Rapport de jury : examen professionnel de contrôleur des travaux publics de l'Etat, session 2007.

Auteur moral
France. Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire ; France. Ministère de l'équipement. Direction générale du personnel et de l'administration
Auteur secondaire
Résumé
Commentaires et appréciations du jury sur le déroulement des épreuves. En annexe, les annales de l'examen.
Descripteur Urbamet
Descripteur écoplanete
Thème
Administration publique
Texte intégral
MINISTERE DE L'ECOLOGIE, DE L'ÉNERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE Direction générale du personnel et de l'administration Sous-direction du recrutement, des concours et de la formation Bureau du recrutement et des concours RAPPORT DE JURY EXAMEN PROFESSIONNEL DE CONTROLEUR DES TRAVAUX PUBLICS DE L'ETAT Session 2007 Avril 2008 SOMMAIRE RAPPORT GENERAL DU PRESIDENT DE JURY RAPPORTS DE JURY DES EPREUVES ECRITES ET ORALE RAPPORT GENERAL DU PRESIDENT DE JURY M. Jean François TURBIL, Ingénieur en chef des travaux publics de l'Etat, EXAMEN PROFESSIONNEL DE CONTROLEUR DES TRAVAUX PUBLICS DE L'ÉTAT SESSION 2007 I ­ EVOLUTION GENERALE La session 2007 de l'examen professionnel de contrôleur des travaux publics de l'État s'est déroulée selon les conditions et les modalités définies par : le décret n° 88-399 du 21 avril 1988, modifié, relatif au statut particulier du corps des contrôleurs des travaux publics de l'État ; - l'arrêté du 16 décembre 2003 fixant les modalités d'organisation, la nature et le programme des épreuves de l'examen professionnel de contrôleur des travaux publics de l'État. - II ­ LES ÉPREUVES Comme les années précédentes, les épreuves d'admissibilité comprennent une épreuve de compte rendu et une épreuve technique propre à chaque option. L'épreuve de compte rendu comprend deux parties : la première consiste à rendre compte d'une situation déterminée à son supérieur hiérarchique et la seconde est une série de questions. L'épreuve technique comprend elle aussi deux parties : la première partie est une mise en situation, la deuxième consiste à répondre à deux questions au choix sur une série de six questions. L'épreuve d'admission se fait sous forme d'un entretien avec le jury après un exposé du candidat sur sa carrière et ses motivations. En règle générale, les candidats semblent avoir suivi une préparation à ces épreuves. Cela est particulièrement sensible pour l'épreuve d'admission. Statistiques : Le nombre de candidats inscrits au concours (493) est en forte baisse (- 28 % par rapport au dernier concours, - 38 % par rapport à 2004) alors que le nombre de places ouvertes au concours augmente et retrouve à une unité près le niveau de 2004. Il convient en plus de souligner que 40 % des candidats inscrits n'ont pas participé aux épreuves écrites ce qui, in fine, conduit à une très forte baisse du nombre de candidats participant aux épreuves (294 à comparer aux 542 et 690 pour les deux derniers concours). Le ratio de candidats déclarés admissibles reste de l'ordre de 2,5 pour un poste, mais représente désormais plus du tiers du nombre de candidats présents lors des épreuves écrites. Il faut très certainement y voir le résultat des préparations au concours dispensées en CIFP. Pour les deux options confondues, 34 candidats ont été admis en liste principale ; une liste complémentaire de 9 candidats a été établie. Statistiques : ANNEESSPECIALITES POSTES INSCRITS PRESENTS ADMISSIBLES ADMIS ADMIS DOMAINES LP LC 29 720 635 66 29 17 2004 AIT 3 66 53 8 3 5 AIFMP 3 2 2 1 1 0 PBSM TOTAUX 35 788 690 75 33 22 26 595 468 66 26 11 2005 AIT 2 87 71 7 2 3 AIFMP 1 5 3 0 0 0 PBSM TOTAUX 29 687 542 73 28 14 AIT 31 415 245 76 31 7 2007 AIFMP 3 78 45 13 3 2 TOTAUX 34 493 294 89 34 9 III ­ DELIBERATIONS DU JURY Une attention toute particulière a été apportée à l'équité du jugement entre les candidats tant dans la correction des épreuves écrites qu'à l'occasion de l'oral. Les résultats obtenus ont fait l'objet de comparaisons entre jurys d'oraux et le souci d'équité a été permanent de la part de chaque membre des jurys. Le cas des candidats ayant eu une note éliminatoire a été examiné avec une grande attention. IV ­ EXAMEN PAR EPREUVE D'une manière générale, une mise à niveau en français et en orthographe des candidats serait utile à beaucoup d'entre eux. IV.1 ­ COMPTE RENDU AIT : Le niveau général est plutôt faible. Concernant les questions, l'AMO et la LOLF sont totalement méconnues. AIFMP : Comme en AIT, le niveau est faible avec cependant quelques très rares bonnes copies. En règle générale, les candidats justifient mal leurs réponses aux questions. IV.2 ­ EPREUVE TECHNIQUE AIT : D'une manière générale, l'ATESAT est mal connue et les candidats connaissent mal ce qui se fait en dehors de leur structure. La question sur le métré a mis en évidence de graves lacunes. Le code des marchés publics est trop souvent méconnu. Par ailleurs, il conviendrait, lors des formations, de rappeler aux candidats qu'il convient de prendre le temps de bien lire les questions afin d'éviter de répondre de façon erronée. AIFMP : Le sujet a été globalement bien compris. Les candidats doivent veiller à bien gérer leur temps entre les deux parties de l'épreuve. On remarque en effet des réponses parfois laconiques aux questions de la deuxième partie. IV.3 ­ EPREUVE ORALE Le niveau est relativement bon, ce qui traduit une bonne préparation. Quelques candidats font même une prestation d'excellente qualité. Comme les années précédentes, on remarque un manque de culture sur l'ensemble des activités du ministère. Les candidats ont parfois tendance à répondre trop vite aux questions et répondent à côté ; il convient de leur conseiller de prendre le temps de les écouter et de les analyser. On trouve encore trop de présentations stéréotypées apprises par coeur. Il convient que les candidats conservent leur spontanéité et que les préparations les y incitent. Enfin, la motivation des candidats n'est souvent pas explicite, ni convaincante. V ­ CONCLUSIONS L'écrit a pour objectif de sélectionner les meilleurs candidats et l'oral de déceler leur aptitude à accéder à la catégorie B. Si certains candidats ont été excellents, d'autres ont présenté des lacunes importantes et il serait souhaitable qu'ils se préparent mieux aux épreuves. Il est important que les candidats se renseignent sur les différentes activité et que les CIFP les forment en la matière. Une remise à niveau en orthographe et en syntaxe serait aussi nécessaire pour beaucoup de candidats. RAPPORT DE JURY DES EPREUVES ECRITES ET ORALE EPREUVE DE COMPTE RENDU (AIT) ( 3 heures, coefficient 5) De manière générale, le niveau des copies est, dans l'ensemble, plutôt faible. 1- Sur le compte rendu : L'ensemble des copies est assez bien présenté, sans trop de fautes d'orthographe et bien ordonné. Cependant, quelques copies sont difficiles à lire : soit en raison de l'écriture, soit en raison de la présentation. Si la partie "description de la situation" est toujours traitée, elle se résume, dans la plupart des copies, à une "redite" de l'énoncé. Les initiatives et les dispositions prises se limitent à l'alerte des secours alors que la gendarmerie est déjà sur place (25 % des copies), au balisage des lieux (25 %), à la rédaction d'une déclaration d'accident du travail (25 %), à la Îrification des EPI (20 %), à une demande de réconfort - médecin ou aide psychologique ­ (30 %), à l'alerte de la famille du blessé (50 %), du subdivisionnaire (35 %) ou de l'ASP (25 %). Quant aux propositions, elles sont assez rares. Certaines méritent cependant d'être signalées : la mise au rebut et/ou le remplacement du chalumeau (40 %), · le rappel des règles de sécurité (30 %), · la sensibilisation aux produits dangereux (30 %), · la mise en place de procédures, de PSS, ... (25 %). · 2- Les questions L'ensemble des copies est d'un niveau plutôt moyen, voire faible. Concernant la question sur l'ATESAT : 25 % n'ont pas traité ce sujet, moins de 40 % ont évoqué le tableau de classement et le recensement des voies concernées, avec un score un peu meilleur pour les OA, pour lesquels ont été évoqués : - le recensement : 25 % - les visites : 45 % - les propositions : 25 % AMO : 25 % seulement ont donné une bonne définition, 40 % ont confondu avec l'Atesat ou la Moe et 25 % n'ont pas traité le sujet ! DIR : assez bonne définition avec 65 % de dossiers évoquant la décentralisation, les transferts et les RRN. Seulement 25 % évoquent le caractère interdépartemental. LOLF : assez forte méconnaissance de cette question avec plus de 50 % de copies où cette question n'est pas ou mal traitée. Les aspects suivants ont été très peu évoqués : rôle du parlement (10 %), MPA (15 %), BOP (20 %), objectifs (10 %). Préfet : 65 % le définissent comme le représentant de l'État dans le département, responsable de l'action de l'Etat (25 %), de l'application des lois (25 %), de la coordination des services (20 %), avec un rôle de police (10 %) et d'animateur des cellules de crise (20 %). Chaussée souple : mauvaise voire absence de définition dans 50 % des copies, et, généralement, des définitions incomplètes, avec évocation de trafic faible (20 %), de GNT (35%) et de chaussée déformable (30%). EPREUVE DE COMPTE RENDU (AIFMP) ( 3 heures, coefficient 5) Sur l'ensemble des copies, on relève une moyenne de 8,01/20 (8,74 si l'on exclut quatre copies blanches), ce qui est très décevant. Cependant, 3 copies ont obtenu plus de 14 et 6 autres plus de 12 . L'écart type est de 4,04 (3,36 sans les copies blanches). I ­ Le compte rendu : Le sujet porte sur le compte rendu au subdivisionnaire d'une action de réparation d'urgence sur la porte intermédiaire d'une écluse à grand gabarit en période d'étiage, sous fort trafic et étant de plus située à proximité d'un important port fluvial. Le sujet précise que toutes les compétences et toutes les pièces nécessaires sont disponibles au sein du service, le chantier devant être effectué en régie. Il est explicitement demandé aux candidats de : - fournir une chronologie précise des éÎnements, - mentionner les mesures prises pour assurer la sécurité du chantier et un écoulement optimum du trafic, - faire un bilan sommaire des temps de travail des agents ainsi que des commandes passées aux fournisseurs ou prestataires extérieurs, - faire toute suggestion utile à un meilleur traitement de ce type d'incident. Ce sujet a pour but de permettre aux candidats de montrer leur capacité à : - évaluer l'importance des perturbations de la navigation, - concevoir une intervention d'urgence et en lister les principales étapes, - évaluer sommairement