Activités, emplois et métiers liés à la croissance verte. Périmètre et résultats.-
Auteur moral
France. Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire
;France. Commissariat général au développement durable
Auteur secondaire
Résumé
Au sommaire : 1) Les activités et les emplois de la croissance verte (Le périmètre des activités de la croissance verte et la méthode d'estimation de l'emploi ; Le volume d'emploi des activités de la croissance). 2) Les métiers de la croissance verte (L'identification des professions vertes et verdissantes ; Le volume d'emploi et les caractéristiques socio-économiques dans les professions vertes). 3) La mesure des impacts d'une croissance verte (Les effets attendus de la croissance verte sur l'emploi ; Les différents types d'outils et modèles pour appréhender les impacts de la croissance verte ; Synthèse des études existantes ; Quelques réflexions sur les enjeux et les principes des travaux sur les impacts de la croissance verte).
Descripteur Urbamet
développement durable
;profession
;protection de la nature
;croissance
;donnée statistique
Descripteur écoplanete
Thème
Emploi - Formation - Education
;Economie
Texte intégral
Commissariat général au développement durable
Études & documents
Activités, emplois et métiers liés à la croissance verte
Périmètres et résultats
n°43 Juin 2011
environnement
observation et statistiques
Ministère Ministère de l'Écologie, de l'Écologie, du Développement du Développement durable, durable, des Transports des Transports et du Logement et du Logement
Service de l'observation et des statistiques
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
Activités, emplois et métiers liés à la croissance verte
Périmètres et résultats
études & documents
n°43
juin 2011
Directeur de la publication : Bruno Trégouët Rédacteurs en chef : Michel David et Valéry Morard Auteurs : Tristan Klein (CAS), Sabine Bessière et Nicolas Le Ru (Dares), Timothée Ollivier (DG Trésor), Amélie Mauroux (Insee), Sophie Margontier, Bernard Poupat et Karim Tachfint (SOeS) Coordination éditoriale : Corinne Boitard Traducteur : Geoffrey Bird Maquette-réalisation : Chromatiques Éditions
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sommaire
avant-propos ..........................................................................................................5 synthèse .................................................................................................................7 les activités et les emplois de la croissance verte ................................................9 Le périmètre des activités de la croissance verte et la méthode d'estimation de l'emploi ..............................................................9 Le volume d'emploi des activités de la croissance verte...................................10 les métiers de la croissance verte .......................................................................13 L'identification des professions vertes et verdissantes .....................................13 Le volume d'emploi et les caractéristiques socioéconomiques dans les professions vertes ................................................................................15 la mesure des impacts d'une croissance verte ...................................................17 Les effets attendus de la croissance verte sur l'emploi .....................................17 Les différents types d'outils et modèles pour appréhender les impacts de la croissance verte .....................................................................18 Synthèse des études existantes .........................................................................19 Quelques réflexions sur les enjeux et les principes des travaux sur les impacts de la croissance verte ...............................................................21 annexes : .............................................................................................................23 Annexe I : présentation de l'Observatoire .........................................................23 Annexe II : liste des produits de la croissance verte par domaine avec les secteurs d'activité et les branches de rattachement ...........................24 Annexe III : liste des métiers verts et verdissants dans le répertoire opérationnel des métiers et des emplois ............................29 Liste des sigles et abréviations ..........................................................................31
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avant-propos
Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE1), « La croissance verte est la voie à suivre pour passer de l'économie actuelle à une économie durable. Elle consiste à promouvoir la croissance et le développement tout en réduisant la pollution et les émissions de gaz à effet de serre, en limitant le plus possible la production de déchets et le gaspillage des ressources naturelles, en préservant la biodiversité et en renforçant la sécurité énergétique. Elle nécessite de « découpler » davantage les impacts environnementaux et la croissance économique et d'adopter des modes de consommation et de production plus respectueux de l'environnement tout en réduisant la pauvreté et en améliorant les perspectives des populations en matière de santé et d'emploi. La croissance verte implique de faire de l'investissement environnemental une nouvelle source de croissance économique ». L'Observatoire national des emplois et métiers liés à la croissance verte a été créé en 2010, dans ce contexte de réorientation de notre modèle économique vers le développement durable (Grenelle de l'environnement), avec le Plan de mobilisation des filières et des territoires. De nouvelles activités émergent ou émergeront dans ce sens ; d'autres sont appelées à évoluer vers une économie plus respectueuse de l'environnement. Le besoin d'identifier et de mieux cerner les emplois de la nouvelle croissance au service du développement durable apparaît. Les travaux engagés par l'Observatoire répondent à cet enjeu. Il s'agit d'offrir un diagnostic partagé de méthodes, d'outils et de chiffrages sur les emplois, métiers et formations de la croissance verte, avec une déclinaison spécifique des travaux au niveau régional. En ce sens, la participation du réseau des observatoires régionaux de l'emploi et de la formation (Oref) a pour objet de faciliter le partage de l'information des travaux, d'observations et de diagnostics entre les niveaux national et régional. Ces travaux ont abouti dans un premier temps à une définition d'activités et de métiers liés à la croissance verte. Ces deux approches (activités et métiers) conduisent à identifier notamment des métiers sans spécificité environnementale (secrétaire, comptable par exemple) dans les activités « vertes » et, inversement, des métiers et emplois « verts » en dehors des activités identifiées comme « vertes ». Ils ont également porté sur la mesure des impacts macroéconomiques. Des recommandations méthodologiques ont ainsi été tirées de la confrontation des modèles macroéconomiques utilisés par les acteurs partenaires de l'Observatoire (Ademe, CAS, DG Trésor, Insee2). Les résultats présentés dans ce document sont ceux disponibles au 31 janvier 2011. La première partie est consacrée aux travaux de l'Observatoire selon l'approche par l'activité des entreprises. La deuxième partie se réfère à l'analyse des emplois liés à la croissance verte selon l'approche métiers. Des éléments méthodologiques enrichissent leur présentation. Cette publication est un point d'étape des travaux pour lesquels des consolidations méthodologiques restent à faire, notamment sur les concepts de métiers (ou professions) verdissants.
OCDE, 2010. « L'OCDE et la croissance verte », 5 p., téléchargeable sur http://www.oecd.org/dataoecd/16/57/44567371.pdf
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2 Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), Centre d'analyse stratégique (CAS), Direction générale du Trésor (DG Trésor), Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
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summary
Occupations and production systems are core issues where green growth is concerned. Their adaptation to this model for growth is essential: a trained labour force must be available in sufficient numbers and with adequate training to satisfy both public and private demand. New professional activities are going to emerge, and some existing ones will evolve. But some changes will also be accompanied by negative effects: activities in some sectors will decline and their workers will be forced to redeploy. Part of the remit of the Observatoire national des emplois et métiers (national observatory for employment and occupations) linked to green growth, is to provide quantitative and qualitative measurement of activities and occupations affected by the these changes and, if possible, to measure the overall impact via a macro-economic analysis. To achieve this, the Observatoire brings together organisations (national and regional) with the relevant technical skills to obtain a cross-cutting view of the issues raised by employment and to develop reference methods and figures, especially based on existing available statistical resources. Employment relating to green growth can be apprehended using two approaches: via the activity of companies that are changing technical processes and adopting means of manufacture necessary for good use of resources. Employment viewed in this way concerns the numbers of people employed by these companies; via the occupations of active members of the workforce. Identification is based primarily on workers' qualifications and on the specific skills employed or to be acquired with a view to adapting to changes in companies' activities. These two approaches lead to two distinct perimeters. they were evaluated at around 950,000 Fte in 2008, with 420,000 of these jobs in environmental goods and services (source: SOeS).
perimeter and volume of employment in `green' or `greening' occupations (or professions)
green jobs are jobs for which the skills used contribute to measuring, preventing, controlling or remedying negative impacts and damage to the environment. According to experts, they are identified in version 3 of the Pôle Emploi (national employment agency) répertoire opérationnel des métiers et des emplois (Rome - occupational directory of occupations and jobs) and in the nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS - classification of occupations and socio-occupational categories) from the Institut national de la statistique et des études économiques (Insee - national statistics institute). Employment in green occupations corresponds to the number of people observed to be actively engaged in the green occupations identified by the PCS on a given date. they were estimated at 132,000 in 2007 (source: Insee, 2007 population census). `greening' occupations are those whose purpose is not environmental but which incorporate new `skills building blocks' to integrate care for the environment into occupational activities in a quantifiable and significant manner. The list of such occupations, included according to experts in Rome version 3 and in the PCS, will be expanded. It is experimental in nature.
measuring the impacts of green growth on employment
Analysis of the impact of green growth on employment must cover three types of effect: `direct effects' of job creation in green growth activities or destruction of jobs in sectors that are declining as a result of development of the green economy; `indirect effects' of the creation or destruction of jobs relating to intermediate consumption and distribution of goods in those sectors; `induced effects' of the creation or destruction of jobs in the rest of the economy. In order to understand the impacts of green growth, a comparison was undertaken of the different types of existing tools and models. The choice of reference scenario for the model, the level of aggregation of the results and the simplifying nature of technological developments determine the effects of green growth impacts evaluated. A summary of existing studies on this topic is given in the third part of this report.
perimeter and volume of employment in green growth activities
green growth activities comprise both production of environmental goods and services and `goods and services' that are `favourable'1 in the sense that they contribute to better environmental quality (e.g. condensing boilers, compact fluorescent light bulbs, etc.). Environmental goods and services are those with the purpose of environmental protection or management of natural resources. This is the reference perimeter used by Eurostat for the long-term monitoring of environmental employment at the international level2. Goods relating to energy efficiency in construction and transport, for example, issue directly from the activities targeted by the Grenelle Environment Forum. These include activities producing `favourable' goods and services. The perimeter defined in this way, although it does not include nuclear generation of electricity, is, apart from this one exception, very close to the OECD's definition of `green industry'. This parameter will evolve with technological changes and new products. Green growth employment corresponds to the number of jobs, estimated as full time equivalent (FTE), in green growth activities.
1 These goods and services are also called 'adapted products' in the Eurostat Handbook: Eurostat (2009). The Environmental Goods and Services Sector'. 200 pages. The publication can be downloaded at: http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_OFFPUB/KSRA-09-012/EN/KS-RA-09-012-EN.PDF
2 CGDD-SOeS (2009). Les éco-activités et l'emploi environnemental - Périmètre de référence Résultats 2004-2007. Études & documents, n° 10, 43 p.
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synthèse
Les métiers et l'appareil productif sont au coeur des enjeux de la croissance verte. Leur adaptation à ce modèle de croissance est essentielle : la main-d'oeuvre formée doit être disponible en nombre et en qualifications adéquats pour répondre aux commandes publiques et privées. De nouveaux métiers vont émerger, d'autres évoluer. Mais ces mutations s'accompagneront également d'effets négatifs : certains secteurs verront leur activité se réduire et leurs salariés devront nécessairement se reconvertir. L'Observatoire national des emplois et métiers liés à la croissance verte a, entre autres, pour objectifs la mesure quantitative et qualitative des activités et des métiers concernés par ces changements et, si possible, la mesure de l'impact global de ces politiques sur l'emploi à travers un bouclage macroéconomique. Pour ce faire, il regroupe des organismes aux compétences techniques (nationales et régionales) permettant d'avoir une vision transversale des différents enjeux soulevés en termes d'emploi, et de produire des méthodes et des chiffrages de référence, notamment à partir des outils statistiques disponibles. Les emplois liés à la croissance verte peuvent être appréhendés par deux approches : par l'activité des entreprises qui modifient les processus techniques de fabrication et les moyens nécessaires à une bonne utilisation des ressources. L'emploi ainsi défini concerne le nombre de salariés travaillant dans ces entreprises ; par les métiers des personnes actives. L'identification repose notamment sur les qualifications des actifs, les compétences particulières mobilisées ou à acquérir en vue de l'adaptation aux transformations des activités des entreprises. Ces deux approches fournissent des périmètres distincts. visées par le Grenelle de l'environnement. Elles sont incluses dans le périmètre des activités produisant des biens et services favorables à une meilleure qualité environnementale. Le périmètre ainsi défini ne comprend pas la production électronucléaire, mais, à cette exception près, il est très proche de la définition de la « green industry » de l'OCDE. Ce périmètre est appelé à évoluer avec les changements technologiques et les nouveaux produits. Les emplois de la croissance verte correspondent au nombre d'emplois, estimés en équivalent temps plein (ETP), pour les activités de la croissance verte. ils sont évalués à près de 950 000 etp en 2008 dont 420 000 dans les éco-activités (source : Service de l'observation et des statistiques).
périmètre et volume d'emplois dans les métiers (ou professions) « verts » et « verdissants »
Les métiers verts sont des métiers dont la finalité et les compétences mises en oeuvre contribuent à mesurer, prévenir, maîtriser, corriger les impacts négatifs et les dommages sur l'environnement. Ils sont identifiés à dire d'experts dans le répertoire opérationnel des métiers et des emplois (Rome, version 3) de Pôle emploi d'une part, dans la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), d'autre part. L'emploi dans les professions vertes correspond au nombre d'actifs en emploi observés à une date donnée dans les professions vertes identifiées à partir de la nomenclature des PCS. il est estimé à 132 000 en 2007 (source : Insee, recensement de la population 2007). Les métiers verdissants sont les métiers dont la finalité n'est pas environnementale, mais qui intègrent de nouvelles « briques de compétences » pour prendre en compte de façon significative et quantifiable la dimension environnementale dans le geste métier. La liste de ces métiers, établie à dire d'experts dans le Rome (V3) et dans la nomenclature des PCS, a vocation à s'étendre. Elle revêt un caractère expérimental.
