Sites (Les) Ramsar français : état des lieux d'un réseau français d'importance internationale
Auteur moral
France. Ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer
Auteur secondaire
Résumé
<p class="item-description" style="margin:0cm;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify"><span style="font-size:11px;"><span style="font-family: trebuchet ms,helvetica,sans-serif;">" La France a ratifié </span></span><br /><span style="font-size:10.0pt;font-family:"Arial Narrow""><st1:personname productid="la Convention" w:st="on"><span style="font-size:11px;"><span style="font-family: trebuchet ms,helvetica,sans-serif;">la Convention</span></span></st1:personname><span style="font-size:11px;"><span style="font-family: trebuchet ms,helvetica,sans-serif;"> de Ramsar en 1986 et a labellisé à ce jour 44 sites Ramsar, s'étendant sur une superficie de plus de 3,6 millions d'hectares. Afin de mieux connaître ce réseau de sites naturels, un stage, co-encadré par le Ministère de l'Environnement, de l'Energie et de </span></span><st1:personname productid="la Mer" w:st="on"><span style="font-size:11px;"><span style="font-family: trebuchet ms,helvetica,sans-serif;">la Mer</span></span></st1:personname><span style="font-size:11px;"><span style="font-family: trebuchet ms,helvetica,sans-serif;"> et l'association Ramsar France, a été réalisé entre mars et août 2016. Une enquête a notamment été lancée auprès des responsables de sites Ramsar et des services de l'État; elle a contribué à l'établissement d'un état des lieux quasi complet du réseau national. Ce document est la synthèse des principaux résultats de cette enquête ainsi que des données mises à disposition par les sites. Elle contient quelques points intéressants à diffuser, la diversité des habitats et des espèces, les liens avec les espaces protégés, la gouvernance des sites Ramsar, des exemples de valorisation et de sensibilisation. " (D'après l'éditeur)</span></span><o:p></o:p></span>
Editeur
Ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer
Descripteur Urbamet
protection de l'environnement
;paysage
;espace naturel
Descripteur écoplanete
convention de RAMSAR
;protection du milieu naturel
;espace protégé
;gestion et protection des espaces naturels
;habitat d'espèce
Thème
Environnement - Paysage
;Sciences de la terre
Texte intégral
www.developpement-durable.gouv.fr
Ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer
Les sites Ramsar français :
état des lieux d'un réseau
français d?importance
internationale
Août 2016
Ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer
ÉTAT DES LIEUX DU RÉSEAU FRANÇAIS DE SITES RAMSAR | AOÛT 2016
La Convention relative aux zones humides d?importance
internationale particulièrement comme habitats des
oiseaux d?eau, appelée Convention de Ramsar, a été
adoptée le 2 février 1971 à Ramsar, Iran. Elle engage les
Etats membres à la conservation et à l?utilisation durable
de leurs milieux humides, et prévoit la création d?un réseau
mondial de zones humides d?importance internationale: les
sites Ramsar.
À l?origine, ce réseau a été établi en faveur de la conservation
des populations d?oiseaux d?eau. Aujourd?hui, il est en
constante extension à travers le monde pour conserver
et gérer durablement les milieux humides au patrimoine
écologique inestimable.
La France a ratifié la Convention de Ramsar en 1986 et a
labellisé à ce jour (mi-2016), 44 sites Ramsar s?étendant sur
une superficie de plus de 3,6 millions d?hectares1 (Figure1).
Pour être labellisés Ramsar, les sites, quelle que soit leur
superficie, doivent répondre à au moins l?un des neuf
critères de désignation Ramsar (voir encadré ci-dessous), et
constituent ainsi la vitrine des milieux humides français.
Figure 1 - Carte nationale du réseau de sites Ramsar (voir 4e page de couverture)
Une zone humide peut être considérée comme un site
d?importance internationale si :
Critère 1 : elle contient un exemple représentatif, rare ou
unique de type de zone humide (quasi) naturelle de la
région biogéographique concernée.
Critère 2 : elle abrite des espèces ou des communautés
écologiques vulnérables, menacées d?extinction ou
gravement menacées d?extinction.
Critère 3: elle abrite des populations d?espèces animales
ou végétales importantes pour le maintien de la diversité
biologique d?une région biogéographique particulière.