les besoins en personnel et en moyens budgétaires, - mentionner diverses mesures de sécurité à prendre en urgence ou à envisager, - faire des propositions pour l'amélioration du service rendu, - distinguer, parmi les données fournies, celles qui doivent être mentionnées dans le récit comme étant des informations et celles que le subdivisionnaire auquel s'adresse le candidat est censé connaître. Enfin, il est important de soigner la présentation des copies quant à l'orthographe et le style qui doivent être corrects et conformes au standard administratif. II - Commentaires sur le compte rendu : Le niveau moyen des récits est faible avec une moyenne de 3,39/8, hors copies blanches. Aucun candidat n'a satisfait à l'ensemble des attentes, ni su passer au-delà des problèmes techniques en incluant, à travers la chronologie, l'ensemble des éÎnements. D'où des erreurs souvent répétées consistant à prendre lui-même toutes les décisions - dont certaines conduisent à l'arrêt du trafic - sans mentionner qu'il en a informé sa hiérarchie. On ne relève pas non plus de réaction forte sur les modalités d'exploitation face à l'avarie de cet ouvrage et aux conditions de trafic délicates décrites dans le sujet. La chronologie des éÎnements n'est pas toujours réaliste : certains candidats ont tendance à régler très rapidement les problèmes, faisant fi, notamment, de toute préparation de chantier. Quant aux bilans demandés, ils sont bien souvent inexistants, incorrects ou noyés dans le corps du texte, obligeant le lecteur à faire son propre récapitulatif. En conséquence, bien peu de ces comptes rendus auraient pu être transmis ou exploités en l'état. III­ Les questions : Les questions posées balayent les sujets prévus au programme. 1) La première question porte sur le rôle et la composition du Comité Local d'Hygiène et de Sécurité. Bien que non demandés explicitement, sont attendus, entre autres, la mention du nom complet de cette instance et de son caractère paritaire. Bien peu de candidats ont songé à préciser qu'il s'agit d'une instance délibérative qui ne lie pas le directeur du service. Aussi, seuls 8 candidats ont obtenu 1/1 à cette question, pour une moyenne globale de 0,45 sur 1 (0,49 hors copies blanches). 2) La deuxième question permet au candidat de montrer ses connaissances en matière de surveillance de chantier, lesquelles peuvent s'aÎrer utiles pour mener une carrière de contrôleur. La simple mention d'un constat d'éÎnement assure au moins 1 des 3 points attribués à cette partie, auquel s'ajoute ½ point si le caractère contradictoire du document est mentionné. Pour le reste, il suffit de citer le référencement à un chantier, la date, le lieu et tous les résultats des mesures (sans calculs) permettant d'évaluer la quantité à prendre en compte pour le règlement de cet imprévu. Ont été pénalisés les candidats qui ont mentionné des éléments qui n'avaient pas à l'être, tels le devis de l'entreprise ou le projet d'avenant pour l'enlèvement de ces blocs. Cinq candidats ont obtenu 3/3, pour une moyenne de 1,09/3 (1,19 hors copies blanches). 3) Pour la troisième question, il s'agit de dire si l'effectif prévu pour réaliser une opération délicate de dégrillage est suffisant. L'important n'est pas, bien sûr, de répondre par oui ou par non mais de savoir justifier sa réponse, ce qui n'a été fait que de façon très partielle, une proportion notable de candidats ne mentionnant pas l'utilité d'avoir au moins un agent à quai pour donner l'alarme en cas de problème. Un seul candidat a obtenu 2/2 pour une moyenne de 0,82/2 (0,90 hors copies blanches). 4) Concernant les équipements de protection individuelle (EPI) à prévoir pour l'opération exposée dans la 3ème question, quelques rares candidats ont pensé à mentionner que le port de bottes par les agents embarqués est à proscrire. Plus nombreux sont ceux qui les recommandent et ils se sont vus pénaliser. On notera que cette question, qui porte sur la sécurité, est la seule où plus de 50 % des points ont été attribués en moyenne (1,01/2 et 1,10 hors copies blanches). 5) Dans la 5ème question, relative à l'environnement, il s'agit « d'identifier les impacts possibles et de proposer des mesures ». La question est ici volontairement imprécise et doit permettre aux candidats de faire preuve de créativité. Les mesures peuvent en effet concerner l'action proprement dite mais aussi l'infrastructure. Quelques candidats ont ainsi proposé la mise en place d'un dégrillage automatique, mais aucune action de caractère général (diagnostic des rejets,...) n'a été proposée. Le service de police des eaux, pourtant concerné, n'a pas été mentionné. Hors copies blanches, la moyenne des notes s'établit à 1,25/3. 