Périmètre et volume d'emplois dans les activités de la croissance verte
Les activités de la croissance verte se définissent à partir de la production des biens et services « verts ». Plus précisément, elles se composent : - des éco-activités produisant des biens et services environnementaux au sens strict ; - des autres activités « vertes », produisant des biens et services favorables, au sens d'une meilleure qualité environnementale3 (exemples : chaudières à condensation, lampe fluocompacte...). Les éco-activités produisent ainsi des biens ou services ayant pour finalité la protection de l'environnement ou la gestion des ressources naturelles. Il s'agit du périmètre de référence retenu par Eurostat pour le suivi de long terme des emplois environnementaux au niveau international4. Les produits liés à l'efficacité énergétique dans la construction et les transports par exemple sont issus des activités directement
3 Ces produits sont également appelés « produits adaptés » dans le manuel d'Eurostat : Eurostat, 2009. « The environmental goods and services sector », 200 p., téléchargeable sur http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_OFFPUB/KS-RA-09-012/EN/KS-RA-09012-EN.PDF 4
la mesure des impacts de la croissance verte sur l'emploi
L'analyse de la croissance verte sur l'emploi doit prendre en compte trois types d'effets : les effets « directs » de création d'emplois dans les activités de la croissance verte ou de destruction dans les secteurs dont l'activité décline du fait du développement de l'économie verte ; les effets « indirects » de création ou de destruction d'emplois liée aux consommations intermédiaires et à la distribution des produits dans ces secteurs ; les effets « induits » de création ou de destruction d'emplois liée au reste de l'économie.
CGDD-SOeS, 2009. Les éco-activités et l'emploi environnemental - Périmètre de référence Résultats 2004-2007. Études & documents, n° 10, 43 p.
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Pour appréhender les impacts de la croissance verte, une démarche de confrontation des différents types d'outils et modèles existants a été entreprise. Les choix du scénario de référence du modèle, le niveau d'agrégation des résultats, le caractère simplificateur des évolutions technologiques conditionnent les effets évalués des impacts de la croissance verte. Une synthèse des études existantes sur ce thème figure dans la troisième partie de ce dossier.
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les activités et les emplois de la croissance verte
le périmètre des activités de la croissance verte et la méthode d'estimation de l'emploi
Pour chiffrer les emplois de la croissance verte, l'Observatoire a défini un périmètre des activités directement liées à la croissance verte. À partir de ce périmètre, une évaluation statistique du volume d'emplois a été réalisée. les activités de la croissance verte : près de 950 000 emplois en 2008
Production et distribution d'eau 31 600 emplois Gestion des espaces verts 49 400 emplois Transports (Grenelle)
Construction d'infrastructures ferroviaires, de tramway ; Fabrication de matériels ferroviaires roulants ; Service d'entretien et de réparation ...
Définition du périmètre
Le concept retenu par l'Observatoire pour délimiter le périmètre de référence est celui des « activités de la croissance verte ». Ces activités sont détaillées avec la liste des produits (biens ou services) indiquée dans l'annexe II. Le périmètre des activités de la croissance verte se décompose de la façon suivante : un premier niveau, « central », celui des éco-activités5. Les écoactivités regroupent les activités qui produisent des biens ou services ayant pour finalité la protection de l'environnement ou la gestion des ressources naturelles. Il s'agit du périmètre de référence retenu par Eurostat pour le suivi de long terme des emplois « verts » et les comparaisons internationales ; un deuxième niveau, celui des activités « périphériques ». Il comprend un ensemble d'activités dont la finalité n'est pas environnementale mais produisant des biens et services (produits) favorables à la protection de l'environnement ou à la gestion des ressources naturelles. Ces activités sont rattachées aux domaines suivants : production et distribution d'eau6, gestion des espaces verts7, transports « Grenelle » (construction d'infrastructures ferroviaires, fabrication de matériels ferroviaires roulants...), autres activités (travaux d'isolation, d'étanchéité, fabrication de certains produits industriels tels que les chaudières à condensation...). Les biens et services « favorables » correspondent à des équipements ou des produits n'ayant pas une finalité de protection de l'environnement mais qui sont plus respectueux de l'environnement que les produits rendant le même service, par exemple les chaudières à condensation moins consommatrices d'énergie que les chaudières classiques. La généralisation de ces produits aux dépens des produits classiques peut poser un problème de pertinence quant au suivi statistique de ces produits sur le long terme. Selon le même choix méthodologique retenu pour les éco-activités, le périmètre des activités de la croissance verte concerne uniquement les activités directes. Il exclut les activités induites et notamment les activités de commerce des produits (distribution). Ce périmètre de référence s'appuie sur le périmètre des écoactivités défini par eurostat et tient compte des travaux réalisés dans
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112 500 emplois
55 700 emplois
121 000 emplois
Éco-activités
Autres activités
256 100
emplois Aquaculture ; Services d'architecture ; Activités Construction (isolation des ouvertures, travaux périphériques de couverture, de démolition, d'étanchéité...) ; Fabrication de produits industriels (chaudières à condensation, lampes fluocompactes...) ; ... 326 000 emplois Éco-activités Protection de l'environnement
Pollution de l'air, gestion des déchets, assainissement, réhabilitation des sols et eaux, nature, paysage et biodiversité
Gestion des ressources naturelles
Gestion durable de l'eau, récupération, maitrise de l'énergie, énergies renouvelables
Activités transversales
Services généraux publics, Recherche et Développement, Ingénierie
Note : Les activités de production et distribution d'eau concernent principalement les activités de construction et d'exploitation des réseaux d'eau. En revanche, les activités de gestion durable de l'eau portent sur la maintenance des réseaux d'eau.
Source : SOeS.
le cadre du grenelle de l'environnement et des secteurs de l'économie verte de l'oCde (« green industry »). Les emplois correspondant aux activités et produits de la croissance verte sont nommés « emplois de la croissance verte ».
Les sources d'informations
Pour assurer le suivi des emplois de la croissance verte, plusieurs sources statistiques/d'informations sont disponibles : les comptes de l'économie et de l'environnement produits par le SOeS. Ils sont utilisés pour estimer d'une part, les données relatives aux éco-activités, d'autre part celles liées à la gestion des espaces verts et à la collecte, production et distribution d'eau ; les données des enquêtes annuelles d'entreprise de l'Insee et du SOeS, notamment celles de la sous-direction « construction », les comptes des transports (SOeS) et les études de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe8).
CGDD-SOeS, 2009. Les éco-activités et l'emploi environnemental - Périmètre de référence Résultats 2004-2007. Études & documents, n° 10, 43 p.
6 L'eau distribuée n'entre pas dans le noyau dur des emplois environnementaux. Mais le chiffre d'affaires du produit assainissement est principalement réalisé par les entreprises du secteur « production distribution d'eau ». Il y a donc une liaison forte entre ce secteur et celui de la collecte et traitement des eaux usées.
Le domaine correspond aux actions des collectivités locales, notamment sur les parcs, les jardins et les squares publics.
7
8 Ademe, 2009. « Marchés, emplois et enjeu énergétique des activités liées aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique Situation 2007, 2008 Perspectives 2009 » (Étude réalisée pour le compte de l'Ademe par la société In Numeri), 190 p.
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L'évaluation statistique
Les emplois de 1er et de 2e niveaux de la croissance verte sont estimés, car ils ne peuvent être observés directement avec les outils statistiques disponibles.
activité des entreprises et emploi : observation par secteur, estimation par branche
L'activité économique fait l'objet de deux types de classement : un classement par secteur. Un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale au regard de la nomenclature d'activité économique considérée. Ce classement est notamment utilisé pour l'observation directe des emplois à partir des principales sources statistiques (enquête Emploi, recensement de la population, déclarations annuelles de données sociales -DADS-...) ; un classement par branche. Une branche regroupe des unités de production homogènes, c'est-à-dire qui fabriquent des produits (ou rendent des services) qui appartiennent au même item de la classification des produits. Ce classement est utilisé dans les comptes nationaux et dans ce dossier pour estimer les emplois de la croissance verte.
Source : Insee SOeS.
L'évaluation statistique comporte deux étapes : 1· l'identification des produits (biens ou services) qui définissent le périmètre des activités de la croissance verte à l'aide de la classification des produits français (CPF). La nomenclature NAF rév.2 permet, quant à elle, d'identifier les activités associées à ces produits. 2· l'estimation de l'emploi par produit : pour chaque produit identifié, une estimation de l'emploi est réalisée à partir du ratio de productivité (chiffre d'affaires par emploi) observé au niveau de la branche d'activité correspondante. La classification CPF, associée à la nomenclature d'activités NAF rév.2, permet ainsi d'identifier des produits détaillés qui constituent de facto un périmètre opérationnel de suivi statistique9. À noter : le périmètre des emplois de la croissance verte est stabilisé sur les premières années de chiffrage, 2008 et 200910. Il pourrait par la suite être modifié en fonction de l'extension du champ des produits « favorables », des nouvelles technologies et réglementations. Le suivi statistique imposera néanmoins une mesure de l'évolution à périmètre constant.
le volume d'emploi des activités de la croissance verte
les activités de la croissance verte occupent au total environ 950 000 emplois en équivalent temps plein (etp) en 200811, dont environ 420 000 dans les éco-activités et 530 000 dans les activités « périphériques ». La production correspondante s'élève à 142 milliards d'euros.
l'emploi dans les activités de la croissance verte en 2008
Fabrication industrielle 43 700 2 400 7 700 7 000 700 0 900 0 1 800 700 6 800 15 700 0 0 0 0 90 900 1 800 0 83 400 5 700 134 600 travaux publics, construction 90 800 0 38 500 2 600 0 0 14 000 0 5 000 0 17 100 13 600 0 0 0 0 217 300 5 000 0 34 800 177 500 308 100 emploi en 2008 424 300 256 100 8 200 95 400 95 900 3 000 27 200 14 900 11 500 112 500 6 800 33 100 23 900 48 700 55 700 26 900 15 500 13 300 528 000 31 600 49 400 121 000 326 000 952 300 évolution 2008/2007 (en %) 3,8 1,0 -5,7 3,2 -1,7 3,4 -0,7 7,2 8,5 11,6 -2,9 3,8 3,5 25,5 2,4 0,0 5,4 3,9 3,6 2,5 2,1 4,7 3,5 3,7
Source : SOeS.
