Présidente de la CLE du SAGE
Du Haut-Allier
PIERRET Jade Établissement public Loire Animatrice de la CLE du SAGE
Du Haut-Allier
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Territoire Fouzon
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
BOURDILLON Antoine DDT de l?Indre Chargé de mission
?préservation de la ressource en
eau?
TEIGNE-
SOULIGNAC
Hugo DREAL Centre-Val de Loire Chargé de mission HMUC
BANCHEREAU Laurent DDT de l?Indre Chef de l?unité eau
TOUZAC Pierre AELB Chargé de projet DCE/SDAGE
et gestion quantitative de l?eau
durable de la ressource en eau
VAUGLIN Vincent OFB Ingénieur en appui technique
aux politiques de l?eau
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
PERROCHON Serge Maire de Nohant-en-Graçay Président de la CLE du SAGE
Cher aval
ACTEURS ÉCONOMIQUES
GIROUARD Pierre Association des irrigants de l?Indre Président
RIOLLET Denis Chambre départementale
d?agriculture de l?Indre
Vice-Président
GANTET Marie Chambre départementale
d?agriculture de l?Indre et
Association des irrigants de l?Indre
Chargée de mission
DELOCHES Monsieur Syndicat des Exploitants
Piscicoles de la Brenne
Administrateur
ASSOCIATIONS
BARBEY Bruno FDAAPPMA de l?Indre Directeur
TOUSSAINT Christian Indre Nature Administrateur
Territoire Creuse
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
VENDERERBEN Rik DDT de l?Indre Directeur
BURGAUD-
TOCCHET
Hélène DDT de l?Indre Directrice adjointe
COLIN Antoine DDT de l?Indre Chef du service Eau et nature
FRAKOWIACK-
JACOBS
Anne Préfecture de la Creuse Préfète
MEROT Bastien Préfecture de la Creuse Secrétaire général
GILLI-DUNOYER Pascale DDT de la Creuse Directrice adjointe
SPINASSOU Laurence DDT de la Creuse/Service Espace
Rural, Risques et Environnement
Adjointe au chef du service
GOVAL Laurent DDT de la Creuse/Service Espace
Rural, Risques et Environnement
Adjoint à la cheffe du bureau-
milieux aquatiques
TOUZAC Pierre Agence de l?eau Loire-Bretagne/
délégation Centre-Loire
Chargé de mission Planification
GAGNEUX Claire Agence de l?eau Loire-Bretagne/
délégation Poitou-Limousin
Chargée de mission
Planification
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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NOM Prénom Organisme Fonction
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
BERTHELOT Vincent EPTB Vienne Responsable du secteur Vienne
Amont/Creuse
BEAUFORT Aurélien EPTB Vienne
GODET Jérémie Conseiller régional Centre-Val de
Loire
Président de la CLE du SAGE
Creuse
LORIOT Stéphane EPTB Vienne Directeur
Territoire Sarthe amont
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
ZABOURAEFF Éric Préfecture de la Sarthe Secrétaire général
CHARRIER Christophe DDT de la Sarthe Directeur adjoint
MORVAN Emmanuelle DDT de la Sarthe/Service Eau
Environnement
Cheffe de service
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
DELPIERRE Pascal Maire de Saint-Léonard-des-Bois Président de la CLE du SAGE
Sarthe amont
LE BORGNE Éric Syndicat du Bassin de la Sarthe Animateur du SAGE Sarthe
Amont
LAUNAY Adrien Conseil régional des Pays de la
Loire
Chargé de programme
« politique territoriale de l?eau »
ACTEURS ÉCONOMIQUES
SCHAEPELYNCK Catherine Chambre d?agriculture des Pays
de la Loire
Présidente déléguée pour le
territoire Nord Sarthe
ASSOCIATIONS
ANDRÉ Alain UFC Sarthe
HÉNAFF Jean Sarthe Nature Environnement
PUBLIÉ
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Territoire Layon-Aubance-Louets
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
ORY Pierre Préfecture de Maine-et-Loire Préfet
GIBAUD Catherine DDT de Maine-et-Loire Directrice adjointe
DUGUÉ Julien DDT de Maine-et-Loire/Service
Eau, Environnement et
Biodiversité
Chef de service
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
DERVIEUX Jean-Jacques Syndicat Layon-Aubance-Louets Vice-président
Président de la CLE du SAGE
Layon-Aubance-Louets
PERDRIEAU Dominique Syndicat Layon-Aubance-Louets Président
Président de la CLE du SAGE
Layon-Aubance-Louets de 2006
à octobre 2023
COCHARD Jean-Pierre Syndicat Layon-Aubance-Louets Vice-président Gestion
Quantitative et Ressource en
Eau
Communauté de Communes
Loire-Layon-Aubance
Vice-Président délégué à la
voirie
BOUQUET Pascaline Syndicat Layon-Aubance-Louets Animatrice du SAGE Layon-
Aubance-Louets
LOCHU Yannick Syndicat Layon-Aubance-Louets Directeur
SEGUIN Axelle Syndicat Layon-Aubance-Louets Chargée de mission
quantitative (HMUC, PTGE)
VITRAI Bruno Communauté de Communes
Loire-Layon-Aubance
Chargé de mission GEMAPI et
eaux pluviales
ACTEURS ÉCONOMIQUES
ASSERAY Denis Chambre d?Agriculture des Pays
de la Loire
élu
HEMONT Sophie Chambre d?Agriculture des Pays
de la Loire
Chargée de mission « Eau et
Irrigation »
PIHEE Nicolas Chambre d?Agriculture des Pays
de la Loire
Chargée de mission « Eau et
Irrigation »
ASSOCIATIONS
NICOLAS Yann France Nature Environnement
Anjou
MERLIN Bernard Fédération de Maine-et-Loire pour
la Pêche et la Protection du Milieu
Aquatique
Président
FENEON Stéphanie Fédération de Maine-et-Loire pour
la Pêche et la Protection du Milieu
Aquatique
Directrice
PUBLIÉ
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Territoire Vilaine
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
ARCHAMBAULT Benoît DDTM d?Ille-et-Vilaine Chef de service et responsable
MISEN
LATAPIE-BAYROO Thierry DDTM d?Ille-et-Vilaine Directeur
ROGER Clément DREAL Bretagne Chargé de mission données
qualitatives et quantitatives
SIERBELLE Valenton AELB ? délégation Armorique Chargé d?interventions ?
service collectivités et
industries
CATROUX Hubert AELB ? délégation Armorique Chargé d?intervention ? service
espaces ruraux
ANQUETIL Hélène OFB ? DR Bretagne Ingénieure appui à la
planification des acteurs
TRACZ Yann OFB ? SD35 Chef d?unité
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
BARON Sébastien EPTB Vilaine « Eaux et Vilaine » Responsable de l?unité gestion
quantitative
DUBEAU Fanny EPTB Vilaine « Eaux et Vilaine » Animatrice territoriale, chargée
d?études HMUC
DEMOLDER Michel Maire de Pont-Péan, Président du
Syndicat intercommunal du bassin
versant de la Seiche
Président de la CLE du SAGE
Vilaine
HERVÉ Pascal EPTB Vilaine « Eaux et Vilaine » Vice-Président
LECOLLINET Pierre EPTB Vilaine « Eaux et Vilaine » Coordinateur barrage Vilaine
amont
ACTEURS ÉCONOMIQUES
DAVID Charles CDA35 Chargé de mission - CRAB
ROBBE Louise Commun accord Chargée de mission
LEBIHEN Yann SCE Chargé de mission
TIOZZO Julien SCE Chargé de mission
DIEBOLT Cédric SCE Chef de service
ASSOCIATIONS
PENNOBER Pauline Eau et rivières de Bretagne Chargée de mission
PELLERIN Richard Fédération de pêche 35 directeur
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Glossaire des sigles et acronymes
Acronyme Signification
AMI Appel à manifestation d?intérêt
AUP Autorisation unique de prélèvement attribuée à un Organisme unique de gestion collective
des prélèvements d?eau pour l?irrigation
BDLISA Référentiel hydrogéologique « Base des Données des LImites des Systèmes Aquifères »
BRGM Bureau de recherches géologiques et minières
CCTP Cahier des clauses techniques particulières
CGAAER Conseil général de l?alimentation, de l?agriculture et des espaces ruraux
CLE Commission locale de l?eau
CRESEB Centre de ressources et d?expertise scientifique sur l?eau de Bretagne
DCE Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000
établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l?eau, dite
« directive cadre sur l?eau »
DCR Débit de CRise
Débit moyen journalier « en dessous duquel seuls les exigences de la santé, de la
salubrité publique, de la sécurité publique et de l?alimentation en eau de la population et
les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits » (arrêté du 17 mars 2006 relatif au
contenu des SDAGE).
DEB Direction de l?eau et de la biodiversité (Ministère de la Transition écologique et de la
Cohésion des territoires)
DDT(M) Direction départementale des territoires (et de la mer)
DOE Débit objectif d?étiage
Débit permettant de satisfaire l?ensemble des usages en moyenne huit années sur dix et
d?atteindre le bon état des eaux
DREAL Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
DSA Débit seuil d?alerte
Débit moyen journalier en dessous duquel la coexistence de tous les usages et le bon
fonctionnement des milieux n?est plus assurée. Son franchissement entraîne la mise en
place des premières mesures de restriction des usages de l?eau.
DRIAS Portail « Donner accès aux scénarios climatiques Régionalisés français pour l?Impact et
l?Adaptation de nos Sociétés et environnement » développé par Météo-France
(https://www.drias-climat.fr/)
DUPLOS Déclaration Unifiée Pour Les Ouvrages Souterrains
(https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/)
EPTB Établissement public territorial de bassin
GIEC Groupe d?experts intergouvernemental sur l?évolution du climat
HMUC Hydrologie, milieux, usages, climat
IGEDD Inspection générale de l?environnement et du développement durable
IOTA Installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ou à déclaration au titre
de la loi sur l?eau
LEMA Loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l?eau et les milieux aquatiques
M Module d?un cours d?eau
Débit moyen annuel interannuel en un point d?un cours d?eau.
MOA Maître d?ouvrage
Pour une analyse HMUC, il s?agit de la structure porteuse du SAGE lorsqu?elle existe.
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https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Acronyme Signification
NOE Niveau d?objectif d?étiage
Dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne, il est la déclinaison du principe du DOE au cas
de zones humides ou de marais « permettant de satisfaire l?ensemble des usages en
moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux ». Il est défini par
référence à un niveau moyen mensuel et est utilisé sur le Marais poitevin.
OFB Office français de la biodiversité
OUGC Organisme unique de gestion collective des prélèvements d?eau pour l?irrigation
PAGD Plan d'aménagement et de gestion durable de la ressource en eau et des milieux
aquatiques (le PAGD et le règlement sont les deux documents constitutifs d?un SAGE)
PCB Préfet coordonnateur de bassin
(articles L213-7 et R213-14 du code de l?environnement)
PCR Piézométrie de CRise
Niveau piézométrique journalier moyen « en dessous duquel seuls les exigences de la
santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l?alimentation en eau de la
population et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits » (déclinaison pour
les nappes d?eau souterraines du principe du DCR).
POE Piézométrie Objectif d?Étiage
Dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne, il est la déclinaison du principe du DOE pour
les nappes d?eau souterraines « permettant de satisfaire l?ensemble des usages en
moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux » Le POE, quant à lui, est
défini par référence à un niveau journalier.
PTGE Projet de territoire pour la gestion de l?eau
QMN5 Débit moyen mensuel sec de période de retour 5 ans
Par exemple, pour une station dont le QMN5 du mois de mai est de 500 L/s, la probabilité
d?y observer, sur une année donnée, un débit moyen du mois de mai inférieur à 500 L/s
est de 1/5.
QMNA5 Débit (Q) mensuel (M) minimal (N) de chaque année civile (A) de fréquence quinquennale
sèche
SAGE Schéma d?aménagement et de gestion des eaux
SDAGE Schéma directeur d?aménagement et de gestion des eaux
STB Secrétariat technique de bassin, associant les services de la DREAL Centre-Val de Loire,
de l?agence de l?eau Loire-Bretagne et de la direction régionale Centre-Val de Loire de
l?OFB
VP Volume prélevable en période de basses eaux
défini par le II de l?article R 211-21-1 du code de l?environnement voir note en fin de tableau
VPM Volume potentiellement mobilisable
ZRE Zone de répartition des eaux
(articles R211-71 et suivants du code de l?environnement)
II de l?article R211-21-1 du code de l?environnement :
II. (?) on entend par volume prélevable, le volume maximum que les prélèvements
directs dans la ressource en période de basses eaux, autorisés ou déclarés tous usages
confondus, doivent respecter en vue du retour à l?équilibre quantitatif à une échéance
compatible avec les objectifs environnementaux du SDAGE.
Ce volume prélevable correspond au volume pouvant statistiquement être prélevé huit
années sur dix en période de basses eaux dans le milieu naturel aux fins d?usages
anthropiques, en respectant le bon fonctionnement des milieux aquatiques dépendant
de cette ressource et les objectifs environnementaux du SDAGE.
Il est issu d?une évaluation statistique des besoins minimaux des milieux sur la période
de basses eaux. Il est réparti entre les usages, en tenant compte des enjeux
environnementaux, économiques et sociaux, et dans les conditions définies au II de
l?article R213-14.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000022479490
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Appel à manifestation d?intérêt pour réaliser des
analyses HMUC
Un appel à manifestation d?intérêt (AMI) pour réaliser des analyses HMUC a été lancé en avril 2022
par l?agence de l?eau Loire-Bretagne. Le taux de subvention était exceptionnellement porté de 70 %
à 100 % grâce à une enveloppe de 1,5 million d?euros apportée par le plan de relance de l?État
(ministère en charge de l?agriculture).
La sélection des projets a été réalisée à l?échelle du bassin Loire-Bretagne. Les candidatures ont
été classées par un comité de sélection selon l?ordre de priorité défini dans le règlement de l?AMI :
1. les territoires en Zone de répartition des eaux (ZRE) ;
2. les territoires concernés par les dispositions 7B-3, 7B-4 et 7B-5 du SDAGE 2022-2027 ;
3. les territoires concernés par la disposition 7B-2 du SDAGE 2022-2027.
Le coût total prévisionnel des projets déposés et répondant aux critères d?éligibilité a dépassé celui
de l?enveloppe financière réservée. Le conseil d?administration de l?agence de l?eau a décidé
d?accompagner à hauteur de 100 % les projets prioritaires éligibles à l?AMI et non cofinancés par
l?enveloppe du plan de relance (cf. figure 11).
Figure 11. Financement des analyses HMUC suite à l?AMI, état à fin 2022 (source : agence de l?eau
Loire-Bretagne)
Au final, 29 projets issus de l?AMI ont été financés comme suit (un même projet a fait l?objet de
quatre dossiers d?aide, avec un dossier par maître d?ouvrage) :
18 dossiers avec un cofinancement (3,43 millions ¤ de l?agence de l?eau et 1,48 million ¤
du Plan de relance) ;
7 dossiers financés à 100 % par l?agence de l?eau et engagés en 2022 (1,34 million ¤) ;
7 dossiers financés à 100 % par l?agence de l?eau et engagés au cours du premier trimestre
2023 (1,59 million ¤).
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Monographies des six analyses HMUC examinées
Annexe 5.1. Choix des analyses examinées
Pour tenir compte des échéances à respecter, la mission a examiné un échantillon de six analyses
HMUC. Après discussion avec la DREAL de bassin et l?agence de l?eau, la mission a arrêté un
échantillon comprenant les analyses HMUC conduites sur les bassins suivants : Allier amont et
aval, Creuse, Fouzon, Sarthe amont, Layon-Aubance-Louets et Vilaine. Cet échantillon a été validé
le 18 juillet 2023 par la préfète coordonnatrice de bassin.
Le choix de ces analyses HMUC a été fait en s?appuyant sur des éléments transmis par la DREAL
de bassin et l?agence de l?eau. Ce choix permet de couvrir la diversité des situations existantes
(localisation géographique, nature des dispositions du SDAGE s?appliquant localement, stade
d?avancement de l?analyse HMUC, type de structure porteuse, identité des bureaux d?études,
évaluation par la DREAL de bassin et l?agence de l?eau du risque de blocage).
Figure 12. Localisation des analyses HMUC examinées par la mission
Au cours de ses travaux, la mission s?est intéressée à ce qui a été produit par la démarche conduite
sur le bassin du Clain, sans toutefois y rencontrer les acteurs comme pour les autres territoires.
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Annexe 5.2. L?analyse Allier (Haut-Allier et Allier aval)
Départements : Lozère, Ardèche, Haute-Loire, Cantal, Puy-de-Dôme, Allier, Cher et Nièvre.
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC réunit ceux des SAGE Haut-Allier et Allier-aval. Il
comprend 898 communes situées sur 8 départements. Sa superficie est de 9 024 km² et le
nombre de personnes vivant sur le territoire est estimé à environ 827 000 habitants.
Les reliefs du territoire le long de la rivière Allier sont
cristallins côté Margeride et volcaniques côté Devès. En aval
de Vieille-Brioude, le bassin versant est formé par le fossé
sédimentaire des Limagnes et par les régions montagneuses
dont la chaîne des Puys. Le comblement des cratères par
d?épais dépôts sablo-détritiques a transformé le massif
volcanique en un réservoir naturel pour le bassin. Au total, le
bassin comprend 137 masses d?eau.
Les deux principales formations aquifères du territoire sont
les alluvions de l?Allier et les formations volcaniques.
S?agissant des formations profondes, hors nappes alluviales,
le meilleur réservoir est constitué par les sables et argiles du
Bourbonnais. Au niveau des alluvions de l?Allier, le bilan
mensuel d?étiage est négatif environ pendant 3 mois
consécutifs. Une étude de VP avait été réalisée par la
chambre d?agriculture en 2013 dans le cadre de la mise en
place d?un OUGC sur le département de l?Allier.
La stratégie du SAGE du Haut-Allier définit les règles d?encadrement de la réalisation des
ouvrages de franchissement des cours d?eau, des plans d?eau existants et de la création de
nouveaux plans d?eau ainsi que de protection des zones humides. Celles du SAGE Allier aval
portent sur la limitation et l?encadrement des nouveaux plans d?eau, l?encadrement des plans
d?eau existants et des nouveaux ouvrages, travaux et aménagements dans l?espace de mobilité
optimal de l?Allier.
La rivière Allier à l?aval de la confluence du Donozau est un axe réalimenté par soutien d?étiage
et est donc visée par la disposition 7B-5 du SDAGE 2022-2027. La zone nodale Allier aval
(concernée par le point nodal Al1 situé à Cuffy), à l?exception de l?axe mentionné en 7B-5, est
visé par la disposition 7B-3.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC : EPTB-Loire.
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : bureau d?études CESAME environnement avec sous-
traitants Aquabio et DialTerre/Voix croisées.
Comité technique, comité de pilotage, CLE pour Haut-Allier et CLE élargie au comité restreint
du PTGE pour Allier aval.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits :
- mi 2021 : rapport - atlas - synthèse de l?état des lieux ;
- fin 2022 : rapport diagnostic global - atlas entités Haut-Allier - atlas entités Allier aval - rapport
décrivant les stations et le suivi des données de 2019 à 2022.
Méthodes adoptées :
- phase préliminaire (2019-2020) avec installation de 60 stations de suivi hydrologique et
10 stations de suivi piézométrique sur le bassin Allier aval ;
- réunions de cadrage avec les services de l?État ;
- ateliers territoriaux pour partager la méthode et les résultats du diagnostic.
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Points notables :
- le barrage de Naussac a été créé pour sécuriser les usages et assurer le soutien d?étiage de
l?Allier et de la Loire en aval du bec d?Allier ; le barrage de Villerest situé sur la Loire dans le
département de la Loire fournit lui aussi de l?eau à la Loire en aval du bec d?Allier ;
- le régime hydrologique de l?Allier a été fortement modifié en étiage par la construction du
barrage de Naussac. Les débits d?étiage au niveau de Vieille-Brioude étaient de 4 m³/s. Ils
descendent désormais rarement en dessous de 8 m³/s. En période estivale, au niveau du
bassin du Haut-Allier, plusieurs affluents de l?Allier connaissent des étiages sévères avec
préjudice pour les milieux, les activités aquatiques et l?alimentation en eau potable. En période
hivernale, les débits spécifiques des cours d?eau dans le secteur sud du bassin sont
relativement importants, avec des valeurs supérieures à 10 L/s/km².
Volet Milieux du diagnostic HMUC (achevé)
Documents produits :
- analyse DMB réalisée sur les affluents de l?Allier ;
- octobre 2022 et février 2023 : rapports diagnostic et prospective.
Méthodes adoptées :
- installation et suivi de 60 stations de mesure Estimhab jusqu?en 2022.
Points notables ;
- problématique de réalisation du volet Milieux sur l?axe réalimenté ;
- les espèces piscicoles seront affectées par la hausse des températures et les changements
du régime hydrologique, avec modification de la répartition de certaines espèces.
Volet Usages du diagnostic HMUC (achevé)
Documents produits :
- octobre 2022 et février 2023 : rapports diagnostic et prospective ;
- en cours fin 2023 : détermination des volumes potentiellement mobilisables et des débits
cibles référence.
Méthodes adoptées :
- consultation des structures gestionnaire AEP par courrier ou par questionnaire en ligne pour
validation des données récoltées et estimées par le bureau d?études ;
- étude AP3C pour l?évaluation de l?ETP et du besoin d?irrigation ? Étude ADIRA des besoins
d?irrigation en Limagne ? Calcul de bilan hydrique réalisé en tenant compte, mois par mois,
de l?évolution de la réserve en eau du sol, des besoins de la plante et des apports des
précipitations ;
- dialogue territorial pour la définition des débits cibles et des volumes potentiellement
mobilisables - comparaison VPM et prospective avec les volumes prélevés ;
- Deux hypothèses de calcul pour la définition des débits cibles et des volumes pouvant être
disponibles pour les usages anthropiques en dehors de la période de basses eaux : débit
cumulé des prélèvements de 20 % ou de 40 % du module. Option privilégiée : limiter le débit
prélevé à 20 % du module interannuel dans la limite d?un débit influencé > module
quinquennal sec.
Points notables :
- 849 captages ;
- évolution des besoins en eau potable de +6 % (+3,7 millions de m³) à l?horizon 2030 et +21 %
(+13,3 millions de m³) à l?horizon 2050 ;
- stabilité globale des besoins des industriels disposant de leurs propres captages - Plans
d?Utilisation Rationnelle de l?Eau (PURE) pour les prélèvements en eau souterraine dans le
Puy-de-Dôme avec objectif de réduction de la consommation de -20 % à partir de 2025 ;
- évolution des besoins liés à l?abreuvement du bétail (doublement au-delà de 30°C), avec
allongement des périodes de forts besoins ? Projet CERCEAU de réduction des
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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consommations d?eau dans les élevages ? Baisse des besoins en eau pour l?élevage d?environ
3 % (en année moyenne) pour le Haut-Allier et d?environ 7 % pour Allier aval ;
- augmentation de l?ETP annuelle de +30 % entre 2000 et 2050 ? Augmentation du besoin en
eau des cultures avec les températures ? Augmentation de besoin en eau de l?ordre de + 45 %
sur le Haut-Allier et +41 % sur l?Allier aval en année moyenne à l?horizon 2050 ? 15 Mm³
supplémentaires pour le Puy-de-Dôme, 7 Mm³ pour l?Allier et 1 Mm³ pour la Haute-Loire ?
+26 Mm³ en année quinquennale sèche pour l?ensemble du territoire ? Augmentation du
besoin d?irrigation du maïs de 80 % et nécessité d?irrigation sur d?autres cultures ?
Augmentation de la fréquence de l?irrigation ? Volonté de mobiliser des volumes en période
hors basses eaux.
Volet Climat du diagnostic HMUC (achevé)
Documents produits :
- début 2023 : rapport de la phase prospective avec prise en compte des effets du changement
climatique et de l?évolution des besoins aux horizons 2030 ? 2050.
Méthodes adoptées :
- l?analyse HMUC s?est appuyée sur les projections climatiques sous le scénario d?émission de
gaz à effet de serre et aérosols A1B (médian en termes d?évolution thermique) effectuées
dans le cadre des projets de recherche Explore 2070 et ICC Hydroqual, avec utilisation des
modèles climatiques du 4ème rapport du GIEC (2007) ;
- la prospective a été faite par comparaison des ressources en eau futures et des prélèvements
et restitutions futurs pour mise en évidence des secteurs excédentaires, en tension et en
déficit ;
- des réunions ont été organisées avec les professions agricoles, les industriels et le secteur
du tourisme pour présenter les données souhaitées afin de réaliser les analyses des phases
de diagnostic et de prospective ;
Points notables :
- à l?horizon 2050, la recharge des nappes pourrait baisser de 25 %, les écoulements moyens
interannuels de 20 à 30 % et le débit d?étiage quinquennal de 15 à 50 %.
- réchauffement de l?ordre de 2,3 à 2,4 °C en milieu du siècle, plus important en été ;
- réchauffement de l?eau de 2,1 °C en milieu de siècle à 2,9 °C en fin de siècle ? 15 jours de
dépassement du seuil de 24 °C en plus en milieu de siècle ;
- moins 5,0 à -2,7 % de cumul annuel de pluies pour le scénario médian en milieu du siècle, et
une plus grande variabilité dans la répartition des pluies dans l?année, avec globalement un
premier semestre peu impacté et un second semestre déficitaire (en termes de cumul) ; baisse
des précipitations au printemps et en été en milieu du siècle ;
- forte augmentation de l?ETP sur l?année (+21,3 à 23,4 %) et augmentation très marquée en
automne ;
- forte baisse généralisée des débits moyens mensuels (scénario médian) de juin à octobre et
étiages plus sévères et prolongés sur la période automnale ;
- baisse du module de -25,4 à -24 % - Baisse du QMNA5 : -50,4 à -45,2 %
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC (en cours)
Phase 4 ? Débits et piézométries cibles, volumes potentiellement mobilisables : méthode et
critères d?ajustement adoptés en décembre 2022 ? réunions territoriales à l?automne 2023 pour
la détermination des volumes potentiellement mobilisables et des débits de cibles référence.
Deux points nodaux du SDAGE (Al7-Langogne et Al1-Cuffy) pour lesquels le respect du DOE
8 années sur 10 n?est pas atteint - Étude complémentaire pour évaluer l?incidence sur l?Allier
aval et ses milieux annexes, d?une baisse du DOE de Cuffy (actuellement fixé à 29 m³/s) à
26 m³/s - À l?horizon 2050, l?Allier pourrait passer de 23 m³/s à 11 ou 16 m³/s selon le scénario
retenu.
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Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Bonne collaboration entre acteurs pour partager de la connaissance, notamment sur les usages.
Nécessité de prendre en compte la dimension amont-aval au sein même de ce territoire et avec
le territoire en aval du bec d?Allier.
Définir des volumes prélevables en période de basses eaux et les répartir entre usages.
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Annexe 5.3. L?analyse Fouzon
Départements du Cher, de l?Indre et de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui de la vallée du Fouzon, intégré au sein du
SAGE du Cher aval approuvé le 26 octobre 2018. Il comprend 57 communes, répartis dans
6 communautés de communes et 5 syndicats de rivière. Sa superficie est de 1 012 km² pour
environ 610 kms de cours d?eau et le nombre de personnes vivant sur le territoire est d?environ
22 000 habitants.
Le territoire concerne dix masses d?eau superficielles et sept masses d?eau souterraines au sens
des objectifs (atteinte du bon état des eaux) de la Directive Cadre sur l?Eau (DCE). Ce réseau
hydrographique connait des étiages marqués en raison de plusieurs facteurs, dont les
prélèvements importants de la ressource et les modifications conséquentes de la morphologie
des linéaires (recalibrage, rectification, reprofilage?). Ces étiages sont aggravés par
l?évaporation des plans d?eau et par les prélèvements. L?alimentation en eau potable, l?irrigation,
l?activité industrielle et l?abreuvement des animaux d?élevage sont les principaux usages
consommateurs d?eau sur le territoire.
Le territoire est classé en zone 7B-3 dans les SDAGE 2016-2021 et 2022-2027, ce qui entraîne
que « les prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à l?alimentation
en eau potable, à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés au volume
net maximum antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une année donnée ».
La gestion quantitative de la ressource figure parmi les enjeux identifiés dans la disposition 49
du SAGE du Cher aval « Améliorer la connaissance du fonctionnement hydrologique et
hydrogéologique sur le bassin du Fouzon », qui invite à réaliser une étude HMUC. Aucune règle
du SAGE du Cher aval ne porte néanmoins sur la gestion quantitative du territoire.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC: établissement public Loire (EPL).
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : Bureau d?études SAFEGE Consulting.
Comité, technique, comité de pilotage (CLE élargie) et CLE, actifs depuis le lancement de l?étude
en juillet 2019 jusqu?à sa finalisation de mars 2023. Déploiement des résultats toujours en cours.
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Trois réunions de concertation (septembre 2021, octobre 2022 et janvier 2023) pour chacune de
trois phases (examen des volet H, M, U et C au passé et au futur, croisement des informations
et choix de la CLE du Cher aval).
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (achevée)
Les analyses et modélisations hydrologiques réalisées sur le bassin du Fouzon ont permis
d?identifier les unités de gestion présentant les plus forts impacts des pressions anthropiques
(prélèvements et restitutions) sur le débit des cours d?eau du territoire :
- le Fouzon amont apparaît comme étant très fortement impacté par les usages, avec un
potentiel « naturel » à l?étiage estimé à plus de 2 fois le débit d?étiage quinquennal actuel ;
- le Fouzon médian et le Fouzon aval sont également fortement impactés, d?une part du fait des
prélèvements des secteurs plus en amont, d?autre part du fait de la forte concentration de
plans d?eau s?y trouvant. Leur potentiel « naturel » à l?étiage est estimé à près de 1,4 fois le
débit d?étiage quinquennal actuel ;
- le Céphons est un sous-bassin fortement impacté par les usages, en particulier en raison des
importants prélèvements pour l?eau potable y ayant lieu avec un potentiel « naturel » à l?étiage
estimé à 1,3 fois le débit d?étiage quinquennal actuel ;
- le Nahon et le Renon sont des sous-bassins un peu moins impactés que les précédents, avec
un potentiel « naturel » à l?étiage estimé à moins de 1,2 fois le débit d?étiage quinquennal
actuel Ces secteurs sont principalement concernés par la surévaporation des plans d?eau ;
- le Pozon et le Saint-Martin, qui sont aussi les plus petites unités de gestion du bassin versant,
sont les secteurs les moins impactés par les prélèvements nets, avec moins de prélèvements
par unité de surface que les autres unités de gestion. Leur potentiel « naturel » à l?étiage est
estimé à 102 et 108 % respectivement du débit d?étiage quinquennal actuel.
Les analyses hydrogéologiques menées dans la présente étude ont permis de déterminer que :
- la nappe du Turonien alimente la Nahon et le Renon ;
- la nappe du Cénomanien ? Albien alimente le Renon et le Fouzon ;
- la nappe du Jurassique supérieur alimente le Fouzon amont et probablement le Céphons ;
- les usages entraînent une diminution du débit des cours d?eau, légère pour certains sous-
bassins (2 %), importante pour d?autres (56 %). Sur l?ensemble du périmètre, la contribution
des nappes aux cours d?eau est importante : les prélèvements en nappe participent donc à la
diminution des débits.
Volet Milieux du diagnostic HMUC (achevée)
Source : étude SAFEGE, phase M.
Les cours d'eau du bassin sont principalement cyprinicoles, en état de fonctionnalité perturbé
ou dégradé.
Aucun problème n'est actuellement à déplorer du point de vue de la thermie des cours d'eau,
mais les projections futures altèrent ce constat.
Aucun cours d'eau ne présente un bon état écologique. L'état chimique de la majorité du bassin
est mauvais.
L'état morphologique des cours d'eau est globalement altéré, particulièrement sur les cours
d'eau de grand gabarit. Des problèmes de continuité écologique et de recalibrage/reprofilage de
cours d'eau s'observent sur l'ensemble du bassin versant.
L?analyse détaillée des surfaces habitables disponibles dans les cours d?eau en fonction du débit,
réalisée à l?aide du protocole Estimhab, a permis de proposer des gammes de débits biologiques
dont le respect en période d?étiage permettrait d?assurer le bon déroulement du cycle de vie des
espèces concernées. Les débits biologiques hors période d?étiage n?ont pas été explicitement
traités car, comme mis en évidence dans le rapport du volet « hydrologie », l?impact anthropique
sur les débits reste aujourd?hui très limité en dehors de la période d?étiage.
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Les courbes d?habitat obtenues présentent pour certaines une pente peu marquée, ce qui est
très probablement lié au remaniement et recalibrage global des cours d?eau, ainsi qu?aux
éléments perturbateurs de la continuité écologique mis en place lors des 50 dernières années.
Cette relation est d?ailleurs confirmée par la comparaison des types de pentes obtenus avec
l?état morphologique des cours d?eau. Le corollaire à ces faibles pentes est une faible influence
du débit sur la qualité apparente des habitats piscicoles présents. Pour les cas où cette relation
est la plus marquée (Nahon, Fouzon médian), le protocole Estimhab ne peut pas être considéré
comme une base solide de détermination des débits biologiques. Il est alors nécessaire de
recourir à une méthode plus générale, basée sur l?hydrologie naturelle des cours d?eau, tel que
proposé par la DREAL Pays de la Loire (seuil bas = 1/20ème du module désinfluencé, seuil haut
= 1/10ème du module désinfluencé).
Concernant le cas particulier du brochet, il apparaît que le recalibrage des cours d?eau est
également l?une des causes principales de la déconnection des frayères de cette espèce. Pour
les frayères restaurées, serait à respecter un débit minimal de 5,4 m³/s à la station de Meusnes
pendant 4 à 8 semaines de mars à avril selon l?évolution de la température de l?eau, pour
permettre une reproduction optimale de cette espèce. La marge de manoeuvre associée aux
usages pour assurer ces conditions semble faible, d?après les conclusions du volet
« hydrologie ».
Volet Usages du diagnostic HMUC (achevée)
Source : étude SAFEGE, phase U
Les plans d?eau ont été pris en compte et corrigés dans
l?analyse car leur nombre important (environ 1 800 ce qui
représente une densité de 1,8 plan d?eau par km²)
totalise une superficie de 6 km² et représente un volume
de surévaporation d?environ 2,5 millions de m³ en 2018.
Le bilan quantitatif réalisé ici montre un prélèvement net
de plus de 1,3 million de m3 chaque année pour les
usages anthropiques, aggravé par une surévaporation
des plans d?eau de 2 millions de m³ par an. Ce
prélèvement net est particulièrement important sur les
mois de juin à août pouvant atteindre 1 million de m³ au
mois de juillet et concerne la majorité du territoire : seuls
le Pozon et le Saint-Martin présentent des volumes à
l?équilibre, plans d?eau compris. Les territoires les plus
impactés par les plans d?eau sont le Nahon, le Fouzon
médian et le Renon. Enfin, l?unité de gestion présentant
le plus fort prélèvement net est le Fouzon amont. En
effet, ce secteur comprend d?importants prélèvements et
de nombreux plans d?eau, sans restitutions d?eau au
milieu qui pourraient compenser ces volumes.
Enfin les tendances d?évolution future de ces besoins
sont régies par l?évolution de la population et la baisse
des besoins en eau domestiques, les besoins agricoles
et industriels étant considérés plutôt stables sur les
prochaines années. La surévaporation des plans d?eau
dépend principalement des données météorologiques
futures qui, même si elles projettent une hausse des
températures moyennes, sont à prendre avec précaution
car elles dépendent de nombreux paramètres
(températures, précipitations, répartition annuelle,
scénario de forçage anthropique, etc.). Ces estimations futures montrent une tendance à la
hausse de la surévaporation des plans d?eau d?environ 5 % par rapport à la période actuelle,
dans un contexte de changement climatique qui amène à anticiper des situations de sécheresse
estivale plus marquées.
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Volet Climat du diagnostic HMUC (achevée)
Source : étude SAFEGE, phase C.
L?évolution du climat sur le bassin versant a été appréciée au travers des études existantes s?y
rapportant (Explore 2070, ICC Hydroqual), puis à l?aide des données issues du portail DRIAS
concernant la modélisation climatique régionalisée « CNRM2014 » (Météo France) du scénario
« RCP 4.5 » (scénario intermédiaire).
En volume annuel, les précipitations devraient faiblement évoluer, sans que l?on puisse déceler
une tendance particulière (hausse ou baisse). En revanche, le nombre de jours de pluie devrait
conséquemment diminuer (jusqu?à -20 % par rapport à la période actuelle). Ceci présage des
événements pluviométriques plus rares ou plus courts, et plus intenses.
Les températures devraient augmenter, de manière spécifiquement marquée durant la période
estivale.
L?évapotranspiration potentielle, suivant la tendance de la température, devrait connaître une
augmentation généralisée avec un accent sur la période estivale.
Concernant les débits, l?étude Explore indique une tendance généralisée à la baisse entre la
période 1961-1990 et la période 2045-2065. Cette tendance est modérée, mais elle est issue
d?une modélisation hydrologique globalisée n?ayant pas été spécifiquement calée sur le
bassin versant. Les projections climatiques, le modèle hydrologique construit pour le volet
« hydrologie » de la présente étude et les perspectives d?évolution des usages de l?eau ont été
exploités pour évaluer l?évolution des étiages des cours d?eau du bassin versant.
Les étiages estivaux seront plus sévères et plus longs aux horizons 2030 et 2050 sur l?ensemble
du territoire, autant par l?effet du changement climatique que par celui des pressions
anthropiques.
L?effet du scénario d?évolution des pressions anthropiques envisagée par les acteurs du territoire
se fait peu ressentir, lorsqu?on compare les résultats obtenus à ceux correspondant à une
stabilisation des usages à leur niveau actuel.
Concernant le niveau des nappes, l?étude Explore 2070 prévoit une diminution d?environ 30 %
de la recharge de nappe entre la période 1961-1990 et la période 2045-2065.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC (achevée)
Source : étude SAFEGE, phases 2 et 3.
L?évolution des indicateurs d?étiage ne montre pas de tendance franche à court-terme (horizon
2030). Pour les horizons plus lointains (comme 2050), l?incertitude de modélisation est
aujourd?hui élevée. Or, même si les projections réalisées ne mettent pas en évidence de
diminution marquée des débits d?étiage, elles s?appuient sur un seul modèle et un seul scénario
climatique, qui peut aujourd?hui être considéré comme relativement optimiste, d?après les
derniers travaux du GIEC.
De ce fait, il a été considéré plus opportun d?évaluer les volumes potentiellement mobilisables
actuels à l?aide des données observées disponibles, et de prévoir, à moyen terme, une mise à
jour des analyses présentement restituées sur la base des nouvelles observations qui seront
alors disponibles. Cela permettra d?envisager l?adaptation des seuils de gestion sur la base de
connaissances robustes. En effet, si l?hydrologie peut être amenée à évoluer rapidement, les
besoins des milieux, eux, s?adapteront avec beaucoup plus d?inertie. Pour ces raisons, une
réévaluation fréquente de l?hydrologie est préconisée, afin de vérifier l?adéquation des volumes
potentiellement mobilisables définis ici dans les temps à venir.
Néanmoins, afin de disposer d?une perspective quantifiée des volumes potentiellement
mobilisables de demain, les volumes potentiellement mobilisables théoriques de l?horizon 2050
ont été estimés en remplaçant la formule « VPMmensuel = QMN5_désinfluencé (2000-2018) ?
DOEmensuel » par la formule « VPmensuel = QMN5_désinfluencé (horizon 2050) ? DOEmensuel ». En
d?autres termes, on évalue l?effet sur les volumes potentiellement mobilisables de l?évolution de
l?hydrologie naturelle, en conservant à l?identique les objectifs mensuels de débit moyen.
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Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Bonne collaboration entre acteurs pour partager de la connaissance, notamment sur les usages.
Cet objectif de concertation est à cultiver.
Les déclinaisons opérationnelles doivent trouver sans tarder des maîtres d?ouvrage au sein du
contrat territorial pour donner du sens et de l?action à la suite de l?analyse HMUC.
Toujours penser aux nappes en présence sur le territoire : la gestion quantitative de l?eau ne se
limite pas à l?eau que l?on voit en milieu superficiel.
Une exigence de sobriété équitable pour tous les usages avec des objectifs annuels de réduction
de prélèvement sont à définir (l?AEP et l?industrie doivent aussi faire un effort conséquent).
La prise en compte de l?hydromorphologie, des plans d?eau et des zones humides, faisant pour
ces dernières, l?objet d?une étude inédite et remarquable dans cette analyse HMUC, sont à
valoriser encore plus dans des actions régulières et permanentes du territoire. La restauration
et la préservation des haies et des bocages sont à amplifier.
Continuer à s?articuler autour d?un panel de solutions multithématiques, tels que les acteurs du
territoire s?engagent dans le déploiement des résultats de l?étude HMUC du Fouzon.
Explorer la mise en place d?un OUGC gérant tous les prélèvements, en eaux superficielles et
dans toutes les nappes.
Mieux intégrer la gestion quantitative (et qualitative) de l?eau dans l?aménagement d?un territoire
(documents d?urbanisme).
Le règlement du SAGE Cher aval a minima pour le Fouzon doit intégrer un volet de gestion
quantitative pour être en cohérence avec les dernières dispositions réglementaires en la matière
et le « Plan eau ».
Tester les seuils de gestion conjoncturelle couplés avec des dispositifs d?acquisition de la
connaissance (piézomètres et hydromètres de référence), qui serviront aussi à l?actualisation
régulière de l?analyse HMUC. La mise à jour de l?analyse HMUC peut se concevoir grâce à des
indicateurs à définir et à intégrer dans le tableau de bord du SAGE.
Définir des volumes prélevables en période de basses eaux et les répartir entre usages
Réfléchir à la mise en place d?un PTGE, le territoire ayant un périmètre géographique opportun
Avoir en ligne de mire la révision du SAGE Cher Aval.
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Annexe 5.4. L?analyse Creuse
Départements : Creuse, Haute-Vienne, Vienne, Corrèze,
Indre, Indre-et-Loire, Cher et Allier.
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui du SAGE
Creuse. Le périmètre du SAGE comprend 445 communes
situées sur 8 départements. Sa superficie est de 9 552 km²
et le nombre de personnes vivant sur le territoire est estimé
à 230 000 habitants (2018).
Le bassin versant comprend trois formations géologiques. Le nord est constitué de marnes en
alternance avec de la craie et du tuffeau. De fait, le réseau hydrographique y est dense avec
très peu d?écoulements souterrains. Le centre est constitué de calcaire très karstifié. Le réseau
hydrographique y est quasi inexistant et les réseaux souterrains y fournissent la principale
ressource en eau du bassin. Le sud du bassin est constitué d?un socle cristallin. Le réseau
hydrographique y est dense et bien distribué. Les cours d?eau y réagissent très vite aux épisodes
pluvieux. Les cours d?eau du bassin versant de la Creuse subissent des périodes d?étiage de
3 à 4 mois, une diminution du débit moyen annuel de l?ordre de 10 à 20 % et des débits mensuels
estivaux en baisse de 30 à 50 % ces 10 dernières années. Le bilan quantitatif montre un
prélèvement net de plus de 61,4 millions de m³ chaque année pour les usages anthropiques.
Le bassin comprend plusieurs milieux remarquables tels que la montagne Limousine, les étangs
de la Brenne ou encore la vallée de la Gartempe.
Le territoire comprend 28 unités de gestion classées en ZRE, en 7B-3 ou en 7B-2. Le SAGE est
en cours d?élaboration et la CLE a retenu pour priorités i) l?organisation de la gestion des
prélèvements [avec la création de nouveaux organismes uniques de gestion des prélèvements
d?irrigation et la détermination de volumes maximaux prélevables], ii) la limitation de l?impact des
plans d?eau existants sur cours d?eau [avec des mesures de réduction des impacts des plans
d?eau existants sur cours d?eau lors des renouvellements d?autorisation ou des demandes de
régularisation] et iii) la protection des zones humides et de la biodiversité dans le cadre des
instructions au titre de la police de l?eau et des milieux aquatiques.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC : Établissement Public Territorial du Bassin de la Vienne
(EPTB Vienne).
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : Bureau d?études SUEZ Consulting et régie par l?EPTB
Vienne.
Comité technique, commissions thématiques, commissions géographiques, Comité de pilotage,
CLE.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits
Sectorisation du territoire du SAGE Creuse en 28 sous-bassins versants validé lors des comités
de suivi Creuse amont du 1er avril 2021 et Creuse aval du 1er Juillet 2021.
Ensemble de la phase 1 achevée, synthèse produite en juin 2022.
Méthodes adoptées
Analyse hydro-climatique avec les données de Météo-France + campagne piézométrique +
analyse des indicateurs des données du réseau hydrométrique national, de l?Observatoire
National Des Étiages et des outils en place pour la gestion de crise.
Points notables
L?analyse montre une diminution généralisée des débits, avec une forte augmentation de la
sévérité des étiages (restrictions d?août à octobre), surtout dans l?aval du bassin. Le début des
basses eaux intervient de plus en plus tôt.
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Volet Milieux du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits
Synthèse de la phase 1 achevée en juin 2022.
Méthodes adoptées
État des lieux écologique du territoire + détermination des débits biologiques en période de
basses eaux (protocole ESTIMHAB2 ou EVHA3 ; hydrologie désinfluencée des cours d?eau ;
contexte environnemental).
Points notables
L?analyse a mis en évidence des milieux aquatiques altérés.
État piscicole des cours d?eau dégradé + de nombreux ouvrages exercent des pressions sur la
morphologie des cours d?eau et sur la continuité écologique + non atteinte des objectifs de bon
état + grande diversité d?espaces naturels qui abritent un patrimoine faunistique et floristique
remarquable.
Volet Usages du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits
- Synthèse de la phase 1 achevée en juin 2022.
Méthodes adoptées
- Collecte de données auprès des bases de données nationales et des acteurs du territoire +
analyse des données + hypothèses de calcul + qualification des incertitudes + bilans par type
d?usage et par unité de gestion.
- « Surévaporation des plans d?eau » (du réseau hydrographique) : inventaire des plans d?eau,
connectés et déconnectés (« sont considérés connectés les plans d?eau situés en nappe
alluviale et ceux compris dans une bande tampon encadrant les cours d?eau ») + données
météorologiques + calcul de la différence entre le volume évaporé par les plans d?eau et le
volume qui serait évapotranspiré par une prairie de superficie équivalente.
- Proposition de d?objectifs de débit biologique à l?échelle mensuelle. Ces objectifs ont été
définis au niveau de chaque unité de gestion, en tenant compte des enjeux des milieux et des
usages anthropiques de l?eau, avec l?objectif d?atteindre le bon état écologique des cours
d?eau.
Points notables
- Pour les plans d?eau connectés, la surévaporation est traduite par un prélèvement
instantanément dans le milieu. Pour les plans d?eau déconnectés, le prélèvement représente
la part ruisselée des hydrogrammes.
- Répartition des usages : 40 % surévaporation des plans d?eau + 35 % AEP + 13 % irrigation.
Les volumes restitués au milieu naturel représentent en moyenne 30 % des volumes prélevés
sur la période 2000-2019. Le bilan quantitatif montre un prélèvement net de plus de millions
de m³ chaque année pour les usages anthropiques. L?axe de la Creuse amont bénéficie d?un
plus grand volume de restitution que de prélèvements (importation d?eau de la Gartempe pour
alimenter Grand Guéret en AEP).
- En Creuse amont, l?irrigation est peu présente. C?est la surévaporation des plans d?eau qui
domine. En Creuse aval, les pics estivaux sont liés tant à la surévaporation des plans d?eau
qu?à l?irrigation.
- Globalement, l?analyse a mis en évidence une forte pression des usages en période de basses
eaux. À l?échelle du bassin, les volumes prélevables (VP) sont 24 % supérieurs aux volumes
actuellement prélevés. Entre août et octobre, les VP sont réduits de 22 % (soit -2,2 Mm³) sur
l?ensemble du bassin versant de la Creuse. Sur la plupart des unités de gestion de l?amont,
les VP permettent le maintien des usages actuels sur la période de basses eaux, même entre
août et octobre. Les différences les plus importantes entre VP et prélèvements actuels
concernent les unités de gestion situées à l?aval du bassin.
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Volet Climat du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits
- Début 2023 : rapport de la phase prospective avec prise en compte des effets du changement
climatique et de l?évolution des besoins aux horizons 2030-2050.
Méthodes adoptées
- L?analyse HMUC s?est appuyée sur les projections climatiques sous le scénario d?émission de
gaz à effet de serre et aérosols A1B (médian en termes d?évolution thermique) effectuées
dans le cadre des projets de recherche Explore 2070 et ICC Hydroqual, avec utilisation des
modèles climatiques du quatrième rapport du GIEC (2007).
- La prospective a été faite par comparaison des ressources en eau futures et des prélèvements
et restitutions futurs pour mise en évidence des secteurs excédentaires, en tension et en
déficit.
- Réunions avec les professions agricoles, les industriels et le secteur du tourisme pour
présenter les données souhaitées afin de réaliser les analyses des phases de diagnostic et
de prospective.
Points notables
- Réchauffement de l?ordre de 2,3 à 2,4°C en milieu du siècle, plus important en été.
- Moins 5,0 à -2,7 % de cumul annuel de pluies pour le scénario médian en milieu du siècle, et
une plus grande variabilité dans la répartition des pluies dans l?année, avec globalement un
premier semestre peu impacté et un second semestre déficitaire (en termes de cumul) ; baisse
des précipitations au printemps et en été en milieu du siècle.
- Forte augmentation de l?ETP sur l?année (+21,3 à 23,4 %) et augmentation très marquée en
automne.
- Forte baisse généralisée des débits moyens mensuels (scénario médian) de juin à octobre et
étiages plus sévères et prolongés sur la période automnale.
- Baisse du module de -25,4 à -24 %.
- Baisse du QMNA5 de -50,4 à -45,2 %.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC (achevée)
L?analyse conclut sur la nécessité de réguler les prélèvements et d?identifier des solutions
alternatives pour satisfaire les besoins anthropiques (adaptation des pratiques en matière
d?usages et des mesures d?économie d?eau ; restauration progressive des cours d?eau, des
zones humides et mise en oeuvre de pratiques favorables à l?acheminement de l?eau vers le
milieu naturel).
L?analyse a retenu un scénario optimisé de répartition des volumes prélevables entre
prélèvements réglementés dans le respect des capacités du milieu. L?objectif est de limiter
autant que possible l?impact sur les usages en application du « Plan eau » 2023 qui vise une
baisse des consommations de 10 % en 2030.
Pour certaines unités de gestion, la priorité donnée à l?alimentation en eau potable conduit à
placer le débit objectif d?étiage en dessous de la borne basse de la gamme de débits biologiques
pour dégager un VP satisfaisant strictement les besoins en eau potable. L?analyse conclut
qu?aucun autre VP n?est possible pour d?autres usages, hormis ceux fonctionnant en
prélèvements/restitutions, ce qui est le cas de la plupart des industries. Lorsque le VP global le
permet, un VP d?irrigation est attribué avec prise en compte des percentiles 90 (période 2000-
2019) réduit de 10 %.
Pour la majorité des unités de gestion, les seuils de gestion de crise sont très bas par rapport
aux besoins des milieux exprimés au travers des débits biologiques, ce qui implique un risque
accru pour le bon fonctionnement des milieux. L?analyse conclut à la nécessité de relever le DSA
(seuil d?alerte) et le DAR (seuil d?alerte renforcée) en début de période de basses eaux et de
relever le DCR (seuil de crise) pour la majorité des stations. Les débits seuils sont proposés à
l?échelle mensuelle afin de tenir compte de la variabilité des situations rencontrées au cours de
l?année.
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Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
L?objectif de concertation est à renforcer en allant plus loin en impliquant tout le temps toutes les
parties prenantes. La concertation est une des voies du succès, tout comme le temps passé à
la bonne compréhension.
Bien jalonner la décision et acter toutes les hypothèses et les incertitudes.
Prendre en compte toutes les nappes superficielles et souterraines présentes sur le territoire.
Besoin d?analyse de risque avant prise de décision.
Rétablir le dialogue avec toutes les parties.
Définir une exigence de sobriété équitable pour tous les usages avec des objectifs annuels de
réduction de prélèvement.
Tester les seuils de gestion conjoncturelle proposés et les coupler avec des dispositifs
d?acquisition de la connaissance (piézomètres et hydromètres de référence), qui serviront aussi
à évaluer la performance des décisions prises à l?issue de l?analyse HMUC et à les mettre à jour
si nécessaire. La mise à jour peut se concevoir au travers d?indicateurs à définir et à intégrer
dans le tableau de bord du SAGE.
Parangonnage conseillé avec le Fouzon sur la prise en compte de l?hydromorphologie, des plans
d?eau et des zones humides.
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Annexe 5.5. L?analyse Sarthe amont
Départements de la Mayenne, de l?Orne et de la
Sarthe (régions Normandie et Pays de la Loire)
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui du
SAGE Sarthe amont. La limite aval est la confluence
avec l?Huisne au Mans. Sa superficie est de
2 882 km². Il concerne 238 communes dont
125 communes situées dans le département de la
Sarthe (Pays de la Loire), 92 communes dans le
département de l?Orne (Normandie) et 21 communes
dans le département de la Mayenne (Pays de la
Loire).
La population du territoire était estimée en 2019 à
environ 228 000 habitants. Les deux centres urbains
les plus importants (Alençon et Le Mans)
concentrent à eux seuls près de 50 % de la population.
Le territoire est situé sur une zone de contact entre le massif armoricain et le bassin parisien. À
l?Ouest, la pluviométrie est plus importante (jusqu?à plus de 900 mm) et les sols métamorphiques
sont peu perméables. Le reste du bassin versant est composé de roches sédimentaires à
perméabilité forte et la pluviométrie moyenne annuelle y est plus faible (jusqu?à moins de
700 mm). Les niveaux sablo-graveleux de la base du Cénomanien constituent la ressource en
eaux souterraines la plus intéressante du département. Les dépôts alluvionnaires récents de la
vallée de la Sarthe renferment une nappe alluvionnaire, très productive mais sensible aux
pollutions.
Une petite partie du territoire est classée en ZRE pour les eaux souterraines : nappe des
calcaires du Bajo-Bathonien en bordure Nord et nappe du Cénomanien en bordure Est.
Le territoire est classé en zone 7B-2 par le SDAGE 2022-2027. Cela permet à l?autorité
administrative de délivrer de nouvelles autorisations de prélèvement et des récépissés de
déclaration dans la limite d?une lame d?eau fixée à 400 000 m³ en période de basses eaux pour
toute la zone nodale du point Sr2 situé à Neuville-sur-Sarthe, c?est-à-dire pour le bassin Sarthe
amont. Selon les conclusions d?une analyse HMUC validées par la CLE, l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux peut être portée au-delà de ce volume plafond.
Les plans d?eau « prolifèrent », selon l?expression du Plan d?Aménagement et de Gestion
Durable (PAGD) du SAGE adopté en octobre 2011. Le PAGD rapporte un travail ayant localisé
plus de 7 250 plans d?eau, avec une superficie allant jusqu?à 33 ha et une superficie cumulée
dépassant 990 ha. Plus de 70 % des plans d?eau ont une superficie inférieure à 1 000 m², seuil
de déclaration au titre de la police de l?eau.
La gestion quantitative de la ressource en eau figure parmi les enjeux définis par la CLE pour
guider l?élaboration du SAGE adopté en 2011. Afin de mieux gérer les prélèvements, le PAGD
contient la disposition n° 20 « Connaître l?ensemble des prélèvements en eau » et la disposition
n° 21 « Déterminer des débits de référence quantitatifs complémentaires » (i.e. complémentaire
au point nodal Sr2). Le règlement du SAGE comporte l?article n° 2 « Interdire le remplissage des
plans d?eau en période d?étiage » qui s?applique du 15 juin au 30 septembre à l?ensemble des
plans d?eau, qu?ils soient soumis ou non à déclaration ou à autorisation, situés en amont du
captage en eaux superficielles de l?agglomération d?Alençon.
Une étude terminée en 2015 a permis de déterminer des débits de référence (DOE, DSA et
DCR). Elle a identifié deux secteurs en tension quantitative : la Sarthe sur sa partie dans le
département de l?Orne au mois de septembre (principalement du fait des prélèvements pour
l?AEP sur le cours d?eau de la Sarthe et de la surévaporation des plans d?eau) et le sous-bassin
versant de la Bienne (notamment au mois d?août, du fait de l?irrigation agricole et de la
surévaporation des plans d?eau). Une ébauche de volumes prélevables a été proposée.
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En mars 2019, la CLE a validé le lancement de la révision du SAGE. Dans le cadre de cette
révision, la CLE a estimé nécessaire d?élargir les connaissances acquises lors de l?étude de
2015. L?objectif principal de la nouvelle étude, validé par la CLE le 8 octobre 2020 et figurant
dans le cahier des charges, est le suivant : « l?acquisition des données quantitatives validées
pour alimenter les enjeux du SAGE, d?en définir des objectifs et de proposer, le cas échant, des
règles et des dispositions pour y répondre ».
Cette analyse HMUC, lancée avant l?AMI de l?agence de l?eau, est donc l?une des premières à
avoir démarré.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC et du PTGE : Syndicat du Bassin de la Sarthe, par ailleurs
structure porteuse du SAGE.
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : Bureaux d?études Suez consulting.
Comité, technique, Comité de pilotage (CLE élargie), bureau de la CLE et CLE.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport.
Le territoire est découpé en neuf unités de gestion (UG) :
- Sarthe amont : Hoëne et hors Hoëne ;
- Affluents Mayennais : Ornette, Merdereau, Vaudelle et Orthe ;
- Sarthe intermédiaire ;
- Bienne ;
- Orne Saosnoise.
D?une manière générale, la contribution des nappes est importante pour toutes les principales
stations hydrométriques (analyse effectuée pour neuf stations hydrométriques).
Le volet Hydrologie rapporte la fréquence du déclenchement de mesures de limitation des
usages de l?eau (arrêtes « sécheresse ») et les observations de l?observatoire national des
étiages (ONDE).
Le volet Hydrologie reconstitue le régime hydrologique désinfluencé (non influencé par les
actions anthropiques) pour les neuf unités de gestion. La figure 13 restitue à titre d?illustration
les estimations des QMN5 désinfluencés et influencés pour l?unité de gestion Sarthe
intermédiaire (la partie aval du bassin Sarthe amont).
Figure 13. UG Sarthe intermédiaire ? QMN5 désinfluencés et QMN5 influencés
Une période de débits particulièrement bas se dégage entre les mois de juillet et d?octobre. Pour
la plupart des unités de gestion, les QMN5 observés au mois de novembre sont plus faibles que
les QMN5 du mois d?avril. Ceci a introduit l?opportunité de décaler la période de basses eaux
vers le mois de novembre (7 mois allant de mai à novembre). Toutefois, les prélèvements du
mois de novembre sont généralement faibles comparés au mois d?avril. En conséquence, un
allongement à 8 mois de la période de basses eaux, couvrant les mois d?avril à novembre, a été
proposé.
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Volet Milieux du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport.
Le contexte environnemental a été analysé sur le territoire en abordant le contexte piscicole, la
thermie, les patrimoines naturels remarquables, l?état écologique et l?état chimique,
l?hydromorphologie, les plans d?eau et les cours d?eau classés pour la continuité écologique.
Pour trois stations situées dans les sous-bassins de la Bienne, du Merdereau et de la Sarthe
intermédiaire, des débits biologiques en période de basses eaux ont été déterminés en
s?appuyant sur le protocole Estimhab. L?examen visuel des courbes d?habitats a fourni une
gamme provisoire de débits biologiques puis la gamme a été affinée avec la prise en compte du
contexte environnemental et de l?hydrologie désinfluencée du cours d?eau. Dans l?exemple de la
Bienne, la gamme de débits biologiques finalement retenue s?étend de 115 à 250 L/s, après que
l?analyse des courbes a fourni une borne basse provisoire de 100 L/s et une borne supérieure
haute de 300 L/s.
Le tableau 6 récapitule les gammes de débits biologiques sur les trois sous-bassins étudiés. Il
rappelle également les gammes déterminées lors de l?étude de 2015.
Tableau 6. Gammes de débits biologiques identifiées
Unité de gestion
Gamme de débits biologiques
à la station Estimhab (L/s)
Gamme de débits
biologiques à l?exutoire de
l?unité de gestion (L/s)
Sarthe amont 600 ? 770 1 209 ? 1 353
Orne Saosnoise 200 ? 290 200 ? 290
Bienne 115 ? 250 118 ? 310
Merdereau (pour les affluents mayennais) 85 ? 200 157 ? 354
Sarthe intermédiaire 2 500 ? 4 500 2 522 ? 4 598
Volet Usages du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport.
Un bilan des volumes d?eau prélevés et restitués par les activités anthropiques a été établi à
l?échelle de chacune des neuf unités de gestion :
- sur la période 2000-2019 ;
- aux pas de temps annuel et mensuel ;
- tout en caractérisant la ressource concernée (superficielle ou souterraine) ;
- en estimant les incertitudes liées à l?estimation des volumes concernés par chaque type
d?usage.
Les volumes annuels prélevés pour l?irrigation fournis par l?agence de l?eau ont été pris pour
référence.
Sur la période 2000-2019, pour l?ensemble du territoire, les volumes d?eau prélevés et restitués
s?élèvent en moyenne à respectivement environ 21 et 10 millions de m³ (cf. tableau 7).
Tableau 7. Prélèvements et restitutions sur le territoire Sarthe amont, valeurs annuelles moyennes sur
la période 2000-2019
Prélèvements
annuels
(milliers m³)
Restitutions
annuelles
(milliers m³)
AEP 13 688
Assainissement collectif 7 540
Surévaporation plans d?eau 3 173
Fuite réseau AEP 1 342
Irrigation 2 041
Assainissement non collectif 678
Abreuvement du bétail 1 494
Industriels 352
Industriels 654
PUBLIÉ
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Les valeurs mensuelles des différents prélèvements et des différentes restitutions sont estimées
pour chaque unité de gestion. La figure 14 restitue à titre d?illustration ces estimations pour l?UG
Sarthe intermédiaire.
Figure 14. UG Sarthe intermédiaire ? Volumes moyens mensuels des prélèvements et des restitutions
sur la période 2000-2019
Trois scénarios tendanciels d?évolution des usages jusqu?à l?horizon 2050 (bas, médian, haut)
ont été coconstruits avec les acteurs du territoire.
Volet Climat du diagnostic HMUC (achevée)
Document produit : rapport.
Le volet Climat a analysé l?évolution des paramètres climatiques à l?horizon 2050 à l?aide des
données DRIAS. Les scénarios RCP 4.5 et RCP 8.5 ont été utilisés comme scénario tendanciel
bas et scénario tendanciel haut.
Le volet Climat a analysé l?évolution de l?hydrologie selon les deux scénarios tendanciels retenus.
Il a en particulier restitué une projection des QMN5 influencés et désinfluencés des mois d?avril
à novembre.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC
Documents produits :
- rapport de phase 2. Diagnostic : connaître l?état des ressources (souterraines ou superficielles)
et caractériser les secteurs sous tension, février 2023 ;
- rapport de phase 3. Proposition d?actions et adaptation de la gestion en place, avril 2024.
Le croisement des quatre volets a en particulier comparé mois par mois le QMN5 désinfluencé,
le QMN5 influencé et la gamme de débits biologiques.
Ce travail a été conduit pour la période actuelle 2000-2019 et pour les deux scénarios d?évolution
climatique retenus.
La figure 15 et le tableau 8 rapportent à titre d?illustration des résultats obtenus pour la Sarthe
intermédiaire.
PUBLIÉ
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Figure 15. Mise en perspective de l?hydrologie influencée et désinfluencée avec les besoins des milieux
et les usages moyens sur la période 2000-2019 ? Sarthe intermédiaire et ses affluents
Tableau 8. UG Sarthe intermédiaire ? Croisement des volets H, M, U et C
Croisement H-M-U Croisement H-M-U-C (à l'horizon 2050)
Effet de l?activité anthropique très limité en début de
période de basses eaux.
L'hydrologie est naturellement non favorable au bon
fonctionnement des milieux à partir de juillet.
Impact fort des usages sur les mois d?août et
septembre (les usages aggravent fortement la
situation naturellement défavorable), modéré sur les
autres.
Perte de SPU jusque 15% au coeur de l'été.
Scénario bas : stagnation des typologies rencontrées
Scénario haut : passage à une hydrologie
désinfluencée nettement défavorable à partir de juin,
les usages aggravent fortement la situation,
allongement de la période de bas débits.
Légende
à
contraintes croissantes pour la satisfaction des besoins des milieux
(d?abord franchissement de la borne haute de la gamme de débits biologiques, puis
franchissement de la borne basse, par le QMN5 influencé puis par le QMN5 désinfluencé)
QMN5 influencé supérieur au module influencé
Définition de volumes prélevables mensuels pour chacune des cinq unités de gestion :
- détermination de débits objectifs moyens mensuels au sein de la gamme de débits biologiques
pour les mois de la période de basses eaux définie au sein de l?étude (1er avril au
30 novembre) ;
- itérations avec examen de l?incidence de l?objectif retenu sur les volumes potentiellement
disponibles et les volumes prélevables mois par mois ;
- une feuille de calcul a été spécialement mise au point pour éclairer les décisions.