6) Enfin, 1 point était attribué à ceux qui mentionnaient que les dépenses liées à ce dégrillage d'urgence relevaient de la classe 6 (le mot « classe » figurait explicitement dans la question). En guise de justification, il suffisait d'indiquer qu'il s'agissait de travaux d'entretien (il était bon d'ajouter « curatif ») destinés à maintenir l'ouvrage en état de fonctionner et/ou n'ayant pas d'influence sur la valeur patrimoniale de l'infrastructure. Une dizaine de candidats a pu obtenir 1/1, pour une moyenne de 0,42 (hors copies blanches). IV - Conseils aux candidats Il est important de lire le sujet attentivement afin de répondre, au moins, à toutes les demandes explicitement formulées. Par ailleurs, une rédaction correcte des réponses est attendue des candidats. Ces aspects ne figuraient pas au barème mais ils ne doivent pas pour autant être négligés : un rapport illisible, même s'il contient de bonnes idées, ne peut obtenir une note correcte faute de pouvoir être lu. On note encore des confusions entre le participe passé d'un verbe et son infinitif, ainsi que quelques phrases dénuées de sens. Pour le compte rendu, le candidat doit se mettre en situation réelle et faire comme s'il écrivait un rapport à son subdivisionnaire. Il est donc superflu de lui mentionner, comme s'il les ignorait, la présence d'un port ou l'existence de restrictions de navigation liées à l'étiage. Par contre, pour le compte rendu comme pour les questions, il ne faut pas hésiter à mentionner toutes les précautions prises ou à prendre, même les plus évidentes, concernant la sécurité, la préservation du domaine, l'environnement, l'information des usagers,... ou tout autre domaine où le service peut avoir à justifier de son action. Enfin, il convient de relire sa copie avant de la rendre. EPREUVE TECHNIQUE (AIT) ( 4 heures, coefficient 8) Depuis 2004, cette épreuve comporte deux parties : la première, qui est un sujet d'ordre général (mise en situation), et la deuxième, qui consiste à répondre à deux questions uniquement, au choix, sur une série de six questions. Dans l'ensemble, les candidats ont bien intégré cette nouvelle structure de l'épreuve et si quelques-uns ont traité plus de deux questions (voire les six), la plupart ont compris que ces questions étaient importantes en terme de notation (8/20 pour le sujet, 12/20 pour les deux questions). Certains ont même fait le choix de traiter ces questions avant le sujet de la première partie. I ­ La première partie : le sujet L'objectif du sujet est de permettre aux candidats de montrer leur compétence et leur savoirfaire dans les divers domaines d'intervention d'un contrôleur de travaux. Si des connaissances de base sont bien sûr nécessaires, il est largement fait appel à la capacité d'analyse, au raisonnement, à la perspicacité ou même au simple bon sens des candidats. Cette première partie du sujet comporte cinq questions : 1 ­ L'ingénierie publique et les missions d'une DDE : Un tiers environ des candidats a quelques connaissances sommaires dans ce domaine, mais la sécurité, la prévention des risques, l'IAT sont ignorées ainsi que les missions dans les domaines de l'urbanisme et même de l'ATESAT. La connaissance se limite assez souvent à celle de la subdivision et parfois même, seulement, au centre d'exploitation dans lequel le candidat travaille. 2 ­ L'utilité d'un carrefour giratoire : Il ne s'agit pas de réciter un cours sur le giratoire, mais d'analyser le site et d'indiquer, dans ce cas concret, les raisons qui ont conduit à réaliser ce type de carrefour. Il ne faut pas non plus énoncer les avantages et les inconÎnients d'un giratoire, de manière générale, mais les énoncer précisément sous l'angle de la sécurité dès lors que c'est ce qui est expressément demandé. Très peu de bonnes réponses ont été faites. 3 ­ L'élimination des déchets : Un document, fourni avec le sujet, donne la classification des déchets. Un tel document est un outil de travail et non la réponse à la question posée qu'il suffit de recopier tel quel, comme l'ont fait de nombreux candidats. L'un d'entre eux s'est même plaint de ne pas trouver un déchet dans la liste et a indiqué que, pour cette raison, il ne pouvait pas le classer ! Concernant le recyclage, il ne suffit pas de dire si le déchet l'est ou non, puisque cela est indiqué dans le document fourni, mais de quelle manière il est recyclable. 4 ­ La question, assez technique, sur un matériau enrobé (BBME) a été, d'une manière générale, correctement traitée. 5 ­ Le métré : Bien que cela concerne une tâche essentielle pour le règlement des travaux et donc primordiale pour un futur contrôleur des travaux publics de l'Etat, cette question est pourtant, de façon récurrente, la plus mal traitée, tout particulièrement cette année. Moins de 2 % des candidats ont fournis un métré à peu près correct et 40 % des candidats n'ont même pas essayé de traiter cette question. Les erreurs sont de tous ordres : mauvaise compréhension du dessin, erreur de saisie des mesures, de méthode, de calculs ou encore l'absence de contrôle des ordres de grandeur. Au-delà du calcul en lui-même, l'épreuve d'avant-métré est un excellent test pour évaluer les qualités d'ordre et de méthode des candidats. Or, la présentation, qui est essentielle pour la réussite de cette épreuve, est très généralement bâclée, les calculs sont disposés n'importe comment et la page est indéchiffrable. Cela ne peut conduire en aucun cas à des résultats corrects. Les candidats doivent prendre conscience que sans un avant-métré satisfaisant, ils n'ont que peu de chances de franchir la barre de la moyenne. II- La deuxième partie : les questions Concernant les six questions proposées au choix des candidats, elles balayent des domaines variés. Cela permet à chaque candidat de trouver les domaines dans lesquels il est le plus à l'aise, ceux-ci étant généralement les domaines dans lesquels il exerce ses fonctions. En revanche, ces questions, qui sont importantes en terme de notation (6 points sur 20 par question), exigent de solides compétences dans le domaine concerné, ce qui est parfois loin d'être le cas. Les questions 1 et 6 concernent respectivement la réorganisation des services et les techniques de la route. Elles ont été choisies par la moitié des candidats. L'autre moitié des candidats se partage en parts égales entre les questions 2, 4 et 5, traitant respectivement de l'établissement d'un dessin, des contrôles de laboratoire et d'assainissement. La question 3 relative à la gestion des marchés a été très rarement choisie. 