9 L'absence de certains produits dans la CPF peut cependant conduire à utiliser ponctuellement des sources professionnelles. 10 Le chiffrage 2008/2009 est possible à partir de la NAF rév. 2. Se pose toutefois le problème de la rétropolation avant 2008, car les sources de données sont codifiées avec la NAF rév. 1. Un raccord entre les séries pourrait être possible avec la double codification réalisée pour 2008.
services éco-activités protection de l'environnement Pollution de l'air Eaux usées Déchets Déchets radioactifs Réhabilitation des sols et eaux Bruit Nature, paysage, biodiversité gestion des ressources naturelles Gestion durable de l'eau Récupération Maîtrise de l'énergie Énergies renouvelables activités transversales Services généraux publics R&D Ingénierie activités « périphériques » favorables à la protection de l'environnement ou à la gestion des ressources naturelles Production et distribution d'eau Gestion des espaces verts Transports Autres activités total 289 800 5 800 49 200 86 300 2 300 27 200 0 11 500 0 32 400 0 19 400 0 26 900 15 500 13 300 219 800 24 800 49 400 2 800 142 800 509 600
Éco-activités
+
Activités « périphériques » produisant des biens et services (produits) favorables à la protection de l'environnement ou à la gestion des ressources naturelles Activités de la croissance verte
=
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Actualisé au 31 janvier 2011.
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la production dans les activités de la croissance verte en 2008
services En millions d'euros éco-activités protection de l'environnement Pollution de l'air Eaux usées Déchets Déchets radioactifs Réhabilitation des sols et eaux Bruit Nature, paysage, biodiversité gestion des ressources naturelles Gestion durable de l'eau Récupération Maîtrise de l'énergie Énergies renouvelables activités transversales Services généraux publics R&D Ingénierie activités « périphériques » favorables à la protection de l'environnement ou à la gestion des ressources naturelles Production et distribution d'eau Gestion des espaces verts Transports Autres activités total 46 500 1 000 7 900 12 100 600 2 900 0 900 0 0 7 100 0 6 200 0 2 700 2 300 2 800 29 500 6 500 3 000 500 19 500 76 000 Fabrication industrielle travaux production publics, en 2008 construction 9 400 10 800 66 700 36 700 500 0 1 500 2 100 5 400 15 400 1 200 400 13 700 100 0 700 0 0 2 900 200 1 400 1 600 0 0 900 0 0 22 200 400 700 1 100 100 0 7 200 1 700 1 400 3 100 3 100 1 500 10 800 0 0 7 800 0 0 2 700 0 0 2 300 0 0 2 800 23 300 700 0 4 700 17 900 34 100 75 600 7 600 3 000 26 700 38 300 142 300 évolution 2008/2007 (en %) 8,1 3,7 -6,3 9,2 -0,7 0,0 -3,3 32,4 12,5 15,6 0,0 2,9 -11,4 42,1 9,9 17,4 4,5 7,7 7,6 1,4 3,4 6,8 9,7 7,8
Source : SOeS.
Éco-activités
+
Activités « périphériques » produisant des biens et services (produits) favorables à la protection de l'environnement ou à la gestion des ressources naturelles Activités de la croissance verte
=
22 800 400 0 21 500 900 32 200
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les métiers de la croissance verte
Deux nomenclatures peuvent être utilisées pour identifier les métiers de la croissance verte : le répertoire opérationnel des métiers et des emplois (Rome) utilisé notamment par Pôle emploi et l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa). Le Rome permet de quantifier et de caractériser les demandeurs d'emploi inscrits et les offres d'emploi collectées par Pôle emploi ; la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) de l'Insee pour chiffrer le nombre d'actifs en emploi par profession. Pour estimer le volume d'emploi et les principales caractéristiques socioéconomiques des personnes exerçant un métier de la croissance verte (métier vert ou verdissant), l'Observatoire a utilisé conjointement la nomenclature des PCS et le répertoire Rome. L'Observatoire, à partir d'avis d'experts, a identifié 11 codes rome verts et 43 verdissants sur la base des définitions ci-contre. La liste de ces métiers figure à l'annexe III. Il s'agit d'une liste à caractère expérimental, qui sera testée et revue au cours de l'année 2011, en particulier sur les métiers verdissants. En effet, la fréquence d'appellations vertes ou verdissantes a déterminé le choix de caractériser le code Rome en verdissant, sans pour autant pouvoir mesurer la réalité des offres d'emploi correspondantes. Or, il existe une différence entre la réalité du métier qui se verdit et l'intention de le verdir ; cette différence n'est pas observable. Il est donc difficile à ce stade d'évaluer le degré de verdissement de ces métiers et il serait sans doute plus correct d'utiliser l'expression « potentiellement verdissant ».
Les nomenclatures de professions
La nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles permet de classer la population en emploi selon une synthèse de la profession, de la position hiérarchique et du statut. À son niveau le plus fin, elle distingue 486 professions. La refonte de la nomenclature des PCS en 2003 a permis de regrouper des professions dont la distinction était devenue obsolète, et d'en séparer d'autres afin de tenir compte de l'apparition de nouveaux métiers (dans l'environnement et les nouvelles technologies de l'information et de la communication par exemple) ou de nouvelles fonctions transversales aux différentes activités industrielles (méthodes, contrôle-qualité, logistique). Ainsi, par rapport à la précédente version datant de 1982, la nomenclature des PCS distingue désormais les métiers de cadres ou techniciens de l'environnement de ceux de l'agriculture ; les conducteurs de véhicule de ramassage des ordures ménagères des autres conducteurs routiers ; les ouvriers de l'assainissement et du traitement des déchets des nettoyeurs de locaux. La nomenclature des familles professionnelles, mise au point par la Dares, permet d'analyser pour un même métier les données sur les offres et les demandes d'emploi recueillies par Pôle emploi, classées selon le Rome, et les données sur l'emploi classées selon la nomenclature des PCS. La nomenclature des familles professionnelles de 2009 comprend trois niveaux d'agrégation. Son niveau le plus fin (en 225 familles professionnelles détaillées) reste trop agrégé pour identifier avec précision des familles de professions vertes ou verdissantes. en revanche, cette nomenclature est utilisée ici pour établir la correspondance entre le rome et la nomenclature des pCs.
l'identification des professions vertes et verdissantes
La méthodologie retenue au sein de l'Observatoire pour identifier les professions vertes et verdissantes dans la nomenclature des PCS se décompose comme suit : 1· artirdelalistedescodesmétiersidentifiéscommeverts(ou P verdissants) dans le Rome. 2· tablirlacorrespondanceentreleRomeetlanomenclaturedesPCS, É en s'appuyant sur la nomenclature des familles professionnelles de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares). 3· ffinerlalistedesprofessionsvertes(ouverdissantes)identifiéesà A l'étape précédente par avis d'experts.
L'identification des métiers verts et verdissants dans le Rome
L'Observatoire a retenu les définitions suivantes : un métier (ou une profession) vert est un métier dont la finalité et les compétences mises en oeuvre contribuent à mesurer, prévenir, maîtriser, corriger les impacts négatifs et les dommages sur l'environnement. un métier (ou une profession) verdissant est un métier dont la finalité n'est pas environnementale, mais qui intègre de nouvelles « briques de compétence » pour prendre en compte de façon significative et quantifiable la dimension environnementale dans le geste métier. La nomenclature utilisée pour identifier les métiers verts et verdissants est le Rome, référentiel conçu par Pôle emploi et validé par les branches professionnelles. Il présente l'ensemble des métiers regroupés en 531 fiches Rome, organisées par domaines professionnels (une centaine). Chaque code Rome rassemble des appellations, i.e. les intitulés les plus représentatifs de l'emploi/métier et les plus couramment utilisés par les employeurs et/ou les demandeurs d'emploi (plus de 11 000 appellations sont recensées). Pôle emploi utilise le référentiel Rome dans sa troisième version (V3) depuis le 14 décembre 2009, pour définir et caractériser les offres et les demandes d'emploi.
La correspondance entre les codes Rome verts et les PCS
Au final, le passage des 11 codes Rome verts dans la nomenclature des familles professionnelles a conduit à retenir 9 professions vertes au sein des 486 professions de la nomenclature des PCS.
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la correspondance entre les codes rome « verts » et les pCs Codes rome « verts » A1202 Entretien des espaces naturels A1204 Protection du patrimoine naturel professions pCs approchantes Pas de PCS suffisamment approchante 533b·Agentstechniquesforestiers,gardesdesespacesnaturels 477d·Techniciensdel'environnementetdutraitementdespollutions 387f·Ingénieursetcadrestechniquesdel'environnement F1613 Travaux d'étanchéité et d'isolation Pas de PCS suffisamment approchante H1302 Management et ingénierie Hygiène Sécurité Environnement 387f·Ingénieursetcadrestechniquesdel'environnement -HSE- industriels H1303 Intervention technique en Hygiène Sécurité Environnement 477d·Techniciensdel'environnementetdutraitementdespollutions -HSE- industriel 628e·Ouvriersqualifiésdel'assainissementetdutraitementdesdéchets I1503 Intervention en milieux et produits nocifs 644a·Conducteursdevéhiculederamassagedesorduresménagères(*) 477d·Techniciensdel'environnementetdutraitementdespollutions 386d·Ingénieursetcadresdelaproductionetdeladistributiond'énergie,eau 485a·Agentsdemaîtriseettechniciensenproductionetdistributiond'énergie, eau, chauffage 477d·Techniciensdel'environnementetdutraitementdespollutions 628e·Ouvriersqualifiésdel'assainissementetdutraitementdesdéchets 684b·Ouvriersnonqualifiésdel'assainissementetdutraitementdesdéchets K2302 Management et inspection en environnement urbain K2303 Nettoyage des espaces urbains 387f·Ingénieursetcadrestechniquesdel'environnement 628e·Ouvriersqualifiésdel'assainissementetdutraitementdesdéchets 684b·Ouvriersnonqualifiésdel'assainissementetdutraitementdesdéchets 644a·Conducteursdevéhiculederamassagedesorduresménagères K2304 Revalorisation de produits industriels K2306 Supervision d'exploitation éco-industrielle Pas de Rome suffisamment approchant 628e·Ouvriersqualifiésdel'assainissementetdutraitementdesdéchets 684b·Ouvriersnonqualifiésdel'assainissementetdutraitementdesdéchets 387f·Ingénieursetcadrestechniquesdel'environnement 625h·Ouvriersqualifiésdesautresindustries,(eau,gaz,énergie,chauffage)
K2301 Distribution et assainissement d'eau
(*) La profession de conducteur de véhicule de ramassage des ordures ménagères n'est pas dans le champ des codes Rome « verts ». Dans le Rome, ce métier fait partie du code N4105 Conduite et livraison par tournées sur courte distance. Source : Pôle emploi, Rome V3 Insee, PCS 2003. Traitements Dares.
les professions verdissantes : des travaux exploratoires
Les nomenclatures de professions permettent difficilement de cerner l'ensemble des métiers mis en jeu dans la croissance verte. Ainsi, si les professions liées aux activités de l'assainissement ou du traitement des déchets sont correctement repérées, les métiers émergents ou ceux qui ont vu ou verront leur contenu évoluer en raison notamment des pratiques et normes environnementales le sont beaucoup moins. Des premiers travaux statistiques ont été menés au cours de l'année 2010 pour identifier les professions « verdissantes » dans la nomenclature des PCS. Il s'agit des « professions dont la finalité n'est pas environnementale mais qui intègrent de nouvelles « briques de compétences » pour prendre en compte de façon significative et quantifiable la dimension environnementale dans le geste métier ». La méthodologie retenue est identique à celle utilisée pour définir la liste des professions vertes, à savoir partir d'une liste de codes Rome identifiés comme verdissants et traduire cette liste dans la nomenclature des PCS. Ce travail se heurte à la difficulté supplémentaire d'estimer le degré de verdissement (actuel ou potentiel) d'un métier. Il est en effet rarement possible de déterminer avec précision les pratiques réelles d'exercice d'un métier, qui peuvent varier d'une entreprise à l'autre. La méthode employée conduit donc à classer l'ensemble d'une profession comme « verdissante » dès lors que le code Rome le plus proche est classé comme tel, et ceci, quel que soit le degré de verdissement de ces professions, qui peut, pour certaines d'entre elles, être marginal. Selon ces travaux exploratoires, et avec les nécessaires réserves qui s'imposent, les professions concernées à des degrés divers par le verdissement représentent un volume de l'ordre de 3,1 millions (estimation basse) à environ 3,7 millions d'emplois (estimation haute), selon le niveau d'exigence du caractère verdissant. En effet, la correspondance avec les codes Rome verdissants a appelé, entre autres, des professions de la fonction publique ou à caractère commercial. Or, leur décomposition dans la nomenclature des PCS ne permet pas d'isoler les professions dont les gestes ou les compétences sont amenées à évoluer pour intégrer la dimension environnementale. L'Observatoire a donc exclu ces deux catégories (à l'exception de deux PCS liées à la recherche publique) dans son estimation basse. Sur les 3,1 millions d'emplois dans les professions verdissantes, environ 630 000 concernent les professions rattachées aux transports de personnes et de marchandises. Les professions rattachées au secteur du bâtiment et de la construction, concentrent, quant à elles, 1,4 million d'emplois. Cette estimation devrait être affinée en 2011, à partir d'informations supplémentaires. L'analyse fine des demandes et offres d'emploi collectées par Pôle emploi dans ces métiers et la prise en considération du secteur d'activité de l'entreprise dans laquelle est exercée la profession devraient notamment permettre de mieux appréhender le degré de verdissement des professions considérées, et de réviser l'estimation du volume d'emploi associé aux professions verdissantes.
