Stratégie nationale pour la biodiversité : présentation des indicateurs de suivi de la biodiversité proposés pour la métropole
Auteur moral
FRANCE. MINISTERE DE L'ECOLOGIE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE
Auteur secondaire
Résumé
Ce document présente les indicateurs construits depuis début 2006, dans le cadre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB), pour renseigner sur l'état et l'évolution de la biodiversité de la France métropolitaine.
Descripteur Urbamet
indicateur
Descripteur écoplanete
stratégie nationale pour la biodiversité
;biodiversité
Thème
Environnement - Paysage
Texte intégral
MINISTÈRE DE L?ÉCOLOGIE, DE L?ÉNERGIE,
DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE LA MER
en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat
www.developpement-durable.gouv.fr
Stratégie nationale pour la biodiversité
Présentation des indicateurs de suivi de la biodiversité
proposés pour la métropole
MEEDDM ? Stratégie nationale pour la biodiversité
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Clef de lecture du document
Ce document présente les indicateurs construits depuis début 2006, dans le cadre de la
stratégie nationale pour la biodiversité, pour renseigner sur l?état et l?évolution de la
biodiversité en France métropolitaine. Un travail similaire a été fait dans le même temps pour
l?outre-mer et un document spécifique, de même construction et contenu que celui-ci, est
consacré aux indicateurs ultra-marins. Les indicateurs présentés ici le sont pour discussion, et
sont par conséquent susceptibles d?évoluer, d?être complétés, amendés et affinés.
? Les parties 1 et 2 (pages 2 à 5) ont pour objet de présenter l?objectif de construction des
indicateurs nationaux de suivi de la biodiversité et d?exposer la démarche de
construction ainsi que les thèmes que les indicateurs visent à renseigner ;
? Le tableau récapitulatif en fin de partie 2 (p. 4) donne une vision d?ensemble du jeu
d?indicateurs proposés ;
? La partie 3 (pages 5 à 10) donne une présentation succincte de chaque indicateur : ce
qu?il renseigne et son intérêt ;
? La partie 4 (pages 11 à 58) comprend toutes les fiches détaillées de présentation des
indicateurs ;
? Enfin les annexes (pages 59 à 63) offrent une lecture croisée du jeu d?indicateurs de suivi
de la biodiversité pour la métropole avec le jeu d?indicateurs correspondant construit
pour l?outre-mer.
Cette organisation du document permet ainsi plusieurs niveaux de lecture, en fonction des
informations recherchées.
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Sommaire
I.La démarche de construction des indicateurs ................................................................................................ 3
II.Le jeu d?indicateurs retenus .............................................................................................................................. 4
III.Présentation synthétique des indicateurs....................................................................................................... 6
FICHES DESCRIPTIVES DES INDICATEURS............................................................................................................. 11
1. Evolution de l?abondance des oiseaux communs ...................................................................................... 11
2. Evolution de l?abondance des papillons...................................................................................................... 13
3. Evolution de l?état des communautés des poissons d?eau douce ........................................................... 14
4. Evolution de l?abondance des poissons marins pêchés............................................................................. 16
5. Nombre d?espèces dans la Liste Rouge de l?UICN pour la France ........................................................... 18
6. Etat de conservation des espèces d?intérêt communautaire, directive Habitats................................... 20
7. Evolution de l?aire occupée par les principaux types d?occupation du sol ............................................ 22
8. Etat de conservation des habitats d?intérêt communautaire, directive Habitats ................................... 24
9. Dominance, dans le paysage, des milieux peu artificialisés ...................................................................... 26
10. Nombre de races animales et de variétés végétales enregistrées ......................................................... 28
11. Evolution de la surface en aires protégées ................................................................................................ 30
12. Surface des sites Natura 2000 (directive oiseaux et directive habitats), suffisance de ces propositions
.............................................................................................................................................................................. 32
13. Evolution de la teneur en polluants dans les eaux .................................................................................... 34
14. Surface artificialisée annuellement ............................................................................................................. 36
15. Nombre de plans de gestion des espèces envahissantes ....................................................................... 38
16. Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu artificialisée au niveau local ................. 39
17. Proportion des masses d?eau douce en bon état écologique ............................................................... 41
18. Proportion des masses d?eau de transition et marines en bon état écologique................................... 43
19. Indice de déficit foliaire................................................................................................................................ 45
20. Indice trophique marin ................................................................................................................................. 47
21. Surfaces de forêts présentant des garanties de gestion durable............................................................ 49
22. Surface en agriculture biologique............................................................................................................... 51
23. Surfaces faisant l?objet de mesures agro-environnementales ................................................................. 52
24. Pourcentage d?espèces surexploitées ....................................................................................................... 53
25. Nombre de brevets pour des inventions basées sur des ressources génétiques ................................... 54
26. Transferts vers la protection de la biodiversité ........................................................................................... 56
27. Sensibilité et participation du public ........................................................................................................... 58
ANNEXE 1: Tableau complet des indicateurs de suivi de la biodiversité proposés dans le cadre de la
Stratégie nationale pour la biodiversité pour la métropole............................................................................ 60
ANNEXE 2: Tableau croisé des indicateurs de suivi de la biodiversité proposés pour la métropole et pour
l?outre-mer ........................................................................................................................................................... 62
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Dans le cadre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB), la France s?est fixée des
objectifs en terme de conservation de ce patrimoine : stopper d?ici 2010 la perte de
biodiversité sur l?ensemble de son territoire. Pour atteindre cet objectif, la France a adopté
des plans d?actions sectoriels, afin que la protection de la biodiversité soit intégrée au coeur
des politiques publiques. Parallèlement, afin de suivre l?efficacité de ses actions en faveur de
la biodiversité, la Stratégie Nationale pour la Biodiversité s?est dotée d?indicateurs de résultat
ainsi que d?un premier jeu d?indicateurs de suivi de la biodiversité, structuré sur le modèle
Etat-Pressions-Réponses. Ces indicateurs ont vocation à être mobilisés pour tenir le public
informé de l?évolution de la biodiversité en France.
Neuf indicateurs avaient déjà été inscrits dans la SNB ; l?objectif était alors en 2006 et 2007 de
compléter ces indicateurs pour parvenir à un jeu plus complet, et cohérent. L?objectif du
travail sur les indicateurs est de parvenir à un nombre relativement restreint d?indicateurs de
synthèse, discuté avec l?ensemble des acteurs locaux et permettant d?illustrer des enjeux
majeurs de façon claire et appropriable par le plus grand nombre. Ces indicateurs n'ont ainsi
pas vocation à tout couvrir, ni à être des outils de pilotage précis. Ils doivent en priorité
s?appuyer sur des données et réseaux de collecte déjà existants.
I. La démarche de construction des indicateurs
Deux chantiers parallèles ont été engagés : le premier portait sur la construction d?indicateurs
pour la France métropolitaine, le second sur les indicateurs outre-mer. Ce sont les indicateurs
métropolitains qui sont présentés dans ce document. Un traitement distinct de la métropole
et de l?outre-mer a été choisi d?une part pour assurer une cohérence des indicateurs
métropolitains avec les indicateurs mis en place au niveau européen dans le cadre de la
stratégie communautaire pour la biodiversité, d?autre part car l?outre-mer nécessitait un
travail approfondi de synthèse des enjeux et de recensement des données disponibles, alors
qu?enjeux et données sont mieux connus pour la métropole1.
Il importe que les indicateurs nationaux de suivi de la biodiversité puissent être partagés par
tous les acteurs. Le pilotage de la partie scientifique de la construction des indicateurs a été
confié, pour la métropole à l?Institut français de la biodiversité (IFB) qui a constitué un groupe
de travail scientifique. Une fois les indicateurs possibles examinés d?un point de vue
scientifique, ils ont été proposés au débat au sein du Conseil national du développement
durable.
Pour sélectionner les indicateurs, la démarche retenue a été celle d?une identification des
enjeux, des sous-thèmes correspondant à chaque enjeu, puis du choix d?indicateurs. Ce
travail s?est largement appuyé sur les réflexions menées au niveau européen dans le cadre
du programme SEBI 2010 (Streamlining european biodiversity indicators towards 2010) de la
stratégie européenne pour la biodiversité, le SEBI 2010 s?inspirant lui-même des réflexions
engagées dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB) concernant les
indicateurs.
L?objectif pour les indicateurs nationaux était de correspondre au maximum aux enjeux, sous-
thèmes, et indicateurs retenus au niveau communautaire, tout en gardant une certaine
flexibilité permettant de s?adapter aux spécificités des problématiques nationales et des
données disponibles.
1 Les indicateurs proposés pour l?outre-mer sont présentés dans l?annexe 2. Un document de
présentation spécifique leur est en outre consacré, en parallèle du présent document.
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II. Le jeu d?indicateurs retenus
Sept enjeux ont été définis au niveau communautaire et repris au niveau national :
1. Etat et évolution des composantes de la diversité biologique
2. Menaces et pressions sur la biodiversité
3. Intégrité des écosystèmes et biens et services fournis par les écosystèmes
4. Usage durable
5. Etat de l?accès et du partage des bénéfices
6. Etat des transferts et de l?utilisation des ressources
7. Opinion publique
Chaque enjeu est découpé en sous-thèmes, pour lequel un ou des indicateur(s) a(ont) été
sélectionné(s).
Le graphe suivant présente les thèmes et les enjeux sélectionnés et les relations entre eux.
Remarques :
- certains indicateurs ont été écartés de la liste des indicateurs présentés ici, malgré leur
intérêt, faute de données correspondantes2.
- d?autres indicateurs posent des problèmes méthodologiques de construction, en-dehors ou
en plus de manques de données. Par exemple, la pression exercée par les espèces
envahissantes est un enjeu majeur à suivre ; toutefois, cette pression n?est pas évidente à
mesurer, connaissant en outre le peu de données disponibles. Une réflexion plus approfondie
va devoir être menée sur ce type d?indicateurs.
2 Cf annexe 1
Etat et évolution des éléments
constitutifs de la diversité biologique
-évolution de certaines biomes, écosystèmes et
habitats
- étendue des aires protégées
- évolution de la répartition et l?abondance de
certaines espèces
-modification de l?état des espèces menacées
et/ou protégées
?tendances de la diversité génétique des
animaux domestiques, des plantes cultivées, des
espèces de poisson de grande importance
socioéconomique
Intégrité des écosystèmes et biens et
services fournis
-Indice trophique marin
-connectivité / fragmentation des
écosystèmes
?qualité de l?eau dans les écosystèmes
aquatiques
Utilisation durable
-Superficie des écosystèmes
bénéficiant d?une gestion durable
> forêts
> agriculture
> pêche
> aquaculture
-Empreinte écologique
Menaces qui pèsent sur la diversité
biologique
-Dépôts d?azote
?coût et évolution des espèces
exotiques envahissantes
? incidence du changement climatique
Accès et partage des bénéfices
Transferts
Opinion publique
Etat et évolution des éléments
constitutifs de la diversité biologique
-évolution de certaines biomes, écosystèmes et
habitats
- étendue des aires protégées
- évolution de la répartition et l?abondance de
certaines espèces
-modification de l?état des espèces menacées
et/ou protégées
?tendances de la diversité génétique des
animaux domestiques, des plantes cultivées, des
espèces de poisson de grande importance
socioéconomique
Intégrité des écosystèmes et biens et
services fournis
-Indice trophique marin
-connectivité / fragmentation des
écosystèmes
?qualité de l?eau dans les écosystèmes
aquatiques
Utilisation durable
-Superficie des écosystèmes
bénéficiant d?une gestion durable
> forêts
> agriculture
> pêche
> aquaculture
-Empreinte écologique
Menaces qui pèsent sur la diversité
biologique
-Dépôts d?azote
?coût et évolution des espèces
exotiques envahissantes
? incidence du changement climatique
Accès et partage des bénéfices
Transferts
Opinion publique
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Tableau récapitulatif des indicateurs de la SNB pou r la France métropolitaine
Indicateur générique Indicateurs pour la métropole
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
Abondance et distribution
d?espèces sélectionnées
Évolution de l?abondance des oiseaux communs
Évolution de l?abondance des papillons
Évolution de l?abondance des poissons d?eau douce
Évolution de l?abondance des poissons marins pêchés
Statut d?espèces menacées
et/ou protégées
Nombre d?espèces dans les listes rouges de l?UICN
État de conservation des espèces concernées par Natura 2000, Directive habitats
Surface de biomes,
écosystèmes, et habitats
sélectionnés
Évolution de l?aire occupée par les principaux types d?occupation du sol
État de conservation des habitats d?intérêt communautaire
Dominance, dans le paysage, des milieux peu artificialisés
Diversité génétique Nombre de races animales et de variétés végétales
Aires protégées
Surface en aires protégées : globale et par type d?aire protégée
Surface des sites Natura 2000 (Directive oiseaux et Directive habitats), suffisance
de ces propositions
Thème 2 : Menaces et pressions
Dépôts d?azote et polluants Évolution de la teneur en polluants dans les eaux
Perte de milieux naturels Surface artificialisée annuellement
Invasions biologiques Nombre de plans de gestion
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Connectivité et fragmentation
des écosystèmes
Évolution de la diversité des types d?occupation du sol peu artificialisée au niveau
local
Qualité des écosystèmes
Proportion des masses d?eau douce en bon état écologique
Proportion des masses d?eau de transition et marines en bon état écologique
Indice de déficit foliaire
Indice trophique marin
Thème 4 : Usages durables
Surface de forêts, de
systèmes agricoles,
aquacoles et de pêche faisant
l?objet d?une gestion durable
Forêts :
- Surface des forêts présentant des garanties de gestion durable et
proportion par rapport à la surface totale boisée
Systèmes agricoles :
- Surface en agriculture biologique et proportion par rapport à la surface
totale cultivée
- Surfaces faisant l?objet de mesures agro-environnementales et
proportion par rapport à la surface totale cultivée
Systèmes de pêche :
- % d?espèces surexploitées
Thème 5 : Accès aux ressources génétiques et partag e des bénéfices
Accès et partage des
avantages Nombre de brevets pour des inventions basées sur les ressources génétiques
Thème 6 : Transferts
Transferts Financements dirigés vers la protection de la biodiversité
Thème 7 : Opinion publique
Opinion publique Sensibilité et participation du public : place donnée à la biodiversité parmi les
enjeux environnementaux
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Remarques :
- Certains indicateurs présentés dans le tableau sont directement intitulés « évolution de ? »
car ils n?ont de pertinence que présentés sous forme de tendances (exemple : l?indicateur
STOC de suivi de l?abondance des oiseaux communs est construit par rapport à une année
de référence arbitraire auxquelles les années postérieures sont comparées). Les autres
indicateurs seront présentés non seulement sous forme de chiffres statiques comme indiqué
dans le tableau, mais aussi dans la mesure du possible en se référant aux valeurs
précédentes afin d?en suivre l?évolution. Ceci n?a cependant pas été précisé à toutes les
lignes pour ne pas alourdir la lecture.
- le tableau ci-dessus présente les indicateurs susceptibles d?être renseignés rapidement ; les
fiches descriptives ci-après correspondent à la liste des indicateurs de ce tableau. D?autres
indicateurs ont été retenus comme pertinents mais demandent une réflexion supplémentaire.
Le tableau complet, les incluant, est en annexe 1du présent document.
- le classement des indicateurs dans chacun des thèmes a été effectué en cohérence avec
les choix faits au niveau européen (Sebi 2010). Toutefois, d?autres répartitions des indicateurs
peuvent tout à fait être envisagées (par exemple, l?indicateur sur les espèces marines
surexploitées pourrait aussi être placé dans le thème « Menaces et pressions »). Cette
répartition vise simplement à donner une vision d?ensemble possible du jeu d?indicateurs,
mais n?empêche pas de les utiliser, individuellement ou de manière groupée, pour illustrer
d?autres thématiques.
- le lien avec les indicateurs proposés pour l?outre-mer est présenté sous forme de tableau en
annexe 2 du document.
III. Présentation synthétique des indicateurs
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la biodiversité
- Abondance et distribution d?espèces sélectionnées
Dans ce volet se retrouvent des indicateurs permettant de suivre quelques-uns des groupes
d?espèces emblématiques de la biodiversité en France métropolitaine, mais aussi
suffisamment larges et/ou communs pour illustrer plus largement l?évolution globale de la
biodiversité en France métropolitaine, à la fois terrestre et marine.
Evolution de l?abondance des oiseaux communs : le Muséum national d?histoire naturelle
anime un réseau de points d?écoute qui permet de suivre l?évolution des effectifs des
espèces communes d?oiseaux en France. Les effectifs sont combinés en un indice agrégé
d?abondance, qui est analysé par rapport à une année de référence (la première année du
suivi, 1983). Cet indicateur permet de déterminer les tendances d?évolution des oiseaux, mais
aussi des autres groupes d?espèces car les oiseaux étant les plus souvent au sommet des
chaînes trophiques, leurs fluctuations révèlent l?évolution de celles de leurs proies et de la
qualité des milieux.
Evolution de l?abondance des papillons : construit sur le même principe. Les papillons sont
très sensibles à la qualité des milieux, il est donc complémentaire de l?indice oiseaux.
Evolution de l?abondance des poissons d?eau douce : un réseau de stations de comptage
permet de suivre l?abondance des espèces de poissons d?eau douce. L?indicateur poissons
complète les deux premiers en s?intéressant aux milieux aquatiques, qui sont un élément
essentiel de notre patrimoine naturel.
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Evolution de l?abondance des poissons marins pêchés : les poissons pêchés au large des
côtes françaises sont suivis par l?Ifremer. La santé des stocks de poissons est un élément
essentiel, non seulement en termes de biodiversité marine mais parce que ces espèces
constituent une ressource naturelle très importante.
- Statut d?espèces menacées et/ou protégées
A côté des espèces les plus communes, dont les évolutions reflètent l?évolution globale de la
biodiversité, cette section fournit des informations sur l?évolution des espèces les plus rares et
menacées, pour lesquelles la France porte une responsabilité forte, et qui sont des éléments
emblématiques de notre patrimoine naturel.
Nombre d?espèces dans les listes rouges de l?UICN : l?Union mondiale pour la nature (UICN)
établit régulièrement des listes d?espèces menacées selon des critères stables et faisant
l?objet d?un consensus scientifique large. Les critères ont été adaptés pour établir des listes
nationales ; les listes françaises vont être mises à jour en 2007-2008. L?indicateur permet de
suivre l?évolution du nombre d?espèces menacées sur notre territoire.
Etat de conservation des espèces de la directive Habitats, faune, flore : la directive Habitats,
faune, flore a pour objectif la préservation des espèces et des habitats essentiels du territoire
européen, au travers de deux instruments : Natura 2000 et la protection des espèces. L?état
des espèces et des habitats ciblés par la directive doit être suivi régulièrement. C?est un
élément important pour connaître l?efficacité des politiques de conservation.
- Surface de biomes, écosystèmes, et habitats sélectionnés
Les écosystèmes sont, au côté des espèces, une composante essentielle de la biodiversité,
qu?il importe de suivre. Remarque : le fonctionnement et l?intégrité des écosystèmes sont
traités dans le thème 3.
Evolution de l?aire occupée par les principaux types d?occupation du sol : cet indicateur
permet de suivre l?évolution de la part des milieux naturels et semi-naturels (comme par
exemple les prairies pâturées) et l?artificialisation de ces milieux par l?urbanisation,
l?intensification de l?agriculture, etc.
Etat de conservation des habitats d?intérêt communautaire directive Habitats, faune, flore :
même indicateur que celui sur les espèces, il renseigne sur l?atteinte des objectifs de
protection des milieux naturels et des milieux de vie des espèces
Dominance, dans le paysage, des milieux peu artificialisés : complète l?évolution des milieux
naturels en offrant un éclairage sur la distribution spatiale des milieux naturels entre eux au
niveau macro-local, ce qui permet de connaître les zones où dominent la forêt, celles où
dominent les milieux ouverts, etc.
- Diversité génétique
La diversité génétique au sein des espèces est un facteur clef de leurs capacités
d?adaptation, en particulier aux changements globaux. Sont proposés ici des indicateurs sur
les espèces végétales cultivées et les espèces animales élevées ; les espèces sauvages font
l?objet d?un travail plus poussé car les données sont peu nombreuses à ce sujet. Il est proposé
de suivre le nombre de races et de variétés, qui fournit une estimation de la diversité
génétique utilisée en agriculture.
- Aires protégées
Les aires protégées sont l?un des outils majeurs de protection du patrimoine naturel. Elles ont
différents statuts et modes de gestion en fonction des enjeux de conservation : des réserves
biologiques intégrales instaurant une conservation stricte aux parcs naturels régionaux
présentant un engagement volontaire contractuel de gestion durable de la biodiversité. Il est
important de suivre leur évolution d?ensemble et celle de chaque type d?aire, entre autres
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vis-à-vis des engagements qu?à la France envers la convention sur la diversité biologique en
matière de mise en place d?aires protégées.
Surface en aires protégées : globale et par type d?aire protégée
On considère ici comme aires protégées : réserves naturelles nationales et régionales, parcs
nationaux, parcs naturels régionaux, sites Natura 2000, arrêtés de protection de biotope, sites
du conservatoire du littoral, réserves biologiques intégrales et dirigées, réserves de biosphère,
réserves nationales de chasse, sites Ramsar. A terme on pourra intégrer les espaces naturels
sensibles et les terrains des conservatoires d?espaces naturels, mais les données ne sont pas
encore disponibles au niveau national.
Surface de sites Natura 2000, suffisance de ces propositions : Natura 2000 est traité à part de
l?indicateur précédant car le réseau Natura 2000 présente un mode de gestion original, et
des objectifs particuliers. C?est également un élément essentiel des politiques européennes,
pour lequel la France a des engagements vis-à-vis de l?Europe.
Thème 2 : Menaces et pressions
Cinq causes majeures d?érosion de la biodiversité sont identifiées : la dégradation des milieux
naturels, la surexploitation, les pollutions, les invasions biologiques et le changement
climatique. Le changement climatique sera traité dans un 2nd temps, la surexploitation est
prise en compte dans le thème 4.
- Dépôts d?azote et polluants
Evolution de la teneur en polluants dans les eaux : les espèces et milieux aquatiques sont très
sensibles aux pollutions, et la qualité de l?eau est une préoccupation majeure en France. Des
analyses des teneurs en substances polluantes sont effectuées régulièrement, ce qui permet
de suivre la situation pour la biodiversité aquatique.
- Perte de milieux naturels
Surface artificialisée annuellement : cette surface est régulièrement calculée, elle permet de
suivre l?évolution en contraposée des milieux naturels. Cet indicateur est complété par des
informations sur la distribution spatiale des milieux naturels dans le thème 3
- Nombre et coûts des invasions biologiques par des allochtones
Nombre de plans de gestion : les invasions biologiques sont causes de dégâts lourds en
matière de biodiversité, mais aussi d?activités humaines (pestes végétales, ?). Un indicateur
de suivi du nombre des invasives sera construit. Celui-ci permet de connaître l?effort de lutte
contre les invasives déjà installées, en complément de la lutte contre leur
introduction/installation.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Au-delà d?une stricte comptabilité en termes de nombre d?espèces et de surface de milieux,
un facteur clef du maintien de la biodiversité est le maintien d?un bon fonctionnement des
écosystèmes, crucial également pour les services écologiques que nous rendent ces
écosystèmes. Ce bon fonctionnement dépend à la fois, de manière schématique, de la
distribution spatiale des écosystèmes et de leur qualité « interne ».
- Connectivité et fragmentation des écosystèmes
Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu artificialisée au niveau local : cet
indicateur permet de connaître, en complément de l?indicateur sur la dominance des milieux
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à un niveau plus grand, si les milieux naturels sont très variés ou non au plan local. Il donne
ainsi des informations sur le maillage écologique du territoire, et la tendance à la
banalisation/harmonisation des milieux, qui peut être défavorable à la biodiversité.
- Qualité des écosystèmes
On s?intéresse ici à 3 types d?écosystèmes : marins, forestiers, et d?eau douce, qui sont trois
grands écosystèmes clefs en France métropolitaine en matière notamment de services
écologiques et de support d?activités anthropiques.
Proportion des masses d?eau douce en bon état écologique et Proportion des masses d?eau
de transition et marines en bon état écologique: la directive cadre sur l?eau définit et
demande de suivre l?état écologique de l?eau (à côté de l?état physico-chimique), avec
une répartition en masses d?eau homogènes. L?objectif étant d?avoir l?ensemble des masses
d?eau dans un bon état écologique. Ces deux indicateurs permettent donc de suivre
l?atteinte de l?objectif et la qualité des écosystèmes aquatiques. L?utilisation de deux
indicateurs permet de suivre séparément les problématiques distinctes que sont les eaux
douces et les eaux marines.
Indice de déficit foliaire : cet indice mesure le « manque » de feuillage sur les arbres, qui lui
même reflète la santé des arbres et des forêts en général. Il permet donc de suivre l?état des
écoystèmes forestiers
Indice trophique marin : l?indice trophique marin décrit la structure des écosystèmes marins
en termes de nombre de niveaux dans la chaîne alimentaire et de l?importance de ces
niveaux. Il permet ainsi d?enregistrer les situations où la structure des écosystèmes marins est
perturbée, par la présence de polluants, la surexploitation de certaines espèces, etc. qui
affecte un ou plusieurs niveau(x) et indirectement la totalité de l?écosystème.
Thème 4 : Usages durables
A côté des indicateurs permettant de suivre l?évolution de la biodiversité et les facteurs
majeurs de son érosion, présentés précédemment, le thème 4 vise à donner des informations
sur les réponses apportées pour gérer durablement la biodiversité dans différents secteurs
d?activité, en complément des indicateurs de suivi des dispositifs de protection dite
« classique » comme les aires protégées.
