Rapport de jury : concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs à l'ENTPE, l'ENSG, l'ENTM, l'ENSTIMD, l'ENM, session 2007.

Auteur moral
France. Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire ; France. Ministère de l'équipement. Direction générale du personnel et de l'administration
Auteur secondaire
Résumé
Commentaires et appréciations du président du jury sur le déroulement des épreuves. En annexe, les annales du concours.
Descripteur Urbamet
concours ; recrutement
Descripteur écoplanete
Thème
Administration publique
Texte intégral
MINISTERE DE L'ECOLOGIE, DE L'ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE Direction générale du personnel et de l'administration Service du Personnel Sous-direction du recrutement, des concours et de la formation Bureau du recrutement et des concours DGPA/SP/RCF2 RAPPORT DE JURY CONCOURS EXTERNE POUR LE RECRUTEMENT D'ELEVES INGENIEURS A : · · · · · L'Ecole Nationale des Travaux Publics de l'Etat (ENTPE) L'Ecole Nationale des Sciences Géographiques (ENSG) L'Ecole Nationale des Travaux Maritimes (ENTM) L'Ecole Nationale Supérieure des Techniques Industrielles et des Mines de Douai (ENSTIMD) L'Ecole Nationale de la Météorologie (ENM) Session 2007 Mai 2008 Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 1 sur 52 SOMMAIRE RAPPORT GÉNÉRAL.................................................................................. Rapport du président du jury.......................................................................... Organisation des épreuves.............................................................................. 3 4 8 ÉPREUVES ORALES.................................................................................... Interrogation de mathématiques..................................................................... Interrogation de physique............................................................................... Interrogation de sciences industrielles........................................................... Interrogation de français................................................................................. Interrogation de langues vivantes................................................................... · Anglais........................................................................................... · Allemand........................................................................................ · Arabe.............................................................................................. · Espagnol......................................................................................... · Italien............................................................................................. · Russe.............................................................................................. 12 13 21 29 33 35 35 37 40 41 43 44 STATISTIQUES............................................................................................. PROVENANCE DES ÉLÈVES.................................................................... 45 48 INTEGRATION DANS LES ECOLES....................................................... 50 Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 2 sur 52 RAPPORT GÉNÉRAL DU PRESIDENT DE JURY Pierre-Yves DONJON de SAINT MARTIN Ingénieur Général des Ponts et Chaussées Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 3 sur 52 En 2007, les cinq écoles participant à ce concours commun ont offert 213 postes aux étudiants français et ressortissants européens (172 fonctionnaires + 41 civils) et 3 aux étudiants étrangers, répartis suivant les indications du tableau ci-dessous. 125 (fonctionnaires) 39 (civils) 3 (étrangers) 12 (fonctionnaires) 4 (fonctionnaires) Ecole Nationale des Travaux Publics de l'Etat Ecole Nationale des Sciences Géographiques Ecole Nationale des Travaux Maritimes Ecole Nationale Supérieure des Techniques Industrielles et des Mines de Douai Ecole Nationale de la Météorologie 26 (fonctionnaires) 5 (fonctionnaires) 2 (civils) Les futurs fonctionnaires ont, pendant leur scolarité, la qualité d'élèves ingénieurs pendant une durée de deux ans puis d'ingénieurs des travaux publics de l'Etat stagiaires lors de la 3ème année. Ils perçoivent un traitement et ne paient aucun droit de scolarité. En contrepartie, ils s'engagent à servir l'Etat en qualité de fonctionnaire pendant une durée de huit ans à compter de la date de titularisation dans le corps des ingénieurs des travaux publics de l'Etat. Les élèves civils ont un statut analogue à celui de la majorité des élèves des autres écoles d'ingénieurs (à savoir, pas d'obligation envers l'Etat, pas de rémunération). Les uns et les autres suivent la même scolarité, qui se déroule sur 3 années et qui est sanctionnée par un diplôme d'ingénieur, reconnu par l'Education Nationale. Le recrutement 2007 s'est effectué pour les filières MP, PC, PSI, TSI et BCPST. Pour les épreuves de la filière TSI, il a été fait appel aux épreuves écrites et orales de la banque d'épreuves du service des concours communs polytechniques. En ce qui concerne la filière BCPST, les épreuves écrites et orales ont été organisées par la banque d'épreuves G2E (géologie, eau et environnement). L'épreuve TIPE (travaux d'initiative personnelle encadrés) comprise dans les épreuves orales fait appel à une banque commune (banque TIPE) pour le concours commun Mines Ponts, le concours Centrale Supélec et les concours communs polytechniques. Cette épreuve est organisée par la banque d'épreuve G2E pour la filière BCPST. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 4 sur 52 RESULTATS Les épreuves écrites ont été organisées les 18, 19 et 20 avril 2007 dans 33 villes. La liste générale des centres d'examen figure au chapitre "organisation des épreuves". Le nombre total des inscrits au concours commun TPE s'est éleÎ à 9 549 (dont 677 BCPST). On constate une augmentation de 285 candidats par rapport à la session précédente (2006 : 9 264). 9 034 candidats (dont 646 BCPST) ont participé à la totalité des épreuves écrites. Le pourcentage de présence s'est éleÎ à 94,61 %, soit une diminution de 0,24 % par rapport à 2006. Les épreuves orales relatives aux filières MP, PC et PSI ont été organisées du 20 juin au 11 juillet 2007, au Foyer de l'Arche sur le site de LA DEFENSE (92). Pour l'ensemble des filières, le jury a déclaré 3 399 candidats admissibles (dont 445 BCPST) puis, à l'issue des épreuves orales, il a décidé de retenir sur listes principale et complémentaire 1963 candidats (dont 282 BCPST). 1 - Les filières MP - PC - PSI Candidats français(es) et ressortissants de l'union européenne L'admissibilité La répartition des présents (7 280) entre les différentes filières a été de 33,87 % pour la filière MP, 32,06 % pour la filière PC et 34,07 % pour la filière PSI. Les 2 687 candidats admissibles pour les filières MP, PC et PSI se répartissent comme suit : 1 011 pour la filière MP (barre d'admissibilité : 352), 853 pour la filière PC (barre d'admissibilité: 350), 823 pour la filière PSI (barre d'admissibilité: 360). Les épreuves orales 1 731 candidats (MP, PC, PSI) se sont présentés aux épreuves orales (dont 48 qui ne se sont pas présentés à toutes les épreuves), soit 60,76 % des 2 849 candidats déclarés admissibles, ce qui représente une augmentation de 1,74 % par rapport à l'année 2006. La filière PC a enregistré le taux le plus éleÎ d'absentéisme (41,13 %) à une ou plusieurs épreuves, contre 38,37 % pour la filière MP et 38,42 % pour la filière PC. On trouvera dans ce volume la synthèse des observations présentées par les examinateurs. On ne peut que conseiller aux candidats de mieux utiliser leur temps de préparation pour réfléchir à l'énoncé et à la méthode employée, plus qu'aux détails de calculs et de faire preuve d'une capacité réelle à s'exprimer, à argumenter et à défendre leurs idées, le cas échéant. Il est utile de rappeler que les épreuves scientifiques portent sur les programmes définis par le ministre chargé de l'éducation nationale pour l'année en cours en deuxième année préparatoire, et pour l'année précédente en première année préparatoire. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 5 sur 52 A l'issue des épreuves orales, les 1 568 candidats retenus par le jury pour ces filières se répartissent comme suit : 607 en filière MP (barre d'admission : 949), 477 en filière PC (barre d'admission : 939), 484 en filière PSI (barre d'admission : 950). Candidats étrangers Les "barres" concernant les candidats étrangers ont été placées au même niveau que pour les candidats français et ressortissants européens, à l'issue des épreuves écrites et orales. Sur les 824 candidats inscrits, 692 se sont présentés aux épreuves écrites : · 162 ont été déclarés admissibles, · et 61 classés (3 sur liste principale et 58 sur liste complémentaire). 2 - La filière TSI Les épreuves de la filière TSI n'ont pas été organisées par le ministère chargé de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire. Les candidats de cette filière ont subi les épreuves de la banque filière TSI organisées par le service des concours communs polytechniques à Toulouse. Le nombre d'inscrits s'élevait à 420. Le nombre de candidats présents était de 416. Le jury du concours commun a fixé les "barres" d'admissibilité à 500 et d'admission à 1165 : 105 candidats ont été déclarés admissibles et 52 ont été classés (6 sur liste principale et 46 sur liste complémentaire). 3 ­ La filière BCPST Les épreuves de la filières BCPST ont été organisées par la banque d'épreuve G2E. 677 candidats se sont inscrits. 646 se sont présentés aux épreuves écrites, 445 ont été déclarés admissibles et 282 ont été classés. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 6 sur 52 L'intégration à l'ENTPE Nombre de candidats Inscrits Présents Admissibles 2004 (MP-PC-PSI-TSIBCPST) 2005 (MP-PC-PSI-TSIBCPST) 8819 dont 617 BCPST 8353 dont 601 BCPST 3278 dont 445 BCPST 1790 dont 333 BCPST Fonct. 135 dont 9 BCPST Civils 32 2006 (MP-PC-PSI-TSIBCPST) 2007 (MP-PC-PSI-TSIBCPST) 7744 dont 558 BCPST 7416 dont 548 BCPST 3153 dont 359 BCPST 1608 dont 175 BCPST Fonct. Civils 30 9264 dont 679 BCPST 8743 dont 663 BCPST 3116 dont 353 BCPST 1697 dont 166 BCPST Fonct. 100 dont 10 BCPST MP 49 PC 45 PSI 13 TSI 12 BCPST 12 9 549 dont 677 BCPST 9 034 dont 646 BCPST 3 399 dont 445 BCPST 1 963 dont 282 BCPST Fonct. 125 dont 11 BCPST Civils 42 Classés Civils 48 Entrés 135 Rang du premier entré par filière MP 39 PC 9 PSI 29 TSI 8 BCPST 11 MP 586 PC 275 PSI 343 MP 40 PC 23 PSI 16 TSI 18 BCPST 7 MP 78 PC 123 PSI 125 MP 388 PC 113 PSI 133 MP 104 299 MP PC 45 112 PC PSI 43 263 PSI TSI 7 BCPST168 BCPST 3 Rang du dernier entré par filière MP 467 PC 227 PSI 274 TSI 38 BCPST 69 MP 586 PC 275 PSI 343 MP 421 PC 354 PSI 270 TSI 32 BCPST 90 MP 545 PC 394 PSI 381 MP 399 PC 273 PSI 230 TSI 50 BCPST 95 MP 514 PC 436 PSI 416 MP 528 MP 580 PC 341 PC 371 PSI 352 PSI 458 TSI 43 257BCPST BCPST 87 Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 7 sur 52 ORGANISATION DES ÉPREUVES Le concours d'entrée comporte : - des épreuves écrites d'admissibilité, - des épreuves orales d'admission. L'arrêté interministériel du 25 novembre 2005 modifié fixe comme suit les épreuves du concours : EPREUVES ECRITES D'ADMISSIBILITE Filières MP, PC, PSI NATURE DE L'EPREUVE Première épreuve de mathématiques Deuxième épreuve de mathématiques Première épreuve de physique Deuxième épreuve de physique Epreuve de chimie Epreuve de sciences industrielles Epreuves à option : - Informatique - ou sciences industrielles Epreuve de français Epreuve de langue vivante (1) FILIERE MP Coefficient 7 9 4 5 3 2 8 2 40 Durée 3 h 00 4 h 00 3 h 00 3 h 00 1 h 30 3 h 00 3 h 00 1 h 30 FILIERE PC Coefficient Durée 5 5 7 8 5 8 2 40 3 h 00 3 h 00 3 h 00 4 h 00 4 h 00 3 h 00 1 h 30 FILIERE PSI Coefficient 5 4 5 5 3 8 8 2 40 Durée 3 h 00 3 h 00 3 h 00 4 h 00 1 h 30 4 h 00 3 h 00 1 h 30 TOTAL Filière TSI NATURE DE L'EPREUVE Première épreuve de mathématiques Deuxième épreuve de mathématiques Epreuve de physique Epreuve de chimie Projet E.E.A Projet mécanique Epreuve de français Epreuve de langue vivante (1) TOTAL 8 8 8 2 7 7 8 2 50 FILIERE TSI Coefficient Durée 4 h 00 3 h 00 4 h 00 3 h 00 6 h 00 4 h 00 2 h 00 (1) anglais, allemand, espagnol, arabe, russe, italien et portugais Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 8 sur 52 Filière BCPST NATURE DE L'EPREUVE Epreuve de mathématiques Epreuve de physique Epreuve de chimie Epreuve de biologie 1 Epreuve de biologie 2 Epreuve de géologie Epreuve de composition française (*) TOTAL FILIERE BCPST Coefficient 5 4 4 1,5 1,5 3 5 24 Durée 4 h 00 3 h 00 3 h 00 1 h 30 1 h 30 3 h 00 3 h 30 (*) L'épreuve de composition française n'est prise en compte que pour l'admission Les épreuves scientifiques portent sur les programmes définis par le ministre chargé de l'éducation nationale pour l'année en cours en deuxième année de classes préparatoires et pour l'année précédente en première année de classes préparatoires et applicables ; pour la filière MP, dans les classes préparatoires de première année de mathématiques, physique et sciences de l'ingénieur (MPSI) et de deuxième année de mathématiques et physique (MP) ; pour la filière PC, dans les classes préparatoires de première année de physique, chimie et sciences de l'ingénieur (PCSI), option physique et chimie et de deuxième année de physique et chimie (PC) ; pour la filière PSI, dans les classes préparatoires de première année de physique, chimie et sciences de l'ingénieur (PCSI), option physique et sciences de l'ingénieur et de deuxième année de physique et sciences de l'ingénieur (PSI) ; pour la filière TSI, dans les classes préparatoires de première et de deuxième année de technologie et sciences industrielles (TSI) ; pour la filière BCPST, dans les classes préparatoires de première et de deuxième année de biologie, chimie, physique et sciences de la terre. - - - - L'épreuve de français consiste en une dissertation qui porte sur le programme annuel des classes préparatoires scientifiques. L'épreuve écrite de langue comporte un thème et une contraction d'un texte français en langue étrangère. Le choix de la langue est opéré à l'inscription. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 9 sur 52 EPREUVES ORALES D'ADMISSION Filières MP, PC, PSI FILIERE MP 12 11 12 5 10 10 NATURE DE L'EPREUVE Mathématiques 1 Physique 1 Mathématiques 2 Physique 2 Sciences industrielles Langue vivante Français TIPE FILIERE PC 13 11 11 5 10 10 FILIERE PSI 11 12 12 5 10 10 DUREE 30 mn 30 mn 30 mn 30 mn 30 mn 30 mn 30 mn Banque d'épreuves TOTAL 60 Filière TSI 60 60 NATURE DE L'EPREUVE Epreuve de mathématiques Epreuve de physique et chimie Epreuve de TP de technologie Epreuve de langue vivante TIPE (banque TIPE) Français (reprise des notes d'écrit) FILIERE TSI 10 9 9 6 10 6 DUREE 30 mn 30 mn 4 h 00 30 mn Banque d'épreuves TOTAL Filière BCPST NATURE DE L'EPREUVE Epreuve de mathématiques Epreuve de physique Epreuve de Chimie Epreuve de géologie pratique Epreuve de langue vivante (1) TIPE 50 FILIERE BCPST 6 6 1 3 3 5 DUREE 20 minutes 20 minutes 20 minutes 20 minutes 20 minutes Banque d'épreuves TOTAL 27 (1) Cette épreuve porte, au choix du candidat, sur l'une des langues vivantes suivantes : allemand, anglais, espagnol. Les programmes des épreuves scientifiques orales d'admission portent sur les mêmes programmes que les épreuves scientifiques écrites. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 10 sur 52 L'épreuve de français porte sur un texte contemporain que le candidat doit analyser, il en développe ensuite l'un des thèmes. Cet exposé et l'entretien qui le suit permettent au candidat de faire valoir sa culture générale, ses qualités d'expression, d'analyse et de synthèse. L'épreuve de langue vivante porte sur un texte contemporain (article de presse ou autre document) remis au candidat et rédigé dans une langue étrangère. Le candidat doit dégager brièvement les idées principales du texte qui lui est remis, puis dialoguer avec l'examinateur. Le classement des candidats résulte de la somme des points obtenus à l'admissibilité et à l'admission. Les épreuves écrites se sont déroulées les 18, 19 et 20 avril 2007 dans les villes suivantes : - Annecy - Besançon - Bordeaux - Brest - Caen - Clermont-Ferrand - Dijon - Fort de France - Valenciennes - Grenoble - Lille - Limoges - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nancy - Nantes - Nice - Nouméa - Orléans - Paris - Pau - Pointe à Pitre - Poitiers - Reims - Rennes - Rouen - Saint Denis (Réunion) - Saint Etienne - Strasbourg - Toulouse - Tours Des centres d'examens du concours Mines Ponts ont également été ouverts au Liban, en Tunisie ainsi qu'au Maroc. Les épreuves orales des filières MP, PC, PSI se sont déroulées du 20 juin au 11 juillet 2007 au Foyer de l'Arche sur le site de LA DEFENSE (92). Ce sont les seules dont il est rendu compte dans les pages suivantes. NB : Pour ce qui concerne l'épreuve de travaux d'initiative personnelle encadrés (coefficient 10), il conviendra de se reporter au "Rapport de l'épreuve TIPE" diffusé par le rapport des concours communs polytechniques. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 11 sur 52 EPREUVES ORALES Sont présentées dans les pages suivantes les observations et recommandations formulées par les différents examinateurs, dont les futurs candidats pourront utilement tirer profit pour mieux se préparer à passer les épreuves correspondantes. Sont rappelées, ci-dessous, quelques règles de savoir-vivre que tout candidat s'attachera à respecter : - avoir une tenue correcte et être courtois, - arriver à l'heure et même quelques minutes en avance, - éteindre son téléphone portable. Pour élémentaires qu'elles soient, elles sont parfois oubliées par certains candidats, heureusement minoritaires. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 12 sur 52 INTERROGATION DE MATHEMATIQUES Interrogation filières MP ­ PC ­ PSI : coefficient 12 ­ 13 ­ 11 Deuxième interrogation filière MP : coefficient 12 Le déroulement de l'épreuve : les examinateurs proposent très souvent deux exercices. Les candidats disposent d'une demi-heure de préparation et ils exposent leurs idées, pendant une demiheure, au tableau. Ils peuvent choisir l'exercice par lequel ils souhaitent commencer. La présentation des candidats, leur aptitude à s'exprimer clairement, leur aisance à progresser au tableau sont des éléments essentiels dans la détermination de la note. La plupart des candidats viennent passer l'oral avec une tenue correcte. Quelques exceptions ne sont pas toujours appréciées des examinateurs. Filière MP L'oral de Mathématiques série MP comprend deux interrogations d'une durée d'une heure chacune (trente minutes de préparation et trente minutes d'interrogation). Lors de la préparation, le candidat étudie un ou deux sujets suivant la longueur, la difficulté et l'originalité de ceux-ci et ensuite, lors du passage, expose les parties étudiées dans l'ordre qu'il souhaite puis approfondit les notions abordées et/ou analyse un nouveau sujet sans préparation. Le deuxième sujet éventuel est parfois donné, lors du passage, sans préparation. CANDIDATS Le niveau des candidats est hétérogène et dans l'ensemble comparable à celui des années précédentes. Et si parfois l'excellence voisine le pire, la majorité est en général de niveau correct. La plupart des étudiants exploitent correctement le temps de préparation et prennent la peine d'exposer avec clarté et aisance, même si certains arrivent «les mains vides» malgré les trente minutes de préparation. Par contre, certains se croient obligés de commencer dans l'ordre donné, d'autres manquent d'enthousiasme et de dynamisme et ne se prêtent pas aisément au dialogue avec l'examinateur ou font systématiquement appel à l'approbation de celui-ci et d'autres, encore assez rares toutefois, ne veulent ou ne savent pas utiliser une indication. Le contraste est saisissant avec ceux(celles) qui maîtrisent le passage à l'oral. Les candidats connaissent mieux leur cours (en général) ainsi que les conditions d'application des théorèmes utilisés. En revanche, trop souvent, ils se contentent de faire référence au théorème utilisé sans en donner un énoncé précis et sans prendre le soin de Îrifier qu'ils sont dans les conditions d'applications. Ils semblent trop souvent oublier qu'énoncer des idées justes ne suffit pas, il faut de plus les démontrer. La rigueur et la précision dans l'écriture et dans l'expression sont indispensables et l'analyse doit être approfondie. En effet, souvent l'étudiant reconnaît une situation connue et veut d'emblée appliquer sa première idée alors qu'il est souvent préférable d'approfondir, d'analyser et de «s'approprier» la situation avant de se lancer «tête baissée» dans la première méthode trouÎe, sans compter qu'il se peut que l'examinateur souhaite tout simplement que soit développée une méthode particulière. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 13 sur 52 CONNAISSANCES Algèbre L'arithmétique semble être le parent pauvre de l'algèbre. On rappelle que l'anneau quotient Z/nZ est au programme. L'arithmétique basique de Z, PGCD, PPCM n'est pas toujours maîtrisée. Fonction d'une variable réelle Visiblement, certains négligent de Îrifier leurs connaissances sur le programme de première année (fonctions trigonométriques, formule de Leibnitz, inégalités élémentaires, théorème de Rolle, de Taylor, définition de la continuité par morceaux). De simples inégalités ou inéquations (la résolution de 1/x >­1 dans IR, le signe du «trinôme»...) sont parfois difficiles et donnent lieu à des conclusions aléatoires ; les factorisations sont problématiques, le calcul algébrique est rarement mené à terme correctement et les développements limités sont mal connus (aucune rigueur dans le fond et dans la forme lors de l'utilisation des équivalents et des DL). Suites et séries Le niveau est très variable, certains candidats maîtrisent mal les suites récurrentes. Dans la manipulation des séries, certains candidats utilisent des critères hors programme (séries de Bertrand) sans savoir démontrer le résultat énoncé et les sommations par «bloc» sont faites très souvent sans justificatif et sans maîtrise. D'Alembert n'est pas le seul outil permettant d'étudier la nature d'une série. Intégration Le calcul intégral est mal maîtrisé (les changements de variables classiques sont méconnus, la décomposition en éléments simples difficile et il n'y a pas que l'intégration par parties). L'intégrabilité sur un intervalle est correctement assimilée et les contre exemples classiques sont souvent connus. Les exercices sur les intégrales dépendant d'un paramètre sont souvent bien traités avec toutefois des difficultés pour justifier la continuité par rapport aux variables. Suites et séries de fonctions Les différentes notions de convergence sont mieux maîtrisées que par le passé (la définition de la convergence uniforme est parfois étonnante) et les théorèmes de convergence sont connus bien que parfois utilisés sans réelle nécessité. Il reste parfois des confusions entre convergence uniforme et absolue. Séries entières, séries de Fourier Pour les séries entières, il y a souvent confusion pour les types de convergence sur tout compact inclus à l'intérieur du disque de convergence et sur l'intérieur du disque de convergence. Les séries entières classiques sont très souvent mal connues. Pour les séries de Fourier, le cours est globalement connu malgré une certaine confusion au niveau des conditions d'application. Il est toujours surprenant, dans le cas d'une fonction continue, d'entendre parler de convergence vers la régularisée. Equations différentielles Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 14 sur 52 Il est rare qu'une méthode, même simple (variation de la constante, ...) soit menée correctement à terme, les changements de variable sont rarement bien menés et quant au théorème de CauchyLipschitz dont les hypothèses sont parfois approximatives, son utilisation dans les études plus qualitatives laissent les candidats sans réaction. Fonctions de plusieurs variables Des difficultés dans la recherche d'extrema locaux pour une fonction de deux variables et beaucoup d'imprécisions dans la continuité. Notions de difféomorphisme mal maîtrisées (ou notion). Algèbre linéaire et espace euclidien Les problèmes de réduction sont en général bien abordés (recherche de valeurs propres, analysesynthèse, corps des complexes, ...) même si le raisonnement choisi n'est pas toujours bien adapté au problème étudié. La vraie difficulté du candidat est de choisir dans ses connaissances ce qui est adapté à l'exercice. Les étudiants peinent à reconnaître un élément de C2(R) et de O3(R). Une erreur classique : si P est un polynôme tel que P (A)=0, alors P est un multiple de X-A. Toujours des difficultés à traduire un énoncé matriciel en terme d'applications linéaires. La notion d'adjoint reste imprécise. Espaces vectoriels normés Le sujet est mieux maîtrisé que les années précédentes. Géométrie Tout exercice est source de problème ; la géométrie analytique et la mise en équation même dans des cas simples concernant les équations de droites et de plan est source de difficultés insurmontables pour bien des candidats. La géométrie différentielle est pratiquement méconnue et tout exercice portant sur ce thème (rayon de courbure, rectification, plan tangent à une surface, ...) est catastrophique. Trop souvent, dans la réduction d'une conique ou d'une quadrique, le candidat oublie d'ortho normaliser la base de vecteurs propres. Filière PC Le niveau reste globalement satisfaisant, quoiqu'un peu moins bon qu'en 2006. Les candidats les plus faibles ont des lacunes qu'on peut difficilement n'attribuer qu'au stress. Rappelons que sont systématiquement proposés deux exercices (l'un orienté vers l'algèbre, la géométrie ou les équations différentielles, l'autre vers l'analyse). Les candidats disposent d'une demi-heure de préparation ; s'ils peuvent choisir celui des 2 exercices par lequel ils souhaitent commencer, il faut qu'ils sachent que commencer par le deuxième exercice et s'y réÎler particulièrement médiocre, n'est pas vraiment une excellente stratégie. Rappelons aussi que la moyenne est fixée à 13, avec un écart type de 3,5, les notes s'étalant donc principalement entre 6 et 20. Voici un aperçu (non exhaustif) de quelques erreurs fréquentes : I. Les erreurs impardonnables dues à une ignorance de résultats qui devraient être acquis définitivement : Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 15 sur 52 Il est toujours trop fréquent d'entendre des candidats énoncer des théorèmes où les hypothèses sont précédées d'un «il faut que» ... Ces candidats vont même jusqu'à s'étonner (voire même s'indigner) lorsque l'examinateur tente de leur faire faire une mise au point. Trop nombreux sont les candidats qui développent (1-x)²-9 pour résoudre l'équation du second degré ; les racines étant alors bien sûr obtenues avec un discriminant 4+ 4.8 = 36. Les calculs sur C ne sont pas maîtrisés. La linéarisation d'un sin3x par exemple dévore un temps anormalement éleÎ qui ne peut donc être utilisé pour contrôler d'autres connaissances. Les calculs de primitives ne sont certes plus un objectif du programme, mais il n'est pas normal qu'un candidat reste paralysé devant une primitive où figure 1 - x ² . Les réactions des candidats sont particulièrement inégales lorsqu'on a besoin d'une décomposition en éléments simples. Il serait sans doute utile que les programmes précisent mieux l'attitude à avoir. II. Plus «normales», mais aussi plus fréquentes, les erreurs portant sur les parties de programme qui sont «nouvelles». L'utilisation abusive du critère de d'Alembert, non parce qu'elle n'a plus lieu d'être mais seulement pour éviter des répétitions fastidieuses. Les théorèmes sur les intégrales dépendant d'un paramètre sont souvent énoncés avec les bonnes hypothèses, mais la Îrification en est souvent faite avec trop de légèreté, tout particulièrement les continuités par morceaux. Les dominations, même élémentaires, sont trop souvent mal conduites, surtout quand il s'aÏre indispensable de se limiter à un compact contenu dans l'ouvert. Les intégrales impropres convergentes sont (de nouveau) au programme, et il est donc fortement déconseillé aux candidats de prendre un air trop étonné lorsqu'il leur est suggèré sin t dt . une intégration par parties pour étudier 0 t D'innombrables imprécisions de langage et de notations : Une série entière est continue «sur son rayon de convergence» fg «donc» les intégrales sont de même nature sans invoquer le signe constant. «A admet un polynôme scindé à racines simples» ??? Utilisation de la même lettre pour désigner la fonction inconnue dans une équation différentielle alors qu'on y fait un changement de variable (x= et par exemple). Utilisation de la même lettre C pour désigner, dans les résolutions d'équations différentielles, la constante et la nouvelle fonction inconnue. La légèreté avec laquelle les candidats traitent les équations différentielles y'= f(x,y) : Presque tous semblent ne pas distinguer la différence fondamentale entre «fonction inconnue» et «solution». Les fréquentes évocations du théorème de Cauchy pour affirmer que l'ensemble des solutions d'une équadif du second ordre est de dimension 2, sans préciser ni le fait que l'équation est linéaire, et sans préciser l'intervalle de travail. Les polynômes caractéristiques de matrices sont systématiquement calculés en développant à la hussarde det(A-xI) ; trop peu d'étudiants utilisent, en dimension 3, la trace de A ou son déterminant (il y aurait souvent bénéfice à utiliser la trace de la co-matrice). Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 16 sur 52 Malgré l'importance centrale de l'ensemble des polynômes qui fournit des occasions multiples d'utiliser dans un même exercice des propriétés d'algèbre, d'analyse, et même de géométrie dans le cadre des espaces euclidiens, les candidats restent trop souvent bloqués sur l'aspect algébrique et se précipitent sur a 0 n k x k au lieu d'utiliser le degré et la linéarité. La géométrie, dont l'absence de maîtrise est souvent manifeste, est toujours très redoutée des candidats. Par exemple la recherche d'un vecteur normal au plan d'équation u.x + v.y +w.z = h pose des problèmes à certains. Le fait d'extraire «quelques erreurs fréquentes» ne doit pas masquer le fait qu'en grande majorité, les candidats apportent dans ces oraux la preuve de leurs qualités et du sérieux de leur travail, ce dont, bien entendu, nous les félicitons. Filière PSI Deux exercices sont proposés, permettant de couvrir plusieurs parties du programme de deuxième année, mais aussi de première année. Le niveau a été cette année assez homogène en PSI : peu de candidats très brillants, peu de candidats très faibles. Donnons quelques conseils aux futurs candidats : Il faut prendre des initiatives, même s'il n'est pas sûr qu'elles conduisent à une solution exacte. Il n'est pas grave de rester bloqué sur un exercice pendant la préparation, mais il faut alors proposer quelque chose, par exemple examiner un cas particulier, ou utiliser un théorème lié au problème posé, etc ... (mais si un calcul n'aboutit pas, il vaut mieux le dire franchement d'emblée). Ces initiatives sont souvent récompensées par une indication effective de l'examinateur. Il faut s'entraîner à la pratique du calcul : développements limités ou en série entière, formules de trigonométrie, changements de variables élémentaires dans les intégrales, et même second degré... il faut éviter de remplir tout un tableau sans faire la moindre Îrification, et par exemple contrôler la cohérence du signe d'un résultat. Un dessin n'est pas une démonstration, mais il est hautement apprécié et permet souvent d'avoir l'idée d'une solution. Donnons quelques remarques techniques sur des points précis du programme : Il est faux que l'image et le noyau d'une application linéaire sont toujours des sous-espaces vectoriels supplémentaires. Signalons une erreur fréquente et surprenante, lorsqu'il s'agit d'appliquer le théorème du 2 rang à une matrice A de M n ( IR) : dim Ker A + rg(A) = n ... Le polynôme caractéristique n'est pas le seul moyen d'obtenir des renseignements sur les valeurs propres. Ne pas oublier l'utilisation d'un polynôme annulateur, ou la définition même des éléments propres. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 17 sur 52 La formule ai , j = (ei f (e j )) : les candidats n'y pensent jamais (malgré les rapports des années précédentes...). De même, il est utile de rappeler que, dans une base orthonormale, on a également : x = ( x e j ) e j . j =1 n Le théorème des accroissements finis, ses corollaires et même sa signification géométrique semblent oubliés par beaucoup. De nombreuses imprécisions aussi sur les formules de Taylor. La formule avec reste intégral n'est pas bien sue. Intégrabilité : il vaut mieux éviter l'utilisation d'intégrales de référence hors-programme, par exemple les intégrales de Bertrand, surtout si on ne sait pas redémontrer ces critères. En 1 -x x o et x a ln x sont des fonctions de référence ( e = + 2 est exact, revanche, x a e x mais bien maladroit). Suites de fonctions : s'ils arrivent assez bien à prouver une convergence uniforme, les candidats ont souvent plus de mal à démontrer qu'il n'y a pas convergence uniforme. Equations différentielles du second ordre : on recherche trop systématiquement des solutions développables en série entière, sans prendre la peine de lire la question posée, qui suggère quelquefois d'autres méthodes. Séries entières : la dérivation terme à terme est rarement justifiée, et nombreux sont ceux qui n pensent à tort que an x converge toujours uniformément sur ]- R, R[ . Les séries de référence (géométriques, exponentielles, logarithmiques) sont parfois bien mal repérées dans les différents exercices. Dans les exercices de calculs de limites d'intégrales, ou d'intégration terme à terme, il ne faut pas se précipiter sur les théorèmes les plus puissants (dits de «convergence dominée»). Il y a d'autres résultats, et une majoration astucieuse conduit quelquefois aussi vite à la solution. Lorsque ces théorèmes importants s'appliquent, il faut en exposer soigneusement l'énoncé et ne pas oublier que les hypothèses de validité qui figurent dans les énoncés du programme ne sont que des conditions suffisantes. Le cours sur les séries de Fourier est souvent mal connu, avec des confusions au niveau des conditions d'application des théorèmes. La géométrie : c'est tout ou rien, et ceux qui ont pris la peine de travailler un peu cette partie sont en général récompensés de leurs efforts. 