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le volume d'emploi et les caractéristiques socioéconomiques dans les professions vertes
en 2007, 132 000 personnes exercent une profession « verte12 ». Ces premiers résultats ne comptabilisent pas les actifs, beaucoup plus nombreux, exerçant une profession « verdissante » (voir encadré ci-contre). Neuf professions ont été identifiées comme « vertes ». Ces professions comprennent les 6 postes de la PCS ayant un lien explicite avec la protection de l'environnement et 3 postes supplémentaires en lien avec la gestion des ressources en eau et en énergie. Elles regroupent des métiers aux niveaux de qualification très variés, allant du niveau de cadre à celui d'ouvrier non qualifié. Une brève analyse des caractéristiques socioéconomiques permet de mieux appréhender l'ensemble des personnes qui exercent ces professions vertes. l'emploi dans les 9 professions vertes professions (nomenclature pCs) 386d·Ingénieursetcadresdelaproductionet de la distribution d'énergie, eau 387f·Ingénieursetcadrestechniquesdel'environnement 477d·Techniciensdel'environnementetdutraitement des pollutions 485a·Agentsdemaîtriseettechniciensenproduction et distribution d'énergie, eau, chauffage 533b·Agentstechniquesforestiers,gardesdesespaces naturels 625h·Ouvriersqualifiésdesautresindustries(eau,gaz, énergie, chauffage) 628e·Ouvriersqualifiésdel'assainissementet du traitement des déchets 644a·Conducteursdevéhiculederamassagedesordures ménagères 684b·Ouvriersnonqualifiésdel'assainissementet du traitement des déchets total effectifs 12 000 8 000 10 000 39 000 4 000 10 000 5 000 13 000 31 000 132 000
Source : Insee, Recensement de la population 2007 Traitements Dares.
les caractéristiques socioéconomiques des personnes exerçant une profession verte en 2007 ensemble des professions effectifs 132 000 26 329 000 répartition de la population selon les caractéristiques suivantes (en %) sexe Femmes 12 47 Hommes 88 53 Âge Moins de 30 ans 19 21 30 à 39 ans 27 27 40 à 49 ans 33 28 50 ans ou plus 21 24 sexe et âge Part des femmes parmi les moins de 30 ans 20 46 Part des hommes parmi les moins de 30 ans 80 54 Part des femmes parmi les plus de 30 ans 10 47 Part des hommes parmi les plus de 30 ans 90 53 Catégories socioprofessionnelles parmi les salariés Cadres et professions intellectuelles supérieures 15 17 Professions intermédiaires 37 27 Employés 3 31 Ouvriers 45 25 dont ouvriers qualifiés 47 58 dont ouvriers non qualifiés 53 42 Âge et catégories socioprofessionnelles Part des moins de 30 ans parmi les cadres 18 14 et professions intellectuelles supérieures Part des moins de 30 ans parmi les professions 21 22 intermédiaires Part des moins de 30 ans parmi les ouvriers 19 27 sexe et catégories socioprofessionnelles Part des femmes parmi les cadres et professions 22 38 intellectuelles supérieures Part des hommes parmi les cadres et professions 78 62 intellectuelles supérieures Part des femmes parmi les professions 17 51 intermédiaires Part des hommes parmi les professions 83 49 intermédiaires Part des femmes parmi les ouvriers 5 19 Part des hommes parmi les ouvriers 95 81 diplôme le plus élevé Diplôme universitaire 25 32 Baccalauréat technologique ou professionnel 11 10 Baccalauréat général ou brevet supérieur 5 9 Brevet d'études professionnelles 13 12 CAP, BEPC, brevet des collèges 25 21 Aucun diplôme ou certificat d'études primaires 21 16 statut des salariés dans l'emploi Contrat à durée indéterminée 90 85 Contrat à durée déterminée 5 9 Contrat intérimaire 2 2 Autres types de contrat 3 4 durée du travail parmi les salariés Travail à temps partiel 6 18 professions vertes
Source : Insee, Recensement de la population 2007 Traitements Dares.
Parmi les personnes exerçant une profession verte, les ouvriers sont surreprésentés. Alors qu'ils occupent 25 % des emplois dans l'ensemble des professions, ils sont 45 % parmi les personnes exerçant une profession verte. Leur activité est principalement liée à l'assainissement et au traitement des déchets. Les cadres et ingénieurs occupent 15 % des emplois exercés dans les professions vertes. Cette proportion est proche de celle observée dans l'ensemble des emplois salariés. La présence plus marquée d'ouvriers parmi les professions vertes, notamment dans la gestion des déchets, peut expliquer la surreprésentation masculine : 88 % des emplois sont occupés par des hommes, dans un contexte où leur part dans l'ensemble des professions est de 53 %. Une nette différence existe en fonction de l'âge : la part des femmes parmi les moins de 30 ans (20 %) exerçant une profession verte est deux fois plus élevée que pour les plus de 30 ans. Une forte disparité est également observée selon la catégorie socioprofessionnelle. Ainsi, 95 % des emplois d'ouvriers « verts » sont occupés par
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Source : Insee, RP 2007.
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des hommes, soit 14 points de plus que dans l'ensemble des professions d'ouvriers. Dans les métiers verts, les femmes occupent un poste sur cinq parmi les cadres et ingénieurs. Les personnes exerçant une profession verte ne se distinguent que très légèrement de l'ensemble de la population par leur âge. Près d'un emploi sur cinq est occupé par des moins de 30 ans, quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle. La surreprésentation d'ouvriers parmi les professions vertes explique également celle des personnes faiblement diplômées : 46 % des personnes exerçant une profession verte sont au plus diplômées du CAP , BEP ou brevet du collège, contre 37 % pour l'ensemble de la population en emploi. À l'opposé, 25 % des emplois des professions vertes sont occupés par des personnes diplômées du supérieur. La part des personnes travaillant à temps partiel (6 %) est trois fois plus faible dans les métiers verts que dans l'ensemble de la population. Ce faible recours au temps partiel se retrouve dans toutes les catégories socioprofessionnelles.
Les sources de données
Deux sources de données sont mobilisables pour chiffrer le volume et caractériser les emplois associés aux professions vertes ou verdissantes : le recensement de la population de l'Insee. Les données issues du recensement offrent des éléments de caractérisation pour chaque profession. L'Observatoire a privilégié cette source pour réaliser le chiffrage des actifs en emploi et l'analyse des caractéristiques socioéconomiques, d'autant plus que cette source de données est exploitable au niveau régional ; l'enquête Emploi de l'Insee. Cette enquête fournit des données permettant de caractériser les emplois et de calculer des évolutions (2003-2009). La dernière enquête (2007-2009) chiffre l'emploi dans les professions vertes à 164 000. Une relative stabilité est d'ailleurs observée au cours des cinq dernières années. Toutefois, du fait de la faiblesse des effectifs entrant dans le champ d'étude de cette publication, les données ne sont exploitables qu'en moyenne annuelle sur trois ans. Elles sont à manier avec précaution dans la caractérisation des PCS et difficilement exploitables au niveau régional. En plus de l'aléa statistique, de nombreuses différences méthodologiques existent entre le recensement de la population et l'enquête Emploi (définition du concept d'activité, méthode de codage de la profession, champ et date de l'enquête, etc.). Elles rendent les estimations réalisées à partir de ces deux enquêtes difficilement comparables.
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la mesure des impacts d'une croissance verte
Parallèlement à ses travaux consacrés aux activités, à l'emploi et aux métiers de la croissance verte, l'Observatoire a mené un examen de la mesure des impacts de la croissance verte sur l'emploi. « la croissance verte peut être appréhendée comme le nouveau modèle de croissance qui pourrait émerger de la combinaison de 6 chocs exogènes et endogènes »13 : l'augmentation du prix des ressources rares et la volatilité du cours des énergies non renouvelables liée à l'incertitude ; le changement climatique et la taxation des émissions de carbone ; la mise en place de nouvelles réglementations et de normes dédiées à l'internalisation des contraintes environnementales non climatiques ; l'évolution des préférences collectives et l'émergence possible d'un mode de consommation durable ; le niveau et la structure des dépenses publiques environnementales ; les innovations technologiques portées par les efforts de recherche en matière de réduction des émissions de CO2 et de la pollution. Deux contraintes peuvent limiter ce processus : les contraintes de financement de l'État et les contraintes de revenu et de crédit des ménages qui limitent leur capacité de consommation et d'investissement dans les infrastructures et l'habitat durables ; les contraintes d'appariement entre l'offre et la demande d'emploi sur le marché du travail liées notamment aux mutations démographiques qui peuvent freiner la réallocation inter et intra-sectorielle de la maind'oeuvre au cours de ce processus de transformation. Ces chocs affecteront inégalement les secteurs économiques. ils induiront des transformations inter et intra-sectorielles de l'économie qui modifieront le contour des activités économiques et affecteront la distribution et le volume de l'emploi entre secteurs en expansion, secteurs en déclin et secteurs s'adaptant au nouveau contexte environnemental. la redéfinition d'emplois déjà existants mais pour lesquels de nouvelles compétences sont nécessaires (chauffagiste, ouvriers du bâtiment, voir partie sur les métiers verts et verdissants). La croissance verte occasionnera également des pertes d'emploi dans d'autres secteurs, en déclin. La substitution progressive des produits et services « verts » aux produits et services traditionnels entraînera une redistribution de l'activité tant entre secteurs (réallocations intersectorielles) qu'au sein d'un même secteur (réallocations intrasectorielles). Les secteurs très intensifs en énergie (industrie lourde, transports, secteur automobile) ou polluants seront, de plus, affectés par une perte de compétitivité-prix du fait de surcoûts occasionnés par les politiques environnementales (prix du CO2, coûts de mise en conformité...). Certains emplois sont amenés à disparaître totalement, sans être remplacés, en particulier dans les activités liées à la production de substances interdites ou limitées par des politiques environnementales (voir schéma « Les impacts économiques de la croissance verte », cadre jaune). · Leseffets« indirects »decréation/destructiond'emplois À ces effets directs s'ajoute un effet indirect sur l'emploi dans les secteurs producteurs de biens et services intermédiaires à destination des secteurs bénéficiaires ou touchés par la croissance verte (sidérurgie pour la construction d'éolienne, fabrication de fenêtres pour l'isolation des bâtiments...). L'ampleur de la création indirecte d'emplois sera d'autant plus faible que les consommations intermédiaires sont importées et d'autant plus forte qu'elles sont en majorité fabriquées sur le territoire national. Le solde de ces créations et destructions simultanées d'emplois directs et indirects est a priori indéterminé et dépendra de l'impact sur l'économie résultant de la combinaison des 6 chocs décrits précédemment. · Leseffets« induits » Au niveau global, un troisième effet est à attendre sur l'emploi lié au reste de l'économie. Cet effet est induit par les bouclages macroéconomiques suite aux gains ou aux pertes de revenu dans les secteurs bénéficiaires de la croissance verte (effet multiplicateur) ou en difficulté (effets d'éviction), au surcoût lié à la transition vers une économie verte (énergie, équipements...), ainsi qu'aux contraintes budgétaires qui pèsent sur les ménages et les pouvoirs publics. Les changements de revenu disponible des ménages qui en résultent se traduiront par une modification de la demande adressée aux autres secteurs et donc par une hausse ou une baisse de leur activité et de leur emploi (voir schéma « Les impacts économiques de la croissance verte », cadre orange). Le changement d'équilibre sur le marché du travail s'accompagnera de rétroactions (négociations salariales, offre de travail) (voir schéma « Les impacts économiques de la croissance verte », cadre bleu).
les effets attendus de la croissance verte sur l'emploi
· Leseffets« directs »decréation/destructiond'emplois L'émergence et la croissance de nouveaux marchés, stimulées par les politiques et les dépenses environnementales, se traduiront par une augmentation de l'activité et de l'emploi dans les secteurs centraux de la croissance verte (voir schéma « Les impacts économiques de la croissance verte », cadre vert). L'ampleur de la création directe d'emplois dépendra, entre autres, de l'intensité en main-d'oeuvre des secteurs bénéficiaires. De plus, cette hausse d'activité correspondra en partie à
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Source : CAS, 2010.