- Forêts
Surface et proportion des forêts présentant des garanties de gestion durable : cet indicateur
permet de suivre la surface et la proportion de forêts considérées comme faisant l?objet
d?une gestion durable par l?adoption d?un plan simple de gestion, d?un règlement type de
gestion ou d?un code des Bonnes pratiques sylvicoles (sera remplacé à terme par la surface
de forêt certifiée par les systèmes FSC et PEFC, mais leur déploiement est actuellement trop
récent).
- Systèmes agricoles
Surface et proportion de zones en agriculture biologique : l?agriculture biologique est le
support de pratiques favorables à la biodiversité liée aux milieux agricoles. La surface en
agriculture biologique est un des éléments d?appréciation de la mise en oeuvre du 2nd pilier
de la nouvelle Politique agricole commune.
Surface et proportion des zones faisant l?objet de mesures agro-environnementales : les
mesures agro-environnementales sont des instruments essentiels pour encourager le
développement de pratiques d?agriculture durables. Elles sont ciblées, sur la période 2007-
2013, sur les enjeux Eau et Biodiversité et des zonages prioritaires pour l?attribution des aides
ont été établis.
MEEDDM ? Stratégie nationale pour la biodiversité
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- Systèmes de pêche
Pourcentage d?espèces surexploitées : la surexploitation des ressources marines est un
problème important, et de nombreuses espèces voient leurs effectifs diminuer car
l?exploitation est trop importante. Une exploitation durable au sein des limites considérées
comme soutenables pour les espèces est donc essentielle, et les efforts en la matière sont
particulièrement importants à suivre.
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
La question de la valorisation, notamment économique, de la biodiversité est cruciale. Le
partage juste et équitable des avantages tirés des ressources biologiques est également un
sujet de fond, qui est l?un des grands objectifs de la Convention sur la diversité biologique.
Nombre de brevets pour des inventions basées sur des ressources génétiques : L?indicateur
proposé ici permet d?avoir une idée de cette utilisation et valorisation de la biodiversité, et
plus particulièrement de sa composante génétique, à travers le suivi du nombre de
demandes de brevets déposées pour des inventions basées sur des ressources génétiques.
Thème 6 : Transferts
Sont suivis ici les transferts de fonds publics vers les gestionnaires de la biodiversité.
Financement de la protection de la biodiversité : il s?agit de suivre l?évolution des
financements accordés par les secteurs public et privé à la protection de la biodiversité. Les
éléments proviennent des comptes de l?environnement que fait le Service de l?Observation
et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie.
Thème 7 : Opinion publique
Ce septième et dernier thème permet de suivre le degré de sensibilisation, et partant de
mobilisation, de tous les citoyens sur le sujet de la préservation de la biodiversité.
Sensibilité et participation du public : place donnée à la biodiversité parmi les enjeux
environnementaux : Le Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de
l?écologie réalise régulièrement des sondages permettant de connaître la sensibilité des
français pour les questions environnementales. Cela permet de suivre l?importance accordée
à la biodiversité parmi ces enjeux environnementaux, ce qui constitue un élément important
compte-tenu du fait que la mobilisation de tous est essentielle à la mise en oeuvre de la
Stratégie nationale pour la biodiversité.
Dans les pages suivantes sont données les fiches descriptives détaillées de
chacun des indicateurs ci-dessus.
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la biodiversité
1. Evolution de l?abondance des oiseaux communs
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Etat et évolution des composantes de la biodiversité
Sous-thème Abondance et distribution d?espèces sélectionnées
Nom de l?indicateur Evolution de l?abondance des oiseaux communs ? source : MNHN - programme STOC
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur est un indice agrégé qui reflète les v ariations d?abondance d?un
ensemble d?espèces d?oiseaux présents de façon cour ante sur le territoire.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Les oiseaux étant le plus souvent au sommet des chaînes trophiques, les variations qu?ils
connaissent sont une bonne indication de l?évolution globale des espèces et des milieux,
en particulier lorsqu?on considère l?évolution de l?abondance de nombreuses espèces
courantes (appelées espèces communes) qui couvrent l?ensemble des milieux existant en
France.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur est à utiliser conjointement avec les autres indicateurs du sous-thème.
Il est à relier aux indicateurs sur l?évolution des milieux naturels et sur l?artificialisation,
ainsi qu?aux autres indicateurs de pression.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées pour
construire l?indicateur
et sources*
L?indice STOC est établi à partir de données récoltées sur près de 1000 points d?écoute
répartis sur toute la France, où des bénévoles identifient et comptent les oiseaux
présents en se basant sur leurs chants. 66 espèces d?oiseaux nichant en France sont
prises en compte. On retient pour chaque point d?écoute le nombre maximal d?individus
contactés lors des différents passages, pour chaque espèce.
- source : MNHN - programme STOC
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
On somme par espèce les résultats obtenus, puis on somme les espèces (en sous-totaux
ou en total complet). L?année 1989 est utilisée comme année de référence, l?abondance
relative est fixée à 1 pour cette année-là. L?abondance les autres années est donc
calculée par rapport à l?abondance de 1989.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
E vol ut i on de l 'abondance des oi seaux communs,
t out es espèces conf ondues
0 , 7 5
0 , 8
0 , 8 5
0 , 9
0 , 9 5
1
1, 0 5
t
T out es espè ces - 7 %
E vol ut i on de l 'abondance des oi seaux communs
par t ype de mi l i eu f r équent é
0
0 , 2
0 , 4
0 , 6
0 , 8
1
1, 2
1, 4
t
For est i er s -17%
Agr i col es -29%
Génér al i st es +7%
Bât i s 0%
Mode
d?interprétation de
Une diminution de l?abondance des espèces indique une diminution des ressources, et/ou une
dégradation qualitative ou quantitative des milieux disponibles. L?analyse en regroupant les
* Pour plus de détails sur la méthodologie STOC, voir les bilans annuels et http://www.mnhn.fr/vigie-nature/1-
STOC_index.htm
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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l?indicateur espèces par degré de spécialisation et par milieu fréquenté permet d?affiner l?interprétation.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indice agrégé, avec une liste correspondant aux espèces les plus communes, permettant de
suivre de manière plus générale l?état des écosystèmes, et reposant sur des données fiables
et récoltées régulièrement.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Etant donnée l?hétérogénéité spatiale de répartition des points d?écoute, l?indicateur peut être
calculé au maximum au niveau régional, mais perd de sa robustesse à des niveaux plus fins.
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
2. Evolution de l?abondance des papillons
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Etat et évolution des composantes de la biodiversité
Sous-thème Abondance et distribution d?espèces sélectionnées
Nom de l?indicateur Evolution de l?abondance des papillons ? source : MNHN - programme Vigie-Nature
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur est un indice agrégé qui reflète les v ariations d?abondance d?un
ensemble d?espèces de papillons présents de façon c ourante sur le territoire.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse?
Etat
Relation de cet indicateur
avec le thème renseigné
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées pour
construire l?indicateur et
sources
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de présentation de
l?indicateur
Mode d?interprétation de
l?indicateur
Fréquence de mise à jour Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux avantages de
l?indicateur
Principales limites ou
faiblesses de l?indicateur
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
3. Evolution de l?état des communautés des poissons d?eau douce
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Etat et évolution des composantes de la biodiversité
Sous-thème Abondance et distribution d?espèces sélectionnées
Nom de l?indicateur Evolution de l?état des communautés des poissons d?eau douce (Indice Poissons de
Rivière ? IPR) ? source : ONEMA
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur représente l?évolution dans le temps d e l?état des peuplements de
poisons d?eau douce (abondance, structure des commu nautés). Il permet de
mesurer le niveau d?altération des peuplements de p oissons à partir de différentes
caractéristiques sensibles à l?intensité des pertur bations humaines : composition
des peuplements, structure trophique, abondance des différentes espèces.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
La biodiversité d?eau douce est un enjeu fort, notamment pour la France. L?IPR permet de
renseigner l?état des poissons d?eau douce, et indirectement donne une idée de l?état des
autres espèces aquatiques, et de la qualité des cours d?eau.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur est à utiliser conjointement avec les autres indicateurs du sous-thème.
Il est lié aux indicateurs de pressions et en particulier à l?indicateur 21. Evolution de la
teneur en polluants dans les eaux ; ainsi qu?à l?indicateur 28. Proportion des masses
d?eau douce en bon état écologique.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
- L?IPR est établi à partir d?un ensemble de 34 espèces parmi les mieux représentées dans les
cours d?eau de France métropolitaine, appartenant à 13 familles et pour un ensemble de 675
points environ dans les cours d?eau français métropolitains (hors Corse).
- Des campagnes de pêche sont réalisées et l?identité et l?abondance de chaque espèce
pêchée relevée
- Source : ONEMA
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
Etabli à partir de la mesure de 7 paramètres ou « métriques » sensibles à l?intensité des
perturbations anthropiques et permettant de rendre compte notamment de la composition
taxonomique, de la structure trophique et de l?abondance des peuplements : nombre total
d?espèces ; nombre d?espèces lithophiles ; nombre d?espèces rhéophiles ; densité d?individus
tolérants ; densité d?individus intertivores ; densité d?individus omnivores ; densité totale
d?individus.
Chaque métrique observée est comparée à une situation de référence compte-tenu des
caractéristiques du cours d?eau. La somme des scores ainsi obtenu constitue l?IPR, une grille
d?équivalence par classes de score permet ainsi d?obtenir la qualité du peuplement.
* Pour le détail des données et de la méthodologie, voir L?indice Poisson de Rivière ? notice de présentation et
d?utilisation ? CSP, avril 2006.
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
5 classes de qualité des peuplements sont définies en fonction des valeurs prises par l?IPR :
excellente, bonne, médiocre, mauvaise, très mauvaise. On connaît donc la proportion des
cours d?eau dans les différentes classes, au fil du temps et pour des zones/régions
différentes, ce qui permet une double interprétation spatiale et diachronique.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
L?IPR fournit une image simple de l?état de la biodiversité d?eau douce, et une image robuste
et synthétique intégrant les paramètres-clefs pour décrire la santé des communautés. Il est
régulièrement mis à jour et peut être utilisé à des niveaux spatiaux différents.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Outil global, ne convient pas aux cours d?eau présentant des caractéristiques très particulières
et peu sensible pour les cours d?eau naturellement pauvres en espèces car ne prend en
compte ni la biomasse ni la taille des individus capturés ; doit être interprété avec prudence
pour les grands cours d?eau où le nombre de stations d?échantillonnage est faible en valeur
relative.. Doit s?accompagner d?études détaillées pour préciser les impacts au cas par cas
quand il est utilisé pour un ou quelque(s) cours d?eau pris individuellement.
0%
20%
40%
60%
80%
100%
1995 1997 1999 2001 2003
Ensemble de la France (n=472)
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
4. Evolution de l?abondance des poissons marins pêchés
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Etat et évolution des composantes de la biodiversité
Sous-thème Abondance et distribution d?espèces sélectionnées
Nom de l?indicateur Evolution de l?abondance des poissons marins pêchés ? source : Ifremer
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de suivre l?évolution des commu nautés de poissons marins en
métropole et notamment l?évolution des effectifs de s espèces et la structure en âge
des communautés.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
La biodiversité marine en métropole comme à l?outre-mer est un enjeu fort, et encore peu
connu. L?indicateur permet de renseigner l?état des espèces pêchées ; or les
prélèvements des espèces exploitées peuvent avoir une influence sur les écosystèmes
marins dans leur ensemble.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur est à utiliser conjointement avec les autres indicateurs du sous-thème.
Il est également lié aux indicateurs 37. % d?espèces surexploitées et 29. Proportion des
masses d?eau de transition et marines en bon état écologique
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
Sur 10 zones d?étude situées dans les eaux métropolitaine sous juridiction française, qui
incluent plateaux continentaux de la mer du Nord à la Méditerranée et les domaines
pélagiques du golfe de Gascogne et du golfe du Lion, ainsi que les zones côtières
estuariennes, les campagnes de pêche menées par l?Ifremer permettent de relever les
effectifs et les caractéristiques (poids, âge, ?) des espèces démersales exploitées.
- Source : Ifremer
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
3 paramètres sont considérés pour chacune des espèces présentes prises en compte dans
une région donnée : l?abondance, la biomasse et le poids moyen. Ces 3 paramètres rendent
compte de l?abondance et de la structure d?âge des populations. Les résultats pour chaque
espèce font ensuite l?objet d?une interprétation agrégée.
* Pour le détail des données et de la méthodologie, voir Poissons et invertébrés au large des côtes de France ?
Indicateurs issus des pêches scientifiques ? Ifremer, bilan 2004 ; http://www.ifremer.fr/docelec/doc/2007/rapport-
2327.pdf.
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?indicateur est à interpréter par région d?étude. L?évolution pour chaque paramètre
(abondance, biomasse, poids) permet de reconstituer l?évolution pour chaque espèce, et
l?évolution de la structure de la communauté en proportions d?espèces évoluant de différentes
manières. Ainsi une baisse d?abondance dénote une diminution du nombre total d?individus,
tandis qu?un poids moyen en diminution montre une plus forte abondance des individus
jeunes et la biomasse donne la « synthèse » de ces 2 paramètres. Les paramètres sont donc
à considérer conjointement pour reconstituer l?histoire de la communauté.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle ou bisannuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
L?indicateur permet de suivre régulièrement l?évolution des principales espèces pêchées, et
cible spécifiquement les espèces à enjeu pour chaque région d?étude. La prise en compte de
plusieurs paramètres permet d?interpréter l?évolution de la structure des communautés et pas
uniquement des abondances absolues et est ainsi plus sensible aux différents facteurs
d?évolution (fluctuations naturelles, évènements climatiques, forte pression de prélèvement,
etc.).
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Les espèces particulièrement sensibles ou à fort enjeu varient d?une région d?étude à l?autre
ce qui limite les possibilités d?agrégation au niveau national et d?interprétation synthétique. De
même, l?analyse en communauté est limitée car les relations entre les espèces considérées
sont complexes ce qui limite l?interprétation des proportions d?espèces évoluant dans un sens
ou l?autre lorsqu?une analyse globale est recherchée.
D =,P
D =,P
D =,P=
D =,P=
D ,P D =,P
D =,P=
D ,P
D ,P
D =,P=
D =,P
D =,P
D =,P=
D =,P=
D ,P D =,P
D =,P=
D ,P
D ,P
D =,P
D =,P
D =,P=
D =,P=
D ,P D =,P
D =,P=
D ,P
D ,P
D =,P=
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
5. Nombre d?espèces dans la Liste Rouge de l?UICN pour la France
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Etat et évolution des composantes de la biodiversité
Sous-thème Statut d?espèces menacées et/ou protégées
Nom de l?indicateur Nombre d?espèces dans la Liste Rouge française de l?UICN ? source : UICN - MNHN
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de suivre l?évolution des espèc es menacées d?extinction à des
degrés plus ou moins forts en France métropolitaine .
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
La Liste Rouge rend compte de l?état de conservation de la biodiversité spécifique ; elle
donne le statut des espèces en fonction de leur risque d?extinction à court ou moyen
terme.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur est à utiliser conjointement avec les indicateurs sur l?état de conservation
des espèces considérées comme d?importance au niveau européen, et protégées à ce
niveau. Il est également lié aux indicateurs de pressions et aux indicateurs sur le
fonctionnement des écosystèmes et la connectivité.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
Les données utilisées pour constituer la Liste Rouge sont l?abondance des effectifs, les
tendances d?évolution de ceux-ci, et les aires de répartition géographique des espèces ainsi
que la quantité et la qualité de milieu disponible pour l?espèce. Ces données sont comparées
à des valeurs seuils.
- Source : UICN - MNHN
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
L?Union mondiale pour la nature (UICN) a établi des critères, utilisés comme référence dans le
monde entier, pour déterminer le degré de risque d?extinction encouru par chaque espèce.
Les espèces sont ainsi classées dans des ?listes rouges?, mondiales ou nationales, en
plusieurs catégories, de la plus menacée à la moins menacée. Les catégories de menace
utilisées pour définir la Liste Rouge en France sont :
- éteinte : il n?existe plus d?individus de cette espèce en France, ni à l?état sauvage ni en
captivité;
- supposée éteinte : l?extinction n?est pas certaine mais aucun individu n?est observé ;
- en danger critique d?extinction : le risque de disparition de l?espèce de France à moyen
terme est extrêmement élevé ;
- en danger d?extinction : le risque de disparition de l?espèce de France à moyen terme est
très élevé ;
- vulnérable : le risque de disparition de l?espèce de France à moyen terme est élevé ;
- indéterminé : il n?y a pas assez de données pour déterminer la catégorie dans laquelle
placer l?espèce.
* Pour la méthodologie de construction des listes UICN mondiales, voir http://www.iucnredlist.org/
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
4 9
8 0
3 6
1318
111
6 7
31 M ammif è r es
Oiseaux
Poisson s
Rept iles
Amphibien s
I n sect es
M ollusques
Cr ust acé s
Echin oder mes
0
20
40
60
80
100
120
140
Eteint En danger Vulnérable Rare Indéterminé
N
b
d'
es
pè
ce
s
Mammifères
Oiseaux
Poissons
Reptiles
Amphibiens
Insectes
Mollusques
Crustacés
Echinodermes
Total
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?indicateur peut être interprété soit pour le nombre total d?espèces menacées (catégories CR,
EN et VU) contenues dans la Liste Rouge pour chaque groupe taxonomique, soit pour le
nombre d?espèces dans chaque catégorie de menace pour l?ensemble des espèces. Une
augmentation du nombre d?espèces dans la liste indique une dégradation de la biodiversité,
de même qu?une augmentation du poids relatif des catégories correspondant aux plus forts
degrés de menace, à nombre d?espèces total dans la liste constant. Il faut noter ici qu?il s?agit
de la Listes Rouge nationale : l?espèce peut être présente dans d?autres pays et ne pas être
menacée au plan mondial ; de même, une espèce mondialement menacée peut être en bon
état de conservation en France et ne pas apparaître sur la Liste Rouge nationale.
Fréquence de
mise à jour
Tous les 4 ans
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Cet indicateur permet de saisir directement les espèces les plus menacées, selon des critères
faisant l?objet d?un consensus mondial. Il est basé sur des données numériques et des critères
écologiques poussés qui le rendent fiable.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
La fréquence des mises à jour est limitée, l?indicateur est donc peu sensible aux évolutions.
En outre, pour la Liste Rouge mondiale (comme ce sera le cas pour la Liste Rouge nationale
dans un premier temps), la représentation des espèces menacées est biaisée au détriment de
certains groupes taxonomiques, du fait du faible niveau de connaissance et de la quantité
d?informations nécessaires pour évaluer ces groupes ; c?est notamment le cas des invertébrés
et de certains végétaux.
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
6. Etat de conservation des espèces d?intérêt communautaire, directive Habitats
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Etat et évolution des composantes de la biodiversité
Sous-thème Statut d?espèces menacées et/ou protégées
Nom de l?indicateur Etat de conservation des espèces d?intérêt communautaire - source : Ministère en charge
de l?écologie
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de suivre l?évolution de l?état des espèces remarquables en
France métropolitaine (faune et flore), et protégée s à ce titre.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Cet indicateur donne l?état de conservation (favorable, inadéquat, défavorable) des
espèces d?intérêt communautaire en France, qui sont des espèces emblématiques, rares
et/ou menacées, et protégées par différents instruments. Il permet une vision synthétique
de l?état de la biodiversité remarquable en France, et de l?évolution de cet état.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur est à utiliser conjointement avec les indicateurs sur la liste rouge, et avec
l?indicateur sur l?état de conservation des habitats d?intérêt communautaire. Il est
également lié aux indicateurs de réponse (aires protégées, gestion durable notamment).
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
Les données utilisées pour construire l?indicateur sont les conclusions de l?évaluation
périodique de l?état de conservation des espèces des annexes de la directive Habitats, faune,
flore. Cette évaluation est faite au niveau de chaque région biogéographique de présence des
espèces.
- Source : Ministère en charge de l?écologie
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
L?indicateur est construit à partir des proportions d?espèces dans chacune des catégories
d?état de conservation possible : favorable, inadéquat, mauvais, inconnu. Il est calculé pour
toutes les espèces confondues, ainsi que par groupes taxonomiques et par région
biogéographique.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur 17%
17%
44%
22%
Etat de conservation des espèces pour la
région atlantique
Etat de conservation de la faune, par groupe
taxonomique, toutes régions biogéographiques
confondues
* Pour la méthodologie d?évaluation de l?état de conservation des espèces et des habitats d?intérêt
communautaire, voir : http://www.natura2000.fr/spip.php?rubrique84
0
0,2
0,4
0,6
0,8
1
1,2
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
F
D-I
D-M
Inc
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
Page 21 sur 64
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?indicateur peut être interprété soit pour l?ensemble des espèces toutes régions
biogéographiques confondues, soit par groupe taxonomique, soit par région
biogéographique ; ces deux dernières options permettent de comparer diverses situations.
Une augmentation de la proportion d?espèces en favorable, ou en inadéquat pour celles qui
étaient en état de conservation mauvais, dénote une amélioration de leur situation ; à
l?inverse, une augmentation de la proportion d?espèces en mauvais état de conservation
dénote une dégradation de la situation. La proportion d?espèces classées en état de
conservation Inconnu doit toutefois être prise en compte pour analyser ce type d?évolution.
Fréquence de
mise à jour
Tous les 6 ans
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Cet indicateur permet de donner une image de l?état de la biodiversité remarquable en
France, à travers un ensemble d?espèces de tous les groupes taxonomiques sélectionnées en
fonction de leur rareté et/ou de leur degré de menace. Indicateur construit à partir d?une
méthodologie explicite, reproductible, et partagée à travers l?UE.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
La fréquence des mises à jour est limitée, l?indicateur est donc peu sensible aux évolutions.
En outre, l?importance des groupes taxonomiques dans les annexes de la directive est
variable, et non corrélée à l?abondance spécifique des groupes. Les résultats globaux doivent
de plus être maniés avec prudence, étant donnée la diversité de situations possibles pour une
même conclusion sur l?état de conservation d?une espèce.
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
7. Evolution de l?aire occupée par les principaux types d?occupation du sol
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Etat et évolution des composantes de la biodiversité
Sous-thème Surface de biomes, écosystèmes, et habitats sélectionnés
Nom de l?indicateur Evolution de l?aire occupée par les principaux types d?occupation du sol ? Source :
Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de suivre l?évolution de l?occu pation du sol en France
métropolitaine, et en particulier la part relative occupée par les milieux
artificialisées 3, les milieux agricoles et les milieux naturels ou semi-naturels (forêts,
prairies, etc.)
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Les grands types d?occupation des terres suivis par Corine Land Cover4 sont assimilés
aux grands biomes; l?indicateur permet ainsi de suivre la part occupée par ces milieux sur
le territoire et l?importance relative des différentes catégories entre elles ; il illustre l?une
des causes majeures d?érosion de la biodiversité qu?est la destruction des habitats.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur est à utiliser conjointement avec les indicateurs sur l?état des espèces,
ainsi que les indicateurs 12. Dominance, dans le paysage, des milieux peu artificialisés et
25. Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu artificialisée au niveau
local et aux autres indicateurs de fonctionnement et connectivité des écosystèmes.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Les données utilisées sont issues de la base Corine Land Cover, dans ses différentes mises à
jour. Corine Land Cover décrit l?occupation du sol en 44 postes à partir d?images satellitaires.
- Source : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
- Les postes de Corine Land Cover sont regroupés en grandes catégories de milieux :
artificialisés/agricoles/naturels et semi-naturels. Cette dernière catégorie est elle-même
subdivisée entre milieux « ouverts », « fermés », humides et aquatiques et avec peu ou
pas de végétation ;
- La comparaison des surfaces occupées par chaque catégorie et sous-catégorie dans les
mises à jour de Corine Land Cover permet de retracer l?évolution de chacune, et la
cartographie associée de localiser les zones d?évolution ou de stabilité.
3 pas visibles avec CLC sauf exceptions.
4
Pour le détail de la nomenclature Corine Land Cover, voir
http://www.ifen.fr/donIndic/Donnees/corine/presentation.htm
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?indicateur permet des comparaisons de l?occupation du sol dans l?espace, entre régions par
exemple, et dans le temps. Les codes couleur utilisés pour les cartes permettent de visualiser
directement les évolutions d?occupation du sol. Plusieurs niveaux de détail sont possibles
selon qu?on veut illustrer la répartition entre milieux naturels et artificiels, ou entre les différents
types de milieux naturels.
Fréquence de
mise à jour
10 ans puis 5 ans
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Cet indicateur est basé sur des données précises et fiables et permet une représentation
spatiale et statistique de l?évolution de l?occupation du sol à différentes échelles spatiales et
illustre ainsi l?une des causes majeures d?érosion de la biodiversité qu?est la destruction des
habitats naturels. Il permet également de préciser les conversions d?espace et donc les
facteurs de destruction. Il fait l?objet d?une utilisation européenne qui autorise les
comparaisons entre différents pays.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
La nomenclature CLC est basée sur l?occupation du sol et non directement sur les milieux
naturels ou pas, ce qui rend difficile l?affectation précise de certains postes de CLC en milieux
naturels ou artificiels. La fréquence des mises à jour est limitée, l?indicateur ne permet donc
pas un suivi régulier des évolutions. En outre, CLC a un seuil de détection de 25 ha, ce qui
exclut la prise en compte des milieux de faible surface, tels que certaines zones humides, et
masque également certaines évolutions spatiales si elles sont trop éparpillées.