1 ­ La réorganisation des services : Malgré une connaissance très moyenne des missions confiées aux quatre entités issues de la décentralisation/réorganisation des services, c'est la question qui a été la mieux traitée. 2 ­ Le dessin concernant la coupe en travers d'une chaussée à élargir : Ce dessin, qui impliquait des calculs de cotes, a été décevant. Un seul candidat a fourni les bonnes réponses. Comme pour l'avant-métré, les candidats ne savent pas conduire des calculs élémentaires. 3 ­ La gestion des marchés : Cette question, qui a été choisie par peu de candidats, a donné des résultats catastrophiques. Il semblerait, à la lecture des réponses, que l'avenant soit le remède universel, la solution à tous les problèmes rencontrés au cours de l'exécution d'un marché. 4 ­ La question relative aux contrôles de laboratoire : Cette question a été, dans l'ensemble, assez bien traitée. Quelques candidats auraient dû s'engager en disant clairement s'ils acceptaient ou non le matériau proposé. 5 ­ Concernant l'assainissement : Les résultats sont mitigés, les erreurs provenant du choix d'un diamètre de canalisation immédiatement inférieur (donc insuffisant) ou de la confusion entre diamètres intérieur et extérieur. D'une manière générale, on note l'indigence, voire l'absence d'argumentaire, pour justifier les solutions proposées. Les candidats doivent s'efforcer de présenter un raisonnement qui, à partir des données ou des hypothèses de départ, enchaîne les propositions qui conduisent à une conclusion irréfutable, celle-ci étant la solution proposée. 6 ­ La question relative à la technique routière : Domaine traditionnel des contrôleurs de travaux et de ce fait choisie par la majorité des candidats, cette question a pourtant été très décevante. Un quart environ des copies atteignent ou dépassent la moyenne. Les connaissances sont superficielles et certaines erreurs graves ont pu être notées. Concernant la forme des réponses, de gros progrès sont nécessaires en matière de présentation, de rédaction, de syntaxe et d'orthographe. Ce dernier domaine est catastrophique et se dégrade d'année en année. L'orthographe de certains mots est telle qu'ils sont incompréhensibles à la première lecture. Une mise à niveau en français est absolument nécessaire pour beaucoup de candidats. La maîtrise du français paraît indispensable pour quelqu'un prétendant accéder à la catégorie B. En conclusion, de bien meilleurs résultats pourraient être obtenus si les candidats prenaient la peine de bien lire les questions afin d'en saisir le sens précis et d'en analyser les divers aspects, puis se mettaient en situation afin de saisir la réalité concrète dans laquelle le sujet les entraîne. En outre, les candidats devraient s'intéresser davantage à leur milieu professionnel de manière à acquérir une culture de base technique et administrative. Pour tous, une formation en matière de métré s'impose, et, pour certains, il paraît nécessaire d'apprendre à s'exprimer correctement en français et, corrélativement, d'en avoir une meilleure compréhension. EPREUVE TECHNIQUE ( AIFMP) ( 4 heures, coefficient 8) 1 ­ Analyse du sujet Le sujet proposé était composé de deux parties : - l'examen d'un projet technique, - le choix de 2 questions à traiter, parmi 6 questions de technologies et de conditions d'exercice. a) Le projet technique : Celui-ci concerne une opération de protection de pile de pont sur une voie d'eau navigable, gérée par Voies Navigables de France. Il traite des aspects suivants : 1) L'aspect technique : - - - sur les solutions techniques de protection de la pile, sur les éléments nécessaires au dimensionnement d'un pieu sur une voie d'eau, sur les missions d'entretien d'une voie d'eau. 2) L'aspect réglementaire, avec, notamment, la lecture de documents en annexe : sur la réalisation de travaux sur le domaine public fluvial (application du Code de l'Environnement et de la loi sur l'eau), · sur le code des marchés (prix nouveau, avenant). · 3) La connaissance du métier de contrôleur, notamment les différentes missions d'un contrôleur, d'amont jusqu'en aval d'une opération. 