Critère 4 : elle abrite des espèces végétales ou animales
à un stade critique de leur cycle de vie ou elle sert de
refuge dans des conditions difficiles.
Critère 5 : elle abrite, habituellement, 20 000 oiseaux
d?eau ou plus.
Critère 6 : elle abrite, habituellement, 1% des individus
d?une population d?une espèce ou sous-espèce d?oiseaux
d?eau.
Critère 7 : elle abrite une proportion importante d?es-
pèces de poissons indigènes, d?individus à différents
stades du cycle de vie, d?interactions interspécifiques
ou de populations représentatives des avantages ou des
valeurs des zones humides et contribue ainsi à la diver-
sité biologique mondiale.
Critère 8 : elle sert de source d?alimentation importante
pour les poissons, de frayère, de zone d?alevinage ou
de voie de migration dont dépendent des stocks de
poissons se trouvant dans la zone humide ou ailleurs.
Critère 9 : elle abrite régulièrement 1% des individus
d?une population d?une espèce ou sous-espèce animale
dépendant des zones humides (hors avifaune).
1 Parmi ces 44 sites, 33 se situent en métropole (environ 770 000 ha) et 11 dans les Outre-mer (environ 2,9 millions d?ha). A lui seul, le site Ramsar de la réserve
naturelle des terres australes françaises s?étend sur près de 2,3 millions d?hectares, soit 65% de la superficie totale du réseau Ramsar français.
L?enquête nationale lancée en 2016 par le Ministère
de l?Environnement, de l?Energie et de la Mer auprès
des responsables de sites Ramsar et des services de
l?État, a contribué à l?établissement d?un état des lieux
quasi complet du réseau national Ramsar. Le taux
de réponses s?élève en effet à 95% au 1er septembre
2016. Les principaux résultats présentés ci-après sont
issus de cette enquête ainsi que des données mises à
disposition par les sites.
Basses vallées Angevines - Crédits photo L-M. Préau
3
Des sites labellisés pour leur patrimoine écologique exceptionnel
Les sites Ramsar français remplissent aujourd?hui de 2 à 8 critères
de désignation chacun, et la moitié des sites remplit au moins 6
critères. Ils contiennent une réelle richesse et diversité écologique,
notamment au niveau des types de milieux humides.
Les critères de désignation concernent tant la rareté des
types de milieux humides que la patrimonialité ou la vulné-
rabilité des espèces dépendantes de ces sites.
Au sein des 44 sites français, les 9 critères de désignation sont
tous représentés au moins une fois, mais à des fréquences
diverses (Figure 3). Les critères sont en effet très sélectifs. À
titre d?illustration, les critères concernant les oiseaux seront
plus facilement respectés lorsque le territoire se situe sur
un couloir majeur de migration, en région biogéographique
Atlantique par exemple. Le neuvième critère relatif aux
espèces a été ajouté récemment (2005), ce qui explique que
peu de sites Ramsar indiquent le remplir. Il est cependant
probable que davantage de sites, notamment ceux labellisés
avant 2005, respectent ce critère, mais les données ne sont
pas toujours à jour.
Figure 3 - Représentation des critères de désignation dans le réseau de sites Ramsar
français. Rose : critère relatif à la représentativité, l?unicité ou la rareté de la zone
humide ; vert : critères relatifs à l'ensemble des espèces ; orange: critères relatifs
aux oiseaux d?eau ; bleu : critères relatifs aux poissons ; violet : critère relatif aux
autres espèces animales.
Une classification des milieux humides a été élaborée
spécifiquement dans le cadre de la Convention de Ram-
sar afin d?évaluer rapidement les enjeux associés aux
espaces. Cette typologie sert de référence pour l?identi-
fication des milieux humides des sites Ramsar.
Parmi les 43 types de milieux humides définis, regrou-
pés en trois grandes classes (milieux marins ou côtiers,
milieux continentaux, milieux artificiels), 39 sont pré-
sents au sein du réseau de sites Ramsar français. De la
lagune côtière saumâtre au cours d?eau permanent en
passant par les tourbières et les terres agricoles saison-
nièrement inondées, une grande diversité de milieux
humides existe dans les sites Ramsar.
Chaque site du réseau en présente plusieurs, jusqu?à 19
types différents dans un cas extrême. Il est toutefois
possible de regrouper les sites Ramsar selon les milieux
qu?ils présentent.