CLC-00
Milieux
ouverts
Milieux
forestie
rs
Milieux
peu ou pas
végétalisé
s
Milieux
humide
s
Espaces
anthropisé
s
Espaces
en eau
Total 2000
117
776
159
604 6 504 3 866 271 812 41 307
CLC-90 Total
90
Milieux
ouverts
118
498
117
043 137 59 2 1 225 32
Milieux
forestiers
159
671
75 159
198 45 0 338 15
Milieux
peu ou
pas
végétalis
és
6 709
134 167 6 393 0 5 10
Milieux
humides 3 872
2 1 0 3 863 2 4
Espaces
anthropis
és
270
901
521 101 0 1 270 236 42
Espaces
en eau 41 218
1 0 7 0 6 41 204
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
8. Etat de conservation des habitats d?intérêt communautaire, directive Habitats
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Etat et évolution des composantes de la biodiversité
Sous-thème Surface de biomes, écosystèmes, et habitats sélectionnés
Nom de l?indicateur Etat de conservation des habitats d?intérêt communautaire - source : Ministère en charge
de l?écologie
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de suivre l?évolution de l?état des habitats remarquables en
France métropolitaine, et par là plus globalement l ?évolution des milieux naturels.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Cet indicateur donne l?état de conservation (favorable, inadéquat, défavorable) des
habitats d?intérêt communautaire en France, qui sont des habitats emblématiques, rares
et/ou menacées, et pris en compte dans le réseau Natura 2000. Il permet une vision
synthétique de l?état des milieux naturels remarquables en France et de leur évolution.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur est à utiliser conjointement avec les indicateurs d?évolution de l?occupation
du sol, et avec l?indicateur sur les espèces d?intérêt communautaire. Il est également lié
aux indicateurs de réponse (aires protégées, gestion durable notamment).
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
Les données utilisées pour construire l?indicateur sont les conclusions de l?évaluation
périodique de l?état de conservation des habitats de la directive Habitats, faune, flore. Cette
évaluation est faite au niveau de chaque région biogéographique de présence des habitats.
- Source : Ministère en charge de l?écologie
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
L?indicateur est construit à partir des proportions d?habitats dans chacune des catégories
d?état de conservation possible : favorable, inadéquat, mauvais, inconnu. Il est calculé pour
tous les habitats confondus, ainsi que par types d?habitats et par région biogéographique.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
3%
41%
51%
5%
Etat de conservation des habitats pour la
région atlantique
Etat de conservation par type d?habitats, toutes
régions biogéographiques confondues
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?indicateur peut être interprété soit pour l?ensemble des habitats toutes régions
biogéographiques confondues, soit par type d?habitat, soit par région biogéographique ; ces
deux dernières options permettent de comparer diverses situations. Une augmentation de la
* Pour la méthodologie d?évaluation de l?état de conservation des espèces et des habitats d?intérêt
communautaire, voir : http://www.natura2000.fr/spip.php?rubrique84
0
0,1
0,2
0,3
0,4
0,5
0,6
0,7
0,8
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
F
D-I
D-M
Inc
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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proportion d?habitats en favorable, ou en inadéquat pour ceux qui étaient en état de
conservation mauvais, dénote une amélioration de leur situation ; à l?inverse, une
augmentation de la proportion d?habitats en mauvais état de conservation dénote une
dégradation de la situation. La proportion d?habitats classés en état de conservation Inconnu
doit toutefois être prise en compte pour analyser ce type d?évolution.
Fréquence de
mise à jour
Tous les 6 ans
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Cet indicateur permet de donner une image de l?état de la biodiversité remarquable en
France, et plus particulièrement des milieux naturels emblématiques et/ou menacées.
Indicateur construit à partir d?une méthodologie explicite, reproductible, et partagée à travers
l?UE.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
La fréquence des mises à jour est limitée, l?indicateur est donc peu sensible aux évolutions.
Les résultats globaux doivent de plus être maniés avec prudence, étant donnée la diversité de
situations possibles pour une même conclusion sur l?état de conservation d?un habitat.
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
9. Dominance, dans le paysage, des milieux peu artificialisés
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Etat et évolution des composantes de la biodiversité
Sous-thème Surface de biomes, écosystèmes, et habitats sélectionnés
Nom de l?indicateur Dominance, dans le paysage, des milieux peu artificialisés ? source : Service de
l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet d?approcher la distribution spa tiale des milieux naturels entre
eux au niveau macro-local, ce qui permet de connaître les zones où domine la forêt,
celles où dominent les milieux ouverts, etc.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Les grands types de milieux naturels suivis par Corine Land Cover5 sont assimilables aux
grands biomes ; l?indicateur renseigne sur la distribution spatiale de ces biomes entre eux
sur le territoire métropolitain et donne une première image des grandes infrastructures
naturelles sur le territoire.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur complète les indicateurs 10. Evolution des grands types d?occupation du
sol et 25. Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu artificialisée au
niveau local. Il peut être mis en regard des indicateurs sur l?état des espèces, ainsi que
des indicateurs de fonctionnement et connectivité des écosystèmes.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Les données utilisées sont issues de la base Corine Land Cover, dans ses différentes mises à
jour. Corine Land Cover décrit l?occupation du sol en 44 postes à partir d?images satellitaires.
- Source : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Les postes de Corine Land Cover sont regroupés en deux grandes catégories de milieux :
artificialisés-agricoles/naturels et semi-naturels. Cette dernière catégorie est elle-même
subdivisée entre milieux ouverts (prairies, cultures variées, zones sans végétation) et fermés
(forestiers).
5
Pour le détail de la nomenclature Corine Land Cover, voir
http://www.ifen.fr/donIndic/Donnees/corine/presentation.htm
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Les plages de couleur de l?indicateur cartographique représentent directement le type de
milieu naturel dominant dans le paysage et font ressortir ainsi les zones boisées, ouvertes,
bocagères (codominance). Les plages blanches correspondent aux zones les plus
artificialisées où peu de grandes surfaces naturelles restent.
Fréquence de
mise à jour
10 ans
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Cet indicateur est basé sur des données précises et fiables et permet une première
représentation spatiale des infrastructures écologiques sur le territoire. Il permet ainsi
d?approcher les problématiques de connectivité et de localisation des enjeux de biodiversité,
en termes d?habitats comme d?espèces.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
La fréquence des mises à jour est limitée, l?indicateur ne permet donc pas un suivi régulier des
évolutions. En outre, le niveau spatial d?agrégation (25 ha) ne permet de détecter que les
grandes évolutions surfaciques, ce qui donne l?impression d?une stabilité très forte. Il s?appuie
sur une nomenclature de l?occupation des sols et non des habitats ce qui ne permet qu?une
approche indirecte de la biodiversité.
Clc V 2000 Clc V 1990
SSTTRRAATTEEGGIIEE BBIIOODDIIVVEERRSSIITTEE - CONNECTIVITE ???? ZONES DE DOMINANCE Février 2007
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
10. Nombre de races animales et de variétés végétales enregistrées
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Etat et évolution des composantes de la biodiversité
Sous-thème Diversité génétique
Nom de l?indicateur Nombre de races animales et de variétés végétales enregistrées - Source : Geves,
Ministère en charge de l?agriculture, Fondation de recherche pour la biodiversité (ex-
BRG)
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de suivre le nombre de variétés cultivées commerciales
inscrites au catalogue national des obtentions végé tales, ainsi que le nombre de
races animales élevées en France.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Cet indicateur donne une idée de la diversité génétique domestique, à travers l?évolution
du nombre de races présentes en élevage en France, et celle du nombre de variétés
végétales cultivées enregistrées au catalogue national.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur est à utiliser conjointement avec les indicateurs sur les surfaces agricoles
gérées durablement, et en particulier les éléments sur les mesures agri-
environnementales de soutien aux variétés traditionnelles.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
L?indicateur est construit à partir des données sur les nombres de variétés inscrites au
catalogue national et de races animales enregistrées.
- Source : Geves pour les variétés, Ministère en charge de l?agriculture, Fondation de
recherche pour la biodiversité (ex-BRG) pour les races animales
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
L?indicateur est construit de l?évolution annuelle des nombres de variétés commerciales
inscrites au catalogue national des obtentions végétales, et de l?évolution du nombre de races
par statut de menaces. Il peut être exprimé soit de manière globale, soit par type de plantes et
par espèces pour les animaux. Pour les animaux, une répartition par destination (viande, lait,
etc.) est également donnée.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
E v olut io n du n omb r e d e v a r ié t é s v é gé t a le s in s c r it e s a u c a t a log u e
f r a n ç a is
0
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
8000
9000
1960 1970 1980 1990 2000 2004
Espèc es po tagères
Espèc es fruitiè res
Grandes c u ltures
Tota l
C a t ég o r i e s d e me n a c e d e s r a c e s a n i ma l e s d o me s t i q u e s e n
F r a n c e
0
10
2 0
3 0
4 0
5 0
6 0
7 0
M out on s Vaches Chè vr es Por cs Lapin s
En dan ger Cr it ique Pas en dan ger
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation du nombre de variétés inscrites traduit une augmentation de la diversité
variétale commercialisée ; toutefois cette augmentation peut recouvrir une abondance et une
utilisation très différente des différentes variétés, puisqu?il s?agit uniquement de données
d?enregistrement des variétés, commercialisées, et faisant l?objet d?une réglementation. Une
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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augmentation de la proportion de races animales considérées comme non en danger dénote
une amélioration de la situation.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Cet indicateur permet de donner un aperçu, même si très indirect et partiel, de la diversité
génétique utilisée pour l?alimentation en France métropolitaine ; pour les races animales, il
permet également une appréciation de l?évolution de leur importance relative, voire de leur
degré de menace.
Indicateur construit à partir de données fiables, mis à jour régulièrement.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Pour les variétés végétales, l?indicateur ne permet pas de suivre l?évolution des variétés
traditionnelles, ni d?apprécier l?utilisation relative, en importance, des variétés répertoriées ; il
ne donne ainsi pas d?information sur les tendances à l?homogénéisation. Il est de plus limité
aux variétés commercialisées faisant l?objet d?une réglementation et donc inscrites.
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
11. Evolution de la surface en aires protégées
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Etat et évolution des composantes de la biodiversité
Sous-thème Aires protégées
Nom de l?indicateur Evolution de la surface en aires protégées, globale et par type d?aires protégées ?
source : Ministère en charge de l?écologie - MNHN
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur donne, pour une année donnée, la surfa ce du territoire métropolitain
bénéficiant d?une protection par voie réglementaire , foncière ou contractuelle, ainsi
que l?évolution de cette surface au cours du temps.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Les aires protégées sont un pilier essentiel des politiques de protection de la nature ; les
différents types de protection existants ont vocation à couvrir la gamme des enjeux en
termes de biodiversité (espèces, milieux, remarquables ou ordinaires). Cet indicateur ne
décrit donc pas directement l?état de la biodiversité mais donne des informations sur l?une
des réponses principales à l?érosion de la biodiversité, notamment remarquable,
conjointement avec la protection des espèces.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à mettre en regard des autres indicateurs du thème 1. Il devra être
complété par les indicateurs 18. Représentativité des aires protégées par rapport aux
enjeux de biodiversité et 19. Efficacité des aires protégées en termes de conservation de
la biodiversité, encore à construire. Il est à interpréter conjointement avec l?indicateur 17.
portant spécifiquement sur Natura 2000.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le MNHN gère pour le compte du Ministère en charge de l?écologie la base de données des
espaces protégés où sont enregistrées, pour la majorité des catégories de protection,
l?ensemble des aires créées au fur et à mesure de leur création, ainsi que leur surface dans la
plupart des cas. Voir infra pour les limites de l?indicateur et les types d?aires protégées non
prises en compte.
- Source : Ministère en charge de l?écologie - MNHN
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Sont prises en compte les aires protégées suivantes : réserves naturelles nationales et
régionales, parcs nationaux, parcs naturels régionaux, sites Natura 2000, arrêtés de
protection de biotope, sites du conservatoire du littoral, réserves biologiques intégrales et
dirigées, réserves de biosphère, réserves nationales de chasse, sites Ramsar. L?indicateur par
type d?aires protégées est construit en prenant en compte le total des surfaces pour chacune
des catégories ci-dessus. L?indicateur donnant la surface globale est obtenu en retirant les
doubles comptes (superposition de plusieurs protections sur un même endroit) par analyse
SIG.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Les surfaces faisant l?objet d?une protection de nature réglementaire, foncière ou contractuelle
sont présentées pour une année donnée et au cours du temps, au total et par type d?aires
protégées. Les surfaces sont représentées graphiquement (histogrammes) et en hectares et
accompagnées de la carte des espaces protégées.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?augmentation de la surface totale en aires protégées donne un premier aperçu de la
réponse face aux enjeux d?érosion de la biodiversité. L?analyse par type d?aires protégées
permet ensuite d?affiner le constat en déterminant quel type de biodiversité en bénéficie le
plus (ordinaire ou remarquable).
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur simple, robuste, mis à jour régulièrement. Renseigne sur un des principaux piliers
de la protection de la nature, avec une analyse affinée par la discrimination de la part relative
des différents types d?aires protégées dans la surface totale.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Ne donne pas directement l?efficacité de la réponse ; doit pour cela être croisé avec la
localisation des enjeux en termes de biodiversité et avec une analyse des effets de la
protection et/ou gestion au sein des aires protégées. Certains types d?aires protégées ne sont
pas encore pris en compte dans l?indicateur (Espaces naturels sensibles, terrains des
Conservatoires régionaux d?espaces naturels CREN) alors même qu?ils sont en train de
monter en force.
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
12. Surface des sites Natura 2000 (directive oiseaux et directive habitats), suffisance de ces propositions
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Etat et évolution des composantes de la biodiversité
Sous-thème Aires protégées
Nom de l?indicateur Surface des sites Natura 2000 (directive oiseaux et directive habitats),
suffisance de ces propositions ? sources : Ministère en charge de l?écologie, MNHN,
CTE-Biodiversité
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur donne la surface du territoire métropo litain terrestre et marin couverte
par les sites Natura 2000 (directives Oiseaux et Ha bitats, faune, flore) et précise la
suffisance de cet ensemble de sites par rapport aux exigences des 2 directives.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Natura 2000 est un pilier essentiel des politiques communautaire de protection de la
nature, avec la protection des espèces ; le réseau Natura 2000 a vocation à couvrir de
manière représentative les principaux enjeux de biodiversité remarquables sur le territoire
européen. Cet indicateur ne décrit donc pas directement l?état de la biodiversité mais
donne des informations sur la mise en oeuvre nationale d?une des réponses européennes
principales à l?érosion de la biodiversité.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à mettre en regard des autres indicateurs du thème 1 et en particulier
avec les indicateurs 8,9 et 11 sur l?état de conservation des espèces et des habitats
concernés par Natura 2000. Il est à interpréter conjointement avec l?indicateur 16. portant
sur l?ensemble des aires protégées et qui prend en compte Natura 2000.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le MNHN gère pour le compte du Ministère en charge de l?écologie la base de données
Natura 2000 où sont enregistrés l?ensemble des sites Natura 2000 proposés et retenus ainsi
que les espèces et les habitats pour lesquels ils sont désignés. Le Centre thématique
européen sur la diversité biologique analyse pour l?UE les propositions et désignations de
sites Natura 2000 des Etats membres.
- Source : Ministère en charge de l?écologie, MNHN, CTE-Biodiversité
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
L?indicateur est construit en prenant en compte le total des surfaces des sites Natura 2000 :
pSIC, ZSC, ZPS, et en distinguant surfaces terrestres et marines. L?indicateur donnant la
surface globale est obtenu en retirant les doubles comptes (superposition de plusieurs
périmètres sur un même endroit) par analyse SIG. La suffisance est obtenue à partir des
analyses de l?UE sur les propositions et désignations françaises.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Les surfaces sont représentées graphiquement (histogrammes) en hectares, avec la
suffisance en % et accompagnées de la carte des sites Natura 2000, soit seulement pour une
année donnée soit au cours du temps pour apprécier rétrospectivement l?évolution de la
construction du réseau.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
La surface totale en Natura 2000 et son évolution donne un premier aperçu de la réponse
face aux enjeux d?érosion de la biodiversité et l?estimation de la suffisance des propositions
permet de juger directement de l?adéquation de cette réponse. L?analyse par type de sites
Natura 2000 (ZPS/pSIC, terrestre/marin) permet ensuite d?affiner le constat.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
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Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur simple, robuste. Renseigne sur un des principaux piliers européens de la protection
de la nature.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Ne donne pas directement l?efficacité de la réponse ; doit pour cela être croisé avec l?état de
conservation des espèces et des habitats et son évolution. La suffisance et l?analyse
diachronique ont maintenant peu de sens pour la partie terrestre, le réseau Natura 2000
français étant à présent achevé, mais en conservent pour la partie marine.
Thème 2 : Menaces et pressions
Page 34 sur 64
Thème 2 : Menaces et pressions
13. Evolution de la teneur en polluants dans les eaux
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Menaces et pressions
Sous-thème Dépôts d?azote et polluants
Nom de l?indicateur Evolution de la teneur en polluants dans les eaux ? sources : Ministère en charge de
l?écologie - ONEMA
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur donne l?évolution de la teneur moyenne en polluants (substances dites
prioritaires au titre de la DCE et autres polluants dont pesticides) dans les eaux
douces en France métropolitaine.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Pression
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
La présence de polluants dans les eaux, et notamment les eaux douces, est un facteur
majeur de dégradation de la qualité environnementale des eaux et de perturbation de la
biodiversité aquatique.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à mettre en regard des indicateurs du thème 1 concernant la biodiversité
aquatique (3.Evolution de l?abondance des poissons d?eau douce notamment, 8 et 11
Etat de conservation des espèces et des habitats d?intérêt communautaire) ; il est à
confronter avec l?indicateur 30. Proportion des masses d?eau douce en bon état
écologique et 31. portant sur les eaux marines et estuariennes/côtières.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
Dans le cadre de la DCE, un état des lieux puis une surveillance de l?état des cours d?eau sont
réalisés. Sont appréciés à la fois des paramètres biologiques et hydrologiques, et des
paramètres physico-chimiques dont la teneur en polluants : substances prioritaires (41
substances) et autres polluants, dont les pesticides. Des relevés réguliers sont faits sur
l?ensemble de ces substances sur un réseau de points de mesure.
- Source : Ministère en charge de l?écologie - ONEMA
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
Pour chaque substance suivie, un seuil en-deçà duquel l?état chimique est considéré comme
bon a été fixé. L?indicateur est construit en, pour chaque substance, le nombre et la proportion
de cours d?eau pour lesquelles la substance respecte sa valeur-seuil, puis en faisant la
moyenne sur l?ensemble des substances. L?indicateur est calculé toutes substances
confondues, ainsi qu?en distinguant substances prioritaires, pesticides, et autres substances.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Histogramme représentant les moyennes des proportions des cours d?eau pour lesquelles
chaque substance respecte sa valeur-seuil, avec une barre par an.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?objectif de la DCE est d?atteindre en 2015 le bon état écologique et chimique de l?ensemble
des masses d?eau. L?indicateur permet de mesurer l?écart à cet objectif avec comme angle
chaque substance (sur tous les cours d?eau) et non chaque cours d?eau (avec toutes les
substances). Une amélioration des proportions moyennes dénote un rapprochement par
rapport à l?objectif ; le découpage en 3 catégories de substances permet d?affiner l?analyse.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle à terme, triennale dans un premier temps (2009, 2012, 2015)
* Pour le détail des paramètres relevés et de la méthodologie de construction du score « état écologique », voir
http://www.ecologie.gouv.fr/Les-guides-de-mise-en-oeuvre-de-la.html
Thème 2 : Menaces et pressions
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Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur mis à jour régulièrement, avec un système de valeur-seuils qui permet une
comparaison à travers le temps. Indicateur synthétique décrivant directement les pressions de
pollution sur les écosystèmes d?eau douce.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Le système de surveillance est nouveau, donc peu de recul pour l?instant sur les valeurs.
Toutefois les relevés concernant les substances polluantes restent assez proches des relevés
effectués jusqu?ici.
Thème 2 : Menaces et pressions
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Thème 2 : Menaces et pressions
14. Surface artificialisée annuellement
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Menaces et pressions
Sous-thème Perte d?espaces naturels
Nom de l?indicateur Surface artificialisée annuellement ? source : Service de l?Observation et des Statistiques
du Ministère en charge de l?écologie
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de suivre l?évolution de la par t relative occupée par les milieux
artificialisées, les infrastructures de transport, les milieux agricoles et ainsi la
consommation annuelle d?espaces naturels
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Pression
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Les grands types de milieux naturels suivis par Corine Land Cover sont assimilables aux
grands biomes ; l?indicateur permet ainsi de suivre l?évolution des postes d?occupation du
sol artificielle ; il illustre l?une des causes majeures d?érosion de la biodiversité qu?est la
destruction des habitats naturels.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur est une déclinaison de l?indicateur 10. Evolution de l?occupation du du sol,
dont il offre une lecture en terme de pressions. Il est à utiliser conjointement avec les
indicateurs sur l?état des espèces, ainsi que les indicateurs 12. Dominance, dans le
paysage, des milieux peu artificialisés et 25. Evolution de la diversité des types
d?occupation du sol peu artificialisée au niveau local et aux autres indicateurs de
fonctionnement et connectivité des écosystèmes.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
Les données utilisées sont issues de la base Corine Land Cover, dans ses différentes mises à
jour. Corine Land Cover décrit l?occupation du sol en 44 postes à partir d?images satellitaires.
- Source : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
- Les postes de Corine Land Cover sont regroupés en grandes catégories de milieux :
artificialisés/agricoles/naturels et semi-naturels. Cette dernière catégorie est elle-même
subdivisée entre milieux ouverts, fermés, humides et aquatiques et avec peu ou pas de
végétation ;
- La comparaison des surfaces occupées par chaque catégorie et sous-catégorie dans les
mises à jour de Corine Land Cover permet de retracer l?évolution de chacune, et la
cartographie associée de localiser les zones d?évolution ou de stabilité.
- On détermine ici l?évolution de la part occupée par les espaces artificiels, rapportée à
l?année
* Pour le détail de la nomenclature Corine Land Cover, voir http://www.ifen.fr/donIndic/Donnees/corine/presentation.htm
Thème 2 : Menaces et pressions
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Cartes des pertes et graphes avec évolution
des surfaces artificielles
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation de la part des surfaces artificielles traduit une perte en milieux naturels
(sous réserve de vérification de la nature des postes disparus, cf. tableau ci-dessous) et
donne la pression d?artificialisation du territoire métropolitain. La représentation
cartographique permet des comparaisons visuelles entre différentes zones du territoire.
Fréquence de
mise à jour
10 ans puis 5 ans
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Cet indicateur est basé sur des données précises et fiables et permet une représentation
spatiale et statistique de l?évolution de l?occupation du sol à différentes échelles spatiales et
un calcul de la consommation des espaces naturels et illustre ainsi l?une des causes majeures
d?érosion de la biodiversité qu?est la destruction des habitats naturels.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
La nomenclature CLC est basée sur l?occupation du sol et non directement sur les milieux
naturels ou pas, ce qui rend difficile d?affectation précise de certains postes de CLC en milieux
naturels ou artificiels. La fréquence des mises à jour est limitée, l?indicateur est donc
relativement peu sensible aux évolutions. En outre, CLC a un seuil de détection de 25 ha, ce
qui limite la prise en compte des milieux de faible surface, tels les zones humides, et masque
également certaines évolutions spatiales si elles sont trop éparpillées.
CLC-00
Milieux
ouverts
Milieux
forestie
rs
Milieux
peu ou pas
végétalisé
s
Milieux
humide
s
Espaces
anthropisé
s
Espaces
en eau
Total 2000
117
776
159
604 6 504 3 866 271 812 41 307
CLC-90 Total
90
Milieux
ouverts
118
498
117
043 137 59 2 1 225 32
Milieux
forestiers
159
671
75 159
198 45 0 338 15
Milieux
peu ou
pas
végétalis
és
6 709
134 167 6 393 0 5 10
Milieux
humides 3 872
2 1 0 3 863 2 4
Espaces
anthropis
és
270
901
521 101 0 1 270 236 42
Espaces
en eau 41 218
1 0 7 0 6 41 204
Thème 2 : Menaces et pressions
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Thème 2 : Menaces et pressions
15. Nombre de plans de gestion des espèces envahissantes
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Menaces et pressions
Sous-thème Invasions biologiques
Nom de l?indicateur Nombre de plans de gestion des espèces envahissantes en France métropolitaine ?
source : Ministère en charge de l?écologie
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de suivre le nombre de plans de gestion/lutte établis et mis en
oeuvre pour lutter contre les espèces envahissantes déjà installées sur le territoire
métropolitain.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
L?indicateur permet de connaître l?intensité de l?effort de lutte (éradication ou contrôle)
contre les espèces envahissantes déjà introduites et installées sur le territoire
métropolitain. Le même indicateur est renseigné en parallèle pour chaque DOM et COM.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à mettre en regard des indicateurs sur le nombre d?espèces
envahissantes installées, ainsi que de l?indicateur sur les financements.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Sont utilisés le nombre de plans de lutte/gestion contre les espèces envahissantes déjà
installées sur le territoire métropolitain, que ces plans visent à éradiquer, limiter ou contrôler
les espèces envahissantes concernées
- Source : Ministère en charge de l?écologie
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
L?indicateur est construit en comptant le nombre de plans de lutte/gestion établis pour lutter
contre des espèces envahissantes avérées (destruction ou limitation de l?expansion) sur le
territoire métropolitain, en distinguant faune et flore puis en comptant parmi les plans établis
combien font l?objet d?une mise en oeuvre. On estime ensuite la proportions d?espèces (faune,
flore et total) concernées par ces plans parmi les espèces envahissantes recensées.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphe représentant le nombre de plans de lutte établis, le nombre de plans de lutte mis en
oeuvre, et la proportion des espèces envahissantes déjà installées couvertes par ces plans.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?augmentation du nombre de plans de lutte, et surtout de la proportion d?espèces invasives
faisant l?objet de plans de lutte, donne une indication de l?effort de lutte contre la menace
représentée par les espèces envahissantes.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux avanta-
ges de l?indicateur
L?indicateur permet de suivre simplement l?effort de lutte contre les espèces invasives déjà
installées.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
L?indicateur devrait être complété par une analyse de l?efficacité des plans de gestion et sur
les coûts comparés de la gestion des invasives versus l?empêchement de leur introduction
et/ou de leur installation
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
16. Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu artificialisée au niveau local
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Connectivité et fragmentation des écosystèmes
Nom de l?indicateur Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu artificialisée au niveau local ?
source : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet d?approcher la diversité des mi lieux naturels au niveau micro-
local, ce qui permet de connaître les zones de type mosaïque et les zones plus
homogènes du point de vue de la couverture naturell e du sol.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Les types de milieux naturels suivis par Corine Land Cover6 sont assimilables, avec des
approximations, aux grands types d?écosystèmes et de milieux naturels ; l?indicateur
renseigne sur la diversité locale de ces milieux entre eux et donne une première image
des zones de connectivité des milieux naturels au niveau micro-local.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur complète les indicateurs 10. Evolution des grands types d?occupation du
sol et 12. Dominance, dans le paysage, des milieux peu artificialisés. Il peut être mis en
regard des indicateurs sur l?état des espèces, ainsi que des autres indicateurs de
fonctionnement et connectivité des écosystèmes.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Les données utilisées sont issues de la base Corine Land Cover, dans ses différentes mises à
jour. Corine Land Cover décrit l?occupation du sol en 44 postes à partir d?images satellitaires.