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les impacts économiques de la croissance verte
Innovations
Évolution des préférences Budget de l'État (équilibre des finances publiques, aides autres secteurs...)
Source : D'après Demailly, Quirion (2009).
Pour être complète, l'analyse des impacts de la croissance verte ne doit donc pas se limiter aux emplois appartenant au périmètre central de la croissance verte (emplois directs). elle doit prendre également en compte les emplois indirects, liés aux consommations intermédiaires et à la distribution des produits, et induits, liés aux effets de substitution et de revenu et aux rétroactions macroéconomiques. Au total, l'effet « net » sur l'emploi sera donc la somme de cinq effets décrits ci-dessous14 : + les emplois « directs » créés dans les activités de la croissance verte ; + les emplois « indirects » créés dans la chaîne de fournisseurs de ces secteurs ; - les emplois « directs » détruits dans les secteurs dont l'activité décline du fait du développement de l'économie verte ; - les emplois « indirects » détruits dans la chaîne de fournisseurs des secteurs en déclin ; +/- les emplois « induits » créés ou détruits dans le reste de l'économie.
de base à des projections. La seconde correspond à un souci de chiffrage des impacts de la croissance verte sur l'économie et l'emploi, le plus souvent par rapport à un scénario de référence dans lequel la croissance serait « moins » verte. le choix de ce scénario de référence est central et détermine le référentiel par rapport auquel on mesure les volumes d'emplois créés. Une seconde ligne de partage entre les études est le choix de la modélisation sous-jacente : sectorielle, macroéconomique ou territoriale. le choix de la méthode est indissociable de la question posée car il conditionne les types d'effets sur l'emploi qu'il est possible de prendre en compte (créations, destructions, directs, indirects, induits) mais aussi le niveau d'agrégation des résultats. On distingue généralement trois types d'approches de modélisation des impacts qui sont décrites ci-après. L'« approche sectorielle » repose sur la modélisation fine d'un secteur donné à partir d'une description détaillée des technologies (approche « bottom-up »). Cette « approche » recouvre une grande diversité de modèles, certains étant de nature quasi exclusivement technique, d'autres ayant une dimension économique importante. Il s'agit de reproduire au mieux les caractéristiques et contraintes d'un secteur ou de ses filières pour en déduire les comportements d'offre et de demande. Ce type de modélisation suppose donc une connaissance approfondie des technologies des filières, et en particulier de leurs coûts et des perspectives d'évolutions. L'avantage de cette méthode est de simuler de manière fine la formation de la demande de facteurs de production, dont le travail, sur la base d'hypothèses
les différents types d'outils et modèles pour appréhender les impacts de la croissance verte
Les études s'intéressant à la croissance verte et à l'impact des politiques environnementales sur l'emploi répondent principalement à l'une des deux questions suivantes : Quel est le volume actuel d'emplois généré par la croissance verte ? Quel sera l'impact à moyen ou long terme des politiques de « croissance verte » sur l'emploi ? La première de ces questions répond à un souci de chiffrage et de suivi statistique, le plus souvent des créations d'emplois directs, et peut servir
14
En reprenant la typologie de Quirion et Demailly, 2009.
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technologiques réalistes et d'obtenir des résultats très désagrégés. Cette approche est donc adaptée à la quantification fine du contenu en emploi dans un secteur selon les politiques environnementales, pour différentes options techniques et organisationnelles et de diffusion des technologies. Néanmoins, les études sectorielles négligent les interconnexions et les effets de transfert entre les différents secteurs de l'économie car le secteur est pris isolément, pour un environnement macroéconomique donné. Ce sont donc le plus souvent des modèles d'équilibre partiel. En l'absence de bouclage macroéconomique, ils peuvent difficilement servir à l'évaluation exhaustive des impacts d'une politique donnée. Au contraire, la modélisation macroéconomique repose sur une version agrégée et stylisée de l'économie prise dans son ensemble, et intègre donc les effets d'équilibre général (approche « top-down »). On distingue généralement les modèles macro-économétriques qui reposent sur des estimations économétriques des comportements des agents économiques des modèles d'équilibre général fondés sur la théorie microéconomique de l'équilibre général. La modélisation a l'avantage d'intégrer les rétroactions entre secteurs et entre les différents agents économiques, en particulier les effets indirects via les consommations intermédiaires et les effets induits via les effets de richesse et de substitution. Cette approche est adaptée pour l'estimation des impacts globaux nets d'une politique. Néanmoins, les modèles macroéconomiques reposent généralement sur une description très simplifiée des technologies et une agrégation des secteurs économiques. Le manque de flexibilité technologique qui en résulte limite donc la modélisation des transferts intra et intersectoriels. De plus, le nombre de secteurs étant généralement très restreint (rarement plus de 15 secteurs en tout pour le secteur productif), ces modèles ne permettent pas d'obtenir des résultats désagrégés à un niveau fin. La modélisation retenue dans le cadre des études territoriales s'apparente à la démarche retenue pour les études sectorielles : elle cherche à reproduire les caractéristiques des secteurs d'activités et du marché du travail d'un territoire donné. Le territoire est étudié isolément sans tenir compte des interconnexions avec le reste du pays, ce qui ne permet pas de modéliser les transferts. Il est de plus difficile d'évaluer des impacts à un maillage territorial trop fin. À moyen et long termes, ils dépendent du développement d'activités industrielles dont l'implantation géographique relève de décisions stratégiques des entreprises difficiles à anticiper et à modéliser.
· apremièreclassed'étudeschercheàrépondreàlaquestiondes L « effets bruts », i.e. essentiellement à comptabiliser les emplois concernés. L'approche est le plus souvent sectorielle (bâtiment, transport, énergie renouvelable...). Le volume d'emploi direct est estimé à partir de l'activité observée dans les secteurs du périmètre étudié (et de coefficients techniques). L'évolution de l'activité des secteurs est ensuite estimée en fonction des politiques « vertes », pour chiffrer le volume d'emplois supplémentaires. Ces études extrapolent bien souvent linéairement l'évolution des volumes d'emplois des années récentes. Les emplois détruits ou induits ne sont donc pas considérés. Généralement, seules les créations d'emplois directs sont prises en compte, l'effet net n'est donc pas calculé. Certaines études intègrent néanmoins les effets indirects à partir des tableaux entréessorties de la Comptabilité nationale (Ademe). Les deux autres classes d'études visent au contraire à calculer les effets nets sur l'emploi et prennent donc en compte aussi bien les créations que les destructions d'emplois. Il s'agit des études de contenu en emploi et des modèles macroéconomiques. · esétudesditesde« contenu en emploi » privilégient l'approche L sectorielle. Le contenu en emploi est calculé pour différentes options techniques et organisationnelles. Par exemple, on regarde le nombre d'emplois par unité énergétique15 et on compare différentes techniques de production d'énergie. Différents scenarii de production énergétique sont ensuite testés, en prenant en compte les effets de substitution. Une limite à cette démarche est qu'elle favorise les « options techniques » coûteuses : si une technique de production coûte très cher pour produire une quantité d'énergie identique à une technique bien moins chère, il est probable qu'elle créera plus d'emplois. Dans le même temps, ce surcoût induira sur le reste de l'économie une baisse des consommations d'autres produits et donc des emplois. Sous certaines hypothèses, cet effet induit sur l'emploi peut être quantifié pour mesurer l'évolution nette de l'emploi. Il n'y a cependant aucun véritable bouclage macroéconomique. Les tendances indiquées par ces modèles montrent par exemple que les économies d'énergie créent plus d'emplois que les filières fossiles, que les transports en commun se substituent à la voiture individuelle, etc. · atroisièmeclasseregroupelesétudesmacroéconomiques qui perL mettent d'intégrer les différentes rétroactions macroéconomiques et d'estimer un impact global net sur l'emploi, au prix d'une description moins fine des secteurs et des impacts. Au sein de cette classe se distinguent les études qui visent à estimer l'impact sur l'emploi d'une politique environnementale donnée (par exemple le Grenelle de l'environnement) et celles qui visent à étudier les conditions nécessaires au développement de la croissance verte ou au respect d'objectifs environnementaux donnés16.
synthèse des études existantes
En reprenant la typologie développée par Quirion et Demailly (2009), on peut regrouper les études en trois classes selon la prise en compte plus ou moins exhaustive des emplois directs/indirects/ détruits/induits et le type de modélisation sous-jacente.
15
Les données sources sont donc des volumes d'emplois/tep ou /kWh.
Par exemple, les recommandations du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) de limiter la hausse globale des températures de 2 à 2,4 °C d'ici 2050.
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état des lieux (non exhaustif) des revues existantes concernant l'impact des politiques environnementales sur l'emploi
approche source Ademe-In Numeri (2009) (repris par Ademe et Vous Stratégie et études n° 22 (1er décembre 200917) politique et/ou objectifs environnementaux étudiés Politique étudiée : grenelle de l'environnement (secteurs amélioration de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables) Hypothèses : objectifs pour 2012 atteints dans ces deux secteurs. Objectifs politiques et environnementaux du scénario « energy [r]evolution » Hypothèses : mise en place d'un marché mondial de permis IAE, US EIA, EREC, d'émission de CO2 (CO2 à 30 $/t en 2020, 40 $/t en EWEA, US NREL, REP, 2030) ; ILO, CoFEE... 32,5 % de l'électricité mondiale produite à partir d'énergies renouvelables en 2020 (42 % en 2030) ; sortie progressive du nucléaire ; pétrole à 120 $/baril en 2020 (140 $/baril en 2030). Politique étudiée : politique européenne de réduction des émissions de Co2 Kammen et alii (2004), rapport pour le Sénat de Bataille et Galley (1999), BerkeleyGreenpeace, MITRE, Platts... 2020 données Champ Horizon Chiffres emplois considérés
« effets bruts »
In Numeri18
France
2009 2012
294 000 emplois directs Emplois directs 492 000 emplois directs + indirects uniquement
10,5 M d'emplois (contre 8,5 M dans le scénario de référence) 11,3 M d'emplois Emplois directs directs nets (contre créés + détruits 8,6 M dans le scénario de référence), et données Europe de l'OCDE19 Entre 38 400 et 398 113 emplois directs créés annuellement Entre 349 000 et 432 000 emplois nets directs et indirects Entre 379 000 et 448 000 en UE 2521 + 1,66 M d'emplois nets (contre 0,95 M dans le scénario de référence) + 2,50 M d'emplois nets Avec emplois induits (contre 1,44 M) + 373 000 emplois nets (contre 243 000 dans le scénario de référence) 684 000 emplois nets supplémentaires Directs et indirects créés + détruits mais pas induits
Greenpeace (2009)
Monde
2030
France
2020
Hypothèses : Confédération baisse de 8 % des émissions de CO2 en 2012 de européenne des l'Union européenne (UE) et de 30 à 50 % en 2030 syndicats par rapport à 1990 ; 20 « études (2007)/ Syndex compare deux scenarii : 1) mise en place d'une de contenu politique d'efficacité énergétique et d'économies en emploi » d'énergie ; 2) d'une politique d'amélioration de l'efficacité énergétique et développement du nucléaire.