Au sein du réseau, 16 sites peuvent être considérés
comme continentaux et 10 comme marins ou côtiers. Un
site est uniquement constitué de milieux humides arti-
ficiels, et 7 autres à l'inverse ne sont constitués que de
milieux humides naturels.
Au total, 10 sites présentent des types de milieux hu-
mides inclus dans chacune des trois grandes classes, ce
qui met en évidence la richesse de ces territoires.
Salins d?Hyères - Crédit photo : TPM
Étangs palavasiens - Crédit photo : SIEL
La diversité des milieux humides dans les sites Ramsar
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critères de désignation
Ministère de l?Environnement, de l?Énergie et de la Mer
ÉTAT DES LIEUX DU RÉSEAU FRANÇAIS DE SITES RAMSAR | AOÛT 2016
Les sites Ramsar et les espaces protégés
Les sites Natura 2000, qu?il s?agisse de sites d?intérêt
communautaire ou de zones de protection spéciale,
sont les espaces les plus représentés au sein du réseau
Ramsar, même si les périmètres ne se recouvrent pas
nécessairement à 100%. En effet, les deux tiers des sites
métropolitains sont recouverts à plus de 80% par un
site d?intérêt communautaire et près de 60% des sites
métropolitains sont recouverts à plus de 70% par une
zone de protection spéciale.
Les parcs naturels régionaux (PNR) quant à eux, abritent
près de la moitié des sites Ramsar, et en recouvrent le
quart à plus de 80%.
Sur 28 sites Ramsar, des terrains du Conservatoire du
littoral sont présents mais les surfaces concernées sont
très variables. En effet, 60% de ces sites sont recouverts à
moins de 20% par ce type d?espace, tandis que 15% sont
recouverts à plus de 90%.
Et pour finir sans être exhaustif, 40% des sites Ramsar
sont concernés par une réserve naturelle nationale, dont
la moitié est recouverte à moins de 10%.
Un lien très fort existe donc entre les sites Ramsar
et les espaces protégés, ce qui influence également la
gouvernance des sites Ramsar concernés.
Le respect des critères internationaux de désignation et
les milieux qui les constituent démontrent la richesse
écologique exceptionnelle des sites Ramsar : ces
derniers, sont donc logiquement recouverts par un
ou plusieurs espaces protégés (Figure 4) et bénéficient
ainsi de mesures de protection et de gestion liées à ces
espaces : 41 sites Ramsar sur 44 sont recouverts par
au moins un type d?espace protégé (selon la base de
données de l?inventaire national du patrimoine naturel),
et 30 le sont à plus de 95% de leur surface. Du point de
vue de l?ensemble du réseau français, plus de 85% de la
surface totale labellisée est recouverte par des espaces
protégés.
Figure 4 - Exemple de recoupement entre site Ramsar et espaces protégés : le cas du Golfe du Morbihan
5
La gouvernance et la gestion des sites Ramsar français
Afin de limiter la multiplication et la superposition des
instances d?intervention, la circulaire du 24 décembre 2009
relative à la mise en oeuvre de la Convention de Ramsar
préconise de s?appuyer sur les instances et mesures
existantes sur le territoire pour la mise en oeuvre de la
gouvernance et la gestion des sites Ramsar. Un site Ramsar
doit en effet disposer d?un comité de suivi, d?un organisme
coordinateur et d?un plan de gestion.
12
3
3
1
1
2617
1
9
12
3
4
7
9
3
3
Il ressort que 36 sites s?appuient sur un unique comité en
charge du suivi du site en termes de gestion et conservation.
Ce comité correspond dans 70% des cas à celui de l?aire
de gestion ou de protection dominante sur le site Ramsar,
ayant donc le plus de légitimité sur le périmètre du site,
malgré les éventuelles différences de périmètres. Les cas
contraires sont notamment dus à l?étendue des PNR qui ont
tendance à recouvrir largement les sites Ramsar mais sans
mettre de comité de suivi local à disposition lorsque le site
Ramsar est plus petit que le parc. Une autre explication est
l?établissement d?un comité spécifique, qui ne dépend pas
d?une aire de gestion ou de protection. On peut compter
6sites bénéficiant de plusieurs comités sans que le champ
d?action de l?un d?eux ne domine dans le périmètre du site
Ramsar, et enfin 2 sites n?ont à ce jour aucun comité de suivi.