Les volumes prélevables validés par le bureau de la CLE « offrent » davantage de disponibilité
volumétrique que la disposition 7B-2 du SDAGE n?en offre aujourd?hui.
Cependant, ces ressources ne sont pas uniformément réparties entre secteurs et entre périodes
de l?année. Pour une majorité des secteurs, des économies sur les prélèvements sont à réaliser
pendant l?été.
PUBLIÉ
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Le tableau 9 rapporte à titre d?illustration les résultats obtenus pour la Sarthe intermédiaire. Le
cumul des VP mensuels sur les huit mois de la période de basses eaux est supérieur aux
prélèvements moyens 2000-2019 (4,43?millions de m³ contre 3,88?millions de m³ prélevés). Le
cumul des VP mensuels sur août-septembre-octobre est inférieur aux prélèvements moyens
2000-2019 (1,10 millions de m³ contre 1,45?millions de m³ prélevés).
Tableau 9. DOE et VP mensuels identifiés pour la Sarthe intermédiaire (bassins Orthe, Ornette et
Vaudelle inclus)
Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov.
Gamme de débits
biologiques (L/s)
2 522 ? 4 598
Débit objectif
mensuel (L/s)
8 900 7 938 4 598 3 230 2 640 2 460 2 780 2 156
VP mensuel (m³) 544 739 785 160 863 502 621 041 518 024 256 653 320 586 517 948
Au vu des prélèvements actuels du 1er décembre au 30 mars, il est proposé de ne pas
déterminer des volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques en dehors de la
période de basses eaux. La déclinaison de l?article R211-21-3 du code de l?environnement se
fera lors de la révision du SAGE sous la forme de règles de prélèvement pour remplir des
retenues.
Une réflexion a été menée pour définir des règles de répartition des volumes prélevables entre
usages, mais sans aller jusqu?à proposer une répartition.
Résolution temporelle des volumes prélevables
L?échelle mensuelle reste la plus adéquate pour un bon fonctionnement des milieux mais sa
mise en oeuvre opérationnelle est plus exigeante. Le bureau de la CLE réuni le 17 avril 2024 a
choisi à la majorité des membres (17/21) de regrouper les volumes prélevables mensuels en
trois sous-périodes (avril-mai-juin, juillet-août et septembre-novembre).
Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Production de rapports de synthèse et de notes d?une dizaine de pages pour faciliter la
compréhension et l?appropriation des études et placer les décideurs en situation de faire des
choix éclairés.
Ralentissement du rythme d?avancement des travaux afin de s?assurer que chacun dispose du
temps nécessaire pour bien comprendre ce qui lui est présenté.
Temps considérable consacré à la caractérisation et à l?examen des incertitudes.
Nécessité de bien prendre en compte les prélèvements en eaux souterraines dans la gestion de
la ressource.
Intérêt d?un exposé de l?impact réglementaire local du basculement de mois de novembre au
sein de la période de basses eaux, après que les arguments hydrologiques et biologiques ont
été avancés.
Nécessité de définir des volumes prélevables en période de basses eaux et de les répartir entre
usages, malgré les incertitudes.
Intérêt de la mise en place d?un OUGC pour permettre d?avoir dans un délai raisonnable des
actes administratifs permettant le respect des volumes prélevables répartis entre usages.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
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Page 82/136
Annexe 5.6. L?analyse Layon-Aubance-Louets
Départements de Maine-et-Loire et des Deux-Sèvres
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui du SAGE
Layon-Aubance-Louets. Il comprend 92 communes dont
87 sont situées dans le département de Maine-et-Loire
(région Pays de la Loire) et 5 dans le département des
Deux-Sèvres (région Nouvelle-Aquitaine). Sa superficie
est de 1 385 km² et le nombre de personnes vivant sur le
territoire est d?environ 97 000 habitants.
Le territoire est situé sur une zone de contact entre le
Massif armoricain et le Bassin parisien. Le socle du Massif
armoricain occupe la plus grande superficie. Les eaux
souterraines y sont peu développées, ce qui est peu
favorable au soutien d?étiage. Seul le bassin de l?Aubance
présente des roches sédimentaires.
Le territoire est classé en zone 7B-3 dans les SDAGE 2016-2021 et 2022-2027, ce qui entraîne
que « les prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à l?alimentation
en eau potable, à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés au volume
net maximum antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une année donnée ».
La gestion quantitative de la ressource figure parmi les enjeux identifiés dans la stratégie du
SAGE : suppression des prélèvements estivaux en eaux superficielles et gestion des
prélèvements hivernaux, économies d?eau, maîtrise de l?impact des plans d?eau sur l?hydrologie
d?étiage?
La règle 3 du règlement du SAGE adopté le 18/10/2019 encadre les prélèvements en période
d?étiage. Elle interdit tout nouveau prélèvement ou renouvellement d?autorisation de prélèvement
du 1er avril au 31 octobre dans un cours d?eau ou dans sa nappe d?accompagnement sur les
bassins du Layon, de l?Aubance et du Rollet.
La règle 4 du règlement du SAGE adopté le 18/10/2019 fait obstacle à toute nouvelle déclaration
ou nouvelle autorisation de prélèvement dans le cas où le cumul des prélèvements déclarés ou
autorisés en eaux superficielles et dans les nappes d?accompagnement de cours d?eau dépasse
les valeurs maximales définies pour six unités de gestion. Ces unités couvrent la totalité du
bassin du Layon et le bassin de l?Aubance en amont de la station hydrométrique de Soulaines-
sur-Aubance.
Ces volumes maximaux sont issus de l?étude « volumes prélevables » remise en mars 2014, en
considérant la possibilité de réaliser instantanément des prélèvements représentant en tout
jusqu?à 60 % du module du 1er novembre au 31 mars, sans pouvoir abaisser le débit en dessous
du module (il s?agit là de la transposition de conditions limites de prélèvement définies par le
SDAGE 2016-2021, la possibilité de dépasser 40 % du module étant conditionnée à la
réalisation d?une analyse HMUC).
Lors de la dernière mise à jour du SDAGE, il a été envisagé de classer le bassin du Layon en
ZRE. Il a été finalement convenu de surseoir au classement en ZRE, sous réserve de l?adoption
dans un premier temps par la CLE d?une feuille de route et ensuite de la finalisation d?un PTGE
avec un diagnostic devant s?appuyer sur des études incluant les perspectives de réchauffement
climatique (HMUC). Le SDAGE 2022-2027 a quant à lui maintenu les bassins du Layon, de
l?Aubance et du Louets dans le périmètre d?application de la disposition 7B-3.
PUBLIÉ
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Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC et du PTGE : syndicat Layon-Aubance-Louets, par
ailleurs structure porteuse du SAGE.
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : bureaux d?études Setec Hydratec et Fish-Pass.
Comité, technique, comité de pilotage (CLE élargie) et CLE.
L?analyse HMUC s?inscrit dans l?élaboration d?un PTGE qui est l?objectif final de la démarche
engagée.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport de phase 1 (actualisation de l?état des lieux du territoire selon les
volets H, M, U et C) Rapport_SLAL_HMUC_Phase1_SETEC_VF, mai 2023, 160 pages.
La feuille de route adoptée par la CLE le 25 juin 2021 indique que :
- les débits d?étiages sont très marqués sur les cours d?eau du bassin versant. Les débits
mesurés nécessitent fréquemment la mise en place de mesures de restriction ;
- les marges de manoeuvre pour l?amélioration des débits d?étiage restent cependant restreintes,
compte tenu notamment du changement climatique et du contexte hydrogéologique des
bassins versants, qui ne favorise pas le soutien d?étiage par les nappes, ainsi que des efforts
déjà menés pour réduire les prélèvements directs dans les cours d?eau ;
- les prélèvements se font majoritairement dans les eaux superficielles par le biais de retenues
remplies en période hivernale à l?exception du bassin de l?Aubance où la majorité des
prélèvements est réalisée à partir de forages en période d?étiage. Sur le territoire du SAGE,
les prélèvements directs dans les cours d?eau sont interdits pendant toute la durée de la
période d?étiage.
Le régime hydrologique des cours d?eau est contrasté. Sur les cinq stations hydrométriques des
bassins du Layon et de l?Aubance, le rapport entre le débit moyen mensuel interannuel maximal
et le module interannuel est compris entre 3,2 et 4,3.
Toutes les masses d?eaux superficielles en dehors de La Villaine et du Louets sont classées en
risque de non atteinte des objectifs environnementaux en raison du paramètre « hydrologie ».
Le volet Hydrologie a décrit les niveaux observés du débit des cours d?eau et du niveau des
nappes. Il rapporte la fréquence du déclenchement de mesures de limitation des usages de l?eau
(arrêtes « sécheresse »).
Points notables
- Le volet Hydrologie en son état actuel reconstitue le régime hydrologique naturel (non
influencé par les actions anthropiques) seulement pour l?Aubance.
Volet Milieux du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport annexe au rapport de phase 1, mars 2023, 178 pages.
L?état des lieux produit décrit la qualité des milieux humides du bassin versant. Ce rapport
comprend, pour chaque masse d?eau du territoire, les paramètres physico-chimiques, les
dégradations morphologiques, les classements réglementaires éventuels, les résultats des
inventaires piscicoles réalisés et les zones humides remarquables.
Le CCTP du marché prévoyait une tranche optionnelle destinée à déterminer des débits
écologiques sur le bassin versant de l?Aubance. L?objectif était de « évaluer les besoins des
milieux en calculant des débits écologiques afin de déterminer si ces milieux sont en souffrance
et le cas échéant, être en capacité de déterminer l?origine de leurs dysfonctionnements
éventuels ». Le bureau d?études Fish-Pass a réalisé un travail de détermination des débits
écologiques de l?Aubance, « débit permettant le bon fonctionnement biologique du cours d?eau,
par période de l?année ».
PUBLIÉ
https://layonaubancelouets.fr/wp-content/uploads/2022/06/Rapport_SLAL_HMUC_Phase1_SETEC_VF.pdf
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La méthode Estimhab a été utilisée. Selon le rapport de phase 1, les acteurs locaux pourront, à
partir des débits écologiques, fixer un débit d?objectif d?étiage.
La station d?étude est située sur l?Aubance en aval de Brissac. Sa localisation a été déterminée
en recherchant la proximité d?une station hydrométrique de référence et le respect du domaine
de validité de la méthode Estimhab.
Des débits moyens mensuels influencés et désinfluencés ont été déterminés au droit de la station
Estimhab (tableau 10) et au droit de la station hydrométrique à Soulaines-sur-Aubance (figure 16).
Tableau 10. Débit moyen mensuels de l?Aubance à la station Estimhab
Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct.
Débit moyen mensuel
influencé (m³/s)
0,690 0,517 0,305 0,204 0,150 0,117 0,176
Débit moyen mensuel
désinfluencé (m³/s)
0,565 0,402 0,187 0,113 0,080 0,085 0,207
L?étude a proposé une plage de débits biologiques et un débit de survie pour l?Aubance à
Soulaines-sur-Aubance ? [Charuau] (station hydrométrique M501 4210 20) :
? Borne haute de la plage de débit biologique .............. 0,167 m³/s
? Borne basse de la plage de débit biologique.............. 0,060 m³/s
? Débit de survie ............................................................ 0,094 m³/s
L?étude relève que les débits moyens mensuels influencés n?atteignent pas, en été, les gammes
de débits minimums biologiques. Ils atteignent tout juste le débit minimal de survie (cf. figure 16).
Figure 16. Débits moyens mensuels de l?Aubance et débits biologiques
Le positionnement des débits influencés et désinfluencés par rapport à ces débits seuils a été
examiné en utilisant les débits moyens mensuels et non les QMN5. Cela sera insuffisant pour
déterminer des volumes prélevables (« volumes pouvant statistiquement être prélevés huit années
sur dix », art. R211-21-1 du code de l?environnement).
Ces résultats de l?étude ont été présentés en avril 2023 au COTECH. Ils n?ont pas fait l?objet d?un
rapport. Le rapport de phase 1 prévoyait que le rapport remis en phase 2 présente ce travail.
Points notables
Le volet milieux en son état actuel ne fait pas une « analyse des besoins des milieux depuis la
situation de ? bon état ? jusqu?à la situation de crise, tenant compte des dernières méthodologies
connues » (termes de la disposition 7A-2 du SDAGE).
Sur l?ensemble du territoire de l?analyse, et pas seulement sur le bassin de l?Aubance, il
PUBLIÉ
https://www.hydro.eaufrance.fr/stationhydro/M501421020/fiche
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
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conviendrait de (1) définir des plages de débits pour décrire les besoins des milieux puis (2) définir
des volumes potentiellement mobilisables et enfin des volumes prélevables (au sens de l?article
R211-21-1 du code de l?environnement, c?est-à-dire durant la période de basses eaux).
L?ensemble du territoire est classé en 7B-3 par le SDAGE 2022-2027. En conséquence, les
prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à l?alimentation en eau potable,
à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés au volume net maximum
antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une année donnée. La CLE peut, après
réalisation d?une analyse HMUC, définir l?augmentation possible des prélèvements en période de
basses eaux.
Les choix opérés semblent avoir été faits en considérant d?emblée que l?analyse HMUC ne pourrait
en aucun cas justifier une augmentation des prélèvements en période de basses eaux. Le statu
quo semble en conséquence avoir été préféré, ce qui ne permet pas de mesurer l?importance du
déséquilibre en période de basses eaux et de définir des volumes prélevables inférieurs aux
prélèvements actuels.
Il est affirmé que les prélèvements effectués en période de basses eaux correspondent à des
usages non concernés par la réglementation (abreuvement, évaporation de plans d?eau, puits
domestiques) ou illégaux. La figure 17 laisse penser que ce n?est pas vrai partout.
Volet Usages du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport de phase 1
Le bassin Layon-Aubance-Louets présente une particularité notable car toute l?eau destinée au
réseau AEP est produite à partir d?eaux prélevées en dehors du territoire, dans la Loire et
secondairement dans un barrage situé dans les Deux-Sèvres (aucun prélèvement AEP n?est
représenté sur la figure 17). Les eaux « importées » satisfont la totalité des usages destinés à
la consommation humaine et une partie des usages industriels et de l?abreuvement du bétail.
Les eaux issues des installations de traitement des eaux usées (domestiques et industrielles) et
des fuites de réseaux d?adduction en eau potable sont restituées sur le territoire et représentent
sur 2012-2020 en moyenne 8,24 millions de m³ par an. Cette situation originale est un atout pour
le soutien des débits des cours d?eau.
Les volumes prélevés et les volumes restitués ont été estimés usage par usage. La BNPE a été
la source d?information utilisée pour l?irrigation.
Le rapport restitue les valeurs moyennes sur la période 2012-2020 à l?échelle annuelle
(tableau 11). Il répartit les moyennes annuelles soit entre 12 masses d?eau, soit entre 8 unités
de gestion. Il restitue des valeurs moyennes mensuelles sans découpage géographique (cf.
figure 17).
Tableau 11. Prélèvements et restitutions sur le territoire Layon-Aubance-Louets, valeurs annuelles
moyennes sur la période 2012-2020
Prélèvements
annuels
(milliers m³)
Restitutions
annuelles
(milliers m³)
Irrigation (retenues) 4 500
Fuite réseau AEP 1 000
Irrigation (hors retenues) 1 400
Assainissement collectif 5 000
Abreuvement du bétail 2 200
Assainissement non collectif 1 200
Puits privés 800
Industriels 1 040
Industriels 1 090
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
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Figure 17. Ventilation mensuelle des prélèvements et des restitutions pour le territoire Layon-Aubance-
Louets, valeurs moyennes sur la période 2012-2020
Les prélèvements réalisés sur le territoire représentent sur 2012-2020 en moyenne 10,0 millions
de m³ par an, dont 5,9 pour l?irrigation. Les prélèvements pour l?irrigation ont été estimés à
3,24 millions de m³ hors période de basses eaux (retenues), 1,26 millions de m³ en période de
basses eaux (retenues) et 1,40 millions de m³ en période de basses eaux (hors retenues).
L?eau utilisée en période de basses eaux provient le plus souvent d?une réserve.
Volet Climat du diagnostic HMUC (achevée)
Document produit : rapport de phase 1, avec un chapitre organisé de la façon suivante :
- présentation du climat actuel sur la période 2000-2022 ;
- présentation des projections climatiques pour la période 2040-2060 sur la base des modèles
climatiques présentés sur le portail «?DRIAS les futurs du Climat?» selon plusieurs scénarios
d?émission de gaz à effet de serre.
Le rapport de phase 2 présentera l?impact du changement climatique sur :
- ?l?hydrologie : évolution des débits, des fréquences d?étiage, de la recharge des nappes, de
l?évapotranspiration, de la sécheresse des sols ;
- ?les milieux aquatiques : évolutions physico-chimiques, oxygénation, température des cours
d?eau ;
- ?les usages : trajectoires d?adaptation possibles des différentes activités humaines.
Le volet « C » s?est appuyée sur les études ICC-Hydroqual (2010) et le modèle hydrologique
SIM2 qui se base sur des projections atmosphériques de référence DRIAS 2020. L?impact du
changement climatique sur l?évolution des débits a ainsi été estimée pour le Layon à Saint-
Lambert-du-Lattay et la Loire à Montjean-sur-Loire.
Il est considéré que le changement climatique aura pour effet de diminuer la ressource disponible
en période estivale et automnale (-21 % (scénario RCP 4.5) à -26 % (scénario RCP 8.5) pour
les débits moyens d?été du Layon à l?horizon 2041-2070), ce résultat étant commun à tous les
modèles climatiques.
Il est possible que la ressource hivernale et printanière soit en revanche plus abondante (+10 %
à 19 % pour les débits moyens d?hiver). La hausse des précipitations hivernales est néanmoins
incertaine, l?étude ICC-Hydroqual n?indiquait pas de hausse de débits hivernaux, contrairement
aux dernières simulations publiées sur le portail DRIAS Eau.
Les effets du changement climatique sur la qualité des milieux aquatiques sont connus, même
s?ils restent difficilement quantifiables. La qualité des cours d?eau du territoire, déjà très dégradée
aujourd?hui, sera pénalisée par la diminution des débits estivaux, les précipitations intenses et
l?élévation de la température des cours d?eau.
L?effet d?évaporation des plans d?eau est d?autant plus fort que la température est élevée,
entraînant un drainage du milieu adjacent si les retenues ne sont pas étanches.
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Points notables
Les impacts prévisibles du changement climatique s?inscrivent dans la continuité des tendances
déjà observées ces vingt dernières années à savoir :
- Une augmentation des températures de l?air : + 2°C en moyenne annuelle ;
- Une augmentation de l?évapotranspiration, particulièrement notable en période estivale et
automnale ;
- Une augmentation de la variabilité pluviométrique avec une diminution des précipitations
estivales de -15mm, une légère augmentation hivernale de +15 mm.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC
Document produit : Rapport_SLAL_HMUC_Phase2_SETEC_v1, juin 2023, diaporama de
44 pages)
L?évolution possible des usages a été discutée. À partir du SDGRE et des échanges qui ont eu
lieu en comité technique, deux scénarios d?évolution des usages sans restriction de la
disponibilité en eau ont été proposés. Ces scénarios sont établis à l?horizon 2030, et ne prennent
pas en compte la diminution de la disponibilité de la ressource (volumes prélevables identiques).
Le territoire connaissant un déficit quantitatif marqué à l?étiage, un scénario a été construit
portant sur une hypothèse de diminution des prélèvements estivaux.
Le travail conduit a surtout examiné l?incidence du changement climatique sur l?évolution des
débits, l?évolution de l?évaporation des plans d?eau et l?évolution des usages. Le diaporama est
organisé de la façon suivante :
? I - VÉRIFIER LA VALIDITÉ DES VOLUMES PRÉLEVABLES CALCULÉS EN 2016
I.1. Évolution de l?hydrologie compte tenu changement climatique
I.2. Effet du changement climatique sur les milieux
I.3. Évolution prospective des usages
I.4. Conclusion : faut-il recalculer les volumes prélevables ?
? II - IMPACTS CUMULÉS DES PLANS D?EAU
II.1. Effets sur l?hydrologie des hautes eaux : Conditions de prélèvements hivernales
II.2. Effets sur l?hydrologie des basses eaux : hypothèse de calcul de l'interception des
écoulements
II.3. Impact cumulé des plans d?eau sur les milieux
Au vu de la reprise des écoulements et de sa variabilité interannuelle, la période de basses eaux
pourrait être étendue au mois de novembre.
Les travaux se poursuivent en se concentrant sur la détermination de « volumes prélevables »
hors période de basses eaux18 . La question posée est de savoir s?il convient de modifier le
règlement du SAGE adopté le 18 octobre 2019. Une de ses règles a été fixée à l?issue d?une
étude remise en 2014 et dispose que :
Toute demande de nouveau prélèvement en eaux superficielles et dans les nappes
d?accompagnement de cours d?eau, instruite en vertu de l?article R.214-1 et suivant du
code de l?environnement, ou de l?article L.511- 1 du même code, ne peut être accordée
par l?autorité administrative que dans la mesure où ce prélèvement n?entraine pas de
dépassement des volumes prélevables hivernaux définis dans le tableau 1. Dans le cas
où le cumul des prélèvements déclarés ou autorisés en eaux superficielles et dans les
nappes d?accompagnement de cours d?eau dépasse les valeurs indiquées dans le
tableau 1, aucune nouvelle déclaration de prélèvement n?est possible, ni autorisation
accordée.
18 Il conviendrait d?adopter la terminologie réglementaire et de parler de « volumes pouvant être disponibles pour
les usages anthropiques en dehors de la période de basses eaux » (art. R-211-21-3 du code de l?environnement)
PUBLIÉ
https://layonaubancelouets.fr/wp-content/uploads/2023/10/Rapport_SLAL_HMUC_Phase2_SETEC_v1.pdf
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
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Ainsi, pour l?ensemble des prélèvements en cours d?eau et dans les nappes
d?accompagnement, le démarrage du remplissage, chaque hiver, aura lieu au plus tôt à
la date où le module est atteint pour la première fois.
Tableau 1 : Volume prélevable maximal par unité de gestion du SAGE (étude « volumes
prélevables », SAFEGE)
Points notables
- Les volets H, M et U n?ont pas été croisés pour définir des volumes prélevables en période de
basses eaux. Le volet C est croisé avec chacun des trois autres volets. Il ne trace aucune
perspective d?évolution des volumes prélevables en période de basses eaux sous l?effet du
changement climatique.
- Les travaux en cours pour déterminer des volumes pouvant être disponibles pour les usages
anthropiques en dehors de la période de basses eaux déclinent les termes de la disposition
7D-4 du SDAGE. Ils considèrent que le débit minimal à maintenir dans le cours d?eau est le
module.
Les débats portent surtout sur le débit maximal à prélever et la possibilité de prélever sitôt le
module dépassé si une gestion « collective » est mise en place.
La mission a développé son analyse dans la partie « questionnement sur la faisabilité
technique de prélever les débits cumulés envisagés hors périodes de basses eaux » de
l?annexe 14.
Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Bonne collaboration entre acteurs pour partager de la connaissance, notamment sur les usages.
Absence de détermination de gamme de débits biologiques sur l?ensemble du territoire, hormis
sur le sous-bassin versant de l?Aubance.
Absence de volume prélevable en période de basses eaux sur l?ensemble du territoire.
L?objectif premier de l?analyse HMUC semble être de produire des volumes pouvant être
disponibles pour les usages anthropiques en dehors de la période de basses eaux. La faisabilité
technique de prélever les débits cumulés envisagés hors périodes de basses eaux est peu
examinée.
Définir des volumes prélevables en période de basses eaux et les répartir entre usages.
Mettre en place une gestion collective des prélèvements hors période de basses eaux de
manière à assurer que les prélèvements pour remplir des réserves n?abaissent pas le débit en-
dessous du module.
Unité de gestion
Volume maximum hivernal
prélevable (milliers de m³)
Gestion individuelle
Volume maximum hivernal
prélevable (milliers de m³)
Gestion collective
Layon amont (0,6M) 1 670 2 063
Hyrôme (0,6M) 894 1 534
Lys (0,6M) 1 312 1 821
Layon intermédiaire (0,6M) 5 567 7 081
Layon aval (0,6M) 7 440 9 715
Aubance amont (0,4M) 622 765
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Annexe 5.7. L?analyse Vilaine
Départements d?Ille-et-Vilaine (région Bretagne), ainsi que de Loire-Atlantique, de
Mayenne et de Maine-et-Loire (région Pays de la Loire)
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui de deux sous-bassins versants du SAGE
Vilaine : Vilaine amont-Chevré et Semnon, choisis parmi dix sous-bassins versants identifiés lors
d?une étude de préfiguration, comme particulièrement déficitaires. À noter que le Don, le Chère
et l?Isac, aussi identifiés lors de l?étude de préfiguration sont étudiés dans un projet LIFE
REVERS?EAU, dont la finalité est proche de l?analyse HMUC. Les 5 derniers (la Seiche, le Meu,
l?Aff, l?Yvel, et l?Oust aval) seront à terme tous soumis à analyse HMUC.
Le sous-bassin versant du Chevré s?étend sur environ 850 km², 65 communes et compte
1280 km de cours d?eau et a minima 2 360 plans d?eau. Le Semnon s?étend sur environ 495 km²,
38 communes et compte 675 km de cours d?eau et au moins 1 160 plans d?eau.
Les têtes de bassin représentent entre 70 et 78 % de la surface de ces deux bassins, ce qui
confère au territoire une sensibilité à l?intermittence des écoulements. La géologie à dominante
schisteuse et gréseuse des deux bassins versants leur confère des caractéristiques
hydrogéologiques particulières : ces roches, relativement denses et imperméables, réduisent la
rétention d?eau après précipitations (peu d?influence de la nappe sur les débits) ce qui conduit à
des variations de débits importantes et rapides (avec des étiages sévères en période de
sécheresse et des crues intenses et brèves lors .d?épisodes pluvieux) et favorise donc le
ruissellement et le transfert de polluants dans les cours d?eau.
L?état écologique des masses d?eau de ces deux sous-bassins versants est majoritairement
dégradé (moyen à médiocre voire mauvais). Le paysage est ouvert avec peu de bocage. Les
cours d?eau ont subi des aménagements hydrauliques au moment des remembrements
agricoles et beaucoup de parcelles sont drainées. Les zones tampons naturelles (zones humides,
ripisylves, talus, haies?) entre parcelles agricoles et cours d?eau sont peu présentes. La
morphologie des cours d?eau présente une altération quasi-généralisée, notamment en tête de
bassin.
Ces territoires sont classés en zone 7B-3 dans les SDAGE 2016-2021 et 2022-2027, ce qui
entraîne que « les prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à
l?alimentation en eau potable, à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés
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au volume net maximum antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une année
donnée ».
Sur la Vilaine amont, les trois rivières principales (Vilaine, Valière et Cantache), alimentent
respectivement trois retenues créées par des barrages, celles de la Haute-Vilaine, de la Valière
et de la Cantache. Ces trois retenues assurent un rôle d?écrêtage des crues, de soutien d?étiage
et de ressource pour la production d?eau potable avec un prélèvement direct au niveau du
barrage de la Valière pour 80 % du Pays de Vitré (qui compte en tout 165 300 habitants pour
une production annuelle d?environ 10 millions de m3), les deux autres retenues assurant un débit
suffisant pour permettre un prélèvement en aval dans le cours de la Vilaine à Pont Billon (Vitré)
et à Chateaubourg. Eaux et Vilaine assure la maîtrise d?ouvrage de la gestion de ces trois
barrages.
La Vilaine amont constitue un territoire attractif à fort développement. Douze industries (dont dix
agroalimentaires) sont sur le territoire ainsi que 31 stations de traitement des eaux usées.
L?activité agricole est également bien présente avec une prédominance d?exploitation en
polyculture-élevage. La surface agricole utile représente 78 % du bassin de la Vilaine amont.
L?occupation du sol est pour moitié occupée par des cultures (un peu moins sur la partie Chevré)
et pour 1/3 par des prairies.
Le bassin du Semnon est majoritairement rural avec une activité agricole essentiellement en
polyculture-élevage. La surface agricole utile représente 82 % de la surface du bassin.
L?occupation du sol est pour moitié occupée par des cultures, et pour 1/3 par des prairies.
La gestion quantitative de la ressource figure parmi les orientations de gestion du SAGE
approuvé en 2015 : fixer des objectifs de gestion, améliorer la connaissance, assurer la
satisfaction des usages, mieux gérer la crise, etc. Le bilan du SAGE réalisé en 2021 indique un
taux de réalisation de 40 % sur la thématique de la gestion des étiages. Une nouvelle révision
du SAGE Vilaine est engagée en 2022.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse des analyses HMUC : Eaux et Vilaine, EPTB Vilaine, par ailleurs porteuse du
SAGE.
Maîtrise d?oeuvre des analyses HMUC : bureaux d?études SCE, en lien tout au long de son
élaboration avec un bureau d?études spécialisé en concertation, Commun Accord.
Comités techniques et de concertation par sous-bassin versant, comité de suivi en lien avec le
comité territorial Vilaine Est, comité de pilotage (CLE). La CLE a émis une note de cadrage suite
à l?attribution des deux lots du marché.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC
Phase débutée avec les trois autres volets.
Méthodes adoptées : modèle GARDENIA 1D BRGM, et modèle interne SCE en hydrologie.
Documents en cours de production.
Points notables : quantifier les précipitations, les apports souterrains, l?évapotranspiration et
calculer les débits d?étiages.
Volet Milieux du diagnostic HMUC
Phase débutée avec les trois autres volets.
Méthodes adoptées : ESTIMHAB et autres méthodes hydrauliques.
Documents en cours de production.
Points notables : identifier les milieux aquatiques qui dépendent de la ressource en eau et
estimer les débits biologiques en dessous desquels ces milieux sont dégradés.
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Volet Usages du diagnostic HMUC
Phase débutée avec les trois autres volets.
Méthodes adoptées : questionnaire dédié.
Documents en cours de production.
Points notables : quantifier les prélèvements liés à l?eau potable, à l?industrie et à l?agriculture,
ainsi que les restitutions des stations de traitement des eaux usées publiques ou privées ; se
projeter sur les évolutions territoriales et leurs conséquences : démographie, changements dans
l?industrie et l?agriculture.
Volet Climat du diagnostic HMUC
Phase débutée avec les trois autres volets.
Méthodes adoptées : données du CESEM, DRIAS et GIEC pour le modèle EROS.
Documents en cours de production.
Points notables : grâce aux études sur les conséquences locales du changement climatique,
estimer les évolutions des apports en eau et des débits.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC
Phase non débutée.
Points notables : mise en perspective des relations entre les usages, les ressources et les
milieux, identification et hiérarchisation des enjeux (« sujets » à traiter dans les propositions
d?actions), identification des unités de gestion en tension. Puis évaluation des volumes
prélevables par comparaison des débits biologiques et des débits désinfluencés, proposition de
plusieurs scénarios alternatifs en fonction des enjeux identifiés (bon état des eaux, usages?)
? mise en débat auprès des acteurs.
La démarche comporte des phases complémentaires : partage, économies d?eau et résilience
des milieux, ainsi qu?une évaluation par les prestataires.
Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Bonne collaboration entre acteurs pour partager de la connaissance, notamment sur les usages.
Cet objectif de concertation est à cultiver en allant plus loin en impliquant tout le temps toutes
les parties prenantes (ex : industries) et sans en faire trop non plus (pas de trop de sollicitations),
ce qui suppose de trouver le bon dosage. La concertation est une des voies du succès, tout
comme le temps nécessaire à la bonne compréhension.
Attention à bien définir tous les niveaux d?ambition et les résultats souhaités : la note de cadrage
n?est pas claire sur ce point et peut surprendre ensuite les acteurs au moment de la décision.
Attention à bien jalonner aussi la décision avec les hypothèses bien actés et les incertitudes
(mitigation comme pour le Fouzon).
La prise en compte de l?hydromorphologie, des plans d?eau et des zones humides (exemple du
Fouzon à parangonner, étude inédite et remarquable dans une analyse HMUC) serait à valoriser
dans des actions régulières et permanentes du territoire. La restauration et la préservation des
haies et des bocages sont à amplifier/garder en mémoire de façon permanente.
Définir des objectifs de réduction de prélèvement avec une exigence de sobriété équitable pour
tous les usages.
Définir des volumes prélevables en période de basses eaux et les répartir entre usages
Le règlement du SAGE Vilaine a minima pour les premières HMUC doit intégrer sans tarder
après l?étude, un volet de gestion quantitative pour être en cohérence avec les dernières
dispositions réglementaires en la matière et le « Plan eau ».
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Si examen de seuils de gestion conjoncturelle, les tester et les coupler avec des dispositifs
d?acquisition de la connaissance (piézomètres et hydromètres de référence), qui serviront aussi
à l?actualisation régulière de l?analyse HMUC. La mise à jour de l?analyse HMUC peut se
concevoir par des indicateurs à définir et à intégrer dans le tableau de bord du SAGE. Attention
en complément : insister pour avoir toutes les données propres, car pour la mise à jour c?est
crucial.
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Les analyses HMUC dans le SDAGE Loire-Bretagne
Le SDAGE du bassin Loire-Bretagne pour la période 2016-2021 a introduit les analyses HMUC.
Elles avaient pour objectif de permettre aux commissions locales de l?eau d?adapter au contexte
local certaines dispositions relatives à la gestion des prélèvements d?eau. Le SDAGE 2022-2027
a reconduit cette possibilité. Les dispositions du SDAGE qui visent les analyses HMUC sont au
nombre de treize (cf. tableau 12).
Pour certaines dispositions, le SDAGE ne définit pas des modalités de gestion par défaut. Mais il
cadre le travail à faire localement. C?est le cas pour la définition de volumes prélevables pour
« chacun des usages et usagers » dans les ZRE et dans le bassin de l?Authion (orientation 7C).
Tableau 12. Extrait des orientation fondamentales et dispositions du SDAGE 2022-2027
Orien-
tation
Dispo-
sition
Extrait de la disposition
ORIENTATION 7A. Anticiper les effets du changement climatique par une gestion équilibrée et économe de la
ressource en eau
L?adaptation au changement climatique implique, dans un premier temps, une gestion équilibrée des
ressources en eau sur l?ensemble du bassin Loire-Bretagne. À l?échelle de ce bassin, cette gestion s?appuie
sur des objectifs de débits, de niveaux et de piézométrie qui doivent être respectés sur un réseau de points
nodaux existants. Au-delà de ce réseau, les SAGE peuvent, à l?intérieur de leur périmètre, définir
opportunément des points nodaux et des zones nodales complémentaires et des points de suivi de salinité
dans les zones conchylicoles et de nourriceries, ainsi que les objectifs qui leur sont liés. Ils veillent alors à la
cohérence de ces objectifs avec ceux du SDAGE et au caractère équilibré des contraintes qui en résultent.
Les SAGE des bassins versants côtiers de petite taille qui connaissent des difficultés pour l?établissement de
points nodaux représentatifs et intégrateurs peuvent y remédier grâce à des analyses « hydrologie, milieux,
usages, climat » (HMUC) approfondies pouvant identifier d?autres indicateurs (disposition 7A-2).
Disposition 7A-2 : Possibilité d?ajustement des objectifs par les SAGE
Tout en s?appuyant sur les références des points nodaux, fixés par le SDAGE ou établis
lorsque c?est possible par les SAGE, il convient de poursuivre, à l?échelle des SAGE ou
à toute échelle opportune, les efforts pour déterminer les paramètres sur lesquels influer
pour atteindre une gestion équilibrée ou un retour à l?équilibre quantitatif et au bon état
écologique. Cette détermination doit nécessairement porter sur les quatre volets
suivants :
? reconstitution et analyse des régimes hydrologiques naturels (non influencés par les
actions anthropiques),
? analyse des besoins des milieux depuis la situation de « bon état » jusqu?à la situation
de crise, tenant compte des dernières méthodologies connues,
? analyse des différents usages de l?eau, connaissance des prélèvements actuels,
détermination des prélèvements possibles, étude de solutions alternatives et/ou
complémentaires d?économies d?eau pour les différents usages,
? intégration des perspectives de changement climatique, en utilisant a minima les
données disponibles, dès maintenant et au fur et à mesure de l?amélioration des
prévisions en la matière.
On mentionnera par la suite ces analyses sous le terme HMUC (hydrologie, milieux,
usages, climat) Ces analyses HMUC effectuées et validées au sein d?une commission
locale de l?eau (CLE) pourront conduire à réviser le SAGE pour ajuster les débits
objectifs d?étiage (DOE) et/ou les niveaux objectif d?étiage et pour préciser des
conditions de prélèvement mieux adaptées au territoire du Sage.
En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les DOE et/ou les niveaux objectifs d?étiage ainsi que les
conditions de prélèvement du territoire cadrées dans les orientations 7B, 7C et 7D, selon
les conclusions de l?analyse HMUC validées par la CLE. Ces adaptations ont vocation à
être intégrées dans le règlement du SAGE dès son adoption ou à l?occasion de sa
révision.
ORIENTATION 7B. Assurer l?équilibre entre la ressource et les besoins en période de basses eaux
Dans le cadre de cette orientation, toute CLE qui réalise une analyse HMUC peut définir, dans le SAGE, des
conditions de prélèvement mieux adaptées au territoire du SAGE, y compris moins restrictives, en
remplacement de celles définies par les dispositions 7B-2 à 7B-4, et par la disposition 7B-5, lorsque l?axe
réalimenté est intégralement compris dans le périmètre d?un ou plusieurs Sage. En l?absence de SAGE
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Dispo-
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Extrait de la disposition
approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur révision, le préfet peut adapter les conditions de
prélèvement du territoire cadrées par les dispositions susmentionnées, selon les conclusions de l?analyse
HMUC validées par la CLE. Ces conditions de prélèvement ont vocation à être intégrées dans le règlement du
SAGE dès son adoption ou sa révision.
Disposition 7B-1 : adaptation de la période de basses eaux
En Loire-Bretagne, la période de basses eaux conjuguant sensibilité pour les milieux
aquatiques et impact accru des prélèvements s?étend du 1er avril au 31 octobre.
La CLE peut, suite à une analyse HMUC, proposer au préfet de retenir une période de
basses eaux différente. Elle ne peut pas être inférieure à une durée de 7 mois. La
période hors période de basses eaux, définie comme étant le pendant de la période de
basses eaux, est également modifiée en conséquence.
Disposition 7B-2 : bassins avec une augmentation possible des prélèvements en période de
basses eaux
Sur tous les bassins non classés en ZRE, le SAGE peut définir l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux, au-delà du volume plafond, après
réalisation d?une analyse HMUC. En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE
approuvés, dans l?attente de leur révision, le préfet peut adapter les conditions de
prélèvement du territoire cadrées par les dispositions mentionnées dans l?orientation 7B,
selon les conclusions de l?analyse HMUC validées par la CLE. Ces conditions de
prélèvement ont vocation à être intégrées dans le règlement du SAGE dès son adoption,
ou sa révision.
Disposition 7B-3 : bassins avec un plafonnement, au niveau actuel, des prélèvements en période
de basses eaux
Sur tous les bassins non classés en ZRE, le SAGE peut définir l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux, après réalisation d?une analyse HMUC.
En l?absence de Sage approuvé ou pour les Sage approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les conditions de prélèvement du territoire cadrées par
les dispositions mentionnées dans l?orientation 7B, selon les conclusions de l?analyse
HMUC validées par la CLE. Ces conditions de prélèvement ont vocation à être intégrées
dans le règlement du SAGE dès son adoption, ou sa révision.
(?)
Sur les secteurs soumis à la disposition 7B-3 où une autorisation unique de prélèvement
(AUP) a été délivrée selon la réglementation alors en vigueur, les prélèvements sont
plafonnés au volume ainsi autorisé dans l?attente de la réalisation d?une analyse HMUC
qui permettra de déterminer le volume prélevable au sens de l?article R 213-14 du code
de l?environnement. La réalisation de cette analyse doit intervenir avant l?échéance de
l?AUP et, au plus tard, en 2027.
Disposition 7B-4 : bassin réalimenté nécessitant de prévenir l?apparition d?un déficit quantitatif
(bassin de l?Authion)
Sur tous les bassins non classés en ZRE, le SAGE peut définir l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux, après réalisation d?une analyse HMUC.
En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les conditions de prélèvement du territoire cadrées par
les dispositions mentionnées dans l?orientation 7B, selon les conclusions de l?analyse
HMUC validées par la CLE. Ces conditions de prélèvement ont vocation à être intégrées
dans le règlement du SAGE dès son adoption ou sa révision.
Disposition 7B-5 : Axes réalimentés par soutien d?étiage
Les prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à l?alimentation
en eau potable, à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés au
volume net maximum antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une
année donnée.
Sur tous les bassins non classés en ZRE, le SAGE peut définir l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux, après réalisation d?une analyse HMUC.
En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les conditions de prélèvement du territoire cadrées par
les dispositions mentionnées dans l?orientation 7B, selon les conclusions de l?analyse
HMUC validées par la CLE. Ces conditions de prélèvement ont vocation à être intégrées
dans le règlement du SAGE dès son adoption ou sa révision.
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Extrait de la disposition
(?)
Sur les axes soumis à la disposition 7B-5 où une autorisation unique de prélèvement
(AUP) a été délivrée selon la réglementation alors en vigueur, les prélèvements sont
plafonnés au volume ainsi autorisé dans l?attente de la réalisation d?une analyse HMUC
qui permettra de déterminer le volume prélevable au sens de l?article R 213-14 du code
de l?environnement. La réalisation de cette analyse doit intervenir avant l?échéance de
l?AUP et, au plus tard, en 2027.
ORIENTATION 7C. Gérer les prélèvements de manière collective dans les zones de répartition des eaux et
dans le bassin concerné par la disposition 7B-4
(?)
L?enjeu principal des prochaines années, notamment dans le sud-ouest du bassin où un déficit chronique est
constaté, est la mise en place d?une gestion volumétrique et concertée des prélèvements et des
consommations qui permette de respecter le bon état du milieu, de prévenir et gérer les conflits d?usages et
de garantir les usages essentiels, notamment l?alimentation en eau potable. Cette gestion prend en compte
les apports d?eau douce répondant aux exigences des espèces marines.
La gestion concertée de la ressource s?insère par ailleurs totalement dans une démarche globale d?adaptation
au changement climatique.
Sur la base d?une analyse HMUC, cette gestion concertée permettra de préciser les volumes prélevables pour
chacun des usages et usagers, en fonction de la ressource disponible pour l?année considérée ; pour les
aquifères, le volume prélevable est fonction des objectifs de débit et de bon état des cours d?eau en
connexion avec le système. Ces volumes seront répartis dans le temps (semaine, décade ou mois) au moins
en période de basses eaux.
Disposition 7C-1
Dans les ZRE et dans les bassins concernés par la disposition 7B-4, la CLE réalise une
synthèse des connaissances à partir des données relatives aux prélèvements d?eau
disponibles auprès des services de police de l?eau et des caractéristiques des milieux
aquatiques. Elle engage, si nécessaire, une analyse HMUC pour définir le volume
prélevable en période de basses eaux, de manière à respecter les objectifs quantitatifs
du SDAGE.
Ce volume prélevable est décliné, en tant que de besoin, en fonction de la ressource
exploitée, de la localisation des prélèvements et de leur période. L?encadrement des
prélèvements de surface hors période de basses eaux est traité dans les dispositions
7D-3 à 7D-5 et peut faire l?objet d?adaptation par la CLE dans les conditions prévues par
ces dispositions. Un encadrement des prélèvements en nappe hors période de basses
eaux est défini, notamment par des niveaux piézométriques minimum au-dessus
desquels le pompage est possible.
Le SAGE précise la manière dont ce volume peut être modulé chaque année de manière
à prévenir et préparer la gestion de crise.
Dans les ZRE et le bassin concerné par la disposition 7B-4, dans le cadre des priorités
définies par l?article L 211-1 du code de l?environnement, le règlement du SAGE prévu à
l?article L 212-5-1 du même code comprend systématiquement la définition des priorités
d?usage de la ressource en eau, la définition du volume prélevable, approuvé par le
Préfet, et sa répartition par usage. Le SAGE définit également les règles particulières
d?utilisation de la ressource en eau nécessaires à la restauration et à la préservation de
la qualité de l?eau et des milieux aquatiques. En l?absence de SAGE approuvé ou pour
les SAGE approuvés dans l?attente de leur révision, le préfet peut approuver le volume
prélevable et établir la répartition par usage après avis de la CLE. Ces volumes ont
vocation à être intégrés dans le règlement du Sage dès sa révision.
Disposition 7C-4 : gestion du Marais poitevin
Pour atteindre ces objectifs, le suivi piézométrique sur les nappes de bordure constitue
le principal outil de pilotage de la gestion quantitative. Les piézométries d?objectif
d?étiage de début et de fin d?étiage (POEd et POEf) ainsi que les piézométries de crise
(PCR) déterminées sur des piézomètres de référence situés sur toute la périphérie du
marais sont présentées dans le tableau suivant. Ces valeurs de piézométrie sont à
respecter à l?échéance mentionnée dans le tableau suivant.
Ces valeurs de piézométrie ont vocation à être redéfinies au moment de la révision des
SAGE. Cette redéfinition sera fondée sur les principes des analyses HMUC. Ces
nouvelles valeurs redéfinies de piézométries seront à respecter au plus tard en 2027.
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Extrait de la disposition
Disposition 7C-5 : nappe du Cénomanien
Dans les zones libres de l?aquifère, les CLE, à l?occasion de la détermination des
volumes prélevables dans le cadre des analyses HMUC, portent une attention
particulière à la bonne alimentation des cours d?eau à l?étiage notamment par le
Cénomanien (notamment pour les SAGE Loir et Huisne)
ORIENTATION 7D. Faire évoluer la répartition spatiale et temporelle des prélèvements, par stockage hors
période de basses eaux
Disposition 7D-3 : Retenues de substitution
? Période de remplissage des retenues de substitution
Par définition, la période de prélèvement pour le remplissage des retenues de
substitution correspond à la période hors période de basses eaux (disposition 7B-1).
C?est la période de l?année pendant laquelle le débit des cours d?eau atteint ses valeurs
les plus hautes induisant une baisse de la sensibilité des milieux aquatiques. La CLE,
peut, suite à une analyse HMUC, proposer au Préfet de retenir une période différente, la
période de basses eaux étant également modifiée en conséquence.
? Conditions de prélèvement pour le remplissage des retenues de substitution
? Recommandation concernant les modalités de prélèvement : pour le remplissage des
retenues de substitution, il est recommandé d?appliquer les modalités de prélèvements
décrites dans la disposition 7D-4 encadrant le débit à maintenir dans le cours d?eau et le
débit plafond de prélèvement Ces conditions de prélèvement pourront être adaptées,
dès lors que cela contribue à l?atteinte du bon état écologique.
Disposition 7D-4 : retenues hors substitution, en ZRE et dans le bassin de l?Authion
Les nouveaux prélèvements dédiés au remplissage des retenues hors substitution en
ZRE et dans le bassin de l?Authion à partir du milieu superficiel (cours d?eau et
ruissellement et nappe d?accompagnement) s?effectuent dans le respect des conditions
décrites ci-dessous. Les prélèvements souterrains, hors nappes d?accompagnement,
dédiés au remplissage de retenues hors substitution sont encadrés par les dispositions
7C-1 et 7C-2.
? Modalités de prélèvement pour le remplissage des retenues hors substitution
? Lors de prélèvement en cours d?eau, le débit minimal à maintenir dans le cours d?eau à
l?exutoire du bassin versant doit être égal au module (M).
Le SAGE peut adapter ce débit minimal, après réalisation d?une analyse HMUC,
notamment dans le cadre de la définition d?un projet de territoire pour la gestion de l?eau
(PTGE), sans le porter en deçà du débit moyen interannuel de fréquence quinquennale
sèche.
? Au cours de la période autorisée pour le remplissage des retenues hors substitution, le
cumul de tous les débits maximum des prélèvements réglementés sur un bassin versant,
y compris les interceptions d?écoulement, n?excède pas un cinquième du module (0,2 M)
à l?exutoire de ce bassin-versant. Dans les bassins versants présentant un régime
hivernal particulièrement contrasté, dont le rapport au module du débit moyen mensuel
inter-annuel maximal est supérieur à 2,5, ce débit plafond peut être porté à 0,4 M.
Le SAGE peut adapter le débit plafond de prélèvement autorisé, après réalisation d?une
analyse HMUC, notamment dans le cadre de la définition d?un projet de territoire pour la
gestion de l?eau (PTGE), sans dépasser 0,4 M (ou 0,6 M pour les bassins versants au
régime particulièrement contrasté)
Disposition 7D-5 : retenues hors substitution en 7B-2, 7B-3 et 7B-5
L?application de l?ensemble de la disposition 7D-4 est recommandée, pour le
remplissage des retenues hors substitution à partir du milieu superficiel (cours d?eau et
ruissellement) et de leur nappe d?accompagnement, sur les territoires concernés par les
dispositions 7B-2, 7B-3 et 7B-5.
PUBLIÉ
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Volume prélevable dans la gestion équilibrée de la
ressource
Le terme et la notion de « volume prélevable » ont plus de vingt ans.
Dès 2004, une circulaire indiquait que « pour une ressource donnée, le volume maximum
prélevable doit être estimé en considérant que, statistiquement, huit années sur dix en moyenne,
les prélèvements autorisés et déclarés peuvent être effectués dans cette ressource sans qu?il en
résulte de dommage pour les milieux aquatiques correspondants. ».
Les textes ultérieurs, nouvelles circulaires, arrêtés et décrets, ont renouvelé l?énoncé de :
la nécessité de prendre en compte les besoins du milieu ;
l?objectif d?avoir un volume prélevable pouvant être effectivement prélevé huit années sur
dix sans avoir à mettre en oeuvre des mesures temporaires de limitation des usages de
l?eau.
Ces principes sont maintenant inscrits dans le code de l?environnement.
Circulaire du 16 mars 2004
Intitulé complet : Circulaire DE/SDGE/BGRE-DCH/04-n° 7 du 16 mars 2004 relative à la gestion
quantitative de la ressource en eau et à l?instruction des demandes d?autorisation ou de déclaration
des prélèvements d?eau et des forages (https://www.bulletin-officiel.developpement-
durable.gouv.fr/documents/Bulletinofficiel-0002719/A0090003.pdf)
(abrogée par la circulaire DE/SDMAGE/BPREA/2008-n° 17 du 30 juin 2008)
Pour les ressources classées en ZRE et les zones où sont mises en oeuvre
systématiquement tous les étés des mesures de restriction des prélèvements et usages
de l?eau en application du décret 92-1041 du 24 septembre 1992 relatif à la limitation ou
à la suspension provisoire des usages de l?eau, il conviendra prioritairement de
s?attacher à restaurer un équilibre entre les ressources et les besoins. Ce retour à
l?équilibre doit s?appuyer sur une démarche concertée comprenant plusieurs étapes.
La première étape doit porter sur la définition dans chaque arrêté individuel de
prélèvement, de volumes maximum par ressource concernée, évoquée au paragraphe
précédent. Elle est indispensable, pour disposer de la connaissance globale des
volumes autorisés.
La deuxième étape vise à réunir l?ensemble des informations nécessaires pour disposer
d?un constat précis et partagé de la situation en matière de ressource en eau
naturellement disponible et de volume maximum prélevable sans qu?il en résulte de
dommages pour les milieux aquatiques ou l?équilibre des systèmes aquifères
correspondants. Elle peut nécessiter la réalisation d?études hydrologiques ou
hydrogéologiques en vue de quantifier la ressource moyenne disponible. La
confrontation des données acquises aux étapes 1 et 2 vous permettra de préciser
l?ampleur du déficit, sa répartition spatiale et les mesures propres à y remédier. La
réalisation d?économies d?eau dès lors que ces économies sont substantielles et
durables sera à privilégier ; elle devra se traduire par la réduction correspondante des
volumes des prélèvements individuels mentionnés dans les arrêtés d?autorisation.
Lorsque les prélèvements sont essentiellement destinés à l?alimentation en eau des
populations, des solutions du type diversification de la ressource, maillage des réseaux
devront être recherchées.
PUBLIÉ
https://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/documents/Bulletinofficiel-0002719/A0090003.pdf
https://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/documents/Bulletinofficiel-0002719/A0090003.pdf
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La troisième étape consiste à la mise en oeuvre de ces mesures. Dès lors que la
réduction du volume total prélevable a été décidée, elle doit se traduire par une réduction
progressive et proportionnelle des volumes individuels autorisés, au moyen de la
modification des arrêtés préfectoraux correspondants. Je vous rappelle que pour une
ressource donnée, le volume maximum prélevable doit être estimé en considérant que,
statistiquement, huit années sur dix en moyenne, les prélèvements autorisés et déclarés
peuvent être effectués dans cette ressource sans qu?il en résulte de dommage pour les
milieux aquatiques correspondants. Les deux années sur dix en moyenne où cet
équilibre ne pourra être maintenu, vous considèrerez que la situation relève de
circonstances climatiques ou hydrologiques exceptionnelles, permettant l?application du
décret 92-1041 du 24 septembre 1992 précité pour gérer les déséquilibres qui
apparaissent.
Arrêté du 17 mars 2006 relatif au contenu des schémas directeurs
d?aménagement et de gestion des eaux
II. - Les objectifs de quantité en période d?étiage sont définis aux principaux points de
confluence du bassin et autres points stratégiques pour la gestion de la ressource en
eau appelés points nodaux. Ils sont constitués, d?une part, de débits de crise en dessous
desquels seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile
et de l?alimentation en eau potable de la population et les besoins des milieux naturels
peuvent être satisfaits, d?autre part, dans les zones du bassin où un déficit chronique
est constaté, de débits objectifs d?étiage permettant de satisfaire l?ensemble des usages
en moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux.
Circulaire du 30 juin 2008
Intitulé complet : Circulaire DE/SDMAGE/BPREA/2008-n° 17 du 30 juin 2008 relative à la
résorption des déficits quantitatifs en matière de prélèvement d?eau et gestion collective des
prélèvements d?irrigation (https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=27515)
(abrogée par l?instruction du 14 décembre 2023 relative à la mise en oeuvre du décret n° 2021-795
du 23 juin 2021 et du décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022 relatifs à la gestion quantitative de la
ressource en eau)
Annexe 3. Bassins prioritaires en déficit quantitatif et détermination des volumes
prélevables
1 Volume prélevable
1.1 Détermination du volume prélevable
La détermination du volume prélevable est totalement disjointe de l?outil de gestion
collective. Dans les bassins en déficit quantitatif, la diminution des prélèvements doit
être engagée sans attendre. La détermination du volume prélevable, qui concerne tous
les usagers (eau potable, milieux, etc.), est une étape nécessaire.
Le volume prélevable est le volume que le milieu est capable de fournir dans des
conditions écologiques satisfaisantes, c?est à dire qu?il est compatible avec les
orientations fondamentales fixées par le schéma directeur d?aménagement et de gestion
des eaux et, le cas échéant, avec les objectifs généraux et le règlement du schéma
d?aménagement et de gestion des eaux.
L?article R 212-1219 du Code de l?environnement précise que l?état quantitatif d?une eau
souterraine est considéré comme bon lorsque les prélèvements ne dépassent pas la
capacité de renouvellement de la ressource disponible, compte tenu de la nécessaire
alimentation en eau des écosystèmes aquatiques de surface et des zones humides
directement dépendantes en application du principe de gestion équilibrée énoncé à
l?article L. 211-1 du code de l?environnement.
19 Issu du décret n°2005-475 du 16 mai 2005 relatif aux SDAGE
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=27515
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L?arrêté du 17 mars 2006 relatif au contenu des schémas directeurs d?aménagement et
de gestion des eaux identifie des débits de crise en dessous desquels seuls les besoins
d?alimentation en eau potable et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits
et des débits objectifs d?étiage permettant de satisfaire l?ensemble des usages en
moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux. La détermination du
volume prélevable doit donc être menée dans l?optique de réalisation de ce dernier
objectif : permettre de satisfaire l?ensemble des usages en moyenne huit années sur dix,
sans avoir besoin de recourir aux dispositions des articles R211-66 et suivants, du code
de l?environnement, relatifs aux zones d?alerte. Les deux années sur dix en moyenne où
cet équilibre ne peut être maintenu, il peut être considéré que la situation relève de
circonstances climatiques ou hydrologiques exceptionnelles, justifiant de prendre les
mesures de restriction des prélèvements autorisés et suspension adéquate des usages
de l?eau, en application des articles R. 211-66 et suivants.
Le volume prélevable doit être entendu comme le volume réellement prélevable dans le
milieu durant une période donnée : dans le cas des retenues, à l?exception de celles de
soutien d?étiage, on considérera leurs conditions de remplissage et non pas les
modalités d?utilisation de l?eau stockée.
La détermination de ce volume prélevable nécessitera, pour certaines ressources,
d?engager des études hydrologiques ou hydrogéologiques en vue de préciser le volume
total prélevable statistiquement huit années sur dix et le cas échéant sa répartition
spatiale, si celle-ci est hétérogène. En première approche, le débit prélevable à un
moment donné, et donc par intégration le volume prélevable sur une période donnée,
pourra par exemple, être calculé par différence entre le débit objectif et le débit naturel
reconstitué auquel on ajoute le débit de réalimentation éventuel (provenant de soutien
d?étiages, de transfert entre bassins, etc.). Cette détermination pourra également
prendre en compte les caractéristiques locales du bassin versant concerné en terme de
régime hydrologique, de disponibilités des réserves en eau existantes, et des mesures
de gestion mises en place par l?organisme unique.
La connaissance scientifique sur la détermination des relations entre les masses d?eau,
sur les débits à réserver aux milieux, (etc.), va s?améliorer avec la mise en oeuvre
progressive de la Directive Cadre sur l?Eau.
Les volumes prélevables seront affinés, par révision, pour tenir compte des progrès en
terme de connaissance du cycle de l?eau et des relations entre usages. Dans ce cadre,
le CEMAGREF, pour le compte de l?ONEMA, pour aider les services, fournira au cours
du premier semestre 2008 une analyse critique de quelques cahiers des charges
d?études, qui sera mise à disposition des services et durant le second semestre 2008,
une note sur l?état des connaissances sur l?évaluation des débits d?objectifs.
Ce volume prélevable devra donc être actualisé au fur et à mesure de l?amélioration des
connaissances scientifiques, des modifications de répartition entre usages et de
l?hydrométrie.
Circulaire du 3 août 2010
Intitulé complet : circulaire du 3 août 2010 relative à la résorption des déséquilibres quantitatifs en
matière de prélèvements d?eau et gestion collective des prélèvements d?irrigation dans les bassins
où l?écart entre le volume prélevé en année quinquennale sèche et le volume prélevable est
supérieur à un seuil de l?ordre de 30 %
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=31709)
(abrogée par l?instruction du 14 décembre 2023 relative à la mise en oeuvre du décret n° 2021-795
du 23 juin 2021 et du décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022 relatifs à la gestion quantitative de la
ressource en eau)
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=31709
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2. Définitions
Le volume prélevable est celui devant permettre de satisfaire l`ensemble des usages,
en priorité l?eau potable, et en respectant les objectifs de la directive cadre sur l?eau, en
moyenne quatre années sur cinq ou huit années sur dix sans avoir à recourir aux arrêtés
préfectoraux de restriction des prélèvements. Ce qui revient en d?autres termes à
assurer le respect du débit objectif d?étiage quatre années sur cinq ou huit années sur
dix.
Décret n° 2021-795 du 23 juin 2021 et décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022
Le décret n° 2021-795 du 23 juin 2021 relatif à la gestion quantitative de la ressource en eau et à
la gestion des situations de crise liées à la sécheresse a complété la partie réglementaire du code
de l?environnement avec une sous-section intitulée « Utilisation efficace, économe et durable de la
ressource en eau » et composée des articles R211-21-1 et R211-21-2. Le décret n° 2022-1078 du
29 juillet 2022 relatif à la gestion quantitative de la ressource en dehors de la période de basses
eaux a inséré l?article R. 211-21-3. Ces décrets ont donné de nouvelles compétences aux préfets
coordonnateurs de bassin.
L?évaluation des volumes prélevables est inscrite dans une stratégie régulièrement réinterrogée,
ce qui doit permettre de mieux atteindre les objectifs fixés par le SDAGE.
Art. R. 211-21-1.
I. ? Pour la mise en oeuvre d?une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau
conformément aux objectifs fixés par l?article L. 211-1, les volumes d?eau dont le
prélèvement est autorisé permettent, dans le respect des exigences de santé, de
salubrité publique, de sécurité civile et d?alimentation en eau potable de la population,
de satisfaire ou de concilier les différents usages anthropiques et le bon fonctionnement
des milieux aquatiques dépendant de cette ressource.
II. ? Dans les bassins ciblés par la stratégie visée au II de l?article R. 213-14, on entend
par volume prélevable, le volume maximum que les prélèvements directs dans la
ressource en période de basses eaux, autorisés ou déclarés tous usages confondus,
doivent respecter en vue du retour à l?équilibre quantitatif à une échéance compatible
avec les objectifs environnementaux du schéma directeur d?aménagement et de gestion
des eaux.
Ce volume prélevable correspond au volume pouvant statistiquement être prélevé huit
années sur dix en période de basses eaux dans le milieu naturel aux fins d?usages
anthropiques, en respectant le bon fonctionnement des milieux aquatiques dépendant
de cette ressource et les objectifs environnementaux du schéma directeur
d?aménagement et de gestion des eaux.
Il est issu d?une évaluation statistique des besoins minimaux des milieux sur la période
de basses eaux. Il est réparti entre les usages, en tenant compte des enjeux
environnementaux, économiques et sociaux, et dans les conditions définies au II de
l?article R. 213-14.
III. ? Les autorisations sont délivrées au regard de la ressource disponible qui est
constituée, pour un usage donné, de la part du volume prélevable pour cet usage, au
sens du II, ainsi que des volumes d?eau stockés par prélèvements ou captation du
ruissellement hors période de basses eaux et des volumes transférés à partir d?une
autre ressource en équilibre.
Sont comptabilisés comme prélèvements en basses eaux, les volumes prélevés en
période de basses eaux directement dans des milieux réalimentés, même si la
réalimentation provient de stockages hivernaux.
Sont comptabilisés comme prélèvements en hautes eaux, les volumes stockés en cette
période dans des retenues déconnectées du réseau hydrographique en basses eaux,
et ce, quelle que soit la période d?utilisation des eaux stockées.
Art. R. 211-21-2.
I. ? L?évaluation des volumes prélevables tels que définis à l?article R. 211-21-1 est
réalisée par périmètres cohérents constituant tout ou partie d?un bassin hydrographique
ou d?une masse d?eau souterraine sur une période de basses eaux fixée localement.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126487
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&idArticle=LEGIARTI000043696944&dateTexte=&categorieLien=cid
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II. ? Pour les eaux de surface, constituées des cours d?eau et de leurs nappes
d?accompagnement, l?évaluation du volume prélevable prend en compte le régime
hydrologique du cours d?eau, ses relations avec les nappes ainsi que l?état biologique
et le fonctionnement des milieux aquatiques dépendant des eaux de surface, c?est à dire
des zones humides, des milieux annexes dépendant des débordements ou du
ruissellement et des milieux avals, le cas échéant, littoraux. Elle intègre le volume de
réalimentation éventuel des cours d?eau.
III. ? Pour les eaux souterraines, l?évaluation prend en compte le rythme de recharge
des nappes de fonctionnement annuel ou pluriannuel.
Le volume prélevable en eaux souterraines ne dépasse pas la capacité de
renouvellement de la ressource disponible, compte tenu des besoins d?alimentation en
eau des écosystèmes aquatiques de surface et des zones humides directement
dépendants.
IV. ? Le volume prélevable, quelle que soit la ressource, et sa répartition entre les
différents usages sont susceptibles d?actualisation dans les conditions définies au II de
l?article R. 213-14.
Art. R. 211-21-3.
Afin de mieux assurer le respect des principes mentionnés à l?article L. 211-1, peuvent
être définis en dehors de la période de basses eaux, soit des conditions de prélèvement
en volume ou en débits, soit des volumes pouvant être disponibles pour les usages
anthropiques, en tenant compte du régime hydrologique et dans le respect du bon
fonctionnement des milieux aquatiques. Ces volumes sont calculés selon les modalités
définies aux I, II et III de l?article R. 211-21-2. Ils sont déterminés au regard des
statistiques hydrologiques disponibles pour le bassin ou le sous-bassin, le cas échéant
complétées par les résultats d?études relatives aux effets prévisibles du changement
climatique.
Art. R213-14.
(?)
II. - Le préfet coordonnateur de bassin pilote et coordonne une stratégie d?évaluation
des volumes prélevables, définis à l?article R. 211-21-1, sur des sous-bassins ou
fractions de sous-bassins en zone de répartition des eaux ou identifiés dans le schéma
directeur d?aménagement et de gestion des eaux comme sous-bassins en déséquilibre
quantitatif ou montrant un équilibre très fragile entre la ressource et les prélèvements.
Dans le cadre de cette stratégie :
1° Il pilote l?établissement du cadre méthodologique des études d?évaluation des
volumes prélevables ;
2° Il veille à la réalisation et à la mise à jour de ces études en examinant au moins une
fois tous les six ans s?il y a lieu d?actualiser les études déjà réalisées ou d?engager de
nouvelles études sur de nouveaux sous-bassins ou fractions de sous-bassins,
notamment au regard du bilan des situations d?étiage et de gestion de crise, des effets
tangibles du changement climatique sur les ressources en eau, de l?état de mise en
oeuvre d?une utilisation efficace, économe et durable de la ressource en eau, et des
évolutions des besoins liés aux différents usages de l?eau ;
3° Il arrête les volumes prélevables et leur répartition par usages et en informe les
préfets concernés. Lorsque le règlement du schéma d?aménagement et de gestion des
eaux instaure déjà une répartition entre les usages de l?eau conformément à l?article R.