1 Equations aux dériÎes partielles : de nombreux candidats ne voient pas l'intérêt d'un C difféomorphisme dans les exercices de changement de variables. Pour conclure, nous recommandons aux futurs candidats d'instaurer un Îritable dialogue avec l'examinateur. En cas de blocage pendant les 30 mn de préparation, il faudrait que les étudiants aient sur chaque question importante un bilan des différentes stratégies possibles. Par exemple, s'il s'agit de calculer la somme d'une série numérique : savoir proposer l'utilisation soit d'une série de Fourier, soit d'une série entière ou encore un télescopage. Il faut faire la preuve de ses connaissances des méthodes classiques du cours. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 18 sur 52 L'oral n'est pas un écrit au tableau. Il ne doit pas être un monologue, et il n'est pas très adroit de refuser les indications données. Elles n'ont pas pour but d'enlever des points, mais précisément de susciter le dialogue et de permettre au candidat d'exposer au mieux ses qualités d'analyse, de synthèse, de rigueur, de clarté et d'honnêteté intellectuelle. Les examinateurs ont d'ailleurs eu le plaisir d'accorder la note maximum à quelques auteurs d'un oral brillant. Conclusion ATTENTES DU JURY Le sujet proposé sert de support à l'interrogation. Il permet d'évaluer la qualité des connaissances et de la réflexion ainsi que la capacité à communiquer, échanger et utiliser des informations. L'examinateur n'attend pas obligatoirement d'un candidat qu'il fasse intégralement les sujets proposés, mais plutôt, qu'il donne des informations sur ses connaissances, sa démarche intellectuelle (analyse du sujet, rigueur du raisonnement...), sur sa capacité à communiquer et à mettre en oeuvre les méthodes choisies et soit capable de prendre un certain recul par rapport à l'exercice. Qualités appréciées : - analyse - synthèse - rigueur - honnêteté intellectuelle - capacité à écouter - maîtrise des méthodes - capacité à calculer Conseils : - Préparation : Il faut bien gérer son temps de préparation entre les différentes parties du sujet proposé, analyser celui-ci, chercher différentes idées et méthodes puis choisir, Îrifier la rigueur des raisonnements et l'exactitude des théorèmes utilisés et bien entendu, ne pas oublier de réfléchir aux questions qui paraissent difficiles (rassembler ses connaissances sur le sujet, essayer d'avoir quelques idées ou méthodes à proposer...). Eviter, même dans une situation classique, de se lancer dans une méthode précise sans réfléchir et analyser les particularités de la situation afin d'exercer au mieux son «jugement» puis son savoir faire. - Exposé : Il doit être clair et mettre en évidence les connaissances, la qualité d'analyse et le savoir-faire. Il ne faut pas hésiter à prendre le temps de réfléchir, à reconnaître ses erreurs et à exposer ses idées. Un réel dialogue avec l'examinateur ne peut qu'être profitable et permet au candidat de montrer sa capacité à «exercer» son jugement puis son savoir faire. - Présentation : Une tenue correcte est souhaitée et effacer son tableau paraît normal. Le candidat est évalué sur ses connaissances et aussi sur la qualité de sa prestation (ses qualités d'écoute, d'échange...). Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 19 sur 52 BILAN Le niveau des candidats est très hétérogène et leur attitude face à l'oral reste très positive. En effet, à part quelques exceptions, ils font preuve d'ouverture, acceptent aisément de dialoguer et donnent ainsi une information sur leurs qualités et leurs connaissances, ce qui permet de les évaluer. Par contre, il est toujours impératif de leur rappeler que le programme de première année n'est pas exclu de l'oral, qu'une maîtrise des techniques calculatoires et la recherche d'une méthode adaptée au contexte est nécessaire pour faire correctement des mathématiques dans le contexte d'un oral, et que faire référence à un théorème ne suffit pas toujours. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 20 sur 52 INTERROGATION DE PHYSIQUE Interrogation filières MP ­ PC ­ PSI : coefficients 11 ­ 11 - 12 Deuxième interrogation filière PC : coefficient 11 Remarques d'ordre général Ces remarques sont peu différentes de celles des années précédentes. Les interrogations portent sur le programme des 2 années y compris les travaux pratiques (TP et TP cours éventuellement). Les interrogations sont de 30 minutes avec calculatrice après une préparation (sans calculatrice mais avec formulaire de calcul vectoriel) également de 30 minutes. Cette période de préparation doit être utilisée par le candidat pour préparer son exposé ! Trop de candidats ne tirent pas suffisamment profit de leur phase de préparation. Une bonne stratégie est, à ce niveau, nécessaire pour réussir un oral : Faire une lecture attentive et complète du texte. Repérer les secteurs du cours afférents à l'exercice proposé et mobiliser ses connaissances les concernant. Faire une analyse physique de la situation proposée. Traiter les questions dans l'ordre en cherchant à percevoir la démarche induite par leur enchaînement. Si la réponse est donnée par le texte, ne pas se bloquer sur une question qu'on ne sait pas faire et passer aux suivantes. Se réserver du temps à la fin pour réfléchir aux méthodes permettant de traiter les questions qui ne pourront être résolues faute de temps lors de cette préparation. Cela évite de découvrir la fin de l'énoncé au moment de l'interrogation. Lors de l'interrogation qui suit, le candidat doit être conscient qu'il s'agit d'un oral (et non d'un écrit au tableau). L'examinateur attend du candidat : une analyse claire de la situation physique avec schémas adaptés, un énoncé correct des lois et théorèmes utilisés, une présentation synthétique et si possible argumentée de la méthode utilisée, une aptitude à faire le lien entre les équations de la modélisation et la physique du phénomène étudié, une analyse critique des résultats. En particulier en cas d'erreur flagrante (manque d'homogénéité, résultat manifestement incohérent), le candidat ne doit pas hésiter à signaler à l'examinateur qu'il s'est trompé et qu'il recherche son erreur, avant que ce dernier ne la pointe. une présentation claire du tableau. Eviter, à ce propos, d'effacer une partie de celui-ci sans avoir fait valider par l'examinateur ce qui va disparaître ou encore d'effacer dès que l'examinateur semble ne pas être d'accord sans avoir repéré ce qui pose problème. une écoute attentive et des réponses précises aux questions posées, en particulier lorsque celles-ci ont pour but de réorienter la réflexion du candidat. Il est toujours navrant qu'un candidat ayant répondu aux questions destinées à le sortir de l'ornière poursuive dans la voie dans laquelle il s'était engagé ou, pire encore, qu'il cherche à poursuivre sans même vouloir répondre aux questions posées. un maniement correct de la syntaxe et une utilisation précise du vocabulaire scientifique. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 21 sur 52 une autonomie aussi grande que possible. Le candidat ne doit pas à chaque affirmation attendre l'acquiescement de l'examinateur. Il peut avoir besoin d'une aide ponctuelle de ce dernier mais doit alors chercher à reprendre l'initiative dès sa difficulté surmontée. Signalons qu' un petit nombre, mais non négligeable, de candidats ont été surpris par une panne de batterie ou de piles de leur calculatrice au milieu de l'interrogation. Nous ne saurions trop conseiller aux futurs candidats de bien Îrifier leur matériel avant les oraux. Commentaires spécifiques : Filière MP Remarques générales Les examinateurs ont apprécié de reconnaître cette année un effort de présentation de la part des candidats, tant dans leur aspect vestimentaire que dans la correction du langage et leur tenue au tableau. De nombreux candidats passent tout le temps de la préparation sur un seul des deux exercices proposés et découvrent l'énoncé du second, une fois au tableau. C'est un mauvais calcul car l'examinateur accorde une importance équivalente aux deux sujets pris dans des parties différentes du programme. Thermodynamique La quasi-totalité des candidats ayant eu à utiliser les relations bien connues des cycles dithermes de Carnot ont eu beaucoup de difficultés à justifier proprement la relation relative à l'entropie. Dans ce domaine, il est conseillé aux futurs candidats de réfléchir durant leur préparation à la signification des grandeurs employées et de ne pas se contenter d'une mémorisation automatique... De nombreux candidats ont beaucoup de difficultés à mener un bilan énergétique convenable en dehors de la géométrie rectiligne. Très peu de candidats pensent à incorporer la partie radiative des transferts thermiques dans un bilan thermodynamique. Optique Les candidats maîtrisent, généralement mieux que les autres années, les exercices d'optique géométrique. Malheureusement, pour les questions relatives aux phénomènes d'interférences, ils oublient d'utiliser leurs connaissances pour tracer efficacement les rayons qui vont interférer ou pour déterminer un système équivalent au système proposé. Le calcul de la différence de marche devient donc souvent impossible. Par ailleurs, connaître l'expression de l'éclairement obtenu lors des interférences entre deux rayons ou l'expression de l'amplitude diffractée par une ouverture est utile pour des calculs plus rapides. Mais l'essentiel reste la maîtrise du raisonnement permettant d'obtenir ces expressions. Les interférences entre trois rayons laissent muets beaucoup de candidats. Une diffraction à travers une ouverture plus complexe qu'une simple fente est souvent menée avec beaucoup de difficultés. Des questions relatives aux travaux pratiques : interféromètre de Michelson, goniomètre à prisme ou à réseau, permettent souvent de réÎler de sérieuses lacunes. Cette méconnaissance du matériel classique est fortement préjudiciable en filière MP. Electrostatique L'utilisation pratique des propriétés des conducteurs en équilibre électrostatique laisse souvent à désirer. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 22 sur 52 Les exercices, où les potentiels des conducteurs sont donnés, posent des difficultés. Les élèves ne pensent pas à déterminer au préalable le champ électrique par l'emploi éventuel du théorème de Gauss et par sa circulation d'un conducteur à l'autre. Le calcul de l'énergie gravitationnelle d'une distribution de masse n'est plus un exercice simple. Les élèves ne savent pas retrouver les lois de correspondance entre les variables gravitationnelle et électrique à partir des lois d'interaction de Coulomb et de Newton. Magnétostatique Les unités des densités volumique et surfacique de courant ne sont pas toujours connues. L'interprétation de la densité de courant surfacique n'est pas toujours comprise. Les règles de symétrie ne sont pas toujours formulées de la manière la plus efficace : les lignes de champ magnétique coupent orthogonalement les plans de symétrie des distributions de courant et les lignes de champ magnétique appartiennent au plan d'antisymétrie des distributions de courant. Induction D'assez nombreux candidats font intervenir dans des situations de Lorentz des forces de Lorentz en introduisant une charge q au lieu de faire appel à l'expression de Laplace. Pour résoudre l'équation de Maxwell-Faraday, les élèves invoquent les règles de symétrie alors que la distribution de courant n'est pas connue. Les élèves qui effectuent le calcul d'une force électromotrice à partir de la circulation du champ électromoteur aboutissent parfois à des erreurs de signe lorsqu'ils projettent algébriquement leurs vecteurs. Leur faute consiste à traduire dans l'élément vectoriel de circulation dl le sens de la circulation qui ne doit apparaître que dans les bornes d'intégration. Les bilans de puissance et tout particulièrement le résultat concernant la transduction parfaite entre énergies mécanique et électrique d'un barreau dans un champ magnétique permanent ne sont pas suffisamment familiers des candidats. Propagation d'onde Les circonstances d'apparition du phénomène d'ondes stationnaires ne sont pas clairement comprises. De même le lien entre quantification et résonance n'est pas perçu. Lorsqu'ils demandent d'écrire un champ électrique transverse se dirigeant selon la direction z, les examinateurs sont parfois surpris de constater que la notion d'onde transverse n'est pas assimilée. Pour certains candidats, toute onde monochromatique électromagnétique dans le vide Îrifie les relations de structure des ondes planes monochromatiques. Mécanique Le candidat doit connaître les théorèmes de Koenig, les propriétés des actions de contact entre solides : lois de Coulomb, conditions de non glissement, puissance des actions de contact. L'étude d'un exercice de mécanique demande une analyse et une discussion orale préalable de la situation proposée : le candidat doit expliquer quel est le système qu'il étudie, dans quel référentiel et quelle méthode est privilégiée : une utilisation des théorèmes généraux de la mécanique ou bien une analyse énergétique. Une confusion apparaît curieusement lors de l'utilisation de la relation fondamentale de la dynamique : certains candidats pensent l'écrire en un point du système, ne faisant apparaître que les forces exercées en ce point, montrant ainsi une incompréhension profonde des bases de la mécanique. L'utilisation du théorème du moment cinétique est parfois très confuse. Notons que l'utilisation du théorème du moment cinétique au niveau d'un centre instantané de rotation peut être source d'erreurs. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 23 sur 52 Attention : lorsqu'on recherche la résultante et le moment d'actions réparties, il ne faut pas penser que la résultante s'applique toujours au centre de masse du système. L'utilisation des méthodes énergétiques est souvent approximative. Certains candidats ont beaucoup de mal à déterminer l'énergie cinétique d'un système du fait d'une connaissance superficielle du théorème de Koenig. De nombreux candidats perdent du temps pour déterminer les travaux des actions et ne pensent pas à utiliser les énergies potentielles. L'utilisation massive des torseurs cache souvent la physique du problème sans conduire à une résolution plus rapide. Signalons enfin que le jury ne peut pas se contenter d'une réponse telle que : le système est conservatif donc l'énergie se conserve. Toute la question est dans l'analyse des actions et de leur puissance. Enfin tous les exercices de mécanique ne se terminent pas par une équation différentielle linéaire à coefficients constants. Dans ces cas, le jury attend que le candidat fasse preuve d'initiative. Commentaires spécifiques : Filière PC Ces remarques sont malheureusement récurrentes année après année. Parmi les erreurs les plus fréquentes : Mécanique du solide La confusion est fréquente entre la relation fondamentale de la mécanique pour un point matériel et le théorème de la résultante cinétique. Le théorème du moment cinétique est, de loin, le plus mal utilisé. Les candidats ne connaissent pas les conditions de validité de la forme qu'ils utilisent (en un point fixe du référentiel d'étude, ou au centre d'inertie dans le référentiel barycentrique, ou par rapport à un axe fixe) ce qui les conduit à beaucoup d'erreurs. Trop souvent le moment résultant en un point d'un système d'actions est obtenu en calculant le moment de la résultante appliquée au centre d'inertie. L'énergie cinétique d'un solide est trop souvent assimilée à celle d'un point matériel ou encore à celle d'un solide en rotation autour d'un axe fixe. Les actions de contact sont couramment mal traitées et les lois du frottement solide ignorées. Les candidats font preuve d'un grand manque de sens physique sur ce sujet. Le non glissement est trop souvent assimilé à une absence de frottement et les résultantes de frottement s'opposent toujours au mouvement, sans qu'on sache lequel. Le champ des vitesses d'un solide est une source importante d'erreurs. Mécanique des fluides L'accélération convective est souvent maltraitée, notamment en coordonnées cylindriques et ceci malgré la présence d'un formulaire. Peu de candidats pensent spontanément à des analogies (formelles ou de méthode) avec l'électromagnétisme. Les conditions d'utilisation de l'équation de Bernoulli ne sont pas toujours bien connues. Les bilans ne respectent pas toujours la nature des grandeurs : trop de candidats n'hésitent pas à sommer puissances et travaux. Optique Il faut rappeler que les connaissances d'optique géométrique sont exigibles à l'oral (comme l'ensemble du cours de première année), qu'elles restent un outil important pour la compréhension des phénomènes obserÎs en optique physique, qu'un écran d'observation n'est pas Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 24 sur 52 systématiquement placé dans le plan focal d'une lentille convergente, que foyers objet et image d'une lentille ne sont pas conjugués l'un de l'autre. La notion de surface d'onde est communément ignorée et le théorème de Malus mal énoncé. La définition de l'éclairement (ou de l'intensité lumineuse) est rarement obtenue. La notion de sources cohérentes se réduit souvent à celle de sources synchrones. Dans le cas où plusieurs sources sont en présence, trop de candidats ne savent pas s'ils doivent commencer par calculer l'amplitude lumineuse résultante ou s'ils peuvent sommer directement les éclairements. L'interféromètre de Michelson en coin d'air relève du « calvaire » pour beaucoup de candidats. L'énoncé du principe de Huygens Fresnel mentionne rarement le caractère cohérent des sources secondaires fictives et son lien avec sa traduction mathématique est souvent ténu. La confusion entre direction de propagation et de polarisation est très répandue. Les exercices portant sur les réseaux ou sur les lames anisotropes réÏlent de belles impasses. Il faut donc encore rappeler que les connaissances développées en TP-cours sont exigibles à l'oral. Thermodynamique Le deuxième principe ne se réduit pas à la croissance de l'entropie d'un système isolé ! La définition d'un potentiel thermodynamique est rarement maîtrisée. L'absence de rigueur sur ce sujet réÏle généralement une incompréhension insuffisante des Principes. Les candidats cherchent en vain à utiliser une identité thermodynamique. Dans les exercices sur le transfert thermique, les candidats pensent généralement aux conditions et aux limites concernant la température (celle-ci n'est pas forcément continue, tout dépend du modèle), mais rarement à celles concernant le flux. Signalons par ailleurs que certains exercices sont plus facilement résolus en dressant des bilans globaux. Electrocinétique L'électrocinétique et l'étude des circuits à amplificateur opérationnel sont mal perçus. La distinction entre régime linéaire et régime saturé tient du hasard. L'analyse à priori de la fonction d'un filtre est désastreuse même pour des situations très simples. Un multivibrateur astable ne se réduit pas à un comparateur à hystérésis ! Ondes La définition de l'onde plane est souvent méconnue. Si l'établissement des équations de propagation les plus diverses est satisfaisant, l'étude des conditions aux limites est souvent inexistante ou fausse. Doit-on répéter que la notion de mode propre est fondamentale et mérite mieux qu'un vague exemple sur une situation caricaturale ? Les phénomènes de résonance sur des dispositifs type «corde de Melde» sont très mal traités. Electromagnétisme Si les équations de Maxwell sont généralement bien connues dans le vide, elles le sont beaucoup moins dans les diélectriques. Les relations de passage sur les champs sont utilisées dans des situations -distributions volumiques de courants ou de charges- qui n'en nécessitent pas l'emploi. La composante normale du champ électrique à l'interface entre deux diélectriques est souvent réputée continue en absence de charges surfaciques. Peu de candidats pensent spontanément à faire une étude des symétries et des invariances lors de l'étude d'un champ électrique ou magnétique. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 25 sur 52 Les exercices concernant l'induction électromagnétique donnent lieu chez nombre de candidats à une grande confusion : pas de soucis d'orientation des circuits et de convention d'algébrisation des grandeurs, relation souvent méconnue entre tension aux bornes d'un tronçon de circuit filiforme, fém induite et intensité, le calcul d'une fém induite se ramène souvent à l'utilisation de la loi de Faraday, que le circuit soit filiforme ou non, fermé ou non, confusion entre élément de conducteur et déplacement élémentaire pour le calcul de la force de Laplace. Commentaires spécifiques : Filière PSI Remarques ponctuelles Thermodynamique Les exercices relatifs aux machines thermiques sont parfois mieux traités que par le passé : les candidats ne s'ingénient plus à inventer la machine à fabriquer de l'eau tiède, et ne sont plus surpris d'une efficacité supérieure à l'unité. Toutefois, le choix du système à étudier est trop souvent éludé. Par ailleurs, la signification concrète de l'efficacité et sa différence avec le rendement reste parfois floue. La définition énergie utile sur énergie coûteuse a un beau succès d'estime, mais les difficultés commencent quand il faut mettre des paramètres de l'exercice derrière ces termes. Le cycle de Carnot est mal connu de façon générale. L'expression de l'efficacité est connue mais sa démonstration ne l'est pas ! Les exercices concernant des pistons sont en général bien traités. Changement d'état : les candidats ont parfois du mal à imaginer un chemin en deux étapes simples pour une détente ou une compression avec changement d'état ; même si la technique est sue, sa justification et le pourquoi de la démarche ne sont pas toujours compris. Transferts thermiques Des difficultés répétées sur les échangeurs thermiques : il apparaît très difficile d'établir un bilan énergétique en régime permanent sur un fluide en mouvement ! L'établissement et la justification du bilan enthalpique pose problème. Le choix d'un système, et de deux états bien déterminés permettraient de partir sur de bonnes bases. Optique Des notions de base comme savoir reconnaître si des sources sont cohérentes et incohérentes sont inconnues ; on observe une confusion entre éclairement et amplitude de la vibration ; un dispositif de trois fentes d'Young pose problème ; les candidats confondent les notions d'interférences et de diffraction. Les exercices concernant la diffraction sont d'ailleurs assez mal traités. Le principe d'Huygens Fresnel est énoncé de manière approximative. Le facteur éventuel de transparence a tendance à être oublié. Les fentes d'Young en lumière blanche donnent lieu à une interprétation correcte (blanc d'ordre supérieur, cannelures). Globalement, les examinateurs notent une baisse de niveau en optique par rapport aux années précédentes. Electronique Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 26 sur 52 Le passage d'un montage électronique au schéma bloc correspondant est très problématique, notamment en ce qui concerne la question du comparateur. D'autre part, la résolution d'équations différentielles est assez laborieuse dans de nombreux cas, en particulier lorsque le second membre n'est pas une constante. Globalement, toutefois, cette partie est souvent bien traitée, et le théorème de Millman maîtrisé. Induction Comme les années précédentes, les calculs sont en général bien menés, mais avec un manque de rigueur sur les orientations choisies (ou plutôt, pas choisies du tout). Les résultats sont cependant cohérents. Certains candidats sont en grande difficulté, et ne peuvent pas présenter clairement l'enchaînement des éÎnements, confondant champ créé par un courant, champ induit... D'autres, enfin, n'hésitent pas à affirmer qu'un système mécanique peut être accéléré par induction. «ça tourne déjà à vitesse constante sans B, alors forcément, avec B ça ne peut qu'aller plus vite....» (sic). Electronique de puissance Les exercices sur les moteurs sont généralement bien traités. Des lacunes surprenantes : plusieurs candidats n'ont jamais entendu parler du courant magnétisant, ou ont du mal avec les relations de base du transformateur. Ramener la résistance d'un transformateur au primaire est souvent long ; que dire s'il faut la ramener au secondaire ! Sur un exercice de moteur, un candidat a eu le mérite de la pugnacité en essayant toutes les combinaisons après avoir voulu recalculer le champ électromoteur à partir du moment magnétique d'une spire. De nombreux étudiants appliquent les expressions de la fém et du couple moteur d'une machine à courant continu dans des exercices concernant les moteurs synchrone et asynchrone, pour lesquels l'expression du couple n'est pas toujours très bien connue. Electromagnétisme Ce qu'il ne faut pas faire : un exemple de très mauvais début : deux erreurs dans quatre équations de Maxwell, un exemple de très mauvaise suite : une erreur (de signe) dans l'équation de d'Alembert dans le vide, un exemple de très mauvais enchaînement : le calcul d'un champ B par la formule du trièdre direct pour une onde non plane (c'est quoi au fait une onde plane?). Il est conseillé aux candidats de savoir qu'une onde électromagnétique ne se propage pas dans les bons conducteurs. Un exercice simple comme la réflexion d'une onde électromagnétique sur un conducteur parfait plan en incidence normale a posé beaucoup de problèmes à certains candidats. Ceci étant dit, dans l'ensemble les exercices sont correctement traités. Mécanique des fluides Dans cette partie, les candidats «nagent souvent» et se noient parfois... Plusieurs candidats ne savent plus (ou pas ?) l'expression du nombre de Reynolds. Les hypothèses sont abstraites : plusieurs candidats n'osent toujours pas considérer un liquide comme incompressible si ce n'est pas précisé dans l'énoncé... Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 27 sur 52 Les exercices sur les bilans macroscopiques posent problème, notamment en ce qui concerne la définition du système fermé. Il faudrait aussi préciser que la relation de Bernoulli est intéressante en régime stationnaire, sinon il faut utiliser la formule d'Euler dont l'exploitation (son intégration le long d'une ligne de courant) est souvent longue. Mécanique du point De grosses difficultés sur les interactions gravitationnelles : plusieurs candidats jettent l'éponge d'entrée et annoncent qu'ils n'ont rien su faire. Ils ne se sont en général pas trompés et ne savent effectivement rien faire du tout. Ils ne savent pas classer les trajectoires selon leur excentricité ou leur énergie, (même avec de l'aide), ne se souviennent pas de l'expression de l'énergie potentielle gravitationnelle, ne savent pas la retrouver sans l'aide de l'examinateur à partir de la loi de force. Confusion aussi entre coefficient de frottement statique et coefficient de frottement fluide. Electrostatique / Magnétostatique Certains veulent systématiquement utiliser le théorème d'Ampère ou de Gauss. Inversement, certains candidats veulent appliquer la loi de Biot et Savart pour calculer le champ magnétique créé par un fil infini. Néanmoins, les examinateurs notent que beaucoup de candidats font un effort pour présenter les caractéristiques générales du champ avant d'aborder les calculs. Conclusion Un nombre trop limité de candidats font un réel effort de communication et exposent leur travail en parlant assez fort et distinctement. Ils obtiennent en général de meilleures notes que ceux qui marmonnent face au tableau et se reposent sur la sagacité de l'interrogateur pour que ce dernier reconstitue leur raisonnement. Il est conseillé aux candidats de hiérarchiser leurs connaissances ; chaque candidat devrait, par exemple, savoir donner un exemple clair de diffusion thermique et sa différence avec la convection, savoir faire un calcul basique d'interférences ou de diffraction, connaître le cadre d'application des grandes formules utilisées : principe de Huygens-Fresnel, relation de Bernoulli . Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 28 sur 52 INTERROGATION DE SCIENCES INDUSTRIELLES Interrogation filière PSI : coefficient 12 Nature des sujets et objectifs de l'épreuve L'épreuve orale de sciences industrielles est une interrogation de 30 minutes suivant 30 minutes de préparation. Cette structure permet aux candidats d'aborder sereinement le sujet qui leur est proposé, tout en permettant une éventuelle réorientation pendant l'interrogation, si l'examinateur le juge nécessaire. Cela permet à celui-ci d'évaluer les candidats dans des conditions optimales, en particulier en atténuant le caractère aléatoire d'une épreuve brève, par une aide tenant compte du caractère particulièrement délicat de telle ou telle question. Ainsi, la note donnée aux candidats mesure bien leur valeur intrinsèque et est très peu dépendante du domaine de connaissances abordé par le sujet. Si cette épreuve n'est pas une épreuve de travaux pratiques, compte tenu de l'importance de ce type de travail dans les classes préparatoires PSI, elle cherche néanmoins à valider des aptitudes acquises lors de ces travaux pendant les deux années de préparation. En particulier un grand nombre de sujets insistent sur la notion de modélisation ou testent les candidats sur leur culture concernant les solutions techniques associées aux fonctions de base des systèmes du type de ceux rencontrés dans un laboratoire de SII. Sur ce dernier point, les prestations des candidats sont souvent très décevantes et le jury insiste sur la nécessité de suivre avec sérieux les séances de travaux pratiques pendant les deux années de préparation. Trop de candidats semblent avoir Îcu ces séances comme des activités dirigées, éloignées de la réalité du système étudié. Les capteurs industriels en particulier (potentiomètres, codeurs, etc.) ont un fonctionnement très souvent méconnu des candidats. Les thèmes abordés dans cette épreuve couvrent l'intégralité du programme PCSI-PSI, et peuvent être classés selon les grandes lignes suivantes : analyse fonctionnelle, lecture et compréhension de documents techniques, modélisation cinématique et statique des mécanismes et schématisation associée, cinétique et dynamique des mécanismes, théorie des mécanismes, modélisation des systèmes linéaires, systèmes combinatoires et séquentiels. Il est peut-être nécessaire de rappeler à certains candidats que les connaissances et les compétences acquises en première année peuvent être évaluées tout autant que celles de deuxième année. Certains candidats semblent l'ignorer ! Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 29 sur 52 Tous les sujets sont issus de systèmes industriels et décrits à partir de documents techniques (photographies, éclatés, perspectives, dessins techniques, schémas, logigrammes, grafcets, etc.). Les solutions techniques mises en oeuvre dans ces systèmes sont souvent voisines de celles que les candidats ont pu observer dans leur laboratoire de Sciences Industrielles. Il est demandé aux candidats de modéliser, d'étudier, de valider leurs propositions et éventuellement de critiquer le système, dans un certain domaine de connaissances clairement identifié (analyse cinématique, analyse séquentielle, analyse des efforts, etc.). Lors de l'exposé des candidats, il est principalement attendu que ceux-ci exposent leur démarche, les éventuels calculs ne devant nullement être une fin en soi, mais pouvant servir de support à l'argumentation développée. Cet exposé peut être conduit au tableau ou au bureau, selon la nature du sujet ou le désir des candidats. Par exemple les candidats peuvent expliquer un fonctionnement ou commenter un document ou des constructions au bureau, puis proposer une modélisation au tableau. Quelques constatations Analyse fonctionnelle Les candidats sont parfois déroutés par les questions d'analyse fonctionnelle qu'ils semblent juger, à tort, trop simples. Le simple énoncé clair des entrées et des sorties d'un système ou sous-système ne semble pourtant pas à la portée de tous. Le vocabulaire et les symboles normalisés relatifs aux systèmes automatiques (actionneur, pré-actionneur, etc.) sont de moins en moins bien maîtrisés et certains candidats les traitent avec une légèreté inacceptable. La distinction entre chaîne de puissance et chaîne d'information n'est pas toujours bien nette. Lecture et compréhension de dessins techniques On doit remarquer des compétences très diverses concernant la culture technique des candidats en particulier en construction mécanique, dans les technologies pneumatiques et hydrauliques ou encore en ce qui concerne les différents systèmes de capture d'information. Pourtant, comme précisé plus haut, la plupart des systèmes présentés utilisent des solutions techniques très proches de celles des systèmes du laboratoire des classes PSI. Les candidats sont donc invités, au minimum, à s'intéresser aux solutions techniques retenues pour ces systèmes (par exemple : les distributeurs et capteurs du système de tri de pellicules photos, l'engrenage roue-vis de la pompe du système de dosage, les Îrins à vis de la plate-forme 6 axes, la liaison hélicoïdale du Maxpid, etc.). Cela n'exclut pas non plus une culture de base sur les roulements, les paliers lisses, les arrêts en rotation et en translation (clavettes, cannelures, épaulements, anneaux élastiques, etc.) et l'identification des éléments filetés. Modélisation et schématisation des mécanismes Les symboles normalisés des liaisons usuelles et des engrenages sont toujours très mal connus ou mal utilisés. En particulier, les caractéristiques géométriques associées aux liaisons (éléments géométriques) sont mal maîtrisées, souvent ignorées. Bon nombre de candidats ne savent pas faire un schéma cinématique simple. Cette situation s'est encore dégradée cette année. Sans rechercher une connaissance parfaite des dernières normes, le jury déplore que la représentation d'une simple liaison pivot puisse être inconnue de certains candidats. Par ailleurs les candidats mélangent souvent les représentations planes et spatiales. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 30 sur 52 Néanmoins les torseurs associés aux liaisons sont généralement corrects. Il s'ensuit donc en général une étude de l'iso/hyperstatisme également correcte, sous réserve d'utilisation des méthodes globales et d'une bonne détermination de la mobilité à partir du schéma cinématique. Mécanique En ce qui concerne les études cinématiques et statiques, les candidats ont toujours des difficultés lorsqu'il s'agit de décomposer le système pour isoler les bonnes chaînes ou ensembles de solides. Le principe fondamental de la statique se résume le plus souvent à une simple équation de résultante ! Le modèle de frottement de Coulomb est en général mal connu et donc mal appliqué. Le bilan des équations et des inconnues est très rarement fait, ce qui conduit certains des candidats à se lancer dans des calculs ou des constructions graphiques qui ne peuvent pas aboutir. Des solutions intuitives sont parfois proposées mais débouchent souvent sur des résultats incohérents. Le jury attend sur ce point une connaissance précise des théorèmes du cours et une démarche plus rigoureuse. L'épreuve étant relativement courte, il est souvent conseillé aux candidats de mener une résolution graphique des problèmes de cinématique et de statique : ceux-ci ont toujours autant de difficultés à tracer une fermeture vectorielle avec trois glisseurs, ou même à tracer deux droites parallèles ! Cette année encore certains candidats projettent des vecteurs aléatoirement et s'aÏrent incapables de justifier leurs constructions. Même si une certaine amélioration est à noter depuis les sessions précédentes, ce point est clairement le moins maîtrisé par les candidats qui semblent, pour certains, découvrir ces méthodes graphiques lors de l'épreuve. Les problèmes faisant appel aux outils de la cinétique et de la dynamique sont généralement mieux traités. On peut donc constater que le cours de seconde année est mieux maîtrisé que celui de première année. Deux exceptions : la notion d'inertie équivalente ramenée sur un arbre n'est pas connue de tous les candidats et les bilans de puissances parfois hasardeux. Les examinateurs notent, en mécanique, d'incroyables difficultés d'une majorité de candidats dans les conversions d'unités, comme, par exemple, les tours par minute en radians par seconde, ou encore dans les simples conversions de grandeurs (simple «règle de trois»)... Le jury s'étonne également que certains candidats semblent découvrir des problèmes qui, à ses yeux, peuvent être considérés comme des «classiques». Citons, par exemple, le calcul du couple transmissible par un embrayage ou un limiteur de couple. Modélisation des systèmes linéaires et asservissements La structure de base d'une chaîne fonctionnelle asservie est trop souvent méconnue. Il en résulte des difficultés lors de la modélisation de systèmes à partir d'une documentation technique. Ces difficultés semblent liées, soit à une mauvaise analyse fonctionnelle initiale (frontière mal identifiée, entrées sorties non définies), soit à des difficultés d'identification des supports d'information, en particulier dès qu'il ne s'agit pas d'informations portées par des grandeurs électriques. Par contre, une fois la modélisation effectuée ou finalement fournie par l'examinateur, le calcul de fonctions de transferts ne pose aucune difficulté aux candidats. Les examinateurs regrettent toutefois que certains résultats de cours, comme, par exemple, ceux donnant la précision en fonction de la classe de la boucle ouverte, soient inconnus des candidats qui perdent alors leur temps dans des calculs fastidieux. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 31 sur 52 Systèmes combinatoires L'utilisation des tableaux de Karnaugh est assez bien maîtrisée. On note toutefois quelques regrettables lacunes concernant la connaissance des logigrammes, même des symboles les plus élémentaires des portes logiques. Ces connaissances de première année ne sont pas à négliger. Systèmes séquentiels Le GRAFCET semble être un outil assez bien acquis au premier abord, si on s'arrête aux qualités intuitives des candidats. Mais, il s'aÏre en fait, à la fois une grande ignorance du vocabulaire associé (confusion étape-action ou transition-réceptivité par exemple), et de grosses lacunes concernant les règles précises de syntaxe ou d'évolution. Le jury constate chaque année que la grande majorité des candidats ne sait pas mettre en oeuvre une temporisation ou un compteur et que, au-delà de questions syntaxiques, cela réÏle une totale méconnaissance des ces notions. De plus, les candidats présentent trop souvent une ignorance des critères de choix technologiques des parties commandes et opératives (actionneur, préactionneur, ...), ainsi que des conséquences sur les grafcets. Par exemple les notions de monostabilité ou bistabilité ne sont pas toujours prises en compte, les distributeurs pneumatiques les plus élémentaires sont inconnus pour beaucoup, etc. L'exercice qui consiste à proposer une association Îrin-distributeur sous certaines contraintes est insurmontable pour certains. Conclusion et conseils Cette épreuve ne concernant, par définition, que les candidats admissibles, peu de candidats médiocres ont été interrogés. Inversement, de brillants candidats ont su faire preuve à la fois d'initiative, de curiosité, de réceptivité, de rigueur et de réelles qualités de communication, grandement appréciées des examinateurs. Malgré tout, trop de candidats ont besoin d'être guidés sans cesse par l'examinateur, dont ce n'est pas vraiment le rôle. Beaucoup de candidats se contentent de modéliser le problème sans ressentir le besoin d'arriver à un résultat. D'autres en revanche, se réfugient dans des calculs qui n'en finissent pas, ce qui n'est pas l'objet de l'épreuve. En conclusion, la sélection des candidats s'est effectuée en distinguant : les candidats qui connaissent les fondements de leur cours, de ceux qui n'en connaissent que les résultats, les candidats qui savent appréhender une documentation technique, de ceux qui ne savent partir que d'un problème déjà modélisé, les candidats qui savent argumenter dans un contexte technique, de ceux qui ne savent qu'aligner des calculs sans finalité. Ces derniers points doivent orienter le travail de préparation du futur candidat. Nous insistons également sur la nécessité de profiter des heures de présence au laboratoire de sciences industrielles pour faire preuve de curiosité et ainsi se construire une culture minimale des solutions techniques. Bien entendu, s'agissant d'une épreuve orale, la qualité de communication a été évaluée. Les examinateurs rappellent également que pour toute la durée de cette épreuve, l'usage de la calculatrice est autorisé, et qu'apporter un minimum d'outils de dessin peut s'aÎrer utile (règle, équerre, compas, crayons de couleur). Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 32 sur 52 INTERROGATION DE FRANCAIS Interrogation filières MP ­ PC ­ PSI : coefficient 10 L'oral de français porte sur des textes contemporains que les candidats doivent analyser. Ils en développent ensuite un des thèmes. Cet exposé et l'entretien qui le suit, permettent aux candidats de faire valoir leur culture générale, leurs qualités d'expression, d'analyse et de synthèse» (JO du 1er janvier 1999). Modalités de l'oral Le texte de l'oral est hors programme de l'épreuve écrite du concours ; L'épreuve orale se prépare en 30 minutes ; La durée de l'épreuve est de 30 minutes. L'épreuve se compose de 3 parties : une analyse, et non un résumé, du raisonnement de l'auteur (environ 7 minutes), un développement : les candidats choisissent dans le texte une idée qui les intéresse et qu'ils sont capables de développer en argumentant (environ 15 minutes), un entretien d'environ 10 minutes, conduit par l'examinateur. Pendant toute la durée de la préparation, un dictionnaire est à la disposition des candidats. Remarques sur le concours Le déroulement de l'oral de français pour cette session 2007 a été jugé globalement positif par la majorité des examinateurs en raison du sérieux et de la motivation des candidats. Néanmoins certaines prestations ont été plus faibles. Nous avons donc choisi pour cette année, de rappeler les attentes et les exigences du jury pour les deux premières parties de l'épreuve. A ­ L'analyse But de l'exercice : permettre au candidat de montrer sa capacité à comprendre avec certitude une pensée autre que la sienne. Démarche à suivre : l'analyse du texte doit être menée en 7 minutes environ. Dans une introduction, le candidat doit présenter rapidement le thème ou sujet du texte. Le texte proposé étant de nature argumentaire, le candidat doit ensuite dégager la thèse défendue par l'auteur ainsi que le plan argumentatif adopté. Il peut être bon aussi de préciser dans quelle tonalité le texte s'inscrit (didactique, polémique, ironique ...). L'étude de détail qui suit ne doit pas être une paraphrase ou un simple montage de citations du texte ; le candidat doit être attentif à repérer les articulations logiques du texte, les procédés argumentaires utilisés par l'auteur pour marquer clairement et avec rigueur les étapes du raisonnement. Au cours de cette analyse du texte, il n'est donc pas exclu de faire des remarques stylistiques mais celles-ci ne sont pertinentes que si elles montrent comment l'argumentation est mise en oeuvre et mise en forme. Enfin, le candidat doit terminer son analyse par une conclusion rapide par laquelle il montre qu'il a bien saisi les enjeux du texte et la thèse défendue. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 33 sur 52 Conseil : l'exercice de l'analyse n'est en aucun cas un résumé : il a pour but de dégager la problématique d'un texte et de l'étudier. B ­ Le développement personnel But de l'exercice : permettre au candidat de montrer sa capacité à construire une réflexion personnelle. Démarche à suivre : Dans une introduction, le candidat doit commencer par préciser à quel passage ou à quel enjeu du texte il a été sensible ; En une question précise, il doit formuler le problème qu'il se propose de traiter pour terminer son introduction par l'annonce du plan de son développement en veillant à en articuler les différentes parties. le candidat développe ensuite les différentes parties annoncées en veillant à les appuyer sur des arguments étayés d'exemples réellement exploités. Dans une conclusion, il fait un bilan de la réflexion qu'il a menée sur son interrogation initiale. Conseil : le candidat doit être bien conscient que l'examinateur apprécie tout particulièrement sa volonté de se confronter aux difficultés posées par le problème qu'il traite. A ce propos, nous rappelons que l'écrit et l'oral sont des épreuves bien distinctes. Le candidat doit donc s'interdire de convoquer les textes du programme de l'écrit pour bâtir et/ou illustrer sa réflexion lors de l'épreuve orale de français. Conclusion Pour conclure, les examinateurs souhaitent rappeler aux candidats qu'il leur faut être attentifs à l'expression : à l'oral comme à l'écrit, une pensée élaborée nécessite une langue correcte, construite, claire, débarrassée de néologismes douteux, de tournures trop elliptiques, enfin de toutes les formes de laissez aller du langage. Ces exigences sont à la mesure du concours, du travail de préparation fait au cours de l'année et des capacités des candidats. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 34 sur 52 INTERROGATION DE LANGUES VIVANTES Interrogation filières MP ­ PC ­ PSI : coefficient 5 ANGLAIS Modalités de l'épreuve L'épreuve orale d'anglais porte sur un article de presse britannique ( The Guardian, The Observer, The Times, The Economist, etc...) ou américain ( New York Times, Washington Post, Newsweek, Time, etc...). Les articles de presse proposés aux candidats ne sont en aucun cas spécialisés. Ils peuvent aborder, entre autres, des sujets de politique, d'économie, d'éthique et de société. Les candidats disposent de 30 minutes de préparation suivies de 30 minutes d'interrogation. Après une brève introduction, les candidats doivent lire un passage de leur choix et indiquer les raisons de ce choix. Le compte-rendu structuré Ils donnent ensuite un compte-rendu du texte, en faisant ressortir les idées principales et les grandes lignes de façon ordonnée. Le candidat doit être en mesure de situer les sources de l'article. S'agit-il d'un organe de presse britannique ou américain ? S'agit-il d'un reportage de type informatif ou d'un éditorial cherchant à imposer un point de vue ? Dans le dernier cas, on privilégiera le terme de «columnist» plutôt que celui de «author» (souvent mal prononcé : «th» prononcé «t», accentuation sur la seconde syllabe, et/ou diphtongaison de la première syllabe) réserÎ à un texte plus littéraire. Trop de comptes-rendus sont structurés de façon linéaire par un recours abusif à des formules du style «the journalist says/explains». Un bon compte-rendu structuré fait appel à de Îritables connecteurs qui permettent de mettre en évidence la cohérence interne de l'article et d'en faciliter la compréhension par l'examinateur. Il s'agit d'éviter à tout prix la paraphrase ou un survol du texte. Rappelons que le compte-rendu structuré et le commentaire sont deux parties distinctes de l'épreuve orale et qu'elles ne doivent pas se superposer. Le passage au commentaire doit être annoncé par une phrase de transition simple mais efficace. Le commentaire Il s'agit davantage d'un «essai oralisé» dans l'esprit anglo-saxon que d'un exposé académique «à la française». Il faut donc annoncer la structure du commentaire de façon habile, en évitant le recours aux expressions : «in a first part, we will deal with...». Préférer l'usage de «I» à celui de «we» qui ne correspond à aucune réalité dans le propos. Le commentaire doit être centré sur le contenu de l'article et s'articuler sur deux ou trois points essentiels dont le candidat s'attachera à examiner, en faisant preuve de sens critique, les différentes implications. Certains candidats ont tendance à tomber dans le «hors sujet». Le compte-rendu et le commentaire doivent durer dix minutes au minimum. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 35 sur 52 L'entretien L'entretien qui suit le commentaire permet à l'examinateur de demander au candidat de préciser, le cas échéant, un certain nombre de points ou d'attirer son attention sur des aspects de l'article qui n'auraient pas été immédiatement identifiés. L'entretien permet aussi au candidat d'utiliser ses connaissances sur certains aspects de la civilisation du pays concerné par l'article (géographie, institutions, histoire, actualité politique, etc....). Il est inadmissible, par exemple, d'ignorer le nom des deux principaux partis politiques aux Etats-Unis. Enfin, l'entretien est aussi l'occasion pour l'examinateur d'apprécier les capacités de compréhension et d'expression spontanée du candidat. Trop de candidats rédigent de longues notes, ce qui aboutit à une influence néfaste de l'écrit sur une expression censée être spontanée. Conseils aux candidats Malheureusement, les fautes de grammaire restent beaucoup trop fréquentes. On citera, en particulier, les confusions singulier/pluriel, l'omission des marques grammaticales (ed/-s) du pluriel/-s de la troisième personne du singulier au présent/les calques sur les structures impersonnelles du français du type «it exists...»