- Source : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Les postes de Corine Land Cover sont regroupés en deux grandes catégories de milieux :
artificialisés-agricoles/naturels et semi-naturels. On étudie ensuite au niveau local le nombre
de postes différents dans cette dernière catégorie, ce qui permet de déterminer un indice de
diversité locale d?occupation naturelle du sol. Un lissage à 20 km peut également être
effectuée pour obtenir une vision plus macro.
6
Pour le détail de la nomenclature Corine Land Cover, voir
http://www.ifen.fr/donIndic/Donnees/corine/presentation.htm
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Les plages de couleur de l?indicateur cartographique représentent le nombre de postes
présents localement. Les zones dans les gammes de rouge sont les plus diverses au niveau
local, tandis que les zones bleues sont des zones homogènes.
Fréquence de
mise à jour
10 ans puis probablement 5 ans
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Cet indicateur est basé sur des données précises et fiables et permet une première
représentation spatiale de la connectivité des milieux naturels sur le territoire, à travers leur
diversité locale. Il permet ainsi d?approcher les problématiques de connectivité et de
localisation des enjeux de biodiversité, en termes d?habitats comme d?espèces.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
La fréquence des mises à jour est limitée, l?indicateur ne permet donc pas un suivi régulier des
évolutions. En outre, le niveau spatial d?agrégation donne l?impression d?une stabilité très
forte ; la visibilité est améliorée par le lissage à 20 km. L?indicateur ne prend en compte que
l?occupation naturelle du sol ; il ne renseigne donc pas sur la part de milieux naturels par
maille. Il s?appuie sur une nomenclature de l?occupation des sols et non des habitats ce qui ne
permet qu?une approche indirecte de la biodiversité.
Clc V 2000 Clc V 1990
SSTTRRAATTEEGGIIEE BBIIOODDIIVVEERRSSIITTEE - DIVERSITE - Février 2007
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
17. Proportion des masses d?eau douce en bon état écologique
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Qualité des écosystèmes aquatiques et forestiers
Nom de l?indicateur Proportion des masses d?eau douce en bon état écologique ? sources : Ministère en
charge de l?écologie - SIEau
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur donne le pourcentage des cours et plan s d?eau, découpés en « masses
d?eau » présentant un état satisfaisant du point de vue écologique au regard des
objectifs de la directive cadre sur l?eau.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Le bon état écologique défini par la directive cadre sur l?eau décrit la qualité non
seulement physico-chimique, mais aussi biologique (espèces présentes, abondances,?)
des cours d?eau et plans d?eau. L?indicateur donne donc directement un aperçu de la
qualité des écosystèmes dulçaquicoles.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à mettre en regard des indicateurs du thème 1 concernant la biodiversité
aquatique (3.Evolution de l?abondance des poissons d?eau douce notamment) ; il est à
confronter avec les indicateurs du thème 2 sur les menaces et pressions et en particulier
avec l?indicateur 21. Evolution de la teneur en polluants dans les eaux. Il est à interpréter
conjointement avec l?indicateur 29. portant sur les eaux marines et estuariennes/côtières.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
L?état écologique est défini par des paramètres biologiques, physico-chimiques et sur les
micro-polluants. Des relevés sont effectués pour des substances et espèces/groupes
taxonomiques particuliers et l?ensemble de ces informations de base est intégré au système
d?information sur l?eau.
- Source : Ministère en charge de l?écologie ? Système d?information sur l?eau (SIEau)
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
Des règles de calcul et des seuils de référence ont été fixés pour déterminer l?état écologique
d?une masse d?eau à partir des paramètres suivis, avec 5 catégories suivant la valeur du score
final : très bon/bon/médiocre/moyen/mauvais. L?indicateur est ensuite construit en calculant le
nombre et la proportion de masses d?eau se trouvant dans chacune des 5 catégories
possibles puis en retenant la proportion réalisée par les 2 catégories supérieures.
* Pour le détail des paramètres relevés et de la méthodologie de construction du score « état écologique », voir
http://www.ecologie.gouv.fr/Les-guides-de-mise-en-oeuvre-de-la.html
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
IBGN 2003
Très bonne qualit é
Bonne qualit é
Qualit é passable
Mauvaise qualit é
Très mauvaise qualit é
Remarque : la figure ne présente pas le
même indice, mais le type de présentation est le même, en indiquant en plus le % représenté
par les 2 catégories supérieures (très bon état et bon état). Une représentation cartographique
par masse d?eau et par région, département, etc. peut aussi être utilisée.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?objectif de la DCE est d?atteindre en 2015 le bon état écologique (et chimique) de l?ensemble
des masses d?eau. L?indicateur permet de positionner la situation actuelle par rapport à cet
objectif, et la comparaison sur plusieurs années permet d?estimer si on se rapproche de
l?objectif. Le détail des 5 catégories d?état écologique : très bon/bon/médiocre/moyen/mauvais
permet d?affiner l?analyse et la représentation cartographique différencie les secteurs
satisfaisants et ceux où des efforts restent à faire.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle à terme, triennale dans un premier temps (2009, 2012, 2015)
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur dont la définition est calée au niveau européen et mis à jour régulièrement, ce qui
permet des comparaisons avec les autres pays et à travers le temps. Indicateur synthétique
décrivant directement la qualité des écosystèmes dulçaquicoles.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Indicateur nouveau, donc peu de recul pour l?instant sur les valeurs. Toutefois assez proche
de l?ancien indice utilisé, des comparaisons globales et un suivi de l?évolution seront donc
possibles même si une certaine prudence sera nécessaire.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Page 43 sur 64
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
18. Proportion des masses d?eau de transition et marines en bon état écologique
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Qualité des écosystèmes aquatiques et forestiers
Nom de l?indicateur Proportion des masses d?eau de transition et marines en bon état écologique ? sources :
Ministère en charge de l?écologie - SIEau
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur donne le pourcentage des masses d?eau marines, estuariennes et
côtières (dites de transition) présentant un état s atisfaisant du point de vue
écologique au regard des objectifs de la directive cadre sur l?eau.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Le bon état écologique défini par la directive cadre sur l?eau décrit la qualité non
seulement physico-chimique, mais aussi biologique (espèces présentes, abondances,?)
des masses d?eau. L?indicateur donne donc directement un aperçu de la qualité des
écosystèmes marins et côtiers.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à mettre en regard avec l?indicateur 31. Indice trophique marin ; il est à
confronter avec les indicateurs du thème 2 sur les menaces et pressions et en particulier
avec l?indicateur 21. Evolution de la teneur en polluants dans les eaux. Il est à interpréter
conjointement avec l?indicateur 28. portant sur les eaux douces.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
L?état écologique est défini par des paramètres biologiques, physico-chimiques et sur les
micro-polluants. Des relevés sont effectués pour des substances et espèces/groupes
taxonomiques particuliers et l?ensemble de ces informations de base est intégré au système
d?information sur l?eau.
- Source : Ministère en charge de l?écologie ? Système d?information sur l?eau (SIEau)
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
Des règles de calcul et des seuils de référence ont été fixés pour déterminer l?état écologique
d?une masse d?eau à partir des paramètres suivis, avec 5 catégories suivant la valeur du score
final : très bon/bon/médiocre/moyen/mauvais. L?indicateur est ensuite construit en calculant le
nombre et la proportion de masses d?eau se trouvant dans chacune des 5 catégories
possibles puis en retenant la proportion réalisée par les 2 catégories supérieures.
* Pour le détail des paramètres relevés et de la méthodologie de construction du score « état écologique », voir
http://www.ecologie.gouv.fr/Les-guides-de-mise-en-oeuvre-de-la.html
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
IBGN 2003
Très bonne qualit é
Bonne qualit é
Qualit é passable
Mauvaise qualit é
Très mauvaise qualit é
Remarque : la figure ne présente pas le
même indice, mais le type de présentation est le même, en indiquant en plus le % représenté
par les 2 catégories supérieures (très bon état et bon état). Une représentation cartographique
par masse d?eau et par région, département, etc. peut aussi être utilisée.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?objectif de la DCE est d?atteindre en 2015 le bon état écologique (et chimique) de l?ensemble
des masses d?eau. L?indicateur permet de positionner la situation actuelle par rapport à cet
objectif, et la comparaison sur plusieurs années permet d?estimer si on se rapproche de
l?objectif. Le détail des 5 catégories d?état écologique : très bon/bon/médiocre/moyen/mauvais
permet d?affiner l?analyse et la représentation cartographique différencie les secteurs
satisfaisants et ceux où des efforts restent à faire.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle à terme, triennale dans un premier temps (2009, 2012, 2015)
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur dont la définition est calée au niveau européen et mis à jour régulièrement, ce qui
permet des comparaisons avec les autres pays et à travers le temps. Indicateur synthétique
décrivant directement la qualité des écosystèmes dulçaquicoles.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Indicateur nouveau, donc peu de recul pour l?instant sur les valeurs. Toutefois assez proche
de l?ancien indice utilisé, des comparaisons globales et un suivi de l?évolution seront donc
possibles même si une certaine prudence sera nécessaire.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
19. Indice de déficit foliaire
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Qualité des écosystèmes aquatiques et forestiers
Nom de l?indicateur Indice de déficit foliaire ? sources : Ministère en charge de l?agriculture - réseau européen
de suivi des dommages forestiers
Brève définition de
l?indicateur
Le déficit foliaire indique le manque ou la petites se de feuilles ou d?aiguilles
constaté dans le houppier fonctionnel des arbres, r ésultant d?un ensemble de
facteurs divers, généralement combinés les uns avec les autres : âge avancé des
peuplements, gestion forestière, insectes ravageurs , champignons pathogènes,
stress climatique, pollution atmosphérique, manque en éléments minéraux,
altération des sols (en particulier leur tassement) , etc.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Le déficit foliaire (manque de feuilles sur l?arbre) reflète globalement la vitalité de l?arbre,
et conditionne la productivité primaire des forêts ; c?est donc un bon indicateur intégrateur
de la santé des écosystèmes forestiers.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur complète l?indicateur 10. sur les surfaces forestières et l?indicateur 26 sur la
fragmentation. Il est à confronter avec les indicateurs du thème 2 sur les menaces et
pressions.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le déficit foliaire est calculé à partir du % de feuillage manquant par rapport à un arbre de
référence « idéal » dans les conditions stationnelles où est réalisée l?observation. Il est relevé
en France sur un réseau de « Suivi des dommages forestiers » composé de placettes
permanentes comprenant chacune 20 arbres et installées aux noeuds d?une maille
systématique de 16km*16km. Des observations complémentaires (coloration anormale,
présence de problèmes phytosanitaires, dendrochronologie, description des stations) sont
également effectuées, ce qui permet de dresser un panorama phytosanitaire de la forêt au
niveau national, et, dans une certaine mesure, d?analyser les facteurs explicatifs du déficit
foliaire.
- Sources : Ministère de l?agriculture-département de la santé des forêts, réseau européen de
suivi des dommages forestiers
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
A partir des relevés, plusieurs catégories d?atteinte sont définies en fonction du % de déficit
foliaire, et les proportions d?arbres dans chaque catégorie calculée. On détermine alors la
proportion d?arbres présentant un déficit foliaire supérieur à 25% : cette proportion, donnée en
%, constitue l?indice de déficit foliaire.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
0,0
5,0
10,0
15,0
20,0
25,0
30,0
35,0
40,0
45,0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
résineux
feuillus
Tous arbres
%
e
ffe
ct
if
d'
ar
br
es
a
ya
nt
p
lu
s
de
2
5
%
d
e
dé
fic
it
f
ol
ia
ire
(
y
co
m
pr
is
a
rb
re
s
m
or
ts
)
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Un déficit foliaire élevé indique une santé dégradée des écosystèmes forestiers ; la
présentation diachronique permet surtout de suivre l?évolution de la santé de ces
écosystèmes, la valeur absolue est peu informative en tant que telle, surtout pour des
comparaisons entre essences. La prise en compte des caractères distincts des feuillus et
résineux est nécessaire pour analyser correctement ces données.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Données régulières et fiables obtenues à partir d?un maillage systématique donc bonne
couverture du territoire. Indicateur synthétique donnant une image simple de la santé des
écosystèmes forestiers.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Changement de méthodologie ne permettant pas de remonter au-delà de 1997. Difficultés
pour déterminer les facteurs d?explication du déficit et de son évolution.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Page 47 sur 64
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
20. Indice trophique marin
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Qualité des écosystèmes aquatiques et forestiers
Nom de l?indicateur Indice trophique marin ? sources : Ifremer, FAO
Brève définition de
l?indicateur
Niveau trophique moyen des espèces à partir des don nées issues des pêches, par
région marine. Le niveau trophique d?une espèce est une valeur attribuée parmi
une gamme allant des prédateurs longévifs à croissa nce lente aux organismes
microscopiques à production et durée de vie brèves ; la valeur est déterminée en
fonction de la taille, du régime alimentaire, etc. de l?espèce.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Le niveau trophique donne des informations sur la longueur des réseaux trophiques, et
par là sur la vulnérabilité des écosystèmes marins aux pressions et évènements
stochastiques.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est particulièrement relié aux indicateurs 4. sur l?évolution des stocks de
poissons marins pêchés et 37 et 38 sur la durabilité des pêches.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
La base de données de la FAO sur la pêche fournit les informations nécessaires au calcul de
l?indice, à partir des quantités et de l?identité des différentes espèces pêchées.
- Sources : Ifremer, FAO
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Le total des captures débarquées est enregistré, par région marine, pour les espèces pêchées
les plus importantes ; les quantités pêchées sont alors utilisées pour pondérer le niveau
trophique de chaque espèce, ce qui donne un indice trophique moyen (des corrections sont
apportées pour tamponner l?impact sur l?indice des fluctuations naturelles à court terme).
*
Pour le détail de la méthodologie, voir : Background and interpretation of the?Marine Trophic Index? as a measure of
biodiversity, by Daniel Pauly* and Reg Watson, Sea Around Us Project, Fisheries Centre, Universityof British Columbia,2259
Lower Mall,Vancouver,BC, Canada V6T
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation du niveau trophique moyen est interprétée comme une amélioration des
réseaux trophiques et de la biodiversité marine. A l?inverse, une diminution du niveau
trophique moyen indique des écosystèmes perturbés et fragilisés.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur très lié à la durabilité, permet de constater l?impact des pratiques. Des
comparaisons entre régions marines et avec d?autres zones/pays peuvent être faites car le
cadre est global. L?indicateur peut être agrégé ou décomposé à différents niveaux.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Les écosystèmes d?eaux profondes sont mal représentés par cet indicateur ; manque de
seuils pour traduite l?indice trophique marin directement en préconisations pour l?action.
Thème 4 : Usages durables
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Thème 4 : Usages durables
21. Surfaces de forêts présentant des garanties de gestion durable
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Usages durables
Sous-thème Surface de forêts, de systèmes agricoles, aquacoles et de pêche faisant l?objet d?une
gestion durable
Nom de l?indicateur Surfaces de forêts présentant des garanties de gestion durable et proportion par rapport
à la surface totale boisée ? source : Ministère en charge de l?agriculture, IFN
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de connaître les surfaces de fo rêt gérée de manière durable par
rapport à la biodiversité en France, et la proporti on que cela représente par rapport
à la surface totale des forêts françaises.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
La forêt occupe une place importante en France, métropolitaine et outre-mer ; étant
donné son caractère multifonctionnel, les démarches de gestion durable sont une
garantie d?exploitation prenant en compte la dimension environnementale, dont la
biodiversité.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier à l?indice de déficit foliaire, ainsi qu?à l?indicateur 1. Evolution de
l?abondance des oiseaux communs, pour les espèces inféodées aux milieux forestiers et
aux indicateurs sur l?état de conservation des espèces et des habitats d?intérêt
communautaire, pour la partie concernant la forêt. Il est à mettre en perspective des
indicateurs sur la fragmentation des écosystèmes.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le nombre de plans de gestion durable (ici = plan d?aménagement, plan simple de gestion,
règlement type de gestion ou code des bonnes pratiques sylvicoles) et les surfaces
concernées sont enregistrées dans les bases de données du ministère de l?agriculture, par
type de plan.
- Sources : Ministère en charge de l?agriculture, IFN inventaire forestier national
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
La surface totale avec plans de gestion durable est obtenu en sommant les surfaces
engagées dans chacune type de plans cités ci-dessus et en retirant les doubles comptes
éventuels. L?évolution annuelle de cette surface peut alors être déterminée, et la proportion de
la surface totale de forêt concernée par ces plans calculée.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphes (histogrammes) pour l?évolution des surfaces totales et éventuellement par type
d?engagement.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation de la surface faisant l?objet de plans de gestion durable est interprétée
comme un progrès vers une agriculture durable respectueuse de la biodiversité, de même que
l?augmentation du poids relatif de cette surface par rapport à la surface totale des forêts. Il est
intéressant d?interpréter cet indicateur et son évolution en distinguant bien entre les différents
types d?engagements, certains étant plus forts que d?autres.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Thème 4 : Usages durables
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Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur disponible régulièrement, permet de connaître les surfaces forestières où une
gestion durable est mise en place.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Beaucoup de plans considérés ici doivent être mis en oeuvre de manière obligatoire ; les
surfaces concernées risquent donc d?être importantes et de plafonner rapidement, ce qui
limite l?intérêt de l?information donnée par l?indicateur. D?autre part l?indicateur n?est pas basé
sur les labels reconnus au niveau international, ce qui rendra les comparaisons difficiles.
Thème 4 : Usages durables
Page 51 sur 64
Thème 4 : Usages durables
22. Surface en agriculture biologique
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Usages durables
Sous-thème Surface de forêts, de systèmes agricoles, aquacoles et de pêche faisant l?objet d?une
gestion durable
Nom de l?indicateur Surface en agriculture biologique ? source : Ministère en charge de l?agriculture
Brève définition de
l?indicateur
Surface consacrée en France à l?agriculture biologiq ue (cultures ou élevage) et
proportion de la surface agricole utile que cela re présente.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
L?agriculture biologique est un mode de production agricole favorable à la biodiversité,
notamment par la non utilisation d?intrants et de produits phytosanitaires. Il s?agit ainsi
d?un mode de production et d?exploitation des ressources naturelles durable et
respectueux de la biodiversité.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier aux indicateurs 20. Dépassement de la charge critique en azote et
21. Teneur en polluants dans les eaux, ainsi qu?à l?indicateur 1. Evolution de l?abondance
des oiseaux communs, pour les espèces inféodées aux milieux agricoles. Il est
également à rapprocher de l?indicateur 35. Superficie des zones à haute valeur naturelle.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Les surfaces et les nombres d?exploitations engagées dans l?agriculture biologique sont
comptabilisés annuellement (recensement agricole) ; les bases de données du MAP
permettent ainsi de suivre les surfaces en agriculture biologique.
- Source : Ministère en charge de l?agriculture
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
L?indicateur reprend la surface déclarée en agriculture biologique, tous types de productions
animales et végétales confondues. La proportion de la SAU que la surface en bio représente
est également calculée.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphes (histogrammes)
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation de la surface en agriculture biologique est interprétée comme une
amélioration de l?usage durable de la biodiversité, de même que l?augmentation du poids
relatif de cette surface par rapport à la SAU, à SAU constante ou en augmentation.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur très lié à la durabilité, permet de suivre le développement d?un mode de production
particulier. Des analyses plus fines peuvent être faites suivant les types de production animale
ou végétale. Comparaisons possibles entre régions, et avec d?autres pays européens.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Ne donne pas directement l?impact sur la biodiversité or certains types d?agriculture biologique
peuvent être relativement intensifs, même sans intrants.
Thème 4 : Usages durables
Page 52 sur 64
Thème 4 : Usages durables
23. Surfaces faisant l?objet de mesures agro-environnementales
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Usages durables
Sous-thème Surface de forêts, de systèmes agricoles, aquacoles et de pêche faisant l?objet d?une
gestion durable
Nom de l?indicateur Surfaces faisant l?objet de mesures agro-environnementales ? source : Ministère en
charge de l?agriculture
Brève définition de
l?indicateur
Surfaces où sont mises en oeuvre en France des mesure s agro-environnementales,
et proportion de la surface agricole utile que cela représente.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Les mesures agro-environnementales permettent de développer des pratiques agricoles
respectueuses de l?environnement dans ses différentes dimensions, parmi lesquelles la
biodiversité.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier aux indicateurs 20. Dépassement de la charge critique en azote et
21. Teneur en polluants dans les eaux, ainsi qu?à l?indicateur 1. Evolution de l?abondance
des oiseaux communs, pour les espèces inféodées aux milieux agricoles. Il est
également à rapprocher de l?indicateur 35. Superficie des zones à haute valeur naturelle.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le nombre d?exploitations engagées dans des mesures agro-environnementales et les
surfaces souscrites sont comptabilisés dans les bases de données du ministère de
l?agriculture, par type de MAE.
- Source : Ministère en charge de l?agriculture
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
La surface totale avec mesures agro-environnementales est obtenu en sommant les surfaces
engagées dans chacune des MAE favorables à la biodiversité (MAE Natura 2000, mesures de
masse comme la PHAE, rotationnelle, etc.) et en retirant les doubles comptes éventuels.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphes (histogrammes)
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation de la surface faisant l?objet de mesures agro-environnementales est
interprétée comme un progrès vers une agriculture durable respectueuse de la biodiversité,
de même que l?augmentation du poids relatif de cette surface par rapport à la SAU, à SAU
constante ou en augmentation. Il est intéressant d?interpréter cet indicateur et son évolution
en distinguant bien mesures de masse et mesures ponctuelles.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux avanta-
ges de l?indicateur
Indicateur disponible régulièrement, permet de connaître les surfaces agricoles où des efforts
particuliers sont faits en termes de biodiversité et d?apprécier l?intensité des engagements.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Le tri des MAE selon leur objectif biodiversité ou non n?est pas toujours possible (en particulier
pour les anciens CAD et CTE). De même le fait que la contractualisation ait varié entre la
parcelle et l?exploitation rend l?analyse de l?évolution peu évidente.
Thème 4 : Usages durables
Page 53 sur 64
Thème 4 : Usages durables
24. Pourcentage d?espèces surexploitées
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Usages durables
Sous-thème Surface de forêts, de systèmes agricoles, aquacoles et de pêche faisant l?objet d?une
gestion durable
Nom de l?indicateur Pourcentage d?espèces surexploitées ? sources : Ifremer-ICES / GFCM
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur donne, pour les espèces de poissons pê chées, la proportion de ces
espèces dont l?exploitation est trop forte par rapp ort aux stocks et qui se trouvent
de ce fait en-dehors des limites biologiques de séc urité.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Pression
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
L?indicateur donne directement la non-durabilité de l?exploitation de certaines espèces.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier à l?indicateur 31. Indice trophique marin et à l?indicateur 4.
Evolution de l?abondance des poissons pêchés : le premier permet de constater l?impact
global de la pression sous un autre angle, le second permet de préciser l?analyse.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées pour
construire l?indicateur
et sources
Les campagnes de pêche de l?Ifremer ainsi que les données récoltées par l?ICES (Conseil
international pour l?exploration de la mer) pour la Baltique et l?Atlantique nord et le GFCM
(Commission générale des pêches pour la Méditerranée) pour la Méditerranée donnent
pour les principales espèces pêchées l?état des stocks correspondant.
- Sources : Ifremer-ICES / GFCM
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Un stock est considéré comme en dehors des limites biologiques de sécurité quand la
biomasse adulte est au-dessous d?une valeur de référence ou quand la mortalité due à la
pêche excède une valeur de référence (valeurs de référence fixées en fonction de
principe de précaution). On détermine ensuite la proportion d?espèces en-dehors des
limites par rapport au nombre total d?espèces pêchées faisant l?objet de cette évaluation.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de présentation
de l?indicateur
Graphes/courbes d?évolution du % d?espèces surexploitées
Mode d?interprétation
de l?indicateur
Une baisse du pourcentage indique une diminution de la pression de surexploitation et
est donc à interpréter comme un point positif
Fréquence de mise à
jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux avantages
de l?indicateur
L?évaluation des stocks repose sur des tendances de moyen ou long terme, avec des
données de surveillance régulièrement mises à jour.
Principales limites ou
faiblesses de
l?indicateur
La méthodologie pour la Méditerranée n?est pas encore complètement calée, en
particulier pour les valeurs de référence qui ne sont pas encore fixées. Par ailleurs les
méthodes ne sont pas exactement les mêmes en Méditerranée et pour la zone
Atlantique-Baltique. Certaines espèces commercialisées ne font pas l?objet de cette
évaluation.