212-47, il est mis en cohérence avec la décision du préfet.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&idArticle=LEGIARTI000046126512&dateTexte=&categorieLien=id
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
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Parangonnage avec les bassins Adour-Garonne et
Rhône-Méditerranée
La mission s?est intéressée à des démarches similaires aux analyse HMUC qui existent dans des
bassins autres que le bassin Loire-Bretagne. La terminologie HMUC n?y est pas utilisée, mais des
études de détermination des débits objectifs d?étiage (DOE) et de détermination des volumes
prélevables (VP) y ont été réalisées.
Bassin Adour-Garonne
Les DOE occupent une place centrale dans la définition des VP. Des études ont été réalisées au
cours des dernières années sur certains bassins versants afin de mieux définir des valeurs de DOE.
Le tableau 13 montre une grande convergence entre le cahier des charges de ces études et le
contenu des analyses HMUC. La vulnérabilité du bassin au changement climatique doit être
évaluée avec une analyse prospective et transversale.
Tableau 13. Éléments d?analyse figurant dans le CCTP de l?appel d?offre pour la réalisation d?une étude
de la valeur des débits objectifs d?étiage (DOE) de 10 stations de mesure du bassin Adour-Garonne,
janvier 2017
Synthèse des éléments d?analyse pour chaque point nodal
Étape Éléments d?analyse Paramètres à traiter
C
a
d
ra
g
e
d
u
c
o
n
te
x
te
Contextualisation géographique du point nodal
Explicitation historique de la valeur actuelle du DOE
Identification des enjeux structurants utiles à la détermination du DOE
A
n
a
ly
s
e
d
e
l
'h
y
d
ro
lo
g
ie
Hydrologie mesurée
Fiabilité des données hydrologiques disponibles
Références statistiques
Régime hydrologique, intensité des étiages (durée, fréquence), vitesse
tarissement
Analyse des liens nappe-rivière
Prélèvements, soutien
d?étiage et usages
spécifiques
Indicateurs de pression de prélèvement et restitutions en amont et en aval
Distribution des prélèvements et des restitutions
Bilan du soutien d?étiage et des transferts inter-bassins
Efficience hydraulique du soutien d?étiage
Usages spécifiques (navigation, dérivations grands canaux...)
Enjeux bassin amont / aval
Hydrologie naturelle
reconstituée
Chronique pluriannuelle de débits et références statistiques
Régime hydrologique, intensité des étiages (durée, fréquence), vitesse
tarissement
Composante hydrogéologique
Synthèse sur l?hydrologie
Impacts des usages/aménagements du bassin versant sur l?hydrologie
Vulnérabilité du bassin au changement climatique
A
n
a
ly
s
e
d
e
l
'é
c
o
lo
g
ie
Hydromorphologie Sectorisation du bassin versant et du cours d?eau, occupation du sol,
pressions hydromorphologiques...
Qualité de l?eau (physico-
chimie et indicateurs
biologiques)
Indicateurs DCE, niveau actuel de pollution
Scénarios de réduction de rejets impactant, débit de dilution
Synthèse des facteurs de vulnérabilité du cours d?eau et liens avec le niveau
de débit d?étiage
Fonctionnalité des habitats
aquatiques
Proposition d?une méthode (choix outils + stations + espèces cibles) sur la base
de la sectorisation hydromorphologique
Analyse du potentiel d?habitats disponibles en fonction du débit : proposition
d?une plage de valeur du débit biologique
S
y
n
th
è
s
e
Synthèse globale
Proposition de Q Nat, Q BE, Q fond (Pr aval, Q Nav, Q Physico-chimie, Q
Ouv) + Proposition de débits objectifs (application des logigrammes de
décision) + Vérification de la cohérence bassin
Analyses des
conséquences sur la
gestion
Conséquences sur la capacité à respecter le DOE 8 années sur 10, sur les
règlements d?eau des ouvrages de réalimentation, sur les arrêtés de
restriction sécheresse...
Volumes prélevables Conséquence de la valeur du DOE/POE sur les VP
Conclusion sur la valeur du DOE/POE (+ DCR/PCR)
PUBLIÉ
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Un retour d'expérience fait en juin 2019 a mis en évidence des points d?attention et des difficultés
techniques rencontrées portant sur les sujets suivants :
les définitions et la compréhension des notions relatives au DOE ;
les mesures hydrométriques au point nodal ;
la collecte des données relatives aux pressions anthropiques ;
la reconstitution des débits désinfluencés ;
la détermination des besoins des milieux aquatiques ;
les perceptions de la nouvelle valeur de DOE ;
l?articulation avec d?autres études ou projets (SAGE, PTGE, AUP, contrats territoriaux) ;
les suites à donner aux études de révision du DOE ;
la gouvernance des études de révision des DOE ;
les moyens pour la réalisation des études de révision de DOE.
Bassin Rhône-Méditerranée
Des études d?évaluation des volumes prélevables globaux (études EVPG) ont été engagées très
tôt sur environ 40 % de la superficie du bassin. Elles ont d?emblée visé tous les sous-bassins et
masses d?eau souterraines montrant une inadéquation entre les prélèvements et la disponibilité de
la ressource, qu?ils soient ou non classés en ZRE.
La stratégie retenue à l?échelle du bassin a été de donner suite à ces études en déployant des
PGRE (plans de gestion quantitative de la ressource en eau).
Des documents ont été produits à compter de 2011 pour définir la conduite de la démarche. Les
documents les plus récents soulignent la nécessité de prendre en compte les conséquences du
changement climatique.
Bureau du comité de bassin Rhône-méditerranée, Méthodes des études volumes prélevables,
séance du 10 juin 2011, 20 p.
(https://www.rhone-
mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/bureau-
CB_juin2011_VF.pdf)
Groupe de bassin Rhône-Méditerranée « gestion quantitative », Note de référence sur les Débits
d?Objectif d?Étiage et débits de crise, version 2, juillet 2011, 11 p.
(https://www.rhone-
mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet20
11_V2.pdf)
Conseil scientifique du Comité de bassin Rhône-Méditerranée, Avis sur les méthodes utilisées
dans les études « volumes prélevables », décembre 2011, 16 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/avis-
conseil-scientifique_dec2011_VF.pdf)
Note technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Débits d?objectifs d?étiage et débit de crise,
septembre 2012, 11 p.
(https://www.rhone-
mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet20
11_V2.pdf)
PUBLIÉ
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/bureau-CB_juin2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/bureau-CB_juin2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/bureau-CB_juin2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/avis-conseil-scientifique_dec2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/avis-conseil-scientifique_dec2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
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Secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Mieux gérer les prélèvements d?eau.
L?évaluation préalable des débits biologiques dans les cours d?eau, avril 2013, 18 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/note_debits-
bio_avril2013_V2.pdf)
Secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Suites des études EVPG et SAGE. Quelle
articulation ? septembre 2014, 18 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/20140924-NOT-
SageEvpg_SecTecBassinRMed.pdf)
Secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Plan de gestion quantitative de la
ressource en eau (PGRE) principes, gouvernance, suivi et révision, mise à jour de la note de
septembre 2014, juillet 2019, 38 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/201907_4-2-NOT-
PGRE-STB-VFinale.pdf)
Secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Anticiper le changement climatique pour
une gestion équilibrée de la ressource en eau. Note Prospective appliquée aux Plans de gestion
de la ressource en eau (PGRE) et autres Projets de territoire pour la gestion de l?eau (PTGE),
Novembre 2020, 16 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-
06/202011_STB_RMed_Note_prospective_gestionquanti_2020-VF2.pdf)
PUBLIÉ
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/note_debits-bio_avril2013_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/note_debits-bio_avril2013_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/20140924-NOT-SageEvpg_SecTecBassinRMed.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/20140924-NOT-SageEvpg_SecTecBassinRMed.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/201907_4-2-NOT-PGRE-STB-VFinale.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/201907_4-2-NOT-PGRE-STB-VFinale.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/202011_STB_RMed_Note_prospective_gestionquanti_2020-VF2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/202011_STB_RMed_Note_prospective_gestionquanti_2020-VF2.pdf
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Place de la restauration de la morphologie des
cours d?eau dans la reconquête de leur bon état
La mission a relevé que la morphologie des cours d?eau est un sujet rarement abordé dans les
analyses HMUC. Pourtant, son altération a tendance à simultanément rehausser les débits
biologiques et à diminuer les débits en période de basses eaux. Ces deux facteurs concourent à
l?identification de volumes potentiellement mobilisables plus faibles. Il est important d?identifier la
restauration de la morphologie des cours d?eau comme un levier d?action pour atteindre les objectifs
environnementaux.
Des modifications de la morphologie des cours d?eau et l?aménagement foncier du bassin versant,
opérations parfois anciennes, ont eu pour effet de :
perturber considérablement les habitats aquatiques avec par exemple la réduction de la
hauteur de lame d?eau, la réduction de la vitesse d?écoulement, l?uniformisation des faciès
d?écoulement, la réduction de l?épaisseur du substrat, la modification de la structure
granulométrique du fond du lit, le colmatage du substrat par des particules fines ;
modifier l?hydrologie avec par exemple l?accentuation des étiages par le drainage de zones
humides, l?abaissement de la nappe d?accompagnement, l?évaporation de plans d?eau sur
cours d?eau, la modification des relations nappe-rivière avec la création de pertes par mise
à jour de la roche-mère).
Le recalibrage20 des cours d?eau et leur rectification21 ont largement contribué à ces dégradations.
La création de plans d?eau y a aussi contribué, en particulier lorsque des ouvrages sont implantés
sur cours d?eau et ne restituent pas en aval le débit en amont immédiat lorsque les débits sont
faibles (art. L214-18 du code de l?environnement).
Ces situations avec altération de la morphologie sont particulièrement fréquentes, comme le relève
l?état des lieux du bassin Loire-Bretagne (cf. les deux cartes de la figure 18 extraites de ce
document). Pour le volet Habitats des analyses HMUC, il est parfois difficile de trouver des tronçons
de cours d?eau suffisamment peu perturbés pour bien se prêter à l?utilisation des méthodes
déployées.
Carte 90 - Pressions sur la profondeur et la largeur des
cours d?eau, restituées à l?échelle des bassins versants
des masses d?eau
Carte 91 - Pressions et altérations de la structure et du
substrat du lit du cours d?eau, restituées à l?échelle des
bassins versants des masses d?eau
Figure 18. Deux exemples de pressions sur la morphologie des cours d?eau du bassin Loire-Bretagne
Dans ces conditions altérées, la satisfaction des besoins des espèces aquatiques requiert
aujourd?hui un débit plus élevé que si le cours d?eau était resté dans son état initial. La conséquence
en est une réduction du volume potentiellement mobilisable.
20 Recalibrage : augmentation mécanique du calibre (de la section en travers) du cours d?eau avec surcreusement
et élargissement du lit mineur, permettant un accroissement de la vitesse d?évacuation de l?eau. On devrait plus
exactement parler de surcalibrage.
21 Rectification : travaux visant à rendre rectiligne un cours d?eau plus ou moins sinueux.
PUBLIÉ
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La définition des volumes prélevables et leur mise en oeuvre sont essentielles pour l?atteinte de
l?objectif de bon état écologique du cours d?eau.
La restauration de la morphologie du cours d?eau est elle aussi une action favorable à la
restauration et au maintien du bon état écologique. Pour un même débit du cours d?eau, elle crée
des conditions plus favorables aux espèces servant à évaluer la qualité écologique. La suppression
de plans d?eau sur cours d?eau, ou leur aménagement pour qu?ils restituent en aval l?intégralité du
débit amont lorsque les débits sont faibles, peuvent contribuer de manière significative au
rehaussement des débits en période de basses eaux.
Le programme de mesures 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne relève d?ailleurs que l?ensemble
des mesures de préservation et de restauration des milieux aquatiques constituent des leviers
essentiels pour une hydrologie satisfaisante.
La mission a relevé que la question de la morphologie des cours d?eau est rarement abordée22.
Quand l?analyse HMUC conduit à des gammes de débits biologiques faibles au regard des débits
reconstitués, la tendance est plus à la remise en cause de la méthode (« qui exige des débits qu?on
ne rencontrerait même pas s?il n?y avait aucune activité humaine ») qu?à un questionnement sur la
morphologie actuelle du cours d?eau et sur les actions qui pourraient l?améliorer.
Les informations collectées et utilisées pour l?analyse HMUC devraient alimenter une réflexion sur
les actions à mener pour améliorer la morphologie des cours d?eau et réduire les perturbations de
l?hydrologie. Le programme d?actions pour reconquérir le bon état des milieux pourrait alors
comporter un mix d?actions, comportant à la fois des actions sur la gestion quantitative de la
ressource et des actions sur les milieux (morphologie des cours d?eau, amélioration et gestion des
zones humides, intervention sur les plans d?eau sur cours d?eau).
Ces actions peuvent prendre différentes formes et sont à adapter localement : reméandrage
pouvant aller jusqu?au repositionnement du cours d?eau dans son lit d?origine, resserrement et
rehaussement du lit mineur (cf. figure 19), régénération d?une ripisylve, recharge d?un cours d?eau
en granulats grossiers, protection du lit mineur contre le piétinement par les animaux au pâturage,
suppression de plans d?eau sur cours d?eau, amélioration de la continuité écologique, etc.
Figure 19. Exemple de restauration morphologique d?un cours d?eau par aménagement d?un chenal
d?étiage sinueux (le Lange dans le département de l?Ain, avant et après restauration. Source : Onema,
nov. 2012 https://professionnels.ofb.fr/sites/default/files/26_3_rex_r6_lange_vbat.pdf)
22 Une dynamique est en cours dans le cas de la Vilaine. L?EPTB essaie de valoriser pendant l?analyse HMUC des
actions fondées sur la nature en cours.
PUBLIÉ
https://professionnels.ofb.fr/sites/default/files/26_3_rex_r6_lange_vbat.pdf
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Sommaire de la note de cadrage de l?analyse
HMUC pour les deux sous-bassins versants de la Vilaine
amont-Chevré et Semnon
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Exemples d?incertitudes à gérer dans une analyse
HMUC
Trois exemples d?incertitudes sont développés ci-dessous : la reconstitution de débits naturels dits
« désinfluencés », la détermination de débits biologiques et l?évaluation de l?incidence de
prélèvements en eaux souterraines sur le débit des cours d?eau.
La reconstitution de débits « désinfluencés »
Elle nécessite d?estimer l?incidence des prélèvements sur le débit des cours d?eau (prélèvements
en cours d?eau, en nappes, incidence des plans d?eau, de l?abreuvement du bétail? certains
prélèvements seulement faisant l?objet de comptage et de déclaration annuelle23) et des restitutions
(rejets des stations de traitement des eaux usées urbaines et industrielles?). En tout, les termes
intervenant dans la reconstitution sont nombreux.
Il est nécessaire de tenir compte du fait que les imprécisions n?ont pas toutes la même ampleur ni
le même type d?incidence sur le résultat final. La figure 20 illustre les conséquences d?une erreur
d?estimation de l?incidence des restitutions dans les cours d?eau : l?erreur se répercute sur le débit
mensuel naturel reconstitué mais est sans effet sur le niveau des prélèvements compatibles avec
le bon état d?un cours d?eau (le « volume potentiellement mobilisable » (VPM) du guide HMUC). Il
n?en est pas de même pour une erreur d?estimation de l?incidence des prélèvements actuels. Toute
erreur sur les prélèvements actuels se répercute intégralement sur le niveau des VPM. Si
l?incidence des prélèvements réglementés actuels est surestimée, le niveau des volumes
prélevables sera surestimé d?autant et ensuite les prélèvements amèneront fréquemment le débit
en dessous du débit biologique et des limitations temporaires des usages réglementés devront être
mises en place en cours d?année.
Figure 20. Absence d?effet d?une erreur d?estimation des restitutions sur le niveau des prélèvements
compatibles avec le bon état d?un cours d?eau
23 Cf. annexe 15
Incidence
Prélève-
ments
actuels
Débit
mensuel
observé
Débit
mensuel
biologique
Débit
mensuel
naturel
recons-
titué
Incidence
Restitutions
actuelles
Incidence
anthropique
Incidence
Prélève-
ments
?bon état?
Incidence
Prélève-
ments
actuels
Débit
mensuel
observé
Débit
mensuel
biologique
Débit
mensuel
naturel
recons-
titué
Incidence
Restitutions
actuelles
Incidence
anthropique
Incidence
Prélève-
ments
?bon état?
Résultat avec une première estimation de
l?incidence des restitutions
Résultat avec une seconde estimation de
l?incidence des restitutions
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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L?estimation du débit nécessaire pour satisfaire les besoins des poissons
Les méthodes utilisées conduisent à établir des courbes décrivant la qualité de l?habitat hydraulique
d?un tronçon de cours d?eau en fonction du débit. La figure 21 représente la variation de la surface
pondérée utile (SPU) exprimée en m² pour un linéaire de 100 m de cours d?eau en fonction du
débit. La courbe est caractéristique d?une espèce et d?un tronçon de cours d?eau. L?examen visuel
de la courbe conduit à proposer deux valeurs seuils de débit : un seuil « haut » (? Seuil
d?Accroissement du Risque = SAR) en dessous duquel la perte d?habitats devient significative au
regard de la SPU maximale et un seuil « bas » (? Seuil Critique= SC) en dessous duquel la perte
d?habitats s?accélère et devient critique. Les seuils sont définis de manière visuelle et ce, pour
chaque espèce cible.
Figure 21. Courbe d?évolution de la surface pondérée utile (SPU) en fonction du débit (d?après Baran,
2011)
La littérature insiste sur les précautions à prendre lors de l?utilisation des méthodes de
détermination de débits écologiques : « La complexité des régimes hydrologiques, de leur
altération par les usages, la diversité des milieux physiques et des réponses biologiques associées
font qu?il n?y a pas de recette miracle (presse-bouton) pour identifier les débits écologiques. Dans
cette situation, la démarche de mise en oeuvre des approches ?hydrologique? et ?habitat
hydraulique? devra être associée à une expertise à différentes étapes : identification des
caractéristiques importantes du régime hydrologique, identification des groupes biologiques et
espèces à considérer, analyse multicritères des impacts de scénarios de gestion sur les milieux et
les usages. En conséquence, l?intervention d?experts formés et l?intégration des différentes parties
prenantes dans la démarche sont fondamentales. » (Lamouroux et al, 2018).
À titre d?illustration, pour l?analyse HMUC de la Sarthe amont, une gamme de débits biologiques a
été fournie. L?examen visuel des courbes a fourni une gamme provisoire de valeurs puis la gamme
a été affinée avec la prise en compte du contexte environnemental et la mise en perspective de
l?habitat hydraulique avec l?hydrologie naturelle du cours d?eau. Dans l?exemple de la Bienne, la
gamme de débits biologiques finalement retenue s?étend de 115 à 250 L/s, après que l?analyse des
courbes a fourni une limite inférieure ? provisoire de 100 L/s et une limite supérieure ? provisoire
de 300 L/s.
?
SC
?
SAR
PUBLIÉ
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L?évaluation de l?incidence des prélèvements en eaux souterraines sur le
débit des cours d?eau
L?incidence d?un prélèvement dans un cours d?eau sur le débit de ce dernier est simple à estimer :
le débit du cours d?eau diminue instantanément à hauteur du débit prélevé. Pour les prélèvements
dans une nappe libre, hors nappes d?accompagnement de cours d?eau, l?incidence des
prélèvements n?est pas instantanée (cf. figure 22). Son estimation nécessite de bien connaître la
répartition temporelle, la répartition spatiale et la profondeur des prélèvements et enfin d?utiliser un
modèle hydrogéologique.
Figure 22. Impact des prélèvements pour irrigation en nappe de la craie sur le débit des rivières
(d?après Arnaud, 2016)
Ces informations nécessaires ne sont généralement pas disponibles de manière précise,
notamment la répartition temporelle des prélèvements (cf. page 25). Le retour d?expérience fait par
le BRGM sur l?estimation des volumes prélevables dans les aquifères à nappe libre (Arnaud, 2016)
considère qu?il est possible, malgré les incertitudes, de déterminer des volumes prélevables et de
le faire à une échelle mensuelle. Il insiste sur les précautions à prendre lors de l?utilisation des
résultats :
« Il est essentiel de garder à l?esprit que les volumes prélevables sont calculés au moyen
d?approximations et d?hypothèses simplificatrices. Ils doivent de ce fait être considérés
comme des ordres de grandeur, des valeurs guides à actualiser avec l?amélioration des
connaissances et l?allongement des chroniques de mesure. (?) L?estimation des
volumes prélevables ne devrait pas rester figée dans le temps ; une actualisation est
indispensable en lien avec l?allongement des séries de données hydroclimatiques, la
mise à jour des modèles, l?amélioration des connaissances, etc. Dans le même ordre
d?idée, il est primordial qu?un programme d?acquisition de données complémentaires
? dont l?absence pèse sur les volumes prélevables annoncés ? soit recommandé dans
les conclusions de l?étude. ».
PUBLIÉ
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Masses d?eau dont l?état est qualifié de moins que
bon pour des raisons liées à la quantité d?eau
Figure 23. Masses d?eau superficielles dont l?état est qualifié de moins que bon pour des raisons liées
à la quantité d?eau
Figure 24. Masses d?eau souterraines dont l?état est qualifié de moins que bon pour des raisons liées
à la quantité d?eau
Ces masses d?eau ont été identifiées à partir de l?état des lieux du bassin Loire-Bretagne adopté
en octobre 2019 et des objectifs environnementaux du SDAGE 2022-2027. Cette identification sert
de cadre à la mise en oeuvre de l?article 74 du règlement (UE) 2021/2115 du Parlement européen
et du Conseil du 2 décembre 2021 établissant des règles régissant l?aide aux plans stratégiques
devant être établis par les États membres dans le cadre de la politique agricole commune.
PUBLIÉ
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Classement en zone de répartition des eaux
Dans la réglementation
Art. R211-71
Afin de faciliter la conciliation des intérêts des différents utilisateurs de l?eau dans les
zones présentant une insuffisance, autre qu?exceptionnelle, des ressources par rapport
aux besoins, des zones de répartition des eaux sont fixées par arrêté du préfet
coordonnateur de bassin.
Cet arrêté liste les masses d?eau superficielles et souterraines concernées et décline
leur classement à l?échelle des communes incluses dans chacune des zones de
répartition des eaux.
Lorsqu?il s?agit d?un système aquifère, l?arrêté indique, pour chaque commune, la
profondeur, par rapport au niveau du terrain naturel sus-jacent ou par référence au
nivellement général de la France (NGF), à partir de laquelle les dispositions relatives à
la répartition des eaux deviennent applicables.
Les conséquences d?un classement en zone de répartition des eaux (ZRE) sont multiples :
les seuils d?autorisation et de déclaration sont abaissés pour les prélèvements pour tous
les usages (hors prélèvements domestiques) et dans toutes les ressources (articles
R211-73 et R214-1 du code de l?environnement) ;
les agences de l?eau ont la possibilité de majorer les taux de redevance pour les
prélèvements pour l?irrigation ; la majoration ne s?applique plus à partir de l?année au cours
de laquelle un OUGC a été désigné par l?autorité administrative (Article L213-10-9 du code
de l?environnement) ;
le préfet a la possibilité de désigner d?office un OUGC sur le périmètre qu?il détermine
(article R211-113 du code de l?environnement) ;
le préfet n?a plus la possibilité de délivrer des autorisations temporaires individuelles ou
regroupées par mandataire (article R214-24 du code de l?environnement).
Les premières désignations de ZRE ont été fixées par les décrets interministériels n° 94-354 du
29 avril 1994 et n° 2003-869 du 11 septembre 2003.
Le décret n° 2006-881 du 17 juillet 2006 a transféré au préfet coordonnateur de bassin la
compétence de désignation des ZRE. L?arrêté du 22 novembre 2010 du préfet coordonnateur de
bassin Loire-Bretagne a porté classement en ZRE de deux bassins hydrographiques (le bassin de
l?Envigne, en amont de la confluence avec la Vienne, et le bassin de l?Ozon, en amont de la
confluence avec la Vienne) et d?un système aquifère (Nappes souterraines dans le bassin de la
Vienne entre les confluences avec la Blourde et avec la Creuse).
L?arrêté du 24 janvier 2011 du préfet coordonnateur de bassin Loire-Bretagne a porté déclassement
de deux ZRE précédemment désignées (le bassin de la Vilaine, à l?amont du barrage d?Arzal et le
bassin de l?Oudon).
Depuis 2011, l?extension des ZRE n?a pas été modifiée dans le bassin Loire-Bretagne. L?arrêté du
3 janvier 2023 du préfet coordonnateur de bassin Loire-Bretagne a simplement recensé à droit
constant les ZRE existantes (https://www.centre-val-de-loire.developpement-
durable.gouv.fr/IMG/pdf/ar_zre_blb.pdf).
Dans le SDAGE 2022-2027
Les ZRE sont fixées par arrêté du préfet coordonnateur de bassin et leur définition ne ressort pas
du SDAGE. Ce point réglementaire est rappelé dans le glossaire du SDAGE. Il ne l?est cependant
pas dans le chapitre 7. Ce chapitre contient une représentation cartographique des ZRE non datée
(cf. figure 2 page 13). Le lecteur pourrait par erreur considérer qu?il lui suffit de consulter cette carte
pour connaître la délimitation des ZRE arrêtées par le préfet coordonnateur de bassin.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698550
https://www.centre-val-de-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ar_zre_blb.pdf
https://www.centre-val-de-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ar_zre_blb.pdf
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Par ailleurs, cette représentation cartographique restitue le contour des bassins hydrographiques
et non l?enveloppe des communes classées par arrêté préfectoral. La différence peut être sensible.
C?est le cas pour le bassin hydrographique du Cher, à l?amont de Châtres-sur-Cher et à l?aval de
la confluence avec la Tardes, où il s?avère que des communes inscrites dans le périmètre
représenté sur la carte n?ont pas été classées en ZRE par arrêté du préfet de département puis
par arrêté du préfet coordonnateur de bassin. Le SDAGE ne prend pas en compte l?existence de
telles communes et il est impossible de savoir si elles sont concernées par telle ou telle disposition
de l?orientation 7-B « Assurer l?équilibre entre la ressource et les besoins en période de basses
eaux ». Le SDAGE traite le cas particulier de bassins en ZRE qui seraient déclassés à l?occasion
d?une procédure de révision : ils seraient alors concernés par la disposition 7B-3. Il ne traite pas le
cas particulier des communes qui n?ont pas été classées en ZRE tout en étant dans un sous-bassin
hydrographique figurant à l?inventaire des ZRE arrêté par le préfet coordonnateur de bassin Loire-
Bretagne.
Lors de la prochaine mise à jour du SDAGE, en cas d?insertion d?une carte représentant les ZRE,
il sera opportun de :
dater la carte des ZRE et rappeler que la délimitation des ZRE peut évoluer au cours de la
période de 6 ans couverte par le SDAGE ;
avoir une concordance entre la carte insérée dans le SDAGE et la délimitation communale
des ZRE définie par arrêté préfectoral.
PUBLIÉ
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dans le bassin Loire-Bretagne
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Remplissage de retenues en dehors de la période
de basses eaux
L?encadrement des prélèvements en dehors des périodes de basses eaux a fait l?objet de
précisions qui se sont succédé, au niveau du bassin Loire-Bretagne et au niveau national.
Évolution des termes de l?encadrement par les textes nationaux
? L?article R211-21-3 du code de l?environnement créé par le décret n° 2022-1078 du 29 juillet
2022 définit une alternative pour encadrer les prélèvements en dehors de la période de basses
eaux :
« Afin de mieux assurer le respect des principes mentionnés à l?article L. 211-1, peuvent
être définis en dehors de la période de basses eaux, soit des conditions de prélèvement
en volume ou en débits, soit des volumes pouvant être disponibles pour les usages
anthropiques, en tenant compte du régime hydrologique et dans le respect du bon
fonctionnement des milieux aquatiques. Ces volumes sont calculés selon les modalités
définies aux I, II et III de l?article R211-21-2. Ils sont déterminés au regard des
statistiques hydrologiques disponibles pour le bassin ou le sous-bassin, le cas échéant
complétées par les résultats d?études relatives aux effets prévisibles du changement
climatique. »
? Le III de l?article R213-14 du code de l?environnement créé par le décret n° 2022-1078 du
29 juillet 2022 complète les compétences du préfet coordonnateur de bassin :
III ? Le préfet coordonnateur de bassin pilote et coordonne également une stratégie
précisant l?opportunité de mener, sur certains des sous-bassins ou fractions de sous-
bassins mentionnés au II24, des évaluations des volumes pouvant être disponibles pour
les usages anthropiques hors période de basses eaux, au regard du régime
hydrologique et dans le respect du bon fonctionnement des milieux aquatiques, des
équilibres naturels et des objectifs du schéma directeur d?aménagement et de gestion
des eaux. Lorsque qu?elles sont réalisées, ces évaluations respectent les conditions
méthodologiques d?élaboration, de révision et de gouvernance précisées au II.
? L?instruction du Gouvernement du 14 décembre 2023 rappelle l?esprit de l?article R211-21-3 du
code de l?environnement. Il s?agit de rendre possible mais non obligatoire la définition de volumes
pouvant être disponibles en dehors de la période de basses eaux pour les usages anthropiques. Il
offre une alternative entre la définition de tels volumes et la définition de conditions de prélèvement
en volume ou en débits. De telles conditions permettent d?assurer un « garde-fou » vis-à-vis des
prélèvements sur cette période.
L?instruction indique qu?il peut être particulièrement pertinent d?évaluer l?existence de volumes
pouvant être disponibles aux usages anthropiques là où le volume prélevable en période de basses
eaux est proche de zéro ou très largement dépassé par les volumes prélevés au cours des
dernières années, et où l?enjeu de substitution est important. Cela peut être également pertinent
lorsque les stockages et prélèvements hors période de basses eaux sont déjà particulièrement
importants.
Évolution des termes de l?encadrement par le SDAGE Loire-Bretagne
Le SDAGE Loire-Bretagne a été le premier document introduisant des dispositions spécifiques au
remplissage de retenues en dehors de la période de basses eaux. L?encadrement de ces
prélèvements a progressivement fait l?objet de précisions, en tenant compte des méthodes et
données disponibles.
? Le SDAGE 2010-2015 avait opté pour un encadrement des prélèvements par des volumes
24 Il s?agit des sous-bassins ou fractions de sous-bassins en ZRE ou identifiés dans le SDAGE comme sous-bassins
en déséquilibre quantitatif ou montrant un équilibre très fragile entre la ressource et les prélèvements.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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prélevables hivernaux. Il indiquait en sa disposition 7C-1 que « Dans les ZRE et dans les bassins
nécessitant de prévenir l?apparition d?un déficit quantitatif (?), le volume prélevable au cours de la
période hivernale est systématiquement évalué sauf pour les nappes captives et les systèmes à
grande inertie ».
? Devant les difficultés méthodologiques à définir des volumes prélevables hivernaux25, le SDAGE
2016-2021 a remplacé l?obligation de définition de ces volumes par un cadrage de portée générale
concernant non plus les volumes mais les conditions de prélèvement au cours de la période
hivernale, d?application immédiate, ce cadrage ne remplaçant en aucune façon l?analyse des effets
propres à chaque prélèvement. En même temps qu?il introduisait un cadrage de portée générale,
le SDAGE 2016-2021 a ouvert la possibilité pour les SAGE d?adapter à leur territoire ce cadrage
sur la base d?analyses HMUC.
? Le SDAGE 2022-2027 a repris à l?identique cet encadrement des conditions de prélèvement et
la possibilité de les adapter localement sur la base d?analyses HMUC.
La disposition 7D-4 est d?application obligatoire pour les retenues hors substitution situées en ZRE
ou dans le bassin de l?Authion. Dans les autres situations, il est recommandé d?appliquer les
conditions de prélèvement décrites dans la disposition 7D-4 et ces conditions de prélèvement
pourront être adaptées dès lors que cela contribue à l?atteinte du bon état écologique. Les
prescriptions de la disposition 7D-4 s?appliquent aux prélèvements à partir du milieu superficiel
(cours d?eau et ruissellement) et de leur nappe d?accompagnement. Elles portent sur le débit
minimal à laisser dans le cours d?eau et sur le débit maximal pouvant être prélevé :
? Lors de prélèvement en cours d?eau, le débit minimal à maintenir dans le cours d?eau
à l?exutoire du bassin versant doit être égal au module.
Le SAGE peut adapter ce débit minimal, après réalisation d?une analyse HMUC,
notamment dans le cadre de la définition d?un PTGE, sans le porter en deçà du débit
moyen interannuel de fréquence quinquennale sèche.
? Le débit de prélèvement autorisé pour le remplissage des retenues hors substitution
est contraint par un débit plafond de prélèvements cumulés hors période de basses
eaux. Au cours de la période autorisée pour le remplissage des retenues hors
substitution, le cumul de tous les débits maximum des prélèvements réglementés sur
un bassin versant, y compris les interceptions d?écoulement, n?excède pas un cinquième
du module interannuel du cours d?eau (0,2 M) à l?exutoire de ce bassin-versant. Dans
les bassins versants présentant un régime hivernal particulièrement contrasté, dont le
rapport au module du débit moyen mensuel inter-annuel maximal est supérieur à 2,5,
ce débit plafond peut être porté à 0,4 M.
Le SAGE peut adapter le débit plafond de prélèvement autorisé, après réalisation d?une
analyse HMUC, notamment dans le cadre de la définition d?un PTGE, sans dépasser
0,4 M (ou 0,6 M pour les bassins versants au régime particulièrement contrasté).
La disposition 7D-4 indique que, sur la période de remplissage autorisée de la retenue, le débit
plafond des prélèvements cumulés hors période de basses eaux :
? inclut l?effet sur le cours d?eau des prélèvements en nappe lorsque des modélisations
ou des observations de terrain permettent de les estimer,
? prend en compte, pour les prélèvements directs (pompage ou dérivation), les débits
maximums autorisés ou déclarés, diminués de leur restitution éventuelle lorsqu?elle a
lieu dans le même bassin versant. Dans le cas des prélèvements pour eau potable, si
le débit maximum n?est pas représentatif du débit prélevé hors période de basses eaux,
il pourra être pris en compte le débit moyen pratiqué sur cette période,
? prend en compte, pour les interceptions d?écoulement, le débit moyen d?interception
sur la période autorisée,
? prend en compte, pour le remplissage des retenues d?alimentation en eau potable, les
volumes moyens mobilisés pendant la période concernée.
25 Secrétariat technique du bassin Loire-Bretagne, Fiches d?aide à la lecture du SDAGE Loire-Bretagne. Gestion
quantitative de la ressource en eau, fiches n° 6.1 à 6.3, juin 2017, 29 pages
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Le tableau 14 résume l?encadrement des conditions de prélèvement par les dispositions 7D-3, 7D-4
et 7D-5.
Tableau 14. Dispositions en matière de conditions de prélèvement pour le remplissage des retenues à
partir du ruissellement et du milieu superficiel (cours d?eau et leur nappe d?accompagnement)
ZRE et bassin de l?Authion
Reste du bassin
Loire-Bretagne
Retenues
de
substitution
Disposition 7D-3 :
Application recommandée des modalités de prélèvements décrites dans la disposition 7D-4
Retenues
hors
substitution
Disposition 7D-4 :
? débit minimal à maintenir dans le cours d?eau :
Par défaut
Avec adaptation par le
SAGE après HMUC
Débit minimal à
maintenir dans
le cours d?eau
= Module (M)
Abaissement possible
sans le porter en deçà
du débit moyen
interannuel de fréquence
quinquennale sèche
? débit plafond de prélèvement :
Par défaut
Avec adaptation par le
SAGE après HMUC
Cas général = 0,2 × M
Adaptation possible
sans dépasser
0,4 × M
Cas particulier
avec régime
hivernal
particulièrement
contrasté
peut être porté à
0,4 × M
Adaptation possible
sans dépasser
0,6 × M
Disposition 7D-5 :
Application
recommandée de
l?ensemble de la
disposition 7D-4
Les prélèvements souterrains, hors nappes d?accompagnement, dédiés au remplissage de
retenues hors substitution sont encadrés par les dispositions 7C-1 et 7C-2 dans les ZRE et dans
le bassin de l?Authion et par la disposition 7D-2 dans tout le bassin Loire-Bretagne :
7C-1. (?) Un encadrement des prélèvements en nappe hors période de basses eaux
est défini, notamment par des niveaux piézométriques minimum au-dessus desquels le
pompage est possible.
Le SAGE précise la manière dont ce volume peut être modulé chaque année de manière
à prévenir et préparer la gestion de crise.
7C-2. (?) Dans les ZRE, en dehors de la période de basses eaux, les conditions de
prélèvement en surface, en particulier les volumes nécessaires à la substitution pour
rétablir la gestion équilibrée de la ressource, sont définies dans l?orientation 7D.
Dans les ZRE et le bassin de l?Authion, en l?absence ou dans l?attente de l?encadrement
des prélèvements hors période de basses eaux, en nappe, prévu par la disposition 7C-
1, aucun nouveau prélèvement en nappe n?est autorisé ni ne donne lieu à récépissé de
déclaration hors période de basses eaux,
? sauf pour motif d?intérêt général lié à l?alimentation en eau potable ou à la sécurité
civile,
? et sauf pour les prélèvements de substitution
Les prélèvements domestiques, au titre de l?article L 214-2 du code de l?environnement,
ne sont pas concernés par la présente disposition.
7D-2. (?) Afin de limiter l?impact des prélèvements hors période de basses eaux dédiés
au remplissage des retenues, qu?elles soient ou non de substitution, il est recommandé
d?autoriser préférentiellement les prélèvements dans le milieu superficiel (cours d?eau et
ruissellement) et dans les nappes d?accompagnement, sauf situation locale particulière.
Il est également recommandé de n?autoriser les prélèvements en nappe (hors nappe
d?accompagnement) qu?en période de recharge de la nappe.
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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? Hétérogénéité de la compréhension locale des termes du SDAGE
Les prélèvements dans les eaux souterraines destinés au remplissage des retenues en dehors de
la période de basses eaux sont nettement moins bien encadrés par le SDAGE que les
prélèvements dans les eaux superficielles pour le même usage.
Certaines analyses HMUC examinées par la mission ont choisi d?appliquer les termes de la
disposition 7D-4 du SDAGE. La mission constate qu?elles ne l?ont pas toutes fait en prenant les
mêmes hypothèses. Le tableau 15 en donne une illustration.
Tableau 15. Diversité de l?application des termes de la disposition 7D-4
Critère Clain (ZRE) Layon-Aubance-Louets (7B-3)
Ressource mobilisée
majoritairement pour remplir des
retenues
Eaux souterraines Eaux superficielles et nappes
d?accompagnement
Examen du rapport au module du
débit moyen mensuel interannuel
maximal
Examen d?un rapport mois par
mois, hors période de basses
eaux
? ouverture de la possibilité de
prélever jusqu?à 0,4 × M pour
certains mois hors basses eaux
Examen d?un rapport unique
? ouverture de la possibilité de
prélever jusqu?à 0,4 × M pour
toute la période hors basses eaux
Possibilité de rehausser le débit
prélevé de 0,2 × M
Mobilisée lorsque le résultat
obtenu sans rehausse est
inférieur au volume moyen déjà
prélevé
Possibilité de prélever jusqu?à
0,6 × M mobilisée dans un des
scénarios envisagés
Fréquence d?observation du
volume retenu
1 année sur 2 8 années sur 10
Possibilité de prélever Q ? M
lorsque M < Q < 1,2 × M
Systématiquement retenue Retenue seulement dans
l?hypothèse d?une « gestion
collective »
Débit (Q) utilisé pour comparaison
à M
Débit moyen mensuel (QMM)
Si QMM < M, introduction de la
possibilité de prélever 0,1 × M
Débit moyen journalier (QMJ)
Pour le bassin du Clain, les parties prenantes ont jugé nécessaire de définir un volume pouvant
être prélevé dans les eaux souterraines pour remplir des retenues hors période de basses eaux.
Le SDAGE 2022-2027 étant pratiquement muet pour l?encadrement en volume de tels
prélèvements, une estimation a été réalisée en s?appuyant sur les termes de la disposition 7D-4,
bien que cette dernière vise le remplissage des retenues à partir d?eaux superficielles. Pour la
mission, ce choix est une réponse à l?absence de méthode éprouvée pour déterminer des
« volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques hors période de basses eaux,
au regard du régime hydrologique et dans le respect du bon fonctionnement des milieux aquatiques,
des équilibres naturels et des objectifs du schéma directeur d'aménagement et de gestion des
eaux » (III de l?art. R213-14 du code de l?environnement).
La mission relève toutefois que les hypothèses retenues dans les deux cas décrits dans le tableau
15 s?éloignent sensiblement des hypothèses retenues par l?étude INRAE-SEPIA de 2024 en termes
de débits prélevés et que les impacts des prélèvements seront plus élevés que ceux observés
dans cette étude.
La mission relève en outre une forte disparité de la compréhension des termes de la disposition
7D-4. Le guide HMUC dans ses versions de juin 2022 et de septembre 2023 apporte très peu
d?aide à leur compréhension. La prochaine mise à jour du guide est une opportunité pour apporter
des précisions et uniformiser la compréhension des termes de la disposition 7D-4.
? Peu de questionnement sur la faisabilité technique de prélever les débits cumulés envisagés
hors périodes de basses eaux
La disposition 7D-4 du SDAGE permet d?envisager des prélèvements en période de basses eaux
qui, cumulés, peuvent atteindre 20 % du module, ou 40 % du module voire 60 % du module.
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Pour certaines analyses HMUC (Clain et Layon-Aubance-Louets par exemple), ce débit cumulé
maximal a rapidement été utilisé comme un « droit de tirage », sans se poser des questions sur la
faisabilité technique des prélèvements correspondants telles que :
Quels seront les débits des pompes installées pour le remplissage de retenues ? Ces
pompes permettront-elles de prélever le débit maximal retenu pour l?estimation du volume
disponible pour le remplissage de retenues ?
Quelle gestion collective des prélèvements hors période de basses eaux sera mise en
place pour assurer jour après jour que les prélèvements cumulés n?amènent pas le débit
en deçà du module et pour éviter un phénomène de « yo-yo » (de jour en jour, avoir des
règles à respecter sans cesse changeantes). La question se pose avec encore plus
d?acuité lorsqu?il n?y a pas d?organisme unique de gestion des prélèvements d?eau pour
l?irrigation.
À titre d?illustration, sur le bassin Layon-Aubance-Louets, pour un débit moyen quotidien
hors prélèvement égal un jour à 130 % du module, il a été considéré que le débit prélevé
serait égal à 30 % du module ; si le lendemain, le débit hors prélèvement passe par
exemple à 140 % du module, il a été considéré que le débit prélevé sera immédiatement
ajusté à hauteur de 40 % du module (ou à hauteur de 25 % du module si le débit hors
prélèvement passait le lendemain à 125 % du module). La réussite d?un tel scénario de
prélèvement nécessite une observation quotidienne du débit du cours d?eau et une gestion
collective des prélèvements extrêmement fine et réactive pour assurer que les
prélèvements n?amènent pas le débit en dessous du module. Son réalisme pose question.
? Peu de questionnement sur l?incidence qu?auront les prélèvements en nappe libre hors périodes
de basses eaux sur le débit des cours d?eau en période de basses eaux
Lorsque les prélèvements pouvant être effectués en eaux souterraines pour le remplissage de
retenues hors période de basses eaux sont examinés (cas des analyses HMUC sur le bassin du
Fouzon et sur le bassin du Clain), ils le sont au regard des termes de la disposition 7D-4. Ce faisant,
il est considéré que l?impact de ces prélèvements est assimilable à ceux de prélèvements
identiques (en débits et en volumes) qui seraient effectués dans le milieu superficiel. Cela simplifie
singulièrement le raisonnement mais ignore l?existence d?un effet lissé et différé des prélèvements
en nappe sur les cours d?eau (cf. figure 22 page 110). Or l?incidence des prélèvements en nappe
se manifeste encore après que les prélèvements ont pris fin. Elle dépend de la localisation précise
des prélèvements, du moment où ils ont lieu, des caractéristiques de l?aquifère et des relations
nappe-rivière.
Il est à noter que l?analyse HMUC pour le bassin du Clain a limité le volume pouvant être prélevé
dans les eaux souterraines hors période de basses eaux à la somme du volume actuellement
autorisé et du volume envisageable pour la substitution (sur la base de la moyenne des
prélèvements souterrains en période de basses eaux observés sur la période 2010-2018). Si le
volume calculé avec les règles de la disposition 7D-4 excède cette somme, le volume excédentaire
est attribué pour des prélèvements dans les eaux superficielles, « Ceci a pour objectif de limiter
l?impact des usages sur la recharge des nappes hors période de basses eaux, afin que ces
dernières contribuent le plus efficacement aux débits en période de basses eaux ». L?incidence
différée des prélèvements en nappe libre hors période de basses eaux est un donc un phénomène
identifié mais très faiblement pris en compte.
Étude de l?impact des prélèvements d?eau en cours d?eau hors étiage,
février 2024
INRAE et SEPIA ont une réalisé une expertise nationale visant à établir une méthodologie pour la
détermination des volumes prélevables en hautes eaux (annonce n° 21 des conclusions du
Varenne agricole de l?eau et de l?adaptation au changement climatique, février 2022).
Leur étude a été publiée en février 2024. Au départ, elle devait établir une méthodologie pour la
détermination des volumes prélevables en hautes eaux. L?étude finalement effectuée contribue à
quantifier les impacts écohydrologiques des prélèvements de hautes eaux sur les écosystèmes
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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aquatiques, (1) en identifiant des indicateurs écohydrologiques adaptés à l?étude de ces impacts,
et (2) en estimant comment ces indicateurs seraient affectés par des scénarios de prélèvements
directs, en rivière.
? Revue bibliographique des principales fonctionnalités écologiques du débit et des indicateurs
écohydrologiques
L?étude souligne que la variabilité naturelle saisonnière des débits constitue à la fois un moteur
évolutif, un support de biodiversité et un facteur important de résilience des hydrosystèmes. Les
hautes et moyennes eaux ne sont pas des eaux « excédentaires » que l?on pourrait détourner du
milieu sans précautions. L?étude de la bibliographie montre cependant la difficulté de définir des
indicateurs hydroécologiques généralisables, dotés de valeurs « seuils » a priori, au-delà
desquelles il n?y aurait aucun impact écologique et en-deçà desquelles les impacts seraient
irrémédiables. Dans un premier temps, elle a identifié des indicateurs écohydrologiques reflétant
la qualité de l?habitat des organismes ou le fonctionnement écologique et adaptés à l?étude de ces
impacts.
? Affectation d?indicateurs écohydrologiques par des prélèvements directs en rivière
Dans un second temps, l?étude a examiné comment les indicateurs retenus seraient affectés par
un scénario de prélèvements directs en rivière.
En l?absence de réglementation cadre ou de recommandations nationales concernant
l?encadrement des prélèvements d?eau hors basses eaux, les auteurs de l?étude ont testé sur plus
de 500 stations hydrométriques en France l?application des règles de la disposition 7D-4 du
SDAGE Loire-Bretagne 2022-2027.
L?étude teste seulement les termes par défaut de la disposition 7D-4 en matière de débit minimal
dans le cours d?eau et de débit maximal prélevé. Elle ne teste pas les adaptations possibles sous
conditions :
absence de test d?éventuels prélèvements au-delà de 0,2 x M sous certaines conditions ;
absence de test d?éventuels prélèvements dès que le débit est supérieur au débit moyen
interannuel de fréquence quinquennale sèche, sans attendre qu?il dépasse le module.
Par ailleurs, les auteurs ont considéré que les prélèvements étaient suspendus lorsque le débit est
supérieur à celui de la crue biennale (QJXA2), la forte turbidité de l?eau et le transport de macro-
objets (bois mort par exemple) rendant la qualité de l?eau peu intéressante, en plus de rendre le
prélèvement difficile, voire impossible.
? Conclusion de l?étude
Il apparaît que, sur une année « moyenne » d?un point de vue hydrologique, le volume
potentiellement disponible est assez faible au regard des écoulements annuels.
Toutefois, ce prélèvement théorique (sous réserve qu?il soit nécessaire) ne pourra être
mis en oeuvre à n?importe quel moment. En effet, le degré d?altération des indicateurs
hydrologiques définis varie en fonction des années. Cette étude montre notamment que
le nombre de jours potentiels de prélèvements peut être réduit lors des années
« sèches », et donc conduire à des volumes potentiellement disponibles beaucoup plus
faibles. Les effets attendus du changement climatique sur les débits des cours d?eau
concernés devront donc également être considérés, afin que les règles mises en place
soient durables. La durabilité du partage de cette ressource entre les usages et les
milieux naturels repose en grande partie sur une bonne connaissance des prélèvements
à l?échelle saisonnière, ce qui n?est pas le cas aujourd?hui au niveau national.
(extrait du résumé)
La mission relève que l?étude réalisée par INRAE et SEPIA n?est pas parvenue à livrer une méthode
générale d?estimation des « volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques, en
tenant compte du régime hydrologique et dans le respect du bon fonctionnement des milieux
aquatiques » (termes du III de l?article R213-14 du code de l?environnement).
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
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Pour la mission, l?application des règles de la disposition 7D-4 du SDAGE est, dans ce contexte,
un « garde-fou » intéressant, assorti de réserves :
la variabilité interannuelle de l?hydrologie est importante. Pour convertir les conditions de
prélèvements en volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques hors
périodes de basses eaux, il est préférable de considérer une période hors basses eaux
sèche et de déterminer des volumes pouvant être disponibles huit années sur dix, de façon
à limiter la fréquence de surestimation des volumes pouvant être disponibles ;
l?étude n?a pas testé l?éventualité de prélever jusqu?à 0,4 x M voire jusqu?à 0,6 x M dans les
bassins versants présentant un régime hivernal particulièrement contrasté ;
l?étude n?a pas testé l?éventualité de prélever dès que le débit est supérieur au débit moyen
interannuel de fréquence quinquennale sèche, sans attendre qu?il dépasse le module ;
l?étude a seulement considéré le cas de prélèvements en rivière. Elle n?a pas considéré le
cas de prélèvements dans les nappes libres (leur incidence sur le débit des cours d?eau
est étalée dans le temps et l?estimation des impacts nécessite une modélisation spécifique) ;
il est pertinent de retenir l?hypothèse d?une suspension des prélèvements en rivière lorsque
le débit dépasse un certain seuil (QJXA2 : crue biennale).
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Collecte et centralisation de l?information relative
aux volumes prélevés
Les prescriptions réglementaires
Les prélèvements d?eau soumis à autorisation ou à déclaration au titre de « la loi sur l?eau » (art.
L214-1 et suivants du code de l?environnement et art. R.214-1 et suivants du code de
l?environnement) font l?objet de règles et prescriptions techniques définis par arrêté (art. R.211-1 et
suivants du code de l?environnement).
Les prescriptions relatives aux conditions de suivi et surveillance des prélèvements sont définies
par les arrêtés du 11 septembre 2003 fixant les prescriptions générales applicables aux
prélèvements d?eau soumis à autorisation ou à déclaration. Les termes sont identiques pour les
prélèvements soumis à autorisation et pour ceux soumis à déclaration :
Article 10
Le bénéficiaire de l'autorisation (le déclarant) consigne sur un registre ou cahier, les
éléments du suivi de l'exploitation de l'ouvrage ou de l'installation de prélèvement ci-
après :
? pour les prélèvements par pompage visés à l'article 8-2, les volumes prélevés
mensuellement et annuellement et le relevé de l'index du compteur volumétrique à la fin
de chaque année civile ou de chaque campagne de prélèvement dans le cas de
prélèvement saisonnier ;
? pour les autres types de prélèvements visés à l'article 8-3, les valeurs des volumes
prélevés mensuellement et annuellement ou les estimations de ces volumes et, dans ce
cas, les valeurs correspondantes des grandeurs physiques suivies conformément à
l'article 8, et les périodes de fonctionnement de l'installation ou de l'ouvrage ;
? les incidents survenus au niveau de l'exploitation et, selon le cas, au niveau de la
mesure des volumes prélevés ou du suivi des grandeurs caractéristiques ;
? les entretiens, contrôles et remplacements des moyens de mesure et d'évaluation.
Le préfet peut, par arrêté, fixer des modalités ou des dates d'enregistrement
particulières ainsi qu'une augmentation de la fréquence d'enregistrement, pendant les
périodes sensibles pour l'état des ressources en eau et des milieux aquatiques.
Ce registre est tenu à la disposition des agents du contrôle ; les données qu'il contient
doivent être conservées 3 ans.
Article 11
Le bénéficiaire (le déclarant), le cas échéant par l?intermédiaire de son mandataire,
communique au préfet dans les deux mois suivant la fin de chaque année civile ou la
campagne de prélèvement pour les prélèvements saisonniers, un extrait ou une
synthèse du registre ou cahier visé à l?article 10, indiquant :
? les valeurs ou les estimations des volumes prélevés mensuellement et sur l?année
civile ou sur la campagne ;
? pour les prélèvements par pompage, le relevé de l?index du compteur volumétrique,
en fin d?année civile ou de campagne lorsqu?il s?agit de prélèvements saisonniers ;
? les incidents d?exploitation rencontrés ayant pu porter atteinte à la ressource en eau et
les mesures mises en oeuvre pour y remédier.
Le préfet peut, par arrêté, prévoir la communication d?éléments complémentaires et fixer
la ou les dates auxquelles tout ou partie des informations précitées lui seront transmises,
dans le cas de prélèvements saisonniers. Il désigne le ou les organismes destinataires
de tout ou partie de ces informations.
La nomenclature « loi sur l?eau » des prélèvements d?eau fait l?objet d?une adaptation dans les ZRE.
Les prélèvements y sont a minima soumis à déclaration quelle que soit la ressource (rubrique
1.3.1.0. de l?article R214-1 du code de l?environnement), hormis les prélèvements réputés
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048136763
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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domestiques26 . Dans les ZRE, la connaissance des prélèvements devrait donc être presque
exhaustive.
Les données relatives aux prélèvements utilisées pour une analyse HMUC
Pour le volet « Usages » des analyses HMUC, une bonne connaissance des prélèvements est
indispensable. À ce propos, le guide HMUC énonce ce qui suit :
La description de chaque usage doit être la plus exhaustive possible : nature
(prélèvement et/ou rejet), finalité, localisation, volumes annuels et mensuels, répartition
spatiale et temporelle des prélèvements, débits de prélèvement, débit minimum de
fonctionnement, ressource concernée, etc. Une attention particulière sera portée à
l?identification des ressources souterraines mobilisées et aux interactions entre celles-ci
et les écoulements superficiels.
Pour reconstituer des débits désinfluencés, il est nécessaire d?utiliser des volumes prélevés à un
pas de temps fin, a minima mensuel.
Il apparaît que les préfets ne sont pas en mesure de fournir les informations relatives aux
prélèvements mensuels effectués car ils ne collectent pas ces informations.
À défaut, les analyses HMUC mobilisent l?information disponible dans la Banque nationale des
prélèvements en eau (BNPE ; https://bnpe.eaufrance.fr/). Cette banque de données est alimentée
avec les informations fournies par les agences de l?eau à partir des déclarations annuelles que lui
font les redevables au titre d?un prélèvement d?eau. Les données disponibles dans la BNPE ne
remontent pas au-delà de l?année 2008. En ne faisant appel qu?à cette source d?information, la
réalisation des analyses HMUC se heurte à plusieurs lacunes dommageables.
Les lacunes dans la connaissance des prélèvements
? Une lacune concerne les prélèvements « non réglementés »
Ce sont les prélèvements qui ne sont soumis ni soumis à déclaration ni à autorisation. Les usages
domestiques en font partie.
Les forages, domestiques ou non, présentent des risques de pollution des nappes s?ils sont mal
réalisés et mal gérés. En application de la LEMA, depuis le 1er janvier 2009, tout dispositif de
prélèvement, puits ou forage, dont la réalisation est envisagée pour obtenir de l?eau destinée à un
usage domestique doit être déclaré au maire de la commune sur le territoire de laquelle cet ouvrage
est prévu (art. R2224-22 du code général des collectivités territoriales). Or cette déclaration n?est
pas toujours faite et surtout ne l?a pas toujours été dans le passé. De plus, les déclarations faites
sont très rarement capitalisées dans un système d?information et sont de fait peu exploitables. Ainsi,
le dispositif réglementaire encadrant les forages et son insuffisante application conduisent
aujourd?hui à ne pas connaître tous les ouvrages existants et à ne pas du tout connaître les
prélèvements correspondants. Les lacunes dans la connaissance des ouvrages et des
prélèvements peuvent parfois être considérables.
Le service en ligne DUPLOS (Déclaration Unifiée Pour Les Ouvrages Souterrains ;
https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/) ouvert le 1er février 2024 simplifie et unifie la
procédure administrative. Il permet de déclarer un projet de forage aux titres du Code minier
(art. L411-1) et/ou du Code général des collectivités territoriales (art. L2224-9), respectivement
pour des ouvrages souterrains de plus de 10 m de profondeur ou des forages domestiques. Un
document est automatiquement renseigné à l?issue du processus en ligne et directement envoyé
en mairie et aux services de l?État compétents.
26 « En tout état de cause, est assimilé à un usage domestique de l?eau tout prélèvement inférieur ou égal à
1 000 m³ d?eau par an, qu?il soit effectué par une personne physique ou une personne morale et qu?il le soit au
moyen d?une seule installation ou de plusieurs » (art. R214-5 du code de l?environnement).
PUBLIÉ
https://bnpe.eaufrance.fr/
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019119111?isSuggest=true
https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006835466
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Le « Plan eau » annoncé par le Président de la République le 30 mars 2023 comprend une mesure
destinée à renforcer l?encadrement des forages domestiques :
Ces mesures nationales, ouverture de DUPLOS et mesure n° 13 du « Plan eau », ont pour but
d?améliorer la connaissance des forages domestiques. Les travaux des analyses HMUC doivent
néanmoins être conduits avec les données accessibles avant que ces mesures nationales ne
produisent leur plein effet.
Il est à noter que le classement en ZRE est un levier d?action pour mieux connaître les
prélèvements dans les secteurs en tension quantitative, puisqu?il soumet à déclaration ou à
autorisation tous les prélèvements à partir du premier m³, hors prélèvements domestiques (titre Ier
de l?art. R214-1 du code de l?environnement).
La Cour des comptes a publié en juillet 2023 un rapport thématique consacré à la gestion
quantitative de l?eau en période de changement climatique. Les auteurs y constatent les
insuffisances de la BNPE pour connaître les prélèvements. Selon eux, les connaissances
insuffisantes sur la ressource et les prélèvements effectués entravent la recherche de consensus :
Les prélèvements d?eau opérés par l?ensemble de la population restent mal connus. La
banque nationale des prélèvements en eau comporte des incohérences. Le dispositif
de collecte des données fait l?objet de contestations récurrentes. Le bureau de
recherches géologiques et minières (BRGM) a d?ailleurs pris soin de mentionner, dans
la présentation de l?étude prospective « Explore 2070 » sur les effets du changement
climatique, l?insuffisance de connaissances et de données fiables. Dans cette situation,
il est très difficile pour les autorités publiques de rassembler toutes les parties prenantes
autour d?une stratégie commune de protection de la ressource. Les négociations sont
longues, leurs conclusions renvoyées à de nouvelles études. Les mesures de gestion
des crises successives tiennent lieu de stratégie.
(?) Les pouvoirs publics doivent améliorer la qualité du système d?information sur l?eau
et de son accessibilité au public. En effet, il sera difficile d?accorder les parties prenantes
sur des stratégies de long terme de réduction des prélèvements sans un diagnostic
partagé sur la situation initiale qu?il faut corriger.
Recommandation (ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires,
ministère de l?agriculture et de la souveraineté alimentaire, ministère de l?intérieur et des
outre-mer, agences de l?eau) : Améliorer la connaissance de l?état de la ressource en se
donnant les moyens d?assurer l?exhaustivité et la fiabilité des informations transmises à
la banque nationale des prélèvements en eau.
? Une lacune concerne la connaissance des volumes prélevés pour une partie des prélèvements
« réglementés »
Les responsables de prélèvement soumis à autorisation ou à déclaration ont pour obligation de
transmettre chaque année au préfet les volumes prélevés mensuellement et sur l?année civile ou
sur la campagne, le cas échéant par l?intermédiaire de leur mandataire (cf. arrêtés du 11 septembre
2003).
Cette transmission d?informations aux préfets est en réalité exceptionnelle. La seule collecte des
volumes d?eau prélevés en tout sur l?année civile bien organisée est celle faite par les agences de
l?eau qui alimentent chaque année la BNPE.
Dans ces conditions, ce sont les données disponibles dans la BNPE qui sont mobilisées pour les
analyses HMUC.
Or une partie des prélèvements réglementés ne fait pas l?objet de déclaration annuelle à l?agence
de l?eau. D?une part, les redevances inférieures à 100 euros ne sont pas mises en recouvrement
(article L213-11-10 du code de l?environnement). D?autre part, l?agence de l?eau fixe les montants
de volume prélevé au-dessous desquels la redevance n?est pas due. Ces montants ne peuvent
être supérieurs à 10 000 m³ par an pour les prélèvements hors des ZRE et à 7 000 m³ par an pour
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048136763
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les prélèvements dans des ZRE (IV de l?article L213-10-9 du code de l?environnement). Ces
dispositions législatives ont conduit à ce que les agences de l?eau ne collectent pratiquement pas
d?informations pour les prélèvements inférieurs à 7 000 m³ par an et les prélèvements pour
lesquelles la redevance calculée est inférieure à 100 euros.
Certains usages sont en outre exonérés de la redevance pour prélèvement (II de l?article L213-10-
9 du code de l?environnement) : exhaures de mines dont l?activité a cessé, maintien à sec de
bâtiments ou d?ouvrages, aquaculture, géothermie, lutte antigel des cultures pérennes, etc. Ces
informations ne sont en principe pas renseignées dans la BNPE, même si l?on y retrouve parfois
des prélèvements correspondant à des usages exonérés.
Au final, les prélèvements annuels non déclarés à l?agence de l?eau et par voie de conséquence
absents de la BNPE peuvent constituer une part non négligeable des prélèvements réglementés.
À titre d?illustration, la moitié des 20 000 irrigants du bassin Adour-Garonne ne font pas de
déclaration (Cour des comptes, 2023). Un bureau d?études interrogé pour un retour d?expérience
sur les études de volumes prélevables réalisées dans le bassin Rhône-Méditerranée en Occitanie
rapporte que « En gros les prélèvements pour l?eau potable sont bien connus, le plus gros écueil
c?est les autres. Les prélèvements agricoles sont très mal connus même encore aujourd?hui. Et
puis il y a énormément d?exploitants agricoles, partout, qui ont des forages ou des prises d?eau
privés non recensés, illégitimes, illégales. [?] Donc tout ce qui est prélèvement privé, et agricole
en particulier, c?est très mal connu et à l?étiage ça pèse énormément. ».
La méconnaissance des volumes prélevés par une partie des prélèvements réglementés constitue
un sérieux handicap pour les analyses HMUC, toute sous-estimation (surestimation) de ces
volumes prélevés entraînant une sous-estimation (surestimation) équivalente au niveau des
volumes prélevables (cf. « La reconstitution de débits ?désinfluencés? » en annexe 11).
? Une lacune concerne le pas de temps de la connaissance des prélèvements
Pour analyser avec une précision satisfaisante l?incidence des prélèvements, il est nécessaire de
disposer de volumes prélevés à un pas de temps fin, a minima mensuel (cf. 3.1.1).
Les données concernant les volumes d?eau prélevés sont enregistrées par les exploitants à un pas
de temps mensuel. Mais la transmission de ces informations aux préfets est exceptionnelle. Il est
encore plus rare que des préfets fassent usage de la possibilité de fixer par arrêté une
augmentation de la fréquence d?enregistrement ainsi que des dates auxquelles des informations
leur sont transmises dans le cas de prélèvements saisonniers. Le préfet de la Martinique l?a fait
dans son arrêté du 16 mai 2024 pourtant la Martinique en crise sécheresse.
La collecte des volumes d?eau prélevés mensuellement est exceptionnelle, quel que soit l?usage.
Par ailleurs, concernant l?usage agricole, l?enregistrement de la nature et de la superficie des
cultures irriguées n?est pas obligatoire. Le partage de telles données est pourtant de nature à
objectiver la description des usages et de leur évolution.
Localement, des initiatives ont pu être prises pour collecter en cours d?année des volumes d?eau
prélevés, telles que l?équipement de compteurs avec un système de télétransmission et la
télétransmission quotidienne des index à l?OUGC, ou la mise en place d?un observatoire recueillant
auprès des exploitants agricoles l?assolement de leurs parcelles, l?indication pour chaque parcelle
d?apport ou non d?eau d?irrigation et, en cas d?irrigation, la quantité d?eau apportée et l?origine de
l?eau (forage, prélèvement en rivière, retenue de substitution?).
Pour pallier la méconnaissance des prélèvements d?eau à une échelle infra-annuelle et conduire
une analyse HMUC, des hypothèses doivent être formulées à dire d?expert et discutées pour établir
douze prélèvements mensuels à partir des prélèvements annuels.