4) Les connaissances généralistes sur les services : · sur les missions de VNF, · sur les missions des unités d'un service. b) Les questions de technologie et de conditions d'exercice : Elles portent sur les thèmes suivants : - le rôle et les missions d'un contrôleur, - les connaissances générales sur une opération (les intervenants, les documents réalisés, les partenaires), - la procédure d'un marché (phases et documents produits) et les opérations préalables aux travaux, - les barrages sur voie d'eau fluviale (conditions de construction, fonctionnement), - le domaine public maritime, ses occupations et les différents rôles d'un service maritime (Assistant à Maîtrise d'Ouvrage, Maîtrise d'oeuvre, régalien...), - les opérations d'entretien d'une voie d'eau, - la mise en place et la protection d'un rideau de palplanches en zone portuaire. Le projet technique, sous des "traits" plutôt fluviaux, traite de notions couramment abordées en maritime, à savoir la mise en place de pieux, la loi sur l'eau, les constats, l'avenant et le métré. Il semble donc que ce projet technique peut être aussi bien réalisé par des candidats PM que par des candidats VN. Les questions de technologie et de conditions d'exercice permettent à chacun des candidats de pouvoir retrouver son domaine de prédilection (VN : questions 3 et 6, PM : questions 1 et 4, les questions 5 et 2 étant plutôt généralistes). 2 ­ Typologie des erreurs, lacunes ou défauts a ­ sur le fond du sujet : Le sujet semble avoir été globalement compris, celui-ci ne présentant pas de difficultés particulières. A chaque question, sur l'ensemble des copies, une réponse correcte a été formulée, ce qui montre que toutes les questions étaient accessibles. Les thèmes fluviaux ont été largement préférés aux thèmes maritimes, avec 49 réponses aux questions II-3 et II-6, pour 12 réponses aux questions II-1 et II-4, avec 19 candidats pour les questions II-2 et II-5. Certains candidats ont eu une mauvaise gestion du temps, qui s'est traduit par l'absence de réponse ou des réponses limitées pour l'une voire les deux questions de la partie II. Dans la seconde partie (II), le traitement de deux questions, au choix, sur les 6 proposées, a pratiquement été respecté par tous les candidats, un seul candidat ayant répondu aux six questions. Seules les deux premières ont été corrigées. b ­ sur la forme (présentation, orthographe) : Il est à noter que sur l'examen du projet technique et sur les deux questions de technologie et de conditions d'exercice, un quota de points est affecté à l'orthographe, à l'expression et à la présentation (2 points sur 20). De nombreuses copies présentent un nombre important de fautes d'orthographe, avec une qualité rédactionnelle médiocre. Cependant, en général, une attention plus importante est portée à la présentation. Toutefois, certaines copies n'ont ni la qualité orthographique, ni la qualité rédactionnelle et de présentation suffisantes et perdent ainsi ces 2 points. Elles ne sont alors notées que sur 18 points. c ­ sur la technique de l'épreuve : Dans la première partie (I), compte tenu du nombre important de questions posées, des réponses simples et concises étaient attendues. De plus, il est nécessaire de répondre à la question posée. A la question "expliquer sommairement", il est inutile de s'étendre ou de se disperser. Il faut cependant ne pas se contenter de citer, mais expliquer en quelques mots. A la question "quelles sont les différentes tâches?", il faut les citer, mais il est inutile de les décrire précisément. Les candidats se sont donc parfois trop étendus sur certaines questions de la première partie, au détriment probablement de la seconde. Dans les métrés à réaliser, des points ont été attribués lorsque le raisonnement était logique et clair. Il est donc important de développer, a minima, ses calculs pour pouvoir bénéficier de ces points. De nombreux candidats n'ont pas traité cette question ou l'ont fait, mais en commettant des erreurs sur des calculs faciles. Dans les questions réglementaires, rares sont ceux qui ont répondu à l'ensemble des questions, avec la précision requise. Cela démontre un manque de connaissances dans ces domaines. La seconde partie nécessite, pour la plupart des questions, des développements et des explications. Ce développement figure dans l'intitulé des questions ("Expliquer, décrire précisément, définir..."). Il est donc important de lire attentivement les questions, d'une part, pour y répondre et d'autre part, pour faire le bon choix parmi les 6 interrogations. La moyenne des notes est de 7,89 sur 20, avec les extrêmes suivantes : 1 et 14,5 sur 20. Moyenne - Nombre de candidats 12 10 8 6 4 2 0 [0 , 2[ [2 , 4[ [4 , 6[ [6 , 8[ [8 , 10[ [10 , 12[ [12 , 14[ [14 , 16[ [16 , 18[ [18 , 20] 3 ­ Typologie des qualités ayant permis d'avoir une bonne note répondre à la question posée, de façon développée lorsque la question le demande, de façon concise et claire dans les autres cas, · montrer à bon escient ses connaissances et ne pas les "étaler" sur une question ne le nécessitant pas, entraînant souvent une mauvaise gestion du temps, · rédiger correctement du point de vue de l'orthographe, de la grammaire et de la richesse de vocabulaire, · présenter ses réponses clairement et de façon aérée, en reprenant la numérotation des questions du sujet, pour rendre la lecture plus agréable au correcteur. · 4 ­ Conseil aux candidats et aux formateurs Amené à effectuer des tâches administratives et à instruire des procédures, le candidat doit : posséder un minimum de connaissances dans les domaines réglementaires (loi sur l'eau, règlement du DPF et du DPM, code des marchés publics....), - être familiarisé avec la lecture de tels textes, pour en tirer l'information nécessaire, - améliorer sa qualité rédactionnelle (orthographe, grammaire et présentation). - Pour être efficace dans ses