/l'ignorance des verbes irréguliers les plus répandus/les confusions portant sur les pronoms personnels et les adjectifs possessifs. Des points-clés comme l'invariabilité de l'adjectif, les différences entre le prétérit et le present perfect, entre les formes «simple» et «progressive», entre who, whose et which et l'existence des indénombrables doivent faire l'objet d'une meilleure vigilance. Les modaux sont souvent mal maîtrisés (mustn't est confondu avec don't have to, can et les autres modaux n'ont pas d'infinitif !). Un lexique approprié et varié est primordial. Trop de candidats se contentent d'un vocabulaire étique dans lequel «big», «important» et «problem» sont sur-utilisés. Des mots français apparaissent tels quels ou sont vaguement anglicisés pour aboutir à des «interessant», «concurrency» (??!!) d'un effet désastreux. Des confusions élémentaires persistent. Trop de candidats confondent «learn» et «teach», «impeach» et «prevent», «success» «et «succeed». Que penser des quelques candidats qui vont jusqu'à demander, en toute candeur, la traduction en anglais des éléments lexicaux qui leur font défaut ? Certains se posent la question «how to say ?» (sic) au lieu de dire simplement «how shall I put it ?». La qualité de la langue parlée (phonétique, accentuation, intonation, rythme, débit) ne doit pas être négligée. La phonologie est, dans la très grande majorité des cas, très francisée. La prononciation du «th» est, la plupart du temps, française. Rappelons l'existence des diphtongues voire des triphtongues souvent ignorées des candidats (ex : power). Conclusion Le jury ne peut qu'inciter les candidats, à préparer méthodiquement l'épreuve orale d'anglais. En plus d'une participation encore plus active aux interrogations régulières durant les années de classe préparatoires, cette préparation exige la lecture régulière de la presse de langue anglaise et la connaissance de l'actualité sociale, économique et politique des pays concernés. Un travail phonologique sérieux, accompagné de CD ou de cassettes diverses doit être effectué. Certains candidats se sont nettement distingués de l'ensemble par la clarté et la pertinence de leur propos, alliées à une maîtrise remarquable de la langue anglaise. Nous les en félicitons ! Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 36 sur 52 ALLEMAND Comme pour les sessions précédentes les textes proposés cette année aux candidats étaient des extraits de la presse des pays de langue allemande traitant de l'actualité la plus récente. Des quotidiens ou hebdomadaires comme Die Frankfurter Allgemeine Zeitung, Die Frankfurter Rundschau, Der Spiegel, Der Stern, Die Süddeutsche Zeitung, Der Tagesspiegel, ou encore Die Welt et Die Zeit ont ainsi fourni matière aux candidats pour leur permettre de réfléchir à des sujets de société abordant entre autres: la polémique autour du passé de l'écrivain Günter Grass, la place de la RDA dans les manuels d'histoire, la vie des entreprises: les profits, les salaires, les conditions de travail, l'innovation et la recherche face aux défis de la mondialisation, le travail des femmes et la vie familiale, les ingénieurs et le marché de l'emploi, la pénurie de main-d'oeuvre hautement qualifiée, la précarité, le système scolaire et l'évaluation de ses performances, la sélection précoce des élèves, l'introduction de l'enseignement de l'Islam dans les écoles, l'immigration et l'intégration, l'abaissement de la majorité électorale des jeunes en Autriche, le vieillissement de la population, la croissance, la relance de la consommation, les comportements alimentaires de la population en général et des jeunes en particulier, l'informatique, les encyclopédies électroniques, l'internet et la presse écrite, le sport, le dopage et le bilan à tirer un an après la coupe du monde de football, l'Europe, la mobilité des étudiants, la déclaration de Berlin, les réseaux ferroviaires à grande vitesse, le nucléaire, les changements climatiques et les énergies renouvelables. Cette liste à elle seule suffit à montrer aux futurs candidats l'importance que reÐt la connaissance de la culture allemande contemporaine en classe préparatoire d'abord, au concours ensuite. Celleci conditionne la compréhension du document, mais permet aussi au candidat d'enrichir utilement son commentaire et de nourrir sa réflexion au moment des échanges avec l'examinateur. L'assimilation des faits culturels lors des deux années de classe préparatoire ainsi que la curiosité intellectuelle inhérente à tout apprentissage (se tenir informé de l'actualité des pays de langue allemande) sont donc une nécessité à ce niveau des études. Elles permettent d'établir une communication authentique et approfondie, qui évite banalités et généralités. ***** L'interrogation orale d'allemand au concours commence tout d'abord par la lecture à voix haute d'un passage de l'article que le candidat a préparé pendant 30 minutes. L'étudiant enchaîne ensuite sur la présentation, le compte rendu et le commentaire du document, qui durent entre 10 et 15 minutes. La deuxième partie de l'épreuve (15 minutes) consiste, elle, en un entretien avec l'examinateur. De toute évidence, les candidats jouent le jeu du déroulement de l'épreuve, qui est maintenant bien connu d'eux, et disposent de stratégies de communication assez efficaces qui leur permettent de "tenir" 30 minutes. Les textes sont en général assez bien compris et présentés : on cite les sources, les dates, le sujet de l'article, le cas échéant sa structure, avant de rendre compte de façon plus argumentée des idées principales que l'on peut en dégager. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 37 sur 52 Il ne semble, néanmoins, pas inutile de rappeler qu'il s'agit d'une épreuve orale, que la lecture se doit d'être soignée (avec respect de la prosodie), et que les examinateurs ne sauraient se contenter d'un résumé lu hâtivement, où de surcroît le texte est survolé. Il faut donc s'efforcer de parler librement, en s'appuyant certes sur ses notes, sans toutefois jamais les lire. De même, il convient de bien faire ressortir le thème central ou la problématique du texte, mais aussi ses articulations, la progression de la pensée de l'auteur et les mots-clés utilisés pour faire passer le message. D'une manière générale, on évitera tout formalisme, notamment au moment de l'introduction du document, et en particulier des phrases rituelles comme : "Dieser Text ist ein Zeitungsartikel. Dieser Artikel wurde in einer deutschen Zeitung am.... veröffentlicht. Diese Zeitung heißt ...". Dans le commentaire, où le candidat a toujours l'initiative de la parole, il est souhaitable d'approfondir un ou deux thèmes retenus et d'assortir son développement d'exemples qui donnent corps à la démonstration. Quant à l'entretien, il est une conversation libre avec l'examinateur, qui demande au candidat de préciser sa pensée sur certains aspects du texte ou d'élargir sa réflexion à partir du thème abordé. C'est un dialogue dont le but est de Îrifier les automatismes de langue. Le Îcu personnel ou les références à la culture des pays de langue allemande y sont particulièrement bienvenus. Le jury aura d'ailleurs apprécié dans cette dernière partie de l'épreuve la compétence bien réelle de candidats dont certains d'entre eux sont issus des sections européennes ou "abibac" ou ont des liens personnels avec l'Allemagne. ***** Sur le plan de la qualité de la langue enfin, si les examinateurs ont noté avec satisfaction que bon nombre de candidats s'exprimaient dans un allemand assez spontané et globalement correct, s'efforçant de réemployer avec bonheur les expressions apprises lors des cours, ils souhaitent néanmoins attirer l'attention des futurs candidats sur certaines des fautes récurrentes obserÎes lors de cette session : trop de confusions lexicales demeurent encore ; ainsi, faire des études se dit : studieren ou ein Studium machen, arrêter ses études : sein Studium abbrechen ; die Studie (n) signifie l'étude, l'enquête, le rapport ; l'enseignement, les cours (de mathématiques) se traduit par : der (Mathe)unterricht (sans pluriel), le cours se dit : die (Unterrichts)stunde (n) ; aller en cours : in den Unterricht gehen ; le choix se dit : die Wahl (en), sans inflexion, faire un choix : eine Wahl treffen, choisir, élire: wählen avec une inflexion, les élections : die Wahlen, sans inflexion ; le verbe changer (intransitif) : sich (ver)ändern; la situation a beaucoup changé : die Lage hat sich sehr geändert/verändert ; la différence : der Unterschied , à la différence de : im Unterschied zu, être différent (de) : anders sein (als) ou verschieden sein ; je suis d'un avis différent : ich bin anderer (verschiedener) Meinung ; devenir se dit : werden et non bekommen, qui signifie : recevoir, obtenir ; être paradoxal se dit : paradox sein ; Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 38 sur 52 les formes du groupe nominal laissent presque toujours à désirer, en particulier la maîtrise des pluriels et des genres ; on dit : die Arbeit (en), der Betrieb , die Firma, die Firmen au pluriel ; on dit : das Kind, die Kinder, der Nachteil, die Nachteile, der Platz, die Plätze, das Problem, die Probleme, das Produkt, die Produkte ; les étudiants doivent s'efforcer d'apprendre un substantif avec son genre et son pluriel, de même qu'ils doivent apprendre les prépositions et le cas qu'elles régissent : mit est toujours suivi du datif et on ne pourra trouver que les combinaisons mit dem (datif masculin ou neutre), mit der (datif féminin), mit den (datif pluriel). les relations directives et locatives sont souvent confondues ; aller en Allemagne se dit : nach Deutschland fahren ; vouloir travailler en Allemagne : in Deutschland arbeiten wollen ; certaines formes de verbes forts sont encore malmenées et on rappellera enfin que l'infinitif complément des verbes de modalité ne prend jamais zu ; on dit ainsi : Die Frauen müssen oft Beruf und Kinder miteinander kombinieren. Déjà sensible aux améliorations perçues d'une année sur l'autre et aux efforts louables de certains candidats pour satisfaire aux exigences de l'épreuve, le jury ne peut d'ores et déjà que fonder ses plus grands espoirs sur les étudiants des sessions à venir. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 39 sur 52 ARABE Nombre de candidats Note la plus haute Note la plus basse : 30 : 18/20 : 07/20 De façon générale, la compétence linguistique des candidats n'est pas à remettre en cause. Toutefois, la maîtrise de l'exercice du commentaire de texte réÏle souvent des lacunes, déjà releÎes les années précédentes, sur lesquelles le jury souhaite attirer l'attention des futurs candidats. Gestion du temps Trop nombreux sont encore les candidats qui, pressés d'en finir, cherchent à conclure au plus vite leur prestation, ce qui trahit à l'évidence un manque de préparation à l'épreuve à laquelle ils se soumettent. Il leur faut alors réagir aux multiples relances de l'examinateur et se livrer à un improbable et périlleux exercice d'improvisation, là où l'on attendait d'eux un exposé cohérent de leurs propres idées. Il va de soi qu'un tel travers ne peut qu'être lourdement pénalisé. Lecture des notes La lecture des notes prises lors de la préparation (aussi correcte cette lecture fut-elle) nuit considérablement, elle aussi, à la qualité d'un exposé dont l'examinateur attend au contraire qu'il soit présenté de façon aussi naturelle et spontanée que possible. Sur ce point, un certain progrès a pu être constaté par rapport aux années précédentes. Introduction et plan Avant de se lancer dans son exposé, le candidat doit, en quelques mots, s'efforcer de présenter le texte (date, auteur, origine, nature du texte) et, si possible de formuler des observations sur le contexte social, historique ou politique dans lequel il a été rédigé. De même, l'exposé sera d'autant plus pertinent qu'il sera précédé, là encore en quelques mots, d'un plan introduisant les grandes lignes du développement qui doit suivre. Ces deux "formalités" ne sont pas anodines. Elles permettent au candidat, dés le début de sa prestation, de montrer sa capacité à prendre du recul, à développer un argumentaire personnel s'appuyant sur un regard critique, à structurer sa réflexion et à intégrer son analyse dans une perspective élargie. Esprit critique Au cours du développement, l'examinateur attend ensuite du candidat qu'il fasse preuve d'esprit critique et d'un minimum de culture générale, montrant ainsi sa connaissance (ou, à tout le moins, son intérêt) pour la question évoquée. Une paraphrase approximative et superficielle ne saurait tenir lieu d'analyse ni de commentaire. Faut-il enfin rappeler que le candidat ne doit aucunement se sentir obligé de partager le point de vue de l'auteur et que sa prestation sera d'autant plus appréciée qu'il aura su, précisément, remettre en cause et discuter les idées présentées dans le texte. Conclusion Pour prendre toute sa cohérence, l'exposé doit être ponctué par une courte conclusion qui pourra, en quelques mots, résumer les thèses évoquées et élargir la question en l'intégrant dans une problématique plus large. Les futurs candidats pourront s'inspirer de ces quelques remarques pour acquérir, au cours de leur formation, les aptitudes qui leur font parfois défaut. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 40 sur 52 ESPAGNOL Modalités de l'épreuve 30 minutes de préparation et 30 minutes d'entretien à partir d'articles tirés de la presse espagnole et latino-américaine de l'année en cours. Tous portent sur des sujets de politique nationale ou internationale et de société en général. La longueur des textes est de 20 à 45 lignes, les textes longs étant plus «factuels» que les textes courts. Les candidats ne lisent pas leurs notes, lors de l'entretien. Contenu de l'exposé Il se compose de trois parties : a) compte-rendu du texte proposé, b) commentaire, c) entretien plus informel avec l'examinateur. a) Le compte-rendu peut être introduit par une courte phrase qui présente le thème de l'article. La restitution est linéaire, analytique, et permettra ensuite, dans une deuxième partie, d'introduire le commentaire. b) Le commentaire doit s'appuyer sur le texte proposé. Les deux ou trois thèmes proposés sont annoncés dans une introduction rapide. Il faut bien, naturellement, tirer le meilleur parti du texte mais aussi, à partir de ce même texte, asseoir sa propre réflexion. Les candidats peuvent souligner et analyser certains mots et expressions qui les aideront à développer leur propre point de vue. c) L'entretien se déroule de façon plus informelle. L'examinateur reprend les idées énoncées en cherchant à les faire développer ou préciser. Langue Sont valorisés : la prononciation et l'accent tonique, la maîtrise de la grammaire de base, la richesse du vocabulaire, la capacité des candidats à se corriger. Les qualités les plus appréciées sont : la rigueur quant à la restitution du texte, un commentaire bien structuré, une faculté à analyser et à discuter, une ouverture sur le monde hispanique, la capacité des candidats à étayer leur exposé en s'appuyant sur leurs connaissances de la culture hispanique, Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 41 sur 52 la capacité à éveiller l'intérêt de l'interlocuteur, la capacité à corriger les fautes de langue lors de l'exposé, pour les «hispano hablantes», faire preuve de plus de rigueur. Conclusion La session 2007 a été d'un niveau très satisfaisant et nous encourageons les futurs candidats à bien travailler la langue ainsi que la méthodologie. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 42 sur 52 ITALIEN L'année 2007 du concours TPE est l'année où le niveau des candidats a été excellent : tant du point de vue de la langue (bonne maîtrise de la grammaire et des structures complexes) que de la connaissance italienne. Le niveau culturel est très encourageant. Un échange fructueux et intéressant s'est établi avec les candidats. Les notes s'échelonnent de 17 à 20. Cependant, le nombre de candidats a été moins important que les années précédentes (4 candidats en 2007 au lieu de 10 en 2006). Les candidats, dans l'ensemble, ont été bien préparés et le jury s'en félicite. Toutefois, il est conseillé aux candidats de ne pas négliger la partie entretien au cours duquel l'examinateur évalue et apprécie les qualités de compréhension et d'analyse du sujet abordé. En effet, l'examinateur doit pouvoir mesurer l'intérêt du candidat et sa capacité à défendre son point de vue et à donner des explications pertinentes et convaincantes. L'oral est, dans ce sens, le moment offert à chaque candidat de faire preuve de ses connaissances non seulement linguistiques mais aussi culturelles du pays dont il parle la langue, mais également être capable de s'exprimer sur ses projets futurs, et aborder n'importe quel sujet au cours de la conversation. Les textes à l'oral portent sur l'actualité italienne et sont tirés de la presse quotidienne : Corriere della Sera, Repubblica, la Stampa... Les sujets abordés ne sont pas de nature à piéger les candidats dès lors que le suivi de l'actualité est sérieux et régulier. Enfin, les candidats doivent être plus rigoureux sur les connaissances de base de la grammaire. Les erreurs commises sont impardonnables, à un niveau tel que celui du concours. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 43 sur 52 RUSSE Deux candidats ont passé une épreuve orale de russe : le premier a commenté un article intitulé «Les quatre-vingts ans du grand Rostropovitch» (in Vesti Nedeli, 25 03 07), la seconde une interview du père de Sergueï Brine, co-inventeur du célèbre moteur de recherche Google, qui racontait les causes de son émigration aux USA en 1979 et la passion de son fils pour l'informatique (in http://www.peoples.ru). Dans les deux articles, les biographies de ces hommes célèbres étaient étroitement liées à l'évocation des années 70 en Russie, c'est-à-dire à l'ère de Brejnev et de la «stagnation», période de persécution des dissidents déclarés comme Soljenitsyne, mais aussi de ceux qui les soutenaient comme Rostropovitch finalement contraint à émigrer, mais encore de ceux qui, plus anonymes mais tout autant empêchés de se réaliser professionnellement par manque de «conscience politique», choisissaient de partir. Les exposés des candidats qui ont été notés respectivement 11 et 16 ont eu comme premier mérite de prouver par leur longueur (13 et 16 minutes) la capacité de leurs auteurs à s'exprimer sans réticence ou appréhension majeure en russe, à suivre le fil de leur pensée tout en se corrigeant, sur un signe de l'examinateur, lorsque cela s'aÎrait nécessaire. Les candidats ont également su utiliser leurs connaissances en soulignant de leur mieux les points qui leur étaient les plus familiers (le premier candidat savait plus de choses sur Soljenitsyne que sur Rostropovitch et a orienté son exposé en conséquence). Cependant, malgré ces qualités communes, les exposés se sont aussi distingués par de grosses différences : tout d'abord dans la maîtrise de la langue et notamment, bien sûr, des déclinaisons (l'augmentation du nombre de fautes au fur et à mesure que le temps passe et un certain désarroi lors de l'entretien sont symptomatiques d'une appropriation encore fragile des formes de la langue). Ensuite, un exposé qui ne se contente pas d'énumérer les éléments du texte mais est complété par une remarque plus personnelle et plus synthétique, voire par un avis ou une opinion, est immédiatement et fortement valorisé puisqu'il correspond à une vraie prise de risque (dans le fond comme dans la forme) et permet d'engager un entretien avec l'examinateur qui ne ressemble plus à un pensum artificiel et insupportable, mais à un échange enrichissant pour les deux parties. Enfin, la souplesse intellectuelle que montre le candidat qui se prête au débat en approfondissant sa réflexion au gré des questions qui lui sont posées est également mise à son crédit. Le jury conseille donc aux futurs candidats de se montrer les plus actifs possibles au cours de leur préparation pour bien fixer les formes de la langue. Il les invite à faire preuve de la plus grande disponibilité pendant l'épreuve et enfin, leur rappelle qu'un minimum de repères historiques est indispensable pour replacer les informations proposées dans leur contexte et en comprendre les enjeux actuels. L'examinateur a pu s'étonner, lors de cette session, de voir ignorée la différence entre Union Soviétique et Fédération de Russie, ainsi que la rupture qu'a constituée la chute de l'URSS en 1991. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 44 sur 52 STATISTIQUES Réalisées en fonction de l'intégration, à l'issue de l'appel Les modifications intervenues par la suite (démissions, ...) n'ont pas été prises en compte Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 45 sur 52 RECRUTEMENT DES ELEVES INGENIEURs 2007 Concours externe : résultats du concours (Intégration dans les cinq écoles) Filière MP Nombre % Total Filière PC Nombre % Total Filière PSI Nombre % Total Filière TSI % Nombre Total Filière BCPST Nombre % Total TOTAL CANDIDATS FONCTIONNAIRES Ecole Nationale des TPE (125 postes) Nommés : 125 Ecole nationale des sciences géographiques (12 postes) Nommés : 12 Ecole nationale des travaux maritimes (4 postes) Nommés : 4 Ecole supérieure des techniques industrielles et des mines de Douai (26 postes) Nommés : 18 Ecole nationale de la météorologie (5 postes) Nommés : 5 __________________ 43 34,4 33 26,4 32 25,6 6 4,8 11 8,8 125 5 41,7 5 41,7 2 16,6 - - - - 12 1 25 1 25 2 50 - - - - 4 4 22 9 50 5 28 - - - - 18 2 40 2 40 1 20 - - 5 CIVILS Ecole nationale des TPE (39 postes) ** Entrés : 42 Ecole nationale de la météorologie (2 postes) Nommés : 2 __________________ ETRANGERS Ecole nationale des TPE (3 postes) Entrés : 1 14 33,5 14 33,5 11 26 3 7 42** - - 1 50 1 50 - - - - 2 - - 1 100 - - - - - - 1 ** Certains surbooking étaient affichés sur les différentes filières (MP, PC, PSI). Ces surbooking, maintenus jusqu'au dernier appel, ont conduit, compte-tenu du nombre de candidatures, à recruter plus d'étudiants (42 civils) que de places initialement offertes (39). De plus, un poste «étrangers» non pourvu a été transformé en poste civil. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 46 sur 52 RECRUTEMENT DES ELEVES INGENIEURS EN 2007 Filière MP CANDIDATS Nombre Filière PC Filière PSI % Total Filière TSI Nombre % Total Filière BCPST Nombre % Total % Nombre % Nombre Total Total Inscrits 3117 32,64 2602 27,25 2733 28,62 420 4,40 677 7,09 Présents à l'écrit 2929 32,42 2436 26,96 2607 28,86 416 4,61 646 7,15 Admissibles 1118 32,89 885 26,04 846 24,89 105 3,09 445 13,09 Liste principale Français Etrangers 73 1 37,05 33,33 56 1 28,43 33,33 51 1 25,89 33,33 6 - 3,05 11 - 5,58 Liste complémentaire Français Etrangers 534 38 3,67 65,52 421 11 26,55 18,97 433 9 27,30 15,51 46 - 2,9 152 - 9,58 TOTAL GENERAL Inscrits Présents à l'écrit Admissibles : 9 549 : 9 034 : 3 399 Liste principale Français + UE : 197 Etrangers : 3 Liste complémentaire Français + UE : 1 586 Etrangers : 58 Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 47 sur 52 PROVENANCE DES ELEVES INTEGRES A L'E.N.T.P.E. Classement par région des lycées : Alsace Bourgogne Champagne-Ardennes Franche-Comté Lorraine Nord - Pas de calais Picardie Basse Normandie Bretagne Centre Haute Normandie Pays de Loire Auvergne Corse Languedoc-Roussillon Provence - Alpes - Côte d'Azur Rhône - Alpes Aquitaine Limousin Midi - Pyrénées Poitou - Charentes Paris Ile-de-France 9 5 4 5 12 11 0 1 7 11 3 5 3 0 2 12 21 14 5 4 5 24 9 Quart Nord-Est Soit un total de 46 Quart Nord-Ouest Soit un total de 27 Quart Sud-Est Soit un total de 38 Quart Sud-Ouest Soit un total de 28 Paris île de France Soit un total de 33 Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 48 sur 52 Lycées les plus cités : LYCEES Lycée Montaigne - BORDEAUX Lycée Victor Hugo - BESANCON Lycée Blaise Pascal - CLERMONT FERRAND Lycée Carnot - DIJON Lycée A. Chatelet - DOUAI CANDIDATS INTEGRES 11 4 3 5 3 Lycée Champollion - GRENOBLE Lycée Faidherbe ­ LILLE Lycée Gay-Lussac - LIMOGES 6 5 5 Lycée aux Lazaristes - LYON Lycée du Parc ­ LYON 3 3 5 9 4 4 10 Lycée Thiers - MARSEILLE Lycée Henri Poincaré - NANCY Lycée Clemenceau - NANTES Lycée Potiers - ORLEANS Lycée Saint Louis - PARIS Lycée Charlemagne - PARIS Lycée Camille Guérin - POITIERS Lycée Chateaubriand - RENNES Lycée Joliot Curie - RENNES Lycée Corneille - ROUEN 4 5 3 3 3 Lycée Claude Fauriel ­ SAINT ETIENNE Lycée Kléber - STRASBOURG Lycée Pierre Fermat - TOULOUSE Lycée Descartes - TOURS Lycée Hoche - VERSAILLES Autres lycées - 1 à 2 candidat(s) reçu(s) 3 8 3 7 3 50 Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 49 sur 52 ELEVES INGENIEURS DES TPE 2007 (Service de l'équipement) ENTREE A L'ECOLE NATIONALE DES TRAVAUX PUBLICS DE L'ETAT A - FONCTIONNAIRES Filières Intégrés MP PC PSI TSI BCPST TOTAL Femmes 13 11 9 1 6 40 Hommes 30 22 23 5 5 85 Rang du premier intégrant : MP : 104ème ­ PC : 45ème ­ PSI : 43ème ­ TSI : 7ème ­ BCPST : 3ème Rang du dernier intégrant : MP : 528ème ­ PC : 341ème ­ PSI : 352ème ­ TSI : 43ème ­ BCPST : 87ème B - CIVILS Filières Entrés MP PC PSI BCPST Femmes 4 4 2 2 Hommes 10 10 9 1 Rang du premier intégrant : MP : 299ème ­ PC : 112ème ­ PSI : 263ème ­ BCPST : 168ème Rang du dernier intégrant : MP : 580ème ­ PC : 371ème ­ PSI : 458èm e­ BCPST : 257ème C - ETRANGERS Filières PC Femmes - Hommes 1 Rang de l'intégrant : PC : 4ème Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 50 sur 52 ELEVES INGENIEURS DES ETUDES ET TECHNIQUES DE TRAVAUX MARITIMES 2007 ENTREE A L'ECOLE NATIONALE DES TRAVAUX MARITIMES Filières Intégrés MP PC PSI Femmes 1 0 0 Hommes 0 1 2 Rang des intégrants : MP : 472ème - PC : 308ème _ PSI : 386ème et 430ème ELEVES INGENIEURS DES TRAVAUX GEOGRAPHIQUES ET CARTOGRAPHIQUES DE L'ETAT 2007 ENTREE A L'ECOLE NATIONALE DES SCIENCES GEOGRAPHIQUES A - FONCTIONNAIRES Filières Intégrés MP PC PSI Femmes 0 1 0 Hommes 5 4 2 Rang du premier intégrant : MP : 173ème ­ PC : 1112 ème ­ PSI : 1099 ème Rang du dernier intégrant : MP : 1342ème ­ PC : 1378ème ­ PSI : 1185 ème Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 51 sur 52 ELEVES INGENIEURS DE L'INDUSTRIE ET DES MINES 2007 ENTREE A L'ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DES TECHNIQUES INDUSTRIELLES ET DES MINES DE DOUAI Filières Intégrés MP PC PSI Femmes 0 2 1 Hommes 4 7 4 Rang du premier intégrant : MP : 400ème ­ PC : 217 ème ­ PSI : 307ème Rang du dernier intégrant : MP : 607ème ­ PC : 433ème ­ PSI : 445 ème ELEVES INGENIEURS DES TRAVAUX DE LA METEOROLOGIE 2007 ENTREE A L'ECOLE NATIONALE DE LA METEOROLOGIE A - FONCTIONNAIRES Filières Intégrés MP PC PSI Femmes 1 2 0 Hommes 1 0 1 Rang du premier intégrant : MP : 78ème _ PC : 57ème _ PSI : 32ème Rang du dernier intégrant : MP : 103ème _ PC : 158ème B - CIVILS Filières Entrés MP PC PSI Femmes 0 1 0 Hommes 0 0 1 Rang des intégrants : PC : 159ème­ PSI : 395ème Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 52 sur 52 (ATTENTION: OPTION restitution du texte, un commentaire bien structuré, une faculté à analyser et à discuter, une ouverture sur le monde hispanique, la capacité des candidats à étayer leur exposé en s'appuyant sur leurs connaissances de la culture hispanique, Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 41 sur 52 la capacité à éveiller l'intérêt de l'interlocuteur, la capacité à corriger les fautes de langue lors de l'exposé, pour les «hispano hablantes», faire preuve de plus de rigueur. Conclusion La session 2007 a été d'un niveau très satisfaisant et nous encourageons les futurs candidats à bien travailler la langue ainsi que la méthodologie. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 42 sur 52 ITALIEN L'année 2007 du concours TPE est l'année où le niveau des candidats a été excellent : tant du point de vue de la langue (bonne maîtrise de la grammaire et des structures complexes) que de la connaissance italienne. Le niveau culturel est très encourageant. Un échange fructueux et intéressant s'est établi avec les candidats. Les notes s'échelonnent de 17 à 20. Cependant, le nombre de candidats a été moins important que les années précédentes (4 candidats en 2007 au lieu de 10 en 2006). Les candidats, dans l'ensemble, ont été bien préparés et le jury s'en félicite. Toutefois, il est conseillé aux candidats de ne pas négliger la partie entretien au cours duquel l'examinateur évalue et apprécie les qualités de compréhension et d'analyse du sujet abordé. En effet, l'examinateur doit pouvoir mesurer l'intérêt du candidat et sa capacité à défendre son point de vue et à donner des explications pertinentes et convaincantes. L'oral est, dans ce sens, le moment offert à chaque candidat de faire preuve de ses connaissances non seulement linguistiques mais aussi culturelles du pays dont il parle la langue, mais également être capable de s'exprimer sur ses projets futurs, et aborder n'importe quel sujet au cours de la conversation. Les textes à l'oral portent sur l'actualité italienne et sont tirés de la presse quotidienne : Corriere della Sera, Repubblica, la Stampa... Les sujets abordés ne sont pas de nature à piéger les candidats dès lors que le suivi de l'actualité est sérieux et régulier. Enfin, les candidats doivent être plus rigoureux sur les connaissances de base de la grammaire. Les erreurs commises sont impardonnables, à un niveau tel que celui du concours. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 43 sur 52 RUSSE Deux candidats ont passé une épreuve orale de russe : le premier a commenté un article intitulé «Les quatre-vingts ans du grand Rostropovitch» (in Vesti Nedeli, 25 03 07), la seconde une interview du père de Sergueï Brine, co-inventeur du célèbre moteur de recherche Google, qui racontait les causes de son émigration aux USA en 1979 et la passion de son fils pour l'informatique (in http://www.peoples.ru). Dans les deux articles, les biographies de ces hommes célèbres étaient étroitement liées à l'évocation des années 70 en Russie, c'est-à-dire à l'ère de Brejnev et de la «stagnation», période de persécution des dissidents déclarés comme Soljenitsyne, mais aussi de ceux qui les soutenaient comme Rostropovitch finalement contraint à émigrer, mais encore de ceux qui, plus anonymes mais tout autant empêchés de se réaliser professionnellement par manque de «conscience politique», choisissaient de partir. Les exposés des candidats qui ont été notés respectivement 11 et 16 ont eu comme premier mérite de prouver par leur longueur (13 et 16 minutes) la capacité de leurs auteurs à s'exprimer sans réticence ou appréhension majeure en russe, à suivre le fil de leur pensée tout en se corrigeant, sur un signe de l'examinateur, lorsque cela s'aÎrait nécessaire. Les candidats ont également su utiliser leurs connaissances en soulignant de leur mieux les points qui leur étaient les plus familiers (le premier candidat savait plus de choses sur Soljenitsyne que sur Rostropovitch et a orienté son exposé en conséquence). Cependant, malgré ces qualités communes, les exposés se sont aussi distingués par de grosses différences : tout d'abord dans la maîtrise de la langue et notamment, bien sûr, des déclinaisons (l'augmentation du nombre de fautes au fur et à mesure que le temps passe et un certain désarroi lors de l'entretien sont symptomatiques d'une appropriation encore fragile des formes de la langue). Ensuite, un exposé qui ne se contente pas d'énumérer les éléments du texte mais est complété par une remarque plus personnelle et plus synthétique, voire par un avis ou une opinion, est immédiatement et fortement valorisé puisqu'il correspond à une vraie prise de risque (dans le fond comme dans la forme) et permet d'engager un entretien avec l'examinateur qui ne ressemble plus à un pensum artificiel et insupportable, mais à un échange enrichissant pour les deux parties. Enfin, la souplesse intellectuelle que montre le candidat qui se prête au débat en approfondissant sa réflexion au gré des questions qui lui sont posées est également mise à son crédit. Le jury conseille donc aux futurs candidats de se montrer les plus actifs possibles au cours de leur préparation pour bien fixer les formes de la langue. Il les invite à faire preuve de la plus grande disponibilité pendant l'épreuve et enfin, leur rappelle qu'un minimum de repères historiques est indispensable pour replacer les informations proposées dans leur contexte et en comprendre les enjeux actuels. L'examinateur a pu s'étonner, lors de cette session, de voir ignorée la différence entre Union Soviétique et Fédération de Russie, ainsi que la rupture qu'a constituée la chute de l'URSS en 1991. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 44 sur 52 STATISTIQUES Réalisées en fonction de l'intégration, à l'issue de l'appel Les modifications intervenues par la suite (démissions, ...) n'ont pas été prises en compte Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 45 sur 52 RECRUTEMENT DES ELEVES INGENIEURs 2007 Concours externe : résultats du concours (Intégration dans les cinq écoles) Filière MP Nombre % Total Filière PC Nombre % Total Filière PSI Nombre % Total Filière TSI % Nombre Total Filière BCPST Nombre % Total TOTAL CANDIDATS FONCTIONNAIRES Ecole Nationale des TPE (125 postes) Nommés : 125 Ecole nationale des sciences géographiques (12 postes) Nommés : 12 Ecole nationale des travaux maritimes (4 postes) Nommés : 4 Ecole supérieure des techniques industrielles et des mines de Douai (26 postes) Nommés : 18 Ecole nationale de la météorologie (5 postes) Nommés : 5 __________________ 43 34,4 33 26,4 32 25,6 6 4,8 11 8,8 125 5 41,7 5 41,7 2 16,6 - - - - 12 1 25 1 25 2 50 - - - - 4 4 22 9 50 5 28 - - - - 18 2 40 2 40 1 20 - - 5 CIVILS Ecole nationale des TPE (39 postes) ** Entrés : 42 Ecole nationale de la météorologie (2 postes) Nommés : 2 __________________ ETRANGERS Ecole nationale des TPE (3 postes) Entrés : 1 14 33,5 14 33,5 11 26 3 7 42** - - 1 50 1 50 - - - - 2 - - 1 100 - - - - - - 1 ** Certains surbooking étaient affichés sur les différentes filières (MP, PC, PSI). Ces surbooking, maintenus jusqu'au dernier appel, ont conduit, compte-tenu du nombre de candidatures, à recruter plus d'étudiants (42 civils) que de places initialement offertes (39). De plus, un poste «étrangers» non pourvu a été transformé en poste civil. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 46 sur 52 RECRUTEMENT DES ELEVES INGENIEURS EN 2007 Filière MP CANDIDATS Nombre Filière PC Filière PSI % Total Filière TSI Nombre % Total Filière BCPST Nombre % Total % Nombre % Nombre Total Total Inscrits 3117 32,64 2602 27,25 2733 28,62 420 4,40 677 7,09 Présents à l'écrit 2929 32,42 2436 26,96 2607 28,86 416 4,61 646 7,15 Admissibles 1118 32,89 885 26,04 846 24,89 105 3,09 445 13,09 Liste principale Français Etrangers 73 1 37,05 33,33 56 1 28,43 33,33 51 1 25,89 33,33 6 - 3,05 11 - 5,58 Liste complémentaire Français Etrangers 534 38 3,67 65,52 421 11 26,55 18,97 433 9 27,30 15,51 46 - 2,9 152 - 9,58 TOTAL GENERAL Inscrits Présents à l'écrit Admissibles : 9 549 : 9 034 : 3 399 Liste principale Français + UE : 197 Etrangers : 3 Liste complémentaire Français + UE : 1 586 Etrangers : 58 Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 47 sur 52 PROVENANCE DES ELEVES INTEGRES A L'E.N.T.P.E. Classement par région des lycées : Alsace Bourgogne Champagne-Ardennes Franche-Comté Lorraine Nord - Pas de calais Picardie Basse Normandie Bretagne Centre Haute Normandie Pays de Loire Auvergne Corse Languedoc-Roussillon Provence - Alpes - Côte d'Azur Rhône - Alpes Aquitaine Limousin Midi - Pyrénées Poitou - Charentes Paris Ile-de-France 9 5 4 5 12 11 0 1 7 11 3 5 3 0 2 12 21 14 5 4 5 24 9 Quart Nord-Est Soit un total de 46 Quart Nord-Ouest Soit un total de 27 Quart Sud-Est Soit un total de 38 Quart Sud-Ouest Soit un total de 28 Paris île de France Soit un total de 33 Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 48 sur 52 Lycées les plus cités : LYCEES Lycée Montaigne - BORDEAUX Lycée Victor Hugo - BESANCON Lycée Blaise Pascal - CLERMONT FERRAND Lycée Carnot - DIJON Lycée A. Chatelet - DOUAI CANDIDATS INTEGRES 11 4 3 5 3 Lycée Champollion - GRENOBLE Lycée Faidherbe ­ LILLE Lycée Gay-Lussac - LIMOGES 6 5 5 Lycée aux Lazaristes - LYON Lycée du Parc ­ LYON 3 3 5 9 4 4 10 Lycée Thiers - MARSEILLE Lycée Henri Poincaré - NANCY Lycée Clemenceau - NANTES Lycée Potiers - ORLEANS Lycée Saint Louis - PARIS Lycée Charlemagne - PARIS Lycée Camille Guérin - POITIERS Lycée Chateaubriand - RENNES Lycée Joliot Curie - RENNES Lycée Corneille - ROUEN 4 5 3 3 3 Lycée Claude Fauriel ­ SAINT ETIENNE Lycée Kléber - STRASBOURG Lycée Pierre Fermat - TOULOUSE Lycée Descartes - TOURS Lycée Hoche - VERSAILLES Autres lycées - 1 à 2 candidat(s) reçu(s) 3 8 3 7 3 50 Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 49 sur 52 ELEVES INGENIEURS DES TPE 2007 (Service de l'équipement) ENTREE A L'ECOLE NATIONALE DES TRAVAUX PUBLICS DE L'ETAT A - FONCTIONNAIRES Filières Intégrés MP PC PSI TSI BCPST TOTAL Femmes 13 11 9 1 6 40 Hommes 30 22 23 5 5 85 Rang du premier intégrant : MP : 104ème ­ PC : 45ème ­ PSI : 43ème ­ TSI : 7ème ­ BCPST : 3ème Rang du dernier intégrant : MP : 528ème ­ PC : 341ème ­ PSI : 352ème ­ TSI : 43ème ­ BCPST : 87ème B - CIVILS Filières Entrés MP PC PSI BCPST Femmes 4 4 2 2 Hommes 10 10 9 1 Rang du premier intégrant : MP : 299ème ­ PC : 112ème ­ PSI : 263ème ­ BCPST : 168ème Rang du dernier intégrant : MP : 580ème ­ PC : 371ème ­ PSI : 458èm e­ BCPST : 257ème C - ETRANGERS Filières PC Femmes - Hommes 1 Rang de l'intégrant : PC : 4ème Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 50 sur 52 ELEVES INGENIEURS DES ETUDES ET TECHNIQUES DE TRAVAUX MARITIMES 2007 ENTREE A L'ECOLE NATIONALE DES TRAVAUX MARITIMES Filières Intégrés MP PC PSI Femmes 1 0 0 Hommes 0 1 2 Rang des intégrants : MP : 472ème - PC : 308ème _ PSI : 386ème et 430ème ELEVES INGENIEURS DES TRAVAUX GEOGRAPHIQUES ET CARTOGRAPHIQUES DE L'ETAT 2007 ENTREE A L'ECOLE NATIONALE DES SCIENCES GEOGRAPHIQUES A - FONCTIONNAIRES Filières Intégrés MP PC PSI Femmes 0 1 0 Hommes 5 4 2 Rang du premier intégrant : MP : 173ème ­ PC : 1112 ème ­ PSI : 1099 ème Rang du dernier intégrant : MP : 1342ème ­ PC : 1378ème ­ PSI : 1185 ème Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 51 sur 52 ELEVES INGENIEURS DE L'INDUSTRIE ET DES MINES 2007 ENTREE A L'ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DES TECHNIQUES INDUSTRIELLES ET DES MINES DE DOUAI Filières Intégrés MP PC PSI Femmes 0 2 1 Hommes 4 7 4 Rang du premier intégrant : MP : 400ème ­ PC : 217 ème ­ PSI : 307ème Rang du dernier intégrant : MP : 607ème ­ PC : 433ème ­ PSI : 445 ème ELEVES INGENIEURS DES TRAVAUX DE LA METEOROLOGIE 2007 ENTREE A L'ECOLE NATIONALE DE LA METEOROLOGIE A - FONCTIONNAIRES Filières Intégrés MP PC PSI Femmes 1 2 0 Hommes 1 0 1 Rang du premier intégrant : MP : 78ème _ PC : 57ème _ PSI : 32ème Rang du dernier intégrant : MP : 103ème _ PC : 158ème B - CIVILS Filières Entrés MP PC PSI Femmes 0 1 0 Hommes 0 0 1 Rang des intégrants : PC : 159ème­ PSI : 395ème Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 52 sur 52 INVALIDE) (ATTENTION: OPTION sur leurs connaissances de la culture hispanique, Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 41 sur 52 la capacité à éveiller l'intérêt de l'interlocuteur, la capacité à corriger les fautes de langue lors de l'exposé, pour les «hispano hablantes», faire preuve de plus de rigueur. Conclusion La session 2007 a été d'un niveau très satisfaisant et nous encourageons les futurs candidats à bien travailler la langue ainsi que la méthodologie. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 42 sur 52 ITALIEN L'année 2007 du concours TPE est l'année où le niveau des candidats a été excellent : tant du point de vue de la langue (bonne maîtrise de la grammaire et des structures complexes) que de la connaissance italienne. Le niveau culturel est très encourageant. Un échange fructueux et intéressant s'est établi avec les candidats. Les notes s'échelonnent de 17 à 20. Cependant, le nombre de candidats a été moins important que les années précédentes (4 candidats en 2007 au lieu de 10 en 2006). Les candidats, dans l'ensemble, ont été bien préparés et le jury s'en félicite. Toutefois, il est conseillé aux candidats de ne pas négliger la partie entretien au cours duquel l'examinateur évalue et apprécie les qualités de compréhension et d'analyse du sujet abordé. En effet, l'examinateur doit pouvoir mesurer l'intérêt du candidat et sa capacité à défendre son point de vue et à donner des explications pertinentes et convaincantes. L'oral est, dans ce sens, le moment offert à chaque candidat de faire preuve de ses connaissances non seulement linguistiques mais aussi culturelles du pays dont il parle la langue, mais également être capable de s'exprimer sur ses projets futurs, et aborder n'importe quel sujet au cours de la conversation. Les textes à l'oral portent sur l'actualité italienne et sont tirés de la presse quotidienne : Corriere della Sera, Repubblica, la Stampa... Les sujets abordés ne sont pas de nature à piéger les candidats dès lors que le suivi de l'actualité est sérieux et régulier. Enfin, les candidats doivent être plus rigoureux sur les connaissances de base de la grammaire. Les erreurs commises sont impardonnables, à un niveau tel que celui du concours. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 43 sur 52 RUSSE Deux candidats ont passé une épreuve orale de russe : le premier a commenté un article intitulé «Les quatre-vingts ans du grand Rostropovitch» (in Vesti Nedeli, 25 03 07), la seconde une interview du père de Sergueï Brine, co-inventeur du célèbre moteur de recherche Google, qui racontait les causes de son émigration aux USA en 1979 et la passion de son fils pour l'informatique (in http://www.peoples.ru). Dans les deux articles, les biographies de ces hommes célèbres étaient étroitement liées à l'évocation des années 70 en Russie, c'est-à-dire à l'ère de Brejnev et de la «stagnation», période de persécution des dissidents déclarés comme Soljenitsyne, mais aussi de ceux qui les soutenaient comme Rostropovitch finalement contraint à émigrer, mais encore de ceux qui, plus anonymes mais tout autant empêchés de se réaliser professionnellement par manque de «conscience politique», choisissaient de partir. Les exposés des candidats qui ont été notés respectivement 11 et 16 ont eu comme premier mérite de prouver par leur longueur (13 et 16 minutes) la capacité de leurs auteurs à s'exprimer sans réticence ou appréhension majeure en russe, à suivre le fil de leur pensée tout en se corrigeant, sur un signe de l'examinateur, lorsque cela s'aÎrait nécessaire. Les candidats ont également su utiliser leurs connaissances en soulignant de leur mieux les points qui leur étaient les plus familiers (le premier candidat savait plus de choses sur Soljenitsyne que sur Rostropovitch et a orienté son exposé en conséquence). Cependant, malgré ces qualités communes, les exposés se sont aussi distingués par de grosses différences : tout d'abord dans la maîtrise de la langue et notamment, bien sûr, des déclinaisons (l'augmentation du nombre de fautes au fur et à mesure que le temps passe et un certain désarroi lors de l'entretien sont symptomatiques d'une appropriation encore fragile des formes de la langue). Ensuite, un exposé qui ne se contente pas d'énumérer les éléments du texte mais est complété par une remarque plus personnelle et plus synthétique, voire par un avis ou une opinion, est immédiatement et fortement valorisé puisqu'il correspond à une vraie prise de risque (dans le fond comme dans la forme) et permet d'engager un entretien avec l'examinateur qui ne ressemble plus à un pensum artificiel et insupportable, mais à un échange enrichissant pour les deux parties. Enfin, la souplesse intellectuelle que montre le candidat qui se prête au débat en approfondissant sa réflexion au gré des questions qui lui sont posées est également mise à son crédit. Le jury conseille donc aux futurs candidats de se montrer les plus actifs possibles au cours de leur préparation pour bien fixer les formes de la langue. Il les invite à faire preuve de la plus grande disponibilité pendant l'épreuve et enfin, leur rappelle qu'un minimum de repères historiques est indispensable pour replacer les informations proposées dans leur contexte et en comprendre les enjeux actuels. L'examinateur a pu s'étonner, lors de cette session, de voir ignorée la différence entre Union Soviétique et Fédération de Russie, ainsi que la rupture qu'a constituée la chute de l'URSS en 1991. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 44 sur 52 STATISTIQUES Réalisées en fonction de l'intégration, à l'issue de l'appel Les modifications intervenues par la suite (démissions, ...) n'ont pas été prises en compte Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 45 sur 52 RECRUTEMENT DES ELEVES INGENIEURs 2007 Concours externe : résultats du concours (Intégration dans les cinq écoles) Filière MP Nombre % Total Filière PC Nombre % Total Filière PSI Nombre % Total Filière TSI % Nombre Total Filière BCPST Nombre % Total TOTAL CANDIDATS FONCTIONNAIRES Ecole Nationale des TPE (125 postes) Nommés : 125 Ecole nationale des sciences géographiques (12 postes) Nommés : 12 Ecole nationale des travaux maritimes (4 postes) Nommés : 4 Ecole supérieure des techniques industrielles et des mines de Douai (26 postes) Nommés : 18 Ecole nationale de la météorologie (5 postes) Nommés : 5 __________________ 43 34,4 33 26,4 32 25,6 6 4,8 11 8,8 125 5 41,7 5 41,7 2 16,6 - - - - 12 1 25 1 25 2 50 - - - - 4 4 22 9 50 5 28 - - - - 18 2 40 2 40 1 20 - - 5 CIVILS Ecole nationale des TPE (39 postes) ** Entrés : 42 Ecole nationale de la météorologie (2 postes) Nommés : 2 __________________ ETRANGERS Ecole nationale des TPE (3 postes) Entrés : 1 14 33,5 14 33,5 11 26 3 7 42** - - 1 50 1 50 - - - - 2 - - 1 100 - - - - - - 1 ** Certains surbooking étaient affichés sur les différentes filières (MP, PC, PSI). Ces surbooking, maintenus jusqu'au dernier appel, ont conduit, compte-tenu du nombre de candidatures, à recruter plus d'étudiants (42 civils) que de places initialement offertes (39). De plus, un poste «étrangers» non pourvu a été transformé en poste civil. Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 46 sur 52 RECRUTEMENT DES ELEVES INGENIEURS EN 2007 Filière MP CANDIDATS Nombre Filière PC Filière PSI % Total Filière TSI Nombre % Total Filière BCPST Nombre % Total % Nombre % Nombre Total Total Inscrits 3117 32,64 2602 27,25 2733 28,62 420 4,40 677 7,09 Présents à l'écrit 2929 32,42 2436 26,96 2607 28,86 416 4,61 646 7,15 Admissibles 1118 32,89 885 26,04 846 24,89 105 3,09 445 13,09 Liste principale Français Etrangers 73 1 37,05 33,33 56 1 28,43 33,33 51 1 25,89 33,33 6 - 3,05 11 - 5,58 Liste complémentaire Français Etrangers 534 38 3,67 65,52 421 11 26,55 18,97 433 9 27,30 15,51 46 - 2,9 152 - 9,58 TOTAL GENERAL Inscrits Présents à l'écrit Admissibles : 9 549 : 9 034 : 3 399 Liste principale Français + UE : 197 Etrangers : 3 Liste complémentaire Français + UE : 1 586 Etrangers : 58 Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 47 sur 52 PROVENANCE DES ELEVES INTEGRES A L'E.N.T.P.E. Classement par région des lycées : Alsace Bourgogne Champagne-Ardennes Franche-Comté Lorraine Nord - Pas de calais Picardie Basse Normandie Bretagne Centre Haute Normandie Pays de Loire Auvergne Corse Languedoc-Roussillon Provence - Alpes - Côte d'Azur Rhône - Alpes Aquitaine Limousin Midi - Pyrénées Poitou - Charentes Paris Ile-de-France 9 5 4 5 12 11 0 1 7 11 3 5 3 0 2 12 21 14 5 4 5 24 9 Quart Nord-Est Soit un total de 46 Quart Nord-Ouest Soit un total de 27 Quart Sud-Est Soit un total de 38 Quart Sud-Ouest Soit un total de 28 Paris île de France Soit un total de 33 Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 48 sur 52 Lycées les plus cités : LYCEES Lycée Montaigne - BORDEAUX Lycée Victor Hugo - BESANCON Lycée Blaise Pascal - CLERMONT FERRAND Lycée Carnot - DIJON Lycée A. Chatelet - DOUAI CANDIDATS INTEGRES 11 4 3 5 3 Lycée Champollion - GRENOBLE Lycée Faidherbe ­ LILLE Lycée Gay-Lussac - LIMOGES 6 5 5 Lycée aux Lazaristes - LYON Lycée du Parc ­ LYON 3 3 5 9 4 4 10 Lycée Thiers - MARSEILLE Lycée Henri Poincaré - NANCY Lycée Clemenceau - NANTES Lycée Potiers - ORLEANS Lycée Saint Louis - PARIS Lycée Charlemagne - PARIS Lycée Camille Guérin - POITIERS Lycée Chateaubriand - RENNES Lycée Joliot Curie - RENNES Lycée Corneille - ROUEN 4 5 3 3 3 Lycée Claude Fauriel ­ SAINT ETIENNE Lycée Kléber - STRASBOURG Lycée Pierre Fermat - TOULOUSE Lycée Descartes - TOURS Lycée Hoche - VERSAILLES Autres lycées - 1 à 2 candidat(s) reçu(s) 3 8 3 7 3 50 Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 49 sur 52 ELEVES INGENIEURS DES TPE 2007 (Service de l'équipement) ENTREE A L'ECOLE NATIONALE DES TRAVAUX PUBLICS DE L'ETAT A - FONCTIONNAIRES Filières Intégrés MP PC PSI TSI BCPST TOTAL Femmes 13 11 9 1 6 40 Hommes 30 22 23 5 5 85 Rang du premier intégrant : MP : 104ème ­ PC : 45ème ­ PSI : 43ème ­ TSI : 7ème ­ BCPST : 3ème Rang du dernier intégrant : MP : 528ème ­ PC : 341ème ­ PSI : 352ème ­ TSI : 43ème ­ BCPST : 87ème B - CIVILS Filières Entrés MP PC PSI BCPST Femmes 4 4 2 2 Hommes 10 10 9 1 Rang du premier intégrant : MP : 299ème ­ PC : 112ème ­ PSI : 263ème ­ BCPST : 168ème Rang du dernier intégrant : MP : 580ème ­ PC : 371ème ­ PSI : 458èm e­ BCPST : 257ème C - ETRANGERS Filières PC Femmes - Hommes 1 Rang de l'intégrant : PC : 4ème Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 50 sur 52 ELEVES INGENIEURS DES ETUDES ET TECHNIQUES DE TRAVAUX MARITIMES 2007 ENTREE A L'ECOLE NATIONALE DES TRAVAUX MARITIMES Filières Intégrés MP PC PSI Femmes 1 0 0 Hommes 0 1 2 Rang des intégrants : MP : 472ème - PC : 308ème _ PSI : 386ème et 430ème ELEVES INGENIEURS DES TRAVAUX GEOGRAPHIQUES ET CARTOGRAPHIQUES DE L'ETAT 2007 ENTREE A L'ECOLE NATIONALE DES SCIENCES GEOGRAPHIQUES A - FONCTIONNAIRES Filières Intégrés MP PC PSI Femmes 0 1 0 Hommes 5 4 2 Rang du premier intégrant : MP : 173ème ­ PC : 1112 ème ­ PSI : 1099 ème Rang du dernier intégrant : MP : 1342ème ­ PC : 1378ème ­ PSI : 1185 ème Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 51 sur 52 ELEVES INGENIEURS DE L'INDUSTRIE ET DES MINES 2007 ENTREE A L'ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DES TECHNIQUES INDUSTRIELLES ET DES MINES DE DOUAI Filières Intégrés MP PC PSI Femmes 0 2 1 Hommes 4 7 4 Rang du premier intégrant : MP : 400ème ­ PC : 217 ème ­ PSI : 307ème Rang du dernier intégrant : MP : 607ème ­ PC : 433ème ­ PSI : 445 ème ELEVES INGENIEURS DES TRAVAUX DE LA METEOROLOGIE 2007 ENTREE A L'ECOLE NATIONALE DE LA METEOROLOGIE A - FONCTIONNAIRES Filières Intégrés MP PC PSI Femmes 1 2 0 Hommes 1 0 1 Rang du premier intégrant : MP : 78ème _ PC : 57ème _ PSI : 32ème Rang du dernier intégrant : MP : 103ème _ PC : 158ème B - CIVILS Filières Entrés MP PC PSI Femmes 0 1 0 Hommes 0 0 1 Rang des intégrants : PC : 159ème­ PSI : 395ème Concours externe pour le recrutement d'élèves ingénieurs ­ session 2007 Page 52 sur 52 INVALIDE)

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