La généralisation de la remontée d?informations sur les prélèvements mensuels d?eau et leur
bancarisation objectiveraient la description des usages et amélioreraient la prise en compte de leur
incidence dans une analyse HMUC (cf. Recommandation 2 page 28).
À terme, l?amélioration de la connaissance des superficies irriguées et de la nature des cultures
irriguées pourra notamment provenir de l?utilisation d?images satellitaires (système de suivi des
surfaces agricoles en temps réel ? dit « 3STR » ? pour les déclarations de surfaces faites par les
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https://www.martinique.gouv.fr/contenu/telechargement/22044/173368/file/RAA-02-2024-187.pdf
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agriculteurs au titre de la politique agricole commune, projet France 2030 de suivi des surfaces
irriguées).
Le « Plan eau » annoncé par le Président de la République le 30 mars 2023 comprend une mesure
relative au déploiement de compteurs avec télétransmission :
Pour prendre pleinement effet, cette mesure devra être accompagnée par :
une bancarisation des données dont les modalités permettront d?obtenir enfin une
connaissance fine de la répartition dans le temps des prélèvements.
Il conviendra de désigner le ou les organismes destinataires de tout ou partie de ces
informations ;
le maintien des prescriptions techniques des arrêtés du 11 septembre 2003, tant pour les
prélèvements soumis à autorisation que pour ceux soumis à déclaration.
L?inscription dans la partie législative du code de l?environnement de l?obligation pour les
redevables des agences de l?eau de transmettre annuellement le volume prélevé annuel
ne doit pas interférer avec la réglementation des IOTA et l?obligation actuelle de transmettre
les volumes prélevés mensuels au préfet.
PUBLIÉ
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Figure 26. Volumes moyens mensuels prélevés pour chaque
usage sur la période de 2000 à 2018
Résolution temporelle des volumes prélevables
En illustrant avec l?exemple du bassin du Renon, inclus dans le bassin du Fouzon, la présente
annexe rapporte les étapes qui ont conduit (1) à la détermination de volumes prélevables et (2) à
l?identification des risques liés au pas de temps auquel les volumes prélevables sont définis (leur
« résolution temporelle »).
Diagnostic Hydrologie, Milieu et Usages
Le Renon est le deuxième plus grand affluent du Fouzon avec une longueur de 32 km et une
superficie de 302 km².
Le volet « U » a estimé pour les différents usages de 2000 à 2018 les volumes mensuels des
prélèvements d?eau et des restitutions d?eau (cf. figure 25 pour le cumul annuel des prélèvements
par usage et par ressource en eau).
Les prélèvements ont été ventilés entre eaux superficielles et eaux souterraines, avec
respectivement 56 % et 44 % des prélèvements annuels sur la période de 2000 à 2018 (cf. figure
25).
Figure 25. Volumes annuels prélevés pour chaque usage sur la période de 2000 à 2018, avec
distinction de la ressource en eau mobilisée (ESU : eaux superficielles ; ESO : eaux souterraines)
398 plans d?eau sont recensés
sur le bassin du Renon, pour
une superficie cumulée de
157 ha, soit 0,6 % du territoire.
83 % de ces plans d?eau sont
identifiés comme connectés aux
cours d?eau et il a été convenu
de retenir que tout abaissement
de leur niveau est quasi
immédiatement compensé par
un prélèvement dans le cours
d?eau. La surévaporation des
plans d?eau connectés est un
important poste de prélève-
ment, tout particulièrement
durant la période de basses
eaux (cf. figure 26).
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Les volets « H » et « U » ont permis de déterminer les débits mensuels quinquennaux secs en
régime influencé et en régime désinfluencé, tels que rapportés dans le tableau 16 pour le Renon.
Dans le bassin du Fouzon, il existe une seule station hydrométrique fournissant une longue série
de débits. Elle est située sur le Fouzon, à l?aval du bassin. Dans le cadre du contrat territorial de
bassin du Fouzon, six stations de mesure ont été installées en novembre 2017, dont une sur le
Renon. Leurs chroniques sont trop courtes pour faire l?objet d?une analyse statistique. Elles ont été
valorisées sur l?intervalle décembre 2017-décembre 2018 dans le cadre de la validation des
modèles hydrologiques construits pour reconstituer l?hydrologie désinfluencée.
Tableau 16. Renon - Débits mensuels quinquennaux secs en régimes influencé et désinfluencé
(Sources : SUEZ Consulting 2020)
Jan. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
QMN5
influencé
(L/s)
1912
[1621 ;
2203]
1496
[1291 ;
1701]
727
[35 ;
1418]
436
[2 ;
869]
439
[204 ;
674]
247
[135 ;
360]
204
[165 ;
243]
179
[176 ;
182]
181
[167 ;
194]
234
[214 ;
253]
440
[398 ;
482]
951
[767 ;
1135]
QMN5
désinfluencé
(L/s)
1916
[1621 ;
2210]
1499
[1289 ;
1709]
731
[26 ;
1437]
455
[-15 ;
924]
489
[189 ;
788]
301
[128 ;
473]
260
[184 ;
335]
224
[201 ;
247]
206
[183 ;
230]
245
[218 ;
271]
443
[397 ;
489]
953
[766 ;
1141]
Le volet « M » a été renseigné pour un tronçon du Renon (voir photos en figure 27). Le tronçon
étudié présente une alternance de faciès lentiques plats et profonds, sur un substrat composé
principalement d?éléments très fins (limons, argiles, vase). Au niveau de ce tronçon, le Renon est
composé de deux bras qui ont tous deux été pris en compte dans l?analyse. Les berges sont
verticales et moyennement hautes, témoignant d?un recalibrage du cours d?eau.
Figure 27. Vues de la station du Renon à Val-Fouzon [la Perrière]
L?étude a fait les observations suivantes pour l?ensemble des espèces et guildes :
une zone de gain rapide entre 40 et 150 L/s avec un gain varié, jusqu?à 30 % de surface
pondérée utile (SPU) pour la loche franche autour de 300 m² de potentiel d?accueil ;
une zone de gain modéré jusqu?à un débit de 400 L/s ;
une zone de plateau ou de décroissance au-delà de ce débit.
Compte tenu de l?analyse des courbes d?habitat, du contexte environnemental et des observations
faites sur le terrain, l?étude a proposé pour le Renon la plage de débits biologiques suivante :
150 L/s pour la borne basse ;
300 L/s pour la borne haute.
Pour les sept mois de la période de basses eaux, le croisement des volets « H », « M » et « U »
peut être résumé par la figure 28.
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Figure 28. Renon. Croisement des résultats des volets « H », « M » et « U » (graphique établi par la
mission)
Fixation des objectifs mensuels de débit, détermination des volumes
potentiellement disponibles et des volumes prélevables
Partant de ces éléments de diagnostic livrés par l?analyse HMUC proprement dite, les travaux ont
déterminé pour chaque mois de la période de basses eaux un objectif de débit moyen mensuel.
Les valeurs mensuelles de volumes potentiellement mobilisables puis de volumes prélevables en
découlent. La fixation des objectifs mensuels de débit a été conduite de manière itérative, en
examinant l?incidence sur les usages, sans réaliser une analyse multicritère qui aurait examiné
dans le même temps des critères socio-économiques et des critères environnementaux.
Il est à noter que les objectifs de débit moyen mensuel retenus pour les mois d?avril et de mai
(420 L/s) sont supérieurs à la borne haute de la plage de débit biologique (300 L/s). Ce choix a été
fait pour ne pas risquer de générer de situation problématique pour la reproduction du brochet. Un
choix similaire a été fait pour l?analyse HMUC sur le bassin de la Sèvre nantaise, justifié par l?intérêt
biologique de la connexion printanière des annexes hydrauliques des cours d?eau. Pour le bassin
du Renon, ce choix est non contraignant pour le maintien des usages moyens 2000-2018 en avril
et mai.
Les écarts examinés mois par mois entre les QMN5 désinfluencés, les QMN5 influencés et les
objectifs de débit moyen mensuel déterminent, avant prise en compte du changement climatique,
le devenir possible des usages :
QMN5 influencé > objectif de débit moyen mensuel ?
Possibilité d?augmenter les usages au cours
du mois au-delà du niveau moyen 2000-2018
QMN5 influencé < objectif de débit moyen mensuel
et
objectif de débit moyen mensuel < QMN5 désinfluencé
?
Possibilité de maintenir des usages au cours
du mois à un niveau en-deçà du niveau moyen
2000-2018
La figure 29 représente les résultats obtenus pour le bassin du Renon27.
27 La version actuelle du guide mérite d?être enrichie (texte, figure de ce type?) afin de souligner la variabilité
intermensuelle des objectifs retenus en termes de débit moyen mensuel en basses eaux, de détailler la
détermination de ces objectifs mensuels et d?illustrer leurs retombées sur les volumes potentiellement mobilisables
et les volumes prélevables. Cela permettrait notamment de mieux visualiser les risques liés à une fongibilité entre
des volumes mensuels. La révision du guide doit conduire à ne plus utiliser le terme DOE pour désigner les objectifs
mensuels de débit moyen.
avril mai juin juillet août septembre octobre
0 L/s
50 L/s
100 L/s
150 L/s
200 L/s
250 L/s
300 L/s
350 L/s
400 L/s
450 L/s
500 L/s
Renon. QMN5 désinfluencé, QMN5 influencé et plage de débits biologiques
QMN5 désinfluencé QMN5 influencé
Borne basse
Borne haute
Plage de débits biologiques
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Figure 29. Renon. Objectifs de débits moyens mensuels et devenir des usages (graphique établi par la
mission)
Cette figure représente la faisabilité du maintien des prélèvements à la hauteur de la moyenne
observée sur 2000-2018. Or, les prélèvements ont baissé au cours de la période 2000-2018. Pour
évaluer l?incidence sur les usages des volumes potentiellement mobilisables, l?étude réalisée a
choisi de considérer les usages moyens sur la période 2010-2018 (les prélèvements totaux sont
globalement stables sur cette période et sont égaux en moyenne à 866 milliers de m³ contre 1 056
milliers de m³ sur la période 2000-2009). Le niveau de contrainte pour respecter aujourd?hui les
volumes prélevables est donc moins élevé que ce qui est représenté sur la figure 29.
Les résultats de l?analyse HMUC ont ainsi orienté les décisions qui ont défini des valeurs
mensuelles de volumes potentiellement mobilisables et de volumes prélevables. Le tableau 17
rapporte les volumes potentiellement mobilisables obtenus pour le bassin du Renon.
Tableau 17. Récapitulatif des volumes potentiellement mobilisables déterminés pour l?unité de gestion
Renon
Volumes potentiellement
mobilisables (milliers de m³)
Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct.
Renon 91 185 130 145 91 28 14
Répartition dans le temps des volumes prélevables au cours de la période
de basses eaux
À ce stade de la démarche HMUC, la question de la « résolution temporelle » des volumes
prélevables doit être abordée : à quelle échelle de temps définit-on les volumes prélevables ?
Choisit-on de conserver sept valeurs mensuelles ou d?en réduire le nombre ?
Le bassin du Fouzon est pour partie classé en ZRE pour les eaux souterraines. Le SDAGE 2022-
2027 en son orientation fondamentale 7C « Gérer les prélèvements de manière collective dans les
ZRE et dans le bassin de l?Authion » fournit des indications quant à la répartition dans le temps
des volumes prélevables :
Sur la base d?une analyse HMUC, cette gestion concertée [de la ressource] permettra
de préciser les volumes prélevables pour chacun des usages et usagers, en fonction de
la ressource disponible pour l?année considérée ; pour les aquifères, le volume
prélevable est fonction des objectifs de débit et de bon état des cours d?eau en
connexion avec le système. Ces volumes seront répartis dans le temps (semaine,
décade ou mois) au moins en période de basses eaux.
avril mai juin juillet août septembre octobre
0 L/s
50 L/s
100 L/s
150 L/s
200 L/s
250 L/s
300 L/s
350 L/s
400 L/s
450 L/s
500 L/s
Renon. Objectifs de débits moyens mensuels et devenir des usages
QMN5 désinfluencé QMN5 influencé Objectif de débit moyen mensuel
Augmentation possible des usages (2000-2018)
Réduction des usages (2000-2018) à obtenir
Usages (2000-2018) pouvant être maintenus
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Le guide HMUC (V1.1) souligne les risques à gérer lorsqu?il s?agit de définir l?échelle de temps à
laquelle les volumes prélevables seront définis : « lorsque l?on lisse les volumes potentiellement
mobilisables sur plusieurs mois, on prend collectivement le risque de manquer l?objectif de
satisfaction des besoins et des usages au coeur des mois d?étiage ».
Les documents produits pour le bassin du Fouzon rapportent ce qui suit :
La résolution temporelle de la gestion structurelle peut prendre différentes formes, allant
d?une gestion mensualisée (la plus fine possible d?après les résultats de l?étude
disponibles à ce stade) jusqu?à une gestion globalisée sur l?ensemble de la période de
basses eaux.
D?après les résultats des phases précédentes, une gestion mensualisée s?argumente
aisément, d?un point de vue technique, au vu des importantes fluctuations des situations
rencontrées au cours de la période de basses eaux. On observe que pour assurer le
bon fonctionnement des milieux, les volumes prélevables à respecter ne sont pas du
tout les mêmes entre le mois de mai et d?août, par exemple.
(?) Pour autant, une gestion mensualisée, comme pour la résolution spatiale, présente
différents obstacles, notamment d?un point de vue de son réalisme opérationnel.
Dans le bassin du Fouzon, un compromis a été recherché pour définir la finesse de la gestion des
prélèvements en tenant compte des contraintes opérationnelles de mise en oeuvre. Une question
à choix multiple a été soumise aux membres du comité technique (COTECH) pour connaître leur
position sur quatre scénarios de résolution temporelle des volumes prélevables :
? Gestion mensuelle sur l?ensemble de la période des basses eaux ;
? Gestion en deux saisons : Avril-Mai et Juin-Octobre ;
? Gestion en deux saisons : Avril-Juin et Juillet-Octobre ;
? Gestion globale sur l?ensemble de la période des basses eaux.
Les préférences exprimées sont rapportées dans la figure 30.
Figure 30. Résultat de la consultation du comité technique sur la question de la résolution temporelle
des volumes prélevables
Conseil
Départemental
36
Chambre
d?agriculture
36
Assoc. Prof.
Irrigants 36
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La CLE réunie le 30 mars 2023 a validé la scission de la période de basses eaux en deux saisons
distinctes, avril-juin et juillet-octobre :
Dans le cadre d?une gestion simplifiée en deux saisons, il a été jugé préférable d?affecter
le mois de juin au printemps et non à l?été. En effet, les volumes prélevables en juin sont
parfois largement supérieurs aux prélèvements. L?affectation du mois de juin à la saison
d?été augmenterait le risque d?autoriser des prélèvements en été qui en réalité sont
incompatibles avec le bon fonctionnement des milieux aquatiques. Cela porterait non
seulement préjudice aux milieux mais également aux usages par une activation
fréquente des mesures de gestion de crise.
En s?appuyant sur l?exemple du Renon, la mission relève les points suivants :
il est opportun de fixer au sein de la période de basses eaux des objectifs de débit moyen
mensuel variables selon les mois ;
il est possible de définir des volumes prélevables mensuels ;
une gestion mensuelle s?argumente aisément, d?un point de vue technique, au vu de
l?importante variabilité entre mois de l?écart entre les usages actuels et les volumes
potentiellement mobilisables ;
une gestion mensuelle des volumes prélevables est plus exigeante en moyens que la
gestion actuelle ;
la fusion de plusieurs enveloppes mensuelles en une seule enveloppe permet une gestion
simplifiée, est moins contraignante pour les usages mais est plus risquée pour les milieux ;
il est possible de fournir aux décideurs de la démarche HMUC des éléments permettant
d?éclairer leur choix en termes de « résolution temporelle » des volumes prélevables ;
la définition de deux « saisons » au sein de la période de basses eaux est un minimum ; il
convient alors que la première « saison » couvre les mois d?avril à juin et la seconde ceux
de juillet à octobre ;
le suivi des prélèvements mensuels réalisés au sein de chaque « saison » pourra amener
si nécessaire à revenir sur les choix opérés en termes de « résolution temporelle » des
volumes prélevables. Par exemple, dans le cas du Renon, les augmentations possibles de
prélèvements en avril et en mai auront-elles été mobilisées pour augmenter les
prélèvements en juin plutôt qu?en avril-mai ? Les situations d?alerte et de crise seront-elles
devenues plus fréquentes en juin ?
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Durée de validité des autorisations de
prélèvement
La durée de validité des autorisations de prélèvement d?eau fait l?objet d?un traitement particulier
dans le code de l?environnement et dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne, en particulier pour
les autorisations uniques de prélèvement (AUP) délivrées à des organismes uniques de gestion
collective des prélèvements d?eau pour l?irrigation (OUGC), avec les dispositions suivantes
classées par ordre chronologique :
Selon les termes du 1° du I de l?art. R214-31-2 du code de l?environnement introduits par
le décret n° 2007-1381 du 24 septembre 2007, « L?arrêté préfectoral portant autorisation
unique de prélèvement fixe la durée de l?autorisation, qui ne peut excéder quinze ans ».
Selon les termes de la disposition 7A-6 du SDAGE 2016-2021, « Du fait des évolutions
prévisibles liées au changement climatique et devant les incertitudes sur ces prévisions, il
est fortement recommandé que toute nouvelle autorisation de prélèvements d?eau soit
révisée tous les dix ans. Dans le cas de prélèvements limités à la période hors période de
basses eaux, pour le remplissage de retenues à construire, et dans le cas des AUP
accordées à des OUGC, cette durée pourra être portée à quinze ans ». Ces termes ont été
repris à l?identique dans le SDAGE 2022-2027.
Selon les termes du 2° du II de l?art. R213-14 du code de l?environnement introduits par le
décret n° 2021-795 du 23 juin 2021, « le préfet coordonnateur de bassin veille à la mise à
jour des études d?évaluation des volumes prélevables en examinant au moins une fois tous
les six ans s?il y a lieu d?actualiser les études déjà réalisées, notamment au regard du bilan
des situations d?étiage et de gestion de crise, des effets tangibles du changement
climatique ».
Selon les termes du IV de l?art. R214-31-2 du code de l?environnement introduits par le
décret n° 2021-795 du 23 juin 2021, « L?autorisation unique de prélèvement prévoit des
échéances intermédiaires de réexamen de manière à ajuster, le cas échéant, le volume
global maximal autorisé ou sa répartition entre les périodes. Les ajustements peuvent être
motivés notamment, par l?acquisition de nouvelles données ou le constat d?une situation
réelle qui le justifie, ou l?avancement du programme concerté de retour à l?équilibre
approuvé dans le bassin versant concerné ».
Ainsi, une prudence croissante s?exprime depuis 2007 quant à la durée de validité des volumes
figurant dans les autorisations de prélèvement, notamment dans les AUP.
L?instruction du 14 décembre 2023 relative à la gestion quantitative de la ressource en eau rappelle
que la notion de réexamen de certaines dispositions d?une autorisation est prévue par le code de
l?environnement. Il s?agit de vérifier que les prescriptions fixées sont toujours suffisantes et
adaptées à la situation de fait et de droit. Cette vérification s?appuie notamment sur des bilans ou
des nouvelles connaissances. En cas de nécessité d?adaptation des prescriptions soumises à un
réexamen, la procédure applicable est celle de l?arrêté de prescriptions complémentaires prévue à
l?art. R181-45 du code de l?environnement. Le IV de l?art. R214-31-2 du code de l?environnement
prescrit l?obligation de fixer des échéances intermédiaires de réexamen de l?AUP. Le réexamen
n?occasionne pas nécessairement une révision de l?AUP. Il peut ne pas viser l?ensemble des
dispositions de l?AUP mais se concentrer sur certaines prescriptions. Le nombre d?échéances
intermédiaires de réexamen est adapté à la durée totale de l?AUP.
Pour le cas particulier des prélèvements destinés à l?irrigation, susceptibles de représenter un
grand nombre d?usagers, deux situations peuvent se présenter, en fonction de l?existence ou pas
d?un OUGC :
? Situation 1 : prélèvements d?eau pour l?irrigation effectués dans le périmètre d?un OUGC et
autorisés dans le cadre d?une AUP.
L?AUP devra assurer le respect du volume prélevable pour l?usage agricole à une échéance
compatible avec les objectifs environnementaux du SDAGE.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698572
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698572
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048873546
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698572
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dans le bassin Loire-Bretagne
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À ce jour, la quasi-totalité des AUP ont été délivrées pour une période de 15 ans (cf. tableau 18) et
ont une validité qui va bien au-delà du 31/12/2027, échéance du SDAGE pour retrouver un équilibre
quantitatif.
Les termes de ces AUP définissant les volumes prélevables et leur répartition entre périodes
devront donc être revus pour être mis en conformité avec les décisions du préfet coordonnateur
de bassin qui auront fixé des volumes prélevables et les auront répartis entre usages.
Tableau 18. Termes de validité des autorisations uniques de prélèvement délivrées sur le bassin Loire-
Bretagne
AUP Date d?expiration de l?AUP
AUP OUGC Clain 31/12/2025
AUP n° 2 Marais Poitevin 31/03/2026
AUP des bassins du Thouet, Thouaret et Argenton 31/03/2026
AUP OUGC Dive du Nord 31/12/2027
AUP Vienne aval 31/12/2029
AUP Allier 15/12/2030
AUP Beauce blésoise 12/06/2032
AUP Beauce centrale de Loir-et-Cher 12/06/2032
AUP Beauce centrale du Loiret 14/06/2032
AUP Beauce centrale d?Eure-et-Loir 27/06/2032
AUP Théols 01/09/2032
AUP Cénomanien Cher 03/08/2033
AUP Yèvre-Auron 03/08/2033
AUP Authion 15/04/2036
AUP Cher Arnon 02/09/2037
? Situation 2 : prélèvements d?eau pour l?irrigation effectués en dehors d?un périmètre de gestion
collective assurée par un OUGC.
La mise en conformité des autorisations de prélèvements nécessitera de répartir le « volume
prélevable » alloué à l?irrigation, via des autorisations de prélèvements accordées individuellement
ou via des arrêtés d?autorisation temporaire correspondant à une activité saisonnière commune à
différents membres d?une même profession (art. R214-24 du code de l?environnement).
En l?absence d?OUGC et d?AUP, la mission considère que le respect du volume global du « volume
prélevable » alloué à l?irrigation dans le cadre des autorisations de prélèvement ne sera pas aisé
à assurer. Elle considère que la mise en place d?un OUGC est la solution adaptée pour assurer le
respect des volumes prélevables alloués à l?irrigation et répartir ces volumes entre les irrigants.
Seule l?intervention d?un OUGC dans le cadre d?une AUP permet de modifier d?une année à l?autre
le volume alloué à un irrigant et, le cas échéant, en cours d?année (VIII de l?art R*214-31-3 du code
de l?environnement). Cette gestion collective permet aussi de gérer l?arrivée de nouveaux irrigants.
À ce jour, le code de l?environnement laisse l?initiative de la création d?un OUGC aux personnes
morales qui peuvent jouer ce rôle. L?autorité administrative peut constituer d?office un OUGC, mais
seulement dans les zones de répartition des eaux (6° du II de l?art. L211-3 du code de
l?environnement).
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033940924
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698563
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046783884
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Références bibliographiques
Rapports
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(http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-64615-FR.pdf)
CATTANÉO Franck, JUDES Clarisse, BRANGER Flora, SAUQUET Éric, POUCHOULIN Sébastien,
et al. Étude de l?impact des prélèvements d?eau en cours d?eau hors étiage. OFB, Hepia, INRAE,
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Cour des comptes, Rapport public thématique. La gestion quantitative de l?eau en période de
changement climatique. Exercices 2016-2022, juillet 2023, 156 p.
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TERRAY Valentine, Les études Hydrologie Milieux Usages Climat : outils de concertation locale au
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(https://documentation.insp.gouv.fr/digitalCollection/DigitalCollectionAttachmentDownloadHandler
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Articles
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de l?environnement sur les débits réservés à maintenir en cours d?eau
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=33531)
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pp. 1?27 (https://doi.org/10.1051/hydro/2016004)
Guides
ROLAN-MEYNARD Marlène et al. Guide pour l?élaboration de suivis d?opérations de restauration
hydromorphologique en cours d?eau, mai 2019, 190 p.
(https://professionnels.ofb.fr/fr/doc-guides-protocoles/guide-lelaboration-suivis-doperations-
restauration-hydromorphologique-en)
Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Guide d?élaboration et de
mise en oeuvre des Projets de territoire pour la gestion de l?eau (PTGE) à destination des porteurs
de projets et des acteurs de la démarche, juillet 2023, 92 p.
(https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/Guide%20projet%20de%20territoire%20gestion%
20de%20l%27eau_light.pdf)
Documents propres au bassin Loire-Bretagne
Secrétariat technique du bassin Loire-Bretagne, Fiches d?aide à la lecture du SDAGE Loire-
Bretagne. Gestion quantitative de la ressource en eau, fiches n° 6.1 à 6.3, juin 2017, 29 p.
(https://www.centre-val-de-loire.developpement-
durable.gouv.fr/IMG/pdf/sdage_fiches6.1_a_6.3_gestion_quantitative.pdf)
Comité de bassin Loire-Bretagne, État des lieux du bassin Loire-Bretagne établi en application de
la directive cadre sur l?eau (caractéristiques du bassin, incidences des activités humaines sur l?état
des eaux, analyse économique de l?utilisation de l?eau dans le bassin), document adopté le
12 décembre 2019, 390 p. (http://bit.ly/EtatDesLieux-LB)
PUBLIÉ
http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-64615-FR.pdf
https://hal.inrae.fr/hal-04455950
https://www.ccomptes.fr/system/files/2023-07/20230717-gestion-quantitative-de-l-eau.pdf
https://documentation.insp.gouv.fr/digitalCollection/DigitalCollectionAttachmentDownloadHandler.ashx?parentDocumentId=430006&documentId=430008
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https://doi.org/10.1051/hydro/2016004
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http://bit.ly/EtatDesLieux-LB
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Comité de bassin Loire-Bretagne, Schéma directeur d?aménagement et de gestion des eaux
(SDAGE) 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne, adopté le 3 mars 2022, Tome 1 : orientations
fondamentales, 222 p.
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/home/le-sdage-2022-2027/les-documents-du-sdage-
2022---2027.html
(https://www.calameo.com/agence-de-leau-loire-bretagne/read/00397878506f2906ec0e4)
Arrêté du 18 mars 2022 portant approbation du schéma directeur d?aménagement et de gestion
des eaux (SDAGE) 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne et arrêtant le programme pluriannuel de
mesures correspondant (https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045463890)
Agence de l?eau Loire-Bretagne, Appel à manifestation d?intérêt pour la réalisation d?analyse
hydrologie, milieux, usages et climat (HMUC), avril 2022
(https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/home/aides/appels-a-projets/analyse-hmuc-1.html)
Agence de l?eau Loire-Bretagne, Règlement de l?appel à manifestation d?intérêt pour la réalisation
d?analyse hydrologie, milieux, usages et climat (HMUC), mars 2022, 11 p.
(https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/files/live/sites/aides-redevances/files/Aides-
11/AAP/REGL_AMI_HMUC_2022.pdf)
Comité de bassin Loire-Bretagne, Délibération n° 2023-18 du 13 décembre 2023 relative à la
trajectoire de sobriété du bassin Loire-Bretagne
(https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Agence/Délibérations/CB du 13-12-
2023 - Délib)
Agence de l?eau Loire-Bretagne, 11ème programme d?intervention révisé, Période 2022-2024, mis
à jour en décembre 2023, 227 p.
(https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/11e
programme d?interven.1633533652389)
Comité de bassin Loire-Bretagne, Plan d?adaptation au changement climatique (PACC) pour le
bassin Loire-Bretagne, mise à jour en décembre 2023
(https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-
documents/Plan_d'adaptation_Change)
Instructions et autres documents ministériels
Circulaire du 5 juillet 2011 relative à l?application de l?article L214-18 du code de l?environnement
sur les débits réservés à maintenir en cours d?eau
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=33531)
Instruction du Gouvernement du 7 mai 2019 relative au projet de territoire pour la gestion de l?eau.
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=44640)
Instruction du 17 janvier 2023 portant additif à l?instruction du Gouvernement du 7 mai 2019 relative
au projet de territoire pour la gestion de l?eau.
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45398)
Instruction du 16 mai 2023 relative à la gestion de la sécheresse et son annexe « Guide circulaire
de mise en oeuvre des mesures de restriction des usages de l?eau en période de sécheresse »,
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45444)
Instruction du 14 décembre 2023 relative à la mise en oeuvre du décret n° 2021-795 du 23 juin
2021 et du décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022 relatifs à la gestion quantitative de la ressource
en eau. (https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45498)
PUBLIÉ
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/home/le-sdage-2022-2027/les-documents-du-sdage-2022---2027.html
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/home/le-sdage-2022-2027/les-documents-du-sdage-2022---2027.html
https://www.calameo.com/agence-de-leau-loire-bretagne/read/00397878506f2906ec0e4
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045463890
https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/home/aides/appels-a-projets/analyse-hmuc-1.html
https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/files/live/sites/aides-redevances/files/Aides-11/AAP/REGL_AMI_HMUC_2022.pdf
https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/files/live/sites/aides-redevances/files/Aides-11/AAP/REGL_AMI_HMUC_2022.pdf
https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Agence/D%c3%a9lib%c3%a9rations/CB%20du%2013-12-2023%20-%20D%c3%a9lib#page=7
https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Agence/D%c3%a9lib%c3%a9rations/CB%20du%2013-12-2023%20-%20D%c3%a9lib#page=7
https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/11e%20programme%20d'interven.1633533652389
https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/11e%20programme%20d'interven.1633533652389
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/Plan_d'adaptation_Change
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/Plan_d'adaptation_Change
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=33531
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=44640
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45398
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45444
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45498
PUBLIÉ
Sommaire
Résumé
Liste des recommandations
Introduction
1 Contenu et portée d?une analyse HMUC
1.1 Les analyses HMUC dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne
1.2 L?importance croissante de la définition de volumes prélevables et de leur répartition entre usages
1.3 Les analyses HMUC sont-elles une originalité du bassin Loire-Bretagne ?
2 Phase 1 : Émergence de la démarche
2.1 Le périmètre géographique de l?analyse HMUC
2.2 Définition coconstruite des attendus de la démarche HMUC
2.2.1 L?expression des besoins et des attendus de la démarche HMUC
2.2.2 La définition des limites de la démarche HMUC : cas de la gestion des sécheresses
2.3 La gouvernance et les compétences nécessaires pour mener à bien une démarche HMUC
2.3.1 La gouvernance à mettre en place pour piloter la démarche
2.3.2 Le rôle de l?État et de ses opérateurs
2.3.3 L?importance de faire appel à des compétences spécialisées dans la concertation
3 Phase 2 : Réalisation d?une analyse HMUC
3.1 Observations sur le contenu
3.1.1 Le volet « H » d?une analyse HMUC : hydrologie ET hydrogéologie
3.1.2 Le volet « M » d?une analyse HMUC : une méthode documentée, des résultats inédits, mais une prise en compte à parfaire de la morphologie des cours d?eau
3.1.3 Le volet « U » d?une analyse HMUC : beaucoup de données à collecter et à estimer pour pallier des lacunes dans les connaissances
3.1.4 Le volet « C » de l?analyse HMUC : l?effectivité de son intégration
3.1.5 Le rapprochement des quatre volets
3.2 Observations sur la méthode de travail
3.2.1 Les conditions de réalisation et de valorisation future
3.2.2 La nécessité de disposer de documents d?une appropriation suffisamment aisée pour permettre des débats éclairés
3.2.3 Examiner la standardisation de quelques points de méthode HMUC
4 Phase 3 : Prise de décisions à l?issue d?une analyse HMUC
4.1 Passer de l?analyse HMUC à la définition d?une stratégie
4.2 Comment préparer une prise de décisions en univers incertain ?
4.2.1 Énoncer et qualifier les incertitudes
4.2.2 Réaliser une analyse multicritère des impacts sur les milieux et les usages de différentes propositions de décisions
4.3 Comment ménager l?avenir ?
4.3.1 Convenir d?objectifs de résultats
4.3.2 Prévoir une amélioration de la connaissance
4.3.3 Ne pas prendre de décision engageant sur une trop longue période
5 Phase 4 : Mise en oeuvre opérationnelle des décisions
5.1 Adaptation locale de certaines dispositions du SDAGE 2022-2027
5.2 Décisions préfectorales pour la gestion structurelle de la ressource
5.2.1 La définition des volumes prélevables et leur répartition entre usages
5.2.2 La délivrance et la mise à jour des prescriptions des autorisations et déclarations de prélèvement, notamment des AUP
5.2.3 Le cas particulier des prélèvements en dehors des périodes de basses eaux pour stockage
5.3 Définition et mise en oeuvre de plans d?actions
5.3.1 Le SAGE
5.3.2 PTGE et contrats territoriaux
5.4 Actions du préfet coordonnateur de bassin
5.5 Prochaine mise à jour du SDAGE
Conclusion
Annexes
Annexe 1. Lettre de mission
Annexe 2. Liste des personnes rencontrées
Contacts nationaux, régionaux et de bassin
Territoire Allier
Territoire Fouzon
Territoire Sarthe amont
Territoire Layon-Aubance-Louets
Territoire Vilaine
Annexe 3. Glossaire des sigles et acronymes
Annexe 4. Appel à manifestation d?intérêt pour réaliser des analyses HMUC
Annexe 5. Monographies des six analyses HMUC examinées
Annexe 5.1. Choix des analyses examinées
Annexe 5.2. L?analyse Allier (Haut-Allier et Allier aval)
Annexe 5.3. L?analyse Fouzon
Annexe 5.4. L?analyse Creuse
Annexe 5.5. L?analyse Sarthe amont
Annexe 5.6. L?analyse Layon-Aubance-Louets
Annexe 5.7. L?analyse Vilaine
Annexe 6. Les analyses HMUC dans le SDAGE Loire-Bretagne
Annexe 7. Volume prélevable dans la gestion équilibrée de la ressource
Annexe 8. Parangonnage avec les bassins Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée
Annexe 9. Place de la restauration de la morphologie des cours d?eau dans la reconquête de leur bon état
Annexe 10. Sommaire de la note de cadrage de l?analyse HMUC pour les deux sous-bassins versants de la Vilaine amont-Chevré et Semnon
Annexe 11. Exemples d?incertitudes à gérer dans une analyse HMUC
Annexe 12. Masses d?eau dont l?état est qualifié de moins que bon pour des raisons liées à la quantité d?eau
Annexe 13. Classement en zone de répartition des eaux
Annexe 14. Remplissage de retenues en dehors de la période de basses eaux
Annexe 15. Collecte et centralisation de l?information relative aux volumes prélevés
Annexe 16. Résolution temporelle des volumes prélevables
Annexe 17. Durée de validité des autorisations de prélèvement
Annexe 18. Références bibliographiques
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION et le volume prélevable mensuel mais accroît les risques
pour les milieux aquatiques. La partie 4 du rapport développe comment prendre une décision et
arbitrer entre les risques. Quel que soit le choix final en termes de débits objectifs biologiques
mensuels, il est nécessaire de garder trace des étapes qui y ont conduit.
Figure 9. Illustration de la détermination de débits mensuels potentiellement mobilisables (source :
mission)
Ce schéma présente le cas le plus courant où les plus faibles valeurs des QMN5 « désinfluencés »
sont supérieures pour chaque mois à la borne basse de la plage de débits biologiques. Dans ce
cas, quel que soit le mois, il existe un volume potentiellement mobilisable. Pour un mois donné, les
usages actuels pourront être maintenus seulement si le QMN5 influencé est supérieur au débit
biologique mensuel retenu.
Il peut cependant arriver que le QMN5 « désinfluencé » soit inférieur pour un ou plusieurs mois à
la borne basse de la plage de débits biologiques. Pour ces mois-là, le débit mensuel
potentiellement mobilisable est nul. Le guide HMUC apporte le commentaire suivant pour de telles
situations :
Dans ces bassins encore davantage qu?ailleurs, pour soutenir les étiages et augmenter
la résilience des milieux, l?accent doit être mis sur la restauration des zones humides, la
reconnexion des zones humides alluviales aux cours d?eau via la restauration
morphologique des cours d?eau et l?infiltration et la rétention de l?eau dans les sols sur
le bassin versant.
Pour ces situations, la mission ajoute que l?alimentation en eau potable de la population est
prioritaire et que l?impact sur les milieux de cet usage intègre à la fois les volumes prélevés et les
volumes restitués par les stations de traitement des eaux usées. Ces restitutions atténuent l?impact
des prélèvements et jouent un rôle essentiel pour le débit des rivières.
avril mai juin juillet août septembre octobre
0 l/s
50 l/s
100 l/s
150 l/s
200 l/s
250 l/s
300 l/s
350 l/s
400 l/s
Plage de débits biologiques
Borne haute
Borne basse
QMN 5 « désinfluencé »
Débit objectif
biologique
mensuel
Débit potentiellement mobilisable
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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La figure 9 permet de percevoir le risque pris si l?on considère qu?il y a fongibilité entre les volumes
potentiellement prélevables mensuels. Pour pouvoir tous les fusionner en un unique volume
potentiellement prélevable valable pour toute la période de basses eaux, il faudrait que tout volume
non prélevé au cours d?un mois donné reste dans le milieu, à la disposition des usages au cours
des mois suivants. Ce n?est évidemment pas le cas, encore moins pour les prélèvements dans les
cours d?eau. La mission considère qu?une fongibilité entre des volumes prélevables définis à
l?échelle mensuelle est toujours porteuse de risques pour le milieu et in fine pour les usages. Dans
ces conditions, une répartition mensuelle est, à ses yeux, un schéma à privilégier (cf. 5.2.1).
La mission a noté que la prise en compte de l?incidence prévisible du changement climatique est
rarement effective lors de la définition des volumes prélevables (cf. 3.1.4).
3.2 Observations sur la méthode de travail
3.2.1 Les conditions de réalisation et de valorisation future
À l?issue d?une analyse HMUC, l?amélioration de la connaissance de la gestion quantitative sur un
territoire donné est très importante, si ce n?est décisive pour le territoire.
La mission considère qu?une condition-clef de la réussite d?une analyse HMUC est la mobilisation
de compétences d?experts en sciences sociales durant tout le processus. Cela permet de s?assurer
d?une bonne compréhension et d?échanges fructueux entre les parties prenantes (cf. 2.3.3). Aussi,
au-delà du temps technique de la collecte de données ou de la modélisation, des temps de
concertation sont à intégrer pleinement durant la réalisation de l?analyse HMUC, comme prévu
pour la Vilaine. Cela peut rallonger le processus de plusieurs mois, comme pour le Fouzon.
Il s?avère que la durée effective de réalisation des analyses HMUC issues de l?AMI dépasse deux
ans. La mission tient à relever qu?une analyse HMUC entraîne des coûts importants tant en études
(cf. annexe 4, avec un coût moyen de 270 milliers d?euros par analyse HMUC issue de l?AMI) qu?en
ressources humaines mobilisées pour son suivi par toutes les parties prenantes.
La mission considère qu?un tel investissement en moyens humains et financiers nécessite
absolument que la démarche HMUC dans son ensemble soit appréhendée comme un outil
dynamique, vivant, pouvant faire l?objet de réactualisations sur certains points précis (cf. 2.2.1 page
17).
3.2.2 La nécessité de disposer de documents d?une appropriation
suffisamment aisée pour permettre des débats éclairés
Les analyses HMUC examinées par la mission délivrent de nombreux documents, très techniques,
volumineux et denses. Toutes les parties prenantes rencontrées s?accordent tant sur la richesse
des informations fournies que sur leur complexité et la difficulté de les comprendre.
La mission estime qu?il est indispensable de disposer de documents d?une appropriation
suffisamment aisée pour avoir des débats éclairés. La compréhension des mécanismes et des
enjeux ne doit pas être un privilège réservé aux seuls experts techniques. Des professionnels en
sciences sociales et en communication peuvent utilement être associés à la conception de
documents synthétiques, qui ne sont pas à considérer comme des documents de communication,
mais bien comme des documents d?aide à la compréhension et à la décision (comme un « résumé
non technique » ou un « document pour les décideurs »).
Plusieurs initiatives sont intéressantes à noter (cas des analyses HMUC Sarthe amont, Creuse,
Vilaine et Fouzon) pour réaliser des documents synthétiques et imagés. À titre d?illustration, pour
la phase 1 « État des lieux - Synthèse et actualisation des données » sur le bassin Sarthe amont,
le bureau d?études a remis une synthèse de 70 pages pour 5 tomes totalisant 720 pages.
La plaquette de 14 pages réalisée pour présenter les résultats de l?analyse HMUC Fouzon13 et les
décisions qui l?ont suivie constitue un exemple très intéressant de document de communication.
13 https://sage-cher-aval.fr/wp-content/uploads/2023/11/Plaquette_complete.pdf
PUBLIÉ
https://sage-cher-aval.fr/wp-content/uploads/2023/11/Plaquette_complete.pdf
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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La mission recommande que le cadre méthodologique des études d?évaluation des volumes
prélevables prévoie la rédaction de documents de synthèse accessibles et lisibles par l?ensemble
des membres de la CLE et autres parties prenantes (cf. Recommandation 8 page 47).
3.2.3 Examiner la standardisation de quelques points de méthode HMUC
La mission n?a pas pu expertiser en profondeur sur le plan technique toutes les méthodes,
hypothèses et choix réalisés dans les analyses HMUC examinées. Il lui semble qu?il pourrait être
utile de standardiser notamment les modèles hydrologiques et hydrogéologiques à mobiliser,
certaines hypothèses ou encore la collecte des données en particulier pour les prélèvements ou
les données climatiques. Le guide méthodologique HMUC porte pour partie ces éléments de
cadrage. Cependant, un examen concret et technique des analyses HMUC produites fait défaut.
À l?image de ce qui a été fait pour l?élaboration des PTGE (Ministère de la Transition écologique et
de la Cohésion des territoires, 2023), il serait utile de mettre à disposition des acteurs locaux un
document rassemblant des exemples remarquables de travaux conduits pour telle ou telle partie
d?une analyse HMUC ou pour les décisions qui ont été prises à sa suite.
Concernant plus spécifiquement la validation technique des outils et méthodes employés, la
mission juge utile la réalisation d?une tierce expertise qui porterait par exemple sur les trois
premières analyses HMUC terminées (Creuse, Clain et Fouzon). Conduite avec rigueur et
neutralité, cette expertise apporterait un premier retour d?expérience de fond technique, utile à la
fois pour ces analyses pour les amender si besoin, et pour faciliter les analyses à venir.
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4 Phase 3 : Prise de décisions à l?issue d?une analyse
HMUC
À partir des résultats livrés par l?analyse HMUC, il est nécessaire de prendre des décisions et
d?arrêter des objectifs pour le milieu et les usages, en particulier des volumes prélevables et leur
répartition entre usages. L?existence d?incertitudes ne doit pas conduire à différer toute prise de
décision et à préférer un statu quo. Une évaluation portant concomitamment sur les incidences
socio-économiques et sur les incidences environnementales constitue un outil d?aide à la décision
pour choisir parmi plusieurs scénarios.
4.1 Passer de l?analyse HMUC à la définition d?une stratégie
Les premiers retours d?expérience suite à la publication de la version n°1 du guide HMUC en juin
2022 ont conduit le secrétariat technique de bassin (STB) à publier une version n°1.1 en septembre
2023. Un avant-propos a alors été ajouté afin de préciser l?insertion d?une analyse HMUC dans un
processus plus global de définition d?une « politique locale de gestion de l?eau ».
Il y a donc bien trois temps pour la construction de la politique locale de gestion de l?eau :
? Un temps de production d?un socle de connaissances partagées, du cadre technique
et des scénarios permettant l?atteinte du bon état ? l?analyse HMUC ? dont la validation
n?entraîne pas nécessairement l?approbation de valeurs de volumes prélevables ou de
gestion.
? Un temps de décision par la CLE, qui doit pleinement prendre en compte les
principales conclusions de l?analyse HMUC sur la situation hydrologique du territoire,
actuelle et future, et les conditions nécessaires au respect des objectifs de bon état.
Pour arrêter, au sein des gammes de décision définies par l?analyse HMUC, le scénario
le plus pertinent au regard des enjeux du territoire, les décisions de la CLE pourront
s?appuyer sur les résultats d?une étude socio-économique menée en parallèle, tout en
s?inscrivant dans le cadre de l?atteinte de l?équilibre quantitatif dans les différentes
parties du territoire concerné.
? Un temps de construction du programme d?action qui doit prendre en compte les
éléments fournis par le diagnostic et être élaboré afin d?atteindre les objectifs fixés. Ce
programme d?action est ensuite mis en oeuvre.
(extrait de l?avant-propos de la version n°1.1 du guide HMUC, septembre 2023)
La mission a elle aussi identifié le besoin de préciser les limites de l?analyse HMUC, de définir la
production qui en est attendue et ce qu?il faut décider ensuite.
L?analyse HMUC doit être perçue comme faisant partie intégrante de l?état des lieux et diagnostic
d?un SAGE sur le volet quantitatif. La mission considère que l?analyse HMUC n?est pas une étude
qui fournit « clés en mains » des valeurs précises et chiffrées, par exemple des débits objectifs ou
des volumes prélevables. L?analyse HMUC est à concevoir et à utiliser comme un outil d?aide à la
décision, devant fournir des fourchettes de valeurs au lieu d?arrêter de telles valeurs. Arrêter une
valeur dans la fourchette ne relève plus strictement de l?analyse HMUC mais d?une phase
décisionnelle qu?il convient de distinguer.
4.2 Comment préparer une prise de décisions en univers incertain ?
La mission a souvent été interpellée au sujet des incertitudes des résultats issus des analyses
HMUC. Certains de ses interlocuteurs sont allés jusqu?à demander un chiffrage de toutes les
incertitudes avec l?objectif de les cumuler.
Les sources d?incertitude sont effectivement nombreuses, ne serait-ce que parce qu?il y a quatre
volets, chacun étant porteur d?incertitudes. L?annexe 10 développe, à titre d?illustration, trois
processus qui fournissent des résultats entachés d?incertitudes : la reconstitution de débits naturels
dits « désinfluencés », la détermination de débits biologiques et l?évaluation de l?incidence de
prélèvements en eaux souterraines sur le débit des cours d?eau.
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Les incertitudes ne sont pas à ignorer, mais cette réalité ne doit pas conduire à ne pas prendre de
décision. L?absence de décision et le statu quo ne sont pas une option à envisager. En revanche,
les décisions prises ne peuvent l?être comme s?il n?y avait aucune incertitude, aucun risque de se
tromper.
4.2.1 Énoncer et qualifier les incertitudes
Des incertitudes existeront toujours à l?issue de l?analyse HMUC, malgré les efforts qui auront été
faits pour les réduire. La mission juge irréaliste de chercher à chiffrer toutes les incertitudes. Elle
estime utile et efficient de recenser les principales sources d?incertitude et d?évaluer qualitativement
leur ampleur et leur incidence sur les volumes prélevables. L?établissement d?un tableau tel que le
tableau 3 sera l?occasion pour les acteurs locaux de débattre autour des incertitudes dont la nature
et l?importance varient selon les territoires.
Tableau 3. Exemple de hiérarchisation des sources d?incertitude dans une analyse HMUC (source :
mission)
Paramètre
Ampleur de
l?incertitude
Incidence d?une erreur
d?estimation sur les
volumes prélevables
Débits biologiques mensuels ? ? ? ?
Connaissance des prélèvements mensuels réglementés ? ? ? ?
Connaissance des prélèvements mensuels réglementés
absents de la BNPE
? ?
Connaissance des prélèvements mensuels non réglementés
dont les prélèvements « domestiques »
? ?
Incidence des prélèvements en eau souterraine ? ?
Connaissance des débits des cours d?eau :
- sans station hydrométrique
- avec une station hydrométrique sans mesure en continu
- avec une station hydrométrique avec mesure en continu
? ?
?
?
? ?
?
?
Ampleur du changement climatique ? ?
Connaissance des restitutions mensuelles des stations de
traitement des eaux usées
? ?
Incidence des plans d?eau ? ?
Abreuvement direct des animaux ? ?
Un tel tableau aide également à garder trace des principales limites identifiées (limites de
connaissance et hypothèses retenues pour les pallier, limites d?ordre méthodologique), des
hésitations et des arbitrages rendus. La mission estime qu?il serait intéressant de relever si les
arbitrages rendus conduisent à une estimation des volumes prélevables optimiste ou pessimiste.
L?énoncé des risques pris lors de la prise de décisions doit permettre de revenir plus aisément sur
des décisions s?il s?avère un jour que l?atteinte des objectifs de résultats sur le milieu est
compromise. Il convient alors de prendre de nouvelles décisions en déplaçant certains curseurs,
sans nécessairement refaire toute une analyse HMUC.
4.2.2 Réaliser une analyse multicritère des impacts sur les milieux et les
usages de différentes propositions de décisions
Il est nécessaire d?éclairer les choix qui doivent être faits, en particulier le choix d?un débit
biologique objectif mensuel et le choix des paramètres qui permettront de convertir ce débit en
volume prélevable mensuel. Les conséquences à examiner seront principalement des impacts
socio-économiques sur les usages et des incidences environnementales sur les milieux. En effet,
la valeur choisie en matière de volumes prélevables doit traduire le meilleur équilibre pour être
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bénéfique à l?échelle de l?environnement, socialement équitable et économiquement efficace et
tenable pour tous les usagers.
La mission insiste sur le caractère indissociable des évaluations de ces deux types d?incidences.
Si l?on examine seulement des incidences environnementales, la tendance sera à la prise de
décisions protectrices pour le milieu, avec en particulier le choix d?un débit biologique objectif
proche de la borne haute de la fourchette issue de l?analyse HMUC.
A contrario, si seuls les impacts socio-économiques sont examinés, la
recherche de leur minoration conduira à retenir la borne basse de la
fourchette issue de l?analyse HMUC, voire à ouvrir le débat sur
l?abaissement de cette borne. Il faut être en mesure d?appréhender les
risques pris pour le milieu si l?on diminue le débit objectif. Le tableau 4
restitue un exemple d?analyse multicritère. Il permet de visualiser
simultanément les incidences environnementales et les impacts sur les
usages qu?aurait tel ou tel choix de débit biologique au sein d?une
fourchette.
Tableau 4. Exemple d?analyse multicritère pour aider au choix d?un débit biologique objectif
(source : Adour-Garonne. Étude pour le bassin versant du Tolzac, octobre 2018)
La mission considère qu?une étude socio-économique à ce stade a pour but d?apporter une aide
au choix de valeurs au sein de fourchettes issues de l?analyse HMUC (par exemple, que se passe-
t-il entre un VP en août de 100 000 m³ et un VP en août de 200 000 m³ ? Quels usages seraient
contraints ? Avec quels impacts ?). Ladite étude doit pouvoir aider à arrêter une valeur de volume
prélevable et à répartir le volume prélevable entre usages.
Cette étude socio-économique n?a pas l?ampleur de l?analyse
économique et financière qui sera à réaliser pour élaborer un PTGE. Il
s?agira alors d?identifier différents scénarios d?actions envisageables
pour asseoir un équilibre dans la durée entre la ressource et les usages.
L?analyse économique et financière comparera ces scénarios à un scénario « sans projet »14. Elle
aidera à choisir le scénario d?actions qui sera mis en oeuvre. Les questions seront alors plus
nombreuses et nécessiteront une analyse plus poussée (par exemple, comment respecter les
volumes prélevables respectivement égaux en juin, juillet et août à 320, 260 et 240 milliers de m³
alors que les prélèvements aux cours de ces mois étaient couramment de 260, 420 et 300 milliers
de m³ ? Quelle peut être la part de la sobriété ? Quelle peut être la part d?une évolution des
assolements ? Quelle peut être la part d?un stockage hivernal dans des retenues ? Que produisent
et que coûtent les investissements envisagés ?).
14 Le scénario « sans projet » n?est pas un scénario de statu quo. Il assure le respect des volumes prélevables,
mais sans prévoir la réalisation d?investissements dans des infrastructures.
Si nécessaire, conduire
une analyse socio-
économique, mais
toujours
concomitamment avec
une analyse
environnementale
Le volet socio-
économique n?est pas
l?analyse pour un PTGE
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[STB] Indiquer dans le cadre méthodologique des études d?évaluation
des volumes prélevables que si une balance « bénéfices-risques » est établie pour éclairer
la fixation d?objectifs de débit biologique, elle doit évaluer concomitamment les impacts
socio-économiques et les impacts sanitaires et environnementaux.
4.3 Comment ménager l?avenir ?
Le fait de devoir prendre des décisions sans être certain du résultat obtenu conduit à convenir de
certains principes pour ménager l?avenir et rester dans une dynamique d?action tournée vers
l?atteinte du bon état des masses d?eau.
4.3.1 Convenir d?objectifs de résultats
Les objectifs de résultats à atteindre portent sur l?état des masses d?eau. C?est le « juge de paix »
qui permet in fine d?évaluer si le train de mesures mis en oeuvre est adapté.
En matière de suivi, il ne suffit pas de vérifier le respect des volumes prélevables. Il faut aussi
suivre, par exemple, le respect du DOE, la fréquence de déclenchement de mesures d?alerte
sécheresse et de crise sécheresse sans oublier de suivre l?état des masses d?eau.
4.3.2 Prévoir une amélioration de la connaissance
La hiérarchisation des sources d?incertitude dans une analyse HMUC (cf. tableau 3 page 35)
permet d?identifier des priorités pour améliorer la connaissance.
Au vu des analyses HMUC examinées, la mission peut citer des pistes d?amélioration de la
connaissance fréquemment rencontrées (cf. 3.1) :
la collecte et la bancarisation des volumes prélevés mensuellement ;
l?évaluation de l?incidence des prélèvements d?eau dans les nappes ;
la connaissance du débit de certains cours d?eau ;
les incidences du changement climatique.
L?amélioration des connaissances permise par la démarche HMUC permet aussi d?enclencher une
dynamique d?actualisation des données utiles aux prises de décision, tant pour la gestion
structurelle que pour la gestion conjoncturelle. La démarche HMUC permet souvent de développer
les réseaux de stations de mesure. La mission estime que ces investissements doivent être
pérennisés. Les coûts de fonctionnement de ces stations doivent être alors prévus, notamment
dans les budgets des EPTB.
4.3.3 Ne pas prendre de décision engageant sur une trop longue période
Des décisions sont prises en univers incertain, malgré les efforts déployés pour réduire les
incertitudes. Dans ces conditions, il faut être capable de revenir sur ses décisions et de les amender.
Entretemps, la connaissance de différents éléments aura pu être améliorée.
Le code de l?environnement invite à une telle posture avec un réexamen au moins tous les six ans :
« Le préfet coordonnateur de bassin veille à la réalisation et à la mise à jour de ces
études en examinant au moins une fois tous les six ans s?il y a lieu d?actualiser les études
déjà réalisées ou d?engager de nouvelles études sur de nouveaux sous-bassins ou
fractions de sous-bassins, notamment au regard du bilan des situations d?étiage et de
gestion de crise, des effets tangibles du changement climatique sur les ressources en
eau, de l?état de mise en oeuvre d?une utilisation efficace, économe et durable de la
ressource en eau, et des évolutions des besoins liés aux différents usages de l?eau ; »
(2° du II de l?article R213-14 du code de l?environnement introduit par le décret n°2021-
795 du 23 juin 2021)
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
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La mission considère qu?il ne s?agit pas d?emblée de refaire une analyse HMUC tous les six ans.
S?il s?avère que les objectifs de résultats ne seront pas atteints, il faudra avant tout revenir sur le
processus de décision qui a suivi la réalisation de l?analyse HMUC, sans toutefois exclure de revoir
certains points de l?analyse HMUC, en particulier pour valoriser l?amélioration de la connaissance.
[PCB et préfets] Ne pas figer les décisions pour une période trop
longue, notamment celles de l?autorité administrative, afin d?initier l?entrée dans un
processus d?amélioration continue prévoyant, si nécessaire, l?introduction d?actions
correctives.
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5 Phase 4 : Mise en oeuvre opérationnelle des décisions
À l?issue de la phase 3, des décisions ont été prises au vu de l?analyse HMUC et de ses conclusions.
En particulier, des valeurs de débit objectifs ont été fixées au sein de fourchettes de valeurs issues
de l?analyse. Pour décliner ces décisions et les rendre opérationnelles, il convient de s?appuyer au
mieux sur les procédures et outils déjà existants et d?éviter tout foisonnement inutile.
La mission a établi le tableau 5 pour inventorier et décrire les modalités de déclinaison
opérationnelle des décisions prises à l?issue d?une analyse HMUC. L?établissement d?un tel tableau
nécessite une parfaite compréhension des termes du SDAGE et mériterait d?être réalisé par le
secrétariat technique de bassin.
Pour rendre opérationnelles certaines conclusions tirées en phase 3 de la démarche HMUC, le
SDAGE a prévu une simple validation des conclusions par la CLE et la mise en oeuvre peut être
rapide (cf. 5.1). Pour d?autre décisions, l?autorité administrative doit intervenir (cf. 5.2). Parfois, une
validation de la CLE est insuffisante et une révision préalable du SAGE est nécessaire (cf. CLE ou
SAGE dans la colonne « gouvernance locale » du tableau 5).
Tableau 5. Articulation entre les analyses HMUC et les politiques de gestion de la ressource en eau
Modalité de gestion de la ressource en eau
Valeurs préexistantes à
l?analyse HMUC
Adoption
Adaptation locale de la définition de la période
de basses eaux (durée ? 7 mois)
SDAGE CLE
Adaptation locale des conditions de remplissage
hors période de basses eaux des retenues pour
un usage en période de basses eaux
SDAGE CLE
Gestion structurelle :
Adaptation des valeurs de DOE (POE) du
SDAGE pour des points nodaux existants
SDAGE CLE
Définition de VP Parfois en ZRE
CLE
Répartition des VP entre usages
Parfois en ZRE, selon le
contenu du règlement du
SAGE
Éventuelle définition de nouveaux points
nodaux
- SAGE
Gestion conjoncturelle :
Définition de DSA et DCR (PCR) SDAGE SAGE
Éventuelle définition de nouveaux points
nodaux
- SAGE
PTGE -
Structure porteuse du
SAGE et autres
Contrat territorial avec l?agence de l?eau Parfois un contrat en cours
Structure porteuse du
SAGE et autres
5.1 Adaptation locale de certaines dispositions du SDAGE 2022-
2027
Depuis l?entrée en vigueur du SDAGE 2022-2027, des conclusions tirées des analyses HMUC
peuvent être prises en compte dès leur validation par la CLE (Cf. disposition 7A-2, annexe 6).
Selon le schéma d?organisation proposé par la mission (cf. figure 4 page 16), il s?agit des décisions
prises à l?issue de la phase 3 de la démarche HMUC.
Cette mise en oeuvre accélérée d?adaptations locales du SDAGE concerne :
la définition de la période de basses eaux (7B-1) ;
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l?adaptation des valeurs de DOE (POE, NOE) définies par le SDAGE (7A-1) ;
l?encadrement de l?augmentation possible des prélèvements en période de basses eaux
(7B-2, 7B-3, 7B-4 et 7B-5) ;
les conditions de remplissage hors période de basses eaux des retenues pour un usage
en période de basses eaux (7D-4).
L?autorité préfectorale tient compte, dans ses décisions, de ces adaptations validées par la CLE.
Ces adaptations ont en effet vocation à être intégrées dans le règlement du SAGE dès son adoption
ou à l?occasion de sa révision. Naturellement, les nouvelles valeurs de DOE (POE, NOE) ont
également vocation à être intégrées lors de la prochaine mise à jour du SDAGE.
Pour l?adaptation d?autres dispositions, le SDAGE vise le SAGE sans mentionner cette mise en
oeuvre accélérée. Une révision du SAGE est alors nécessaire (cf. tableau 5 page 39). Cela
concerne la définition de nouveaux points nodaux et de leurs débits objectifs associés (7A-1) ainsi
que la modification des valeurs de DSA (PSA, NSA) et de DCR (PCR, NCR) définies par le SDAGE
(7A-1).
5.2 Décisions préfectorales pour la gestion structurelle de la
ressource
Un acte de l?autorité préfectorale est nécessaire pour donner suite à bon nombre de décisions
prises par la CLE au vu des conclusions tirées de l?analyse HMUC. La principale décision
préfectorale concerne la fixation de volumes prélevables et leur répartition entre usages.
5.2.1 La définition des volumes prélevables et leur répartition entre
usages
Le décret 2021-795 du 23 juin 2021 a introduit une compétence nouvelle du préfet coordonnateur
de bassin, le chargeant d?arrêter les volumes prélevables et leur répartition entre usages :
Le préfet coordonnateur de bassin arrête les volumes prélevables et leur répartition par
usages et en informe les préfets concernés. Lorsque le règlement du SAGE instaure
déjà une répartition entre les usages de l?eau conformément à l?article R212-47, il est
mis en cohérence avec la décision du préfet.
(?) Le préfet coordonnateur de bassin peut déléguer sa compétence à un préfet de
département ou de région, à l?échelle d?un sous-bassin, ou d?une fraction de sous-bassin
ou d?une masse d?eau souterraine.
(3° du II. de l?article R213-14 du code de l?environnement)
Pour l?exercice de cette compétence du préfet coordonnateur de bassin, il est nécessaire que les
conclusions à tirer de l?analyse HMUC aient été validées par la CLE et ne comportent ni erreur, ni
imprécision ou difficulté d?interprétation. Ces conditions n?ont pas toujours été remplies pour les
documents que la mission a examinés.
Il est à noter que l?article R213-14 du code de l?environnement mentionne une répartition des
volumes prélevables (il s?agit donc de volumes déterminés sur la période basses eaux, cf. annexe
3 Glossaire) tandis que l?article L212-5-1 du code de l?environnement mentionne pour les SAGE
une « répartition de volumes globaux de prélèvement par usage » (il s?agit de volumes déterminés
sur l?année entière). Jusqu?à présent, les quelques SAGE dont le règlement définit une répartition
du volume prélevable le font plutôt pour l?année entière, au moins pour les usages industriels et
pour l?AEP.
La mise en cohérence du règlement du SAGE avec les décisions du préfet se fait sans difficulté
dès lors que le préfet a arrêté des volumes maximaux à respecter pour les prélèvements d?eau
autorisés ou déclarés et réparti ces maxima en ayant défini des volumes maximaux pour chaque
usage. Ceci est valable tant au sein de la période de basses eaux que pour le reste de l?année.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043975536
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[PCB] Arrêter, pour toutes les démarches HMUC, des volumes
maximaux à respecter pour les prélèvements d?eau soumis à autorisation ou à déclaration,
tant au sein de la période de basses eaux que pour le reste de l?année, les répartir en
définissant des volumes maximaux pour chaque usage et rappeler que l?opportunité d?une
actualisation sera examinée au moins une fois tous les six ans.
La question de la résolution temporelle à laquelle sont définis les volumes prélevables se pose.
Alors que l?analyse HMUC permet de définir des valeurs mensuelles de volumes prélevables, faut-
il définir un volume prélevable pour chacun des mois de la période de basses eaux ou bien est-il
envisageable de mettre en place un certain niveau de fongibilité entre des valeurs mensuelles ?
L?orientation 7C du SDAGE fait mention d?une répartition des volumes prélevables dans le temps
(semaine, décade ou mois) au moins en période de basses eaux. La mission considère qu?une
fongibilité entre des volumes prélevables définis à l?échelle mensuelle est toujours porteuse de
risque pour le milieu, accroissant in fine l?insécurité pour les usages, et qu?une répartition mensuelle
est un schéma à privilégier (cf. 3.1.5).
Si la définition de plusieurs sous-périodes au sein de la période de basses eaux avec la fusion
d?enveloppes pour des mois successifs était retenue, il faudrait (1) débattre de la définition de ces
sous-périodes afin de minimiser l?augmentation des risques pour les milieux et pour les usages,
(2) garder trace des débats, des arbitrages et des risques pris et (3) convenir de la possibilité de
revenir sur cette définition si la fréquence des années avec mesures de gestion de crise s?avérait
trop élevée. L?annexe 16 rapporte le travail conduit dans le bassin du Fouzon qui a bien fait
apparaître les points (1) et (2).
Une analyse HMUC peut également livrer des éléments intéressants pour définir des modalités
d?ajustement annuel des volumes prélevables, en fonction notamment de l?état de la ressource en
sortie d?hiver (niveau des nappes libres pour les nappes inertielles à cycle pluriannuel, niveau de
remplissage des retenues?). La mission estime que cela améliore la gestion structurelle et
contribue à prévenir en amont l?apparition en cours d?année de situations d?alerte et de crise.
[PCB] Dans la stratégie d?évaluation des volumes prélevables, prescrire
l?identification de volumes prélevables pour chaque mois de la période de basses eaux. Si
des fusions de volumes prélevables mensuels sont envisagées, celles-ci sont à débattre en
CLE et la démarche HMUC doit évaluer les risques alors encourus. En tout état de cause,
toute fusion entre les volumes prélevables mensuels jusqu?au 30 juin et les volumes
prélevables mensuels à compter du 1er juillet est à exclure.