réponses et récolter le maximum de points, le candidat doit : - améliorer sa lecture des questions et donc du sujet, pour choisir (notamment en partie II) les questions pour lesquelles ses connaissances sont suffisamment étoffées pour y répondre, - se rappeler du nombre de points attribués à chaque question et donc de l'importance des deux questions de la partie II, notées sur 12 points, et par conséquent ne pas « s'étaler » sur la partie I, - gérer au mieux son temps, en répartissant celui-ci en fonction du nombre de points attribués aux questions. EPREUVE ORALE ( 30 minutes, coefficient 5) Afin de garantir un traitement équitable entre les candidats, une professionnalisation a été organisée. Celle-ci a été appréciée par le jury et a permis de fournir aux examinateurs les outils nécessaires à cette évaluation, communs à l'ensemble des candidats. I ­ Rapport du sous-jury n°1 : 45 candidats ont été interrogés par le sous-jury n° 1. Le niveau des candidats est plutôt bon (26 candidats ont obtenu une note supérieure à 10/20). Quelques rares candidats ont même réalisés des prestations exemplaires. Ces derniers ont démontré un certain nombre de qualités et d'aptitudes telles que : - un esprit de synthèse et de grandes qualités de communication ; - un grand intérêt pour le ministère et une culture générale riche ; - la capacité à conduire un projet professionnel à court et moyen terme ; - une hauteur de vue et une prise de recul avec un esprit critique ; - de grandes capacités d'analyse et de prise de décision. Concernant le déroulement des entretiens : L'oral permet au jury d'approfondir les personnalités des candidats et de s'assurer de leurs capacités à assumer le rôle de contrôleur des TPE. a) Présentation de la carrière et motivations : Deux principaux types de présentation ont été obserÎs : - les présentations synthétique et chronologique, avec une description de l'environnement de travail, des tâches principales, des acquis, et des raisons des changements ; - les présentations descriptives personnelles, comprenant une description de l'environnement de travail et des tâches. Les motivations à passer au grade de contrôleur des TPE ne sont pratiquement pas citées par les candidats dans leur exposé préliminaire. Lorsqu'elles le sont, les motivations les plus souvent citées sont : - l'envie de prendre des responsabilités, - les perspectives d'évolution de carrière, - un poste plus intéressant, - une plus grande autonomie. Les candidats ont souvent des difficultés pour définir plus précisément certaines notions, en particulier de management et de positionnement dans la chaîne hiérarchique. b) Élargissement à la connaissance de leur environnement professionnel et des missions du ministère : Les questions posées, pouvaient être, par exemple : Que savez-vous de la décentralisation, et notamment pour les routes ? Quels impacts sur les organisations locales du ministère ? Que savez-vous des politiques portées par le ministère ? Que savez-vous des rapprochements des services de l'Etat et plus particulièrement de la fusion DDAF-DDE ? Citez des exemples de prise en compte du développement durable dans votre activité ainsi que des enjeux sur votre territoire ? Que savez-vous du Grenelle de l'environnement ? Les candidats ont des idées générales. Quelques-uns ont des idées claires et un avis personnel. Mais, bien souvent, leur culture manque de fond, de hauteur de vue et d'avis critique. Certains candidats se sont limités à l'impact sur leur seul service, voire leur unité. c) Les mises en situation : Ces mises en situation ont confirmé l'hétérogénéité des candidats. Elles ont permis à certains candidats, placés devant un cas concret, de confirmer les qualités qu'ils avaient démontrées au préalable. Par ailleurs, certains candidats, moins à l'aise en première partie d'oral, ont pu exprimer leur pragmatisme et leur bon sens. Elles ont, cependant, montré les limites de certains candidats, dans l'analyse d'un problème, dans l'ébauche de solutions, et dans leur capacité d'écoute et d'à-propos lors du questionnement. Les candidats ont encore trop souvent tendance à ne pas intégrer complètement le contexte, les enjeux et leur positionnement hiérarchique. Souvent, les candidats n'ont pas de méthode rationnelle de résolution de problème. L'argumentation est souvent légère. Les points principaux que l'on peut retenir de ces oraux : Les trois séquences de l'entretien sont complémentaires et permettent de juger l'expérience engrangée par le candidat, sa stratégie professionnelle, sa culture du ministère et enfin, sa capacité d'analyse et de réaction devant un problème choisi en cours d'entretien. Quelques rares candidats de grande qualité ont montré un esprit d'analyse et de conviction tout au long de l'entretien. La prestation de quelques candidats, n'ayant pas, de toute évidence, le niveau requis, s'est soldée par une note éliminatoire. Conseils aux candidats : Il est important de : - présenter sa propre expérience, replacée dans son contexte (service, hiérarchie) ; - présenter ses choix de carrière (tout choix est justifiable) ; - savoir dire « j'ai fait », seul, ou avec, ou sous la responsabilité de ; - être capable d'exprimer sa motivation ; - se tenir au courant de l'actualité, travailler son ouverture d'esprit sur son environnement