UE 25
2020
2030 2010
MITRE (ESD, 2005)
UE 15 Projet ENER-IURE, Politique étudié : politique européenne de déveloprésultats du modèle pement des énergies renouvelables PRIMES (2003), Eurostat, REStat99, Hypothèses : bureaux nationaux de objectifs européens respectés en 202022 ; statistiques, baromètre compare un scénario de développement avancé des Eur'Obser'ER, associations France énergies renouvelables, à un scénario basé sur les de promotion des politiques actuelles. renouvelables... Objectif environnemental étudié : réduction de 30 % des émissions de Co2 entre 2009 et 2020
2020 2020
WWF (Quirion et Demailly, 2009)
Impact du paquet Base Eurostat (tableaux Climat-Énergie inputs-outputs, données (modèle d'équides comptabilités libre général nationales et balances calculable GEM-E3, énergétiques) 23 janvier 2008)24 Peu de travaux sur le Grenelle, mais l'effet de la taxe carbone est estimé avec souvent des effets nets sur l'emploi positifs Politique étudiée : volets transport, énergies renouvelables et bâtiment du grenelle de l'environnement modèles macroéconomiques Meeddm, Minefi, Hypothèses : objectifs du Grenelle atteints, 3 scenarii de Insee, AIE, Ademe... prix de l'énergie retenus (pétrole à 62, 80 et 130 $/ baril), utilisation du modèle macro-économétrique Mésange Politique étudiée : politique française et européenne de réduction des émissions de Co2 Eurostat, OCDE, IEA, Étude du CAS25 bases de données Hypothèses : (modèle nationales éductionunilatéralede30 %desémissionsdegaz r économétrique à effet de serre en France et dans l'UE 25 en 2025 NEMESIS) par rapport à leur niveau de 1990 ; pas de contrainte sur les finances publiques ; pétrole à 66 $ en 2010, 85 $ en 2020. Briard et al. (2010)
Insee (TES) et Ademe Hypothèses : In Numeri (2008) scénario de production énergétique « négaWatt23 » ; pétrole à 100 $/baril en 2020.
France
2020
(Emplois directs + indirects créés) (emplois directs + indirects détruits) + emplois induits (créés ou détruits)
UE
2020
Avec prise en Entre -0,09 et +0,05 % compte des rétroactions par rapport au statu quo en 2020 pour l'UE macroéconomiques Idem
France
Court- +200 000/250 000 moyen emplois en 2014 terme -150 000 en 2023
Idem
France
2014
En cours : plus de 700 000 emplois supplémentaires 300 000 emplois supplémentaires
Idem
2020
Note : Ces études détaillent les chiffres par secteur, même si elles portent souvent sur des secteurs bien spécifiques (notamment les secteurs énergétiques plutôt que « verts »).
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Quelques réflexions sur les enjeux et les principes des travaux sur les impacts de la croissance verte
Il existe légitimement une dimension arbitraire dans les choix méthodologiques des modélisateurs. Pour faire progresser les travaux de modélisation et la décision publique, les hypothèses, sources et concepts nécessitent d'être clairement explicités dans les travaux publiés. Au-delà de l'emploi, les impacts de la croissance verte peuvent être analysés dans une approche globale sur la production et l'environnement26. Cette perspective ouvre des questionnements tant méthodologiques qu'en termes de données : le développement des études d'impact de la croissance verte, aux niveaux macroéconomiques, sectoriels et territoriaux, suppose d'améliorer les données disponibles et d'en favoriser l'accès. En particulier,lesdonnéessurlesémissionsdegazàeffetdeserre(dont le CO2) et sur l'énergie doivent pouvoir être articulées avec les données usuelles de la statistique publique sur l'emploi (estimations d'emploi, enquête emploi, recensement) ; dans le cadre de l'analyse des chaînes de valeur, la part prise par les importations et les exportations dans les principales étapes du processus de production nécessiterait d'être décomposée. Toutefois, ces éléments très précieux dans les études sectorielles27 s'avèrent particulièrement difficilesàconstitueretnécessitentsouventdeshypothèsesassezfortes ; au-delà de l'identification des effets de la croissance verte sur les volumes d'emplois créés, détruits et/ou sauvegardés, il est essentiel d'obtenir des éléments quantifiés sur les évolutions des qualifications et des compétences. En effet, les réallocations de main-d'oeuvre seront importantes et les enjeux pour l'appareil de formation apparaissent déjà non négligeables28. Deux approches d'évaluation des impacts coexistent : d'un côté, les études d'impact destinées à améliorer la connaissance des effets de la croissance verte ; de l'autre, les travaux s'inscrivant davantage dans l'évaluation des plans d'actions mis en oeuvre pour assurer la transition écologique. Ces deux démarches ont des finalités différentes, prospective et normative pour la première, positive pour la seconde. Elles sont utiles et légitimes pour les travaux de l'Observatoire.
17 18
Les travaux sur les impacts de la croissance verte pourraient continuer à se développer selon deux logiques : d'une part, celle visant une compréhension approfondie du nouveau modèle de croissance liée aux impératifs du développement durable. Elle peut avoir des complémentarités en ce sens avec les travaux sur la dimension plus « servicielle » de notre économie et les approches en termes d'économie de l'usage. Mais au-delà des effets de long terme, la compréhension des mécanismes à l'oeuvre durant la phase de transition semble primordiale ; d'autre part, celle motivée par l'évaluation des plans d'action déjà lancés ou à venir (évaluation ex ante et ex post). Dans ce cadre, les préoccupations d'efficience (approches coûts bénéfices pour l'évaluation ex ante) seront prédominantes. pour en savoir plus · deme,2008.« Marchés,emploisetenjeuxénergétiques A des activités liées à l'efficacité énergétique et aux énergies renouvelables : situation 2006-2007 perspectives 2012 » (Étude réalisée par la société In Numeri). Angers : Ademe. 126 p. + annexes. · riardP.,FeryP.,GalkoE.,GuillerminetM.-L.,KleinC.,Ollivier B T., 2010. Impacts macroéconomiques du Grenelle de l'environnement. Paris : Direction générale du Trésor. 121 p. (Coll. Documents de travail de la DG Trésor, n°2010/06). · ES (Confédération européenne des syndicats), Instituto SindiC cal de Trabajo, Ambiente y Salud (ISTAS), Social Development Agency (SDA), Syndex, Wuppertal Institute, 2007. Changement climatique et emploi : Impact sur l'emploi du changement climatique et des mesures de réduction des émissions de CO2 dans l'Union européenne à 25 à l'horizon 2030. Bruxelles : Maison syndicale internationale (ITUH). 220 p. · hambolleT.etal., 2010. « Les effets du Grenelle de l'enviC ronnement :laFrancedoit-elleréduiresesémissionsdegaz à effet de serre de 30 % d'ici à 2020 ? », La Note de veille du Centre d'analyse stratégique, n° 175, mai 2010. 10 p. · onseild'orientationpourl'emploi,2010.Croissance verte C et emploi. Paris : COE. 24 p + annexes. · nergyforSustainabledevelopment,2005.« Meetingthe E targets & putting renewables to work: MITRE Monitoring & modelling initiative on the targets for renewable energy » (Overview Report). Corsham : ESD. 24 p. ·ollyC.etal.,2010.« Lacroissanceverte :quelsimpactssur J l'emploi et les métiers ? ». Paris : Centre d'analyse stratégique. 69 p. (coll. Document de travail). · CDE,2010.« Rapportintérimairedelastratégiepourune O croissance verte : concrétiser notre engagement en faveur d'un avenir durable » (réunion du conseil de l'OCDE au niveau des ministres, 27-28 mai 2010). Paris : OCDE. 99 p. · uirion P., Demailly D., 2009. 30 % de CO2 en moins, Q 684 000 emplois en plus : l'équation gagnante pour la France. Paris : WWF-France. 11 p. · capecchi P., 2010. L'évaluation des coûts macroéconoS miques des politiques de réduction des émissions de gaz à effets de serre. Paris : Direction générale du Trésor. (coll. Documents de travail de la DG Trésor, n° 2010/05). 34 p. · nited Nations Environment Programme/ International U Labour Organization/ International Organization of Employers/ International Trade Union Confederation, Worldwatch Institute, 2008. Green Jobs: Towards Decent Work in a Sustainable, Low-Carbon World. Nairobi : UNEP. 352 p.
Objectif de 492 340 emplois créés en 2012.
À partir des Comptes nationaux, comptes publics, systèmes d'informations économiques et observatoires, études et enquêtes sectorielles, analyse de l'emploi, du logement, des systèmes de santé, etc.
19
En 2020, 1,202 M (contre 0,854 M dans le scénario de référence) et en 2030, 1,278 M en 2030 d'emplois directs nets (contre 0,942 M dans le scénario de référence). Voir http://www.etuc.org/IMG/pdf/France_CountryReport_final-2.pdf
20 21
Pour l'UE 15, entre 125 000 et 143 302,5 en 2010 et 150 000 et 194 285 en 2030 emplois nets directs et indirects. Pour la France, dans le secteur résidentiel, entre 38 400 et 398 113 emplois directs créés annuellement à l'horizon 2030.
22
Objectifs pour 2020 de 22,1 % d'électricité d'origine renouvelable ; 12 % de l'énergie primaire d'origine renouvelable ; 5,75 % d'agrocarburants dans les ventes de gasoil et essences. Développé par l'association négaWatt, il s'agit d'un scénario énergétique permettant d'atteindre l'objectif de réduction de 30 % des émissions de CO2 en 2020 par rapport à 1990, via des efforts importants d'efficacité et de sobriété énergétique, le développement des énergies renouvelables. Il prévoit en particulier une baisse progressive du nucléaire. Voir http://www.negawatt.org Voir http://www.gem-e3.net/themodel.htm
23
24 25
Chambolle T. et al., 2010. « La France doit-elle réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % d'ici à 2020 ? », La Note de veille, n° 175. Voir http://www.strategie.gouv.fr/ IMG/pdf/NoteVeille175.pdf
26 27 28
OCDE, 2010. Voir Syndex Alpha, 2010. COE, 2010.