Les comités sont d?origine variée, en fonction des espaces
protégés recoupant le site Ramsar (Figure 5).
De même les organismes coordinateurs de sites Ramsar,
responsables de la mise en oeuvre du plan de gestion, sont
divers (Figure 6). En général ils participent au comité de
suivi, voire le pilotent selon les cas.
Enfin, et en conséquence, les plans de gestion valant plan de
gestion Ramsar sont variés, et correspondent généralement
au plan de gestion dont l?organisme coordinateur a la charge
et que le comité de suivi est chargé de valider (Figure 7).
36
8
Comité de pilotage Natura 2000
Comité consultatif de réserve naturelle
Comité de suivi spécifique Ramsar
Comité syndical de parc naturel régional
Comité de gestion autre
Pas de comité identifié pouvant faire
office de comité de suivi Ramsar
2
5
7
7
15
Figure 5 - Les types de comités de suivi des sites Ramsar français
Parc naturel régional
Établissement public
Collectivité territoriale
Syndicat mixte (autre que PNR)
Association
Coordination conjointe (Collectivité + PNR
ou Association)
Sans plan de gestion
Plans de gestion multiples
Figure 6 - Les types d'organismes coordinateurs des sites Ramsar français
Figure 7 - Les types de plans de gestion valant ou pouvant valoir plan de
gestion des sites Ramsar
Plan de gestion spécifique
Plan de gestion d'une réserve naturelle
Outil de gestion Agence de l'eau
Charte PNR
Document d'objectifs Natura 2000
Plan de gestion du conservatoire du littoral
Autre plan de gestion
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ÉTAT DES LIEUX DU RÉSEAU FRANÇAIS DE SITES RAMSAR | AOÛT 2016
La mise en place de comités de suivi et de plans de
gestion spécifiques au label Ramsar est à souligner. Par
exemple, sur le site du Marais Vernier et de la vallée
de la Risle maritime, dernier site Ramsar labellisé, un
comité de suivi spécifique relatif à l?animation du site
et à la promotion du label a été récemment constitué. Il
travaille en coordination avec le comité de pilotage du site
Natura 2000, plus relatif à la gestion du territoire. Dans
les Etangs du Lindre, forêt de Romersberg et alentours,
un comité de suivi Ramsar informel a été constitué afin
qu?il soit plus opérationnel et puisse se réunir dès que
le besoin se présente. Le site du Marais Audomarois,
quant à lui, a bénéficié d?un comité spécifique constitué
du groupe de travail Marais du PNR des Caps et Marais
d?Opale, qui s?est élargi au périmètre de la réserve de
Biosphère, incluant le site Ramsar. Sur ce même site, le
contrat de marais vaut aujourd?hui plan de gestion du site
Ramsar et de la Réserve de Biosphère, après avoir été
spécifique au site Ramsar. En Baie de Somme, un plan de
gestion spécifique au site Ramsar a été élaboré et prend
en compte toutes les mesures de gestion ou protection
du territoire permettant l?articulation des mesures mises
en oeuvre dans le cadre des différents types d?espaces
protégés. Concernant l?unique site Ramsar transfrontalier
français, le Rhin supérieur, un comité de suivi spécifique
a été mis en place afin de mutualiser les actions entre le
Bade-Wurtemberg et l?Alsace. Enfin, sur le site du Delta
de la Leyre, un programme collectif de gestion permet de
coordonner les politiques de gestion du territoire.
Les cas de gouvernance ou gestion spécifiques sont issus
de la nécessité d?apporter de la cohérence dans la gestion
du site Ramsar lorsque son périmètre ne recoupe pas celui
d?un espace protégé, mais surtout de la volonté et de
l?engagement des acteurs locaux. En effet, en l?absence de
moyens financiers dédiés spécifiquement aux sites Ramsar,
des difficultés de mise en oeuvre de la gestion peuvent
apparaître, notamment lorsque le label Ramsar n?est
pas assez intégré aux politiques de gestion des espaces
protégés.