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
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Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
25. Nombre de brevets pour des inventions basées sur des ressources génétiques
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Accès et partage des bénéfices
Sous-thème -
Nom de l?indicateur Nombre de brevets pour des inventions basées sur des ressources génétiques - source :
INPI
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de suivre le nombre de demandes de brevets déposées pour
des inventions basées sur des ressources génétiques .
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Cet indicateur donne une idée de l?utilisation/valorisation de la biodiversité, et plus
particulièrement de sa composante génétique.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur est à mettre en perspective des indicateurs sur l?état de la biodiversité.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
L?indicateur est construit à partir des données sur les demandes de brevets déposées pour
des inventions basées sur l?utilisation de ressources génétiques provenant de la biodiversité
française, métropolitaine ou outre-mer.
- Source : INPI Institut national de la propriété intellectuelle
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
L?indicateur est construit à partir du nombre annuel cumulé de demandes de brevets
déposées pour des inventions basées sur l?utilisation de ressources génétiques. Une lecture
séparée pourra être faite selon le type de ressources génétiques utilisées. Le pourcentage
que cela représente par rapport au nombre total de demandes de brevets déposées est
également calculé afin de suivre l?importance relative des ressources génétiques dans ce
cadre, et son évolution dans le temps.
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
Page 55 sur 64
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
0
5
10
15
20
25
30
19
90
19
91
19
92
19
93
19
94
19
95
19
96
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
Données fictives
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation du nombre cumulé de demandes de brevets déposées traduit une
exploitation continue de la biodiversité comme base d?inventions à vocation industrielle et/ou
commerciale.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur basé sur des données fiables, mises à jour régulièrement, qui permet de suivre la
valorisation de la diversité génétique en France métropolitaine et outre-mer, sujet
particulièrement important surtout dans les DOM et les COM. Il permet ainsi d?illustrer
l?importance de la conservation et de la gestion durables de la biodiversité dans une
perspective économique.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Cet indicateur donne seulement un aperçu limité de l?utilisation de la biodiversité d?une part,
puisque celle-ci est loin d?être réduite à la valorisation des ressources génétiques, et de la
problématique de l?accès et du partage des bénéfices d?autre part, car l?indicateur n?éclaire
pas sur les détenteurs des brevets.
Thème 6 : Tranferts
Page 56 sur 64
Thème 6 : Transferts
26. Transferts vers la protection de la biodiversité
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Transferts
Sous-thème -
Nom de l?indicateur Transferts vers la protection de la biodiversité ? source : Service de l?Observation et des
Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de connaître les montants allou és par l?Etat, les collectivités,
les particuliers et le secteur privé à la conservat ion de la biodiversité.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
L?allocation des dépenses correspondantes aux enjeux renseigne sur l?effort financier en
faveur d?une gestion et d?une conservation de la biodiversité. L?indicateur permet aussi de
suivre l?importance accordée à la biodiversité dans les secteurs publics et privés
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier avec les autres indicateurs de réponse, et notamment les
indicateurs 16. sur les aires protégées, 17. sur Natura 2000 et 36. sur les surfaces faisant
l?objet de mesures agro-environnementales
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le Service de l?Observation et des Statistiques (ancien Institut français de l?environnement)
établit pour la commission des comptes de l?environnement les comptes du patrimoine naturel
et de la biodiversité. Sont ainsi comptabilisées les dépenses publiques (Etat et collectivités),
privées, des particuliers, et de l?Europe pour la conservation du patrimoine naturel et de la
biodiversité. Une distinction par type d?action (connaissance, gestion des espaces, réduction
des pressions, autres actions) et par mode de gestion (contractuel, réglementaire, foncier) est
également réalisée.
- Source : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
L?indicateur repose sur une méthodologie européenne harmonisée au sein des Etats
Membres. L?indicateur est construit par sommation des différentes actions en faveur de la
biodiversité, listées à partir de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
0,0
200,0
400,0
600,0
800,0
1 000,0
1 200,0
1 400,0
1 600,0
1 800,0
19
96
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
20
03
20
04
20
05
p
Gestion des espaces
Connaissance
Réduction des pressions
Autres actions
Dépense totale de protection de la biodiversité et des paysages
0
200
400
600
800
1000
1200
1400
1600
1800
Europe
Ménages
Entreprises
Administrations publiques Locales (collectivités locales et Agences de l'eau)
Administration publique centrale
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?augmentation des dépenses des collectivités ou de l?Etat représente un point positif pour la
conservation de la biodiversité ; celle des dépenses du secteur privé demande une analyse un
peu plus poussée pour déterminer s?il s?agit d?actions de conservation stricto sensu ou
Thème 6 : Tranferts
Page 57 sur 64
d?actions de compensations pour des dommages.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
L?indicateur permet de connaître l?effort consenti par les différents secteurs pour la
préservation de la biodiversité, et est mis à jour régulièrement.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
La structure des comptes rend parfois complexe la discrimination des actions relevant
spécifiquement de la préservation de la biodiversité (ressources allouées aux espèces
éparpillées dans les autres catégories, actions des agences de l?eau tournées en partie mais
pas en totalité vers la biodiversité) ; de plus, l?obligation d?utiliser des ratios d?affectation sans
pouvoir toujours les tester a posteriori nécessite une certaine prudence dans l?utilisation de cet
indicateur.
Thème 7 : Opinion publique
Page 58 sur 64
Thème 7 : Opinion publique
27. Sensibilité et participation du public
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème
correspondant
Opinion publique
Sous-thème -
Nom de l?indicateur Sensibilité et participation du public ? sources : Service de l?Observation et des Statistiques
du Ministère en charge de l?écologie, CREDOC
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de connaître la sensibilité des citoyens aux problématiques de
protection de la biodiversité et leur implication d ans ce domaine.
Indicateur de type
Etat/Pression/Répon
se
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Une mobilisation large est indispensable pour une conservation et une gestion efficaces de
la biodiversité dans tous les secteurs d?activité. L?indicateur permet de connaître la
préoccupation des citoyens sur ce thème et leur opinion sur les actions menées.
Relation avec
d?autres indicateurs
du jeu national
L?indicateur est à relier avec les indicateurs de réponse, et notamment l?indicateur 42.
Tranferts financiers pour la protection de la biodiversité
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le Service de l?Observation et des Statistiques (ancien Institut français de l?environnement)
fait régulièrement des enquêtes d?opinion sur les questions environnementales, ce qui permet
de suivre l?évolution dans le temps des réponses à différentes questions sur les actions
menées par les particuliers, leur niveau de préoccupation pour les différents enjeux
environnementaux dont la biodiversité, et leur perception des politiques de protection
existantes.
- Sources : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie,
Credoc
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Plusieurs questions à choix multiples et à hiérarchisation sont proposées. L?indicateur
détermine ensuite le rang de choix des options retenues.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphes
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?évolution du rang et du poids relatif occupés par la biodiversité parmi les préoccupations et
les actions environnementales des citoyens donne une image de l?évolution de la sensibilité
de l?opinion publique à ce thème, tandis que les éléments sur les actions individuelles et sur
les politiques menées permettent d?avoir un aperçu du niveau d?implication individuel ou
collectif souhaité sur le sujet.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle jusqu?en 2005 et tous les 2 ans à partir de 2007.
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
L?indicateur est basé sur une enquête large (2000 individus en face à face) et régulièrement
répétée, ce qui permet de connaître la sensibilité de l?opinion publique aux questions de
Thème 7 : Opinion publique
Page 59 sur 64
l?indicateur conservation de la biodiversité mais aussi et surtout son évolution
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Les questions restent relativement limitées dans les possibilités de choix, et seul un choix
hiérarchisé est possible. La reformulation de certaines questions pour les orienter plus sur la
biodiversité serait à envisager. La série a été rompue en 2007 avec l?ajout du changement
climatique. Des comparaisons annuelles sont donc pour le moment possible de 1991 à 2005.
Il faudra attendre 2009 pour obtenir une première comparaison pour la nouvelle série.
Page 60 sur 64
ANNEXE 1: Tableau complet des indicateurs de suivi de la biodiversité proposés dans le
cadre de la Stratégie nationale pour la biodiversité, pour la métropole
Légende du tableau :
- Les indicateurs qui peuvent être renseignés à court terme, c?est-à-dire ceux présentés
dans les pages précédentes, sont indiqués en gras
- Les indicateurs complémentaires, pour lesquels la réflexion doit être poursuivie, sont
entre crochets.
Indicateur générique Indicateurs proposés
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
Abondance et distribution
d?espèces sélectionnées
1. Evolution de l?abondance des oiseaux communs
2. Evolution de l?abondance des papillons
3. Evolution de l?abondance des poissons d?eau douce
4. Evolution de l?abondance des poissons marins pêch és
[ 5. Végétaux ]
[ 6. Organismes des sols ]
Statut d?espèces menacées
et/ou protégées
7. Nombre d?espèces dans les listes rouges de l?UIC N
[ 8. Etat de conservation des espèces concernées par Natura 2000, directive
oiseaux ]
9. Etat de conservation des espèces concernées par N atura 2000, directive
habitats
Surface de biomes,
écosystèmes, et habitats
sélectionnés
10. Evolution de l?aire occupée par les principaux t ypes d?occupation du
sol
11. Etat de conservation des habitats d?intérêt comm unautaire
12. Dominance, dans le paysage, des milieux peu art ificialisés
Diversité génétique
[ 13. Diversité génétique des animaux domestiques ]
[ 14. Diversité génétique des plantes cultivées ]
15. Nombre de races animales et de variétés végétal es
Aires protégées
16. Surface en aires protégées : globale et par type d?aire protégée
17. Surface des sites Natura 2000 (directive oiseaux et directive habitats),
suffisance de ces propositions
[ 18. Représentativité des aires protégées par rapport aux enjeux de
biodiversité]
[ 19. Efficacité des aires protégées en termes de conservation de la biodiversité
(piste : proportion des aires protégées dotées de plans de gestion ou
d?aménagement agréés et surface couverte ) ]
Thème 2 : Menaces et pressions
Dépôts d?azote et polluants
[ 20. Dépassement de la charge critique (terrestre) ]
21. Evolution de la teneur en polluants dans les eau x
Perte de milieux naturels
22. Surface artificialisée annuellement
Nombre et coûts des
invasions biologiques par
des allochtones
[ 23. Nombre d?espèces allochtones invasives ]
24. Nombre de plans de gestion
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Impact du changement
climatique sur la biodiversité
[ 25. Modification des aires de distribution ]
[ 26 Modifications phénologiques (piste : évolution des dates de floraison, de
périodes de reproduction) ]
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Connectivité et
fragmentation des
écosystèmes
27. Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu
artificialisée au niveau local
[ 28. Fragmentation des principaux types d?écosystèmes terrestres : distribution
spatiale des aires naturelles non fragmentées ]
[ 29. Fragmentation des cours d?eau et milieux humides ]
Qualité des écosystèmes
30. Proportion des masses d?eau douce en bon état éc ologique
31. Proportion des masses d?eau de transition et mar ines en bon état
écologique
32. Indice de déficit foliaire
33. Indice trophique marin
Thème 4 : Usages durables
Surface de forêts, de
systèmes agricoles,
aquacoles et de pêche
faisant l?objet d?une gestion
durable
Forêts
- 34. Surface des forêts présentant des garanties de g estion
durable (plan d?aménagement, plan simple de gestion , règlement type
de gestion ou code des bonnes pratiques sylvicoles) et proportion
par rapport à la surface totale boisée
- [ 35. Evolution de la quantité de bois mort debout et au sol et de stock
sur pied ]
Systèmes agricoles :
- 36. Surface en agriculture biologique et proportion par rapport à la
surface totale cultivée
- [ 37. Superficie des zones agricoles à haute valeur naturelle ]
- 38. Surfaces faisant l?objet de mesures agro-environ nementales et
proportion par rapport à la surface totale cultivée
[ Systèmes aquacoles : ? ]
Systèmes de pêche
- 39. % d?espèces surexploitées
- [ 40. importance des captures et destructions accidentelles ]
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
Accès et partage des
bénéfices
42. Nombre de brevets pour des inventions basées su r les ressources
génétiques
[ 43. Nombre de certificats d?obtention végétale ]
Thème 6 : Transferts
Transferts
44. Financements dirigés vers la protection de la b iodiversité
[45. Nombre d?emplois dans le secteur de la protection de la biodiversité]
[46. Financement de la recherche en biodiversité]
Thème 7 : Opinion publique
Opinion publique
47. Sensibilité et participation du public : place d onnée à la biodiversité
parmi les enjeux environnementaux
Page 62 sur 64
ANNEXE 2: Tableau croisé des indicateurs de suivi de la biodiversité proposés pour la métropole et pour l?outre-mer
Ce tableau présente, en regard les indicateurs de suivi de la biodiversité proposés respectivement pour la métropole et pour l?outre-mer7, et qui
sont prêts à court terme. Les indicateurs similaires métropole / outre-mer sont surlignés en bleu8.
Indicateur générique Indicateurs pour la métropole Indicateurs pour l?outre-mer
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la b iodiversité
Abondance et distribution
d?espèces sélectionnées
Evolution de l?abondance des oiseaux communs
Evolution de l?abondance des papillons
Evolution de l?abondance des poissons d?eau douce
Evolution de l?abondance des poissons marins pêchés
Oiseaux communs terrestres et marins (STOC DOM/COM?)
Oiseaux protégés
Tortues marines
Cétacés
Plantes vasculaires
Statut d?espèces menacées
et/ou protégées
Nombre d?espèces dans les listes rouges de l?UICN
Etat de conservation des espèces concernées par Natura
2000, directive habitats
Liste rouge de l?UICN
Inventaire des espèces protégées (si comparaison avec liste rouge
possible)
Nombre d'espèces menacées UICN sur nombre d'espèces
concernées par des plans de gestion
Surface de biomes,
écosystèmes, et habitats
sélectionnés
Evolution de l?aire occupée par les principaux types
d?occupation du sol
Etat de conservation des habitats d?intérêt communautaire
Dominance, dans le paysage, des milieux peu artificialisés
Aire occupée par les principaux types d?occupation du sol
Surface (et composition) des régions de forêt
Surface zones humides
Mangroves
Surface récifs coralliens
Diversité génétique
Nombre de races animales et de variétés végétales
7 Pour une présentation détaillée des indicateurs outre-mer, voir document spécifique.
8 Les indicateurs outre-mer ont été réorganisés, par rapport à la structuration spécifique qui en est proposée, pour mettre en évidence les correspondances
avec les indicateurs métropolitains. Ils peuvent de toute façon, comme indiqué en début de document dans le cas des indicateurs pour la métropole, être
réarrangé en fonction des besoins et des thématiques qu?il s?agit d?éclairer. Des sous-thèmes ont par ailleurs été ajoutés par rapport à ceux couverts par les
indicateurs métropolitains seuls.
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Aires protégées
Surface en aires protégées : globale et par type d?aire
protégée
Surface des sites Natura 2000 (directive oiseaux et directive
habitats), suffisance de ces propositions
Surface en aires protégées : globale et par type d?aires protégées
Efficacité des aires protégées
(critères UICN, moyens, suites données aux infractions constatées?)
Thème 2 : Menaces et pressions
Dépôts d?azote et polluants
Evolution de la teneur en polluants dans les eaux
Qualité de l?eau
Perte de milieux naturels
Surface artificialisée annuellement Surface naturelle / surface artificielle
Nombre et coûts des
invasions biologiques par
des allochtones
Nombre de plans de gestion
Nombre de nouvelles espèces établies
Plans de gestion des espèces déjà introduites
Surexploitation
Infraction aux frontières (CITES)
Suivi des procès verbaux
Impact du changement
climatique sur la biodiversité
Hauteur de la mer
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Connectivité et fragmentation
des écosystèmes
Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu
artificialisée au niveau local
Qualité des écosystèmes
Proportion des masses d?eau douce en bon état écologique
Proportion des masses d?eau de transition et marines en
bon état écologique
Indice de déficit foliaire
Indice trophique marin
Thème 4 : Usages durables
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Surface de forêts, de
systèmes agricoles,
aquacoles et de pêche
faisant l?objet d?une gestion
durable
Forêts
- Surface des forêts présentant des garanties de
gestion durable et proportion par rapport à la surface
totale boisée
Systèmes agricoles :
- Surface en agriculture biologique et proportion par
rapport à la surface totale cultivée
- Surfaces faisant l?objet de mesures agro-
environnementales et proportion par rapport à la
surface totale cultivée
Systèmes de pêche
- % d?espèces surexploitées
Pression de pêche
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
Accès et partage des
bénéfices
Nombre de brevets pour des inventions basées sur les
ressources génétiques
Thème 6 : Transferts
Transferts
Financements dirigés vers la protection de la biodiversité
Financements dirigés vers la protection de la biodiversité
Nombre d?articles publiés
Thème 7 : Opinion publique
Opinion publique
Sensibilité et participation du public : place donnée à la
biodiversité parmi les enjeux environnementaux
(ATTENTION: OPTION cacité des plans de gestion et sur
les coûts comparés de la gestion des invasives versus l?empêchement de leur introduction
et/ou de leur installation
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Page 39 sur 64
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
16. Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu artificialisée au niveau local
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Connectivité et fragmentation des écosystèmes
Nom de l?indicateur Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu artificialisée au niveau local ?
source : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet d?approcher la diversité des mi lieux naturels au niveau micro-
local, ce qui permet de connaître les zones de type mosaïque et les zones plus
homogènes du point de vue de la couverture naturell e du sol.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Les types de milieux naturels suivis par Corine Land Cover6 sont assimilables, avec des
approximations, aux grands types d?écosystèmes et de milieux naturels ; l?indicateur
renseigne sur la diversité locale de ces milieux entre eux et donne une première image
des zones de connectivité des milieux naturels au niveau micro-local.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur complète les indicateurs 10. Evolution des grands types d?occupation du
sol et 12. Dominance, dans le paysage, des milieux peu artificialisés. Il peut être mis en
regard des indicateurs sur l?état des espèces, ainsi que des autres indicateurs de
fonctionnement et connectivité des écosystèmes.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Les données utilisées sont issues de la base Corine Land Cover, dans ses différentes mises à
jour. Corine Land Cover décrit l?occupation du sol en 44 postes à partir d?images satellitaires.
- Source : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Les postes de Corine Land Cover sont regroupés en deux grandes catégories de milieux :
artificialisés-agricoles/naturels et semi-naturels. On étudie ensuite au niveau local le nombre
de postes différents dans cette dernière catégorie, ce qui permet de déterminer un indice de
diversité locale d?occupation naturelle du sol. Un lissage à 20 km peut également être
effectuée pour obtenir une vision plus macro.
6
Pour le détail de la nomenclature Corine Land Cover, voir
http://www.ifen.fr/donIndic/Donnees/corine/presentation.htm
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Les plages de couleur de l?indicateur cartographique représentent le nombre de postes
présents localement. Les zones dans les gammes de rouge sont les plus diverses au niveau
local, tandis que les zones bleues sont des zones homogènes.
Fréquence de
mise à jour
10 ans puis probablement 5 ans
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Cet indicateur est basé sur des données précises et fiables et permet une première
représentation spatiale de la connectivité des milieux naturels sur le territoire, à travers leur
diversité locale. Il permet ainsi d?approcher les problématiques de connectivité et de
localisation des enjeux de biodiversité, en termes d?habitats comme d?espèces.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
La fréquence des mises à jour est limitée, l?indicateur ne permet donc pas un suivi régulier des
évolutions. En outre, le niveau spatial d?agrégation donne l?impression d?une stabilité très
forte ; la visibilité est améliorée par le lissage à 20 km. L?indicateur ne prend en compte que
l?occupation naturelle du sol ; il ne renseigne donc pas sur la part de milieux naturels par
maille. Il s?appuie sur une nomenclature de l?occupation des sols et non des habitats ce qui ne
permet qu?une approche indirecte de la biodiversité.
Clc V 2000 Clc V 1990
SSTTRRAATTEEGGIIEE BBIIOODDIIVVEERRSSIITTEE - DIVERSITE - Février 2007
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
17. Proportion des masses d?eau douce en bon état écologique
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Qualité des écosystèmes aquatiques et forestiers
Nom de l?indicateur Proportion des masses d?eau douce en bon état écologique ? sources : Ministère en
charge de l?écologie - SIEau
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur donne le pourcentage des cours et plan s d?eau, découpés en « masses
d?eau » présentant un état satisfaisant du point de vue écologique au regard des
objectifs de la directive cadre sur l?eau.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Le bon état écologique défini par la directive cadre sur l?eau décrit la qualité non
seulement physico-chimique, mais aussi biologique (espèces présentes, abondances,?)
des cours d?eau et plans d?eau. L?indicateur donne donc directement un aperçu de la
qualité des écosystèmes dulçaquicoles.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à mettre en regard des indicateurs du thème 1 concernant la biodiversité
aquatique (3.Evolution de l?abondance des poissons d?eau douce notamment) ; il est à
confronter avec les indicateurs du thème 2 sur les menaces et pressions et en particulier
avec l?indicateur 21. Evolution de la teneur en polluants dans les eaux. Il est à interpréter
conjointement avec l?indicateur 29. portant sur les eaux marines et estuariennes/côtières.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
L?état écologique est défini par des paramètres biologiques, physico-chimiques et sur les
micro-polluants. Des relevés sont effectués pour des substances et espèces/groupes
taxonomiques particuliers et l?ensemble de ces informations de base est intégré au système
d?information sur l?eau.
- Source : Ministère en charge de l?écologie ? Système d?information sur l?eau (SIEau)
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
Des règles de calcul et des seuils de référence ont été fixés pour déterminer l?état écologique
d?une masse d?eau à partir des paramètres suivis, avec 5 catégories suivant la valeur du score
final : très bon/bon/médiocre/moyen/mauvais. L?indicateur est ensuite construit en calculant le
nombre et la proportion de masses d?eau se trouvant dans chacune des 5 catégories
possibles puis en retenant la proportion réalisée par les 2 catégories supérieures.
* Pour le détail des paramètres relevés et de la méthodologie de construction du score « état écologique », voir
http://www.ecologie.gouv.fr/Les-guides-de-mise-en-oeuvre-de-la.html
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
IBGN 2003
Très bonne qualit é
Bonne qualit é
Qualit é passable
Mauvaise qualit é
Très mauvaise qualit é
Remarque : la figure ne présente pas le
même indice, mais le type de présentation est le même, en indiquant en plus le % représenté
par les 2 catégories supérieures (très bon état et bon état). Une représentation cartographique
par masse d?eau et par région, département, etc. peut aussi être utilisée.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?objectif de la DCE est d?atteindre en 2015 le bon état écologique (et chimique) de l?ensemble
des masses d?eau. L?indicateur permet de positionner la situation actuelle par rapport à cet
objectif, et la comparaison sur plusieurs années permet d?estimer si on se rapproche de
l?objectif. Le détail des 5 catégories d?état écologique : très bon/bon/médiocre/moyen/mauvais
permet d?affiner l?analyse et la représentation cartographique différencie les secteurs
satisfaisants et ceux où des efforts restent à faire.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle à terme, triennale dans un premier temps (2009, 2012, 2015)
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur dont la définition est calée au niveau européen et mis à jour régulièrement, ce qui
permet des comparaisons avec les autres pays et à travers le temps. Indicateur synthétique
décrivant directement la qualité des écosystèmes dulçaquicoles.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Indicateur nouveau, donc peu de recul pour l?instant sur les valeurs. Toutefois assez proche
de l?ancien indice utilisé, des comparaisons globales et un suivi de l?évolution seront donc
possibles même si une certaine prudence sera nécessaire.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
18. Proportion des masses d?eau de transition et marines en bon état écologique
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Qualité des écosystèmes aquatiques et forestiers
Nom de l?indicateur Proportion des masses d?eau de transition et marines en bon état écologique ? sources :
Ministère en charge de l?écologie - SIEau
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur donne le pourcentage des masses d?eau marines, estuariennes et
côtières (dites de transition) présentant un état s atisfaisant du point de vue
écologique au regard des objectifs de la directive cadre sur l?eau.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Le bon état écologique défini par la directive cadre sur l?eau décrit la qualité non
seulement physico-chimique, mais aussi biologique (espèces présentes, abondances,?)
des masses d?eau. L?indicateur donne donc directement un aperçu de la qualité des
écosystèmes marins et côtiers.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à mettre en regard avec l?indicateur 31. Indice trophique marin ; il est à
confronter avec les indicateurs du thème 2 sur les menaces et pressions et en particulier
avec l?indicateur 21. Evolution de la teneur en polluants dans les eaux. Il est à interpréter
conjointement avec l?indicateur 28. portant sur les eaux douces.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
L?état écologique est défini par des paramètres biologiques, physico-chimiques et sur les
micro-polluants. Des relevés sont effectués pour des substances et espèces/groupes
taxonomiques particuliers et l?ensemble de ces informations de base est intégré au système
d?information sur l?eau.
- Source : Ministère en charge de l?écologie ? Système d?information sur l?eau (SIEau)
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
Des règles de calcul et des seuils de référence ont été fixés pour déterminer l?état écologique
d?une masse d?eau à partir des paramètres suivis, avec 5 catégories suivant la valeur du score
final : très bon/bon/médiocre/moyen/mauvais. L?indicateur est ensuite construit en calculant le
nombre et la proportion de masses d?eau se trouvant dans chacune des 5 catégories
possibles puis en retenant la proportion réalisée par les 2 catégories supérieures.