5.2.2 La délivrance et la mise à jour des prescriptions des autorisations
et déclarations de prélèvement, notamment des AUP
À eux seuls, l?arrêt par le préfet coordonnateur de bassin des volumes prélevables et de leur
répartition entre usages et l?information des préfets concernés sont insuffisants pour que les
prélèvements directs dans la ressource en période de basses eaux, autorisés ou déclarés tous
usages confondus, respectent le « volume prélevable » à une échéance compatible avec les
objectifs environnementaux du SDAGE. Cette exigence issue de l?article R211-21-1 du code de
l?environnement nécessite le plus souvent de revoir des actes administratifs.
Pour cela, l?autorité administrative qui délivre les autorisations de prélèvement et les récépissés de
déclaration doit procéder à la mise à jour des prescriptions en termes de volumes maximaux
pouvant être prélevés. L?annexe 17 rapporte des informations réglementaires concernant la gestion
des autorisations et des déclarations de prélèvements d?eau et les conditions de leur mise à jour.
Là où il n?y pas encore d?organisme unique de gestion des prélèvements d?eau pour l?irrigation
(OUGC), la mission considère que la mise en place d?un OUGC suivie de la délivrance d?une
autorisation unique de prélèvement (AUP) est la solution adaptée pour assurer le respect des
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
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volumes prélevables alloués à l?irrigation et répartir ces volumes entre les irrigants (cf. annexe 17).
Les plans annuels de répartition établis dans ce cadre apportent une agilité pour modifier la
répartition entre irrigants (article R*214-31-3 du code de l?environnement).
Le volume total réglementé par autorisation ou déclaration doit être au plus égal au volume
prélevable avant une date compatible avec les objectifs environnementaux du SDAGE. Le préfet
coordonnateur de bassin aura utilement notifié cette date aux préfets, en même temps que les
informations relatives aux volumes prélevables et à leur répartition entre usages.
La mesure n° 11 du « Plan eau » précise l?échéance ultime de 2027 pour mettre fin aux
autorisations de prélèvement qui vont au-delà de ce qui est soutenable :
Après mise en oeuvre des volumes prélevables ainsi retenus, s?il s?avère que des mesures
conjoncturelles de limitation des usages de l?eau doivent être prises plus de deux années sur dix15,
cela signifie que les volumes prélevables retenus sont excessifs au regard de la ressource
disponible et qu?il convient de les revoir. La révision des volumes prélevables ne nécessitera pas
systématiquement une mise à jour de l?analyse HMUC. Il pourra parfois suffire de revenir sur les
arbitrages faits lors de la prise de décisions au vu des analyses HMUC (cf. 4.3.3).
Pour la mission, il est indispensable d?évaluer ex post l?incidence des
risques pris lors de la définition des volumes prélevables. L?annonce
précoce et claire de cette manière de travailler, combinant de manière
indissociable l?acceptation du risque de se tromper et la possibilité de
revenir sur les décisions prises, devrait être de nature à faciliter la mise en place d?une gestion
structurelle adaptée et efficace. Elle ouvre la porte à un travail si nécessaire par étapes avec des
réajustements successifs s?il est constaté que les objectifs de résultats ne sont pas atteints. Ainsi,
le suivi des indicateurs du tableau de bord du SAGE permet une gestion dynamique.
5.2.3 Le cas particulier des prélèvements en dehors des périodes de
basses eaux pour stockage
Les prélèvements en dehors de la période de basses eaux peuvent être amenés à se développer,
en particulier pour alimenter des ouvrages de stockage dits de substitution16 . La situation se
présente là où il est nécessaire de réduire sensiblement les volumes prélevés en période de basses
eaux afin de respecter les volumes prélevables.
Les prélèvements en dehors de la période de basses eaux, y compris les prélèvements en eaux
souterraines, ont eux aussi une incidence sur les milieux aquatiques. Le SDAGE 2010-2015 du
bassin Loire-Bretagne a introduit des dispositions pour maîtriser cette incidence et les mises à jour
du SDAGE les ont fait évoluer (cf. annexe 14). Le SDAGE 2016-2021 du bassin Loire-Bretagne a
innové en définissant des conditions de remplissage des ouvrages de stockage en dehors de la
période de basses eaux. Il a introduit une méthode opérationnelle, facile à déployer et qui n?a pas
d?équivalent.
La réglementation a récemment évolué pour mieux prendre en compte les spécificités des
prélèvements en dehors des périodes de basses eaux (décret n° 2021-795 du 23 juin 2021 et
décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022, instruction du 14 décembre 2023).
15 II. de l?article R211-21-1 du code de l?environnement : « Ce volume prélevable correspond au volume pouvant
statistiquement être prélevé huit années sur dix en période de basses eaux dans le milieu naturel aux fins d?usages
anthropiques, en respectant le bon fonctionnement des milieux aquatiques dépendant de cette ressource et les
objectifs environnementaux du SDAGE ».
16 « Les retenues de substitution sont des ouvrages de stockage étanches, déconnectés du milieu naturel aquatique
et alimentés exclusivement par des prélèvements hors période de basses eaux qui se substituent à des
prélèvements existants en période de basses eaux » (disposition 7D-3 du SDAGE).
Il est nécessaire de se
préparer à revenir sur les
décisions prises
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698563
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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En dehors de la période de basses eaux, l?article R211-21-3 du code de l?environnement ouvre une
alternative entre la définition de conditions de prélèvement en volume ou en débits et la définition
de volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques. La mission relève le caractère
pragmatique de la disposition 7D-4 pour définir des conditions de prélèvement en débits, voire pour
définir des volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques (usage fait de la
disposition 7D-4 par exemple sur le territoire de l?analyse HMUC Layon-Aubance-Louets).
L?étude de « l?impact des prélèvements d?eau en cours d?eau hors étiage » remise en février 202417
a simulé l?impact qu?auraient des prélèvements respectant les termes de la disposition 7D-4 (le
débit minimal à laisser dans le cours d?eau et le débit maximal du prélèvement tels que définis par
défaut, avant éventuelle adaptation locale). L?étude a simulé des prélèvements directs en cours
d?eau (à effet immédiat sur le débit du cours d?eau) mais n?a pas simulé des prélèvements en nappe
libre (à effet lissé et différé sur les écoulements du cours d?eau). La mission relève que ladite étude
a pu montrer, pour le scénario de prélèvement simulé, une altération en général modérée des
indicateurs hydrologiques retenus pour cette étude.
Au vu de la difficulté à définir des méthodes pour encadrer les prélèvements en dehors des pério-
des de basses eaux et des résultats de l?étude précédemment citée, la mission considère que :
les termes de la disposition 7D-4 peuvent être utilisés s?il est nécessaire d?évaluer des
volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques (en application de l?article
R211-21-3 du code de l?environnement), y compris en activant les possibilités d?aménager
le débit maximal des prélèvements (jusqu?à 60 % du module comme l?analyse HMUC
Layon-Aubance-Louets l?a étudié pour les situations présentant un régime hivernal
particulièrement contrasté) ;
les études d?évaluation de volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques
en dehors des périodes de basses eaux doivent évaluer des volumes pouvant être
disponibles à une fréquence élevée (huit années sur dix) afin de maîtriser le risque de ne
pas pouvoir remplir les ouvrages de stockage ;
l?activation de la possibilité de réduire le débit minimal à laisser dans le cours d?eau est
inappropriée (absence d?évaluation par le SDAGE, absence d?évaluation par l?étude remise
en février 2024) ;
il est nécessaire de rappeler que cette évaluation de volumes pouvant être disponibles ne
vaut pas étude d?impact pour un projet ;
pour les prélèvements en eaux souterraines, en nappe d?accompagnement et en nappe
libre :
? les termes de la disposition 7D-4 sont à utiliser pour évaluer des volumes pouvant être
disponibles pour les usages anthropiques en dehors des périodes de basses eaux (ce
qui a été fait par l?analyse HMUC dans le bassin du Clain), bien que le SDAGE le
prescrive seulement pour les prélèvements en eaux superficielles et en nappe
d?accompagnement ;
? le début du remplissage des retenues doit commencer seulement après que le débit de
la rivière alimentée par la nappe libre dépasse durablement son module. La définition
du niveau piézométrique minimal au-dessus desquels le prélèvement en nappe est
possible hors période de basses eaux (disposition 7C-1) doit apporter cette garantie,
après analyse des relations en période de recharge entre le niveau de la nappe libre et
le débit de base de la rivière exutoire ;
? l?effet lissé et différé des prélèvements en nappe sur les débits des rivières doit être pris
en compte pour en évaluer l?incidence y compris en période de basses eaux ;
les exigences prescrites par la disposition 7D-4 pour le remplissage des ouvrages hors
substitution en ZRE ou en 7B-4 doivent s?appliquer à tous les ouvrages, de substitution ou
hors substitution, et quelle que soit leur localisation (ZRE ; 7B-2, 7B-3, 7B-4 ou 7B-5), bien
que les dispositions 7D-3 et 7D-5 ne fassent que recommander de reprendre ces exigences
(cf. tableau 14 page 116) ;
17 CATTANÉO F. et al, février 2024
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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la gestion collective des prélèvements hors période de basses eaux pour remplir des
retenues est incontournable pour assurer que les prélèvements cumulés n?amènent pas le
débit en deçà du module et pour éviter un phénomène de « yo-yo » (cf. annexe 14).
Ces différents points sont issus de l?examen des analyses HMUC en cours et méritent d?être
examinés lors de la prochaine mise à jour du SDAGE Loire-Bretagne (cf. Recommandation 9 page
47).
5.3 Définition et mise en oeuvre de plans d?actions
De nombreuses décisions prises à l?issue d?une analyse HMUC nécessitent une mobilisation des
acteurs locaux. Les CLE et les structures porteuses de SAGE, de PTGE et d?autres contrats
territoriaux jouent un rôle essentiel dans cette mobilisation.
5.3.1 Le SAGE
Le SAGE est un document de planification important pour donner suite aux conclusions de
l?analyse HMUC. Il est défini et adopté par la CLE. Le choix de la stratégie du SAGE et la définition
des objectifs, des orientations du PAGD et des règles inscrites dans le règlement permettent
d?intégrer les décisions issues de l?analyse HMUC dans le SAGE. La révision du SAGE ? ou son
adoption ? est incontournable pour certains points (cf. 5.1).
Le « Plan eau » comprend deux mesures concernant les SAGE que les analyses HMUC
permettront de mettre en oeuvre :
et
Dans le prolongement du « Plan eau », le comité de bassin Loire-Bretagne a délibéré le
13 décembre 2023 et a demandé à chaque CLE d?intégrer l?objectif minimal de réduction globale
et pour tous les usages des prélèvements de 10 % à l?horizon 2030 et de s?engager à le décliner à
son échelle dans une stratégie territoriale (SAGE, PTGE?) consécutive à une analyse HMUC
(cf. 1.2).
La mission a pourtant constaté la faible propension des CLE à intégrer les volumes prélevables et
leur répartition entre usages dans le SAGE. Les conséquences de la démarche HMUC sur une
révision du SAGE n?ont pas vraiment été perçues et discutées au départ. Tout se passe aujourd?hui
comme si cette perspective effarouchait.
[CLE] Réviser le SAGE, ou adopter un SAGE, en intégrant les volumes
prélevables définis au sein de la période de basses eaux et leur répartition entre usages
PUBLIÉ
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dans le bassin Loire-Bretagne
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5.3.2 PTGE et contrats territoriaux
Le plus souvent, au vu des déséquilibres actuels et à venir, des actions sont à mener pour atteindre
un équilibre, dans la durée, entre besoins et ressources disponibles en respectant la bonne
fonctionnalité des écosystèmes aquatiques, en anticipant le changement climatique et en s?y
adaptant. Cela correspond aux caractéristiques attendues du programme d?actions d?un PTGE
(instruction du Gouvernement du 7 mai 2019 relative au PTGE). La définition du programme
d?actions doit tenir compte des réelles possibilités de financement des actions envisagées et de la
nécessité d'un modèle économique pérenne.
Un PTGE requiert un diagnostic préalable et l?analyse HMUC est à concevoir pour alimenter ce
diagnostic :
Le SDAGE 2022-2027 promeut l?engagement d?analyses HMUC, préalables
indispensables à la construction partagée de PTGE à l?échelle territoriale pertinente
(arrêté du 18 mars 2022 du préfet coordonnateur de bassin portant approbation du
SDAGE 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne et arrêtant le programme pluriannuel)
Un PTGE approuvé par le préfet coordonnateur de bassin et un contrat territorial validé par le
conseil d?administration de l?agence de l?eau sont des conditions d?éligibilité aux aides de l?agence
de l?eau Loire-Bretagne à la mise en oeuvre d?actions de retour à l?équilibre quantitatif :
Le Contrat Territorial est l?outil cadre du financement par l?agence des actions agricoles
et milieux aquatiques, issues du PTGE, à l?échelle d?un territoire.
(?) Les retenues de substitution pour l?irrigation agricole doivent s?inscrire dans un
PTGE approuvé par le préfet coordonnateur de bassin ou le préfet référent,
conformément à l?instruction du Gouvernement du 7 mai 2019.
(Source : Fiche-action QUA_6 ? Créer des retenues de substitution, 11ème programme
d?intervention révisé, Période 2022-2024, mise à jour en décembre 2023)
Un PTGE et un contrat territorial font donc partie des suites opérationnelles à donner aux
conclusions d?un grand nombre d?analyses HMUC. La figure 10 présente les étapes successives
conduisant à un contrat territorial qui prévoirait notamment la réalisation de retenues de substitution
avec un stockage d?eau hors période de basses eaux.
Analyse HMUC ?
Définition des VP et de leur
répartition entre usages
? SAGE
?
PTGE
?
Contrat territorial
avec l?agence de l?eau
Figure 10 : Enchaînement des étapes depuis l?analyse HMUC jusqu?à un contrat territorial
Un suivi de l?évolution de la pression de prélèvements et de l?état des milieux est à mettre en place
pour évaluer ex post la pertinence des décisions prises au vu de l?analyse HMUC (cf. 5.2.1). Ce
suivi, qui relève de ce que la mission entend par gestion dynamique, trouve sa place dans les
SAGE, les PTGE et les contrats territoriaux.
5.4 Actions du préfet coordonnateur de bassin
Le préfet coordonnateur de bassin exerce plusieurs compétences en relation avec les démarches
HMUC. Ainsi, il lui revient de :
piloter et coordonner une stratégie d?évaluation des volumes prélevables (article R213-14
du code de l?environnement) ;
arrêter les volumes prélevables et leur répartition par usages ou déléguer cette
compétence à un préfet de département ou de région (article R213-14 du code de
l?environnement) ;
piloter et coordonner une stratégie précisant l?opportunité de mener, sur certains territoires,
des évaluations des volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques hors
période de basses eaux (article R213-14 du code de l?environnement) ;
approuver par écrit le contenu du PTGE (instruction du Gouvernement du 17 janvier 2023) ;
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
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classer en ZRE les zones présentant une insuffisance, autre qu?exceptionnelle, des
ressources par rapport aux besoins (article R211-71 du code de l?environnement) ;
fixer les orientations relatives au contenu des mesures de restriction temporaire des usages
de l?eau et à leurs conditions de déclenchement (article R211-69 du code de
l?environnement).
L?article R213-14 du code de l?environnement encadre la définition des territoires concernés par la
stratégie d?évaluation des volumes prélevables : ce sont les ZRE et les sous-bassins identifiés
dans le SDAGE comme sous-bassins en déséquilibre quantitatif ou montrant un équilibre très
fragile. Dans le bassin Loire-Bretagne, outre les ZRE, cela pourrait concerner les territoires visés
par les dispositions 7B-3, 7B-4 et 7B-5 ainsi que certains territoires visés par la disposition 7B-2
pour lesquels l?état des lieux du bassin a établi que les masses d?eau présentent un état qualifié
de « moins que bon » pour des raisons liées à la quantité d?eau (cf. annexe 12).
Le bassin Loire-Bretagne se trouve dans une situation particulière puisque la réalisation d?analyses
HMUC, en cours ou achevées, couvre environ 85 % de la superficie du bassin. Dans ces conditions,
une partie des territoires où des volumes prélevables seront connus n?aura pas été incluse dans
les cibles prioritaires pour l?évaluation de volumes prélevables.
La mission considère cependant que les volumes prélevables issues d?analyses HMUC réalisées
en dehors des territoires cibles de la stratégie d?évaluation des volumes prélevables doivent eux
aussi être arrêtés par le préfet coordonnateur de bassin, ainsi que leur répartition entre usages.
Cela permettra de sécuriser les usages, facilitera l?atteinte des objectifs environnementaux et sera
de nature à simplifier la prochaine mise à jour du SDAGE (cf. 5.5).
Concernant le classement en ZRE, la mission relève que le préfet peut le faire évoluer
indépendamment des mises à jour du SDAGE et considère que le texte du SDAGE et ses cartes
ne doivent générer aucun doute sur ce point (cf. annexe 13).
Le débit objectif d?étiage (DOE) est le débit « permettant de satisfaire l?ensemble des usages en
moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux » (arrêté modifié du 17 mars 2006
relatif au contenu des SDAGE). Dans le SDAGE Loire-Bretagne, il s?agit d?un débit moyen mensuel
et les valeurs de DOE définies l?ont été de manière fruste. Sauf pour de rares exceptions, il s?agit
du QMNA5 observé sur une période s?achevant en 2012 et d?une durée comprise entre 16 ans et
37 ans. Implicitement, l?hypothèse retenue est que la gestion était équilibrée durant cette période.
La mission note que ce n?est pas le fruit d?une estimation correspondant à la définition donnée en
2006.
Sur le bassin Loire-Bretagne, tous les éléments nécessaires à la mise en conformité de DOE pour
les points nodaux auront dû être déterminés à l?issue d?une analyse HMUC (débits biologiques
mensuels, volumes prélevables mensuels?). En vue de la mise à jour du SDAGE, il est nécessaire
que les démarches HMUC aboutissent à proposer des valeurs de DOE selon une méthode
harmonisée. Pour cela, il convient que (1) le guide HMUC expose de manière détaillée et illustrée
la méthode de détermination du DOE pour un point nodal et (2) le préfet coordonnateur de bassin
demande la détermination de DOE a minima pour les points nodaux du SDAGE et précise la
nécessité de tenir compte des objectifs des territoires situés en aval du point nodal, en particulier
pour les axes réalimentés.
La mission relève les difficultés rencontrées pour comprendre certains termes du SDAGE lors de
la réalisation des analyses HMUC. Par exemple, la disposition 7D-4 définit le cas particulier des
« bassins versants présentant un régime hivernal particulièrement contrasté, dont le rapport au
module du débit moyen mensuel interannuel maximal est supérieur à 2,5 ». Le SDAGE n?a pas
défini le « débit moyen mensuel interannuel maximal ». Il apparait que l?analyse HMUC Layon-
Aubance-Louets et l?analyse Sèvre nantaise l?ont interprété d?une manière (une évaluation unique
dudit rapport par station hydrométrique, avec un résultat binaire ? la condition est satisfaite ou ne
l?est pas ? valable pour l?ensemble des 5 mois hors période de basses eaux) tandis que l?analyse
HMUC Clain a retenu une autre interprétation, moins contraignante pour les usages (un résultat
binaire propre à chacun des 5 mois hors période de basses eaux). La mission juge nécessaire que
la stratégie de bassin relative aux prélèvements hors période de basses eaux indique quelle est
l?interprétation valide.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698550
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698518
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Le guide HMUC établit le cadre méthodologique des études
d?évaluation des volumes prélevables. C?est une prérogative du préfet
coordonnateur de bassin. Les premiers retours d?expérience ont
montré qu?il est nécessaire de préciser certains points techniques, mais
aussi de définir et faire connaître d?autres aspects tels que la
gouvernance et la procédure. Deux solutions sont envisageables pour répondre à ce besoin :
soit compléter le guide HMUC pour aborder ces aspects ;
soit conserver au guide HMUC un caractère technique et créer un nouveau document,
accompagnant le guide.
La mission a une préférence pour cette seconde formule. L?augmentation de volume du guide
restera alors modérée, évitant un effet d?optique de complexification. Le document
d?accompagnement s?adresserait en priorité aux services de l?État et définirait leur rôle dans les
démarches HMUC et les informations qu?ils devraient relayer. Il serait signé par le préfet
coordonnateur de bassin après consultation, par exemple, des services de l?État (la commission
administrative de bassin) et du comité de bassin. Il serait adressé aux préfets et rendu public.
[STB] Ajouter au cadre méthodologique des études d?évaluation des
volumes prélevables la nécessité de rédiger des documents de synthèse accessibles et
lisibles par l?ensemble des parties prenantes, la méthode de détermination d?un débit
objectif d?étiage (DOE) ainsi que la nécessité de déterminer le DOE aux points nodaux.
5.5 Prochaine mise à jour du SDAGE
Le SDAGE est mis à jour tous les six ans (IV de l?article L212-2 du code de l?environnement).
Le SDAGE 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne comporte un chapitre 7 intitulé « Gérer les
prélèvements d?eau de manière équilibrée et durable ». Son organisation est héritée de celle du
SDAGE 2010-2015 et a été largement reprise lors des deux dernières mises à jour du SDAGE.
La lecture de ce chapitre 7 est devenue assez complexe. Il fait appel à un zonage original dont la
mission considère que le but principal est de prendre en compte l?existence de déséquilibres
quantitatifs dans des territoires qui ne sont pas classés en ZRE, sans toutefois procéder à leur
classement en ZRE. Les dispositions du chapitre 7 empilent aujourd?hui des recommandations et
des dispositions obligatoires, elles-mêmes assorties de mesures d?exception ou dérogations. Cet
enchevêtrement est maximal pour ce qui concerne les modalités de remplissage des retenues en
dehors de la période de basses eaux (cf. tableau 14 page 116).
Lorsque toutes les analyses HMUC auront été conduites, des volumes prélevables et leur
répartition entre usages auront été arrêtés pour chacun des territoires. Dans ces conditions inédites,
la mission considère qu?il sera tout à fait envisageable de simplifier le zonage du SDAGE et ses
dispositions. L?écriture des dispositions du SDAGE pourrait alors renvoyer aux volumes
prélevables et à leur répartition.
Par ailleurs, il est justifié d?amender les dispositions du SDAGE relatives aux prélèvements hors
période de basses eaux pour remplir des retenues. L?encadrement de ces prélèvements en eaux
souterraines et en eaux superficielles est à revoir, à simplifier et à uniformiser (cf. 5.2.3).
[Comité de bassin Loire-Bretagne] Lors de sa prochaine mise à jour,
rendre le SDAGE plus simple, plus lisible et plus efficace, en considérant par défaut que
l?autorité préfectorale aura défini des volumes prélevables et leur répartition entre usages à
l?issue des démarches HMUC et en mettant fin aux multiples exceptions relatives aux
conditions de remplissage de retenues hors période de basses eaux.
Produire un document
d?accompagnement du
guide HMUC
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032973269
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Conclusion
Des démarches HMUC sont actuellement conduites sur des territoires couvrant la quasi-totalité du
bassin Loire-Bretagne. La mission propose de parler de « démarche HMUC » pour désigner
l?ensemble des phases de travail qui s?articulent autour de « l?analyse HMUC » proprement dite.
Ce sont avant tout des études de volumes prélevables comme il en a été réalisé en nombre dans
d?autres bassins hydrographiques. Elles s?en distinguent par l?accent mis sur la prise en compte du
changement climatique. Le contexte réglementaire ayant évolué, une répartition entre usages des
volumes prélevables est désormais à définir.
La détermination des volumes prélevables et leur répartition entre usages sont indispensables pour
permettre à l?ensemble des usagers de l?eau d?avoir une bonne visibilité sur la ressource dont ils
peuvent disposer dans le contexte du changement climatique et dans un cadre permettant l?atteinte
des objectifs environnementaux du SDAGE Loire-Bretagne. Il importe que des décisions de
répartition de la ressource en eau réellement mobilisable soient prises et qu?elles le soient en pleine
conscience des conséquences qu?elles induisent.
L?examen des démarches HMUC a conduit la mission à investiguer deux champs, un champ
technique et un champ organisationnel.
Sur le plan technique, la mission n?a pas décelé d?erreurs manifestes en termes de méthode, sans
toutefois avoir pu expertiser en profondeur l?ensemble des méthodologies, des hypothèses et des
choix réalisés dans chacune des analyses HMUC examinées. Il pourrait être intéressant de réaliser
une tierce expertise qui porterait par exemple sur les trois premières analyses HMUC terminées.
Conduite avec rigueur et neutralité, elle permettrait de faire un premier retour d?expérience de fond
technique, utile à la fois pour les décisions et les suites de ces analyses et pour la réalisation des
analyses à venir.
Sur le plan organisationnel, la mission a identifié des facteurs de réussite, favorables à l?émergence
d?un consensus concernant la détermination des volumes prélevables et de leur répartition entre
usages. Le pilotage du travail est essentiel, depuis la réalisation de l?analyse HMUC proprement
dite jusqu?à la définition d?un programme d?actions. Il est nécessaire de clarifier dès le départ ce
qui est attendu d?une démarche HMUC ? ce que l?analyse HMUC fera et ce qu?elle ne fera pas ?
et les décisions qui seront prises à partir de ses résultats. Un accord précoce sur la nature des
décisions à prendre, sur la manière dont elles seront prises et sur la manière dont elles pourront,
si nécessaire, être amendées au fil du temps est un gage de réussite. La mobilisation de
spécialistes de la concertation ou de la médiation est une bonne pratique à encourager.
Pour la mission, une analyse HMUC ne peut pas rester sans suite. Étant donné les enjeux, tant
environnementaux qu?économiques, sa réalisation doit dès le départ être inscrite dans une
démarche plus globale devant aboutir à des actions concrètes.
Les analyses HMUC présentent un réel potentiel pour constituer un formidable outil de dialogue
dans les territoires, associant toutes les parties prenantes intéressées par la gestion de l?eau. Il
revient aux acteurs locaux de s?en emparer, de travailler ensemble, de prendre conscience du
caractère limité de la ressource en eau et de l?impérieuse nécessité de convenir de son partage.
Céline DEBRIEU-LEVRAT
Claude GITTON
Alain JOLY
Inspectrice Inspecteur général Inspecteur général
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Annexes
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Lettre de mission
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Liste des personnes rencontrées
Contacts nationaux, régionaux et de bassin
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
CARTIER Johnny DREAL Centre-Val de Loire/
Service Eau, Biodiversité,
Risques Naturels et Loire
Chef de service
FEUILLET Christian DREAL Centre-Val de Loire/
Service Eau, Biodiversité,
Risques Naturels et Loire
Chef du département Eau et
Bassin Loire-Bretagne
TEIGNE-
SOULIGNAC
Hugo DREAL Centre-Val de Loire/
Service Eau, Biodiversité,
Risques Naturels et Loire
Chargé de mission études
HMUC
SAPPEY Alain Agence de l?eau
Loire-Bretagne/Direction
Évaluation et Planification
Chef du service Planification
HOAREAU Mathilde Agence de l?eau
Loire-Bretagne/Direction
Évaluation et Planification
Chargée de mission
COLIN Julien Agence de l?eau
Loire-Bretagne/Direction
Évaluation et Planification
Chargé de mission
ENJABAL David Agence de l?eau Adour-Garonne Chef de service Gestion de la
ressource et hydroélectricité
RICHARD Bastien Agence de l?eau Adour-Garonne Chargé de mission ressources
en eau
CAREL-JOLY Isabelle DREAL de bassin Adour-Garonne Cheffe d?unité Politiques
sectorielles
SEGARD Louise-
Adélie
DREAL de bassin Adour-Garonne Chargée de mission gestion
quantitative
MICHAUX Hélène Agence de l?eau
Rhône-Méditerranée-Corse
Directrice du Département du
Programme et des
Interventions
PELTE Thomas DREAL de bassin
Rhône-Méditerranée-Corse
Chef du service Ressources en
eau, Milieux et Fleuve Rhône
PITRAT Didier DREAL de bassin
Rhône-Méditerranée
Chef de Pôle Délégation de
bassin
WALCH Laurent DRAAF Centre-Val de Loire Ingénieur général de bassin
AUGEARD Bénédicte OFB, Direction de la recherche et
de l?appui scientifique
Directrice adjointe
BERTHIER Caroline OFB, Service appui aux acteurs
BESSIN Sabine OFB, DR Centre-Val de Loire
GOTANÈGRE Gaëtan OFB, Service appui aux acteurs Cheffe de service adjointe
MAGAND Claire OFB, Direction de la recherche et
de l?appui scientifique
SAGNES Pierre OFB, Direction de la recherche et
de l?appui scientifique
VAUCLIN Vincent OFB, DR Centre-Val de Loire
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NOM Prénom Organisme Fonction
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
ROSSIGNOL Benoît Établissement public Loire Directeur Ressource en eau
BOISGARD Laurent Établissement public Loire Directeur adjoint
développement et gestion
territorialisée
ACTEURS ÉCONOMIQUES
NOYAU Philippe Centre-Val de Loire Président chambre régionale
d?agriculture
BONNEFOUS Nicolas Allier Vice-président chambre
départementale d?agriculture
CONAN Loïc Côtes-d?Armor Élu chambre départementale
d?agriculture
NICOLAS Bertrand Puy-de-Dôme Vice-président chambre
départementale d?agriculture
TURPEAU François Vienne Élu chambre départementale
d?agriculture
DAVID Charles Bretagne Chargé de mission
DESHAYE Ludmilla Puy-de-Dôme Chargée de mission
FERRAND Thierry Nièvre Chargé de mission
HALLOIN-
BERTRAND
Isabelle Indre-et-Loire Chargée de mission
MARTENS Julien Allier Chargé de mission
NOZACH Marie-Noëlle Centre-Val de Loire Chargée de mission
ROUSSEAU Marie-Laure Pays de la Loire Chargée de mission
SCHMITT Chloé Vienne Chargée de mission
Territoire Allier
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
CORDIER Yvan Préfecture de la Haute-Loire Préfet
PLANQUETTE Antoine Préfecture de la Haute-Loire Secrétaire général
MERLIN Christophe DDT de la Haute-Loire Directeur adjoint
CHEILLETZ Xavier DDT de la Haute-Loire/Service de
l?Environnement et de la Forêt
Chef de service
CHARBONNIER Jean-Claude DDT de la Haute-Loire/Service de
l?Environnement et de la Forêt
Chargé de mission
CHOPIN Philippe Préfecture du Puy-de-Dôme Préfet
BRUN Guilhem DDT du Puy-de-Dôme Directeur
NICOLAU Nathalie DDT du Puy-de-Dôme/Service Eau
Environnement Forêt
Cheffe du bureau Politique
territoriale de l?eau
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
FERRAND Emmanuel Maire de Saint-Pourçain-sur-Sioule Président de la CLE du SAGE
Allier aval jusqu?au 24/09/2023
GARDÈS-SAINT-
PAUL
Mireille Conseillère communautaire,
Communauté de communes du
Haut-Allier
Présidente de la CLE du SAGE
Du Haut-Allier
PIERRET Jade Établissement public Loire Animatrice de la CLE du SAGE
Du Haut-Allier
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Territoire Fouzon
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
BOURDILLON Antoine DDT de l?Indre Chargé de mission
?préservation de la ressource en
eau?
TEIGNE-
SOULIGNAC
Hugo DREAL Centre-Val de Loire Chargé de mission HMUC
BANCHEREAU Laurent DDT de l?Indre Chef de l?unité eau
TOUZAC Pierre AELB Chargé de projet DCE/SDAGE
et gestion quantitative de l?eau
durable de la ressource en eau
VAUGLIN Vincent OFB Ingénieur en appui technique
aux politiques de l?eau
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
PERROCHON Serge Maire de Nohant-en-Graçay Président de la CLE du SAGE
Cher aval
ACTEURS ÉCONOMIQUES
GIROUARD Pierre Association des irrigants de l?Indre Président
RIOLLET Denis Chambre départementale
d?agriculture de l?Indre
Vice-Président
GANTET Marie Chambre départementale
d?agriculture de l?Indre et
Association des irrigants de l?Indre
Chargée de mission
DELOCHES Monsieur Syndicat des Exploitants
Piscicoles de la Brenne
Administrateur
ASSOCIATIONS
BARBEY Bruno FDAAPPMA de l?Indre Directeur
TOUSSAINT Christian Indre Nature Administrateur
Territoire Creuse
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
VENDERERBEN Rik DDT de l?Indre Directeur
BURGAUD-
TOCCHET
Hélène DDT de l?Indre Directrice adjointe
COLIN Antoine DDT de l?Indre Chef du service Eau et nature
FRAKOWIACK-
JACOBS
Anne Préfecture de la Creuse Préfète
MEROT Bastien Préfecture de la Creuse Secrétaire général
GILLI-DUNOYER Pascale DDT de la Creuse Directrice adjointe
SPINASSOU Laurence DDT de la Creuse/Service Espace
Rural, Risques et Environnement
Adjointe au chef du service
GOVAL Laurent DDT de la Creuse/Service Espace
Rural, Risques et Environnement
Adjoint à la cheffe du bureau-
milieux aquatiques
TOUZAC Pierre Agence de l?eau Loire-Bretagne/
délégation Centre-Loire
Chargé de mission Planification
GAGNEUX Claire Agence de l?eau Loire-Bretagne/
délégation Poitou-Limousin
Chargée de mission
Planification
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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NOM Prénom Organisme Fonction
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
BERTHELOT Vincent EPTB Vienne Responsable du secteur Vienne
Amont/Creuse
BEAUFORT Aurélien EPTB Vienne
GODET Jérémie Conseiller régional Centre-Val de
Loire
Président de la CLE du SAGE
Creuse
LORIOT Stéphane EPTB Vienne Directeur
Territoire Sarthe amont
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
ZABOURAEFF Éric Préfecture de la Sarthe Secrétaire général
CHARRIER Christophe DDT de la Sarthe Directeur adjoint
MORVAN Emmanuelle DDT de la Sarthe/Service Eau
Environnement
Cheffe de service
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
DELPIERRE Pascal Maire de Saint-Léonard-des-Bois Président de la CLE du SAGE
Sarthe amont
LE BORGNE Éric Syndicat du Bassin de la Sarthe Animateur du SAGE Sarthe
Amont
LAUNAY Adrien Conseil régional des Pays de la
Loire
Chargé de programme
« politique territoriale de l?eau »
ACTEURS ÉCONOMIQUES
SCHAEPELYNCK Catherine Chambre d?agriculture des Pays
de la Loire
Présidente déléguée pour le
territoire Nord Sarthe
ASSOCIATIONS
ANDRÉ Alain UFC Sarthe
HÉNAFF Jean Sarthe Nature Environnement
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Territoire Layon-Aubance-Louets
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
ORY Pierre Préfecture de Maine-et-Loire Préfet
GIBAUD Catherine DDT de Maine-et-Loire Directrice adjointe
DUGUÉ Julien DDT de Maine-et-Loire/Service
Eau, Environnement et
Biodiversité
Chef de service
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
DERVIEUX Jean-Jacques Syndicat Layon-Aubance-Louets Vice-président
Président de la CLE du SAGE
Layon-Aubance-Louets
PERDRIEAU Dominique Syndicat Layon-Aubance-Louets Président
Président de la CLE du SAGE
Layon-Aubance-Louets de 2006
à octobre 2023
COCHARD Jean-Pierre Syndicat Layon-Aubance-Louets Vice-président Gestion
Quantitative et Ressource en
Eau
Communauté de Communes
Loire-Layon-Aubance
Vice-Président délégué à la
voirie
BOUQUET Pascaline Syndicat Layon-Aubance-Louets Animatrice du SAGE Layon-
Aubance-Louets
LOCHU Yannick Syndicat Layon-Aubance-Louets Directeur
SEGUIN Axelle Syndicat Layon-Aubance-Louets Chargée de mission
quantitative (HMUC, PTGE)
VITRAI Bruno Communauté de Communes
Loire-Layon-Aubance
Chargé de mission GEMAPI et
eaux pluviales
ACTEURS ÉCONOMIQUES
ASSERAY Denis Chambre d?Agriculture des Pays
de la Loire
élu
HEMONT Sophie Chambre d?Agriculture des Pays
de la Loire
Chargée de mission « Eau et
Irrigation »
PIHEE Nicolas Chambre d?Agriculture des Pays
de la Loire
Chargée de mission « Eau et
Irrigation »
ASSOCIATIONS
NICOLAS Yann France Nature Environnement
Anjou
MERLIN Bernard Fédération de Maine-et-Loire pour
la Pêche et la Protection du Milieu
Aquatique
Président
FENEON Stéphanie Fédération de Maine-et-Loire pour
la Pêche et la Protection du Milieu
Aquatique
Directrice
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Territoire Vilaine
NOM Prénom Organisme Fonction
SERVICES DE L?ÉTAT ET ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
ARCHAMBAULT Benoît DDTM d?Ille-et-Vilaine Chef de service et responsable
MISEN
LATAPIE-BAYROO Thierry DDTM d?Ille-et-Vilaine Directeur
ROGER Clément DREAL Bretagne Chargé de mission données
qualitatives et quantitatives
SIERBELLE Valenton AELB ? délégation Armorique Chargé d?interventions ?
service collectivités et
industries
CATROUX Hubert AELB ? délégation Armorique Chargé d?intervention ? service
espaces ruraux
ANQUETIL Hélène OFB ? DR Bretagne Ingénieure appui à la
planification des acteurs
TRACZ Yann OFB ? SD35 Chef d?unité
COLLECTIVITÉS ET GROUPEMENTS DE COLLECTIVITÉS
BARON Sébastien EPTB Vilaine « Eaux et Vilaine » Responsable de l?unité gestion
quantitative
DUBEAU Fanny EPTB Vilaine « Eaux et Vilaine » Animatrice territoriale, chargée
d?études HMUC
DEMOLDER Michel Maire de Pont-Péan, Président du
Syndicat intercommunal du bassin
versant de la Seiche
Président de la CLE du SAGE
Vilaine
HERVÉ Pascal EPTB Vilaine « Eaux et Vilaine » Vice-Président
LECOLLINET Pierre EPTB Vilaine « Eaux et Vilaine » Coordinateur barrage Vilaine
amont
ACTEURS ÉCONOMIQUES
DAVID Charles CDA35 Chargé de mission - CRAB
ROBBE Louise Commun accord Chargée de mission
LEBIHEN Yann SCE Chargé de mission
TIOZZO Julien SCE Chargé de mission
DIEBOLT Cédric SCE Chef de service
ASSOCIATIONS
PENNOBER Pauline Eau et rivières de Bretagne Chargée de mission
PELLERIN Richard Fédération de pêche 35 directeur
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Glossaire des sigles et acronymes
Acronyme Signification
AMI Appel à manifestation d?intérêt
AUP Autorisation unique de prélèvement attribuée à un Organisme unique de gestion collective
des prélèvements d?eau pour l?irrigation
BDLISA Référentiel hydrogéologique « Base des Données des LImites des Systèmes Aquifères »
BRGM Bureau de recherches géologiques et minières
CCTP Cahier des clauses techniques particulières
CGAAER Conseil général de l?alimentation, de l?agriculture et des espaces ruraux
CLE Commission locale de l?eau
CRESEB Centre de ressources et d?expertise scientifique sur l?eau de Bretagne
DCE Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000
établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l?eau, dite
« directive cadre sur l?eau »
DCR Débit de CRise
Débit moyen journalier « en dessous duquel seuls les exigences de la santé, de la
salubrité publique, de la sécurité publique et de l?alimentation en eau de la population et
les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits » (arrêté du 17 mars 2006 relatif au
contenu des SDAGE).
DEB Direction de l?eau et de la biodiversité (Ministère de la Transition écologique et de la
Cohésion des territoires)
DDT(M) Direction départementale des territoires (et de la mer)
DOE Débit objectif d?étiage
Débit permettant de satisfaire l?ensemble des usages en moyenne huit années sur dix et
d?atteindre le bon état des eaux
DREAL Direction régionale de l?environnement, de l?aménagement et du logement
DSA Débit seuil d?alerte
Débit moyen journalier en dessous duquel la coexistence de tous les usages et le bon
fonctionnement des milieux n?est plus assurée. Son franchissement entraîne la mise en
place des premières mesures de restriction des usages de l?eau.
DRIAS Portail « Donner accès aux scénarios climatiques Régionalisés français pour l?Impact et
l?Adaptation de nos Sociétés et environnement » développé par Météo-France
(https://www.drias-climat.fr/)
DUPLOS Déclaration Unifiée Pour Les Ouvrages Souterrains
(https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/)
EPTB Établissement public territorial de bassin
GIEC Groupe d?experts intergouvernemental sur l?évolution du climat
HMUC Hydrologie, milieux, usages, climat
IGEDD Inspection générale de l?environnement et du développement durable
IOTA Installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ou à déclaration au titre
de la loi sur l?eau
LEMA Loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l?eau et les milieux aquatiques
M Module d?un cours d?eau
Débit moyen annuel interannuel en un point d?un cours d?eau.
MOA Maître d?ouvrage
Pour une analyse HMUC, il s?agit de la structure porteuse du SAGE lorsqu?elle existe.
PUBLIÉ
https://www.drias-climat.fr/
https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Acronyme Signification
NOE Niveau d?objectif d?étiage
Dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne, il est la déclinaison du principe du DOE au cas
de zones humides ou de marais « permettant de satisfaire l?ensemble des usages en
moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux ». Il est défini par
référence à un niveau moyen mensuel et est utilisé sur le Marais poitevin.
OFB Office français de la biodiversité
OUGC Organisme unique de gestion collective des prélèvements d?eau pour l?irrigation
PAGD Plan d'aménagement et de gestion durable de la ressource en eau et des milieux
aquatiques (le PAGD et le règlement sont les deux documents constitutifs d?un SAGE)
PCB Préfet coordonnateur de bassin
(articles L213-7 et R213-14 du code de l?environnement)
PCR Piézométrie de CRise
Niveau piézométrique journalier moyen « en dessous duquel seuls les exigences de la
santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l?alimentation en eau de la
population et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits » (déclinaison pour
les nappes d?eau souterraines du principe du DCR).
POE Piézométrie Objectif d?Étiage
Dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne, il est la déclinaison du principe du DOE pour
les nappes d?eau souterraines « permettant de satisfaire l?ensemble des usages en
moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux » Le POE, quant à lui, est
défini par référence à un niveau journalier.
PTGE Projet de territoire pour la gestion de l?eau
QMN5 Débit moyen mensuel sec de période de retour 5 ans
Par exemple, pour une station dont le QMN5 du mois de mai est de 500 L/s, la probabilité
d?y observer, sur une année donnée, un débit moyen du mois de mai inférieur à 500 L/s
est de 1/5.
QMNA5 Débit (Q) mensuel (M) minimal (N) de chaque année civile (A) de fréquence quinquennale
sèche
SAGE Schéma d?aménagement et de gestion des eaux
SDAGE Schéma directeur d?aménagement et de gestion des eaux
STB Secrétariat technique de bassin, associant les services de la DREAL Centre-Val de Loire,
de l?agence de l?eau Loire-Bretagne et de la direction régionale Centre-Val de Loire de
l?OFB
VP Volume prélevable en période de basses eaux
défini par le II de l?article R 211-21-1 du code de l?environnement voir note en fin de tableau
VPM Volume potentiellement mobilisable
ZRE Zone de répartition des eaux
(articles R211-71 et suivants du code de l?environnement)
II de l?article R211-21-1 du code de l?environnement :
II. (?) on entend par volume prélevable, le volume maximum que les prélèvements
directs dans la ressource en période de basses eaux, autorisés ou déclarés tous usages
confondus, doivent respecter en vue du retour à l?équilibre quantitatif à une échéance
compatible avec les objectifs environnementaux du SDAGE.
Ce volume prélevable correspond au volume pouvant statistiquement être prélevé huit
années sur dix en période de basses eaux dans le milieu naturel aux fins d?usages
anthropiques, en respectant le bon fonctionnement des milieux aquatiques dépendant
de cette ressource et les objectifs environnementaux du SDAGE.
Il est issu d?une évaluation statistique des besoins minimaux des milieux sur la période
de basses eaux. Il est réparti entre les usages, en tenant compte des enjeux
environnementaux, économiques et sociaux, et dans les conditions définies au II de
l?article R213-14.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000022479490
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Appel à manifestation d?intérêt pour réaliser des
analyses HMUC
Un appel à manifestation d?intérêt (AMI) pour réaliser des analyses HMUC a été lancé en avril 2022
par l?agence de l?eau Loire-Bretagne. Le taux de subvention était exceptionnellement porté de 70 %
à 100 % grâce à une enveloppe de 1,5 million d?euros apportée par le plan de relance de l?État
(ministère en charge de l?agriculture).
La sélection des projets a été réalisée à l?échelle du bassin Loire-Bretagne. Les candidatures ont
été classées par un comité de sélection selon l?ordre de priorité défini dans le règlement de l?AMI :
1. les territoires en Zone de répartition des eaux (ZRE) ;
2. les territoires concernés par les dispositions 7B-3, 7B-4 et 7B-5 du SDAGE 2022-2027 ;
3. les territoires concernés par la disposition 7B-2 du SDAGE 2022-2027.
Le coût total prévisionnel des projets déposés et répondant aux critères d?éligibilité a dépassé celui
de l?enveloppe financière réservée. Le conseil d?administration de l?agence de l?eau a décidé
d?accompagner à hauteur de 100 % les projets prioritaires éligibles à l?AMI et non cofinancés par
l?enveloppe du plan de relance (cf. figure 11).
Figure 11. Financement des analyses HMUC suite à l?AMI, état à fin 2022 (source : agence de l?eau
Loire-Bretagne)
Au final, 29 projets issus de l?AMI ont été financés comme suit (un même projet a fait l?objet de
quatre dossiers d?aide, avec un dossier par maître d?ouvrage) :
18 dossiers avec un cofinancement (3,43 millions ¤ de l?agence de l?eau et 1,48 million ¤
du Plan de relance) ;
7 dossiers financés à 100 % par l?agence de l?eau et engagés en 2022 (1,34 million ¤) ;
7 dossiers financés à 100 % par l?agence de l?eau et engagés au cours du premier trimestre
2023 (1,59 million ¤).
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Monographies des six analyses HMUC examinées
Annexe 5.1. Choix des analyses examinées
Pour tenir compte des échéances à respecter, la mission a examiné un échantillon de six analyses
HMUC. Après discussion avec la DREAL de bassin et l?agence de l?eau, la mission a arrêté un
échantillon comprenant les analyses HMUC conduites sur les bassins suivants : Allier amont et
aval, Creuse, Fouzon, Sarthe amont, Layon-Aubance-Louets et Vilaine. Cet échantillon a été validé
le 18 juillet 2023 par la préfète coordonnatrice de bassin.
Le choix de ces analyses HMUC a été fait en s?appuyant sur des éléments transmis par la DREAL
de bassin et l?agence de l?eau. Ce choix permet de couvrir la diversité des situations existantes
(localisation géographique, nature des dispositions du SDAGE s?appliquant localement, stade
d?avancement de l?analyse HMUC, type de structure porteuse, identité des bureaux d?études,
évaluation par la DREAL de bassin et l?agence de l?eau du risque de blocage).
Figure 12. Localisation des analyses HMUC examinées par la mission
Au cours de ses travaux, la mission s?est intéressée à ce qui a été produit par la démarche conduite
sur le bassin du Clain, sans toutefois y rencontrer les acteurs comme pour les autres territoires.
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Annexe 5.2. L?analyse Allier (Haut-Allier et Allier aval)
Départements : Lozère, Ardèche, Haute-Loire, Cantal, Puy-de-Dôme, Allier, Cher et Nièvre.
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC réunit ceux des SAGE Haut-Allier et Allier-aval. Il
comprend 898 communes situées sur 8 départements. Sa superficie est de 9 024 km² et le
nombre de personnes vivant sur le territoire est estimé à environ 827 000 habitants.
Les reliefs du territoire le long de la rivière Allier sont
cristallins côté Margeride et volcaniques côté Devès. En aval
de Vieille-Brioude, le bassin versant est formé par le fossé
sédimentaire des Limagnes et par les régions montagneuses
dont la chaîne des Puys. Le comblement des cratères par
d?épais dépôts sablo-détritiques a transformé le massif
volcanique en un réservoir naturel pour le bassin. Au total, le
bassin comprend 137 masses d?eau.
Les deux principales formations aquifères du territoire sont
les alluvions de l?Allier et les formations volcaniques.
S?agissant des formations profondes, hors nappes alluviales,
le meilleur réservoir est constitué par les sables et argiles du
Bourbonnais. Au niveau des alluvions de l?Allier, le bilan
mensuel d?étiage est négatif environ pendant 3 mois
consécutifs. Une étude de VP avait été réalisée par la
chambre d?agriculture en 2013 dans le cadre de la mise en
place d?un OUGC sur le département de l?Allier.
La stratégie du SAGE du Haut-Allier définit les règles d?encadrement de la réalisation des
ouvrages de franchissement des cours d?eau, des plans d?eau existants et de la création de
nouveaux plans d?eau ainsi que de protection des zones humides. Celles du SAGE Allier aval
portent sur la limitation et l?encadrement des nouveaux plans d?eau, l?encadrement des plans
d?eau existants et des nouveaux ouvrages, travaux et aménagements dans l?espace de mobilité
optimal de l?Allier.
La rivière Allier à l?aval de la confluence du Donozau est un axe réalimenté par soutien d?étiage
et est donc visée par la disposition 7B-5 du SDAGE 2022-2027. La zone nodale Allier aval
(concernée par le point nodal Al1 situé à Cuffy), à l?exception de l?axe mentionné en 7B-5, est
visé par la disposition 7B-3.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC : EPTB-Loire.
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : bureau d?études CESAME environnement avec sous-
traitants Aquabio et DialTerre/Voix croisées.
Comité technique, comité de pilotage, CLE pour Haut-Allier et CLE élargie au comité restreint
du PTGE pour Allier aval.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits :
- mi 2021 : rapport - atlas - synthèse de l?état des lieux ;
- fin 2022 : rapport diagnostic global - atlas entités Haut-Allier - atlas entités Allier aval - rapport
décrivant les stations et le suivi des données de 2019 à 2022.
Méthodes adoptées :
- phase préliminaire (2019-2020) avec installation de 60 stations de suivi hydrologique et
10 stations de suivi piézométrique sur le bassin Allier aval ;
- réunions de cadrage avec les services de l?État ;
- ateliers territoriaux pour partager la méthode et les résultats du diagnostic.
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Points notables :
- le barrage de Naussac a été créé pour sécuriser les usages et assurer le soutien d?étiage de
l?Allier et de la Loire en aval du bec d?Allier ; le barrage de Villerest situé sur la Loire dans le
département de la Loire fournit lui aussi de l?eau à la Loire en aval du bec d?Allier ;
- le régime hydrologique de l?Allier a été fortement modifié en étiage par la construction du
barrage de Naussac. Les débits d?étiage au niveau de Vieille-Brioude étaient de 4 m³/s. Ils
descendent désormais rarement en dessous de 8 m³/s. En période estivale, au niveau du
bassin du Haut-Allier, plusieurs affluents de l?Allier connaissent des étiages sévères avec
préjudice pour les milieux, les activités aquatiques et l?alimentation en eau potable. En période
hivernale, les débits spécifiques des cours d?eau dans le secteur sud du bassin sont
relativement importants, avec des valeurs supérieures à 10 L/s/km².
Volet Milieux du diagnostic HMUC (achevé)
Documents produits :
- analyse DMB réalisée sur les affluents de l?Allier ;
- octobre 2022 et février 2023 : rapports diagnostic et prospective.
Méthodes adoptées :
- installation et suivi de 60 stations de mesure Estimhab jusqu?en 2022.
Points notables ;
- problématique de réalisation du volet Milieux sur l?axe réalimenté ;
- les espèces piscicoles seront affectées par la hausse des températures et les changements
du régime hydrologique, avec modification de la répartition de certaines espèces.
Volet Usages du diagnostic HMUC (achevé)
Documents produits :
- octobre 2022 et février 2023 : rapports diagnostic et prospective ;
- en cours fin 2023 : détermination des volumes potentiellement mobilisables et des débits
cibles référence.
Méthodes adoptées :
- consultation des structures gestionnaire AEP par courrier ou par questionnaire en ligne pour
validation des données récoltées et estimées par le bureau d?études ;
- étude AP3C pour l?évaluation de l?ETP et du besoin d?irrigation ? Étude ADIRA des besoins
d?irrigation en Limagne ? Calcul de bilan hydrique réalisé en tenant compte, mois par mois,
de l?évolution de la réserve en eau du sol, des besoins de la plante et des apports des
précipitations ;
- dialogue territorial pour la définition des débits cibles et des volumes potentiellement
mobilisables - comparaison VPM et prospective avec les volumes prélevés ;
- Deux hypothèses de calcul pour la définition des débits cibles et des volumes pouvant être
disponibles pour les usages anthropiques en dehors de la période de basses eaux : débit
cumulé des prélèvements de 20 % ou de 40 % du module. Option privilégiée : limiter le débit
prélevé à 20 % du module interannuel dans la limite d?un débit influencé > module
quinquennal sec.
Points notables :
- 849 captages ;
- évolution des besoins en eau potable de +6 % (+3,7 millions de m³) à l?horizon 2030 et +21 %
(+13,3 millions de m³) à l?horizon 2050 ;
- stabilité globale des besoins des industriels disposant de leurs propres captages - Plans
d?Utilisation Rationnelle de l?Eau (PURE) pour les prélèvements en eau souterraine dans le
Puy-de-Dôme avec objectif de réduction de la consommation de -20 % à partir de 2025 ;
- évolution des besoins liés à l?abreuvement du bétail (doublement au-delà de 30°C), avec
allongement des périodes de forts besoins ? Projet CERCEAU de réduction des
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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consommations d?eau dans les élevages ? Baisse des besoins en eau pour l?élevage d?environ
3 % (en année moyenne) pour le Haut-Allier et d?environ 7 % pour Allier aval ;
- augmentation de l?ETP annuelle de +30 % entre 2000 et 2050 ? Augmentation du besoin en
eau des cultures avec les températures ? Augmentation de besoin en eau de l?ordre de + 45 %
sur le Haut-Allier et +41 % sur l?Allier aval en année moyenne à l?horizon 2050 ? 15 Mm³
supplémentaires pour le Puy-de-Dôme, 7 Mm³ pour l?Allier et 1 Mm³ pour la Haute-Loire ?
+26 Mm³ en année quinquennale sèche pour l?ensemble du territoire ? Augmentation du
besoin d?irrigation du maïs de 80 % et nécessité d?irrigation sur d?autres cultures ?
Augmentation de la fréquence de l?irrigation ? Volonté de mobiliser des volumes en période
hors basses eaux.
Volet Climat du diagnostic HMUC (achevé)
Documents produits :
- début 2023 : rapport de la phase prospective avec prise en compte des effets du changement
climatique et de l?évolution des besoins aux horizons 2030 ? 2050.
Méthodes adoptées :
- l?analyse HMUC s?est appuyée sur les projections climatiques sous le scénario d?émission de
gaz à effet de serre et aérosols A1B (médian en termes d?évolution thermique) effectuées
dans le cadre des projets de recherche Explore 2070 et ICC Hydroqual, avec utilisation des
modèles climatiques du 4ème rapport du GIEC (2007) ;
- la prospective a été faite par comparaison des ressources en eau futures et des prélèvements
et restitutions futurs pour mise en évidence des secteurs excédentaires, en tension et en
déficit ;
- des réunions ont été organisées avec les professions agricoles, les industriels et le secteur
du tourisme pour présenter les données souhaitées afin de réaliser les analyses des phases
de diagnostic et de prospective ;
Points notables :
- à l?horizon 2050, la recharge des nappes pourrait baisser de 25 %, les écoulements moyens
interannuels de 20 à 30 % et le débit d?étiage quinquennal de 15 à 50 %.
- réchauffement de l?ordre de 2,3 à 2,4 °C en milieu du siècle, plus important en été ;
- réchauffement de l?eau de 2,1 °C en milieu de siècle à 2,9 °C en fin de siècle ? 15 jours de
dépassement du seuil de 24 °C en plus en milieu de siècle ;
- moins 5,0 à -2,7 % de cumul annuel de pluies pour le scénario médian en milieu du siècle, et
une plus grande variabilité dans la répartition des pluies dans l?année, avec globalement un
premier semestre peu impacté et un second semestre déficitaire (en termes de cumul) ; baisse
des précipitations au printemps et en été en milieu du siècle ;
- forte augmentation de l?ETP sur l?année (+21,3 à 23,4 %) et augmentation très marquée en
automne ;
- forte baisse généralisée des débits moyens mensuels (scénario médian) de juin à octobre et
étiages plus sévères et prolongés sur la période automnale ;
- baisse du module de -25,4 à -24 % - Baisse du QMNA5 : -50,4 à -45,2 %
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC (en cours)
Phase 4 ? Débits et piézométries cibles, volumes potentiellement mobilisables : méthode et
critères d?ajustement adoptés en décembre 2022 ? réunions territoriales à l?automne 2023 pour
la détermination des volumes potentiellement mobilisables et des débits de cibles référence.
Deux points nodaux du SDAGE (Al7-Langogne et Al1-Cuffy) pour lesquels le respect du DOE
8 années sur 10 n?est pas atteint - Étude complémentaire pour évaluer l?incidence sur l?Allier
aval et ses milieux annexes, d?une baisse du DOE de Cuffy (actuellement fixé à 29 m³/s) à
26 m³/s - À l?horizon 2050, l?Allier pourrait passer de 23 m³/s à 11 ou 16 m³/s selon le scénario
retenu.
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Bonne collaboration entre acteurs pour partager de la connaissance, notamment sur les usages.
Nécessité de prendre en compte la dimension amont-aval au sein même de ce territoire et avec
le territoire en aval du bec d?Allier.
Définir des volumes prélevables en période de basses eaux et les répartir entre usages.
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Annexe 5.3. L?analyse Fouzon
Départements du Cher, de l?Indre et de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui de la vallée du Fouzon, intégré au sein du
SAGE du Cher aval approuvé le 26 octobre 2018. Il comprend 57 communes, répartis dans
6 communautés de communes et 5 syndicats de rivière. Sa superficie est de 1 012 km² pour
environ 610 kms de cours d?eau et le nombre de personnes vivant sur le territoire est d?environ
22 000 habitants.
Le territoire concerne dix masses d?eau superficielles et sept masses d?eau souterraines au sens
des objectifs (atteinte du bon état des eaux) de la Directive Cadre sur l?Eau (DCE). Ce réseau
hydrographique connait des étiages marqués en raison de plusieurs facteurs, dont les
prélèvements importants de la ressource et les modifications conséquentes de la morphologie
des linéaires (recalibrage, rectification, reprofilage?). Ces étiages sont aggravés par
l?évaporation des plans d?eau et par les prélèvements. L?alimentation en eau potable, l?irrigation,
l?activité industrielle et l?abreuvement des animaux d?élevage sont les principaux usages
consommateurs d?eau sur le territoire.
Le territoire est classé en zone 7B-3 dans les SDAGE 2016-2021 et 2022-2027, ce qui entraîne
que « les prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à l?alimentation
en eau potable, à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés au volume
net maximum antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une année donnée ».
La gestion quantitative de la ressource figure parmi les enjeux identifiés dans la disposition 49
du SAGE du Cher aval « Améliorer la connaissance du fonctionnement hydrologique et
hydrogéologique sur le bassin du Fouzon », qui invite à réaliser une étude HMUC. Aucune règle
du SAGE du Cher aval ne porte néanmoins sur la gestion quantitative du territoire.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC: établissement public Loire (EPL).
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : Bureau d?études SAFEGE Consulting.
Comité, technique, comité de pilotage (CLE élargie) et CLE, actifs depuis le lancement de l?étude
en juillet 2019 jusqu?à sa finalisation de mars 2023. Déploiement des résultats toujours en cours.
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Trois réunions de concertation (septembre 2021, octobre 2022 et janvier 2023) pour chacune de
trois phases (examen des volet H, M, U et C au passé et au futur, croisement des informations
et choix de la CLE du Cher aval).
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (achevée)
Les analyses et modélisations hydrologiques réalisées sur le bassin du Fouzon ont permis
d?identifier les unités de gestion présentant les plus forts impacts des pressions anthropiques
(prélèvements et restitutions) sur le débit des cours d?eau du territoire :
- le Fouzon amont apparaît comme étant très fortement impacté par les usages, avec un
potentiel « naturel » à l?étiage estimé à plus de 2 fois le débit d?étiage quinquennal actuel ;
- le Fouzon médian et le Fouzon aval sont également fortement impactés, d?une part du fait des
prélèvements des secteurs plus en amont, d?autre part du fait de la forte concentration de
plans d?eau s?y trouvant. Leur potentiel « naturel » à l?étiage est estimé à près de 1,4 fois le
débit d?étiage quinquennal actuel ;
- le Céphons est un sous-bassin fortement impacté par les usages, en particulier en raison des
importants prélèvements pour l?eau potable y ayant lieu avec un potentiel « naturel » à l?étiage
estimé à 1,3 fois le débit d?étiage quinquennal actuel ;
- le Nahon et le Renon sont des sous-bassins un peu moins impactés que les précédents, avec
un potentiel « naturel » à l?étiage estimé à moins de 1,2 fois le débit d?étiage quinquennal
actuel Ces secteurs sont principalement concernés par la surévaporation des plans d?eau ;
- le Pozon et le Saint-Martin, qui sont aussi les plus petites unités de gestion du bassin versant,
sont les secteurs les moins impactés par les prélèvements nets, avec moins de prélèvements
par unité de surface que les autres unités de gestion. Leur potentiel « naturel » à l?étiage est
estimé à 102 et 108 % respectivement du débit d?étiage quinquennal actuel.
Les analyses hydrogéologiques menées dans la présente étude ont permis de déterminer que :
- la nappe du Turonien alimente la Nahon et le Renon ;
- la nappe du Cénomanien ? Albien alimente le Renon et le Fouzon ;
- la nappe du Jurassique supérieur alimente le Fouzon amont et probablement le Céphons ;
- les usages entraînent une diminution du débit des cours d?eau, légère pour certains sous-
bassins (2 %), importante pour d?autres (56 %). Sur l?ensemble du périmètre, la contribution
des nappes aux cours d?eau est importante : les prélèvements en nappe participent donc à la
diminution des débits.
Volet Milieux du diagnostic HMUC (achevée)
Source : étude SAFEGE, phase M.
Les cours d'eau du bassin sont principalement cyprinicoles, en état de fonctionnalité perturbé
ou dégradé.
Aucun problème n'est actuellement à déplorer du point de vue de la thermie des cours d'eau,
mais les projections futures altèrent ce constat.
Aucun cours d'eau ne présente un bon état écologique. L'état chimique de la majorité du bassin
est mauvais.
L'état morphologique des cours d'eau est globalement altéré, particulièrement sur les cours
d'eau de grand gabarit. Des problèmes de continuité écologique et de recalibrage/reprofilage de
cours d'eau s'observent sur l'ensemble du bassin versant.
L?analyse détaillée des surfaces habitables disponibles dans les cours d?eau en fonction du débit,
réalisée à l?aide du protocole Estimhab, a permis de proposer des gammes de débits biologiques
dont le respect en période d?étiage permettrait d?assurer le bon déroulement du cycle de vie des
espèces concernées. Les débits biologiques hors période d?étiage n?ont pas été explicitement
traités car, comme mis en évidence dans le rapport du volet « hydrologie », l?impact anthropique
sur les débits reste aujourd?hui très limité en dehors de la période d?étiage.
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Les courbes d?habitat obtenues présentent pour certaines une pente peu marquée, ce qui est
très probablement lié au remaniement et recalibrage global des cours d?eau, ainsi qu?aux
éléments perturbateurs de la continuité écologique mis en place lors des 50 dernières années.
Cette relation est d?ailleurs confirmée par la comparaison des types de pentes obtenus avec
l?état morphologique des cours d?eau. Le corollaire à ces faibles pentes est une faible influence
du débit sur la qualité apparente des habitats piscicoles présents. Pour les cas où cette relation
est la plus marquée (Nahon, Fouzon médian), le protocole Estimhab ne peut pas être considéré
comme une base solide de détermination des débits biologiques. Il est alors nécessaire de
recourir à une méthode plus générale, basée sur l?hydrologie naturelle des cours d?eau, tel que
proposé par la DREAL Pays de la Loire (seuil bas = 1/20ème du module désinfluencé, seuil haut
= 1/10ème du module désinfluencé).
Concernant le cas particulier du brochet, il apparaît que le recalibrage des cours d?eau est
également l?une des causes principales de la déconnection des frayères de cette espèce. Pour
les frayères restaurées, serait à respecter un débit minimal de 5,4 m³/s à la station de Meusnes
pendant 4 à 8 semaines de mars à avril selon l?évolution de la température de l?eau, pour
permettre une reproduction optimale de cette espèce. La marge de manoeuvre associée aux
usages pour assurer ces conditions semble faible, d?après les conclusions du volet
« hydrologie ».
Volet Usages du diagnostic HMUC (achevée)
Source : étude SAFEGE, phase U
Les plans d?eau ont été pris en compte et corrigés dans
l?analyse car leur nombre important (environ 1 800 ce qui
représente une densité de 1,8 plan d?eau par km²)
totalise une superficie de 6 km² et représente un volume
de surévaporation d?environ 2,5 millions de m³ en 2018.