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annexe i : présentation de l'observatoire
les missions
L'Observatoire a pour but d'offrir un diagnostic partagé de méthodes et de chiffrages sur les emplois, métiers et formations de la croissance verte. Il doit mettre en place le suivi statistique, les modes d'observation au niveau national, ainsi qu'une déclinaison spécifique des travaux au niveau régional, dans le cadre des observatoires existants. Il est un lieu de concertation, de partage d'information et de coordination sur l'élaboration d'outils techniques. Il doit notamment : a) identifier et mesurer les activités économiques, les emplois et les métiers liés à la croissance verte ; b) créer un suivi statistique des emplois et métiers liés à la croissance verte, en lien avec les travaux équivalents effectués au niveau international ; c) fournir une analyse des impacts de la croissance verte (y compris les impacts négatifs) sur l'ensemble de l'économie ; d) examiner les évolutions sociodémographiques des emplois concernés par les activités sus mentionnées ; e) analyser les types de recrutements, internes ou externes ; f) identifier les compétences requises et les formations nécessaires pour répondre aux besoins des employeurs et accompagner les personnes concernées par ces changements ; g) identifier les possibilités de déclinaison territoriale des analyses conduites. L'Observatoire rapporte ses travaux auprès du comité de pilotage national du plan de mobilisation. Il produit annuellement un bilan de son activité, comprenant notamment une synthèse de ses résultats d'observation.
l'organisation
L'Observatoire est composé d'un comité de pilotage plénier et de quatre groupes de travail : · telier1,animéparleSOeS :identification du périmètre de référence A des emplois de la croissance verte et modalités de suivi statistique de ces emplois. · telier2,animéparleCAS :impacts macroéconomiques et sectoriels A de la croissance verte sur l'emploi. · telier3,animéparPôleemploi : métiers, recrutements et formaA tions ; soit évolution sociodémographique des emplois liés à la croissance verte, analyse des pratiques de recrutement et du marché du travail, identification des compétences requises et des formations nécessaires. · telier 4, animé par la sous-direction de l'intégration des A démarches de développement durable par les acteurs économiques (idae) du Cgdd : Observations et diagnostics régionaux ; soit animation et échanges sur l'activité d'observation et de diagnostic des emplois de l'économie verte en régions avec les observatoires régionaux de l'emploi et de la formation (Oref) et des représentants des trois autres ateliers. l'articulation entre les différents ateliers de l'observatoire
Liste des métiers verts et verdissants dans le Rome (atelier 3) Liste détaillée par appellation*verteet verdissante (atelier 3) Aspects qualitatifs sur l'évolution en contenu des métiers, compétences et formations (atelier 3) Caractérisation des professions, évolution des emplois et du marché du travail (ateliers 1 et 3)
les membres de l'observatoire
L'Observatoire est animé par le Service de l'observation et des statistiques (SOeS) du Commissariat général au développement durable (CGDD). Il est constitué de représentants du ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement (CGDD/Service de l'économie, de l'évaluation et de l'intégration du développement durable), de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), du Centre d'études et de recherche sur l'emploi et les qualifications (Céreq), du Centre d'analyse stratégique (CAS), de la Direction générale du Trésor (DG Trésor), de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), de l'Alliance Ville Emplois (AVE), de Pôle emploi, de l'Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), des observatoires régionaux de l'emploi et de la formation (Oref ou équivalents). Une représentation des observatoires des branches professionnelles au sein de l'Observatoire national est prévue à partir de 2011.
Biens et services de la croissance verte : périmètres et emplois (atelier 1)
Liste des PCS vertes et verdissantes (atelier 1 en lien avec l'atelier 3)
Secteurs d'activité de rattachement (NAF) (atelier 1)
Croisement secteurs d'activité (NAF) x professions (PCS) (ateliers 1 et 4)
Périmètres et emplois dans les secteurs de la croissance verte (atelier 1)
Modélisation et impacts macroéconomiques : Emploi global, sectoriel ; Impacts écologiques ; Autres impacts (atelier 2)
Observation régionale des secteurs de la croissance verte (ateliers 1 et 4)
Instruments de politiques environnementales (atelier 2)
* Chaque code Rome (groupe de métiers) rassemble une liste d'appellations.
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annexe ii : liste des produits de la croissance verte par domaine avec les secteurs d'activité et les branches de rattachement
a) éco-activités A1 · Protection de l'environnement
Contrôle de la pollution de l'air Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 743A 900(E+G) 292F 332B 343Z 341Z
[1]
Produits (biens ou services) Services Contrôle technique auto (air) des producteurs non spécialisés (coûts internes[1]) Produits industriels Dépoussiéreurs, filtres Instruments de mesure et contrôle Parties d'échappement (pot catalytiques...) Voitures électriques
Branche (Comptes nationaux niveau G) GN25 GN34 GE24 GE35 GD02 GD01
71.20A 38.2 28.25Z 26.51B 29.32Z 29.10Z
Les coûts internes regroupent les coûts d'entretien, de maintenance des installations dédiés à la protection de l'environnement ainsi que les analyses effectuées pour la protection de l'environnement.
gestion des eaux usées Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 410Z+900A 900A 900A 246L 291C 292K 252A 266A 272A 287Q 252H 287Q 452U 452E 452U 37.00Z 37.00Z 37.00Z 20.59Z 28.13Z 28.29B 22.21Z 23.61Z 24.51Z 25.99B 22.29A 25.99B 42.21Z 42.21Z 42.21Z Produits (biens ou services) Services de collecte et traitement des eaux usées des producteurs spécialisés privés des producteurs spécialisés publics des producteurs non spécialisés (coûts internes) Produits industriels Carbone actif Pompes d'assainissement Filtres, purificateurs Tubes et tuyaux (hors confidentiel) Tuyaux en béton Tuyauterie en fonte Grilles d'égout et trappes de regard Paniers et articles similaires en plastique Paniers et articles similaires en acier Construction Fosses septiques Réseaux d'assainissement Stations d'épuration gestion des déchets (y.c. nettoyage rues) Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 900B 900 (E+G) 900B 900G 900B 252C 252H 252H 292A 295B 252H 342A 452U 742C 742C 742C 38.11Z 38.21Z 38.1 38.2 38.11Z 38.21Z 81.29B 38.1 38.2 22.22Z 22.29A 22.29A 28.21Z 28.92Z 22.29A 29.20Z 43.99D 71.12B 71.12B 71.12B Produits (biens ou services) Services de collecte et traitement des déchets des producteurs spécialisés privés DM des producteurs spécialisés privés DI des producteurs spécialisés publics DM des producteurs spécialisés publics NR des producteurs non spécialisés (coûts internes) Produits industriels Sacs poubelles Articles pour le transport de déchets Conteneurs à déchets Fours Machines pour traitement des déchets Conteneurs apport volontaire Bennes d'ordures Construction UIOM Déchetteries Installations de traitement bio des déchets Centres de tri GN34 GN34 GN34 GN34 GN34 GF46 GF46 GF46 GE24 GE27 GF46 GD01 GH02 GN25 GN25 GN25 Branche (Comptes nationaux niveau G) Branche (Comptes nationaux niveau G) GG22 GN34 GN34 GF43 GE23 GE24 GF46 GF14 GF51 GF55 GF46 GF55 GH02 GH02 GH02
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gestion des déchets radioactifs Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 23.3Z 23.3Z 287Q 332B 38.12Z 38.22Z 38.12Z 38.22Z 25.99B 26.51B Produits (biens ou services) Services de gestion des déchets radioactifs Services publics ou non marchands (CEA) Services privés vendus Produits industriels Ouvrages en plomb (stockage) Instruments de mesure et contrôle réhabilitation des sols et eaux polluées Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 01 742C 900(E+G) 75.1A 900(E+G)
[1]
Branche (Comptes nationaux niveau G)
GG14 GG14 GF55 GE35
Produits (biens ou services) Agriculture Agriculture biologique[1] Services Ingénierie des producteurs spécialisés privés des producteurs spécialisés publics des producteurs non spécialisés
Branche (Comptes nationaux niveau G) FA0 GN25 GN34 GR10 GN34
01 71.12B 39.00Z 84.11Z 39.00Z
La NAF à deux chiffres a été utilisée pour l'agriculture biologique car les données disponibles ne permettent pas la répartition entre cultures végétales et animales.
minimisation des bruits et vibrations Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 343Z 454C 452U 28.11Z 43.32A 43.99D Produits (biens ou services) Produits industriels Silencieux Construction Isolation acoustique Écrans acoustiques nature, paysage, biodiversité Secteurs d'activité de référence NAF rev2 NAF rev1 925E 91.04Z 75.1A 84.11Z 91.3E 94.99Z Services marchands (agriculture et forêt) publics Institutions sans but lucratif Branche (Comptes nationaux niveau G) FA0 GR10 GR20 Branche (Comptes nationaux niveau G) GD02 GH01 GH02
A2 · Gestion des ressources naturelles
gestion durable de l'eau Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 252A 266A 291F 291F 332B 452E 22.21Z 23.61Z 28.12Z 33.12Z 26.51B 42.21Z Produits (biens ou services) Produits industriels Tubes et tuyaux (hors confidentiel) Tuyaux en béton Vannes de régulation Entretien robinetterie Équipements de mesure Construction Maintenance des réseaux récupération (matières premières secondaires) Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 37.Z 251C 294A 294A 294A 295R 38.31Z 38.32Z 22.11Z 28.41Z 28.41Z 28.41Z 28.99B Produits (biens ou services) Services Service de récupération Produits industriels Pneumatiques rechapés et autres services associés Machines à cisailler à contrôle numérique Machines à cisailler sans contrôle numérique Presses hydrauliques Machines à mélanger, à malaxer... GF56 GF45 GE26 GE26 GE26 GE27 Branche (Comptes nationaux niveau G) Branche (Comptes nationaux niveau G)) GF46 GF14 GE23 GE23 GE35 GH02
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maîtrise de l'énergie Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 261G 23.14Z 252A 22.21Z 268C 23.99Z 268C 23.99Z 291F 28.14Z 291F 28.14Z 332B 26.51B 292F 28.25Z 292F 28.25Z 453C 43.29A Produits industriels Panneaux en fibre de verre Plaques en polymère du styrène Ouvrages isolants en matières minérales Laines de laitiers Robinets thermostatiques Vannes de régulation de température Thermostats automatique Échangeurs de chaleur Ventilation mécanique contrôlée Construction Isolation des parois énergies renouvelables Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 401A 311A 311A 452T-U 453A 401A 292A 452C 742C 401A 321A 452J 403Z 292F 453F 403Z 297C 453F 403Z 297C 403Z 35.11Z 27.11Z 27.11Z 43.21A 35.11Z 28.12Z 42.22Z 71.12B 35.11Z 26.11Z 43.91B 35.30Z 28.25Z 43.22B 35.30Z 27.52Z 43.22B 35.30Z 27.52Z 35.30Z Produits (biens ou services) Éolien Production, distribution d'énergie Produits industriels Groupes électrogènes Machines génératrices Construction Études et installation Hydraulique Production, distribution d'énergie Produits industriels Turbines et roues hydrauliques Construction Études et installation Photovoltaïque Production, distribution d'énergie Produits industriels Cellules solaires Construction Pose et installation Pompe à chaleur Production, distribution de vapeur Produits industriels Pompes à chaleur Construction Installation Solaire thermique Production, distribution de vapeur Produits industriels Chauffe-eau solaire Construction Pose et installation Bois-énergie Production, distribution de vapeur Produits industriels Foyers et inserts, poêles, chaudières et cuisinières à bois Géothermie, biogaz UIOM... Production, distribution de vapeur Biocarburants Produits Biodiesel Bioéthanol Construction Unité de production de biodiesel Unité de production de bioéthanol Branche (Comptes nationaux niveau G) GG21 GE32 GE32 GH01 GG21 GE24 GH01 GG21 GF62 GH01 GG21 GE24 GH01 GG21 GC44 GH01 GG21 GC44 GG21 Branche (Comptes nationaux niveau G) GF13 GF46 GF14 GF14 GE23 GE23 GE35 GE24 GE24 GH01
246L 246L 452C 742C 452C 742C
20.14Z 20.14Z 41.20B 71.12B 41.20B 71.12B
GF43 GF43 GH01 GH01
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A3 · Activités transversales
Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 751A 84.12Z Activité (NAF rev1) NAF rev2 73.1Z 73.1Z Activité (NAF rev1) 742C 72.1 72.1 NAF rev2 71.12B Produits (biens ou services) Services généraux publics R&D Services R&D environnementale privée R&D environnementale publique Ingénierie Services Ingénierie environnementale Branche (Comptes nationaux niveau G) GR10 Branche (Comptes nationaux niveau G) GN4A GN4B Branche (Comptes nationaux niveau G) GN4A
B · Activités « périphériques » favorables à la protection de l'environnement ou à la gestion des ressources naturelles
production et distribution d'eau Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 410Z 410Z 252A 266A 291F 291F 332B 452E 36.00Z 36.00Z 22.21Z 23.61Z 28.12Z 33.12Z 26.51B 42.21Z Produits (biens ou services) Services des producteurs spécialisés privés des producteurs spécialisés publics Produits industriels Tubes et tuyaux (hors confidentiel) Tuyaux en bétons Vannes de régulation Entretien robinetterie Équipements de mesure Construction Construction des réseaux gestion des espaces verts Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 014B 014B 014B 81.30Z 84.12Z 94.99Z Produits (biens ou services) Services privés publics Institutions sans but lucratif transports (grenelle) Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 502Z 352Z 351C 452N 452N 451B 451B 452R 351B 352Z 341Z 341Z 45.20A 33.17Z 33.15Z 42.12Z 42.12Z 43.12B 43.12B 42.91Z 30.11Z 30.20Z 29.10Z 29.10Z Produits (biens ou services) Services Entretien et réparation de voitures et véhicules utilitaires légers Réparation et entretien de matériel ferroviaire roulant Réparation et entretien de navires et bateaux Infrastructures de transport (transport public, ferroviaire et maritime) Infrastructures ferroviaires Infrastructures de tramway Infrastructures de bus Pistes cyclables Infrastructures maritimes Produits industriels Construction de navire civil Construction de matériel ferroviaire roulant Construction de bus Construction de véhicule particulier faiblement émetteur Branche (Comptes nationaux niveau G) GJ10 GE12 GE11 GH02 GH02 GH02 GH02 GH02 GE11 GE12 GD01 GD01 Branche (Comptes nationaux niveau G) GA01 GA01 GA01 Branche (Comptes nationaux niveau G) GG22 GG22 GF46 GF14 GE23 GE23 GE35 GH02