* Pour le détail des paramètres relevés et de la méthodologie de construction du score « état écologique », voir
http://www.ecologie.gouv.fr/Les-guides-de-mise-en-oeuvre-de-la.html
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
IBGN 2003
Très bonne qualit é
Bonne qualit é
Qualit é passable
Mauvaise qualit é
Très mauvaise qualit é
Remarque : la figure ne présente pas le
même indice, mais le type de présentation est le même, en indiquant en plus le % représenté
par les 2 catégories supérieures (très bon état et bon état). Une représentation cartographique
par masse d?eau et par région, département, etc. peut aussi être utilisée.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?objectif de la DCE est d?atteindre en 2015 le bon état écologique (et chimique) de l?ensemble
des masses d?eau. L?indicateur permet de positionner la situation actuelle par rapport à cet
objectif, et la comparaison sur plusieurs années permet d?estimer si on se rapproche de
l?objectif. Le détail des 5 catégories d?état écologique : très bon/bon/médiocre/moyen/mauvais
permet d?affiner l?analyse et la représentation cartographique différencie les secteurs
satisfaisants et ceux où des efforts restent à faire.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle à terme, triennale dans un premier temps (2009, 2012, 2015)
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur dont la définition est calée au niveau européen et mis à jour régulièrement, ce qui
permet des comparaisons avec les autres pays et à travers le temps. Indicateur synthétique
décrivant directement la qualité des écosystèmes dulçaquicoles.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Indicateur nouveau, donc peu de recul pour l?instant sur les valeurs. Toutefois assez proche
de l?ancien indice utilisé, des comparaisons globales et un suivi de l?évolution seront donc
possibles même si une certaine prudence sera nécessaire.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
19. Indice de déficit foliaire
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Qualité des écosystèmes aquatiques et forestiers
Nom de l?indicateur Indice de déficit foliaire ? sources : Ministère en charge de l?agriculture - réseau européen
de suivi des dommages forestiers
Brève définition de
l?indicateur
Le déficit foliaire indique le manque ou la petites se de feuilles ou d?aiguilles
constaté dans le houppier fonctionnel des arbres, r ésultant d?un ensemble de
facteurs divers, généralement combinés les uns avec les autres : âge avancé des
peuplements, gestion forestière, insectes ravageurs , champignons pathogènes,
stress climatique, pollution atmosphérique, manque en éléments minéraux,
altération des sols (en particulier leur tassement) , etc.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Le déficit foliaire (manque de feuilles sur l?arbre) reflète globalement la vitalité de l?arbre,
et conditionne la productivité primaire des forêts ; c?est donc un bon indicateur intégrateur
de la santé des écosystèmes forestiers.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur complète l?indicateur 10. sur les surfaces forestières et l?indicateur 26 sur la
fragmentation. Il est à confronter avec les indicateurs du thème 2 sur les menaces et
pressions.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le déficit foliaire est calculé à partir du % de feuillage manquant par rapport à un arbre de
référence « idéal » dans les conditions stationnelles où est réalisée l?observation. Il est relevé
en France sur un réseau de « Suivi des dommages forestiers » composé de placettes
permanentes comprenant chacune 20 arbres et installées aux noeuds d?une maille
systématique de 16km*16km. Des observations complémentaires (coloration anormale,
présence de problèmes phytosanitaires, dendrochronologie, description des stations) sont
également effectuées, ce qui permet de dresser un panorama phytosanitaire de la forêt au
niveau national, et, dans une certaine mesure, d?analyser les facteurs explicatifs du déficit
foliaire.
- Sources : Ministère de l?agriculture-département de la santé des forêts, réseau européen de
suivi des dommages forestiers
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
A partir des relevés, plusieurs catégories d?atteinte sont définies en fonction du % de déficit
foliaire, et les proportions d?arbres dans chaque catégorie calculée. On détermine alors la
proportion d?arbres présentant un déficit foliaire supérieur à 25% : cette proportion, donnée en
%, constitue l?indice de déficit foliaire.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
0,0
5,0
10,0
15,0
20,0
25,0
30,0
35,0
40,0
45,0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
résineux
feuillus
Tous arbres
%
e
ffe
ct
if
d'
ar
br
es
a
ya
nt
p
lu
s
de
2
5
%
d
e
dé
fic
it
f
ol
ia
ire
(
y
co
m
pr
is
a
rb
re
s
m
or
ts
)
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Un déficit foliaire élevé indique une santé dégradée des écosystèmes forestiers ; la
présentation diachronique permet surtout de suivre l?évolution de la santé de ces
écosystèmes, la valeur absolue est peu informative en tant que telle, surtout pour des
comparaisons entre essences. La prise en compte des caractères distincts des feuillus et
résineux est nécessaire pour analyser correctement ces données.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Données régulières et fiables obtenues à partir d?un maillage systématique donc bonne
couverture du territoire. Indicateur synthétique donnant une image simple de la santé des
écosystèmes forestiers.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Changement de méthodologie ne permettant pas de remonter au-delà de 1997. Difficultés
pour déterminer les facteurs d?explication du déficit et de son évolution.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
20. Indice trophique marin
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Qualité des écosystèmes aquatiques et forestiers
Nom de l?indicateur Indice trophique marin ? sources : Ifremer, FAO
Brève définition de
l?indicateur
Niveau trophique moyen des espèces à partir des don nées issues des pêches, par
région marine. Le niveau trophique d?une espèce est une valeur attribuée parmi
une gamme allant des prédateurs longévifs à croissa nce lente aux organismes
microscopiques à production et durée de vie brèves ; la valeur est déterminée en
fonction de la taille, du régime alimentaire, etc. de l?espèce.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Le niveau trophique donne des informations sur la longueur des réseaux trophiques, et
par là sur la vulnérabilité des écosystèmes marins aux pressions et évènements
stochastiques.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est particulièrement relié aux indicateurs 4. sur l?évolution des stocks de
poissons marins pêchés et 37 et 38 sur la durabilité des pêches.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
La base de données de la FAO sur la pêche fournit les informations nécessaires au calcul de
l?indice, à partir des quantités et de l?identité des différentes espèces pêchées.
- Sources : Ifremer, FAO
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Le total des captures débarquées est enregistré, par région marine, pour les espèces pêchées
les plus importantes ; les quantités pêchées sont alors utilisées pour pondérer le niveau
trophique de chaque espèce, ce qui donne un indice trophique moyen (des corrections sont
apportées pour tamponner l?impact sur l?indice des fluctuations naturelles à court terme).
*
Pour le détail de la méthodologie, voir : Background and interpretation of the?Marine Trophic Index? as a measure of
biodiversity, by Daniel Pauly* and Reg Watson, Sea Around Us Project, Fisheries Centre, Universityof British Columbia,2259
Lower Mall,Vancouver,BC, Canada V6T
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation du niveau trophique moyen est interprétée comme une amélioration des
réseaux trophiques et de la biodiversité marine. A l?inverse, une diminution du niveau
trophique moyen indique des écosystèmes perturbés et fragilisés.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur très lié à la durabilité, permet de constater l?impact des pratiques. Des
comparaisons entre régions marines et avec d?autres zones/pays peuvent être faites car le
cadre est global. L?indicateur peut être agrégé ou décomposé à différents niveaux.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Les écosystèmes d?eaux profondes sont mal représentés par cet indicateur ; manque de
seuils pour traduite l?indice trophique marin directement en préconisations pour l?action.
Thème 4 : Usages durables
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Thème 4 : Usages durables
21. Surfaces de forêts présentant des garanties de gestion durable
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Usages durables
Sous-thème Surface de forêts, de systèmes agricoles, aquacoles et de pêche faisant l?objet d?une
gestion durable
Nom de l?indicateur Surfaces de forêts présentant des garanties de gestion durable et proportion par rapport
à la surface totale boisée ? source : Ministère en charge de l?agriculture, IFN
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de connaître les surfaces de fo rêt gérée de manière durable par
rapport à la biodiversité en France, et la proporti on que cela représente par rapport
à la surface totale des forêts françaises.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
La forêt occupe une place importante en France, métropolitaine et outre-mer ; étant
donné son caractère multifonctionnel, les démarches de gestion durable sont une
garantie d?exploitation prenant en compte la dimension environnementale, dont la
biodiversité.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier à l?indice de déficit foliaire, ainsi qu?à l?indicateur 1. Evolution de
l?abondance des oiseaux communs, pour les espèces inféodées aux milieux forestiers et
aux indicateurs sur l?état de conservation des espèces et des habitats d?intérêt
communautaire, pour la partie concernant la forêt. Il est à mettre en perspective des
indicateurs sur la fragmentation des écosystèmes.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le nombre de plans de gestion durable (ici = plan d?aménagement, plan simple de gestion,
règlement type de gestion ou code des bonnes pratiques sylvicoles) et les surfaces
concernées sont enregistrées dans les bases de données du ministère de l?agriculture, par
type de plan.
- Sources : Ministère en charge de l?agriculture, IFN inventaire forestier national
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
La surface totale avec plans de gestion durable est obtenu en sommant les surfaces
engagées dans chacune type de plans cités ci-dessus et en retirant les doubles comptes
éventuels. L?évolution annuelle de cette surface peut alors être déterminée, et la proportion de
la surface totale de forêt concernée par ces plans calculée.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphes (histogrammes) pour l?évolution des surfaces totales et éventuellement par type
d?engagement.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation de la surface faisant l?objet de plans de gestion durable est interprétée
comme un progrès vers une agriculture durable respectueuse de la biodiversité, de même que
l?augmentation du poids relatif de cette surface par rapport à la surface totale des forêts. Il est
intéressant d?interpréter cet indicateur et son évolution en distinguant bien entre les différents
types d?engagements, certains étant plus forts que d?autres.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Thème 4 : Usages durables
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Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur disponible régulièrement, permet de connaître les surfaces forestières où une
gestion durable est mise en place.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Beaucoup de plans considérés ici doivent être mis en oeuvre de manière obligatoire ; les
surfaces concernées risquent donc d?être importantes et de plafonner rapidement, ce qui
limite l?intérêt de l?information donnée par l?indicateur. D?autre part l?indicateur n?est pas basé
sur les labels reconnus au niveau international, ce qui rendra les comparaisons difficiles.
Thème 4 : Usages durables
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Thème 4 : Usages durables
22. Surface en agriculture biologique
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Usages durables
Sous-thème Surface de forêts, de systèmes agricoles, aquacoles et de pêche faisant l?objet d?une
gestion durable
Nom de l?indicateur Surface en agriculture biologique ? source : Ministère en charge de l?agriculture
Brève définition de
l?indicateur
Surface consacrée en France à l?agriculture biologiq ue (cultures ou élevage) et
proportion de la surface agricole utile que cela re présente.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
L?agriculture biologique est un mode de production agricole favorable à la biodiversité,
notamment par la non utilisation d?intrants et de produits phytosanitaires. Il s?agit ainsi
d?un mode de production et d?exploitation des ressources naturelles durable et
respectueux de la biodiversité.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier aux indicateurs 20. Dépassement de la charge critique en azote et
21. Teneur en polluants dans les eaux, ainsi qu?à l?indicateur 1. Evolution de l?abondance
des oiseaux communs, pour les espèces inféodées aux milieux agricoles. Il est
également à rapprocher de l?indicateur 35. Superficie des zones à haute valeur naturelle.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Les surfaces et les nombres d?exploitations engagées dans l?agriculture biologique sont
comptabilisés annuellement (recensement agricole) ; les bases de données du MAP
permettent ainsi de suivre les surfaces en agriculture biologique.
- Source : Ministère en charge de l?agriculture
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
L?indicateur reprend la surface déclarée en agriculture biologique, tous types de productions
animales et végétales confondues. La proportion de la SAU que la surface en bio représente
est également calculée.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphes (histogrammes)
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation de la surface en agriculture biologique est interprétée comme une
amélioration de l?usage durable de la biodiversité, de même que l?augmentation du poids
relatif de cette surface par rapport à la SAU, à SAU constante ou en augmentation.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur très lié à la durabilité, permet de suivre le développement d?un mode de production
particulier. Des analyses plus fines peuvent être faites suivant les types de production animale
ou végétale. Comparaisons possibles entre régions, et avec d?autres pays européens.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Ne donne pas directement l?impact sur la biodiversité or certains types d?agriculture biologique
peuvent être relativement intensifs, même sans intrants.
Thème 4 : Usages durables
Page 52 sur 64
Thème 4 : Usages durables
23. Surfaces faisant l?objet de mesures agro-environnementales
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Usages durables
Sous-thème Surface de forêts, de systèmes agricoles, aquacoles et de pêche faisant l?objet d?une
gestion durable
Nom de l?indicateur Surfaces faisant l?objet de mesures agro-environnementales ? source : Ministère en
charge de l?agriculture
Brève définition de
l?indicateur
Surfaces où sont mises en oeuvre en France des mesure s agro-environnementales,
et proportion de la surface agricole utile que cela représente.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Les mesures agro-environnementales permettent de développer des pratiques agricoles
respectueuses de l?environnement dans ses différentes dimensions, parmi lesquelles la
biodiversité.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier aux indicateurs 20. Dépassement de la charge critique en azote et
21. Teneur en polluants dans les eaux, ainsi qu?à l?indicateur 1. Evolution de l?abondance
des oiseaux communs, pour les espèces inféodées aux milieux agricoles. Il est
également à rapprocher de l?indicateur 35. Superficie des zones à haute valeur naturelle.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le nombre d?exploitations engagées dans des mesures agro-environnementales et les
surfaces souscrites sont comptabilisés dans les bases de données du ministère de
l?agriculture, par type de MAE.
- Source : Ministère en charge de l?agriculture
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
La surface totale avec mesures agro-environnementales est obtenu en sommant les surfaces
engagées dans chacune des MAE favorables à la biodiversité (MAE Natura 2000, mesures de
masse comme la PHAE, rotationnelle, etc.) et en retirant les doubles comptes éventuels.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphes (histogrammes)
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation de la surface faisant l?objet de mesures agro-environnementales est
interprétée comme un progrès vers une agriculture durable respectueuse de la biodiversité,
de même que l?augmentation du poids relatif de cette surface par rapport à la SAU, à SAU
constante ou en augmentation. Il est intéressant d?interpréter cet indicateur et son évolution
en distinguant bien mesures de masse et mesures ponctuelles.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux avanta-
ges de l?indicateur
Indicateur disponible régulièrement, permet de connaître les surfaces agricoles où des efforts
particuliers sont faits en termes de biodiversité et d?apprécier l?intensité des engagements.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Le tri des MAE selon leur objectif biodiversité ou non n?est pas toujours possible (en particulier
pour les anciens CAD et CTE). De même le fait que la contractualisation ait varié entre la
parcelle et l?exploitation rend l?analyse de l?évolution peu évidente.
Thème 4 : Usages durables
Page 53 sur 64
Thème 4 : Usages durables
24. Pourcentage d?espèces surexploitées
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Usages durables
Sous-thème Surface de forêts, de systèmes agricoles, aquacoles et de pêche faisant l?objet d?une
gestion durable
Nom de l?indicateur Pourcentage d?espèces surexploitées ? sources : Ifremer-ICES / GFCM
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur donne, pour les espèces de poissons pê chées, la proportion de ces
espèces dont l?exploitation est trop forte par rapp ort aux stocks et qui se trouvent
de ce fait en-dehors des limites biologiques de séc urité.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Pression
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
L?indicateur donne directement la non-durabilité de l?exploitation de certaines espèces.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier à l?indicateur 31. Indice trophique marin et à l?indicateur 4.
Evolution de l?abondance des poissons pêchés : le premier permet de constater l?impact
global de la pression sous un autre angle, le second permet de préciser l?analyse.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées pour
construire l?indicateur
et sources
Les campagnes de pêche de l?Ifremer ainsi que les données récoltées par l?ICES (Conseil
international pour l?exploration de la mer) pour la Baltique et l?Atlantique nord et le GFCM
(Commission générale des pêches pour la Méditerranée) pour la Méditerranée donnent
pour les principales espèces pêchées l?état des stocks correspondant.
- Sources : Ifremer-ICES / GFCM
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Un stock est considéré comme en dehors des limites biologiques de sécurité quand la
biomasse adulte est au-dessous d?une valeur de référence ou quand la mortalité due à la
pêche excède une valeur de référence (valeurs de référence fixées en fonction de
principe de précaution). On détermine ensuite la proportion d?espèces en-dehors des
limites par rapport au nombre total d?espèces pêchées faisant l?objet de cette évaluation.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de présentation
de l?indicateur
Graphes/courbes d?évolution du % d?espèces surexploitées
Mode d?interprétation
de l?indicateur
Une baisse du pourcentage indique une diminution de la pression de surexploitation et
est donc à interpréter comme un point positif
Fréquence de mise à
jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux avantages
de l?indicateur
L?évaluation des stocks repose sur des tendances de moyen ou long terme, avec des
données de surveillance régulièrement mises à jour.
Principales limites ou
faiblesses de
l?indicateur
La méthodologie pour la Méditerranée n?est pas encore complètement calée, en
particulier pour les valeurs de référence qui ne sont pas encore fixées. Par ailleurs les
méthodes ne sont pas exactement les mêmes en Méditerranée et pour la zone
Atlantique-Baltique. Certaines espèces commercialisées ne font pas l?objet de cette
évaluation.
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
Page 54 sur 64
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
25. Nombre de brevets pour des inventions basées sur des ressources génétiques
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Accès et partage des bénéfices
Sous-thème -
Nom de l?indicateur Nombre de brevets pour des inventions basées sur des ressources génétiques - source :
INPI
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de suivre le nombre de demandes de brevets déposées pour
des inventions basées sur des ressources génétiques .
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Cet indicateur donne une idée de l?utilisation/valorisation de la biodiversité, et plus
particulièrement de sa composante génétique.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur est à mettre en perspective des indicateurs sur l?état de la biodiversité.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
L?indicateur est construit à partir des données sur les demandes de brevets déposées pour
des inventions basées sur l?utilisation de ressources génétiques provenant de la biodiversité
française, métropolitaine ou outre-mer.
- Source : INPI Institut national de la propriété intellectuelle
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
L?indicateur est construit à partir du nombre annuel cumulé de demandes de brevets
déposées pour des inventions basées sur l?utilisation de ressources génétiques. Une lecture
séparée pourra être faite selon le type de ressources génétiques utilisées. Le pourcentage
que cela représente par rapport au nombre total de demandes de brevets déposées est
également calculé afin de suivre l?importance relative des ressources génétiques dans ce
cadre, et son évolution dans le temps.
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
Page 55 sur 64
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
0
5
10
15
20
25
30
19
90
19
91
19
92
19
93
19
94
19
95
19
96
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
Données fictives
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation du nombre cumulé de demandes de brevets déposées traduit une
exploitation continue de la biodiversité comme base d?inventions à vocation industrielle et/ou
commerciale.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur basé sur des données fiables, mises à jour régulièrement, qui permet de suivre la
valorisation de la diversité génétique en France métropolitaine et outre-mer, sujet
particulièrement important surtout dans les DOM et les COM. Il permet ainsi d?illustrer
l?importance de la conservation et de la gestion durables de la biodiversité dans une
perspective économique.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Cet indicateur donne seulement un aperçu limité de l?utilisation de la biodiversité d?une part,
puisque celle-ci est loin d?être réduite à la valorisation des ressources génétiques, et de la
problématique de l?accès et du partage des bénéfices d?autre part, car l?indicateur n?éclaire
pas sur les détenteurs des brevets.
Thème 6 : Tranferts
Page 56 sur 64
Thème 6 : Transferts
26. Transferts vers la protection de la biodiversité
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Transferts
Sous-thème -
Nom de l?indicateur Transferts vers la protection de la biodiversité ? source : Service de l?Observation et des
Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de connaître les montants allou és par l?Etat, les collectivités,
les particuliers et le secteur privé à la conservat ion de la biodiversité.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
L?allocation des dépenses correspondantes aux enjeux renseigne sur l?effort financier en
faveur d?une gestion et d?une conservation de la biodiversité. L?indicateur permet aussi de
suivre l?importance accordée à la biodiversité dans les secteurs publics et privés
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier avec les autres indicateurs de réponse, et notamment les
indicateurs 16. sur les aires protégées, 17. sur Natura 2000 et 36. sur les surfaces faisant
l?objet de mesures agro-environnementales
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le Service de l?Observation et des Statistiques (ancien Institut français de l?environnement)
établit pour la commission des comptes de l?environnement les comptes du patrimoine naturel
et de la biodiversité. Sont ainsi comptabilisées les dépenses publiques (Etat et collectivités),
privées, des particuliers, et de l?Europe pour la conservation du patrimoine naturel et de la
biodiversité. Une distinction par type d?action (connaissance, gestion des espaces, réduction
des pressions, autres actions) et par mode de gestion (contractuel, réglementaire, foncier) est
également réalisée.
- Source : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
L?indicateur repose sur une méthodologie européenne harmonisée au sein des Etats
Membres. L?indicateur est construit par sommation des différentes actions en faveur de la
biodiversité, listées à partir de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
0,0
200,0
400,0
600,0
800,0
1 000,0
1 200,0
1 400,0
1 600,0
1 800,0
19
96
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
20
03
20
04
20
05
p
Gestion des espaces
Connaissance
Réduction des pressions
Autres actions
Dépense totale de protection de la biodiversité et des paysages
0
200
400
600
800
1000
1200
1400
1600
1800
Europe
Ménages
Entreprises
Administrations publiques Locales (collectivités locales et Agences de l'eau)
Administration publique centrale
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?augmentation des dépenses des collectivités ou de l?Etat représente un point positif pour la
conservation de la biodiversité ; celle des dépenses du secteur privé demande une analyse un
peu plus poussée pour déterminer s?il s?agit d?actions de conservation stricto sensu ou
Thème 6 : Tranferts
Page 57 sur 64
d?actions de compensations pour des dommages.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
L?indicateur permet de connaître l?effort consenti par les différents secteurs pour la
préservation de la biodiversité, et est mis à jour régulièrement.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
La structure des comptes rend parfois complexe la discrimination des actions relevant
spécifiquement de la préservation de la biodiversité (ressources allouées aux espèces
éparpillées dans les autres catégories, actions des agences de l?eau tournées en partie mais
pas en totalité vers la biodiversité) ; de plus, l?obligation d?utiliser des ratios d?affectation sans
pouvoir toujours les tester a posteriori nécessite une certaine prudence dans l?utilisation de cet
indicateur.
Thème 7 : Opinion publique
Page 58 sur 64
Thème 7 : Opinion publique
27. Sensibilité et participation du public
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème
correspondant
Opinion publique
Sous-thème -
Nom de l?indicateur Sensibilité et participation du public ? sources : Service de l?Observation et des Statistiques
du Ministère en charge de l?écologie, CREDOC
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de connaître la sensibilité des citoyens aux problématiques de
protection de la biodiversité et leur implication d ans ce domaine.
Indicateur de type
Etat/Pression/Répon
se
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Une mobilisation large est indispensable pour une conservation et une gestion efficaces de
la biodiversité dans tous les secteurs d?activité. L?indicateur permet de connaître la
préoccupation des citoyens sur ce thème et leur opinion sur les actions menées.
Relation avec
d?autres indicateurs
du jeu national
L?indicateur est à relier avec les indicateurs de réponse, et notamment l?indicateur 42.
Tranferts financiers pour la protection de la biodiversité
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le Service de l?Observation et des Statistiques (ancien Institut français de l?environnement)
fait régulièrement des enquêtes d?opinion sur les questions environnementales, ce qui permet
de suivre l?évolution dans le temps des réponses à différentes questions sur les actions
menées par les particuliers, leur niveau de préoccupation pour les différents enjeux
environnementaux dont la biodiversité, et leur perception des politiques de protection
existantes.
- Sources : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie,
Credoc
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Plusieurs questions à choix multiples et à hiérarchisation sont proposées. L?indicateur
détermine ensuite le rang de choix des options retenues.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphes
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?évolution du rang et du poids relatif occupés par la biodiversité parmi les préoccupations et
les actions environnementales des citoyens donne une image de l?évolution de la sensibilité
de l?opinion publique à ce thème, tandis que les éléments sur les actions individuelles et sur
les politiques menées permettent d?avoir un aperçu du niveau d?implication individuel ou
collectif souhaité sur le sujet.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle jusqu?en 2005 et tous les 2 ans à partir de 2007.
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
L?indicateur est basé sur une enquête large (2000 individus en face à face) et régulièrement
répétée, ce qui permet de connaître la sensibilité de l?opinion publique aux questions de
Thème 7 : Opinion publique
Page 59 sur 64
l?indicateur conservation de la biodiversité mais aussi et surtout son évolution
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Les questions restent relativement limitées dans les possibilités de choix, et seul un choix
hiérarchisé est possible. La reformulation de certaines questions pour les orienter plus sur la
biodiversité serait à envisager. La série a été rompue en 2007 avec l?ajout du changement
climatique. Des comparaisons annuelles sont donc pour le moment possible de 1991 à 2005.
Il faudra attendre 2009 pour obtenir une première comparaison pour la nouvelle série.
Page 60 sur 64
ANNEXE 1: Tableau complet des indicateurs de suivi de la biodiversité proposés dans le
cadre de la Stratégie nationale pour la biodiversité, pour la métropole
Légende du tableau :
- Les indicateurs qui peuvent être renseignés à court terme, c?est-à-dire ceux présentés
dans les pages précédentes, sont indiqués en gras
- Les indicateurs complémentaires, pour lesquels la réflexion doit être poursuivie, sont
entre crochets.