Le bilan quantitatif réalisé ici montre un prélèvement net
de plus de 1,3 million de m3 chaque année pour les
usages anthropiques, aggravé par une surévaporation
des plans d?eau de 2 millions de m³ par an. Ce
prélèvement net est particulièrement important sur les
mois de juin à août pouvant atteindre 1 million de m³ au
mois de juillet et concerne la majorité du territoire : seuls
le Pozon et le Saint-Martin présentent des volumes à
l?équilibre, plans d?eau compris. Les territoires les plus
impactés par les plans d?eau sont le Nahon, le Fouzon
médian et le Renon. Enfin, l?unité de gestion présentant
le plus fort prélèvement net est le Fouzon amont. En
effet, ce secteur comprend d?importants prélèvements et
de nombreux plans d?eau, sans restitutions d?eau au
milieu qui pourraient compenser ces volumes.
Enfin les tendances d?évolution future de ces besoins
sont régies par l?évolution de la population et la baisse
des besoins en eau domestiques, les besoins agricoles
et industriels étant considérés plutôt stables sur les
prochaines années. La surévaporation des plans d?eau
dépend principalement des données météorologiques
futures qui, même si elles projettent une hausse des
températures moyennes, sont à prendre avec précaution
car elles dépendent de nombreux paramètres
(températures, précipitations, répartition annuelle,
scénario de forçage anthropique, etc.). Ces estimations futures montrent une tendance à la
hausse de la surévaporation des plans d?eau d?environ 5 % par rapport à la période actuelle,
dans un contexte de changement climatique qui amène à anticiper des situations de sécheresse
estivale plus marquées.
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Volet Climat du diagnostic HMUC (achevée)
Source : étude SAFEGE, phase C.
L?évolution du climat sur le bassin versant a été appréciée au travers des études existantes s?y
rapportant (Explore 2070, ICC Hydroqual), puis à l?aide des données issues du portail DRIAS
concernant la modélisation climatique régionalisée « CNRM2014 » (Météo France) du scénario
« RCP 4.5 » (scénario intermédiaire).
En volume annuel, les précipitations devraient faiblement évoluer, sans que l?on puisse déceler
une tendance particulière (hausse ou baisse). En revanche, le nombre de jours de pluie devrait
conséquemment diminuer (jusqu?à -20 % par rapport à la période actuelle). Ceci présage des
événements pluviométriques plus rares ou plus courts, et plus intenses.
Les températures devraient augmenter, de manière spécifiquement marquée durant la période
estivale.
L?évapotranspiration potentielle, suivant la tendance de la température, devrait connaître une
augmentation généralisée avec un accent sur la période estivale.
Concernant les débits, l?étude Explore indique une tendance généralisée à la baisse entre la
période 1961-1990 et la période 2045-2065. Cette tendance est modérée, mais elle est issue
d?une modélisation hydrologique globalisée n?ayant pas été spécifiquement calée sur le
bassin versant. Les projections climatiques, le modèle hydrologique construit pour le volet
« hydrologie » de la présente étude et les perspectives d?évolution des usages de l?eau ont été
exploités pour évaluer l?évolution des étiages des cours d?eau du bassin versant.
Les étiages estivaux seront plus sévères et plus longs aux horizons 2030 et 2050 sur l?ensemble
du territoire, autant par l?effet du changement climatique que par celui des pressions
anthropiques.
L?effet du scénario d?évolution des pressions anthropiques envisagée par les acteurs du territoire
se fait peu ressentir, lorsqu?on compare les résultats obtenus à ceux correspondant à une
stabilisation des usages à leur niveau actuel.
Concernant le niveau des nappes, l?étude Explore 2070 prévoit une diminution d?environ 30 %
de la recharge de nappe entre la période 1961-1990 et la période 2045-2065.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC (achevée)
Source : étude SAFEGE, phases 2 et 3.
L?évolution des indicateurs d?étiage ne montre pas de tendance franche à court-terme (horizon
2030). Pour les horizons plus lointains (comme 2050), l?incertitude de modélisation est
aujourd?hui élevée. Or, même si les projections réalisées ne mettent pas en évidence de
diminution marquée des débits d?étiage, elles s?appuient sur un seul modèle et un seul scénario
climatique, qui peut aujourd?hui être considéré comme relativement optimiste, d?après les
derniers travaux du GIEC.
De ce fait, il a été considéré plus opportun d?évaluer les volumes potentiellement mobilisables
actuels à l?aide des données observées disponibles, et de prévoir, à moyen terme, une mise à
jour des analyses présentement restituées sur la base des nouvelles observations qui seront
alors disponibles. Cela permettra d?envisager l?adaptation des seuils de gestion sur la base de
connaissances robustes. En effet, si l?hydrologie peut être amenée à évoluer rapidement, les
besoins des milieux, eux, s?adapteront avec beaucoup plus d?inertie. Pour ces raisons, une
réévaluation fréquente de l?hydrologie est préconisée, afin de vérifier l?adéquation des volumes
potentiellement mobilisables définis ici dans les temps à venir.
Néanmoins, afin de disposer d?une perspective quantifiée des volumes potentiellement
mobilisables de demain, les volumes potentiellement mobilisables théoriques de l?horizon 2050
ont été estimés en remplaçant la formule « VPMmensuel = QMN5_désinfluencé (2000-2018) ?
DOEmensuel » par la formule « VPmensuel = QMN5_désinfluencé (horizon 2050) ? DOEmensuel ». En
d?autres termes, on évalue l?effet sur les volumes potentiellement mobilisables de l?évolution de
l?hydrologie naturelle, en conservant à l?identique les objectifs mensuels de débit moyen.
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Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Bonne collaboration entre acteurs pour partager de la connaissance, notamment sur les usages.
Cet objectif de concertation est à cultiver.
Les déclinaisons opérationnelles doivent trouver sans tarder des maîtres d?ouvrage au sein du
contrat territorial pour donner du sens et de l?action à la suite de l?analyse HMUC.
Toujours penser aux nappes en présence sur le territoire : la gestion quantitative de l?eau ne se
limite pas à l?eau que l?on voit en milieu superficiel.
Une exigence de sobriété équitable pour tous les usages avec des objectifs annuels de réduction
de prélèvement sont à définir (l?AEP et l?industrie doivent aussi faire un effort conséquent).
La prise en compte de l?hydromorphologie, des plans d?eau et des zones humides, faisant pour
ces dernières, l?objet d?une étude inédite et remarquable dans cette analyse HMUC, sont à
valoriser encore plus dans des actions régulières et permanentes du territoire. La restauration
et la préservation des haies et des bocages sont à amplifier.
Continuer à s?articuler autour d?un panel de solutions multithématiques, tels que les acteurs du
territoire s?engagent dans le déploiement des résultats de l?étude HMUC du Fouzon.
Explorer la mise en place d?un OUGC gérant tous les prélèvements, en eaux superficielles et
dans toutes les nappes.
Mieux intégrer la gestion quantitative (et qualitative) de l?eau dans l?aménagement d?un territoire
(documents d?urbanisme).
Le règlement du SAGE Cher aval a minima pour le Fouzon doit intégrer un volet de gestion
quantitative pour être en cohérence avec les dernières dispositions réglementaires en la matière
et le « Plan eau ».
Tester les seuils de gestion conjoncturelle couplés avec des dispositifs d?acquisition de la
connaissance (piézomètres et hydromètres de référence), qui serviront aussi à l?actualisation
régulière de l?analyse HMUC. La mise à jour de l?analyse HMUC peut se concevoir grâce à des
indicateurs à définir et à intégrer dans le tableau de bord du SAGE.
Définir des volumes prélevables en période de basses eaux et les répartir entre usages
Réfléchir à la mise en place d?un PTGE, le territoire ayant un périmètre géographique opportun
Avoir en ligne de mire la révision du SAGE Cher Aval.
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Annexe 5.4. L?analyse Creuse
Départements : Creuse, Haute-Vienne, Vienne, Corrèze,
Indre, Indre-et-Loire, Cher et Allier.
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui du SAGE
Creuse. Le périmètre du SAGE comprend 445 communes
situées sur 8 départements. Sa superficie est de 9 552 km²
et le nombre de personnes vivant sur le territoire est estimé
à 230 000 habitants (2018).
Le bassin versant comprend trois formations géologiques. Le nord est constitué de marnes en
alternance avec de la craie et du tuffeau. De fait, le réseau hydrographique y est dense avec
très peu d?écoulements souterrains. Le centre est constitué de calcaire très karstifié. Le réseau
hydrographique y est quasi inexistant et les réseaux souterrains y fournissent la principale
ressource en eau du bassin. Le sud du bassin est constitué d?un socle cristallin. Le réseau
hydrographique y est dense et bien distribué. Les cours d?eau y réagissent très vite aux épisodes
pluvieux. Les cours d?eau du bassin versant de la Creuse subissent des périodes d?étiage de
3 à 4 mois, une diminution du débit moyen annuel de l?ordre de 10 à 20 % et des débits mensuels
estivaux en baisse de 30 à 50 % ces 10 dernières années. Le bilan quantitatif montre un
prélèvement net de plus de 61,4 millions de m³ chaque année pour les usages anthropiques.
Le bassin comprend plusieurs milieux remarquables tels que la montagne Limousine, les étangs
de la Brenne ou encore la vallée de la Gartempe.
Le territoire comprend 28 unités de gestion classées en ZRE, en 7B-3 ou en 7B-2. Le SAGE est
en cours d?élaboration et la CLE a retenu pour priorités i) l?organisation de la gestion des
prélèvements [avec la création de nouveaux organismes uniques de gestion des prélèvements
d?irrigation et la détermination de volumes maximaux prélevables], ii) la limitation de l?impact des
plans d?eau existants sur cours d?eau [avec des mesures de réduction des impacts des plans
d?eau existants sur cours d?eau lors des renouvellements d?autorisation ou des demandes de
régularisation] et iii) la protection des zones humides et de la biodiversité dans le cadre des
instructions au titre de la police de l?eau et des milieux aquatiques.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC : Établissement Public Territorial du Bassin de la Vienne
(EPTB Vienne).
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : Bureau d?études SUEZ Consulting et régie par l?EPTB
Vienne.
Comité technique, commissions thématiques, commissions géographiques, Comité de pilotage,
CLE.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits
Sectorisation du territoire du SAGE Creuse en 28 sous-bassins versants validé lors des comités
de suivi Creuse amont du 1er avril 2021 et Creuse aval du 1er Juillet 2021.
Ensemble de la phase 1 achevée, synthèse produite en juin 2022.
Méthodes adoptées
Analyse hydro-climatique avec les données de Météo-France + campagne piézométrique +
analyse des indicateurs des données du réseau hydrométrique national, de l?Observatoire
National Des Étiages et des outils en place pour la gestion de crise.
Points notables
L?analyse montre une diminution généralisée des débits, avec une forte augmentation de la
sévérité des étiages (restrictions d?août à octobre), surtout dans l?aval du bassin. Le début des
basses eaux intervient de plus en plus tôt.
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Volet Milieux du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits
Synthèse de la phase 1 achevée en juin 2022.
Méthodes adoptées
État des lieux écologique du territoire + détermination des débits biologiques en période de
basses eaux (protocole ESTIMHAB2 ou EVHA3 ; hydrologie désinfluencée des cours d?eau ;
contexte environnemental).
Points notables
L?analyse a mis en évidence des milieux aquatiques altérés.
État piscicole des cours d?eau dégradé + de nombreux ouvrages exercent des pressions sur la
morphologie des cours d?eau et sur la continuité écologique + non atteinte des objectifs de bon
état + grande diversité d?espaces naturels qui abritent un patrimoine faunistique et floristique
remarquable.
Volet Usages du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits
- Synthèse de la phase 1 achevée en juin 2022.
Méthodes adoptées
- Collecte de données auprès des bases de données nationales et des acteurs du territoire +
analyse des données + hypothèses de calcul + qualification des incertitudes + bilans par type
d?usage et par unité de gestion.
- « Surévaporation des plans d?eau » (du réseau hydrographique) : inventaire des plans d?eau,
connectés et déconnectés (« sont considérés connectés les plans d?eau situés en nappe
alluviale et ceux compris dans une bande tampon encadrant les cours d?eau ») + données
météorologiques + calcul de la différence entre le volume évaporé par les plans d?eau et le
volume qui serait évapotranspiré par une prairie de superficie équivalente.
- Proposition de d?objectifs de débit biologique à l?échelle mensuelle. Ces objectifs ont été
définis au niveau de chaque unité de gestion, en tenant compte des enjeux des milieux et des
usages anthropiques de l?eau, avec l?objectif d?atteindre le bon état écologique des cours
d?eau.
Points notables
- Pour les plans d?eau connectés, la surévaporation est traduite par un prélèvement
instantanément dans le milieu. Pour les plans d?eau déconnectés, le prélèvement représente
la part ruisselée des hydrogrammes.
- Répartition des usages : 40 % surévaporation des plans d?eau + 35 % AEP + 13 % irrigation.
Les volumes restitués au milieu naturel représentent en moyenne 30 % des volumes prélevés
sur la période 2000-2019. Le bilan quantitatif montre un prélèvement net de plus de millions
de m³ chaque année pour les usages anthropiques. L?axe de la Creuse amont bénéficie d?un
plus grand volume de restitution que de prélèvements (importation d?eau de la Gartempe pour
alimenter Grand Guéret en AEP).
- En Creuse amont, l?irrigation est peu présente. C?est la surévaporation des plans d?eau qui
domine. En Creuse aval, les pics estivaux sont liés tant à la surévaporation des plans d?eau
qu?à l?irrigation.
- Globalement, l?analyse a mis en évidence une forte pression des usages en période de basses
eaux. À l?échelle du bassin, les volumes prélevables (VP) sont 24 % supérieurs aux volumes
actuellement prélevés. Entre août et octobre, les VP sont réduits de 22 % (soit -2,2 Mm³) sur
l?ensemble du bassin versant de la Creuse. Sur la plupart des unités de gestion de l?amont,
les VP permettent le maintien des usages actuels sur la période de basses eaux, même entre
août et octobre. Les différences les plus importantes entre VP et prélèvements actuels
concernent les unités de gestion situées à l?aval du bassin.
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Volet Climat du diagnostic HMUC (achevée)
Documents produits
- Début 2023 : rapport de la phase prospective avec prise en compte des effets du changement
climatique et de l?évolution des besoins aux horizons 2030-2050.
Méthodes adoptées
- L?analyse HMUC s?est appuyée sur les projections climatiques sous le scénario d?émission de
gaz à effet de serre et aérosols A1B (médian en termes d?évolution thermique) effectuées
dans le cadre des projets de recherche Explore 2070 et ICC Hydroqual, avec utilisation des
modèles climatiques du quatrième rapport du GIEC (2007).
- La prospective a été faite par comparaison des ressources en eau futures et des prélèvements
et restitutions futurs pour mise en évidence des secteurs excédentaires, en tension et en
déficit.
- Réunions avec les professions agricoles, les industriels et le secteur du tourisme pour
présenter les données souhaitées afin de réaliser les analyses des phases de diagnostic et
de prospective.
Points notables
- Réchauffement de l?ordre de 2,3 à 2,4°C en milieu du siècle, plus important en été.
- Moins 5,0 à -2,7 % de cumul annuel de pluies pour le scénario médian en milieu du siècle, et
une plus grande variabilité dans la répartition des pluies dans l?année, avec globalement un
premier semestre peu impacté et un second semestre déficitaire (en termes de cumul) ; baisse
des précipitations au printemps et en été en milieu du siècle.
- Forte augmentation de l?ETP sur l?année (+21,3 à 23,4 %) et augmentation très marquée en
automne.
- Forte baisse généralisée des débits moyens mensuels (scénario médian) de juin à octobre et
étiages plus sévères et prolongés sur la période automnale.
- Baisse du module de -25,4 à -24 %.
- Baisse du QMNA5 de -50,4 à -45,2 %.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC (achevée)
L?analyse conclut sur la nécessité de réguler les prélèvements et d?identifier des solutions
alternatives pour satisfaire les besoins anthropiques (adaptation des pratiques en matière
d?usages et des mesures d?économie d?eau ; restauration progressive des cours d?eau, des
zones humides et mise en oeuvre de pratiques favorables à l?acheminement de l?eau vers le
milieu naturel).
L?analyse a retenu un scénario optimisé de répartition des volumes prélevables entre
prélèvements réglementés dans le respect des capacités du milieu. L?objectif est de limiter
autant que possible l?impact sur les usages en application du « Plan eau » 2023 qui vise une
baisse des consommations de 10 % en 2030.
Pour certaines unités de gestion, la priorité donnée à l?alimentation en eau potable conduit à
placer le débit objectif d?étiage en dessous de la borne basse de la gamme de débits biologiques
pour dégager un VP satisfaisant strictement les besoins en eau potable. L?analyse conclut
qu?aucun autre VP n?est possible pour d?autres usages, hormis ceux fonctionnant en
prélèvements/restitutions, ce qui est le cas de la plupart des industries. Lorsque le VP global le
permet, un VP d?irrigation est attribué avec prise en compte des percentiles 90 (période 2000-
2019) réduit de 10 %.
Pour la majorité des unités de gestion, les seuils de gestion de crise sont très bas par rapport
aux besoins des milieux exprimés au travers des débits biologiques, ce qui implique un risque
accru pour le bon fonctionnement des milieux. L?analyse conclut à la nécessité de relever le DSA
(seuil d?alerte) et le DAR (seuil d?alerte renforcée) en début de période de basses eaux et de
relever le DCR (seuil de crise) pour la majorité des stations. Les débits seuils sont proposés à
l?échelle mensuelle afin de tenir compte de la variabilité des situations rencontrées au cours de
l?année.
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Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
L?objectif de concertation est à renforcer en allant plus loin en impliquant tout le temps toutes les
parties prenantes. La concertation est une des voies du succès, tout comme le temps passé à
la bonne compréhension.
Bien jalonner la décision et acter toutes les hypothèses et les incertitudes.
Prendre en compte toutes les nappes superficielles et souterraines présentes sur le territoire.
Besoin d?analyse de risque avant prise de décision.
Rétablir le dialogue avec toutes les parties.
Définir une exigence de sobriété équitable pour tous les usages avec des objectifs annuels de
réduction de prélèvement.
Tester les seuils de gestion conjoncturelle proposés et les coupler avec des dispositifs
d?acquisition de la connaissance (piézomètres et hydromètres de référence), qui serviront aussi
à évaluer la performance des décisions prises à l?issue de l?analyse HMUC et à les mettre à jour
si nécessaire. La mise à jour peut se concevoir au travers d?indicateurs à définir et à intégrer
dans le tableau de bord du SAGE.
Parangonnage conseillé avec le Fouzon sur la prise en compte de l?hydromorphologie, des plans
d?eau et des zones humides.
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Annexe 5.5. L?analyse Sarthe amont
Départements de la Mayenne, de l?Orne et de la
Sarthe (régions Normandie et Pays de la Loire)
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui du
SAGE Sarthe amont. La limite aval est la confluence
avec l?Huisne au Mans. Sa superficie est de
2 882 km². Il concerne 238 communes dont
125 communes situées dans le département de la
Sarthe (Pays de la Loire), 92 communes dans le
département de l?Orne (Normandie) et 21 communes
dans le département de la Mayenne (Pays de la
Loire).
La population du territoire était estimée en 2019 à
environ 228 000 habitants. Les deux centres urbains
les plus importants (Alençon et Le Mans)
concentrent à eux seuls près de 50 % de la population.
Le territoire est situé sur une zone de contact entre le massif armoricain et le bassin parisien. À
l?Ouest, la pluviométrie est plus importante (jusqu?à plus de 900 mm) et les sols métamorphiques
sont peu perméables. Le reste du bassin versant est composé de roches sédimentaires à
perméabilité forte et la pluviométrie moyenne annuelle y est plus faible (jusqu?à moins de
700 mm). Les niveaux sablo-graveleux de la base du Cénomanien constituent la ressource en
eaux souterraines la plus intéressante du département. Les dépôts alluvionnaires récents de la
vallée de la Sarthe renferment une nappe alluvionnaire, très productive mais sensible aux
pollutions.
Une petite partie du territoire est classée en ZRE pour les eaux souterraines : nappe des
calcaires du Bajo-Bathonien en bordure Nord et nappe du Cénomanien en bordure Est.
Le territoire est classé en zone 7B-2 par le SDAGE 2022-2027. Cela permet à l?autorité
administrative de délivrer de nouvelles autorisations de prélèvement et des récépissés de
déclaration dans la limite d?une lame d?eau fixée à 400 000 m³ en période de basses eaux pour
toute la zone nodale du point Sr2 situé à Neuville-sur-Sarthe, c?est-à-dire pour le bassin Sarthe
amont. Selon les conclusions d?une analyse HMUC validées par la CLE, l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux peut être portée au-delà de ce volume plafond.
Les plans d?eau « prolifèrent », selon l?expression du Plan d?Aménagement et de Gestion
Durable (PAGD) du SAGE adopté en octobre 2011. Le PAGD rapporte un travail ayant localisé
plus de 7 250 plans d?eau, avec une superficie allant jusqu?à 33 ha et une superficie cumulée
dépassant 990 ha. Plus de 70 % des plans d?eau ont une superficie inférieure à 1 000 m², seuil
de déclaration au titre de la police de l?eau.
La gestion quantitative de la ressource en eau figure parmi les enjeux définis par la CLE pour
guider l?élaboration du SAGE adopté en 2011. Afin de mieux gérer les prélèvements, le PAGD
contient la disposition n° 20 « Connaître l?ensemble des prélèvements en eau » et la disposition
n° 21 « Déterminer des débits de référence quantitatifs complémentaires » (i.e. complémentaire
au point nodal Sr2). Le règlement du SAGE comporte l?article n° 2 « Interdire le remplissage des
plans d?eau en période d?étiage » qui s?applique du 15 juin au 30 septembre à l?ensemble des
plans d?eau, qu?ils soient soumis ou non à déclaration ou à autorisation, situés en amont du
captage en eaux superficielles de l?agglomération d?Alençon.
Une étude terminée en 2015 a permis de déterminer des débits de référence (DOE, DSA et
DCR). Elle a identifié deux secteurs en tension quantitative : la Sarthe sur sa partie dans le
département de l?Orne au mois de septembre (principalement du fait des prélèvements pour
l?AEP sur le cours d?eau de la Sarthe et de la surévaporation des plans d?eau) et le sous-bassin
versant de la Bienne (notamment au mois d?août, du fait de l?irrigation agricole et de la
surévaporation des plans d?eau). Une ébauche de volumes prélevables a été proposée.
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En mars 2019, la CLE a validé le lancement de la révision du SAGE. Dans le cadre de cette
révision, la CLE a estimé nécessaire d?élargir les connaissances acquises lors de l?étude de
2015. L?objectif principal de la nouvelle étude, validé par la CLE le 8 octobre 2020 et figurant
dans le cahier des charges, est le suivant : « l?acquisition des données quantitatives validées
pour alimenter les enjeux du SAGE, d?en définir des objectifs et de proposer, le cas échant, des
règles et des dispositions pour y répondre ».
Cette analyse HMUC, lancée avant l?AMI de l?agence de l?eau, est donc l?une des premières à
avoir démarré.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC et du PTGE : Syndicat du Bassin de la Sarthe, par ailleurs
structure porteuse du SAGE.
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : Bureaux d?études Suez consulting.
Comité, technique, Comité de pilotage (CLE élargie), bureau de la CLE et CLE.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport.
Le territoire est découpé en neuf unités de gestion (UG) :
- Sarthe amont : Hoëne et hors Hoëne ;
- Affluents Mayennais : Ornette, Merdereau, Vaudelle et Orthe ;
- Sarthe intermédiaire ;
- Bienne ;
- Orne Saosnoise.
D?une manière générale, la contribution des nappes est importante pour toutes les principales
stations hydrométriques (analyse effectuée pour neuf stations hydrométriques).
Le volet Hydrologie rapporte la fréquence du déclenchement de mesures de limitation des
usages de l?eau (arrêtes « sécheresse ») et les observations de l?observatoire national des
étiages (ONDE).
Le volet Hydrologie reconstitue le régime hydrologique désinfluencé (non influencé par les
actions anthropiques) pour les neuf unités de gestion. La figure 13 restitue à titre d?illustration
les estimations des QMN5 désinfluencés et influencés pour l?unité de gestion Sarthe
intermédiaire (la partie aval du bassin Sarthe amont).
Figure 13. UG Sarthe intermédiaire ? QMN5 désinfluencés et QMN5 influencés
Une période de débits particulièrement bas se dégage entre les mois de juillet et d?octobre. Pour
la plupart des unités de gestion, les QMN5 observés au mois de novembre sont plus faibles que
les QMN5 du mois d?avril. Ceci a introduit l?opportunité de décaler la période de basses eaux
vers le mois de novembre (7 mois allant de mai à novembre). Toutefois, les prélèvements du
mois de novembre sont généralement faibles comparés au mois d?avril. En conséquence, un
allongement à 8 mois de la période de basses eaux, couvrant les mois d?avril à novembre, a été
proposé.
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Volet Milieux du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport.
Le contexte environnemental a été analysé sur le territoire en abordant le contexte piscicole, la
thermie, les patrimoines naturels remarquables, l?état écologique et l?état chimique,
l?hydromorphologie, les plans d?eau et les cours d?eau classés pour la continuité écologique.
Pour trois stations situées dans les sous-bassins de la Bienne, du Merdereau et de la Sarthe
intermédiaire, des débits biologiques en période de basses eaux ont été déterminés en
s?appuyant sur le protocole Estimhab. L?examen visuel des courbes d?habitats a fourni une
gamme provisoire de débits biologiques puis la gamme a été affinée avec la prise en compte du
contexte environnemental et de l?hydrologie désinfluencée du cours d?eau. Dans l?exemple de la
Bienne, la gamme de débits biologiques finalement retenue s?étend de 115 à 250 L/s, après que
l?analyse des courbes a fourni une borne basse provisoire de 100 L/s et une borne supérieure
haute de 300 L/s.
Le tableau 6 récapitule les gammes de débits biologiques sur les trois sous-bassins étudiés. Il
rappelle également les gammes déterminées lors de l?étude de 2015.
Tableau 6. Gammes de débits biologiques identifiées
Unité de gestion
Gamme de débits biologiques
à la station Estimhab (L/s)
Gamme de débits
biologiques à l?exutoire de
l?unité de gestion (L/s)
Sarthe amont 600 ? 770 1 209 ? 1 353
Orne Saosnoise 200 ? 290 200 ? 290
Bienne 115 ? 250 118 ? 310
Merdereau (pour les affluents mayennais) 85 ? 200 157 ? 354
Sarthe intermédiaire 2 500 ? 4 500 2 522 ? 4 598
Volet Usages du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport.
Un bilan des volumes d?eau prélevés et restitués par les activités anthropiques a été établi à
l?échelle de chacune des neuf unités de gestion :
- sur la période 2000-2019 ;
- aux pas de temps annuel et mensuel ;
- tout en caractérisant la ressource concernée (superficielle ou souterraine) ;
- en estimant les incertitudes liées à l?estimation des volumes concernés par chaque type
d?usage.
Les volumes annuels prélevés pour l?irrigation fournis par l?agence de l?eau ont été pris pour
référence.
Sur la période 2000-2019, pour l?ensemble du territoire, les volumes d?eau prélevés et restitués
s?élèvent en moyenne à respectivement environ 21 et 10 millions de m³ (cf. tableau 7).
Tableau 7. Prélèvements et restitutions sur le territoire Sarthe amont, valeurs annuelles moyennes sur
la période 2000-2019
Prélèvements
annuels
(milliers m³)
Restitutions
annuelles
(milliers m³)
AEP 13 688
Assainissement collectif 7 540
Surévaporation plans d?eau 3 173
Fuite réseau AEP 1 342
Irrigation 2 041
Assainissement non collectif 678
Abreuvement du bétail 1 494
Industriels 352
Industriels 654
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Les valeurs mensuelles des différents prélèvements et des différentes restitutions sont estimées
pour chaque unité de gestion. La figure 14 restitue à titre d?illustration ces estimations pour l?UG
Sarthe intermédiaire.
Figure 14. UG Sarthe intermédiaire ? Volumes moyens mensuels des prélèvements et des restitutions
sur la période 2000-2019
Trois scénarios tendanciels d?évolution des usages jusqu?à l?horizon 2050 (bas, médian, haut)
ont été coconstruits avec les acteurs du territoire.
Volet Climat du diagnostic HMUC (achevée)
Document produit : rapport.
Le volet Climat a analysé l?évolution des paramètres climatiques à l?horizon 2050 à l?aide des
données DRIAS. Les scénarios RCP 4.5 et RCP 8.5 ont été utilisés comme scénario tendanciel
bas et scénario tendanciel haut.
Le volet Climat a analysé l?évolution de l?hydrologie selon les deux scénarios tendanciels retenus.
Il a en particulier restitué une projection des QMN5 influencés et désinfluencés des mois d?avril
à novembre.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC
Documents produits :
- rapport de phase 2. Diagnostic : connaître l?état des ressources (souterraines ou superficielles)
et caractériser les secteurs sous tension, février 2023 ;
- rapport de phase 3. Proposition d?actions et adaptation de la gestion en place, avril 2024.
Le croisement des quatre volets a en particulier comparé mois par mois le QMN5 désinfluencé,
le QMN5 influencé et la gamme de débits biologiques.
Ce travail a été conduit pour la période actuelle 2000-2019 et pour les deux scénarios d?évolution
climatique retenus.
La figure 15 et le tableau 8 rapportent à titre d?illustration des résultats obtenus pour la Sarthe
intermédiaire.
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Figure 15. Mise en perspective de l?hydrologie influencée et désinfluencée avec les besoins des milieux
et les usages moyens sur la période 2000-2019 ? Sarthe intermédiaire et ses affluents
Tableau 8. UG Sarthe intermédiaire ? Croisement des volets H, M, U et C
Croisement H-M-U Croisement H-M-U-C (à l'horizon 2050)
Effet de l?activité anthropique très limité en début de
période de basses eaux.
L'hydrologie est naturellement non favorable au bon
fonctionnement des milieux à partir de juillet.
Impact fort des usages sur les mois d?août et
septembre (les usages aggravent fortement la
situation naturellement défavorable), modéré sur les
autres.
Perte de SPU jusque 15% au coeur de l'été.
Scénario bas : stagnation des typologies rencontrées
Scénario haut : passage à une hydrologie
désinfluencée nettement défavorable à partir de juin,
les usages aggravent fortement la situation,
allongement de la période de bas débits.
Légende
à
contraintes croissantes pour la satisfaction des besoins des milieux
(d?abord franchissement de la borne haute de la gamme de débits biologiques, puis
franchissement de la borne basse, par le QMN5 influencé puis par le QMN5 désinfluencé)
QMN5 influencé supérieur au module influencé
Définition de volumes prélevables mensuels pour chacune des cinq unités de gestion :
- détermination de débits objectifs moyens mensuels au sein de la gamme de débits biologiques
pour les mois de la période de basses eaux définie au sein de l?étude (1er avril au
30 novembre) ;
- itérations avec examen de l?incidence de l?objectif retenu sur les volumes potentiellement
disponibles et les volumes prélevables mois par mois ;
- une feuille de calcul a été spécialement mise au point pour éclairer les décisions.
Les volumes prélevables validés par le bureau de la CLE « offrent » davantage de disponibilité
volumétrique que la disposition 7B-2 du SDAGE n?en offre aujourd?hui.
Cependant, ces ressources ne sont pas uniformément réparties entre secteurs et entre périodes
de l?année. Pour une majorité des secteurs, des économies sur les prélèvements sont à réaliser
pendant l?été.
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Le tableau 9 rapporte à titre d?illustration les résultats obtenus pour la Sarthe intermédiaire. Le
cumul des VP mensuels sur les huit mois de la période de basses eaux est supérieur aux
prélèvements moyens 2000-2019 (4,43?millions de m³ contre 3,88?millions de m³ prélevés). Le
cumul des VP mensuels sur août-septembre-octobre est inférieur aux prélèvements moyens
2000-2019 (1,10 millions de m³ contre 1,45?millions de m³ prélevés).
Tableau 9. DOE et VP mensuels identifiés pour la Sarthe intermédiaire (bassins Orthe, Ornette et
Vaudelle inclus)
Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov.
Gamme de débits
biologiques (L/s)
2 522 ? 4 598
Débit objectif
mensuel (L/s)
8 900 7 938 4 598 3 230 2 640 2 460 2 780 2 156
VP mensuel (m³) 544 739 785 160 863 502 621 041 518 024 256 653 320 586 517 948
Au vu des prélèvements actuels du 1er décembre au 30 mars, il est proposé de ne pas
déterminer des volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques en dehors de la
période de basses eaux. La déclinaison de l?article R211-21-3 du code de l?environnement se
fera lors de la révision du SAGE sous la forme de règles de prélèvement pour remplir des
retenues.
Une réflexion a été menée pour définir des règles de répartition des volumes prélevables entre
usages, mais sans aller jusqu?à proposer une répartition.
Résolution temporelle des volumes prélevables
L?échelle mensuelle reste la plus adéquate pour un bon fonctionnement des milieux mais sa
mise en oeuvre opérationnelle est plus exigeante. Le bureau de la CLE réuni le 17 avril 2024 a
choisi à la majorité des membres (17/21) de regrouper les volumes prélevables mensuels en
trois sous-périodes (avril-mai-juin, juillet-août et septembre-novembre).
Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Production de rapports de synthèse et de notes d?une dizaine de pages pour faciliter la
compréhension et l?appropriation des études et placer les décideurs en situation de faire des
choix éclairés.
Ralentissement du rythme d?avancement des travaux afin de s?assurer que chacun dispose du
temps nécessaire pour bien comprendre ce qui lui est présenté.
Temps considérable consacré à la caractérisation et à l?examen des incertitudes.
Nécessité de bien prendre en compte les prélèvements en eaux souterraines dans la gestion de
la ressource.
Intérêt d?un exposé de l?impact réglementaire local du basculement de mois de novembre au
sein de la période de basses eaux, après que les arguments hydrologiques et biologiques ont
été avancés.
Nécessité de définir des volumes prélevables en période de basses eaux et de les répartir entre
usages, malgré les incertitudes.
Intérêt de la mise en place d?un OUGC pour permettre d?avoir dans un délai raisonnable des
actes administratifs permettant le respect des volumes prélevables répartis entre usages.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
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Annexe 5.6. L?analyse Layon-Aubance-Louets
Départements de Maine-et-Loire et des Deux-Sèvres
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui du SAGE
Layon-Aubance-Louets. Il comprend 92 communes dont
87 sont situées dans le département de Maine-et-Loire
(région Pays de la Loire) et 5 dans le département des
Deux-Sèvres (région Nouvelle-Aquitaine). Sa superficie
est de 1 385 km² et le nombre de personnes vivant sur le
territoire est d?environ 97 000 habitants.
Le territoire est situé sur une zone de contact entre le
Massif armoricain et le Bassin parisien. Le socle du Massif
armoricain occupe la plus grande superficie. Les eaux
souterraines y sont peu développées, ce qui est peu
favorable au soutien d?étiage. Seul le bassin de l?Aubance
présente des roches sédimentaires.
Le territoire est classé en zone 7B-3 dans les SDAGE 2016-2021 et 2022-2027, ce qui entraîne
que « les prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à l?alimentation
en eau potable, à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés au volume
net maximum antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une année donnée ».
La gestion quantitative de la ressource figure parmi les enjeux identifiés dans la stratégie du
SAGE : suppression des prélèvements estivaux en eaux superficielles et gestion des
prélèvements hivernaux, économies d?eau, maîtrise de l?impact des plans d?eau sur l?hydrologie
d?étiage?
La règle 3 du règlement du SAGE adopté le 18/10/2019 encadre les prélèvements en période
d?étiage. Elle interdit tout nouveau prélèvement ou renouvellement d?autorisation de prélèvement
du 1er avril au 31 octobre dans un cours d?eau ou dans sa nappe d?accompagnement sur les
bassins du Layon, de l?Aubance et du Rollet.
La règle 4 du règlement du SAGE adopté le 18/10/2019 fait obstacle à toute nouvelle déclaration
ou nouvelle autorisation de prélèvement dans le cas où le cumul des prélèvements déclarés ou
autorisés en eaux superficielles et dans les nappes d?accompagnement de cours d?eau dépasse
les valeurs maximales définies pour six unités de gestion. Ces unités couvrent la totalité du
bassin du Layon et le bassin de l?Aubance en amont de la station hydrométrique de Soulaines-
sur-Aubance.
Ces volumes maximaux sont issus de l?étude « volumes prélevables » remise en mars 2014, en
considérant la possibilité de réaliser instantanément des prélèvements représentant en tout
jusqu?à 60 % du module du 1er novembre au 31 mars, sans pouvoir abaisser le débit en dessous
du module (il s?agit là de la transposition de conditions limites de prélèvement définies par le
SDAGE 2016-2021, la possibilité de dépasser 40 % du module étant conditionnée à la
réalisation d?une analyse HMUC).
Lors de la dernière mise à jour du SDAGE, il a été envisagé de classer le bassin du Layon en
ZRE. Il a été finalement convenu de surseoir au classement en ZRE, sous réserve de l?adoption
dans un premier temps par la CLE d?une feuille de route et ensuite de la finalisation d?un PTGE
avec un diagnostic devant s?appuyer sur des études incluant les perspectives de réchauffement
climatique (HMUC). Le SDAGE 2022-2027 a quant à lui maintenu les bassins du Layon, de
l?Aubance et du Louets dans le périmètre d?application de la disposition 7B-3.
PUBLIÉ
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Gouvernance et pilotage
Structure porteuse de l?analyse HMUC et du PTGE : syndicat Layon-Aubance-Louets, par
ailleurs structure porteuse du SAGE.
Maîtrise d?oeuvre de l?analyse HMUC : bureaux d?études Setec Hydratec et Fish-Pass.
Comité, technique, comité de pilotage (CLE élargie) et CLE.
L?analyse HMUC s?inscrit dans l?élaboration d?un PTGE qui est l?objectif final de la démarche
engagée.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport de phase 1 (actualisation de l?état des lieux du territoire selon les
volets H, M, U et C) Rapport_SLAL_HMUC_Phase1_SETEC_VF, mai 2023, 160 pages.
La feuille de route adoptée par la CLE le 25 juin 2021 indique que :
- les débits d?étiages sont très marqués sur les cours d?eau du bassin versant. Les débits
mesurés nécessitent fréquemment la mise en place de mesures de restriction ;
- les marges de manoeuvre pour l?amélioration des débits d?étiage restent cependant restreintes,
compte tenu notamment du changement climatique et du contexte hydrogéologique des
bassins versants, qui ne favorise pas le soutien d?étiage par les nappes, ainsi que des efforts
déjà menés pour réduire les prélèvements directs dans les cours d?eau ;
- les prélèvements se font majoritairement dans les eaux superficielles par le biais de retenues
remplies en période hivernale à l?exception du bassin de l?Aubance où la majorité des
prélèvements est réalisée à partir de forages en période d?étiage. Sur le territoire du SAGE,
les prélèvements directs dans les cours d?eau sont interdits pendant toute la durée de la
période d?étiage.
Le régime hydrologique des cours d?eau est contrasté. Sur les cinq stations hydrométriques des
bassins du Layon et de l?Aubance, le rapport entre le débit moyen mensuel interannuel maximal
et le module interannuel est compris entre 3,2 et 4,3.
Toutes les masses d?eaux superficielles en dehors de La Villaine et du Louets sont classées en
risque de non atteinte des objectifs environnementaux en raison du paramètre « hydrologie ».
Le volet Hydrologie a décrit les niveaux observés du débit des cours d?eau et du niveau des
nappes. Il rapporte la fréquence du déclenchement de mesures de limitation des usages de l?eau
(arrêtes « sécheresse »).
Points notables
- Le volet Hydrologie en son état actuel reconstitue le régime hydrologique naturel (non
influencé par les actions anthropiques) seulement pour l?Aubance.
Volet Milieux du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport annexe au rapport de phase 1, mars 2023, 178 pages.
L?état des lieux produit décrit la qualité des milieux humides du bassin versant. Ce rapport
comprend, pour chaque masse d?eau du territoire, les paramètres physico-chimiques, les
dégradations morphologiques, les classements réglementaires éventuels, les résultats des
inventaires piscicoles réalisés et les zones humides remarquables.
Le CCTP du marché prévoyait une tranche optionnelle destinée à déterminer des débits
écologiques sur le bassin versant de l?Aubance. L?objectif était de « évaluer les besoins des
milieux en calculant des débits écologiques afin de déterminer si ces milieux sont en souffrance
et le cas échéant, être en capacité de déterminer l?origine de leurs dysfonctionnements
éventuels ». Le bureau d?études Fish-Pass a réalisé un travail de détermination des débits
écologiques de l?Aubance, « débit permettant le bon fonctionnement biologique du cours d?eau,
par période de l?année ».
PUBLIÉ
https://layonaubancelouets.fr/wp-content/uploads/2022/06/Rapport_SLAL_HMUC_Phase1_SETEC_VF.pdf
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La méthode Estimhab a été utilisée. Selon le rapport de phase 1, les acteurs locaux pourront, à
partir des débits écologiques, fixer un débit d?objectif d?étiage.
La station d?étude est située sur l?Aubance en aval de Brissac. Sa localisation a été déterminée
en recherchant la proximité d?une station hydrométrique de référence et le respect du domaine
de validité de la méthode Estimhab.
Des débits moyens mensuels influencés et désinfluencés ont été déterminés au droit de la station
Estimhab (tableau 10) et au droit de la station hydrométrique à Soulaines-sur-Aubance (figure 16).
Tableau 10. Débit moyen mensuels de l?Aubance à la station Estimhab
Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct.
Débit moyen mensuel
influencé (m³/s)
0,690 0,517 0,305 0,204 0,150 0,117 0,176
Débit moyen mensuel
désinfluencé (m³/s)
0,565 0,402 0,187 0,113 0,080 0,085 0,207
L?étude a proposé une plage de débits biologiques et un débit de survie pour l?Aubance à
Soulaines-sur-Aubance ? [Charuau] (station hydrométrique M501 4210 20) :
? Borne haute de la plage de débit biologique .............. 0,167 m³/s
? Borne basse de la plage de débit biologique.............. 0,060 m³/s
? Débit de survie ............................................................ 0,094 m³/s
L?étude relève que les débits moyens mensuels influencés n?atteignent pas, en été, les gammes
de débits minimums biologiques. Ils atteignent tout juste le débit minimal de survie (cf. figure 16).
Figure 16. Débits moyens mensuels de l?Aubance et débits biologiques
Le positionnement des débits influencés et désinfluencés par rapport à ces débits seuils a été
examiné en utilisant les débits moyens mensuels et non les QMN5. Cela sera insuffisant pour
déterminer des volumes prélevables (« volumes pouvant statistiquement être prélevés huit années
sur dix », art. R211-21-1 du code de l?environnement).
Ces résultats de l?étude ont été présentés en avril 2023 au COTECH. Ils n?ont pas fait l?objet d?un
rapport. Le rapport de phase 1 prévoyait que le rapport remis en phase 2 présente ce travail.
Points notables
Le volet milieux en son état actuel ne fait pas une « analyse des besoins des milieux depuis la
situation de ? bon état ? jusqu?à la situation de crise, tenant compte des dernières méthodologies
connues » (termes de la disposition 7A-2 du SDAGE).
Sur l?ensemble du territoire de l?analyse, et pas seulement sur le bassin de l?Aubance, il
PUBLIÉ
https://www.hydro.eaufrance.fr/stationhydro/M501421020/fiche
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
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conviendrait de (1) définir des plages de débits pour décrire les besoins des milieux puis (2) définir
des volumes potentiellement mobilisables et enfin des volumes prélevables (au sens de l?article
R211-21-1 du code de l?environnement, c?est-à-dire durant la période de basses eaux).
L?ensemble du territoire est classé en 7B-3 par le SDAGE 2022-2027. En conséquence, les
prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à l?alimentation en eau potable,
à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés au volume net maximum
antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une année donnée. La CLE peut, après
réalisation d?une analyse HMUC, définir l?augmentation possible des prélèvements en période de
basses eaux.
Les choix opérés semblent avoir été faits en considérant d?emblée que l?analyse HMUC ne pourrait
en aucun cas justifier une augmentation des prélèvements en période de basses eaux. Le statu
quo semble en conséquence avoir été préféré, ce qui ne permet pas de mesurer l?importance du
déséquilibre en période de basses eaux et de définir des volumes prélevables inférieurs aux
prélèvements actuels.
Il est affirmé que les prélèvements effectués en période de basses eaux correspondent à des
usages non concernés par la réglementation (abreuvement, évaporation de plans d?eau, puits
domestiques) ou illégaux. La figure 17 laisse penser que ce n?est pas vrai partout.
Volet Usages du diagnostic HMUC (phase achevée)
Document produit : rapport de phase 1
Le bassin Layon-Aubance-Louets présente une particularité notable car toute l?eau destinée au
réseau AEP est produite à partir d?eaux prélevées en dehors du territoire, dans la Loire et
secondairement dans un barrage situé dans les Deux-Sèvres (aucun prélèvement AEP n?est
représenté sur la figure 17). Les eaux « importées » satisfont la totalité des usages destinés à
la consommation humaine et une partie des usages industriels et de l?abreuvement du bétail.
Les eaux issues des installations de traitement des eaux usées (domestiques et industrielles) et
des fuites de réseaux d?adduction en eau potable sont restituées sur le territoire et représentent
sur 2012-2020 en moyenne 8,24 millions de m³ par an. Cette situation originale est un atout pour
le soutien des débits des cours d?eau.
Les volumes prélevés et les volumes restitués ont été estimés usage par usage. La BNPE a été
la source d?information utilisée pour l?irrigation.
Le rapport restitue les valeurs moyennes sur la période 2012-2020 à l?échelle annuelle
(tableau 11). Il répartit les moyennes annuelles soit entre 12 masses d?eau, soit entre 8 unités
de gestion. Il restitue des valeurs moyennes mensuelles sans découpage géographique (cf.
figure 17).
Tableau 11. Prélèvements et restitutions sur le territoire Layon-Aubance-Louets, valeurs annuelles
moyennes sur la période 2012-2020
Prélèvements
annuels
(milliers m³)
Restitutions
annuelles
(milliers m³)
Irrigation (retenues) 4 500
Fuite réseau AEP 1 000
Irrigation (hors retenues) 1 400
Assainissement collectif 5 000
Abreuvement du bétail 2 200
Assainissement non collectif 1 200
Puits privés 800
Industriels 1 040
Industriels 1 090
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
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Figure 17. Ventilation mensuelle des prélèvements et des restitutions pour le territoire Layon-Aubance-
Louets, valeurs moyennes sur la période 2012-2020
Les prélèvements réalisés sur le territoire représentent sur 2012-2020 en moyenne 10,0 millions
de m³ par an, dont 5,9 pour l?irrigation. Les prélèvements pour l?irrigation ont été estimés à
3,24 millions de m³ hors période de basses eaux (retenues), 1,26 millions de m³ en période de
basses eaux (retenues) et 1,40 millions de m³ en période de basses eaux (hors retenues).
L?eau utilisée en période de basses eaux provient le plus souvent d?une réserve.
Volet Climat du diagnostic HMUC (achevée)
Document produit : rapport de phase 1, avec un chapitre organisé de la façon suivante :
- présentation du climat actuel sur la période 2000-2022 ;
- présentation des projections climatiques pour la période 2040-2060 sur la base des modèles
climatiques présentés sur le portail «?DRIAS les futurs du Climat?» selon plusieurs scénarios
d?émission de gaz à effet de serre.
Le rapport de phase 2 présentera l?impact du changement climatique sur :
- ?l?hydrologie : évolution des débits, des fréquences d?étiage, de la recharge des nappes, de
l?évapotranspiration, de la sécheresse des sols ;
- ?les milieux aquatiques : évolutions physico-chimiques, oxygénation, température des cours
d?eau ;
- ?les usages : trajectoires d?adaptation possibles des différentes activités humaines.
Le volet « C » s?est appuyée sur les études ICC-Hydroqual (2010) et le modèle hydrologique
SIM2 qui se base sur des projections atmosphériques de référence DRIAS 2020. L?impact du
changement climatique sur l?évolution des débits a ainsi été estimée pour le Layon à Saint-
Lambert-du-Lattay et la Loire à Montjean-sur-Loire.
Il est considéré que le changement climatique aura pour effet de diminuer la ressource disponible
en période estivale et automnale (-21 % (scénario RCP 4.5) à -26 % (scénario RCP 8.5) pour
les débits moyens d?été du Layon à l?horizon 2041-2070), ce résultat étant commun à tous les
modèles climatiques.
Il est possible que la ressource hivernale et printanière soit en revanche plus abondante (+10 %
à 19 % pour les débits moyens d?hiver). La hausse des précipitations hivernales est néanmoins
incertaine, l?étude ICC-Hydroqual n?indiquait pas de hausse de débits hivernaux, contrairement
aux dernières simulations publiées sur le portail DRIAS Eau.
Les effets du changement climatique sur la qualité des milieux aquatiques sont connus, même
s?ils restent difficilement quantifiables. La qualité des cours d?eau du territoire, déjà très dégradée
aujourd?hui, sera pénalisée par la diminution des débits estivaux, les précipitations intenses et
l?élévation de la température des cours d?eau.
L?effet d?évaporation des plans d?eau est d?autant plus fort que la température est élevée,
entraînant un drainage du milieu adjacent si les retenues ne sont pas étanches.
PUBLIÉ
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Points notables
Les impacts prévisibles du changement climatique s?inscrivent dans la continuité des tendances
déjà observées ces vingt dernières années à savoir :
- Une augmentation des températures de l?air : + 2°C en moyenne annuelle ;
- Une augmentation de l?évapotranspiration, particulièrement notable en période estivale et
automnale ;
- Une augmentation de la variabilité pluviométrique avec une diminution des précipitations
estivales de -15mm, une légère augmentation hivernale de +15 mm.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC
Document produit : Rapport_SLAL_HMUC_Phase2_SETEC_v1, juin 2023, diaporama de
44 pages)
L?évolution possible des usages a été discutée. À partir du SDGRE et des échanges qui ont eu
lieu en comité technique, deux scénarios d?évolution des usages sans restriction de la
disponibilité en eau ont été proposés. Ces scénarios sont établis à l?horizon 2030, et ne prennent
pas en compte la diminution de la disponibilité de la ressource (volumes prélevables identiques).
Le territoire connaissant un déficit quantitatif marqué à l?étiage, un scénario a été construit
portant sur une hypothèse de diminution des prélèvements estivaux.
Le travail conduit a surtout examiné l?incidence du changement climatique sur l?évolution des
débits, l?évolution de l?évaporation des plans d?eau et l?évolution des usages. Le diaporama est
organisé de la façon suivante :
? I - VÉRIFIER LA VALIDITÉ DES VOLUMES PRÉLEVABLES CALCULÉS EN 2016
I.1. Évolution de l?hydrologie compte tenu changement climatique
I.2. Effet du changement climatique sur les milieux
I.3. Évolution prospective des usages
I.4. Conclusion : faut-il recalculer les volumes prélevables ?
? II - IMPACTS CUMULÉS DES PLANS D?EAU
II.1. Effets sur l?hydrologie des hautes eaux : Conditions de prélèvements hivernales
II.2. Effets sur l?hydrologie des basses eaux : hypothèse de calcul de l'interception des
écoulements
II.3. Impact cumulé des plans d?eau sur les milieux
Au vu de la reprise des écoulements et de sa variabilité interannuelle, la période de basses eaux
pourrait être étendue au mois de novembre.
Les travaux se poursuivent en se concentrant sur la détermination de « volumes prélevables »
hors période de basses eaux18 . La question posée est de savoir s?il convient de modifier le
règlement du SAGE adopté le 18 octobre 2019. Une de ses règles a été fixée à l?issue d?une
étude remise en 2014 et dispose que :
Toute demande de nouveau prélèvement en eaux superficielles et dans les nappes
d?accompagnement de cours d?eau, instruite en vertu de l?article R.214-1 et suivant du
code de l?environnement, ou de l?article L.511- 1 du même code, ne peut être accordée
par l?autorité administrative que dans la mesure où ce prélèvement n?entraine pas de
dépassement des volumes prélevables hivernaux définis dans le tableau 1. Dans le cas
où le cumul des prélèvements déclarés ou autorisés en eaux superficielles et dans les
nappes d?accompagnement de cours d?eau dépasse les valeurs indiquées dans le
tableau 1, aucune nouvelle déclaration de prélèvement n?est possible, ni autorisation
accordée.
18 Il conviendrait d?adopter la terminologie réglementaire et de parler de « volumes pouvant être disponibles pour
les usages anthropiques en dehors de la période de basses eaux » (art. R-211-21-3 du code de l?environnement)
PUBLIÉ
https://layonaubancelouets.fr/wp-content/uploads/2023/10/Rapport_SLAL_HMUC_Phase2_SETEC_v1.pdf
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
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Ainsi, pour l?ensemble des prélèvements en cours d?eau et dans les nappes
d?accompagnement, le démarrage du remplissage, chaque hiver, aura lieu au plus tôt à
la date où le module est atteint pour la première fois.
Tableau 1 : Volume prélevable maximal par unité de gestion du SAGE (étude « volumes
prélevables », SAFEGE)
Points notables
- Les volets H, M et U n?ont pas été croisés pour définir des volumes prélevables en période de
basses eaux. Le volet C est croisé avec chacun des trois autres volets. Il ne trace aucune
perspective d?évolution des volumes prélevables en période de basses eaux sous l?effet du
changement climatique.
- Les travaux en cours pour déterminer des volumes pouvant être disponibles pour les usages
anthropiques en dehors de la période de basses eaux déclinent les termes de la disposition
7D-4 du SDAGE. Ils considèrent que le débit minimal à maintenir dans le cours d?eau est le
module.
Les débats portent surtout sur le débit maximal à prélever et la possibilité de prélever sitôt le
module dépassé si une gestion « collective » est mise en place.
La mission a développé son analyse dans la partie « questionnement sur la faisabilité
technique de prélever les débits cumulés envisagés hors périodes de basses eaux » de
l?annexe 14.
Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Bonne collaboration entre acteurs pour partager de la connaissance, notamment sur les usages.
Absence de détermination de gamme de débits biologiques sur l?ensemble du territoire, hormis
sur le sous-bassin versant de l?Aubance.
Absence de volume prélevable en période de basses eaux sur l?ensemble du territoire.
L?objectif premier de l?analyse HMUC semble être de produire des volumes pouvant être
disponibles pour les usages anthropiques en dehors de la période de basses eaux. La faisabilité
technique de prélever les débits cumulés envisagés hors périodes de basses eaux est peu
examinée.
Définir des volumes prélevables en période de basses eaux et les répartir entre usages.
Mettre en place une gestion collective des prélèvements hors période de basses eaux de
manière à assurer que les prélèvements pour remplir des réserves n?abaissent pas le débit en-
dessous du module.
Unité de gestion
Volume maximum hivernal
prélevable (milliers de m³)
Gestion individuelle
Volume maximum hivernal
prélevable (milliers de m³)
Gestion collective
Layon amont (0,6M) 1 670 2 063
Hyrôme (0,6M) 894 1 534
Lys (0,6M) 1 312 1 821
Layon intermédiaire (0,6M) 5 567 7 081
Layon aval (0,6M) 7 440 9 715
Aubance amont (0,4M) 622 765
PUBLIÉ
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Annexe 5.7. L?analyse Vilaine
Départements d?Ille-et-Vilaine (région Bretagne), ainsi que de Loire-Atlantique, de
Mayenne et de Maine-et-Loire (région Pays de la Loire)
Situation générale et enjeux
Le territoire couvert par l?analyse HMUC est celui de deux sous-bassins versants du SAGE
Vilaine : Vilaine amont-Chevré et Semnon, choisis parmi dix sous-bassins versants identifiés lors
d?une étude de préfiguration, comme particulièrement déficitaires. À noter que le Don, le Chère
et l?Isac, aussi identifiés lors de l?étude de préfiguration sont étudiés dans un projet LIFE
REVERS?EAU, dont la finalité est proche de l?analyse HMUC. Les 5 derniers (la Seiche, le Meu,
l?Aff, l?Yvel, et l?Oust aval) seront à terme tous soumis à analyse HMUC.
Le sous-bassin versant du Chevré s?étend sur environ 850 km², 65 communes et compte
1280 km de cours d?eau et a minima 2 360 plans d?eau. Le Semnon s?étend sur environ 495 km²,
38 communes et compte 675 km de cours d?eau et au moins 1 160 plans d?eau.
Les têtes de bassin représentent entre 70 et 78 % de la surface de ces deux bassins, ce qui
confère au territoire une sensibilité à l?intermittence des écoulements. La géologie à dominante
schisteuse et gréseuse des deux bassins versants leur confère des caractéristiques
hydrogéologiques particulières : ces roches, relativement denses et imperméables, réduisent la
rétention d?eau après précipitations (peu d?influence de la nappe sur les débits) ce qui conduit à
des variations de débits importantes et rapides (avec des étiages sévères en période de
sécheresse et des crues intenses et brèves lors .d?épisodes pluvieux) et favorise donc le
ruissellement et le transfert de polluants dans les cours d?eau.
L?état écologique des masses d?eau de ces deux sous-bassins versants est majoritairement
dégradé (moyen à médiocre voire mauvais). Le paysage est ouvert avec peu de bocage. Les
cours d?eau ont subi des aménagements hydrauliques au moment des remembrements
agricoles et beaucoup de parcelles sont drainées. Les zones tampons naturelles (zones humides,
ripisylves, talus, haies?) entre parcelles agricoles et cours d?eau sont peu présentes. La
morphologie des cours d?eau présente une altération quasi-généralisée, notamment en tête de
bassin.
Ces territoires sont classés en zone 7B-3 dans les SDAGE 2016-2021 et 2022-2027, ce qui
entraîne que « les prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à
l?alimentation en eau potable, à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés
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au volume net maximum antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une année
donnée ».
Sur la Vilaine amont, les trois rivières principales (Vilaine, Valière et Cantache), alimentent
respectivement trois retenues créées par des barrages, celles de la Haute-Vilaine, de la Valière
et de la Cantache. Ces trois retenues assurent un rôle d?écrêtage des crues, de soutien d?étiage
et de ressource pour la production d?eau potable avec un prélèvement direct au niveau du
barrage de la Valière pour 80 % du Pays de Vitré (qui compte en tout 165 300 habitants pour
une production annuelle d?environ 10 millions de m3), les deux autres retenues assurant un débit
suffisant pour permettre un prélèvement en aval dans le cours de la Vilaine à Pont Billon (Vitré)
et à Chateaubourg. Eaux et Vilaine assure la maîtrise d?ouvrage de la gestion de ces trois
barrages.
La Vilaine amont constitue un territoire attractif à fort développement. Douze industries (dont dix
agroalimentaires) sont sur le territoire ainsi que 31 stations de traitement des eaux usées.
L?activité agricole est également bien présente avec une prédominance d?exploitation en
polyculture-élevage. La surface agricole utile représente 78 % du bassin de la Vilaine amont.
L?occupation du sol est pour moitié occupée par des cultures (un peu moins sur la partie Chevré)
et pour 1/3 par des prairies.
Le bassin du Semnon est majoritairement rural avec une activité agricole essentiellement en
polyculture-élevage. La surface agricole utile représente 82 % de la surface du bassin.
L?occupation du sol est pour moitié occupée par des cultures, et pour 1/3 par des prairies.
La gestion quantitative de la ressource figure parmi les orientations de gestion du SAGE
approuvé en 2015 : fixer des objectifs de gestion, améliorer la connaissance, assurer la
satisfaction des usages, mieux gérer la crise, etc. Le bilan du SAGE réalisé en 2021 indique un
taux de réalisation de 40 % sur la thématique de la gestion des étiages. Une nouvelle révision
du SAGE Vilaine est engagée en 2022.
Gouvernance et pilotage
Structure porteuse des analyses HMUC : Eaux et Vilaine, EPTB Vilaine, par ailleurs porteuse du
SAGE.
Maîtrise d?oeuvre des analyses HMUC : bureaux d?études SCE, en lien tout au long de son
élaboration avec un bureau d?études spécialisé en concertation, Commun Accord.
Comités techniques et de concertation par sous-bassin versant, comité de suivi en lien avec le
comité territorial Vilaine Est, comité de pilotage (CLE). La CLE a émis une note de cadrage suite
à l?attribution des deux lots du marché.
Volet Hydrologie du diagnostic HMUC
Phase débutée avec les trois autres volets.
Méthodes adoptées : modèle GARDENIA 1D BRGM, et modèle interne SCE en hydrologie.
Documents en cours de production.
Points notables : quantifier les précipitations, les apports souterrains, l?évapotranspiration et
calculer les débits d?étiages.
Volet Milieux du diagnostic HMUC
Phase débutée avec les trois autres volets.
Méthodes adoptées : ESTIMHAB et autres méthodes hydrauliques.
Documents en cours de production.
Points notables : identifier les milieux aquatiques qui dépendent de la ressource en eau et
estimer les débits biologiques en dessous desquels ces milieux sont dégradés.
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Volet Usages du diagnostic HMUC
Phase débutée avec les trois autres volets.
Méthodes adoptées : questionnaire dédié.
Documents en cours de production.
Points notables : quantifier les prélèvements liés à l?eau potable, à l?industrie et à l?agriculture,
ainsi que les restitutions des stations de traitement des eaux usées publiques ou privées ; se
projeter sur les évolutions territoriales et leurs conséquences : démographie, changements dans
l?industrie et l?agriculture.
Volet Climat du diagnostic HMUC
Phase débutée avec les trois autres volets.
Méthodes adoptées : données du CESEM, DRIAS et GIEC pour le modèle EROS.
Documents en cours de production.
Points notables : grâce aux études sur les conséquences locales du changement climatique,
estimer les évolutions des apports en eau et des débits.
Analyse par rapprochement des quatre volets du diagnostic HMUC
Phase non débutée.
Points notables : mise en perspective des relations entre les usages, les ressources et les
milieux, identification et hiérarchisation des enjeux (« sujets » à traiter dans les propositions
d?actions), identification des unités de gestion en tension. Puis évaluation des volumes
prélevables par comparaison des débits biologiques et des débits désinfluencés, proposition de
plusieurs scénarios alternatifs en fonction des enjeux identifiés (bon état des eaux, usages?)
? mise en débat auprès des acteurs.
La démarche comporte des phases complémentaires : partage, économies d?eau et résilience
des milieux, ainsi qu?une évaluation par les prestataires.
Points forts, points de vigilance relevés par la mission et voies de réponse du
territoire
Bonne collaboration entre acteurs pour partager de la connaissance, notamment sur les usages.
Cet objectif de concertation est à cultiver en allant plus loin en impliquant tout le temps toutes
les parties prenantes (ex : industries) et sans en faire trop non plus (pas de trop de sollicitations),
ce qui suppose de trouver le bon dosage. La concertation est une des voies du succès, tout
comme le temps nécessaire à la bonne compréhension.
Attention à bien définir tous les niveaux d?ambition et les résultats souhaités : la note de cadrage
n?est pas claire sur ce point et peut surprendre ensuite les acteurs au moment de la décision.
Attention à bien jalonner aussi la décision avec les hypothèses bien actés et les incertitudes
(mitigation comme pour le Fouzon).
La prise en compte de l?hydromorphologie, des plans d?eau et des zones humides (exemple du
Fouzon à parangonner, étude inédite et remarquable dans une analyse HMUC) serait à valoriser
dans des actions régulières et permanentes du territoire. La restauration et la préservation des
haies et des bocages sont à amplifier/garder en mémoire de façon permanente.
Définir des objectifs de réduction de prélèvement avec une exigence de sobriété équitable pour
tous les usages.
Définir des volumes prélevables en période de basses eaux et les répartir entre usages
Le règlement du SAGE Vilaine a minima pour les premières HMUC doit intégrer sans tarder
après l?étude, un volet de gestion quantitative pour être en cohérence avec les dernières
dispositions réglementaires en la matière et le « Plan eau ».
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Si examen de seuils de gestion conjoncturelle, les tester et les coupler avec des dispositifs
d?acquisition de la connaissance (piézomètres et hydromètres de référence), qui serviront aussi
à l?actualisation régulière de l?analyse HMUC. La mise à jour de l?analyse HMUC peut se
concevoir par des indicateurs à définir et à intégrer dans le tableau de bord du SAGE. Attention
en complément : insister pour avoir toutes les données propres, car pour la mise à jour c?est
crucial.
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Les analyses HMUC dans le SDAGE Loire-Bretagne
Le SDAGE du bassin Loire-Bretagne pour la période 2016-2021 a introduit les analyses HMUC.
Elles avaient pour objectif de permettre aux commissions locales de l?eau d?adapter au contexte
local certaines dispositions relatives à la gestion des prélèvements d?eau. Le SDAGE 2022-2027
a reconduit cette possibilité. Les dispositions du SDAGE qui visent les analyses HMUC sont au
nombre de treize (cf. tableau 12).
Pour certaines dispositions, le SDAGE ne définit pas des modalités de gestion par défaut. Mais il
cadre le travail à faire localement. C?est le cas pour la définition de volumes prélevables pour
« chacun des usages et usagers » dans les ZRE et dans le bassin de l?Authion (orientation 7C).
Tableau 12. Extrait des orientation fondamentales et dispositions du SDAGE 2022-2027
Orien-
tation
Dispo-
sition
Extrait de la disposition
ORIENTATION 7A. Anticiper les effets du changement climatique par une gestion équilibrée et économe de la
ressource en eau
L?adaptation au changement climatique implique, dans un premier temps, une gestion équilibrée des
ressources en eau sur l?ensemble du bassin Loire-Bretagne. À l?échelle de ce bassin, cette gestion s?appuie
sur des objectifs de débits, de niveaux et de piézométrie qui doivent être respectés sur un réseau de points
nodaux existants. Au-delà de ce réseau, les SAGE peuvent, à l?intérieur de leur périmètre, définir
opportunément des points nodaux et des zones nodales complémentaires et des points de suivi de salinité
dans les zones conchylicoles et de nourriceries, ainsi que les objectifs qui leur sont liés. Ils veillent alors à la
cohérence de ces objectifs avec ceux du SDAGE et au caractère équilibré des contraintes qui en résultent.