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autres activités de la gestion des ressources (grenelle) Secteurs d'activité de référence NAF rev1 NAF rev2 05.0C 742A 742C 454C 452J 451A 452L 452K 282D 261C 297A 315A 03.21Z 03.22Z 71.11Z 71.12B 43.32A 43.91B 43.11Z 43.91A 43.99A 25.21Z 23.12Z 27.51Z 27.40Z Produits (biens ou services) Agriculture et pêche Aquaculture Services Services d'architecture Services de gestion de projet pour projets de construction Construction Isolation des ouvertures Travaux de couverture Travaux de démolition Travaux de charpente Travaux d'étanchéification Produits industriels Chaudières murales à condensation Vitrages isolants Électroménagers performants Lampes fluocompactes (LFC) GA03 GN25 GN25 GH01 GH01 GH01 GH01 GH01 GE22 GF13 GC44 GF61 Branche (Comptes nationaux niveau G)
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annexe iii : liste29 des métiers verts et verdissants dans le répertoire opérationnel des métiers et des emplois
Code rome v3 A1202 Entretien des espaces naturels A1204 Protection du patrimoine naturel F1613 Travaux d'étanchéité et d'isolation H1302 Management et ingénierie Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriels H1303 Intervention technique en Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industriel I1503 Intervention en milieux et produits nocifs K2301 Distribution et assainissement d'eau K2302 Management et inspection en environnement urbain K2303 Nettoyage des espaces urbains K2304 Revalorisation de produits industriels K2306 Supervision d'exploitation éco-industrielle A1203 Entretien des espaces verts A1205 Sylviculture A1301 Conseil et assistance technique en agriculture A1303 Ingénierie en agriculture et environnement naturel F1101 Architecture du BTP F1103 Contrôle et diagnostic technique du bâtiment F1105 Études géologiques F1106 Ingénierie et études du BTP F1201 Conduite de travaux du BTP F1202 Direction de chantier du BTP F1501 Montage de structures et de charpentes bois F1503 Réalisation installation d'ossatures bois F1602 Électricité bâtiment F1603 Installation d'équipements sanitaires et thermiques F1604 Montage d'agencements F1607 Pose de fermetures menuisées F1610 Pose et restauration de couvertures F1703 Maçonnerie G1102 Promotion du tourisme local G1201 Accompagnement de voyages, d'activités culturelles ou sportives G1202 Animation d'activités culturelles ou ludiques G1203 Animation de loisirs auprès d'enfants ou d'adolescents H1206 Management et ingénierie études, recherche et développement industriel H1501 Direction de laboratoire d'analyse industrielle H1503 Intervention technique en laboratoire d'analyse industrielle I1101 Direction et ingénierie en entretien infrastructure et bâti I1306 Installation et maintenance en froid, conditionnement d'air I1308 Maintenance d'installation de chauffage K1802 Développement local K2305 Salubrité et traitement de nuisibles K2402 Recherche en sciences de l'univers, de la matière et du vivant M1101 Achats M1102 Direction des achats M1809 Information météorologique
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Vert Vert Vert Vert Vert Vert Vert Vert Vert Vert Vert Verdissant Verdissant Verdissant verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant
Comme indiqué dans la partie sur les métiers de la croissance verte, cette liste est expérimentale et sera testée et revue au cours de l'année 2011.
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Code rome v3 N1102 Déménagement N1201 Affrètement transport N1301 Conception et organisation de la chaîne logistique N4101 Conduite de transport de marchandises sur longue distance N4102 Conduite de transport de particuliers N4103 Conduite de transport en commun sur route N4105 Conduite et livraison par tournées sur courte distance N4201 Direction d'exploitation des transports routiers de marchandises N4202 Direction d'exploitation des transports routiers de personnes Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant Verdissant
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liste des sigles et abréviations
organismes
Ademe : Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie Afpa : Association nationale pour la formation professionnelle des adultes AVE : Alliance Ville Emplois CAS : Centre d'analyse stratégique Cereq : Centre d'études et de recherches sur les qualifications CGDD : Commissariat général au développement durable (ministère chargé de l'Écologie) CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale COE : Conseil d'orientation pour l'emploi Dares : Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (ministère chargé du Travail) Giec : Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat IDAE : (Sous-direction de) l'intégration des démarches de développement durable par les acteurs économiques Insee : Institut national de la statistique et des études économiques OCDE : Organisation de coopération et de développement économiques Oref : Observatoire régional de l'emploi et de la formation Seeidd : Service de l'économie, de l'évaluation et de l'intégration du développement durable (CGDD) SOeS : Service de l'observation et des statistiques (CGDD)
abréviations
CPF : Classification des produits français DADS : Déclaration annuelle de données sociales ETP : Équivalent temps plein kWh : kilowattheure M : million NAF : Nomenclature d'activités française PCS : Professions et catégories socioprofessionnelles Rome : Répertoire opérationnel des métiers et des emplois RP : Recensement de la population t : tonne tep : tonne équivalent pétrole UE : Union européenne
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Commissariat général au développement durable Service de l'observation et des statistiques Tour Voltaire 92055 La Défense cedex Courriel : cgdd-soes-orleans@developpement-durable.gouv.fr
Achevé d'imprimer en juin 2011. Impression : Bialec, Nancy (France). Certifiée Imprim'vert qui contribue à la protection de l'environnement.
retrouver cette publication sur le site : http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
Dépôt légal : juin 2011 ISSN : 2102-4723 ISBN : 978-2-11-099409-7
Conditions générales d'utilisation Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l'éditeur ou du Centre français d'exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille -- 75006 Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d'une part, les reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d'autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d'information de l'oeuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du 1er juillet 1992 -- art. L.122-4 et L.122-5 et Code pénal art. 425).
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Activités, emplois et métiers liés à la croissance verte
Périmètres et résultats
Créé en 2010, l'Observatoire national des emplois et métiers liés à la croissance verte a pour but d'offrir un diagnostic partagé de méthodes et de chiffrages sur les emplois, métiers et formations de la croissance verte. Ses premiers travaux ont donné lieu à la définition de plusieurs périmètres : activités de la croissance verte ; métiers verts et verdissants. Les activités de la croissance verte, qui couvrent un périmètre étendu au-delà des seules activités environnementales et prennent en compte les champs du Grenelle de l'environnement, représentent environ 950 000 emplois (en équivalent temps plein) en 2008. Des métiers verts ont été identifiés dans le répertoire opérationnel des métiers et des emplois utilisé notamment par Pôle emploi et dans la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles utilisée par l'Insee. À partir de cette sélection, 9 professions vertes ont pu être identifiées correspondant à 132 000 actifs en emploi observés en 2007 avec le recensement de la population. Les travaux de l'Observatoire ont également conduit à un ensemble de recommandations méthodologiques quant à la mesure des impacts d'une croissance verte sur l'emploi. Celles-ci sont le fruit d'expériences partagées des services spécialisés dans les études macroéconomiques.
© SOeS, 2011 Dépôt légal : juin 2011 ISSN : 2102-4723 ISBN : 978-2-11-099409-7
Service de l'observation et des statistiques
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr
(ATTENTION: OPTION (CGDD)
abréviations
CPF : Classification des produits français DADS : Déclaration annuelle de données sociales ETP : Équivalent temps plein kWh : kilowattheure M : million NAF : Nomenclature d'activités française PCS : Professions et catégories socioprofessionnelles Rome : Répertoire opérationnel des métiers et des emplois RP : Recensement de la population t : tonne tep : tonne équivalent pétrole UE : Union européenne
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Achevé d'imprimer en juin 2011. Impression : Bialec, Nancy (France). Certifiée Imprim'vert qui contribue à la protection de l'environnement.
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Conditions générales d'utilisation Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l'éditeur ou du Centre français d'exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille -- 75006 Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d'une part, les reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d'autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d'information de l'oeuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du 1er juillet 1992 -- art. L.122-4 et L.122-5 et Code pénal art. 425).
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Activités, emplois et métiers liés à la croissance verte
Périmètres et résultats
Créé en 2010, l'Observatoire national des emplois et métiers liés à la croissance verte a pour but d'offrir un diagnostic partagé de méthodes et de chiffrages sur les emplois, métiers et formations de la croissance verte. Ses premiers travaux ont donné lieu à la définition de plusieurs périmètres : activités de la croissance verte ; métiers verts et verdissants. Les activités de la croissance verte, qui couvrent un périmètre étendu au-delà des seules activités environnementales et prennent en compte les champs du Grenelle de l'environnement, représentent environ 950 000 emplois (en équivalent temps plein) en 2008. Des métiers verts ont été identifiés dans le répertoire opérationnel des métiers et des emplois utilisé notamment par Pôle emploi et dans la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles utilisée par l'Insee. À partir de cette sélection, 9 professions vertes ont pu être identifiées correspondant à 132 000 actifs en emploi observés en 2007 avec le recensement de la population. Les travaux de l'Observatoire ont également conduit à un ensemble de recommandations méthodologiques quant à la mesure des impacts d'une croissance verte sur l'emploi. Celles-ci sont le fruit d'expériences partagées des services spécialisés dans les études macroéconomiques.
© SOeS, 2011 Dépôt légal : juin 2011 ISSN : 2102-4723 ISBN : 978-2-11-099409-7
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INVALIDE) (ATTENTION: OPTION ctivités française PCS : Professions et catégories socioprofessionnelles Rome : Répertoire opérationnel des métiers et des emplois RP : Recensement de la population t : tonne tep : tonne équivalent pétrole UE : Union européenne
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Conditions générales d'utilisation Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l'éditeur ou du Centre français d'exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille -- 75006 Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d'une part, les reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d'autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d'information de l'oeuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du 1er juillet 1992 -- art. L.122-4 et L.122-5 et Code pénal art. 425).
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Activités, emplois et métiers liés à la croissance verte
Périmètres et résultats
Créé en 2010, l'Observatoire national des emplois et métiers liés à la croissance verte a pour but d'offrir un diagnostic partagé de méthodes et de chiffrages sur les emplois, métiers et formations de la croissance verte. Ses premiers travaux ont donné lieu à la définition de plusieurs périmètres : activités de la croissance verte ; métiers verts et verdissants. Les activités de la croissance verte, qui couvrent un périmètre étendu au-delà des seules activités environnementales et prennent en compte les champs du Grenelle de l'environnement, représentent environ 950 000 emplois (en équivalent temps plein) en 2008. Des métiers verts ont été identifiés dans le répertoire opérationnel des métiers et des emplois utilisé notamment par Pôle emploi et dans la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles utilisée par l'Insee. À partir de cette sélection, 9 professions vertes ont pu être identifiées correspondant à 132 000 actifs en emploi observés en 2007 avec le recensement de la population. Les travaux de l'Observatoire ont également conduit à un ensemble de recommandations méthodologiques quant à la mesure des impacts d'une croissance verte sur l'emploi. Celles-ci sont le fruit d'expériences partagées des services spécialisés dans les études macroéconomiques.
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INVALIDE)