Indicateur générique Indicateurs proposés
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
Abondance et distribution
d?espèces sélectionnées
1. Evolution de l?abondance des oiseaux communs
2. Evolution de l?abondance des papillons
3. Evolution de l?abondance des poissons d?eau douce
4. Evolution de l?abondance des poissons marins pêch és
[ 5. Végétaux ]
[ 6. Organismes des sols ]
Statut d?espèces menacées
et/ou protégées
7. Nombre d?espèces dans les listes rouges de l?UIC N
[ 8. Etat de conservation des espèces concernées par Natura 2000, directive
oiseaux ]
9. Etat de conservation des espèces concernées par N atura 2000, directive
habitats
Surface de biomes,
écosystèmes, et habitats
sélectionnés
10. Evolution de l?aire occupée par les principaux t ypes d?occupation du
sol
11. Etat de conservation des habitats d?intérêt comm unautaire
12. Dominance, dans le paysage, des milieux peu art ificialisés
Diversité génétique
[ 13. Diversité génétique des animaux domestiques ]
[ 14. Diversité génétique des plantes cultivées ]
15. Nombre de races animales et de variétés végétal es
Aires protégées
16. Surface en aires protégées : globale et par type d?aire protégée
17. Surface des sites Natura 2000 (directive oiseaux et directive habitats),
suffisance de ces propositions
[ 18. Représentativité des aires protégées par rapport aux enjeux de
biodiversité]
[ 19. Efficacité des aires protégées en termes de conservation de la biodiversité
(piste : proportion des aires protégées dotées de plans de gestion ou
d?aménagement agréés et surface couverte ) ]
Thème 2 : Menaces et pressions
Dépôts d?azote et polluants
[ 20. Dépassement de la charge critique (terrestre) ]
21. Evolution de la teneur en polluants dans les eau x
Perte de milieux naturels
22. Surface artificialisée annuellement
Nombre et coûts des
invasions biologiques par
des allochtones
[ 23. Nombre d?espèces allochtones invasives ]
24. Nombre de plans de gestion
Page 61 sur 64
Impact du changement
climatique sur la biodiversité
[ 25. Modification des aires de distribution ]
[ 26 Modifications phénologiques (piste : évolution des dates de floraison, de
périodes de reproduction) ]
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Connectivité et
fragmentation des
écosystèmes
27. Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu
artificialisée au niveau local
[ 28. Fragmentation des principaux types d?écosystèmes terrestres : distribution
spatiale des aires naturelles non fragmentées ]
[ 29. Fragmentation des cours d?eau et milieux humides ]
Qualité des écosystèmes
30. Proportion des masses d?eau douce en bon état éc ologique
31. Proportion des masses d?eau de transition et mar ines en bon état
écologique
32. Indice de déficit foliaire
33. Indice trophique marin
Thème 4 : Usages durables
Surface de forêts, de
systèmes agricoles,
aquacoles et de pêche
faisant l?objet d?une gestion
durable
Forêts
- 34. Surface des forêts présentant des garanties de g estion
durable (plan d?aménagement, plan simple de gestion , règlement type
de gestion ou code des bonnes pratiques sylvicoles) et proportion
par rapport à la surface totale boisée
- [ 35. Evolution de la quantité de bois mort debout et au sol et de stock
sur pied ]
Systèmes agricoles :
- 36. Surface en agriculture biologique et proportion par rapport à la
surface totale cultivée
- [ 37. Superficie des zones agricoles à haute valeur naturelle ]
- 38. Surfaces faisant l?objet de mesures agro-environ nementales et
proportion par rapport à la surface totale cultivée
[ Systèmes aquacoles : ? ]
Systèmes de pêche
- 39. % d?espèces surexploitées
- [ 40. importance des captures et destructions accidentelles ]
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
Accès et partage des
bénéfices
42. Nombre de brevets pour des inventions basées su r les ressources
génétiques
[ 43. Nombre de certificats d?obtention végétale ]
Thème 6 : Transferts
Transferts
44. Financements dirigés vers la protection de la b iodiversité
[45. Nombre d?emplois dans le secteur de la protection de la biodiversité]
[46. Financement de la recherche en biodiversité]
Thème 7 : Opinion publique
Opinion publique
47. Sensibilité et participation du public : place d onnée à la biodiversité
parmi les enjeux environnementaux
Page 62 sur 64
ANNEXE 2: Tableau croisé des indicateurs de suivi de la biodiversité proposés pour la métropole et pour l?outre-mer
Ce tableau présente, en regard les indicateurs de suivi de la biodiversité proposés respectivement pour la métropole et pour l?outre-mer7, et qui
sont prêts à court terme. Les indicateurs similaires métropole / outre-mer sont surlignés en bleu8.
Indicateur générique Indicateurs pour la métropole Indicateurs pour l?outre-mer
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la b iodiversité
Abondance et distribution
d?espèces sélectionnées
Evolution de l?abondance des oiseaux communs
Evolution de l?abondance des papillons
Evolution de l?abondance des poissons d?eau douce
Evolution de l?abondance des poissons marins pêchés
Oiseaux communs terrestres et marins (STOC DOM/COM?)
Oiseaux protégés
Tortues marines
Cétacés
Plantes vasculaires
Statut d?espèces menacées
et/ou protégées
Nombre d?espèces dans les listes rouges de l?UICN
Etat de conservation des espèces concernées par Natura
2000, directive habitats
Liste rouge de l?UICN
Inventaire des espèces protégées (si comparaison avec liste rouge
possible)
Nombre d'espèces menacées UICN sur nombre d'espèces
concernées par des plans de gestion
Surface de biomes,
écosystèmes, et habitats
sélectionnés
Evolution de l?aire occupée par les principaux types
d?occupation du sol
Etat de conservation des habitats d?intérêt communautaire
Dominance, dans le paysage, des milieux peu artificialisés
Aire occupée par les principaux types d?occupation du sol
Surface (et composition) des régions de forêt
Surface zones humides
Mangroves
Surface récifs coralliens
Diversité génétique
Nombre de races animales et de variétés végétales
7 Pour une présentation détaillée des indicateurs outre-mer, voir document spécifique.
8 Les indicateurs outre-mer ont été réorganisés, par rapport à la structuration spécifique qui en est proposée, pour mettre en évidence les correspondances
avec les indicateurs métropolitains. Ils peuvent de toute façon, comme indiqué en début de document dans le cas des indicateurs pour la métropole, être
réarrangé en fonction des besoins et des thématiques qu?il s?agit d?éclairer. Des sous-thèmes ont par ailleurs été ajoutés par rapport à ceux couverts par les
indicateurs métropolitains seuls.
Page 63 sur 64
Aires protégées
Surface en aires protégées : globale et par type d?aire
protégée
Surface des sites Natura 2000 (directive oiseaux et directive
habitats), suffisance de ces propositions
Surface en aires protégées : globale et par type d?aires protégées
Efficacité des aires protégées
(critères UICN, moyens, suites données aux infractions constatées?)
Thème 2 : Menaces et pressions
Dépôts d?azote et polluants
Evolution de la teneur en polluants dans les eaux
Qualité de l?eau
Perte de milieux naturels
Surface artificialisée annuellement Surface naturelle / surface artificielle
Nombre et coûts des
invasions biologiques par
des allochtones
Nombre de plans de gestion
Nombre de nouvelles espèces établies
Plans de gestion des espèces déjà introduites
Surexploitation
Infraction aux frontières (CITES)
Suivi des procès verbaux
Impact du changement
climatique sur la biodiversité
Hauteur de la mer
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Connectivité et fragmentation
des écosystèmes
Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu
artificialisée au niveau local
Qualité des écosystèmes
Proportion des masses d?eau douce en bon état écologique
Proportion des masses d?eau de transition et marines en
bon état écologique
Indice de déficit foliaire
Indice trophique marin
Thème 4 : Usages durables
Page 64 sur 64
Surface de forêts, de
systèmes agricoles,
aquacoles et de pêche
faisant l?objet d?une gestion
durable
Forêts
- Surface des forêts présentant des garanties de
gestion durable et proportion par rapport à la surface
totale boisée
Systèmes agricoles :
- Surface en agriculture biologique et proportion par
rapport à la surface totale cultivée
- Surfaces faisant l?objet de mesures agro-
environnementales et proportion par rapport à la
surface totale cultivée
Systèmes de pêche
- % d?espèces surexploitées
Pression de pêche
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
Accès et partage des
bénéfices
Nombre de brevets pour des inventions basées sur les
ressources génétiques
Thème 6 : Transferts
Transferts
Financements dirigés vers la protection de la biodiversité
Financements dirigés vers la protection de la biodiversité
Nombre d?articles publiés
Thème 7 : Opinion publique
Opinion publique
Sensibilité et participation du public : place donnée à la
biodiversité parmi les enjeux environnementaux
INVALIDE) (ATTENTION: OPTION écosystèmes
Page 39 sur 64
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
16. Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu artificialisée au niveau local
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Connectivité et fragmentation des écosystèmes
Nom de l?indicateur Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu artificialisée au niveau local ?
source : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet d?approcher la diversité des mi lieux naturels au niveau micro-
local, ce qui permet de connaître les zones de type mosaïque et les zones plus
homogènes du point de vue de la couverture naturell e du sol.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Les types de milieux naturels suivis par Corine Land Cover6 sont assimilables, avec des
approximations, aux grands types d?écosystèmes et de milieux naturels ; l?indicateur
renseigne sur la diversité locale de ces milieux entre eux et donne une première image
des zones de connectivité des milieux naturels au niveau micro-local.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur complète les indicateurs 10. Evolution des grands types d?occupation du
sol et 12. Dominance, dans le paysage, des milieux peu artificialisés. Il peut être mis en
regard des indicateurs sur l?état des espèces, ainsi que des autres indicateurs de
fonctionnement et connectivité des écosystèmes.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Les données utilisées sont issues de la base Corine Land Cover, dans ses différentes mises à
jour. Corine Land Cover décrit l?occupation du sol en 44 postes à partir d?images satellitaires.
- Source : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Les postes de Corine Land Cover sont regroupés en deux grandes catégories de milieux :
artificialisés-agricoles/naturels et semi-naturels. On étudie ensuite au niveau local le nombre
de postes différents dans cette dernière catégorie, ce qui permet de déterminer un indice de
diversité locale d?occupation naturelle du sol. Un lissage à 20 km peut également être
effectuée pour obtenir une vision plus macro.
6
Pour le détail de la nomenclature Corine Land Cover, voir
http://www.ifen.fr/donIndic/Donnees/corine/presentation.htm
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Les plages de couleur de l?indicateur cartographique représentent le nombre de postes
présents localement. Les zones dans les gammes de rouge sont les plus diverses au niveau
local, tandis que les zones bleues sont des zones homogènes.
Fréquence de
mise à jour
10 ans puis probablement 5 ans
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Cet indicateur est basé sur des données précises et fiables et permet une première
représentation spatiale de la connectivité des milieux naturels sur le territoire, à travers leur
diversité locale. Il permet ainsi d?approcher les problématiques de connectivité et de
localisation des enjeux de biodiversité, en termes d?habitats comme d?espèces.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
La fréquence des mises à jour est limitée, l?indicateur ne permet donc pas un suivi régulier des
évolutions. En outre, le niveau spatial d?agrégation donne l?impression d?une stabilité très
forte ; la visibilité est améliorée par le lissage à 20 km. L?indicateur ne prend en compte que
l?occupation naturelle du sol ; il ne renseigne donc pas sur la part de milieux naturels par
maille. Il s?appuie sur une nomenclature de l?occupation des sols et non des habitats ce qui ne
permet qu?une approche indirecte de la biodiversité.
Clc V 2000 Clc V 1990
SSTTRRAATTEEGGIIEE BBIIOODDIIVVEERRSSIITTEE - DIVERSITE - Février 2007
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
17. Proportion des masses d?eau douce en bon état écologique
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Qualité des écosystèmes aquatiques et forestiers
Nom de l?indicateur Proportion des masses d?eau douce en bon état écologique ? sources : Ministère en
charge de l?écologie - SIEau
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur donne le pourcentage des cours et plan s d?eau, découpés en « masses
d?eau » présentant un état satisfaisant du point de vue écologique au regard des
objectifs de la directive cadre sur l?eau.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Le bon état écologique défini par la directive cadre sur l?eau décrit la qualité non
seulement physico-chimique, mais aussi biologique (espèces présentes, abondances,?)
des cours d?eau et plans d?eau. L?indicateur donne donc directement un aperçu de la
qualité des écosystèmes dulçaquicoles.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à mettre en regard des indicateurs du thème 1 concernant la biodiversité
aquatique (3.Evolution de l?abondance des poissons d?eau douce notamment) ; il est à
confronter avec les indicateurs du thème 2 sur les menaces et pressions et en particulier
avec l?indicateur 21. Evolution de la teneur en polluants dans les eaux. Il est à interpréter
conjointement avec l?indicateur 29. portant sur les eaux marines et estuariennes/côtières.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
L?état écologique est défini par des paramètres biologiques, physico-chimiques et sur les
micro-polluants. Des relevés sont effectués pour des substances et espèces/groupes
taxonomiques particuliers et l?ensemble de ces informations de base est intégré au système
d?information sur l?eau.
- Source : Ministère en charge de l?écologie ? Système d?information sur l?eau (SIEau)
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
Des règles de calcul et des seuils de référence ont été fixés pour déterminer l?état écologique
d?une masse d?eau à partir des paramètres suivis, avec 5 catégories suivant la valeur du score
final : très bon/bon/médiocre/moyen/mauvais. L?indicateur est ensuite construit en calculant le
nombre et la proportion de masses d?eau se trouvant dans chacune des 5 catégories
possibles puis en retenant la proportion réalisée par les 2 catégories supérieures.
* Pour le détail des paramètres relevés et de la méthodologie de construction du score « état écologique », voir
http://www.ecologie.gouv.fr/Les-guides-de-mise-en-oeuvre-de-la.html
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
IBGN 2003
Très bonne qualit é
Bonne qualit é
Qualit é passable
Mauvaise qualit é
Très mauvaise qualit é
Remarque : la figure ne présente pas le
même indice, mais le type de présentation est le même, en indiquant en plus le % représenté
par les 2 catégories supérieures (très bon état et bon état). Une représentation cartographique
par masse d?eau et par région, département, etc. peut aussi être utilisée.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?objectif de la DCE est d?atteindre en 2015 le bon état écologique (et chimique) de l?ensemble
des masses d?eau. L?indicateur permet de positionner la situation actuelle par rapport à cet
objectif, et la comparaison sur plusieurs années permet d?estimer si on se rapproche de
l?objectif. Le détail des 5 catégories d?état écologique : très bon/bon/médiocre/moyen/mauvais
permet d?affiner l?analyse et la représentation cartographique différencie les secteurs
satisfaisants et ceux où des efforts restent à faire.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle à terme, triennale dans un premier temps (2009, 2012, 2015)
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur dont la définition est calée au niveau européen et mis à jour régulièrement, ce qui
permet des comparaisons avec les autres pays et à travers le temps. Indicateur synthétique
décrivant directement la qualité des écosystèmes dulçaquicoles.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Indicateur nouveau, donc peu de recul pour l?instant sur les valeurs. Toutefois assez proche
de l?ancien indice utilisé, des comparaisons globales et un suivi de l?évolution seront donc
possibles même si une certaine prudence sera nécessaire.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Page 43 sur 64
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
18. Proportion des masses d?eau de transition et marines en bon état écologique
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Qualité des écosystèmes aquatiques et forestiers
Nom de l?indicateur Proportion des masses d?eau de transition et marines en bon état écologique ? sources :
Ministère en charge de l?écologie - SIEau
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur donne le pourcentage des masses d?eau marines, estuariennes et
côtières (dites de transition) présentant un état s atisfaisant du point de vue
écologique au regard des objectifs de la directive cadre sur l?eau.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Le bon état écologique défini par la directive cadre sur l?eau décrit la qualité non
seulement physico-chimique, mais aussi biologique (espèces présentes, abondances,?)
des masses d?eau. L?indicateur donne donc directement un aperçu de la qualité des
écosystèmes marins et côtiers.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à mettre en regard avec l?indicateur 31. Indice trophique marin ; il est à
confronter avec les indicateurs du thème 2 sur les menaces et pressions et en particulier
avec l?indicateur 21. Evolution de la teneur en polluants dans les eaux. Il est à interpréter
conjointement avec l?indicateur 28. portant sur les eaux douces.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
L?état écologique est défini par des paramètres biologiques, physico-chimiques et sur les
micro-polluants. Des relevés sont effectués pour des substances et espèces/groupes
taxonomiques particuliers et l?ensemble de ces informations de base est intégré au système
d?information sur l?eau.
- Source : Ministère en charge de l?écologie ? Système d?information sur l?eau (SIEau)
Méthodologie de
construction de
l?indicateur *
Des règles de calcul et des seuils de référence ont été fixés pour déterminer l?état écologique
d?une masse d?eau à partir des paramètres suivis, avec 5 catégories suivant la valeur du score
final : très bon/bon/médiocre/moyen/mauvais. L?indicateur est ensuite construit en calculant le
nombre et la proportion de masses d?eau se trouvant dans chacune des 5 catégories
possibles puis en retenant la proportion réalisée par les 2 catégories supérieures.
* Pour le détail des paramètres relevés et de la méthodologie de construction du score « état écologique », voir
http://www.ecologie.gouv.fr/Les-guides-de-mise-en-oeuvre-de-la.html
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
IBGN 2003
Très bonne qualit é
Bonne qualit é
Qualit é passable
Mauvaise qualit é
Très mauvaise qualit é
Remarque : la figure ne présente pas le
même indice, mais le type de présentation est le même, en indiquant en plus le % représenté
par les 2 catégories supérieures (très bon état et bon état). Une représentation cartographique
par masse d?eau et par région, département, etc. peut aussi être utilisée.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?objectif de la DCE est d?atteindre en 2015 le bon état écologique (et chimique) de l?ensemble
des masses d?eau. L?indicateur permet de positionner la situation actuelle par rapport à cet
objectif, et la comparaison sur plusieurs années permet d?estimer si on se rapproche de
l?objectif. Le détail des 5 catégories d?état écologique : très bon/bon/médiocre/moyen/mauvais
permet d?affiner l?analyse et la représentation cartographique différencie les secteurs
satisfaisants et ceux où des efforts restent à faire.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle à terme, triennale dans un premier temps (2009, 2012, 2015)
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur dont la définition est calée au niveau européen et mis à jour régulièrement, ce qui
permet des comparaisons avec les autres pays et à travers le temps. Indicateur synthétique
décrivant directement la qualité des écosystèmes dulçaquicoles.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Indicateur nouveau, donc peu de recul pour l?instant sur les valeurs. Toutefois assez proche
de l?ancien indice utilisé, des comparaisons globales et un suivi de l?évolution seront donc
possibles même si une certaine prudence sera nécessaire.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Page 45 sur 64
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
19. Indice de déficit foliaire
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Qualité des écosystèmes aquatiques et forestiers
Nom de l?indicateur Indice de déficit foliaire ? sources : Ministère en charge de l?agriculture - réseau européen
de suivi des dommages forestiers
Brève définition de
l?indicateur
Le déficit foliaire indique le manque ou la petites se de feuilles ou d?aiguilles
constaté dans le houppier fonctionnel des arbres, r ésultant d?un ensemble de
facteurs divers, généralement combinés les uns avec les autres : âge avancé des
peuplements, gestion forestière, insectes ravageurs , champignons pathogènes,
stress climatique, pollution atmosphérique, manque en éléments minéraux,
altération des sols (en particulier leur tassement) , etc.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Le déficit foliaire (manque de feuilles sur l?arbre) reflète globalement la vitalité de l?arbre,
et conditionne la productivité primaire des forêts ; c?est donc un bon indicateur intégrateur
de la santé des écosystèmes forestiers.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur complète l?indicateur 10. sur les surfaces forestières et l?indicateur 26 sur la
fragmentation. Il est à confronter avec les indicateurs du thème 2 sur les menaces et
pressions.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le déficit foliaire est calculé à partir du % de feuillage manquant par rapport à un arbre de
référence « idéal » dans les conditions stationnelles où est réalisée l?observation. Il est relevé
en France sur un réseau de « Suivi des dommages forestiers » composé de placettes
permanentes comprenant chacune 20 arbres et installées aux noeuds d?une maille
systématique de 16km*16km. Des observations complémentaires (coloration anormale,
présence de problèmes phytosanitaires, dendrochronologie, description des stations) sont
également effectuées, ce qui permet de dresser un panorama phytosanitaire de la forêt au
niveau national, et, dans une certaine mesure, d?analyser les facteurs explicatifs du déficit
foliaire.
- Sources : Ministère de l?agriculture-département de la santé des forêts, réseau européen de
suivi des dommages forestiers
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
A partir des relevés, plusieurs catégories d?atteinte sont définies en fonction du % de déficit
foliaire, et les proportions d?arbres dans chaque catégorie calculée. On détermine alors la
proportion d?arbres présentant un déficit foliaire supérieur à 25% : cette proportion, donnée en
%, constitue l?indice de déficit foliaire.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
0,0
5,0
10,0
15,0
20,0
25,0
30,0
35,0
40,0
45,0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
résineux
feuillus
Tous arbres
%
e
ffe
ct
if
d'
ar
br
es
a
ya
nt
p
lu
s
de
2
5
%
d
e
dé
fic
it
f
ol
ia
ire
(
y
co
m
pr
is
a
rb
re
s
m
or
ts
)
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Un déficit foliaire élevé indique une santé dégradée des écosystèmes forestiers ; la
présentation diachronique permet surtout de suivre l?évolution de la santé de ces
écosystèmes, la valeur absolue est peu informative en tant que telle, surtout pour des
comparaisons entre essences. La prise en compte des caractères distincts des feuillus et
résineux est nécessaire pour analyser correctement ces données.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Données régulières et fiables obtenues à partir d?un maillage systématique donc bonne
couverture du territoire. Indicateur synthétique donnant une image simple de la santé des
écosystèmes forestiers.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Changement de méthodologie ne permettant pas de remonter au-delà de 1997. Difficultés
pour déterminer les facteurs d?explication du déficit et de son évolution.
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Page 47 sur 64
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
20. Indice trophique marin
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Sous-thème Qualité des écosystèmes aquatiques et forestiers
Nom de l?indicateur Indice trophique marin ? sources : Ifremer, FAO
Brève définition de
l?indicateur
Niveau trophique moyen des espèces à partir des don nées issues des pêches, par
région marine. Le niveau trophique d?une espèce est une valeur attribuée parmi
une gamme allant des prédateurs longévifs à croissa nce lente aux organismes
microscopiques à production et durée de vie brèves ; la valeur est déterminée en
fonction de la taille, du régime alimentaire, etc. de l?espèce.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Le niveau trophique donne des informations sur la longueur des réseaux trophiques, et
par là sur la vulnérabilité des écosystèmes marins aux pressions et évènements
stochastiques.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est particulièrement relié aux indicateurs 4. sur l?évolution des stocks de
poissons marins pêchés et 37 et 38 sur la durabilité des pêches.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources*
La base de données de la FAO sur la pêche fournit les informations nécessaires au calcul de
l?indice, à partir des quantités et de l?identité des différentes espèces pêchées.
- Sources : Ifremer, FAO
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Le total des captures débarquées est enregistré, par région marine, pour les espèces pêchées
les plus importantes ; les quantités pêchées sont alors utilisées pour pondérer le niveau
trophique de chaque espèce, ce qui donne un indice trophique moyen (des corrections sont
apportées pour tamponner l?impact sur l?indice des fluctuations naturelles à court terme).
*
Pour le détail de la méthodologie, voir : Background and interpretation of the?Marine Trophic Index? as a measure of
biodiversity, by Daniel Pauly* and Reg Watson, Sea Around Us Project, Fisheries Centre, Universityof British Columbia,2259
Lower Mall,Vancouver,BC, Canada V6T
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
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Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation du niveau trophique moyen est interprétée comme une amélioration des
réseaux trophiques et de la biodiversité marine. A l?inverse, une diminution du niveau
trophique moyen indique des écosystèmes perturbés et fragilisés.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur très lié à la durabilité, permet de constater l?impact des pratiques. Des
comparaisons entre régions marines et avec d?autres zones/pays peuvent être faites car le
cadre est global. L?indicateur peut être agrégé ou décomposé à différents niveaux.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Les écosystèmes d?eaux profondes sont mal représentés par cet indicateur ; manque de
seuils pour traduite l?indice trophique marin directement en préconisations pour l?action.
Thème 4 : Usages durables
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Thème 4 : Usages durables
21. Surfaces de forêts présentant des garanties de gestion durable
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Usages durables
Sous-thème Surface de forêts, de systèmes agricoles, aquacoles et de pêche faisant l?objet d?une
gestion durable
Nom de l?indicateur Surfaces de forêts présentant des garanties de gestion durable et proportion par rapport
à la surface totale boisée ? source : Ministère en charge de l?agriculture, IFN
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de connaître les surfaces de fo rêt gérée de manière durable par
rapport à la biodiversité en France, et la proporti on que cela représente par rapport
à la surface totale des forêts françaises.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
La forêt occupe une place importante en France, métropolitaine et outre-mer ; étant
donné son caractère multifonctionnel, les démarches de gestion durable sont une
garantie d?exploitation prenant en compte la dimension environnementale, dont la
biodiversité.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier à l?indice de déficit foliaire, ainsi qu?à l?indicateur 1. Evolution de
l?abondance des oiseaux communs, pour les espèces inféodées aux milieux forestiers et
aux indicateurs sur l?état de conservation des espèces et des habitats d?intérêt
communautaire, pour la partie concernant la forêt. Il est à mettre en perspective des
indicateurs sur la fragmentation des écosystèmes.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le nombre de plans de gestion durable (ici = plan d?aménagement, plan simple de gestion,
règlement type de gestion ou code des bonnes pratiques sylvicoles) et les surfaces
concernées sont enregistrées dans les bases de données du ministère de l?agriculture, par
type de plan.
- Sources : Ministère en charge de l?agriculture, IFN inventaire forestier national
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
La surface totale avec plans de gestion durable est obtenu en sommant les surfaces
engagées dans chacune type de plans cités ci-dessus et en retirant les doubles comptes
éventuels. L?évolution annuelle de cette surface peut alors être déterminée, et la proportion de
la surface totale de forêt concernée par ces plans calculée.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphes (histogrammes) pour l?évolution des surfaces totales et éventuellement par type
d?engagement.