Marais salants de Guérande et du Més
Crédit photo : C. Chapuis
Tourbière de Moltifao
Crédit photo : ONF
Vasière des Badamiers
Crédit photo : Conservatoire du littoral
Bassin du Drugeon - Crédit photo : J-N. Resch, CFD
7
Un label pour valoriser les territoires et sensibiliser à la conservation
et à la gestion durable des milieux humides
Bien que les mesures de gestion mises en oeuvre sur les es-
paces protégés porteurs du label concourent à la conservation
et l?utilisation durable des milieux humides, le label Ramsar ne
semble pas toujours bien intégré aux actions déjà menées sur
ces territoires. Pourtant, il constitue un solide support pour com-
muniquer et légitimer les politiques de gestion des territoires
labellisés. Il est le témoin de la reconnaissance non seulement
de l?importance internationale du site au niveau de ses carac-
téristiques écologiques, mais aussi de la qualité des actions
collectives menées par les acteurs locaux pour la construction
d?un projet commun en faveur de la préservation des milieux
humides. Autour de ce label, qui met leur territoire en avant
sur la scène internationale, les acteurs concernés peuvent se
réunir pour trouver les meilleurs moyens d?équilibrer activi-
tés socio-économiques et préservation des milieux. Il ressort
de l?enquête que les organismes coordinateurs de sites sont
conscients du potentiel du label, qui pourtant n?est aujourd?hui
pas assez exploité dans l?ensemble du réseau national.
Les sites labellisés Ramsar sont intégrés à un réseau national
et international, ce qui constitue une réelle opportunité pour
échanger et mutualiser leurs expériences et leurs bonnes
pratiques de conservation et gestion. Peuvent être cités les
jumelages internationaux entre le Marais Audomarois et le
site Ramsar belge de la Plaine de l?Yser, entre les étangs
littoraux de la Narbonnaise et la Lagune côtière du Bénin,
ou encore entre les Etangs du Lindre et le Delta du Danube
en Roumanie. Au sein du réseau national, des partenariats
peuvent également voir le jour, pouvant épauler les jeunes
ou futurs sites Ramsar français.
D?autres initiatives de valorisation du label Ramsar existent:
ainsi aujourd?hui, deux « Maisons Ramsar » ont été construites
sur les sites de la Baie de Somme (Figure 8) et du Marais
Audomarois. Ces centres d?accueil permettent notamment la
sensibilisation du public et des acteurs à la préservation des
milieux humides. Il en est de même pour la salle de classe
« découverte des zones humides » du PNR de la Narbonnaise
en Méditerranée, baptisée « classe Ramsar » à l?occasion du
10e anniversaire de la labellisation du site des étangs lit-
toraux de la Narbonnaise. La mise en place d?affichages et
signalétiques afin de faire connaître le label est vivement
recommandé, en suivant l?exemple du site du Marais d?Orx. Il
apparaît par ailleurs que trop peu de sites font apparaître sys-
tématiquement le logo Ramsar sur leurs supports de commu-
nication ou de gestion, ce qui pourtant apporterait davantage
de visibilité au label.
Le grand rendez-vous annuel du réseau est la Journée
mondiale des zones humides, célébration de la signature de
la Convention de Ramsar, tous les 2 février. À cette occasion,
de nombreuses activités d?éducation et de sensibilisation ont
lieu sur l?ensemble du territoire français, en particulier dans
les sites Ramsar : leur participation a beaucoup augmenté
ces dernières années, et en 2016, 32 sites y ont pris part.
Cet événement est également l?occasion de renforcer les
échanges entre usagers et gestionnaires des milieux humides.
Le Label Ramsar représente une opportunité pour les acteurs des territoires de travailler de concert pour protéger
leur patrimoine naturel et socio-culturel. Car au-delà de leur richesse écologique, ces milieux fournissent de nombreux
services (lutte contre les crues, épuration des eaux, soutien des nappes phréatiques et des cours d'eau en étiage?),
sont donc sources d?économies, et sont le lieu d?activités traditionnelles et patrimoniales à préserver, dans un équilibre
entre usages et conservation des milieux. C?est pourquoi la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la
biodiversité, de la nature et des paysages, a inscrit les sites Ramsar dans le Code de l'environnement, afin qu'ils soient
mieux reconnus et intégrés au niveau national.
Figure 8 - Maison Ramsar en Baie de Somme - Crédit photo : SMBS-GLP
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