Les SAGE des bassins versants côtiers de petite taille qui connaissent des difficultés pour l?établissement de
points nodaux représentatifs et intégrateurs peuvent y remédier grâce à des analyses « hydrologie, milieux,
usages, climat » (HMUC) approfondies pouvant identifier d?autres indicateurs (disposition 7A-2).
Disposition 7A-2 : Possibilité d?ajustement des objectifs par les SAGE
Tout en s?appuyant sur les références des points nodaux, fixés par le SDAGE ou établis
lorsque c?est possible par les SAGE, il convient de poursuivre, à l?échelle des SAGE ou
à toute échelle opportune, les efforts pour déterminer les paramètres sur lesquels influer
pour atteindre une gestion équilibrée ou un retour à l?équilibre quantitatif et au bon état
écologique. Cette détermination doit nécessairement porter sur les quatre volets
suivants :
? reconstitution et analyse des régimes hydrologiques naturels (non influencés par les
actions anthropiques),
? analyse des besoins des milieux depuis la situation de « bon état » jusqu?à la situation
de crise, tenant compte des dernières méthodologies connues,
? analyse des différents usages de l?eau, connaissance des prélèvements actuels,
détermination des prélèvements possibles, étude de solutions alternatives et/ou
complémentaires d?économies d?eau pour les différents usages,
? intégration des perspectives de changement climatique, en utilisant a minima les
données disponibles, dès maintenant et au fur et à mesure de l?amélioration des
prévisions en la matière.
On mentionnera par la suite ces analyses sous le terme HMUC (hydrologie, milieux,
usages, climat) Ces analyses HMUC effectuées et validées au sein d?une commission
locale de l?eau (CLE) pourront conduire à réviser le SAGE pour ajuster les débits
objectifs d?étiage (DOE) et/ou les niveaux objectif d?étiage et pour préciser des
conditions de prélèvement mieux adaptées au territoire du Sage.
En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les DOE et/ou les niveaux objectifs d?étiage ainsi que les
conditions de prélèvement du territoire cadrées dans les orientations 7B, 7C et 7D, selon
les conclusions de l?analyse HMUC validées par la CLE. Ces adaptations ont vocation à
être intégrées dans le règlement du SAGE dès son adoption ou à l?occasion de sa
révision.
ORIENTATION 7B. Assurer l?équilibre entre la ressource et les besoins en période de basses eaux
Dans le cadre de cette orientation, toute CLE qui réalise une analyse HMUC peut définir, dans le SAGE, des
conditions de prélèvement mieux adaptées au territoire du SAGE, y compris moins restrictives, en
remplacement de celles définies par les dispositions 7B-2 à 7B-4, et par la disposition 7B-5, lorsque l?axe
réalimenté est intégralement compris dans le périmètre d?un ou plusieurs Sage. En l?absence de SAGE
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Orien-
tation
Dispo-
sition
Extrait de la disposition
approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur révision, le préfet peut adapter les conditions de
prélèvement du territoire cadrées par les dispositions susmentionnées, selon les conclusions de l?analyse
HMUC validées par la CLE. Ces conditions de prélèvement ont vocation à être intégrées dans le règlement du
SAGE dès son adoption ou sa révision.
Disposition 7B-1 : adaptation de la période de basses eaux
En Loire-Bretagne, la période de basses eaux conjuguant sensibilité pour les milieux
aquatiques et impact accru des prélèvements s?étend du 1er avril au 31 octobre.
La CLE peut, suite à une analyse HMUC, proposer au préfet de retenir une période de
basses eaux différente. Elle ne peut pas être inférieure à une durée de 7 mois. La
période hors période de basses eaux, définie comme étant le pendant de la période de
basses eaux, est également modifiée en conséquence.
Disposition 7B-2 : bassins avec une augmentation possible des prélèvements en période de
basses eaux
Sur tous les bassins non classés en ZRE, le SAGE peut définir l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux, au-delà du volume plafond, après
réalisation d?une analyse HMUC. En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE
approuvés, dans l?attente de leur révision, le préfet peut adapter les conditions de
prélèvement du territoire cadrées par les dispositions mentionnées dans l?orientation 7B,
selon les conclusions de l?analyse HMUC validées par la CLE. Ces conditions de
prélèvement ont vocation à être intégrées dans le règlement du SAGE dès son adoption,
ou sa révision.
Disposition 7B-3 : bassins avec un plafonnement, au niveau actuel, des prélèvements en période
de basses eaux
Sur tous les bassins non classés en ZRE, le SAGE peut définir l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux, après réalisation d?une analyse HMUC.
En l?absence de Sage approuvé ou pour les Sage approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les conditions de prélèvement du territoire cadrées par
les dispositions mentionnées dans l?orientation 7B, selon les conclusions de l?analyse
HMUC validées par la CLE. Ces conditions de prélèvement ont vocation à être intégrées
dans le règlement du SAGE dès son adoption, ou sa révision.
(?)
Sur les secteurs soumis à la disposition 7B-3 où une autorisation unique de prélèvement
(AUP) a été délivrée selon la réglementation alors en vigueur, les prélèvements sont
plafonnés au volume ainsi autorisé dans l?attente de la réalisation d?une analyse HMUC
qui permettra de déterminer le volume prélevable au sens de l?article R 213-14 du code
de l?environnement. La réalisation de cette analyse doit intervenir avant l?échéance de
l?AUP et, au plus tard, en 2027.
Disposition 7B-4 : bassin réalimenté nécessitant de prévenir l?apparition d?un déficit quantitatif
(bassin de l?Authion)
Sur tous les bassins non classés en ZRE, le SAGE peut définir l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux, après réalisation d?une analyse HMUC.
En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les conditions de prélèvement du territoire cadrées par
les dispositions mentionnées dans l?orientation 7B, selon les conclusions de l?analyse
HMUC validées par la CLE. Ces conditions de prélèvement ont vocation à être intégrées
dans le règlement du SAGE dès son adoption ou sa révision.
Disposition 7B-5 : Axes réalimentés par soutien d?étiage
Les prélèvements en période de basses eaux, autres que ceux destinés à l?alimentation
en eau potable, à la sécurité civile ou à la lutte antigel, sont globalement plafonnés au
volume net maximum antérieurement prélevé en période de basses eaux pour une
année donnée.
Sur tous les bassins non classés en ZRE, le SAGE peut définir l?augmentation possible
des prélèvements en période de basses eaux, après réalisation d?une analyse HMUC.
En l?absence de SAGE approuvé ou pour les SAGE approuvés, dans l?attente de leur
révision, le préfet peut adapter les conditions de prélèvement du territoire cadrées par
les dispositions mentionnées dans l?orientation 7B, selon les conclusions de l?analyse
HMUC validées par la CLE. Ces conditions de prélèvement ont vocation à être intégrées
dans le règlement du SAGE dès son adoption ou sa révision.
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Orien-
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Dispo-
sition
Extrait de la disposition
(?)
Sur les axes soumis à la disposition 7B-5 où une autorisation unique de prélèvement
(AUP) a été délivrée selon la réglementation alors en vigueur, les prélèvements sont
plafonnés au volume ainsi autorisé dans l?attente de la réalisation d?une analyse HMUC
qui permettra de déterminer le volume prélevable au sens de l?article R 213-14 du code
de l?environnement. La réalisation de cette analyse doit intervenir avant l?échéance de
l?AUP et, au plus tard, en 2027.
ORIENTATION 7C. Gérer les prélèvements de manière collective dans les zones de répartition des eaux et
dans le bassin concerné par la disposition 7B-4
(?)
L?enjeu principal des prochaines années, notamment dans le sud-ouest du bassin où un déficit chronique est
constaté, est la mise en place d?une gestion volumétrique et concertée des prélèvements et des
consommations qui permette de respecter le bon état du milieu, de prévenir et gérer les conflits d?usages et
de garantir les usages essentiels, notamment l?alimentation en eau potable. Cette gestion prend en compte
les apports d?eau douce répondant aux exigences des espèces marines.
La gestion concertée de la ressource s?insère par ailleurs totalement dans une démarche globale d?adaptation
au changement climatique.
Sur la base d?une analyse HMUC, cette gestion concertée permettra de préciser les volumes prélevables pour
chacun des usages et usagers, en fonction de la ressource disponible pour l?année considérée ; pour les
aquifères, le volume prélevable est fonction des objectifs de débit et de bon état des cours d?eau en
connexion avec le système. Ces volumes seront répartis dans le temps (semaine, décade ou mois) au moins
en période de basses eaux.
Disposition 7C-1
Dans les ZRE et dans les bassins concernés par la disposition 7B-4, la CLE réalise une
synthèse des connaissances à partir des données relatives aux prélèvements d?eau
disponibles auprès des services de police de l?eau et des caractéristiques des milieux
aquatiques. Elle engage, si nécessaire, une analyse HMUC pour définir le volume
prélevable en période de basses eaux, de manière à respecter les objectifs quantitatifs
du SDAGE.
Ce volume prélevable est décliné, en tant que de besoin, en fonction de la ressource
exploitée, de la localisation des prélèvements et de leur période. L?encadrement des
prélèvements de surface hors période de basses eaux est traité dans les dispositions
7D-3 à 7D-5 et peut faire l?objet d?adaptation par la CLE dans les conditions prévues par
ces dispositions. Un encadrement des prélèvements en nappe hors période de basses
eaux est défini, notamment par des niveaux piézométriques minimum au-dessus
desquels le pompage est possible.
Le SAGE précise la manière dont ce volume peut être modulé chaque année de manière
à prévenir et préparer la gestion de crise.
Dans les ZRE et le bassin concerné par la disposition 7B-4, dans le cadre des priorités
définies par l?article L 211-1 du code de l?environnement, le règlement du SAGE prévu à
l?article L 212-5-1 du même code comprend systématiquement la définition des priorités
d?usage de la ressource en eau, la définition du volume prélevable, approuvé par le
Préfet, et sa répartition par usage. Le SAGE définit également les règles particulières
d?utilisation de la ressource en eau nécessaires à la restauration et à la préservation de
la qualité de l?eau et des milieux aquatiques. En l?absence de SAGE approuvé ou pour
les SAGE approuvés dans l?attente de leur révision, le préfet peut approuver le volume
prélevable et établir la répartition par usage après avis de la CLE. Ces volumes ont
vocation à être intégrés dans le règlement du Sage dès sa révision.
Disposition 7C-4 : gestion du Marais poitevin
Pour atteindre ces objectifs, le suivi piézométrique sur les nappes de bordure constitue
le principal outil de pilotage de la gestion quantitative. Les piézométries d?objectif
d?étiage de début et de fin d?étiage (POEd et POEf) ainsi que les piézométries de crise
(PCR) déterminées sur des piézomètres de référence situés sur toute la périphérie du
marais sont présentées dans le tableau suivant. Ces valeurs de piézométrie sont à
respecter à l?échéance mentionnée dans le tableau suivant.
Ces valeurs de piézométrie ont vocation à être redéfinies au moment de la révision des
SAGE. Cette redéfinition sera fondée sur les principes des analyses HMUC. Ces
nouvelles valeurs redéfinies de piézométries seront à respecter au plus tard en 2027.
PUBLIÉ
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Orien-
tation
Dispo-
sition
Extrait de la disposition
Disposition 7C-5 : nappe du Cénomanien
Dans les zones libres de l?aquifère, les CLE, à l?occasion de la détermination des
volumes prélevables dans le cadre des analyses HMUC, portent une attention
particulière à la bonne alimentation des cours d?eau à l?étiage notamment par le
Cénomanien (notamment pour les SAGE Loir et Huisne)
ORIENTATION 7D. Faire évoluer la répartition spatiale et temporelle des prélèvements, par stockage hors
période de basses eaux
Disposition 7D-3 : Retenues de substitution
? Période de remplissage des retenues de substitution
Par définition, la période de prélèvement pour le remplissage des retenues de
substitution correspond à la période hors période de basses eaux (disposition 7B-1).
C?est la période de l?année pendant laquelle le débit des cours d?eau atteint ses valeurs
les plus hautes induisant une baisse de la sensibilité des milieux aquatiques. La CLE,
peut, suite à une analyse HMUC, proposer au Préfet de retenir une période différente, la
période de basses eaux étant également modifiée en conséquence.
? Conditions de prélèvement pour le remplissage des retenues de substitution
? Recommandation concernant les modalités de prélèvement : pour le remplissage des
retenues de substitution, il est recommandé d?appliquer les modalités de prélèvements
décrites dans la disposition 7D-4 encadrant le débit à maintenir dans le cours d?eau et le
débit plafond de prélèvement Ces conditions de prélèvement pourront être adaptées,
dès lors que cela contribue à l?atteinte du bon état écologique.
Disposition 7D-4 : retenues hors substitution, en ZRE et dans le bassin de l?Authion
Les nouveaux prélèvements dédiés au remplissage des retenues hors substitution en
ZRE et dans le bassin de l?Authion à partir du milieu superficiel (cours d?eau et
ruissellement et nappe d?accompagnement) s?effectuent dans le respect des conditions
décrites ci-dessous. Les prélèvements souterrains, hors nappes d?accompagnement,
dédiés au remplissage de retenues hors substitution sont encadrés par les dispositions
7C-1 et 7C-2.
? Modalités de prélèvement pour le remplissage des retenues hors substitution
? Lors de prélèvement en cours d?eau, le débit minimal à maintenir dans le cours d?eau à
l?exutoire du bassin versant doit être égal au module (M).
Le SAGE peut adapter ce débit minimal, après réalisation d?une analyse HMUC,
notamment dans le cadre de la définition d?un projet de territoire pour la gestion de l?eau
(PTGE), sans le porter en deçà du débit moyen interannuel de fréquence quinquennale
sèche.
? Au cours de la période autorisée pour le remplissage des retenues hors substitution, le
cumul de tous les débits maximum des prélèvements réglementés sur un bassin versant,
y compris les interceptions d?écoulement, n?excède pas un cinquième du module (0,2 M)
à l?exutoire de ce bassin-versant. Dans les bassins versants présentant un régime
hivernal particulièrement contrasté, dont le rapport au module du débit moyen mensuel
inter-annuel maximal est supérieur à 2,5, ce débit plafond peut être porté à 0,4 M.
Le SAGE peut adapter le débit plafond de prélèvement autorisé, après réalisation d?une
analyse HMUC, notamment dans le cadre de la définition d?un projet de territoire pour la
gestion de l?eau (PTGE), sans dépasser 0,4 M (ou 0,6 M pour les bassins versants au
régime particulièrement contrasté)
Disposition 7D-5 : retenues hors substitution en 7B-2, 7B-3 et 7B-5
L?application de l?ensemble de la disposition 7D-4 est recommandée, pour le
remplissage des retenues hors substitution à partir du milieu superficiel (cours d?eau et
ruissellement) et de leur nappe d?accompagnement, sur les territoires concernés par les
dispositions 7B-2, 7B-3 et 7B-5.
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Volume prélevable dans la gestion équilibrée de la
ressource
Le terme et la notion de « volume prélevable » ont plus de vingt ans.
Dès 2004, une circulaire indiquait que « pour une ressource donnée, le volume maximum
prélevable doit être estimé en considérant que, statistiquement, huit années sur dix en moyenne,
les prélèvements autorisés et déclarés peuvent être effectués dans cette ressource sans qu?il en
résulte de dommage pour les milieux aquatiques correspondants. ».
Les textes ultérieurs, nouvelles circulaires, arrêtés et décrets, ont renouvelé l?énoncé de :
la nécessité de prendre en compte les besoins du milieu ;
l?objectif d?avoir un volume prélevable pouvant être effectivement prélevé huit années sur
dix sans avoir à mettre en oeuvre des mesures temporaires de limitation des usages de
l?eau.
Ces principes sont maintenant inscrits dans le code de l?environnement.
Circulaire du 16 mars 2004
Intitulé complet : Circulaire DE/SDGE/BGRE-DCH/04-n° 7 du 16 mars 2004 relative à la gestion
quantitative de la ressource en eau et à l?instruction des demandes d?autorisation ou de déclaration
des prélèvements d?eau et des forages (https://www.bulletin-officiel.developpement-
durable.gouv.fr/documents/Bulletinofficiel-0002719/A0090003.pdf)
(abrogée par la circulaire DE/SDMAGE/BPREA/2008-n° 17 du 30 juin 2008)
Pour les ressources classées en ZRE et les zones où sont mises en oeuvre
systématiquement tous les étés des mesures de restriction des prélèvements et usages
de l?eau en application du décret 92-1041 du 24 septembre 1992 relatif à la limitation ou
à la suspension provisoire des usages de l?eau, il conviendra prioritairement de
s?attacher à restaurer un équilibre entre les ressources et les besoins. Ce retour à
l?équilibre doit s?appuyer sur une démarche concertée comprenant plusieurs étapes.
La première étape doit porter sur la définition dans chaque arrêté individuel de
prélèvement, de volumes maximum par ressource concernée, évoquée au paragraphe
précédent. Elle est indispensable, pour disposer de la connaissance globale des
volumes autorisés.
La deuxième étape vise à réunir l?ensemble des informations nécessaires pour disposer
d?un constat précis et partagé de la situation en matière de ressource en eau
naturellement disponible et de volume maximum prélevable sans qu?il en résulte de
dommages pour les milieux aquatiques ou l?équilibre des systèmes aquifères
correspondants. Elle peut nécessiter la réalisation d?études hydrologiques ou
hydrogéologiques en vue de quantifier la ressource moyenne disponible. La
confrontation des données acquises aux étapes 1 et 2 vous permettra de préciser
l?ampleur du déficit, sa répartition spatiale et les mesures propres à y remédier. La
réalisation d?économies d?eau dès lors que ces économies sont substantielles et
durables sera à privilégier ; elle devra se traduire par la réduction correspondante des
volumes des prélèvements individuels mentionnés dans les arrêtés d?autorisation.
Lorsque les prélèvements sont essentiellement destinés à l?alimentation en eau des
populations, des solutions du type diversification de la ressource, maillage des réseaux
devront être recherchées.
PUBLIÉ
https://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/documents/Bulletinofficiel-0002719/A0090003.pdf
https://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/documents/Bulletinofficiel-0002719/A0090003.pdf
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La troisième étape consiste à la mise en oeuvre de ces mesures. Dès lors que la
réduction du volume total prélevable a été décidée, elle doit se traduire par une réduction
progressive et proportionnelle des volumes individuels autorisés, au moyen de la
modification des arrêtés préfectoraux correspondants. Je vous rappelle que pour une
ressource donnée, le volume maximum prélevable doit être estimé en considérant que,
statistiquement, huit années sur dix en moyenne, les prélèvements autorisés et déclarés
peuvent être effectués dans cette ressource sans qu?il en résulte de dommage pour les
milieux aquatiques correspondants. Les deux années sur dix en moyenne où cet
équilibre ne pourra être maintenu, vous considèrerez que la situation relève de
circonstances climatiques ou hydrologiques exceptionnelles, permettant l?application du
décret 92-1041 du 24 septembre 1992 précité pour gérer les déséquilibres qui
apparaissent.
Arrêté du 17 mars 2006 relatif au contenu des schémas directeurs
d?aménagement et de gestion des eaux
II. - Les objectifs de quantité en période d?étiage sont définis aux principaux points de
confluence du bassin et autres points stratégiques pour la gestion de la ressource en
eau appelés points nodaux. Ils sont constitués, d?une part, de débits de crise en dessous
desquels seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile
et de l?alimentation en eau potable de la population et les besoins des milieux naturels
peuvent être satisfaits, d?autre part, dans les zones du bassin où un déficit chronique
est constaté, de débits objectifs d?étiage permettant de satisfaire l?ensemble des usages
en moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux.
Circulaire du 30 juin 2008
Intitulé complet : Circulaire DE/SDMAGE/BPREA/2008-n° 17 du 30 juin 2008 relative à la
résorption des déficits quantitatifs en matière de prélèvement d?eau et gestion collective des
prélèvements d?irrigation (https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=27515)
(abrogée par l?instruction du 14 décembre 2023 relative à la mise en oeuvre du décret n° 2021-795
du 23 juin 2021 et du décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022 relatifs à la gestion quantitative de la
ressource en eau)
Annexe 3. Bassins prioritaires en déficit quantitatif et détermination des volumes
prélevables
1 Volume prélevable
1.1 Détermination du volume prélevable
La détermination du volume prélevable est totalement disjointe de l?outil de gestion
collective. Dans les bassins en déficit quantitatif, la diminution des prélèvements doit
être engagée sans attendre. La détermination du volume prélevable, qui concerne tous
les usagers (eau potable, milieux, etc.), est une étape nécessaire.
Le volume prélevable est le volume que le milieu est capable de fournir dans des
conditions écologiques satisfaisantes, c?est à dire qu?il est compatible avec les
orientations fondamentales fixées par le schéma directeur d?aménagement et de gestion
des eaux et, le cas échéant, avec les objectifs généraux et le règlement du schéma
d?aménagement et de gestion des eaux.
L?article R 212-1219 du Code de l?environnement précise que l?état quantitatif d?une eau
souterraine est considéré comme bon lorsque les prélèvements ne dépassent pas la
capacité de renouvellement de la ressource disponible, compte tenu de la nécessaire
alimentation en eau des écosystèmes aquatiques de surface et des zones humides
directement dépendantes en application du principe de gestion équilibrée énoncé à
l?article L. 211-1 du code de l?environnement.
19 Issu du décret n°2005-475 du 16 mai 2005 relatif aux SDAGE
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=27515
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L?arrêté du 17 mars 2006 relatif au contenu des schémas directeurs d?aménagement et
de gestion des eaux identifie des débits de crise en dessous desquels seuls les besoins
d?alimentation en eau potable et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits
et des débits objectifs d?étiage permettant de satisfaire l?ensemble des usages en
moyenne huit années sur dix et d?atteindre le bon état des eaux. La détermination du
volume prélevable doit donc être menée dans l?optique de réalisation de ce dernier
objectif : permettre de satisfaire l?ensemble des usages en moyenne huit années sur dix,
sans avoir besoin de recourir aux dispositions des articles R211-66 et suivants, du code
de l?environnement, relatifs aux zones d?alerte. Les deux années sur dix en moyenne où
cet équilibre ne peut être maintenu, il peut être considéré que la situation relève de
circonstances climatiques ou hydrologiques exceptionnelles, justifiant de prendre les
mesures de restriction des prélèvements autorisés et suspension adéquate des usages
de l?eau, en application des articles R. 211-66 et suivants.
Le volume prélevable doit être entendu comme le volume réellement prélevable dans le
milieu durant une période donnée : dans le cas des retenues, à l?exception de celles de
soutien d?étiage, on considérera leurs conditions de remplissage et non pas les
modalités d?utilisation de l?eau stockée.
La détermination de ce volume prélevable nécessitera, pour certaines ressources,
d?engager des études hydrologiques ou hydrogéologiques en vue de préciser le volume
total prélevable statistiquement huit années sur dix et le cas échéant sa répartition
spatiale, si celle-ci est hétérogène. En première approche, le débit prélevable à un
moment donné, et donc par intégration le volume prélevable sur une période donnée,
pourra par exemple, être calculé par différence entre le débit objectif et le débit naturel
reconstitué auquel on ajoute le débit de réalimentation éventuel (provenant de soutien
d?étiages, de transfert entre bassins, etc.). Cette détermination pourra également
prendre en compte les caractéristiques locales du bassin versant concerné en terme de
régime hydrologique, de disponibilités des réserves en eau existantes, et des mesures
de gestion mises en place par l?organisme unique.
La connaissance scientifique sur la détermination des relations entre les masses d?eau,
sur les débits à réserver aux milieux, (etc.), va s?améliorer avec la mise en oeuvre
progressive de la Directive Cadre sur l?Eau.
Les volumes prélevables seront affinés, par révision, pour tenir compte des progrès en
terme de connaissance du cycle de l?eau et des relations entre usages. Dans ce cadre,
le CEMAGREF, pour le compte de l?ONEMA, pour aider les services, fournira au cours
du premier semestre 2008 une analyse critique de quelques cahiers des charges
d?études, qui sera mise à disposition des services et durant le second semestre 2008,
une note sur l?état des connaissances sur l?évaluation des débits d?objectifs.
Ce volume prélevable devra donc être actualisé au fur et à mesure de l?amélioration des
connaissances scientifiques, des modifications de répartition entre usages et de
l?hydrométrie.
Circulaire du 3 août 2010
Intitulé complet : circulaire du 3 août 2010 relative à la résorption des déséquilibres quantitatifs en
matière de prélèvements d?eau et gestion collective des prélèvements d?irrigation dans les bassins
où l?écart entre le volume prélevé en année quinquennale sèche et le volume prélevable est
supérieur à un seuil de l?ordre de 30 %
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=31709)
(abrogée par l?instruction du 14 décembre 2023 relative à la mise en oeuvre du décret n° 2021-795
du 23 juin 2021 et du décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022 relatifs à la gestion quantitative de la
ressource en eau)
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=31709
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2. Définitions
Le volume prélevable est celui devant permettre de satisfaire l`ensemble des usages,
en priorité l?eau potable, et en respectant les objectifs de la directive cadre sur l?eau, en
moyenne quatre années sur cinq ou huit années sur dix sans avoir à recourir aux arrêtés
préfectoraux de restriction des prélèvements. Ce qui revient en d?autres termes à
assurer le respect du débit objectif d?étiage quatre années sur cinq ou huit années sur
dix.
Décret n° 2021-795 du 23 juin 2021 et décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022
Le décret n° 2021-795 du 23 juin 2021 relatif à la gestion quantitative de la ressource en eau et à
la gestion des situations de crise liées à la sécheresse a complété la partie réglementaire du code
de l?environnement avec une sous-section intitulée « Utilisation efficace, économe et durable de la
ressource en eau » et composée des articles R211-21-1 et R211-21-2. Le décret n° 2022-1078 du
29 juillet 2022 relatif à la gestion quantitative de la ressource en dehors de la période de basses
eaux a inséré l?article R. 211-21-3. Ces décrets ont donné de nouvelles compétences aux préfets
coordonnateurs de bassin.
L?évaluation des volumes prélevables est inscrite dans une stratégie régulièrement réinterrogée,
ce qui doit permettre de mieux atteindre les objectifs fixés par le SDAGE.
Art. R. 211-21-1.
I. ? Pour la mise en oeuvre d?une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau
conformément aux objectifs fixés par l?article L. 211-1, les volumes d?eau dont le
prélèvement est autorisé permettent, dans le respect des exigences de santé, de
salubrité publique, de sécurité civile et d?alimentation en eau potable de la population,
de satisfaire ou de concilier les différents usages anthropiques et le bon fonctionnement
des milieux aquatiques dépendant de cette ressource.
II. ? Dans les bassins ciblés par la stratégie visée au II de l?article R. 213-14, on entend
par volume prélevable, le volume maximum que les prélèvements directs dans la
ressource en période de basses eaux, autorisés ou déclarés tous usages confondus,
doivent respecter en vue du retour à l?équilibre quantitatif à une échéance compatible
avec les objectifs environnementaux du schéma directeur d?aménagement et de gestion
des eaux.
Ce volume prélevable correspond au volume pouvant statistiquement être prélevé huit
années sur dix en période de basses eaux dans le milieu naturel aux fins d?usages
anthropiques, en respectant le bon fonctionnement des milieux aquatiques dépendant
de cette ressource et les objectifs environnementaux du schéma directeur
d?aménagement et de gestion des eaux.
Il est issu d?une évaluation statistique des besoins minimaux des milieux sur la période
de basses eaux. Il est réparti entre les usages, en tenant compte des enjeux
environnementaux, économiques et sociaux, et dans les conditions définies au II de
l?article R. 213-14.
III. ? Les autorisations sont délivrées au regard de la ressource disponible qui est
constituée, pour un usage donné, de la part du volume prélevable pour cet usage, au
sens du II, ainsi que des volumes d?eau stockés par prélèvements ou captation du
ruissellement hors période de basses eaux et des volumes transférés à partir d?une
autre ressource en équilibre.
Sont comptabilisés comme prélèvements en basses eaux, les volumes prélevés en
période de basses eaux directement dans des milieux réalimentés, même si la
réalimentation provient de stockages hivernaux.
Sont comptabilisés comme prélèvements en hautes eaux, les volumes stockés en cette
période dans des retenues déconnectées du réseau hydrographique en basses eaux,
et ce, quelle que soit la période d?utilisation des eaux stockées.
Art. R. 211-21-2.
I. ? L?évaluation des volumes prélevables tels que définis à l?article R. 211-21-1 est
réalisée par périmètres cohérents constituant tout ou partie d?un bassin hydrographique
ou d?une masse d?eau souterraine sur une période de basses eaux fixée localement.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126487
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&idArticle=LEGIARTI000043696944&dateTexte=&categorieLien=cid
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II. ? Pour les eaux de surface, constituées des cours d?eau et de leurs nappes
d?accompagnement, l?évaluation du volume prélevable prend en compte le régime
hydrologique du cours d?eau, ses relations avec les nappes ainsi que l?état biologique
et le fonctionnement des milieux aquatiques dépendant des eaux de surface, c?est à dire
des zones humides, des milieux annexes dépendant des débordements ou du
ruissellement et des milieux avals, le cas échéant, littoraux. Elle intègre le volume de
réalimentation éventuel des cours d?eau.
III. ? Pour les eaux souterraines, l?évaluation prend en compte le rythme de recharge
des nappes de fonctionnement annuel ou pluriannuel.
Le volume prélevable en eaux souterraines ne dépasse pas la capacité de
renouvellement de la ressource disponible, compte tenu des besoins d?alimentation en
eau des écosystèmes aquatiques de surface et des zones humides directement
dépendants.
IV. ? Le volume prélevable, quelle que soit la ressource, et sa répartition entre les
différents usages sont susceptibles d?actualisation dans les conditions définies au II de
l?article R. 213-14.
Art. R. 211-21-3.
Afin de mieux assurer le respect des principes mentionnés à l?article L. 211-1, peuvent
être définis en dehors de la période de basses eaux, soit des conditions de prélèvement
en volume ou en débits, soit des volumes pouvant être disponibles pour les usages
anthropiques, en tenant compte du régime hydrologique et dans le respect du bon
fonctionnement des milieux aquatiques. Ces volumes sont calculés selon les modalités
définies aux I, II et III de l?article R. 211-21-2. Ils sont déterminés au regard des
statistiques hydrologiques disponibles pour le bassin ou le sous-bassin, le cas échéant
complétées par les résultats d?études relatives aux effets prévisibles du changement
climatique.
Art. R213-14.
(?)
II. - Le préfet coordonnateur de bassin pilote et coordonne une stratégie d?évaluation
des volumes prélevables, définis à l?article R. 211-21-1, sur des sous-bassins ou
fractions de sous-bassins en zone de répartition des eaux ou identifiés dans le schéma
directeur d?aménagement et de gestion des eaux comme sous-bassins en déséquilibre
quantitatif ou montrant un équilibre très fragile entre la ressource et les prélèvements.
Dans le cadre de cette stratégie :
1° Il pilote l?établissement du cadre méthodologique des études d?évaluation des
volumes prélevables ;
2° Il veille à la réalisation et à la mise à jour de ces études en examinant au moins une
fois tous les six ans s?il y a lieu d?actualiser les études déjà réalisées ou d?engager de
nouvelles études sur de nouveaux sous-bassins ou fractions de sous-bassins,
notamment au regard du bilan des situations d?étiage et de gestion de crise, des effets
tangibles du changement climatique sur les ressources en eau, de l?état de mise en
oeuvre d?une utilisation efficace, économe et durable de la ressource en eau, et des
évolutions des besoins liés aux différents usages de l?eau ;
3° Il arrête les volumes prélevables et leur répartition par usages et en informe les
préfets concernés. Lorsque le règlement du schéma d?aménagement et de gestion des
eaux instaure déjà une répartition entre les usages de l?eau conformément à l?article R.
212-47, il est mis en cohérence avec la décision du préfet.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&idArticle=LEGIARTI000046126512&dateTexte=&categorieLien=id
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043696974
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Parangonnage avec les bassins Adour-Garonne et
Rhône-Méditerranée
La mission s?est intéressée à des démarches similaires aux analyse HMUC qui existent dans des
bassins autres que le bassin Loire-Bretagne. La terminologie HMUC n?y est pas utilisée, mais des
études de détermination des débits objectifs d?étiage (DOE) et de détermination des volumes
prélevables (VP) y ont été réalisées.
Bassin Adour-Garonne
Les DOE occupent une place centrale dans la définition des VP. Des études ont été réalisées au
cours des dernières années sur certains bassins versants afin de mieux définir des valeurs de DOE.
Le tableau 13 montre une grande convergence entre le cahier des charges de ces études et le
contenu des analyses HMUC. La vulnérabilité du bassin au changement climatique doit être
évaluée avec une analyse prospective et transversale.
Tableau 13. Éléments d?analyse figurant dans le CCTP de l?appel d?offre pour la réalisation d?une étude
de la valeur des débits objectifs d?étiage (DOE) de 10 stations de mesure du bassin Adour-Garonne,
janvier 2017
Synthèse des éléments d?analyse pour chaque point nodal
Étape Éléments d?analyse Paramètres à traiter
C
a
d
ra
g
e
d
u
c
o
n
te
x
te
Contextualisation géographique du point nodal
Explicitation historique de la valeur actuelle du DOE
Identification des enjeux structurants utiles à la détermination du DOE
A
n
a
ly
s
e
d
e
l
'h
y
d
ro
lo
g
ie
Hydrologie mesurée
Fiabilité des données hydrologiques disponibles
Références statistiques
Régime hydrologique, intensité des étiages (durée, fréquence), vitesse
tarissement
Analyse des liens nappe-rivière
Prélèvements, soutien
d?étiage et usages
spécifiques
Indicateurs de pression de prélèvement et restitutions en amont et en aval
Distribution des prélèvements et des restitutions
Bilan du soutien d?étiage et des transferts inter-bassins
Efficience hydraulique du soutien d?étiage
Usages spécifiques (navigation, dérivations grands canaux...)
Enjeux bassin amont / aval
Hydrologie naturelle
reconstituée
Chronique pluriannuelle de débits et références statistiques
Régime hydrologique, intensité des étiages (durée, fréquence), vitesse
tarissement
Composante hydrogéologique
Synthèse sur l?hydrologie
Impacts des usages/aménagements du bassin versant sur l?hydrologie
Vulnérabilité du bassin au changement climatique
A
n
a
ly
s
e
d
e
l
'é
c
o
lo
g
ie
Hydromorphologie Sectorisation du bassin versant et du cours d?eau, occupation du sol,
pressions hydromorphologiques...
Qualité de l?eau (physico-
chimie et indicateurs
biologiques)
Indicateurs DCE, niveau actuel de pollution
Scénarios de réduction de rejets impactant, débit de dilution
Synthèse des facteurs de vulnérabilité du cours d?eau et liens avec le niveau
de débit d?étiage
Fonctionnalité des habitats
aquatiques
Proposition d?une méthode (choix outils + stations + espèces cibles) sur la base
de la sectorisation hydromorphologique
Analyse du potentiel d?habitats disponibles en fonction du débit : proposition
d?une plage de valeur du débit biologique
S
y
n
th
è
s
e
Synthèse globale
Proposition de Q Nat, Q BE, Q fond (Pr aval, Q Nav, Q Physico-chimie, Q
Ouv) + Proposition de débits objectifs (application des logigrammes de
décision) + Vérification de la cohérence bassin
Analyses des
conséquences sur la
gestion
Conséquences sur la capacité à respecter le DOE 8 années sur 10, sur les
règlements d?eau des ouvrages de réalimentation, sur les arrêtés de
restriction sécheresse...
Volumes prélevables Conséquence de la valeur du DOE/POE sur les VP
Conclusion sur la valeur du DOE/POE (+ DCR/PCR)
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Un retour d'expérience fait en juin 2019 a mis en évidence des points d?attention et des difficultés
techniques rencontrées portant sur les sujets suivants :
les définitions et la compréhension des notions relatives au DOE ;
les mesures hydrométriques au point nodal ;
la collecte des données relatives aux pressions anthropiques ;
la reconstitution des débits désinfluencés ;
la détermination des besoins des milieux aquatiques ;
les perceptions de la nouvelle valeur de DOE ;
l?articulation avec d?autres études ou projets (SAGE, PTGE, AUP, contrats territoriaux) ;
les suites à donner aux études de révision du DOE ;
la gouvernance des études de révision des DOE ;
les moyens pour la réalisation des études de révision de DOE.
Bassin Rhône-Méditerranée
Des études d?évaluation des volumes prélevables globaux (études EVPG) ont été engagées très
tôt sur environ 40 % de la superficie du bassin. Elles ont d?emblée visé tous les sous-bassins et
masses d?eau souterraines montrant une inadéquation entre les prélèvements et la disponibilité de
la ressource, qu?ils soient ou non classés en ZRE.
La stratégie retenue à l?échelle du bassin a été de donner suite à ces études en déployant des
PGRE (plans de gestion quantitative de la ressource en eau).
Des documents ont été produits à compter de 2011 pour définir la conduite de la démarche. Les
documents les plus récents soulignent la nécessité de prendre en compte les conséquences du
changement climatique.
Bureau du comité de bassin Rhône-méditerranée, Méthodes des études volumes prélevables,
séance du 10 juin 2011, 20 p.
(https://www.rhone-
mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/bureau-
CB_juin2011_VF.pdf)
Groupe de bassin Rhône-Méditerranée « gestion quantitative », Note de référence sur les Débits
d?Objectif d?Étiage et débits de crise, version 2, juillet 2011, 11 p.
(https://www.rhone-
mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet20
11_V2.pdf)
Conseil scientifique du Comité de bassin Rhône-Méditerranée, Avis sur les méthodes utilisées
dans les études « volumes prélevables », décembre 2011, 16 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/avis-
conseil-scientifique_dec2011_VF.pdf)
Note technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Débits d?objectifs d?étiage et débit de crise,
septembre 2012, 11 p.
(https://www.rhone-
mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet20
11_V2.pdf)
PUBLIÉ
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/bureau-CB_juin2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/bureau-CB_juin2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/bureau-CB_juin2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/avis-conseil-scientifique_dec2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/avis-conseil-scientifique_dec2011_VF.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/migrate_documents/Note_DOE_DCR_juillet2011_V2.pdf
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dans le bassin Loire-Bretagne
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Secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Mieux gérer les prélèvements d?eau.
L?évaluation préalable des débits biologiques dans les cours d?eau, avril 2013, 18 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/note_debits-
bio_avril2013_V2.pdf)
Secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Suites des études EVPG et SAGE. Quelle
articulation ? septembre 2014, 18 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/20140924-NOT-
SageEvpg_SecTecBassinRMed.pdf)
Secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Plan de gestion quantitative de la
ressource en eau (PGRE) principes, gouvernance, suivi et révision, mise à jour de la note de
septembre 2014, juillet 2019, 38 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/201907_4-2-NOT-
PGRE-STB-VFinale.pdf)
Secrétariat technique du SDAGE Rhône-Méditerranée, Anticiper le changement climatique pour
une gestion équilibrée de la ressource en eau. Note Prospective appliquée aux Plans de gestion
de la ressource en eau (PGRE) et autres Projets de territoire pour la gestion de l?eau (PTGE),
Novembre 2020, 16 p.
(https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-
06/202011_STB_RMed_Note_prospective_gestionquanti_2020-VF2.pdf)
PUBLIÉ
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/note_debits-bio_avril2013_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/note_debits-bio_avril2013_V2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/20140924-NOT-SageEvpg_SecTecBassinRMed.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2018-09/20140924-NOT-SageEvpg_SecTecBassinRMed.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/201907_4-2-NOT-PGRE-STB-VFinale.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/201907_4-2-NOT-PGRE-STB-VFinale.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/202011_STB_RMed_Note_prospective_gestionquanti_2020-VF2.pdf
https://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/sites/sierm/files/content/2021-06/202011_STB_RMed_Note_prospective_gestionquanti_2020-VF2.pdf
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Place de la restauration de la morphologie des
cours d?eau dans la reconquête de leur bon état
La mission a relevé que la morphologie des cours d?eau est un sujet rarement abordé dans les
analyses HMUC. Pourtant, son altération a tendance à simultanément rehausser les débits
biologiques et à diminuer les débits en période de basses eaux. Ces deux facteurs concourent à
l?identification de volumes potentiellement mobilisables plus faibles. Il est important d?identifier la
restauration de la morphologie des cours d?eau comme un levier d?action pour atteindre les objectifs
environnementaux.
Des modifications de la morphologie des cours d?eau et l?aménagement foncier du bassin versant,
opérations parfois anciennes, ont eu pour effet de :
perturber considérablement les habitats aquatiques avec par exemple la réduction de la
hauteur de lame d?eau, la réduction de la vitesse d?écoulement, l?uniformisation des faciès
d?écoulement, la réduction de l?épaisseur du substrat, la modification de la structure
granulométrique du fond du lit, le colmatage du substrat par des particules fines ;
modifier l?hydrologie avec par exemple l?accentuation des étiages par le drainage de zones
humides, l?abaissement de la nappe d?accompagnement, l?évaporation de plans d?eau sur
cours d?eau, la modification des relations nappe-rivière avec la création de pertes par mise
à jour de la roche-mère).
Le recalibrage20 des cours d?eau et leur rectification21 ont largement contribué à ces dégradations.
La création de plans d?eau y a aussi contribué, en particulier lorsque des ouvrages sont implantés
sur cours d?eau et ne restituent pas en aval le débit en amont immédiat lorsque les débits sont
faibles (art. L214-18 du code de l?environnement).
Ces situations avec altération de la morphologie sont particulièrement fréquentes, comme le relève
l?état des lieux du bassin Loire-Bretagne (cf. les deux cartes de la figure 18 extraites de ce
document). Pour le volet Habitats des analyses HMUC, il est parfois difficile de trouver des tronçons
de cours d?eau suffisamment peu perturbés pour bien se prêter à l?utilisation des méthodes
déployées.
Carte 90 - Pressions sur la profondeur et la largeur des
cours d?eau, restituées à l?échelle des bassins versants
des masses d?eau
Carte 91 - Pressions et altérations de la structure et du
substrat du lit du cours d?eau, restituées à l?échelle des
bassins versants des masses d?eau
Figure 18. Deux exemples de pressions sur la morphologie des cours d?eau du bassin Loire-Bretagne
Dans ces conditions altérées, la satisfaction des besoins des espèces aquatiques requiert
aujourd?hui un débit plus élevé que si le cours d?eau était resté dans son état initial. La conséquence
en est une réduction du volume potentiellement mobilisable.
20 Recalibrage : augmentation mécanique du calibre (de la section en travers) du cours d?eau avec surcreusement
et élargissement du lit mineur, permettant un accroissement de la vitesse d?évacuation de l?eau. On devrait plus
exactement parler de surcalibrage.
21 Rectification : travaux visant à rendre rectiligne un cours d?eau plus ou moins sinueux.
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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La définition des volumes prélevables et leur mise en oeuvre sont essentielles pour l?atteinte de
l?objectif de bon état écologique du cours d?eau.
La restauration de la morphologie du cours d?eau est elle aussi une action favorable à la
restauration et au maintien du bon état écologique. Pour un même débit du cours d?eau, elle crée
des conditions plus favorables aux espèces servant à évaluer la qualité écologique. La suppression
de plans d?eau sur cours d?eau, ou leur aménagement pour qu?ils restituent en aval l?intégralité du
débit amont lorsque les débits sont faibles, peuvent contribuer de manière significative au
rehaussement des débits en période de basses eaux.
Le programme de mesures 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne relève d?ailleurs que l?ensemble
des mesures de préservation et de restauration des milieux aquatiques constituent des leviers
essentiels pour une hydrologie satisfaisante.
La mission a relevé que la question de la morphologie des cours d?eau est rarement abordée22.
Quand l?analyse HMUC conduit à des gammes de débits biologiques faibles au regard des débits
reconstitués, la tendance est plus à la remise en cause de la méthode (« qui exige des débits qu?on
ne rencontrerait même pas s?il n?y avait aucune activité humaine ») qu?à un questionnement sur la
morphologie actuelle du cours d?eau et sur les actions qui pourraient l?améliorer.
Les informations collectées et utilisées pour l?analyse HMUC devraient alimenter une réflexion sur
les actions à mener pour améliorer la morphologie des cours d?eau et réduire les perturbations de
l?hydrologie. Le programme d?actions pour reconquérir le bon état des milieux pourrait alors
comporter un mix d?actions, comportant à la fois des actions sur la gestion quantitative de la
ressource et des actions sur les milieux (morphologie des cours d?eau, amélioration et gestion des
zones humides, intervention sur les plans d?eau sur cours d?eau).
Ces actions peuvent prendre différentes formes et sont à adapter localement : reméandrage
pouvant aller jusqu?au repositionnement du cours d?eau dans son lit d?origine, resserrement et
rehaussement du lit mineur (cf. figure 19), régénération d?une ripisylve, recharge d?un cours d?eau
en granulats grossiers, protection du lit mineur contre le piétinement par les animaux au pâturage,
suppression de plans d?eau sur cours d?eau, amélioration de la continuité écologique, etc.
Figure 19. Exemple de restauration morphologique d?un cours d?eau par aménagement d?un chenal
d?étiage sinueux (le Lange dans le département de l?Ain, avant et après restauration. Source : Onema,
nov. 2012 https://professionnels.ofb.fr/sites/default/files/26_3_rex_r6_lange_vbat.pdf)
22 Une dynamique est en cours dans le cas de la Vilaine. L?EPTB essaie de valoriser pendant l?analyse HMUC des
actions fondées sur la nature en cours.
PUBLIÉ
https://professionnels.ofb.fr/sites/default/files/26_3_rex_r6_lange_vbat.pdf
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Sommaire de la note de cadrage de l?analyse
HMUC pour les deux sous-bassins versants de la Vilaine
amont-Chevré et Semnon
PUBLIÉ
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Exemples d?incertitudes à gérer dans une analyse
HMUC
Trois exemples d?incertitudes sont développés ci-dessous : la reconstitution de débits naturels dits
« désinfluencés », la détermination de débits biologiques et l?évaluation de l?incidence de
prélèvements en eaux souterraines sur le débit des cours d?eau.
La reconstitution de débits « désinfluencés »
Elle nécessite d?estimer l?incidence des prélèvements sur le débit des cours d?eau (prélèvements
en cours d?eau, en nappes, incidence des plans d?eau, de l?abreuvement du bétail? certains
prélèvements seulement faisant l?objet de comptage et de déclaration annuelle23) et des restitutions
(rejets des stations de traitement des eaux usées urbaines et industrielles?). En tout, les termes
intervenant dans la reconstitution sont nombreux.
Il est nécessaire de tenir compte du fait que les imprécisions n?ont pas toutes la même ampleur ni
le même type d?incidence sur le résultat final. La figure 20 illustre les conséquences d?une erreur
d?estimation de l?incidence des restitutions dans les cours d?eau : l?erreur se répercute sur le débit
mensuel naturel reconstitué mais est sans effet sur le niveau des prélèvements compatibles avec
le bon état d?un cours d?eau (le « volume potentiellement mobilisable » (VPM) du guide HMUC). Il
n?en est pas de même pour une erreur d?estimation de l?incidence des prélèvements actuels. Toute
erreur sur les prélèvements actuels se répercute intégralement sur le niveau des VPM. Si
l?incidence des prélèvements réglementés actuels est surestimée, le niveau des volumes
prélevables sera surestimé d?autant et ensuite les prélèvements amèneront fréquemment le débit
en dessous du débit biologique et des limitations temporaires des usages réglementés devront être
mises en place en cours d?année.
Figure 20. Absence d?effet d?une erreur d?estimation des restitutions sur le niveau des prélèvements
compatibles avec le bon état d?un cours d?eau
23 Cf. annexe 15
Incidence
Prélève-
ments
actuels
Débit
mensuel
observé
Débit
mensuel
biologique
Débit
mensuel
naturel
recons-
titué
Incidence
Restitutions
actuelles
Incidence
anthropique
Incidence
Prélève-
ments
?bon état?
Incidence
Prélève-
ments
actuels
Débit
mensuel
observé
Débit
mensuel
biologique
Débit
mensuel
naturel
recons-
titué
Incidence
Restitutions
actuelles
Incidence
anthropique
Incidence
Prélève-
ments
?bon état?
Résultat avec une première estimation de
l?incidence des restitutions
Résultat avec une seconde estimation de
l?incidence des restitutions
PUBLIÉ
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L?estimation du débit nécessaire pour satisfaire les besoins des poissons
Les méthodes utilisées conduisent à établir des courbes décrivant la qualité de l?habitat hydraulique
d?un tronçon de cours d?eau en fonction du débit. La figure 21 représente la variation de la surface
pondérée utile (SPU) exprimée en m² pour un linéaire de 100 m de cours d?eau en fonction du
débit. La courbe est caractéristique d?une espèce et d?un tronçon de cours d?eau. L?examen visuel
de la courbe conduit à proposer deux valeurs seuils de débit : un seuil « haut » (? Seuil
d?Accroissement du Risque = SAR) en dessous duquel la perte d?habitats devient significative au
regard de la SPU maximale et un seuil « bas » (? Seuil Critique= SC) en dessous duquel la perte
d?habitats s?accélère et devient critique. Les seuils sont définis de manière visuelle et ce, pour
chaque espèce cible.
Figure 21. Courbe d?évolution de la surface pondérée utile (SPU) en fonction du débit (d?après Baran,
2011)
La littérature insiste sur les précautions à prendre lors de l?utilisation des méthodes de
détermination de débits écologiques : « La complexité des régimes hydrologiques, de leur
altération par les usages, la diversité des milieux physiques et des réponses biologiques associées
font qu?il n?y a pas de recette miracle (presse-bouton) pour identifier les débits écologiques. Dans
cette situation, la démarche de mise en oeuvre des approches ?hydrologique? et ?habitat
hydraulique? devra être associée à une expertise à différentes étapes : identification des
caractéristiques importantes du régime hydrologique, identification des groupes biologiques et
espèces à considérer, analyse multicritères des impacts de scénarios de gestion sur les milieux et
les usages. En conséquence, l?intervention d?experts formés et l?intégration des différentes parties
prenantes dans la démarche sont fondamentales. » (Lamouroux et al, 2018).
À titre d?illustration, pour l?analyse HMUC de la Sarthe amont, une gamme de débits biologiques a
été fournie. L?examen visuel des courbes a fourni une gamme provisoire de valeurs puis la gamme
a été affinée avec la prise en compte du contexte environnemental et la mise en perspective de
l?habitat hydraulique avec l?hydrologie naturelle du cours d?eau. Dans l?exemple de la Bienne, la
gamme de débits biologiques finalement retenue s?étend de 115 à 250 L/s, après que l?analyse des
courbes a fourni une limite inférieure ? provisoire de 100 L/s et une limite supérieure ? provisoire
de 300 L/s.
?
SC
?
SAR
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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L?évaluation de l?incidence des prélèvements en eaux souterraines sur le
débit des cours d?eau
L?incidence d?un prélèvement dans un cours d?eau sur le débit de ce dernier est simple à estimer :
le débit du cours d?eau diminue instantanément à hauteur du débit prélevé. Pour les prélèvements
dans une nappe libre, hors nappes d?accompagnement de cours d?eau, l?incidence des
prélèvements n?est pas instantanée (cf. figure 22). Son estimation nécessite de bien connaître la
répartition temporelle, la répartition spatiale et la profondeur des prélèvements et enfin d?utiliser un
modèle hydrogéologique.
Figure 22. Impact des prélèvements pour irrigation en nappe de la craie sur le débit des rivières
(d?après Arnaud, 2016)
Ces informations nécessaires ne sont généralement pas disponibles de manière précise,
notamment la répartition temporelle des prélèvements (cf. page 25). Le retour d?expérience fait par
le BRGM sur l?estimation des volumes prélevables dans les aquifères à nappe libre (Arnaud, 2016)
considère qu?il est possible, malgré les incertitudes, de déterminer des volumes prélevables et de
le faire à une échelle mensuelle. Il insiste sur les précautions à prendre lors de l?utilisation des
résultats :
« Il est essentiel de garder à l?esprit que les volumes prélevables sont calculés au moyen
d?approximations et d?hypothèses simplificatrices. Ils doivent de ce fait être considérés
comme des ordres de grandeur, des valeurs guides à actualiser avec l?amélioration des
connaissances et l?allongement des chroniques de mesure. (?) L?estimation des
volumes prélevables ne devrait pas rester figée dans le temps ; une actualisation est
indispensable en lien avec l?allongement des séries de données hydroclimatiques, la
mise à jour des modèles, l?amélioration des connaissances, etc. Dans le même ordre
d?idée, il est primordial qu?un programme d?acquisition de données complémentaires
? dont l?absence pèse sur les volumes prélevables annoncés ? soit recommandé dans
les conclusions de l?étude. ».
PUBLIÉ
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Masses d?eau dont l?état est qualifié de moins que
bon pour des raisons liées à la quantité d?eau
Figure 23. Masses d?eau superficielles dont l?état est qualifié de moins que bon pour des raisons liées
à la quantité d?eau
Figure 24. Masses d?eau souterraines dont l?état est qualifié de moins que bon pour des raisons liées
à la quantité d?eau
Ces masses d?eau ont été identifiées à partir de l?état des lieux du bassin Loire-Bretagne adopté
en octobre 2019 et des objectifs environnementaux du SDAGE 2022-2027. Cette identification sert
de cadre à la mise en oeuvre de l?article 74 du règlement (UE) 2021/2115 du Parlement européen
et du Conseil du 2 décembre 2021 établissant des règles régissant l?aide aux plans stratégiques
devant être établis par les États membres dans le cadre de la politique agricole commune.
PUBLIÉ
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Classement en zone de répartition des eaux
Dans la réglementation
Art. R211-71
Afin de faciliter la conciliation des intérêts des différents utilisateurs de l?eau dans les
zones présentant une insuffisance, autre qu?exceptionnelle, des ressources par rapport
aux besoins, des zones de répartition des eaux sont fixées par arrêté du préfet
coordonnateur de bassin.
Cet arrêté liste les masses d?eau superficielles et souterraines concernées et décline
leur classement à l?échelle des communes incluses dans chacune des zones de
répartition des eaux.
Lorsqu?il s?agit d?un système aquifère, l?arrêté indique, pour chaque commune, la
profondeur, par rapport au niveau du terrain naturel sus-jacent ou par référence au
nivellement général de la France (NGF), à partir de laquelle les dispositions relatives à
la répartition des eaux deviennent applicables.
Les conséquences d?un classement en zone de répartition des eaux (ZRE) sont multiples :
les seuils d?autorisation et de déclaration sont abaissés pour les prélèvements pour tous
les usages (hors prélèvements domestiques) et dans toutes les ressources (articles
R211-73 et R214-1 du code de l?environnement) ;
les agences de l?eau ont la possibilité de majorer les taux de redevance pour les
prélèvements pour l?irrigation ; la majoration ne s?applique plus à partir de l?année au cours
de laquelle un OUGC a été désigné par l?autorité administrative (Article L213-10-9 du code
de l?environnement) ;
le préfet a la possibilité de désigner d?office un OUGC sur le périmètre qu?il détermine
(article R211-113 du code de l?environnement) ;
le préfet n?a plus la possibilité de délivrer des autorisations temporaires individuelles ou
regroupées par mandataire (article R214-24 du code de l?environnement).
Les premières désignations de ZRE ont été fixées par les décrets interministériels n° 94-354 du
29 avril 1994 et n° 2003-869 du 11 septembre 2003.
Le décret n° 2006-881 du 17 juillet 2006 a transféré au préfet coordonnateur de bassin la
compétence de désignation des ZRE. L?arrêté du 22 novembre 2010 du préfet coordonnateur de
bassin Loire-Bretagne a porté classement en ZRE de deux bassins hydrographiques (le bassin de
l?Envigne, en amont de la confluence avec la Vienne, et le bassin de l?Ozon, en amont de la
confluence avec la Vienne) et d?un système aquifère (Nappes souterraines dans le bassin de la
Vienne entre les confluences avec la Blourde et avec la Creuse).
L?arrêté du 24 janvier 2011 du préfet coordonnateur de bassin Loire-Bretagne a porté déclassement
de deux ZRE précédemment désignées (le bassin de la Vilaine, à l?amont du barrage d?Arzal et le
bassin de l?Oudon).
Depuis 2011, l?extension des ZRE n?a pas été modifiée dans le bassin Loire-Bretagne. L?arrêté du
3 janvier 2023 du préfet coordonnateur de bassin Loire-Bretagne a simplement recensé à droit
constant les ZRE existantes (https://www.centre-val-de-loire.developpement-
durable.gouv.fr/IMG/pdf/ar_zre_blb.pdf).
Dans le SDAGE 2022-2027
Les ZRE sont fixées par arrêté du préfet coordonnateur de bassin et leur définition ne ressort pas
du SDAGE. Ce point réglementaire est rappelé dans le glossaire du SDAGE. Il ne l?est cependant
pas dans le chapitre 7. Ce chapitre contient une représentation cartographique des ZRE non datée
(cf. figure 2 page 13). Le lecteur pourrait par erreur considérer qu?il lui suffit de consulter cette carte
pour connaître la délimitation des ZRE arrêtées par le préfet coordonnateur de bassin.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698550
https://www.centre-val-de-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ar_zre_blb.pdf
https://www.centre-val-de-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ar_zre_blb.pdf
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Par ailleurs, cette représentation cartographique restitue le contour des bassins hydrographiques
et non l?enveloppe des communes classées par arrêté préfectoral. La différence peut être sensible.
C?est le cas pour le bassin hydrographique du Cher, à l?amont de Châtres-sur-Cher et à l?aval de
la confluence avec la Tardes, où il s?avère que des communes inscrites dans le périmètre
représenté sur la carte n?ont pas été classées en ZRE par arrêté du préfet de département puis
par arrêté du préfet coordonnateur de bassin. Le SDAGE ne prend pas en compte l?existence de
telles communes et il est impossible de savoir si elles sont concernées par telle ou telle disposition
de l?orientation 7-B « Assurer l?équilibre entre la ressource et les besoins en période de basses
eaux ». Le SDAGE traite le cas particulier de bassins en ZRE qui seraient déclassés à l?occasion
d?une procédure de révision : ils seraient alors concernés par la disposition 7B-3. Il ne traite pas le
cas particulier des communes qui n?ont pas été classées en ZRE tout en étant dans un sous-bassin
hydrographique figurant à l?inventaire des ZRE arrêté par le préfet coordonnateur de bassin Loire-
Bretagne.
Lors de la prochaine mise à jour du SDAGE, en cas d?insertion d?une carte représentant les ZRE,
il sera opportun de :
dater la carte des ZRE et rappeler que la délimitation des ZRE peut évoluer au cours de la
période de 6 ans couverte par le SDAGE ;
avoir une concordance entre la carte insérée dans le SDAGE et la délimitation communale
des ZRE définie par arrêté préfectoral.
PUBLIÉ
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Remplissage de retenues en dehors de la période
de basses eaux
L?encadrement des prélèvements en dehors des périodes de basses eaux a fait l?objet de
précisions qui se sont succédé, au niveau du bassin Loire-Bretagne et au niveau national.
Évolution des termes de l?encadrement par les textes nationaux
? L?article R211-21-3 du code de l?environnement créé par le décret n° 2022-1078 du 29 juillet
2022 définit une alternative pour encadrer les prélèvements en dehors de la période de basses
eaux :
« Afin de mieux assurer le respect des principes mentionnés à l?article L. 211-1, peuvent
être définis en dehors de la période de basses eaux, soit des conditions de prélèvement
en volume ou en débits, soit des volumes pouvant être disponibles pour les usages
anthropiques, en tenant compte du régime hydrologique et dans le respect du bon
fonctionnement des milieux aquatiques. Ces volumes sont calculés selon les modalités
définies aux I, II et III de l?article R211-21-2. Ils sont déterminés au regard des
statistiques hydrologiques disponibles pour le bassin ou le sous-bassin, le cas échéant
complétées par les résultats d?études relatives aux effets prévisibles du changement
climatique. »
? Le III de l?article R213-14 du code de l?environnement créé par le décret n° 2022-1078 du
29 juillet 2022 complète les compétences du préfet coordonnateur de bassin :
III ? Le préfet coordonnateur de bassin pilote et coordonne également une stratégie
précisant l?opportunité de mener, sur certains des sous-bassins ou fractions de sous-
bassins mentionnés au II24, des évaluations des volumes pouvant être disponibles pour
les usages anthropiques hors période de basses eaux, au regard du régime
hydrologique et dans le respect du bon fonctionnement des milieux aquatiques, des
équilibres naturels et des objectifs du schéma directeur d?aménagement et de gestion
des eaux. Lorsque qu?elles sont réalisées, ces évaluations respectent les conditions
méthodologiques d?élaboration, de révision et de gouvernance précisées au II.
? L?instruction du Gouvernement du 14 décembre 2023 rappelle l?esprit de l?article R211-21-3 du
code de l?environnement. Il s?agit de rendre possible mais non obligatoire la définition de volumes
pouvant être disponibles en dehors de la période de basses eaux pour les usages anthropiques. Il
offre une alternative entre la définition de tels volumes et la définition de conditions de prélèvement
en volume ou en débits. De telles conditions permettent d?assurer un « garde-fou » vis-à-vis des
prélèvements sur cette période.
L?instruction indique qu?il peut être particulièrement pertinent d?évaluer l?existence de volumes
pouvant être disponibles aux usages anthropiques là où le volume prélevable en période de basses
eaux est proche de zéro ou très largement dépassé par les volumes prélevés au cours des
dernières années, et où l?enjeu de substitution est important. Cela peut être également pertinent
lorsque les stockages et prélèvements hors période de basses eaux sont déjà particulièrement
importants.
Évolution des termes de l?encadrement par le SDAGE Loire-Bretagne
Le SDAGE Loire-Bretagne a été le premier document introduisant des dispositions spécifiques au
remplissage de retenues en dehors de la période de basses eaux. L?encadrement de ces
prélèvements a progressivement fait l?objet de précisions, en tenant compte des méthodes et
données disponibles.
? Le SDAGE 2010-2015 avait opté pour un encadrement des prélèvements par des volumes
24 Il s?agit des sous-bassins ou fractions de sous-bassins en ZRE ou identifiés dans le SDAGE comme sous-bassins
en déséquilibre quantitatif ou montrant un équilibre très fragile entre la ressource et les prélèvements.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046120489
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
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prélevables hivernaux. Il indiquait en sa disposition 7C-1 que « Dans les ZRE et dans les bassins
nécessitant de prévenir l?apparition d?un déficit quantitatif (?), le volume prélevable au cours de la
période hivernale est systématiquement évalué sauf pour les nappes captives et les systèmes à
grande inertie ».
? Devant les difficultés méthodologiques à définir des volumes prélevables hivernaux25, le SDAGE
2016-2021 a remplacé l?obligation de définition de ces volumes par un cadrage de portée générale
concernant non plus les volumes mais les conditions de prélèvement au cours de la période
hivernale, d?application immédiate, ce cadrage ne remplaçant en aucune façon l?analyse des effets
propres à chaque prélèvement. En même temps qu?il introduisait un cadrage de portée générale,
le SDAGE 2016-2021 a ouvert la possibilité pour les SAGE d?adapter à leur territoire ce cadrage
sur la base d?analyses HMUC.
? Le SDAGE 2022-2027 a repris à l?identique cet encadrement des conditions de prélèvement et
la possibilité de les adapter localement sur la base d?analyses HMUC.
La disposition 7D-4 est d?application obligatoire pour les retenues hors substitution situées en ZRE
ou dans le bassin de l?Authion. Dans les autres situations, il est recommandé d?appliquer les
conditions de prélèvement décrites dans la disposition 7D-4 et ces conditions de prélèvement
pourront être adaptées dès lors que cela contribue à l?atteinte du bon état écologique. Les
prescriptions de la disposition 7D-4 s?appliquent aux prélèvements à partir du milieu superficiel
(cours d?eau et ruissellement) et de leur nappe d?accompagnement. Elles portent sur le débit
minimal à laisser dans le cours d?eau et sur le débit maximal pouvant être prélevé :
? Lors de prélèvement en cours d?eau, le débit minimal à maintenir dans le cours d?eau
à l?exutoire du bassin versant doit être égal au module.
Le SAGE peut adapter ce débit minimal, après réalisation d?une analyse HMUC,
notamment dans le cadre de la définition d?un PTGE, sans le porter en deçà du débit
moyen interannuel de fréquence quinquennale sèche.
? Le débit de prélèvement autorisé pour le remplissage des retenues hors substitution
est contraint par un débit plafond de prélèvements cumulés hors période de basses
eaux. Au cours de la période autorisée pour le remplissage des retenues hors
substitution, le cumul de tous les débits maximum des prélèvements réglementés sur
un bassin versant, y compris les interceptions d?écoulement, n?excède pas un cinquième
du module interannuel du cours d?eau (0,2 M) à l?exutoire de ce bassin-versant. Dans
les bassins versants présentant un régime hivernal particulièrement contrasté, dont le
rapport au module du débit moyen mensuel inter-annuel maximal est supérieur à 2,5,
ce débit plafond peut être porté à 0,4 M.