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation de la surface faisant l?objet de plans de gestion durable est interprétée
comme un progrès vers une agriculture durable respectueuse de la biodiversité, de même que
l?augmentation du poids relatif de cette surface par rapport à la surface totale des forêts. Il est
intéressant d?interpréter cet indicateur et son évolution en distinguant bien entre les différents
types d?engagements, certains étant plus forts que d?autres.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Thème 4 : Usages durables
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Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur disponible régulièrement, permet de connaître les surfaces forestières où une
gestion durable est mise en place.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Beaucoup de plans considérés ici doivent être mis en oeuvre de manière obligatoire ; les
surfaces concernées risquent donc d?être importantes et de plafonner rapidement, ce qui
limite l?intérêt de l?information donnée par l?indicateur. D?autre part l?indicateur n?est pas basé
sur les labels reconnus au niveau international, ce qui rendra les comparaisons difficiles.
Thème 4 : Usages durables
Page 51 sur 64
Thème 4 : Usages durables
22. Surface en agriculture biologique
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Usages durables
Sous-thème Surface de forêts, de systèmes agricoles, aquacoles et de pêche faisant l?objet d?une
gestion durable
Nom de l?indicateur Surface en agriculture biologique ? source : Ministère en charge de l?agriculture
Brève définition de
l?indicateur
Surface consacrée en France à l?agriculture biologiq ue (cultures ou élevage) et
proportion de la surface agricole utile que cela re présente.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
L?agriculture biologique est un mode de production agricole favorable à la biodiversité,
notamment par la non utilisation d?intrants et de produits phytosanitaires. Il s?agit ainsi
d?un mode de production et d?exploitation des ressources naturelles durable et
respectueux de la biodiversité.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier aux indicateurs 20. Dépassement de la charge critique en azote et
21. Teneur en polluants dans les eaux, ainsi qu?à l?indicateur 1. Evolution de l?abondance
des oiseaux communs, pour les espèces inféodées aux milieux agricoles. Il est
également à rapprocher de l?indicateur 35. Superficie des zones à haute valeur naturelle.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Les surfaces et les nombres d?exploitations engagées dans l?agriculture biologique sont
comptabilisés annuellement (recensement agricole) ; les bases de données du MAP
permettent ainsi de suivre les surfaces en agriculture biologique.
- Source : Ministère en charge de l?agriculture
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
L?indicateur reprend la surface déclarée en agriculture biologique, tous types de productions
animales et végétales confondues. La proportion de la SAU que la surface en bio représente
est également calculée.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphes (histogrammes)
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation de la surface en agriculture biologique est interprétée comme une
amélioration de l?usage durable de la biodiversité, de même que l?augmentation du poids
relatif de cette surface par rapport à la SAU, à SAU constante ou en augmentation.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur très lié à la durabilité, permet de suivre le développement d?un mode de production
particulier. Des analyses plus fines peuvent être faites suivant les types de production animale
ou végétale. Comparaisons possibles entre régions, et avec d?autres pays européens.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Ne donne pas directement l?impact sur la biodiversité or certains types d?agriculture biologique
peuvent être relativement intensifs, même sans intrants.
Thème 4 : Usages durables
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Thème 4 : Usages durables
23. Surfaces faisant l?objet de mesures agro-environnementales
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Usages durables
Sous-thème Surface de forêts, de systèmes agricoles, aquacoles et de pêche faisant l?objet d?une
gestion durable
Nom de l?indicateur Surfaces faisant l?objet de mesures agro-environnementales ? source : Ministère en
charge de l?agriculture
Brève définition de
l?indicateur
Surfaces où sont mises en oeuvre en France des mesure s agro-environnementales,
et proportion de la surface agricole utile que cela représente.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Les mesures agro-environnementales permettent de développer des pratiques agricoles
respectueuses de l?environnement dans ses différentes dimensions, parmi lesquelles la
biodiversité.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier aux indicateurs 20. Dépassement de la charge critique en azote et
21. Teneur en polluants dans les eaux, ainsi qu?à l?indicateur 1. Evolution de l?abondance
des oiseaux communs, pour les espèces inféodées aux milieux agricoles. Il est
également à rapprocher de l?indicateur 35. Superficie des zones à haute valeur naturelle.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le nombre d?exploitations engagées dans des mesures agro-environnementales et les
surfaces souscrites sont comptabilisés dans les bases de données du ministère de
l?agriculture, par type de MAE.
- Source : Ministère en charge de l?agriculture
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
La surface totale avec mesures agro-environnementales est obtenu en sommant les surfaces
engagées dans chacune des MAE favorables à la biodiversité (MAE Natura 2000, mesures de
masse comme la PHAE, rotationnelle, etc.) et en retirant les doubles comptes éventuels.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphes (histogrammes)
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation de la surface faisant l?objet de mesures agro-environnementales est
interprétée comme un progrès vers une agriculture durable respectueuse de la biodiversité,
de même que l?augmentation du poids relatif de cette surface par rapport à la SAU, à SAU
constante ou en augmentation. Il est intéressant d?interpréter cet indicateur et son évolution
en distinguant bien mesures de masse et mesures ponctuelles.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux avanta-
ges de l?indicateur
Indicateur disponible régulièrement, permet de connaître les surfaces agricoles où des efforts
particuliers sont faits en termes de biodiversité et d?apprécier l?intensité des engagements.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Le tri des MAE selon leur objectif biodiversité ou non n?est pas toujours possible (en particulier
pour les anciens CAD et CTE). De même le fait que la contractualisation ait varié entre la
parcelle et l?exploitation rend l?analyse de l?évolution peu évidente.
Thème 4 : Usages durables
Page 53 sur 64
Thème 4 : Usages durables
24. Pourcentage d?espèces surexploitées
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Usages durables
Sous-thème Surface de forêts, de systèmes agricoles, aquacoles et de pêche faisant l?objet d?une
gestion durable
Nom de l?indicateur Pourcentage d?espèces surexploitées ? sources : Ifremer-ICES / GFCM
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur donne, pour les espèces de poissons pê chées, la proportion de ces
espèces dont l?exploitation est trop forte par rapp ort aux stocks et qui se trouvent
de ce fait en-dehors des limites biologiques de séc urité.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Pression
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
L?indicateur donne directement la non-durabilité de l?exploitation de certaines espèces.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier à l?indicateur 31. Indice trophique marin et à l?indicateur 4.
Evolution de l?abondance des poissons pêchés : le premier permet de constater l?impact
global de la pression sous un autre angle, le second permet de préciser l?analyse.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées pour
construire l?indicateur
et sources
Les campagnes de pêche de l?Ifremer ainsi que les données récoltées par l?ICES (Conseil
international pour l?exploration de la mer) pour la Baltique et l?Atlantique nord et le GFCM
(Commission générale des pêches pour la Méditerranée) pour la Méditerranée donnent
pour les principales espèces pêchées l?état des stocks correspondant.
- Sources : Ifremer-ICES / GFCM
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Un stock est considéré comme en dehors des limites biologiques de sécurité quand la
biomasse adulte est au-dessous d?une valeur de référence ou quand la mortalité due à la
pêche excède une valeur de référence (valeurs de référence fixées en fonction de
principe de précaution). On détermine ensuite la proportion d?espèces en-dehors des
limites par rapport au nombre total d?espèces pêchées faisant l?objet de cette évaluation.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de présentation
de l?indicateur
Graphes/courbes d?évolution du % d?espèces surexploitées
Mode d?interprétation
de l?indicateur
Une baisse du pourcentage indique une diminution de la pression de surexploitation et
est donc à interpréter comme un point positif
Fréquence de mise à
jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux avantages
de l?indicateur
L?évaluation des stocks repose sur des tendances de moyen ou long terme, avec des
données de surveillance régulièrement mises à jour.
Principales limites ou
faiblesses de
l?indicateur
La méthodologie pour la Méditerranée n?est pas encore complètement calée, en
particulier pour les valeurs de référence qui ne sont pas encore fixées. Par ailleurs les
méthodes ne sont pas exactement les mêmes en Méditerranée et pour la zone
Atlantique-Baltique. Certaines espèces commercialisées ne font pas l?objet de cette
évaluation.
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
Page 54 sur 64
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
25. Nombre de brevets pour des inventions basées sur des ressources génétiques
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Accès et partage des bénéfices
Sous-thème -
Nom de l?indicateur Nombre de brevets pour des inventions basées sur des ressources génétiques - source :
INPI
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de suivre le nombre de demandes de brevets déposées pour
des inventions basées sur des ressources génétiques .
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Cet indicateur donne une idée de l?utilisation/valorisation de la biodiversité, et plus
particulièrement de sa composante génétique.
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
Cet indicateur est à mettre en perspective des indicateurs sur l?état de la biodiversité.
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
L?indicateur est construit à partir des données sur les demandes de brevets déposées pour
des inventions basées sur l?utilisation de ressources génétiques provenant de la biodiversité
française, métropolitaine ou outre-mer.
- Source : INPI Institut national de la propriété intellectuelle
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
L?indicateur est construit à partir du nombre annuel cumulé de demandes de brevets
déposées pour des inventions basées sur l?utilisation de ressources génétiques. Une lecture
séparée pourra être faite selon le type de ressources génétiques utilisées. Le pourcentage
que cela représente par rapport au nombre total de demandes de brevets déposées est
également calculé afin de suivre l?importance relative des ressources génétiques dans ce
cadre, et son évolution dans le temps.
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
Page 55 sur 64
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
0
5
10
15
20
25
30
19
90
19
91
19
92
19
93
19
94
19
95
19
96
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
Données fictives
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
Une augmentation du nombre cumulé de demandes de brevets déposées traduit une
exploitation continue de la biodiversité comme base d?inventions à vocation industrielle et/ou
commerciale.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
Indicateur basé sur des données fiables, mises à jour régulièrement, qui permet de suivre la
valorisation de la diversité génétique en France métropolitaine et outre-mer, sujet
particulièrement important surtout dans les DOM et les COM. Il permet ainsi d?illustrer
l?importance de la conservation et de la gestion durables de la biodiversité dans une
perspective économique.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Cet indicateur donne seulement un aperçu limité de l?utilisation de la biodiversité d?une part,
puisque celle-ci est loin d?être réduite à la valorisation des ressources génétiques, et de la
problématique de l?accès et du partage des bénéfices d?autre part, car l?indicateur n?éclaire
pas sur les détenteurs des brevets.
Thème 6 : Tranferts
Page 56 sur 64
Thème 6 : Transferts
26. Transferts vers la protection de la biodiversité
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème correspondant Transferts
Sous-thème -
Nom de l?indicateur Transferts vers la protection de la biodiversité ? source : Service de l?Observation et des
Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de connaître les montants allou és par l?Etat, les collectivités,
les particuliers et le secteur privé à la conservat ion de la biodiversité.
Indicateur de type
Etat/Pression/Réponse
Réponse
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
L?allocation des dépenses correspondantes aux enjeux renseigne sur l?effort financier en
faveur d?une gestion et d?une conservation de la biodiversité. L?indicateur permet aussi de
suivre l?importance accordée à la biodiversité dans les secteurs publics et privés
Relation avec d?autres
indicateurs du jeu
national
L?indicateur est à relier avec les autres indicateurs de réponse, et notamment les
indicateurs 16. sur les aires protégées, 17. sur Natura 2000 et 36. sur les surfaces faisant
l?objet de mesures agro-environnementales
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le Service de l?Observation et des Statistiques (ancien Institut français de l?environnement)
établit pour la commission des comptes de l?environnement les comptes du patrimoine naturel
et de la biodiversité. Sont ainsi comptabilisées les dépenses publiques (Etat et collectivités),
privées, des particuliers, et de l?Europe pour la conservation du patrimoine naturel et de la
biodiversité. Une distinction par type d?action (connaissance, gestion des espaces, réduction
des pressions, autres actions) et par mode de gestion (contractuel, réglementaire, foncier) est
également réalisée.
- Source : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
L?indicateur repose sur une méthodologie européenne harmonisée au sein des Etats
Membres. L?indicateur est construit par sommation des différentes actions en faveur de la
biodiversité, listées à partir de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
0,0
200,0
400,0
600,0
800,0
1 000,0
1 200,0
1 400,0
1 600,0
1 800,0
19
96
19
97
19
98
19
99
20
00
20
01
20
02
20
03
20
04
20
05
p
Gestion des espaces
Connaissance
Réduction des pressions
Autres actions
Dépense totale de protection de la biodiversité et des paysages
0
200
400
600
800
1000
1200
1400
1600
1800
Europe
Ménages
Entreprises
Administrations publiques Locales (collectivités locales et Agences de l'eau)
Administration publique centrale
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?augmentation des dépenses des collectivités ou de l?Etat représente un point positif pour la
conservation de la biodiversité ; celle des dépenses du secteur privé demande une analyse un
peu plus poussée pour déterminer s?il s?agit d?actions de conservation stricto sensu ou
Thème 6 : Tranferts
Page 57 sur 64
d?actions de compensations pour des dommages.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
l?indicateur
L?indicateur permet de connaître l?effort consenti par les différents secteurs pour la
préservation de la biodiversité, et est mis à jour régulièrement.
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
La structure des comptes rend parfois complexe la discrimination des actions relevant
spécifiquement de la préservation de la biodiversité (ressources allouées aux espèces
éparpillées dans les autres catégories, actions des agences de l?eau tournées en partie mais
pas en totalité vers la biodiversité) ; de plus, l?obligation d?utiliser des ratios d?affectation sans
pouvoir toujours les tester a posteriori nécessite une certaine prudence dans l?utilisation de cet
indicateur.
Thème 7 : Opinion publique
Page 58 sur 64
Thème 7 : Opinion publique
27. Sensibilité et participation du public
***********************
Contexte dans lequel s?inscrit l?indicateur :
Thème
correspondant
Opinion publique
Sous-thème -
Nom de l?indicateur Sensibilité et participation du public ? sources : Service de l?Observation et des Statistiques
du Ministère en charge de l?écologie, CREDOC
Brève définition de
l?indicateur
L?indicateur permet de connaître la sensibilité des citoyens aux problématiques de
protection de la biodiversité et leur implication d ans ce domaine.
Indicateur de type
Etat/Pression/Répon
se
Etat
Relation de cet
indicateur avec le
thème renseigné
Une mobilisation large est indispensable pour une conservation et une gestion efficaces de
la biodiversité dans tous les secteurs d?activité. L?indicateur permet de connaître la
préoccupation des citoyens sur ce thème et leur opinion sur les actions menées.
Relation avec
d?autres indicateurs
du jeu national
L?indicateur est à relier avec les indicateurs de réponse, et notamment l?indicateur 42.
Tranferts financiers pour la protection de la biodiversité
Sources des données et méthodologie :
Données utilisées
pour construire
l?indicateur et
sources
Le Service de l?Observation et des Statistiques (ancien Institut français de l?environnement)
fait régulièrement des enquêtes d?opinion sur les questions environnementales, ce qui permet
de suivre l?évolution dans le temps des réponses à différentes questions sur les actions
menées par les particuliers, leur niveau de préoccupation pour les différents enjeux
environnementaux dont la biodiversité, et leur perception des politiques de protection
existantes.
- Sources : Service de l?Observation et des Statistiques du Ministère en charge de l?écologie,
Credoc
Méthodologie de
construction de
l?indicateur
Plusieurs questions à choix multiples et à hiérarchisation sont proposées. L?indicateur
détermine ensuite le rang de choix des options retenues.
Présentation et interprétation de l?indicateur :
Type de
présentation de
l?indicateur
Graphes
Mode
d?interprétation de
l?indicateur
L?évolution du rang et du poids relatif occupés par la biodiversité parmi les préoccupations et
les actions environnementales des citoyens donne une image de l?évolution de la sensibilité
de l?opinion publique à ce thème, tandis que les éléments sur les actions individuelles et sur
les politiques menées permettent d?avoir un aperçu du niveau d?implication individuel ou
collectif souhaité sur le sujet.
Fréquence de
mise à jour
Annuelle jusqu?en 2005 et tous les 2 ans à partir de 2007.
Analyse de l?indicateur :
Principaux
avantages de
L?indicateur est basé sur une enquête large (2000 individus en face à face) et régulièrement
répétée, ce qui permet de connaître la sensibilité de l?opinion publique aux questions de
Thème 7 : Opinion publique
Page 59 sur 64
l?indicateur conservation de la biodiversité mais aussi et surtout son évolution
Principales limites
ou faiblesses de
l?indicateur
Les questions restent relativement limitées dans les possibilités de choix, et seul un choix
hiérarchisé est possible. La reformulation de certaines questions pour les orienter plus sur la
biodiversité serait à envisager. La série a été rompue en 2007 avec l?ajout du changement
climatique. Des comparaisons annuelles sont donc pour le moment possible de 1991 à 2005.
Il faudra attendre 2009 pour obtenir une première comparaison pour la nouvelle série.
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ANNEXE 1: Tableau complet des indicateurs de suivi de la biodiversité proposés dans le
cadre de la Stratégie nationale pour la biodiversité, pour la métropole
Légende du tableau :
- Les indicateurs qui peuvent être renseignés à court terme, c?est-à-dire ceux présentés
dans les pages précédentes, sont indiqués en gras
- Les indicateurs complémentaires, pour lesquels la réflexion doit être poursuivie, sont
entre crochets.
Indicateur générique Indicateurs proposés
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la bi odiversité
Abondance et distribution
d?espèces sélectionnées
1. Evolution de l?abondance des oiseaux communs
2. Evolution de l?abondance des papillons
3. Evolution de l?abondance des poissons d?eau douce
4. Evolution de l?abondance des poissons marins pêch és
[ 5. Végétaux ]
[ 6. Organismes des sols ]
Statut d?espèces menacées
et/ou protégées
7. Nombre d?espèces dans les listes rouges de l?UIC N
[ 8. Etat de conservation des espèces concernées par Natura 2000, directive
oiseaux ]
9. Etat de conservation des espèces concernées par N atura 2000, directive
habitats
Surface de biomes,
écosystèmes, et habitats
sélectionnés
10. Evolution de l?aire occupée par les principaux t ypes d?occupation du
sol
11. Etat de conservation des habitats d?intérêt comm unautaire
12. Dominance, dans le paysage, des milieux peu art ificialisés
Diversité génétique
[ 13. Diversité génétique des animaux domestiques ]
[ 14. Diversité génétique des plantes cultivées ]
15. Nombre de races animales et de variétés végétal es
Aires protégées
16. Surface en aires protégées : globale et par type d?aire protégée
17. Surface des sites Natura 2000 (directive oiseaux et directive habitats),
suffisance de ces propositions
[ 18. Représentativité des aires protégées par rapport aux enjeux de
biodiversité]
[ 19. Efficacité des aires protégées en termes de conservation de la biodiversité
(piste : proportion des aires protégées dotées de plans de gestion ou
d?aménagement agréés et surface couverte ) ]
Thème 2 : Menaces et pressions
Dépôts d?azote et polluants
[ 20. Dépassement de la charge critique (terrestre) ]
21. Evolution de la teneur en polluants dans les eau x
Perte de milieux naturels
22. Surface artificialisée annuellement
Nombre et coûts des
invasions biologiques par
des allochtones
[ 23. Nombre d?espèces allochtones invasives ]
24. Nombre de plans de gestion
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Impact du changement
climatique sur la biodiversité
[ 25. Modification des aires de distribution ]
[ 26 Modifications phénologiques (piste : évolution des dates de floraison, de
périodes de reproduction) ]
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Connectivité et
fragmentation des
écosystèmes
27. Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu
artificialisée au niveau local
[ 28. Fragmentation des principaux types d?écosystèmes terrestres : distribution
spatiale des aires naturelles non fragmentées ]
[ 29. Fragmentation des cours d?eau et milieux humides ]
Qualité des écosystèmes
30. Proportion des masses d?eau douce en bon état éc ologique
31. Proportion des masses d?eau de transition et mar ines en bon état
écologique
32. Indice de déficit foliaire
33. Indice trophique marin
Thème 4 : Usages durables
Surface de forêts, de
systèmes agricoles,
aquacoles et de pêche
faisant l?objet d?une gestion
durable
Forêts
- 34. Surface des forêts présentant des garanties de g estion
durable (plan d?aménagement, plan simple de gestion , règlement type
de gestion ou code des bonnes pratiques sylvicoles) et proportion
par rapport à la surface totale boisée
- [ 35. Evolution de la quantité de bois mort debout et au sol et de stock
sur pied ]
Systèmes agricoles :
- 36. Surface en agriculture biologique et proportion par rapport à la
surface totale cultivée
- [ 37. Superficie des zones agricoles à haute valeur naturelle ]
- 38. Surfaces faisant l?objet de mesures agro-environ nementales et
proportion par rapport à la surface totale cultivée
[ Systèmes aquacoles : ? ]
Systèmes de pêche
- 39. % d?espèces surexploitées
- [ 40. importance des captures et destructions accidentelles ]
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
Accès et partage des
bénéfices
42. Nombre de brevets pour des inventions basées su r les ressources
génétiques
[ 43. Nombre de certificats d?obtention végétale ]
Thème 6 : Transferts
Transferts
44. Financements dirigés vers la protection de la b iodiversité
[45. Nombre d?emplois dans le secteur de la protection de la biodiversité]
[46. Financement de la recherche en biodiversité]
Thème 7 : Opinion publique
Opinion publique
47. Sensibilité et participation du public : place d onnée à la biodiversité
parmi les enjeux environnementaux
Page 62 sur 64
ANNEXE 2: Tableau croisé des indicateurs de suivi de la biodiversité proposés pour la métropole et pour l?outre-mer
Ce tableau présente, en regard les indicateurs de suivi de la biodiversité proposés respectivement pour la métropole et pour l?outre-mer7, et qui
sont prêts à court terme. Les indicateurs similaires métropole / outre-mer sont surlignés en bleu8.
Indicateur générique Indicateurs pour la métropole Indicateurs pour l?outre-mer
Thème 1 : Etat et évolution des composantes de la b iodiversité
Abondance et distribution
d?espèces sélectionnées
Evolution de l?abondance des oiseaux communs
Evolution de l?abondance des papillons
Evolution de l?abondance des poissons d?eau douce
Evolution de l?abondance des poissons marins pêchés
Oiseaux communs terrestres et marins (STOC DOM/COM?)
Oiseaux protégés
Tortues marines
Cétacés
Plantes vasculaires
Statut d?espèces menacées
et/ou protégées
Nombre d?espèces dans les listes rouges de l?UICN
Etat de conservation des espèces concernées par Natura
2000, directive habitats
Liste rouge de l?UICN
Inventaire des espèces protégées (si comparaison avec liste rouge
possible)
Nombre d'espèces menacées UICN sur nombre d'espèces
concernées par des plans de gestion
Surface de biomes,
écosystèmes, et habitats
sélectionnés
Evolution de l?aire occupée par les principaux types
d?occupation du sol
Etat de conservation des habitats d?intérêt communautaire
Dominance, dans le paysage, des milieux peu artificialisés
Aire occupée par les principaux types d?occupation du sol
Surface (et composition) des régions de forêt
Surface zones humides
Mangroves
Surface récifs coralliens
Diversité génétique
Nombre de races animales et de variétés végétales
7 Pour une présentation détaillée des indicateurs outre-mer, voir document spécifique.
8 Les indicateurs outre-mer ont été réorganisés, par rapport à la structuration spécifique qui en est proposée, pour mettre en évidence les correspondances
avec les indicateurs métropolitains. Ils peuvent de toute façon, comme indiqué en début de document dans le cas des indicateurs pour la métropole, être
réarrangé en fonction des besoins et des thématiques qu?il s?agit d?éclairer. Des sous-thèmes ont par ailleurs été ajoutés par rapport à ceux couverts par les
indicateurs métropolitains seuls.
Page 63 sur 64
Aires protégées
Surface en aires protégées : globale et par type d?aire
protégée
Surface des sites Natura 2000 (directive oiseaux et directive
habitats), suffisance de ces propositions
Surface en aires protégées : globale et par type d?aires protégées
Efficacité des aires protégées
(critères UICN, moyens, suites données aux infractions constatées?)
Thème 2 : Menaces et pressions
Dépôts d?azote et polluants
Evolution de la teneur en polluants dans les eaux
Qualité de l?eau
Perte de milieux naturels
Surface artificialisée annuellement Surface naturelle / surface artificielle
Nombre et coûts des
invasions biologiques par
des allochtones
Nombre de plans de gestion
Nombre de nouvelles espèces établies
Plans de gestion des espèces déjà introduites
Surexploitation
Infraction aux frontières (CITES)
Suivi des procès verbaux
Impact du changement
climatique sur la biodiversité
Hauteur de la mer
Thème 3 : Qualité et fonctionnement des écosystèmes
Connectivité et fragmentation
des écosystèmes
Evolution de la diversité des types d?occupation du sol peu
artificialisée au niveau local
Qualité des écosystèmes
Proportion des masses d?eau douce en bon état écologique
Proportion des masses d?eau de transition et marines en
bon état écologique
Indice de déficit foliaire
Indice trophique marin
Thème 4 : Usages durables
Page 64 sur 64
Surface de forêts, de
systèmes agricoles,
aquacoles et de pêche
faisant l?objet d?une gestion
durable
Forêts
- Surface des forêts présentant des garanties de
gestion durable et proportion par rapport à la surface
totale boisée
Systèmes agricoles :
- Surface en agriculture biologique et proportion par
rapport à la surface totale cultivée
- Surfaces faisant l?objet de mesures agro-
environnementales et proportion par rapport à la
surface totale cultivée
Systèmes de pêche
- % d?espèces surexploitées
Pression de pêche
Thème 5 : Accès et partage des bénéfices
Accès et partage des
bénéfices
Nombre de brevets pour des inventions basées sur les
ressources génétiques
Thème 6 : Transferts
Transferts
Financements dirigés vers la protection de la biodiversité
Financements dirigés vers la protection de la biodiversité
Nombre d?articles publiés
Thème 7 : Opinion publique
Opinion publique
Sensibilité et participation du public : place donnée à la
biodiversité parmi les enjeux environnementaux
INVALIDE)