professionnel ; - savoir écouter pour mieux répondre ; - savoir se projeter en tant que contrôleur des TPE ; - savoir faire part de son regard critique ; - aller voir ses collègues pour savoir ce que fait le ministère dans tel ou tel domaine. Cependant, connaître les évolutions en cours au sein du ministère ne suffit pas car cela équivaut à du bachotage de dernière minute. Il faut donc avoir de la curiosité. II ­ Rapport du sous-jury n° 2 : 44 candidats ont été auditionnés par le sous-jury n° 2. Le découpage en 3 temps (carrière, approfondissement sur l'expérience du candidat et connaissance du ministère, motivation du candidat, mise en situation) appelle les remarques suivantes : Le déroulement de l'entretien : a) Présentation de la carrière et motivations : En ce qui concerne la présentation de la carrière du candidat, le sous-jury a releÎ quatre cas très différents. Les candidats étaient pour la plupart des agents d'exploitation (AE), des chefs d'équipe d'exploitation (CEE), des chefs d'équipe d'exploitation principaux (CEEP) ou des dessinateurs. Les présentations faites par les candidats de leur parcours professionnel sont, dans l'ensemble, bien structurées et reflètent la qualité de l'aide apportée aux candidats par les CIFP ou les DDE pour la préparation de cette épreuve. Certains candidats ont présenté, dans le déroulement de leur carrière professionnelle, un parcours réalisé en entreprise priÎe avant d'accéder à la fonction publique. Ils ont en général mis en valeur ce parcours enrichissant. Certains n'ont toutefois pas su valoriser cette expérience et voient dans la fonction publique la stabilité de leur emploi. Très peu de candidats justifient leur motivation par le fait qu'ils estiment occuper actuellement un poste de niveau B, et ceux qui l'ont fait, l'ont fait lourdement. Par ailleurs, certains de ces agents occupent réellement des fonctions de catégorie B, mais n'ont pas su le dire. 50 % des agents donnent une image positive de leur service. Les candidats évoquent en général le souhait d'évoluer dans les missions qui leur sont confiées et d'acquérir plus de responsabilités. Quelques candidats ne montrent cependant pas leur motivation à devenir contrôleur, ni même l'envie d'évoluer, en considérant simplement l'évolution (logique dans leur esprit) de leur carrière, du fait de la qualité de leur travail des années passées, sur des postes de CEE, ou de CEEP ou de leur secteur d'intervention (ATESAT). La motivation des candidats est souvent peu convaincante, certains d'entre-eux estiment leur promotion comme un dû et une reconnaissance de leurs bons et loyaux services. Quelques candidats ont néanmoins réÎlé un potentiel important au cours de leur entretien avec les membres du jury. b) Élargissement à la connaissance de leur environnement professionnel et des missions du ministère : Les agents exerçant des fonctions en ingénierie publique (surveillant de chantier, ATESAT,...) ont bien souvent une ouverture d'esprit plus marquée que ceux exerçant en exploitation ou en entretien de la route. Cependant, l'ensemble des candidats a des difficultés à s'ouvrir sur les autres activités du ministère, en raison de leur affectation en service routier (DIR, mise à disposition du Conseil Général). Ils présentent peu d'intérêt pour les autres missions des DDE (ADS, Ingénierie d'appui territorial, contrôles, etc...). Certains candidats sont encore venus sans consulter le site internet du ministère. L'intranet, qui est l'outil idéal pour suivre et compléter sa culture du ministère n'est, selon le jury, pas utilisé par les candidats. C'est une des recommandations qui pourraient être rappelées aux futurs candidats préparant le concours. c) Les mises en situation : A l'issue de ces mises en situation, le jury a pu constater que les candidats sont aptes à réaliser une bonne analyse, une bonne communication mais manquent de propositions et de fermeté. Par ailleurs, la majorité des candidats a su montrer qu'elle savait se situer sur la chaîne hiérarchique. Trop peu de candidats ont reformulé d'eux-mêmes la mise en situation, ce qui permet de constater leur capacité de compréhension ou d'appropriation du sujet, d'analyse, de recul et de gestion du temps. A contrario, une majorité se lance dans un argumentaire présentant une solution immédiate et se trouve déstabilisée lorsqu'on approfondit la mise en situation par une seconde question ou par une constatation. Fréquemment, le mot "sanction" apparaît dans le discours des candidats, et ce, dès qu'une situation nécessite l'exercice de leur autorité hiérarchique. Mais les candidats oublient alors, dans l'instant, d'en référer à leur propre hiérarchie. Très peu de candidats évoquent la possibilité de demander conseil à d'autres collègues contrôleurs avant de donner suite à la mise en situation proposée. Observations sur la préparation des candidats : De nombreux candidats ont préparé l'entretien avec le jury et proposent de réciter la présentation de leur carrière avec en point final leur motivation. Ce mode de présentation uniforme ne met pas suffisamment en valeur le candidat et peut le desservir. Il est bien regrettable d'observer un manque de connaissance du ministère, au moment même de présenter un concours interne.

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