Le SAGE peut adapter le débit plafond de prélèvement autorisé, après réalisation d?une
analyse HMUC, notamment dans le cadre de la définition d?un PTGE, sans dépasser
0,4 M (ou 0,6 M pour les bassins versants au régime particulièrement contrasté).
La disposition 7D-4 indique que, sur la période de remplissage autorisée de la retenue, le débit
plafond des prélèvements cumulés hors période de basses eaux :
? inclut l?effet sur le cours d?eau des prélèvements en nappe lorsque des modélisations
ou des observations de terrain permettent de les estimer,
? prend en compte, pour les prélèvements directs (pompage ou dérivation), les débits
maximums autorisés ou déclarés, diminués de leur restitution éventuelle lorsqu?elle a
lieu dans le même bassin versant. Dans le cas des prélèvements pour eau potable, si
le débit maximum n?est pas représentatif du débit prélevé hors période de basses eaux,
il pourra être pris en compte le débit moyen pratiqué sur cette période,
? prend en compte, pour les interceptions d?écoulement, le débit moyen d?interception
sur la période autorisée,
? prend en compte, pour le remplissage des retenues d?alimentation en eau potable, les
volumes moyens mobilisés pendant la période concernée.
25 Secrétariat technique du bassin Loire-Bretagne, Fiches d?aide à la lecture du SDAGE Loire-Bretagne. Gestion
quantitative de la ressource en eau, fiches n° 6.1 à 6.3, juin 2017, 29 pages
PUBLIÉ
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Le tableau 14 résume l?encadrement des conditions de prélèvement par les dispositions 7D-3, 7D-4
et 7D-5.
Tableau 14. Dispositions en matière de conditions de prélèvement pour le remplissage des retenues à
partir du ruissellement et du milieu superficiel (cours d?eau et leur nappe d?accompagnement)
ZRE et bassin de l?Authion
Reste du bassin
Loire-Bretagne
Retenues
de
substitution
Disposition 7D-3 :
Application recommandée des modalités de prélèvements décrites dans la disposition 7D-4
Retenues
hors
substitution
Disposition 7D-4 :
? débit minimal à maintenir dans le cours d?eau :
Par défaut
Avec adaptation par le
SAGE après HMUC
Débit minimal à
maintenir dans
le cours d?eau
= Module (M)
Abaissement possible
sans le porter en deçà
du débit moyen
interannuel de fréquence
quinquennale sèche
? débit plafond de prélèvement :
Par défaut
Avec adaptation par le
SAGE après HMUC
Cas général = 0,2 × M
Adaptation possible
sans dépasser
0,4 × M
Cas particulier
avec régime
hivernal
particulièrement
contrasté
peut être porté à
0,4 × M
Adaptation possible
sans dépasser
0,6 × M
Disposition 7D-5 :
Application
recommandée de
l?ensemble de la
disposition 7D-4
Les prélèvements souterrains, hors nappes d?accompagnement, dédiés au remplissage de
retenues hors substitution sont encadrés par les dispositions 7C-1 et 7C-2 dans les ZRE et dans
le bassin de l?Authion et par la disposition 7D-2 dans tout le bassin Loire-Bretagne :
7C-1. (?) Un encadrement des prélèvements en nappe hors période de basses eaux
est défini, notamment par des niveaux piézométriques minimum au-dessus desquels le
pompage est possible.
Le SAGE précise la manière dont ce volume peut être modulé chaque année de manière
à prévenir et préparer la gestion de crise.
7C-2. (?) Dans les ZRE, en dehors de la période de basses eaux, les conditions de
prélèvement en surface, en particulier les volumes nécessaires à la substitution pour
rétablir la gestion équilibrée de la ressource, sont définies dans l?orientation 7D.
Dans les ZRE et le bassin de l?Authion, en l?absence ou dans l?attente de l?encadrement
des prélèvements hors période de basses eaux, en nappe, prévu par la disposition 7C-
1, aucun nouveau prélèvement en nappe n?est autorisé ni ne donne lieu à récépissé de
déclaration hors période de basses eaux,
? sauf pour motif d?intérêt général lié à l?alimentation en eau potable ou à la sécurité
civile,
? et sauf pour les prélèvements de substitution
Les prélèvements domestiques, au titre de l?article L 214-2 du code de l?environnement,
ne sont pas concernés par la présente disposition.
7D-2. (?) Afin de limiter l?impact des prélèvements hors période de basses eaux dédiés
au remplissage des retenues, qu?elles soient ou non de substitution, il est recommandé
d?autoriser préférentiellement les prélèvements dans le milieu superficiel (cours d?eau et
ruissellement) et dans les nappes d?accompagnement, sauf situation locale particulière.
Il est également recommandé de n?autoriser les prélèvements en nappe (hors nappe
d?accompagnement) qu?en période de recharge de la nappe.
PUBLIÉ
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? Hétérogénéité de la compréhension locale des termes du SDAGE
Les prélèvements dans les eaux souterraines destinés au remplissage des retenues en dehors de
la période de basses eaux sont nettement moins bien encadrés par le SDAGE que les
prélèvements dans les eaux superficielles pour le même usage.
Certaines analyses HMUC examinées par la mission ont choisi d?appliquer les termes de la
disposition 7D-4 du SDAGE. La mission constate qu?elles ne l?ont pas toutes fait en prenant les
mêmes hypothèses. Le tableau 15 en donne une illustration.
Tableau 15. Diversité de l?application des termes de la disposition 7D-4
Critère Clain (ZRE) Layon-Aubance-Louets (7B-3)
Ressource mobilisée
majoritairement pour remplir des
retenues
Eaux souterraines Eaux superficielles et nappes
d?accompagnement
Examen du rapport au module du
débit moyen mensuel interannuel
maximal
Examen d?un rapport mois par
mois, hors période de basses
eaux
? ouverture de la possibilité de
prélever jusqu?à 0,4 × M pour
certains mois hors basses eaux
Examen d?un rapport unique
? ouverture de la possibilité de
prélever jusqu?à 0,4 × M pour
toute la période hors basses eaux
Possibilité de rehausser le débit
prélevé de 0,2 × M
Mobilisée lorsque le résultat
obtenu sans rehausse est
inférieur au volume moyen déjà
prélevé
Possibilité de prélever jusqu?à
0,6 × M mobilisée dans un des
scénarios envisagés
Fréquence d?observation du
volume retenu
1 année sur 2 8 années sur 10
Possibilité de prélever Q ? M
lorsque M < Q < 1,2 × M
Systématiquement retenue Retenue seulement dans
l?hypothèse d?une « gestion
collective »
Débit (Q) utilisé pour comparaison
à M
Débit moyen mensuel (QMM)
Si QMM < M, introduction de la
possibilité de prélever 0,1 × M
Débit moyen journalier (QMJ)
Pour le bassin du Clain, les parties prenantes ont jugé nécessaire de définir un volume pouvant
être prélevé dans les eaux souterraines pour remplir des retenues hors période de basses eaux.
Le SDAGE 2022-2027 étant pratiquement muet pour l?encadrement en volume de tels
prélèvements, une estimation a été réalisée en s?appuyant sur les termes de la disposition 7D-4,
bien que cette dernière vise le remplissage des retenues à partir d?eaux superficielles. Pour la
mission, ce choix est une réponse à l?absence de méthode éprouvée pour déterminer des
« volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques hors période de basses eaux,
au regard du régime hydrologique et dans le respect du bon fonctionnement des milieux aquatiques,
des équilibres naturels et des objectifs du schéma directeur d'aménagement et de gestion des
eaux » (III de l?art. R213-14 du code de l?environnement).
La mission relève toutefois que les hypothèses retenues dans les deux cas décrits dans le tableau
15 s?éloignent sensiblement des hypothèses retenues par l?étude INRAE-SEPIA de 2024 en termes
de débits prélevés et que les impacts des prélèvements seront plus élevés que ceux observés
dans cette étude.
La mission relève en outre une forte disparité de la compréhension des termes de la disposition
7D-4. Le guide HMUC dans ses versions de juin 2022 et de septembre 2023 apporte très peu
d?aide à leur compréhension. La prochaine mise à jour du guide est une opportunité pour apporter
des précisions et uniformiser la compréhension des termes de la disposition 7D-4.
? Peu de questionnement sur la faisabilité technique de prélever les débits cumulés envisagés
hors périodes de basses eaux
La disposition 7D-4 du SDAGE permet d?envisager des prélèvements en période de basses eaux
qui, cumulés, peuvent atteindre 20 % du module, ou 40 % du module voire 60 % du module.
PUBLIÉ
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Pour certaines analyses HMUC (Clain et Layon-Aubance-Louets par exemple), ce débit cumulé
maximal a rapidement été utilisé comme un « droit de tirage », sans se poser des questions sur la
faisabilité technique des prélèvements correspondants telles que :
Quels seront les débits des pompes installées pour le remplissage de retenues ? Ces
pompes permettront-elles de prélever le débit maximal retenu pour l?estimation du volume
disponible pour le remplissage de retenues ?
Quelle gestion collective des prélèvements hors période de basses eaux sera mise en
place pour assurer jour après jour que les prélèvements cumulés n?amènent pas le débit
en deçà du module et pour éviter un phénomène de « yo-yo » (de jour en jour, avoir des
règles à respecter sans cesse changeantes). La question se pose avec encore plus
d?acuité lorsqu?il n?y a pas d?organisme unique de gestion des prélèvements d?eau pour
l?irrigation.
À titre d?illustration, sur le bassin Layon-Aubance-Louets, pour un débit moyen quotidien
hors prélèvement égal un jour à 130 % du module, il a été considéré que le débit prélevé
serait égal à 30 % du module ; si le lendemain, le débit hors prélèvement passe par
exemple à 140 % du module, il a été considéré que le débit prélevé sera immédiatement
ajusté à hauteur de 40 % du module (ou à hauteur de 25 % du module si le débit hors
prélèvement passait le lendemain à 125 % du module). La réussite d?un tel scénario de
prélèvement nécessite une observation quotidienne du débit du cours d?eau et une gestion
collective des prélèvements extrêmement fine et réactive pour assurer que les
prélèvements n?amènent pas le débit en dessous du module. Son réalisme pose question.
? Peu de questionnement sur l?incidence qu?auront les prélèvements en nappe libre hors périodes
de basses eaux sur le débit des cours d?eau en période de basses eaux
Lorsque les prélèvements pouvant être effectués en eaux souterraines pour le remplissage de
retenues hors période de basses eaux sont examinés (cas des analyses HMUC sur le bassin du
Fouzon et sur le bassin du Clain), ils le sont au regard des termes de la disposition 7D-4. Ce faisant,
il est considéré que l?impact de ces prélèvements est assimilable à ceux de prélèvements
identiques (en débits et en volumes) qui seraient effectués dans le milieu superficiel. Cela simplifie
singulièrement le raisonnement mais ignore l?existence d?un effet lissé et différé des prélèvements
en nappe sur les cours d?eau (cf. figure 22 page 110). Or l?incidence des prélèvements en nappe
se manifeste encore après que les prélèvements ont pris fin. Elle dépend de la localisation précise
des prélèvements, du moment où ils ont lieu, des caractéristiques de l?aquifère et des relations
nappe-rivière.
Il est à noter que l?analyse HMUC pour le bassin du Clain a limité le volume pouvant être prélevé
dans les eaux souterraines hors période de basses eaux à la somme du volume actuellement
autorisé et du volume envisageable pour la substitution (sur la base de la moyenne des
prélèvements souterrains en période de basses eaux observés sur la période 2010-2018). Si le
volume calculé avec les règles de la disposition 7D-4 excède cette somme, le volume excédentaire
est attribué pour des prélèvements dans les eaux superficielles, « Ceci a pour objectif de limiter
l?impact des usages sur la recharge des nappes hors période de basses eaux, afin que ces
dernières contribuent le plus efficacement aux débits en période de basses eaux ». L?incidence
différée des prélèvements en nappe libre hors période de basses eaux est un donc un phénomène
identifié mais très faiblement pris en compte.
Étude de l?impact des prélèvements d?eau en cours d?eau hors étiage,
février 2024
INRAE et SEPIA ont une réalisé une expertise nationale visant à établir une méthodologie pour la
détermination des volumes prélevables en hautes eaux (annonce n° 21 des conclusions du
Varenne agricole de l?eau et de l?adaptation au changement climatique, février 2022).
Leur étude a été publiée en février 2024. Au départ, elle devait établir une méthodologie pour la
détermination des volumes prélevables en hautes eaux. L?étude finalement effectuée contribue à
quantifier les impacts écohydrologiques des prélèvements de hautes eaux sur les écosystèmes
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aquatiques, (1) en identifiant des indicateurs écohydrologiques adaptés à l?étude de ces impacts,
et (2) en estimant comment ces indicateurs seraient affectés par des scénarios de prélèvements
directs, en rivière.
? Revue bibliographique des principales fonctionnalités écologiques du débit et des indicateurs
écohydrologiques
L?étude souligne que la variabilité naturelle saisonnière des débits constitue à la fois un moteur
évolutif, un support de biodiversité et un facteur important de résilience des hydrosystèmes. Les
hautes et moyennes eaux ne sont pas des eaux « excédentaires » que l?on pourrait détourner du
milieu sans précautions. L?étude de la bibliographie montre cependant la difficulté de définir des
indicateurs hydroécologiques généralisables, dotés de valeurs « seuils » a priori, au-delà
desquelles il n?y aurait aucun impact écologique et en-deçà desquelles les impacts seraient
irrémédiables. Dans un premier temps, elle a identifié des indicateurs écohydrologiques reflétant
la qualité de l?habitat des organismes ou le fonctionnement écologique et adaptés à l?étude de ces
impacts.
? Affectation d?indicateurs écohydrologiques par des prélèvements directs en rivière
Dans un second temps, l?étude a examiné comment les indicateurs retenus seraient affectés par
un scénario de prélèvements directs en rivière.
En l?absence de réglementation cadre ou de recommandations nationales concernant
l?encadrement des prélèvements d?eau hors basses eaux, les auteurs de l?étude ont testé sur plus
de 500 stations hydrométriques en France l?application des règles de la disposition 7D-4 du
SDAGE Loire-Bretagne 2022-2027.
L?étude teste seulement les termes par défaut de la disposition 7D-4 en matière de débit minimal
dans le cours d?eau et de débit maximal prélevé. Elle ne teste pas les adaptations possibles sous
conditions :
absence de test d?éventuels prélèvements au-delà de 0,2 x M sous certaines conditions ;
absence de test d?éventuels prélèvements dès que le débit est supérieur au débit moyen
interannuel de fréquence quinquennale sèche, sans attendre qu?il dépasse le module.
Par ailleurs, les auteurs ont considéré que les prélèvements étaient suspendus lorsque le débit est
supérieur à celui de la crue biennale (QJXA2), la forte turbidité de l?eau et le transport de macro-
objets (bois mort par exemple) rendant la qualité de l?eau peu intéressante, en plus de rendre le
prélèvement difficile, voire impossible.
? Conclusion de l?étude
Il apparaît que, sur une année « moyenne » d?un point de vue hydrologique, le volume
potentiellement disponible est assez faible au regard des écoulements annuels.
Toutefois, ce prélèvement théorique (sous réserve qu?il soit nécessaire) ne pourra être
mis en oeuvre à n?importe quel moment. En effet, le degré d?altération des indicateurs
hydrologiques définis varie en fonction des années. Cette étude montre notamment que
le nombre de jours potentiels de prélèvements peut être réduit lors des années
« sèches », et donc conduire à des volumes potentiellement disponibles beaucoup plus
faibles. Les effets attendus du changement climatique sur les débits des cours d?eau
concernés devront donc également être considérés, afin que les règles mises en place
soient durables. La durabilité du partage de cette ressource entre les usages et les
milieux naturels repose en grande partie sur une bonne connaissance des prélèvements
à l?échelle saisonnière, ce qui n?est pas le cas aujourd?hui au niveau national.
(extrait du résumé)
La mission relève que l?étude réalisée par INRAE et SEPIA n?est pas parvenue à livrer une méthode
générale d?estimation des « volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques, en
tenant compte du régime hydrologique et dans le respect du bon fonctionnement des milieux
aquatiques » (termes du III de l?article R213-14 du code de l?environnement).
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Pour la mission, l?application des règles de la disposition 7D-4 du SDAGE est, dans ce contexte,
un « garde-fou » intéressant, assorti de réserves :
la variabilité interannuelle de l?hydrologie est importante. Pour convertir les conditions de
prélèvements en volumes pouvant être disponibles pour les usages anthropiques hors
périodes de basses eaux, il est préférable de considérer une période hors basses eaux
sèche et de déterminer des volumes pouvant être disponibles huit années sur dix, de façon
à limiter la fréquence de surestimation des volumes pouvant être disponibles ;
l?étude n?a pas testé l?éventualité de prélever jusqu?à 0,4 x M voire jusqu?à 0,6 x M dans les
bassins versants présentant un régime hivernal particulièrement contrasté ;
l?étude n?a pas testé l?éventualité de prélever dès que le débit est supérieur au débit moyen
interannuel de fréquence quinquennale sèche, sans attendre qu?il dépasse le module ;
l?étude a seulement considéré le cas de prélèvements en rivière. Elle n?a pas considéré le
cas de prélèvements dans les nappes libres (leur incidence sur le débit des cours d?eau
est étalée dans le temps et l?estimation des impacts nécessite une modélisation spécifique) ;
il est pertinent de retenir l?hypothèse d?une suspension des prélèvements en rivière lorsque
le débit dépasse un certain seuil (QJXA2 : crue biennale).
PUBLIÉ
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Collecte et centralisation de l?information relative
aux volumes prélevés
Les prescriptions réglementaires
Les prélèvements d?eau soumis à autorisation ou à déclaration au titre de « la loi sur l?eau » (art.
L214-1 et suivants du code de l?environnement et art. R.214-1 et suivants du code de
l?environnement) font l?objet de règles et prescriptions techniques définis par arrêté (art. R.211-1 et
suivants du code de l?environnement).
Les prescriptions relatives aux conditions de suivi et surveillance des prélèvements sont définies
par les arrêtés du 11 septembre 2003 fixant les prescriptions générales applicables aux
prélèvements d?eau soumis à autorisation ou à déclaration. Les termes sont identiques pour les
prélèvements soumis à autorisation et pour ceux soumis à déclaration :
Article 10
Le bénéficiaire de l'autorisation (le déclarant) consigne sur un registre ou cahier, les
éléments du suivi de l'exploitation de l'ouvrage ou de l'installation de prélèvement ci-
après :
? pour les prélèvements par pompage visés à l'article 8-2, les volumes prélevés
mensuellement et annuellement et le relevé de l'index du compteur volumétrique à la fin
de chaque année civile ou de chaque campagne de prélèvement dans le cas de
prélèvement saisonnier ;
? pour les autres types de prélèvements visés à l'article 8-3, les valeurs des volumes
prélevés mensuellement et annuellement ou les estimations de ces volumes et, dans ce
cas, les valeurs correspondantes des grandeurs physiques suivies conformément à
l'article 8, et les périodes de fonctionnement de l'installation ou de l'ouvrage ;
? les incidents survenus au niveau de l'exploitation et, selon le cas, au niveau de la
mesure des volumes prélevés ou du suivi des grandeurs caractéristiques ;
? les entretiens, contrôles et remplacements des moyens de mesure et d'évaluation.
Le préfet peut, par arrêté, fixer des modalités ou des dates d'enregistrement
particulières ainsi qu'une augmentation de la fréquence d'enregistrement, pendant les
périodes sensibles pour l'état des ressources en eau et des milieux aquatiques.
Ce registre est tenu à la disposition des agents du contrôle ; les données qu'il contient
doivent être conservées 3 ans.
Article 11
Le bénéficiaire (le déclarant), le cas échéant par l?intermédiaire de son mandataire,
communique au préfet dans les deux mois suivant la fin de chaque année civile ou la
campagne de prélèvement pour les prélèvements saisonniers, un extrait ou une
synthèse du registre ou cahier visé à l?article 10, indiquant :
? les valeurs ou les estimations des volumes prélevés mensuellement et sur l?année
civile ou sur la campagne ;
? pour les prélèvements par pompage, le relevé de l?index du compteur volumétrique,
en fin d?année civile ou de campagne lorsqu?il s?agit de prélèvements saisonniers ;
? les incidents d?exploitation rencontrés ayant pu porter atteinte à la ressource en eau et
les mesures mises en oeuvre pour y remédier.
Le préfet peut, par arrêté, prévoir la communication d?éléments complémentaires et fixer
la ou les dates auxquelles tout ou partie des informations précitées lui seront transmises,
dans le cas de prélèvements saisonniers. Il désigne le ou les organismes destinataires
de tout ou partie de ces informations.
La nomenclature « loi sur l?eau » des prélèvements d?eau fait l?objet d?une adaptation dans les ZRE.
Les prélèvements y sont a minima soumis à déclaration quelle que soit la ressource (rubrique
1.3.1.0. de l?article R214-1 du code de l?environnement), hormis les prélèvements réputés
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048136763
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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domestiques26 . Dans les ZRE, la connaissance des prélèvements devrait donc être presque
exhaustive.
Les données relatives aux prélèvements utilisées pour une analyse HMUC
Pour le volet « Usages » des analyses HMUC, une bonne connaissance des prélèvements est
indispensable. À ce propos, le guide HMUC énonce ce qui suit :
La description de chaque usage doit être la plus exhaustive possible : nature
(prélèvement et/ou rejet), finalité, localisation, volumes annuels et mensuels, répartition
spatiale et temporelle des prélèvements, débits de prélèvement, débit minimum de
fonctionnement, ressource concernée, etc. Une attention particulière sera portée à
l?identification des ressources souterraines mobilisées et aux interactions entre celles-ci
et les écoulements superficiels.
Pour reconstituer des débits désinfluencés, il est nécessaire d?utiliser des volumes prélevés à un
pas de temps fin, a minima mensuel.
Il apparaît que les préfets ne sont pas en mesure de fournir les informations relatives aux
prélèvements mensuels effectués car ils ne collectent pas ces informations.
À défaut, les analyses HMUC mobilisent l?information disponible dans la Banque nationale des
prélèvements en eau (BNPE ; https://bnpe.eaufrance.fr/). Cette banque de données est alimentée
avec les informations fournies par les agences de l?eau à partir des déclarations annuelles que lui
font les redevables au titre d?un prélèvement d?eau. Les données disponibles dans la BNPE ne
remontent pas au-delà de l?année 2008. En ne faisant appel qu?à cette source d?information, la
réalisation des analyses HMUC se heurte à plusieurs lacunes dommageables.
Les lacunes dans la connaissance des prélèvements
? Une lacune concerne les prélèvements « non réglementés »
Ce sont les prélèvements qui ne sont soumis ni soumis à déclaration ni à autorisation. Les usages
domestiques en font partie.
Les forages, domestiques ou non, présentent des risques de pollution des nappes s?ils sont mal
réalisés et mal gérés. En application de la LEMA, depuis le 1er janvier 2009, tout dispositif de
prélèvement, puits ou forage, dont la réalisation est envisagée pour obtenir de l?eau destinée à un
usage domestique doit être déclaré au maire de la commune sur le territoire de laquelle cet ouvrage
est prévu (art. R2224-22 du code général des collectivités territoriales). Or cette déclaration n?est
pas toujours faite et surtout ne l?a pas toujours été dans le passé. De plus, les déclarations faites
sont très rarement capitalisées dans un système d?information et sont de fait peu exploitables. Ainsi,
le dispositif réglementaire encadrant les forages et son insuffisante application conduisent
aujourd?hui à ne pas connaître tous les ouvrages existants et à ne pas du tout connaître les
prélèvements correspondants. Les lacunes dans la connaissance des ouvrages et des
prélèvements peuvent parfois être considérables.
Le service en ligne DUPLOS (Déclaration Unifiée Pour Les Ouvrages Souterrains ;
https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/) ouvert le 1er février 2024 simplifie et unifie la
procédure administrative. Il permet de déclarer un projet de forage aux titres du Code minier
(art. L411-1) et/ou du Code général des collectivités territoriales (art. L2224-9), respectivement
pour des ouvrages souterrains de plus de 10 m de profondeur ou des forages domestiques. Un
document est automatiquement renseigné à l?issue du processus en ligne et directement envoyé
en mairie et aux services de l?État compétents.
26 « En tout état de cause, est assimilé à un usage domestique de l?eau tout prélèvement inférieur ou égal à
1 000 m³ d?eau par an, qu?il soit effectué par une personne physique ou une personne morale et qu?il le soit au
moyen d?une seule installation ou de plusieurs » (art. R214-5 du code de l?environnement).
PUBLIÉ
https://bnpe.eaufrance.fr/
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019119111?isSuggest=true
https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006835466
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Le « Plan eau » annoncé par le Président de la République le 30 mars 2023 comprend une mesure
destinée à renforcer l?encadrement des forages domestiques :
Ces mesures nationales, ouverture de DUPLOS et mesure n° 13 du « Plan eau », ont pour but
d?améliorer la connaissance des forages domestiques. Les travaux des analyses HMUC doivent
néanmoins être conduits avec les données accessibles avant que ces mesures nationales ne
produisent leur plein effet.
Il est à noter que le classement en ZRE est un levier d?action pour mieux connaître les
prélèvements dans les secteurs en tension quantitative, puisqu?il soumet à déclaration ou à
autorisation tous les prélèvements à partir du premier m³, hors prélèvements domestiques (titre Ier
de l?art. R214-1 du code de l?environnement).
La Cour des comptes a publié en juillet 2023 un rapport thématique consacré à la gestion
quantitative de l?eau en période de changement climatique. Les auteurs y constatent les
insuffisances de la BNPE pour connaître les prélèvements. Selon eux, les connaissances
insuffisantes sur la ressource et les prélèvements effectués entravent la recherche de consensus :
Les prélèvements d?eau opérés par l?ensemble de la population restent mal connus. La
banque nationale des prélèvements en eau comporte des incohérences. Le dispositif
de collecte des données fait l?objet de contestations récurrentes. Le bureau de
recherches géologiques et minières (BRGM) a d?ailleurs pris soin de mentionner, dans
la présentation de l?étude prospective « Explore 2070 » sur les effets du changement
climatique, l?insuffisance de connaissances et de données fiables. Dans cette situation,
il est très difficile pour les autorités publiques de rassembler toutes les parties prenantes
autour d?une stratégie commune de protection de la ressource. Les négociations sont
longues, leurs conclusions renvoyées à de nouvelles études. Les mesures de gestion
des crises successives tiennent lieu de stratégie.
(?) Les pouvoirs publics doivent améliorer la qualité du système d?information sur l?eau
et de son accessibilité au public. En effet, il sera difficile d?accorder les parties prenantes
sur des stratégies de long terme de réduction des prélèvements sans un diagnostic
partagé sur la situation initiale qu?il faut corriger.
Recommandation (ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires,
ministère de l?agriculture et de la souveraineté alimentaire, ministère de l?intérieur et des
outre-mer, agences de l?eau) : Améliorer la connaissance de l?état de la ressource en se
donnant les moyens d?assurer l?exhaustivité et la fiabilité des informations transmises à
la banque nationale des prélèvements en eau.
? Une lacune concerne la connaissance des volumes prélevés pour une partie des prélèvements
« réglementés »
Les responsables de prélèvement soumis à autorisation ou à déclaration ont pour obligation de
transmettre chaque année au préfet les volumes prélevés mensuellement et sur l?année civile ou
sur la campagne, le cas échéant par l?intermédiaire de leur mandataire (cf. arrêtés du 11 septembre
2003).
Cette transmission d?informations aux préfets est en réalité exceptionnelle. La seule collecte des
volumes d?eau prélevés en tout sur l?année civile bien organisée est celle faite par les agences de
l?eau qui alimentent chaque année la BNPE.
Dans ces conditions, ce sont les données disponibles dans la BNPE qui sont mobilisées pour les
analyses HMUC.
Or une partie des prélèvements réglementés ne fait pas l?objet de déclaration annuelle à l?agence
de l?eau. D?une part, les redevances inférieures à 100 euros ne sont pas mises en recouvrement
(article L213-11-10 du code de l?environnement). D?autre part, l?agence de l?eau fixe les montants
de volume prélevé au-dessous desquels la redevance n?est pas due. Ces montants ne peuvent
être supérieurs à 10 000 m³ par an pour les prélèvements hors des ZRE et à 7 000 m³ par an pour
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https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048136763
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les prélèvements dans des ZRE (IV de l?article L213-10-9 du code de l?environnement). Ces
dispositions législatives ont conduit à ce que les agences de l?eau ne collectent pratiquement pas
d?informations pour les prélèvements inférieurs à 7 000 m³ par an et les prélèvements pour
lesquelles la redevance calculée est inférieure à 100 euros.
Certains usages sont en outre exonérés de la redevance pour prélèvement (II de l?article L213-10-
9 du code de l?environnement) : exhaures de mines dont l?activité a cessé, maintien à sec de
bâtiments ou d?ouvrages, aquaculture, géothermie, lutte antigel des cultures pérennes, etc. Ces
informations ne sont en principe pas renseignées dans la BNPE, même si l?on y retrouve parfois
des prélèvements correspondant à des usages exonérés.
Au final, les prélèvements annuels non déclarés à l?agence de l?eau et par voie de conséquence
absents de la BNPE peuvent constituer une part non négligeable des prélèvements réglementés.
À titre d?illustration, la moitié des 20 000 irrigants du bassin Adour-Garonne ne font pas de
déclaration (Cour des comptes, 2023). Un bureau d?études interrogé pour un retour d?expérience
sur les études de volumes prélevables réalisées dans le bassin Rhône-Méditerranée en Occitanie
rapporte que « En gros les prélèvements pour l?eau potable sont bien connus, le plus gros écueil
c?est les autres. Les prélèvements agricoles sont très mal connus même encore aujourd?hui. Et
puis il y a énormément d?exploitants agricoles, partout, qui ont des forages ou des prises d?eau
privés non recensés, illégitimes, illégales. [?] Donc tout ce qui est prélèvement privé, et agricole
en particulier, c?est très mal connu et à l?étiage ça pèse énormément. ».
La méconnaissance des volumes prélevés par une partie des prélèvements réglementés constitue
un sérieux handicap pour les analyses HMUC, toute sous-estimation (surestimation) de ces
volumes prélevés entraînant une sous-estimation (surestimation) équivalente au niveau des
volumes prélevables (cf. « La reconstitution de débits ?désinfluencés? » en annexe 11).
? Une lacune concerne le pas de temps de la connaissance des prélèvements
Pour analyser avec une précision satisfaisante l?incidence des prélèvements, il est nécessaire de
disposer de volumes prélevés à un pas de temps fin, a minima mensuel (cf. 3.1.1).
Les données concernant les volumes d?eau prélevés sont enregistrées par les exploitants à un pas
de temps mensuel. Mais la transmission de ces informations aux préfets est exceptionnelle. Il est
encore plus rare que des préfets fassent usage de la possibilité de fixer par arrêté une
augmentation de la fréquence d?enregistrement ainsi que des dates auxquelles des informations
leur sont transmises dans le cas de prélèvements saisonniers. Le préfet de la Martinique l?a fait
dans son arrêté du 16 mai 2024 pourtant la Martinique en crise sécheresse.
La collecte des volumes d?eau prélevés mensuellement est exceptionnelle, quel que soit l?usage.
Par ailleurs, concernant l?usage agricole, l?enregistrement de la nature et de la superficie des
cultures irriguées n?est pas obligatoire. Le partage de telles données est pourtant de nature à
objectiver la description des usages et de leur évolution.
Localement, des initiatives ont pu être prises pour collecter en cours d?année des volumes d?eau
prélevés, telles que l?équipement de compteurs avec un système de télétransmission et la
télétransmission quotidienne des index à l?OUGC, ou la mise en place d?un observatoire recueillant
auprès des exploitants agricoles l?assolement de leurs parcelles, l?indication pour chaque parcelle
d?apport ou non d?eau d?irrigation et, en cas d?irrigation, la quantité d?eau apportée et l?origine de
l?eau (forage, prélèvement en rivière, retenue de substitution?).
Pour pallier la méconnaissance des prélèvements d?eau à une échelle infra-annuelle et conduire
une analyse HMUC, des hypothèses doivent être formulées à dire d?expert et discutées pour établir
douze prélèvements mensuels à partir des prélèvements annuels.
La généralisation de la remontée d?informations sur les prélèvements mensuels d?eau et leur
bancarisation objectiveraient la description des usages et amélioreraient la prise en compte de leur
incidence dans une analyse HMUC (cf. Recommandation 2 page 28).
À terme, l?amélioration de la connaissance des superficies irriguées et de la nature des cultures
irriguées pourra notamment provenir de l?utilisation d?images satellitaires (système de suivi des
surfaces agricoles en temps réel ? dit « 3STR » ? pour les déclarations de surfaces faites par les
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https://www.martinique.gouv.fr/contenu/telechargement/22044/173368/file/RAA-02-2024-187.pdf
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agriculteurs au titre de la politique agricole commune, projet France 2030 de suivi des surfaces
irriguées).
Le « Plan eau » annoncé par le Président de la République le 30 mars 2023 comprend une mesure
relative au déploiement de compteurs avec télétransmission :
Pour prendre pleinement effet, cette mesure devra être accompagnée par :
une bancarisation des données dont les modalités permettront d?obtenir enfin une
connaissance fine de la répartition dans le temps des prélèvements.
Il conviendra de désigner le ou les organismes destinataires de tout ou partie de ces
informations ;
le maintien des prescriptions techniques des arrêtés du 11 septembre 2003, tant pour les
prélèvements soumis à autorisation que pour ceux soumis à déclaration.
L?inscription dans la partie législative du code de l?environnement de l?obligation pour les
redevables des agences de l?eau de transmettre annuellement le volume prélevé annuel
ne doit pas interférer avec la réglementation des IOTA et l?obligation actuelle de transmettre
les volumes prélevés mensuels au préfet.
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Figure 26. Volumes moyens mensuels prélevés pour chaque
usage sur la période de 2000 à 2018
Résolution temporelle des volumes prélevables
En illustrant avec l?exemple du bassin du Renon, inclus dans le bassin du Fouzon, la présente
annexe rapporte les étapes qui ont conduit (1) à la détermination de volumes prélevables et (2) à
l?identification des risques liés au pas de temps auquel les volumes prélevables sont définis (leur
« résolution temporelle »).
Diagnostic Hydrologie, Milieu et Usages
Le Renon est le deuxième plus grand affluent du Fouzon avec une longueur de 32 km et une
superficie de 302 km².
Le volet « U » a estimé pour les différents usages de 2000 à 2018 les volumes mensuels des
prélèvements d?eau et des restitutions d?eau (cf. figure 25 pour le cumul annuel des prélèvements
par usage et par ressource en eau).
Les prélèvements ont été ventilés entre eaux superficielles et eaux souterraines, avec
respectivement 56 % et 44 % des prélèvements annuels sur la période de 2000 à 2018 (cf. figure
25).
Figure 25. Volumes annuels prélevés pour chaque usage sur la période de 2000 à 2018, avec
distinction de la ressource en eau mobilisée (ESU : eaux superficielles ; ESO : eaux souterraines)
398 plans d?eau sont recensés
sur le bassin du Renon, pour
une superficie cumulée de
157 ha, soit 0,6 % du territoire.
83 % de ces plans d?eau sont
identifiés comme connectés aux
cours d?eau et il a été convenu
de retenir que tout abaissement
de leur niveau est quasi
immédiatement compensé par
un prélèvement dans le cours
d?eau. La surévaporation des
plans d?eau connectés est un
important poste de prélève-
ment, tout particulièrement
durant la période de basses
eaux (cf. figure 26).
PUBLIÉ
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Les volets « H » et « U » ont permis de déterminer les débits mensuels quinquennaux secs en
régime influencé et en régime désinfluencé, tels que rapportés dans le tableau 16 pour le Renon.
Dans le bassin du Fouzon, il existe une seule station hydrométrique fournissant une longue série
de débits. Elle est située sur le Fouzon, à l?aval du bassin. Dans le cadre du contrat territorial de
bassin du Fouzon, six stations de mesure ont été installées en novembre 2017, dont une sur le
Renon. Leurs chroniques sont trop courtes pour faire l?objet d?une analyse statistique. Elles ont été
valorisées sur l?intervalle décembre 2017-décembre 2018 dans le cadre de la validation des
modèles hydrologiques construits pour reconstituer l?hydrologie désinfluencée.
Tableau 16. Renon - Débits mensuels quinquennaux secs en régimes influencé et désinfluencé
(Sources : SUEZ Consulting 2020)
Jan. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
QMN5
influencé
(L/s)
1912
[1621 ;
2203]
1496
[1291 ;
1701]
727
[35 ;
1418]
436
[2 ;
869]
439
[204 ;
674]
247
[135 ;
360]
204
[165 ;
243]
179
[176 ;
182]
181
[167 ;
194]
234
[214 ;
253]
440
[398 ;
482]
951
[767 ;
1135]
QMN5
désinfluencé
(L/s)
1916
[1621 ;
2210]
1499
[1289 ;
1709]
731
[26 ;
1437]
455
[-15 ;
924]
489
[189 ;
788]
301
[128 ;
473]
260
[184 ;
335]
224
[201 ;
247]
206
[183 ;
230]
245
[218 ;
271]
443
[397 ;
489]
953
[766 ;
1141]
Le volet « M » a été renseigné pour un tronçon du Renon (voir photos en figure 27). Le tronçon
étudié présente une alternance de faciès lentiques plats et profonds, sur un substrat composé
principalement d?éléments très fins (limons, argiles, vase). Au niveau de ce tronçon, le Renon est
composé de deux bras qui ont tous deux été pris en compte dans l?analyse. Les berges sont
verticales et moyennement hautes, témoignant d?un recalibrage du cours d?eau.
Figure 27. Vues de la station du Renon à Val-Fouzon [la Perrière]
L?étude a fait les observations suivantes pour l?ensemble des espèces et guildes :
une zone de gain rapide entre 40 et 150 L/s avec un gain varié, jusqu?à 30 % de surface
pondérée utile (SPU) pour la loche franche autour de 300 m² de potentiel d?accueil ;
une zone de gain modéré jusqu?à un débit de 400 L/s ;
une zone de plateau ou de décroissance au-delà de ce débit.
Compte tenu de l?analyse des courbes d?habitat, du contexte environnemental et des observations
faites sur le terrain, l?étude a proposé pour le Renon la plage de débits biologiques suivante :
150 L/s pour la borne basse ;
300 L/s pour la borne haute.
Pour les sept mois de la période de basses eaux, le croisement des volets « H », « M » et « U »
peut être résumé par la figure 28.
PUBLIÉ
Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Page 128/136
Figure 28. Renon. Croisement des résultats des volets « H », « M » et « U » (graphique établi par la
mission)
Fixation des objectifs mensuels de débit, détermination des volumes
potentiellement disponibles et des volumes prélevables
Partant de ces éléments de diagnostic livrés par l?analyse HMUC proprement dite, les travaux ont
déterminé pour chaque mois de la période de basses eaux un objectif de débit moyen mensuel.
Les valeurs mensuelles de volumes potentiellement mobilisables puis de volumes prélevables en
découlent. La fixation des objectifs mensuels de débit a été conduite de manière itérative, en
examinant l?incidence sur les usages, sans réaliser une analyse multicritère qui aurait examiné
dans le même temps des critères socio-économiques et des critères environnementaux.
Il est à noter que les objectifs de débit moyen mensuel retenus pour les mois d?avril et de mai
(420 L/s) sont supérieurs à la borne haute de la plage de débit biologique (300 L/s). Ce choix a été
fait pour ne pas risquer de générer de situation problématique pour la reproduction du brochet. Un
choix similaire a été fait pour l?analyse HMUC sur le bassin de la Sèvre nantaise, justifié par l?intérêt
biologique de la connexion printanière des annexes hydrauliques des cours d?eau. Pour le bassin
du Renon, ce choix est non contraignant pour le maintien des usages moyens 2000-2018 en avril
et mai.
Les écarts examinés mois par mois entre les QMN5 désinfluencés, les QMN5 influencés et les
objectifs de débit moyen mensuel déterminent, avant prise en compte du changement climatique,
le devenir possible des usages :
QMN5 influencé > objectif de débit moyen mensuel ?
Possibilité d?augmenter les usages au cours
du mois au-delà du niveau moyen 2000-2018
QMN5 influencé < objectif de débit moyen mensuel
et
objectif de débit moyen mensuel < QMN5 désinfluencé
?
Possibilité de maintenir des usages au cours
du mois à un niveau en-deçà du niveau moyen
2000-2018
La figure 29 représente les résultats obtenus pour le bassin du Renon27.
27 La version actuelle du guide mérite d?être enrichie (texte, figure de ce type?) afin de souligner la variabilité
intermensuelle des objectifs retenus en termes de débit moyen mensuel en basses eaux, de détailler la
détermination de ces objectifs mensuels et d?illustrer leurs retombées sur les volumes potentiellement mobilisables
et les volumes prélevables. Cela permettrait notamment de mieux visualiser les risques liés à une fongibilité entre
des volumes mensuels. La révision du guide doit conduire à ne plus utiliser le terme DOE pour désigner les objectifs
mensuels de débit moyen.
avril mai juin juillet août septembre octobre
0 L/s
50 L/s
100 L/s
150 L/s
200 L/s
250 L/s
300 L/s
350 L/s
400 L/s
450 L/s
500 L/s
Renon. QMN5 désinfluencé, QMN5 influencé et plage de débits biologiques
QMN5 désinfluencé QMN5 influencé
Borne basse
Borne haute
Plage de débits biologiques
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Figure 29. Renon. Objectifs de débits moyens mensuels et devenir des usages (graphique établi par la
mission)
Cette figure représente la faisabilité du maintien des prélèvements à la hauteur de la moyenne
observée sur 2000-2018. Or, les prélèvements ont baissé au cours de la période 2000-2018. Pour
évaluer l?incidence sur les usages des volumes potentiellement mobilisables, l?étude réalisée a
choisi de considérer les usages moyens sur la période 2010-2018 (les prélèvements totaux sont
globalement stables sur cette période et sont égaux en moyenne à 866 milliers de m³ contre 1 056
milliers de m³ sur la période 2000-2009). Le niveau de contrainte pour respecter aujourd?hui les
volumes prélevables est donc moins élevé que ce qui est représenté sur la figure 29.
Les résultats de l?analyse HMUC ont ainsi orienté les décisions qui ont défini des valeurs
mensuelles de volumes potentiellement mobilisables et de volumes prélevables. Le tableau 17
rapporte les volumes potentiellement mobilisables obtenus pour le bassin du Renon.
Tableau 17. Récapitulatif des volumes potentiellement mobilisables déterminés pour l?unité de gestion
Renon
Volumes potentiellement
mobilisables (milliers de m³)
Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct.
Renon 91 185 130 145 91 28 14
Répartition dans le temps des volumes prélevables au cours de la période
de basses eaux
À ce stade de la démarche HMUC, la question de la « résolution temporelle » des volumes
prélevables doit être abordée : à quelle échelle de temps définit-on les volumes prélevables ?
Choisit-on de conserver sept valeurs mensuelles ou d?en réduire le nombre ?
Le bassin du Fouzon est pour partie classé en ZRE pour les eaux souterraines. Le SDAGE 2022-
2027 en son orientation fondamentale 7C « Gérer les prélèvements de manière collective dans les
ZRE et dans le bassin de l?Authion » fournit des indications quant à la répartition dans le temps
des volumes prélevables :
Sur la base d?une analyse HMUC, cette gestion concertée [de la ressource] permettra
de préciser les volumes prélevables pour chacun des usages et usagers, en fonction de
la ressource disponible pour l?année considérée ; pour les aquifères, le volume
prélevable est fonction des objectifs de débit et de bon état des cours d?eau en
connexion avec le système. Ces volumes seront répartis dans le temps (semaine,
décade ou mois) au moins en période de basses eaux.
avril mai juin juillet août septembre octobre
0 L/s
50 L/s
100 L/s
150 L/s
200 L/s
250 L/s
300 L/s
350 L/s
400 L/s
450 L/s
500 L/s
Renon. Objectifs de débits moyens mensuels et devenir des usages
QMN5 désinfluencé QMN5 influencé Objectif de débit moyen mensuel
Augmentation possible des usages (2000-2018)
Réduction des usages (2000-2018) à obtenir
Usages (2000-2018) pouvant être maintenus
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
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Le guide HMUC (V1.1) souligne les risques à gérer lorsqu?il s?agit de définir l?échelle de temps à
laquelle les volumes prélevables seront définis : « lorsque l?on lisse les volumes potentiellement
mobilisables sur plusieurs mois, on prend collectivement le risque de manquer l?objectif de
satisfaction des besoins et des usages au coeur des mois d?étiage ».
Les documents produits pour le bassin du Fouzon rapportent ce qui suit :
La résolution temporelle de la gestion structurelle peut prendre différentes formes, allant
d?une gestion mensualisée (la plus fine possible d?après les résultats de l?étude
disponibles à ce stade) jusqu?à une gestion globalisée sur l?ensemble de la période de
basses eaux.
D?après les résultats des phases précédentes, une gestion mensualisée s?argumente
aisément, d?un point de vue technique, au vu des importantes fluctuations des situations
rencontrées au cours de la période de basses eaux. On observe que pour assurer le
bon fonctionnement des milieux, les volumes prélevables à respecter ne sont pas du
tout les mêmes entre le mois de mai et d?août, par exemple.
(?) Pour autant, une gestion mensualisée, comme pour la résolution spatiale, présente
différents obstacles, notamment d?un point de vue de son réalisme opérationnel.
Dans le bassin du Fouzon, un compromis a été recherché pour définir la finesse de la gestion des
prélèvements en tenant compte des contraintes opérationnelles de mise en oeuvre. Une question
à choix multiple a été soumise aux membres du comité technique (COTECH) pour connaître leur
position sur quatre scénarios de résolution temporelle des volumes prélevables :
? Gestion mensuelle sur l?ensemble de la période des basses eaux ;
? Gestion en deux saisons : Avril-Mai et Juin-Octobre ;
? Gestion en deux saisons : Avril-Juin et Juillet-Octobre ;
? Gestion globale sur l?ensemble de la période des basses eaux.
Les préférences exprimées sont rapportées dans la figure 30.
Figure 30. Résultat de la consultation du comité technique sur la question de la résolution temporelle
des volumes prélevables
Conseil
Départemental
36
Chambre
d?agriculture
36
Assoc. Prof.
Irrigants 36
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La CLE réunie le 30 mars 2023 a validé la scission de la période de basses eaux en deux saisons
distinctes, avril-juin et juillet-octobre :
Dans le cadre d?une gestion simplifiée en deux saisons, il a été jugé préférable d?affecter
le mois de juin au printemps et non à l?été. En effet, les volumes prélevables en juin sont
parfois largement supérieurs aux prélèvements. L?affectation du mois de juin à la saison
d?été augmenterait le risque d?autoriser des prélèvements en été qui en réalité sont
incompatibles avec le bon fonctionnement des milieux aquatiques. Cela porterait non
seulement préjudice aux milieux mais également aux usages par une activation
fréquente des mesures de gestion de crise.
En s?appuyant sur l?exemple du Renon, la mission relève les points suivants :
il est opportun de fixer au sein de la période de basses eaux des objectifs de débit moyen
mensuel variables selon les mois ;
il est possible de définir des volumes prélevables mensuels ;
une gestion mensuelle s?argumente aisément, d?un point de vue technique, au vu de
l?importante variabilité entre mois de l?écart entre les usages actuels et les volumes
potentiellement mobilisables ;
une gestion mensuelle des volumes prélevables est plus exigeante en moyens que la
gestion actuelle ;
la fusion de plusieurs enveloppes mensuelles en une seule enveloppe permet une gestion
simplifiée, est moins contraignante pour les usages mais est plus risquée pour les milieux ;
il est possible de fournir aux décideurs de la démarche HMUC des éléments permettant
d?éclairer leur choix en termes de « résolution temporelle » des volumes prélevables ;
la définition de deux « saisons » au sein de la période de basses eaux est un minimum ; il
convient alors que la première « saison » couvre les mois d?avril à juin et la seconde ceux
de juillet à octobre ;
le suivi des prélèvements mensuels réalisés au sein de chaque « saison » pourra amener
si nécessaire à revenir sur les choix opérés en termes de « résolution temporelle » des
volumes prélevables. Par exemple, dans le cas du Renon, les augmentations possibles de
prélèvements en avril et en mai auront-elles été mobilisées pour augmenter les
prélèvements en juin plutôt qu?en avril-mai ? Les situations d?alerte et de crise seront-elles
devenues plus fréquentes en juin ?
PUBLIÉ
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Durée de validité des autorisations de
prélèvement
La durée de validité des autorisations de prélèvement d?eau fait l?objet d?un traitement particulier
dans le code de l?environnement et dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne, en particulier pour
les autorisations uniques de prélèvement (AUP) délivrées à des organismes uniques de gestion
collective des prélèvements d?eau pour l?irrigation (OUGC), avec les dispositions suivantes
classées par ordre chronologique :
Selon les termes du 1° du I de l?art. R214-31-2 du code de l?environnement introduits par
le décret n° 2007-1381 du 24 septembre 2007, « L?arrêté préfectoral portant autorisation
unique de prélèvement fixe la durée de l?autorisation, qui ne peut excéder quinze ans ».
Selon les termes de la disposition 7A-6 du SDAGE 2016-2021, « Du fait des évolutions
prévisibles liées au changement climatique et devant les incertitudes sur ces prévisions, il
est fortement recommandé que toute nouvelle autorisation de prélèvements d?eau soit
révisée tous les dix ans. Dans le cas de prélèvements limités à la période hors période de
basses eaux, pour le remplissage de retenues à construire, et dans le cas des AUP
accordées à des OUGC, cette durée pourra être portée à quinze ans ». Ces termes ont été
repris à l?identique dans le SDAGE 2022-2027.
Selon les termes du 2° du II de l?art. R213-14 du code de l?environnement introduits par le
décret n° 2021-795 du 23 juin 2021, « le préfet coordonnateur de bassin veille à la mise à
jour des études d?évaluation des volumes prélevables en examinant au moins une fois tous
les six ans s?il y a lieu d?actualiser les études déjà réalisées, notamment au regard du bilan
des situations d?étiage et de gestion de crise, des effets tangibles du changement
climatique ».
Selon les termes du IV de l?art. R214-31-2 du code de l?environnement introduits par le
décret n° 2021-795 du 23 juin 2021, « L?autorisation unique de prélèvement prévoit des
échéances intermédiaires de réexamen de manière à ajuster, le cas échéant, le volume
global maximal autorisé ou sa répartition entre les périodes. Les ajustements peuvent être
motivés notamment, par l?acquisition de nouvelles données ou le constat d?une situation
réelle qui le justifie, ou l?avancement du programme concerté de retour à l?équilibre
approuvé dans le bassin versant concerné ».
Ainsi, une prudence croissante s?exprime depuis 2007 quant à la durée de validité des volumes
figurant dans les autorisations de prélèvement, notamment dans les AUP.
L?instruction du 14 décembre 2023 relative à la gestion quantitative de la ressource en eau rappelle
que la notion de réexamen de certaines dispositions d?une autorisation est prévue par le code de
l?environnement. Il s?agit de vérifier que les prescriptions fixées sont toujours suffisantes et
adaptées à la situation de fait et de droit. Cette vérification s?appuie notamment sur des bilans ou
des nouvelles connaissances. En cas de nécessité d?adaptation des prescriptions soumises à un
réexamen, la procédure applicable est celle de l?arrêté de prescriptions complémentaires prévue à
l?art. R181-45 du code de l?environnement. Le IV de l?art. R214-31-2 du code de l?environnement
prescrit l?obligation de fixer des échéances intermédiaires de réexamen de l?AUP. Le réexamen
n?occasionne pas nécessairement une révision de l?AUP. Il peut ne pas viser l?ensemble des
dispositions de l?AUP mais se concentrer sur certaines prescriptions. Le nombre d?échéances
intermédiaires de réexamen est adapté à la durée totale de l?AUP.
Pour le cas particulier des prélèvements destinés à l?irrigation, susceptibles de représenter un
grand nombre d?usagers, deux situations peuvent se présenter, en fonction de l?existence ou pas
d?un OUGC :
? Situation 1 : prélèvements d?eau pour l?irrigation effectués dans le périmètre d?un OUGC et
autorisés dans le cadre d?une AUP.
L?AUP devra assurer le respect du volume prélevable pour l?usage agricole à une échéance
compatible avec les objectifs environnementaux du SDAGE.
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698572
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046126512
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https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048873546
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698572
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À ce jour, la quasi-totalité des AUP ont été délivrées pour une période de 15 ans (cf. tableau 18) et
ont une validité qui va bien au-delà du 31/12/2027, échéance du SDAGE pour retrouver un équilibre
quantitatif.
Les termes de ces AUP définissant les volumes prélevables et leur répartition entre périodes
devront donc être revus pour être mis en conformité avec les décisions du préfet coordonnateur
de bassin qui auront fixé des volumes prélevables et les auront répartis entre usages.
Tableau 18. Termes de validité des autorisations uniques de prélèvement délivrées sur le bassin Loire-
Bretagne
AUP Date d?expiration de l?AUP
AUP OUGC Clain 31/12/2025
AUP n° 2 Marais Poitevin 31/03/2026
AUP des bassins du Thouet, Thouaret et Argenton 31/03/2026
AUP OUGC Dive du Nord 31/12/2027
AUP Vienne aval 31/12/2029
AUP Allier 15/12/2030
AUP Beauce blésoise 12/06/2032
AUP Beauce centrale de Loir-et-Cher 12/06/2032
AUP Beauce centrale du Loiret 14/06/2032
AUP Beauce centrale d?Eure-et-Loir 27/06/2032
AUP Théols 01/09/2032
AUP Cénomanien Cher 03/08/2033
AUP Yèvre-Auron 03/08/2033
AUP Authion 15/04/2036
AUP Cher Arnon 02/09/2037
? Situation 2 : prélèvements d?eau pour l?irrigation effectués en dehors d?un périmètre de gestion
collective assurée par un OUGC.
La mise en conformité des autorisations de prélèvements nécessitera de répartir le « volume
prélevable » alloué à l?irrigation, via des autorisations de prélèvements accordées individuellement
ou via des arrêtés d?autorisation temporaire correspondant à une activité saisonnière commune à
différents membres d?une même profession (art. R214-24 du code de l?environnement).
En l?absence d?OUGC et d?AUP, la mission considère que le respect du volume global du « volume
prélevable » alloué à l?irrigation dans le cadre des autorisations de prélèvement ne sera pas aisé
à assurer. Elle considère que la mise en place d?un OUGC est la solution adaptée pour assurer le
respect des volumes prélevables alloués à l?irrigation et répartir ces volumes entre les irrigants.
Seule l?intervention d?un OUGC dans le cadre d?une AUP permet de modifier d?une année à l?autre
le volume alloué à un irrigant et, le cas échéant, en cours d?année (VIII de l?art R*214-31-3 du code
de l?environnement). Cette gestion collective permet aussi de gérer l?arrivée de nouveaux irrigants.
À ce jour, le code de l?environnement laisse l?initiative de la création d?un OUGC aux personnes
morales qui peuvent jouer ce rôle. L?autorité administrative peut constituer d?office un OUGC, mais
seulement dans les zones de répartition des eaux (6° du II de l?art. L211-3 du code de
l?environnement).
PUBLIÉ
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033940924
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043698563
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046783884
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Références bibliographiques
Rapports
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d?expériences sur les méthodes utilisées, identification des problèmes rencontrés,
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(http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-64615-FR.pdf)
CATTANÉO Franck, JUDES Clarisse, BRANGER Flora, SAUQUET Éric, POUCHOULIN Sébastien,
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Articles
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29 p. (annexe 2 de la circulaire du 5 juillet 2011 relative à l?application de l?article L214-18 du code
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Guides
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Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Guide d?élaboration et de
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durable.gouv.fr/IMG/pdf/sdage_fiches6.1_a_6.3_gestion_quantitative.pdf)
Comité de bassin Loire-Bretagne, État des lieux du bassin Loire-Bretagne établi en application de
la directive cadre sur l?eau (caractéristiques du bassin, incidences des activités humaines sur l?état
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https://www.centre-val-de-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/sdage_fiches6.1_a_6.3_gestion_quantitative.pdf#page=29
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Mai 2024 Analyses « hydrologie, milieux, usages, climat »
dans le bassin Loire-Bretagne
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Comité de bassin Loire-Bretagne, Schéma directeur d?aménagement et de gestion des eaux
(SDAGE) 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne, adopté le 3 mars 2022, Tome 1 : orientations
fondamentales, 222 p.
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/home/le-sdage-2022-2027/les-documents-du-sdage-
2022---2027.html
(https://www.calameo.com/agence-de-leau-loire-bretagne/read/00397878506f2906ec0e4)
Arrêté du 18 mars 2022 portant approbation du schéma directeur d?aménagement et de gestion
des eaux (SDAGE) 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne et arrêtant le programme pluriannuel de
mesures correspondant (https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045463890)
Agence de l?eau Loire-Bretagne, Appel à manifestation d?intérêt pour la réalisation d?analyse
hydrologie, milieux, usages et climat (HMUC), avril 2022
(https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/home/aides/appels-a-projets/analyse-hmuc-1.html)
Agence de l?eau Loire-Bretagne, Règlement de l?appel à manifestation d?intérêt pour la réalisation
d?analyse hydrologie, milieux, usages et climat (HMUC), mars 2022, 11 p.
(https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/files/live/sites/aides-redevances/files/Aides-
11/AAP/REGL_AMI_HMUC_2022.pdf)
Comité de bassin Loire-Bretagne, Délibération n° 2023-18 du 13 décembre 2023 relative à la
trajectoire de sobriété du bassin Loire-Bretagne
(https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Agence/Délibérations/CB du 13-12-
2023 - Délib)
Agence de l?eau Loire-Bretagne, 11ème programme d?intervention révisé, Période 2022-2024, mis
à jour en décembre 2023, 227 p.
(https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/11e
programme d?interven.1633533652389)
Comité de bassin Loire-Bretagne, Plan d?adaptation au changement climatique (PACC) pour le
bassin Loire-Bretagne, mise à jour en décembre 2023
(https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-
documents/Plan_d'adaptation_Change)
Instructions et autres documents ministériels
Circulaire du 5 juillet 2011 relative à l?application de l?article L214-18 du code de l?environnement
sur les débits réservés à maintenir en cours d?eau
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=33531)
Instruction du Gouvernement du 7 mai 2019 relative au projet de territoire pour la gestion de l?eau.
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=44640)
Instruction du 17 janvier 2023 portant additif à l?instruction du Gouvernement du 7 mai 2019 relative
au projet de territoire pour la gestion de l?eau.
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45398)
Instruction du 16 mai 2023 relative à la gestion de la sécheresse et son annexe « Guide circulaire
de mise en oeuvre des mesures de restriction des usages de l?eau en période de sécheresse »,
(https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45444)
Instruction du 14 décembre 2023 relative à la mise en oeuvre du décret n° 2021-795 du 23 juin
2021 et du décret n° 2022-1078 du 29 juillet 2022 relatifs à la gestion quantitative de la ressource
en eau. (https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45498)
PUBLIÉ
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/home/le-sdage-2022-2027/les-documents-du-sdage-2022---2027.html
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/home/le-sdage-2022-2027/les-documents-du-sdage-2022---2027.html
https://www.calameo.com/agence-de-leau-loire-bretagne/read/00397878506f2906ec0e4
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045463890
https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/home/aides/appels-a-projets/analyse-hmuc-1.html
https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/files/live/sites/aides-redevances/files/Aides-11/AAP/REGL_AMI_HMUC_2022.pdf
https://aides-redevances.eau-loire-bretagne.fr/files/live/sites/aides-redevances/files/Aides-11/AAP/REGL_AMI_HMUC_2022.pdf
https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Agence/D%c3%a9lib%c3%a9rations/CB%20du%2013-12-2023%20-%20D%c3%a9lib#page=7
https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Agence/D%c3%a9lib%c3%a9rations/CB%20du%2013-12-2023%20-%20D%c3%a9lib#page=7
https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/11e%20programme%20d'interven.1633533652389
https://agence.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/11e%20programme%20d'interven.1633533652389
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/Plan_d'adaptation_Change
https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/files/live/mounts/midas/Donnees-et-documents/Plan_d'adaptation_Change
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https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=44640
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45398
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45444
https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45498
PUBLIÉ
Sommaire
Résumé
Liste des recommandations
Introduction
1 Contenu et portée d?une analyse HMUC
1.1 Les analyses HMUC dans le SDAGE du bassin Loire-Bretagne
1.2 L?importance croissante de la définition de volumes prélevables et de leur répartition entre usages
1.3 Les analyses HMUC sont-elles une originalité du bassin Loire-Bretagne ?
2 Phase 1 : Émergence de la démarche
2.1 Le périmètre géographique de l?analyse HMUC
2.2 Définition coconstruite des attendus de la démarche HMUC
2.2.1 L?expression des besoins et des attendus de la démarche HMUC
2.2.2 La définition des limites de la démarche HMUC : cas de la gestion des sécheresses
2.3 La gouvernance et les compétences nécessaires pour mener à bien une démarche HMUC
2.3.1 La gouvernance à mettre en place pour piloter la démarche
2.3.2 Le rôle de l?État et de ses opérateurs
2.3.3 L?importance de faire appel à des compétences spécialisées dans la concertation
3 Phase 2 : Réalisation d?une analyse HMUC
3.1 Observations sur le contenu
3.1.1 Le volet « H » d?une analyse HMUC : hydrologie ET hydrogéologie
3.1.2 Le volet « M » d?une analyse HMUC : une méthode documentée, des résultats inédits, mais une prise en compte à parfaire de la morphologie des cours d?eau
3.1.3 Le volet « U » d?une analyse HMUC : beaucoup de données à collecter et à estimer pour pallier des lacunes dans les connaissances
3.1.4 Le volet « C » de l?analyse HMUC : l?effectivité de son intégration
3.1.5 Le rapprochement des quatre volets
3.2 Observations sur la méthode de travail
3.2.1 Les conditions de réalisation et de valorisation future
3.2.2 La nécessité de disposer de documents d?une appropriation suffisamment aisée pour permettre des débats éclairés
3.2.3 Examiner la standardisation de quelques points de méthode HMUC
4 Phase 3 : Prise de décisions à l?issue d?une analyse HMUC
4.1 Passer de l?analyse HMUC à la définition d?une stratégie
4.2 Comment préparer une prise de décisions en univers incertain ?
4.2.1 Énoncer et qualifier les incertitudes
4.2.2 Réaliser une analyse multicritère des impacts sur les milieux et les usages de différentes propositions de décisions
4.3 Comment ménager l?avenir ?
4.3.1 Convenir d?objectifs de résultats
4.3.2 Prévoir une amélioration de la connaissance
4.3.3 Ne pas prendre de décision engageant sur une trop longue période
5 Phase 4 : Mise en oeuvre opérationnelle des décisions
5.1 Adaptation locale de certaines dispositions du SDAGE 2022-2027
5.2 Décisions préfectorales pour la gestion structurelle de la ressource
5.2.1 La définition des volumes prélevables et leur répartition entre usages
5.2.2 La délivrance et la mise à jour des prescriptions des autorisations et déclarations de prélèvement, notamment des AUP
5.2.3 Le cas particulier des prélèvements en dehors des périodes de basses eaux pour stockage
5.3 Définition et mise en oeuvre de plans d?actions
5.3.1 Le SAGE
5.3.2 PTGE et contrats territoriaux
5.4 Actions du préfet coordonnateur de bassin
5.5 Prochaine mise à jour du SDAGE
Conclusion
Annexes
Annexe 1. Lettre de mission
Annexe 2. Liste des personnes rencontrées
Contacts nationaux, régionaux et de bassin
Territoire Allier
Territoire Fouzon
Territoire Sarthe amont
Territoire Layon-Aubance-Louets
Territoire Vilaine
Annexe 3. Glossaire des sigles et acronymes
Annexe 4. Appel à manifestation d?intérêt pour réaliser des analyses HMUC
Annexe 5. Monographies des six analyses HMUC examinées
Annexe 5.1. Choix des analyses examinées
Annexe 5.2. L?analyse Allier (Haut-Allier et Allier aval)
Annexe 5.3. L?analyse Fouzon
Annexe 5.4. L?analyse Creuse
Annexe 5.5. L?analyse Sarthe amont
Annexe 5.6. L?analyse Layon-Aubance-Louets
Annexe 5.7. L?analyse Vilaine
Annexe 6. Les analyses HMUC dans le SDAGE Loire-Bretagne
Annexe 7. Volume prélevable dans la gestion équilibrée de la ressource
Annexe 8. Parangonnage avec les bassins Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée
Annexe 9. Place de la restauration de la morphologie des cours d?eau dans la reconquête de leur bon état
Annexe 10. Sommaire de la note de cadrage de l?analyse HMUC pour les deux sous-bassins versants de la Vilaine amont-Chevré et Semnon
Annexe 11. Exemples d?incertitudes à gérer dans une analyse HMUC
Annexe 12. Masses d?eau dont l?état est qualifié de moins que bon pour des raisons liées à la quantité d?eau
Annexe 13. Classement en zone de répartition des eaux
Annexe 14. Remplissage de retenues en dehors de la période de basses eaux
Annexe 15. Collecte et centralisation de l?information relative aux volumes prélevés
Annexe 16. Résolution temporelle des volumes prélevables
Annexe 17. Durée de validité des autorisations de prélèvement
Annexe 18. Références bibliographiques
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